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Un poème par char
initiative de Benoist Magnat et de l’association « Groupe du 32 Octobre »
vingtième envoi
avril 2003
prochain envoi 26 avril
. La poésie en des temps de sauvagerie par Mahmoud Darwish
in Al-Quds Al-Arabi (quotidien arabe publié à Londres) du lundi 14 avril 2003
[traduit de l'arabe par Marcel Charbonnier]
Allocution inaugurale prononcée par le poète palestinien Mahmoud Darwish le jeudi 3 avril
2003, lors de la manifestation Rencontre avec Mahmoud Darwish, à la Cité du Livre d’Aix-enProvence.
Y a-t-il un temps pour la poésie, en une époque de sauvagerie ? Cette question n’est pas
nouvelle. A chaque impasse humaine, après chaque catastrophe, l’impuissance de la poésie à
humaniser l’Histoire est questionnée. Nous entendons encore le cri d’Adorno : est-il encore
possible d’écrire un poème, après Auschwitz ? Il nous est encore une fois donné de nous
remémorer cette question, aujourd’hui.
La poésie reste fragile, quand bien même elle s’ingénie à emprunter aux métaphores de la force
de la soie ou de la solidité du miel, car la façon qu’elle a de modifier l’âme et d’élargir le cœur
de l’homme est lente et invisible. Aussi habile soit-elle à établir un lien entre les sphères
personnelle et universelle, elle ne peut faire oublier l’impression générale qui veut que la poésie
soit fille de la solitude et de la marge, écho d’un rêve obscur.
Il est plus séant, pour les poètes, de ne pas nier cette solitude, ni – non plus – de la magnifier, et
d’alléger le poids de la perplexité devant la nature nécessaire de la poésie. Il est préférable, pour
eux, de développer l’angoisse créatrice, car ils ne trouveront pas de réponse dans une théorie
impeccable passée au crible de la surprise poétique.
Je dois bien reconnaître, ici, que notre présente célébration est embarrassante. Non que la poésie
puisse paraître étrangère à notre époque de barbarie, puisque la poésie a toujours été fille de son
temps ingrat, mais parce que la célébration est fête, et que nous sommes bien incapables de
ressentir la joie de la fête… Non qu’il y ait un deuil chez notre voisin, mais bien parce que nous
– nous les habitants de cette petite planète – nous tous, nous sommes en deuil ! Et parce que la
Terre toute entière menace de tomber dans le gouffre, après que les prémisses du vingt et
unième siècle nous aient avertis qu’il est dans le pouvoir de l’idée de « progrès » de dupliquer la
pire arriération jamais connue dans le passé, et que l’ « adoration de l’avenir » peut être l’autre
face de l’ « adoration du passé ».
Aujourd’hui, l’humanité semble vivre un « état d’urgence » général, face à l’interrogation quant
à la vérité de son humanité, d’un côté, et face à l’interrogation, de l’autre, sur son rôle face au
phénomène de la tyrannie planétaire incarnée par la politique américaine libérée de toute
référence collective, qu’elle soit juridique, morale ou culturelle, mise à part celle de la razzia, de
la culture de la violence, de la culture d’entreprise, de la mesure des valeurs humaines à l’aune
de la supériorité militaire, sans que ceux qui rêvent à la fondation de l’empire le plus étendu et
le plus puissant de toute l’Histoire ne prêtent la moindre attention au fait qu’ils ont
remarquablement réussi à convaincre la conscience mondiale du fait que la folie américaine est
l’unique danger qui menace le monde, en dépit de toutes les prétentions dudit empire ériger cette
folie au rang de une mission divine.
Il y a quelque Irak en chacun de nous – un Irak qu’on ne peut éradiquer, fait des plus anciennes
lois humaines édictées par Hammourabi, de la recherche de l’immortalité initiée par
Guilgamesh… jusqu’à la réalité de mort que connaît le peuple irakien aujourd’hui, avec ces
bombes intelligentes mises au point par la civilisation idiote experte en assassinat.
En chacun de nous, il y a une Palestine, depuis le message d’amour et de paix apporté au monde
par Jésus le Nazaréen… jusqu’au peuple palestinien d’aujourd’hui, crucifié sur la croix de
l’occupation israélienne. La mort palestinienne quotidienne est devenue une sorte de bulletin
météo, la tyrannie américaine ayant placé l’occupation israélienne au-dessus du droit
international et élevé la puissance occupante au rang de la sainteté.
C’est un monde sauvage, dément, égoïste, dans lequel ne prévaut pas d’autre loi que celle de la
jungle, un monde armé du surplus de la puissance nucléaire. Est-il encore possible d’écrire un
poème ? Comment peut-on être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du réel, en même temps ?
Comment peut-on à la fois contempler et s’engager ? Comment peut-on poursuivre sa tentative
permanente : recréer le monde grâce à des mots à la vitalité éternelle ? Et comment sauver ces
mots de la banalité de la consommation de tous les jours ?
Sans doute avons-nous besoin aujourd’hui de la poésie, plus que jamais. Afin de recouvrer notre
sensibilité et notre conscience de notre humanité menacée et de notre capacité à poursuivre l’un
des plus rêves de l’humanité, celui de la liberté, celui de la prise du réel à bras le corps, de
l’ouverture au monde partagé et de la quête de l’essence. Sans doute la poésie est-elle capable
aujourd’hui de recouvrer son évidence, après qu’elle s’en soit éloignée dans une abstraction qui
risque d’aboutir à la feuille blanche. La poésie n’explicite que son contraire. C’est le nonpoétique qui nous donne à voir le poétique. La poésie est-elle capable, aujourd’hui, de se
retrouver elle-même, tant la clarté de son contraire est excessive ? Peut-être, car la poésie, ce
moyen particulier de supporter la vie et de se la concilier, est aussi une méthode qui nous permet
de résister à une réalité inhumaine écrasant l’évidence de la vie.
En dépassant l’aspect extérieur des choses, en chipant la lumière tapie dans l’obscurité, en
désespérant du désespoir, la poésie nous garantit contre la haine et la fureur. Sa fragilité crie,
afin de nommer. Elle blesse, sans faire couler le sang. Si cette fragilité est détruite, c’est par des
« mains nuptiales », comme le dit René Char, car ces mains utilisent des instruments sensibles et
imaginaires qui renvoient à l’enfance. En effet, la poésie ne combat pas la guerre avec les armes
et le langage de la guerre. La poésie n’abat pas un avion à l’aide d’un missile oratoire. La
contemplation de l’éternité d’un brin d’herbe, de l’adoration du papillon à la lumière, de ce que
le regard de la victime ne dit pas à son bourreau - voilà de quelle manière la poésie combat
l’effet de la guerre contraire à ce qu’il y a de naturel en nous, de cohérent avec la nature. Qui
d’entre nous ne connaît les paroles qu’adressa Diogène à Alexandre le Grand venu lui rendre
visite et lui demander s’il avait besoin de quelque chose ? Diogène lui avait répondu : « Oui. S’il
te plaît : ôte-toi de mon soleil ! »
Nous avons besoin de quelque chose qui dépasse l’occultation de notre soleil. Nous avons
besoin d’arrêter la barbarie et d’éveiller les consciences. La prise de conscience par les poètes
du monde entier de leur rôle moral afin de faire face à la guerre déclarée contre l’Irak, contre la
conscience humaine, contre le droit des peuples à participer aux destinées de l’humanité,
dépasse la question politique contemporaine posée à l’avenir de l’humanité.
Pour en revenir à la poésie, je vois dans cet éveil quelque chose qui ressemble à l’autocritique.
Pour une grande part, la poésie contemporaine s’est accoutumée à son isolement et à sa
séparation d’avec le lecteur, dès lors que beaucoup de poètes ont abusé de leur déguisement en
moines contemplatifs – la foi mise à part – dans des cloîtres isolés du réel et de l’histoire par un
brouillard d’ésotérisme artificiel délibérément choisi, avec une virtuosité suprêmement gratuite.
Ils ont prétendu à une prophétie qui n’a nul besoin de l’Homme. Ils ont dénié au cœur son droit
à entrer en vibration avec le poème, ils ont dénié aux sens leur droit à prendre part à la création.
Ils ont prêché une signification univoque de la poésie : la compréhension de l’absurde, sachant
que le lecteur authentique de leur poésie ne peut pas encore être né : pour cela, il faut en
permanence attendre demain !
Il est vrai qu’une poésie qui ne conserverait pas sa vivacité en d’autres temps serait une poésie
qui se dissoudrait aussi rapidement que le présent change. Il est vrai, aussi, que la poésie
emporte avec elle son devenir et qu’elle renaîtra, demain. Mais il n’en est pas moins vrai que le
poète ne peut pas renvoyer l’ « ici » et le « maintenant » vers un ailleurs ni vers un autre temps.
C’est en ce temps de tempête que la poésie a besoin que soient posées les questions qu’elle
soulève, seule, d’une façon qui la rende présente et vivante.
Rendre le langage vivant, rendre le fluide de vie aux paroles, voilà qui ne peut se faire sans
redonner à la vie le sens de la vie. En cela, la quête du sens est la quête de l’essence, c’est là
notre questionnement humain, collectif et personnel. C’est ce qui rend la poésie à la fois
possible et nécessaire. Car la quête du sens, c’est la quête de la liberté.
tiré de AMFP Marseille
AMLMA
1 En ce temps-là, les hommes s’exprimaient en zigzags..
2 Disaient : conscients du danger qu’il aurait pu être –
3 Rendre les terres voulait dire qu’elles avaient été prises.
4 Disait : armée ici, n’aviez pas à –
5 les feuilles bois mort jusqu’au printemps
PPMAR
1 Occupées les unes après les autres.
2 C’étaient des maisons.
3 Disait : durer deux trois semaines se retirer –
4 Apparaissait très décontracté avec Texy à ses côtés.
5 Prenaient les mots pour ce qu’ils faisaient. <grenade>
éclatait était mûre était en Andalousie.
PePPEA
1 Pourquoi un moment et chaque fois de temps en temps.
2 – – tiraient.
3 Des enfants.
4 Disaient objectifs d’opportunité.
5 Cinq heures vingt cinq était très remarquble.
MPMQA
1 Dira progrès-t-en cours.
2 F16 pour commencer.
3 Dira-bsolument inacceptable moralement dégoûtant.
4 Se demandera tout pris y aura-t-il - ou + (de haine).
5 Odeur corporelle orage.
MPMAPe
1 Dira qui pourra leur arriver.
2 – à une chaise.
3 Dira qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
4 En ce temps-là, équipes d’anesthésistes à crémaillère exhortatoire.
5 Car il faudra bien apprendre quelque chose de ce que nous ne serons pas.
A comme Actualités
L comme Logique
M comme Mot
Q comme Question
etc...
( André Gache, extraits de <disons>PTQR , à paraître chez Les Solicendristes )
Mille et trentième nuit
De silence ils étouffent nos nuits
De silence ils enterrent les morts
De silence ils taisent le martyre
De silence ils murent le pillage
Ô Houmbaba dans ta maison blanche
Que tu montres bien ton visage
Pillage de la mémoire
Fuite éperdue
Enfants affamés
Silence sur les morts
Silence sur la faim
Silence
Nuit sur la ville des nuits
Nuit favorable au crime
Nuit favorable aux tyrans
Car pour seule nourriture
Ils se repaissent de misère
Misère misère
Que ferez-vous
Des temps qui viennent
Regardez
Un orage gronde
Une colère sourde
De misère
Vous alimentez
La haine
Ô Houmbaba dans ta maison blanche
Et vous tyrans qui le conseillez
Regardez donc ce qui vient
La guerre pire que la guerre
La guerre sans visage
Le meurtre succédant au meurtre
Pitié pour les enfants
Pitié pour la mémoire
Peuples décharnés
Que ferons-nous
De la mille et trente et unième nuit
Mille et trente et unième nuit
Voici venu le temps
Temps du règlement de compte
Temps de dissolution de la mémoire
Sous l’égide du mot paix
Sous bonne escorte
Gilgamesh ne reconnaît rien
Rien
Rien ne ressemble à rien
Sinon le crime au crime
Le meurtre au meurtre
Al-Hârith fils de Hammâm
Dans les faubourgs
Dresse son doigts
Il pleure
"Rien
Rien ne ressemble à rien
Sinon le crime au crime
Le meurtre au meurtre
Entendez dit-il
Entendez l’enfant et la femme
Entendez le guerrier et le vieillard
Entendez la mémoire
Entendez la vie
Rien
Rien ne ressemble à rien
Sinon le crime au crime
Le meurtre au meurtre
Voyez dit-il
Voyez la fortune bien gardée
Voyez la mémoire pillée
Voyez la faim qui rode
Rien
Rien ne ressemble à rien
Sinon le crime au crime
Le meurtre au meurtre"
Peuples décharnés
Que ferons-nous
De la mille et trente et deuxième nuit
La Burlière Ferrage de Guillhempierre Manosque
20 mars au 18 avril 2003 ã Xavier Lainé, mars-avril 2003
Tous droits de reproduction interdit sans l’accord de l’auteur
Xavier Lainé
Alors, monsieur mister
Les bilans
Les chiffres
Combien qu’ ça coûte
On veut savoir
Et puis les morts
Les petits les gros
Les riches les pauvres
On veut savoir
Où est Saddam
L'a t-y glissé
Entre tes doigts
Est-y toujours
Dans sa cabane
On veut savoir
Monsieur mister
On a tout vu
Sur toutes tes chaînes
On a parié gros
Sur toi
Monsieur mister
Que t'étais plus dur
A cuire l'plus fort
T'étais not'cheval
Dans la poussière
A fond la gomme
Dans le désert
Monsieur mister
Monsieur mister
Doit bien rester
Sous ton orteil
Quelques bombes
Raseuses
D' pâquerettes
Quelques missiles
De croisière
Monsieur mister
Laisse pas tomber
Et fais-la la guerre
Fais d' nous des riches
Des démocrates
Paye nous du costard
Et d’la cravate
D’la tondeuse
Qu'on soit des bons
Monsieur mister
Une fois pour toute
Et pour toujours
Encore encore
Monsieur mister
Qu’ ça saigne
A plein l'écran
Monsieur mister
Dans l'vidéo
Le home kino
Dans la cuisine
Et dans le salon
C'est rien du tout
Ce n'est qu' du verre
Ca se passe derrière
Monsieur mister
Ce qui fait
Qu'on n'y a pris goût
A cette guerre
Jour après jour
Comme une série
Alors sérieux
Monsieur mister
Qu'elle dure un peu
Encore la guerre
Rallonge le scenario
Rajoute des experts
Qu'elle dure un peu
Encore la guerre
Monsieur mister
Monsieur mister
Ou on ne va plus savoir
Quoi faire
Ivan Charabara (récits d'un illéttré)
Succession (s)
Il y a les successions de rois
Les successions de régimes
Il y a les successions de lois
Il y a aussi les rimes
Et puis il y a la boite à images
A son tout premier âge
Elle était noir et blanc
Toute en couleurs maintenant
Reine des successions
Successions de crimes
Et de milliers de victimes
Successions de massacres
Nous laissant la gorge âcre
Succession de cadeaux
Histoire de faire plus rigolo
De " reality show "
Pour être bien au chaud
A son tout premier âge
La boite à images
Avait une ligne
Et tentait de rester digne
Aujourd’hui grande
Elle se demande
Comment n’a t on pas pensé plus tôt
A faire gros, chaud, idiot ?
Le journal est une succession d’éclats
D’éclats de bombe ou bien d’obus
Des cris d’éclats d’hommes battus
Sous un soleil pourtant bien là
C’est une course au " scoop "
Pour que " ça te la coupe "
Tu restes médusé
Et ils ont fait leur blé
Combien de morts ?
S’en fout
Combien de corps ?
Pas nous
Cela se passe où ?
Pas chez nous !
Alors vas y, envoies !
Faut bien qu’ils voient ! ! ! ! ! !
Mais qu’ils voient quoi ?
Un corps qui se balance
Au bout d’une potence ?
Un chien qui aboie ?
Car dans la boite à images
Tout peut rentrer
On fait pas de triage
Tout est accepté
C’est un monstrueux shaker
Qui ne connaît pas la peur
Qu’importe la succession
Seule compte la consommation
Isabelle
Ensemble citoyens
Chantons à l'unissons!
Chantons! chantons!
Que nos sangs impurs
forment une nation!
Anonyme
COMMENT COMMENCER UNE BELLE JOURNÉE
Instructions
1. Créer un nouveau dossier dans votre ordinateur.
2. Le (re)nommer ³George Bush ³.
3. Le mettre à la poubelle.
4. Vider la poubelle.
5. L'ordinateur vous demandera :
" Voulez-vous vraiment éliminer George Bush ? "
6. Répondre avec satisfaction " Oui " d'un clic ferme et assuré.
PROJET DE MOTION
A la stratégie de l'hégémonie par la guerre,
ripostons par l'éthique économique !
Considérant :
q
que dès maintenant, bon nombre de personnes se sont engagées, entre autre, à ne pas
regarder les chaînes de télévision Fox, CNN et MTV, à ne plus prendre d’essence chez Esso,
Texaco et Chevron, à ne plus boire Coca, Pepsi, Gap et Starbuck, à ne plus manger de produits
Kellog’s, et de manière générale à inviter la population du globe à ne plus utiliser des produits
des marques telles que Chevrolet, Tzesco Lotus, Malboro, Caltex et des fertilisants toxiques de
Monsanto ou tout autre produit de multinationale des Etats-Unis;
q
que l’Etat Français, d'évidence, a pu faire par le passé, ou se propose de faire,
l'acquisition de biens d'équipement (et autres fournitures diverses) « made in USA » , ou encore
voit ses capitaux placés dans des firmes américaines ;
q
qu’on ne peut séparer l'économique de la guerre, ni la guerre de la politique, quand
un, ou plusieurs pays font de la guerre une priorité politique pour mieux asseoir leur hégémonie;
q
que la guerre en Irak répond à cette stratégie impérialiste[1], comme la population a
largement pu s'en rendre compte, qui ne fait que renforcer l'expansion à marche forcée de la
mondialisation économique néo-libérale ;
q
que la déclaration de guerre en Irak bafoue, de surcroît, ouvertement et
cyniquement, le droit international et qu’en conséquence ses auteurs doivent être dénoncés, et
condamnés devant les instances internationales;
q
qu’une grande partie de la population aspire à une redéfinition des règles
économiques, y compris sur le plan international, dans le sens d'une plus grande éthique, en
particulier dans les choix économiques opérés par les collectivités publiques ;
q
que le développement durable, en tant que principe de base des politiques publiques,
implique que ces choix économiques soient obligatoirement mis en relation avec des critères
environnementaux et sociaux –dont fait partie la solidarité internationale et la lutte contre le
sous-développement- principes que les Etats-Unis ne cessent de mépriser en faisant
systématiquement appliquer la loi du plus fort.
Les députés suivants….. invitent l’Etat Français :
q
à modifier dès à présent, et tant que durera l’expédition et l’occupation coloniale en
Irak et au Moyen-Orient, sa politique d'achat, d'acquisition de biens et de placement boursier, en
substituant dès à présent les produits et services d'origine américaine (USA), par d'autres de
provenance dont l’Etat pourra à terme contrôler la compatibilité avec le développement durable,
en particulier sous l'angle de l'éthique économique, respectueux des principes démocratiques et
des Droits de l’homme.
[1] Impérialisme : 1- Politique d'expansion d'un Etat dans le domaine continental, colonial,
maritime ou économique, tendant à mettre d'autres Etats sous sa dépendance(Larouse, éd. 1980)
2-Politique d’un Etat visant à réduire d’autres Etats sous sa dépendance politique, économique
et militaire (voir aussi : colonialisme, expansionnisme) (Le Nouveau Petit Robert, 1996)
Cette motion à quelques mots près a été votée et approuvée par la majorité de gauche avec les
Verts genevois par le Conseil Municipal de la Ville de Genève
premiers signataires :
Benoist Magnat vert GL Carpentras, Louise Crovetti , conseillère municipale verte, Marie
Louise Lazare Les Angles, Armelle Chatard verte GL Carpentras, Jérome Bertrand
Mazan,Raymond Channellière Carpentras, Farid Brikci vert Paca,
* Genève, 27 Avril, manifestation devant l'ONU
pour l'abolition des armes nucléaires à l'occasion de la conférence préparatoire au Traité de Non
Prolifération (28 avril-10 Mai). Contact : Mouvement de la paix/Arielle Denis 06 87 14 89 33,
Action : un poème par char (tank, blindé)
(in English also)
Aux poètes du monde
Pourquoi des poètes en temps de détresse ?
Pourquoi le dialogue en temps de désespoir ?
Avec le souci de porter la parole avant le feu de la guerre
pour allumer une étincelle de réconciliation entre les peuples
les poètes du monde veulent écrire
UN POEME PAR CHAR
sur ces carcasses de désolation
dans les déserts et les villes de l’Irak
Ils veulent pour une paix universelle écrire dans toutes les langues
les paroles qui donnent sens à la vie
et la redonner à ceux qui ne l’ont plus.
Avec qui et comment ? Il faut le redécouvrir
Les poètes le désirent avec l’esprit aussi large que le cœur du monde
Benoist Magnat
Appel pour que des poètes de toutes nationalités et de toutes obédiences se rassemblent pour
inscrire des mots poétiques d’abord sur les carcasses de blindés qui sont restés abandonnés
après la guerre du Golfe, ensuite sur de vrais chars irakiens ou/et américains. Si plus d’une
centaine d’écrivains, demande à l’ONU ou à l’UNESCO pour accompagner cette initiative.
Adresse actuelle pour cette initiative : [email protected]
Vous n’êtes pas poète, contactez en, envoyez leur ce texte.
Les mots ont-ils encore une force pour changer le cours de l’histoire ?
To: the poets of the world
In troubled times and in times of despair, the power of the word can ignite sparks of
reconciliation between the nations of the world
A POEM PER TANK
on carcasses of desolation
in the cities and deserts of Iraq
In the name of universal peace
Poets wish to write in all languages
Words that render meaning to life
To share their hope with those
that have lost the capacity to find meaning.
How ? With whom ? Answers await discovery.
Poets’ wishes, extended with a spirit as large as the heart of the world
Benoist Magnat
Call for poets of all nationalities, cultures, religions to come together and write their poetry on
the carcasses of tankers left in the desert after the Golf War and then to do so on Iraqi and/or
American tankers
Translators will also be required to translate texts. If you are neither a poet nor a translator
please forward this mail to someone you think might be interested
Responsible for the initiative : [email protected]
Do words still have the force to change the course of history ?
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