L`ÉVÉNEMENT - IC Publications Newsletters

Transcription

L`ÉVÉNEMENT - IC Publications Newsletters
N
NEWSLETTER
RÉGIONAL p. 1
• Les grands projets de coopération Côte
d’Ivoire/Burkina Faso
INTERNATIONAL
AFRIQUE
p. 2
• Accor accélère son développement en
Afrique
AFRIQUE DU NORD
ALGÉRIE
p. 2
• Mise en production du gisement de
Menzel Ledjmet Est
MAROC
p. 3
• Construction du plus grand parc éolien
d’Afrique avec GDF SUEZ
TUNISIE
p. 5
• Contrat pour les deux premières lignes
du Réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis
AFRIQUE DE L’OUEST
BURKINA FASO
p. 5
• Projet immobilier de 175 milliards de
F.CFA à Ouaga 2000
CÔTE D’IVOIRE
p. 6
• Projet de transport urbain ferré à Abidjan
avec trois groupes français
MALI
p. 8
• Reprise progressive de l’aide au
développement européenne
MAURITANIE
p. 8
• Prochaine pose des tuyaux du
Trans-saharian Gas Pipeline (TSGP)
NIGERIA
p. 9
• Construction d’une usine d’engrais de
1,4 million de tonnes/an
SÉNÉGAL
p. 9
• Développement des infrastructures
touristiques
AFRIQUE CENTRALE
RÉGIONAL
p. 10
• Projet d’aménagement du tronçon
routier Mintom-Biessi
CAMEROUN
p. 10
• Les études de gestion des eaux dans
l’extrême-nord confiées au Russe ZVS
CONGO
p. 11
• Attribution de huit permis miniers
AFRIQUE DE L’EST
ET AUSTRALE
RÉGIONAL
LES GRANDS PROJETS DE COOPÉRATION
CÔTE D’IVOIRE/BURKINA FASO
Dans le cadre des préparatifs de la 3e Conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération
Côte d’Ivoire-Burkina Faso, prévue à Abidjan au 1er trimestre 2013, Luc Adolphe Tiao, Premier
ministre du Burkina Faso, a effectué mi-février une visite d’amitié et de travail en Côte d’Ivoire.
Les participants ont pris note de la bonne collaboration entre les administrations frontalières et de
la finalisation du projet d’accord portant création d’un cadre de coopération tripartite en faveur
du développement des villes/régions frontalières de Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso (SKBO ou
Sikobo), en vue de sa signature au 1er trimestre 2013, par le Burkina Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire,
préalable à la requête de financement de ce projet intégrateur auprès de la Cedeao.
Concernant la matérialisation des frontières, les deux délégations se sont accordées sur
la formulation d’une demande conjointe de financement.
S’agissant de la construction du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Léraba, il a été convenu qu’une
requête conjointe de financement soit soumise à l’Uemoa pour sa réalisation, en tirant
les leçons de l’expérience du PCJ de Cinkansé pour la réussite du projet.
Concernant le projet d’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, les deux délégations ont pris note des
avancées dans les études de faisabilité au niveau de chaque pays.
Pour des raisons d’efficacité et de réduction de coûts, elles ont convenu de considérer ce tronçon
comme un projet unique et d’adopter une approche commune dans la réalisation des études
techniques et dans la recherche de financement.
Les deux délégations ont noté la disponibilité de certains partenaires à accompagner le financement
de ce projet et adopté la démarche de l’inscrire comme projet communautaire de la Cedeao.
En ce qui concerne la réhabilitation, le renforcement et le revêtement des tronçons existants,
les deux délégations se sont félicitées des efforts en cours pour rendre l’axe Abidjan-Ouagadougou
plus praticable et des initiatives prises par chacun des deux États pour améliorer les axes routiers
inter-États dans les régions frontalières communes.
Concernant la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son extension jusqu’à
Tambao, la réunion a noté avec satisfaction l’évolution de ce dossier dont le démarrage des travaux
est prévu en 2013. Elle a relevé la décision du Conseil de l’Entente d’inscrire le projet d’extension
ferroviaire jusqu’à Niamey au titre du projet intégrateur de la Boucle ferroviaire (AbidjanOuagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé-Abidjan).
Les deux délégations ont toutefois précisé que, dans le cadre de leurs relations bilatérales,
la priorité soit accordée à l’axe Abidjan-Ouagadougou-Tambao.
Dans le cadre de la fourniture de l’électricité par la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, les deux
délégations se sont félicitées de l’approvisionnement régulier à hauteur de 50 MW du réseau
burkinabè, fruit d’une excellente collaboration entre les compagnies d’électricité des deux pays.
Toutefois, le besoin de porter cet approvisionnement à 70 MW a été exprimé.
La réunion a noté les efforts de la Côte d’Ivoire pour renforcer ses capacités de production et de
transport d’électricité.
Les deux délégations ont pris note du projet d’électrification de localités par lignes électriques
frontalières, élaboré conjointement, et ont convenu d’en accélérer la mise en œuvre.
Concernant le transport des produits pétroliers, les délégations ont noté l’avancement du projet de
construction du pipeline Abidjan-Ouagadougou, dont la première tranche Abidjan-Bouaké est achevée.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
African BUSINESS Newsletter - Parution bimensuelle
p. 12
• Développement de la géothermie dans
la vallée du Rift
OUGANDA
RÉG IONAL
L’ÉVÉNEMENT
sommaire
55e ANNÉE • n° 2370 • DU 25/02/2013
p. 12
• Achèvement du projet de Système
d’information foncier (SIF)
609 Bât. A, 77 RUE BAYEN, 75 017 PARIS
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Reproduction interdite 2013 © IC PUBLICATIONS
Autres publications du groupe en français :
Le Magazine de l’Afrique
Femme Africaine
African Business
African Banker |1
international
n Accor accélère son développement en Afrique avec l’objectif d’ouvrir 5 000 chambres supplémentaires d’ici à 2016, a annoncé début février
le groupe français, premier opérateur hôtelier sur le continent avec 17 000 chambres (116 hôtels) dans 18 pays.
L’Afrique subsaharienne, où Accor compte 54 hôtels, de l’économique au haut de gamme, dans 14 pays, constitue un enjeu majeur pour le Groupe. L’objectif est
d’y ouvrir 35 hôtels d’ici à 2020, indiquait Accor à l’occasion de l’inauguration de l’ibis Dakar.
La croissance économique et l’urbanisation des grandes villes, conjuguées à une demande toujours plus importante pour le secteur de l’hôtellerie, représentent
une opportunité pour le Groupe qui entend se développer principalement avec les marques économiques et milieux de gamme : ibis et Novotel. Accor se
développera également avec les marques Mercure et Pullman par opportunité dans les villes les plus importantes. Le développement portera sur
la densification du réseau dans les pays existants et l’ouverture de nouveaux pays.
La prochaine ouverture prévue en Afrique subsaharienne est l’ibis Lagos Ikeja au Nigeria, au printemps 2013.
AFRIQUE DU NORD
ALGÉRIE
Mise en production du gisement de Menzel Ledjmet Est
Sonatrach, en association avec Eni (Italie), a mis en production
fin janvier le gisement de gaz humide Menzel Ledjmet Est (MLE),
situé dans le périmètre Ledjmet dans le bassin de Berkine (Bloc
405b) à environ 220 km au Sud-Est de Hassi Messaoud.
Le périmètre comprend deux gisements ; un gisement de gaz
humide, MLE, et un gisement d’huile et de gaz Central Area Field
Complex (CAFC).
Le contrat de type partage de production, relatif à la recherche,
l’appréciation et l’exploitation des hydrocarbures est entré en
vigueur fin décembre 2001. Sa durée est de 25 ans pour l’huile et
de 30 ans pour le gaz.
Les capacités installées de MLE assurent la production et le
traitement du gaz humide permettant, ainsi, de disposer de
9 millions m3/jour de gaz commercial (soit 3 milliards m3/an),
de12 000 barils/jour de GPL, de 10 000 barils/jour de condensat
et de 5 000 barils/jour d’huile. L’investissement réalisé s’élève à
près de 2 milliards $.
MLE est le troisième plus important projet d’hydrocarbures en
Algérie, après Hassi Messaoud et El Merk, un autre gisement du
bassin de Berkine, développé par Sonatrach en partenariat avec
l’Américain Anadarko.
« Menzel Ledjmet représente aussi un point de relance de
notre industrie gazière », souligne Smaïl Bellala, directeur de
l’association Sonatrach-Eni. Depuis la mise en production de
Tiguentourine (In Amenas à Illizi) en 2006 (9 milliards m3/an, à
l’arrêt depuis l’attaque terroriste de mi-janvier 2013), aucune capacité de production de gaz nouvelle n’est venue s’ajouter à celles
existantes.
Cancor proche de son premier forage aurifère
La compagnie canadienne Mines Cancor a présenté en décembre
une mise à jour sur ses travaux d’exploration aurifère en Algérie.
Cancor a terminé tous les préparatifs nécessaires pour accomplir son programme d’exploration et est en attente d’une autorisation des autorités locales pour installer la base vie et commencer
le forage. Conséquence de la situation au nord du Mali, tous les
déplacements sont surveillés dans cette partie du pays et toutes les
compagnies d’exploration sont tenues de demander une autorisation des autorités locales pour l’installation d’un camp.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
ALGÉRIE
AFRICAN BUSINESS
n « Le vaste programme de développement du chemin
de fer constitue un champ attractif important pour les entreprises
étrangères désireuses de s’investir dans un véritable partenariat,
avec leur expérience et leur technologie dans les domaines de
la télécommunication et de la signalisation», a déclaré début février à
Alger le ministre des Transports, Amar Tou, en recevant l’ambassadeur
du Canada à Alger, Geneviève Desrivieres, et le P-DG du groupe SNC
Lavalin, Robert G. Bob Card.
Le volume initial de forage prévu est de 5 000 m. Une vingtaine de
cibles aurifères très potentielles ont été retenues pour ce premier
programme sur le projet Nord Tirek. Dans une deuxième phase du
programme, la foreuse importée de Turquie sera déplacée au site
d’In Ouzzal Nord pour forer 2 000 m additionnels.
Mines Cancor détient 100 % dans quatre propriétés
en Algérie qui ont un potentiel aurifère : les permis d’exploration
de Tan Chaffao Ouest, In Ouzzal Nord, Nord Tirek et Tan Chaffao
Est.
ALGÉRIE
n La réalisation à Oran d’une gare routière multimodale,
« la première du genre en Afrique », est en préparation, a
annoncé fin janvier le directeur de wilaya des Transports, Khaled Talha.
Prévue à Sidi Maarouf, près de la station terminale du tramway, cette
infrastructure sera dotée d’une capacité d’accueil de 100 millions de
voyageurs par an, sur une superficie globale de 6 hectares,
Trait d’union entre différents modes de transport (tramway, transport
routier, réseau ferroviaire), elle comprend des espaces de loisirs et
diverses commodités.
L’étude de faisabilité technique du projet, dont le coût est évalué à
8 milliards DA (environ 80 millions e), a été entreprise par un bureau
étranger et devrait être réceptionnée en avril prochain.
La wilaya d’Oran bénéficiera, à terme, de deux autres gares routières
multimodales au terminus du tramway à Hai Benarba (ouest) et dans
la localité de Belgaid (est).
NEWSLETTER
Évoquant les acquisitions prochaines de wagons-couchettes, de
locomotives et de 17 autorails longue distance, le ministre a souligné
la nécessité de « veiller à l’exigence de la maintenance de ces moyens
importants » pour le développement du trafic ferroviaire, le réseau
national devant atteindre à l’horizon 2016 près de 12 000 km.
2|
| N° 2 370 | DU 25/02/2013
AFRIQUE du nord
ALGÉRIE
ALGÉRIE
n La mise en exploitation
commerciale du tramway d’Oran
entraîne la création de 630 postes d’emploi, a
indiqué fin janvier le directeur général de
la Société d’exploitation des tramways (Setram),
Montassar Draief ; un programme de formation
a été élaboré depuis novembre dernier.
La réception provisoire du tramway d’Oran,
qui est entré en phase d’expérimentation,
est prévue début mars, et l’exploitation
commerciale le 1er mai prochain.
Le tracé du tramway s’étend, non compris
les nouvelles lignes du projet d’extension, sur
18,7 km et compte 32 stations. Trois extensions
sont prévues côté ouest vers haï Benarba, côté
sud vers l’aéroport international Ahmed Ben
Bella, et côté est vers le nouveau pôle
universitaire de Belgaïs. Les études sont en cours.
La Setram est détenue à 51 % par l’Entreprise
du métro d’Alger (EMA) et l’Établissement
public du transport urbain et suburbain d’Alger
(Etusa), et à 49 % par RATP Dev.
La Setram assure l’exploitation de la première
ligne du tramway d’Alger, prenant le relais
de l’Etusa qui s’était vu confier de manière
temporaire l’exploitation du premier segment de
la ligne, inauguré début mai 2011. L’ouverture
du second tronçon a été faite mi-juin 2012,
et un troisième tronçon devrait être mis
en service à l’horizon 2014. À terme, cette
première ligne de 23 km devrait transporter
quelques 185 000 voyageurs chaque jour.
En plus du tramway, la Setram sera chargée
de l’exploitation et de la maintenance des
tramways d’Oran et de Constantine, ce dernier
devant être mis en service en juin 2013.
n « Les travaux d’aménagement de l’oued El-Harrach sont déjà entamés sur le terrain
par le groupe sud-coréen Daewoo, en partenariat avec le groupe public algérien Cosider », a indiqué
fin janvier le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, en présence du chef de la délégation de
l’Union européenne à Alger, Marek Skolil.
« Ce projet vise la dépollution l’oued El-Harrach sur une distance de 18 km, soit de l’embouchure de
la mer (Alger) jusqu’à presque Hammam Melouane, et à le rendre navigable sur une longueur de 5 km »,
avec un délai de réalisation de 40 mois.
n L’assemblée constitutive de
la société « Renault Algérie
Production » s’est tenue fin janvier à Rouiba
en présence des trois actionnaires : la Société
nationale des véhicules industriels (SNVI),
le Fonds national d’investissement et Renault.
Renault a signé mi-décembre un accord pour
implanter une usine de montage (1 milliard e)
près d’Oran. Détenue à 51 % par les deux
organismes publics algériens et 49 % par
le constructeur français, elle disposera à
partir de 2014 d’une capacité de production
initiale de 25 000 véhicules par an, susceptible
d’atteindre 75 000 unités. L’usine produira des
Renault Symbol, une dérivée de la Logan de
deuxième génération.
n Les capacités nationales de
production d’électricité « seront
augmentées de 2 500 MW d’ici
à l’été prochain », a indiqué début
février le ministre de l’Énergie et des mines,
Youcef Yousfi ; 6 000 nouveaux postes
transformateurs sont en cours de réalisation
et devront être réceptionnés « avant l’été
prochain ». L’objectif est « d’atténuer le
phénomène des coupures électriques durant
les pics de consommation en saison estivale ».
ÉGYPTE
n La construction de ports passagers est soutenue à hauteur de 85 millions de livres
égyptiennes (9,4 millions e) par le gouvernement.
Cette somme débloquée par le Fonds de soutien maritime permettra la construction
de ces infrastructures portuaires à Safaga, Hurghada et Nuweiba. Ces ports seront opérationnels d’ici
trois mois.
MAROC
Construction du plus grand parc éolien d’Afrique avec GDF SUEZ
GDF SUEZ a annoncé début février la
construction du parc éolien de Tarfaya,
d’une puissance de 300 MW. Ce projet, le
plus vaste dans l’éolien en Afrique, est développé dans le cadre d’un partenariat avec
la société énergétique marocaine Nareva
Holding.
Tarfaya, qui se situe dans le désert côtier
au Sud du Maroc, bénéficie de conditions de
vent optimales. Lorsqu’il sera entièrement
opérationnel, ce projet de 300 MW devrait
atteindre un taux d’utilisation élevé de
45 %, ce qui en fera une source d’énergie
renouvelable compétitive qui permettra
d’éviter l’émission de 900 000 tonnes de CO2
par an. Ce parc représentera environ 40 %
de la capacité éolienne totale du pays lors de
sa mise en service commerciale.
Le closing financier du projet de Tarfaya
a été effectué le 26 décembre 2012. Le
projet sera financé en associant fonds
propres et endettement local. Les fonds
propres seront partagés 50/50 entre GDF
SUEZ et Nareva. Le financement par la dette
à hauteur de 4 milliards Dh (360 millions €)
sera apporté par un consortium de trois
banques marocaines : Attijariwafa bank,
la Banque centrale populaire et la Banque
marocaine du commerce extérieur (BMCE).
Selon Gérard Mestrallet, P-DG de GDF
SUEZ, « le projet de Tarfaya va quasiment
doubler la capacité éolienne du pays. Plus
grand parc éolien jamais construit par
GDF SUEZ, il atteste de notre engagement
à investir dans les énergies renouvelables et
à fournir des infrastructures énergétiques
indispensables à l’Afrique ».
Le parc de Tarfaya a fait l’objet d’un
contrat d’achat d’électricité de 20 ans avec
l’Office national de l’électricité et de l’eau
potable (ONEE), sur une base BOOT (Build,
Own, Operate and Transfer). Sa mise en
service complète est prévue fin 2014.
Tarfaya marque un tournant décisif dans
la stratégie énergétique du Maroc, qui vise
un objectif de 42 % de capacités électriques
installées fonctionnant à partir de sources
renouvelables d’ici à 2020.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
MAROC
n Une convention de partenariat stratégique entre Royal Air Maroc et Servair
a été conclue mi-février à Casablanca, pour l’exploitation de l’activité du catering aérien ; Servair,
troisième opérateur mondial de la restauration et des métiers de la logistique du transport aérien,
acquiert 40 % du capital d’Atlas Catering Airlines Services (ACAS), jusque-là filiale à 100 % de
la compagnie nationale marocaine.
Employant 750 personnes, ACAS, qui s’appellera désormais Atlas Servair, détient trois unités basées
à Casablanca, Marrakech et Agadir pour une capacité de production de 35 000 plateaux repas par jour
destinée à une vingtaine de compagnies aériennes dont Royal Air Maroc.
Les sept grands acteurs du secteur du catering aérien à l’échelle mondiale ont participé à l’appel à
la concurrence engagé en juin, à l’issue duquel l’offre de Servair a été retenue.
|3
AFRIQUE du nord
MAROC
MAROC
Inauguration de la première tranche du projet de relogement de Zenata
La première tranche du projet de
relogement des habitants des bidonvilles
de la ville nouvelle de Zenata a été inaugurée fin janvier par le roi Mohammed
VI à la commune urbaine d’Ain Harrouda
(préfecture de Mohammedia).
Cette première tranche, qui porte
sur la réalisation de 4 079 unités de logement (dont 2 569 logements sociaux) sur
une superficie de 34 hectares pour un
coût global de 1,4 milliard Dh (environ
126 millions €) s’inscrit dans le cadre du
programme « Villes sans bidonvilles ».
Lancé fin avril 2010 et prévu en trois
tranches pour un investissement total
de 3,3 milliards Dh (297 millions €), le
projet de relogement de Zenata porte
sur la réalisation de 10 000 logements,
dont 7 000 à caractère social. La première
tranche verra 2 040 logements sociaux
livrés en 2013 et 529 en 2014. La deuxième
tranche concerne 3121 logements
pour une enveloppe de 1 milliard Dh
(90 millions €), et la troisième de 2 800
logements pour un coût de 900 millions Dh
(81 millions €).
La première tranche comprend également la construction d’un établissement
scolaire, d’un terrain omnisports, d’un
centre de santé et d’une mosquée, et l’aménagement d’espaces verts.
Situé entre Casablanca et Mohammedia sur une superficie de 1 830 ha, la
nouvelle ville de Zenata contribuera à
alléger la pression sur les deux villes en
matière démographique et foncière. Ce
projet, porté par la Société d’aménagement Zenata, permettra à terme d’accueillir 300 000 habitants, de créer près de
60 000 emplois et de réduire le déficit en
logements, particulièrement deux destinés
aux classes moyennes, conformément aux
dispositions du schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca.
Selon le gouverneur directeur général
de l’Agence urbaine de Casablanca, Mohamed Aouzai, le projet de pôle urbain de
Zenata comprend trois axes principaux : le
premier, à caractère touristique, s’étend le
long de la côte Mohammedia-Dar Bouazza ;
le deuxième est dédié aux services (pôle
financier d’Anfa et aéroport de Nouaceur) ; et le troisième s’articule autour
de l’industrie et la logistique (depuis la
ville de Mohammedia jusqu’à l’aéroport
Mohammed V en passant par Tit Mellil).
Accord CDG/Al Taameer (Koweït) pour des projets immobiliers
et touristiques
Najeeb AlBUSINESS
Saleh, vice-président de
AFRICAN
la société koweïtienne Al Taameer Real
Estate Investment Company (Al Taameer),
et Anass Houir Alami, directeur général
de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG),
ont procédé fin janvier à la signature d’un
mémorandum d’entente entre les deux
groupes.
En 2007, la CDG avait signé un accord
de partenariat avec la maison mère d’Al
Taameer, la société koweïtienne immobilière Al Massaleh, acteur du marché de l’immobilier dans les pays du Golfe. À travers
cet accord, les deux groupes ont manifesté
leur volonté commune de collaborer dans
les métiers de l’immobilier et du tourisme.
Ce mémorandum d’entente vient ainsi
définir les modalités de mise en œuvre de
ce partenariat, qui sera concrétisé à travers
Al Taameer, la filiale du groupe Al Massaleh
opérant principalement dans le tourisme et
l’hôtellerie.
Al Taameer est déjà présent dans le
secteur de l’hôtellerie au Maroc, à travers
l’enseigne Ramada. Le groupe détient
actuellement trois actifs : l’hôtel Ramada
Fès (opérationnel), le Ramada Encore
à Tanger (ouverture prochaine), ainsi
qu’une parcelle de terrain à Agadir destinée à accueillir un hôtel Ramada Encore.
Par ailleurs, le groupe a procédé en octobre
2012 à l’acquisition d’une parcelle de
terrain à Tanger, sur laquelle sera développé un projet multifonctionnel, qui
comprendra un hôtel, un espace commercial, ainsi que des villas et appartements.
Al Taameer souhaite, à travers ce
mémorandum d’entente, s’investir dans
la conception, la gestion et la commercialisation de projets immobiliers (y compris
le résidentiel), dans la construction d’hôtels et projets touristiques, mais également dans le développement de centres
commerciaux.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
4|
n La convention de concession du
terminal à conteneurs 3 (TC3) du
port de Casablanca, dont la mise en
service est prévue en août 2015, a été signée
début février entre Marsa Maroc et l’Agence
nationale des ports (ANP).
Après la désignation de Marsa Maroc,
mi-décembre 2012, en tant qu’attributaire
provisoire du TC3, la signature de la convention
de concession marque la conclusion définitive
du processus d’attribution du terminal.
Aux termes de cette convention d’une durée
de 30 ans, Marsa Maroc s’engage à mettre
en place l’ensemble des superstructures,
des équipements et des moyens humains
nécessaires au bon fonctionnement du TC3,
pour un investissement de 850 millions Dh
environ soit quelque 76,5 millions e.
n Une convention portant
affectation de 400 millions $,
première tranche d’un don accordé par
l’Arabie saoudite pour financer des projets
de développement au Royaume, a été signée
mi-février à Riyad entre le ministère de
l’Économie et des finances et le Fonds saoudien
pour le développement (FSD).
Ce montant s’inscrit dans un don global de
1,25 milliard $ que l’Arabie saoudite a promis
au Maroc et servira à financer des projets de
développement réalisés dans le cadre de l’INDH,
dans des secteurs vitaux comme l’agriculture,
l’enseignement, la santé et le logement.
n La réalisation de projets en
matière d’hydroélectricité et d’eau
potable est soutenue par la Banque islamique
pour le développement (BID), qui a octroyé à
cet effet deux prêts d’un montant global de
284,79 millions $ (2,4 milliards Dh), signés
début février à Rabat avec l’Office national de
l’eau et de l’électricité (ONEE).
Le premier prêt, d’un montant de 200 millions $
(1,7 milliard Dh), concerne la réalisation du
complexe hydroélectrique M’dez El Menzel
(170 MW). Ce complexe est constitué de deux
aménagements hydroélectriques associés
aux barrages M’dez et Ain Timedrine dans
la région de Sefrou qui font partie du
programme d’équipement du Haut Sebou.
Le deuxième prêt, d’un montant de 84,79 millions $
(720 millions Dh), concerne le projet
d’alimentation en eau potable de huit provinces :
Marrakech, Essaouira, Al Haouz, Kalaat Sraghna,
Chichaoua, Meknès, Zagora et Fahs Anjra.
n Sogea-Maroc (Groupe Vinci) réalise
depuis le début de l’année deux plates-formes
de transformation de phosphate à Jorf Lasfar
pour le compte du Groupe OCP (Office chérifien
du phosphate). Ces plates-formes sont divisées
en deux parties (transformation et stockage).
La technicité exceptionnelle de ce projet est
remarquable selon Sogea-Maroc.
D’un montant de 57,5 millions e, les travaux
dureront 18 mois.
NEWSLETTER
| N° 2 370 | DU 25/02/2013
AFRIQUE du nord
TUNISIE
Contrat pour les deux premières lignes du Réseau
ferroviaire rapide (RFR) de Tunis
Colas Rail a annoncé début février avoir remporté, conjointement avec Siemens et l’entreprise tunisienne Somatra-Get, le
contrat de réalisation des deux premières lignes (D et E) du Réseau
ferroviaire rapide (RFR) de Tunis, d’une longueur de 20 km.
Colas Rail réalisera les travaux de voie, de caténaire, d’alimentation électrique, le système de télésurveillance et d’acquisition
des données, les équipements du dépôt et l’intégration du lot
système.
Le montant total du contrat s’élève à 145 millions €, dont
86 millions € pour Colas Rail. Le projet est cofinancé par l’État
tunisien et par un consortium de bailleurs internationaux, dont la
Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de
développement (AFD) et la KFW allemande.
Les travaux, qui doivent démarrer au plus tôt mi-2014, se dérouleront sur 46 mois.
Ce premier contrat en Tunisie représente un nouveau succès
commercial pour Colas Rail dans la zone MENA (Afrique du Nord
et Moyen-Orient), après l’obtention fin 2012 du contrat d’extension
du métro d’Alger. Dans cette zone, Colas Rail participe au chantier
du métro du Caire depuis 1981 et a construit le tramway de Rabat
et une section du tramway de Casablanca.
TUNISIE
n Tunisair a annoncé la livraison de son quatrième
Airbus A320, sur les 10 Airbus A320 du plan de flotte 2010/2016.
Cet appareil arrivé mi-février à Tunis-Carthage a été baptisé
« Sousse ». La flotte de Tunisair compte ainsi 34 appareils.
La concrétisation du plan de flotte auprès d’Airbus Industrie prévoit
l’acquisition de 16 appareils fermes et trois en options. Ces appareils se
répartissent en 10 Airbus A320, trois A330, trois A350 en commandes
fermes et deux A320, et un A350 en option. Les objectifs de ce plan
visent l’amélioration des performances de la flotte en procédant au
remplacement de 11 avions ayant 20 ans d’âge. Les premiers appareils
qui seront remplacés sont les quatre B737-500, les trois A300-600 et
les quatre premiers A320.
Les A320 sont programmés pour des livraisons entre 2010 et 2017.
Les A330 livrés entre 2014 et 2016, et les A350 entre 2020 et 2021.
L’extension de la flotte par des longs courriers répond aussi à
l’accroissement du trafic et l’exploitation de lignes vers l’Amérique
du Nord (USA et Canada). L’A350, avec un rayon d’action de 7 000 km,
peut atteindre des destinations plus lointaines telles Pékin et Tokyo,
destinations envisageables à long terme.
n Création de l’Automobile Investment Company au
capital de 10 millions DT (environ 5 millions e) par Hédi Bouchamaoui
Group (HBG) et le Groupe Chabchoub, pour gérer leur participation
majoritaire dans City Cars, concessionnaire de la marque KIA (cf. ABN
n° 2368).
Les 66,70 % du capital de City Cars rachetés sont détenus à hauteur de
80 % par HBG et de 20 % par le Groupe Chabchoub.
AFRIQUE DE L’OUEST
RÉGIONAL
n Le Sénégalais Gabriel Fal, P-DG de la société de gestion et
d’intermédiation (SGI) CGF Bourse, a été nommé fin janvier président
des conseils d’administration de la Bourse régionale des valeurs
mobilières (BRVM) d’Abidjan et du Dépositaire central – Banque de
règlement (DC/BR), en remplacement de Mamadou Sanogo (Mali).
BÉNIN
n La gestion valorisée des boues de vidange à Sèmè-Podji
est soutenue par la Facilité africaine de l’eau (FAE) qui vient d’accorder
un don de 1,1 million e (722 millions de F.CFA) à la municipalité.
Cette subvention permettra de couvrir 21 % du coût total du projet,
estimé à 5,4 millions e (3,54 milliards de F.CFA).
Représenté par Sibeau-SA, actuel propriétaire de la station de traitement
des boues, et Agetur-SA, le secteur privé assurera l’exploitation de
la station et mobilisera 78 % du financement requis pour couvrir
le coût total du projet, afin de financer les travaux de réhabilitation et
d’extension de la station.
BURKINA FASO
Projet immobilier de 175 milliards de F.CFA
à Ouaga 2000
Le gouvernement a adopté début février un rapport relatif à une
convention d’investissement entre l’État burkinabé et la société
Tena Real Estate en vue de la réalisation du projet immobilier
« Tenatower & Tenarivers » à Ouaga 2000, un quartier de la capitale
abritant la présidence et les ambassades.
« D’un coût total estimatif de 175 milliards de F.CFA, ce projet
permettra d’augmenter les capacités du pays en matière d’infrastructures d’accueil et d’hébergement et de créer de nombreux emplois »,
souligne le gouvernement. Quelque 800 emplois seront créés pour
la construction du complexe et 400 emplois pour son exploitation.
Tena Real Estate a été créée en mars 2012 par Blaise Carroz et
son épouse burkinabé, Marata Tapsoba, résidant à Dubaï.
Le projet prévoit la construction, sur 102 ha environ, d’une tour
mixte de 25 étages comprenant un hôtel de 5 étoiles doté d’un parc
aquatique avec piscine à vagues et toboggans géants, un mini-golf
de 18 trous, des restaurants, des infrastructures sportives… Les
travaux dureront 36 mois.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
BURKINA FASO
CAP-VERT
n Les travaux de construction de l’aéroport
international de Ouagadougou-Donsin « débuteront
officiellement avant la fin de l’année 2013. La première tranche de
la nouvelle plate-forme aéroportuaire prévue sera entièrement réalisée
à l’horizon 2017 », a annoncé fin janvier le Premier ministre, Luc
Adolphe Tiao.
n La Chine a été sollicitée « pour la formation de techniciens
capverdiens dans le domaine des énergies renouvelables », a indiqué
fin janvier le directeur général de l’énergie (DGE) du Cap-Vert, Antonio
Baptista. Le Cap-Vert prévoit d’envoyer en juin en Chine un groupe
d’une vingtaine de techniciens, spécialisés en énergie, ainsi que des
techniciens liés aux universités et au secteur privé.
|5
AFRIQUE DE L’OUEST
BURKINA FASO
n Le Projet de gestion participative
des ressources naturelles et de
développement rural (projet Neer-Tamba :
« l’espoir qui nous réunit ») est soutenu par
le Fonds international de développement
agricole (FIDA) qui a signé début février un don
de 51,16 millions $ (environ 25,6 milliards de
F.CFA) pour améliorer les conditions de vie et
augmenter les revenus des ménages pauvres.
Cofinancé par le gouvernement, ce nouveau
projet sera exécuté par le ministère de
l’Agriculture et de la sécurité alimentaire dans
les régions du Nord, du Centre-Nord et de l’Est.
Il couvrira près de 2 000 villages situés dans
12 provinces.
Près de 200 000 ménages ruraux touchés par la
pauvreté et l’insécurité alimentaire, dont des femmes
et des jeunes, vont bénéficier de Neer-Tamba.
CÔTE D’IVOIRE
Exportation d’électricité
La fourniture d’électricité au Bénin et au Togo
a fait l’objet d’un accord signé fin janvier à
Abidjan entre la partie ivoirienne composée de la
Direction générale de l’énergie (DGE), la Société
des énergies de Côte d’Ivoire (CI-Énergies) et
la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) d’une
part, et la Compagnie électrique du Bénin (CEB)
et la Ghana Grid Company (GRIDCo) d’autre part.
L’accord porte sur la fourniture de 138 GWh/an
à la CEB, avec une puissance moyenne de 17 MW,
à compter de fin janvier 2013.
Selon le ministre ivoirien des Mines, du pétrole et
de l’énergie, Adama Toungara, il s’agit de fournir
10 MW en période de pointe, 15 MW pendant
les jours ouvrables et 20 MW le week-end.
« Cela n’interviendra en rien sur la qualité de
la fourniture d’électricité sur le territoire
ivoirien. Il n’y aura pas non plus de délestage ».
Au barrage de Soubré (275 MW) dont les travaux
vont bientôt démarrer (cf. ABN n° 2368),
s’ajoutent les projets suivants déjà lancés :
• La 3e phase d’Azito relative à la réalisation
d’un cycle combiné de 140 MW, qui fera passer
la capacité d’Azito de 296 MW à 436 MW.
Le bouclage financier est intervenu à Paris
mi-octobre 2012 pour une mise en service en 2015 ;
• La 4e phase de Ciprel pour la réalisation
d’un cycle combiné de 222 MW dont la mise
en service du premier groupe de 111 MW est
prévue en 2013 et les 111 MW restants en 2015.
Avec cet investissement, la capacité de Ciprel,
actuellement de 321 MW, va passer à 543 MW.
• La centrale de location Aggreko dont la puissance
installée initiale de 70 MW, a été augmentée à
100 MW depuis mi-juillet 2012, et sera portée à
200 MW, à la fin du 1er trimestre 2013.
La capacité globale de la Côte d’Ivoire est
actuellement de 1 420 MW. Après la réalisation
des différents projets ci-dessus, cette capacité
va passer à 1 882 MW, dont 604 MW pour
l’hydraulique et 1 278 MW pour le thermique.
D’autres projets sont en négociation.
AFRICAN BUSINESS
CÔTE D’IVOIRE
CÔTE D’IVOIRE
Projet de transport urbain ferré
à Abidjan avec trois groupes
français
Nouveaux projets avec la BOAD
Une délégation des groupes français
Alstom, Bouygues et Systra s’est entretenue avec le Premier ministre, ministre
de l’Économie et des finances, Daniel
Kablan Duncan, sur la réalisation, à
Abidjan, d’un projet de transport urbain
ferré.
« Le Premier ministre, avec le ministre
des Transports Gaoussou Touré, a bien
voulu recevoir cette délégation… pour
réfléchir ensemble sur ce que pourrait être
un train urbain ferré à Abidjan à l’horizon 2020-2030 », indiquait Pascal Drouhaud, directeur adjoint Amérique latineAfrique subsaharienne d’Alstom. « Nous
nous sommes engagés à revenir voir le
ministre des Transports pour réfléchir à ce
que pourrait être une solution globale avec
un groupement important d’entreprises
françaises ».
« L’idée est de construire la première
phase de ce qui préfigura un système de
transport ferré à l’intérieur d’Abidjan »,
précisait Olivier Bonnin, directeur adjoint
du groupe Bouygues. « Il y a un besoin
énorme. Il y a 10 ans, il y avait 3 millions
d’habitants, et maintenant, nous approchons les 6 millions d’habitants. Il est absolument nécessaire de mettre en place un
système efficace qui permette d’éviter le
temps perdu aux heures de pointe. Cela avec
plus d’efficacité, plus de qualité de vie pour
moins de consommation d’hydrocarbures et
moins de pollution ».
Un système de réseau est envisagé
autour d’un axe Nord-Sud et Est-Ouest.
« Dans une première phase très rapidement, il s’agira de développer l’axe EstOuest, sur la base de terrains qui sont déjà
consacrés au transport ferroviaire et qui,
par conséquent, permettront une exécution très rapide. Cette exécution produira
un réseau de transport d’une capacité bien
supérieure à celle qui existe aujourd’hui.
Les investissements sur l’ensemble du
réseau représentent des sommes assez
importantes. Sur la première phase, c’est
de l’ordre d’un demi milliard d’euros (environ 328 milliards de F.CFA). Les travaux
commencent immédiatement, les premières
réalisations commencent au début de l’année prochaine ».
Le projet intéresserait également le
groupement Bombardier (Canada) /
Samsung (Corée du Sud).
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
6|
Niale Kaba, ministre auprès du
Premier ministre chargé de l’Économie et
des finances, et Christian Adovelande,
président de la Banque ouest-africaine de
développement (BOAD), ont signé début
février un accord de prêt destiné au financement complémentaire de l’échangeur
du boulevard Valéry Giscard d’Estaing
(VGE).
Ce prêt additionnel de 14 milliards
de F.CFA, qui complète le financement
initial octroyé en 1999 par la BOAD à
hauteur de 6 milliards de F.CFA, porte
à 20 milliards de F.CFA l’apport de la
banque à ce projet, dont le coût total
s’élève à 29,695 milliards de F.CFA.
Cet échangeur est une composante
du projet de pont « Henri Konan Bédié »
(travaux confiés à Bouygues Construction, cf. ABN n° 2369), dont l’objectif
est d’améliorer le trafic dans le district
d’Abidjan.
Un accord de prêt de 24 milliards
de F.CFA relatif au financement partiel
du projet de remblaiement de la baie
de Vridi-Biétry et d’élargissement et
d’approfondissement du canal de Vridi,
a également été signé entre Adovelande
et le directeur général du Port autonome
d’Abidjan (PAA), Hien Yacouba Sié.
Au sortir d’une séance de travail avec
le président Alassane Ouattara, Adovelande déclarait : « Sur les deux dernières
années, 2011 et 2012, nous avons financé
des projets de l’ordre de 200 milliards de
F.CFA au niveau de la Côte d’Ivoire. Cette
tendance va se poursuivre. Nous allons
renforcer notre coopération, notamment
pour tous ce qui concerne les projets
publics, les projets du secteur publicmarchand et également du secteur privé.
Nous avons déjà trois grands projets pour
notre conseil d’administration qui doit se
dérouler en Côte d’Ivoire, au mois de mars.
Il s’agit de la route qui part de Bouna
à la frontière du Burkina-Faso, celle
qui part de Danané à la frontière de la
Guinée, les deux pour un montant total
d’à peu près 24 milliards de F.CFA. Nous
avons également des projets en matière
d’énergie avec Côte d’Ivoire-énergie
pour un volume d’investissement total de
38 milliards de F.CFA.
Nous envisageons donc pour le mois
de mars, un investissement de 62 milliards
de F.CFA que nous allons mettre en
place ».
NEWSLETTER
| N° 2 370 | DU 25/02/2013
AFRIQUE DE L’OUEST
CÔTE D’IVOIRE
« L’engagement de Cargill est entier »
Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des finances, Daniel Kablan Duncan,
a reçu début février le président Europe du
Groupe Cargill, Paul Naar, accompagné du
président Côte d’Ivoire, Lionel Soulard, en
présence du ministre de l’Industrie, Jean
Claude Brou.
« L’objectif est d’accroître la production,
de faire en sorte que la qualité du cacao
s’améliore en Côte d’Ivoire, que le producteur reçoive une partie très élevée du prix,
et que le système fonctionne de manière très
efficiente », a déclaré Brou. « Cela fait partie
des objectifs du chef de l’État, de faire en sorte
que la transformation du cacao continue à
augmenter. Nous sommes autour de 30 %, il
faut faire mieux. À ce sujet, nous échangeons
dans un bon climat de confiance avec l’ensemble des broyeurs et des transformateurs
dont Cargill.
Nous sommes dans une situation où de
nouveaux investisseurs sont intéressés. Les
responsables de Cargill ont indiqué qu’ils
sont totalement engagés en Côte d’Ivoire
et donc nous sommes dans une dynamique
très positive, très forte, dans le secteur de
l’agriculture, en particulier du cacao, et
dans le secteur industriel, dans ce cas-ci,
avec la transformation du cacao ».
« C’est une revue de la réforme du cacao
et de toutes les affaires qui touchent à
l’agriculture. Le dialogue se poursuit sur
ces questions, notamment de fiscalité. Nous
sommes satisfaits du processus dans lequel
nous sommes », a pour sa part indiqué
Soulard.
« Nous allons continuer tous nos
investissements dans la durabilité, dans
les coopératives et bientôt dans les
programmes sociaux qui vont reprendre,
CÔTE D’IVOIRE
CÔTE D’IVOIRE
n Le programme d’aménagement
de l’aéroport international Félix
Houphouët-Boigny d’Abidjan, qui
comporte d’importants investissements, et a
pour ambition de faire de cet aéroport
le hub de l’Afrique de l’Ouest, débouchera à
terme sur la création d’une ville aéroportuaire
dénommée Aérocité, qui s’étendra sur plusieurs
milliers d’hectares (cf. ABN n° 2367). Ce
projet, dont le coût est estimé à 127 milliards
de F.CFA, contribuera à la création de 25 à
30 000 emplois, et aura des impacts positifs
importants aux plans social, environnemental et
économique.
n Air Côte d’Ivoire a mis en service
un nouvel avion Embraer 170 (Brésil),
après ses deux Airbus A-319 ; il desservira
Conakry, où était organisé début février le vol
inaugural.
Selon son directeur général, René Decurey,
Air Côte d’Ivoire dont les vols commerciaux
ont débuté mi-novembre 2012, dessert 13 villes
en Afrique de l’Ouest et Centrale : Abidjan,
Dakar, Conakry, Bamako, Ouagadougou, Accra,
Lomé, Cotonou, Libreville, Brazzaville, Douala,
Yaoundé et Pointe-Noire. « Nous atteindrons
les 20 destinations en 2014. Les vols
domestiques sont prévus pour le 2e trimestre
2013 ».
Le taux de remplissage des trois avions
s’établit à 40 %.
n La Banque mondiale s’engage
à hauteur de 2 milliards $ (environ
1 000 milliards de F.CFA) comme promis lors
du Groupe consultatif sur le financement du
Plan national de développement (PND) tenu en
décembre à Paris, a réaffirmé son directeur des
Opérations, Madani Tall, reçu début février par
le président Alassane Ouattara.
Plusieurs missions seront organisées dans
les semaines à venir en Côte d’Ivoire.
n Une mission du groupe espagnol
Boluda, spécialisé en transport maritime,
remorquage, sauvetage, offshore, chantier
naval…, a effectué début février une visite au
Port autonome d’Abidjan (PAA), pour s’informer
sur les différents projets susceptibles de
l’intéresser.
n Une nouvelle brasserie a été
implantée par le groupe Eurofind,
dont le président fondateur est Moustapha
Khalil, sur un site de 9 hectares en zone
industrielle de Yopougon à Abidjan ; la capacité
de production annuelle sera de 250 000
hectolitres extensible à 425 000 hectolitres.
Dénommée « Les brasseries ivoiriennes », cette
unité « offrira une alternative aux importations
de bières » grâce à « des équipements
ultra-modernes alliés à une technologie
allemande de pointe ».
Financé par diverses banques dont la BOAD, ce
projet de 25 milliards de F.CFA environ entrera
en production dans les prochaines semaines,
viennent d’annoncer les responsables
d’Eurofind au chef de l’État.
donc l’engagement de Cargill est entier.
Nous faisons confiance au Premier ministre
et à son gouvernement dans la continuité
du dialogue que nous avons sur les différents projets ».
Présent en Côte d’Ivoire depuis 1997,
le groupe américain Cargill a ouvert une
usine de traitement du cacao à Abidjan en
2000, et dispose d’installations à Daloa,
Gagnoa, Oumé, San Pedro et Soubré.
Le groupe veut étendre son champ
d’actions à la production d’huile de palme.
Des investissements de 200 milliards de
F.CFA porteraient sur la réalisation de
50 000 hectares de plantations industrielles avec création dans les cinq années
à venir, de plus de 150 000 emplois (cf.
ABN n° 2355).
CÔTE D’IVOIRE
n Un groupe d’investisseurs
allemands conduit par le directeur de Revivo
Deutschland (groupe suisse Revivo), Klaus
Meuman, s’est rendu fin janvier à Bouaké, à
l’initiative de Nicolas Djibo, président de
la Chambre de commerce et d’industrie.
Revivo Deutschland, spécialisée dans
les matériaux de construction, envisage
de créer un total de 400 emplois au profit
des populations de la seconde ville du pays.
Selon Meuman, « à court terme, nous allons
installer une usine de production de matériels
préfabriqués servant dans la construction de
bâtiment. Nous serons également implantés à
Abidjan. Nous avons aussi signé des accords
pour la création d’une technopôle, un
centre de formation combiné à un centre de
production relatif à tous les métiers afférents
à la construction. À ceux-ci, il faut ajouter
l’agriculture et d’autres métiers connexes ».
La visite de prospection de ces investisseurs
est « le début de ma politique de relance
de Bouaké », soulignait Djibo. « Nous allons
reconstruire cette ville qui nous est chère à
tous. Nous n’avons pas le choix. Ensemble, nous
allons repositionner Bouaké en tête du peloton
de tête des villes de l’Uemoa, une place qu’elle
n’aurait jamais dû quitter. Nous allons lancer
la restructuration des entreprises pour générer
les emplois. Cette restructuration concerne
tous les secteurs industriels. Déjà, dès 2014,
ce sont environ 2 000 emplois qui seront créés
avec le concours d’Uniwax. Aujourd’hui, ce
sont les Allemands, demain, ce sera d’autres
hommes d’affaires de pays modèles en matière
de prospérité économique ».
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
|7
AFRIQUE DE L’OUEST
GHANA
GUINÉE
MALI
n Le projet de développement
rural intégré est soutenu par un prêt de
10,5 millions $ du Fonds de l’OPEP (OFID) signé
fin janvier à Vienne ; l’objectif est de financer
une série de sous-projets pour la construction
d’infrastructures de base comme des écoles,
centres de santé et adductions d’eau, qui
bénéficieront à quelque 25 000 ménages à
faibles revenus.
n L’entreprise brésilienne OAS est
chargée des travaux de bitumage de voiries
à Conakry, lancés mi-février par le président
Alpha Condé.
Ce projet, estimé à plus de 28 millions $,
comprend la réalisation d’une route au niveau
de la corniche nord qui portera le nom de feu
le Doyen Bâ Mamadou, et la construction de
plusieurs bretelles secondaires reliant toutes
les transversales entre elles. Selon Ousmane
Bah, ministre d’État en charge des Travaux
publics et de l’équipement, « cette route sera
parallèle à la route de Prince et permettra
d’éviter certains grands carrefours difficiles
comme le carrefour Bambeto, le carrefour Cosa
et le carrefour Enco 5 ».
Le projet bénéficie de l’appui de la Banque
mondiale et de l’Union européenne.
n « La reprise progressive de l’aide
au développement européenne afin de
répondre aux besoins urgents de la population
malienne », a été annoncée mi-février à Dublin
par le commissaire chargé du développement,
Andris Piebalgs.
Une enveloppe d’environ 250 millions e
pourrait être mobilisée à cet effet.
« Nous aiderons le pays à rétablir la démocratie
et la paix en nous concentrant principalement
sur la réconciliation, la prévention des conflits
et le soutien au processus électoral. En
outre, nous mettrons l’accent sur la sécurité
alimentaire, l’eau et l’assainissement et ferons
de nouvelles propositions pour contribuer à
la relance de l’économie », a précisé Piebalgs.
MAURITANIE
n Le secteur de l’électricité est
soutenu par le Fonds arabe de développement
économique et social (Fades) qui a accordé un
prêt de 3 millions de dinars koweïtiens, soit
environ 7,95 millions e signé début février.
Le projet profitera d’ici à 2020 à 30 villes
mauritaniennes à travers l’installation de
centrales électriques ou la réhabilitation de
centrales vétustes.
NIGER
n La société de droit singapourien
Al Aryam Resources (siège social à
Downtown Dubai) a obtenu fin décembre
l’approbation de deux conventions minières
pour des permis de recherche de charbon :
• sur le périmètre du permis « Chikinaouen 1 »,
région de Tahoua, départements de
Tchintabaraden et de Tahoua, d’une superficie
de 497,7 km2.
La société s’engage à investir dans les trois ans
suivant la signature de la Convention minière
un montant minimum de 5,5 millions $ pour
mettre en évidence des cibles et mener toutes
activités nécessaires au développement de ces
cibles afin de prouver l’existence de gisements
de charbon ; respecter toutes les dispositions
prévues par la loi minière notamment
la possibilité pour l’État de participer au capital
de la société d’exploitation jusqu’à hauteur de
40 %, dont 10 % de participation gratuite et
30 % à souscrire en numéraire ou en nature.
• et sur le périmètre du permis « Tebaram 2 »
(même zone), d’une superficie de 497,7 km2.
AFRICAN BUSINESS
n Les activités du Système des
Nations unies (SNU) en Guinée
en 2013 sont évaluées à 52 millions $,
dont 18 millions $ pour le Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD),
25 millions $ pour le Fonds des Nations unies
pour l’enfance (Unicef) et 9 millions $ pour
le Fonds des Nations unies pour la population
(Fnuap).
n Le projet d’alimentation en
eau de cinq villes bénéficie d’un prêt
de 7 millions $ du Fonds de l’OPEP (OFID)
signé fin janvier à Vienne ; quelque 63 000
personnes bénéficieront de la construction
d’infrastructures hydrauliques et de
l’installation de branchements.
n La fourniture d’un système
complet et intégré de gestion et de
contrôle technique du spectre des
fréquences radioélectriques à l’Autorité
malienne de régulation des télécommunications,
des technologies de l’information et de
la communication et des postes (Amrtp), a
été attribuée mi-janvier, après appel d’offres,
au groupement Intelec-Elbit Systems pour un
montant de 2 148 millions de F.CFA environ et
un délai d’exécution de 12 mois.
Le financement est assuré par l’Amrtp sur fonds
propres.
Ce système de gestion et de contrôle du
spectre des fréquences radioélectriques,
comprendra : trois stations fixes à Bamako dont
une au siège de l’Autorité et les deux autres
installées à Lassa et à Sirakoro ; deux stations
mobiles (véhicules équipés pour des mesures
indépendantes) ; et un centre fixe de contrôle
HF à Mopti.
NIGERIA
n Prochaine pose des tuyaux
du Trans-saharian Gas Pipeline
(TSGP), gazoduc devant relier le Nigeria
à l’Europe via le Niger et l’Algérie.
« Le mémorandum d’entente entre
le Nigeria et l’Algérie a été signé et l’étude
de faisabilité du projet à été achevée. La pose
du gazoduc de Calabar (sud-ouest du Nigeria)
à Kano (au nord du pays) est sur le point de
commencer », a déclaré début février
la porte-parole de la Nigerian National
Petroleum Corporation (NNPC), Tuminu Green.
L’Algérie, le Niger et le Nigeria avaient
signé en 2009 un accord pour la mise en
œuvre de ce projet, qui devrait transporter
30 milliards m3 de gaz vers l’Europe.
Le gazoduc représente un investissement de
10 milliards $ et les centres de collecte de gaz
3 milliards $.
Le gouvernement nigérian a déjà mobilisé
400 millions $ dans son budget de 2013 pour
les premiers travaux de pose, et le groupe
NNPC examine plusieurs options pour lever
des fonds à l’international, afin de réunir
les financements nécessaires.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
SÉNÉGAL
n Le développement du port de
Ziguinchor bénéficiera d’un financement
de 21 milliards de F.CFA des Pays-Bas, dans
le cadre du programme néerlandais « Orio »
en faveur de la Casamance.
Cette enveloppe permettra de draguer
le fleuve Casamance et de réhabiliter
les infrastructures du port pour recevoir des
navires de grande taille.
8|
NEWSLETTER
| N° 2 370 | DU 25/02/2013
NIGERIA
n Le groupe canadien Bombardier
Aéronautique a étendu fin janvier son
réseau d’entretien après-vente pour ses
avions d’affaires, en ajoutant un établissement
de maintenance en piste (LMF) au Nigeria.
ExecuJet Nigeria, à Lagos, a été retenue
comme LMF pour les biréacteurs d’affaires
Challenger 300, Challenger 604, Challenger
605, Global 5000, Global 6000, Global Express
et Global Express XRS. Cet établissement
sera le complément du centre d’ExecuJet à
Lanseria en Afrique du Sud, qui fait partie du
réseau d’établissements de service autorisé
(ASF) de Bombardier depuis 2002.
L’installation au Nigeria, située à l’aéroport
international Murtala Muhammed à Lagos,
comprend un hangar de maintenance d’une
superficie de 4 700 m2 et une aire de trafic
d’une superficie de 25 500 m2. ExecuJet
fournit des services de maintenance pour
l’aviation d’affaires à Lagos depuis un an, et
depuis plus de 10 ans à l’aéroport international
Lanseria, à Johannesburg.
AFRIQUE DE L’OUEST
NIGERIA
SÉNÉGAL
Construction d’une usine d’engrais de 1,4 million de tonnes/an
La Banque africaine de développement
(BAD) a approuvé fin janvier un prêt privilégié de 100 millions $ à Indorama Eleme
Fertilizer & Chemicals Limited (Iefcl) pour
construire et exploiter une usine de production d’engrais par conversion de gaz en
urée située à Port Harcourt. La production
servira les marchés du Bénin, du Brésil, du
Ghana, de l’Inde, du Nigeria, de l’Afrique du
Sud, du Royaume-Uni et des États-Unis.
L’usine d’Iefcl, située dans l’actuel
complexe industriel d’Eleme, produira de
l’urée qui sera vendue à l’exportation et sur
le marché intérieur. Les autres composantes
du projet comprennent une canalisation de
84 km, une jetée à usages multiples et des
terminaux au port d’Onne, située à 16 km du
site du projet. Le complexe sera très probablement parmi les sites de production les
plus compétitifs, étant donné le faible prix
des matières premières et les économies
d’échelle réalisées.
L’usine disposera d’une capacité de
1,4 million de t. par an d’engrais azoté, avec
pour principales composantes une unité
d’ammoniac de 2 300 t./j, une unité d’urée
de 4 000 t./j et une unité de granulation
d’urée de 4 000 t./j. Les travaux de construction vont démarrer début 2013 pour une
mise en service fin 2015.
Iefcl est l’emprunteur et l’entreprise
qui exploitera le projet. Elle est détenue
par Indorama Eleme Petrochemicals Ltd
(IEPL) et Indorama. Eleme est le deuxième
producteur de polyoléfine en Afrique et
détient une part de marché majoritaire de
polyéthylène et de polypropylène au Nigeria complétée par les exportations vers les
pays voisins.
Le projet permettra de créer 3 854
emplois dont 250 directs et 348 emplois
locaux indirects lors de la construction et
l’exploitation de l’usine.
Le projet permettra au Nigeria, qui
importe actuellement 80 % des engrais
utilisés, d’être progressivement autosuffisant et de devenir un important
exportateur.
SÉNÉGAL
Développement des infrastructures touristiques
Une nouvelle station balnéaire pourrait
être créée à Pointe Sarène (15 km au sud
de Saly) d’ici à 2016, a indiqué fin janvier
le P-DG de la Société d’aménagement et de
promotion des côtes et zones touristiques
du Sénégal (Sapco).
Le coût des infrastructures de base de
cette station est estimé à 11 milliards de
F.CFA (voirie, électricité et éclairage, télécommunications, traitement des eaux…).
Un périmètre de 110 hectares sera viabilisé et de nouveaux hôtels totalisant 1 600
chambres, ainsi que des espaces administratifs et commerciaux, seront construits
pour un coût estimé à 130 milliards de
F.CFA.
D’autres infrastructures touristiques
seront construites à Joal (Petite Côte),
dans la région de Saint-Louis (Nord) au
parc national des oiseaux du Djoudj, ainsi
que sur la langue de Barbarie, où 400
chambres seront réalisées au cours des cinq
prochaines années.
Fatick, Kaolack, Foundiougne, Sandicoly,
Missirah et Fimela (Centre) accueilleront
également des investissements hôteliers
d’un coût de l’ordre de 256 milliards de
F.CFA pour 6 500 chambres.
« Tout le monde frappe à la porte
du Sénégal, mais nous avons trouvé
des engagements déjà pris par l’ancien
régime qui font que la destination est
trop chère », indiquait pour sa part le
ministre du Tourisme et des loisirs,
Youssou Ndour. « Nous sommes en
train d’examiner ces accords pour voir
comment arriver à nous libérer de ceux
qui ne sont pas profitables à notre pays
pour pouvoir signer d’autres accords
qui soient plus bénéfiques à nos populations ».
Selon le ministre, l’Agence nationale
de promotion touristique (ANPT), en
faillite, a laissé une dette de 1 milliard
de F.CFA. Le Sénégal doit de l’argent à
des journaux et des chaînes de télévision étrangères, à des salons, des tours
opérateurs (TO)… « En tant que ministre
du Tourisme, je ne peux même plus voyager à l’étranger, parce que le Sénégal
s’est beaucoup endetté pour son image.
Et si la dette de l’ANPT n’est pas payée,
le Sénégal ne passe pas. Mais, avec nos
maigres moyens, nous allons faire de
bonnes choses ».
n Une étude sur les conventions
minières conclues par l’État conduite
par le ministère de l’Énergie et des mines, a
révélé, aux dépens des ressources publiques,
un manque à gagner évalué, sur la base des
moins values fiscales et douanières induites, à
401 milliards de F.CFA sur la période 2005-2012.
L’étude préconise diverses réformes, ayant
trait notamment à une meilleure prise en
compte des intérêts stratégiques de l’État et
à une implication accrue des nationaux dans
le secteur, a indiqué mi-janvier le ministre de
l’Énergie et des mines, Aly Ngouille Ndiaye,
annonçant un réexamen des contrats miniers.
n Le projet d’amélioration de la
qualité de l’eau dans les villes de
Fatick, Kaolack et Koungheul (Centre)
est soutenu par la Banque ouest-africaine de
développement (BOAD) qui a signé fin décembre
à Lomé un prêt de 7 345 millions de F.CFA avec la
Société nationale des eaux du Sénégal (Sones).
Ce financement partiel permettra de renforcer
les unités de défluoration et de traitement
de l’eau distribuée dans ces localités, et de
raccorder 20 000 nouveaux abonnés (dont
15 000 branchements sociaux).
n Des partenariats public-privé
(PPP) dans le secteur de l’électricité
ont été annoncés début février par le ministre de
l’Économie et des finances, Amadou Kane, afin
de réduire le prix de l’électricité.
« Nous avons développé des partenariats très
avancés, avec des structures coréennes et
indiennes, dans un projet de 250 MW, à travers
des centrales électriques comme à Kahone ou
Bel-Air qui vont faire 375 MW à un prix moyen de
70 francs le kWh », a précisé le ministre, car « il
n’est pas possible d’atteindre un objectif de 7 %
de croissance en 2017 avec une énergie de
113 F.CFA le kWh en moyenne ».
AFRICAN BUSINESS
n La SADE (Groupe Veolia) réalisera pour
le compte de la Société nationale des eaux
du Sénégal (Sones) la construction de deux
châteaux d’eau de 400 et 500 m3 à 25 m de
hauteur dans la région de Louga.
Dans le cadre du volet urbain du Programme
d’eau potable et d’assainissement du Millénaire
(Pepam), Sones a par ailleurs confié à la SADE
des travaux de renforcement, d’extension de
réseaux et de bornes fontaines sur la Petite
côte (Mbour, Saly, Somone, Popenguine, Joal,
Fadhiouth et Diakhao), situées à 80 km de Dakar.
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
n Le projet d’appui à la sécurité
alimentaire dans les régions de
Matam, Louga et Kaffrine
s’articulera autour de trois composantes :
le développement des infrastructures agricoles
et d’élevage ; la mise en valeur et l’organisation
des producteurs et des éleveurs ; et la
gestion du projet. Cet investissement qui sera
examiné fin mars 2013 par la BAD est évalué à
45 millions UC, soit 34,4 milliards de F.CFA.
|9
AFRIQUE CENTRALE
RÉGIONAL
Projet d’aménagement du tronçon
routier Mintom-Biessi
Dans le cadre de l’amélioration du transport sur l’axe routier Yaoundé-Brazzaville /
tronçon Sangmélima-Ouesso, l’aménagement de la route Ketta (Congo)-Djoum
(Cameroun), maillon important de cet axe,
est envisagé en deux phases. La première
phase, objet du présent projet, est structuré autour des principales composantes
suivantes :
• l’aménagement de l’axe principal : au
Congo avec le revêtement de la section
Biessi-frontière Cameroun (195 km) ; et au
Cameroun avec le revêtement de la section
Mintom-frontière Congo (105,5 km) ;
• des aménagements connexes concernant 100 km de pistes rurales (50 km dans
chaque pays) et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques dans la zone
du projet ;
• et des actions de facilitation du transport et du transit, avec le renforcement/
modernisation du poste de contrôle frontalier unique.
Le coût du projet, qui sera examiné
par le conseil d’administration de la
Banque africaine de développement
(BAD) en septembre 2014, est évalué à
248 millions UC (soit environ 192 milliards
de F.CFA), à financer pour le FAD pour
70 millions UC (don de 40 millions UC au
Congo et prêt de 30 millions UC au Cameroun), le Congo (2 millions UC) et le Cameroun (10 millions UC)…
CAMEROUN
AFRICAN
BUSINESS
n Les Aciéries du Cameroun
(Groupe Fokou) ont signé fin janvier avec
le gouvernement un protocole d’accord
sur la création d’une usine à Douala-Bassa
pour produire de l’acier et d’autres produits
dérivés du fer, aussi bien à partir de matières
premières locales que de matériaux importés.
Selon le ministre des Finances, Alamine
Ousmane Mey, « cet important investissement
est évalué à 30 milliards de F.CFA. C’est
la raison pour laquelle le gouvernement
a décidé de se pencher spécialement sur
la question, à la différence de l’approche
traditionnelle en la matière ».
« L’entreprise aura des avantages douniers
pour l’entrée de son matériel sur le territoire
national ; et lors de la phase de production
de l’acier, elle va également bénéficier des
avantages fiscaux dans le cadre des projets
structurants », cette aciérie devant traiter une
partie du futur minerai de fer camerounais de
Mbalam.
CAMEROUN
Les études de gestion des eaux dans l’Extrême-Nord confiées au Russe ZVS
Un protocole d’accord de 4,57 milliards
de F.CFA a été signé fin janvier à Yaoundé
par Emmanuel Nganou Djoumessi,
ministre de l’Économie, de la planification
et de l’aménagement du territoire (Minepat) et Evgeny Gudzenchuk, directeur de
la société russe Zarubezhvodstroy (ZVS). Ce
financement est destiné à l’élaboration du
schéma régional de gestion des ressources
en eau et à la réalisation des études de faisabilité relatives aux ouvrages hydrauliques
et d’irrigation de la région de l’ExtrêmeNord, où des inondations sont survenues
en septembre 2012.
Ces études de faisabilité aboutiront au
financement par les partenaires russes de
projets tels que : la construction de retenues collinaires pour les besoins en eau
potable, d’irrigation, de pâturage et de
pisciculture ; la réhabilitation de la digue de
Maga ; la construction d’une digue-route le
long du fleuve Logone et la réalisation des
aménagements hydro-agricoles des zones
adjacentes ; la construction des mares artificielles et des puits pastoraux ; la stabilisation des berges du Mayo-Kaliao par les
moyens mécaniques et/ou biologiques ;
la construction des biefs pour les aménagement des petits périmètres irrigués ; la
valorisation des eaux de drainage pour
l’irrigation de 1 000 hectares de cultures
maraîchères…
Le directeur de ZVS a indiqué que les
travaux ne vont pas tarder à démarrer,
souhaitant que ce premier accord serve de
base à la consolidation de la coopération
entre le Cameroun et la Russie, car il est
susceptible d’attirer des financements aussi
bien du gouvernement que des banques
russes.
« Vous avez choisi comme partenaire
une compagnie de grand calibre, c’est un
grand jour dans les relations entre nos deux
pays », a déclaré l’ambassadeur Nicolay
Ratsibokinskiy.
Le Cameroun et la Russie entretiennent
des relations diplomatiques depuis février
1964. Parmi les projets déjà réalisés dans le
cadre de la coopération bilatérale, figurent
la construction de l’École technique d’agriculture de Dschang (région de l’Ouest) et
de l’École des eaux et forêts de Mbalmayo
(région du Centre).
CAMEROUN
n Le chantier du 2e pont sur le Wouri à Douala débutera entre juillet et août
2013, selon le ministre des Travaux publics, Patrice Amba Salla.
« Le 2e pont sur le Wouri va se construire, il n’y a pas de marchés infructueux », a-t-il indiqué. Le coût de
réalisation de cet ouvrage par Sogea-Satom (Vinci) est estimé à 119 milliards de F.CFA (cf. ABN n° 2368).
Pour l’agrandissement et l’aménagement de la pénétrante Est de Douala, l’enveloppe du projet est
évaluée à 40 milliards de F.CFA.
n Un contrat de recherche et de partage de production sur le bloc offshore
Moabi, dans le bassin du Rio del Rey, a été signé mi-janvier à Yaoundé par le ministre des Mines, de
l’industrie et du développement technologique, Emmanuel Bonde, l’administrateur directeur général de
la SNH, Adolphe Moudiki, et le directeur général de Perenco Cameroon, Denis Clerc Renaud.
Au titre de ce contrat qui couvre une superficie totale de 137,13 km2, Perenco s’engage à réaliser
des recherches sur une première période de trois années, qui prévoit notamment le retraitement et
l’interprétation de données sismiques 3D existantes, et le forage de deux puits, à une profondeur
minimum de 1 100 m. L’investissement correspondant est estimé à 35 millions $ (environ 17 milliards de
F.CFA).
Ce programme pourra s’étendre sur deux autres périodes supplémentaires de deux années chacune,
au cours desquelles il est prévu à chaque fois, le forage d’un puits d’exploration à une profondeur
minimum de 1 100 m.
L’investissement minimum sur les trois périodes d’une durée totale de sept années, est de 65 millions $
(environ 31,5 milliards de F.CFA).
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
10 |
NEWSLETTER
GABON
n Les statuts de la Société de patrimoine du service public de l’eau potable,
de l’énergie électrique et de l’assainissement ont été approuvés fin janvier par
le gouvernement au titre du ministère du Pétrole, de l’énergie et des ressources hydrauliques.
Cette approbation rend exécutoires les statuts de la société.
| N° 2 370 | DU 25/02/2013
AFRIQUE CENTRALE
CAMEROUN
Prochain appel d’offres pour la centrale de Lom Pangar
L’avancement du projet d’usine de pied
du barrage de Lom Pangar a été examiné fin
janvier par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac),
qui financent cette partie du projet.
Les appels à manifestation d’intérêt
ont déjà été lancés, et « pour l’instant, nous
sommes en train d’arrêter la liste restreinte
des bureaux qui vont recevoir les demandes
de propositions. Les termes de référence
sont prêts et nous allons les partager avec
les autres bailleurs de fonds », indiquait
Jean-Baptiste Nguema-Ollo, ingénieur
principal Énergie à la BAD. L’avis d’appel
d’offres pour la construction de l’usine de
pied devrait bientôt être lancé.
« Le niveau d’avancement des travaux est
satisfaisant. La BAD va financer l’usine de
pied, la ligne de transport et l’électrification
d’à peu près 150 localités de la région de
l’Est. Au niveau du barrage, ce qui a été fait
est satisfaisant pour la Banque mondiale
qui suit ces aspects-là. Nous allons suivre le
volet du projet concernant l’usine de pied
intégrée dans le barrage dont les rapports
environnementaux et sociaux sont déjà pris
en compte dans les rapports de la Banque
mondiale. Étant donné que le financement
de la BAD va aussi couvrir la ligne partant
de Bertoua jusqu’à Batouri et de Bertoua
à Abong-Mbang, nous avons encore le
plan de gestion environnemental et social
à finaliser ».
« Nous travaillons pour respecter le
premier objectif majeur qui est la mise en
eau du barrage en juillet 2014 », a déclaré
Théodore Nsangou, directeur général
d’Electricity Development Corporation
(EDC). Concernant la mise en service de
l’usine de pied en 2016, « nous avons mis
en place toutes sortes de stratégies pour
tenir ce calendrier. Il faut absolument que
nous réussissions les travaux de dérivation
au cours de cette saison sèche » (novembre
à avril).
Le projet d’aménagement hydroélectrique de Lom-Pangar comprend
la construction d’un réservoir de
6 milliards m3 de capacité, d’une usine de
pied de 30 MW et d’une ligne de transport
de 90 KV de 105 km.
Le coût total du projet Lom Pangar
(première pierre posée début août 2012, cf.
ABN n° 2358) est d’environ 241 milliards
de F.CFA, financé par la Banque mondiale
66 milliards de F.CFA, l’Agence française
de développement (AFD) 39,3 milliards
de F.CFA, la Banque européenne d’investissement (BEI) 19,7 milliards de F.CFA,
la Banque africaine de développement
(BAD) 32,19 milliards de F.CFA, la Bdeac
20 milliards de F.CFA et l’État camerounais
59,6 milliards de F.CFA.
Les travaux du barrage sont confiés à la
China International Water & Electric Corp.
(CWE).
Le contrôle et la surveillance des travaux
sont assurés par Coyne et Bellier.
• trois permis de recherches pour le
fer : les « permis Lébango » et « permis
Minguélakoum » dans les départements
de la Cuvette-Ouest et de la Sangha, les
bénéficiaires étant dans l’ordre les sociétés Nyanga-Congo S.A. et Maud Congo S.A.
; et un permis dans le département de la
Sangha attribué à Golden Lion, société de
droit congolais domiciliée à Brazzaville
dont les promoteurs sont des nationaux.
Ses travaux ont débouché sur la découverte d’indices probants de fer de bonne
qualité, et l’opérateur a sollicité ce permis
de recherches dont le coût prévisionnel est
estimé à 2,18 milliards de F.CFA.
• deux permis de recherche minières
pour l’or dit « permis Kouyi-or » et « permis
Kouba-or » dans le département du Niari, au
profit de la société Alector Congo.
• et un permis de recherches minières
pour la cassitérite (minerai d’étain) dit
« permis Mfilou » dans le département du
Kouilou à la société Nyanga-Congo S.A.
Le président Denis Sassou Nguesso
a souhaité « solennellement mettre en
exergue deux faits majeurs.
Premièrement, nous ne saurions faire
l’économie de la construction d’un chemin
de fer reliant la Sangha au port de PointeNoire, en reliant au passage les différentes
zones d’exploitation les unes avec les autres ;
le but étant d’avoir une industrie minière
complètement intégrée.
Deuxièmement, la nécessité de faire
profiter les Congolais de ces gisements
d’emplois ».
CONGO
Attribution de huit permis miniers
Le gouvernement a approuvé fin
décembre l’attribution de huit permis
d’exploitation ou de recherches minières,
dont :
• deux permis d’exploitation pour le fer
: le « permis Avima » et le « permis Nabéba »
dans le département de la Sangha, au profit
respectivement de la société Core Mining
(Glencore International) et de la société
Congo Iron (Sundance Resources).
Pour « Avima », il est prévu dès la
première phase une production de
35 millions de tonnes de minerai de fer par
an pendant 25 ans. Ce projet créera environ
8 000 emplois.
Pour « Nabéba », il est prévu, dès la
première phase, la création d’environ 1 000
emplois directs et 2 000 emplois pendant la
phase de construction des infrastructures.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSI
AFRICAN BUSINESS
CONGO
GABON
n Congo Terminal vient d’installer deux portiques de quai neufs, en provenance de Chine,
premiers des huit portiques qui seront mis en place à terme sur le terminal à conteneurs de Pointe-Noire,
a annoncé mi-janvier Bolloré Africa Logistics. 100 000 TEU supplémentaires pourront être traités en 2013.
La cadence de déchargement des navires va également être doublée. L’objectif est de la tripler d’ici à 2014.
En construisant un quai en eau profonde, Congo Terminal peut désormais décharger des navires de
grande capacité de type Wafmax. Le terminal à conteneurs voit encore plus grand et continue ses
investissements : dès 2013, il se dotera d’un quai de 800 m avec une profondeur de -15 m et d’un
terre-plein gagné sur la mer qui portera la surface du terminal à 38 hectares.
n Un projet d’appui à l’amélioration
de la productivité du travail et de
l’emploi (renforcement des structures publiques
de collecte et d’analyse des données sur le
travail ; appui aux entreprises pour améliorer leur
productivité ; et gestion du projet)sera présenté fin
mars 2013 au conseil de la BAD. Son coût est estimé
à 15 millions UC / 11,8 milliards de F.CFA.
| 11
AFRIQUE DE L’EST & AUSTRALE
RÉGIONAL
MALAWI
Développement de la géothermie dans la vallée du rift
La Banque africaine de développement
(BAD) élabore un programme de développement de la géothermie pour l’Afrique, en
se fondant sur son expérience kényane du
projet géothermique de Menengai (financement BAD : 150 millions $) dans la vallée
du rift est-africain.
Outre des projets de très grande échelle
tels que ce projet géothermique de 400 MW
en cours de réalisation à Menengai, au
Kenya, la BAD travaille également sur une
série de projets de petite envergure, adaptés au contexte spécifique de chaque pays
de la vallée du rift est-africain doté d’un
potentiel géothermique.
La banque travaille actuellement avec le
gouvernement de Djibouti pour développer une centrale de 50 MW dans la région
du lac Assal. En Éthiopie, la BAD a joué un
rôle moteur dans la définition d’une feuille
de route pour le développement géothermique. En Tanzanie, la BAD dirige, dans le
cadre des Fonds d’investissements climatique, le développement du Programme des
énergies renouvelables (SREP), qui prévoit
le financement d’un projet de développement géothermique. Aux Comores, la BAD
a commencé le processus d’identification
pour une centrale de 20 MW, répondant
aux besoins de l’archipel.
« Notre ambition est d’accompagner le
développement accéléré du vaste potentiel
géothermique inexploité de l’Afrique de l’Est »,
a déclaré Tonia Kandiero, représentanterésidente de la BAD en Tanzanie lors de la
4e Conférence géothermique du rift africain
organisée en novembre 2012 à Nairobi. « Le
développement de la géothermie a été relativement limité dans la région. Seuls quelque
217 MW d’énergie géothermique ont été
développés jusqu’à présent, principalement
au Kenya. Cela reste insignifiant comparé à
l’immense potentiel de la région, estimé à 10
000 MW rien qu’au Kenya ».
n La nouvelle Stratégie d’assistance
pays (CAS) de la Banque mondiale
approuvée fin janvier, couvrira une période
de quatre ans de 2013 à 2017, et envisage une
enveloppe indicative de 695 millions $.
Trois thèmes sont prévus : promouvoir
une croissance durable, diversifiée et
inclusive à travers l’investissement dans
les infrastructures clés, l’amélioration de
l’environnement des affaires… ; renforcer
le capital humain et réduire les vulnérabilités,
par la fourniture de services sociaux comme
l’éducation, l’eau et l’assainissement, la lutte
contre le sida et la nutrition… ; et intégrer
la gouvernance pour une efficacité renforcée
du développement, avec une consolidation
des organismes gouvernementaux et une
surveillance plus efficace de la société civile.
OUGANDA
n L’achèvement du projet de Système d’information foncier (SIF) a été annoncé
mi-janvier par IGN France International. Le consortium international conduit par IGN et chargé de
la réalisation du projet DeSILISoR (conception, fourniture, mise en œuvre du Système d’information
foncier et sécurisation des titres fonciers) en Ouganda, a organisé à cette occasion une conférence
régionale portant sur la modernisation de l’administration foncière et des systèmes de gestion.
IGN France International a remporté un appel d’offres portant sur la sécurisation des titres fonciers
à travers le développement d’un SIF unique pour les six bureaux départementaux des districts de
Kampala, Mukono, Wakiso, Jinja, Masaka et Mbarara, et l’établissement du centre national d’information
foncier. Plus de 500 000 titres fonciers doivent être convertis.
TANZANIE
AFRICAN
BUSINESS
MOZAMBIQUE
n Vale Moçambique, filiale du groupe
minier brésilien Vale, a signé mi-février un
accord de coopération avec l’entreprise des
ports et des chemins de fer, Portos e Caminhos
de Ferro de Moçambique (CFM), pour la
construction du « corridor logistique Nacala »,
en vue d’évacuer, à travers le Sud du Malawi,
le charbon extrait à Moatize. L’extraction
a démarré mi-2011, et la production devrait
atteindre un rythme de 22 millions de tonnes
par an d’ici à 2020.
Malgré la complexité du projet, Vale envisage
l’achèvement de la construction du chemin de
fer au 2e semestre 2014.
Cet axe ferroviaire Tete-Nacala, où Vale prévoit
d’investir 4,5 milliards $, aura une capacité
initiale de 30 millions de tonnes par an.
n Le projet de ferme éolienne de 100 MW à Singida est soutenu par l’IFC (Banque mondiale), qui a annoncé un partenariat à cet effet avec
Aldwych International et Six Telecoms Company. Ce projet, développé à 700 km de Dar es Salaam dans le cadre de la société Wind East Africa, sera le premier
projet d’énergie éolienne indépendant du pays.
Son coût total est évalué à 285 millions $, sur lesquels IFC, Aldwych et Six Telecoms contribueront à hauteur de 18 millions $ durant la phase de développement
et 71 millions $ en capitaux propres totaux.
Le projet assurera un apport d’électricité supplémentaire lorsque la fourniture d’énergie hydroélectrique chute en périodes de sécheresse.
AFRICAN BUSINESS
AFRICAN BUSINESS
NEWSLETTER
12 |
|N° 714|DU
| N°09/01/2009
2 283 | DU 11/05/2009