Geography. Topic3. World cities. London

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Geography. Topic3. World cities. London
Histoire-­‐Géographie en langue anglaise Tle Geography – Topic 3 – World cities (case study: London or New York) (environ 5 h) Thème au choix Topic 3 – World cities (case study: London or New York) Après la mise au point scientifique la présente fiche est consacrée au cas de Londres. MISE AU POINT SCIENTIFIQUE La mondialisation favorise le processus de métropolisation, c’est-­‐à-­‐dire la concentration de la population et des activités les plus qualifiées dans les grandes villes. Parmi ces dernières, on distingue quelques villes « mondiales » ou « globales » qui agissent comme les principaux moteurs de la mondialisation. Le terme de « ville-­‐monde » apparaît sous la plume de Patrick Geddes puis de Peter Hall ou de John Friedmann pour désigner les villes concentrant les activités de commandement, économiques ou politiques. Dès la fin des années 1980, alors que la nouvelle économie globale renforce le rôle de quelques métropoles, Saskia Sassen popularise le concept de « global city » pour qualifier les grandes agglomérations qui jouent un rôle pilote dans la mondialisation par leurs fonctions internationales économiques et financières (sièges de FTN, bourses). La « global city » constitue un site stratégique cumulant excellente accessibilité, concentration de services avancés et moyens de communication nécessaires au contrôle de l’économie-­‐monde. L’expression « global city », désormais banalisée, pose toutefois question. Dans un article de 2007, Cynthia Ghorra-­‐Gobin, constatant que les chercheurs américains utilisent de manière indifférenciée les expressions « world cities » et « global cities », propose d’établir une distinction entre les deux concepts. Alors que « global city » insisterait sur la dimension économique et financière du pouvoir de la ville (ce qui avait conduit, un temps, Saskia Sassen à ne retenir que trois « global cities », en excluant Paris), la géographe estime que l’expression « world city » permettrait de couvrir les dimensions culturelles et historiques, un temps négligées, et d’extraire ainsi la mondialisation du seul champ économique. Dès lors, la ville globale se caractérise tout à la fois par : -­‐ une forte concentration de population, marquée par un degré élevé de cosmopolitisme -­‐ une forte concentration de capitaux, de sièges sociaux, de services spécialisés aux entreprises, d’organismes de R&D assurant une forte capacité d’innovation (universités ...) -­‐ une surreprésentation des actifs dans le secteur tertiaire supérieur ou de la « creative class » étudiée par Richard Florida -­‐ une excellente accessibilité grâce à des infrastructures de transport de niveau mondial -­‐ des infrastructures d’accueil d’événements sportifs, culturels, de congrès, d’envergure mondiale -­‐ un haut niveau de diversification des activités ; une forte production de richesse : la ville mondiale n’étant pas qu’un pôle de décision mais aussi un lieu de production Plusieurs organismes, croisant les critères (PUB, taille de population ...), s’efforcent d’évaluer la capacité de plusieurs grandes agglomérations à être « mondialisantes » (travaux du Globalization and World Cities Research Network, Global Cities Index de ATKearney). Ces classements soulignent la domination de quelques « global cities » (dont New Londres et Londres), à la tête de l’archipel mégalopolitain mondial identifié par Olivier Dollfus dès les années 1980. Les villes mondiales y structurent un réseau hiérarchisé, parcouru par des flux intenses. 1 En retour, la mondialisation transforme en profondeur ces grandes agglomérations, sujettes à une double dynamique de dispersion des activités industrielles vers leur périphérie et d’hyper-­‐
concentration des fonctions de gestion et de coordination. C’est l’occasion de rappeler que, si l’échelle mondiale joue un rôle significatif pour ces villes, elles restent fortement intégrées dans leur environnement proche, ce qui dément partiellement la thèse d’une déconnexion croissante des villes globales de leurs périphéries. La mondialisation favorise différentes dynamiques à l’échelle intra-­‐métropolitaine : étalement urbain et mise en réseau des différents espaces de la région, émergence de nouveaux pôles et de centralités dans les périphéries (science and technology parks, edge cities, shopping malls ...), accentuation de la fragmentation socio-­‐spatiale (espaces de relégation – anciens quartiers industriels, quartiers d’accueil de l’immigration / gated communities / gentrification) .... Ces dynamiques sont aussi sources de dysfonctionnements qui peuvent nuire à l’attractivité et à la durabilité de la ville : gentrification des centres excluant les populations les plus modestes, saturation des axes et problèmes de mobilité, pollutions et exposition accrue aux risques, difficulté de gouvernance de ces vastes territoires métropolitains .... Acteurs publics et privés cherchent à répondre à ces défis pour assurer le maintien de la compétitivité de la ville (opérations de renouvellement urbain, encouragement des mobilités douces, marketing territorial valorisant la qualité de vie en ville etc.) ; si les villes mondiales sont bien interconnectées et à bien des égards complémentaires, elles se livrent aussi à une forme de concurrence. MISE EN ŒUVRE DE LA QUESTION : LE CAS DE LONDRES Conformément aux programmes officiels, trois dimensions peuvent être abordées : -­‐ Attractiveness/integration. Les raisons pour lesquelles Londres est considérée comme une ville globale. -­‐ Challenges. Les défis auxquels Londres, en tant que ville globale, est confrontée. -­‐ Urban planning as an answer to challenges? Comment la politique d’aménagement répond à la double problématique : maintenir une ville attractive et répondre aux besoins de ses habitants. F LONDRES, UNE VILLE GLOBALE • Cet aspect, le plus facile à mettre en œuvre, devrait permettre aux élèves : -­‐ d’argumenter / d’illustrer précisément, c’est-­‐à-­‐dire, au-­‐delà des généralités et des banalités, à travers des exemples précis, les raisons pour lesquelles Londres est une ville globale. -­‐ de se repérer et d’être capable de connaître les grands repères. • Démarche (inductive) possible : travail en groupe ; travail d’argumentation et d’expression orale ; utiliser un fond de carte. → Question initiale dont la formulation peut varier : « what makes London a great / attractive / global city » / « what makes London a city to be, to visit, to settle in? ». L’adjectif utilisé peut varier en fonction des élèves. Si les élèves ont déjà traité la notion de mondialisation et de ville mondiale, la démarche pourra dès lors être inductive ; le cas échéant, on pourra préférer les termes « great » et « attractive » et préférer une démarche inductive. → Temps de recherche et d’argumentation : répartis en groupes thématiques, les élèves cherchent des réponses / raisons précises en puisant dans leurs connaissances puis dans des documents (consultés en ligne en salle pupitre ou fournis par l’enseignant ; on peut penser aux vidéos de promotion ou aux guides touristiques disponibles sur Internet). Chaque groupe se placera du point 2 de vue d’un acteur spécifique que l’enseignant lui aura préalablement communiqué : « tourist, artist, trader, investor, scholar, a French student, a Indian student, a diplomat, a British politician... » → Temps de restitution : chaque groupe pourra désigner un représentant pour la synthèse orale ; l’enseignant apporte au fur et à mesure les corrections et les informations complémentaires nécessaires. A l’issue de ce travail doivent avoir émergées les fonctions de la ville de Londres ou manifestations de la puissance, à la fois quantitative, qualitative et spatiale : économiques, financières, culturelles, politiques. Les lieux mentionnés peuvent être localisés au fur et à mesure sur un fond de carte préalablement distribué ou sur un schéma. • Contenu − FONCTIONS FINANCIERES : CENTRAL BUSINESS DISTRICT (CBD) = financial district → Localisation : CITY – DOCKLANDS : CANARY WHARF & THAMES GATEWAY -­‐-­‐-­‐> on peut déjà montrer l’extension du quartier original donc introduire la notion de multipolarité. → TNCs HEADQUARTERS / HEADOFFICES notamment dans le SECTEUR BANCAIRE (investment banks) : Goldman Sachs / J.P. Morgan Chase / Lloyd’s = premier assureur maritime mondial ; total : + 250 banques étrangères… Parmi les autres TNCs présentes à Londres : Shell, British Petroleum, British Telecom. → LONDON STOCK EXCHANGE comme une des principales bourses au monde. On peut attendre des élèves qu’ils soient en mesure de définir la notion de BOURSE (stock market) et des notions associées (stock, share, shareholder, value, index, FTSE 100 ou footsie). On peut préciser le rôle du fuseau horaire de Greenwich ⇒ travaille 24h/24 le matin avec l’Asie et l’après-­‐midi avec l’Amérique. → Un maire spécifique pour la City avec de vrais pouvoirs politiques ; un aéroport spécifique (London City Airport construit sur les anciens bassins portuaires). −
FONCTIONS POLITIQUES :  British capital (city) ⇒ lieu d’exercice du pouvoir politique avec concentration de toutes les institutions nationales -­‐-­‐-­‐> BUCKINGHAM PALACE, siège de la monarchie / WESTMINSTER = PARLIAMENT, PRIME MINISTER’s OFFICE (10 Downing Street) & MINISTRIES. Les élèves doivent être capables d’expliquer brièvement les institutions (rôle exécutif, législatif ; House of Lords, House of Commons) // institutions politiques internationales ‚ EMBASSIES notamment dans les quartiers de Mayfair et Knightsbridge. −
FONCTIONS CULTURELLES, EDUCATIVES & TOURISTIQUES :  GRANDES INSTITUTIONS CULTURELLES dont British Museum ; on peut attendre des élèves qu’ils soient en mesure d’expliquer pourquoi c’est l’un des plus grands musées au monde (importance quantitative et qualitative de la collection ; deux ou trois exemples d’œuvres majeures). Autres exemples : National Gallery, Tate… ‚ ATOUTS TOURISTIQUES : architecture, shopping, London Eye, various museums & places to visit (Tower of London, Musée Madame Tussaud…), folklore & traditions (Buckingham, relève de la garde…), spectacles, shows, marchés (Covent Garden Market, Portbello Road, Camden Town…), nightlife, parks (Hyde Park)… -­‐-­‐-­‐> fun & entertainment. ƒ Haut LIEU DE CREATION d’hier à aujourd’hui avec exemples. „ Formations : →
UNIVERSITÉS PRESTIGIEUSES (world-­‐class universities) : London School of Economics, University College of London, King’s College, London Business School… & Cambridge & Oxford. Les élèves doivent être capables de montrer pourquoi ces universités sont parmi les meilleures au monde : infrastructures, qualifications des enseignants-­‐chercheurs, concentration des meilleurs étudiants du monde entier 3 participent du cocon intellectuel où sont formés les futurs leaders, les inventeurs ou innovateurs de demain. →
Technopoles : pôle de compétitivité -­‐-­‐-­‐-­‐> CLUSTERS. Exemple : East London Tech City (Tech City = Silicon Roundabout) entre Covent Garden et Stratford, etc. … rôle de la langue anglaise, principale langue d’usage international dans de nombreux domaines. −
POIDS ECONOMIQUE : PIB (à comparer avec le reste de l’Angleterre et d’autres métropoles internationales voire à certains pays), tertiary sector, high technology. Parallèlement ou simultanément, il s’agit maintenant de montrer que cette capacité d’attraction s’exerce de FAÇON MASSIVE à l’échelle planétaire (DIMENSION QUANTITATIVE ET SPATIALE) grâce à ses infrastructures qui connectent la ville au reste du monde, notamment les AEROPORTS (dont HEATHROW) et l’EUROSTAR (Paris-­‐Londres : 2h30 ; Paris-­‐Bruxelles : 2h). La notion d’INTERMODALITE pourra être rappelée. Deux ou trois documents judicieusement choisis peuvent permettre de la mettre en évidence : on peut penser dans une perspective comparative avec d’autres métropoles : → aux trafics des passagers (dans un tableau comparatif des plus grands aéroports ; Londres comme hub) → nombre de touristes annuel ; rivalité avec Paris et des métropoles asiatiques de plus en plus attractives. → un graphique de la composition de la population en fonction de l’origine (1/3 environ des habitants nés à l’étranger ; 200 langues parlées ; Kensington = quartier des Fr. surnommé Froggie Valley). Le cosmopolitisme de Londres comme cause et résultante de son histoire et de son attractivité actuelle, peut donner l’occasion de travaux en inter/co-­‐disciplinarité avec les collègues d’anglais ; à cet égard la récente élection de Sadiq Khan peut constituer un excellent point de départ. Synthèse. La démarche étant inductive, la séance peut se conclure sur la notion de ville globale. F LES DEFIS D’UNE VILLE GLOBALE (« CHALLENGES ») • L’envers du décor Après avoir mis en évidence l’attractivité de la ville, il s’agit de montrer, d’une certaine façon, l’envers du décor. On peut rapidement montrer, en guise d’introduction, le fossé entre le dynamisme de Londres et le reste du pays puis travailler sur les défis auxquels la ville est confrontée. Trois défis prinicpaux peuvent être identifiés. a) Défi des transports (interne et externe ; « getting to and moving around ») : coût, engorgement (M25)… b) Défi social : 35% taux de pauvreté, inégalités, fragmentation socio-­‐spatiale & ethnique, risque de gentrification ; coût de la ville -­‐-­‐-­‐> loyers & transport. On peut prendre l’exemple du quartier de Newham et comparer les statistiques au Grand Londres : § taux de chômage presque deux fois plus élevé que dans le reste de la ville ; plus de la moitié des enfants de Newham vivent dans des familles pauvres. § logements précaires ou temporaires ; nombre élevé de ménages en attente d’un logement social du fait d’une forte pression immobilière dans la capitale ; la loi autorisant la vente des logements sociaux (right-­‐to-­‐buy) contribue aussi à l’augmentation des prix. § pauvreté à mettre en lien avec l’immigration : « face pauvre de l’immigration dans une ville globale » (Manuel Appert). On soulignera le contraste avec les quartiers Ouest de la capitale (« Richistan »). 4 Cette dimension peut éventuellement déboucher, en collaboration avec le collègue d’anglais lorsque cela est possible, sur la question du modèle anglais d’intégration et du vivre-­‐ensemble (on pourra penser aux critiques que le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, a pu essuyer lors de la campagne de 2014-­‐2015 mais aussi à la question de la laïcité). Le lien évident avec la question d’histoire sur la gouvernance à travers la question nationale pourra aussi être établi voire exploité. c) Défi écologique ou environnemental : existence de parcs et de la ceinture verte créée après la Seconde Guerre mondiale (Green Belt) mais forte empreinte écologique, forte pression foncière (urban sprawl), besoins énergétiques énormes et pollution. La ceinture verte (Green belt) a pour objectif de limiter l’étalement urbain. Mise en place à Londres dès 1947 elle est constituée d’une zone moins densément bâtie où la nature (forêts et agriculture) est privilégiée. Mais dans le cas de Londres, les villes nouvelles se développent aux limites de la ceinture verte ou à l’intérieur du Grand Londres. • Démarche possible -­‐ Travail en groupes ; chaque groupe travaille sur un défi spécifique à partir d’un dossier documentaire fourni par l’enseignant ou de ressources en ligne préalablement référencés. Le travail de recherche, d’analyse et de synthèse en groupe peut prendre une demi-­‐heure environ. La restitution orale peut être suivie d’une synthèse par l’enseignant. -­‐ Travail à la maison. Possibilité de faire réaliser par les élèves un croquis des inégalités sociales à partir de séries statistiques. -­‐ Si le temps le permet et bien que non exigible à l’épreuve, cette phase pourrait donner lieu à la réalisation d’un schéma (ou de compléter un schéma précédent) afin de permettre aux élèves de mieux s’approprier l’espace étudié : o Principaux moyens de communication : aéroports (Gatwick, Luton, Heathrow), métro (Tube), M25, Eurostar (arrivée à Saint-­‐Pancras), autobus à impériale (double-­‐
decker). o Ségrégation sociale & répartition ethnique. Les croquis sont l’occasion d’introduire les différents découpages du territoire : City of London, Central London, Inner London, Outer London, Greater London, London Metropolitain Area, boroughs. A noter que la majeure partie des élèves résument Londres à ce qu’ils en connaissent en tant que touristes et adolescents : il s’agit ici de leur faire prendre conscience de la vraie emprise spatiale de la ville et l’attraction qu’elle exerce sur son hinterland. F LES POLITIQUES D’AMENAGEMENT A LONDRES (URBAN PLANNING / URBAN POLICIES) • Pour une métropole de rang mondial, le rôle des politiques d’aménagement doit permettre à la ville de conserver son rang mondial (extension de la City, organisation des Jeux Olympiques, travail sur l’image) et en même temps résoudre les défis que pose l’intégration à la mondialisation. On pourra souligner la difficulté de concilier ces deux grands objectifs (gentrification…). • Démarche possible : une étude de cas La question de l’aménagement peut être abordée à partir de projets récemment mis en œuvre par les autorités londoniennes, pour l’essentiel dans la partie-­‐est de la métropole (Docklands), correspondant aux anciens quartiers populaires et industriels (« opportunity areas ») : -­‐ Tour Shard et le quartier de Thames Gatesway. -­‐ Quartier des Jeux Olympiques (Stratford). Quartier situé à l’Est du Grand Londres ayant bénéficié d’un total remaniement à l’occasion des JO de 2012 (village olympique, stade olympique rebaptisée stade Elizabeth II, accessibilité). Ce renouvellement urbain a été mené par l’Etat et la municipalité. Cette ancienne banlieue industrielle en déclin est devenue un territoire compétitif et 5 attractif. Mais cette transformation a eu un coût social important : la métamorphose du quartier, parfois regrettée, et, surtout, l’expropriation de centaines d’habitants. Cette opération s’inscrit « dans un projet plus large entamé dans les années 2000 : le Grand Londres. « Le programme de rénovation urbaine et d’équipement est ainsi relativement conforme aux autres opérations d’aménagement menées dans le Grand Londres depuis 2000. Depuis la publication du premier London Plan en 2004, la municipalité du Grand Londres a identifié des zones à réaménager en priorité : les OPPORTUNITY AREAS. Ces espaces qui ont en commun un niveau élevé de précarité et/ou un niveau d’accessibilité important, doivent assurer (et/ou absorber) l’essentiel de la croissance de la ville durant les vingt prochaines années. Contrainte spatialement par une ceinture verte, Londres mise sur une croissance urbaine compacte, faiblement consommatrice d’espace et d’énergie. Le principe est alors de densifier ponctuellement les nœuds de réseaux de transports collectifs pour minimiser les déplacements motorisés » (Manuel Appert, "Les JO 2012 à Londres : un grand événement alibi du renouvellement urbain à l'est de la capitale", Géoconfluence). -­‐ Quartier des gares St Pancras et King Cross : les anciennes friches industrielles et les lieux malfamés (prostitution, drogue) ont donné naissance à un quartier flambant neuf, connecté et dynamique : siège du Guardian, Ecoles d'Art, gare d'arrivée de l'Eurostar, bureaux, hôtels, centres commerciaux... L’étude peut être envisagée en deux temps : 1 les objectifs, par exemple à partir des documents de promotions, d’informations y compris les sites Internet et les nombreuses vidéos disponibles sur Internet. On soulignera le glissement du centre de gravité vers l’Est du fait de la réhabilitation des anciens docks. 2 les débats et les difficultés avant, pendant et après les aménagements entrepris et la question de la gouvernance de la capitale. On notera notamment la difficulté de concilier différentes logiques : dans un contexte de concurrence entre villes mondiales, Londres cherche à attirer les investisseurs (qui financent une partie des projets urbains) et les grandes entreprises mais doit en même temps répondre aux besoins quotidiens et aux attentes d’habitants qui n’hésitent pas à s’impliquer voire à s’opposer sur les questions d'accès au logement, de transport et d’environnement (groupes de pression et résistances de type NIMBY (« Not in My Back Yard » ; « occupy »). Créée en 2000, la Greater London Authority (GLA) est composée de l'Assemblée de Londres (London Assembly) et du maire de Londres, tous deux élus au suffrage universel direct. Leur rôle est notamment d'établir une planification stratégique du développement de la capitale (Plan londonien). Si elle dispose de compétences assez larges la GLA doit composer avec les échelons municipaux inférieurs (32 boroughs et la City au statut politique bien spécifique). Les pièges à éviter: –
Peindre un tableau exhaustif des activités de commandement concentrées dans la métropole anglaise : quelques exemples librement choisis doivent suffire. –
Résumer Londres à son CBD et ses quartiers touristiques en oubliant de faire prendre conscience aux élèves du poids économique et démographique ainsi que de l’emprise spatiale de l’ensemble de l’agglomération. –
N’envisager l’étude de la ville qu’à une seule échelle et omettre de rendre compte, par un raisonnement multiscalaire, des dynamiques socio-­‐spatiales en particulier sous l’effet de la mondialisation et des politiques urbaines. –
Se noyer dans une étude chronophage de l’ensemble des défis que la ville doit relever ; on pourra approfondir un exemple et mentionner rapidement d’autres défis. 6 Ressources a) Ouvrages généraux (références françaises et anglaises) sur la mondialisation et le rôle des villes globales • L. Carroué, La Mondialisation. Genèse, acteurs et enjeux, 2009. • Bretagnolle, R. Le Goix, Métropoles et mondialisation, La Documentation photographique n°8082, 2011. • S. Sassen, L’archipel des villes globales, 2010 • Cynthia Ghorra-­‐Gobin sur les villes américaines et notamment, « Une ville mondiale est-­‐elle forcément une ville globale » ? + dans L’Atlas des villes, Le Monde-­‐La Vie, 2013 + « Métropoles, les villes de l’économie globalisée », dans Atlas des Mondialisations, 2010. • Christopher Kennedy, The Evolution of great cities. Urban wealth and Economic Growth, Toronto, 2011. • Richard Florida, Cities and the Creative Class, Oxford / New York, Routledge, 2005. b) Ressources sur Londres * Publications scientifiques Beaucoup de travaux et d’articles ont été publiés à l’occasion des Jeux Olympiques d’été de 2012. • D. Papin, M. Bailoni, Atlas de Londres, Éditions Autrement, 2012. • Série d’articles et de références sur GEOCONFLUENCES le site de l’ENS de Lyon. Taper Londres dans le moteur de recherches sur site en question : http://geoconfluences.ens-­‐lyon.fr/ • Marc Roche, « Londres : les métamorphoses d'une capitale ». Article disponible sur le site du quotidien Le Monde. • GEOCARREFOUR en ligne (utiliser le moteur de recherche) − « Londres : métropole globale / London, a global metropolis? ». Article de Manuel Appert 2008 mais statistiques un peu datées. − « Métropolisation, mobilités quotidiennes et forme urbaine : le cas de Londres / Metropolitan development, daily mobility and urban form: the case of London ». Article de Manuel Appert en 2004. − "Le partenariat public-­‐privé et la régénération urbaine. L’exemple des Docklands / Public-­‐
private partnerships and urban regeneration. The example of the Docklands" par Perrine Michon, 2008 − « Mutations et inerties spatiales dans le Royaume-­‐Uni d'aujourd'hui / Spatial dynamics and globalisation in the contemporary United Kingdom » de Manuel Appert et John Tuppe. − “London and the English Desert. The grain of truth in a stereotype”. Ecrit par Danny Dorling en 2008. • METROPOLITIQUES en ligne (http://www.metropolitiques.eu) − « Skyline policy: the Shard and London’s high-­‐rise debate» by Manuel Appert & translated by Oliver Waine. Décembre 2011. − « La tour Orbit à Londres, faire-­‐valoir des Jeux ? », Manuel Appert, septembre 2012 − « Professionalisation, gentrification and welfare reform: 20 years of socio-­‐spatial change in London ». Interview with Chris Hamnett. By Manuel Appert & Anaïs Collet & Chris Hamnett • LES CAFES GEOGRAPHIQUES en ligne (http://cafe-­‐geo.net/). Utiliser le moteur de recherche. − « Londres 2012 : 100 mètres ou course de fond ? » par Manuel Appert, 2008 − « Quoi de neuf à Londres ? » avec Claude Moindrot et Emmanuel Vire, 2000 − « Londres, ville globale, métropole européenne, capitale britannique, au cœur des projets de renaissance urbaine et de ses limites ». Synthèse de la contribution dans le cadre des Géo’rizons. Bibliographie très détaillée à la fin de l’article. 7 −
•
« Week-­‐end à Londres : la renaissance urbaine et ses limites » par Delphine Papin et Pauline Saurei, Des voyages, compte-­‐rendu du voyage des Cafés géographiques des 19 et 20 septembre 2009, par Michel Giraud. A paraître : Histoire-­‐Géographie -­‐ Terminales sections européennes -­‐ 32 fiches pour réussir -­‐ cours, méthode, sujets corrigés. Freycenet Éric. Editions Ellipses. Collection : Hors collection. D’après le sommaire, un chapitre est consacré à Londres : « Londres, une ville mondiale » * Reportages & documentaires : très nombreux et facilement accessibles en ligne • Le Dessous des cartes. Londres. Réalisé en 2008 donc avant les Jeux Olympiques. Disponible sur Youtube. • Deux reportages Echappées belles : « Londres » & « Une nuit à Londres ». Disponibles sur Youtube. • Travel Documentary. “London, The Most Glamorous City in the World”. • “Report on London's slums”, ITV news, 2012 • “Mind the Gap: London vs the rest”, Evan Davis, BBC. 2014 • Stephen Fry's Key to the City -­‐ Exploring the Mysteries of the City of London. Stephen Fry est un comédien, écrivain et présentateur britannique. • Andrew Marr's Megacities. Episode 1: living in the city. Episode 2: On the edge. Episode 3: Sustaining the City. • National Geographic documentary: megacities – London. • Londres, capitale des ultra-­‐riches, France 24 • The Secret History Of Our Streets -­‐ Portland Rd (BBC Four 2013) • Sur L’Histoire de la ville − The History of London audiobook by Walter Besant (1836-­‐1901). − Tower Bridge London ~ History Of London Bridge − World of Mysteries -­‐ Hidden City of London • Peter Ackroyd's London (BBC Documentary) − Episode 1: Fire and Destiny -­‐ − Episode 2: The Crowd • Sur les infrastrctures : – Tube : London Underground Full Documentary – Aéroports : The World's Busiest Airports Heathrow Airport London / Britain s Busiest Airport Heathrow B) Ressources pédagogiques 1) Références pédagogiques − Programmes Officiels de Terminale disponibles sur Eduscol. − Sites académiques avec propositions pédagogiques → Académie de Potiers. Proposition d’activités en trois temps :  Londres au Moyen Age ‚ Londres aujourd’hui : une grande ville "verte" ? ƒ Londres 2012 -­‐ le chantier des JO. Références bibliographiques. → Académie de Guyane. Proposition très complète en français pour une séance en TL/TES. On peut s’en inspirer très largement (documents et démarche) pour bâtir sa séquence en section européenne. Corinne Mathieu du lycée Lumina Sophie de Saint Lauren. → Académie de Paris. Proposition de Samuel Coulon. Etude de cas sur Londres en seconde pour le thème « Aménager la ville ; villes et développement durable ». − Dossier académique sous la direction de M. Wytteman. − Manuels scolaires ayant spécifiquement développé un dossier sur Londres. 8 2) Sites officiels utiles pour les statistiques – Informations sur le site officiel du Grand Londres : http://www.london.gov.uk/ – Site des JO toujours actif : http://www.london2012.com/fr/ – Site du nouveau gratte-­‐ciel en construction témoignant de la course à la verticalité des métropoles. http://www.londonbridgequarter.com/theshard/overview – Site pour les touristes : http://www.visitlondon.com – Britain Express. Site pour explorer l’histoire et la patrimoine anglais en général, londonien en particulier : www.britainexpress.com – Outre les journaux et médias classiques : → http://www.citymetric.com/, site de sensibilité de gauche (New Statesman magazine) traitant des questions d’urbanisme, d’aménagement urbain et de vie urbaine. → Londonmapper. A social atlas of London. http://www.londonmapper.org.uk/ 3) Vidéos − Extraits des vidéos référencées ci-­‐dessous. − Sur le site de la BBC, voir la section consacrée à Londres : BBC London News. − Chaînes de télévision : BBC, Skynews. 4) Outils de recherche en ligne − Guide touristiques dont Rough Guide, Lonely Planet. − Google Maps et google Street View. Collaboration avec le professeur de langue Les collègues de langues peuvent aborder Londres essentiellement dans le cadre de deux thèmes : 1 « l’idée de progrès » 2 « espaces et échanges » The Idea of Progress
Spaces and exchanges
Londres : berceau de la culture musicale entre autres. * 1950s-­‐60s. Naissance du Rock, the Beatles, the swinging 60's...(+ fashion) *1980s: le mouvement Punk. (en opposition aux années Thatcher). Londres : entre modernisme et traditions * Famille royale : Elizabeth II vs William and Kate * L'architecture : l'hôtel de ville vs les maisons de l'ère victorienne. * Daily life: les cabines traditionnelles vs le téléphone mobile. Londres : le multiculturalisme * Les différentes vagues d'immigrations qui ont conduit Londres à devenir si multiculturelle et presque à en redessiner la carte avec ses nombreux quartiers et leurs attraits culturels. * Différents quartiers = différentes identités. Londres : une ville plus ou moins accessible ? * Plus accessible : le Shuttle, le tunnel sous la Manche. * Moins accessible : paiement pour circuler à Londres en voiture (congestion charge). Exemples de sujets. Pour l’oral spécifique de baccalauréat, les sujets proposés pourront peut donner lieu à plusieurs types de consignes telles que : -­‐ What makes London a global city? -­‐ What challenges does London face as a global city? -­‐ Urban planning in London: objectives and obstacles. Auteur : Michaël LIONNE, lycée Pierre Forest, Maubeuge Avec la participation d’Elisabeth JEAN, professeur d’anglais 9 Baccalauréat – D.N.L. – Epreuve spécifique Histoire-­‐Géographie-­‐anglais. Sujet zéro World cities Comment on the following two sources Guideline What makes London a global city? Source 1
Source : https://www.london.gov.uk. Screenshot 28 Jan. 2016 Source 2
China Capital Flows Into Tech City London
JAN 24, 2016 @ 12:15 AM. Extracts
[…] It’s a sign of the times, as China capital increasingly goes outward, and to leading hubs
such as London.
Fintech* startups** are viewed as one key sector [….] by business leaders at a Hong KongLondon tech forum held at Cyberport. These two cities are each vying to be world-leading hubs for
fintech upstarts, one of the hottest areas of technology innovation today. […]
If there is any doubt that London is emerging as the top tech hub of Europe (Berlin is a
contender too), […] consider this: London accounts for 65% of the record $3.6 billion venture capital
investment in the U.K. during 2015. Notably, fintech startups took in about half that capital.
London has become the most popular European city for Chinese foreign direct investment as
well. It’s a base for Alibaba, Huawei, Cheetah Mobile and gaming company Rekoo. London has seen
a surge of Chinese companies setting up operations in the city: 28 over the last nine months, and
maybe as many as 40 by the end of this March.
You can bet that the London tech networking scene is vibrant too. Several initiatives such as
Tech London Advocates, the development of Here East tech district at the site of the former Olympic
Games […]
* Fintech: financial technology i.e. line of business based on using software to provide financial services. ** Startups: young high-­‐tech companies From www.forbes.com/ 10 Baccalauréat – D.N.L. – Epreuve spécifique Histoire-­‐Géographie-­‐anglais. Sujet zéro World cities Comment on the following two sources Guideline What challenges does London face as a global city? Source 1
London's buses: the problem of overcrowding is only going to get worse
By Val Shawcross is chair of the London Assembly's transport committee
Buses in London are frequently overcrowded and the situation will become worse in future. Photograph: Felix Clay
London's iconic red buses rack up an incredible 6m passenger journeys every day, but with the
population expected to hit 9.3 billion by 2022, overcrowding is becoming the norm for London's hardpressed bus commuters. […] Over the past 10 years, London's population grew by 80,000 a year and
the number of bus kilometres by 109m. But over the coming decade, the population is forecast to grow
by 100,000 a year while bus kilometres covered will increase by just 20m. This means more
overcrowding on buses, and more people left behind at bus stops. […] Unlike the rest of England,
London's buses are regulated. This means that London's mayor has a lot more control over buses than
other local authorities. The problem is that TfL doesn't seem to do the same sort of routine forward
planning for passenger demand that you see from London Underground and the railways. Improved
bus service planning alone will not meet the challenge of rising demand. Adequate funding is essential
and – while use of the bus subsidy dominates the debate about funding – it is easy to forget that in
terms of total expenditure buses are just as cost effective as the tube. In fact, the high numbers of
concessionary fares on the buses underline quite how important it is for much of the community. The
mayor should look at introducing a wider range of fares and tickets including part-time travel cards
and 'one hour' bus tickets to help spread demand further across the day. Road congestion also needs to
be tackled, including more bus priority measures and work to deal with traffic pinch points. There
should be better consultation with passengers and local councils and an improvement in certain bus
routes, like those that serve hospitals. Modernising the bus fleet is important to cut down on harmful
emissions. We are calling on the mayor and TfL to publish the schedule for rolling-out more
environmentally friendly vehicles, including electric buses, to help address the capital's poor air
quality.
www.theguardian.com/ - Thursday 31 October 2013
Source 2
Households in London
Social Housing and the Shard
http://www.citymetric.com/ -­‐ May 2015
11 Baccalauréat – D.N.L. – Epreuve spécifique Histoire-­‐Géographie-­‐anglais. Sujet zéro World cities Comment on the following two sources Guideline Urban planning in London: objectives and obstacles Source 1
The Shard is the perfect metaphor for modern London Aditya Chakrabortty (senior economics commentator for The Guardian) Monday 25 June 2012 19.59 BST Expensive, off-­‐limits and owned by foreign investors – the Shard extends the ways in which London is becoming more unequal Next Thursday, a giant metaphor will be launched in London. The prime minister of Qatar will fly over especially; his supporting act will be Prince Andrew. […]The skyscraper both encapsulates and extends the ways in which London is becoming more unequal and dangerously dependent on hot money. Consider again the story of the Shard. This is a high-­‐rise that has been imposed on London Bridge despite protests from residents, conservation groups and a warning from Unesco that it may compromise the world-­‐heritage status of the nearby Tower of London. What's more, its owners and occupiers will have very little to do with the area, which for all its centrality is also home to some of the worst deprivation and unemployment in the entire city. The building is 95% owned by the government of Qatar and its developer, Irvine Sellar, talks of it as a "virtual town", comprising a five-­‐
star hotel and Michelin-­‐starred restaurants. It will also have 10 flats that are on sale for between £30m to £50m, and from where on a clear day it will be easier to gaze out on to the North Sea, 44 miles away, than at the beetle-­‐sized locals 65 floors down below. "We won't really market these apartments," the PR man cheerily told me. "At this level of the market, there are probably only 25 to 50 possible buyers in the world. The agents will simply phone them up." Source 2
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http://www.the-­‐shard.com. Screenshot. Thursday 28 2016 12 Baccalauréat – D.N.L. – Epreuve spécifique Histoire-­‐Géographie-­‐anglais. Sujet zéro World cities Comment on the following two sources Guideline Urban planning in London: objectives and obstacles Source 1
Source 2
The Olympics-­‐led “regeneration” of Stratford was one of the biggest development projects London has seen. If you live or work in the area, how have you experienced the transformations? What have been the positive and negative impacts of the Games? Share your pictures and stories and we’ll feature a selection on Guardian Cities. Ruth Kosminsky. Since the regeneration of East London. There has been a lot of hype about how fantastic the area is to live in. This is mostly from professional people who have "just discovered" that the East End is not the dump that they thought it was. House prices have become very silly to put it mildly. If you are on a low income then you won't stand a chance of buying your own home. Today I can buy a cap chino for £5. This is E17 not Park Lane. Under all the hype there are still very real social problems that were here before the regeneration and still remain today. I feel are deliberately being swept under the carpet. Anonymous contributor. I'm conflicted about the legacy of the London 2012 Olympic Games. while I remain rather cynical about the housing delivered following the games (the East Village's gulag-­‐like 'affordable'apartments at £400 a week for a pokey one-­‐bed flat) as a public space is a real winner.home to several successful festivals already, the Queen Elizabeth Olympic Park is thronged with people every weekend. It's adored by locals and visitors alike. Londoners. www.witness.theguardian.com – Thursday 28th Jan. 2016 13