Ninar Esber - Galerie Maubert

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Ninar Esber - Galerie Maubert
Ninar Esber
Ninar ESBER
Née en 1971, à Beyrouth, Liban.
Vit et travaille entre Paris et Beyrouth.
Ninar Esber quitte le Liban avec sa famille en 1986 pour s’installer en France.
Elle poursuit ses études à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy de 1995 jusqu’en 2000 où elle obtient son
diplôme.
En 2000, Elle s’engage dans une démarche impliquant son corps dans des performances ou des films vidéo jouant sur
une certaine lenteur, aux limites de l’immobilité. Les idées de suspens se trouvent confrontées à l’architecture (murs,
tours, promontoires), aux objets quotidiens (étagères, tables, chaises) ou aux mythologies contemporaines (Super-héros,
chanteurs ou acteurs populaires, Pin Up…). La performance constitue un élément décisif dans ses vidéos (les scènes sont
filmées en temps réel, chaque scène étant constituée d’une performance exécutée en une seule prise) À partir de 2002,
et jusqu’en 2006, elle a inauguré un journal vidéo à partir de séquences filmées de 1mn, dont ont été tirés : 1 mn à
Bangkok, 2003, 1 mn à Beyrouth, 2005. Une manière pour elle de s’inscrire dans le présent. Car tous les jours elle devait
filmer une minute vidéo quelque soit le sujet où le moment de la journée.
Parallèlement, elle entame dès 2002, une réflexion sur la « réduction » des concepts et de l’espace.
Comme dans sa pièce « Couleurs », 2003, où elle additionne les couleurs de chaque drapeau national, pour obtenir un
monochrome, faisant disparaître toute forme ou symbolique ethnique, politique et donc nationaliste. Ou comme sa pièce
« La Marseillaise », 2010 où elle réduit le texte de la Marseillaise à une simple équation.
Partant de la place du corps dans l’espace son inclusion et son exclusion, elle s’est penchée plus particulièrement sur la
place du corps de la femme dans la société (orientales et occidentales).
Tout en mettant l’accent sur ce qui ne va pas, (les viols, les lapidations, le non respect des droits élémentaires, les
discriminations en tout genre), mais de toujours présenter une alternative et inventer de nouveaux protocoles.
Les expositions récentes;
Experienz # 2 - Materializing the Social, at WIELS – Bruxelles (2013); Newtopia, the State of Human Rights in Mechelen,
Belgium (2012); Come Invest in Us, you will stike gold, Brotkunsthale Vienna (2012); Working for Change, Project for
the Moroccan Pavilion at the 54th Venice Biennale (2011); Sentences on the banks and other activities, Darat Al Funun,
Jordan (2010); Libertad, Egualidad, Fraternidad, La Lonja, Zaragoza and ALCALÁ 31, Sala de Exposiciones, Madrid
(2009); Word into Art, British Museum, London, UK (2006).
Les résidences: en 2011 au Gyeonggi Creation Center Gyeonggi Province, Corée ;
en 2010 au Contemporary Art Center-Solvay à Cracovie (Pologne) et en 2006 la Villa Medicis
Hors-les-Murs programme à New York.
LES CHANSONS DE GESTE DE NINAR ESBER
Les actions et les films que Ninar Esber réalise depuis 2000 sont tous organisés autour de gestes simples. Soit
dans le désordre : rester assise à lire sur une chaise pendant cinq heures à dix mètres de hauteur, filmer 1mn chaque jour
pendant un an, dessiner en public pendant deux heures, chanter a cappella une chanson de Marilyn en arabe debout sur
un bar, faire la sieste à deux mètres vingt du sol dans un espace d’exposition, rester immobile au sommet des toits newyorkais dans la position des gargouilles médiévales ou des super héros américains, asperger le public d’un vernissage à
l’aide d’un pistolet à eau chargé de Channel n° 5, servir l’apéritif à demi couchée dans une baignoire en forme de sirène,
se faire déshabiller par un homme et déshabiller une femme plusieurs fois de suite, de plus en plus lentement …
Le geste est au cœur des actions et des films de Ninar Esber. Le geste plutôt que la performance. Le geste est en
quelque sorte, à la fois en-deça et au-delà de la performance entendue comme genre esthétique. Les gestes effectués
par Ninar Esber sont rarement spectaculaires, ils sont le plus souvent inscrits dans le répertoire de la vie quotidienne :
être assis ou debout, lire, dessiner, dormir, chanter, habiller, déshabiller, filmer, classer… Cette simplicité, très éloignée
des effets de théâtre, est néanmoins génératrice d’un espace-temps en suspens, brouillant les frontières de la peinture
et de la sculpture aussi bien que les codes consacrés de l’image en mouvement …
La sieste, que N.E. réalise en 2004, est exemplaire de cette position. Les yeux fermés et bellement maquillés,
l’artiste semble dormir, couchée sur une étagère au-dessus d’une porte à l’intérieur d’une galerie. Pourtant, de temps
à autre, elle ouvre les paupières, indiquant par là qu’il s’agit plutôt d’un demi-sommeil ou d’un simple repos. À la
différence de l’Olympia de Manet, cette femme ne nous regarde pas. Elle ne nous envisage pas. Elle n’est pas non plus
offerte au regard et il est possible de ne pas la voir. Cette femme, à la fois hors d’atteinte (impossible de la toucher) et
accessible (on peut la voir en se retournant), impose sa présence hors de tout face à face (nous ne sommes pas dans la
peinture) et hors de tout piédestal (nous ne sommes pas dans la sculpture). Pas de provocation, pas d’ostentation. Un
temps et un espace suspendus. Olympia fait la sieste…
Ce qui traverse l’ensemble des réalisations de N.E., qu’elles soient vidéographiques ou photographiques, qu’elles
relèvent de l’installation, de l’action ou de la projection, c’est bien la présence permanente d’actions et de mouvements
précis et répétitifs qui se déploient selon des modalités aussi bien corporelles que processuelles. Ainsi, la décision de
filmer 1mn par jour pendant un an relève-t-elle bien du geste, autant que de tracer à la règle une ligne rouge sur des
feuilles de dessin pendant deux heures au Musée Bonnat de Bayonne (Deux heures, 2006), ou que de rejouer en langage
créole (franco-libanais) la fameuse scène du début du Mépris de Jean-Luc Godard (La Méprise, 2003).
De nombreuses pièces filmées de N.E. sont réalisées dans la continuité de leur action, sans reprise ni raccord (A
mon seul Désir, Samaan, La Estrella). Ce qui compte ici, c’est la justesse du geste, son tempo, sa délicatesse mais aussi
son caractère incisif et définitif.
Ce ne sont pas pour autant des performances filmées mais de véritables fictions qui utilisent le temps réel comme
d’un outil, voire comme d’une méthode, susceptible d’ouvrir le champ narratif.
Ces films, scandés par des gestes simples, liés à l’univers répertorié de la possession ou de la soumission, confrontés à
un espace et à un temps suspendus, opèrent littéralement un véritable ravissement des figures imposées du désir.
Algorithmes (2003), réalisé selon cette même procédure, est une ode conjointe aux corps et aux nombres. Les 12
scènes de ce film/installation sont filmées, à partir d’un seul angle de vue et en surplomb. Un geste cinématographique
simple, au service d’une chorégraphie démultipliée où la représentation conventionnelle des corps s’évanouit au profit
des mouvements et des enchaînements de nombres.
Deux fois deux (2007) est également réalisé à partir d’un point de vue unique sans raccord ni montage. Tout ici
est affaire de dédoublement. Deux « tableaux » : une femme et un homme, une femme et une femme. Dans le premier «
tableau », l’artiste est déshabillée par un homme puis se rhabille. Dans le deuxième « tableau », l’artiste déshabille une
femme qui se rhabille. Les deux scènes sont tournées deux fois : en plan large et en plan serré. Les scènes sont répétées,
mais les gestes se font, à chaque fois, de plus en plus lents pour arriver à une forme de quasi-immobilité. Au travers de
ce jeu croisé des déshabillages et rhabillages se lit une relation entre les corps et les sexes constituant, en quelque sorte,
le détournement figuratif et inversé de la fameuse Mariée mise à nu par ses célibataires, même de Marcel Duchamp. En
dépit du caractère foncièrement répétitif et minimal du dispositif, tout dans cette pièce s’organise en effet autour d’une
fausse symétrie : cette « partie à quatre » est effectuée par trois personnages, l’artiste étant présente dans les deux «
tableaux ». En se rhabillant après chaque déshabillage, et surtout en ne déshabillant pas l’homme en retour, Ninar Esber
déjoue ainsi, subtilement et sans emphase militante, la dialectique classique et convenue de la relation entre les deux
sexes.
Il ne faudrait pas pour autant enfermer les œuvres de Ninar Esber dans une esthétique exclusivement hiératique
et contemplative. Certaines pièces « statiques » (Algorithmes, par exemple), comportent des éléments qui touchent
parfois au nonsensique, voire au burlesque. Cette veine est particulièrement développée dans sa série des Pin Ups (2004)
et surtout dans son dernier film, De la guerre (2007). Ce film fait s’affronter de manière drolatique et enjouée des culottes
de femmes bariolées et musicales et des objets priapiques stéréotypés, au nom des principes stratégiques et tactiques
de Clausewitz et Sun Tzu. Au travers de cette bataille « rêvée », qui mêle allégrement les registres du grotesque et
du ludique (les objets sont ostensiblement manipulés par l’artiste), se joue l’éternelle « guerre des sexes »… Ninar
Esber choisit ici de parler d’un sujet sérieux et d’une actualité toujours brûlante, à partir d’un langage volontairement
caricatural (relevant de ce que Baudelaire appelle la « morale du joujou »), comme pour se protéger d’un pathos dont elle
sait qu’il a peu de choses à voir avec sa vision de l’art.
Le geste chez Ninar Esber est une manière d’effraction dans le champ du visible. Car c’est bien l’événement
gestuel qui est ici, à chaque fois, mis en exergue. Chez Ninar Esber, le geste fait événement en même temps que chaque
événement ordinaire est susceptible de donner lieu à un geste. Les actions et les films de Ninar Esber sont à comprendre
comme des chansons de geste contemporaines. Car le geste, dans ses œuvres, procèdent aussi d’une geste (au sens
médiéval du terme). Une geste où l’héroïsme est présent - celui de Syméon le stylite (l’ascète syrien des IV-Ve siècle
qui est resté plus de 30 ans juché sur une colonne) mais aussi, de manière plus « enfantine », celui des super héros des
comics américains-, mais où il est en permanence dé-sublimé. Ce qui est « chanté » et célébré dans ses œuvres, c’est
toujours un point de vue qui ne s’impose pas aux autres du haut de sa grandiloquence. À l’image de son projet New York
Vertigo (2006), dans lequel N.E. confronte son corps à l’architecture de la ville d’un point de vue volontairement non
héroïque, en ne luttant pas contre l’architecture, mais plutôt en s’y immisçant.
Bernard Marcadé
TORSO /NINAR ESBER
Les œuvres de Ninar Esber ont un rapport oblique et non frontal à la question politique. L’art pour elle relève de la ruse et
aux ruses de la politique, l’artiste oppose les ruses de l’art. Sa série Torso est emblématique de cette position. Les armées
occidentales aiment parer leurs opérations militaires (principalement celles qu’elles effectuent au Moyen-Orient) les plus
brutales et les plus meurtrières de titres les plus poétiques (Rainbow, Desert Storm, Flying Carpet, Dragon Strike…),
comme pour masquer et occulter le caractère prosaïque de leur action destructrice. (On se souvient à cet égard que les
bunkers allemands du Mur de l’Atlantique portaient eux aussi tous des prénoms de femme, pendant la deuxième guerre
mondiale !) En transformant ces noms de code en colliers géants au design graphique sophistiqué, Ninar Esber opère un
double geste : d’une part, elle accentue le caractère désuet de ces dénominations ; d’autre part, elle révèle le caractère
« décoratif » de l’esthétique guerrière. La guerre, in fine, est bien affaire de « décorations » (quand les militaires sont
considérés comme des héros, on les décore, même une fois morts !). Ironiquement cette série de colliers fait en effet
référence aux torses des combattants qui pour toute récompense à leurs actions meurtrières, se trouvent affublés de
parures à la joliesse dérisoire.
Torso, 2012
Laiton poli miroir
3mx1m50
Courtesy Collection Nadour
Torso est l’installation d’une sélection de noms d’opérations militaires menées par les armées Américaines, Israéliennes,
Britanniques et Françaises au Moyen Orient entre 1948 et 2012. Comme des trophées sur un Torse ces colliers/noms
avec leur aspect riche et attirant renvoient à ces noms déguises qui cachent l’horreur et la mort qu’engendre les guerres
quelles qu’elles soient.
La Bonne Graine, 2012
Performance du 10 au 31 mars de 11h à 19h
1 Tonne de Maïs
Triller les graines de maïs selon leurs couleurs ou leur formes (déformées, abimées, écrasées etc..). Les grouper et les
assembler par tas monochromes.
La Durée : Du 10 au 31 mars 2012 tous les jours de 11h à 19h
(128h de tri).
Le monde en général et le Proche-Orient en particulier se dirige depuis plusieurs décennies, vers un « nettoyage ethnique
» qui s’exprime par l’exode forcé de populations longtemps mélangées. Un processus de mise à distance de « l’autre ».
Les sunnites ne veulent vivre qu’avec des sunnites, les chiites ne veulent pas vivre avec les Sunnites ; les minorités sont
soit assimilées soit chassées ou tuées. Les Israéliens avec les Palestiniens, les Turcs et les Arabes avec les Kurdes, les
chrétiens avec les musulmans et vice versa. Les nationaux avec les immigrés, les hommes avec les femmes, les Roms
en Europe etc…
Que ce soit en Iraq, aujourd’hui en Syrie, au Liban ou en Israël/Palestine et dans le reste du monde arabe, plus personne
n’est pour le mélange. Le monde occidental n’échappe pas à la triste règle.
Lorsqu’on est différent, on doit rester loin avec une enseigne bien claire pour marquer sa « non ressemblance », afin qu’il
n’y ait aucun risque de malentendu ou d’assimilation.
Par le fait de triller la même graine mais de couleurs et de formes différente, je « rejoue » ce qui se passe dans cette
région du monde, où chacun se prend pour le créateur ou le juge suprême, et décide de la vie ou de la mort de ses
concitoyens.
Le fait d’être derrière un bureau et de travailler d’une manière froide « bureaucratique » qui engendre une certaine
routine, s’apparente métaphoriquement à certaines décisions de destruction ou de massacre parfois prises de sang-froid
et dans des réunions autour d’une table.
5 minutes left, 2011
Acier, ampoules electriques, minuteur
For 2 minutes, 2011
Vidéo, 2 minutes
5 minutes left nous confronte à l’agonie du condamné à mort. Ninar Esber nous plonge dans le noir, c’est la disparition
même de l’œuvre d’art : “Depuis une dizaine d’années, à travers les différentes formes que prend mon travail, performances,
vidéos, dessins, textes, je développe des essais, des idées sur le passage du temps. Créer une horloge ou devenir moimême une horloge qui marque le temps. Une horloge qui n’a aucun lien avec la société, son fonctionnement, ses rituels
et ses exigences mais avec un rapport particulier à une fin. Avec 5 minutes Left j’ai imaginé les dernières minutes d’un
condamné face à un peleton d’exécution. Il voit les 5 dernières minutes de sa vie dans les yeux de ses bourreaux. Le
minuteur règle les ampoules pour s’éteindre sur 5 minutes jusqu’au noir total. Le spectateur devient l’exécuté et voit son
agonie en face.”
For 2 minutes est le temps étalon de 2 personnes confrontées à l’écoulement d’un liquide… Est ce leur sang ou leur
jouissance?
La Estrella*, 2008-2010
Vidéo 27 min
C’est l’histoire” d’une jeune femme que l’on suit au travers de son ascension sur un échafaudage. On ne sait pas si cette
jeune femme est un fantôme (si elle est morte ou vivante), si c’est une sainte ou une folle, si on l’accompagne sur les
lieux de son expérience ascétique ou si l’on prépare son “martyre”…
Le décor est situé sur une île de l’Adour (près de Bayonne) et dans le désert espagnol des
« Bardenas Reales » (province de Navarre).Ces ambiguïtés entre “folie” et “sainteté”, quête d’amour absolu et situation
d’héroïne malgré elle”, m’ont toujours intéressée.
Katiuzsa’s Ladders, 2010
Fer et ampoules electriques
Installation pour l’exposition NOWA SODA au centre Centrum Stzuki Solway, à Cracovie, Pologne.
J’ai voulu transformer cet immeuble, en construisant une « rampe de décollage ». Une sorte de Take off Ramp/Launch
Ramp qui renvoie de manière subliminale à certains dispositifs militaires* du temps de la guerre froide, et de la guerre
civile de mon enfance.
La Katioucha en russe, diminutif affectueux du prénom russe Ekaterina, Catherine, est le surnom donné par les Soviétiques
à un lance-roquettes en rafales de la Seconde Guerre mondiale.
Surnommé par les Allemands « orgue de Staline » (Stalinorgel) à cause de ses caractéristiques, elle consistait en un
camion tirant des roquettes en rafales. Plusieurs batteries de Katiouchas étaient généralement alignées, dans le but de
créer un tir de barrage et de destruction très important. Leur formidable puissance de feu était néanmoins altérée par
une forte imprécision du tir.
Le terme Katioucha est devenu générique pour désigner les lance-roquettes d’origine soviétique ou s’en inspirant. Ainsi il
est utilisé notamment dans la guerre civile au Liban (1975-1990) ainsi que le conflit israélo-libanais de 2006.
Série Formes 2002-2011
Je trace l’espace qui existe entre une personne (aimée) et moi pour donner forme à une absence.
Je reconstruis avec ces dessins, les formes de présences d’absences, des présences fantomatiques. Car ce vide entre les
personnes contient les émotions échangées ; les mouvements, les regards, les sursauts, les mots, le souffle, l’odeur, les
sécrétions, la gêne ou la colère de deux ou de plusieurs personnes. Ce vide peut dessiner des moments d’amour, mais
peut tout aussi bien regrouper des moments d’extrême angoisse, de mort et de solitude.
Ces formes sont un miroir grâce auquel je peux rester en contact et continuer de partager certaines expériences avec «
les absents ».
The 2 Ladders, 2009
24 m each, Iron, LightBulb (12w), 4 (car) Batteries
Pièce unique Installée à L’Appartement 22, Fez, Maroc.
Installation réalisée au Lot 219, lieu de production de L’appartement 22, Fez , Maroc.
J’ai imaginé une installation qui ferait le lien entre la cour intérieure du Lot 219 et la montagne visible dans le fond du
paysage.
J’ai voulu à l’aide de « The 2 Ladders » inscrire cet espace dans la montagne, refaire «le dessin» grâce à la pièce. Ainsi
le bout des échelles touche la montagne et peut permettre aux deux Paons qui habitent la cour voisine, de grimper vers
le sommet de la montagne. Mais cette installation peut également permettre au spectateur de s’assoir virtuellement sur
le sommet de la montagne.
The 2 Ladders est entre l ‘échelle et la rampe de décollage, qui ferait non seulement décoller, Paons, et spectateurs, mais
aussi le bâtiment en entier. Lui offrir un mouvement perpétuel vers le haut.
Room with a view, 2002
Performance en Mai 2002, à la Silpakorn University, Bangkok
Durée: 15 jours
Un espace en longueur est divisé en deux parties : une partie sera réservée au public et l’autre à la performance.
Room with a view # 1 : Le salon : fauteuils, tables, une télévision, des livres......
L’espace réservé à la performance est à son tour divisé en deux. Un grand tissu (tulle d’épaisseur moyenne, transparent
et de couleur claire) est tendu du plafond jusqu’au sol. Je me trouve sur l’un des côtés, le tissu devant moi.
De l’autre côté, je dispose des meubles, en imaginant un décor et une ambiance précise.
Je demande aux personnes dans le public de s’installer dans ce décor et de l’investir : ils vont devoir manger, boire,
fumer, regarder la télévision discuter, jouer aux cartes etc...
Durée de leur participation : une demie-heure environ.
Pendant ce temps, je dessine sur le tissu la forme de l’espace compris entre chaque personne. Une fois l’action de
marquer l’espace vide entre chaque personne, je commence à broder ce vide.
L’action de broder peut prendre quelques jours.
Formes, 2010
Drap, feutres, crayon papier
140 x 190 cm
L’installation : Le décor et le tissu brodé, pour l’exposition Room with a view, Bangkok
Je trace le contour de l’espace vide entre mon amie et moi, à chaque position une couleur différente.
Formes 1983, 2011
Corde, fil de fer, 170 X 250 cm
(vue atelier, Beyrouth)
Série NMM#1, NMM#2, NMM#3, 2008-2010
Avec une corde, j’ai tracé le contour du vide entre plusieurs personnes
adossées contre un mur.
“The artist recalls, through a series of portraits of herself, the cult pictures which built Marilyn Monroe’s iconic personality.
Deeply rooted in the collective unconscious, these poses reveal the power of pictures, despite the substitution of the
subject: through an effect of retinal persistence, we still see Marilyn Monroe on these photographs.”
Tewfik Bouzenoune
“Avec NMM (pour Ninar Marilyn Monroe), elle incarne la star mythique en réinterprétant les photographies devenues
iconiques qui jalonnent la vie de l’actrice. Libanaise d’origine, Ninar imprime son visage moyen oriental sur celui de la
vedette américaine devenue icône des nouvelles mythologies contemporaine de la société du spectacle.”
Christian Alandete
Formes 2, 2011
Feuilles d’or (vue de l’atelier,
Beyrouth)
89 x 36 x 27 cm
N+L=1, 2008
Néon 186 x 67 cm
Vue de l’exposition “What’s on a girl’s
mind, Galerie Sans Titre, Bruxelles
Je m’allonge à côté de L et je trace
le vide qui se trouve entre nous. Le
vide forme ce dessin réalisé en néon.
NMM #1, 2008
Photos Dimensions Variables
Série de 14 photos
“Je reprend les poses de Marilyn Monroe, certaines sont très connues d’autres beaucoup moins.
Dans cette série j’ai eu envie de me mettre dans la peau de cette femme que j’admire, et du même coup l’inviter dans
mon corps territoir, moyen oriental.”
NMM #2, 2008-2009
Photos Variable Dimensions
Série de 7 photos
Dans cette série de NMM#2, je reprend certaines des poses de Marilyn Monroe, avec les hommes qui ont partagé sa vie.
Performances en hauteur
J’ai découvert St Siméon le Stylite (Hermite qui a vécu au 4ème siècle sur une colonne de plusieurs mètres, dans la
région d’Alep en Syrie) en 1999 lors d’un voyage en Syrie.
Par la suite j’ai vu le film hommage de Buñuel à cet Hermite saint et j’ai réalisé une vidéo en 2000 intitulée Samaan
(Siméon en arabe), un hommage a ce personnage qui est à mon avis un des premiers “performer” avec ce geste fou et
tellement contemporain.
Ce corps en hauteur a inspiré mes performances.
Mais à la différence de Siméon qui a voulu par ce geste prouver son amour et son obéissance à Dieu, ma démarche est
plutôt d’affirmer le féminin dans un geste “érectile” souvent associé au masculin, mais aussi une manière pour moi de
m’inscrire dans un présent. Car les performances peuvent durer de 5 à 5 heures et il faut être dans l’instant dans la
respiration pour endurer le temps qui passe, les angoisses liées à la hauteur et la solitude.
NMM # 3, 2009-2010
Photos Variable Dimensions
Serie de 22 photos
Dans cette serie de NMM, je reprend les poses de Marilyn Monroe sous l’objectif de Andre de Dienes. Il avait repris ses
clichés de la star et en a fait des compositions libres.
La sieste d’Olympia
Une natte d’abord accrochée au plafond du lieu semble nous indiquer une direction. Cette natte nous conduit dans
une autre pièce vers une femme allongée sur un lit suspendu à 2m20 du sol, enveloppée d’une étoffe chatoyante qui
couvre une grande partie de son corps à l’exception du visage des épaules et des jambes. Ses ongles de pieds sont
impeccablement peints en rouge. Les yeux fermés et bellement maquillés, cette femme semble dormir. Pourtant, de
temps à autre, elle ouvre les paupières, indiquant par là qu’il s’agit plutôt d’un demi-sommeil ou d’un simple repos.
Cette femme ne nous regarde pas. Elle ne nous envisage pas. Elle n’est pas non plus offerte au regard et il est possible
de ne pas la voir. Cette femme impose sa présence hors de tout face à face (nous ne sommes pas dans la peinture). Elle
n’est pas sur un piédestal (nous ne sommes pas dans la sculpture). Cette femme est à la fois hors d’atteinte (on ne peut
la toucher) et accessible (elle est dans un espace domestique). Pas de provocation, pas d’ostentation. Un temps et un
espace suspendus. Olympia fait la sieste…
B.M.
The Nap, 2004
Performance à The Store Gallery,
05.03.04
Je m’allonge à 2m20 du sol et fais une sieste de 5 h.
The chair, 2002
Performance at Cergy, France
Je suis entrain de lire sur une chaise en bois fixée
au mur à une hauteur de 5 mètres. A l’extérieur de
la pièce (dans l’espace public) sont diffusées des
histoires érotiques que j’ai enregistré. Le son est
diffusé de telle manière que les passants peuvent
facilement écouter les histoires. Ceux qui entendent
ma voix ne peuvent pas me voir, et ceux qui me
voient ne peuvent pas m’entendre.
Performance for “L’amie de mon ami”
The Elevator, 2006
Performance at the Ecole Nationale Supérieure d’Arts of
Paris-Cergy.
07.01.06
Installation pour l’exposition Les ailes du Dessin au
Musée Bonnat, Bayonne
Dans cette serie de NMM, je reprend les poses de Marilyn
Monroe sous l’objectif de Andre de Dienes. Il avait repris
ses clichés de la star et en a fait des compositions libres.
New York Vertigo, 2006
Performances à New York,
12.04.06 - 11.11.06
Pendant 7 mois je me suis mise debout sur les toits de NY.
Une figure à mi chemein entre l’hermite St Siméon qui a vécu au 4eme siècle sur une colonne de plusieurs mètres, et
les super héros qui se mettent en hauteur pour surveiller et protéger la ville.
Sur le toit, 2007
Performance au Ciné 104 Rooftop, Pantin
27.03.07
Durée: 2h
Avec une jupe de 200 m2 je me tiens debout pendant 2 h sur le toit du Cine 104 à Pantin.
On the Rooftop of Kom Ghrab, 2008
Performance au Caire 21.12.08
Je me suis mise sur le toit d’un immeuble dans un quartier très populaire, défavorisé, et ultra conservateur du Caire. J’ai
chanté la chanson de Marilyn Monroe « I wanna be loved by you », que j’avais traduite et adaptée en arabe. J’avais un
micro et des enceintes utilisées par les Muezzines et placées en haut des minarets. Un projecteur était braqué sur moi,
ce qui me rendait visible à des kilomètres à la ronde. C’était un « statement » féministe érotique et amoureux, dirigé vers
cette ville chaotique qui est le Caire, mais aussi à tous les conservateurs et fondamentalistes des alentours.
18H 04.03.08, 2008
Performance at the Appartement 22, Rabat
04.03.08
Je dessine la trace que fait le soleil lorsqu’il touche ce mur à une certaine heure (Là il était 18h).
La peinture reste comme le fantome du soleil dans cette pièce.
Deux fois Deux, 2007
Performance-Vidéo/En boucle / DV Pal
2 écrans, 30 minutes chacun.
1- Une femme, debout dans une pièce, est en train de s’habiller.
Un homme l’observe, assis sur une chaise en face d’elle.
Dès qu’elle finit de s’habiller, il se lève s’avance vers elle, et commence à la déshabiller puis retourne s’asseoir. Elle
s’habille à nouveau, mais plus lentement que la fois précédente.
L’homme se lève et la déshabille plus lentement que la fois précédente.
Ces actions se répètent plusieurs fois, de plus en plus lentement jusqu’à atteindre une certaine immobilité.
2- Une femme, debout dans une pièce, est en train de s’habiller.
Une femme l’observe, assise sur une chaise en face d’elle.
Dès qu’elle finit de s’habiller, la femme assise se lève s’avance vers elle, et commence à la déshabiller, puis retourne
s’asseoir. Elle s’habille à nouveau, mais plus lentement que la fois précédente.
La femme assise se lève et la déshabille plus lentement que la fois précédente.
Ces actions se répètent plusieurs fois, de plus en plus lentement jusqu’à atteindre une certaine immobilité.
L’Arlésienne, 2005
Photos dimensions variables
Je pose avec le même vêtement mais des attitudes différentes une manière de questionner le nationalisme et le racisme
Série Les couleurs
Je mélange les différentes couleurs des drapeaux de chaque nation, (en respectant la proportion des couleurs et des
formats), pour obtenir un monochrome. Je fait ainsi disparaître, toute forme ou symbolique ethnique, politique et donc
nationaliste.
Les Couleurs, 2003-2009
Afghanistan, Albania, Arménia, Belgium, Bolivia, China, Egypt, Finland,
France, Gabon, Germany, Great Britain, Iceland, Ireland, Israel, Japan,
Kuwait, Lebanon, Lichtenstein, Marrocco, The Netherlands, North Korea,
Ukraine, Venezuela.
Pots de peinture 1L
Installation des Couleurs, à la Galerie Sans Titre, Bruxelles
Les Couleurs, 2003-2009
Afghanistan, Albania, Arménia, Belgium, Bolivia, China, Egypt, Finland,
France, Gabon, Germany, Great Britain, Iceland, Ireland, Israel, Japan,
Kuwait, Lebanon, Lichtenstein, Marrocco, The Netherlands, North Korea,
Ukraine, Venezuela. Le mur: Afghanistan
Pots de peinture 1L
Installation à la Galerie des Multiples, Paris
Les Couleurs, 2003-2009
Espagne, France
Sérigraphie et Wall Painting
Installation pour l’exposition Libertad Igualidad Fraternidad, Zaragoza, Espagne
Algorithmes
2003, DV, Pal, performance pour video Installation, 12 écrans en boucle.
Algorithmes, ne possède qu’un seul angle de vue. Ce film me permet de travailler une image plus aplatie, plus dessinée.
Le geste est mis en évidence, les corps sont en retrait par rapport au mouvement général et par rapport aux performances
exécutées. Les scènes une fois montées et projetées vont permettre de percevoir plusieurs actions simultanées: une
chorégraphie comme un mécanisme d’horlogerie.
Les Couleurs, 2003-2009
Maroc, Liban, Grande-Bretagne
Sérigraphie 120x180
Installation des Couleurs, pour la 3eme Biennale de Marrakech
Installation en 2003 pour l’exhibition “Promenades
Mathématiques”, Fontenay Le Conte, France
Les Couleurs, 2003-2010
Liban, France, Maroc
Sérigraphie
Installation pour l’exposition Articulating Works and Places, 2010 Musée
Riso Palermo
Installation en 2007 pour l’exposition “Traversées”, Grand
Palais, Paris
Ninar Esber
www.ninaresber.com
Education :
Master, (DNSEP) Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (Dipôme National Supérieur d’Expression Plastique)
Bachelor, (DNAP), Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (Diplôme National d’Arts Plastiques)
ALGORITHMES: “Calcul, enchaînement des actions nécessaires à l’accomplissement d’une tâche.” (Petit Robert)
Performances and solo shows (selection)
2013
Nouvelle Lune, Galerie Maubert, Paris, exposition collective sur le thème de l’effacement et la disparition
La Bonne Graine, Performance au Weils, Brussels
2012
La Bonne Graine, Le Cenquatre, Paris
Galerie Imane Fares, Paris
L’Arlésienne, French culturel center of Fes, Morocco
2011
Carré Magique, « Working for change »,
Project for the Morroccan Pavillion at the 54th Venice Biennale 2011.
2010
13/11 : One Hour Book, Darat Al Funun, Jordan.
26/09: Jounounon Hiya Rrih, Galerie Municipale de Vitry, France
Katiusza’s Ladders, Nowa Soda, Cracovie, Poland
2009
June : The 2 Ladders, Fez, Morrocco
April: What’s on a Girl’s mind, Galerie Sans titre, Bruxelles
2008
22/12 : On the Roof of Abu Ghrab, Darb, Cairo
01/12 : La cuisine des humeurs, Restaurant La Perouse, Paris
17/04 : Le chant du dragon, Galerie Quang, Paris
March: Quatrième Nuit, Appartement 22, Rabat, Maroc
13/01 : Exposition dialoguée # 2 ,Manuel Cirauqui and Florent Lahache, Paris
Janvier: Revues Parlées, Centre Georges Pompidou, Paris
2007
02/06: Exposition Dialoguée #1, Ninar Esber and Bernard Marcadé, Paris
27/03: Sur le toit, Ciné 104, Pantin, France
Focus Ninar Esber, Festival du film court de Pantin, Pantin France
2006
12/04 – 30/11: New York Vertigo, New York
25/07 : The 99 Names of the Delicious, British Museum, London, UK
08/03 : I wanna be loved by you, Le Culture Club# 38, France 4, Paris
10/02 : 2h, Musée Bonnat, Bayonne, France.
07/01 : The Elevator, ENSA Paris-Cergy, France
2005
24/06 : Les nuits d’une Demoiselle, Point éphémère, Paris
2004
06/05 : Je sers l’apéro à 22 h, Twins, Paris
05/03: La sieste, The Store, Paris
04/03 : I wanna be loved by you, Twins, Paris
15/01: 1h, The Store, Paris
2003
20/05 : I wanna be loved by you, Pulp, Paris
15/03 : The Reclining Woman; Silpakorn University, Bangkok
2002
Octobre: La Chaise, L’ami de mon amie, Cergy-Pontoise
June : L’Aura, Korean Air France ; Ssamzie Space, Garage Gallery ; Seoul, Korea
Loose scrums, Ssamzie Space, Garage Gallery, Seoul, Korea
May/June : Room with a view, Silpakorn University ; Bangkok, Thaïland
14 February : VALENTINE PROJECT, BATOFAR, Paris
2001
Projection #1, Cinéma des cinéastes, Paris
2000
April : La Grâce, Centre Georges Pompidou, Paris
1999
December : 1second, ENSA Paris-Cergy, France
1995
November : Qu’est ce que tu penses de l’Amort, ENSA Paris-Cergy, France
Group Shows(selection)
2013
Conflicted Memory, Gallery Allan Cristea, London
2012
Guised, Center for Visual Art, Metropolitan State University of Denver, USA
Come invest in Us, you’ll Strike Gold, BrotKunsthalle, Vienna, Autriche
Newtopia, The State of Human Rights, Mechelen, Belgium
Traits d’union, Paris et l’art contemporain Arabe, The Venue, Beirut
No Limite, Galerie Imane Farès, Paris
2011
Traits d’Union, Paris et l’art contemporain Arabe, Villa Emerige, Paris
Les inconscients, Galerie Alpha, Paris
2010
Sentences on the banks and other activities, exhibition project curated by Abdellah Karroum, Darat Al Funun, Jordan.
Marrakech Art Fair 2010, Morrocco.
A Proposal for Articulating works and places, Riso Museo d’Arte Contemporanea della Sicilia, Palermo
Nous ne vieillirons pas ensembles, Galerie des Multiples, paris
The 2 Ladders, Appartement 22 à la Tate Modern, London
2009/2010
Traversées, Marrocco
Libertad, Igualdad, Fraternidad, Saragoza, Madrid, Pampluna, Canaries Islands
One day I will be a Star, Maison du Livre, de l’Image et du Son
Villeurbanne , France
2008
Traversées, Grand Palais, Paris
2007
Sexy Sook, Point Ephémère, Paris
2006
The Word in Art, British Museum, London
La Force de l’art, Grand Palais, Paris
Les ailes du dessin, Musée Bonnat, Bayonne.
2005
Girls, girls, girls, CAN, Neuchâtel, Suisse
2004
Happy Révolution, Musée d’Art Moderne, Rio, Brésil
Borderline #5, Twins, Paris
Maison/Témoins, The store, Paris
Borderline #3, Twins, Paris
2003
Promenades Mathématiques, Fontenay-le-comte, France
Puzzle, La Vitrine, Paris
Syncretic Attitudes, Silpakorn University, Bangkok
2002
Des Séances, Le Crédac, Ivry
L’ami de mon amie, Cergy-Pontoise
Korean Air France, Glassbox, Paris
C’est pas du cinéma, Le Fresnoy, France.
2000
Négociations, CRAC Languedoc-Roussillion, France
Festival vidéo au Living art Museum, Reykjavik, Islande.
1999
Rencontres Vidéo Art Plastique, CRAC de Basse Normandie
Videos and Installation Videos
A mon seul désir, 2000 (DV, 11 min)
Samaan, 2000 (DV, 11 min)
La Estrella, 2001 (16 mm, 15 min)
Mes yeux, ta dent, ma langue, ton sexe, ton cul, nos jambes, ton bras,… 2001-02 (DV, 10 min).
Algorithmes, 2003 (Video Installation, 12 screens, Loop)
La méprise, 2003 (DV, 4min)
1mn à Bangkok, 2003 (DV, 34min )
1mn à Beyrouth, 2003 (DV, 30min)
1mn à Beyrouth, 2004-2005 (DV, 37min)
1mn à la Défense, 2005 (DV 30min)
1mn à Rome, 2005 (DV, 12min)
1mn à Londres, 2005 (DV, 12min)
1mn 2005 (DV, 6h30)
1mn à Paris, 2006 (DV, 33min)
1mn à New York, 2006 (DV, 33min)
De la Guerre, 2007 (DV, 24 min)
Deux fois Deux, 2007 (Video Installation, 4 screens : 2x 1h30min + 2x30min)
La Estrella*, 2008-2010 (Video HDV, 27 min)
Adonis Mounchidan, 2012 (vidéo Installation, HDV, 30 h) In Progress
For 2 minutes, 2011, HDV, 2 minutes
Triangle for Women who dissobey, 2012, DV, 6 minutes
Catalogues (selection)
Cat. Come invest in us you’ll strike Gold, Galerie Ernest Hilger et Nadour collection, Vienne, 2012
Cat. Traits d’union, Paris et les artistes arabes, Art absolument, PAris 2011
Cat. Les inconcients, Galerie Alpha, Paris, 2011
Cat. Nous ne vieillirons pas ensembles, éditions Label Hypothèse, Paris, 2010
Les 53 œuvres qui m’ébranlèrent le monde, Bernard Marcadé,
Beaux-arts édition, Paris 2010
Cat. LIF,Madrid, 2009
Cat. Appartement 22, éditions Hors Champs, Paris 2009
Cat. Biennale de Bruxelles, 2009
Cat. Traversées, Paris 2009
Cat. Artparis 2008, Paris 2008
Cat. Festival Côté-Court, Pantin, 2007
Cat. Les couleurs, Emballage#2, décembre 2005, ENSAPC, 2005
Cat Festival Côté-Court, Pantin, 2005
Cat. Syncretic attitude, Centre d’Art International de l’Alliance française, Bangkok, 2005
Cat. Promenades Mathématiques, Parcours contemporain, Fontenay-le-Comte, 2003
Cat. Korean Air France, Ssamzie Space, Corée, 2002.
Cat. L’Ami de mon Amie, Cergy Connection, Les impressions du Sagittaire, Octobre 2002.
Cat. C’est pas du cinéma, Michel Nuridsany, Le Fresnoy, 2002.
Press (selection)
Slicker#4, Art Féministe, Tenue correcte exigée, Julie Crenn, 2012
Elle Orientale, N°64, Ninar Esber, ou ce clair objet du Désir, Nasri Sayeg, Avril 2012
Dyptik N°8, Ninar Esber, Afaf Zougrani, Decembre 2010 – Janvier 2011
Financial Times, Lebanon’s art scene By Emma Crichton-Miller , October 8 2010
New York Times, A Revolutionary of Arabic Verse, Charles McGRATH, Octobre 2010
Liberation, Marrakech, première foire d’art réussie, Vincent Noce, 11 Octobre 2010
ArtAbsolument, Ninar Esber Le féminisme poétique, Christine Buci-Glucksmann, Septembre 2010
Beaux Arts n°307, Etre artiste à Beyrouth, Anne Picq, janvier 2010
L’officiel du Levant n°1, 10 artistes Libanais de Paris, Alexandra de Senes, Déc 2009
Dyptik, n°3, Arts in Marrakch, Ninar Esber, Afaf Zougrani, Dec 2009-Janvier 2010
Le Monde, Adonis le dissident, Robert Solé, 05 Juin 2009
ARTFORUM XLVII, N°5, Fire in Cairo, Cathryn Drake, January 2009
JASAD, n°1, Ninar Esber, January 2009
Laha, n°428, Ninar Esber, Janvier 2009
Elle n°3253, Tendance Arabic Art, Soline Delos, May 2008
Beaux Arts Magazine n°287, Isabelle de Wavrin, May 2008
Art Press n° 341, L’ultime tabou, l’art contemporain au féminin, Arwad Esber, January2008
Lemonde.fr, Une exposition culotée, Lunettesrouges.blog. , April 2007
CONTACT
Galerie Maubert
20 rue Saint-Gilles
75003 Paris
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0144780179
Florent maubert
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0663558462