L`ÉVÉNEMENT - IC Publications Newsletters
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N NEWSLETTER RÉGIONAL p. 1 • Les grands projets de coopération Côte d’Ivoire/Burkina Faso INTERNATIONAL AFRIQUE p. 2 • Accor accélère son développement en Afrique AFRIQUE DU NORD ALGÉRIE p. 2 • Mise en production du gisement de Menzel Ledjmet Est MAROC p. 3 • Construction du plus grand parc éolien d’Afrique avec GDF SUEZ TUNISIE p. 5 • Contrat pour les deux premières lignes du Réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis AFRIQUE DE L’OUEST BURKINA FASO p. 5 • Projet immobilier de 175 milliards de F.CFA à Ouaga 2000 CÔTE D’IVOIRE p. 6 • Projet de transport urbain ferré à Abidjan avec trois groupes français MALI p. 8 • Reprise progressive de l’aide au développement européenne MAURITANIE p. 8 • Prochaine pose des tuyaux du Trans-saharian Gas Pipeline (TSGP) NIGERIA p. 9 • Construction d’une usine d’engrais de 1,4 million de tonnes/an SÉNÉGAL p. 9 • Développement des infrastructures touristiques AFRIQUE CENTRALE RÉGIONAL p. 10 • Projet d’aménagement du tronçon routier Mintom-Biessi CAMEROUN p. 10 • Les études de gestion des eaux dans l’extrême-nord confiées au Russe ZVS CONGO p. 11 • Attribution de huit permis miniers AFRIQUE DE L’EST ET AUSTRALE RÉGIONAL LES GRANDS PROJETS DE COOPÉRATION CÔTE D’IVOIRE/BURKINA FASO Dans le cadre des préparatifs de la 3e Conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire-Burkina Faso, prévue à Abidjan au 1er trimestre 2013, Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso, a effectué mi-février une visite d’amitié et de travail en Côte d’Ivoire. Les participants ont pris note de la bonne collaboration entre les administrations frontalières et de la finalisation du projet d’accord portant création d’un cadre de coopération tripartite en faveur du développement des villes/régions frontalières de Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso (SKBO ou Sikobo), en vue de sa signature au 1er trimestre 2013, par le Burkina Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire, préalable à la requête de financement de ce projet intégrateur auprès de la Cedeao. Concernant la matérialisation des frontières, les deux délégations se sont accordées sur la formulation d’une demande conjointe de financement. S’agissant de la construction du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Léraba, il a été convenu qu’une requête conjointe de financement soit soumise à l’Uemoa pour sa réalisation, en tirant les leçons de l’expérience du PCJ de Cinkansé pour la réussite du projet. Concernant le projet d’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, les deux délégations ont pris note des avancées dans les études de faisabilité au niveau de chaque pays. Pour des raisons d’efficacité et de réduction de coûts, elles ont convenu de considérer ce tronçon comme un projet unique et d’adopter une approche commune dans la réalisation des études techniques et dans la recherche de financement. Les deux délégations ont noté la disponibilité de certains partenaires à accompagner le financement de ce projet et adopté la démarche de l’inscrire comme projet communautaire de la Cedeao. En ce qui concerne la réhabilitation, le renforcement et le revêtement des tronçons existants, les deux délégations se sont félicitées des efforts en cours pour rendre l’axe Abidjan-Ouagadougou plus praticable et des initiatives prises par chacun des deux États pour améliorer les axes routiers inter-États dans les régions frontalières communes. Concernant la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son extension jusqu’à Tambao, la réunion a noté avec satisfaction l’évolution de ce dossier dont le démarrage des travaux est prévu en 2013. Elle a relevé la décision du Conseil de l’Entente d’inscrire le projet d’extension ferroviaire jusqu’à Niamey au titre du projet intégrateur de la Boucle ferroviaire (AbidjanOuagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé-Abidjan). Les deux délégations ont toutefois précisé que, dans le cadre de leurs relations bilatérales, la priorité soit accordée à l’axe Abidjan-Ouagadougou-Tambao. Dans le cadre de la fourniture de l’électricité par la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, les deux délégations se sont félicitées de l’approvisionnement régulier à hauteur de 50 MW du réseau burkinabè, fruit d’une excellente collaboration entre les compagnies d’électricité des deux pays. Toutefois, le besoin de porter cet approvisionnement à 70 MW a été exprimé. La réunion a noté les efforts de la Côte d’Ivoire pour renforcer ses capacités de production et de transport d’électricité. Les deux délégations ont pris note du projet d’électrification de localités par lignes électriques frontalières, élaboré conjointement, et ont convenu d’en accélérer la mise en œuvre. Concernant le transport des produits pétroliers, les délégations ont noté l’avancement du projet de construction du pipeline Abidjan-Ouagadougou, dont la première tranche Abidjan-Bouaké est achevée. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS African BUSINESS Newsletter - Parution bimensuelle p. 12 • Développement de la géothermie dans la vallée du Rift OUGANDA RÉG IONAL L’ÉVÉNEMENT sommaire 55e ANNÉE • n° 2370 • DU 25/02/2013 p. 12 • Achèvement du projet de Système d’information foncier (SIF) 609 Bât. A, 77 RUE BAYEN, 75 017 PARIS Tél. +33 1 44 30 81 00 - Fax +33 1 44 30 81 11 www.icpublications.com e-mail : [email protected] Directeur de la publication : Afif Ben Yedder Rédacteur en chef : Gérard CHOISNET Coordonnateur de rédaction : Junior OUATTARA Conception graphique : Daniel Benharrosh Maquette : Françoise Peter Imprimerie spéciale ISSN 1759-1945 - CCPAP n° 0414 K 89806 Reproduction interdite 2013 © IC PUBLICATIONS Autres publications du groupe en français : Le Magazine de l’Afrique Femme Africaine African Business African Banker |1 international n Accor accélère son développement en Afrique avec l’objectif d’ouvrir 5 000 chambres supplémentaires d’ici à 2016, a annoncé début février le groupe français, premier opérateur hôtelier sur le continent avec 17 000 chambres (116 hôtels) dans 18 pays. L’Afrique subsaharienne, où Accor compte 54 hôtels, de l’économique au haut de gamme, dans 14 pays, constitue un enjeu majeur pour le Groupe. L’objectif est d’y ouvrir 35 hôtels d’ici à 2020, indiquait Accor à l’occasion de l’inauguration de l’ibis Dakar. La croissance économique et l’urbanisation des grandes villes, conjuguées à une demande toujours plus importante pour le secteur de l’hôtellerie, représentent une opportunité pour le Groupe qui entend se développer principalement avec les marques économiques et milieux de gamme : ibis et Novotel. Accor se développera également avec les marques Mercure et Pullman par opportunité dans les villes les plus importantes. Le développement portera sur la densification du réseau dans les pays existants et l’ouverture de nouveaux pays. La prochaine ouverture prévue en Afrique subsaharienne est l’ibis Lagos Ikeja au Nigeria, au printemps 2013. AFRIQUE DU NORD ALGÉRIE Mise en production du gisement de Menzel Ledjmet Est Sonatrach, en association avec Eni (Italie), a mis en production fin janvier le gisement de gaz humide Menzel Ledjmet Est (MLE), situé dans le périmètre Ledjmet dans le bassin de Berkine (Bloc 405b) à environ 220 km au Sud-Est de Hassi Messaoud. Le périmètre comprend deux gisements ; un gisement de gaz humide, MLE, et un gisement d’huile et de gaz Central Area Field Complex (CAFC). Le contrat de type partage de production, relatif à la recherche, l’appréciation et l’exploitation des hydrocarbures est entré en vigueur fin décembre 2001. Sa durée est de 25 ans pour l’huile et de 30 ans pour le gaz. Les capacités installées de MLE assurent la production et le traitement du gaz humide permettant, ainsi, de disposer de 9 millions m3/jour de gaz commercial (soit 3 milliards m3/an), de12 000 barils/jour de GPL, de 10 000 barils/jour de condensat et de 5 000 barils/jour d’huile. L’investissement réalisé s’élève à près de 2 milliards $. MLE est le troisième plus important projet d’hydrocarbures en Algérie, après Hassi Messaoud et El Merk, un autre gisement du bassin de Berkine, développé par Sonatrach en partenariat avec l’Américain Anadarko. « Menzel Ledjmet représente aussi un point de relance de notre industrie gazière », souligne Smaïl Bellala, directeur de l’association Sonatrach-Eni. Depuis la mise en production de Tiguentourine (In Amenas à Illizi) en 2006 (9 milliards m3/an, à l’arrêt depuis l’attaque terroriste de mi-janvier 2013), aucune capacité de production de gaz nouvelle n’est venue s’ajouter à celles existantes. Cancor proche de son premier forage aurifère La compagnie canadienne Mines Cancor a présenté en décembre une mise à jour sur ses travaux d’exploration aurifère en Algérie. Cancor a terminé tous les préparatifs nécessaires pour accomplir son programme d’exploration et est en attente d’une autorisation des autorités locales pour installer la base vie et commencer le forage. Conséquence de la situation au nord du Mali, tous les déplacements sont surveillés dans cette partie du pays et toutes les compagnies d’exploration sont tenues de demander une autorisation des autorités locales pour l’installation d’un camp. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS ALGÉRIE AFRICAN BUSINESS n « Le vaste programme de développement du chemin de fer constitue un champ attractif important pour les entreprises étrangères désireuses de s’investir dans un véritable partenariat, avec leur expérience et leur technologie dans les domaines de la télécommunication et de la signalisation», a déclaré début février à Alger le ministre des Transports, Amar Tou, en recevant l’ambassadeur du Canada à Alger, Geneviève Desrivieres, et le P-DG du groupe SNC Lavalin, Robert G. Bob Card. Le volume initial de forage prévu est de 5 000 m. Une vingtaine de cibles aurifères très potentielles ont été retenues pour ce premier programme sur le projet Nord Tirek. Dans une deuxième phase du programme, la foreuse importée de Turquie sera déplacée au site d’In Ouzzal Nord pour forer 2 000 m additionnels. Mines Cancor détient 100 % dans quatre propriétés en Algérie qui ont un potentiel aurifère : les permis d’exploration de Tan Chaffao Ouest, In Ouzzal Nord, Nord Tirek et Tan Chaffao Est. ALGÉRIE n La réalisation à Oran d’une gare routière multimodale, « la première du genre en Afrique », est en préparation, a annoncé fin janvier le directeur de wilaya des Transports, Khaled Talha. Prévue à Sidi Maarouf, près de la station terminale du tramway, cette infrastructure sera dotée d’une capacité d’accueil de 100 millions de voyageurs par an, sur une superficie globale de 6 hectares, Trait d’union entre différents modes de transport (tramway, transport routier, réseau ferroviaire), elle comprend des espaces de loisirs et diverses commodités. L’étude de faisabilité technique du projet, dont le coût est évalué à 8 milliards DA (environ 80 millions e), a été entreprise par un bureau étranger et devrait être réceptionnée en avril prochain. La wilaya d’Oran bénéficiera, à terme, de deux autres gares routières multimodales au terminus du tramway à Hai Benarba (ouest) et dans la localité de Belgaid (est). NEWSLETTER Évoquant les acquisitions prochaines de wagons-couchettes, de locomotives et de 17 autorails longue distance, le ministre a souligné la nécessité de « veiller à l’exigence de la maintenance de ces moyens importants » pour le développement du trafic ferroviaire, le réseau national devant atteindre à l’horizon 2016 près de 12 000 km. 2| | N° 2 370 | DU 25/02/2013 AFRIQUE du nord ALGÉRIE ALGÉRIE n La mise en exploitation commerciale du tramway d’Oran entraîne la création de 630 postes d’emploi, a indiqué fin janvier le directeur général de la Société d’exploitation des tramways (Setram), Montassar Draief ; un programme de formation a été élaboré depuis novembre dernier. La réception provisoire du tramway d’Oran, qui est entré en phase d’expérimentation, est prévue début mars, et l’exploitation commerciale le 1er mai prochain. Le tracé du tramway s’étend, non compris les nouvelles lignes du projet d’extension, sur 18,7 km et compte 32 stations. Trois extensions sont prévues côté ouest vers haï Benarba, côté sud vers l’aéroport international Ahmed Ben Bella, et côté est vers le nouveau pôle universitaire de Belgaïs. Les études sont en cours. La Setram est détenue à 51 % par l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) et l’Établissement public du transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa), et à 49 % par RATP Dev. La Setram assure l’exploitation de la première ligne du tramway d’Alger, prenant le relais de l’Etusa qui s’était vu confier de manière temporaire l’exploitation du premier segment de la ligne, inauguré début mai 2011. L’ouverture du second tronçon a été faite mi-juin 2012, et un troisième tronçon devrait être mis en service à l’horizon 2014. À terme, cette première ligne de 23 km devrait transporter quelques 185 000 voyageurs chaque jour. En plus du tramway, la Setram sera chargée de l’exploitation et de la maintenance des tramways d’Oran et de Constantine, ce dernier devant être mis en service en juin 2013. n « Les travaux d’aménagement de l’oued El-Harrach sont déjà entamés sur le terrain par le groupe sud-coréen Daewoo, en partenariat avec le groupe public algérien Cosider », a indiqué fin janvier le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, en présence du chef de la délégation de l’Union européenne à Alger, Marek Skolil. « Ce projet vise la dépollution l’oued El-Harrach sur une distance de 18 km, soit de l’embouchure de la mer (Alger) jusqu’à presque Hammam Melouane, et à le rendre navigable sur une longueur de 5 km », avec un délai de réalisation de 40 mois. n L’assemblée constitutive de la société « Renault Algérie Production » s’est tenue fin janvier à Rouiba en présence des trois actionnaires : la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), le Fonds national d’investissement et Renault. Renault a signé mi-décembre un accord pour implanter une usine de montage (1 milliard e) près d’Oran. Détenue à 51 % par les deux organismes publics algériens et 49 % par le constructeur français, elle disposera à partir de 2014 d’une capacité de production initiale de 25 000 véhicules par an, susceptible d’atteindre 75 000 unités. L’usine produira des Renault Symbol, une dérivée de la Logan de deuxième génération. n Les capacités nationales de production d’électricité « seront augmentées de 2 500 MW d’ici à l’été prochain », a indiqué début février le ministre de l’Énergie et des mines, Youcef Yousfi ; 6 000 nouveaux postes transformateurs sont en cours de réalisation et devront être réceptionnés « avant l’été prochain ». L’objectif est « d’atténuer le phénomène des coupures électriques durant les pics de consommation en saison estivale ». ÉGYPTE n La construction de ports passagers est soutenue à hauteur de 85 millions de livres égyptiennes (9,4 millions e) par le gouvernement. Cette somme débloquée par le Fonds de soutien maritime permettra la construction de ces infrastructures portuaires à Safaga, Hurghada et Nuweiba. Ces ports seront opérationnels d’ici trois mois. MAROC Construction du plus grand parc éolien d’Afrique avec GDF SUEZ GDF SUEZ a annoncé début février la construction du parc éolien de Tarfaya, d’une puissance de 300 MW. Ce projet, le plus vaste dans l’éolien en Afrique, est développé dans le cadre d’un partenariat avec la société énergétique marocaine Nareva Holding. Tarfaya, qui se situe dans le désert côtier au Sud du Maroc, bénéficie de conditions de vent optimales. Lorsqu’il sera entièrement opérationnel, ce projet de 300 MW devrait atteindre un taux d’utilisation élevé de 45 %, ce qui en fera une source d’énergie renouvelable compétitive qui permettra d’éviter l’émission de 900 000 tonnes de CO2 par an. Ce parc représentera environ 40 % de la capacité éolienne totale du pays lors de sa mise en service commerciale. Le closing financier du projet de Tarfaya a été effectué le 26 décembre 2012. Le projet sera financé en associant fonds propres et endettement local. Les fonds propres seront partagés 50/50 entre GDF SUEZ et Nareva. Le financement par la dette à hauteur de 4 milliards Dh (360 millions €) sera apporté par un consortium de trois banques marocaines : Attijariwafa bank, la Banque centrale populaire et la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). Selon Gérard Mestrallet, P-DG de GDF SUEZ, « le projet de Tarfaya va quasiment doubler la capacité éolienne du pays. Plus grand parc éolien jamais construit par GDF SUEZ, il atteste de notre engagement à investir dans les énergies renouvelables et à fournir des infrastructures énergétiques indispensables à l’Afrique ». Le parc de Tarfaya a fait l’objet d’un contrat d’achat d’électricité de 20 ans avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), sur une base BOOT (Build, Own, Operate and Transfer). Sa mise en service complète est prévue fin 2014. Tarfaya marque un tournant décisif dans la stratégie énergétique du Maroc, qui vise un objectif de 42 % de capacités électriques installées fonctionnant à partir de sources renouvelables d’ici à 2020. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS MAROC n Une convention de partenariat stratégique entre Royal Air Maroc et Servair a été conclue mi-février à Casablanca, pour l’exploitation de l’activité du catering aérien ; Servair, troisième opérateur mondial de la restauration et des métiers de la logistique du transport aérien, acquiert 40 % du capital d’Atlas Catering Airlines Services (ACAS), jusque-là filiale à 100 % de la compagnie nationale marocaine. Employant 750 personnes, ACAS, qui s’appellera désormais Atlas Servair, détient trois unités basées à Casablanca, Marrakech et Agadir pour une capacité de production de 35 000 plateaux repas par jour destinée à une vingtaine de compagnies aériennes dont Royal Air Maroc. Les sept grands acteurs du secteur du catering aérien à l’échelle mondiale ont participé à l’appel à la concurrence engagé en juin, à l’issue duquel l’offre de Servair a été retenue. |3 AFRIQUE du nord MAROC MAROC Inauguration de la première tranche du projet de relogement de Zenata La première tranche du projet de relogement des habitants des bidonvilles de la ville nouvelle de Zenata a été inaugurée fin janvier par le roi Mohammed VI à la commune urbaine d’Ain Harrouda (préfecture de Mohammedia). Cette première tranche, qui porte sur la réalisation de 4 079 unités de logement (dont 2 569 logements sociaux) sur une superficie de 34 hectares pour un coût global de 1,4 milliard Dh (environ 126 millions €) s’inscrit dans le cadre du programme « Villes sans bidonvilles ». Lancé fin avril 2010 et prévu en trois tranches pour un investissement total de 3,3 milliards Dh (297 millions €), le projet de relogement de Zenata porte sur la réalisation de 10 000 logements, dont 7 000 à caractère social. La première tranche verra 2 040 logements sociaux livrés en 2013 et 529 en 2014. La deuxième tranche concerne 3121 logements pour une enveloppe de 1 milliard Dh (90 millions €), et la troisième de 2 800 logements pour un coût de 900 millions Dh (81 millions €). La première tranche comprend également la construction d’un établissement scolaire, d’un terrain omnisports, d’un centre de santé et d’une mosquée, et l’aménagement d’espaces verts. Situé entre Casablanca et Mohammedia sur une superficie de 1 830 ha, la nouvelle ville de Zenata contribuera à alléger la pression sur les deux villes en matière démographique et foncière. Ce projet, porté par la Société d’aménagement Zenata, permettra à terme d’accueillir 300 000 habitants, de créer près de 60 000 emplois et de réduire le déficit en logements, particulièrement deux destinés aux classes moyennes, conformément aux dispositions du schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca. Selon le gouverneur directeur général de l’Agence urbaine de Casablanca, Mohamed Aouzai, le projet de pôle urbain de Zenata comprend trois axes principaux : le premier, à caractère touristique, s’étend le long de la côte Mohammedia-Dar Bouazza ; le deuxième est dédié aux services (pôle financier d’Anfa et aéroport de Nouaceur) ; et le troisième s’articule autour de l’industrie et la logistique (depuis la ville de Mohammedia jusqu’à l’aéroport Mohammed V en passant par Tit Mellil). Accord CDG/Al Taameer (Koweït) pour des projets immobiliers et touristiques Najeeb AlBUSINESS Saleh, vice-président de AFRICAN la société koweïtienne Al Taameer Real Estate Investment Company (Al Taameer), et Anass Houir Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), ont procédé fin janvier à la signature d’un mémorandum d’entente entre les deux groupes. En 2007, la CDG avait signé un accord de partenariat avec la maison mère d’Al Taameer, la société koweïtienne immobilière Al Massaleh, acteur du marché de l’immobilier dans les pays du Golfe. À travers cet accord, les deux groupes ont manifesté leur volonté commune de collaborer dans les métiers de l’immobilier et du tourisme. Ce mémorandum d’entente vient ainsi définir les modalités de mise en œuvre de ce partenariat, qui sera concrétisé à travers Al Taameer, la filiale du groupe Al Massaleh opérant principalement dans le tourisme et l’hôtellerie. Al Taameer est déjà présent dans le secteur de l’hôtellerie au Maroc, à travers l’enseigne Ramada. Le groupe détient actuellement trois actifs : l’hôtel Ramada Fès (opérationnel), le Ramada Encore à Tanger (ouverture prochaine), ainsi qu’une parcelle de terrain à Agadir destinée à accueillir un hôtel Ramada Encore. Par ailleurs, le groupe a procédé en octobre 2012 à l’acquisition d’une parcelle de terrain à Tanger, sur laquelle sera développé un projet multifonctionnel, qui comprendra un hôtel, un espace commercial, ainsi que des villas et appartements. Al Taameer souhaite, à travers ce mémorandum d’entente, s’investir dans la conception, la gestion et la commercialisation de projets immobiliers (y compris le résidentiel), dans la construction d’hôtels et projets touristiques, mais également dans le développement de centres commerciaux. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS 4| n La convention de concession du terminal à conteneurs 3 (TC3) du port de Casablanca, dont la mise en service est prévue en août 2015, a été signée début février entre Marsa Maroc et l’Agence nationale des ports (ANP). Après la désignation de Marsa Maroc, mi-décembre 2012, en tant qu’attributaire provisoire du TC3, la signature de la convention de concession marque la conclusion définitive du processus d’attribution du terminal. Aux termes de cette convention d’une durée de 30 ans, Marsa Maroc s’engage à mettre en place l’ensemble des superstructures, des équipements et des moyens humains nécessaires au bon fonctionnement du TC3, pour un investissement de 850 millions Dh environ soit quelque 76,5 millions e. n Une convention portant affectation de 400 millions $, première tranche d’un don accordé par l’Arabie saoudite pour financer des projets de développement au Royaume, a été signée mi-février à Riyad entre le ministère de l’Économie et des finances et le Fonds saoudien pour le développement (FSD). Ce montant s’inscrit dans un don global de 1,25 milliard $ que l’Arabie saoudite a promis au Maroc et servira à financer des projets de développement réalisés dans le cadre de l’INDH, dans des secteurs vitaux comme l’agriculture, l’enseignement, la santé et le logement. n La réalisation de projets en matière d’hydroélectricité et d’eau potable est soutenue par la Banque islamique pour le développement (BID), qui a octroyé à cet effet deux prêts d’un montant global de 284,79 millions $ (2,4 milliards Dh), signés début février à Rabat avec l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE). Le premier prêt, d’un montant de 200 millions $ (1,7 milliard Dh), concerne la réalisation du complexe hydroélectrique M’dez El Menzel (170 MW). Ce complexe est constitué de deux aménagements hydroélectriques associés aux barrages M’dez et Ain Timedrine dans la région de Sefrou qui font partie du programme d’équipement du Haut Sebou. Le deuxième prêt, d’un montant de 84,79 millions $ (720 millions Dh), concerne le projet d’alimentation en eau potable de huit provinces : Marrakech, Essaouira, Al Haouz, Kalaat Sraghna, Chichaoua, Meknès, Zagora et Fahs Anjra. n Sogea-Maroc (Groupe Vinci) réalise depuis le début de l’année deux plates-formes de transformation de phosphate à Jorf Lasfar pour le compte du Groupe OCP (Office chérifien du phosphate). Ces plates-formes sont divisées en deux parties (transformation et stockage). La technicité exceptionnelle de ce projet est remarquable selon Sogea-Maroc. D’un montant de 57,5 millions e, les travaux dureront 18 mois. NEWSLETTER | N° 2 370 | DU 25/02/2013 AFRIQUE du nord TUNISIE Contrat pour les deux premières lignes du Réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis Colas Rail a annoncé début février avoir remporté, conjointement avec Siemens et l’entreprise tunisienne Somatra-Get, le contrat de réalisation des deux premières lignes (D et E) du Réseau ferroviaire rapide (RFR) de Tunis, d’une longueur de 20 km. Colas Rail réalisera les travaux de voie, de caténaire, d’alimentation électrique, le système de télésurveillance et d’acquisition des données, les équipements du dépôt et l’intégration du lot système. Le montant total du contrat s’élève à 145 millions €, dont 86 millions € pour Colas Rail. Le projet est cofinancé par l’État tunisien et par un consortium de bailleurs internationaux, dont la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD) et la KFW allemande. Les travaux, qui doivent démarrer au plus tôt mi-2014, se dérouleront sur 46 mois. Ce premier contrat en Tunisie représente un nouveau succès commercial pour Colas Rail dans la zone MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient), après l’obtention fin 2012 du contrat d’extension du métro d’Alger. Dans cette zone, Colas Rail participe au chantier du métro du Caire depuis 1981 et a construit le tramway de Rabat et une section du tramway de Casablanca. TUNISIE n Tunisair a annoncé la livraison de son quatrième Airbus A320, sur les 10 Airbus A320 du plan de flotte 2010/2016. Cet appareil arrivé mi-février à Tunis-Carthage a été baptisé « Sousse ». La flotte de Tunisair compte ainsi 34 appareils. La concrétisation du plan de flotte auprès d’Airbus Industrie prévoit l’acquisition de 16 appareils fermes et trois en options. Ces appareils se répartissent en 10 Airbus A320, trois A330, trois A350 en commandes fermes et deux A320, et un A350 en option. Les objectifs de ce plan visent l’amélioration des performances de la flotte en procédant au remplacement de 11 avions ayant 20 ans d’âge. Les premiers appareils qui seront remplacés sont les quatre B737-500, les trois A300-600 et les quatre premiers A320. Les A320 sont programmés pour des livraisons entre 2010 et 2017. Les A330 livrés entre 2014 et 2016, et les A350 entre 2020 et 2021. L’extension de la flotte par des longs courriers répond aussi à l’accroissement du trafic et l’exploitation de lignes vers l’Amérique du Nord (USA et Canada). L’A350, avec un rayon d’action de 7 000 km, peut atteindre des destinations plus lointaines telles Pékin et Tokyo, destinations envisageables à long terme. n Création de l’Automobile Investment Company au capital de 10 millions DT (environ 5 millions e) par Hédi Bouchamaoui Group (HBG) et le Groupe Chabchoub, pour gérer leur participation majoritaire dans City Cars, concessionnaire de la marque KIA (cf. ABN n° 2368). Les 66,70 % du capital de City Cars rachetés sont détenus à hauteur de 80 % par HBG et de 20 % par le Groupe Chabchoub. AFRIQUE DE L’OUEST RÉGIONAL n Le Sénégalais Gabriel Fal, P-DG de la société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse, a été nommé fin janvier président des conseils d’administration de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan et du Dépositaire central – Banque de règlement (DC/BR), en remplacement de Mamadou Sanogo (Mali). BÉNIN n La gestion valorisée des boues de vidange à Sèmè-Podji est soutenue par la Facilité africaine de l’eau (FAE) qui vient d’accorder un don de 1,1 million e (722 millions de F.CFA) à la municipalité. Cette subvention permettra de couvrir 21 % du coût total du projet, estimé à 5,4 millions e (3,54 milliards de F.CFA). Représenté par Sibeau-SA, actuel propriétaire de la station de traitement des boues, et Agetur-SA, le secteur privé assurera l’exploitation de la station et mobilisera 78 % du financement requis pour couvrir le coût total du projet, afin de financer les travaux de réhabilitation et d’extension de la station. BURKINA FASO Projet immobilier de 175 milliards de F.CFA à Ouaga 2000 Le gouvernement a adopté début février un rapport relatif à une convention d’investissement entre l’État burkinabé et la société Tena Real Estate en vue de la réalisation du projet immobilier « Tenatower & Tenarivers » à Ouaga 2000, un quartier de la capitale abritant la présidence et les ambassades. « D’un coût total estimatif de 175 milliards de F.CFA, ce projet permettra d’augmenter les capacités du pays en matière d’infrastructures d’accueil et d’hébergement et de créer de nombreux emplois », souligne le gouvernement. Quelque 800 emplois seront créés pour la construction du complexe et 400 emplois pour son exploitation. Tena Real Estate a été créée en mars 2012 par Blaise Carroz et son épouse burkinabé, Marata Tapsoba, résidant à Dubaï. Le projet prévoit la construction, sur 102 ha environ, d’une tour mixte de 25 étages comprenant un hôtel de 5 étoiles doté d’un parc aquatique avec piscine à vagues et toboggans géants, un mini-golf de 18 trous, des restaurants, des infrastructures sportives… Les travaux dureront 36 mois. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS BURKINA FASO CAP-VERT n Les travaux de construction de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin « débuteront officiellement avant la fin de l’année 2013. La première tranche de la nouvelle plate-forme aéroportuaire prévue sera entièrement réalisée à l’horizon 2017 », a annoncé fin janvier le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. n La Chine a été sollicitée « pour la formation de techniciens capverdiens dans le domaine des énergies renouvelables », a indiqué fin janvier le directeur général de l’énergie (DGE) du Cap-Vert, Antonio Baptista. Le Cap-Vert prévoit d’envoyer en juin en Chine un groupe d’une vingtaine de techniciens, spécialisés en énergie, ainsi que des techniciens liés aux universités et au secteur privé. |5 AFRIQUE DE L’OUEST BURKINA FASO n Le Projet de gestion participative des ressources naturelles et de développement rural (projet Neer-Tamba : « l’espoir qui nous réunit ») est soutenu par le Fonds international de développement agricole (FIDA) qui a signé début février un don de 51,16 millions $ (environ 25,6 milliards de F.CFA) pour améliorer les conditions de vie et augmenter les revenus des ménages pauvres. Cofinancé par le gouvernement, ce nouveau projet sera exécuté par le ministère de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire dans les régions du Nord, du Centre-Nord et de l’Est. Il couvrira près de 2 000 villages situés dans 12 provinces. Près de 200 000 ménages ruraux touchés par la pauvreté et l’insécurité alimentaire, dont des femmes et des jeunes, vont bénéficier de Neer-Tamba. CÔTE D’IVOIRE Exportation d’électricité La fourniture d’électricité au Bénin et au Togo a fait l’objet d’un accord signé fin janvier à Abidjan entre la partie ivoirienne composée de la Direction générale de l’énergie (DGE), la Société des énergies de Côte d’Ivoire (CI-Énergies) et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) d’une part, et la Compagnie électrique du Bénin (CEB) et la Ghana Grid Company (GRIDCo) d’autre part. L’accord porte sur la fourniture de 138 GWh/an à la CEB, avec une puissance moyenne de 17 MW, à compter de fin janvier 2013. Selon le ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Adama Toungara, il s’agit de fournir 10 MW en période de pointe, 15 MW pendant les jours ouvrables et 20 MW le week-end. « Cela n’interviendra en rien sur la qualité de la fourniture d’électricité sur le territoire ivoirien. Il n’y aura pas non plus de délestage ». Au barrage de Soubré (275 MW) dont les travaux vont bientôt démarrer (cf. ABN n° 2368), s’ajoutent les projets suivants déjà lancés : • La 3e phase d’Azito relative à la réalisation d’un cycle combiné de 140 MW, qui fera passer la capacité d’Azito de 296 MW à 436 MW. Le bouclage financier est intervenu à Paris mi-octobre 2012 pour une mise en service en 2015 ; • La 4e phase de Ciprel pour la réalisation d’un cycle combiné de 222 MW dont la mise en service du premier groupe de 111 MW est prévue en 2013 et les 111 MW restants en 2015. Avec cet investissement, la capacité de Ciprel, actuellement de 321 MW, va passer à 543 MW. • La centrale de location Aggreko dont la puissance installée initiale de 70 MW, a été augmentée à 100 MW depuis mi-juillet 2012, et sera portée à 200 MW, à la fin du 1er trimestre 2013. La capacité globale de la Côte d’Ivoire est actuellement de 1 420 MW. Après la réalisation des différents projets ci-dessus, cette capacité va passer à 1 882 MW, dont 604 MW pour l’hydraulique et 1 278 MW pour le thermique. D’autres projets sont en négociation. AFRICAN BUSINESS CÔTE D’IVOIRE CÔTE D’IVOIRE Projet de transport urbain ferré à Abidjan avec trois groupes français Nouveaux projets avec la BOAD Une délégation des groupes français Alstom, Bouygues et Systra s’est entretenue avec le Premier ministre, ministre de l’Économie et des finances, Daniel Kablan Duncan, sur la réalisation, à Abidjan, d’un projet de transport urbain ferré. « Le Premier ministre, avec le ministre des Transports Gaoussou Touré, a bien voulu recevoir cette délégation… pour réfléchir ensemble sur ce que pourrait être un train urbain ferré à Abidjan à l’horizon 2020-2030 », indiquait Pascal Drouhaud, directeur adjoint Amérique latineAfrique subsaharienne d’Alstom. « Nous nous sommes engagés à revenir voir le ministre des Transports pour réfléchir à ce que pourrait être une solution globale avec un groupement important d’entreprises françaises ». « L’idée est de construire la première phase de ce qui préfigura un système de transport ferré à l’intérieur d’Abidjan », précisait Olivier Bonnin, directeur adjoint du groupe Bouygues. « Il y a un besoin énorme. Il y a 10 ans, il y avait 3 millions d’habitants, et maintenant, nous approchons les 6 millions d’habitants. Il est absolument nécessaire de mettre en place un système efficace qui permette d’éviter le temps perdu aux heures de pointe. Cela avec plus d’efficacité, plus de qualité de vie pour moins de consommation d’hydrocarbures et moins de pollution ». Un système de réseau est envisagé autour d’un axe Nord-Sud et Est-Ouest. « Dans une première phase très rapidement, il s’agira de développer l’axe EstOuest, sur la base de terrains qui sont déjà consacrés au transport ferroviaire et qui, par conséquent, permettront une exécution très rapide. Cette exécution produira un réseau de transport d’une capacité bien supérieure à celle qui existe aujourd’hui. Les investissements sur l’ensemble du réseau représentent des sommes assez importantes. Sur la première phase, c’est de l’ordre d’un demi milliard d’euros (environ 328 milliards de F.CFA). Les travaux commencent immédiatement, les premières réalisations commencent au début de l’année prochaine ». Le projet intéresserait également le groupement Bombardier (Canada) / Samsung (Corée du Sud). AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS 6| Niale Kaba, ministre auprès du Premier ministre chargé de l’Économie et des finances, et Christian Adovelande, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ont signé début février un accord de prêt destiné au financement complémentaire de l’échangeur du boulevard Valéry Giscard d’Estaing (VGE). Ce prêt additionnel de 14 milliards de F.CFA, qui complète le financement initial octroyé en 1999 par la BOAD à hauteur de 6 milliards de F.CFA, porte à 20 milliards de F.CFA l’apport de la banque à ce projet, dont le coût total s’élève à 29,695 milliards de F.CFA. Cet échangeur est une composante du projet de pont « Henri Konan Bédié » (travaux confiés à Bouygues Construction, cf. ABN n° 2369), dont l’objectif est d’améliorer le trafic dans le district d’Abidjan. Un accord de prêt de 24 milliards de F.CFA relatif au financement partiel du projet de remblaiement de la baie de Vridi-Biétry et d’élargissement et d’approfondissement du canal de Vridi, a également été signé entre Adovelande et le directeur général du Port autonome d’Abidjan (PAA), Hien Yacouba Sié. Au sortir d’une séance de travail avec le président Alassane Ouattara, Adovelande déclarait : « Sur les deux dernières années, 2011 et 2012, nous avons financé des projets de l’ordre de 200 milliards de F.CFA au niveau de la Côte d’Ivoire. Cette tendance va se poursuivre. Nous allons renforcer notre coopération, notamment pour tous ce qui concerne les projets publics, les projets du secteur publicmarchand et également du secteur privé. Nous avons déjà trois grands projets pour notre conseil d’administration qui doit se dérouler en Côte d’Ivoire, au mois de mars. Il s’agit de la route qui part de Bouna à la frontière du Burkina-Faso, celle qui part de Danané à la frontière de la Guinée, les deux pour un montant total d’à peu près 24 milliards de F.CFA. Nous avons également des projets en matière d’énergie avec Côte d’Ivoire-énergie pour un volume d’investissement total de 38 milliards de F.CFA. Nous envisageons donc pour le mois de mars, un investissement de 62 milliards de F.CFA que nous allons mettre en place ». NEWSLETTER | N° 2 370 | DU 25/02/2013 AFRIQUE DE L’OUEST CÔTE D’IVOIRE « L’engagement de Cargill est entier » Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des finances, Daniel Kablan Duncan, a reçu début février le président Europe du Groupe Cargill, Paul Naar, accompagné du président Côte d’Ivoire, Lionel Soulard, en présence du ministre de l’Industrie, Jean Claude Brou. « L’objectif est d’accroître la production, de faire en sorte que la qualité du cacao s’améliore en Côte d’Ivoire, que le producteur reçoive une partie très élevée du prix, et que le système fonctionne de manière très efficiente », a déclaré Brou. « Cela fait partie des objectifs du chef de l’État, de faire en sorte que la transformation du cacao continue à augmenter. Nous sommes autour de 30 %, il faut faire mieux. À ce sujet, nous échangeons dans un bon climat de confiance avec l’ensemble des broyeurs et des transformateurs dont Cargill. Nous sommes dans une situation où de nouveaux investisseurs sont intéressés. Les responsables de Cargill ont indiqué qu’ils sont totalement engagés en Côte d’Ivoire et donc nous sommes dans une dynamique très positive, très forte, dans le secteur de l’agriculture, en particulier du cacao, et dans le secteur industriel, dans ce cas-ci, avec la transformation du cacao ». « C’est une revue de la réforme du cacao et de toutes les affaires qui touchent à l’agriculture. Le dialogue se poursuit sur ces questions, notamment de fiscalité. Nous sommes satisfaits du processus dans lequel nous sommes », a pour sa part indiqué Soulard. « Nous allons continuer tous nos investissements dans la durabilité, dans les coopératives et bientôt dans les programmes sociaux qui vont reprendre, CÔTE D’IVOIRE CÔTE D’IVOIRE n Le programme d’aménagement de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, qui comporte d’importants investissements, et a pour ambition de faire de cet aéroport le hub de l’Afrique de l’Ouest, débouchera à terme sur la création d’une ville aéroportuaire dénommée Aérocité, qui s’étendra sur plusieurs milliers d’hectares (cf. ABN n° 2367). Ce projet, dont le coût est estimé à 127 milliards de F.CFA, contribuera à la création de 25 à 30 000 emplois, et aura des impacts positifs importants aux plans social, environnemental et économique. n Air Côte d’Ivoire a mis en service un nouvel avion Embraer 170 (Brésil), après ses deux Airbus A-319 ; il desservira Conakry, où était organisé début février le vol inaugural. Selon son directeur général, René Decurey, Air Côte d’Ivoire dont les vols commerciaux ont débuté mi-novembre 2012, dessert 13 villes en Afrique de l’Ouest et Centrale : Abidjan, Dakar, Conakry, Bamako, Ouagadougou, Accra, Lomé, Cotonou, Libreville, Brazzaville, Douala, Yaoundé et Pointe-Noire. « Nous atteindrons les 20 destinations en 2014. Les vols domestiques sont prévus pour le 2e trimestre 2013 ». Le taux de remplissage des trois avions s’établit à 40 %. n La Banque mondiale s’engage à hauteur de 2 milliards $ (environ 1 000 milliards de F.CFA) comme promis lors du Groupe consultatif sur le financement du Plan national de développement (PND) tenu en décembre à Paris, a réaffirmé son directeur des Opérations, Madani Tall, reçu début février par le président Alassane Ouattara. Plusieurs missions seront organisées dans les semaines à venir en Côte d’Ivoire. n Une mission du groupe espagnol Boluda, spécialisé en transport maritime, remorquage, sauvetage, offshore, chantier naval…, a effectué début février une visite au Port autonome d’Abidjan (PAA), pour s’informer sur les différents projets susceptibles de l’intéresser. n Une nouvelle brasserie a été implantée par le groupe Eurofind, dont le président fondateur est Moustapha Khalil, sur un site de 9 hectares en zone industrielle de Yopougon à Abidjan ; la capacité de production annuelle sera de 250 000 hectolitres extensible à 425 000 hectolitres. Dénommée « Les brasseries ivoiriennes », cette unité « offrira une alternative aux importations de bières » grâce à « des équipements ultra-modernes alliés à une technologie allemande de pointe ». Financé par diverses banques dont la BOAD, ce projet de 25 milliards de F.CFA environ entrera en production dans les prochaines semaines, viennent d’annoncer les responsables d’Eurofind au chef de l’État. donc l’engagement de Cargill est entier. Nous faisons confiance au Premier ministre et à son gouvernement dans la continuité du dialogue que nous avons sur les différents projets ». Présent en Côte d’Ivoire depuis 1997, le groupe américain Cargill a ouvert une usine de traitement du cacao à Abidjan en 2000, et dispose d’installations à Daloa, Gagnoa, Oumé, San Pedro et Soubré. Le groupe veut étendre son champ d’actions à la production d’huile de palme. Des investissements de 200 milliards de F.CFA porteraient sur la réalisation de 50 000 hectares de plantations industrielles avec création dans les cinq années à venir, de plus de 150 000 emplois (cf. ABN n° 2355). CÔTE D’IVOIRE n Un groupe d’investisseurs allemands conduit par le directeur de Revivo Deutschland (groupe suisse Revivo), Klaus Meuman, s’est rendu fin janvier à Bouaké, à l’initiative de Nicolas Djibo, président de la Chambre de commerce et d’industrie. Revivo Deutschland, spécialisée dans les matériaux de construction, envisage de créer un total de 400 emplois au profit des populations de la seconde ville du pays. Selon Meuman, « à court terme, nous allons installer une usine de production de matériels préfabriqués servant dans la construction de bâtiment. Nous serons également implantés à Abidjan. Nous avons aussi signé des accords pour la création d’une technopôle, un centre de formation combiné à un centre de production relatif à tous les métiers afférents à la construction. À ceux-ci, il faut ajouter l’agriculture et d’autres métiers connexes ». La visite de prospection de ces investisseurs est « le début de ma politique de relance de Bouaké », soulignait Djibo. « Nous allons reconstruire cette ville qui nous est chère à tous. Nous n’avons pas le choix. Ensemble, nous allons repositionner Bouaké en tête du peloton de tête des villes de l’Uemoa, une place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Nous allons lancer la restructuration des entreprises pour générer les emplois. Cette restructuration concerne tous les secteurs industriels. Déjà, dès 2014, ce sont environ 2 000 emplois qui seront créés avec le concours d’Uniwax. Aujourd’hui, ce sont les Allemands, demain, ce sera d’autres hommes d’affaires de pays modèles en matière de prospérité économique ». AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS |7 AFRIQUE DE L’OUEST GHANA GUINÉE MALI n Le projet de développement rural intégré est soutenu par un prêt de 10,5 millions $ du Fonds de l’OPEP (OFID) signé fin janvier à Vienne ; l’objectif est de financer une série de sous-projets pour la construction d’infrastructures de base comme des écoles, centres de santé et adductions d’eau, qui bénéficieront à quelque 25 000 ménages à faibles revenus. n L’entreprise brésilienne OAS est chargée des travaux de bitumage de voiries à Conakry, lancés mi-février par le président Alpha Condé. Ce projet, estimé à plus de 28 millions $, comprend la réalisation d’une route au niveau de la corniche nord qui portera le nom de feu le Doyen Bâ Mamadou, et la construction de plusieurs bretelles secondaires reliant toutes les transversales entre elles. Selon Ousmane Bah, ministre d’État en charge des Travaux publics et de l’équipement, « cette route sera parallèle à la route de Prince et permettra d’éviter certains grands carrefours difficiles comme le carrefour Bambeto, le carrefour Cosa et le carrefour Enco 5 ». Le projet bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de l’Union européenne. n « La reprise progressive de l’aide au développement européenne afin de répondre aux besoins urgents de la population malienne », a été annoncée mi-février à Dublin par le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs. Une enveloppe d’environ 250 millions e pourrait être mobilisée à cet effet. « Nous aiderons le pays à rétablir la démocratie et la paix en nous concentrant principalement sur la réconciliation, la prévention des conflits et le soutien au processus électoral. En outre, nous mettrons l’accent sur la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement et ferons de nouvelles propositions pour contribuer à la relance de l’économie », a précisé Piebalgs. MAURITANIE n Le secteur de l’électricité est soutenu par le Fonds arabe de développement économique et social (Fades) qui a accordé un prêt de 3 millions de dinars koweïtiens, soit environ 7,95 millions e signé début février. Le projet profitera d’ici à 2020 à 30 villes mauritaniennes à travers l’installation de centrales électriques ou la réhabilitation de centrales vétustes. NIGER n La société de droit singapourien Al Aryam Resources (siège social à Downtown Dubai) a obtenu fin décembre l’approbation de deux conventions minières pour des permis de recherche de charbon : • sur le périmètre du permis « Chikinaouen 1 », région de Tahoua, départements de Tchintabaraden et de Tahoua, d’une superficie de 497,7 km2. La société s’engage à investir dans les trois ans suivant la signature de la Convention minière un montant minimum de 5,5 millions $ pour mettre en évidence des cibles et mener toutes activités nécessaires au développement de ces cibles afin de prouver l’existence de gisements de charbon ; respecter toutes les dispositions prévues par la loi minière notamment la possibilité pour l’État de participer au capital de la société d’exploitation jusqu’à hauteur de 40 %, dont 10 % de participation gratuite et 30 % à souscrire en numéraire ou en nature. • et sur le périmètre du permis « Tebaram 2 » (même zone), d’une superficie de 497,7 km2. AFRICAN BUSINESS n Les activités du Système des Nations unies (SNU) en Guinée en 2013 sont évaluées à 52 millions $, dont 18 millions $ pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 25 millions $ pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et 9 millions $ pour le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). n Le projet d’alimentation en eau de cinq villes bénéficie d’un prêt de 7 millions $ du Fonds de l’OPEP (OFID) signé fin janvier à Vienne ; quelque 63 000 personnes bénéficieront de la construction d’infrastructures hydrauliques et de l’installation de branchements. n La fourniture d’un système complet et intégré de gestion et de contrôle technique du spectre des fréquences radioélectriques à l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (Amrtp), a été attribuée mi-janvier, après appel d’offres, au groupement Intelec-Elbit Systems pour un montant de 2 148 millions de F.CFA environ et un délai d’exécution de 12 mois. Le financement est assuré par l’Amrtp sur fonds propres. Ce système de gestion et de contrôle du spectre des fréquences radioélectriques, comprendra : trois stations fixes à Bamako dont une au siège de l’Autorité et les deux autres installées à Lassa et à Sirakoro ; deux stations mobiles (véhicules équipés pour des mesures indépendantes) ; et un centre fixe de contrôle HF à Mopti. NIGERIA n Prochaine pose des tuyaux du Trans-saharian Gas Pipeline (TSGP), gazoduc devant relier le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. « Le mémorandum d’entente entre le Nigeria et l’Algérie a été signé et l’étude de faisabilité du projet à été achevée. La pose du gazoduc de Calabar (sud-ouest du Nigeria) à Kano (au nord du pays) est sur le point de commencer », a déclaré début février la porte-parole de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), Tuminu Green. L’Algérie, le Niger et le Nigeria avaient signé en 2009 un accord pour la mise en œuvre de ce projet, qui devrait transporter 30 milliards m3 de gaz vers l’Europe. Le gazoduc représente un investissement de 10 milliards $ et les centres de collecte de gaz 3 milliards $. Le gouvernement nigérian a déjà mobilisé 400 millions $ dans son budget de 2013 pour les premiers travaux de pose, et le groupe NNPC examine plusieurs options pour lever des fonds à l’international, afin de réunir les financements nécessaires. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS SÉNÉGAL n Le développement du port de Ziguinchor bénéficiera d’un financement de 21 milliards de F.CFA des Pays-Bas, dans le cadre du programme néerlandais « Orio » en faveur de la Casamance. Cette enveloppe permettra de draguer le fleuve Casamance et de réhabiliter les infrastructures du port pour recevoir des navires de grande taille. 8| NEWSLETTER | N° 2 370 | DU 25/02/2013 NIGERIA n Le groupe canadien Bombardier Aéronautique a étendu fin janvier son réseau d’entretien après-vente pour ses avions d’affaires, en ajoutant un établissement de maintenance en piste (LMF) au Nigeria. ExecuJet Nigeria, à Lagos, a été retenue comme LMF pour les biréacteurs d’affaires Challenger 300, Challenger 604, Challenger 605, Global 5000, Global 6000, Global Express et Global Express XRS. Cet établissement sera le complément du centre d’ExecuJet à Lanseria en Afrique du Sud, qui fait partie du réseau d’établissements de service autorisé (ASF) de Bombardier depuis 2002. L’installation au Nigeria, située à l’aéroport international Murtala Muhammed à Lagos, comprend un hangar de maintenance d’une superficie de 4 700 m2 et une aire de trafic d’une superficie de 25 500 m2. ExecuJet fournit des services de maintenance pour l’aviation d’affaires à Lagos depuis un an, et depuis plus de 10 ans à l’aéroport international Lanseria, à Johannesburg. AFRIQUE DE L’OUEST NIGERIA SÉNÉGAL Construction d’une usine d’engrais de 1,4 million de tonnes/an La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé fin janvier un prêt privilégié de 100 millions $ à Indorama Eleme Fertilizer & Chemicals Limited (Iefcl) pour construire et exploiter une usine de production d’engrais par conversion de gaz en urée située à Port Harcourt. La production servira les marchés du Bénin, du Brésil, du Ghana, de l’Inde, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, du Royaume-Uni et des États-Unis. L’usine d’Iefcl, située dans l’actuel complexe industriel d’Eleme, produira de l’urée qui sera vendue à l’exportation et sur le marché intérieur. Les autres composantes du projet comprennent une canalisation de 84 km, une jetée à usages multiples et des terminaux au port d’Onne, située à 16 km du site du projet. Le complexe sera très probablement parmi les sites de production les plus compétitifs, étant donné le faible prix des matières premières et les économies d’échelle réalisées. L’usine disposera d’une capacité de 1,4 million de t. par an d’engrais azoté, avec pour principales composantes une unité d’ammoniac de 2 300 t./j, une unité d’urée de 4 000 t./j et une unité de granulation d’urée de 4 000 t./j. Les travaux de construction vont démarrer début 2013 pour une mise en service fin 2015. Iefcl est l’emprunteur et l’entreprise qui exploitera le projet. Elle est détenue par Indorama Eleme Petrochemicals Ltd (IEPL) et Indorama. Eleme est le deuxième producteur de polyoléfine en Afrique et détient une part de marché majoritaire de polyéthylène et de polypropylène au Nigeria complétée par les exportations vers les pays voisins. Le projet permettra de créer 3 854 emplois dont 250 directs et 348 emplois locaux indirects lors de la construction et l’exploitation de l’usine. Le projet permettra au Nigeria, qui importe actuellement 80 % des engrais utilisés, d’être progressivement autosuffisant et de devenir un important exportateur. SÉNÉGAL Développement des infrastructures touristiques Une nouvelle station balnéaire pourrait être créée à Pointe Sarène (15 km au sud de Saly) d’ici à 2016, a indiqué fin janvier le P-DG de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco). Le coût des infrastructures de base de cette station est estimé à 11 milliards de F.CFA (voirie, électricité et éclairage, télécommunications, traitement des eaux…). Un périmètre de 110 hectares sera viabilisé et de nouveaux hôtels totalisant 1 600 chambres, ainsi que des espaces administratifs et commerciaux, seront construits pour un coût estimé à 130 milliards de F.CFA. D’autres infrastructures touristiques seront construites à Joal (Petite Côte), dans la région de Saint-Louis (Nord) au parc national des oiseaux du Djoudj, ainsi que sur la langue de Barbarie, où 400 chambres seront réalisées au cours des cinq prochaines années. Fatick, Kaolack, Foundiougne, Sandicoly, Missirah et Fimela (Centre) accueilleront également des investissements hôteliers d’un coût de l’ordre de 256 milliards de F.CFA pour 6 500 chambres. « Tout le monde frappe à la porte du Sénégal, mais nous avons trouvé des engagements déjà pris par l’ancien régime qui font que la destination est trop chère », indiquait pour sa part le ministre du Tourisme et des loisirs, Youssou Ndour. « Nous sommes en train d’examiner ces accords pour voir comment arriver à nous libérer de ceux qui ne sont pas profitables à notre pays pour pouvoir signer d’autres accords qui soient plus bénéfiques à nos populations ». Selon le ministre, l’Agence nationale de promotion touristique (ANPT), en faillite, a laissé une dette de 1 milliard de F.CFA. Le Sénégal doit de l’argent à des journaux et des chaînes de télévision étrangères, à des salons, des tours opérateurs (TO)… « En tant que ministre du Tourisme, je ne peux même plus voyager à l’étranger, parce que le Sénégal s’est beaucoup endetté pour son image. Et si la dette de l’ANPT n’est pas payée, le Sénégal ne passe pas. Mais, avec nos maigres moyens, nous allons faire de bonnes choses ». n Une étude sur les conventions minières conclues par l’État conduite par le ministère de l’Énergie et des mines, a révélé, aux dépens des ressources publiques, un manque à gagner évalué, sur la base des moins values fiscales et douanières induites, à 401 milliards de F.CFA sur la période 2005-2012. L’étude préconise diverses réformes, ayant trait notamment à une meilleure prise en compte des intérêts stratégiques de l’État et à une implication accrue des nationaux dans le secteur, a indiqué mi-janvier le ministre de l’Énergie et des mines, Aly Ngouille Ndiaye, annonçant un réexamen des contrats miniers. n Le projet d’amélioration de la qualité de l’eau dans les villes de Fatick, Kaolack et Koungheul (Centre) est soutenu par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) qui a signé fin décembre à Lomé un prêt de 7 345 millions de F.CFA avec la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones). Ce financement partiel permettra de renforcer les unités de défluoration et de traitement de l’eau distribuée dans ces localités, et de raccorder 20 000 nouveaux abonnés (dont 15 000 branchements sociaux). n Des partenariats public-privé (PPP) dans le secteur de l’électricité ont été annoncés début février par le ministre de l’Économie et des finances, Amadou Kane, afin de réduire le prix de l’électricité. « Nous avons développé des partenariats très avancés, avec des structures coréennes et indiennes, dans un projet de 250 MW, à travers des centrales électriques comme à Kahone ou Bel-Air qui vont faire 375 MW à un prix moyen de 70 francs le kWh », a précisé le ministre, car « il n’est pas possible d’atteindre un objectif de 7 % de croissance en 2017 avec une énergie de 113 F.CFA le kWh en moyenne ». AFRICAN BUSINESS n La SADE (Groupe Veolia) réalisera pour le compte de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) la construction de deux châteaux d’eau de 400 et 500 m3 à 25 m de hauteur dans la région de Louga. Dans le cadre du volet urbain du Programme d’eau potable et d’assainissement du Millénaire (Pepam), Sones a par ailleurs confié à la SADE des travaux de renforcement, d’extension de réseaux et de bornes fontaines sur la Petite côte (Mbour, Saly, Somone, Popenguine, Joal, Fadhiouth et Diakhao), situées à 80 km de Dakar. AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS n Le projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Matam, Louga et Kaffrine s’articulera autour de trois composantes : le développement des infrastructures agricoles et d’élevage ; la mise en valeur et l’organisation des producteurs et des éleveurs ; et la gestion du projet. Cet investissement qui sera examiné fin mars 2013 par la BAD est évalué à 45 millions UC, soit 34,4 milliards de F.CFA. |9 AFRIQUE CENTRALE RÉGIONAL Projet d’aménagement du tronçon routier Mintom-Biessi Dans le cadre de l’amélioration du transport sur l’axe routier Yaoundé-Brazzaville / tronçon Sangmélima-Ouesso, l’aménagement de la route Ketta (Congo)-Djoum (Cameroun), maillon important de cet axe, est envisagé en deux phases. La première phase, objet du présent projet, est structuré autour des principales composantes suivantes : • l’aménagement de l’axe principal : au Congo avec le revêtement de la section Biessi-frontière Cameroun (195 km) ; et au Cameroun avec le revêtement de la section Mintom-frontière Congo (105,5 km) ; • des aménagements connexes concernant 100 km de pistes rurales (50 km dans chaque pays) et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques dans la zone du projet ; • et des actions de facilitation du transport et du transit, avec le renforcement/ modernisation du poste de contrôle frontalier unique. Le coût du projet, qui sera examiné par le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) en septembre 2014, est évalué à 248 millions UC (soit environ 192 milliards de F.CFA), à financer pour le FAD pour 70 millions UC (don de 40 millions UC au Congo et prêt de 30 millions UC au Cameroun), le Congo (2 millions UC) et le Cameroun (10 millions UC)… CAMEROUN AFRICAN BUSINESS n Les Aciéries du Cameroun (Groupe Fokou) ont signé fin janvier avec le gouvernement un protocole d’accord sur la création d’une usine à Douala-Bassa pour produire de l’acier et d’autres produits dérivés du fer, aussi bien à partir de matières premières locales que de matériaux importés. Selon le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, « cet important investissement est évalué à 30 milliards de F.CFA. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de se pencher spécialement sur la question, à la différence de l’approche traditionnelle en la matière ». « L’entreprise aura des avantages douniers pour l’entrée de son matériel sur le territoire national ; et lors de la phase de production de l’acier, elle va également bénéficier des avantages fiscaux dans le cadre des projets structurants », cette aciérie devant traiter une partie du futur minerai de fer camerounais de Mbalam. CAMEROUN Les études de gestion des eaux dans l’Extrême-Nord confiées au Russe ZVS Un protocole d’accord de 4,57 milliards de F.CFA a été signé fin janvier à Yaoundé par Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et Evgeny Gudzenchuk, directeur de la société russe Zarubezhvodstroy (ZVS). Ce financement est destiné à l’élaboration du schéma régional de gestion des ressources en eau et à la réalisation des études de faisabilité relatives aux ouvrages hydrauliques et d’irrigation de la région de l’ExtrêmeNord, où des inondations sont survenues en septembre 2012. Ces études de faisabilité aboutiront au financement par les partenaires russes de projets tels que : la construction de retenues collinaires pour les besoins en eau potable, d’irrigation, de pâturage et de pisciculture ; la réhabilitation de la digue de Maga ; la construction d’une digue-route le long du fleuve Logone et la réalisation des aménagements hydro-agricoles des zones adjacentes ; la construction des mares artificielles et des puits pastoraux ; la stabilisation des berges du Mayo-Kaliao par les moyens mécaniques et/ou biologiques ; la construction des biefs pour les aménagement des petits périmètres irrigués ; la valorisation des eaux de drainage pour l’irrigation de 1 000 hectares de cultures maraîchères… Le directeur de ZVS a indiqué que les travaux ne vont pas tarder à démarrer, souhaitant que ce premier accord serve de base à la consolidation de la coopération entre le Cameroun et la Russie, car il est susceptible d’attirer des financements aussi bien du gouvernement que des banques russes. « Vous avez choisi comme partenaire une compagnie de grand calibre, c’est un grand jour dans les relations entre nos deux pays », a déclaré l’ambassadeur Nicolay Ratsibokinskiy. Le Cameroun et la Russie entretiennent des relations diplomatiques depuis février 1964. Parmi les projets déjà réalisés dans le cadre de la coopération bilatérale, figurent la construction de l’École technique d’agriculture de Dschang (région de l’Ouest) et de l’École des eaux et forêts de Mbalmayo (région du Centre). CAMEROUN n Le chantier du 2e pont sur le Wouri à Douala débutera entre juillet et août 2013, selon le ministre des Travaux publics, Patrice Amba Salla. « Le 2e pont sur le Wouri va se construire, il n’y a pas de marchés infructueux », a-t-il indiqué. Le coût de réalisation de cet ouvrage par Sogea-Satom (Vinci) est estimé à 119 milliards de F.CFA (cf. ABN n° 2368). Pour l’agrandissement et l’aménagement de la pénétrante Est de Douala, l’enveloppe du projet est évaluée à 40 milliards de F.CFA. n Un contrat de recherche et de partage de production sur le bloc offshore Moabi, dans le bassin du Rio del Rey, a été signé mi-janvier à Yaoundé par le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique, Emmanuel Bonde, l’administrateur directeur général de la SNH, Adolphe Moudiki, et le directeur général de Perenco Cameroon, Denis Clerc Renaud. Au titre de ce contrat qui couvre une superficie totale de 137,13 km2, Perenco s’engage à réaliser des recherches sur une première période de trois années, qui prévoit notamment le retraitement et l’interprétation de données sismiques 3D existantes, et le forage de deux puits, à une profondeur minimum de 1 100 m. L’investissement correspondant est estimé à 35 millions $ (environ 17 milliards de F.CFA). Ce programme pourra s’étendre sur deux autres périodes supplémentaires de deux années chacune, au cours desquelles il est prévu à chaque fois, le forage d’un puits d’exploration à une profondeur minimum de 1 100 m. L’investissement minimum sur les trois périodes d’une durée totale de sept années, est de 65 millions $ (environ 31,5 milliards de F.CFA). AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS 10 | NEWSLETTER GABON n Les statuts de la Société de patrimoine du service public de l’eau potable, de l’énergie électrique et de l’assainissement ont été approuvés fin janvier par le gouvernement au titre du ministère du Pétrole, de l’énergie et des ressources hydrauliques. Cette approbation rend exécutoires les statuts de la société. | N° 2 370 | DU 25/02/2013 AFRIQUE CENTRALE CAMEROUN Prochain appel d’offres pour la centrale de Lom Pangar L’avancement du projet d’usine de pied du barrage de Lom Pangar a été examiné fin janvier par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac), qui financent cette partie du projet. Les appels à manifestation d’intérêt ont déjà été lancés, et « pour l’instant, nous sommes en train d’arrêter la liste restreinte des bureaux qui vont recevoir les demandes de propositions. Les termes de référence sont prêts et nous allons les partager avec les autres bailleurs de fonds », indiquait Jean-Baptiste Nguema-Ollo, ingénieur principal Énergie à la BAD. L’avis d’appel d’offres pour la construction de l’usine de pied devrait bientôt être lancé. « Le niveau d’avancement des travaux est satisfaisant. La BAD va financer l’usine de pied, la ligne de transport et l’électrification d’à peu près 150 localités de la région de l’Est. Au niveau du barrage, ce qui a été fait est satisfaisant pour la Banque mondiale qui suit ces aspects-là. Nous allons suivre le volet du projet concernant l’usine de pied intégrée dans le barrage dont les rapports environnementaux et sociaux sont déjà pris en compte dans les rapports de la Banque mondiale. Étant donné que le financement de la BAD va aussi couvrir la ligne partant de Bertoua jusqu’à Batouri et de Bertoua à Abong-Mbang, nous avons encore le plan de gestion environnemental et social à finaliser ». « Nous travaillons pour respecter le premier objectif majeur qui est la mise en eau du barrage en juillet 2014 », a déclaré Théodore Nsangou, directeur général d’Electricity Development Corporation (EDC). Concernant la mise en service de l’usine de pied en 2016, « nous avons mis en place toutes sortes de stratégies pour tenir ce calendrier. Il faut absolument que nous réussissions les travaux de dérivation au cours de cette saison sèche » (novembre à avril). Le projet d’aménagement hydroélectrique de Lom-Pangar comprend la construction d’un réservoir de 6 milliards m3 de capacité, d’une usine de pied de 30 MW et d’une ligne de transport de 90 KV de 105 km. Le coût total du projet Lom Pangar (première pierre posée début août 2012, cf. ABN n° 2358) est d’environ 241 milliards de F.CFA, financé par la Banque mondiale 66 milliards de F.CFA, l’Agence française de développement (AFD) 39,3 milliards de F.CFA, la Banque européenne d’investissement (BEI) 19,7 milliards de F.CFA, la Banque africaine de développement (BAD) 32,19 milliards de F.CFA, la Bdeac 20 milliards de F.CFA et l’État camerounais 59,6 milliards de F.CFA. Les travaux du barrage sont confiés à la China International Water & Electric Corp. (CWE). Le contrôle et la surveillance des travaux sont assurés par Coyne et Bellier. • trois permis de recherches pour le fer : les « permis Lébango » et « permis Minguélakoum » dans les départements de la Cuvette-Ouest et de la Sangha, les bénéficiaires étant dans l’ordre les sociétés Nyanga-Congo S.A. et Maud Congo S.A. ; et un permis dans le département de la Sangha attribué à Golden Lion, société de droit congolais domiciliée à Brazzaville dont les promoteurs sont des nationaux. Ses travaux ont débouché sur la découverte d’indices probants de fer de bonne qualité, et l’opérateur a sollicité ce permis de recherches dont le coût prévisionnel est estimé à 2,18 milliards de F.CFA. • deux permis de recherche minières pour l’or dit « permis Kouyi-or » et « permis Kouba-or » dans le département du Niari, au profit de la société Alector Congo. • et un permis de recherches minières pour la cassitérite (minerai d’étain) dit « permis Mfilou » dans le département du Kouilou à la société Nyanga-Congo S.A. Le président Denis Sassou Nguesso a souhaité « solennellement mettre en exergue deux faits majeurs. Premièrement, nous ne saurions faire l’économie de la construction d’un chemin de fer reliant la Sangha au port de PointeNoire, en reliant au passage les différentes zones d’exploitation les unes avec les autres ; le but étant d’avoir une industrie minière complètement intégrée. Deuxièmement, la nécessité de faire profiter les Congolais de ces gisements d’emplois ». CONGO Attribution de huit permis miniers Le gouvernement a approuvé fin décembre l’attribution de huit permis d’exploitation ou de recherches minières, dont : • deux permis d’exploitation pour le fer : le « permis Avima » et le « permis Nabéba » dans le département de la Sangha, au profit respectivement de la société Core Mining (Glencore International) et de la société Congo Iron (Sundance Resources). Pour « Avima », il est prévu dès la première phase une production de 35 millions de tonnes de minerai de fer par an pendant 25 ans. Ce projet créera environ 8 000 emplois. Pour « Nabéba », il est prévu, dès la première phase, la création d’environ 1 000 emplois directs et 2 000 emplois pendant la phase de construction des infrastructures. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSI AFRICAN BUSINESS CONGO GABON n Congo Terminal vient d’installer deux portiques de quai neufs, en provenance de Chine, premiers des huit portiques qui seront mis en place à terme sur le terminal à conteneurs de Pointe-Noire, a annoncé mi-janvier Bolloré Africa Logistics. 100 000 TEU supplémentaires pourront être traités en 2013. La cadence de déchargement des navires va également être doublée. L’objectif est de la tripler d’ici à 2014. En construisant un quai en eau profonde, Congo Terminal peut désormais décharger des navires de grande capacité de type Wafmax. Le terminal à conteneurs voit encore plus grand et continue ses investissements : dès 2013, il se dotera d’un quai de 800 m avec une profondeur de -15 m et d’un terre-plein gagné sur la mer qui portera la surface du terminal à 38 hectares. n Un projet d’appui à l’amélioration de la productivité du travail et de l’emploi (renforcement des structures publiques de collecte et d’analyse des données sur le travail ; appui aux entreprises pour améliorer leur productivité ; et gestion du projet)sera présenté fin mars 2013 au conseil de la BAD. Son coût est estimé à 15 millions UC / 11,8 milliards de F.CFA. | 11 AFRIQUE DE L’EST & AUSTRALE RÉGIONAL MALAWI Développement de la géothermie dans la vallée du rift La Banque africaine de développement (BAD) élabore un programme de développement de la géothermie pour l’Afrique, en se fondant sur son expérience kényane du projet géothermique de Menengai (financement BAD : 150 millions $) dans la vallée du rift est-africain. Outre des projets de très grande échelle tels que ce projet géothermique de 400 MW en cours de réalisation à Menengai, au Kenya, la BAD travaille également sur une série de projets de petite envergure, adaptés au contexte spécifique de chaque pays de la vallée du rift est-africain doté d’un potentiel géothermique. La banque travaille actuellement avec le gouvernement de Djibouti pour développer une centrale de 50 MW dans la région du lac Assal. En Éthiopie, la BAD a joué un rôle moteur dans la définition d’une feuille de route pour le développement géothermique. En Tanzanie, la BAD dirige, dans le cadre des Fonds d’investissements climatique, le développement du Programme des énergies renouvelables (SREP), qui prévoit le financement d’un projet de développement géothermique. Aux Comores, la BAD a commencé le processus d’identification pour une centrale de 20 MW, répondant aux besoins de l’archipel. « Notre ambition est d’accompagner le développement accéléré du vaste potentiel géothermique inexploité de l’Afrique de l’Est », a déclaré Tonia Kandiero, représentanterésidente de la BAD en Tanzanie lors de la 4e Conférence géothermique du rift africain organisée en novembre 2012 à Nairobi. « Le développement de la géothermie a été relativement limité dans la région. Seuls quelque 217 MW d’énergie géothermique ont été développés jusqu’à présent, principalement au Kenya. Cela reste insignifiant comparé à l’immense potentiel de la région, estimé à 10 000 MW rien qu’au Kenya ». n La nouvelle Stratégie d’assistance pays (CAS) de la Banque mondiale approuvée fin janvier, couvrira une période de quatre ans de 2013 à 2017, et envisage une enveloppe indicative de 695 millions $. Trois thèmes sont prévus : promouvoir une croissance durable, diversifiée et inclusive à travers l’investissement dans les infrastructures clés, l’amélioration de l’environnement des affaires… ; renforcer le capital humain et réduire les vulnérabilités, par la fourniture de services sociaux comme l’éducation, l’eau et l’assainissement, la lutte contre le sida et la nutrition… ; et intégrer la gouvernance pour une efficacité renforcée du développement, avec une consolidation des organismes gouvernementaux et une surveillance plus efficace de la société civile. OUGANDA n L’achèvement du projet de Système d’information foncier (SIF) a été annoncé mi-janvier par IGN France International. Le consortium international conduit par IGN et chargé de la réalisation du projet DeSILISoR (conception, fourniture, mise en œuvre du Système d’information foncier et sécurisation des titres fonciers) en Ouganda, a organisé à cette occasion une conférence régionale portant sur la modernisation de l’administration foncière et des systèmes de gestion. IGN France International a remporté un appel d’offres portant sur la sécurisation des titres fonciers à travers le développement d’un SIF unique pour les six bureaux départementaux des districts de Kampala, Mukono, Wakiso, Jinja, Masaka et Mbarara, et l’établissement du centre national d’information foncier. Plus de 500 000 titres fonciers doivent être convertis. TANZANIE AFRICAN BUSINESS MOZAMBIQUE n Vale Moçambique, filiale du groupe minier brésilien Vale, a signé mi-février un accord de coopération avec l’entreprise des ports et des chemins de fer, Portos e Caminhos de Ferro de Moçambique (CFM), pour la construction du « corridor logistique Nacala », en vue d’évacuer, à travers le Sud du Malawi, le charbon extrait à Moatize. L’extraction a démarré mi-2011, et la production devrait atteindre un rythme de 22 millions de tonnes par an d’ici à 2020. Malgré la complexité du projet, Vale envisage l’achèvement de la construction du chemin de fer au 2e semestre 2014. Cet axe ferroviaire Tete-Nacala, où Vale prévoit d’investir 4,5 milliards $, aura une capacité initiale de 30 millions de tonnes par an. n Le projet de ferme éolienne de 100 MW à Singida est soutenu par l’IFC (Banque mondiale), qui a annoncé un partenariat à cet effet avec Aldwych International et Six Telecoms Company. Ce projet, développé à 700 km de Dar es Salaam dans le cadre de la société Wind East Africa, sera le premier projet d’énergie éolienne indépendant du pays. Son coût total est évalué à 285 millions $, sur lesquels IFC, Aldwych et Six Telecoms contribueront à hauteur de 18 millions $ durant la phase de développement et 71 millions $ en capitaux propres totaux. Le projet assurera un apport d’électricité supplémentaire lorsque la fourniture d’énergie hydroélectrique chute en périodes de sécheresse. AFRICAN BUSINESS AFRICAN BUSINESS NEWSLETTER 12 | |N° 714|DU | N°09/01/2009 2 283 | DU 11/05/2009