Optissimo 4-2015

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Optissimo 4-2015
AFG I FTEK ANTO O R / D EPÔT G ENT X • APRI L / M EI / J U N I - AVRI L / MAI / J U I N • P3A9239
NOVEMBRE 2015 [ 21ÈME ANNÉE ]
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02400 CHATEAU-THIERRY - FRANCE - Tel +33 323 838 197 - Fax +33 323 838 858
DIVISION INSTRUMENTS - 2, Centre d’Activités de La Moiserie - BP 80160 - 02404 Château-Thierry Cedex 04 - FRANCE
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BP 80160 - 02400 CHATEAU-THIERRY - FRANCE
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DIVISION INSTRUMENTS - 2, Centre d’Activités de La Moiserie - BP 80160 - 02404 Château-Thierry Cedex 04 - FRANCE
ACTUALITÉ
O
NOUVEAUTÉS DU SECTEUR
Marcolin renouvelle son
accord de licence avec
Montblanc
réjouissons de collaborer au lan-
sition, Allison a l'intention de
d’action du 8 octobre, les équipes
cement de nouveaux projets et au
rendre au bâtiment sa gloire
du Groupe Essilor ont organisé
développement continu de notre
d'antan. Et dans la foulée, l'entre-
des événements dans plus de
Le Groupe Marcolin et Montblanc
entreprise dans cette catégorie
prise profitera de l'occasion pour
40 pays afin de sensibiliser le
importante ».
moderniser en profondeur son
grand public à l’importance d’une
infrastructure professionnelle.
bonne vision pour tous. Grâce à
International ont annoncé le
renouvellement anticipé d'un
la conception, la fabrication et la
Allison : retour en terre
natale
distribution mondiale des mon-
En décembre 2015, Allison S.p.A.
Essilor et la Journée
Mondiale de la Vue
tures optiques et des lunettes
retournera sur sa terre natale de
Une première à l’occasion de la
offert des tests de vue dans les
solaires Montblanc.
Volta Mantovana.
Journée Mondiale de la Vue, qui a
rues, les centres commerciaux, les
Le partenariat entre les deux
Fondée en 1959, l'entreprise a
eu lieu le 8 octobre : les ambassa-
gares, les écoles… de l’Inde aux
entreprises, qui a débuté en 2001,
déménagé à Padoue en 1999 ; elle
deurs de marque du Groupe Essi-
Etats-Unis, de l’Australie à la Thaï-
illustre un engagement mutuel
a maintenant décidé de revenir à
lor ont partagé avec leurs millions
lande, en passant par l’Allemagne.
permanent dans la recherche de
ses racines.
de fans, dans le monde entier, une
La plateforme numérique Essilor
l'excellence en matière de créa-
Allison va retourner là où tout a
vidéo de sensibilisation à l’impor-
‘See Change’ a été lancée cette
tivité, de savoir-faire et d'inno-
commencé. Les bureaux, le centre
tance d’une bonne vision. Des
année pour partager les nom-
vation. L'accord étend la durée
des styles, le laboratoire de pro-
personnalités qui s’engagent aux
breuses initiatives menées par
actuelle du partenariat.
duction et le centre logistique
côtés des salariés d’Essilor, mobi-
Essilor et ses partenaires dans
Giovanni Zoppas, directeur géné-
prendront leurs quartiers sur un
lisés sur tous les continents pour
le monde afin de promouvoir la
ral et administrateur délégué du
site de 18 000 m² qui appartient à
proposer des tests de vue et pro-
bonne vision pour tous. Suivez les
Groupe Marcolin, le confirme :
l'entreprise.
mouvoir la campagne ‘Ensemble
initiatives sociales et sociétales
« Active sur le marché mondial
La maison-mère, qui bénéficie
pour une meilleure vision’.
du Groupe sur Twitter @SeeChan-
des produits de luxe, Montblanc
d'un des panoramas les plus évo-
Dans le cadre de cette journée
ge4all.
est une marque prestigieuse qui
cateurs sur les collines de Garde,
cadre dans l'histoire et l'attitude
se situe dans le village qui abrite le
de l'‘Atelier’ qui nous a toujours
fameux Palais Guerrieri Gonzaga.
différenciés de nos concur-
« Nous sommes fiers de redonner
rents : renouveler l'accord de
vie au cadre historique d'Allison »,
licence entre Marcolin et Mont-
explique Safilo. « Nous sommes
blanc est donc une démarche très
convaincus que ce lieu va nous
positive pour nous ».
apporter non seulement la séré-
Jérôme Lambert, PDG de Mont-
nité et de nouvelles opportunités
blanc International, a quant à lui
professionnelles, mais aussi la
déclaré : « Marcolin est un grand
preuve de la sécurisation de la
partenaire. Nous sommes ravis
stratégie à long terme de l'entre-
d'annoncer le renouvellement de
prise ».
notre collaboration. Nous nous
Pendant cette période de tran-
accord de licence exclusif pour
4|
OPTISSIMO 2015
l’implication des salariés, aidés
par des professionnels de la vue,
Essilor et ses partenaires ont
Dossier
SILMO
NOVEMBRE 2015 [ 21ÈME ANNÉE ]
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Optissimo
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New by OBOS :
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TIRAGE
Flandre + Bruxelles : 1.559
Wallonie, Bruxelles et
Luxembourg : 1.020
UNE ÉDITION DE
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I.P.S. RÉDACTION
Pieter Nollekensstraat 127
3010 Kessel-Lo, Belgique
E-mail : [email protected]
Tél : +32-16-35 37 89
Fax : +32-16-35 37 91
COORDINATION
RÉDACTIONNELLE
Anne De Baeck
MISE EN PAGE
blommAeRT
[email protected]
RÉDACTION
Patrick Dumon, Mariska Blokdijk,
Bobbie van der List
ILLUSTRATIONS
iStock, Luneau, Obos, opti,
SILMO, Bobbie van der List
TRADUCTION
Xavier Schietecatte
IMPRESSION
Drukkerij Geers Offset sa
Eekhoutdriesstraat 67,
9041 Oostakker, Belgique
EDITEUR
IPS-Snoecks sa,
Begijnhoflaan 456,
9000 Gand, Belgique
Tél : +32-9-216 20 34
Fax : +32-9-216 20 35
EDITEUR RESPONSABLE
Anne De Baeck
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9000 Gand, Belgique
BLOG
magazineoptissimo.wordpress.com
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Aucune partie de cette revue ne
peut être reproduite, enregistrée
par un dispositif de restitution
de l’information, ou transmise
sous une forme quelconque
sans l’autorisation préalable
de l’éditeur. Les articles signés
n’engagent que les auteurs.
ISSN 1370 - 6616
COUVERTURE
Obos
4
ACTUALITÉ
6
COVER STORY Vos données, votre avenir – par OBOS
8
SALON opti rénove
9
DOSSIER SILMO
10
La technologie Wavefront couronnée au Silmo
11Tendances
14
Vu au SILMO
16
SILMO d’Or
17
SOUS LES PROJECTEURS
17
CALENDRIER
18
LENTILLES DE CONTACT
Le déclin du spécialiste en lentilles de contact ?
Le modèle d'entreprise du spécialiste en lentilles de contact
21
SALON L’International Optical Fair Tokyo (IOFT)
du point de vue des marques européennes
24
DOSSIER SOLAIRES
Les lunettes solaires peuvent-elles encore être améliorées ?
29
SOUS LA LOUPE
p.
16
SILMO D'OR
COVER STORY
Vos données,
votre avenir. – by OBOS
« Le marketing sans données, c’est comme conduire les yeux fermés. » Les données et leur circulation ne cessent de gagner
en importance à l’heure actuelle. Le monde en est submergé et les géants de la technologie comme Apple, Google et
Facebook les utilisent à grande échelle à leur grande satisfaction. L’opticien de qualité indépendant dispose également d'une
mine de données clients. Nous avons abordé le sujet avec le General Manager et Creative Director d'OBOS,
Philippe Verbruggen, et ses deux Key Account Managers, Laura et Kaat.
Quelles sont les spécialités
d’OBOS ?
Philippe : Le défi de l’entreprise
consiste à répondre continuellement aux besoins du client. Et ceuxci changent constamment, comme
à peu près tout à notre époque ultramoderne. Différents services sont
actuellement essentiels : la distribution toutes-boîtes et le mailing direct adressé personnellement, mais
aussi les imprimés sur mesure : à la
demande de ses membres, OBOS
démarre souvent la conception à
partir de zéro, avec pour résultat un
concept entièrement développé en
fonction des souhaits et des visuels
haut de gamme y afférents. Par
ailleurs, nous pratiquons de plus
en plus le marketing en ligne à la
mesure de l’opticien, un outil incontournable à l’heure actuelle.
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OPTISSIMO 2015
Laura : Un site Internet personnalisé à l’image de l’opticien est
également indispensable. 90 %
des consommateurs consultent
d’abord un site Internet avant
d’acheter quoi que ce soit. C’est
pourquoi votre site Internet doit
être de haute qualité : attrayant et
accessible, mais surtout efficace. De
plus, le SEO (Search Engine Optimization) et la réactivité du site
Internet sont aussi nécessaires pour
figurer en tête des résultats de la recherche sur Google. OBOS encadre
ses membres à cet égard.
© 2015 OBOS® opticiens. Lunettes : Dior.
Philippe : OBOS encadre l’opticien
indépendant depuis plus de 20
ans déjà. En combinant de façon
optimale les bons concepts stratégiques avec la connaissance et
la passion, mon équipe de 10 personnes et moi, nous atteignons
depuis toujours notre objectif : renforcer le nom et le chiffre d’affaires
de l’opticien de qualité dans sa région
spécifique. Dans ce contexte, nous
mettons l’accent sur la personnalité :
la propre identité de l’opticien est
maintenue à tout moment.
OBOS est à présent en train de développer un système CRM avancé,
nommé Publissimo. Quelle est la
vision derrière celui-ci ?
Philippe : 40 % des porteurs de
lunettes progressives – les principaux clients des opticiens OBOS – ne
reviennent pas au magasin s’ils ne
font pas l’objet d’un suivi suffisant. Sachant que 66 % des bénéfices de la vente proviennent des
verres, il serait assez illogique de
ne pas investir dans un bon suivi de
ces clients. Ce qui explique notre
approche actuelle : nous incitons
l’opticien à fidéliser le plus efficacement possible ces clients via des
cartes de rappel, en combinaison
avec un plan de garantie de 3 ans,
des cartes d’anniversaire et de remerciement, des newsletters, etc.
Kaat : Nous remarquons pourtant
Marketing without data is like
driving with your eyes closed
De gauche à droite : Philippe Verbruggen, General Manager et Directeur Créatif d'OBOS, Kaat, Key Account Manager chez OBOS et Laura, Key Account Manager chez OBOS.
qu’on pratique trop peu la fidélisation, et ce pour toutes sortes de
raisons : pas assez de temps, un
manque de motivation, une vision
à court terme... En outre, les opticiens ne sont souvent pas au courant des derniers développements
IT et le coût est trop élevé pour
eux s'ils doivent avoir recours à leur
personnel à cette fin. Même si on a
conscience de la nécessité de la fidélisation, celle-ci est pourtant encore
sous-estimée.
En quoi le système CRM d’OBOS
offre-t-il la solution ?
Philippe : Grâce à Publissimo, nous
allons entièrement gérer l’important fichier clientèle que l’opticien
a construit pendant des années,
souvent sans qu’il en ait vraiment
conscience. Nous nous occupons de
tout ! L’opticien peut utiliser beaucoup plus efficacement ses données
et il ne doit pas perdre son temps à
l’exécution et la sélection parce qu’il
peut entièrement confier la mission
à une équipe OBOS de spécialistes.
En d'autres termes, Publissimo fait
gagner beaucoup de temps à l’opticien et lui évite bien des tracas.
Kaat : Publissimo nous permet de
communiquer de façon ciblée :
l’opticien détermine comment et
quand il faut s’adresser au client. Le
marketing requis – numérique ou
imprimé – est automatisé et entièrement personnalisé. Ensuite, nous
analysons et optimisons les actions
de marketing réalisées.
Laura : L’opticien peut continuer
de se focaliser sur son activité principale : la vente dans son magasin,
la fourniture de conseils professionnels à ses clients, la création
d’une expérience dans le magasin,
mais surtout son développement
en tant que spécialiste en optique
et en optométrie. Il en résulte un
chiffre d’affaires et des bénéfices en
hausse, ainsi que la croissance de
son commerce.
Kaat et Laura, votre rôle est apparemment un rôle de soutien.
Comment procédez-vous concrètement ?
Laura : Notre tâche consiste à
proposer des conseils sur mesure
à l’opticien dans le magasin. C’est
à cet égard que nous nous distinguons réellement. Tout commence
naturellement par un contrat approprié afin de garantir à l’opticien
que ses données clients seront
traitées confidentiellement. Après
son autorisation écrite, nous centralisons pour chaque opticien
individuellement toutes les données disponibles (provenant de sa
propre base de données, d'actions
sur les médias sociaux, du site Internet, etc.).
Kaat : La deuxième étape consiste
à analyser minutieusement ces
données sur la base, e.a. de l’âge,
du sexe, de la région, de la date
d’achat… N'est-il pas intéressant de
savoir quel pourcentage du chiffre
d’affaires est par ex. composé de
lunettes pour enfants ou quel type
de verres – unifocaux ou multifocaux – se vend le plus ? Après
avoir parcouru les points forts et
les points faibles du fichier clients,
nous établissons un plan annuel
personnel sur mesure, sur la base
d'un budget mensuel.
Philippe : S’il ressort d’ailleurs de
l’analyse des données qu’un groupecible important n’est pas suffisamment représenté, nous pouvons aussi acheter des données externes afin
de cibler de nouveaux clients.
Laura : Chaque action de marketing est ensuite gérée de A à Z
par OBOS et exécutée grâce au
système CRM : de la sélection du
groupe-cible et des adresses à la
mise en pages, l’impression et la
distribution. Nous pouvons ainsi
consulter dans la base de données
de l’opticien quels clients portent
un type de lentilles donné, et cibler
justement ce groupe-cible.
Kaat : Après coup, nous analysons
et évaluons de nouveau les actions
de marketing réalisées avec l’opticien. Nous dressons le bilan final
de l’année via sa base de données,
Publissimo et les actions de mailing
direct : quelle action a remporté du
succès, qu’est-ce qui peut être amélioré, etc. De cette manière, nous
pouvons établir ensemble un nouveau plan de marketing optimisé
pour l’année suivante.
Assez de défis en perspective,
donc ! Pour finir, nous aimerions
connaître votre vision pour 2020,
Philippe?
Philippe : Aujourd’hui, il faut surtout
du volume. La force d’OBOS réside
dans le fait que nous sommes un
groupe d’opticiens indépendants
qui partageons la même vision axée
sur l’avenir tout en conservant notre
propre identité. L’exécution de certains développements requiert un
volume suffisant en ce qui concerne
les magasins. Car un système CRM
qui fonctionne bien, un webshop
bien étudié et des campagnes haut
de gamme représentent des investissements très lourds. En 2015, avec
140 magasins progressistes, OBOS a
assez de poids pour investir en vue
de 2020. Aussi, je vois l’avenir proche
à travers des lunettes roses. Je prévois surtout une grande marge et
une forte croissance pour les opticiens haut de gamme. Mon équipe
et moi avons l’ambition d’apporter,
à l’avenir aussi, aide et conseil avec
beaucoup de passion aux opticiens
de qualité indépendants, et de les
encadrer dans leur croissance. Nous
attendons impatiemment 2020 !
En collaboration avec ces partenaires
importants dans le secteur de l’optique, OBOS soutient le développement futur de l’opticien indépendant
de qualité : VERRES Carl Zeiss Vision/
De Ceunynck/Essilor/Hoya MONTURES
Alain Mikli/Bellinger/Callai Eyewear/
De Ceunynck/Marchon/ProDesign
Denmark/ RMG Fashion Frames/Safilo/
Silhouette/Technop/Williame-Metzler
LENTILLES DE CONTACT ET SOLUTIONS
Alcon/Bausch+Lomb/CooperVision
OPTISSIMO 2015
|7
salon
TEXTE : ANNE DE BAECK/OPTI / PHOTOS : OPTI
opti rénove
Organisé du 15 au 17 janvier, opti inaugurera à Munich la saison des salons internationaux avec, au programme, toute une
série de nouveautés. Le hall C1 accueillera désormais les opti boxes, ainsi que l’espace !HOT, qui se veut un second lieu de
rencontre pour les marques de mode et les labels indépendants.
16 nouveaux venus auront la
chance de pouvoir se présenter
pour la toute première fois
dans les opti boxes
L
e hall C1, qui s’étend sur une
superficie d’environ 1800
m², sera doté d’un nouvel espace central baptisé
!HOT (Home of Optic Talent). Les
organisateurs ont emprunté au
dictionnaire Oxford sa définition
du talent : « a natural capacity for
success in some department of
mental or physical ability ». opti
offrira donc aux talents du secteur
une nouvel endroit où s’exprimer.
Les designers et les fabricants des
marques de mode et des labels
indépendants y présenteront
leurs produits. « Grâce à !HOT,
nous avons enfin créé le lien tant
attendu avec le hall 4. Nous avons
imaginé ce nouvel espace suite
aux nombreuses réinscriptions –
95% – de la part des entreprises
qui se trouvaient dans la zone YES!
et à l’augmentation systématique
du nombre de demandes de participation introduites par de nouvelles marques », explique Bettina
Reiter, project manager du salon
8|
OPTISSIMO 2015
opti. « !HOT sera un second lieu de
rencontre, qui complétera l’actuel
espace YES! situé dans le hall 4. Les
visiteurs y découvriront toute une
série de marques de mode et de labels indépendants, des acteurs incontournables aux marques branchées à haut potentiel, en passant
par les nouveaux venus sur le
marché. De plus, les labels !HOT
et YES! sont liées par des valeurs
communes : toutes les lunettes
qui y sont exposées sont symboles
d’indépendance, de qualité artisanale et d’une rencontre philosophique entre la forme, le style et
la fonctionnalité. Sans oublier que
chaque paire y est représentée par
un créateur bien réel qui lui prête
son nom. »
Le Walk of Frame servira de liaison entre !HOT et les célébrités du
hall C1. Un long panneau central
incitera par ailleurs les visiteurs
à échanger leurs opinions tandis
que les nouveautés d’opti planeront au-dessus de leurs têtes dans
des boules de cristal.
Plus d’opti boxes
Le réaménagement du hall C1 va
de pair avec le déménagement des
opti boxes du hall 4 vers l’espace
!HOT. En 2016, les stars du design
de demain bénéficieront d’encore
plus d’espace. Jusqu’alors, seules
douze start-up pouvaient prétendre à l’une des places si prisées.
Désormais, 16 nouveaux venus
auront la chance de pouvoir se
présenter pour la toute première
fois du 15 au 17 janvier 2016. Élégantes, branchées et résolument
différentes : telles sont les caractéristiques des opti boxes que découvriront les visiteurs professionnels en 2016. Les petites boutiques
seront habillées de beaucoup de
bois et équipées de chaises design
et de vitrines éclairées où exposer
les montures. Les critères de participation restent identiques : seules
les start-up fondées après le 1er
janvier 2013 sont susceptibles de
pouvoir participer.
www.opti.de
DOSSIER SILMO
réalisation www.arcangelegroupe.com - photographie Eric Bienvenu
AU DELÀ DE LA TECHNOLOGIE, LA SIMPLICITÉ
LE NOUVEAU SYSTÈME BRIOT ATTITUDE
POUR DES MONTAGES PERSONNALISÉS
DOSSIER
SILMO
TEXTE : ANNE DE BAECK/LUNEAU / PHOTOS : LUNEAU
La technologie Wavefront
couronnée au Silmo
Lors du Silmo 2015, la technologie Wavefront est plébiscitée à deux reprises. Luneau Technology compte deux nominations
pour le SILMO d’or dans la catégorie « Matériel et Equipements », une pour le VX120 de Visionix, un outil de dépistage tout
automatique et une pour Briot Attitude, un système de meulage. Ce dernier est même lauréat dans cette catégorie.
V
isionix, marque du
groupe Luneau Technology, concepteur et
fabricant de solutions
Wavefront, a été nominé avec son
instrument de dépistage tout-automatique le VX120.
Ce nouvel instrument de dépistage tout automatique s’inscrit
dans les évolutions de la profession d’opticien comme acteur de la
santé visuelle.
Grâce à de nombreuses technologies embarquées (dont le capteur
Shack-Hartmann l’aberrométrie, la
pachymétrie, la topographie, la tonométrie, l’imagerie scheimpflug,
chambre antérieure, angles iridocornéens etc..), le VX120 procède
en 90 secondes à plusieurs types
de mesures simultanées permettant l’analyse de la qualité visuelle
et de l’acuité, la variation de la réfraction jour-nuit, l’adaptation des
lentilles de contact et le dépistage
des pathologies pouvant influencer la réfraction. Ces résultats sont
10 |
OPTISSIMO 2015
ensuite analysés par l’appareil et
des avertissements s’affichent sur
l’écran si nécessaire.
Le VX120 déclinable en différentes
versions en fonction des besoins
de l’utilisateur, peut-être mis en réseau. Toutes les données de l’examen de vue peuvent être synchronisées avec les autres instruments
du magasin et être enregistrées
dans un dossier client.
And the winner is …
Le système de meulage Briot Attitude intègre la technologie Wavefront de Visionix.
La technologie TrueScan®, technologie « vedette » sur l'attitude est
une nouvelle étape dans la course
à l’innovation, elle surpasse les
technologies existantes. Elle facilite le traçage des montures fortement galbées. La saisie se fait en
toute rapidité, tandis que la mécanique assure un contact très doux
sur les montures afin d'éviter tout
type de déformation. Le traceur
est équipé d’un palpeur articulé
dit « en col de cygne » qui permet
de suivre la courbe de la monture
galbée en restant précisément au
fond du drageoir.
Pendant 2 ans, Luneau s’est
concentrés sur le développement
de la nouvelle meuleuse Briot Attitude afin de repenser le moteur
et d’inclure de nouvelles finitions.
En plus du meulage classique, le
duo fraisage-micro meulage élargit significativement les possibili-
tés de finitions. La meuleuse Briot
Attitude est équipée d'un moteur
silencieux et rapide qui permet de
traiter tous les matériaux y compris
les matériaux futurs, elle est capable de prendre en considération
tous les types de besoins : minibiseau pour un meilleur montage
dans les montures en métal, technologie de biseau incliné pour la
plupart des montures galbées,
biseau True Step pour un montage
précis dans les montures extrêmement enveloppantes. Elle fournit
des finitions haut de gamme pour
les montures rainées et semi-rainées: rainage angulaire automatique « Best Fit », traitement partiel
pour un montage professionnel,
perçage angulaire haute définition.
Grâce à la technologie Sd Design
optimisée, Briot Attitude est capable de traiter les formes et designs
personnalisés les plus complexes.
« Le point culminant » de l'attitude
est l'utilisation de la technologie
Wavefront basée sur un capteur
Shack-Hartmann. Cette mesure
de la cartographie de puissance
rapide et brevetée fournit des
informations importantes sur
le verre et ses caractéristiques
intrinsèques. En touchant l'écran
sur un point quelconque du verre,
vous êtes en mesure de voir la
puissance optique et même de
superposer la forme sur la cartographie PowerMap® assurant ainsi
la meilleure précision au porteur.
DOSSIER
SILMO
Tendances...
Femmes
EXPLORE L’UNIVERS DES HOMMES
Seraphin (Ogi Eyewear)
Butterfly
XIT eyewear
Optical illusion
Perception troublée avec des montures dont les motifs et
les volumes créent une distorsion décorative en noir en
blanc. Le noir et le blanc demeurent deux couleurs stars
en lunetterie, ils s’imposent dans des contrastes nets ou
des contours plus flous pour donner à voir des illusions
d’optique.
©OxibisGroup 2015 - Marque et modèle déposés - Photos non contractuelles - Tous droits réservés
La forme ‘papillon’ sort de son cadre vintage pour
aborder la nouvelle saison avec des formes souvent
imposantes, des volumes envahissants, des lignes
remarquables. Cette forme garde les faveurs des
designers, elle se décline dans des volumes revisités
pour adopter des contour contemporains.
Françoise Duchesne
Optic SA
019-51 1220
www.duchesne-optic.be
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OPTISSIMO 2015
DOSSIER
SILMO
Classic n’ twist
Sortir du lot en restant dans la ligne, les classiques adoptent des contours
décalés et des formes désynchronisées.
binôche
Morgenrot
Extravaganza
Designers et lunetiers déploient leur créativité sans limites où la fantaisie
donne le ton pour des montures insolites.
Hommes
Ill.iOptics by will.i.am
New rectangle
Forme traditionnelle rassurante
pour les hommes traitée dans des
volumes agrandis.
Robert Rudger
Modernist
L’esprit ‘Le Corbu’ s’impose avec des montures rondes modernisées par des jeux de bimatières, des combinés métal-acétate.
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OPTISSIMO 2015
fleye
Master Class
Des lignes connues et reconnaissables
dans une refonte des volumes plus larges
et des effets visuels contemporains.
DOSSIER
SILMO
Silhouette
City Sport
Des lignes franches, des constructions design, des formes ergonomiques
pour un porter sport cool. A noter les verres miroir de couleurs toujours
présents.
Enfants
Superflex Kids
Be boy
Les garçons jouent aux héros et ne veulent pas être pris
pour des petits, ils adoptent les montures aux lignes et
aux couleurs sobres, masculines.
Zoobug
Girl sweet girl
Fantaisie garantie pour les filles qui plongent dans les motifs inspirés et
les couleurs joyeuses.
OPTISSIMO 2015
| 13
DOSSIER
SILMO
vu au SILMO
Jean-François Rey
Jean-François Rey rend hommage aux hommes en
leur proposant une collection qui comprend trois
segments : la ligne « L’Esprit Club » qui propose des
formes classiques et divers éléments en cuir, la ligne
« Factory » qui fait la part belle à un look urbain
high-tech, et la ligne « L'homme Saint-Germain ».
La photo de droite dévoile un aperçu du segment
« L'homme Saint-Germain », un hommage au luxe, à
la mode, à l'élégance et à la haute couture dans des
tons chauds comme le brun, le gris et le taupe.
Briot
Briot Attitude, un système de finition premium, 1er équipement de
finition à embarquer un capteur Shack-Hartmann mettant en vedette
la technologie du front d’onde de Visionix, TrueScan traceur HC unique
avec palpeur articulé, fonction photocopie des verres de démonstration.
Briot Attitude est équipée de PowerMap®, technologie wavefront avec
un capteur Shack-Hartmann permettant de voir l’invisible. Visualisation
des micro gravures (& défauts). Vérification de la puissance du verre en
tous points, modification des formes en prenant en considération la cartographie du verre et même de superposer la forme sur la cartographie
PowerMap® assurant ainsi une précision optimale au porteur. Technologie
TrueScan®, technologie « vedette » sur l’Attitude, unique le traceur est
équipé d’un palpeur articulé dit « en col de cygne » qui permet de suivre
la courbe de la monture galbée en restant précisément au fond du drageoir, saisie binoculaire et meulage des verres fortement basés pour une
insertion parfaite dans les montures galbées plastique. Photocopie des
verres de démonstration. Nouvelle technologie de reconnaissance optique guidée par la gravité GraviTech®, capture des formes extravagantes
et meulage de contours complexes (Smart Design Technology® 2.0).
Henri Jullien
Henry Jullien enrichit son offre
dans le domaine de la monture
métallique avec la collection
Skylight composée de 2 modèles
masculins et 2 modèles féminins
présentés dans 3 teintes.
Les Skylight sont des montures
cerclées mais réalisées de telle
sorte que leur poids est celui
d’une monture percée (6 g).
Elles bénéficient de la nouvelle
charnière qu’Henry Jullien utilise
depuis quelques mois sur toutes
les montures percées et sont
d’une souplesse, d’un confort et
d’une élégance remarquables, en
plus de leur extrême légèreté, leur
souplesse garantissant leur fiabilité et la préservation des verres.
Marimekko
« Nous avons trouvé très intéressant de transposer le style de Marimekko dans des lunettes, et nous
avons relevé le défi », expliquent Sari Mollanen et Pirkko Heikkilä, respectivement Product Manager,
Licensing & Customised Products et Design Manager de Marimekko.
La philosophie adoptée par Marimekko pour ses produits part de l'intention suivante : associer un
style moderne et élégant à des classiques informels et colorés. Les designs qui caractérisent Marimekko sont toujours à la base de ses motifs imposants et colorés. Un des motifs emblématiques de
la marque – le coquelicot de Maija Isola, célèbre designer de Marimekko – a bien sûr été utilisé pour
une série de modèles de la collection de montures optiques et lunettes solaires de Marimekko présentée au stand de Mondottica. Et Mollanen et Heikkilä d'expliquer qu'un des plus grands défis a été
de transposer les motifs de Marimekko sur les branches. Mais il n'a pas été si simple que cela non plus
de traduire la mode de Marimekko dans les montures métalliques de la collection… Des modèles qui
permettent néanmoins à la puissance de la couleur, très importante pour la marque finlandaise, de
s'exprimer en toute liberté.
14 |
OPTISSIMO 2015
DOSSIER
SILMO
Invu
« Invu signifie ‘être cool, branché’ (in) et ‘vue parfaite’ (vu) », explique Jerry
Dreifuss, CEO de Swiss Eyewear Group. « Nos lunettes offrent avant tout
une protection et une vision de qualité ». Invu est une vaste collection qui
convient à tout le monde et qui fait le bonheur de tous les types de public.
Les verres sont toujours polarisés.
Naoned
Derek Lam
Naoned (‘Nantes’ en Breton) incarne son
esprit dans sa nouvelle collection Dôn : les
déesses de la mer.
Qui d’autre que cet opticien breton fier
et têtu pouvait être assez visionnaire
pour s’arquebouter sur l’idée que l’algue
puisse donner naissance à des lunettes ?
Un an de recherche et développement,
des centaines de dessins et de tests plus
tard : voilà Dôn, littéralement surgie de la
mer, une collection composée de quatre
modèles éco-responsable qui contribuent
à réduire la pollution par les plastiques en
terre et en mer.
Pour développer sa collection Dôn, Naoned a noué des accords avec une
société bretonne spécialisée dans la « chimie bleue ». Naoned a cru instantanément à la promesse portée par les algues d’être une alternative
réaliste aux matériaux pétro-sourcés. Récoltée dans un rayon de 250 km
en Bretagne, l’algue est un matériau naturellement vertueux : inépuisable, rapidement renouvelable, compostable, sa culture ne nécessite
aucun traitement chimique et ne réclame aucun apport en eau. Le procédé de fabrication est lui-même peu énergivore.
Les quatre modèles qui constituent l’archipel de la collection Dôn, se prénomment Molenez, Enez sun, Litiri et Banneg. Ces noms d’îles bretonnes
rendent hommage à la mer dont Dôn est issue. La beauté brute de l’algue
se lit dans son veinage distinctif et sa pigmentation. Naoned a voulu un
mariage hybride entre la « matitude » sobre et actuelle du matériau marin
et l’éclat d’un métal doré pour conférer à la collection une élégance osée.
OPTISSIMO 2015
| 15
DOSSIER
SILMO
Silmo d’Or
Catégorie « Vision »
✔ Essilor avec Eyezen
✔ Johson & Johnson avec 1-Day
Acuvue Moist Multifocal
* Mont-Royal avec Intégral
* Safilens avec Fusion 1 Day
Presbyo
HET GAMMA EYEZEN ™ BRILLENGLAZEN:
DESIGNED FOR A CONNECTED LIFE.
Catégorie « Monture Optique »
Catégorie
« Matériel/Equipement »
Light Scan Technologie:
™
BESCHERMT TEGEN SCHADELIJK BLAUW-VIOLET LICHT
Eyezen Focus Technologie:
™
ONDERSTEUNT ACCOMMODATIE INSPANNINGEN
WWW.ESSILOR.BE
* Ipro International avec Paskal 3d
* Luneau Technology avec Vx 120 de Visionix
✔ Luneau Technology avec Attitude de Briot
* Nidek avec Handyref-K
* Si International-Kelnet avec Optinett Green
7058-ESS-EYEZEN-Annonce-298x224.indd 1
Catégorie « Basse Vision »
* Axos avec Zoomax Modulis
* Ceciaa avec Traveller Hd
✔ Visiole avec Blaez-Ez
8/05/15 11:25
* Dzmitry Samal avec 08
* Frostavec Atelier
✔ Masunaga avec GMS-106
* Sabine Be avec Be Cat’s
* Vuillet Vega avec Prestige 1693
Catégorie « Lunette Solaire »
* Factory900 avec Fa-087
* Falvin avec Shade
* Irresistor avec Stradust
* Selima Optique avec Chrisopé
✔ W-EYE avec AIFIR
Catégorie « Equipement de Sport »
* Giorgio Fedon & Figli avec Endurance
* Julbo avec Aero
✔ Seiko Optical Group avec Seiko X Changer
Catégorie
« Monture
innovation
technologique »
Catégorie « Enfant »
* Adcl Aplus avec Tri 227 - Les Triplés
* Look The Concept Factory avec Nil Titanium
✔ Minima avec Junior Hybrid
* Netoptic avec 3119 de Kinto
* Seaport avec Fil 01 de Façonnable
16 |
OPTISSIMO 2015
* Baars Eyewear avec Victor
✔ Blackfin avec Shark-Lock
* Fidela avec Links 2 Flex de
Bugatti Eyewear
* Fleye avec Lolan
* Vista Eyewear avec
Double Screw
Prix Spécial du Jury :
Factory 900 Met Fa-087
sous les projecteurs
in the spotlights
Jette
Grâce aux dernières technologies laser
il est possible de couper des structures
métal très fines. Cette technologie
sophistiquée est utilisée dans les nouveaux modèles Jette.
Des formes graphiques ou des motifs
de dentelle, tous les goûts sont pris en
compte.
Ces modèles Jette bénéficient aussi
pour la première fois d’une nouvelle
technologie de couleur, ce qui garantit
des couleurs particulièrement brillantes et durables.
Esprit
SALONS INTERNATIONAUX
2 0 1 5 - 2 0 1 6
ALLEMAGNE/MUNICH 15-17/01/2016
opti ‘16
www.opti.de
BELGIQUE/BRUXELLES 31/01/2016
Be Optic
www.beoptic.be
GRANDE-BRETAGNE/LONDRES 07-09/02/2016
100% optical
www.100percentoptical.com
Demetz Modèle Wintage
ITALIE/MILAN 27-29/02/2016
MIDO
www.mido.it
PAYS-BAS/VELDHOVEN 13-14/03/2016
Nederlands Contactlens Congres
FRANCE/PARIS 23-26/09/2016
SILMO
www.silmoparis.com
Vinyl Factory
JAPON/TOKYO 03-05/10/2016
IOFT
www.ioft.jp
OPTISSIMO 2015
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lentilles de contact
Optissimo donne aussi la parole au lecteur...
Patrick Dumon, spécialiste en lentilles de contact au Contactlens Centrum Knokke, expose son point de vue dans les deux tribunes ci-dessous. Si
vous souhaitez réagir, envoyez un courriel à la rédaction à [email protected], et nous publierons votre réaction dans notre prochain numéro.
Le déclin
du spécialiste en lentilles de contact ?
I
l y a environ 25 ans, la lentille souple ordinaire dominait encore le marché belge.
À l'époque, on ne parlait pas
encore de remplacements réguliers ou de contrôles périodiques,
on portait les lentilles soit jusqu'à
ce qu'elles tombaient de saleté,
soit jusqu'à ce que le porteur souffrait d'une inflammation grave.
À la suite de plusieurs infections
graves, la personne finissait par
ne plus porter de lentilles ; c'était
en général après une dizaine d'années. Le métier de spécialiste en
lentilles de contact présentait des
opportunités en or. Nous introduisions le remplacement régulier
et nous finissions par emmener
le client si loin dans le soin oculaire qu'il commençait à prendre
conscience de l'importance des
contrôles.
Le cours théorique qui était donné
à l'école constituait pour l'époque
une base assez bonne, mais la pratique laissait vraiment à désirer.
C'est la raison pour laquelle nous
avons créé l'Association des spécialistes en lentilles de contact : nous
échangions des informations très
axées sur notre pratique, allant des
séances de formation sur les biomicroscopes et leurs techniques
jusqu'à la gestion de nos activités.
Après plusieurs années de succès,
l'APOOB a créé le groupe Contacts,
et donc à l'époque il y avait quand
même quelques dizaines d'opticiens qui finissaient par se recycler.
Aujourd'hui, cela fait des années
18 |
OPTISSIMO 2015
qu'il n'y a plus de recyclage, à l'exception de l'une ou l'autre réception organisée par les fabricants,
événement qui attire un peu de
monde essentiellement pour la
joie de se retrouver entre collègues et discuter… lunettes !
Alors que les Pays-Bas donnent
le bon exemple en organisant de
grands congrès comme le NCC et
l'OVN, sans oublier les rencontres
périodiques du Podium Cornea &
Contactlenzen, la Belgique semble
elle s'être endormie.
Avons-nous été mis K.O. par les
enseignes discount du marché ?
Avons-nous cessé d'être convaincus
de la rentabilité des lentilles ? Gagnons-nous trop facilement notre
vie avec la vente de lunettes et de
verres ? Ou sommes-nous simplement trop paresseux pour nous
recycler ?
Les ophtalmologues voient de
plus en plus de complications liées
aux lentilles. La faute aux ventes
en ligne, sans aucune explication,
mais aussi aux ventes en magasin
où les explications ou contrôles
ultérieurs font également défaut.
Si nous ne nous recyclons pas et
que nous ne nous investissons pas
dans des contrôles de ce genre,
nous allons engendrer toute une
génération de clients qui commenceront à transiger avec la santé de leurs yeux.
Soit vous choisissez le modèle
d'entreprise « glissement des
boîtes », où le prix et la qualité
sont bons mais le service inexis-
Des lentilles multifocales ?
Cela existe, mais comment cela
fonctionne, ça, ils n'en ont
aucune idée…
tant, soit vous choisissez le modèle
selon lequel vous fournissez non
seulement la qualité mais aussi
une connaissance et un service impeccables, ce qui vous permet de
demander un prix plus élevé.
Quel genre de client voulez-vous
dans votre magasin ? Le client qui
fait son shopping au prix le plus
bas ou le client qui comprend
et apprécie l'attention que vous
apportez à ses yeux ? Ce dernier
est certainement prêt à payer plus
cher, mais dans ce cas, vous devez
aussi réaliser un contrôle digne de
ce nom. Travaillez de préférence
sur rendez-vous, prenez votre
temps, utilisez des appareils modernes (vous devez absolument
avoir un topographe !), expliquez
bien tout ce que vous faites et le
client obtempérera. Et tout cela a
un prix, car vous investissez dans
des appareils et dans des formations continues.
Cela demande-t-il beaucoup d'efforts de s'abonner à des lettres
d'information en ligne sur les lentilles ou de lire de temps en temps
un article sur Internet ?
Que coûte une journée de participation à un congrès NCC ? Les
informations que vous y glanez
peuvent pourtant vous apporter
un important retour sur investissement dans votre pratique. Mais
alors, il s'agit aussi d'en parler dans
le cadre de votre activité. Dites
à vos clients que vous êtes allé à
un congrès et expliquez-leur ce
lentilles de contact
que vous y avez appris : utilisez
Facebook ! Plus vous en direz à vos
clients concernant votre formation, moins vous serez embarrassé
de leur compter des frais d'adaptation et autres contrôles !
C'est comme cela que vous créez
de la valeur ajoutée.
Pour pouvoir se recycler, l'opticien
qui a aujourd'hui un magasin doit
se rendre aux Pays-Bas, voire plus
loin. Mais comment allons-nous
nous y prendre pour la nouvelle
génération qui arrive petit à petit
sur le marché de l'emploi ?
Ces prochaines années, 200 à 300
nouveaux opticiens auront obtenu
leur diplôme de bachelier.
Allons-nous encore proposer à
tous ces étudiants le même cursus
de base en contactologie ? Car ne
vous y trompez pas : ce cursus n'a
quasiment pas changé d'une virgule depuis ces 25 dernières années ! On n'enseigne presque rien
sur les lentilles en silicone, alors
que c'est aujourd'hui le premier
choix de lentilles. Chaque année,
les étudiants doivent faire un petit travail sur le sujet, mais ils ne
reçoivent aucun feed-back : leur
travail était-il bon ou pas ? Pas un
seul étudiant ne le sait. Pourtant,
il y a quand même bien dans le
tas un travail suffisamment bon
pour être intégré dans le cursus,
non ? Il est incompréhensible
que rien n'ait été mis à jour pendant toutes ces années. Est-ce dû
à la bureaucratie, à la paperasserie supplémentaire à laquelle
les enseignants sont actuellement confrontés, à un manque
de contact avec le marché, à une
absence de résonance avec les
fabricants ou avec le terrain, à une
certaine commodité ou à de la
mauvaise volonté ?
C'est inadmissible, voilà tout !
J'accueille en stage des étudiants
de troisième année qui, à tous les
coups, savent à peine comment
adapter l'axe d'une lentille torique
rotative. Simplement parce que
ces lentilles ne sont pas adaptées
dans la pratique à l'école. Des lentilles multifocales ? Cela existe,
mais comment cela fonctionne, ça,
ils n'en ont aucune idée…
Il y a bien des candidats pour
s'occuper du cursus, mais ceux
qui doivent donner le feu vert
pour réaliser cette adaptation ne
semblent, eux, pas très enthousiastes. Qui endosse la responsabilité, au bout du compte ?
Allons-nous encore inonder le
marché de centaines de « sousdiplômés » dans les années à
venir ? C'est une occasion unique
de renverser enfin la vapeur.
Assurez-vous que ces étudiants
soient bien formés, veillez à ce
qu'ils aient une expérience pratique suffisante, laissez-les être
cette relève qui trouve évident
de demander au client de contribuer financièrement à leurs
connaissances, leurs équipements, leur recyclage permanent.
C'est seulement comme cela que
le métier pourra être revalorisé.
Sinon, il ne faudra pas attendre
un quart de siècle avant de voir
les consommateurs recommencer
à porter leurs lentilles tellement
longtemps qu'elles tomberont
toutes seules…
OPTISSIMO 2015
| 19
lentilles de contact
Le modèle d'entreprise
du spécialiste
en lentilles de contact
C
ela fait longtemps qu'il
est évident que la diminution des prix, et donc
aussi des marges, n'est
pas favorable au marché. Et pourtant, nombreux sont les opticiens
qui continuent à penser que l'avenir est dans la vente en ligne.
Mais l'opticien a-t-il déjà bien calculé son compte ? Il est effrayant
de voir combien d'entre eux
prennent comme modèle les
prix de vente de LensOnline et
descendent leurs prix jusqu'à ce
niveau, voire même en dessous.
Récemment, Opticoop et Flanders
ont aveuglément repris le modèle
d'entreprise de LensOnline.
Le bénéfice net est ridiculement
bas. Peut-être les ratios paraissentils encore intéressants, mais les euros sonnants et trébuchants qu'il
reste en net ont été réduits de moi-
20 |
OPTISSIMO 2015
tié par rapport à avant. En cause, la
réflexion à court terme des opticiens, qui regardent uniquement
les ratios et pas le résultat NET. Or,
ces ratios ne vous permettent pas
de vivre… les euros bien !
Faites l'effort de calculer juste une
fois le montant résiduel net par
client pour la vente de deux boîtes
de lentilles et des produits d'entretien pour six mois. Hors TVA, et
n'oubliez pas de retirer les frais de
port. Avec beaucoup de chance,
vous arrivez à 30 euros. Et encore,
vous devez y ajouter les frais mensuels du groupement, etc.
Et c'est là que je vous entends
crier : oui mais il faut compter les
contrôles et les adaptations !
Je suis totalement d'accord làdessus. Vous devez valoriser vos
connaissances. Mais il y a un hic :
quelles connaissances ???? Les
connaissances sur les lentilles de
contact en Belgique ?? Lamentables ! Combien y a-t-il de « spécialistes » qui suivent régulièrement des recyclages ? Qui adapte
par exemple les lentilles de nuit,
sans parler des lentilles sclérales,
toriques ou multifocales ? Com-
bien d'opticiens ont un bon biomicroscope ou un topographe ?
Cette diminution du bénéfice net
place l'opticien moyen dans l'impossibilité de continuer à investir dans
les équipements (combien y a-t-il de
topographes en Belgique ?) ou d'aller suivre des congrès à l'étranger.
D'où la perte de terrain en matière
de connaissances.
Tout est lié : il faut un bénéfice net
suffisant pour pouvoir investir dans
l'acquisition (ou le développement)
de connaissances, et dès qu'il y a
suffisamment de connaissances, il
faut les valoriser financièrement.
Mieux vaut donc choisir un modèle
d'entreprise où les clients paient
pour leurs contrôles oculaires et
où le bénéfice net est suffisamment élevé. Avec, en contrepartie,
des connaissances suffisantes pour
ne plus devoir dire à la cliente :
« Ah ! Madame, vous ne pouvez
plus porter de lentilles (parce que
je ne sais pas comment adapter
les lentilles spéciales), passez donc
aux lunettes… ».
salon
TEXTE & PHOTOS : BOBBIE VAN DER LIST
IOFT
*
International Optical Fair Tokyo
*
du point de vue des marques européennes
Optissimo s’est rendu à l’incontournable salon asiatique de l’optique, l’International Optical Fair Tokyo (IOFT), qui se déroulait
du 6 au 8 octobre à Tokyo. Nous y avons rencontré plusieurs entreprises européennes et les avons interrogées sur la raison de
leur présence à cet événement et de leur perception du marché asiatique par rapport au marché européen.
E
n entrant dans le gigantesque hall Tokyo Big Sight,
nous ne pouvons que remarquer le stand de l’entreprise
allemande ic! berlin, qui domine
littéralement ceux des autres participants. Une présence imposante
à laquelle l’excentricité de son propriétaire, Ralph Anderl, est tout sauf
étrangère. En rupture totale avec
les coutumes nippones, il porte
des habits de couleurs vives et un
grand chapeau vert. Cet homme
au charme incontestable propose
Les consommateurs japonais
sont vraiment intéressés par
la collection.
Lindberg
par ailleurs aux visiteurs de se faire
immortaliser à ses côtés. Selon lui,
la raison de sa présence est simple :
faire des affaires. « Et quoi de mieux
pour cela qu’un salon où tout le secteur s’est réuni ? », lance-t-il sur un
ton rhétorique. Vous évitez ainsi de
devoir rendre visite à chacun de vos
partenaires, poursuit-il, plein d’enthousiasme. Ralph Anderl est agréablement surpris par le succès du
salon : « Je suis frappé de constater
que les entreprises asiatiques sont
venues accompagnées de tous leurs
collaborateurs ».
Une fascination pour la
créativité
Paris Frost – le fondateur de la
société Frost – admire les connaissances étendues que possèdent les
consommateurs japonais au sujet
du marché national des lunettes et
des marques qui s’y vendent : « Ils sont
vraiment intéressés par la collection ».
Par conséquent, les opticiens japonais doivent être plus dynamiques
que leurs collègues européens,
ajoute Paris Frost. « Le fait que les
consommateurs connaissent bien
le marché et les marques pousse
les opticiens à suivre les dernières
tendances », poursuit-il. « En Allemagne, c’est souvent le contraire : le
consommateur choisit en fonction
de ce que lui propose l’opticien. »
La présence de Frost à IOFT s’explique par ce qu’il décrit lui-même
comme le rapprochement entre
l’idéologie de la marque et la
conception japonaise de l’optique.
« Les gens sont ouverts aux nouvelles technologies et à la nouveauté », explique Paris Frost à propos
du marché japonais de l’optique.
La situation est différente en Allemagne, où l’on est plus conservateur, notamment en ce qui concerne
les nouveaux systèmes de charnière
et les machines d’assemblage, pour
citer deux exemples. « Les Japonais
nourrissent une fascination innée
OPTISSIMO 2015
| 21
salon
TEXTE & PHOTOS : BOBBIE VAN DER LIST
pour la créativité. Même s’ils ne
décident pas directement d’acheter
les produits, ils consacrent énormément de temps à éplucher les
collections ». En Europe, poursuit
Frost, les visiteurs passent à côté
d’un stand s’ils ne connaissent pas
la marque, un peu comme s’ils ne
l’avaient pas remarqué. Des propos que confirme son voisin Ralph
Anderl, d’ic! berlin, qui observe une
différence notable entre le marché
japonais et le secteur européen de
l’optique. « En Allemagne, il faut généralement attendre trois ans pour
qu’une nouvelle collection sorte. Ici,
les gens sont tout simplement ravis
de découvrir une nouvelle gamme
ou de voir que vous innovez », précise Ralph Anderl. Le cadre commercial idéal pour une entreprise aussi
novatrice qu’ic! berlin.
Henri Jullien
Fleye
Au Japon, les gens sont tout
simplement ravis de découvrir
une nouvelle gamme ou de voir
que vous innovez.
Les sociétés européennes ont
pourtant peu à craindre de la
concurrence japonaise.
22 |
OPTISSIMO 2015
Cette formule à succès peut-elle
aussi séduire l’Europe ? Les entreprises d’optique nipponne constituent-elles une menace pour les
marques européennes ? Pour Paris
Frost, la réponse est clairement non.
Au contraire ! Vu la qualité que proposent les Japonais, la concurrence
devrait augmenter. Une perspective
qui n’est pas sans le réjouir : « Nous
soutenons le principe du libreéchange. Qui dit concurrence accrue dit amélioration du produit.
Et ça, c’est bon pour le consommateur ».
Storytelling
La société danoise Fleye est loin de
partager cet enthousiasme et voit
d’un mauvais œil l’arrivée éventuelle
des entreprises japonaises sur le
marché européen. Selon la CEO Annette Esto, les sociétés européennes
ont pourtant peu à craindre. La
principale raison ? La mentalité
japonaise, estime-t-elle, forte de 11
années d’expérience sur le marché
nippon de l’optique. Selon elle, les
entreprises japonaises sont très centrées sur elles-mêmes et visent donc
en premier le marché intérieur. Leur
conception des affaires pose également certaines difficultés. « S’il y a
un problème avec un partenaire ou
que quelque chose n’est pas clair,
les Européens ont pour habitude
d’en discuter, afin d’aller de l’avant.
Ici, la situation est différente, vous
salon
TEXTE & PHOTOS : BOBBIE VAN DER LIST
Frost
perdez la face. Les gens n’abordent
pas toujours les problèmes, et vous
ne savez donc pas comment éviter
qu’il n’y en ait d’autres à l’avenir »,
explique Annette Esto.
Si le stand de Fleye est de toute
évidence coloré et ludique, celui
de la société danoise Lindberg est
en revanche sérieux et minimaliste. Une différence de style qui
se remarque dans l’attitude des
membres de l’équipe, mais aussi
au niveau du stand à proprement
parler. La présence de Lindberg
va de soi, déclare Nikolaj Schnoor.
« Cela fait 25 ans que nous sommes
ic! berlin
actifs sur le marché asiatique. » De
toutes les marques européennes
présentes au salon, c’est Lindberg
qui a le plus d’expérience. Interrogé
à propos du secret de son succès,
Nikolaj Schnoor réfléchit quelques
instants avant de nous répondre.
« Nous travaillons avec les meilleurs
opticiens. Il faut nouer une relation
de confiance, et ça demande du
temps. Mais vous devez être présent.
Le Japon est tout de même fort éloigné de l’Europe. Vous devez venir
vous montrer lors de ce type d’événement », nous confie-t-il. Selon lui,
les Japonais sont surtout fidèles aux
Les produits étrangers sont
acceptés si vous avez une
histoire à raconter.
Les Japonais aiment les
concepts bien connus.
marques locales. Les produits étrangers sont acceptés si vous avez une
histoire à raconter. C’est pourquoi
Lindberg a formé les opticiens avec
lesquels la marque collabore, de manière à avoir le contrôle sur le « story
telling ». D’après Nikolaj Schnoor,
c’est une excellente façon de faire
connaître une marque et ce qu’elle
représente.
La société française Henry Jullien
est clairement moins familière du
marché japonais. En témoignent
non seulement la taille modeste
du stand, mais aussi les réponses
de sa directrice des exportations,
Zoé Guillot Bonvalot. Si la marque
est présente à l'IOFT, c’est avant
tout pour trouver des distributeurs,
nous avoue-t-elle. Alors que certains
avaient souligné l’importance de
l’innovation au Japon, Zoé Guillot
Bonvalot nous affirme le contraire.
Pointant une monture incrustée
d’or, elle explique que les Japonais
aiment les concepts bien connus.
« C’est pourquoi nous mettons ce
modèle en valeur au salon », ajoutet-elle.
De manière générale, les exposants
étaient satisfaits du salon IOFT : les
visiteurs ont été bien informés et ont
fait preuve d’un vif intérêt pour les
stands européens, preuve s’il en est
que cet événement est l’occasion
idéale de faire du « story-telling ».
OPTISSIMO 2015
| 23
DOSSIER
lunettes solaires
TEXTE : MARISKA BLOKDIJK / PHOTOS : ISTOCK
LES LUNETTES
SOLAIRES
peuvent-elles encore être améliorées ?
Des lunettes solaires de qualité protègent les yeux du porteur non seulement contre une intensité lumineuse incommodante,
mais aussi contre les rayons ultraviolets, invisibles mais nocifs. Maintenant que même les solaires les moins chères proposées
dans les stations-service disposent d'un autocollant indiquant « protection anti-UV 100 % », se pose la question suivante : les
lunettes solaires peuvent-elles encore être améliorées d'un point de vue technique ou est-on arrivé à un plafond ? Et s'il est
encore possible de les améliorer et de les développer, à quel niveau cela peut-il se faire ?
I
l semble qu'aujourd'hui, toutes
les lunettes solaires, même les
modèles bon marché disponibles dans les stations-service et dans les supermarchés,
proposent une protection totale
contre les UV. Bien que cela soit
une obligation légale pour les
solaires possédant un label CE,
certains fabricants et fournisseurs
ont des doutes. « Ces lunettes ont
souvent un verre qui présente des
irrégularités, ce qui indique une
altération du matériau », explique
Frank Burssens, responsable produits chez Essilor. « Du coup, la
filtration peut s'en voir modifiée
et les rayons UV peuvent être
mieux arrêtés au centre du verre,
par exemple, qu'à son bord. Ce
genre de lunettes donne un faux
sentiment de protection. Il se peut
aussi que l'affirmation soit exacte
et que les lunettes filtrent la totalité des rayons UV, mais uniquement en transmission, quand la
Les rayonnements UV
La lumière du soleil est constituée de lumière visible et de lumière non
visible pour l'œil humain. Le spectre visible s'étend sur des longueurs
d'ondes allant d'environ 400 nanomètres (violet) à environ 800 nanomètres (rouge). Il existe par ailleurs deux zones de lumière non visible :
l'ultraviolet (UV) et l'infrarouge. Les rayonnements UV se subdivisent en
UV-A (de 315 à 400 nm), UV-B (de 280 à 315 nm) et UV-C (de 100 à 280
nm). Les rayons UV-C mortels sont totalement arrêtés par l'atmosphère.
La grande majorité des rayonnements UV qui atteignent la Terre sont
les UV-A, qui provoquent un vieillissement cutané et le mélanome, la
forme de cancer de la peau la plus mortelle (moyen mnémotechnique :
le A de Aging). Les UV-B sont responsables du brunissement de la peau
et donc aussi des brûlures cutanées (moyen mnémotechnique : le B
de Burning). Ils provoquent d'autres formes de cancer de la peau que
les UV-A. Une exposition trop importante aux rayonnements UV peut
cependant aussi avoir une action nocive sur les yeux, elle augmente le
risque de cataracte et de dégénérescence maculaire liée à l'âge.
24 |
OPTISSIMO 2015
D
DO
O SS SS II EE R
R
lunettes
zonnebrillen
solaires
TEKST: MARISKA
TEXTE : MARISKA
BLOKDIJKBLOKDIJK
/ FOTO'S: ISTOCK
/ PHOTOS : ISTOCK
là n'est pas réglementée, elle ne
tombe pas dans le champ d'application des normes CE classiques ».
Les fabricants dont il est question
dans cet article utilisent tous un
revêtement anti-réfléchissant avec
protection anti-UV à l'arrière du
verre. « Il s'agit là d'une différence
importante entre les lunettes
solaires bon marché et les verres
solaires de meilleure qualité ».
lumière traverse le verre de face.
Mais il n'arrive pas souvent d'avoir
le soleil juste en face de soi, sauf
si on est couché sur le dos. Quand
on est assis ou debout, la lumière
solaire vient d'en haut. Environ 30
à 40 % des UV atteignent l'œil en
se réfléchissant à l'arrière du verre.
Et la protection contre ces rayons-
La filtration des UV, une
des propriétés intrinsèques du matériau
Frank Burssens explique qu'un
verre organique aminci présentant
un indice de réfraction de 1.6 et
plus protège de toute façon déjà
contre les rayons UV en transmis-
sion, même sans revêtement antiUV. « C'est une des propriétés du
matériau. Sans revêtement, un
verre non aminci ayant un indice
de réfraction de 1.5, par exemple,
ne filtrera pas les rayons UV à
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WILD GALLERY
BRUXELLES
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zonnebrillen
lunettes solaires
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Les catégories de protection CE
Le label CE mentionné sur les lunettes solaires indique la catégorie
à laquelle appartient le modèle concerné. Il existe cinq catégories
allant de 0 à 4, où le chiffre correspond à l'intensité de la couleur
des verres et à la quantité de lumière qui est absorbée. Les lunettes
solaires faisant partie de la catégorie 0 absorbent 0 à 20 % de la lumière. Destinées au confort et à l'esthétique, elles conviennent par
temps fortement nuageux. Les lunettes de catégorie 1 absorbent 20 à
57 % de la lumière et conviennent par temps nuageux ou modérément lumineux. La catégorie 2 correspond à une absorption de 57 à
82 % de la lumière et conviennent en cas de lumière moyenne à forte.
La catégorie 3, obligatoire pour les enfants, correspond à une absorption de 82 à 92 % pour une lumière forte comme celle que l'on trouve
à la mer, en montagne et sous les tropiques. Enfin, les lunettes solaires
appartenant à la catégorie 4 absorbent de 92 à 97 % de la lumière
et sont à porter en cas de luminosité extrêmement forte, comme en
haute montagne, sur les glaciers et en pleine mer. Il est toutefois interdit de conduire un véhicule avec des lunettes de la dernière catégorie
car leurs verres sont trop sombres.
La catégorie de protection CE ne dit rien de la protection anti-UV, elle
indique uniquement le degré de clarté du verre. Les verres sombres
protègent mieux les yeux contre l'éblouissement, mais il est important
que ceux-ci offrent aussi une protection anti-UV intégrale. Le label UV400 indique que les verres offrent une protection anti-UV allant jusqu'à
400 nanomètres. Porter des lunettes solaires possédant des verres
sombres qui ne protègent pas bien les yeux contre les rayonnements
UV est plus nocif que de ne pas porter de lunettes solaires du tout parce
que les pupilles s'agrandissent sous l'effet des verres sombres et laissent
passer davantage de rayonnements UV dans l'œil.
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OPTISSIMO 2015
100 %, mais jusqu'à 395 ou 398
nanomètres au lieu de 400. C'est
justement la différence entre une
protection intégrale ou non. Si
cela a de l'importance ? Je compare cette situation à une injection
à l'aide d'une aiguille totalement
stérile… ou presque ».
Samuel Ulens, directeur commercial de Tokai Optecs, ne croit pas
non plus que les lunettes solaires
prêtes à l'emploi disponibles dans
le segment de prix inférieur offrent
une protection totale contre les
UV. « Je suis persuadé que des
lunettes que vous pouvez acheter
au supermarché pour 10 euros,
n'offrent pas une protection UV400, ce n'est pas possible pour ce
prix-là. La protection est peut-être
totale sur un point du verre, mais
pas sur sa totalité ».
L'évolution se situe à
d'autres niveaux
Un autocollant mentionnant
« protection anti-UV 100 % » ou
« UV-400 » n'est donc pas une
garantie absolue ; pour bénéficier
d'une bonne protection contre
les UV, d'autres paramètres sont
à prendre en compte en fonction
des fabricants et des fournisseurs.
Les lunettes solaires de bonne
qualité sont très différentes des
modèles moins chers et ne cessent
de se développer d'un point de
vue technique. « Rien ne peut être
considéré comme parfait », estime
Bertrand Ragonneau-Flemming,
responsable des ventes à l'international chez Julbo. « La perfection
est un critère extrêmement subjectif ; ce qui est parfait pour l'un
ne l'est pas pour l'autre ».
Les avis divergent également sur
une autre question : les lunettes
solaires peuvent-elles encore être
améliorées ? Certains pensent
qu'en fait, la protection contre les
UV ne peut plus être améliorée de
beaucoup. « La qualité des verres
Serengeti est telle qu'il n'y a plus
grand-chose à y ajouter », souligne
Claudine Vanderstraeten de Technop. Quant à Viviane De Vries, professeur à la section Optique et Optométrie de la haute école Odisee
(anciennement la HUB) et Peter
Bynens, responsable produits
chez De Ceunynck, ils pensent eux
aussi qu'un très beau niveau a été
atteint en matière de protection
anti-UV. Pour eux, l'évolution se
situe surtout à d'autres niveaux.
« Serengeti s'efforce toujours de
découvrir de nouvelles applications et de nouvelles combinaisons au sein de sa gamme en s'appuyant sur des technologies que
la société possède déjà », explique
Claudine Vanderstraeten. « Cette
année, ils ont développé un verre
miroir bleu qui laisse encore transparaître les yeux normalement. Ce
genre de verre fait un tabac pour
l'instant, mais chez la plupart des
marques de mode, il s'agit d'un véritable miroir qui cache les yeux. Le
verre de Serengeti est par ailleurs
d'utilisation très agréable. Et en
2016, la société sortira le verre Drivers, un verre dégradé photochromique, polarisé. Tous les verres de
lunettes de Serengeti sont photochromiques. Le verre Drivers
est le verre Serengeti initial mais
dans une teinte acajou. Quant au
modèle Gradient, un verre dégradé foncé en haut et clair en bas, il
n'était pas encore disponible en
version polarisée parce que c'était
très difficile à réaliser d'un point de
vue technique. Mais la situation va
changer l'an prochain ».
Une augmentation de la
polarisation des verres de
lunettes
Selon Viviane De Vries, les porteurs de lunettes se voient plus
souvent proposer des solaires cor-
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lunettes
zonnebrillen
solaires
rectrices. « Tout comme pour les
lunettes correctrices ordinaires, il
est possible de personnaliser les
lunettes solaires pour les faire correspondre aux paramètres personnels du porteur. C'est la tendance,
à mon avis ». D'après elle, un filtre
polarisant est de plus en plus souvent ajouté en raison du confort
de vision qui se voit amélioré dans
certaines circonstances. De Ceunynck distribue des verres solaires
avec dioptrie de BBGR et de Nikon.
Peter Bynens constate également
une évolution dans la fréquence
de polarisation de ces verres. «
Un filtre polarisant apporte une
protection supplémentaire dans
le sens où il arrête les réflexions
lumineuses incommodantes et
augmente le contraste ». Samuel
Ulens reconnaît qu'il y a de belles
possibilités de développement
dans les verres solaires polarisés.
« Parce que la technologie s'est
sensiblement améliorée. Avant, il
arrivait que les films polarisant se
détachent, alors qu'aujourd'hui ce
problème n'existe plus ».
« La technologie existante devient plus performante, en effet »,
conclut Viviane De Vries. « Prenez
par exemple les verres photochromiques. Par le passé, ils fonctionnaient très bien quand il faisait
froid mais moins bien par temps
TEKST: MARISKA
TEXTE : MARISKA
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chaud. Grâce à la technologie actuelle, les verres photochromiques
fonctionnent aussi bien en hiver
qu'en été ». Et Henk Van Huyck, responsable marketing de Hoya Lens
Belgium, de citer pour exemple les
verres Hoya Sensity, équipés de la
technologie Stabilight. « Ces verres
s'assombrissent encore plus vite
qu'avant pour atteindre le niveau
des verres solaires de catégorie 3,
et ils s'éclaircissent tout aussi vite
pour redevenir des verres tout
clairs ».
Offrir des solutions de
qualité qui répondent aux
tendances du moment
L'évolution des lunettes solaires
tourne en partie autour de ceci :
offrir des solutions de qualité qui
répondent à de nouvelles tendances. « Hoya adapte en permanence sa gamme aux tendances
de la mode », explique Henk Van
Huyck. « De plus, notre style de
vie actuel fait en sorte que nous
sommes prêts à accorder plus
d'attention à un confort de vue
durable. Nous vivons plus longtemps, et donc nos yeux sont exposés plus longtemps aux rayons
UV nocifs et aux risques qui y sont
liés. À l'instar de ce qui se passe
aujourd'hui sur les festivals, où les
festivaliers veulent de bons bou-
Le facteur de protection solaire
L'indice figurant sur les produits solaires indique le facteur de protection contre les rayonnements solaires, ou Facteur de Protection
Solaire (FPS). Une crème possède un indice de protection de 15, tandis
que l'autre de 50. Cet indice précise le laps de temps pendant lequel
la peau peut encore être exposée au soleil par rapport à la non-utilisation de la crème. Par analogie, Essilor a développé un label de protection solaire pour les verres de lunettes baptisé « Eye-Sun Protection Factor » (E-SPF), approuvé par des experts externes et désormais
accepté par les autres fabricants comme étant la norme.
L'indice E-SPF va plus loin que les labels existants (« protection antiUV 100 % » et « UV-400 », par exemple), qui ne donnent pas suffisamment d'informations sur le degré de protection totale des verres et ne
tiennent par exemple pas compte des rayonnements UV qui se réfléchissent dans l'œil par l'arrière du verre. L'indice E-SPF, en revanche,
prend en considération la protection anti-UV offerte par les deux côtés du verre. Les facteurs 10, 15 et 25 correspondent aux verres clairs
des lunettes portées quotidiennement. Les verres solaires peuvent
quant à eux présenter un facteur de 35 ou 50.
Ce nouveau système vise à conscientiser le consommateur sur l'importance de se protéger contre les rayonnements UV.
chons d'oreilles pour protéger leur
audition, les gens sont prêts – pour
autant qu'ils y soient conscientisés
– à accorder plus d'attention à leur
confort visuel à long terme ainsi
qu'aux possibilités qui existent
pour protéger leurs yeux. Comme
les revêtements qui empêchent les
rayons UV de se réfléchir dans l'œil
par l'arrière du verre. Ces dernières
années, les innovations se sont enchaînées jusqu'à atteindre l'offre
existante en matière de verres, de
matériaux, de design, de revêtements et de modèles. Et cette évolution se poursuivra tant que les
besoins du marché changeront ».
Continuer à offrir la même qualité
et la même protection pour des
produits prisés par le marché, c'est
également un des objectifs visés
par Maui Jim. « Prenez les lentilles
colorées », explique Martijn van
Eerde, responsable marketing à
l'international. « Pendant longtemps, les lunettes solaires ont
été relativement foncées, jusqu'à
l'arrivée des verres dégradés.
Nous voulions également fabriquer ce genre de lunettes. Nous
ne sommes pas une marque de
mode, c'est vrai, ce qui ne nous
empêche pas de vouloir offrir la
qualité qui nous caractérise dans
un design et des caractéristiques
jugés agréables par le consommateur. Il est très difficile de proposer une protection anti-UV et
une polarisation de haute qualité. Nous avons néanmoins réussi
à fabriquer ces produits. Et à la
mi-octobre, nous avons lancé des
lentilles miroir bleues. Peut-être un
peu tard, car c'est à la mode depuis
déjà quelques années… mais nous
suivons les tendances, nous ne les
créons pas. Nous nous sommes
attelés pendant tout ce temps à fabriquer ces lentilles dans la qualité
qui est la nôtre, en faisant en sorte
de ne pas déformer les couleurs et
de ne pas voir le monde en jaune
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lunettes solaires
ou vert. Nous ne cherchons pas à
tout prix à améliorer la qualité ou
la protection de nos produits ; nous
voulons offrir la même qualité et
la même protection dans des produits prisés par le consommateur ».
L'importance de la forme
de la monture
Selon Gerald Schifflers, responsable national chez Novacel Benelux, les montures des lunettes
solaires contribuent sensiblement
à protéger les yeux contre les
rayons UV nocifs. « Les montures
sont de plus en plus couvrantes
et enveloppantes. C'est un élément important, parce que plus
la monture englobe le visage, plus
la protection est importante ». Ce
qui est essentiel dans ce cadre,
c'est d'étendre les possibilités de
fabrication de verres correcteurs à
forte courbure. « Pour les solaires
de sport, d'énormes progrès ont
été réalisés dans la fabrication de
verres correcteurs de courbure
8 », explique Bertrand RagonneauFlemming. Du coup, les dévelop-
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OPTISSIMO 2015
TEKST: MARISKA
TEXTE :BLOKDIJK
MARISKA /BLOKDIJK
FOTO'S: ISTOCK
/ PHOTOS : ISTOCK
pements enregistrés en matière de
verres de lunettes en général ont
un impact sur la protection que les
lunettes solaires peuvent offrir.
C'est également ce que remarque
Frank Burssens. « Plus les lunettes
de soleil sont larges, plus le porteur est protégé contre les rayonnements UV. Mais quand les
lunettes solaires sont grandes et
que les verres sont correcteurs, il
apparaît des déformations sur les
bords. Cette année, Essilor a lancé
SunMax, une lunette solaire avec
dioptrie et compensation optique
disponible dans des diamètres
ultralarges. Histoire de permettre
aux porteurs de lunettes correctrices de choisir de grands modèles solaires tout en bénéficiant
d'une correction optique optimale,
même aux bords du verre ».
Une protection
très étendue
Les lunettes solaires font généralement référence aux rayons
UV, alors que la protection antiUV n'est pas réservée aux verres
solaires. « Les verres solaires sont
teintés pour protéger les yeux
d'une lumière intense », explique
Samuel Ulens de Tokai. « En principe, cela n'a rien à voir avec la protection anti-UV ». Peter Bynens (De
Ceunynck) acquiesce. « À ce sujet,
BBGR propose, aussi bien sur les
verres solaires que sur les verres de
lunettes ordinaires, un antireflet
avec revêtement anti-UV à l'arrière
du verre ».
Il n'y a donc pas que les lunettes
solaires qui peuvent protéger les
yeux des rayonnements UV. Et
inversement, il n'y a pas que les
rayons UV qui peuvent être arrêtés
par les lunettes solaires. Les verres
solaires de Vuarnet, par exemple,
filtrent également la lumière bleue
et les rayons infrarouges, nous
explique Thierry Bouché. « Vuarnet
continue à perfectionner les verres
solaires en associant différents développements. Parmi ceux-ci, les
filtres utilisés pour la lumière bleue
et le rayonnement infrarouge, qui
transporte la chaleur et pourrait
provoquer une sécheresse oculaire. Des recherches sont par ailleurs en cours en vue de continuer
à améliorer les contrastes ».
La lumière bleu-violet est la fréquence la plus basse de la lumière
visible, elle correspond à une longueur d'ondes comprise entre 400
et 495 nanomètres. Aujourd'hui,
nombreux sont les fabricants qui
placent un filtre de lumière bleue
sur leurs lunettes et verres solaires.
Car les tablettes sont également
utilisées dans le soleil. Certains
revêtements anti-UV offrent une
protection allant jusqu'à 425 nanomètres, ce qui leur permet d'arrêter aussi une partie de la lumière
bleue. Au salon SILMO de Paris, Tokai a lancé deux matériaux, en 1.6
et 1.67, qui sont eux-mêmes déjà
UV-425. « Nous les avons baptisés
Lutina », explique Samuel Ulens.
« Lutina vient de lutéine, un pigment qui fait office de filtre oculaire anti-UV. On trouve la lutéine
dans les légumes verts ; si on en
consomme beaucoup, on a une
meilleure production de lutéine
naturelle dans les yeux. La dégénérescence maculaire est liée à un
manque de lutéine. Les matériaux
Lutina sont disponibles teintés
ou non. Il n'y a pas que les verres
solaires qui peuvent protéger les
yeux jusqu'à 425 nanomètres. Les
gens sont davantage conscients
de la nécessité de bien protéger
leurs yeux des rayons UV avec des
verres solaires, c'est vrai, mais aussi
avec des verres de lunettes ordinaires ».
On peut toujours faire
mieux !
Enfin, pour revenir à la question
du début, à savoir si les lunettes
solaires peuvent encore être améliorées, la réponse donnée par
les fabricants est un « oui » sans
réserve ! « Les fabricants ont le
devoir et la nécessité d'investir
dans le développement pour pouvoir proposer régulièrement une
nouvelle offre à leurs clients et au
consommateur final », pense Bertrand Ragonneau-Flemming. « La
pleine satisfaction du porteur est
une quête quotidienne, l'objectif
étant de conserver les clients existants et d'en acquérir de nouveaux.
L'innovation est un des facteurs qui
distinguent un fabricant d'un autre
et qui permet d'asseoir l'image innovante d'une marque ou d'une entreprise. Les verres se développent
en permanence, c'est une innovation constante ». Et Frank Burssens
d'ajouter : « Vous ne nous entendrez jamais dire ‘impossible de
faire mieux’. Les verres de lunettes
et donc aussi les verres solaires ne
cessent de s'améliorer, c'est justement ce qui est passionnant ! ».
sous la loupe
in the spotlights
Hoya
Hoya présente sa dernière innovation : le Hoya Vision Simulator. Ce
simulateur offre aux porteurs la possibilité de faire l’expérience de leurs
nouveaux verres avant de les acheter dans le magasin. En se basant sur la
prescription du porteur, le Hoya Vision Simulator fournit une expérience
3D de la vision extrêmement précise, qui permet de visualiser les effets
optiques des différents concepts de verres et traitements. Hoya gomme
la frontière entre la réalité virtuelle et la réalité individuelle, offrant ainsi
aux porteurs l’opportunité de choisir les verres et traitements qui leur
conviennent le mieux. Le Hoya Vision Simulator est facile à utiliser, il est
hygiénique et peut faire face à une utilisation intensive. Il est commandé
par une application téléchargée sur un smartphone qui est placé dans
le casque. Les porteurs regardent à travers le casque et voient un environnement virtuel. L’opticien applique les paramètres d’utilisation et
la prescription exacte (tout type de prescription et de cylindre est pris
en charge) et règle l'écart pupillaire précis. Une tablette fait office de
télécommande. L’opticien définit ce que voit et expérimente le porteur,
et il peut démontrer et expliquer les différentes options disponibles. Le
simulateur améliore l’expérience d’achat du client en lui offrant l’occasion de ‘voir avant d’acheter’. De la sorte, le choix final des verres et des
traitements est simple, précis et concret, ce qui accroît la confiance et la
satisfaction globale. Les opticiens sont invités à faire partie des premiers
à utiliser le Hoya Vision Simulator dans leurs magasins. Ils peuvent enregistrer leur intérêt via le site Web dédié www.hoya-visionsimulator.com.
Parmi eux, dix seront sélectionnés comme bêta-testeurs. Leurs témoignages seront partagés sur le site Web, en même temps que des informations générales, des mises à jour et des nouvelles sur l’appareil.
Optinett
Retirer sur les verres les gouaches de marquages s’avère
parfois contraignant. C’est pourquoi SI international
a mis au point un dissolvant de dernière génération «
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De Mey à Hoboken, le spécialiste en aménagement d'intérieur E .C . De
Schepper a intégré avec beaucoup d'originalité un espace dédié à la
marque Silhouette.
Alcon
Alcon a élargi sa gamme de lentilles de contact DAILIES TOTAL1® dotées
d’un gradient d’eau afin d’y inclure les lentilles de puissance positive destinées aux hypermétropes. Elles offrent à la fois les bénéfices d’un confort
de longue durée3 , ainsi qu’une perméabilité à l’oxygène élevée2 dans
une seule lentille. Les lentilles de contact DAILIES TOTAL1® ont été lancées
au Benelux en novembre 2011. Elles ont été conçues pour reproduire le
milieu de la cornée ; ainsi leur surface est composée à plus de 80 % d'eau.
De plus, elles conservent, même après une journée entière de port,
100 % de leur pouvoir lubrifiant à leur surface, offrant donc un confort
exceptionnel même à la fin de la journée.3 « En 2011, l’introduction des
lentilles de contact DAILIES TOTAL1® sur le marché mondial a permis une
avancée dans le secteur des lentilles de contact permettant de fournir,
simultanément, une perméabilité à l'oxygène et un confort exceptionnels, » déclare le Dr Inma Perez-Gomez, Directrice des Affaires Professionnelles chez Alcon EMEA. « A présent, les personnes ayant besoin d’une
30 |
OPTISSIMO 2015
correction de leur hypermétropie, peuvent également profiter de ses
bénéfices. »
Il a été rapporté que 44 % des consommateurs portant des lentilles de
contact souffraient d’inconfort, ce qui constitue l’une des raisons principales pour lesquelles les personnes arrêtent d’en porter4.
Des résultats d'étude ont montré que les porteurs de lentilles de contact
avaient une préférence pour les lentilles DAILIES TOTAL1® dotées d’un
gradient d’eau par rapport à leur marque habituelle selon un rapport de
13 contre un3 .
Les résultats ont également révélé que :
• 85 % des sujets ont déclaré, à propos des lentilles de contact DAILIES
TOTAL1® dotées d’un gradient d’eau, que le port de ce type de lentilles
était confortable, même à la fin de la journée3†
• 93 % des sujets ont affirmé que leur vision était nette à la fin de la journée en ayant porté ce type de lentilles3††
« Le taux d’abandon des lentilles de contact au Benelux s’élève à 12% [5].
Plusieurs de ces porteurs arrêtent parce qu’ils éprouvent une sensation
d’inconfort. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont su trouver un confort
optimal en choisissant de porter les lentilles de contact DAILIES TOTAL1®,
» explique David Demeuse, optométriste, Wellington Optique Waterloo et
intervenant à l’université Paris Sud. « Grâce au lancement des puissances
positives, je suis à présent en mesure de recommander les lentilles de
contact DAILIES TOTAL1® à mes clients hypermétropes. »
Les lentilles de contact DAILIES TOTAL1® sont des lentilles jetables journalières indiquées pour être portées quotidiennement. Elles sont disponibles en puissances sphériques de - 0,50D à -6,00D (par 0,25) ; de -6,50D
à -10,00D (par 0,50) et, aujourd'hui, ces lentilles sont disponibles en puissances positives de +0,50 à +6,00D (par 0,25D).
RÉFÉRENCES :
1. Maissa C, Martin A, Kramer D, Nelson J, DeCenzo-Verbeten T. Evaluation of the lubricity of
DAILIES Total1 contact lenses after wear. Optom Vis Sci. 2014; 91: E-Abstract 145195.
2. Based on the ratio of lens oxygen transmissibility; among daily disposable lenses; Alcon
data on file, 2010
3. Pérez-Gómez I, Giles T. European survey of contact lens wearers and eye care professionals on satisfaction with a new water gradient daily disposable contact lens. Clinical
Optometry. 2014;6:17- 23.
4. Rumpakis J. New data on contact lens dropouts: An international perspective. Rev Optom.
2010: 147(1):37-42.
5. Contact Lens Incidence Study, 2015
† Based on the percentage of wearers agreeing with the statement, « I can comfortably
wear these lenses all day long. »
†† Based on the percentage of wearers agreeing with the statement, « My vision with
these lenses is clear at the end of day. »
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2-week, 1-month, 2-month, and 3-month visits.
2. Results from a 21-investigator, multi-site study of EasySept HYDRO+®, with a total of
297 eligible subjects who were habitual Clear Care (AO Sept Plus) users. After 7 days
of use, subjects completed an online survey. Consumers rated the performance of
EasySept HYDRO+® across a range of attributes and compared the performance to
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number of bacteria by a minimum of 3 logs (99.9%) and a reduction of mold and yeast
by a minimum of 1 log (90%) within the recommended disinfection time. Graphs depict
mean log reduction measured after manufacturers’ recommended disinfecting time
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