Procès verbal CM du 15.11.12 - Sainte Foy-Lès-Lyon
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Procès verbal CM du 15.11.12 - Sainte Foy-Lès-Lyon
VILLE DE SAINTE FOY-LÈS-LYON CONSEIL MUNICIPAL PROCÈS VERBAL SÉANCE DU 15 NOVEMBRE 2012 1 01 – TERRITOIRE 1.1 – ACQUISITION DE LA PARCELLE AM 142, SISE 14 IMPASSE RUE MARCELLIN BLANC (RAPPORTEUR : G. ASSI) 02 – POPULATION 2.1 – FORFAIT COMMUNAL ÉCOLES PRIVÉES – ANNÉE 2013 (RAPPORTEUR : M. A. CHAPON) 2.2 – CRÉDITS LIVRES BIBLIOTHÈQUE ET FOURNITURES SCOLAIRES – ÉCOLES PUBLIQUES (RAPPORTEUR : M. A. CHAPON) 2.3 – CRÉDITS DE NOËL (RAPPORTEUR : M. A. CHAPON) 2.4 – CLASSES TRANSPLANTÉES – PARTICIPATION COMMUNALE (RAPPORTEUR : M. A. CHAPON) 2.5 – CONVENTION DE DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC CIMETIÈRE (RAPPORTEUR : P. BOHER-BAZAILLE) 03 – VIE LOCALE 3.1 – PROJET DE RÉALISATION D'UNE HALLE DE JEUX ET D'UN CLUB-HOUSE POUR LA PRATIQUE DES SPORTS DE BOULES (RAPPORTEUR : B. GILLET) 3.2 – SUBVENTION À L'ASSOCIATION AVA (RAPPORTEUR : F. MIGNOT-CAMINALE) 04 – TRAVAUX, MOYENS GÉNÉRAUX, YZERON 4.1 – PROGRAMME DE MISE EN ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS COMMUNAUX RECEVANT DU PUBLIC - PROGRAMME GÉNÉRAL (RAPPORTEUR : M. GUILLAUD) 4.2 - PROGRAMME DE MISE EN ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS COMMUNAUX RECEVANT DU PUBLIC - MISE EN ACCESSIBILITÉ DE L'HÔTEL DE VILLE (RAPPORTEUR : M. GUILLAUD) 05 – INSTITUTIONS, FINANCES, PERSONNEL 5.1 – DÉLÉGATION DE POUVOIR – MODIFICATION (M. LE MAIRE) 5.2 – PROROGATION DU DISPOSITIF D'AIDE AUX RIVERAINS DE L'YZERON (RAPPORTEUR : M. LE MAIRE) 5.3 – CONSTITUTION D'UN GROUPEMENT D'ACHAT VILLE/CCAS POUR LE MARCHÉ DES TITRES-RESTAURANT (RAPPORTEUR : S. CRUZ) 5.4 – CONGRÈS AMF – MANDAT SPÉCIAL (RAPPORTEUR : M. LE MAIRE) 5.5 – RAPPORT ANNUEL GRAND LYON 2011 (RAPPORTEUR : M. LE MAIRE) 5.6 - RAPPORT ANNUEL GRAND LYON « ÉLIMINATION DES DÉCHETS » (RAPPORTEUR : A. BAVOZET) 5.7 – RAPPORT D'ACTIVITÉS SAGYRC 2011 (RAPPORTEUR : C. GUILLAUD) 5.8 – CONTRIBUTION AU SAGYRC (RAPPORTEUR : C. GUILLAUD 5.9 – EMPRUNTS GARANTIS PAR LA VILLE – RÉAMÉNAGEMENT (RAPPORTEUR : F. LAMY) 5.10 – RAPPORT ANNUEL SEMCODA (RAPPORTEUR : S. CRUZ) 5.11 – DÉLIBÉRATION BUDGÉTAIRE MODIFICATIVE N° 6 (RAPPORTEUR : F. LAMY) 5.12 – ASSURANCE STATUTAIRE VILLE - ADHÉSION AU CONTRAT GROUPE (RAPPORTEUR : S. CRUZ) QUESTIONS DIVERSES 2 SÉANCE DU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 NOVEMBRE 2012 L'an deux mille douze et le 15 novembre à dix neuf heures quinze, les membres du conseil municipal de la commune se sont réunis sur la convocation et sous la présidence du Maire, Monsieur Michel CHAPAS, dans la salle du conseil municipal. * * * * * PRÉSENTS : MM. CHAPAS, ASSI, GILLET, SARSELLI, PATTEIN, CHARRIÉ (pouvoir à Mme BOHER-BAZAILLE à compter du rapport 5.5), MIGNOT-CAMINALE (pouvoir à M. ASSI à compter du rapport 5.5), BAVOZET, BOHER-BAZAILLE, GUILLAUD (pouvoir à M. BARRELLON à compter du rapport 5.1), FATINET, LAMY, MOLIMAR, BARRELLON, ANSELME, FUSARI, GIORDANO, AZOULAY, AKNIN (à compter du rapport 2.5), RASSAT, NOUHEN, MOMIN, LATHUILIÈRE, ISAAC-SIBILLE, POMMET, CASTRIGNANO, THALLER, VALENTINO, LE BRAS, MEMBRES EXCUSÉS : MM. CHAPON (pouvoir à Mme SARSELLI), CRUZ, BRENDERS (pouvoir à Mme AZOULAY), COSSON (pouvoir à M. VALENTINO), GUERRY (pouvoir à M. AKNIN), MEMBRE ABSENT : M. GRANGE. SECRÉTAIRE : Mme AZOULAY * * * * * * M. LE MAIRE : Je souhaiterais, au début de ce conseil municipal, que nous rendions hommage à Michel BARLET. Je vous invite donc à vous lever. Michel BARLET nous a quittés ce 10 octobre 2012. C'est avec une grande émotion que son décès a été ressenti par beaucoup de Fidésiens et tous ceux qui ont travaillé avec lui, qui lui ont dit un dernier adieu et ont entouré son épouse et sa famille lors de ses funérailles d'une grande ferveur. C'est vraiment un fils de Sainte Foy qui nous a quittés. Sainte Foy où il a grandi, enraciné sa famille, et vécu les 30 ans de l'engagement municipal de son père, Raymond BARLET, Maire de Sainte Foy-lès-Lyon de 1965 à 1977 au temps d'une grande mutation de la commune. À son tour, poursuivant sa carrière professionnelle de technicien chimiste commencée à l'âge de 16 ans chez RHÔNE-POULENC, il saute le pas en rejoignant l'équipe municipale menée par Jean SALLES, élue en 1983 et réélue en 1989. Douze ans pendant lesquels il fut un conseiller municipal appliqué, particulièrement impliqué dans les affaires intéressant la jeunesse et le sport. En 1995, son expérience et sa connaissance intime de la commune l'amènent naturellement à mes côtés. Pendant 13 ans, de 1995 à 2008, il fut un adjoint exerçant avec passion sa fonction de maireadjoint à la voirie, à la circulation et aux déplacements et assumant avec une grande responsabilité, celle de tout adjoint et de conseiller du maire au sein de l'exécutif municipal. Avec ténacité, il a parcouru nos rues et nos places pour écouter les Fidésiens et élaborer les actions à mettre en place en lien avec le GRAND LYON et le SYTRAL pour renforcer la sécurité et la qualité des déplacements. Il fut aussi le représentant de la Ville au sein des conseils d'écoles, du SIGERLY 3 et du Conseil d'Administration de l'Hôpital, et un délégué auprès des Anciens Combattants à qui la qualité des cérémonies commémoratives doit beaucoup. Michel a beaucoup apporté. Derrière une certaine réserve, marque d'une grande humilité, il manifestait une immense capacité d'écoute avant de se forger un jugement sachant prendre en compte les attentes de la population et l'intérêt général. Michel a été pendant 25 ans un élu et un ami sur lequel on pouvait compter, respectant chacun dans ses responsabilités, d'un dévouement sans limite, animé de l'amour qu'il portait à notre commune. Il a attiré le respect de tous et mérité la reconnaissance de la commune pour son engagement au service des Fidésiens. Cette reconnaissance qui l'a déjà fait nommer Maire-Adjoint honoraire par arrêté du Préfet du 5 novembre 2010. À son épouse Sylviane, à ses trois enfants, ses petits-enfants et arrières petits-enfants, à ses frères et sœurs, éprouvés à nouveau il y a encore quelques jours par le décès de son frère Bruno, nous renouvelons l'expression de notre grande peine et toute notre affection. Je vous remercie. Nous devons maintenant, comme d'habitude, approuver le procès-verbal du 20 septembre dernier. Y a-t-il des observations ? Il n'y en a pas, le procès-verbal est donc approuvé à l'unanimité et je vous en remercie. 4 DÉLÉGATION DE POUVOIR DU CONSEIL MUNICIPAL AU MAIRE, EN VERTU DE L’ARTICLE L 2122-22 DU CODE GÉNÉRAL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES Liste annexée en fin de procès-verbal. M. MOMIN : Je voudrais savoir ce que contient la ligne « fourniture de matériels électriques » ? M. LE MAIRE : Il s'agit d'un marché général pour répondre à l'ensemble des besoins en matériels électriques des équipements et bâtiments communaux. Ce n'est pas du tout lié à l'éclairage public. 5 1.1 – ACQUISITION DE LA PARCELLE AM 142, SISE 14 IMPASSE RUE MARCELLIN BLANC M. ASSI, Premier Adjoint au Maire, explique que la parcelle AM 142 se situe au fond de l'impasse rue Marcellin Blanc. La parcelle, propriété de l'indivision LATREILLE, constitue le jardin non attenant de la maison, située au 9 rue Marcellin Blanc. Sa superficie est de 414 m². Ce terrain est classé en zone UA2a-p au Plan Local d'Urbanisme ; il est notamment classé en zone non ae dificandi et supporte pour partie un emplacement réservé au profit de la Ville. Après une négociation amiable, les membres de l'indivision LATREILLE et la Ville se sont mis d'accord sur un prix fixé à 40 000 euros. FRANCE DOMAINE, consulté sur cette acquisition, n'a pas émis d'avis, considérant que la valeur vénale du bien est manifestement inférieure à 75 000 € et que la demande d'estimation n'entre donc pas dans un des cas de consultation réglementaire. Ce terrain est acquis au titre d'une réserve foncière. L'orientation souhaitée est de lui attribuer une vocation de jardin partagé, selon un programme à définir. Les commissions territoire et administrative ayant émis un avis favorable, Il est proposé au conseil municipal : – d'approuver le principe de l'acquisition de la parcelle AM 142 au prix indiqué ci-dessus, – d'autoriser Monsieur le Maire à signer tous les actes juridiques afférents à l'acquisition de cette parcelle et à confier les formalités à l'étude notariale de Sainte-Foy-lès-Lyon, – imputer la dépense sur le compte CTM 824 21 11 – 1100. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le principe de l'acquisition de la parcelle AM 142 au prix indiqué ci-dessus, - AUTORISE Monsieur le Maire à signer tous les actes juridiques afférents à l'acquisition de cette parcelle et à confier les formalités à l'étude notariale de Sainte-Foy-lès-Lyon. La dépense en résultant sera inscrite sur le compte CTM 824 21 11 – 1100. P. J. : 1 plan annexé en fin de procès-verbal 6 2.1 – FORFAIT COMMUNAL ÉCOLES PRIVÉES – ANNÉE 2013 M. le Maire, explique que dans le cadre des contrats d’association à l’enseignement public conclu le 18 décembre 2001 entre l’État et l’école privée Sainte Thérèse et le 5 novembre 2002 entre l’État et l’école privée du Centre, la commune a l’obligation de prendre en charge les dépenses de fonctionnement (matériel) des classes élémentaires pour les élèves domiciliés à Sainte Foy-lèsLyon. Il est rappelé que la participation a été maintenue aux deux écoles pour les élèves fidésiens inscrits en classes pré-élémentaires et pour tous les élèves fréquentant une CLIS (Classe d’Intégration Scolaire). Les commissions population et administrative ayant examiné ce rapport, il est proposé pour l'année 2013 une augmentation de 1% des forfaits attribués en 2012, soit : - 475 € par élève fidésien fréquentant les classes élémentaires, 475 € par élève fidésien ou non fréquentant une CLIS, 680 € par élève fidésien fréquentant les classes pré-élémentaires. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le montant de la participation à accorder à l’école privée Sainte Thérèse et à l’école privée du Centre tel qu’indiqué ci-dessus, - AUTORISE M. le Maire à signer la convention avec chaque école concernée et à procéder au mandatement des sommes correspondantes sur les crédits 2013. P.J. : conventions 7 MAIRIE DE SAINTE FOY-LES-LYON CONVENTION Entre les soussignés, - Monsieur Michel CHAPAS, Maire de Sainte Foy-lès-Lyon, agissant en vertu de la délibération du Conseil Municipal de Sainte Foy-lès-Lyon en date du 13 novembre 2008, d’une part, et - Madame Annick RAGE, Directrice de l’Ecole Privée Sainte-Thérèse, 66 chemin de Chantegrillet à Sainte Foy-lès-Lyon, bénéficiaire d’un contrat d’association avec l’Etat en date du 18 décembre 2001 - Monsieur Jean-Baptiste OUVRARD, agissant en qualité de Président de l’Organisme de l’Association scolaire de la Favorite et Sainte Thérèse, personne morale ayant la jouissance des biens immeubles et des biens meubles, d’autre part ; - vu la loi 59-1557 du 31 décembre 1959 modifiée, vu le décret 60 389 du 22 avril 1960, modifié et notamment l’article 7 vu le contrat d’association conclu le 18 décembre 2001 entre l’Etat et l’Ecole Privée Sainte Thérèse, il a été convenu ce qui suit : Article 1 : La présente convention a pour objet de définir les conditions de financement des dépenses de fonctionnement des classes primaires et maternelles de l’école privée Sainte Thérèse. Ce financement constitue le forfait communal : - de 475 € par élève fidésien fréquentant les classes élémentaires de 680 € par élève fidésien fréquentant les classes pré-élémentaires. Article 2 : Le forfait désigné à l’article 1 fera l’objet d’une nouvelle évaluation à la fin de chaque année scolaire et sera soumis à l’approbation du Conseil Municipal. 8 Article 3 : Seront pris en compte : - tous les enfants (des classes maternelles et primaires) dont les parents sont domiciliés à Sainte Foy-lès-Lyon, inscrits à la rentrée scolaire de septembre. Un état nominatif des élèves inscrits dans l’école au jour de la rentrée sera fourni chaque année au mois de septembre. Cet état indiquera les prénom, nom, date de naissance, adresse des élèves. Article 4 : Les dépenses prises en charge sont limitativement énumérées ci-dessus : 1- l’entretien des locaux affectés à l’enseignement 2- les frais de chauffage, éclairage, nettoyage des locaux à l’usage des élèves 3- l’entretien et le remplacement du mobilier scolaire et du matériel collectif d’enseignement, n’ayant pas le caractère des biens d’équipement 4- l’achat de registres et imprimés à l’usage des classes 5- la rémunération des agents de service. Article 5 : Sont exclus des dépenses de fonctionnement : 1- les frais de grosses réparations des immeubles, 2- les travaux et acquisitions constituant un nouvel investissement et visant à l’accroissement du patrimoine de l’école, 3- l’achat ou la location des immeubles destinés aux classes sous contrat. Article 6 : La participation de la commune aux dépenses de fonctionnement des classes faisant l’objet de la présente convention sera effectuée par versement au compte de l’Association Gestionnaire, au plus tard fin juin. Article 7 : Le représentant de la commune désigné par le Conseil Municipal sera invité chaque année à participer, avec voix consultative à la réunion du Conseil d’Administration dont l’ordre du jour porte sur l’adoption du budget des classes sous contrat d’association. 9 Article 8 : L’OGEC s’engage à communiquer chaque année : - le compte de fonctionnement de l’OGEC pour l’année scolaire écoulée, - les justificatifs d’emploi de fonds - une copie des deux documents adressés à la Trésorerie Générale, à savoir : - le compte de fonctionnement général et de résultats de l’activité de l’association - le tableau de synthèses des résultats analytiques Article 9 : La Ville se réserve le droit à tout moment de contrôler les crédits délégués à l’OGEC. Article 10 : La présente convention est conclue pour une durée d’un an à compter du 1er septembre 2012. Elle sera de plein droit soumise à révision si le contrat avec l’Etat donne lieu à avenant. La convention deviendrait caduque si le contrat passé avec l’Etat était dénoncé. Fait à Sainte Foy-lès-Lyon, le Le Maire de Sainte Foy-lès-Lyon, Le Président, La Directrice, M. CHAPAS M. OUVRARD Mme RAGE 10 VILLE DE SAINTE FOY-LES-LYON ENSEIGNEMENT PRIVE ANNEE SCOLAIRE 2012-2013 PARTICIPATION ALLOUEE AUX ECOLES PRIVEES DE LA COMMUNE POUR LES FRAIS DE FONCTIONNEMENT APPLICATION DE LA DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 NOVEMBRE 2012 CONVENTION DU 15 NOVEMBRE 2012 ------------------------------------------------Je soussigné, Maire de SAINTE FOY-LES-LYON, Certifie que d'après les états nominatifs déposés en Mairie et après vérification, le nombre d'élèves scolarisés à l'Ecole Privée Ste Thérèse, 66 chemin Chantegrillet à Sainte Foy-lès-Lyon, s'établit comme suit : Effectifs des classes élémentaires (fidésiens) 46 Effectifs des classes pré-élémentaires (fidésiens) 27 Montant de la participation allouée pour l'année scolaire 2012/2013 classes élémentaires classes pré-élémentaires 46 x 475 € 27 x 680 € 21 850,00 € 18 360,00€ -------------40 210,00 € Arrêté le présent décompte à la somme de : quarante mille deux cent dix euros. Le Maire Michel CHAPAS 11 MAIRIE DE SAINTE FOY-LES-LYON CONVENTION Entre les soussignés, - Monsieur Michel CHAPAS, Maire de Sainte Foy-lès-Lyon, agissant en vertu de la délibération du Conseil Municipal de Sainte Foy-lès-Lyon en date du 13 novembre 2008, d’une part, et - Madame Agnès CHARVET, Directrice de l’Ecole Privée du Centre, 33 bd Baron du Marais à Sainte Foy-lès-Lyon, bénéficiaire d’un contrat d’association avec l’Etat en date du 5 novembre 2002 - Monsieur François-Xavier SOLTNER, agissant en qualité de Président de l’Organisme de Gestion de l’Ecole Catholique (O.G.E.C) de Sainte Foy-lès-Lyon, personne morale ayant la jouissance des biens immeubles et des biens meubles, d’autre part ; - vu la loi 59-1557 du 31 décembre 1959 modifiée, vu le décret 60 389 du 22 avril 1960, modifié et notamment l’article 7 vu le contrat d’association conclu le 5 novembre 2002 entre l’Etat et l’Ecole Privée du Centre, il a été convenu ce qui suit : Article 1 : La présente convention a pour objet de définir les conditions de financement des dépenses de fonctionnement des classes primaires et maternelles de l’école privée du Centre. Ce financement constitue le forfait communal : - de 475 € par élève fidésien fréquentant les classes élémentaires de 475 € par élève fidésien ou non fréquentant la CLIS de 680 € par élève fidésien fréquentant les classes pré-élémentaires. Article 2 : Le forfait désigné à l’article 1 fera l’objet d’une nouvelle évaluation à la fin de chaque année scolaire et sera soumis à l’approbation du Conseil Municipal. 12 Article 3 : Seront pris en compte : - tous les enfants (des classes maternelles et primaires) dont les parents sont domiciliés à Sainte Foy-lès-Lyon, inscrits à la rentrée scolaire de septembre. - tous les enfants de la classe de CLIS quelque soit le domicile de leurs parents, inscrits à la rentrée scolaire de septembre. Un état nominatif des élèves inscrits dans l’école au jour de la rentrée sera fourni chaque année au mois de septembre. Cet état indiquera les prénom, nom, date de naissance, adresse des élèves. Article 4 : Les dépenses prises en charge sont limitativement énumérées ci-dessus : 1- l’entretien des locaux affectés à l’enseignement 2- les frais de chauffage, éclairage, nettoyage des locaux à l’usage des élèves 3- l’entretien et le remplacement du mobilier scolaire et du matériel collectif d’enseignement, n’ayant pas le caractère des biens d’équipement 4- l’achat de registres et imprimés à l’usage des classes 5- la rémunération des agents de service. Article 5 : Sont exclus des dépenses de fonctionnement : 1- les frais de grosses réparations des immeubles, 2- les travaux et acquisitions constituant un nouvel investissement et visant à l’accroissement du patrimoine de l’école, 3- l’achat ou la location des immeubles destinés aux classes sous contrat. Article 6 : La participation de la commune aux dépenses de fonctionnement des classes faisant l’objet de la présente convention sera effectuée par versement au compte de l’Association Gestionnaire, au plus tard fin juin. Article 7 : Le représentant de la commune désigné par le Conseil Municipal sera invité chaque année à participer, avec voix consultative à la réunion du Conseil d’Administration dont l’ordre du jour porte sur l’adoption du budget des classes sous contrat d’association. 13 Article 8 : L’OGEC s’engage à communiquer chaque année : - le compte de fonctionnement de l’OGEC pour l’année scolaire écoulée, - les justificatifs d’emploi de fonds - une copie des deux documents adressés à la Trésorerie Générale, à savoir : - le compte de fonctionnement général et de résultats de l’activité de l’association - le tableau de synthèses des résultats analytiques Article 9 : La Ville se réserve le droit à tout moment de contrôler les crédits délégués à l’OGEC. Article 10 : La présente convention est conclue pour une durée d’un an à compter du 1er septembre 2012. Elle sera de plein droit soumise à révision si le contrat avec l’Etat donne lieu à avenant. La convention deviendrait caduque si le contrat passé avec l’Etat était dénoncé. Fait à Sainte Foy-lès-Lyon, le Le Maire de Sainte Foy-lès-Lyon, Le Président, La Directrice, M. CHAPAS M. SOLTNER Mme CHARVET 14 VILLE DE SAINTE FOY-LES-LYON ENSEIGNEMENT PRIVE ANNEE SCOLAIRE 2012-2013 PARTICIPATION ALLOUEE AUX ECOLES PRIVEES DE LA COMMUNE POUR LES FRAIS DE FONCTIONNEMENT APPLICATION DE LA DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 NOVEMBRE 2012 CONVENTION DU 15 NOVEMBRE 2012 ------------------------------------------------Je soussigné, Maire de SAINTE FOY-LES-LYON, Certifie que d'après les états nominatifs déposés en Mairie et après vérification, le nombre d'élèves scolarisés à l'Ecole Catholique du Centre, 33 boulevard Baron du Marais à Sainte Foy-lès-Lyon, s'établit comme suit : Effectifs des classes élémentaires (fidésiens) Effectifs de la CLIS (fidésiens ou non) Effectifs des classes pré-élémentaires (fidésiens) 136 10 77 Montant de la participation allouée pour l'année scolaire 2012/2013 classes élémentaires & CLIS classes pré-élémentaires 146 x 475 € 77 x 680 € 69 350 € 52 360 € -----------------121 710 € Arrêté le présent décompte à la somme de : cent vingt et un mille sept cent dix euros. Le Maire Michel CHAPAS 15 2.2 – CRÉDITS LIVRES BIBLIOTHÈQUE ET FOURNITURES SCOLAIRES – ÉCOLES PUBLIQUES M. MOLIMAR, Conseiller Municipal, explique que dans sa séance du 17 novembre 2011, le conseil municipal a approuvé l'enveloppe destinée aux fournitures scolaires des écoles publiques en la revalorisant de 1 %. Pour l'année 2013, il est proposé une hausse de 1 %, soit : - Cycle I : Enfant de petite et moyenne section : - Cycle II : Enfant de grande section CP et CE1 : - Cycle III : Enfant de CE2, CM1 et CM2 : - Classes d’Initiation et d’Intégration scolaire (CLIS) : - RASED (Réseau d’Aide Spécialisée d’Enfant en Difficulté), par poste : 33,60 € 33,25 €* 41,50€ 45,00 € 41,10€* 44,45€* 42,30 € 41,80€* 662,00 € 655,50€* Une partie de ces crédits est destinée à prendre en compte les frais de fonctionnement inhérents à la direction des écoles. Les effectifs de la rentrée 2012 seront retenus pour chaque classe. * Pour rappel : montants des crédits fixés par le Conseil Municipal dans sa séance du 17 novembre 2011 2) CRÉDITS POUR L'ACHAT D'OUVRAGES Dans sa séance du 17 novembre 2011, le conseil municipal a approuvé l'enveloppe allouée aux écoles publiques pour les livres de bibliothèque avec les mêmes montants que ceux votés en 2009 (pour mémoire : revalorisation de 5% des crédits 2009 en décembre 2008). Il est proposé d'augmenter ces sommes de 5%, soit : – – – – 204,00 € pour une école de moins de 100 élèves, 305,00 € pour une école de 100 à 149 élèves, 408,00 € pour une école de 150 à 199 élèves, 510,00 € pour une école de 200 à 249 élèves. Les effectifs de la rentrée 2012 seront retenus pour chaque école, ce qui représenterait : pour les écoles pré-élémentaires Herbinière-Lebert Grange-Bruyère Châtelain La Gravière Chassagne La Plaine 50 élèves 75 élèves 101 élèves 146 élèves 106 élèves 71 élèves 204,00 € 204,00 € 305,00 € 305,00 € 305,00 € 204,00 € ======== 1 527,00 € 16 pour les écoles élémentaires Paul Fabre Châtelain la Gravière Robert Schuman Chantegrillet 133 élèves 160 élèves 193 élèves 178 élèves 122 élèves 305,00 € 408,00 € 408,00 € 408,00 € 305,00 € ======== 1 834,00 € pour les écoles primaires Le Centre 225 élèves (151 élémentaires et 74 pré-élémentaires) d'où une dépense totale de 510,00 € 3 871,00 € Les commissions population et administrative ayant examiné ce rapport, le conseil municipal est invité à en délibérer et à : – approuver le montant du crédit proposé pour les fournitures scolaires aux écoles publiques de la commune pour l'année 2013, – approuver le montant du crédit proposé pour les fournitures de livres de bibliothèque aux écoles publiques de la commune pour l'année 2013. Les dépenses en résultant seront prélevées sur le chapitre 011 du budget 2012 (article 6067 et 6182). Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le montant du crédit proposé pour les fournitures scolaires aux écoles publiques de la commune pour l'année 2013, - APPROUVE le montant du crédit proposé pour les fournitures de livres de bibliothèque aux écoles publiques de la commune, pour l’année 2013. Les dépenses en résultant seront prélevées sur le chapitre 011 du budget 2012 (articles 6067 et 6182). 17 2.3 – CRÉDITS DE NOËL Mme ANSELME, Conseillère Municipale, explique qu'un crédit a été inscrit au budget primitif pour l'organisation d'un "Arbre de Noël" (séances récréatives et autres) dans les écoles publiques pour tous les élèves, fidésiens ou non. Au titre de l'année 2011, cette allocation avait été fixée à 4,00 € par élève. Il est proposé au conseil municipal de maintenir ce crédit à 4,00 € par élève pour l’année 2012. Pour les pré-élémentaires, les crédits alloués seraient : 4,00 € x 623 élèves = 2 492,00 € Pour les élémentaires, les crédits alloués seraient : 4,00 € x 937 élèves = 3 748,00 € Les factures seront réglées directement aux fournisseurs par la Commune jusqu'à concurrence des sommes ci-dessus. Les commissions population et administrative ayant émis un avis favorable, le conseil municipal est appelé à en délibérer et à : - FIXER tel que ci-dessus exposés les crédits de l'arbre de Noël pour l'année civile 2012, aux écoles publiques de la commune, étant précisé que la dépense en résultant sera prélevée sur le chapitre 011, fonction 11, article 6232. Appelé à se prononcer; le conseil municipal, à l'unanimité, FIXE à 4,00 € par élève le taux de l’allocation accordée pour l’arbre de Noël 2012 aux écoles publiques de la commune, étant précisé que la dépense en résultant sera prélevée sur le chapitre 011, fonction 11, article 6232. P. J. : 1 tableau 18 CREDITS DE NOEL 2012 NB D'ELEVES MONTANT DU CREDIT 4,00 € CENTRE L. CHASSAGNE CHATELAIN GRANGE-BRUYERE GRAVIERE HERBINIERE-LEBERT LA PLAINE 74 106 101 75 146 50 71 296,00 € 424,00 € 404,00 € 300,00 € 584,00 € 200,00 € 284,00 € TOTAL 623 2 492,00 € NB D'ELEVES MONTANT DU CREDIT 4,00 € CENTRE R. SCHUMAN CHATELAIN PAUL FABRE GRAVIERE CHANTEGRILLET 151 178 160 133 193 122 604,00 € 712,00 € 640,00 € 532,00 € 772,00 € 488,00 € TOTAL 937 3 748,00 € Ecoles pré-élémentaires Ecoles élémentaires 19 2.4 – CLASSES TRANSPLANTÉES – PARTICIPATION COMMUNALE Mme AZOULAY, Conseillère Municipale, propose pour l'année scolaire 2012-2013, une augmentation de 2 % de la participation communale aux classes transplantées, soit : - 28,50 € par élève, fidésien ou non des écoles élémentaires publiques - 28,50 € par élève fidésien des écoles élémentaires privées Ce crédit est alloué aux écoles pour un séjour d’une durée minimum de 3 jours. Les commissions population et administrative ayant examiné ce rapport, le conseil municipal est appelé à en délibérer et : - à fixer tels que ci-dessous les subventions allouées aux écoles publiques et privées et de les verser aux associations scolaires correspondantes, étant précisé que les dépenses en résultant seront prélevées sur le chapitre 011 du budget primitif 2013. Soit pour les écoles publiques élémentaires : 26 704,50 € Soit pour les écoles privées élémentaires : 5 472,00 € Voir tableau ci-joint pour le détail Pour rappel : le Conseil Municipal, dans sa séance du 17 novembre 2011, avait fixé le montant de la participation communale pour le séjour en « classes transplantées » à 28,00 € par élève, fidésien ou non des écoles élémentaires publiques et à 28,00 € par élève fidésien des écoles élémentaires privées. 20 TABLEAU RECAPITULATIF 1) ECOLES PUBLIQUES ELEMENTAIRES ECOLE EFFECTIF septembre 2012 151 CREDIT de 28,50€ 4 303,50 € Chantegrillet 13 rue Laurent Paul 122 3 477,00 € Châtelain 30 rue Châtelain 160 4 560,00 € P. Fabre 41/43 avenue Maréchal Foch 133 3 790,50 € Gravière 24 avenue de Limburg 193 5 500,50 € R Schuman 24/26 rue de Chavril 178 5 073,00 € 937 26 704,50 € EFFECTIF septembre 2011 146 CREDIT de 28,50€ 4 161,00 € Ecole privée Ste Thérèse 66 chemin deChantegrillet 46 1 311,00 € Total 172 5 472,00 € Centre 48/50 Bd Baron du Marais Total 2) ECOLES PRIVEES ELEMENTAIRES ECOLE Ecole catholique du Centre 33 Bd Baron du Marais 21 M. ISAAC-SIBILLE : Monsieur le Maire, à l'occasion de ces rapports scolaires j'aimerais savoir où vous en êtes. On sait qu'il y a un projet de loi gouvernemental réformant les rythmes scolaires qui impliquera bien entendu tous les domaines, culturel, sportif et associatif, sur notre commune. A priori cela se mettrait en place pour la rentrée scolaire 2013. Est-ce que vous avez déjà anticipé en réunissant l'ensemble des acteurs culturels, sportifs et associatifs ? J'ai vu qu'une rencontre devait avoir lieu cette semaine entre le ministre de l'Éducation Nationale et l'association des Maires de France, où le ministre demandera aux communes de prendre en charge trois heures de temps périscolaire. Donc c'est un chantier qui est important et qui va transformer la vie de beaucoup de familles et des associations. J'aimerais savoir où est-ce que vous en êtes, si vous avez réfléchi ? Pourriez-vous nous faire un point à ce sujet ? M. LE MAIRE : Comme les 36 000 communes, nous attendons encore les décisions définitives. M. ISAAC-SIBILLE : Oui mais nous pouvons anticiper car c'est intéressant... M. LE MAIRE : Oui on peut anticiper pour autant que l'on connaisse tout de même les paramètres. On en devine maintenant les principaux mais il y a encore de nombreuses zones qui méritent d'être éclaircies. Donc en interne, effectivement les services commencent à envisager l'implication et les éléments des scénarios qui devront être construits et qui ne sont pas encore présentés aux élus. Nous n'en sommes pas encore tout à fait là. Il y a encore quelques semaines nous nous demandions si nous étions sur 4,5 jours ou 4 jours... M. ISAAC-SIBILLE : Ce serait intéressant d'avoir une réflexion commune avec les élus. Il ne s'agit pas de travailler en interne et ensuite de présenter le résultat aux élus. C'est tout de même intéressant que l'ensemble des élus de Sainte Foy-lès-Lyon puissent réfléchir et travailler sur le sujet. M. LE MAIRE : Mais pour qu'il y ait un débat, faut-il encore que nous ayons les données complètes de cette équation et effectivement, les services sont là pour nous donner les matériaux permettant de connaître les sujétions et les contraintes. MME SARSELLI : Nous l'avons évoqué également lors de la dernière commission population. La discussion est arrivée et c'est vrai que Madame CHAPON, très justement, a proposé que rapidement déjà au sein de la commission population, nous commencions à y réfléchir pour anticiper puisque c'est le lieu. Et quelques élus se sont déjà exprimés. Mais bien entendu nous sommes encore dans le flou. Ce que l'on sait c'est que tout enfant sera gardé jusqu'à 16H30. Nous avons quelques précisions au sujet des mercredis travaillés sur le court terme mais globalement nous n'en savons pas plus. Mais nous avons déjà abordé la question et je pense que très rapidement nous porterons cela sur l'ordre du jour. Nous avions d'ailleurs décidé d'y consacrer exclusivement une commission population pour anticiper et voir un peu ce que ça signifie avec les contraintes que cela suppose aussi pour notre commune avec le nombre d'écoles. M. ISAAC-SIBILLE : Merci. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, FIXE les subventions allouées aux écoles publiques et privées telles qu’indiquées cidessus et accepte de les verser aux associations scolaires correspondantes, conformément au document joint, étant précisé que les dépenses en résultant seront prélevées sur le chapitre 011 du budget primitif 2013. P.J. : 1 tableau 22 2.5 – CONVENTION DE DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC Mme BOHER-BAZAILLE, Adjointe au Maire, rappelle que par suite d'une consultation en octobre 2008, sous la forme d'une procédure simplifiée conformément aux dispositions de l'article L 1411 – 12 du Code Général des Collectivités Territoriales (C.G.C.T.), la ville de Sainte Foy-lès-Lyon a confié les prestations relatives au service extérieur des pompes funèbres, à l'entretien et au gardiennage du cimetière communal, sis 33 chemin de Montraÿ à la société BRUN-CELLA, pour une durée de trois ans. Lors de sa séance du 17 novembre 2011, le conseil municipal a approuvé le projet d'avenant formalisant la prolongation de la convention d'affermage pour une durée d'un an supplémentaire, afin de permettre aux services municipaux de réaliser un diagnostic technique sur les scenarii de réfection ou de démolition du logement partie intégrante de la délégation, eu égard à son état de vétusté. La convention arrivant à échéance au 31 décembre 2012, il convient de lancer une consultation pour son renouvellement. Compte tenu des problèmes évidents de sécurité relevés sur le logement, il a été décidé de sortir cette habitation de la consistance de la D.S.P. Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir: - approuver le recours à la procédure simplifiée telle que définie par l'article L 1412 du C.G.C.T., compte tenu des sommes dues au délégataire, pour le renouvellement du contrat d'affermage, - approuver le projet de convention devant servir de base à la consultation à lancer, étant précisé que le logement n'y est plus intégré, - autoriser Monsieur le Maire à lancer la consultation afférente et mener les négociations avec les candidats admis à cette phase, rédiger le compte rendu et le rapport et formaliser la convention avec le candidat retenu. M. MOMIN : Je voudrais savoir ce que nous allons faire du logement faisant partie de ce contrat d'affermage ? M. LE MAIRE : Pour l'instant ce logement n'est pas utilisé. Nous allons le sécuriser, le fermer mais nous n'allons pas prendre la décision de le démolir car le bâtiment en lui-même présente des caractéristiques de solidité. Et demain nous pouvons nous trouver devant un délégataire qui aura besoin de ce logement, dans ce cas nous ferons les travaux mais je pense qu'il faut le traiter séparément suivant les options que nous prendrons. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le recours à la procédure simplifiée telle que définie par l'article L 1412 du C.G.C.T., compte tenu des sommes dues au délégataire, pour le renouvellement du contrat d'affermage, - APPROUVE le projet de convention devant servir de base à la consultation à lancer, étant précisé que le logement n'y est plus intégré, - AUTORISE Monsieur le Maire à lancer la consultation afférente et mener les négociations avec les candidats admis à cette phase, à rédiger le compte rendu et le rapport et à formaliser la convention avec le candidat retenu. 23 3.1 – PROJET DE RÉALISATION D'UNE HALLE DE JEUX ET D'UN CLUB-HOUSE POUR LA PRATIQUE DES SPORTS DE BOULES M. GILLET, Adjoint au Maire, explique que par délibération du 2 juillet 2009, le conseil municipal avait approuvé le projet de construction d'un boulodrome couvert sur le site du parc Marius Bourrat. Toutefois, les analyses techniques et économiques menées avec le maître d’œuvre, en début de mission, ont conduit à une réévaluation conséquente du coût prévisionnel de l'opération, pour le porter à un montant, hors déconstruction, dépassant 500 000 à 555 000€ HT (700 000 à 780 000€ TTC, honoraires compris), en suite notamment d'une plus-value liée à la mauvaise qualité du sol estimée à 125 000 € TTC. Le programme approuvé par le conseil municipal du 2 juillet 2009 s'avérait ainsi ne pouvant plus être mis en œuvre, eu égard à son coût de réalisation. Le projet était ajourné lors du conseil Municipal du 21 décembre 2010 et le marché de maîtrise d’œuvre résilié en février 2011. L'intérêt porté par la Ville aux sports de boule, conjugué à la nécessité de considérer avec la plus grande attention l'état de vétusté des locaux mis à disposition du club de Pétanque a conduit la Ville à poursuivre sa réflexion sur ce projet en revisitant le projet initial pour s'orienter vers une solution à la fois plus légère en terme de construction pour tenir compte des caractéristiques du sol, et moins coûteuses, en s'orientant vers un projet de halle de jeux. Projet sportif Le sport de boules développe l’adresse, la coordination générale, l'équilibre ; il accroît la souplesse articulaire ; il demande attention, concentration, mémoire pour pratiquer la tactique de jeu ; il est source d’adaptation aux autres : notion de partenaires, d’adversaires... A Sainte Foy, les sports de boule ont une place importante. Le club de Pétanque compte près de 100 adhérents et le club de boule intercommunal, avec La Mulatière compte 145 adhérents. La pétanque est en outre pratiquée par de nombreux fidésiens en dehors du cadre associatif. Chaque année, le club de Pétanque organise une manifestation « Pétanque en Fête » qui consiste à réaliser des tournois dans différents quartiers de la commune ouverts à tous, et qui réunit de nombreux participants. Le renforcement d'un projet sportif autour de la pratique des sports de boule s'articule autour de 4 axes : -une tradition fidésienne -un sport avec une vraie dimension sociale et éducative -une pratique populaire et intergénérationnelle -une pratique de compétition Si le principal acteur de ce sport sur la commune est le club de pétanque, la pratique de ce sport sera également mise en œuvre par l’École Municipale des Sports, les écoles fidésiennes dans le cadre d'un projet pédagogique construit en partenariat avec l’Éducation Nationale, les associations diverses qui organisent tournois/concours de pétanque, et tous pratiquants en accès libre en dehors du cadre associatif. 24 Présentation du programme Les grands axes du programme Le bâtiment comportera une aire de pratique sportive et des locaux destinés au club, les deux parties communiquant entre elles: - la Halle sportive : dimensionnée pour 4 terrains de pétanque (ou 2 pour la longue) avec des dégagements soit 30m en longueur par 8m en largeur, hauteur en rive 5m50. La surface de finition sera en grave compactée. Surface totale : 257 m2. - le Club-House : Une buvette de 24m² avec une terrasse pour permettre un pôle de convivialité très apprécié de la part des joueurs et du public une salle de réunion de 27m² pour permettre à l'association l'organisation de réunions et de moments conviviaux. Un bureau de 10m² dédié à l'association « Sainte Foy Pétanque » pour gérer et administrer le club Une réserve de 8m² pour le stockage du matériel Des toilettes de 5m² Un local technique de 3m² Total surface utile : 77 m2 La surface totale du bâtiment (avec les circulations) représentera environ 340 m². Localisation Le projet sera réalisé dans le polygone d'implantation créé à cet effet dans le parc M. Bourrat lors de la modification du PLU. Il se situera le long du fort au droit des anciennes douves, la halle sportive sera parallèle au mur, et le club-house sera perpendiculaire en remplacement du bâtiment existant. Système constructif Suite aux difficultés rencontrées dans le 1 er projet, une étude de sol complémentaire réalisée en janvier 2010 a mis en évidence un sol de mauvaise qualité avec la présence de remblais très hétérogènes sur une épaisseur d'environ 8m50 excluant toutes fondations superficielles. Il est donc nécessaire d'envisager la réalisation du projet avec des structures légères afin de limiter le système de fondation, ce qui va donc orienter le choix du système constructif vers des structures modulaires. La solution de bâtiments modulaires avec une structure légère semble la plus appropriée. Par rapport à une construction traditionnelle, elle permet de diminuer les charges totales de la construction, rapidité et facilité de la mise en œuvre, avec des coûts moindres. 25 ➔ La halle sportive : Structure modulaire légère non isolée, charpente et ossature en bois, couverture en membrane textile de type polyester avec enduction PVC. Les façades seront composées en bardage bois complétées en partie supérieure d'une membrane textile. L'avantage de cette structure est la légèreté du bâtiment, la luminosité et l'ambiance intérieure favorisée par la membrane textile translucide. L'intégration du bâtiment dans son environnement est aussi un point important, car situé dans un périmètre classé. Afin de permettre une pratique hivernale, la salle pourra être chauffée par rayonnement jusqu'à 12°C à l'aide d'appareil radiant. Ce mode de chauffage n'a pas pour objectif de chauffer le bâtiment, mais de chauffer les joueurs, la mise en fonction est donc liée à l'utilisation. Le club-house : Structure modulaire isolée/chauffée et conforme à la réglementation RT 2012, ossature et charpente bois, façades en bardage bois. Les modules sont préfabriqués en usine. Le bâtiment sera livré entièrement fini « clef en main ». Des prescriptions architecturales, environnementales et relatives à la prise en compte du handicap Le bâtiment sera conçu dans le respect des exigences de développement durable, notamment sur les aspects suivants : – Insérer le bâtiment dans son environnement – Privilégier l'utilisation du bois d'origine contrôlée et issu de forêts éco-gérées. – Rechercher une solution constructive et énergétique économique et durable. Ce bâtiment, tant sur la phase de construction que sur toute la phase ultérieure d'exploitation, devra limiter au maximum ses émissions de gaz à effets de serre. L'accessibilité et la prise en compte de tous les handicaps sont des enjeux qui seront à considérer. Le programme s'attache à rappeler aux équipes de conception la nécessité de prendre en compte l'accès à cet équipement aux personnes handicapées. Le coût prévisionnel L'enveloppe estimative de cette construction est de 400 000 € HT., hors honoraires et déconstruction. La commission vie locale et la commission administrative ayant émis un avis favorable, Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir : - approuver le programme de réalisation d'une halle de jeux couverte et d'un club house pour la pratique des sports de boule tel qu'exposé ci-avant, - approuver l'enveloppe prévisionnelle de ce projet estimant les travaux HT, hors honoraires et déconstruction à 400 000€, - autoriser M. le Maire à engager les consultations pour la dévolution des marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux et à signer les marchés et tous documents contractuels y afférent, - autoriser M. le Maire ou l'adjoint délégué au sport à solliciter toute subvention, - autoriser M. le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. 26 M. GILLET : Il s'agit d'un projet que vous connaissez bien puisque nous l'avions étudié longuement en conseil municipal en 2009. Il a été revisité et « amaigri » au niveau de la structure mais l'objectif sportif est identique, les surfaces sont identiques mais les matériaux sont différents. Ils sont plus légers mais résisteront autant dans le temps. Mais surtout ils ont un impact de charge au sol très différent ce qui implique des fondations totalement différentes. Nous ne sommes plus sur des micro-pieux qui descendent à 8,50 m mais nous sommes sur un recompactage du sol et donc des coûts totalement différents. En ce qui concerne le chauffage nous sommes sur un système de radiant ponctuel qui réchauffe le joueur mais pas le volume de la pièce. Nous sommes sur un mode de fonctionnement un peu différent et pour le local, nous sommes sur des matériaux très différents qui ont tout à fait leur charme. Nous avons fait exécuter des esquisses avec une ossature en bois et une toiture en tissu PVC (toile tendue blanche ou beige). C'est assez harmonieux et cela s'intègre bien dans le paysage. À titre indicatif, le même projet a été réalisé par la ville d'Irigny qui a reçu d'ailleurs cette année, la Marianne d'Or du sport. Je rappelle également que le coût de démolition de l'ancien local est de 20 000 € comprenant la destruction de la petite structure couverte et du club-house actuel. MME LATHUILIÈRE : Monsieur GILLET vient de dire qu'une esquisse a été faite mais il n'y a pas de concours d'architecte pour ce bâtiment ? M. LE MAIRE : Bien sûr, nous allons passer un marché de maîtrise d'œuvre mais nous sommes allés enquêter et nous avons réuni toutes les informations possibles pour savoir de quoi il s'agissait de la part des fabricants de ce mode de construction modulaire. M. GILLET : Il s'agit d'une esquisse faite en interne avec certains types de matériaux. Mais nous allons mettre en place un cahier des charges très précis qui va amener l'architecte à cette esquisse qui a été faite en interne. M. LE MAIRE : En fait il ne s'agit pas d'un concours mais d'une consultation d'architecte. La collectivité est obligée d'avoir un architecte, nonobstant le fait qu'il s'agit presque plus d'une pose de module pré-existant. Mais nous sommes bien dans le cadre de la loi MOP qui oblige de faire appel à un architecte. M. VALENTINO : Je voudrais nous féliciter d'avoir gagné une année et un certain nombre d'euros entre le premier projet et celui-ci. J'ai eu l'occasion sur d'autres sujets de dire qu'il fallait approfondir les projets bien en amont, je crois qu'ici nous avons fait un effort particulier. Nous avons les retours qui permettent aujourd'hui d'abaisser les coûts. Nous sommes bien sûr tout à fait favorable à la construction de cette halle de sport et nous approuvons par principe ce projet. Dans le coût prévisionnel j'avais une question avec deux réponses et j'ai déjà une réponse. Pour les coûts de déconstruction j'ai enregistré le montant que Monsieur GILLET nous a annoncé et j'espère qu'il sera consigné dans le procès-verbal. M. LE MAIRE : Il s'agit d'un coût très estimatif pour l'instant. Par exemple si nous trouvons de l'amiante, cela coûtera plus cher pour la démolition, etc. C'est pour cela que je compare le coût du projet en 2009, hors déconstruction, et le coût du nouveau projet, hors déconstruction. Je ne m'engage pas personnellement sur ce chiffre. M. VALENTINO : Au sujet du montant des honoraires, est-ce qu'il y a une prévision ou non ? M. LE MAIRE : C'est une prévision qui est difficile à faire puisque nous sommes dans un cas de figure tout à fait différent où nous devons passer par un maître d'œuvre mais où sa mission, même si elle est théoriquement identique, est tout de même très éloignée d'une mission classique de conception d'étude. Le programme repose sur un certain mode constructif. C'est pour cela que dans la comparaison nous avons sorti les honoraires ; nous pouvons imaginer que ce sera 27 notablement inférieur à ce qu'est un coût d'honoraires d'une mission de maîtrise d'œuvre complète avec une conception. Mais nous sommes dans un cas de figure où il est très difficile de déterminer. Nous ne pouvons pas être à 15, 14 ou 12 %. M. GILLET : Nous avions estimé entre 10 et 12 %. M. VALENTINO : Je crois que si vous voulez une adhésion complète au projet il faut répondre à un certain nombre de nos préoccupations qui sont d'ailleurs toujours les mêmes. Il s'agit de préoccupations de dépassement par rapport aux prévisions. M. LE MAIRE : Vous savez justement que je n'entre pas dans ce type d'approche. Nous vous donnons le coût des travaux parce que nous l'avons complètement apprécié, nous vous donnons une indication concernant la déconstruction. Pour le reste que l'on soit à 9 % ou à 12 % sur ce montant, ce n'est quand-même pas un écart très considérable. Nous sommes à 3 ou 4 % près, dans l'estimation sur un montant de 400 000 €. M. GILLET : Je pense que nous ne dépasserons pas 400 000 € et nous serons peut-être même endessous de ce montant. MME LATHUILIÈRE : À propos de l'énergie, les appareils radiants sont alimentés électriquement, je suppose. Si on les laisse au seul désir des utilisateurs, je crains qu'ils les fassent fonctionner juste pour 1/4 d'heure ce qui va consommer beaucoup d'énergie. Sans compter que je trouve cela ridicule parce que nous pourrions trouver d'autres solutions pour réchauffer les joueurs. J'aimerais bien que cette structure soit passive d'un point de vue énergétique, ça doit certainement pouvoir se faire sur des dimensions aussi petites. M. GILLET : Nous avons visité plusieurs installations de même type et nous hésitions déjà entre un système au gaz ou électrique. Mais il faut savoir que se raccorder au gaz suppose un coût d'investissement énorme parce qu'il faudrait faire des travaux de tranchées importants pour amener le gaz sur le parc Bourrat ou alors il fallait un stockage en cuve ce qui nous a paru dangereux. Nous avons visité une installation à Roanne où il y a exactement ce système de radiant et où la facturation est faite au club. Donc lorsque c'est le club de boulistes qui règle la facture, le chauffage est bien régulé, il n'y a pas d'utilisation exagérée. MME LATHUILIÈRE : Est-ce que la géothermie serait envisageable ou est-ce que c'est trop cher ? M. LE MAIRE : Non ce n'est pas envisageable juste pour une seule installation qui est, de plus, très modeste. MME LATHUILIÈRE : Quelle est l'utilisation de cette structure en plein hiver ? Combien d'heures y passent-ils ? Parce que nous les voyons tout de même plus jouer à la belle saison. M. GILLET : C'est dans le projet sportif et c'est justement pour permettre une pratique en toute saison. Nous avons longuement discuté avec les 3 clubs qui ont des structures. Ils jouent toute l'année sauf l'année dernière où il y a eu, au mois de janvier, des températures allant jusqu'à – 15° pendant 8 jours. Cela les a donc empêché de jouer juste sur cette période. Mais en dehors de cela, ils ont joué toute l'année. M. POMMET : Pour confirmer ce qu'a dit Monsieur VALENTINO, nous nous réjouissons de la réalisation de ce projet pour un sport fédérateur sur notre commune. Ce n'est pas exactement une tradition fidésienne puisqu'ici il s'agit de pétanque alors qu'à Sainte Foy-lès-Lyon c'était plutôt la 28 le jeu de la longue. Je mettrais peut-être un petit bémol à ce qu'a dit Monsieur VALENTINO car je ne pense pas que les boulistes aient apprécié le temps de la réflexion parce que je rappelle que c'est le 9 juillet 2009 que nous avions déjà envisagé cette construction. Je pense plutôt que nos amis boulistes ont trouvé le temps un peu long... Donc nous nous réjouissons de cette réalisation. Nous n'avons pas lu le projet sportif mais le dernier paragraphe nous paraît très important et primordial puisqu'il traite de la possibilité d'une accessibilité très large de cet équipement aussi bien aux écoles qu'aux différentes associations car il y a beaucoup d'associations sur notre commune qui pratiquent la pétanque. Et je pense que c'est vraiment un équipement nécessaire. Merci et bravo. M. GILLET : Je reprends ce que vous venez de dire. C'est dans notre cahier des charges et avec Monsieur FATINET et le service des sports, c'est quelque chose que nous avons mis au point. Nous en avons discuté avec le club de pétanque et en effet nous allons monter un projet pédagogique avec l'Éducation Nationale concernant les sports de boules. Donc ce sera bientôt repris et dans les projets qui ont reçu la Marianne d'Or il y avait bien entendu ceux-ci. M. MOMIN : Ce projet nous a déjà été présenté en commission vie locale et nous avions formulé un certain nombre de remarques voire même d'opposition. D'abord le montant de l'investissement qui se montera à peu près à 600 000 € tout compris, nous paraît exagéré et pas tellement inférieur au projet précédent qui pourtant n'avait pas été voté. Le nombre de bénéficiaires de cet équipement correspond à une centaine de membres... M. GILLET : Le chiffre 100 correspond aux membres du club de pétanque. Mais je reprends ce que disait Monsieur POMMET tout à l 'heure, nous avons tout un projet sportif qui va se mettre en place pour cet équipement et à partir de là, nous allons intéresser environ 300 personnes. Pour les 600 000 €, je m'inscris en faux car le montant sera largement inférieur à celui-ci. Quand tout sera terminé je ferai un récapitulatif et vous verrez que nous serons en-dessous de ce montant, déconstruction comprise. M. MOMIN : Lors de la commission vie locale je crois que nous avons fait une approche et que nous arrivions à un montant de 580 000 € et Monsieur LAMY était à peu près d'accord sur ce chiffre-là. C'est facile de dire que cela fera un peu moins alors que nous avons cité ce chiffre lors de la commission. Alors je veux bien, mais si on nous dit une chose en commission et qu'on nous annonce autre chose en séance du conseil municipal, je trouve que ce n'est pas très normal. Vous nous aviez annoncé 100 membres lorsque nous en avions discuté largement en commission. Donc cela fait tout de même un investissement d'environ 6 000 € par personne. Cela me paraît beaucoup pour un projet dont les joueurs ne sont même pas tous fidésiens. Je trouve en tout cas que le montant est très élevé pour un sport qui se pratique majoritairement dehors. De plus ce n'est pas très clair car lorsqu'on lit le texte on croit comprendre qu'il s'agit d'une seule association. Mais je ne pense pas que ce soit cela car si c'était le cas ce ne serait pas très normal qu'un investissement communal ne puisse pas être offert à tous les pratiquants de boules sachant qu'il y a déjà un autre club intercommunal pour La Mulatière/Sainte Foy-lès-Lyon... M. FATINET : Oui mais ce n'est pas de la pétanque mais de la longue. M. MOMIN : C'est de la longue uniquement ? Oui mais les terrains sont bien aussi prévus pour faire de la longue. M. GILLET : Non, ils sont faits pour pratiquer la pétanque mais ils ont des dimensions correspondant à 2 cours de longue parce que 2 cours de pétanque, en longueur, sont égaux à 1 cours de longue. M. MOMIN : D'accord. Mais il n'est pas interdit de jouer à la longue dessus. 29 M. GILLET : Rien n'est interdit, nous sommes ici dans une politique sportive ouverte. M. MOMIN : Je pense simplement qu'un équipement ou un bâtiment communal doit pouvoir être ouvert absolument à tout le monde. En dehors du projet sportif, qui par ailleurs a beaucoup de qualités, je m'interroge au niveau de l'investissement par rapport à tous les programmes que nous avons en cours et qui seront ensuite programmés dans le futur. Je n'en cite que quelques-uns : l'équipement Le Méridien, la piscine, les jardins familiaux, le dossier de l'accessibilité des bâtiments, la mise aux normes écologiques de tous les bâtiments afin de diminuer la facture énergétique, la réfection de l'église dont le budget est particulièrement élevé, l'aménagement des écoles La Plaine/Chantegrillet, la reconstruction de la salle Laurent-Paul, le réaménagement du stade de La Plaine et tout ce que nous ne connaissons pas et qui aurait pu être promis à l'un ou à l'autre. Donc je pense qu'il serait sage, c'est ce que j'avais demandé à la commission, que soit replacé ce projet dans le cadre d'une prospective budgétaire à plus long terme, environ sur une dizaine d'années. D'autant plus que les dotations aux collectivités territoriales vont être diminuées dans les prochaines années et je pense qu'il serait très malsain d'augmenter la pression fiscale qui est déjà particulièrement importante à Sainte Foy-lèsLyon et ceci avant que nous soyons contraints de le faire parce que nous aurions mal calibré nos investissements. Je pense que c'est important d'autant plus qu'il faut intégrer aussi toutes les évolutions en cours de chantier, en cours de réalisation où, de découverte en découverte ou de nouvelles options prises en cours de réalisation, les montants sont tout de même significativement plus élevés que ceux qui sont en général prévus au départ. Donc je pense qu'il faudrait que nous ayons cette étude-là pour pouvoir remplacer l'ensemble de ces projets dans cette perspective. Merci. M. GILLET : En ce qui concerne l'utilisation de cet équipement, vous dites que les utilisateurs ne sont pas tous fidésiens. Cela ne veut rien dire. Il y a ici des personnes qui vont faire du tennis à Francheville. Il y a des personnes ici qui prennent le métro à Lyon, il y en a ici qui vont au cinéma à Lyon. On ne peut pas réserver ainsi un équipement en se disant que nous sommes fidésiens et que nous n'accueillons pas les personnes de l'extérieur. Il y a une majorité de Fidésiens qui jouent à la pétanque dans le club de Sainte Foy Pétanque et c'est tant mieux. Avec Monsieur FATINET au sein de l'OMS, j'engage les Fidésiens à la pratique du sport en leur proposant des installations de qualité. Ce que je veux dire c'est qu'en comptabilité publique on ne peut pas faire de dotation aux amortissements. Si je prends l'exemple de la piscine actuelle, il faut bien se rendre à l'évidence : elle est en fin de vie, elle a 40 ans. Si nous avions pu faire une dotation aux amortissements sur 40 ans nous arriverions avec la somme pour la financer. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. Nous refaisons une piscine et nous en profitons pour la remettre aux normes, pour l'aménager, pour qu'elle corresponde aux nouvelles pratiques de sport nautique. Et pour les boulistes, c'est la même chose. Ils avaient une petite halle couverte et ce sont les services de la commune qui l'avait faite à l'époque de Jean SALLES et nous aurions pu également faire l'amortissement sur 10 ans et ensuite nous dire qu'on faisait une autre halle. Il y a beaucoup de choses qui correspondent à du renouvellement qu'on améliore. Donc on ne peut pas être contre le renouvellement. On ne peut pas dire au club Sainte Foy Pétanque qu'on rase tout parce que c'est en mauvais état et qu'on ne refait rien derrière. Pour la piscine c'est la même chose, on ne peut pas dire qu'on arrête d'avoir une piscine parce que l'ancienne est en bout de course après 40 ans de service. M. POMMET : L'intervention de Monsieur MOMIN m'énerve particulièrement parce que lors de la commission vie locale nous avions deux dossiers à examiner dont un dossier où les sommes sont beaucoup plus importantes et très éloignées de ce que nous avions prévu au départ et pour lequel Monsieur MOMIN n'a absolument pas sourcillé et n'a absolument pas compté le nombre de paroissiens qui allaient utiliser l'église. Et il s'est acharné sur ce projet de halle pour boulistes, sous prétexte que cela ne représente que 300 personnes. Si ça, ce n'est pas une démarche très électoraliste ! Si on construit uniquement pour avoir un maximum de voix ! Et puis la chanson sur la pression fiscale, etc..., on sait très bien ce qu'il en est et on sait très bien ce que cela va être 30 jusqu'à la fin du mandat de l'équipe actuelle. La pression fiscale ne va pas augmenter donc arrêtons de se focaliser sur ce projet qui, à mon avis, est un vrai projet de développement social, un vrai projet de création de liens, beaucoup plus que la réfection d'une église et qui ne coûte pas la fortune que coûte la réfection d'un tel édifice. Merci Monsieur MOMIN ! M. MOMIN : Pourquoi je n'ai rien dit sur la réfection de l'église ? C'est qu'il n'y avait pas de vote et qu'il n'y avait donc pas de décision à prendre. C'est uniquement la raison pour laquelle je n'ai rien dit. Donc ne vous trompez pas de débat. Nous prenons les sujets les uns après les autres, au moment où nous devons les prendre et pas avec cet espèce de discours idéologique complètement ringard qui n'a rien à voir avec le sujet... M. POMMET : Attendez ! Le discours idéologique c'est tout de même bien vous qui l'avez posé. M. ISAAC-SIBILLE : Notre groupe se félicite de cette halle. Nous nous demandons si elle sera ouverte au sport pour tous car sur notre commune il y a beaucoup de joueurs et je pense surtout aux joueurs dans le quartier des Bruyères qui, lors de mauvais temps, ne sont pas abrités. Comment cela fonctionnera entre clubs et pour l'ouverture à tout le monde ? M. GILLET : Tous les joueurs de pétanque, même non licenciés, pourrons venir sur un créneauhoraire à définir. Ils seront accueillis par Sainte Foy Pétanque sans problème. On fixera un jour. Nous l'avons fait souvent pour d'autres associations et il n'y a jamais eu de problème. Je ne sais pas pourquoi vous mettez en doute cette ouverture que nous avons toujours réussi à faire depuis un certain nombre d'années ! M. ISAAC-SIBILLE : Je ne mets rien en doute. Mais ce que je veux dire c'est qu'il faut que ce soit ouvert à tous. Par exemple pour le terrain de football synthétique, il est bien ouvert par rapport à un club mais il n'est pas laissé librement ouvert. Donc pour cet équipement de halle, je ne sais pas comment cela se passe. Est-ce que vous confierez la gestion à un club et est-ce que c'est celui-ci qui fera lui-même l'ouverture ou est-ce nous, municipalité, qui garantirons l'ouverture et gérerons l'équipement ? Je n'ai pas eu la réponse. M. GILLET : Nous n'en sommes pas encore là. Cela dit, toutes les infrastructures sportives sont utilisées sous convention. Je signe une cinquantaine de conventions avec les 50 associations de la commune. Il n'y a pas une association qui vient dans un local municipal sans une avoir une convention d'utilisation demandant une responsabilité civile, un créneau-horaire, etc. M. ISAAC-SIBILLE : Est-ce que c'est exclusif ou pas ? M. GILLET : Non, ce n'est pas exclusif. Pour le terrain de football synthétique, il y a 3 associations qui en bénéficient. M. ISAAC-SIBILLE : D'accord. Donc ce sera ouvert aux associations et au sport pour tous. M. GILLET : Je vous fais remarquer également que pendant les vacances scolaires, le stade de La Plaine est ouvert au public. M. ISAAC-SIBILLE : D'accord, c'est ce qui est important. Pour en revenir au projet je trouve que c'est intéressant et les jeux de boules sont plutôt conviviaux et fédérateurs. Il y a quelque chose dont on n'a pas parlé par rapport aux lignes budgétaires. Vous prévoyez une enveloppe de 400 000 €, comment est-ce que vous la financez ? 31 M. LE MAIRE : Évidemment cela se fera par les finances communales, sauf à obtenir une somme par la recherche de subvention que l'on pourra trouver. Mais c'est bien clair aujourd'hui nous n'avons pas de certitude de ce côté-là. Donc ce sera bien financé par le budget communal. M. ISAAC-SIBILLE : D'accord mais sur quelle ligne ? M. LE MAIRE : Mais il n'y aura pas de problème. Comme pour toutes les lignes d'investissement., il n'y a pas de budget à l'avance car il n'y a pas d'affectation. J'aimerais que les élus soient tous un peu responsables et qu'on approche la réalité de la connaissance des finances communales. Je suis presque content que Monsieur MOMIN se soucie effectivement de prospective alors que cela fait quelques années que nous avons fait cet effort rigoureux, que toutes les communes n'ont pas fait à temps, d'avoir une telle vision prospective. Et je tiens à vous rassurer tout à fait. Dans le dernier état de la prospective de décembre 2011 le projet de boulodrome, chiffré à ce moment-là pour un montant d'environ 500 000 €, est bien inclus. Lorsque j'entends comparer ce projet avec l'église je trouve qu'on compare des choses qui n'ont strictement rien à voir. Il faut bien, dans chaque domaine, que nous ayons des clés de discernement un peu différentes. La clé de discernement n'est pas de comparer en fonction du coût ; cela ne veut strictement rien dire. Comment comparer la réfection du Berceau du Vallon à la réfection de l'église ou à la nouvelle piscine ? J'ai toujours été très fortement l'avocat, durant tout mon mandat, de la nécessité d'œuvrer à la fois sur les grands champs de vie de la population : la culture, le sport, la vie sociale, la vie scolaire. Parce ce que c'est cette diversité des préoccupations auxquelles il faut répondre. On ne peut pas mettre en avant l'une ou l'autre. Donc, comparons ce qui est comparable. Ça reste coûteux, oui. Mais par rapport à quoi ? Il y a une espèce de folie des chiffres qui s'est emparée de certains mais je crois vraiment qu'ici nous sommes dans un projet qui reste bien cadré et sur lequel on devrait vraiment avoir peu de surprise dans le système de construction modulaire qui est prévu. Oui, nous allons entrer dans une période plus contractée. Nous le savons mais la vie ne va pas s'arrêter pour cela. C'est un projet déjà bien nourri dans son domaine sportif depuis plusieurs années. Nous avons buté manifestement sur un surcoût auquel nous ne pouvions pas nous attendre avant que le sondage nous en révèle les problématiques. Nous avons trouvé une solution et le projet est nettement moins cher puisque nous arrivons à – 30 ou 35 % tout compris par rapport au coût initial. Ce n'est tout de même pas une bagatelle. Nous allons dans quelques mois vous présenter une prospective comme chaque année qui ira jusqu'en 2018. On ne peut pas tout inventer mais nous allons aussi raisonner en masse qui verra effectivement la capacité d'investissement de la commune diminuer. Évidemment, nous n'allons pas garder toutes les dotations que nous avons pu obtenir, et qui ont permis de financer les deux grands projets actuellement en chantier. Il faudrait être encore plus réaliste mais ce n'est pas pour cela que nous allons dire qu'on ne fait plus rien en attendant. Je crois que ce n'est pas raisonnable. En ce qui concerne l'église, il n 'y a pas de projet actuellement. Donc ne comparons pas non plus des choses incomparables. Il faudra déterminer si nous faisons un projet et lequel. Ceci dit, nous sommes un peu comme dans tous les exemples cités, dans une réflexion obligatoire. Est-ce que c'est plus urgent ou pas ; ce qu'il y a de sûr c'est que les années passant, les générations futures en payeront encore plus parce que la situation se dégrade. C'est tout ce que je peux dire aujourd'hui. Je crois donc qu'il faut hiérarchiser les choses et ne pas simplement les comparer en fonction d'un coût brut à un moment donné. M. RASSAT : Quelles sont les subventions que l'on pourrait attendre et par quels organismes, Jeunesse et Sport, le Conseil Général ? M. GILLET : Les subventions pourraient venir de deux instances : Jeunesse et Sport CNDS et la Fédération Française de Pétanque. Il faut savoir que le CNDS est pris cette année par les investissements footballistiques d'organisation de l'Euro 2016. Donc c'est quelque chose que nous présenterons à nouveau en 2013 où il y aura à nouveau des crédits. Mais les crédits de cette année sont déjà pas mal entamés. 32 M. LE MAIRE : Non, nous n'aurons pas de subvention de la part du Conseil Général, son programme triennal est absorbé entièrement par nos deux grands projets. Nous aurons une consultation de maîtrise d'œuvre début 2013, une phase d'étude relativement brève puisqu'il n'y a pas de grand travail de conception donc pour un démarrage des travaux au début de l'été pour réalisation durant l'été. Après il y a des délais incompressibles qu'on ne peut pas raccourcir. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le programme de réalisation d'une halle de jeux couverte et d'un club house pour la pratique des sports de boule tel qu'exposé ci-dessus, - APPROUVE l'enveloppe prévisionnelle de ce projet estimant les travaux HT, hors honoraires et déconstruction à 400 000€, - AUTORISE Monsieur le Maire à engager les consultations pour la dévolution des marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux et à signer les marchés et tous documents contractuels y afférent, - AUTORISE Monsieur le Maire ou l'adjoint délégué au sport à solliciter toute subvention, - AUTORISE Monsieur le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. 3.2 – SUBVENTION À L'ASSOCIATION AVA Mme MIGNOT-CAMINALE, Adjointe au Maire, explique que l'association AVA (Amateurs de Véhicules Anciens Auto/moto) rassemble des passionnés de véhicules anciens auto/moto tous cylindres. Elle participe à la vie locale par l'organisation d'expositions de véhicules de collections ou de défilés. Notamment elle a participé activement à l'animation du quartier de La Gravière par une exposition sur l'esplanade en juin, elle propose également un défilé à travers les différents quartiers de la commune. Il est proposé au conseil municipal d'attribuer une subvention à l'association AVA d'un montant de 300 €. Les crédits sont inscrits au compte 6574. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, ACCEPTE l'attribution d'une subvention à l'association AVA d'un montant de 300 €. Les crédits sont inscrits au compte 6574. 33 4.1 – PROGRAMME DE MISE EN ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS COMMUNAUX RECEVANT DU PUBLIC – PROGRAMME GÉNÉRAL 1 – CONTEXTE ET OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES 1.1 La loi du 11 février 2005 Monsieur GUILLAUD, Conseiller Municipal délégué aux travaux, moyens généraux, explique que la loi du 11 février 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a réformé profondément le cadre légal applicable aux personnes handicapées dans une logique d'inclusion sans discrimination pour toutes les personnes atteintes de déficiences ou dont les capacités fonctionnelles sont réduites. Concernant plus spécifiquement le cadre bâti, la loi prévoit le principe d’accessibilité généralisé sans rupture de la chaîne du déplacement. Ainsi les établissements recevant du public (ERP) existants doivent être rendus accessibles de sorte que toute personne handicapée puisse y accéder depuis le domaine public, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public, et ce, au plus tard le 1 er janvier 2015. Préalablement, la loi a prévu l'obligation d'un diagnostic d'accessibilité pour les ERP du 1 er groupe ( ERP de la 1ère à la 4ème catégorie). L'esprit de la loi est bien l'accessibilité des ERP à tous quel que soit le type de handicap : déficience motrice, déficience visuelle, déficience auditive, déficience intellectuelle. Le tableau qui suit rappelle les exigences réglementaires selon le type de handicap. TYPES DE HANDICAP EXIGENCES REGLEMENTAIRES Exigences spatiales pour la manœuvre du fauteuil roulant, le repos et l'accès aux équipements Amélioration des exigences de stationnement automobile adapté (nombre et caractéristique) Escaliers adaptés y compris dans les bâtiments avec ascenseur Nouvelles exigences d'usage des équipements et dispositifs de commande (atteinte) Nouvelles exigences d'usage des portes (atteinte des poignées, force des ferme-portes limitée) Exigence de guidage, de repérage, de contraste, de qualité d'éclairage, de sécurité Exigence de signalisation (signaux sonores et visuels), de confort acoustique, de visiophonie en cas d' inter phonie Utilisation plus large des boucles à induction magnétique 34 1.2 Synthèse des obligations portant sur les ERP Le tableau suivant présente en synthèse les obligations portant sur les ERP. Objet Obligation à faire ERP neufs ou créés par Accessibilité à tous changement de handicaps des locaux destination ouverts au public ERP existants des 4 premières catégories ERP existants de catégorie 5 Diagnostic d'accessibilité Mise en accessibilité Mise en accessibilité d'une partie du bâtiment où peut être fourni l'ensemble des prestations Initiative Propriétaire ou gestionnaire de l'ERP Propriétaire ou gestionnaire de l'ERP Propriétaire ou gestionnaire de l'ERP Délai Demande de PC ou d'autorisation déposée à partir du 01/01/07 01/01/2011 01/01/2015 01/01/2015 2 – LES ERP DE LA COMMUNE DE SAINTE FOY-LES-LYON 2.1- Les ERP du 1er groupe Conformément à la réglementation, les ERP de la 1ère à la 4ème catégorie ont fait l'objet en 2011 d'un diagnostic d'accessibilité1 . Ce diagnostic évalue les travaux à réaliser afin de respecter les normes d'accessibilité et établir un coût prévisible de travaux. Les aménagements à réaliser propres à assurer l'accessibilité traitent des abords du bâtiment, des places de stationnement, la circulation intérieure, l'accès aux étages et aux équipements mis à disposition du public. Les 3 principes à retenir sont le repérage, l’atteinte et l'usage. En termes de taux d'accessibilité, le diagnostic fait apparaître les résultats suivants : BATIMENTS TAUX GLOBAL D'ACCESSIBILITE Bibliothèque Senghor Centre Communal du Vallon 63,4 44 École maternelle Chantegrillet 78,4 École maternelle du Centre 75,3 École maternelle Grange Bruyère 85,4 École maternelle Herbinière Lebert 78,8 École maternelle la Gravière 76,7 École maternelle Louise Chassagne 72,5 École primaire P. Fabre 53,7 École primaire Chantegrillet 72,9 École primaire du Centre 59,5 1 Diagnostics par bâtiment consultables aux Services Techniques 35 École primaire La Gravière 55,3 Groupe scolaire Chatelain 64,7 Groupe scolaire La Plaine 74,3 Groupe scolaire Schuman 1 66,3 Groupe scolaire Schuman 2 63,3 Gymnase Plan du Loup 82,6 Gymnase Barlet 62,5 Gymnase Sainte Barbe 76,9 Maison Communale des Bruyères 59,6 Maison des Jeunes et de la Culture 62,2 Salle des Fêtes 88,4 Salle Polyvalente Ellipse 72,8 RPA Beausoleil 48,6 Le taux moyen d'accessibilité pour les ERP communaux du premier groupe (de la 1ère à la 4ème catégorie) est de 68,25%, avec la répartition suivante, selon le type de handicap : - Déficience motrice : 53,6 % - Déficience visuelle : 71,8 % - Déficience auditive : 82,3 % - Déficience intellectuelle : 77 % Le diagnostic établit une estimation du coût de mise en accessibilité des bâtiments selon 3 scénarios : -scénario 1 : mise en accessibilité progressive selon l'avis motivé du bureau d'études A2CH, qui a réalisé les diagnostics d'accessibilité en 2011 (scénario permettant de traiter prioritairement les obstacles d'ordre réglementaire ayant un impact fort et moyen sur la continuité de la chaîne de déplacement) -scénario 2 : mise en conformité réglementaire (traitement de tous les obstacles réglementaires avant le 1er janvier 2015 pour atteindre un niveau d'accessibilité à 100 % ) -scénario 3 : mise en accessibilité pour tous (traitement de tous les obstacles réglementaires avant le 1er janvier 2015 pour atteindre un niveau d'accessibilité à 100 % et en sus, des recommandations du bureau d'études pour une accessibilité encore meilleure). Un programme prévisionnel de travaux a été établi à partir du scénario 2 établi par le bureau d'études, étant précisé que : - ce programme n'intègre pas les ERP de 5ème catégorie, qui n'ont pas fait l'objet de diagnostic (cf point 2.2), - la mise en accessibilité des écoles Chantegrillet et de la Plaine sera envisagée dans le cadre du projet de regroupement de ces équipements scolaires, 36 - certains bâtiments seront l'objet de programmes spécifiques, hors programme général objet du présent rapport : – la mise en accessibilité de l'église, traitée dans le cadre d'un projet global de réhabilitation en cours d'étude, – la RPA Beausoleil, dont les travaux de mise en accessibilité sont à envisager avec le propriétaire du bâtiment, la société Alliade, - pour l'école Chassagne, le scénario qui prévoyait l'installation d'un ascenseur pour l'accès à la cantine a été revu à la baisse. Ainsi, le programme global de mise en accessibilité des bâtiments communaux, hors les cas particuliers ci-dessus, s'élèverait à 2,2M€ TTC, hors honoraires (2,5M€ honoraires compris) (valeur 2011). Le tableau qui suit récapitule le montant prévisionnel par bâtiment. LISTE BATIMENTS DES Scénario Réglementaire HT Scénario Réglementaire TTC Ascenseurs à créer Bibliothèque Senghor 64 230 76 819 € Centre Communal du Vallon 128 330 153 483 € Ecole élémentaire Paul Fabre 236 910 283 344 1 École maternelle du Centre 111 810 133 725 € 1 École maternelle Grange Bruyère 11 490 13 742 € École maternelle Herbinière Lebert 16 340 19 650 € École maternelle la Gravière 13 250 15 847 € École maternelle Louise Chassagne 25 083 30 000 € École primaire du Centre 163 860 195 977 € 1 École primaire La Gravière 219 810 262 893 € 1 Groupe scolaire Chatelain 136 250 162 955 € 1 Groupe scolaire Schuman 1 143 490 171 614 € 1 Groupe scolaire Schuman 2 134 230 160 539 € 1 Gymnase Plan du Loup 18 630 22 281 € 37 Gymnase Barlet 129 010 153 710 € 1 Maison Communale des Bruyères 143 240 165 120 € 1 Maison des Jeunes et de la Culture 131 390 148 615 € 1 Salle des Fêtes 11 810 12 151 € 1839163 2 182 465€ TOTAL 10 2.2- Les ERP de 5ème catégorie Les ERP de 5ème catégorie n'ont pas fait l'objet d'un diagnostic préalable. Il s'agit de bâtiments extrêmement divers, dont certains ont déjà fait l'objet d'une mise en accessibilité (ex : bibliothèque de la Gravière), d'autres de plain-pied ne nécessiteront que des adaptations mineures (ex : police municipale), outre le cas spécifique de l'Hôtel de Ville qui fait l'objet d'un programme idoine présenté dans un rapport séparé. Pour mémoire, les ERP de 5ème catégorie sont les bâtiments suivants : l'Agence Postale Chavril, la Bibliothèque annexe de la Gravière, le Centre social de la Gravière, la Chapelle Deshay, la Chapelle Sainte Marguerite, l'Accueil de Loisirs des Razes, les Crèches Gravière (Les Petits Pas et les Petits Cailloux), l'Espace Jeunes Gravière, l'Hôtel de Ville, la Maison de l'Aqueduc, la Maison Nature de la Gravière, la Maison de la Petite Enfance, OFTA Grand rue, OFTA Les Nénuphars, la Police Municipale, la Salle Laurent Paul, le Stade La Plaine (vestiaires), le Stade Plan du Loup (vestiaires), le Tennis Club Fidésien, laTour octogonale, le Satellite, la Tour du Télégraphe. Les travaux nécessaires à leur mise en accessibilité restent à évaluer. En tout état de cause, parmi ces bâtiments, certains seront intégrés aux marchés de maîtrise d’œuvre à intervenir,d'autres feront l'objet de travaux de mise en accessibilité en régie, enfin certains feront l'objet de programmes séparés (cf. Hôtel de Ville) 2.3- Procédure et planning Concernant la procédure à retenir pour ce programme pluriannuel de travaux, il est proposé de dissocier : - d'une part une maîtrise d’œuvre pour la partie signalétique, qui nécessite la vision et la conception d'un seul maître d’œuvre pour traiter l'ensemble des ERP de la commune de façon cohérente et homogène, - d'autre part une maîtrise d’œuvre travaux, elle-même scindée en 3 marchés équilibrés, et ce, pour une meilleure efficience eu égard à l’ampleur du sujet et aux délais de réalisation. 38 Planning prévisionnel : -mise en ligne des marchés de maîtrise d’œuvre : décembre 2012 -désignation des maîtres d’œuvre : février 2013 -études, consultation pour les marchés de travaux : mars / été 2013 -début des travaux : automne 2013 La commission travaux et la commission administrative ayant émis un avis favorable, Il est proposé au conseil municipal de bien vouloir : - approuver le programme général de mise en accessibilité des ERP communaux tels que défini cidessus, - approuver l'enveloppe prévisionnelle de l'opération d'un montant de 2,5M€, - autoriser M. le Maire à engager les consultations pour la dévolution des marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux et à signer les marchés et documents contractuels y afférent, - autoriser M. le Maire à solliciter toute subvention, - autoriser M. Le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. M. LE MAIRE : Ce rapport essaye d'être le plus synthétique possible avec une bonne compréhension de l'objectif qui nous amène à cette accessibilité pour tous, du choix fait du scénario d'obtention des obstacles réglementaires à 100 % et du traitement de l'ensemble de nos ERP de 1ère catégorie et d'avancement également sur les ERP de 5e catégorie. Le coût est prévisionnel à ce stade car nous ne pouvons pas savoir à l'avance. Nous avons un diagnostic très complet qui définit les obstacles qu'il faut surmonter et les moyens de les surmonter. Ensuite toute la technique à mettre en œuvre pour réaliser un ascenseur, par exemple, est très complexe et cela ne peut pas être chiffré aujourd'hui avec une précision suffisante. Et cela, comme dans chaque programme et pour les raisons spécifiques que je nomme ici. Oui c'est en toute transparence et vérité qu'aujourd'hui il s'agit d'une estimation que l'on peut faire à partir des éléments dont nous disposons. Après nous aurons un maître d'œuvre, par exemple pour la signalétique, qui va nous soulever des choses dans l'approche purement technique de réalisation de ces travaux qui peuvent faire varier notablement l'estimation de ces travaux. Mais il n'y a pas d'autre moyen de traiter ces opérations. Il s'agit d'un programme très important que nous avions bien inscrit dans notre prospective l'année dernière. Mais maintenant il se précise un peu plus et comme le rapport l'indique, dans les équipements de 1ère catégorie, ne sont pas dans le tableau un certain nombre de cas particuliers. Il y a l'église qui doit faire l'objet d'un programme spécifique car c'est une des premières raisons d'être des travaux de l'église communale. C'est l'obligation de mettre cet édifice en mise en accessibilité car il n'y en a pratiquement pas : la rampe donne l'accès à une surface d'une chapelle dite latérale de quelques mètres carrés seulement et il n'y a rien par rapport à la nef. Il reste en dehors de cela la résidence Beausoleil, les murs étant la propriété de la société ALLIADE. Mais nous allons être très directement concernés, nous en reparlerons dans la prospective. Il faut bien que nous inscrivions une ligne. Rappelez-vous les mises en sécurité « risque incendie » il y a 6 ou 7 ans ; cela passe vite. J'espère que nous allons arriver à une solution où ALLIADE acceptera de mettre des fonds propres et pour le reste elle se tournera vers notre commune afin d'obtenir également quelques fonds propres, le reste passant par l'augmentation du loyer que la Ville, par l'intermédiaire du CCAS, règle à ALLIADE. Donc les incidences financières ne sont pas négligeables pour nous. 39 Ce qui est mis de côté dans cette liste, ce sont les écoles Chantegrillet et La Plaine car nous n'allons pas faire les travaux d'accessibilité dans les deux écoles. Là il faudra prendre une décision. Les travaux seront faits dans l'école qui sera retenue. Et puis il y a le cas particulier de l'école Chassagne où manifestement aucun moyen n'existe pour avoir un accès à la cantine. Donc pour l'instant nous n'avons inscrit qu'une somme très modeste qui ne règle pas ce problème de cantine et nous aurons à trouver une bonne solution pour traiter ce problème d'accès à la cantine. Il y a bien entendu le site de l'Hôtel de Ville qui fait l'objet d'une approche tout à fait à part puisque l'accessibilité renvoie à un jeu de dominos qui appelle à une restructuration assez complète. Voilà la place de ce programme dans l'ensemble des bâtiments. M. MOMIN : Comment se fait-il que l'Ellipse qui est pourtant un bâtiment de conception et de réglementation très récentes n'a que 72,8 % de taux global d'accessibilité ? MME IMHOFF : C'est à cause principalement de la signalétique. M. RASSAT : Les pictogrammes représentent des personnes en chaise roulante, des personnes âgées, ainsi que des personnes non-voyantes et mal-entendantes. Donc cela concerne tous les handicaps ? M. LE MAIRE : Oui, tout à fait, c'est la réglementation. Mais cela concerne toute personne ayant du mal à se déplacer, y compris les personnes avec charge, comme celle avec une poussette. La commission communale d'accessibilité est installée demain ; elle tient d'ailleurs sa première réunion avec la représentation d'associations d'usagers. À partir de cela nous allons les impliquer complètement et pas simplement les informer une fois pour toutes de ce que nous allons engager. Ces associations peuvent avoir des choses importantes à nous dire avant le programme définitif et après le maître d'œuvre. C'est cela la pratique d'expertise qu'elles peuvent apporter dans ce dossier. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le programme général de mise en accessibilité des ERP communaux tels que défini ci-dessus, - APPROUVE l'enveloppe prévisionnelle de l'opération d'un montant de 2,5M€, - AUTORISE Monsieur le Maire à engager les consultations pour la dévolution des marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux et à signer les marchés et documents contractuels y afférent, - AUTORISE Monsieur le Maire à solliciter toute subvention, - AUTORISE Monsieur Le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. 40 4.2 – PROGRAMME DE MISE EN ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS COMMUNAUX RECEVANT DU PUBLIC – MISE EN ACCESSIBILITÉ DE L'HÔTEL DE VILLE 1) RAPPEL DU CONTEXTE Monsieur GUILLAUD, Conseiller Municipal délégué aux travaux, moyens généraux, explique que la Commune a acquis, en 1978, la propriété sise 8-10 rue Deshay dans laquelle elle a installé les services municipaux. L'Hôtel de Ville, d'une surface totale de près de 1500m², est composé de deux bâtiments principaux, le château et le bâtiment moderne, et une annexe dans lesquels sont situés les services suivants : - Le château ( 766,64m²) Au sous-sol le service reprographie et la salle de formation informatique Au rez-de-chaussée l'accueil/standard/courrier le service état-civil/affaires générales Au 1er étage le cabinet du Maire la direction générale des service/le secrétariat général le service communication le service culture/jumelage le service de gestion des salles Au 2e étage la direction des ressources humaines la direction des finances le service informatique et la salle des serveurs (informatique et téléphonie) - Le bâtiment moderne (798,76m²) Au sous-sol des locaux techniques (chauffage / serveur informatique) et de stockage (fêtes et cérémonies) les archives les locaux de l'opposition municipale la salle de réceptions (qui sert également de salle de réunions et de salle de déjeuner pour le personnel) Au rez-de-chaussée le CCAS et la salle du conseil municipal Au 1er étage la direction des services techniques le service urbanisme et environnement le service juridique/marchés publics 41 - Une annexe (77,33m²) du château le service de la vie scolaire le Conseil Municipal d'Enfants - L'orangerie utilisée ponctuellement comme garage à deux roues - À venir La Ville construit sur un site situé à l'angle des rues Deshay et Neyrard, faisant face à la mairie, récemment nommé Le Méridien, un ensemble d'équipements publics appelés à accueillir fin 2013, aux côtés du cinéma et des pôles animation et petite enfance de l'association des Centres Sociaux Fidésiens, la nouvelle salle du conseil municipal et une extension du service d'archives municipales, libérant ainsi près de 130 m² dans le bâtiment moderne, en vue de l'opération de restructuration-mise en accessibilité de l'Hôtel de Ville. 2) PRÉSENTATION DE L'OPÉRATION L'Hôtel de Ville n'est pas accessible au public dans plusieurs de ses parties, tout particulièrement le château et le premier étage du bâtiment moderne. Afin de répondre aux prescriptions de la loi de 2005, la Ville a décidé de la construction d'une nouvelle salle du conseil municipal, permettant de dégager les surfaces nécessaires au redéploiement des services, notamment état-civil et affaires générales pour favoriser la mise en accessibilité des bâtiments. La construction de la nouvelle salle du conseil municipal, tout à proximité de l'Hôtel de Ville, est en cours. Parallèlement, un comité de pilotage interne a défini les grandes lignes du pré-programme de réhabilitation de l'Hôtel de Ville, en vue d'apporter une réponse aux 3 objectifs suivants : - mise en accessibilité des services accueillant du public au 1 er janvier 2015, - amélioration des conditions d'accueil du public, - redistribution des locaux tenant compte des logiques fonctionnelles et de l'exiguïté de certains services. En outre, une cohérence d'ensemble du site, y compris vers la nouvelle salle du conseil municipal est étudiée. Les services accueillant du public sont principalement : - Le service état-civil/affaires générales, situé au rez-de-chaussée du château. - Le service urbanisme/environnement, situé au premier étage du bâtiment moderne. - Le service vie scolaire, situé à l'annexe du château en rez-de-chaussée. - Le CCAS, situé au rez-de-chaussée du bâtiment moderne. 42 Ainsi, l'accueil du public est éclaté sur les trois bâtiments de l'Hôtel de Ville : - accueil général au château, y compris le standard téléphonique - accueil du CCAS au rez-de-chaussée du bâtiment moderne - accueil des services techniques, du service urbanisme et du service juridique/marchés publics au premier étage du bâtiment moderne - accueil du service vie scolaire à l'annexe du château Le projet prend en compte une réorganisation de la fonction accueil. Le positionnement de l'espace d'accueil principal sera choisi pour favoriser à la fois une meilleure visibilité et une meilleure lisibilité de l'entrée principale de l'Hôtel de Ville. Il devra également permettre une amélioration de la liaison entre bâtiments. L'ensemble des services accueillant le plus grand nombre d'usagers seraient réunis dans le bâtiment moderne, potentiellement plus aisé à mettre en accessibilité. La mise en accessibilité du château sera toutefois étudiée pour une amélioration globale de l'accès. Ainsi, sous réserve de la faisabilité technique, la nouvelle organisation des services de la mairie pourrait s'articuler selon la logique fonctionnelle suivante : - le château accueillerait les bureaux du maire et des adjoints, le cabinet avec le service communication, culture/jumelage, le secrétariat général et les services supports : ressources humaines, finances, juridique/marchés publics, la salle des serveurs (informatique et téléphonie) y sera maintenue, - le bâtiment moderne réunirait l'ensemble des services accueillant le plus grand nombre d'usagers : état-civil/affaires générales, services techniques/urbanisme/environnement, CCAS, l'affectation du service vie scolaire y sera également étudiée, - l'annexe du château serait affectée à des services et/ou des usages moins concernés par l'accueil du public, - l'extension en cours pour la nouvelle salle du conseil municipal sur le site du Méridien sera également destinée aux réunions, à certaines permanences (par exemple le médiateur, CRAM, etc...), L'enveloppe affectée à cette opération est de 1,2 M€. 3) PROCEDURE ET PLANNING Ce programme sera l'objet d'une procédure de maîtrise d’œuvre de réhabilitation, la mise en œuvre de la mission de base étant précédée d'une mission de diagnostic en vue de l'établissement du programme définitif de l'opération. Le conseil municipal sera appelé à se prononcer sur le programme définitif issu de la phase de diagnostic. 43 Planning prévisionnel : - mise en ligne du marché de maîtrise d’œuvre : 2ème quinzaine de novembre 2012 -désignation du maître d’œuvre : fin janvier 2013 - diagnostic : février / mars 2013 - validation du programme : conseil municipal de mars 2013 -études, consultation pour les marchés de travaux : avril à décembre 2013 -début des travaux : 1er trimestre 2014 La commission travaux et la commission administrative ayant émis un avis favorable, Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir : - approuver le projet de mise en accessibilité de l'Hôtel de Ville tel que défini ci-dessus, - approuver l'enveloppe prévisionnelle de l'opération d'un montant de 1,2M€ - autoriser M. le Maire à engager une consultation pour la dévolution du marché de maîtrise d’œuvre de l'opération avec diagnostic et à signer les marchés et documents contractuels y afférent, - autoriser M. le Maire à solliciter toute subvention, - autoriser M. le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. M. LE MAIRE : Je pense que ce rapport explique bien la spécificité de ce projet où nous pouvons imaginer une fusée à deux étages, si je peux m'exprimer ainsi. D'abord il y aura la définition d'un cahier des charges général quant aux objectifs d'accessibilité et de réorganisation et ensuite le lancement d'une phase de maîtrise d'œuvre mais qui comportera en fait une première mission qui sera celle d'un diagnostic très technique permettant de travailler avec le maître d'ouvrage. Il y aura peut-être plusieurs solutions pour trouver la meilleure qui répondra à ces objectifs, à la fois la plus économique et en même temps, la plus satisfaisante. C'est pour cela que le rapport précise bien que je reviendrai devant vous afin que vous puissiez vous prononcer sur le programme définitif tel qu'il résultera de cette première phase de mission parce que les écarts, y compris financiers, peuvent être tout à fait conséquents. Là c'est vraiment une enveloppe que nous nous fixons aujourd'hui mais je pense qu'il y a aura plusieurs scénarios possibles et donc des choix qui s'offriront à nous. Donc pour résumer, il y aura un cahier des charges, un pré-programme et ensuite, dès le mois de mars nous l'espérons dans ce planning qui vous est soumis, un programme que nous aurons à étudier avant de lancer complètement l'opération. Il ne faut pas perdre de temps puisque a priori nous tenons le programme de libération de cette salle pour fin 2013 dont il faut que début 2014 nous puissions commencer à engager ces travaux. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - APPROUVE le projet de mise en accessibilité de l'Hôtel de Ville tel que défini cidessus, - APPROUVE l'enveloppe prévisionnelle de l'opération d'un montant de 1,2M€, - AUTORISE Monsieur le Maire à engager une consultation pour la dévolution du marché de maîtrise d’œuvre de l'opération avec diagnostic et à signer les marchés et documents contractuels y afférent, - AUTORISE Monsieur le Maire à solliciter toute subvention, - AUTORISE Monsieur Le Maire à déposer toutes demandes d'autorisations d'urbanisme et administratives induites. 44 5.1 – DÉLÉGATION DE POUVOIR - MODIFICATION Monsieur le Maire, rappelle que l'article L 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) autorise le conseil municipal à déléguer au Maire un certain nombre de missions qui relèvent normalement de la compétence de l'assemblée délibérante. Ces délégations, qui permettent au Maire de décider à la place du conseil municipal dans les domaines délégués, ont pour objectif de simplifier et d'accélérer la gestion des affaires de la commune. Il s'agit de délégation de pouvoir et non d'une simple délégation de signature : le Maire est dès lors seul compétent pour statuer sur les matières déléguées, le conseil étant dessaisi de sa compétence par l'effet de la délégation. Le recours à l'emprunt est de la compétence de l'Assemblée délibérante, tout comme le recours à une ligne de trésorerie. Ces compétences peuvent être déléguées au maire en application de l'article L.2222-22, 3° et 20° du CGCT. Le conseil municipal, par délibération du 10 avril 2008, a souhaité : - limiter la délégation au maire en matière d'emprunt à la mise en œuvre des contrats d'emprunts, la souscription restant de la compétence du conseil municipal, - maintenir au conseil municipal la compétence pour la souscription de ligne de trésorerie et donner au maire délégation pour mobiliser et rembourser les fonds tirés. Les termes de la délibération du 10 avril 2008 sont repris ci-dessous ( en italique, le texte de l'article L.2222-22). « Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : (…) 3°procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget, et aux opérations financières utiles à la gestion des emprunts, y compris les opérations de couvertures des risques de taux et de change ainsi que de prendre les décisions mentionnées au III de l'article L. 1618-2 et au a de l'article L. 2221-5-1, sous réserve des dispositions du c de ce même article, et de passer à cet effet les actes nécessaires. Il est proposé au conseil de préciser que la souscription d'emprunt restera de la compétence du conseil municipal, le Maire bénéficiant d'une délégation pour la mise en œuvre des contrats et notamment des possibilités suivantes : - tirages échelonnés dans le temps avec faculté de remboursement et/ou de consolidation par mise en place de tranches d'amortissement, - passage du taux variable au taux fixe ou inversement, - modification une ou plusieurs fois l'index relatif au calcul du ou des taux d'intérêt, - modification la périodicité et le profil de remboursement, - allongement de la durée du prêt . En outre, en matière d'opérations de couverture de risques de taux et de change, la décision de signer ces contrats restant de la compétence exclusive du Conseil Municipal, le Maire pourra lancer les consultations auprès des établissements bancaires compétents, puis passer les ordres pour effectuer les opérations autorisées dans le cadre des contrats conclus. 45 Enfin, le Maire peut procéder à tout moment au remboursement, en tout ou partie, d'un prêt ainsi qu'à son éventuel refinancement dans le respect des dispositions ci-dessus, dans le cadre de la gestion active de la dette et de la trésorerie, dont il rendra compte annuellement auprès du conseil municipal. (…) 20° réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum autorisé par le conseil municipal ; Il est proposé au conseil de préciser que la souscription des lignes de trésorerie restera de la compétence du conseil municipal, le Maire bénéficiant d'une délégation pour mobiliser et rembourser les fonds tirés. » Conformément à la prospective financière, le financement des grands projets approuvés par le conseil municipal prend en compte un montant d'emprunt de 7M€, dont les 1ères mobilisations seront effectives courant 1er semestre 2013, eu égard au planning prévisionnel de réalisation de ces opérations. Le plan prévisionnel de trésorerie de la commune met en outre en évidence de probables creux de trésorerie. Vu les tensions existantes sur le marché des prêts aux collectivités, et la nécessité de réactivité en vue de la souscription d'un contrat, il est proposé aujourd'hui au conseil municipal de compléter la délégation de pouvoir et de donner au maire délégation pour la souscription d'emprunt destinés au financement des investissements prévus par le budget et pour la souscription d'une ligne de trésorerie. Champ de la délégation proposée en matière d'emprunt : Il est proposé au conseil municipal de déléguer au maire : - la souscription des emprunts nécessaires au financement des investissements adoptés par le conseil municipal dans la limite de 8M€, soit le montant d'emprunt prévu pour le financement des grands projets (7 M€) et 1 M€ en cas de difficulté à souscrire une ligne de trésorerie. Il est précisé que cette délégation s'exerce dans le cadre de la stratégie d'endettement de la collectivité qui repose principalement sur des emprunts à taux fixe. Néanmoins, les objectifs de maîtrise des risques de taux et d'optimisation des frais financiers conduisent à envisager, dans un contexte où le coût de la liquidité à court terme est au plus bas, le recours à des emprunts à taux variable, exclusivement sur des indices de la zone euro ou sur des indices français (Euribor, Eonia, LEP, Livret A, inflation, notamment), dans la limite de 50 % de l'encours de la dette totale de la collectivité. Seuls pourront être souscrits par le Maire des produits de financement classés 1A ou 2A par la Charte de Bonne Conduite entre les établissements bancaires et les collectivités locales. - la souscription d'instruments de couverture de risques de taux,ce qui, dans le cas où la collectivité souscrirait du taux variable,lui permettrait de "caper" (garantir) ce taux si nécessaire. Les autres termes de la délégation de pouvoir en matière d'emprunt du 10 avril 2008 sont inchangés. 46 Champ de la délégation proposée en matière de ligne de trésorerie : Il est proposé au conseil municipal de déléguer au maire la souscription d'une ligne de trésorerie dans la limite de 1 M€, le Maire conservant sa délégation pour mobiliser et rembourser les fonds tirés Les commissions institutions et administrative ayant émis un avis favorable, Il est demandé au conseil municipal d'approuver la modification de la délégation de pouvoir au maire comme suit ( en italique, le texte de l'article L.2222-22, délégation nouvelle en gras) : 3°procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget, et aux opérations financières utiles à la gestion des emprunts, y compris les opérations de couvertures des risques de taux et de change ainsi que de prendre les décisions mentionnées au III de l'article L. 1618-2 et au a de l'article L. 2221-5-1, sous réserve des dispositions du c de ce même article, et de passer à cet effet les actes nécessaires ; Il est donné délégation au Maire pour la souscription des emprunts nécessaires au financement des investissements adoptés par le conseil municipal dans la limite de 8M€, soit le montant d'emprunt prévu pour le financement des grands projets (7 M€) et 1 M€ en cas de difficulté à souscrire une ligne de trésorerie. Il est précisé que cette délégation s'exerce dans le cadre de la stratégie d'endettement de la collectivité qui repose principalement sur des emprunts à taux fixe. Néanmoins, les objectifs de maîtrise des risques de taux et d'optimisation des frais financiers conduisent à envisager, dans un contexte où le coût de la liquidité à court terme est au plus bas, le recours à des emprunts à taux variable, exclusivement sur des indices de la zone euro ou sur des indices français (Euribor, Eonia, LEP, Livret A, inflation, notamment), dans la limite de 50 % de l'encours de la dette totale de la collectivité. Seuls pourront être souscrits par le Maire des produits de financement classés 1A ou 2A par la Charte de Bonne Conduite entre les établissements bancaires et les collectivités locales. Il est donné délégation au Maire pour la souscription d'instruments de couverture de risques de taux, ce qui, dans le cas où la collectivité souscrirait du taux variable, lui permettrait de "caper"(garantir) ce taux si nécessaire. La délégation donnée au Maire pour la mise en œuvre des contrats et notamment des possibilités suivantes est maintenue dans les termes de la délégation du 10 avril 2008 : - tirages échelonnés dans le temps avec faculté de remboursement et/ou de consolidation par mise en place de tranches d'amortissement, - passage du taux variable au taux fixe ou inversement, - modification une ou plusieurs fois l'index relatif au calcul du ou des taux d'intérêt, - modification la périodicité et le profil de remboursement, - allongement de la durée du prêt . En matière d'opérations de couverture de risques de taux et de change, le Maire, ayant délégation pour la souscription des contrats, pourra continuer de passer les ordres pour effectuer les opérations autorisées dans le cadre des contrats conclus. 47 Enfin, le Maire peut procéder à tout moment au remboursement, en tout ou partie, d'un prêt ainsi qu'à son éventuel refinancement dans le respect des dispositions ci-dessus, dans le cadre de la gestion active de la dette et de la trésorerie, dont il rendra compte annuellement auprès du conseil municipal. 20° réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum de 1M€, le Maire conservant sa délégation pour mobiliser et rembourser les fonds tirés. Le conseil municipal est appelé à délibérer. M. LE MAIRE : Le rapport est un peu long mais il fallait bien expliquer les motifs qui amènent dans un contexte extrêmement difficile, à devoir réagir rapidement sans laisser échapper, à quelques jours près comme nous l'avons déjà vécu, une opportunité capitale pour arriver à trouver des emprunts. Car nous en aurons besoin rapidement dès le premier trimestre 2013 ; les millions d'emprunts de fonds de roulement auront été épuisés et les 7 millions prévus devront être contractés. M. MOMIN : Lors de la commission institutions nous n'avions pas la totalité du texte du rapport mais il me semble qu'il y a une petite contradiction dans la partie inscrite en gras. Il est dit notamment : « Le recours à des emprunts à taux variable exclusivement sur des indices de la zone euro ou sur des indices français ». Et dans le paragraphe suivant, il est dit : « Il est donné délégation au Maire pour la souscription d'instruments de couverture de risques de taux et de change ». Si cela concerne uniquement la zone euro, il n 'y a pas de taux de change. M. LE MAIRE : Vous avez tout à fait raison. Dans la première partie de votre remarque, nous sommes bien dans cette précision d'indice de la zone euro ou d'indice français seulement dans le cas où nous aurions recours à des emprunts à taux variable dans la limite de 50 %. Ensuite vous vous demandez pourquoi nous devons alors garantir des taux de change. Sur ce point je laisse la parole à Monsieur LAMY. M. LAMY : Non effectivement, il n'y a pas de couverture de taux de change. C'est uniquement la couverture du risque de taux, en euro évidemment, sur des indices de la zone euro. M. LE MAIRE : C'est le terme « change » qui n'a pas lieu d'être ici. M. MOMIN : Oui c'est cela. M. RASSAT : Je suis tout à fait d'accord pour cette délégation donnant une réactivité dont vous aurez certainement besoin compte tenu d'un contexte financier mondial des plus tendus. M. LE MAIRE : Ce qui fait qu'aujourd'hui il n'y a pratiquement plus d'établissement qui prête aux collectivités locales. Le réseau CAISSE D'ÉPARGNE, la CAISSE DES DÉPÔTS, est à guichet fermé maintenant. Nous avons eu une opportunité qui nous a été retirée du jour au lendemain parce que la totalité des 2 milliards d'euros (enveloppe spéciale du gouvernement) était déjà épuisée. Donc il faut réagir quelquefois presque à 24 heures près. Et les autres banques, pour l'instant, ne pensent même pas à 2013. Elles ont pratiquement épuisé leurs fonds 2012. Il faut être réaliste et être en condition rapidement dès le début 2013 pour avoir une opportunité 5 ou 6 mois après. C'est tout de même paradoxal de se trouver dans une situation où l'on autofinance une part considérable de nos grands investissements et d'être tout d'un coup, comme toutes les communes, devant une difficulté pour le concrétiser mais il nous reste tout de même un emprunt non négligeable à notre échelle. 48 M. LAMY : La première caractéristique est une pénurie de crédits. C'est-à-dire que sur 20 milliards qui sont nécessaires aux collectivités locales pour 2012, nous n'en avons trouvé que 15 à 16 milliards dont 1 milliard d'emprunt obligataire groupé auquel les communes comme les nôtres n'ont pas accès pour l'instant. Il y a un paradoxe car les indices dont on parle en zone euro sont des indices à court terme qui sont de très bas niveau (entre 0,20 et 0,50). Comme les banques ont besoin de reconstituer leurs marges, à l'indice de base 0,20 elles rajoutent des marges de l'ordre de 2,5 à 3 %. Ce qui fait que cela renchérit même le coût du crédit pour les collectivités locales. Et pour 2013 nous ne savons pas exactement ce qui va se passer. Nous attendons la création d'un établissement public, le DEXIA MUNICIPAL AGENCY, sous l'égide de l'État qui en détiendrait 30 %. L'ancien établissement DEXIA en détiendrait également 30 %, la BANQUE POSTALE aurait 30 % également et la CAISSE DES DÉPÔTS détiendrait 5 %. Donc cet établissement devait en fait se substituer à l'ancienne banque DEXIA dont vous avez dû voir dans la presse ce que cela va coûter à l'État français, c'est-à-dire environ 2 milliards d'euros s'ajoutant au déficit public. M. LE MAIRE : Voilà un contexte et des conditions tout à fait particulières mais avec l'encadrement que je vous propose nous ne ferons pas n'importe quoi. Et si le temps me permet de vous en rendre compte avant, je le ferai en espérant que l'opération se fasse rapidement. M. VALENTINO : Je voudrais simplement dire qu'il faut donner, d'une manière générale aux personnes qui assurent des fonctions exécutives, des moyens pour fonctionner normalement dans une conjoncture difficile. Je crois que la conjoncture actuelle est telle qu'elle implique que l'on prenne un certain nombre de dispositions et de mesures peut-être provisoires pour faire face justement aux impératifs du marché. Et je sais qu'en terme de crédits, les occasions sont actuellement rares et qu'il faut prendre des décisions très rapides. En ce qui concerne la délégation, je pense que l'encadrement, tel qu'il est décrit dans le texte que vous nous avez lu, permet aux conseillers municipaux d'être au courant des règles à respecter et donc de pouvoir jouer leur rôle de surveillance et de contrôle des actions de l'exécutif. Ceci étant bon pour la municipalité actuelle mais cela pourrait être également excellent pour des municipalités d'une caractéristique politique différente. C'est la raison pour laquelle, personnellement, je pense qu'il faut accepter cette modification à nos règles de fonctionnement étant entendu que nous sommes toujours très friands d'explications, de mises au point concernant l'utilisation qui en aura été faite. Et c'est sous ces réserves-là, avec cette volonté de permettre à l'exécutif en général d'agir, que nous pensons que cette mesure pourrait être acceptée. M. LE MAIRE : Le fait de rendre compte n'est pas de l'ordre de la réserve mais de l'ordre de l'obligation prévue par les textes. M. VALENTINO : Monsieur le Maire, il y a les textes et l'esprit des textes et la manière dont on les applique dans la pratique. Ce n'est pas toujours tout à fait transparent et égal. M. LE MAIRE : Je ne sais pas ce que vous voulez dire ici. C'est même tout à fait inacceptable. Je sais que je vous ai rendu compte en totalité de l'ensemble des actes et engagements qui font partie de la délégation, y compris de quelques euros. Voilà ce qui sera inscrit en gras dans le rapport. On peut tout d'un coup, comme vous l'avez fait dans les propos que vous tenez, faire des insinuations politiciennes et dire qu'il y a l'esprit et la lettre. Et bien, je ne connais que la lettre. Dans ce domaine-là, on rend compte ou on ne rend pas compte. Et comme dans beaucoup de domaines, la rigueur a toujours été présente ici dans cette salle. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à la majorité (4 abstentions), approuve la modification de la délégation de pouvoir au maire en matière d'emprunt et de ligne de trésorerie telle que décrite ci-dessus. 49 5.2 – PROROGATION DU DISPOSITIF D'AIDE AUX RIVERAINS DE L'YZERON Monsieur le Maire rappelle que par délibération en date du 25 mars 2010, renouvelé le 20 décembre 2011, le conseil municipal a approuvé l’instauration d’une aide à l’équipement des riverains de l’Yzeron, selon les modalités rappelées ci-dessous. Motivée par l’intérêt général pour la sécurité des biens et des personnes, l’aide apportée par la ville s’adresse aux particuliers propriétaires des habitations , situées dans les zones parcellaires bleu et rouge du PPRNi de l'Yzeron , pour une protection calculée sur la dernière crue de référence (principalement 2003, 2008 dans certains cas), conformément à la prescription du PPRNi (« les parties des bâtiments situés au dessous de la cote de référence doivent être protégées des entrées d’eau en cas de crue. A cet effet, les ouvertures des bâtiments situées en dessous de la cote de référence seront équipées de dispositifs permettant de retarder la montée des eaux de type volets, batardeaux amovibles ») Elle est accordée pour des équipements aux normes en vigueur et respectant le protocole d’essai du CSTB, installés par le fournisseur qui se sera préalablement rendu sur site pour évaluer le besoin de protection adaptée. En outre, l’installateur assure une formation aux habitants sur la mise en place du dispositif en cas d’alerte. La subvention susceptible d’être accordée est de 25% du montant TTC de la dépense réelle plafonnée à 8 000€. La demande doit être formulée préalablement à la commande sur présentation du devis de travaux, elle fait l’objet d’un accord de principe écrit de la Ville. La subvention est versée sur présentation de la facture acquittée et des attestations requises. Il s’agit d’une subvention unique et non rétroactive. La délibération du 20 décembre 2011 précisait que les demandes devaient être présentées à la Ville jusqu’à la fin de l’année 2012 pour être éligibles. Les projets d’aménagement et de protection contre les inondations du bassin de l’Yzeron, les deux barrages à Francheville et Tassin la Demi-Lune et les élargissements du lit de la rivière, seules réponses durables au problème sont des projets complexes soumis à une réglementation exigeante qui nécessite du temps. Les premiers travaux ont démarré courant 2012. Face au risque d'inondation et dans l'attente des solutions pérennes en cours de mise en œuvre, la Ville souhaite accompagner ses habitants dans l’équipement de leurs habitations de dispositifs de protection contre les inondations. L’objectif est de permettre de gagner quelques heures en cas de crue majeure, pour la sécurité des biens et des personnes. Vu le délai nécessaire à la réalisation des aménagements pérennes pour protéger les habitants des inondations de l’Yzeron, Considérant la sécurité des personnes et des biens face au risque d’inondation, Il est proposé au conseil municipal d’accepter la prorogation de l'aide à l’équipement des riverains de l’Yzeron, selon les modalités rappelées ci-dessus, jusqu'au 31 décembre 2013. Les crédits seront inscrits au budget 2013, compte FIN 114 2042. 50 Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, ACCEPTE la prorogation de l'aide à l’équipement des riverains de l’Yzeron, selon les modalités rappelées ci-dessus, jusqu'au 31 décembre 2013. Les crédits seront inscrits au budget 2013, compte FIN 114 2042. 5.3 – CONSTITUTION D'UN GROUPEMENT D'ACHAT VILLE/CCAS POUR LE MARCHÉ DES TITRES-RESTAURANT M. le Maire, explique que dans le cadre des démarches entreprises pour le renouvellement du marché relatif à la fourniture et la gestion de titres-repas dédiés aux agents de la ville et du C.C.A.S., les services de la ville et de l'établissement public communal ont souhaité mutualiser la procédure y afférente et pour des économies d'échelles et des facilités de gestion des prestations à venir. Les dispositions de l'article 8 du Code des Marchés Publics aménagent la possibilité pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, de constituer des groupements de commandes visant à procéder dans le respect des règles prévues par le même code, à l'organisation de l'ensemble des opérations de sélection des candidatures et d'attribution de marchés. Jusqu'à une période assez récente, il était communément admis que l'appréciation du montant des marchés de titres-restaurant, à comparer aux seuils de procédures de passation, ne devait pas inclure la valeur faciale des titres. Aujourd'hui, nous assistons à un revirement de cette doctrine, avec notamment une interprétation nouvelle émanant des services de la commission européenne. Cette nouvelle analyse communautaire conclut à la prise en compte de tous les éléments qui feront partie du prix à payer par le pouvoir adjudicateur. Dans le cas des marchés de titres-restaurant, le montant payé par l'employeur correspond à une somme égale au nombre de titres émis, multiplié par leur valeur faciale, augmentée des frais de gestion et moyens de rémunération appliqués par l'émetteur ou diminué de rabais ou ristournes consenties. Par ailleurs, l'analyse des services communautaires précise que la circonstance qu'une participation sera réclamée aux salariés bénéficiaires n'a aucune incidence, dès lors que ce niveau de participation est propre à chaque employeur, en fonction de sa politique sociale, en outre, cette participation n'intervient qu'au moment de la distribution. Concernant Sainte Foy-lès-Lyon, le montant payé par l'employeur en 2011 a été de : - pour la Ville : 34 014 titres pour un montant de 211 991 €, - pour le C.C.A.S. : 9 406 titres pour un montant de 58 609,50 €. Au regard des seuils fixés par l'article 26-2° du C.M.P. à 200 000 € H.T., pour les marchés de fournitures et de services, les montants rappelés ci-dessus conduisent au choix d'une procédure formalisée d'appel d'offres ouvert, telle que définie par l'article 33 du C.M.P. 51 Il s'en suit que les marchés découlant de la consultation lancée par le groupement de commandes, feront l'objet d'une attribution par une commission d'appel d'offres. Pour information, les parties conviennent d'un commun accord de confier l'attribution des marchés à intervenir à la commission d'appel d'offre de la Ville. Il est donc demandé au conseil municipal de bien vouloir : - approuver la constitution et la mise en place du groupement de commande pour la matérialisation du renouvellement de la fourniture et la gestion des titres-restaurant et de prestations associées pour les agents de la ville et du C.C.A.S. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, APPROUVE la constitution et la mise en place du groupement de commande pour la matérialisation du renouvellement de la fourniture et la gestion des titres-restaurant et de prestations associées pour les agents de la ville et du C.C.A.S. 5.4 – CONGRÈS AMF M. le Maire explique Mme CRUZ, Adjointe au Maire, se rendra au 95ème Congrès des Maires de France qui se tiendra à Paris du 20 au 22 novembre 2012. En application des dispositions de l'article L 2123-18 du code Général des Collectivités Territoriales « les fonctions de maire, d'adjoint , de conseiller municipal membre de délégation spéciale donnent droit au remboursement des frais que nécessite l'exécution des mandats spéciaux ». Ces dépenses sont remboursées sur présentation d'un état de frais et selon les règles de plafonnement fixées préalablement par l'assemblée délibérante. Les frais de séjour (hébergement et restauration) sont remboursés forfaitairement en vertu de l'article R2123-22-1 du Code Général des Collectivités Territoriales. Le remboursement forfaitaire s'effectue dans la limite du montant des indemnités journalières allouées aux fonctionnaire de l'Etat, selon les modalités du décret n0 2006781 du 3 juillet 2006. Le montant de l'indemnité journalière (75,25 €) comprend l'indemnité de nuitée (60 €) et l'indemnité de repas (15,25 €). – Les frais de transport sont également remboursés forfaitairement, dans les conditions des décret et arrêté susvisés du 3 juillet 2006 qui fixent les conditions et modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels des collectivités locales. – Le conseil municipal est appelé à : – autoriser Madame Sophie CRUZ, adjointe aux ressources humaines, statut des élus et vie économique et commerciale , à se rendre au 95ème congrès des Maires de France qui sera organisé à Paris du 20 au 22 novembre 2012, accepter le remboursement des frais de séjour et de transport aux conditions suscitées, – – prélever les dépenses en résultant au chapitre 65 compte 6532. 52 M. POMMET : Et pour le complément, c'est la Ville ou l'élu qui règle ? Parce que je trouve que 75 € pour se loger et se nourrir dans la région parisienne, c'est un peu juste. Pour rassurer Monsieur MOMIN, je ne voudrais pas que l'on inscrive cela sur une ligne de crédit supplémentaire et qu'ensuite la pression fiscale soit telle qu'on ne puisse pas régler... Mais je pense qu'on devrait se cotiser un peu afin que Madame CRUZ n'ait pas à régler un complément parce que je suis sûr qu'avec cette somme de 75 € elle ne pourra pas se loger et se nourrir sur la région parisienne. M. LE MAIRE : Il s'agit d'actes de plafonnement. Nous ne pouvons pas rembourser au-delà. Et nous pouvons aussi rembourser moins car cela se fait au vu des justificatifs. C'est un plafond, ce n'est pas un forfait, si tout ou une partie de ces dépenses ne sont pas atteintes. J'ai été plusieurs fois à ce congrès des Maires de France mais cette année il m'était difficile dans le programme pré-budgétaire de trouver un peu de temps pour m'y rendre. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - AUTORISE, Mme CRUZ, Adjointe aux ressources humaines, statut des élus et vie économique et commerciale, à se rendre au 95ème congrès des Maires de France qui sera organisé à Paris du 20 au 22 novembre 2012, - ACCEPTE le remboursement des frais de séjour et de transport aux conditions sus-citées. Le prélèvement des dépenses en résultant sera inscrit au chapitre 65 compte 6532. 53 5.5 – RAPPORT ANNUEL GRAND LYON 2011 Monsieur le Maire rappelle que l’article L 5211-39 du Code Général des Collectivités Territoriales introduit par la loi du 12 juillet 1999 dispose que : « Le président de l’établissement public de coopération intercommunale adresse chaque année au maire de chaque commune membre, un rapport retraçant l’activité de l’établissement ». Le rapport annuel fait le bilan des activités de la Communauté Urbaine pour l'année écoulée. Après le rappel du fonctionnement de l'institution, du territoire et des compétences, le rapport 2011, développe plus spécifiquement 4 axes : - cap sur le pôle métropolitain : la construction d'un projet politique partagé, - développer une métropole européenne, - aménager une agglomération d'avenir, - servir au quotidien une ville durable. Après le compte rendu de l'activité des conférences des maires en 2011, la dernière partie est réservée au rapport financier. Ce rapport est disponible sur le site du Grand Lyon : « à votre service/ressources documentaires/finances/rapport annuel/rapport annuel 2011 ». Un résumé est joint au présent rapport. Le tableau ci-joint présente les autorisations de programme votées par le Grand Lyon et les crédits de paiements consommés au 31 décembre 2011 sur notre commune. Cette communication étant faite au titre de l’information des communes membres, le conseil municipal n’est pas appelé à délibérer. M. ASSI : Nous allons commenter ce rapport à trois voix. C'est-à-dire avec Monsieur le Maire qui préside la conférence locale des Maires, Monsieur GILLET et moi-même. Au sujet de ces conférences locales des Maires, je rappelle qu'il y a celle existant sur le territoire sud qui est le Lône des coteaux du Rhône. C'est celle pour laquelle nous sommes partie prenante. Ensuite il y a celles d'ouest-nord, le plateau nord, porte des Alpes, Rhôneamont, val d'Yzeron et val de Saône. De plus en plus des interventions de la Communauté Urbaine se font en fonction des conférences des Maires. D'ailleurs nous le verrons bien dans les temps qui viennent, notamment pour le PLU. Jusqu'à présent nous étions souvent à l'échelle de la commune et si cette échelle va demeurer, les conférences des Maires vont prendre beaucoup plus d'importance. Et donc les évolutions du PLU, par exemple, seront beaucoup plus examinées dans le cadre des conférences des Maires ce qui donnera un peu des unités de territoire, ce qui est intéressant. La Communauté Urbaine rappelle les grands événements qu'elle a pu porter. Vous savez qu'elle a pris certaines compétences en terme de culture, notamment le festival Lumière qui a maintenant une dimension internationale intéressante. Le lancement des tournées de bus touristiques ONLYLYON et également tout le développement de la robotique avec l'opération INNOROBOT qui est aujourd'hui un des grands axes menés par la Communauté Urbaine, et puis bien sûr les signatures du plan d'actions Énergie-Climat. En ce qui concerne les grands chantiers, il faut citer la fin du percement du nouveau tube du 54 tunnel de la Croix-Rousse qui nous pose beaucoup de soucis en terme de circulation. Il y a également l'ouverture de la halte-fluviale à Confluence qui se nomme la DARSE. Il y a une chose intéressante pour notre commune, c'est l'arrivée du tunnelier en gare d'Oullins. Vous savez que le métro ne devrait pas tarder à fonctionner ce qui va certainement modifier les habitudes de déplacement des Fidésiens parce que nous devrons travailler de plus en plus sur la manière de mieux relier notre commune à Oullins. Et cela va être tout le problème de la ligne de bus 17 que le SYTRAL s'était engagé à revoir, à partir du moment où le métro arrivera à Oullins. Les grands moments de chantiers qui ont été lancés comprennent la requalification du boulevard Mermoz dont la trémie a été enlevée de manière à ce que le côté autoroutier soit amélioré avec une plantation importantes d'arbres. Cela a permis à cet endroit de retrouver un peu une notion de quartier. Il y a aussi le grand projet de la Duchère qui reçoit le prix Écoquartiers et puis il y a également une opération très importante qui est l'ouverture de la station d'épuration de la Feyssine. Je rappelle les moyens et les leviers du développement de l'agglomération, les investissements, les fonctionnements notamment en ce qui concerne tous les objectifs du plan de mandat. Le budget pour 2012 est de 1 938,7 M€, les dépenses de fonctionnement sont de 1 064 M€, les dépenses d'investissement s'élèvent à 874,7 M€ et sont dédiées essentiellement au développement économique, à l'emploi, à l'habitat et à l'urbanisme. Et bien sûr, il y a tout ce travail fait lors de la commission dont je faisais partie, qui a mis en place l'évolution sur le pôle métropolitain et qui, pour la Communauté Urbaine, est une démarche volontaire, innovante, un projet conduit à un rythme dynamique, un territoire à dimensions européennes avec des démarrages de chantiers structurants. Nous avions donc déjà parlé des objectifs fixés par l'exécutif de la Communauté Urbaine en ce qui concerne le pôle métropolitain. Un des premiers grands objectifs était de favoriser l'emploi, améliorer la mobilité par la mise en place d'un réseau de transports collectifs intermodal et cohérent à l'échelle métropolitaine. Je pense que c'est un objectif très intéressant. Je suis beaucoup intervenu à titre personnel sur le thème de la garantie de la qualité de vie en préservant les espaces naturels et agricoles et en promouvant un développement territorial équilibré autour du modèle de métropole multipolaire et la proposition d'une offre culturelle d'excellence diversifiée et accessible à tous les citoyens métropolitains. C'est un projet qui a été conduit assez rapidement puisque l'acte fondateur date seulement du 9 juillet 2009 pour arriver au 16 avril 2012 avec la création du pôle métropolitain. Donc on rappelle la fiche d'identité de ce pôle métropolitain avec ses 4 grands pôles urbains : Le Grand Lyon, Saint-Étienne-Métropole, La Communauté d'Agglomération des Portes de l'Isère et Vienne-Agglo. Ce qui représente 140 communes avec près de 2 millions d'habitants donc un tiers de la population de Rhône-Alpes, sur une superficie de 1 600 km², une densité de population de 1 250 habitants par km² alors que la moyenne française est de 97 habitants par km² et pour Rhône-Alpes elle est de 135 habitants par km². Le territoire de ce pôle est couvert à 50 % par des espaces verts naturels et agricoles. Ce territoire représente 1 million d'emplois, 120 étudiants, 11 500 chercheurs ce qui permet à ce pôle métropolitain, aujourd'hui, de pouvoir être dans la cour des métropoles européennes telles que Manchester, Francfort. Bien sûr dans les critiques qui ont pu être faites sur ce pôle métropolitain, on retient la noncontinuité territoriale mais qui sera une recherche à faire ultérieurement. Dans les avantages, il faut retenir que cela nous a permis de travailler avec des collègues issus d'autres collectivités, que ce soit ceux de Vienne, de la Loire, etc. Cela a permis tout de même de nous connaître un peu mieux et de voir les spécificités. Par exemple, il y avait certaines collectivités qui étaient plus en avance sur le projet culturel. Saint-Étienne avait des choses très intéressantes à apporter à ce sujet. Par exemple, Saint-Étienne est très en avance avec ses musées d'art moderne. Cela pourrait donc intéresser éventuellement la Communauté Urbaine 55 de Lyon. Ces rencontres ont permis également de faire un maillage intéressant aujourd'hui des réseaux de circulation, des réseaux verts, de la voie verte qui va venir se relier sur la voie Genève-Marseille. Nous sommes en train de mettre en place des expériences autour de gares. Un certain nombre de gares ont été choisies par chaque collectivité et nous allons étudier comment développer les quartiers puisque vous savez qu'aujourd'hui la densification urbaine s'accompagne de densification autour des moyens de communication. Cela nous a permis notamment dans le PLHU de pouvoir plaider en disant qu'il ne faut peut-être pas appliquer la densification urbaine à l'échelle de chaque agglomération mais dans les spécificités et dans les territoires de vie. À titre personnel j'ai voté « pour » et je laisse maintenant la parole à Monsieur GILLET. M. GILLET : Moi aussi, à titre personnel j'ai voté « pour ». Ce débat sur le pôle métropolitain était intéressant parce qu'on s'est aperçu que l'on pouvait étendre le Grand Lyon au nord en incluant Villefranche mais par contre, à ce moment-là, c'était la disparition du Conseil Général. Le Grand Lyon c'est 60 % de la population du Conseil Général. En incluant au nord, Villefranche cela ferait 70 ou 75 % de la population et quid du Conseil Général, de strates politiques différentes, de domaines de compétences différents ? Ce n'était donc pas très bien vu de la part de nos collègues de Lyon qui eux, étaient pour un Grand Lyon allant jusqu'à Annecy et Grenoble. Mais cela était d'une certaine logique au niveau des compétences des universités, etc, et d'une richesse économique. C'est incontestable. Cela dit, quid de la Région ? Lorsque que vous enlevez à la Région, les villes de Lyon, Annecy et Grenoble et bien il ne reste pas grand-chose. De ce fait j'ai visité les 4 nouveaux pôles qui ont été inclus dans ce pôle métropolitain et comme l'a dit Monsieur ASSI et d'autres collègues à propos d'un rééquilibrage, c'est vrai qu'il y a des mètres carrés industriels sur la CAPI qui sont phénoménaux, c'est vrai qu'il y a encore de la verdure sur le pays viennois, que Saint-Étienne, au niveau technologie, est intéressante, qu'il y a une coopération importante entre les liaisons des universités de Saint-Étienne et de Lyon. Donc c'est vrai qu'il y a une unité qui m'a paru intéressante et j'ai donc voté ce projet. Le deuxième projet sur lequel je voulais revenir c'est l'Anneau des Sciences. Je trouve que le terme est tout de même bien choisi car cela rallie des technopoles, des pôles d'excellence et des grandes écoles. Cela me paraît, au niveau stratégie et au niveau communication, aller dans le bon sens. Ensuite faut-il faire un circuit court ou un circuit long ? Nous en reparlerons. M. ASSI : Au sujet des chantiers structurants, je ne vais pas revenir sur les projets Urbagare et la voie verte, je vous en ai déjà parlé tout à l'heure. Il faut savoir qu'un des défis portés aujourd'hui par l'ensemble des élus de la Communauté Urbaine est de développer une métropole européenne. Je crois que ce défi, quelle que soit la tendance politique des représentants des communes de la Communauté Urbaine, est vraiment quelque chose qui est partagé. Il y aura notamment tout le travail à faire dans les années qui viennent sur la Part-Dieu avec cette ambition métropolitaine unique en Europe, misée sur l'intelligence et l'innovation, sur les pôles de compétitivité, d'inventivité, d'excellence, de soutien à l'emploi et d'accompagnement des entreprises, d'accroissement de l'attractivité et de la visibilité du territoire, d'intensification du rayonnement culturel et de la solidarité internationale. C'est vrai que c'est important et que nous parlons ici de projets qui se situent au-delà de 2020 voire de 2030. Mais c'est le moment de réfléchir, par exemple, au devenir de la Part-Dieu qui est aujourd'hui tout de même le cœur de la vie économique de la Communauté Urbaine et qui est aussi un peu caractérisée avec les nouvelles tours qui sont construites symbolisant tout de même le rôle économique de ce lieu. Nous avons ensuite une transformation de ce quartier en Hub métropolitain, la sélection de la Part-Dieu comme un site pilote « Smart Cities », tout ce qui concerne l'intelligence et l'innovation, la promotion du 56 projet Lyon-Part-Dieu lors des salons de l'immobilier, la signature d'un accord-cadre avec EDF pour la mise en lien du projet Part-Dieu avec le projet immobilier EDF sur le quartier, le développement du cluster hôtel et bureaux en partenariat avec la société ACCOR, les débuts du chantier de construction de la tour INCITY qui fait partie des premières tours tertiaires du centre-ville dans une démarche HQE dont on voit aujourd'hui les orientations. Bien entendu, une grande discussion peut avoir lieu sur la liaison difficile entre l'aéroport Saint-Exupéry et la gare de la Part-Dieu. Et sur le fait aussi que cette gare est saturée et que bientôt il faudra redéfinir ce qu'elle va devenir et peut-être aller vers des conceptions souterraines comme cela se fait dans certains pays. Mais nous sommes dans le débat et je crois que toutes les propositions méritent d'être entendues, y compris au sujet de la gare qui pourrait éventuellement être déplacée du côté de l'aéroport. Donc ce sont de vrais débats de choix urbanistiques. En ce qui concerne l'intelligence et l'innovation, il y a un partenariat avec le NEDO, qui est un organisme japonais, pour la création d'un réseau d'intelligence sur le site de Lyon-Confluence, la sélection du projet d'Institut de Recherche Technologique, le lancement de la revue M3 éditée par la Direction de la Prospective et du Dialogue Public du Grand Lyon, la poursuite de la démarche « Métropole des savoirs », la labellisation de 8 laboratoires d'excellence (linguistique, acoustique, mathématiques, lutte contre le cancer, recherche des origines de la matière), le succès pour le premier salon INNOROBOT qui est un salon sur la robotique, le lancement du projet de plateforme OPTIMOD'LYON pour essayer de relancer tout ce qui concerne la mode sur Lyon et sa tradition lyonnaise qui est intéressante et que l'on a laissé un peu partir ailleurs à un moment donné. Et bien entendu il y a toujours la préoccupation d'entrer dans des projets de niveau européen sur la limitation de consommation d'énergie, d'émission de polluants des transports de marchandises en ville. M. GILLET : Actuellement il y a un grand débat sur la restructuration et l'avenir de l'HôtelDieu et c'est un débat un peu ardu parce qu'il y a une partie hôtellerie et une partie commerces de luxe qui s'y intéressent et certains groupes politiques aimeraient en faire la cité de la gastronomie. Mais pour l'instant ce n'est pas acquis, c'est en discussion. C'est un sujet important parce que le commerce presqu'île fonctionne mal et il faudrait le relancer avec la rénovation de ce bâtiment. M. ASSI : C'est vrai que nous sommes dans une période difficile mais un accent très fort est porté par toutes les tendances politiques qui est de renforcer ces pôles de compétitivité et d'excellence parce que nous savons bien que c'est dans notre pays qu'il faut ramener de l'activité et que nous ne nous en sortirons que par ce moyen-là. Cela passe par le soutien à l'emploi, l'accompagnement des entreprises, la poursuite de la modernisation du quartier de Gerland (aujourd'hui nous avons 90 % de remplissage pour la pépinière Tony Garnier), les diagnostics des grandes orientations du projet directeur de la Vallée de la Chimie. Sur ce dernier point, c'est un véritable débat qui va être intéressant, c'est peut-être une chance. Pour certains, il faudrait enlever ce site où le délocaliser, etc. Mais si nous allons vers la « green économie » c'est peut-être un joyau que nous devrions bien conserver pour le faire muter de la chimie traditionnelle que nous connaissons vers de nouvelles technologiques vertes. - Accroissement de l'attractivité et de la visibilité du territoire, adoption du Schéma de Développement de l'Hébergement Touristique, confirmation de la place de leader du Sirha sur le marché de la restauration et de l'hôtellerie. Ce grand thème est important, d'ailleurs on compte + 15 % de visiteurs, 4,9 % d'exposants. On s'aperçoit que le domaine culinaire intéresse beaucoup des gens. Et je salue au passage l'initiative du Conseil de la Jeunesse de vouloir organiser un concours ayant pour sujet la cuisine. Concernant l'accompagnement du Grand Lyon pour la construction du Stade des Lumières de L'Olympique Lyonnais, bien sûr cela ne plaît pas à tout le monde mais cela a donné lieu à un véritable débat. L'an dernier j'ai accompagné une délégation technique pour défendre les 57 compensations environnementales de l'implantation de ce grand stade auprès du ministère de l'Écologie de Paris. Ce sont des dossiers demandant beaucoup de temps. On se retrouve devant des professeurs en biologie, en sciences qui vous posent des questions compliquées. Cela peut paraître curieux mais nous nous sommes aperçus qu'il était important, par exemple, de faire une étude sur les papillons de nuit et nous n'avions pas non plus d'étude assez précise sur les effets des reflets des oiseaux sur les vitres... Cela paraît un peu anecdotique à première vue mais on s'aperçoit ensuite qu'il y a tout de même une prise en compte de l'écologie au sens environnemental où l'on peut effectivement bien faire cohabiter l'homme et la nature. Ce n'est pas la nature qui est là pour reconquérir tous ses droits mais c'est savoir comment l'homme peut s'adapter. Il faut qu'il y ait des gens qui s'occupent de cela et j'avoue que l'on rencontre des personnes intéressantes. - Intensification du rayonnement culturel et de la solidarité internationale. Je me fais le porte-parole de Monsieur CHARRIÉ qui suit bien tout ce qui concerne la culture sur le Grand Lyon et je vous rappelle certains événements culturels comme la 3 e édition du Festival Lumière, le record de fréquentation pour la 11 e Biennale d'art contemporain, l'accueil du Forum de l'université de Tokyo, la préparation du 6 e Forum mondial de l'eau qui a accueilli plus de 200 élus, les Objectifs de développement-nouveaux regards sur le sud, l'Association des membres du G4 aux Journées Européennes du Patrimoine, la 10e Édition des Fêtes Consulaires (je crois d'ailleurs que Monsieur CHARRIÉ y participe régulièrement), l'inauguration des 2 premières lignes du tramway de Rabat, les 4e Journées de l'Économie, les autres coopérations (Bénin, Arménie, Roumanie, Japon, Corne de l'Afrique et la ville de Ouagadougou (Burkina Faso) qui est la plus ambitieuse des coopérations décentralisées du Grand Lyon. - Aménager une agglomération d'avenir : interconnecter le territoire. Cela concerne notamment le travail qui est en train de se réaliser sur le nouveau tube de la Croix-Rousse qui sera dédié aux modes doux vélos et piétons, la poursuite du chantier du boulevard urbain est, l'ouverture de la halte fluviale de la Confluence, la pose de la première pierre du pont Raymond Barre qui a pris un peu de retard car des castors avaient élu domicile à cet endroit, l'arrivée du tunnelier en gare d'Oullins (nous avons déjà vu cela tout à l'heure), le début de la phase 2 de la ligne T4, le lancement du prolongement de T1 de la Confluence à l'avenue Debourg qui provoque beaucoup de soucis et de perturbations routières actuellement, la ligne C2 Rillieux-la-Pape/Part-Dieu, la mise en service du nouveau boulevard Jean Mermoz, la mise en œuvre d'ATOUBUS. Il s'agit de la refonte complète du réseau bus avec plus ou moins de réussite sur certaines lignes ; il y a donc toujours des interrogations. Il y a également les enquêtes publiques sur le projet Grand Montout dont vous avez tous entendu parler puisqu'il s'agit du Grand Stade et puis l'élaboration de l'avant-projet pour le réaménagement de l'avenue Garibaldi avec la suppression des trémies. - Stimuler l'offre de logements sur un territoire équilibré (rénovation des secteurs anciens et soutiens à la création de logements diversifiés dans une perspective de développement harmonieux du territoire). Cela consiste en l'actualisation du Programme Local de l'Habitat avec révision à la hausse des objectifs de production de logement social (4 080 constructions en 2011). Vous avez tous vu les prises de position en 2012 du Président COLLOMB, elles sont courageuses, sur la loi qui voulait relever à 25 % le logement social. Il a dit que c'était bien d'avoir toujours des objectifs ambitieux et qu'on pouvait les afficher mais lorsqu'on ne pouvait pas les atteindre, c'était plutôt un ralentisseur et qu'il valait peut-être mieux rester à 20 %. Son amendement n'a pas été retenu, mais je ne me lancerai pas dans une discussion politique. - Le lancement de la 2e phase opérationnelle de Lyon-Confluence. Je crois ici, que chacun à le droit de s'exprimer pour dire s'il aime ou non parce que les goûts et les couleurs sont très différents. Il pourrait y avoir d'autres orientations mais c'est le lancement, c'est donc en cours. - L'ouverture de deux nouvelles aires pour les gens du voyage, le lancement de la ZAC des 58 Girondins à Gerland. Elle est située au nord de Gerland et compte 2 250 logements à terme, 60 000 m² de SHON d'activités, la création de la ZAC Gratte-ciel au nord de Villeurbanne, l'avancement des ZAC Bron-Terraillon et Sermenaz à Rillieux-la-Pape, l'Hôtel de Ville de la Grapinière à Vaulx-en-Velin, le développement du quartier Carré de la Soie avec la livraison du pôle de la coopération et de la finance éthique et le lancement de la réhabilitation de l'usine TASE. L'entrée en phase opérationnelle du fichier commun de la demande locative est un point très intéressant car nous avons des retombées sur notre commune. La Duchère récompensée par le prix national « Écoquartiers » et puis l'avancement du projet de quartiers anciens (1er, 3e et 7e arrondissements) avec la commercialisation de locaux commerciaux, application du PIG (il s'agit de la remise à niveau de bâtiments qui sont insalubres). - Améliorer le cadre de vie et protéger l'environnement Je me suis beaucoup impliqué sur ce point qui concerne la protection des espaces naturels et agricoles. Je vous en avais parlé l'an dernier, il y a les 16 projets du PSADER subventionnés, la création d'une Zone Agricole Protégée sur la plaine du Biézin (V-Vert), lancement d'une étude pour la mise en œuvre du projet Nature Yzeron-Aval (il s'agit de notre projet Nature de Sainte Foy-lès-Lyon et qui apparaît ici en 2011), adoption du Plan de Prévention du Bruit, poursuite du projet Rives de Saône qui peut, là aussi, donner lieu à contestation vu les financements mais qui sont certainement des éléments qui permettront à notre Communauté Urbaine et à notre Ville de faire partie de ces grandes métropoles européennes. Nous voyons ensuite la validation de l'avant-projet du parc Blandan qui est une très belle perspective de restructuration de l'ancienne caserne Montluc, l'adoption de la nouvelle Charte de l'Arbre. Nous y avons participé et pour certains, vous avez pu voir que la contribution de notre commune était reconnue comme exemplaire notamment sur le choix des espèces pour la protection des paysages. Dans la petite plaquette des exemples à suivre, il y a Sainte Foy-lèsLyon. Il y a ensuite l'adoption du Plan d'Action Énergie-Climat, la poursuite des projets d'aménagement (place des Tapis, place des Jacobins, quartier des Brotteaux, cours Émile Zola, mail piéton de Craponne, esplanade Limburg à Sainte Foy-lès-Lyon, place Décurel à Limonest), la réalisation des deux premiers tronçons de l'Anneau Bleu : berges du canal de Jonage et ViaRhôna. - Animer le dialogue public et l'échange avec les citoyens. Cela concerne tous les travaux du Conseil de Développement 2011 : actualisation de l'alerte logement, contributions sur la politique de stationnement et sur la politique de la ville. Il y a aussi l'adoption d'une grille d'analyse sur les conditions de l'acceptabilité sociale de la densité urbaine qui est un point important parce qu'on revient sur la notion de densité urbaine. Et qu'est-ce que la densité urbaine ? Ce n'est pas forcément de multiplier par x % les mètres carrés à créer mais c'est bien de créer des lieux où l'on peut amener ou rénover de l'habitat et aussi avoir des mixités de fonction. On nous a demandé pourquoi nous faisions une clinique à Sainte Foy-lès-Lyon alors qu'il y a un besoin de logements mais il serait impensable aujourd'hui qu'une ville ne fasse pas un développement économique et d'activités. Nous avons ensuite, la création d'un baromètre des services urbains, l'entrée en phase opérationnelle du projet GRECO (dispositif de gestion des réclamations communautaires), la tenue d'une journée de prospective « Ville et Handicap » (ce dernier point est intéressant car cette mobilisation et cette prise en compte, nous venons bien de les voir au travers de nos projets de handicap). - Servir au quotidien une ville durable. Anticiper les nouveaux modes de déplacements : il s'agit de la mise en place de deux nouveaux PDIE (Plan de Déplacements Inter Entreprises) dans les quartiers CharpennesTonkin et Confluence, l'adoption d'une Charte de l'Autopartage (service de location 24H/24 et sur abonnement). Même si l'expérience CAR TO GO ne marche pas AUTOLIB' continue à marcher mais pas aussi bien que nous l'avions espéré puisque nous voyons des blocages en 2012. Ensuite nous avons les nouvelles fonctionnalités pour Info Trafic (service d'alerte, 59 cartographie animée en temps réel), les aménagement 2011 en faveur de l'accessibilité (98 places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite, 91 quais de bus accessibles aux fauteuils roulants, 454 feux à synthèse vocale, 898 bandes podotactiles), les nouvelles pistes et services innovants pour l'usage du vélo (40 km d'itinéraires cyclables, 1 400 arceaux, 550 places de parking vélo sécurisés, location de boxes, vélos en gare, aide à l'achat de vélos à assistance électrique). M. LE MAIRE : En ce qui concerne les modes doux et les pistes cyclables, vous savez mon avis. Je maintiens que l'enveloppe supplémentaire, par rapport aux crédits de voirie, est tout de même particulièrement limitée ou alors on prend sur les enveloppes voirie. M. BAVOZET : Pour les pistes cyclables, nous avons tout de même bénéficié d'un crédit pour l'aménagement, qui était effectivement hors programme, du croisement au niveau des rues Jarrosson/Charles de Gaulle. Mais c'est vrai que c'est encore très insuffisant. M. ASSI : Je reprends le rapport du Grand Lyon. - Optimiser l'utilisation des ressources. Accélération du programme de renouvellement des chaufferies avec 6 rénovations en 2011. Il y a encore des projets sur les grandes chaufferies parce qu'il faut encore améliorer les rendements et les protections en terme de pollution. Nous avons ensuite la mise en place de la STEP à Feyssine, le renforcement de la protection du champ captant de Crépieux-Charmy est une vraie préoccupation. Et cette année en 2012, nous sommes en train de travailler pour essayer de trouver un autre champ captant notamment du côté de Quincieux puisque dans les discussion actuelles sur l'entrée de Quincieux dans la Communauté Urbaine, il y aura aussi l'intérêt pour la Communauté Urbaine d'avoir un nouveau champ captant. Puisque 90 % de l'approvisionnement de la Communauté Urbaine est émise par le champ captant de CrépieuxCharmy, c'est-à-dire du Rhône. Si aujourd'hui il y avait un problème de pollution, il y aurait quelques mesures de compensation notamment à Miribal-Jonage avec le lac bleu. Mais nous pouvons imaginer un scénario de pollution chimique bien pire et une Communauté Urbaine comme la nôtre mérite effectivement d'avoir un deuxième site de champ captant et situé plutôt côté Saône de manière à diminuer les risques. Je continue avec l'avancement de la remise aux normes des stations d'épuration (Neuville-surSaône, Saint Germain-au-Mont-d'Or, Meyzieu), la croissance de la production de l'énergie renouvelable, la mise en œuvre du SAGE de l'est lyonnais (il s'agit du syndicat qui gère toutes les eaux de l'est lyonnais) et notamment cette grande nappe phréatique qui vient alimenter après miribel-Jonage, pour ensuite aller vers Crépieux-Charmy. Et puis l'obtention d'une triple certification « Qualité-Sécurité-Environnement » par la Direction de l'Eau. - Garantir une ville propre. Il s'agit de mon collègue, Thierry PHILIPPE qui s'en occupe. Actuellement il est un peu bousculé par les changements qui se produisent au sein du ramassage des déchets ménagers. Il y a d'abord le choix des orientations du futur système de traitement des déchets : valorisation énergétique accompagnée d'objectifs ambitieux de réduction des déchets à la source (prévention), de recyclage, de compostage, mise en place d'une gestion en régie de la propreté à la Confluence, collecte record de papier pour le Téléthon (240 tonnes récoltées). Je crois que sur notre commune cela avait très bien fonctionné en 2011), 3 e édition de la « Faites de la Propreté » avec 27 communes qui ont participé avec 8 000 visiteurs, livraison de la nouvelle déchetterie à Mions-Corbas, succès de l'opération « Et vous combien ? » avec 1 000 visites depuis la création du site dont 40 % sont allées jusqu'au bout de la procédure du calculateur de déchets. Donc c'est un grand succès et sur notre commune et j'ai vu que l'OFTA avait encore organisé des visites de la déchetterie. Et le dernier point qui est l'ouverture du centre de viabilité hivernale des Deux Amants. 60 M. LE MAIRE : Si je ne me trompe pas, pour la viabilité hivernale, il s'agit d'un centre où seront déposés du matériel et des matériaux de déneigement (camions, sel). Peut-être que nous pourrons enfin avoir quelque chose à disposition près de chez nous ; nous pourrons en bénéficier car avant, tout le matériel se trouvait à Lyon et dès qu'il gelait, les camions de déneigement ne montaient plus la côte. Je vérifierai pour savoir ce qu'il en est pour notre commune. En ce qui concerne ce rapport, je pense qu'il était très intéressant de reprendre la dimension de l'action très riche de la Communauté Urbaine. M. ASSI : À titre personnel je vais donner mon vote puisque je vous l'avais promis. Au titre de la solidarité de l'exécutif, j'ai voté le budget de la Communauté Urbaine. M. GILLET : Je me suis abstenu parce que le budget voirie était en diminution de 4,5 %. Je trouve tout de même que la voirie est un des rôles importants du Grand Lyon. M. LE MAIRE : C'est une des missions importantes de proximité. Pour croiser les comptes rendus que vous avez sur vos tables, le dernier ordre du jour de la conférence où je représente notre commune portait sur la voirie. Ce n'est pas très souvent qu'on parle de voirie et les services viennent comme toujours avec des informations très bien construites. On apprend beaucoup de choses, je ferai passer le dossier complet également en commission car c'est très intéressant. Il y a notamment un état des lieux très médiocre, en terme technique, qui montre que nous sommes en train de prendre à nouveau du retard, ne serait-ce que si l'on regarde simplement au niveau des gros entretiens et des revêtements. M. GILLET : Lorsqu'on prend la descente de Choulans, tous les matins, on s'aperçoit qu'il y a des herbes folles partout, des trous dans la chaussée, il n'y a donc pas d'entretien. M. LE MAIRE : Pour l'état des chaussées, le Grand Lyon peut calculer aisément le renouvellement nécessaire car il y a des normes, etc. Ils sont en train de chercher des solutions moins coûteuses, et c'est tout à fait louable, visant à moins refaire les chaussées mais à faire plutôt du « rapiéçage » et cela se comprend ; c'est justifié pour faire durer un chaussée usagée. Mais il y a manifestement un gros enjeu pour les prochains mandats. Cela paraît évident mais tous ces travaux sont très consommateurs de crédits car c'est très cher. M. BAVOZET : Le rapiéçage c'est typiquement ce qui a été fait avenue Valioud. M. LE MAIRE : Nous le voyons bien sur des communes comme la nôtre où nous ne pouvons avoir qu'une opération importante par mandat et là nous pourrions en avoir deux ou trois et puis une opération de moins de 200 000 € par an. Et si nous avions besoin de plus de travaux, nous prendrions sur le crédit d'entretien basique des voiries. Donc il y a ici un vrai problème. Je ferai donc passer le dossier car ce sera intéressant de commenter cela en commission voirie. M. MOMIN : Est-ce que le pôle métropolitain est une structure complète avec une logistique, du personnel, etc ? On voit au travers de l'énoncé de tout ce qui a été fait qu'il y a tout de même beaucoup de doublons de compétences avec la Région. Je trouve que c'est assez surprenant. Est-ce que nous ne sommes pas en train de créer un paquet de feuilles supplémentaires dans le « millefeuilles » que nous connaissons déjà ? Comment la Région réagit par rapport à tout ce que l'on vient d'énoncer au sujet notamment des transports, de l'enseignement ? C'est tout de même dans les compétences de la Région. Donc je suis un peu surpris de tout cela. Est-ce que c'est 61 un problème de rivalité politique entre la Région et le Grand Lyon ? Parce que nous avons quand-même le sentiment que cela fait beaucoup de répétitions. Tout ce qui est énoncé ici, on ne peut qu'y souscrire. Il n'y a que des choses très bien. Mais si nous lisions un texte équivalent sur les mêmes sujets venant de la Région, nous aurions vraisemblablement la même chose et sur les mêmes lieux, les mêmes communes, les mêmes sujets, etc. Est-ce qu'on crée une structure supplémentaire ou est-ce que c'est simplement une coordination, des échanges ? Je trouve qu'on ne sent pas bien la finalité par rapport à ce qui existe déjà. M. GILLET : Concernant votre première question sur ce nouveau pôle métropolitain, il y a une proportion égale du nombre d'élus du Grand Lyon, du pays Viennois, de l'agglomération de Saint Etienne, etc, cela fait un groupe de 33 élus et il y a 6 ou 7 fonctionnaires travaillant sur ce pôle qui n'est pas encore très développé pour le moment. Cela dit si nous voulons faire de la proximité entre Lyon et Saint Etienne, est-ce que l'échelon de la Région est le bon ? Je n'en sais rien. Je pense que ce pôle métropolitain est une bonne chose parce qu'on travailler beaucoup plus. Cela génère de la proximité donc c'est quelque chose de positif. Après il ne faut pas que cela se superpose avec la Région. Le problème se pose, c'est vrai. Il faut que chacun trouve son domaine de compétences et son domaine d'activités. M. ASSI : En ce qui les fonctionnaires travaillant sur ce pôle métropolitain, ce sont des agents déjà en place. Par exemple, c'est le directeur général des services de Saint-Etienne qui dirige l'ensemble. Pour les espaces verts ce sont les services des espaces naturels et des services écologiques du Grand Lyon qui en ont la gestion. Pour Vienne, c'est autre chose et ainsi de suite. Voilà comment tout est réparti. Effectivement il y a eu des débats à la Région car ils sont un peu sceptiques. Je crois qu'il y a eu des avis très réservés sur la création du pôle métropolitain parce que cela va dans le sens de ce que vous dites. Je pense que c'est une orientation politique qui était voulue par Monsieur COLLOMB qui croit beaucoup à l'Europe des agglomérations. La Région va jusqu'au Mont Blanc mais ce n'est pas forcément la bonne échelle en terme économique. Elle a sa place. Alors c'est probablement un intermédiaire qui vient s'installer à l'intérieur de ce système mais ce n'est pas une couche supplémentaire. C'est un choix et c'est la loi qui a donné la possibilité de faire des pôles métropolitains. M. MOMIN : Justement l'exemple du Mont Blanc est intéressant parce que sur toute la vallée de Sallanches, la partie de Cluses, il y a tout de même une industrie traditionnelle de mécanique, de décolletage qui est extrêmement importante et qu'on ne peut pas isoler du reste du tissu industriel de Rhône-Alpes. Nous avons tout de même l'impression qu'on regarde un peu cela avec un microscope au lieu de prendre un grand angle. Parce que la chance de Rhône-Alpes c'est quand-même sa diversité et tous ses pôles qui existent et on ne peut pas en isoler quelques-uns au détriment des autres. Il faut qu'ils soient bien tous reliés surtout lorsqu'on regarde le même genre d'étude faite au niveau européen, et bien on parle du croissant alpin qui englobe une région infiniment plus importante qui est toute la région Rhône-Alpes plus Turin et qui va jusqu'à Milan. Et l'Europe travaille sur cette zone-là comme sur une zone étant assez unitaire. Nous avons un peu l'impression ici qu'on fonctionne plus au microscope qu'au grand angle. M. GILLET : Le problème est de savoir si un habitant de Lyon va vouloir aller travailler à Sallanches. Et je pense que non. M. LE MAIRE : Il faut que Lyon et son agglomération soient plus fortes qu'elles ne le sont, avec d'autres villes bien sûr. Sinon il n'y aura pas de développement d'un ensemble plus important. Ce n'est pas contradictoire, ce sont deux angles qui doivent se superposer. 62 M. ASSI : C'est un débat qui date d'une vingtaine d'années. Dans les annuaires, au classement des agglomérations, Lyon apparaissait très peu parce qu'on disait que c'était une agglomération de moins de 500 000 habitants. Donc vu de l'étranger, Lyon paraissait être un confetti. Le fait d'avoir un pôle métropolitain qui commence à prendre de la densité en termes de population et d'activité rend peut-être notre ville et notre agglomération plus visible. M. MOMIN : Oui mais est-ce qu'il va être facile de dialoguer et d'arriver à obtenir que chacun prenne sa place et pas plus ? Parce que je crains que chacun essaye de tirer la couverture à lui, pour en tirer quelques bénéfices. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux créer une seule structure qui serait la métropole à la place du Grand Lyon d'aujourd'hui ? Est-ce qu'il ne faut pas plutôt aller dans cette direction ? M. GILLET : C'est certainement le vœu du Président. M. LE MAIRE : Mais nous n'avançons pas comme cela. Dans notre pays nous avançons quelquefois en prenant des petits chemins de traverses. M. ASSI : D'abord il faut que nous apprenions à travailler ensemble. Et je trouve que c'est une bonne expérience. Il faut vraiment s'apprivoiser les uns et les autres. Effectivement dès le début nous avons senti des crispations pour savoir qui allait tirer la couverture à lui. C'est vrai que Vienne, par exemple, face au Grand Lyon était un peu réticente à entrer dans ce pôle. Mais ensuite, lorsqu'on arrive à mutualiser certains problèmes et certains défis, on s'aperçoit que nous sommes tout de même dans un bassin de vie commun. M. ISAAC-SIBILLE : Au sujet des transports, je rejoins un peu ce que dit Monsieur MOMIN. Il y a une vraie bataille entre les métropoles et la Région et quelque part, il y a une rivalité. Je pense que c'est difficile d'avancer sur deux fronts. Monsieur COLLOMB souhaite effectivement que ces projets passent par les villes et il y a un vrai combat pour savoir si la Région est une entité ou si dans 10 ans, la Région, ce ne sera pas plutôt l'agglomération lyonnaise, l'agglomération d'Annecy, etc, et avec autour, un espèce de désert. Et je pense que pour l'aménagement du territoire il vaut tout de même mieux penser Région que forcément faire une grosse métropole. Je crois plus à l'équilibre et à l'harmonie d'une Région plutôt qu'à un pôle métropolitain. Mais c'est une bataille que nous voyons depuis 10 ans et nous verrons ce qui se passera à ce moment-là. M. GILLET : Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait un de ces organismes qui disparaisse. À long terme certainement et je pense que ce sera le Conseil Général qui disparaîtra. M. ISAAC-SIBILLE : Le Conseil Général a un rôle au niveau social, il a d'autres compétences. Mais je trouve un peu curieux qu'au niveau du transport, qui normalement doit être accompagné plutôt par la Région, ce soient les villes qui s'accaparent cela. M. LE MAIRE : Elles ne s'accaparent pas. Il y a des problématiques d'agglomérations, d'intérêts d'agglomérations. Après il faut faire concilier les choses et pour être fort ensemble, il faut que chacun soit aussi très fort. Et le phénomène urbain est quelque chose qui fait progresser, il n'y a qu'à voir comment cela fonctionne en Angleterre, en Italie, en Allemagne pour ne parler que de ces trois pays. L'armature urbaine aujourd'hui est un niveau capital et Rhône-Alpes est un un lion tout petit. Des progrès ont été faits et pour que Rhône-Alpes se développe, il faut que les autres se développent également. Il faut que ce pôle lui-même passe un cap décisif qui est en train de se faire. Le conseil municipal, PREND ACTE du rapport d’activité 2011 du Grand Lyon. 63 5.6 – RAPPORT ANNUEL GRAND LYON – ÉLIMINATION DES DÉCHETS M. BAVOZET, Adjoint au Maire, rappelle que le décret n°2000-404 du 11 mai 2000 précise que le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale doit présenter à son assemblée délibérante un rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets. Le document retrace l’activité du Grand Lyon en matière de traitement et d’élimination des déchets. Les indications qui y sont présentées rappellent les faits marquants 2011 et les indicateurs techniques notamment : - le nombre d’habitants desservis, les fréquences de collecte, le nombre et la localisation des déchetteries, les types de collecte proposés, la localisation des unités, le traitement, leur capacité, ainsi que la valorisation des déchets traités. Les données financières relatives aux modalités d’exploitation du service d’élimination, au montant annuel des dépenses et aux modalités de financement sont ensuite présentées, ainsi que le schéma de gestion des déchets. Il est donc demandé au conseil municipal, conformément aux dispositions ci-dessus, de prendre acte du rapport 2011 du Grand Lyon sur le prix et la qualité du service public pour l’élimination des déchets. M. BAVOZET : Je vous propose de commencer le rapport par le tableau des flux, situé en page 40. On y voit donc une agglomération qui fait près d'1,241 million d'habitants, dans laquelle l'autorité traite 600 000 tonnes de déchets lesquels se répartissent pour une part, en déchets collectés en porte-à-porte, pour une autre part, des déchets qui sont collectés par apports volontaires (je pense aux silos à verre et aux déchetteries) et encore, d'une manière un peu marginale puisque cela représente un peu plus de 10 % du total, les déchets générés par le nettoiement ou par d'autres collectes. Ce qui est intéressant c'est de noter que 90 % des 600 000 tonnes correspond à la collecte des déchets ménagers et assimilés (collecte porte-à-porte et collecte volontaire). 60 % de cette collecte est effectivement en porte-à-porte, 12 % concerne les bacs verts, c'est la collecte sélective qui va générer et faciliter la valorisation des déchets. Il faut savoir que dans certaines communes il y a également des silos qui collectent le papier, le carton, voire certaines matières plastiques. C'est très répandu à l'étranger mais dans le Grand Lyon cela reste encore très ponctuel. Un des éléments importants c'est la déchetterie puisqu'elle représente 24 % du total. Naturellement la déchetterie est, là aussi, la porte ouverte au recyclage et à la valorisation de ces déchets. Ce tableau vous permet de bien constater l'origine des divers flux qui nous parviennent et la façon dont ils vont pouvoir être reclassés. On voit bien en effet que le recyclage est une part importante puisque c'est 23 % de la collecte qui part vers le recyclage. Par ailleurs, on voit que le compostage prend également une certaine importance mais les montants sont moins importants puisqu'il s'agit seulement de 5 %. Comme vous le savez tous 60 % de nos déchets passent dans une valorisation énergétique puisqu'ils sont incinérés et qu'ils servent de source de chaleur pour certains réseaux de chauffage urbains notamment. Il reste environ 15 % de déchets qui finissent dans des stations de stockage parce qu'il s'agit de déchets ultimes. Ce qui est intéressant également c'est de savoir comment ces flux peuvent évoluer d'une année 64 sur l'autre. Comme le faisait remarquer Monsieur ASSI dans le rapport général, l'objectif de l'organisation de la collecte est de diminuer nos déchets. Il faut admettre qu'en 2011, la collecte par habitant n'a pratiquement pas bougé alors qu'au cours des 5 dernières années, la baisse du tonnage de collecte était de l'ordre de 10 %. Lors de la dernière année, c'est une stabilité quasi-parfaite. Ce que l'on constate en revanche c'est que la collecte sélective (les bacs verts) a augmenté de 2 %. Ce n'est pas beaucoup mais c'est tout de même quelque chose qui reste régulier. La collecte dans les silos à verre a augmenté également de 2 %. Ce qui est le plus significatif c'est la hausse de la collecte par les déchetteries qui, au niveau de notre agglomération, a augmenté de 6 %. On se pose toujours la question de savoir ce qu'il faut mettre dans les fameux bacs verts et parfois on se trompe encore. Il y a encore quelques années il y avait 30 % d'erreur de déchets dans les bacs verts, puis ce taux d'erreur est descendu à 25 % mais bien sûr l'objectif est de descendre encore plus bas. Encore une fois, avec le bac vert c'est typiquement l'essentiel de nos déchets qui vont pouvoir être valorisés. Il faut noter page 23 dans le rapport un petit encart du Grand Lyon indiquant que notre commune est parmi les bons élèves dans la mesure où la qualité de la collecte est au niveau maximum et la quantité collectée est également au-dessus de la moyenne. Ce qui me semble important c'est de savoir comment tout cela est financé et vous trouvez toutes ces indications page 49. En fait on se rend compte que le coût de la collecte de ramassage des déchets, en général, tend légèrement à augmenter d'une année sur l'autre. C'est lié un peu à la hausse du tonnage de collecte. La hausse est de l'ordre de 2 % et nous sommes à 112 M€. C'est une hausse qui est presque entièrement couverte par la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Puisqu'une partie de nos déchets est valorisée c'est un bonus, si j'ai bien compris, qui représente environ 25 M€. Ce qui est intéressant de noter également c'est que la tonne de verre collectée est vraiment un déchet qui revient le moins cher à la collectivité, en l'occurrence 65 €/tonne. Les déchetteries suivent mais avec un coût qui est presque le double car malgré une sensible baisse d'une année sur l'autre, le coût d'une tonne traitée en déchetterie reste encore à 115 €. Dans le rapport il y a bien d'autres informations y compris un petit appendice concernant le déneigement et le nettoiement des voies en page 53. Puisque j'ai la parole j'en profite pour vous parler des changements qui viennent d'avoir lieu dans notre commune. Vous savez que la collecte a été réorganisée puisque jusqu'à présent c'était un sous-traitant qui était chargé du ramassage à Sainte Foy-lès-Lyon. Ce sont désormais les agents du Grand Lyon qui en sont chargés. Cela a modifié un peu certaines habitudes, en particulier parce que les agents commencent beaucoup plus tôt le matin donc il y a des copropriétés où, notamment le lundi, il est difficile de faire sortir les poubelles par les gardiens à 5H00 du matin parce que ceux-ci ne sont pas encore en service. De plus quelquefois ce sont des sociétés qui s'occupent de l'entretien et qui ne sont pas sur place. Il a donc fallu réfléchir à une réorganisation. Maintenant c'est encore un peu tôt pour faire un bilan puisque cela fait à peine 3 semaines qu'a eu lieu ce changement. Mais conformément à ce que j'avais perçu lorsque les responsables du Grand Lyon sont venus nous trouver pour nous expliquer comment les choses allaient se mettre en place, la communication se fait bien. Lorsqu'il y a un problème, si nos concitoyens vous font des réclamations, n'hésitez pas à m'en parler. Comme le faisait remarquer tout à l'heure Monsieur ASSI, il y a un numéro vert qui permet d'être en contact directement avec les services du Grand Lyon. Je suis personnellement en contact direct avec le responsable de tout cela. Nous communiquons régulièrement lorsqu'il y a un problème et globalement les plus importants qui sont apparus, sont en voie de résolution. Je dirais que tout se passe généralement plutôt bien. 65 M. MOLIMAR : Il y a peut-être une petite erreur page 17, au niveau des jours de collecte des déchets sur notre commune. Il est noté : « lundi-mardi ou tous les jours, sauf mercredi et dimanche ». M. BAVOZET : Tout à fait, nous rectifierons. Je suis très surpris qu'une commune comme Tassin la Demi-Lune qui, sauf erreur de ma part, est légèrement moins peuplée que Sainte Foy-lès-Lyon, organise une collecte de 5 jours + 1 jour, alors que nous avons 2 collectes des bacs classiques + 1 jour pour les bacs verts. M. LE MAIRE : Je crois qu'il y a petit quartier, une petite enclave de Sainte Foy-lès-Lyon, au nord de Lyon 5e qui est également sur ce mode de 5 jours + 1 jour. M. BAVOZET : Oui vous avez raison. C'est parce que la collecte est faite par la ronde qui passe sur Lyon 5e. MME LATHUILIÈRE : Nous observons depuis quelques années dans les lotissements, depuis le développement du tri et du remplissage des bacs verts, que ceux-ci sont bien remplis et que les bacs classiques ne sont pas très remplis et donc pas souvent sortis, en tout cas pas chaque semaine. Donc je me demande si nous ne pourrions pas, dans certains quartiers, supprimer un relevé de bacs classiques par semaine. Et dans ce cas, il pourrait y avoir deux passages pour les bacs verts, par exemple. M. BAVOZET : J'ai fait le même constat que vous Madame LATHUILIÈRE. J'ai évoqué ce problème lorsque nous avons étudié la réorganisation du service. Je pense que nous commençons d'abord à observer le fonctionnement correct et ensuite nous verrons la réorganisation du ramassage de ces bacs. C'est en tout cas une question tout à fait pertinente et sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir. M. MOMIN : En ce qui concerne les bacs verts, dans mon immeuble c'est un peu n'importe quoi. Le tri est très mal fait et les gens chargent le bac vert au détriment du bac classique. Je pense que si le tri était bien fait, il y aurait un peu moins de déchets dans le bac vert et un peu plus dans le bac classique. M. BAVOZET : C'est pourtant très simple mais apparemment cela est encore trop pour nos concitoyens. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. M. LATHUILIÈRE : C'est aussi lié au développement du compost. On jette moins dans le bac classique parce qu'on fait du compost. M. BAVOZET : C'est vrai. M. VALENTINO : Pour parler des déchets ménagers, j'ai constaté dans la copropriété dans laquelle j'habite que les services qui viennent collecter, vident dans la benne les deux bacs y compris celui dans lequel je recycle un certain nombre de choses, en particulier le papier. Je ne fais pas de procès d'intention mais mon bureau donne sur l'endroit où se fait le ramassage et lorsque je vois faire les éboueurs, je me pose des questions. Peut-être est-ce accidentel mais c'est arrivé plusieurs fois. 66 M. BAVOZET : Je vous remercie Monsieur VALENTINO de rappeler ce fait. Lorsque j'ai posé la question à un haut fonctionnaire chargé de l'organisation de la collecte, il m'a répondu que c'était vraisemblablement accidentel. Mais effectivement j'ai demandé à ce que l'on soit particulièrement attentif à cela. Le conseil municipal, PREND ACTE du rapport annuel 2011 sur l’élimination des déchets. 5.7 – RAPPORT D'ACTIVITÉS SAGYRC 2011 M. le Maire rappelle que l’article L 5211-39 du Code Général des Collectivités Territoriales introduit par la loi du 12 juillet 1999 dispose que : « Le président de l’établissement public de coopération intercommunale adresse chaque année au maire de chaque commune membre, un rapport retraçant l’activité de l’établissement ». Le rapport présente l’activité du Sagyrc pour 2011, complété du compte administratif 2011, ainsi que les perspectives 2012. Cette communication étant faite au titre de l’information des communes membres, le conseil municipal n’est pas appelé à délibérer. M. LE MAIRE : Je trouve que cette année chaque collectivité, y compris les petites, a fait un effort de présentation et donc de transparence. Le fond est amélioré et je trouve qu'un travail important a été fait et c'est à mon tour de le résumer. Les pages 4 et 5 correspondent à un retour en images qui est surtout événementiel. Donc nous passons au trois grandes missions du SAGYRC qui sont : lutter contre les inondations page 6, valoriser les milieux aquatiques en page 13 et suivantes et entretenir les cours d'eau pages 17 et 11. En ce qui concerne la lutte contre les inondations, l'année 2011 a été tout à fait décisive puisqu'il y a eu une obtention en tout début d'année des déclarations préfectorales d'utilité publique et d'intérêt général reconnaissant la légitimité, l'urgence, le bien-fondé de ce projet d'intérêt général et le déclarant donc d'utilité publique ce qui a permis de mettre en œuvre ensuite les procédures à défaut d'attentes amiables d'expropriation. Le rapport rappel la phase d'enquête publique qui a précédé. Après cette autorisation préfectorale, 2011 a été le début des travaux à Charbonnières. Pourquoi à Charbonnières ? Parce que c'était plus aisé, le foncier appartenant entièrement à la commune. Allez voir ces travaux qui ont maintenant très bien avancé. Là-bas on a changé le cours d'eau de plusieurs dizaines de mètres, en plein centre-ville. Cela touchait un parc extrêmement riche sur le plan nature et il faut maintenant le recomposer. Donc c'est quelque chose de vraiment capital. Voici les avancées en matière d'aménagement des cours d'eau. Le dossier des barrages n'est pas mis de côté car nous restons bien toujours avec ce même objectif de crue trentennale, pour faire simple, avec l'aménagement des rives et de crue centennale grâce aux deux barrages à Francheville et à Tassin la Demi-Lune. Et cela même si, pour aller plus vite, il a été décidé de demander au Préfet les autorisations seulement au titre des aménagements de rives. Nous en sommes à la phase des sondages. Ils ont été faits à Tassin la Demi-Lune et en 2012 sur Francheville. Et tout cela donne lieu à un approfondissement du dossier qui sera présenté en 2013 au Comité National Technique des Grands Barrages. À Tassin la Demi-Lune, la Communauté Urbaine de Lyon a mené des 67 travaux pour la rehausse d'un pont. C'est un des gros chantiers conditionnant le réaménagement de l'ensemble du lit et des berges. Voilà pour les actions, les avancées 2011 et les premières perspectives 2012. Ensuite les travaux de réaménagement, qui ont déjà commencé un peu sur Oullins, vont se déployer entièrement en 2013 pour être, en 2014 si tout se passe bien, à même de démarrer sur Sainte Foy-lès-Lyon. Page 10, il s'agit de l'entretien des cours d'eau au quotidien. Vous avez beaucoup de chiffres rappelant toutes les actions d'entretien faites avec les brigades vertes du Rhône sur 15 km de linéaire de berges, le nombre de jours d'intervention, etc. Mais au-delà de ce quotidien c'est tout le plan de gestion de l'Yzeron et de ses berges qui est en phase d'élaboration voire même de finalisation en 2012 et qui fera l'objet lui-même d'une nouvelle enquête publique, au titre de la loi sur l'Eau. Ce sont donc des actions concrètes et des dispositifs durables, pérennes qui sont en cours de finalisation. La valorisation des milieux naturels en page 13. Il s'agit à la fois du travail sur les seuils permettant à la faune de pouvoir s'y déployer et, en même temps, de l'assainissement. En ce qui concerne les seuils, il y en a 3 qui ont été aménagés ce qui porte à 17 seuils, c'est-àdire que les 3/4 de la mission du SAGYRC ont été réalisés. Il restera le seuil de Francheville/Sainte Foy-lès-Lyon-Taffignon. Pour lequel il est écrit qu'il y a une mission spéciale de maîtrise d'œuvre qui doit être lancée en 2012. Nous sommes fin 2012 et je ne sais plus vous dire si elle a été lancée ou pas. Il y a également des études complémentaires sur les volumes prélevables et tout cela pour pouvoir là aussi bénéficier notamment de tous les financements attendus. Des travaux d'assainissement considérables en page 15 dont le plus gros projet de la Communauté Urbaine et le doublement du grand collecteur de l'Yzeron, depuis le Rhône jusqu'aux communes en amont. Les travaux ont commencé sur Oullins et là aussi, c'est en remontant que Sainte Foy-lès-Lyon sera impactée. En tout cas à partir de 2014 et sur Francheville, probablement en 2015. À partir de la page 16, vous voyez en présentation le rappel de l'organisation du syndicat, des réunions qui ont été menées durant toute l'étude, des commissions constituées. Il vous est rappelé page 19 que c'est un syndicat « à la carte », il faut toujours se rappeler de cela, et se rappeler qu'il y a des compétences en commun pour les 20 communes membres et des compétences optionnelles qui concernent, pour nous, tous les travaux hydrauliques sur les berges de l'Yzeron et les deux grands barrages. Le compte administratif 2011, qui est déjà lointain puisque nous allons clore 2012, met en scène ces travaux d'investissement que le rapport présente mais surtout l'immense programme d'investissement qui reste à exécuter dont une grande part est évidemment liée aux aspects hydrauliques. Il faut bien savoir que le SAGYRC ne raisonne pas en autorisation de programme crédits de paiement mais il inscrit chaque année la totalité (page 23 : 33 265 M€ et réalisé 932 000 € + 1,600 M€ et évidemment, à reporter : 30 M€). Parce que chaque année nous réinscrivons la totalité de l'opération et évidemment, tant que nous n'avons pas engagé complètement la plus grande partie de ces grands travaux, nous avons des reports considérables. Et c'est la même chose en recettes d'investissement. La saison de construction du budget 2013 a commencé et au SAGYRC également. Donc dans quelques semaines j'en saurai un peu plus et je reviendrai vers vous par le biais des commissions pour vous donner les informations permettant encore mieux de situer maintenant les calendriers. C'est la problématique foncière qui est une certitude puisque nous avons toutes les autorisations légales pour lancer les travaux. Les négociations amiables sont bien avancées. Il y a 70 propriétaires en tout, il y a plusieurs conventions amiables signées mais il en reste à signer certaines. Il y a quelques points durs pour lesquels il faudra aller à la DUP (Déclaration d'Utilité Publique). Les enquêtes parcellaires préalables au lancement des DUP sont donc en cours. Il s'agit vraiment du relevé précis des parcelles permettant d'aller à la DUP, s'il faut admettre qu'il y a quelques propriétaires pour lesquels tout accord amiable 68 resterait impossible. Donc il y a ici moins d'incertitude de temps et de gestion par les tribunaux d'une telle procédure, sachant que les choses vont tout de même maintenant beaucoup plus rapidement, qu'il y a quelques années. Et cela par rapport à une déclaration préfectorale qui vraiment reconnaît complètement l'utilité publique des projets sur la base d'une enquête publique, ce que j'ai rappelé au début, et qui a connu 1 051 contributions auprès du commissaire-enquêteur, dont 94 % de contribution positive. C'est quelque chose qui est assez rare et qui ne peut que nous mettre en bonne position devant les tribunaux face au lancement des DUP qu'il faudra peut-être mettre en œuvre. Pour répondre peut-être à une question légitime, il faut se rappeler que le SAGYRC est un syndicat très léger en structure. Il n'a pas d'administratif à part une secrétaire assistante, le reste du personnel est constitué d'ingénieurs opérationnels, des techniciens. Voilà ce qui peut justifier la production un peu tardive de ce rapport d'activités 2011. Le conseil municipal, PREND ACTE du rapport annuel 2011, complété du compte administratif 2011 ainsi que des perspectives 2012. 5.8 – CONTRIBUTION AU SAGYRC M. le Maire explique que la contribution financière de la commune au SAGYRC, au titre de l'exercice 2012, a été arrêtée à la la somme de 245 402,94 €. Pour 2013, le montant provisoire de cette participation aux charges du syndicat est identique. S’agissant d’une dépense obligatoire, il revient au Conseil municipal de déterminer le mode de financement de cette contribution. En effet, le Comité syndical du SAGYRC a délibéré en 2003 sur la possibilité donnée aux communes membres de couvrir leur participation financière par voie de contribution budgétaire ou de fiscalisation auprès des contribuables aux trois taxes locales. Il est proposé au Conseil municipal, comme les années précédentes, de budgétiser la totalité de la participation communale au syndicat et, en conséquence, de reconduire les crédits de dépenses correspondant à la section de fonctionnement du budget primitif 2013 de la collectivité. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, ACCEPTE, comme les années précédentes, de budgétiser la totalité de la participation communale au syndicat et d'inscrire, en conséquence, les crédits de dépenses correspondant à la section de fonctionnement du budget primitif 2013 de la collectivité. 69 5.9 – EMPRUNTS GARANTIS PAR LA VILLE - RÉAMÉNAGEMENT M. LAMY, Conseiller Municipal délégué aux finances, explique que le conseil municipal, Vu la demande adressée par la SCIC Habitat Rhône-Alpes à la Caisse des dépôts, qui l'a acceptée, de réaménager selon de nouvelles caractéristiques financières les prêts référencés en annexe, initialement garantis par la commune de Sainte Foy-lès-Lyon ; Vu les articles L.2252-1 et L.2252-2 du Code général des collectivités territoriales ; Vu l'article 2298 du Code civil ; Article 1 : La commune de Sainte Foy-lès-Lyon accorde sa garantie pour le remboursement des prêts n° 1062528 d'un montant de 1 709 897,42 € et n° 1062530 d'un montant de 130 454,72 €, selon les conditions définies à l'article 3, contractés par SCIC Habitat RhôneAlpes auprès de la Caisse des dépôts et consignations, à hauteur de la quotité indiquée dans le tableau pour chacun des prêts, jusqu'au complet remboursement des sommes dues. Article 2 : En conséquence, au cas où l'emprunteur, pour quelque motif que ce soit ne s'acquitterait pas de toutes sommes devenues exigibles (en principal, majoré d'intérêts, intérêts compensateurs ou différés, y compris toutes commissions pénalités ou indemnités pouvant être dues notamment en cas de remboursement anticipé) ou des intérêts moratoires qu'il aurait encourus au titre des emprunts réaménagés, la commune de Sainte Foy-lès-Lyon s'engage à en effectuer le paiement en ses lieu et place, sur simple notification de la Caisse des dépôts et consignations adressée par lettre missive, en renonçant au bénéfice de discussion et sans jamais opposer le défaut de ressources nécessaires à ce règlement. Article 3 : Les nouvelles caractéristiques des prêts réaménagés sont indiquées, pour chacun d'entre eux, en annexe (2 avenants). S'agissant des prêts à taux révisable indexés sur la base du taux du Livret A, le taux du Livret A effectivement pratiqué aux prêts réaménagés sera celui en vigueur à la date d'effet du réaménagement. A titre indicatif, le taux du Livret A au 1 er février 2012 est de 2,25 %. Les caractéristiques modifiées s'appliquent aux montants réaménagés des prêts référencés dans le tableau annexé à la date d'effet du contrat de compactage ou de l'avenant constatant le réaménagement jusqu'au complet remboursement des sommes dues. Article 4 : Le conseil municipal s'engage pendant toute la durée des prêts à libérer, en cas de besoin, des ressources suffisantes pour couvrir les charges des emprunts. Article 5 : Le conseil municipal autorise M. le Maire à intervenir à chacun des contrats de compactage et/ou avenants de réaménagement qui seront passée entre la Caisse des dépôts et consignations et l'emprunteur. P. J. : 2 avenants annexés en fin de procès-verbal 70 M. MOMIN : Je vois que nous passons d'un crédit à un autre. Mais le nouveau crédit va être plus cher alors que le problème de la SCIC Habitat c'est que ses annuités sont trop élevées. Je ne comprends pas bien la dynamique... M. LAMY : Oui mais au lieu d'un amortissement annuel il y a un amortissement trimestriel et de plus, le reprofilage de la dette simplifie la gestion et enfin, la durée résiduelle a été légèrement augmentée. Ce qui fait que la charge annuelle diminue, en capital notamment. Mais c'est vrai que cela renchérit le crédit puisque nous avons un livret A à plus 110 points de base. À moins que le livret A baisse, ce qui est fort possible. Certifie exécutoire, À Sainte Foy-lès-Lyon, le 15 novembre 2012 Le Maire, Michel CHAPAS 5.10 – RAPPORT ANNUEL SEMCODA M. le Maire, explique que la commune possède 50 actions de la SEMCODA d'une valeur nominale unitaire de 16 €. Les capitaux publics des 124 communes actionnaires et du Département de l’Ain représentent près de 60% du capital de la société d'économie mixte. Les 124 communes actionnaires ne pouvant être représentées au Conseil d’administration, une Assemblée Spéciale des Communes Actionnaires désigne cinq représentants qui siègent au Conseil d’administration de la SEMCODA. Le 29 juin dernier, les communes actionnaires ont été réunies et le Président Directeur Général de la SEMCODA a présenté le rapport de gestion reprenant l’activité de la société et ses résultats pour 2011. L’article 1524.5 du Code Général des Collectivités Territoriales dispose que «les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs groupements d’actionnaires se prononcent sur le rapport écrit qui leur est soumis au moins une fois par an et qui porte notamment sur les modifications des statuts qui ont pu être apportées à la Société d’Économie Mixte ». Il est ainsi présenté au conseil municipal un résumé du rapport annuel de gestion de la SEMCODA pour l'année 2011. Cette communication étant faite à titre d’information, le conseil municipal n’est pas appelé à délibérer. le conseil municipal, PREND ACTE du résumé du rapport d’activité 2011 de la SEMCODA. P. J. : 1 rapport annexé en fin de procès-verbal 71 5.11 – DÉLIBÉRATION BUDGÉTAIRE MODIFICATIVE N°6 M. LAMY, Conseiller Municipal délégué aux finances, propose au conseil municipal d'adopter la décision budgétaire modificative présentée ci-après, en section de fonctionnement et d'investissement. Cette dernière permet notamment de prendre en compte : En dépenses de fonctionnement : • l'ajustement des crédits relatifs à l'assurance dommage-ouvrage des opérations Deshay/Neyrard et nouvelle piscine municipale, le coût de la première étant inférieur aux estimations budgétaires et le coût de la seconde étant à prendre en charge sur le budget 2013 (- 375 000 €) En dépenses d'investissement : • • • • l'ajustement des crédits de paiement 2012 des opérations Deshay/Neyrard et nouvelle piscine, conformément au planning des travaux établi par la maîtrise d’œuvre en suite duquel découle l’échéancier des paiements, qui conduit à glisser une partie des crédits 2012 sur 2013 (- 3 960 000 €) l'ajournement du projet de réhabilitation de l'Eglise du Centre. Suite aux études d'APS du maître d’œuvre, le cadre d'intervention défini par la délibération du 31 mars 2011 n'est plus adapté. Une réflexion complémentaire sera entreprise en vue de la définition d'un nouveau programme dont l'ampleur affecte fortement les éléments de calendrier et de coût initiaux. (- 650 000 €) l'ajustement de l'enveloppe budgétaire consacrée à la mise en accessibilité des bâtiments publics, des travaux d'accessibilité 2012 ayant été imputés sur les opérations budgétaires idoines, liées aux politiques publiques concernées et les réalisations du programme général intervenant à compter de 2013 (- 345 000 €) la suppression des crédits afférents aux jardins familiaux Beausite, lesquels, compte tenu des marchés de travaux à attribuer en début d'année prochaine, seront réinscrits au budget 2013 (-340 000 €) Les ajustements proposés dans le cadre de cette décision modificative conduisent, globalement, à diminuer la charge budgétaire de 5 670 000 €. L'annexe au présent rapport permet, d'une part, de retracer le détail des modifications budgétaires proposées et, d'autre part, de visualiser, par chapitre, le nouvel équilibre budgétaire à jour de ces modifications. M. LE MAIRE : Il s'agit d'un ajustement calendaire qui prend en compte l'état des plannings notamment des deux grands chantiers. Rassurez-vous, tout cela va être dépensé puisque les 8 M€ de fonds de roulement qui sont déplacés de quelques semaines seront dépensés en 2013. Or nous sommes en crédits de paiement sur une autorisation de programme donc nous ne pouvons pas reporter et laisser nos budgets. Il faut annuler et réinscrire, ainsi le veut la méthode comptable. C'est la même chose pour le programme des jardins familiaux ; nous n'avons pas juridiquement encore engagé des marchés de travaux. Ils ne pourraient être lancés que début 2013 pour des raisons que nous avions abordées, notamment notre marché avec l'Architecte des Bâtiments de France qui nous fait perdre un peu de temps. Mais nous ne sommes pas là pour le condamner. Pour le programme d'accessibilité nous avions inscrit au budget une ligne particulière alors qu'en fait, elle s'est rapportée à beaucoup d'opérations 72 comme la bibliothèque de La Gravière, le Berceau du Vallon qui est engagé et qui fait que cette ligne en tant que telle, indéterminée autre que celles qui concernaient les opérations, n'a plus de raison d'être à ce jour. Nous réinscrirons l'année prochaine le montant de 2 850 000 €. Et puis il y a aussi l'église du Centre qui n'est plus un projet aujourd'hui et dont il faudra rediscuter l'évolution l'année prochaine. Dans ce rapport, il faut retenir également qu'il y a 10 000 € d'ajustement de crédits entre deux ligne mais autrement tout est bien détaillé dans le rapport. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, APPROUVE les décisions modificatives des sections de fonctionnement et d’investissement telles qu’elles figurent dans les tableaux ci-annexés. P. J. : tableaux annexés en fin de procès-verbal 73 5.12 – ASSURANCE STATUTAIRE VILLE – ADHÉSION AU CONTRAT GROUPE M. le Maire, explique que le régime de protection sociale des agents territoriaux implique pour la collectivité des risques financiers par nature imprévisibles et pour lesquels elle a la possibilité de souscrire un contrat d'assurance. Depuis le 1er janvier 2009, notre collectivité adhère au contrat d'assurance groupe mis en place par le Centre de Gestion du Rhône. Ce contrat, qui arrive à échéance au 31 décembre 2012, garantit les risques financiers liés au régime de protection sociale des agents publics territoriaux affiliés ou non affiliés : – Pour les fonctionnaires affiliés à la CNRACL : tous les risques sans la maladie ordinaire : décès, congé de longue maladie, congé de longue durée, disponibilité d'office, temps partiel thérapeutique, infirmité de guerre, maternité/adoption, accident ou maladie imputable au service, invalidité temporaire, le taux de cotisation étant de 2,70 % depuis le 1er janvier 2012. (pour mémoire ce taux de 2,80 % à l'origine, avait été ramené à 2,48 % au 1er janvier 2011) – Pour les fonctionnaires non-affiliés à la CNRACL : tous les risques : congé de maladie ordinaire, avec une franchise de 15 jours par arrêt, congé de grave maladie, maternité/adoption, accident ou maladie imputable au service, le taux de cotisation étant de 1,14 % depuis le 1er janvier 2012. (pour mémoire, ce taux était initialement de 1,05 %). Le Centre de Gestion du Rhône ayant renouvelé sa proposition de contrat groupe ouvert aux collectivités du département, le conseil municipal, par délibération du 24 mai 2012, a demandé au CDG de mener pour son propre compte la procédure de marché négocié nécessaire à la souscription d'un nouveau contrat d'assurance, d'une durée de quatre ans à effet du 01 janvier 2013, et ce pour les risques actuellement garantis. Les conditions d'adhésion proposées à notre commune à l'issue de cette procédure étant satisfaisantes, il est proposé d'autoriser Monsieur le Maire, en application de l'article 26 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la Fonction publique Territoriale et du décret n°86-552 du 14 mars 1986 relatif aux contrats d'assurance souscrits par les Centres de Gestion pour le compte des collectivités et établissements publics territoriaux, 1) à adhérer au contrat groupe d'assurance mis en place par le Centre de Gestion pour garantir la commune de Sainte Foy-lès-Lyon contre les risques financiers liés au régime de protection sociale de ses agents dans les conditions suivantes : - pour les fonctionnaire titulaires et stagiaires affiliés à la CNRACL – risques garantis: décès, congé de longue maladie, congé de longue durée, disponibilité d'office, temps partiel thérapeutique, infirmité de guerre, maternité/adoption, accident ou maladie imputable au service, invalidité temporaire. – taux de cotisation : 2,90 % 74 - pour les fonctionnaires et stagiaires non affiliés à la CNRACL : – risques garantis : congé de maladie ordinaire, congé de grave maladie, maternité/adoption , accident ou maladie imputable au service – franchise en maladie ordinaire : 15 jours par arrêt – taux de cotisation : 1,14 % 2) à signer tout avenant à intervenir 3) à inscrire les dépenses en résultant aux budgets des exercices correspondants, chapitre 012, article 6455. Appelé à se prononcer, le conseil municipal, à l'unanimité, - AUTORISE Monsieur à adhérer au contrat groupe d'assurance mis en place par le Centre de Gestion dans les conditions décrites ci-dessus, - AUTORISE Monsieur le Maire à signer tout avenant à intervenir. Les dépenses en résultant seront inscrites aux budgets des exercices correspondants, chapitre 012, article 6455. 75 QUESTIONS DIVERSES M. POMMET : Pourquoi n'avons-nous pas de tableau de modification des effectifs pour cette séance de conseil municipal ? Il n'y a pas eu de variation ? MME IMHOFF : Non. M. LE MAIRE : C'est rare, c'est vrai. M. MOMIN : La Poste du Centre étant en réfection et les travaux se terminant fin novembre, nous avons tout de même découvert avec surprise que le personnel, qui n'est donc pas en fonction, n'a pas été replacé ailleurs et notamment pour une ouverture le mercredi du bureau de la Poste de Chavril. Je trouve cela un peu dommage car nous aurions eu ici une occasion d'amoindrir la nuisance de la fermeture du mercredi. M. LE MAIRE : Le personnel a du être redéployé sur La Mulatière puisqu'il était bien prévu qu'il soit mis en place sur les deux bureaux de La Mulatière. M. MOMIN : Oui mais pour le bureau de Poste de Chavril et dans le reste de Sainte Foy-lèsLyon, il n'y a pas d'ouverture le mercredi. M. LE MAIRE : Oui, tout à fait. Il reste toujours le problème du mercredi. M. MOMIN : Nous aurions pu peut-être combler ce vide. M. LE MAIRE : Mais je reçois tout à fait votre remarque et je connais la réponse de la direction de la Poste. C'est-à-dire que le bureau de Poste de La Mulatière a le même statut que celui du centre de Sainte Foy-lès-Lyon ; il assure la continuité. Et de ce fait ils ne veulent pas changer le fonctionnement du bureau de Chavril pour cela. Je le regrette mais j'entends déjà leur argument. M. VALENTINO : Je confirme qu'une partie du personnel se trouve au bureau de Poste de La Mulatière. MME NOUHEN : Monsieur le Maire la question que je vais poser est importante à mes yeux. Notre nouveau gouvernement prépare une loi qui doit être votée en janvier prochain concernant le mariage pour tous. Personnellement je suis viscéralement opposée à cette loi. Plus de 1 000 maires ont déjà fait savoir qu'ils refuseraient de procéder à l'union de deux personnes de même sexe. Je souhaiterais savoir quelle sera votre position si cette loi est votée ? En ma qualité de conseillère municipale je refuserai de célébrer des mariages de personnes de même sexe. M. LE MAIRE : Vous avez lu LE PROGRÈS du 7 novembre. Il a fait un premier tour de table pour prendre l'opinion des maires de pratiquement toute la circonscription. Et j'ai donc moimême exprimé en peu de lignes ma position que je voudrais ici renouveler et conforter. Chaque citoyen peut exprimer son point de vue comme à l'occasion de tout débat. Mais ici c'est en tant qu'élu, en tant que maire que j'ai exprimé au PROGRÈS ma position et j'entends la développer puisque dans les fonctions qui sont les miennes et par délégation qui peuvent être les vôtres, nous avons à exercer la fonction d'officier d'état-civil pour célébrer les mariages et pour dresser les actes tels que prévus par le code civil. 76 Donc pour moi, ce n'est pas un débat facultatif mais un débat obligatoire. Il me paraît important que tous les maires soient entendus. Monsieur PELISSARD, Président de l'Association des Maires de France (AMF), a fait une déclaration solennelle disant qu'il ne pouvait pas parler au nom de ses collègues car ce n'était pas le rôle de l'AMF, mais qu'il regrettait qu'en sa qualité de président de l'AMF il n'ait pas encore été reçu par le gouvernement. Il a ajouté qu'il comprenait, et je reprends ses termes exacts, « les légitimes inquiétudes des maires ». Donc nous sommes bien concernés et je le suis tout à fait directement. Il est manifeste que ce projet, quels que soient les avis que chacun peut exprimer légitimement et qui peuvent être différents, affecte très directement une institution qui structure notre société. Chacun peut estimer qu'il faut faire bouger les choses. Personnellement, mais je ne suis pas le seul, je crois qu'avant de faire bouger cette institution il faudrait avoir quelque modestie en se rendant compte qu'elle est le fruit d'une immense histoire et qu'elle n'est pas restée figée. Cette institution a su évoluer en portant beaucoup des progrès qui ont été réalisés par la reconnaissance du rôle de la femme dans le couple et dans la famille, dans l'exercice de l'autorité parentale, et par la reconnaissance du droit de l'enfant (on lit tous un article du code civil qui l'énonce et qui est le dernier ajouté). On peut toujours faire bouger les choses mais il faut tout de même mesurer ce que représente l'institution. Pour moi il s'agit d'un marqueur de notre société et il faut bien peser les choses. Il est donc essentiel qu'il y ait vraiment un très grand débat. L'Association des Familles de France, qui est une association laïque et constitutive de l'Union Nationale des Associations Familiales qui a marqué sur beaucoup de points son ouverture à beaucoup de projets politiques du candidat à la présidence de la République, a adressé une lettre solennelle au Président pour lui dire qu'il ne pouvait pas invoquer l'existence de sa proposition électorale alors que dans les débats ce projet n'a jamais été discuté. Nous devons entendre cela parce que les préoccupations des projets politiques et économiques ont occupé seules les débats. Il faut entendre l'Association des Familles de France lorsque celle-ci a lancé un dernier manifeste au Président pour lui dire qu'il devait entamer un débat. Il faut savoir que c'est un débat qui va prendre plusieurs mois parce qu'on ne peut pas dire que l'on a été élu là-dessus ; ce n'est pas possible. Madame TAUBIRA, pour justifier ce projet, nous le présente explicitement comme répondant à un enjeu d'égalité. Est-ce le sujet du débat ? Elle estime que des personnes placées dans des situations différentes doivent être mises dans une situation d'égalité. Ce n'est pas possible pour tout ce qui concerne la procréation, la filiation, la génération. Cela ne participe pas à une discrimination, car on ne peut confondre des réalités qui ne peuvent pas être confondues. Madame TAUBIRA ajoute, je cite : « J'entends les graves questions philosophiques et anthropologiques (c'est-à-dire l'essence de l'homme et de la société) mais ceci est primé par le souci de l'égalité ». Moi, je ne peux pas suivre ce discours. Je dis qu'il y a ici un renversement des choses. Ce n'est pas en terme d'égalité que le débat peut se poser, mais au regard du sens de l'institution qu'est le mariage. De quelle institution parle-t-on ? De celle dans laquelle l'État reconnaît depuis des siècles ce lien unique de conjugalité entre un homme et une femme, de filiation, et donc de transmission de génération. Derrière tout cela il faut rappeler des évidences. Cela ne remet pas en cause les préférences sexuelles des uns et des autres ni les sentiments amoureux. Le mariage n'est pas un certificat de reconnaissance d'un sentiment amoureux. Heureusement que notre vie privée n'est pas encore assujettie à des formalités et à des cérémonies. Et au travers de toutes ces formes par lesquelles un amour peut se donner, il y a de très hautes valeurs qui peuvent se vivre. Personne ne peut le contester. En ce qui me concerne, je pense que l'on peut renforcer les droits découlant d'une forme de vie commune. Le PACS a d'ailleurs largement contribué à cela et nous pouvons encore le conforter, l'élargir. Les propositions affluent aujourd'hui comme par exemple la création d'une union civile particulière. On peut tout entendre mais ceci ne peut être confondu avec le mariage, en mettant dans la même institution des personnes placées dans des situations 77 différentes et dont un tiers, qui est l'enfant, en subirait les conséquences. Car au fond, pourquoi l'État depuis Rome s'est mêlé du mariage ? À cause du tiers qui est l'enfant. Ce ne sont pas simplement des rapports entre deux personnes, homme et femme ou du même sexe qui sont en cause ; ce n'est pas à l'État de légiférer. C'est parce qu'il y a un être faible, c'est-àdire l'enfant qui est au centre du débat. Et là je crois que nous touchons à quelque chose de fondamental qui est le droit de l'enfant et qui ne peut pas être transformé en droit à l'enfant. Le désir ne fera jamais de l'enfant un objet de droit alors qu'il est sujet de droit. Nous touchons ici à quelque chose de si important que je pense qu'il faut vraiment prendre le temps du débat pour bien comprendre l'importance et la gravité de la chose. Voilà ma position. Déjà au moment des débats précédents au sujet du PACS ou à l'occasion de ceux qui ont accompagné la célébration de mariages de personnes homosexuelles à Bègles dans le sudouest, cette position est celle qu'exprimait et qu'exprime encore en partie un homme respectable que je cite parce qu'il dit les choses avec beaucoup de clarté. Il s'agit de Monsieur JOSPIN qui vient de reprendre cette position dans une toute dernière déclaration. Il écrivait en 2004 au moment de ces actualités relatives au mariage : « Au moment où s'engage un débat public sur le mariage homosexuel, je veux faire part de mes profondes réflexions. La première concerne la liberté de débattre car les tabous, en tout cas à gauche, ne sont peut-être pas là où l'on croit. Je vois s'esquisser une tentation bien-pensante, voire une crainte de l'imputation homophobe qui pourrait empêcher de mener honnêtement la discussion. On peut réprouver et combattre l'homophobie tout en n'étant pas favorable au mariage homosexuel ce qui est mon cas. Ma position est la suivante, puisqu'on parle de loi, il me semble que le législateur, tout en étant attentif aux désirs souvent contradictoires des individus, doit rechercher l'intérêt général de la société toute entière. C'est pourquoi le débat doit pouvoir se dérouler sans intimidation ni rappel à un ordre moral quel qu'il soit. Je fais une deuxième réflexion sur le fond. Le sujet ce sont les institutions. Dans la discussion qui s'amorce j'entends parler de désir, de refus de discrimination, de droit à l'enfant alors que seul doit compter le droit de l'enfant. J'entends parler d'égalité des droits comme si le principe de l'égalité des droits devait effacer les différences. J'ai peu entendu parler d'institution or c'est l'essentiel. Ces institutions fondent et étayent les sociétés. On peut les défendre, on peut les contester, on peut les réformer mais on ne peut en dénier le sens. Or le mariage est, dans son principe et comme institution, l'union d'un homme et d'une femme. Cette définition n'est pas due au hasard, elle renvoie non pas à l'inclinaison sexuelle des personnes mais à la dualité des sexes qui caractérise notre existence et qui est la condition de la procréation. C'est pourquoi la filiation d'un enfant ne peut s'établir que par rapport aux deux sexes. Le genre humain n'est pas divisé entre hétérosexuels et homosexuels, il ne s'agit-là que d'une préférence, mais entre hommes et femmes. Quant à l'enfant il n'est pas un bien que peut se procurer un couple aussi bien hétérosexuel qu'homosexuel. Il est une personne né de l'union d'un homme et d'une femme ». Cette position, Monsieur JOSPIN l'exprime d'une manière un peu ennuyée actuellement puisqu'il a fait une déclaration lors de l'émission LE GRAND JOURNAL sur CANAL + en disant qu'il admettait que c'était la position de son parti et qu'il devait la respecter. Mais peu importe, ne faisons pas de débat de politiciens. Il répète dans cette émission que pour lui, la seul idée solide c'est que l'humanité est structurée entre hommes et femmes et pas en fonction des préférences sexuelles, partageant ainsi la pensée de son épouse Sylviane AGASINSKI, philosophe : « Ce n'est pas la sexualité des individus, qui n'a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d'abord le sexe c'est-à-dire la distinction anthropologique entre les hommes et les femmes ». Madame GUIGOU lors du débat sur le PACS en 1998 à l'Assemblée Nationale, ce n'est pas si loin, avait déclaré : «Une famille ce n'est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune, c'est l'articulation et l'institutionnalisation de la différence des sexes. Au regard de l'enfant, couples homosexuels ou hétérosexuels sont dans des situations 78 différentes. La non-discrimination n'est pas la différenciation. Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice et consécutive de l'humanité c'est celui de la filiation. Un enfant aura toujours droit à un père et à une mère quel que soit le statut juridique du couple. J'entends que certains ajoutent une menace, le PACS ne serait qu'une première étape dans le droit à la filiation pour des couples homosexuels. Ceux qui le prétendent n'engagent qu'eux-mêmes. Le gouvernement a voulu que le PACS ne concerne pas la famille. Il n'aura pas d'effets sur la filiation. Je veux être parfaitement claire. Je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir une vie sexuelle de son choix mais ce droit ne peut pas être confondu avec un hypothétique droit à l'enfant. Pourquoi l'adoption par un couple homosexuel serait une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu'il crée des filiations artificielles, ne peut ignorer ni abolir la différence des sexes ». Voilà des propos qui rendent compte de l'expression de ma position personnelle et qui me fait effectivement m'engager très fortement dans le débat qui j'espère se déploiera dans toute sa plénitude au cours des mois qui viendront. Je reviens sur l'interview des maires par le journaliste du PROGRÈS qui a demandé à chacun d'entre nous ce qui se passerait si la loi était votée, j'ai déclaré et je déclare bien que je ne procéderai pas à ces mariages touchant aussi gravement à une question d'humanité. (applaudissements). M. LE MAIRE : Il n’y a pas d'autres questions, la séance est donc levée à 23H16. 79 LISTE DES DÉCISIONS PRISES SUR DÉLÉGATION DE POUVOIRS AU MAIRE 80 ANNEXE RAPPORT N° 1.1– ACQUISITION DE LA PARCELLE AM 142, SISE 14 IMPASSE RUE MARCELLIN BLANC 81 ANNEXE RAPPORT N°5.9– EMPRUNTS GARANTIS PAR LA VILLE - RÉAMÉNAGEMENT 82 ANNEXE RAPPORT N° 5.10– RAPPORT ANNUEL SEMCODA 83 ANNEXE RAPPORT N° 5.11 – DÉLIBÉRATION BUDGÉTAIRE MODIFICATIVE 84