etat des lieux - DRDJSCS Normandie
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etat des lieux - DRDJSCS Normandie
ETAT DES LIEUX des actions d’activité physique et sportive comme vecteur d’inclusion sociale et/ou levier de santé publique en Haute-Normandie Plan Régional Sport Santé Bien Etre Inclusion Sociale par les Activités Physiques et Sportives (APS) 2 Chargée de mission : Charlotte HEROUARD Tel: 02 35 58 16 08 Email: [email protected] Etat des lieux réalisé pour la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale Haute-Normandie et les Directions Départementales de la Cohésion sociale de l’Eure et de la Seine-Maritime Sommaire Contexte ............................................................................................................................................... 5 Méthodologie / Echéances .............................................................................................................. 7 Définitions / Etablissements concernés ..................................................................................... 8 1. Les Pensions de famille ........................................................................................................ 8 2. Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) .................................. 9 3. Les Foyers de Travailleurs Migrants ...............................................................................10 4. Les Résidences sociales .....................................................................................................10 Phase questionnaires......................................................................................................................11 1. Typologie des structures ...................................................................................................11 2. Caractéristiques du public accueilli................................................................................13 3. Encadrement socio-éducatif et personnel de santé ...................................................16 4. Activités physiques et sportives......................................................................................19 Phase entretiens ..............................................................................................................................27 1. Entretien Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS 76) ........................27 2. Association Ensemble vers l’insertion et l’Emploi / Rouen ......................................30 3. Association Emergence-s / Rouen...................................................................................33 4. CHRS ASAE Femmes et enfants / Elbeuf ........................................................................34 5. CHRS Le Phare / Le Havre ...................................................................................................36 6. Pension de famille Edouard VAILLANT / Le Havre ......................................................38 7. Association l’Abri / Evreux ................................................................................................39 8. Domaine des Tilleuls (CHRS et pension de famille) / Grémonville. ........................41 9. Foyer l’étape / Résidence Sociale / Louviers ...............................................................43 10. Pension de famille YSOS / Bernay ...............................................................................44 11. Comité Départemental Sport pour tous 76 ................................................................45 12. Pensions de famille Chapeau Rouge / Le Robec / Rouen .......................................46 13. Pension de famille Blanche de Castille / Mont Saint Aignan ................................48 14. Résidence Henri DURAND / Fondation Armée du Salut / Louviers .....................50 Freins / Leviers .................................................................................................................................52 1. Au niveau des établissements AHI ..................................................................................52 2. Au niveau des résidents ......................................................................................................54 Préconisations ..................................................................................................................................57 3 1. Formalisation des attentes et des priorités régionales liées au développement des APS au sein des AHI ..............................................................................................................57 2. Pérennisation et développement de l’action DDCS 76 ...............................................58 3. Implication des acteurs du Territoire de l’Eure dans une politique régionale de développement des APS auprès des structures AHI ..........................................................58 4. Accompagnement des professionnels dans le développement des APS en tant qu’outil d’inclusion sociale et de santé. .................................................................................59 5. Conception d’outils de sensibilisation adaptés et de communication ..................61 Annexes ..............................................................................................................................................63 Annexe 1 : Liste des structures AHI .....................................................................................65 Annexe 2 : Questionnaire ........................................................................................................69 Annexe 3 : Liste des entretiens .............................................................................................75 Annexe 4 : Synthèse Eure........................................................................................................76 Annexe 5 : Synthèse Seine-Maritime ...................................................................................80 4 Contexte L’importance d’une activité physique régulière tout au long de la vie comme facteur de santé est dorénavant inscrite dans les politiques publiques. Le Plan National « Sport, Santé, BienÊtre » (SSBE), mis en place conjointement par les ministères chargés des sports et de la santé, en est l’illustration. Une déclinaison régionale a été mise en place en Haute-Normandie, en collaboration avec l’Agence Régionale de Santé, et vise à promouvoir les activités physiques et sportives (APS) pour tous et à tous les âges de la vie. Une des missions de l’Etat, à travers ses Directions Régionales et Départementales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale est donc de veiller à ce que l’offre de pratique sportive soit réellement accessible à tous. Pour ce faire, les publics les plus éloignés des APS sont alors considérés comme prioritaires. C’est le cas des personnes en situation de handicap, des séniors mais également des personnes en situation de précarité. Le plan régional SSBE 2013-2017 de Haute-Normandie prévoit expressément, dans son quatrième axe 1, le renforcement de la prise en compte de la promotion des APS comme facteur de santé en faveur des publics prioritaires. La réalisation de cet objectif impliquera des actions coordonnées au sein des structures sociales. C’est dans ce contexte que s’inscrit la réalisation de cet état des lieux sur les APS proposées dans les structures d’Accueil, d’Hébergement et d’Insertion (AHI) en Haute-Normandie. En effet, il est essentiel de recenser l’existant, de mettre en lumière les actions déjà mises en place ou réalisées pour ensuite définir des préconisations pour la promotion des APS à destination des personnes en situation de précarité. Les objectifs sont doubles : - développer la pratique d’APS comme outil d’inclusion sociale, définir une stratégie territoriale afin d’accompagner les établissements AHI dans la mise en place de programmes Sport, Santé, Bien-Etre. Afin de quantifier et de qualifier la pratique d’APS, l’état des lieux a concerné exclusivement quatre types d’établissements 2 : 1 2 Les pensions de famille Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) Les Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) Les résidences sociales Axe 4 « APS, politique de la ville et territoires prioritaires du schéma régional de prévention» La liste des structures concernées est en annexe 1 5 Dans le cadre de l’axe 4 du plan SSBE de Haute-Normandie, une action expérimentale est menée sur le Département de Seine-Maritime en direction des pensions de familles et des centres d’hébergement et de réinsertion sociale. Le but est de proposer des APS aux résidents afin de les sensibiliser au Sport Santé mais aussi afin de combattre leur isolement et de créer du lien social. Cette action déjà en cours sera un atout pour analyser les freins et les leviers d’une telle expérimentation. 6 Pour le suivi des travaux, un comité de pilotage animé par la DRJSCS de Haute-Normandie a été mis en place. Il est constitué de représentants de : - la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) de Haute-Normandie, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) de l’Eure, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) de Seine-Maritime, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Haute-Normandie, le Comité Régional Olympique et Sportif de Haute-Normandie, le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de l’Eure, le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de Seine-Maritime, la Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS) Haute-Normandie, L’Union Régionale Interfédérale des Œuvres et des Organismes Privés Sanitaires et Sociaux (URIOPSS) Haute-Normandie, L’Association Profession Sport et Jeunesse 76 (APSJ 76). Le comité de pilotage s’est réuni trois fois : • 28 novembre 2014 : Présentation de l’étude : objet, démarche, outils, échéances • 17 mars 2015 : Bilan d’étape, premiers résultats, difficultés rencontrées, éléments à compléter • 10 juin 2015 : Restitution finale de l’étude Méthodologie / Echéances Pour réaliser ce document, nous avons procéder en quatre étapes : Etape n°1 : Identification de l’ensemble des structures d’Accueil, d’Hébergement et d’Insertion (AHI) sur le territoire haut-normand et information sur la mise en place de l’état des lieux - Constitution d’une base de données avec les coordonnées des structures, les référents et les contacts (voir annexe 1) - Envoi d’une lettre conjointe (DRJSCS/DDCS27/DDCS76) aux structures AHI pour la présentation de l’étude et de l’APSJ 76 - Création d’un questionnaire (voir annexe 2) pour le recueil des données de l’état des lieux Décembre 2014 - Janvier 2015 Etape n°2 : Recueil des données relatives à l’ensemble des structures recensées à l’aide d’un questionnaire commun (via logiciel Sphinx) et repérage des actions mises en place - Prises de contacts avec l’ensemble des structures listées et renseignement du questionnaire d’enquête (en mode autonome ou en mode dirigé) Repérage des structures mettant en place des actions dans le champ des APS Janvier 2015 - Mars 2015 Etape n°3 : Entretiens avec les structures AHI animant des créneaux APS pour leurs bénéficiaires - Visites sur site d’un panel d’établissements (voir annexe 3) Entretiens individuels Mars 2015 - Avril 2015 Etape n°4 : Rédaction de l’état des lieux final et formulation de préconisations - Mise en forme d’un document de synthèse Préconisations pour la mise en place de pistes d’actions Mai 2015 - Juin 2015 7 Définitions / Etablissements concernés L’étude concerne les structures haut-normandes incluant un accueil et un hébergement d’insertion. Elles ont vocation, pendant la période d’hébergement, à aider les résidents à recouvrer une autonomie personnelle et sociale. Pour les personnes le plus en difficultés, cet habitat peut devenir pérenne. 1. Les Pensions de famille Les pensions de famille sont nées d'un programme expérimental lancé en 1997 par les ministères du Logement et de l'Action Sociale. Ces établissements visent à accueillir sans limitation de durée des personnes au faible niveau de ressources dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde et dont l’accès à un logement autonome apparaît difficile. Le principe de la pension de famille est de proposer un habitat pérenne. Les personnes accueillies sont des personnes très désocialisées, fréquentant ou ayant fréquenté de façon répétitive les structures d’hébergement provisoire. Ce sont des structures de taille réduite comportant généralement entre 10 et 25 logements, alliant logements privatifs et espaces collectifs. Ces derniers permettent la tenue d’activités régulières (repas, ateliers, temps d’échanges…). La pension de famille est animée par des hôtes, dont la présence garantit aux bénéficiaires un soutien dans leurs démarches individuelles. Ils organisent une vie quotidienne collective. Pension de famille = maison relais ? Il est d’usage de parler de pension de famille même si les pouvoirs publics ont institué, en 2002 3, le statut administratif des maisons relais. Cela a eu pour effet de changer la dénomination sans pour autant créer un nouveau type d’établissement. En 2009, avec la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion 4, on reparle des pensions de famille. Il n’existe donc pas deux types d’établissements différents, les deux dénominations recouvrent la même réalité. Nous utiliserons le terme de pensions de famille dans cet état des lieux. Ces structures sont particulièrement adaptées pour la mise en place d’activités régulières et collectives. En effet, les résidents sont accueillis sur des périodes longues et n’effectuent que très peu de démarches extérieures à la structure ce qui peut favoriser la captation du public. 3 4 Circulaire DGAS/SDA no 2002-595 du 10 décembre 2002 relative aux maisons relais LOI n° 2009-323 du 25 mars 2009 8 Cependant, la grande fragilité sociale de ces personnes cumulée à leurs diverses pathologies sont des freins importants à la pratique d’une activité physique et/ou sportive. Un état des lieux des pensions de famille a été réalisé fin 2014 en Haute-Normandie par la DRJSCS. De nombreuses informations sont disponibles sur ces établissements et sur le public accueilli. Typologie générale des personnes accueillies : Sexe : 76% d’hommes Moyenne d’âge : 49 ans Statut : 90.5 % de personnes seules 2. Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) sont des établissements offrant une solution d’hébergement temporaire apportée aux personnes isolées, aux familles rencontrant de graves difficultés, de logement, de réinsertion sociale, économiques, familiales, de santé. Au sein d’un CHRS, les personnes ou les familles admises disposent d’un accompagnement social destiné à les aider à retrouver leur autonomie personnelle et leur autonomie sociale. Ce sont des solutions d’hébergement collectif, comportant des parties privatives pour les personnes ou les familles et des parties communes. Le parc de logement est constitué de chambres individuelles ou collectives voire d’appartements. Cela peut être sous forme de logements éclatés (CHRS Diffus), regroupés (CHRS Collectif) ou mixtes. Certains CHRS sont spécialisés dans l’accueil d’un public spécifique ou prioritaire (exemples : femmes victimes de violence, personnes sous-main de justice, jeunes…). L’admission dans la structure est faite pour une durée déterminée. La situation des personnes accueillies doit faire l’objet d’un bilan tous les six mois. A la différence des pensions de famille, l’hébergement en CHRS est temporaire et dure en moyenne entre six mois et un an. Les caractéristiques du public accueilli et le type de CHRS (diffus ou collectif) détermineront les modalités d’organisation des APS (lieu, horaires, fréquence). Au regard du turn-over régulier du public accueilli, l’intégration des APS dans le projet d’établissement est primordiale pour mettre en place, de façon pérenne, des séances d’activités physiques et sportives. 9 3. Les Foyers de Travailleurs Migrants Les Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) ont pour mission initiale d'accueillir des travailleurs migrants isolés. Ils ont été créés dans les années 50 pour répondre au logement de la main-d’œuvre issue de l’immigration. Ces établissements proposent un hébergement à durée indéterminée comportant généralement des locaux privatifs pouvant être meublés et des locaux affectés à la vie collective. Ces établissements s'adressent aux travailleurs immigrés vivants seuls, quel que soit leur âge, de nationalité étrangère et en situation régulière. A côté de ce public spécifique, cohabitent maintenant des personnes en situation d’exclusion. Ces dernières peuvent occuper les places et les logements vacants des FTM. C’est pourquoi le statut de ces structures est en train d’évoluer. Lors des réhabilitations (nombreuses au regard de la vétusté des FTM) et des nouveaux conventionnements, les FTM deviennent des résidences sociales. 4. Les Résidences sociales Les résidences sociales ont été créées en 1995, après la loi Besson du 31 mai 19905, instituant la mise en œuvre du droit au logement en faveur des personnes défavorisées et actant le lien nécessaire entre logement et action sociale face à la complexité des situations de pauvreté et de précarité. Les résidences sociales articulent leurs actions autour d’un projet social. Ce dernier détermine les principales caractéristiques de la résidence sociale (publics, bâti, redevance, modalités d’accompagnement…). Les logements proposés par les résidences sociales sont des logements meublés autonomes. Il peut s’agir de logements individuels ou de logements collectifs en habitat regroupé. Le public des résidences sociales est constitué de personnes rencontrant des difficultés d’accès à un logement de droit commun du fait de leurs difficultés à la fois sociales et financières. L’admission dans une résidence sociale est une solution d’hébergement temporaire afin d’aider les personnes à accéder à un logement de droit commun. Dans le cas des FTM et des résidences sociales, qui à moyen terme auront un statut identique, un projet social d’établissement doit être formalisé. Celui-ci peut prévoir un accompagnement qui facilite une prise en charge autonome dans des domaines variés dont peuvent faire partie la santé et les APS. Ces structures ont une capacité d’hébergement importante (plus de 100 places). 5 Loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement 10 Phase questionnaires Le questionnaire d’enquête a été conçu via le logiciel Sphinx IQ. Les questions intégrées ont été l’objet d’une concertation lors du premier comité de pilotage. Le document était consultable en ligne sur internet. La première phase collective d’envoi des questionnaires a débuté le 7 janvier 2015. Deux relances ont ensuite été effectuées les 19 et 25 janvier 2015. A partir du 1er février, les relances mail ont été personnalisées. Les structures ont ensuite été contactées directement par téléphone. Concernant le mode de collecte, 54 % des réponses ont été obtenues par le emailing collectif et 46 % des réponses l’ont été par relances personnalisées (mail individuel/appel téléphonique). Le questionnaire est composé de 4 parties : Typologie des structures Caractéristiques du public accueilli Encadrement socio-éducatif et médical Les activités physiques et sportives 40 questions au total 1. Typologie des structures 92 structures ont été identifiées pour l’état des lieux : CHRS Pensions de Familles Foyer de Travailleurs M Résidences Sociales TOTAL NSI NR NSI NR NSI NR NSI NR NSI NR Eure 7 100% 9 89 % 4 100 % 5 60 % 25 88 % Seine Maritime 21 86 % 19 68 % 10 50 % 17 53 % 67 67 % TOTAL 28 89 % 28 75 % 14 64 % 22 55 % 92 73 % NSI : Nombre de structures interrogées NR : Nombre de réponses (en pourcentage) Pour la réalisation de cet état des lieux, nous avons collecté 67 réponses soit un pourcentage de réponses de 73 %. 11 Les établissements ayant le moins transmis de réponses sont les Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) et les résidences sociales. Ces derniers n’ont pas la même vocation au niveau du projet social que les pensions de famille ou les CHRS. A la base, ce sont des bailleurs, des fournisseurs de logements sociaux. Cela peut donc expliquer le faible taux de réponses au questionnaire qui a pu leur sembler éloigné de leur identité et de leurs pratiques professionnelles. Parallèlement, nous pouvions légitimement supposer qu’il n’y avait pas réellement d’APS encadrées au sein des FTM et des résidences sociales, supposition corroborée par les entretiens réalisés dans la deuxième partie de l’étude. Pour l’appréciation générale des résultats 6 , plusieurs critères seront à prendre en compte et pourront donner lieu à des éclairages : Les établissements sont majoritairement situés en Seine-Maritime (67 %) Cela correspond à un nombre plus élevé d’établissements ayant leur siège dans le département de Seine-Maritime. Les CHRS et les pensions de famille constituent près de 70 % du panel Les FTM et les résidences sociales représentent moins d’un tiers du panel de cette étude. Comme nous l’avons précisé en amont, cela peut s’expliquer par l’objet initial principal de ces structures qui est la fourniture d’un logement social. L’accompagnement individuel et collectif est souvent pris en charge par un prestataire extérieur. Les résultats de cet état des lieux sont donc plus représentatifs de l’activité des pensions de famille (29 %) et des CHRS (40 %) que des FTM (13%) et des résidences sociales (18%). La personne « contact » pour cet état des lieux fait majoritairement partie de l’équipe d’encadrement éducatif/pédagogique/social (58 %). Les questionnaires ont été envoyés soit sur une boite mail Contact soit à une personne identifiée par la DRJSCS. Le renseignement du questionnaire s’est fait dans 58 % des cas par une personne en charge de l’encadrement éducatif, pédagogique/social. Les questionnaires ont été réorientés vers la personne la plus pertinente pour apporter les réponses. Les établissements sont situés majoritairement en zone urbaine (97 % dont 15% en zone urbaine sensible) Les établissements d’accueil, d’hébergement et d’insertion sont généralement situés en zone urbaine. Les besoins sont en effet plus nombreux sur ces territoires. Parallèlement, les zones urbaines permettent d’accéder plus facilement aux démarches de soin, d’insertion professionnelle et d’accompagnement social. 6 Les pourcentages ont été arrondis au nombre entier le plus proche. 12 2. Caractéristiques du public accueilli Nombre moyen de places d’hébergement par structure 13 . Les capacités d’hébergement des structures AHI sont très variées. L’analyse par type d’établissement est plus pertinente. Pensions de famille CHRS FTM Résidences sociales Par rapport au nombre moyen de places d’hébergement par structure, on peut vérifier que les pensions de famille sont les établissements avec le nombre le plus réduit de résidents (60 % ont moins de 25 places). Les résidences sociales et les FTM ont la même capacité d’hébergement. La moitié ont une capacité d’hébergement de plus de 100 places. Quant au CHRS, ils ont une capacité d’hébergement variée même si la majorité a entre 26 et 100 places à proposer. Age, sexe et statut Malgré plusieurs relances, certaines structures n’ont pas souhaité compléter ces données déjà renseignées récemment dans l’étude « 360° » menée par la DRJSCS de Haute-Normandie. 14 Nous pourrons compléter cette partie dès la finalisation de l’étude 360° prévue courant juin 2015. Concernant le statut des personnes accueillies, ce sont majoritairement des personnes de sexe masculin isolées de moins de 60 ans. 35 % des établissements interrogés accueillent exclusivement des personnes seules. Les familles sont la catégorie la moins représentée dans les structures AHI. Type d’accueil 88 % des places de ces établissements sont dédiées à un hébergement avec un projet d’insertion (et non d’urgence). Les CHRS sont les établissements ayant le plus de places destinées aux placements d’urgence. C’est l’une des caractéristiques principales de ce type d’établissement. Difficultés principales du public accueilli Au niveau social On retrouve principalement dans la rubrique « Autre » les demandeurs d’asile, les migrants et les personnes ayant fait l’objet d’une expulsion. Pour l’ensemble des structures, la principale difficulté rencontrée est la rupture familiale. Par rapport à la typologie d’établissement : Pensions de famille CHRS 15 FTM Résidences sociales Les principales difficultés au niveau sanitaire sont : Au niveau sanitaire, les principales difficultés rencontrées sont liées aux addictions. Ces dernières sont ensuite souvent la cause des troubles psychiques (2ème difficulté en termes d’importance) et de certaines maladies chroniques. Par rapport au type d’établissement : Pensions de famille CHRS FTM Résidences sociales Les personnes en situation de handicap sont principalement accueillies dans les pensions de famille. Cela peut s’expliquer, au niveau du handicap mental, par le fait que certaines pensions de famille sont également résidence d’accueil. C’est une formule de pension de famille dédiée aux personnes souffrant d’un handicap psychique qui prévoit un partenariat formalisé avec des équipes de soins et d’accompagnement social et médico-social adapté. Au niveau du handicap physique, cela peut s’analyser par le fait que les résidents des pensions de famille (c’est aussi le cas des FTM) ont un état de vieillissement avancé. Les maladies chroniques sont également plus nombreuses au sein des pensions de famille. 3. Encadrement socio-éducatif et personnel de santé On distinguera dans cette partie les effectifs qui concernent le socio-éducatif de ceux qui concernent le médical. Encadrement socio-éducatif 16 La majorité des structures AHI - près de 90% - ont moins de 10 personnels socio-éducatifs au sein de leur équipe. Près de 63 % en ont moins de 5. C’est une donnée importante à considérer par rapport à la prise en charge de nouvelles activités. En croisant ce résultat avec le nombre de places dans les établissements AHI, on constate que 40 % des structures ayant moins de cinq salariés ont plus de 50 places (21 % plus de 100 places). Ce sont donc des équipes restreintes par rapport au nombre de personnes accueillies. Au niveau des établissements : Pensions de famille CHRS 17 FTM Résidences sociales Si on analyse ces données par rapport au nombre de personnes hébergées dans les différents établissements : On constate que les FTM (et les résidences sociales dans une moindre mesure) ont très peu de personnels socio-éducatifs par rapport à leurs nombres de résidents. Cela s’explique par rapport à leur statut principal de bailleurs de logements sociaux. Nous verrons, dans la partie dédiée aux entretiens, que certaines résidences sociales et certains FTM ont des conventions avec des associations ou des organismes pour mettre en place des accompagnements individuels ou collectifs au niveau social. Les personnes qui interviennent dans ce cadre ne rentrent évidemment pas dans les effectifs. Formations et diplômes du personnel d’encadrement socio-éducatif : Les formations et les diplômes les plus représentés, dans l’ensemble des établissements, sont les éducateurs spécialisés (DEES). La mention « Autre » fait presque exclusivement référence aux Conseillers en Economie Sociale et Familiale et aux assistantes sociales. Pensions de famille CHRS FTM Résidences sociales Aucun établissement n’a cité la présence, dans son équipe socio-éducative, d’une personne ayant une formation ou un diplôme en lien avec les Activités Physiques et Sportives. Professionnels de santé 21 % des établissements ayant répondu disposent en interne de professionnels de santé. Il s’agit dans la majorité des cas d’infirmiers ou d’infirmières (71 %). On trouve également un psychologue et un psychiatre en CHRS. Ce sont les CHRS qui ont le plus de personnels de santé. Cette donnée peut être importante dans le cadre d’actions Sport Santé Bien Etre. 18 Leur répartition au niveau des établissements : 19 4. Activités physiques et sportives L’objectif principal de ce questionnaire était de repérer les établissements AHI haut-normands mettant en place ou du moins proposant à leurs résidents des activités liées à la pratique physique et/ou sportive. Etablissements déclarant proposer des APS : Près de 60 % des établissements AHI de la Région Haute-Normandie, qui ont répondu au questionnaire, déclarent avoir déjà proposé des APS à leurs résidents. Les activités sont cependant extrêmement variées : cela concerne autant les sorties en extérieur que les interventions régulières d’un éducateur sportif. Parmi les établissements proposant des activités physiques, nous retrouvons au niveau régional : - 42.5 % de CHRS, 40 % de pensions de famille 17.5 % de résidences sociales. On constate que 72 % de ces établissements ont leur siège en Seine-Maritime. Etablissements déclarant proposer des APS par département : Eure Seine-Maritime Pensions de famille 36 % 41 % CHRS 46 % 41 % Résidences sociales 18 % 18% Dans l’Eure, ce sont les CHRS qui proposent le plus systématiquement des APS. En SeineMaritime, les pensions de famille et les CHRS sont ex aequo. Typologie des APS proposées : Si oui sur quel type d’activité ? 20 Encadrement 53 % des activités proposées sont prises en charge en interne (sans qualification APS) 31% sont prises en charge par un éducateur sportif extérieur 13% par des bénévoles Pour qualifier l’offre, nous pouvons dissocier : - les activités ponctuelles qui prennent la forme de sorties extérieures ; les activités encadrées de manière régulière tout au long de l’année. Sur l’ensemble des activités proposées, 40 % ont une fréquence régulière (au moins une fois par mois). Si nous revenons sur le chiffre déclaratif de 60 % et que nous ne prenons en compte que les activités physiques régulières, cela ne concernerait plus que 24 % des structures AHI ayant répondu. Au niveau des départements, cela concernerait 18 % des activités mises en place dans l’Eure et 48 % en Seine-Maritime. Ces activités régulières sont prises en charge à 63 % par des éducateurs sportifs extérieurs à la structure AHI. C’est une des conditions pour la régularité des activités. Les permanents des structures AHI nous ont stipulés qu’ils ne pouvaient s’astreindre, sauf appétence et expérience spécifiques pour les APS, à la mise en place hebdomadaire ou mensuelle d’activités. Enfin, parmi les structures proposant régulièrement des projets liées aux APS, nous pouvons noter que 87,5 % ont leur siège social en Seine-Maritime 7. Cela s’explique notamment par l’expérimentation mise en place par la DDCS 76 et le CDOS 76 depuis 2012, expérimentation concernant actuellement une dizaine de structures AHI. Nombre de salariés et mise en place d’APS Au niveau des structures ayant moins de 5 salariés, elles sont 24 % à proposer des activités liées à la pratique physique et sportive. Pour celles ayant entre 5 et 10 salariés, elles sont 72 % Pour celles ayant entre 10 et 15 salariés, elles sont 65 % Pour celles ayant plus de 15 salariés, elles sont 75 % Partenariats pour la mise en place d’APS au sein de l’établissement Pour la mise en place de leurs activités sportives, les établissements AHI ont pu mettre en place des partenariats. Il y a des confusions, dans le cadre de l’expérimentation de SeineMaritime sur le statut des partenaires. Dans la rubrique « autres associations », on retrouve les interventions du CDOS et des comités départementaux. Il y a une méconnaissance de l’organisation du mouvement sportif. Dans le cadre des activités régulières, 75 % le sont grâce à un partenariat avec le mouvement sportif. Etablissements déclarant ne pas proposer d’APS : La raison principale de l’absence d’APS dans les établissements d’AHI est le manque de personnel. Parmi les établissements ayant répondu qu’ils ne pouvaient pas mettre en place d’APS par manque de personnel, 78 % ont moins de 5 salariés et 59 % ont plus de 50 places. 7 Les résultats de l’état des lieux concernant la pratique APS par Département se trouvent dans les annexes 4 et 5. 21 Pour quelles raisons n’avez-vous pas mis en place des APS ? Autre = APS pratiquées en externe Projet en cours Non vocation de la structure 22 Projet d’établissement ou de service : Avez-vous intégré les APS dans votre projet d’établissement ou de service ? Tous les établissements ayant répondu « oui » mettent effectivement en place des APS. Pour ces établissements, le manque de moyens financiers ou humains ne semblent pas être un frein puisque les investissements sont minimes. Seul 15 % des établissements mettant en place des APS ont un référent spécifique au sein de leur établissement. Parmi les 24 % ayant des APS régulières, seuls 37 % des établissements les ont intégrées dans leur projet d’établissement ou de service. Nous pouvons donc penser que l’absence de développement des APS tient plus d’une méconnaissance de l’outil APS en tant qu’outil de redynamisation et de revalorisation que de moyens insuffisants pour sa mise en œuvre. Futures APS : Envisagez-vous de mettre prochainement en place des APS ? 23 Tous les établissements ayant répondu « oui » envisagent cette mise en place dans moins d’un an. Ils sont situés majoritairement sur le territoire de Seine-Maritime (75%). L’expérimentation lancée par la DDCS 76 et mise en œuvre par le CDOS 76 semble porter ses fruits et amène les structures AHI de Seine Maritime à s’interroger de manière plus formelle au développement des APS comme outil de bien-être. Les établissements AHI qui envisagent une mise en place prochaine se répartissent de la manière suivante : Il est intéressant de remarquer que les FTM sont dans l’optique d’une mise en place prochaine. Cela est certainement lié au travail de sensibilisation mené par le CDOS 76. Malgré cette volonté de développer les APS, les besoins n’ont souvent pas été encore identifiés. Pour ceux qui l’ont été, les activités citées concernent l’équitation, la gym douce et la musculation. Des questionnaires sont dans certains établissements en cours d’élaboration pour recueillir plus précisément les souhaits des résidents. Les réponses seront à confronter aux besoins des publics afin que « l’outil APS » soit le plus adapté à la typologie du public. Analyse des APS mises en place par typologie d’établissement Pensions de famille Au niveau des pensions de famille ayant répondu, elles sont 80 % en Haute Normandie à proposer des activités liées à la pratique physique et sportive. A l’échelon départemental, 92 % des pensions de famille de Seine-Maritime proposent ce type d’activités et 57 % dans l’Eure. Au regard de la fréquence des APS, 9 pensions de famille en Seine-Maritime proposent régulièrement des APS dont 5 avec un encadrement qualifié (1 Seule dans l’Eure)8. Cela correspond à 52 % des pensions de famille. Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Au niveau des CHRS du panel, ils sont 63 % en Haute-Normandie à proposer des activités liées à la pratique physique et sportive. Au niveau des départements, 65 % des CHRS de Seine-Maritime proposent ce type d’activités et 60 % dans l’Eure. Ces pourcentages sont également assez élevés mais ne reflètent pas une mise en place d’activités encadrées par un éducateur sportif et régulières. Si on rapporte ces résultats à la fréquence des activités, seules 26 % des CHRS haut-normands programment régulièrement des APS (4 CHRS dont 3 en Seine-Maritime). Foyers Travailleurs Migrants Au niveau des Foyers Travailleurs Migrants, aucun établissement n’a déclaré mettre en place des activités liées à la pratique physique et sportive. Résidences Sociales Au regard du nombre peu élevé de retours par rapport à ce type d’établissements, il est difficile de publier un pourcentage réellement objectif. Au niveau de notre panel, 7 résidences sociales déclarent en Haute-Normandie proposer des activités liées à la pratique physique et sportive (5 en Seine-Maritime et 2 dans l’Eure = 58 %). Seules 3 résidences sociales seinomarines déclarent une organisation régulière (25%). 8 L’écart entre la Seine Maritime et l’Eure peut s’expliquer par l’expérimentation de la DDCS 76 et du CDOS 76, expérimentation mise en œuvre depuis 2012. 24 Les équipements sportifs Haute-Normandie Votre structure dispose-t-elle d’équipement(s) pouvant servir à une pratique physique et sportive ? Si oui, de quel type d’équipement(s) ? 25 Dans la rubrique « Autre », nous retrouvons des salles non dédiées et des terrains de pétanque. Eure Seine maritime Les équipements sont des Terrains extérieurs Les équipements sont des Salles polyvalentes, terrains extérieurs et des terrains de pétanque Il existe très peu d’établissements disposant d’équipements sportifs. La structuration et l’habitat des structures AHI n’ont pas intégré cette possibilité. Parmi les établissements proposant des activités régulières, 63 % n’ont pas d’équipement spécifique « sportif ». Votre structure peut-elle bénéficier de la mise à disposition d'équipements sportifs par le biais de la collectivité territoriale (Commune, EPCI) ou d'un établissement scolaire ? Eure Seine-Maritime 26 Globalement, alors que les structures ont indiqué qu’elles manquaient de moyens pour mettre en œuvre des APS, une grande majorité ne semble pas avoir interpellé les collectivités pour de la mise à disposition de locaux. Associé à l’indicateur « la pratique d’APS n’est pas intégrée au projet d’établissement », nous pouvons supposer que la réflexion quant à l’utilisation de l’outil APS – possible vecteur d’inclusion sociale – n’a été menée que partiellement. Il est également intéressant de noter que dans l’Eure, les établissements ont déclaré à 45.5 % ne pas pouvoir bénéficier de la mise à disposition d’un équipement spécifique pour la pratique sportive. Il faudrait vérifier si des demandes ont réellement été formalisées. Vision des APS au niveau du panel Les établissements interrogés, à l’unanimité, pensent que les APS sont un levier d’inclusion sociale comme ils pensent qu’elles permettent d’améliorer l’état de santé. Il n’y a aucun travail de persuasion à effectuer mais principalement de la sensibilisation, de l’information et de l’accompagnement. Naturellement, les APS ne font pas parties du champ classique d’intervention des travailleurs sociaux et les projets éducatifs et/ou d’établissement n’intègrent que très rarement l’activité sportive. Pour autant, il y a de réelles convictions sur leur utilité. Il y a donc un travail à effectuer sur l’intégration du Sport Santé Bien Etre dans les structures AHI. Le rôle des institutionnels, des collectivités ou du mouvement associatif sportif sera primordial. En effet, les structures peuvent exprimer des interrogations à différents niveaux : • • • Comment trouver une APS adaptée au public accueilli ? Comment mettre en place un partenariat avec des associations sportives locales ? Comment trouver des financements pour développer les APS et/ou recruter un éducateur sportif ? Ces différentes questions ont pu être énoncées notamment dans la phase des entretiens. Phase entretiens La deuxième partie de l’état des lieux est constituée par la phase d’entretiens. Cette dernière a été mise en place à partir du mois de mars 2015. Ces rencontres sont essentiels pour comprendre et analyser certains résultats obtenus par l’intermédiaire des questionnaires et pour qualifier l’offre sportive mise en place 9. 1. Entretien Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS 76) Elodie GUENARD Chef de projets Il était essentiel de commencer la phase des entretiens par la rencontre du Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de Seine-Maritime. En effet, depuis 2014, ce dernier coordonne l’expérimentation mise en place sur le Département, en lien avec la DDCS 76. La mise en place concertée, avec le mouvement sportif, d’APS dans les établissements AHI de Seine-Maritime débute en 2012 avec l’intervention des comités départementaux de pétanque et du sport pour tous et de la DDCS 76. Sont alors proposées des activités de gym douce et de pétanque. L’animation est mise une fois par mois en place sur différents sites. A partir de 2014, un financement coordonné est alloué par le Centre National du Développement du Sport (CNDS) afin de développer la pratique des APS au sein des structures AHI, et plus précisément dans les pensions de familles. C’est le CDOS 76 qui coordonne ce projet sur le territoire seinomarin. Les structures AHI ont été sollicitées pour faire participer leurs résidents sur différentes activités (piscine, pétanque, gymnastique, pêche, équitation). Si elles adhérent au projet, des réunions sont ensuite organisées avec les résidents afin de présenter les activités pouvant être mises en place. Des supports vidéo sont également projetés et illustrent le bienfait des APS. Il est important que l’établissement adhère à la mise en place de ces activités. En effet, le travail, l’accompagnement et le suivi des travailleurs sociaux sont essentiels. Ils sont parties prenantes de la participation, de l’assiduité des résidents aux activités proposées. 9 Liste complète des structures en annexes 27 L’objectif de ce dispositif est donc de proposer des activités « clé en main » aux structures AHI pour la découverte et l’initiation de certaines activités physiques. Cette mise en place doit également prendre en compte la logique des territoires pour faciliter les passerelles si besoin (licences individuelles) avec le mouvement sportif et contribuer au développement des associations locales. Activités proposées dans le cadre du dispositif en Seine-Maritime 10 Gymnastique douce 3 animateurs mettent en place dix créneaux mensuels de gymnastique douce sur le département. Ce sont des créneaux d’une heure organisés une fois par mois. Participation : de 1 à 5 personnes (selon établissement) Pétanque Un créneau par mois (jeudi après-midi) est proposé à tous les établissements AHI de l’agglomération rouennaise et est pris en charge au niveau de l’animation par le club de pétanque de Grand-Quevilly. Participation : de 8 à 15 personnes (9 licences individuelles) Au Havre, le créneau a lieu toutes les semaines et est pris en charge par le comité départemental de pétanque. Participation : de 5 à 10 personnes Equitation Un créneau est ouvert par le Club de Gonfreville l’Orcher une fois par mois. Le CDOS est actuellement à la recherche d’un club sur l’agglomération rouennaise. Participation : 2 à 4 personnes Natation L’Activité est proposée mensuellement aux pensions de famille même si l’activité est ouverte à l’ensemble des structures AHI (Piscine de Petit-Couronne, Piscine Cours de la République Le Havre) Participation : entre 8 et 10 personnes Pêche Un créneau est proposé aux pensions de famille plusieurs fois dans l’année au club de pêche d’Elbeuf sur Andelle. Participation : entre 25 et 30 personnes Dans la liste des établissements constituant le panel (annexe 1), les structures proposant des APS, ou étant en relation avec le CDOS pour le faire prochainement, apparaissent en gras. 10 28 Ces activités, pour le moment, ne concernent que des petits groupes de personnes (en moyenne 3/5 personnes par activité). Il est difficile pour le personnel encadrant de mobiliser plus de résidents. La présence des travailleurs sociaux est essentielle pour amener les résidents sur les activités. Les problèmes de santé et les obligations de la vie quotidienne sont des obstacles à une fréquentation plus élevée. Perspectives de développement Plusieurs autres activités pourraient être mises en place au travers de ce dispositif : des sports d’opposition (du karaté à la boxe en passant par le Tai chi Chuan), des sports collectifs (classiques ou innovant comme le Tchoukball) ou encore des sports de glace (voir ci-dessous). Une activité Roller est également proposée. Le comité de Randonnée 76 devrait également proposer l’animation de randonnées Santé. Nouvelle activité : le Hockey Ball Une nouvelle activité sera mise en place à la rentrée 2015/2016 : Le hockey Ball avec le club de Hockey Amateur de Rouen (CHAR). L’équipement et l’encadrement seront pris en charge par le club (équipe junior – 22 ans). L’activité pourra avoir lieu sur les créneaux des vacances scolaires ou éventuellement certains mercredis). L’activité aura lieu en salle. Une initiation ou une découverte «Glace» sera également intégrée au projet. Il s’agira de découvrir ou de redécouvrir des sensations liées à la glisse. Pour les plus téméraires ou initiés, une initiation hockey sur glace pourra être mise en place. Enfin pour compléter ce programme « hockey », le RHE se propose de donner des places dans son espace dragons aux personnes ayant participé aux activités. Un projet de Futsal avec le District Maritime de Football, le Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques des Usagers de Drogues (CAARUD) du Havre et la résidence Mazeline de l’Armée du Salut est en cours. Toutes ces activités proposées correspondent aux besoins exprimés par les résidents lors des réunions organisées par le CDOS ou par les établissements AHI. On retrouve toujours la natation, l’équitation, la gym, la pétanque et les sports collectifs. Selon les publics les besoins sont différents. Les hommes citent régulièrement la pétanque et la gymnastique d’entretien Les plus jeunes sont demandeurs de matériels de musculation et de sports collectifs. Les femmes quant à elles préfèrent la natation et la gymnastique douce. Activités actuellement proposées via le CDOS : - Gymnastique Piscine Pétanque Equitation Pêche Journée inter établissements à la base de loisirs de Bédanne Hockey – Ball (rentrée 2015/2016) Randonnée Santé (rentrée 2015/2016) Difficultés rencontrées : - Manque de temps : Coordination conséquente (Réunions) Appréciation globale du dispositif compliquée 29 - - Peu d’investissement des comités départementaux Ils devraient être le relais auprès des associations locales. En effet, pour la déclinaison des activités ce serait pertinent de solliciter les structures au plus près des structures AHI ; Activités éloignées des établissements Absence d’équipements sportifs (Agglomération havraise) Problèmes liés aux transports Supports de communication pas toujours adaptés Recrutement d’intervenants Points significatifs relevés : - Participation active du personnel encadrant Réunions enrichissantes Succès de la journée de Bédanne : attente de l’ensemble des résidents de la nouvelle édition (9 et 23 juin 2015) Nombreux nouveaux établissements AHI intéressés par la mise en place d’APS Nouvelles activités pour la rentrée 2015/2016 2. Association Ensemble vers l’insertion et l’Emploi / Rouen Virginie MENARD Chargée de projet actions sociales et médico-sociales Responsable de proximité équipe Rouen Nombre d’établissements conventionnés : 9 Nombre de salariés : 8 Objet de l’association : Assurer les prises en charges individuelles et collectives des résidents des FTM et des résidences sociales de l’agglomération rouennaise. Cette association, créée en 1998, compte plusieurs antennes sur la Région Haute-Normandie (Rouen, Louviers, Elbeuf, Dieppe,…). Les axes d’intervention concernent l’accompagnement social et médico-social, l’insertion professionnelle, la santé et la formation. L’action de l’antenne de Rouen se situe principalement sur l’axe accompagnement social et médicosocial. Des conventions ont été signées avec ADOMA et COALLIA pour assurer les prises en charge individuelles et/ou collectives des résidents de leurs structures. Les organismes ADOMA et COALLIA sont des bailleurs sociaux et n’ont pas réellement vocation à proposer en interne des activités collectives. Au départ, les résidences sociales et certains FTM faisaient des demandes de financement pour la prise en charge de ces interventions. Dorénavant, les démarches sont effectuées par l’association Ensemble via les appels à projet des institutionnels et des collectivités (ARS, DRJSCS, Département 76, …). 30 L’Association Ensemble intervient auprès de 6 structures ADOMA et de 3 structures COALLIA ce qui représente près de 1000 résidents. Le cœur de cible des interventions de l’association Ensemble concerne les personnes de plus de 55 ans (notamment avec les établissements COALLIA). Avec ADOMA, les plus de 55 ans représentent également 60 à 70% des résidents mais l’accueil est plus large. Les FTM étant appelés à devenir des résidences sociales, le public est donc amené à se transformer. Les FTM accueillent surtout des hommes migrants vieillissants (de manière permanente) mais cohabiteront bientôt avec des résidents temporaires. La transformation des FTM en résidences sociales implique également un changement au niveau de l’habitat. Les FTM avaient été conçus avec des chambres individuelles et des parties communes (cuisine, salle de vie,…). Maintenant ce sont les studios qui sont privilégiés. Cela pourra avoir pour conséquence de favoriser un peu plus l’isolement. Ce sera donc un public plus difficile à capter pour les actions collectives. Ce sont toujours en grande majorité des hommes seuls qui résident dans ces structures mais il existe quelques couples et familles. Les problèmes fréquents sont les addictions, les ruptures familiales, … La tranche d’âge la plus représentative se situe entre 45 et 60 ans. Très peu de jeunes fréquentent les résidences sociales. Pour l’accompagnement individuel, des permanences hebdomadaires sont assurées sur 1 journée ou 2 demi-journées dans chacune des structures conventionnées. Les résidents peuvent venir trouver les conseillers de l’association pour toute demande liée à leurs démarches quotidiennes, administratives, etc. Dans les cas les plus extrêmes et difficiles, les conseillers peuvent également les accompagner dans leurs démarches individuelles (accès aux soins, au logement, etc.). Au niveau du volet collectif, des réunions d’informations, avec l’intervention de professionnels extérieurs, sont régulièrement organisées Exemples : Service Vaccination du Département, Prévention Cancer Association EMMA, la CARSAT pour les droits à la retraite, etc. C’est dans ce cadre-là que les interventions du CDOS ont pu se mettre en place. La première expérimentation a eu lieu avec la Résidence MONTMORENCY à Grand-Quevilly en 2012 avec un après-midi initiation APS (gymnastique, pétanque, jeux de raquettes, marche). L’expérience a été plutôt positive mais les résidents ont pu exprimer ne s’être pas sentis concernés par la pratique régulière d’APS. Ils énoncent même une certaine culpabilité à faire une activité qui leur semble quelque peu dérisoire par rapport aux problèmes rencontrés à l’extérieur. La notion de prévention n’est pas non plus audible. En effet, les problèmes de santé se soignent quand ils surviennent. L’expérimentation prend donc fin en 2013 Mais en 2014 avec l’organisation du temps fort de Bédanne, les FTM et les résidences sociales sont à nouveau sollicités. La participation des résidents est importante et les témoignages sont très positifs notamment chez les plus jeunes. 31 Cette sortie introduit également les interventions du CDOS au sein des structures ADOMA ET COALLIA. Des réunions d’informations sont organisées dans l’ensemble des structures conventionnées avec Ensemble. La participation aux réunions est significative (ex : 20 % des résidents à la résidence MOISE). Par contre il faut une mobilisation importante des travailleurs sociaux pour aller chercher les résidents. Pour la mise en place des activités, le lieu pose également question. La moitié des établissements peuvent disposer d’une salle en interne. Mais normalement, tous pourraient bénéficier de la mise à disposition d’une salle par la collectivité. Le fait d’avoir une salle à disposition en interne semble être l’idéal étant donné que les résidents rencontrent des difficultés à sortir de leur logement. La sensibilisation et la mobilisation devront être plus fortes si le lieu de pratique est hors les murs. La démarche en est à ses débuts mais pour l’instant aucune activité n’est mise en place par les structures ADOMA et COALLIA ayant une convention avec l’association Ensemble. Les résidents des FTM et des résidences sociales sont très éloignés des APS. Rien ne pourra se faire sans une démarche inscrite dans le temps, déployant une grande mobilisation des équipes d’encadrement socio-éducatif (frapper aux portes, accompagnement sur les lieux de pratique, présence des animateurs, professionnels de terrain,…). Activités proposées par l’Association Ensemble aux établissements ADOMA et COALLIA : - Initiation/ Découverte APS sur demi-journée (2012) Participation à la journée de Bédanne Réunion d’information sur la mise en place APS Difficultés rencontrées : - Culpabilité des résidents Mobilisation difficile Besoin faible des résidents Aucun projet d’établissement ou de service au niveau des activités collectives Points significatifs relevés : - Réunions enrichissantes / Participation significative Succès de la journée de Bédanne 32 3. Association Emergence-s / Rouen Isabelle LACAPE Directrice Accueil-Hébergement-Insertion-Logement adapté Nombre d’établissements identifiés : 10 Nombre d’établissements avec des APS encadrées : 3 Taux de participation : 5 personnes en moyenne (sauf Domaine des Tilleuls, cf. infra) L’association Emergence-s apporte un soutien aux personnes les plus précarisées notamment au niveau de l’agglomération rouennaise. Elle met en œuvre un accompagnement social individuel et/ou collectif afin de contribuer à la réinsertion (sociale et/ou résidentielle) des usagers. Des activités physiques sont ponctuellement proposées dans certains établissements d’Emergence-s. Exceptés les pensions de famille (intégrées dans l’expérimentation coordonnées par le CDOS 76) et le Domaine des tilleuls (entretien spécifique) qui proposent des APS, il n’existe pas d’APS régulières encadrées par des éducateurs sportifs au sein des établissements. Il y a une activité bénévole de gymnastique proposée au CHRS des URAS. Les résidents peuvent exprimer le besoin d’être encadrés par un professionnel car contrairement aux autres activités (ex : dessin, jardinage, cuisine) il existe un danger de se blesser. L’association ne peut répondre favorablement à cette demande car elle ne dispose pas des moyens financiers nécessaires. Il n’y pas non plus de lieu de pratique adapté. L’activité gym du centre des URAS est stable (environ 10 personnes) avec une moyenne d’âge autour de 50 ans. D’autres activités peuvent également être proposées en sorties : pêche, randonnée. L’association souhaiterait mettre en place des activités de détente type sophrologie, yoga (en formant du personnel interne). En effet, pour certaines personnes, une réappropriation du corps est parfois incontournable avant d’envisager une activité physique et sportive plus intense. Selon les publics, les attentes sont différentes. Par exemple, pour les personnes ayant été incarcérées sur de longues périodes, il y a des habitudes liées à la musculation. Une salle a d’ailleurs été aménagée à cet effet. Cependant, la vétusté du matériel et l’absence d’encadrement sont problématiques, tout accident engageant la responsabilité de la structure. Le besoin d’activité est réel (pour certains mêmes minoritaires, la pratique d’une APS est un exutoire), la gestion s’avère cependant complexe. Dans la résidence de l’Abbé Bazire, le public est constitué pour 2/3 de sans domicile fixe, de personnes aux parcours de vie très difficiles et particulièrement éloignées des pratiques APS. Ces personnes cumulent des problèmes de santé : carences, maladies chroniques, capacités à l’effort réduites… Il est donc difficile d’envisager la mise en place d’APS « classiques ». Une pratique calquée sur la démarche des sports adaptés serait plus envisageable. 33 Par contre, pour le tiers restant, il s’agit de personnes en situation irrégulière, en attente d’APS, non limitées par leur état de santé. Le problème semble se cristalliser sur l’accès aux structures classiques (clubs, associations) par manque de moyens. Dans le cadre des activités du CHRS Cèdres Femmes-Enfants, des sorties à la piscine sont organisées. Activités proposées par l’Association Emergence-s : - Participation à la journée de Bédanne Réunion d’information sur la mise en place d’APS Gymnastique /natation/pétanque pour les pensions de famille Sorties piscine Salle de musculation en libre accès (vétuste) Difficultés rencontrées : - Locaux spécifiques indisponibles Publics mixtes Manque d’encadrement professionnel Disciplines peu adaptées Points significatifs relevés : - Attentes des résidents (notamment public – de 40 ans) Besoins identifiés 4. CHRS ASAE Femmes et enfants / Elbeuf Sophie BOUDIER-GOUESLARD Coordinatrice Nombre de logements : 9 appartements (CHRS Diffus) Typologie public accueilli : Femmes isolées victimes de violences Nombre de participants APS : 4/5 participantes en moyenne sur l’activité gymnastique Nombre de salariés : 3 Professionnel de santé : Non Le CHRS a mis en place en 2013 un atelier sport (2 heures par semaine). Ce dernier est pris en charge par une des animatrices de la structure. C’est une activité liée à la gymnastique d’entretien, au fitness, à la détente et aux étirements. Il y également de la relaxation. L’activité est proposée aux résidentes des 9 appartements du CHRS (les logements sont disséminés dans Elbeuf). Cet atelier a fonctionné jusqu’au congé maternité de l’animatrice mais pour l’instant il est en suspens. Il devrait reprendre en septembre 2015. Personne en interne n’a repris l’atelier pendant cette absence. L’atelier a lieu dans une petite salle qui sert de salle de jeux aux enfants. L’espace est réaménagé lors des séances afin qu’il soit le plus adapté possible à l’organisation de l’activité (espace suffisant, installation de tapis…). 34 Le manque d’intimité du lieu (baie vitrée donnant sur des cabinets médicaux et sur les services administratifs de l’association) a été un frein à la participation des résidentes. L’installation de rideaux a permis de résoudre cette difficulté. Au-delà de l’envie de se « défouler », « d’évacuer tout stress potentiel », ce sont entre autre le rapport au corps et l’estime de soi qui sont travaillés dans la pratique d’une cette activité. Afin de capter ces publics fragilisés, il est donc essentiel d’analyser les intérêts physiques, physiologiques et psychologiques d’une activité APS et de savoir l’adapter. Pour les résidentes du CHRS ASAE qui ne participaient pas les freins ont pu être : - Manque de prévisionnel dans les activités Difficulté à intégrer l’activité dans leur vie quotidienne (école, courses,…). Aspect collectif qui fait peur (participation à 2 minimum) Tenue de sport qui met mal à l’aise Dégradation de l’image du corps (notamment après des violences conjugales). Des sorties sont également proposées : marche rapide, footing, piscine (depuis plusieurs années). Une carte d’entrées est disponible pour une participation de 1 €. La piscine peut être une activité proposée dans le cadre d’un projet séjour 11. L’activité peut être prise en charge individuellement. Pour les activités des enfants, c’est l’ouverture vers les activités extérieures qui est préconisée. Le personnel de l’établissement informe les résidents sur les dispositifs mis en place pour une éventuelle prise en charge des financements. Les animateurs /animatrices connaissent les dispositifs CAF, Pass Sport 76, etc. La structure met également à disposition le guide des associations sportives de la ville d’Elbeuf et peut ainsi présenter les différentes activités. Il n’y a pas eu pour le moment de contact direct avec les associations sportives. Les points positifs pour les résidentes qui ont participé à l’activité : - Moment convivial Valorisation du corps Aide à la perte de poids Mieux être, détente Nervosité canalisée notamment avec les enfants le soir Un exemple très intéressant d’une femme, très introvertie et victime de violences conjugales, ayant participé à l’atelier sport a été mis en avant. Pour cette personne, tout contact avec le monde extérieur était devenu difficile. Elle a pu, peu à peu, reprendre conscience de son corps, accepter le contact et le regard des autres. Cela a pu se faire dans le cadre d’un accompagnement global mais également par la participation à cet atelier. Aujourd’hui, cette personne est adhérente d’une association de yoga. 11 Différentes thématiques peuvent être intégrées dans le projet séjour : Logement, santé, budget, enfants, loisirs (dont les APS). 35 Activités proposées par le CHRS ASAE Femmes / Enfants : - Gymnastique Sorties extérieures (marches, piscines,…) Difficultés rencontrées : - Intervenante unique (Absence pour congé maternité) Manque d’intimité du lieu de pratique Points significatifs relevés : - Motivation de l’équipe socioéducative Salle à disposition Matériel Satisfaction du public sur l’activité Bien être / Valorisation 5. CHRS Le Phare / Le Havre Lucie MALANDAIN, Aide médico-Psychologiques Nombre de logements : 60 places en insertion Typologie public accueilli : principalement des personnes isolées (de 18 à 60 ans). Nombre de participants APS : 2 à 3 participants sur l’activité équitation, une dizaine sur les sorties extérieures Nombre de salariés : 5 Professionnel de santé : Oui (infirmière) Le centre organise depuis quelques années des marches, à l’initiative des animateurs à partir du printemps. Cette sortie est hebdomadaire. Le CHRS dispose de 2 véhicules de 9 places facilitant ainsi le déplacement des résidents sur les lieux d’activités. Mensuellement, une sortie sportive ou culturelle est organisée. Ces sorties sont proposées à l’ensemble des résidents de la Fondation Armée du salut au Havre (Le Phare / Mazeline). Elles peuvent accueillir jusqu’à 14 personnes. Les résidents ont participé à la journée d’animation de la base de Bédanne en juillet 2014 et ont beaucoup apprécié les animations, l’encadrement et le lieu de la manifestation. Les activités ayant récolté le plus de suffrages ont été le canoë et la voile. En septembre, le centre a remis aux résidents un questionnaire pour recenser leurs envies en activités sportives. Pour les activités les plus sollicitées, les questionnaires mettent en premières positions la pétanque, la marche, la natation, le football et l’équitation. La fréquence idéale souhaitée est hebdomadaire. 36 En décembre 2014, a également été organisé un débat avec le CDOS 76 : « Venez discuter sur le sport ». Cet échange a fait émerger une curiosité pour les sports de combat type Taekwondo Un projet de natation était à l’étude en moment de l’entretien. Depuis 2014, des séances d’équitation, au sein du club de Gonfreville l’Orcher, sont proposées aux résidents. Deux personnes sont assidues et d’autres viennent ponctuellement (entre 2 et 4 personnes). Ils aimeraient que l’activité soit plus fréquente et manifeste un fort mécontentement en cas d’annulation fortuite. Les résidents sont principalement en prise avec des difficultés d’addiction et des maladies chroniques. Pour beaucoup, il y a également un abandon des règles quotidiennes liées à l’hygiène. Le fait de prendre soin de l’animal les valorise et les réconcilie avec quelques réflexes élémentaires. En tous cas, ils se sentent mieux après l’activité, ils sont détendus. Plus que la pratique d’une APS, on se trouve presque dans le cadre de séances d’Equitherapie. Une participation symbolique de 1 € est demandée aux résidents. Cela n’est pas un frein à leur participation. Les animateurs essayent au maximum de valoriser l’activité (photo dans le journal du centre, affichettes dans le hall d’accueil) et de rappeler les dates des séances. Activités proposées par le CHRS Le Phare : - Participation à la journée de Bédanne Réunion d’information sur la mise en place d’APS Equitation Sorties pédestres Activités sportives et/ ou sorties culturelles 37 Difficultés rencontrées : - Mobilisation difficile (fréquentation encore peu importante) Financement des activités par le CHRS Difficulté de planification (tâches quotidiennes, rendez-vous médicaux, ateliers de travail,…) Peur du collectif (inhibitions, phobies) Points significatifs relevés : - Assiduité des pensionnaires sur l’équitation Demandes d’autres APS (recueil via questionnaires) Deux véhicules à disposition Personnel très investi 6. Pension de famille Edouard VAILLANT / Le Havre Blandine LECROC Hôtesse Nombre de logements : 20 places Typologie public accueilli : personnes isolées Nombre de participants APS : 3 participants sur l’activité gymnastique, 5 pour la pétanque, 5 à 6 sur les sorties extérieures, Nombre de salariés : 1 Professionnel de santé : Non Cette pension de famille participe aux activités de pétanque et de gymnastique mises en place en lien avec la DDCS 76 et le CDOS 76. C’est l’une des premières pensions de famille à avoir intégré le dispositif. Les activités ont lieu dans différents endroits (ex : Foret de Montgeon, plage du Havre) et les résidents des pensions de famille du Havre se retrouvent. Les retours sont positifs même si le public est très éloigné physiquement de toute activité physique. Le fait de pouvoir sortir de la pension suffit à amener de la détente et du bien-être. Le temps leur parait alors moins long. Les résidents recherchent principalement des activités en extérieur. Quand il fait beau, le public délaisse la gymnastique pour une marche en plein air. Le public de cette pension de famille n’a pas beaucoup d’autonomie. L’utilisation individuelle des transports en commun est inenvisageable pour certains. Il y a une difficulté de mobilisation associée à un état de santé très détérioré. Le bienfait de la mise en place de ces activités se mesure en termes de mieux être, de convivialité après les activités. Ils l’expriment facilement auprès de leur hôte. 38 Activités proposées par la Pension de famille Edouard VAILLANT : - Participation à la journée de Bédanne Réunion d’information sur la mise en place APS Gymnastique Pétanque Natation Difficultés rencontrées : - Capacités physiques des résidents Manque de mobilité 39 Points significatifs relevés : - Activités en extérieur recherchées (marche) Petits groupes réguliers (3 à 5 personnes) pour la gym et la pétanque Retours positifs 7. Association l’Abri / Evreux Léonard NZITUNGA, Directeur Nombre d’établissements identifiés : 5 Nombre d’établissements avec des APS encadrées : 1 Nombre de logements : 30 places en pensions de famille, 44 places en CHRS Diffus Typologie public accueilli : Public mixte Professionnel de santé : Oui (Médecins et infirmiers/ères) L’association l’Abri a renseigné plusieurs questionnaires pour l’état des lieux (CHRS Diffus, CHRS collectif Jeunes, Centre d’Hébergement d’urgence et les deux maisons relais / pensions de famille). Ces établissements sont tous rattachés au pôle social de l’association. Cette dernière a également en charge, dans ce pôle, des logements conventionnés à l’Aide au Logement Temporaire, un service d’aide à la réinsertion des détenus, un accueil pour les hommes auteurs de violences conjugales et un service d’accompagnement social notamment auprès du foyer ADOMA d’Evreux. Ce sont en tout 26 établissements qui sont regroupés au sein de l’Abri, 100 salariés (80 ETP) de tous métiers du social, du médico-social, du médical, etc. Par contre, il n’y a aucune personne qualifiée pour la mise en place d’APS. Depuis plusieurs années, l’Abri se penche sur la question des APS comme moyen d’insertion et de mieux-être notamment au niveau des jeunes. Plusieurs intérêts : - Amélioration et prévention de la santé Occupation contre l’ennui Application de règles Sensibilisation au collectif, au vivre ensemble Il existerait un intérêt à embaucher un éducateur sportif au regard du nombre de résidents et de structures. Un groupe Animation a été mis en place au sein de l’association l’Abri avec un référent par structure. Un budget est alloué par établissement pour la programmation de sorties en plein air, à la mer. Par contre, Il ne permettrait pas d’instaurer régulièrement l’intervention d’encadrants professionnels extérieurs. Hamida LAMARI, Responsable vie quotidienne CHRS Collectif Jeunes Nombre de places : 25 Typologie public accueilli : Public mixte (- de 25 ans) Nombre de salariés : 5 Nombre de participants APS : 5 participantes sur l’activité gymnastique, 5/6 personnes sur les sorties extérieures, Professionnel de santé : Oui Ce sont 11 filles et 14 garçons qui sont hébergés dans le centre. Ils font partis du dispositif Garanties Jeunes (dispositif expérimental sur 1 an où le jeune s’engage dans des démarches de formation, d’emploi, de projet professionnel en contrepartie d’une indemnisation). Dans le CHRS, quelques activités ont été mises en place et l’association a acheté du matériel (tapis de sol, vélos elliptiques, poids, …). Ce sont les animatrices du centre, elles-mêmes licenciées dans un club de gym, qui assurent la tenue de séances hebdomadaires (une à deux fois par semaine). Le public est principalement féminin et se compose généralement de 5 personnes. Un autre animateur organise régulièrement des séances de football, de footing, de marches autour du centre (voie verte, terrain de foot de la ville à proximité). Cette personne a également eu l’occasion d’amener les jeunes intéressés au sein de son club de boxe. Quand on visite le CHRS, on remarque tout de suite qu’il se trouve à 100 m d’une piscine municipale et d’un complexe sportif. Cette proximité est une aubaine et il faudrait certainement contacter la ville d’Evreux pour mettre en place une convention. 40 Activités proposées par l’association l’Abri (CHRS Collectif Jeunes) : - Salle de musculation Gymnastique Marches sportives Sports collectifs Difficultés rencontrées : - Financement Aucun professionnel en interne 41 Points significatifs relevés : - Mutualisation d’un animateur pertinente au regard du nombre de services Implantation du CHRS Collectif près d’installations sportives Public Jeune 8. Domaine des Tilleuls (CHRS et pension de famille) / Grémonville. Entretien avec M.ERIGNOUX, Chef de service Nombre de personnes hébergées : 50 Temps moyen de séjour : 1 an Typologie public : Personnes isolées ou couples sans enfant Nombre de salariés : 5 Nombre de participants APS : 10 à 15 participants selon l’activité Professionnel de santé : Oui (Infirmiers/infirmières) Cette action repose sur une démarche globale alliant Sport, Santé et Bien-être. En effet, elle se décline en 3 volets avec une sensibilisation sur l’alimentation, sur les APS et sur la prévention santé (dépistage, information, identification des structures de soin). La volonté première était d’aller au-delà de l’action d’accompagnement pour le retour à l’emploi ou l’accès au logement. En effet, le constat était que 50 % des personnes accueillies n’étaient plus en capacité d’une réelle insertion professionnelle ou sociale. Une analyse sur les activités qu’on pouvait leur proposer a été menée. Le programme est basé sur la libre adhésion. La réussite de cette action repose sur les personnes relais. En effet, un professionnel relais a été désigné dans le cadre de ce programme sur l’ensemble des activités du domaine (Pension de famille, Chantiers d’insertion, …). Ce sont eux qui sont chargés de la diffusion de l’information. 3 niveaux de personnes pour la réussite de l’action : • • • Participants Professionnel encadrants (bilan des activités, réaction des participants) Professionnel relais (diffusion de l’information, retombées post activité) Même s’il y a eu de la méfiance au départ, les cours proposés sont maintenant complets. Deux facteurs de réussite : - les activités douces ; les démonstrations (mise en confiance, le rôle de spectateur est essentiel avant toute activité, aucun obligation de participation). Quelques contacts sont déjà pris pour 2015/2016. Un programme est en cours de construction. Les associations et les clubs locaux sont sollicités pour la mise en place des APS. L’objectif de ce programme sur le long terme est d’autonomiser les publics sur des structures extérieures, d’instaurer un réflexe vers les APS (Aller à la piscine, faire de la randonnée,…). Le financement de l’ensemble du programme est pris en charge par l’ARS. Conclusion : Il est essentiel de prévoir des actions de prévention et de bien être avant tout essai d’APS. La démarche repose avant tout sur la valorisation et surtout sur le plaisir. L’état d’esprit des professionnels, des clubs est sur ce point déterminant. Il faut que les participants éprouvent du plaisir, se sentent en sécurité et à l’aise. Des contacts sont pris avec le club de tennis d’Yvetot et le CDOS 76 pour la mise en place de nouvelles activités sur la rentrée 2015/2016. Un point important est à soulever : 2/3 des personnes qui participent aux activités sont extérieures au CHRS et à la pension de famille. Cela explique la forte fréquentation des activités. En effet, le Domaine des tilleuls reçoit un large public (50 personnes en tant que résidents + accueil de jour + accompagnement social + Chantiers d’insertion). C’est 2 à 300 personnes par an qui fréquentent le domaine. 42 Activités proposées par l’association Emergence-s de Gremonville : - Gymnastique douce Aquagym Badminton Sports collectifs Karaté Randonnée Tennis de table Journée Découverte 43 Difficulté rencontrée : - Problématique de mobilité pour les personnes en CHRS et pensions de famille Points significatifs relevés : - Mise en place de personnes relais Intégration des APS dans un projet plus global lié à la Santé Public majoritairement extérieur Inclusion sociale recherchée 9. Foyer l’étape / Résidence Sociale / Louviers Nombre de places : + de 100 Typologie public accueilli : Public mixte (- de 25 ans) Nombre de salariés : 10 Nombre de participants APS : x Professionnel de santé : Non Cette résidence accueille un public particulièrement mixte au niveau social (Jeunes travailleurs, Etudiants, Public en insertion (mais seulement 10%)). Il y avait un animateur qui mettait en place des activités (sorties patinoire, tournois de foot,…) mais ce dernier est parti. Le volet animation est donc pour le moment en veille. Mais il y a une forte demande pour la mise en place d’activités physiques et sportives régulières. Le public est jeune et véritablement en demande. Il ne semble pas difficile pour cette structure de disposer d’une mise à disposition d’équipements sportifs. Quand il y a des demandes spécifiques, la collectivité répond favorablement. Activités proposées par l’association : - Aucune activité Difficultés rencontrées : - Absence d’animateur Points significatifs relevés : - Besoin exprimé Gymnase à disposition 10. Pension de famille YSOS / Bernay Charlotte DUVAL, Agent d’hôte Nombre de places : 40 Typologie public accueilli : - de 60 ans, personnes isolées, couples avec ou sans enfants Nombre de salariés : 3 Nombre de participants APS : entre 6 et 9 Professionnel de santé : Non La maison relais YSOS de Bernay met en place pour la deuxième année consécutive un atelier gymnastique. Une coach sportive (statut libéral) intervient un fois par mois de septembre à avril pendant 2 heures (10h/12h). L’intervenante anime également des ateliers liés à la diététique. La prise en charge de ces animations (gymnastique / atelier diététique) est assurée par l’Agence Régionale de la Santé. Une demande est actuellement en cours pour la reconduction de cette action (demande faîte sur 10 mois et non plus 8). En moyenne, il y a 6 participants par séance. Au départ, il n’y avait personne. Mais progressivement les résidents sont venus. Au dernier cours, ils étaient 9 participants. La mise en place de cet atelier a été un souhait exprimé des résidents. Pour répondre à cette demande, un dossier a été déposé auprès de l’ARS. Des sorties pisciculture et bowling ont également été organisées (participation financière). Pour répondre à la demande des résidents, la pension de famille ne rencontre pas de problème au niveau de l’encadrement. C’est uniquement au niveau de son budget qui est restreint (aucune sortie prévue pour le moment). Le principal frein à la participation à l’atelier gymnastique le matin (10h/12h) est la difficulté pour les pensionnaires à se réveiller. La mobilisation de l’agent d’hôte est réellement essentielle. L’intervenante est très appréciée pour ses conseils clairs et surtout adaptés à la condition physique des participants (réalisation de l’ensemble des exercices). Il n’y a aucune recherche de performance mais plutôt la satisfaction de passer un moment de détente et de convivialité. Les résidents comptent sur la reconduction de l’action. 44 Activités proposées par l’association : - Gymnastique Sorties Loisirs Difficultés rencontrées : - Budget Points significatifs relevés : 45 - Intégration des APS dans un projet plus global lié à la Santé Fréquentation en augmentation constante Financement ARS 11. Comité Départemental Sport pour tous 76 Christian MOREL Président Le comité a développé, en 2012, un projet lié aux Activités Physiques et Sportives en lien avec des pensions de famille et les résidences sociales : Santé par le sport. Ce travail a été impulsé par la DDCS 76. C’est le public en grande fragilité qui était directement visé. Après plusieurs réunions, le projet a vu le jour en lien avec la Fédération Nationale. Leurs disciplines tournent autour de la gymnastique douce, de la randonnée/marche et des jeux. Dès 2012, deux pensions de famille du Havre et une de Fécamp ont participé au projet. Ensuite 7 pensions de famille de l’Agglomération rouennaise ont intégré l’action. Pour animer les activités, il a fallu mobiliser 2 animatrices (formation médicale) et 1 animateur sans réelle expérience avec ce type de public. Il a fallu un temps d’adaptation et de formation. Les pensions de famille sont des établissements de petite taille. Les groupes sont donc de faible importance La problématique principale reste l’état physique des résidents et leur perception du corps. L’activité physique doit réellement être adaptée pour ne pas aggraver l’état physique du public cible. Cette mise en place demande également énormément d’écoute par rapport à la situation de chaque individu. Activités proposées par l’association : - Gymnastique Difficultés rencontrées : - Mobilisation des résidents Assiduité Points significatifs relevés (après 2 années d’expérience) - Progrès visibles en termes de mobilité Persévérance (habitués) Développement de la motivation en cours de cycle Projet fédérateur Petit groupe qui implique moins d’angoisse et qui facilite le travail de l’animateur. Ne pas dépasser une heure d’activité pour la concentration Accompagnement / Présence d’un professionnel de la structure Activités en extérieur sollicitées (+ d’échanges) Besoin d’aller chercher les personnes dans leur chambre 12. Pensions de famille Chapeau Rouge / Le Robec / Rouen Rencontre avec un groupe d’étudiants de l’IDS de Canteleu ayant passé une journée auprès de deux pensions de famille de l’agglomération rouennaise Nombre de places : Pension de famille du Robec = 25 logements Pension de famille du chapeau rouge = 26 logements Typologie public accueilli : Personnes isolées, + de 55 ans Nombre de salariés : 2/3 salariés par pension Professionnel de santé : Infirmière (Pension du Robec) Déroulement de la rencontre Les étudiants (actuellement en formation à l’Institut du Développement Social de Canteleu) ont organisé, début 2015, une journée de rencontres avec les résidents de deux pensions de famille de l’agglomération rouennaise autour de la thématique de la pratique sportive. 46 Au sein de ces pensions, des APS sont proposées aux résidents, en lien avec le CDOS 76 (piscine, pétanque, pêche, gymnastique). Des randonnées ponctuelles sont également organisées par les travailleurs sociaux. C’est l’activité piscine qui mobilise le moins de résidents. D’autres activités informelles peuvent également être pratiquées au sein de la pension de famille du Robec : jeu de fléchettes, raquettes de badminton, table de ping pong et WII Sport. Les objectifs des pensions de famille avec les APS sont : - La reconstitution des liens sociaux, L’ouverture vers l’extérieur, Le travail sur l’estime de soi et le bien-être. Pour la mise en œuvre de ces activités, les pensions ont besoin de moyens financiers (subventions DDCS pour l’encadrement), de moyens humains (présence des travailleurs sociaux) ou de matériels (transports). Les étudiants ont échangé avec les résidents sur les activités pratiquées dans les pensions de famille. Ils ont pu mettre en lumière quelques limites et freins. Les activités physiques et sportives nécessitent de prendre les transports en commun (environ 45 minutes pour la piscine qui se situe à Petit-Couronne) ce qui représente un frein pour les résidents qui, en général, préfèrent la présence des éducateurs pour pouvoir les accompagner. Les travailleurs sociaux ont également conscience que les résidents ont du mal à se mobiliser s’ils ne les accompagnent pas. Les résidents sont souvent en perte d’estime de soi. Ils se désinvestissent de leur corps et n’apprécient pas l’image qu’il leur renvoie. Les étudiants se sont beaucoup questionnés sur cet aspect. Pour certains, il semblait difficile de faire participer les résidents à certaines activités comme la natation qui renvoie également à se montrer aux autres en maillot de bain. Or les personnes qui ont pu participer disent ne penser qu’au bien être qu’ils ressentent dans l’eau. C’est une étape à franchir Lors de cette rencontre, des activités ont été proposées (fléchettes et tennis de table) Les résidents ont beaucoup apprécié et sont vite entrés en relation avec les étudiants. Ils sont ouverts à la discussion même si quelques-uns sont restés timides. Il a fallu les solliciter pour parvenir à jouer et ensuite c’était eux qui étaient en demande. Certains résidents ont des difficultés avec les activités sportives, d’autres sont à l’aise. Toutefois, ils semblaient tous content de participer. Sur le rôle des travailleurs sociaux, il est évident qu’ils facilitent la mise en contact et le dialogue. Ils motivent les résidents et les mobilisent sur l’activité. Toutefois, pour les étudiants, les APS doivent être encadrées par des professionnels diplômés. Ils veillent à adapter les activités selon les résidents. Ils encadrent et coordonnent. L’utilisation des pratiques sportives doit être adaptée aux publics et prendre en compte les inégalités physiques entre les individus, potentialités et limites. 47 Le sport peut être un outil éducatif intéressant si l’utilisation de celui-ci vient répondre à des objectifs réfléchis en fonction des besoins, des manques et des potentialités des personnes accompagnées. Les APS ne pourront se mettre en place qu’avec des personnes qualifiées qui pourront encadrer le public en toute sécurité. Un Travail sur l’estime de soi est également à envisager avant toute activité (sports, loisirs, bien être). Activités proposées par les étudiants : - Jeu de fléchettes Tennis de table Difficulté rencontrée : - Savoir solliciter et non proposer Points significatifs relevés : - Forte attente de convivialité, de dialogue APS utilisé comme support de communication 13. Pension de famille Blanche de Castille / Mont Saint Aignan Isabelle DEHAIE Assistante sociale Céline Animatrice sportive Comité Sport pour tous 76 (Brevet d’Etat) Nombre de places : 25 Typologie public accueilli : + de 45 ans, personnes isolées Nombre de salariés : 3 Nombre de participants APS : 5 personnes en moyenne Professionnel de santé : Non La résidence Blanche de Castille met en place depuis 2013 un atelier gymnastique avec l’une des animatrices du Comité Sport pour Tous 76. Cet atelier a lieu une fois par mois en matinée. L’établissement accueille une pension de famille et une résidence sociale. Ce dernier public est moins présent sur les activités collectives proposées par l’établissement. Ce sont uniquement les résidents de la pension de famille qui participent à l’atelier. 48 Présentation d’une séance Gym 49 Le public est essentiellement masculin (Dominique 52 ans, Alain 60 ans, Ahmar 52 ans, Jonathan 37 ans et Marc 57 ans). Normalement Nicole, 65 ans, assiste également au cours mais cette dernière, préférant la marche, a renoncé à sa participation à l’atelier gymnastique. C’est une des difficultés rencontrées par l’animatrice. Il est difficile de satisfaire l’ensemble des participants sur un seul créneau horaire mensuel. Il est donc convenu pour la prochaine séance de faire 30 min de gymnastique et 30 min de marche. Les participants de la Résidence Blanche de castille sont parmi les plus assidus par rapport aux autres interventions dans les pensions de famille. La prise en charge d’une activité gymnique demande une grande capacité d’adaptation. Il faut évaluer les aptitudes et l’état de santé de chaque participant. L’animatrice a 25 ans d’expérience d’APS et un diplôme jeunesse et sport 12. Cela est essentiel pour appréhender ce type de public, longtemps éloigné de la pratique sportive. Il faut pouvoir proposer un travail musculaire en corrélation avec les particularités physiques des participants. Il y a aussi une dimension humaine à prendre en compte. Il s’agit avant tout d’un moment de convivialité et de détente. Il faut donc savoir prendre son temps, s’adapter au rythme de chacun, parler du quotidien et des maux corporels, être à l’écoute. Tous les animateurs sportifs n’ont certainement pas cette fibre particulière due à l’expérience mais aussi au caractère. Pour les plus jeunes, des formations spécifiques seraient sans doute adaptées. Certains résidents viennent à l’atelier mais restent en observation. Ils promettent d’essayer à la prochaine séance mais reviendront certainement pour un dernier repérage. Pour certains, Il faut du temps avant de participer à l’animation. Les participants sont satisfaits de cette activité et souhaiteraient une fréquence plus régulière (au moins 2 fois par mois). Ils regrettent également que l’activité natation soit aussi loin (PetitCouronne). Ils auraient aimé participer à la journée de Bédanne mais faute de moyen de transports cela serait difficilement envisageable pour eux. Activités proposées par la résidence Blanche de Castille : 12 Brevet Professionnel Activité Gymniques de la Forme et de la Force - Atelier Gym Piscine Pêche (en suspens) Marches Pétanque Difficulté rencontrée : - Manque de moyen de transport (Blocage de plusieurs activités) Points significatifs relevés : - Assiduité des résidents sur l’atelier gym Activités intégrée Recherche piscine pour remettre en place un créneau Forte demande des résidents Prise en charge des licences Pétanque par le Comité Départemental pour les résidents les plus réguliers sur l’activité Méconnaissance des dispositifs d’aide au sport notamment handipass’Sport 14. Résidence Henri DURAND / Fondation Armée du Salut / Louviers M. Onesphore MUHIRE Directeur Nombre de places : 90 (CHRS) Typologie public accueilli : familles monoparentales, Personnes seules, Nombre de salariés : 5 Professionnel de santé : infirmiers/infirmières Différents services composent ce centre dont une pension de famille, un CHRS collectif et un CHRS Diffus. Il n’y a pas réellement d’APS proposées régulièrement aux résidents du centre. Ponctuellement, des évènements sont tout de même organisés : tournois de football, de pétanque, des sorties en piscine (prise en charge d’une partie de l’entrée par le CHRS et accompagnement). Toutes ces activités sont prises en charge par le personnel permanent de l’établissement et selon leur disponibilité. Il n’y a pas de compétence en interne au niveau de l’animation des APS. Il n’y a pas non plus de local spécifique pour les APS. Pourtant, une table de tennis de table est régulièrement mise en place le midi et le week end dans la salle polyvalente. Nombreux résidents viennent l’utiliser. 50 Une journée par an est organisée par la Fondation de l’Armée du Salut (23 septembre 2015 à Maromme). Pendant cette manifestation, des initiations sont proposées aux résidents. Il n’existe qu’une résidence de l’Armée du Salut dans l’Eure. Activités proposées par la résidence Henri DURAND : - Tournois ponctuels de football et pétanque Sorties collectives en piscine (sans transport) Difficultés rencontrées : - Absence de local Manque de moyens financiers Manque de ressources humaines Manque de matériel Points significatifs relevés : - Forte demande d’une activité football Organisation de marches sportives souhaitées Présence d’une table de tennis de table 51 Freins / Leviers Au regard des résultats des questionnaires et des entretiens réalisés, plusieurs freins et leviers concernant la mise en place et l’animation des APS ont été repérés tant au niveau des établissements qu’au niveau des résidents. 1. Au niveau des établissements AHI a) Freins à la mise en place d’APS pour les structures AHI 52 - Une culture et une pratique professionnelle des équipes socio-éducatives qui n’intègrent pas « l’outil APS » comme levier d’inclusion sociale. Même si les personnels socio-éducatifs sont convaincus de l’intérêt que peut représenter la pratique d’APS, leurs connaissances et compétences ne leur permettent pas « naturellement » d’utiliser les APS comme outils de remédiation. La pratique d’APS n’est donc pas intégrée au projet d’établissement ou de service. Dès lors, les APS sont vues comme des activités supplémentaires qui s’ajoutent à un programme déjà lourd et complexe. Il est donc beaucoup plus difficile de les intégrer au processus d’accompagnement global des résidents. De plus, le choix d’une activité adaptée est complexe au regard des difficultés rencontrées par le public accueilli (état de santé, handicap, âge,…) - Mixité des publics Certains établissements accueillent différents types de public : des personnes ayant vécu des années dans la rue cohabitent avec des personnes en situation irrégulière, le public des FTM côtoie maintenant celui des résidences sociales,… Cela rend difficile l’intégration dans un même projet d’établissement ou de service, d’activités collectives. - Manque de moyens financiers pour l'intervention de professionnels Les établissements AHI, dans leur majorité, sont convaincus des bénéfices des APS sur la santé et sur l’inclusion sociale. L’obstacle principal pour leur intégration se situe au niveau financier. Par souci de responsabilité face à la pratique, l’encadrement d’un professionnel est privilégié mais représente un coût trop important pour l’établissement. - Manque d’équipements ou de locaux spécifiques La mise en place d’activités physiques se conçoit souvent par l’utilisation d’un équipement spécifique en tous cas d’un lieu indépendant. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la majorité des établissements AHI. Cela peut représenter un obstacle pour la pratique régulière d’activité type gymnastique, tennis de table, sports d’opposition, … La possibilité d’avoir un équipement mis à disposition par une collectivité étant rarement étudiée, cela reste un frein à la mise en place d’APS. b) Leviers pour la mise en place d’APS - Motivations personnelles de l’encadrement socio-éducatif En dehors du cadre de l’expérimentation seinomarine, des activités sont mises en place par les équipes d’encadrement des structures AHI. Beaucoup de ces animations prennent la forme de sorties à la piscine, de randonnées ou encore de tournois collectifs. La présence de ce type d’activités démontre déjà les motivations de l’établissement et de l’encadrement à proposer des loisirs sportifs. C’est une base essentielle pour envisager la mise en place d’APS régulières et encadrées. - Investissement et intégration des APS dans le projet d’établissement ou de service La mise en place d’APS au sein d’une structure s’inscrit obligatoirement dans la durée et demande la mobilisation de l’encadrement (diffusion de l’information, participation aux séances, évaluation,…). Il est alors pertinent de formaliser cet investissement avec l’intégration des APS dans le projet d’établissement et/ou de service. Dans le cadre d’une intervention extérieure, on pourra considérer l’activité comme une simple prestation de service ponctuelle. Or, pour la réussite du projet, il faut la relier dès le départ au projet, pour une meilleure appropriation. - Intégration d’une approche globale Sport / Santé / Bien être Pour intégrer les APS au projet d’un établissement, il peut être pertinent d’adopter une approche plus globale liée à la santé et au bien-être. Deux expériences de structures AHI ont été menées, dans l’Eure13 et en Seine-Maritime 14, en intégrant cette dimension. Cela a donné de très bons résultats (participation des résidents et demandes en augmentation constante). L’activité alterne chaque mois des ateliers santé (nutrition, addiction, maladies chroniques, bilan dentaire) et des ateliers APS (gym, tennis de table, piscine, randonnée). En effet, il peut être judicieux de capter l’attention du public sur des thématiques familières pour ensuite l’amener à des ateliers plus « physiques ». Ces actions s’inscrivent dans les objectifs du plan SSBE et ont pu bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de l’ARS. - Véhicules à disposition (Activités extérieures) Beaucoup de pensions de famille ont pu participer aux activités proposées dans le cadre de l’expérimentation DDCS / CDOS 76 grâce à leur(s) véhicule(s). En effet, cela est primordial d’autant plus quand les lieux d’activités sont éloignés du siège de l’établissement. Entre les pensions de famille, des mutualisations ont été possibles mais ce n’est pas toujours le cas pour toutes les activités et entre tous les établissements. 13 Pension de famille YSOS / Bernay 14 CHRS et pension de famille du Domaine des tilleuls (Emergence-s) / Gremonville 53 - Outils de communication (Affiches, flyers, journal d’établissement) mis en place Il est extrêmement difficile, pour les travailleurs sociaux, de mobiliser du public sur les nouvelles activités proposées (notamment quand celles-ci se trouvent très éloignées de l’univers quotidien).Il faut un rappel systématique du lieu, de la date et de l’horaire de l’activité les jours précédents. Il est efficace d’utiliser les moyens de communication de l’établissement à savoir le panneau de l’accueil, le journal de l’établissement ou de l’organisme porteur, le site internet,… Tous les moyens de communication doivent être mobilisés. 54 2. Au niveau des résidents Au niveau des résidents, les freins et les leviers généraux par rapport à la pratique des APS : a) - Freins à la participation aux APS Auto discrimination Avec un parcours de vie parfois très difficile, une image de son corps très dégradée, la peur du regard des autres, on peut s’interdire psychologiquement la pratique d’APS collective. On s’exclut délibérément du groupe. On peut également ressentir une certaine culpabilité à participer à des activités de loisirs quand on est sans emploi, sans logement régulier. - Etat de santé La prise en compte de l’état santé des résidents est évidemment incontournable. Certains ont une capacité de mobilité extrêmement réduite. Les activités proposées leur semblent hors de portée et parfois le sont réellement. - Difficulté de planification / Organisation du quotidien Principalement dans le cas des CHRS et des résidences sociales, le logement est temporaire et doit servir de tremplin pour une réinsertion sociale et professionnelle relativement rapide. Le temps est donc largement consacré à des démarches administratives lourdes. Il n’est donc pas aisé de dégager un moment dédié aux loisirs. - Notion de prévention floue Quand on parle d’APS comme moyens de prévention au niveau de la santé, le discours n’est pas toujours audible. En effet, les maladies se soignent quand elles se déclarent. Les problèmes du quotidien sont déjà tellement présents qu’anticiper le futur peut paraitre abstrait. - Assiduité difficile Il ne suffit pas « d’accrocher » un résident lors d’une séance (même s’il se déclare satisfait) pour s’assurer de sa présence lors de la prochaine. Cela peut être dû à contretemps du quotidien mais souvent cela s’explique par un défaut de planification. La fréquence des activités peut également parfois être la cause. En effet, quand les activités n’ont lieu qu’une fois par mois, la projection n’est pas facilitée. - Manque d’équipement (Chaussures, survêtement,…) Les résidents peuvent légitimement penser qu’un équipement puisse être nécessaire à la pratique de certaines activités. L’absence de tenue « sportive » peut les freiner. Une tenue adaptée est conseillée pour certaines activités (gym) mais ce n’est en aucun cas un prérequis permettant de participer à l’APS. - Problème de mobilité liée aux transports Les résidents des structures AHI sont rarement autonomes au niveau des transports. Si une prise en charge n’est pas organisée directement par l’établissement, cela exclut de fait certaines personnes. b) Leviers pour la participation aux APS - Présence du personnel régulier d’encadrement Le rôle des travailleurs sociaux est déterminant dans la sensibilisation, l’information et la mobilisation des résidents. Il y a un travail de « dédiabolisation des APS » à effectuer. 55 Sans ce préalable, aucune APS ne peut et ne pourra être mise en place. Ils doivent être présents pendant l’activité pour faire le lien avec le quotidien. Les travailleurs sociaux sont parties prenantes de la mise en place de nouvelles activités (même dans le cadre d’intervention extérieure). - Rappel systématique de l’activité Pour une fréquentation optimisée des activités, un rappel systématique doit être fait auprès des résidents. Cela peut se faire par un affichage dans le hall d’accueil, par l’insertion d’un article dans le journal de l’établissement mais surtout par le « porte à porte ». 56 - Educateurs sportifs / Educatrices sportives Les activités régulières sont souvent le fait d’intervenants extérieurs, sauf exception des travailleurs sociaux ayant une fibre sportive particulière et qui organisent eux-mêmes les activités. La formation des éducateurs sportifs n’inclut pas de modules spécifiques sur l’encadrement de ce public éloigné de la pratique sportive traditionnelle. Or, le contact avec les intervenants est essentiel. La fréquentation des APS sera conditionnée à la présence d’un éducateur / d’une éducatrice à l’écoute de chacun, s’adaptant à ses problématiques personnelles et surtout qui saura instaurer un moment de convivialité, plus que « d’entrainement ». - Activités en extérieur privilégiées Quand on interroge les résidents sur leur besoin en matière de pratique physique ou que l’on demande aux travailleurs sociaux les préférences sur certaine animation, la pratique en extérieure est à privilégier (quand il y a un accompagnement organisé). - Intimité du lieu Le regard des autres peut être particulièrement lourd pour des personnes complexées par leur état physique. Le choix d’un endroit calme, à l’abri de trop nombreux passages peut inciter certaines personnes à participer. A contrario, les activités se déroulant dans la salle commune ou polyvalente peuvent exclure les résidents indécis. - Fréquence hebdomadaire des activités A travers les entretiens réalisés, nous avons pu mesurer la mobilisation nécessaire aux travailleurs sociaux pour ancrer les nouvelles activités dans le quotidien des résidents. Une fréquence plus élevée des APS serait adaptée, tout d’abord sur le plan physique, pour mesurer les résultats mais aussi pour instaurer un réflexe de participation. Préconisations Au terme de cet état des lieux, plusieurs préconisations peuvent être formulées : 1. Formalisation des attentes et des priorités régionales liées au développement des APS au sein des AHI L’activité physique et sportive est considérée comme facteur d’inclusion sociale. En effet, la pratique sportive collective est porteuse de lien social puisqu’elle implique un rapport aux autres. Les résidents des structures AHI sont majoritairement des personnes isolées. Toute activité de groupe proposée par l’équipe socioéducative les incite à se socialiser et/ou à sortir temporairement de l’établissement. C’est le constat simple que l’on peut faire des activités physiques qui sont généralement proposées en AHI. Pour aller plus loin sur le besoin en développement des APS au sein des AHI, il faudrait mieux formaliser les attentes et les priorités régionales. Les APS en AHI, une passerelle vers le mouvement sportif Au terme de cet état des lieux, il est difficile de mesurer l’impact des APS au sein des AHI en tant que facteur d’inclusion sociale. La valeur brute de participation est peu élevée par rapport aux potentialités. Elle s’explique par plusieurs facteurs : hébergement temporaire et turn over régulier (mobilisation permanente), structures de petite taille, une fréquence des APS faible, un état physique très diminué, une absence de conviction de certains résidents sur le sport en général et des obligations quotidiennes lourdes. Pour autant, cela est significatif et bénéfique pour les personnes assidues. Cela a été rappelé lors de tous les entretiens et par les résidents. L’expérimentation menée auprès des pensions de famille et des CHRS de Seine-Maritime a eu le mérite de sensibiliser, d’informer et de proposer des activités à de nombreux établissements. Nous avons ainsi pu repérer les freins et les leviers pour les participations des résidents aux APS. Pour mesurer au mieux les bénéfices des APS sur le public des AHI, il faudrait mettre en place une expérimentation plus ciblée, sur un ou deux établissements maximum, en instaurant une activité hebdomadaire avec l’intervention d’un éducateur sportif. Sur une année d’intervention, on pourrait mesurer les bénéfices des APS sur les résidents. Cela impliquerait la mise en place d’un suivi hebdomadaire et individualisé (activités pratiquées, bilan de séance, évaluation de l’état de santé, évaluation du comportement en groupe…). Selon les activités qui seraient proposées, une passerelle vers les clubs sportifs locaux pourrait ensuite être envisagée. 57 Les APS en AHI, au service de la santé et du bien être Comme nous l’avons décrit, des expérimentations ont été conduites et donnent des résultats très positifs. Elles allient des ateliers sur l’alimentation, sur la prévention santé et utilisent les APS. Le rôle de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) est essentiel puisqu’elle accompagne ce type de projet notamment au niveau financier. II est primordial de fixer ces actions dans la durée (au moins une année) avec des fréquences soutenues et des thématiques globales (Mieux manger, mieux bouger / Diabète et sport, …). Une fois les priorités définies, un plan d’action avec un cahier des charges précis pourra être élaboré et proposé aux structures AHI. Des conventions pourront également être signées avec les établissements partenaires. 2. Pérennisation et développement de l’action DDCS 76 La mise en place de priorités d’action pour le développement des APS au sein des établissements AHI permettra de redéfinir l’expérimentation coordonnée par la DDCS et le CDOS 76. Une passerelle a été construite entre le secteur de l’hébergement social et le mouvement sportif. De nombreuses réunions d’information ont eu lieu et l’appétence sur les APS a été suscitée. Le personnel d’encadrement apprécie cette proposition d’activité et la prise en charge professionnalisée. Selon les objectifs définis, il faudra adapter la mise en œuvre des activités aux regards des publics, des établissements. 3. Implication des acteurs du territoire de l’Eure dans une politique régionale de développement des APS auprès des structures AHI La moitié des structures AHI interrogées dans l’Eure ont déjà proposé une activité en lien avec l’activité physique et sont parfois en attente de projets plus conséquents. Dans la majorité des cas, les activités proposées sont des sorties en pleine nature. Il n’y a que rarement des activités sportives encadrées (liées à des disciplines spécifiques). L’objectif n’est pas de dupliquer les actions développées en Seine-Maritime mais de s’inspirer de la démarche. 58 Plusieurs acteurs du champ sportif pourraient être mobilisés afin d’accompagner les structures AHI dans le développement des APS : • Le Comité Départemental Olympique et Sportif de l’Eure (CDOS 27) n’a pas pour le moment, travailler sur cet axe. Il développe des actions entre autres sur les thématiques du « sport handicap » et sur le « sport santé en milieu scolaire ». Son réseau de clubs sportifs pourrait lui permettre d’optimiser les contacts entre les structures AHI et les Educateurs Sportifs. La démarche « Sport Santé en milieu scolaire » pourrait être une base de réflexion afin de développer une démarche « Sport Santé » auprès des structures AHI. - Le Comité Sports pour Tous 27 compte 48 intervenants et 2 animatrices dont plusieurs sur Vernon et Pont-Audemer (un intervenant piscine sur Bernay). Les interventions concernent principalement les Activités gymniques d'entretien et d'expression. Il est intéressant de noter que le Comité intervient également au niveau de la « Diététique Sport Santé », de la prévention des chutes (notamment en maison de retraite) et sur la gymnastique à destination des personnes atteintes de diabète (5 intervenants formés). - Le Comité Départemental Sport Adapté a développé une expertise quant à l’adaptation de la pratique sportive à la pathologie des pratiquants. Les résidents des structures AHI souffrant de nombreuses maladies chroniques et pathologies psychiques, ce niveau d’expertise pourrait permettre aux structures AHI de définir le type d’APS à développer en fonction de la typologie de leurs résidents. - L’association Profession Sport Loisirs 27 faciliterait l’intervention des Educateurs Sportifs dans les structures AHI par le biais de son service de « mise à disposition ». - La DDCS 27 accompagnerait les structures AHI, et l’ensemble des acteurs du mouvement sportif dans la mobilisation de fonds issus du CNDS et de l’ARS. D’autres acteurs pourraient bien évidemment prendre part au développement des projets APS dans les structures AHI. Nous ne citons ici que les têtes de réseau. 4. Accompagnement des professionnels dans le développement des APS en tant qu’outil d’inclusion sociale et de santé Le public des structures AHI revêt plusieurs caractéristiques (état de santé dégradé, troubles psychiques, peurs,…) qu’il faut savoir appréhender. La présence de l’encadrement social est d’ailleurs essentielle pour le rassurer. Cependant, ces mêmes professionnels n’ont pas toujours une connaissance étendue liée à l’impact d’une activité physique et sportive sur la santé. Faut-il proposer une activité liée aux envies des résidents, proposer un projet en fonction des moyens humains et financiers disponibles ou développer une activité sportive adaptée aux besoins et capacités d’une majorité de résidents ? 59 Parallèlement pour l’animateur sportif, il va falloir s’adapter, évaluer les besoins et les limites de chaque participant puis définir et ajuster le contenu des séances pour assurer leur sécurité. Malgré leurs compétences techniques, peu d’éducateurs sportifs ont été amenés à travailler avec des publics fragilisés voire en détresse. Ils peuvent donc facilement être déstabilisés face à ce type de public qui ne réagira pas comme ceux qu’ils côtoient habituellement. Un accompagnement tant des équipes éducatives que des animateurs sportifs est à envisager. Plusieurs axes peuvent être développés : - Réalisation de diagnostics permettant de définir les besoins en termes d’APS sur chaque structure AHI et proposition d’activités spécifiques adaptées aux publics - Formation modulaire à destination des animateurs - éducateurs sportifs : - Module 1 : Mieux connaître les publics précarisés (2 jours) - - Module 2 : Analyse de pratiques (1 journée) - - Présentation des structures AHI Typologie des résidents : difficultés sociales rencontrées, maladiepathologies… Communiquer avec les résidents AHI : caractéristiques, approches à développer, … Comment adapter son animation sportive au contexte (résidents, lieu, temps) Retour sur expériences Accompagnement des responsables des structures AHI quant à l’intégration dans leur projet d’établissement des APS comme outils d’inclusion sociale. - Résultats escomptés dans la pratique des APS Fréquence minimale des APS Modalités d’organisation et de financement 60 5. Conception d’outils de sensibilisation adaptés et de communication Le ministère a mis en place un certain nombre d’outil de sensibilisation. Ils sont utilisés lors des réunions d’information mais ne semblent pas toujours adaptés. 61 Par exemple ; une vidéo a été réalisée par le ministère en charge des sports pour illustrer les APS en tant que facteur d’inclusion sociale en mettant en scène un public jeune en situation de précarité. Cet outil est pertinent quand il s’adresse à cette même catégorie de personnes ou à des établissements type CHRS Jeunes. Pour d’autres, au contraire, la vidéo peut donner de fausses représentations et réserver les APS à des individus certes en situation de précarité mais avec des capacités physiques non altérées. Cela peut être décourageant et rendre le travail de l’équipe socioéducative encore plus fastidieux pour inciter les résidents à venir pratiquer. Il serait donc intéressant de mettre en place des outils de communication adaptés à d’autres publics, par exemple aux pensions de famille. Au regard de l’expérimentation menée en SeineMaritime, un film pourrait être tourné sur les activités fréquentées par les résidents des pensions. Lors des réunions d’information et de sensibilisation, cela pourra être une illustration plus crédible. Ce serait intéressant d’entendre les participants, les animateurs et les travailleurs sociaux du territoire sur la vidéo. De manière plus générale, il serait intéressant de réfléchir, une fois les priorités régionales ou départementales fixées, à une campagne de communication avec un logo, des plaquettes d’information, une mise en valeur des expériences territoriales, etc. Ces outils de communication pourraient ensuite être transférés au sein des structures AHI et adaptées aux activités qui sont ou seront proposées. 62 Annexes 63 Liste des structures AHI .................................................................................................................65 Questionnaire ...................................................................................................................................69 Liste des structures contactées ...................................................................................................75 Synthèse Eure ...................................................................................................................................76 Synthèse Seine-Maritime...............................................................................................................80 64 Annexe 1 : Liste des structures AHI Pensions de famille en Haute-Normandie (28) Organisme Porteur Nom de l'établissement Adresse Email Contact Questionnaire Eure (9) YSOS YSOS YSOS HABITAT ET HUMANISME LA RONCE CCAS DE LOUVIERS L'ABRI ARMEE DU SALUT L'ABRI Seine-Maritime (19) COALLIA CAPS* EMERGENCE-S* EMERGENCE-S* CCAS DE ROUEN* ARMEE DU SALUT* ARMEE DU SALUT* CCAS DE MONT SAINT-AIGNAN* HABITAT ET HUMANISME ONM ONM AHAPS AHAPS EMERGENCE-S* HABITAT ET HUMANISME VIVRE ENSEMBLE / ADAPT COTE COURS COTE COURS UNAFAM / COTE COURS Résidence Pays d'Avre et d'Iton Résidence Risle Charentonne Résidence La Cerisia Tour Rouergue Villa Calderon DUCY Résidence Henri Durand BUZOT Rue Robert Schuman 27130 VERNEUIL/AVRE 13 Rue du NEUBOURG 27300 BERNAY Le Clos de l'Orme 27140 GISORS Avenue de Rouen 27200 VERNON Rue Anatole France 27000 EVREUX 12 Rue Saint-Germain 27400 LOUVIERS 12 Rue Henry Ducy 27000 EVREUX Avenue Winston Churchill 27400 LOUVIERS 25 Rue Buzot 27000 EVREUX [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Résidence Montmorency Résidence Bretagne Résidence du Robec Résidence Le Chapeau Rouge Résidence Hameau des Brouettes Résidence les bords de Seine Résidence Océanite Résidence Blanche de Castille Résidence Rose Anaïs Résidence du Val d'Yeres Résidence Bontemps Résidence Cobase Résidence Edouard Vaillant Résidence Les Tilleuls Résidence Saint Léon Résidence La Source du Mesnil Résidence Les Hirondelles Résidence Ferdinand Buisson Résidence Michel Gautier 32 rue de la République 76120 Grand-Quevilly 136 Rue Pierre Corneille 76300 SOTTEVILLE LES ROUEN Rue Eau de Robec 76000 ROUEN 129 Rue Lafayette 76000 ROUEN 19 Rue Hameau des Brouettes 76100 ROUEN CEDEX 29 Rue Anatole France 76000 ROUEN 25 Rue Anatole France 76000 ROUEN 3 Rue Blanche de Castille 76130 MONT SAINT-AIGNAN 1 Rue de la Barricade 76400 FECAMP Route de Touffreville 76910 CRIEL SUR MER Rue Jacob Bontemps 76200 DIEPPE Rue Adrien Pasquet 76210 BOLBEC 19 Rue Charles Delescluzes Caucriauville 76610 LE HAVRE Hameau du Gal Domaine des Tilleuls 76970 414 Rue Aristide Briand 76600 LE HAVRE 7 Rue Marcel Delaunay Domaine de la Valette 76240 LE Rue du maréchal Joffre 76600 LE HAVRE 2 Rue du Maréchal Joffre 76600 LE HAVRE Rue Michel Gautier 76050 LE HAVRE [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Les établissements surlignés sont ceux ayant renseigné le questionnaire. Ceux apparaissant en gras ont intégré l’expérimentation menée par la DDCS et le CDOS 76 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (28) Organisme porteur Nom de l'établissement Adresse Email Contact Questionnaire Eure (7) ALFA L'Abri L'Abri YSOS ADAEA Fondation Armée du Salut UDAF de l'Eure Seine-Maritime (21) Association Accueil Solidarité de l'Agglomération d'Elbeuf (ASAE) Association Accueil Solidarité de l'Agglomération d'Elbeuf (ASAE) Association Femmes et Familles en Difficultés (AFFD) Association Femmes et Familles en Difficultés (AFFD) Association Femmes et Familles en Difficultés (AFFD) Association AHAPS (ex COBASE) Fondation Armée du Salut Fondation Armée du Salut* Fondation Armée du Salut ONM ONM ONM CHRS du Comité d'Action et de Promotion Sociale (CAPS) Carrefour des Solidarités Carrefour des Solidarités Emergence-s Emergence-s Emergence-s Emergence-s Emergence-s Emergence-s* CHRS ALFA 17 G rue de Bizy BP 112 27201 Cedex CHRS Diffus Boulevard de la Buffardière 27000 EVREUX CHRS Jeunes collectif L'Abri Boulevard de la Buffardière 27000 EVREUX Relais de l'Iton/ Risle Charento 24 Rue des Tombettes 27000 EVREUX La Pause 2 Rue Arsène Meunier B.P. 464 27004 EVREUX CEDEX CHRS Henri Durand 51 Avenue Winston Churc CHRS UDAF de l'Eure 32 Rue Jacquard B.P.686 27000 EVREUX ASAE Hommes ASAE Femmes CARFED SAUF FAMU VIEUX MARCHE LE PHARE MAZELINE VAUBAN CAUCD, SAAS LA PASSERELLE CAPS ACCUEIL COUPLES EPHETA LES SOURCES URAS ABBE BAZIRE CEDRES FEMMES CEDRES HOMMES LES TILLEULS 78 Rue des Martyrs 76500 ELBEUF 78 Rue des Martyrs 76500 ELBEUF 15 Rue de la Vallée 76600 LE HAVRE 25 Rue du Général Rouelle 76600 LE HAVRE 89 bis rue de Pressensé 4 Rue Louise Michel 76210 BOLBEC 26 Rue de Crosne 76000 ROUEN 191 Rue de la Vallée 76600 LE HAVRE 22 rue françois MAZELINE 76600 LE HAVRE 43 avenue VAUBAN 76200 Dieppe Avenue de Buchholz 76380 CANTELEU Rue Albert LAMOTTE 76370 Neuville-Les-Dieppe 167 Bis Avenue des Alliés 76143 PETIT QUEVILLY 15 Rue Saint-Denis 76000 ROUEN Bd du 14 juillet 76300 Sotteville-Les-Rouen 88 Rue du Champs des Oiseaux 76000 ROUEN 20 rue Joyeuse 76000 Rouen 41 boulevard de Verdun 76000 Rouen 1 Rue du moineau 76000 Rouen 88 Rue du Champ Des Oiseaux 76000 Rouen 1192 rue des Tilleuls 76970 Grémonville 02 32 71 21 45 [email protected] 02 32 62 84 85 02 32 62 35 38 02 32 33 52 76 02 32 50 90 60 02 32 29 67 00 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] 02 35 37 35 97 [email protected] [email protected] 02 35 24 82 48 [email protected] 02 35 13 01 73 [email protected] 02 35 25 26 08 [email protected] 02 35 31 15 52 [email protected] 02 35 70 38 00 [email protected] 02.35.24.22.11 [email protected] 02 35 53 91 07 [email protected] 02 35 84 41 63 [email protected] 02.35.36.21.13 [email protected] 02 35 84 65 62 [email protected] 02 35 63 19 27 [email protected] 02 32 10 78 78 [email protected] 02 35 62 34 25 [email protected] 02 35 52 77 50 [email protected] [email protected] 02 35 70 07 79 [email protected] [email protected] [email protected] 06.83.82.87.49 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] / [email protected] 66 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Foyers de Travailleurs Migrants (14) Organisme porteur Nom de l'établissement Adresse Email Contact Questionnaire Eure (4) ADOMA ADOMA ADOMA ADOMA ECLUSES SAINT-MARCEL LES ARCHIVES LES CEDRES Rue de l'Industrie 27950 SAINT-MARCEL 21 Rue de la Grosse Borne 27200 VERNON 4B Rue de Verdun 27600 GAILLON Rue de la marnière Riga 27000 EVREUX [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Seine-Maritime (10) ADOMA* ADOMA ADOMA ADOMA* ADOMA* ADOMA ADOMA ADOMA COALLIA* COALLIA COALLIA RESIDENCE RASPAIL 9 Rue Raspail 76320 CAUDEBEC-LES-ELBEUF GRAVILLE 74 Boulevard de Graville 76600 LE HAVRE ROUELLES 45 Rue de la Bouteillerie 76600 LE HAVRE Claude MONET 22 Rue Sadi Carnot 76140 LE PETIT QUEVILLY MOISE 14 Rue de Moïse 76000 ROUEN Stanislas Girardin Livraison prévue en 2015 à Rouen RESIDENCE EL HALDJI OMAR (destr 71 Rue du Renard 76000 ROUEN FOYER DU CHÂTEAU BLANC Périphérique Jean Mace 76800 SAINT ETIENNE DU ROUVRAY OISSEL 4 Rue Octave Fauquet 76350 OISSEL FOYER GUSTAVE BRINDEAU 92 Rue Gustave Brindeau 76600 LE HAVRE BLEVILLE 21 Rue Maurice Genevoix 76600LE HAVRE [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Les résidences sociales (14) Organisme Porteur Nom de l'établissement Adresse Email Contact Questionnaire Eure (5) ADOMA Association Jeunesse & Vie CCAS VAL DE REUIL Association jeunesse & Vie Association Jeunesse & Vie Résidence La Vallée de Iton Foyer Paul Bajet Résidence Espages Intergénération Foyer l'Etape Résidence Le Prieure Rue de la Marnière Riga 27000 EVREUX Rue des Ecuries des Gardes 27200 VERNON Allée des Sages 27100 VAL DE REUIL Avenue Henri Dunant 27400 LOUVIERS Résidence de l'Abbaye sans Toile 27340 PONT DE L'ARCHE 02 32 54 49 03 02 32 51 56 42 02 32 59 58 00 02 32 40 17 96 02 32 40 39 07 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Seine-Maritime (17) ADOMA* ADOMA ADOMA ADOMA ADOMA* ANLAJT CCAS DE MONT SAINT-AIGNAN COALLIA COALLIA* COALLIA* COALLIA EMMAUS EMMAUS EMMAUS EMERGENCE-S HABITAT ET HUMANISME ROUEN UCJG Résidence Le Grand Cèdre Résidence Léo Delibes Résidence Le Marin Résidence Rouen Riboudet Résidence Alphonse Daudet Foyers Jeunes Travailleurs Rouen Résidence Blanche de Castille Résidence Henri Dunant Résidence La Lézarde Résidence Montmorency Résidence Les Sarcelles Communauté Emmaus Elbeuf Communauté Emmaus Le Havre Communauté Emmaus Rouen Résidence du Robec Résidence du Champ de Lin Résidence Normandie Rue Joseph Hue 76250 DEVILLE LES ROUEN Rue Léo Delibes 76610 LE HAVRE Boulevard Amiral Mouchez 76600 LE HAVRE Avenue du Mont Riboudet 76000 ROUEN Rue Alphonse Daudet 76800 SAINT ETIENNE DU ROUVRAY Rue d'Elbeuf 76100 ROUEN Rue Blanche de Castille 76130 MONT SAINT-AIGNAN Rue Henri Dunant 76330 NOTRE DAME DE GRAVENCHON Rue des Limités 76700 GONFREVILLE L'ORCHER Rue de la République 76120 LE GRAND QUEVILLY Rue François Voltaire 76120 LE GRAND QUEVILLY Rue du Lieroult 76320 SAINT PIERRE LES ELBEUF Hameau du Tronquay 76930 CAUVILLE SUR MER Rue de l'Abbé Pierre 76960 NOTRE DAME DE BONDEVILLE Rue Eau de Robec 76000 ROUEN Avenue Champlain 76100 ROUEN Avenue Vladimir Komarov 76610 LE HAVRE 02 35 74 35 08 02 35 51 01 42 02 35 53 17 90 02 35 89 38 30 02 32 81 59 75 02 35 72 05 12 02 32 82 01 37 02 35 38 72 67 02 35 46 37 69 02 35 67 23 43 02 35 69 41 90 02 35 77 00 57 02 35 20 20 45 02 35 74 36 83 02 35 52 77 06 07 60 82 46 73 02 35 54 97 89 [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] isabelle.dehaie@ville-mont-saint-aignan [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] Annexe 2 : Questionnaire 70 71 72 73 74 Annexe 3 : Liste des entretiens • Comité Départemental Olympique et Sportif (Seine-Maritime) • Association Ensemble pour l’insertion et l’emploi (Rouen) • CHRS Le Phare (Le Havre) • CHRS ASAE (Elbeuf) • Pension de famille Edouard VAILLANT (Le Havre) • Association l’Abri (Evreux) • CHRS Collectif Jeunes (Evreux) • CHRS ONM Centre Maternel (Canteleu) • Pensions de famille Le Chapeau rouge / Le Robec (Rouen) • Domaine des Tilleuls (Gremonville) • Foyer l’Etape (Louviers) • Pension de famille Risle Charentonne Ysos (Bernay) • CCAS Blanche de Castille (Mont Saint Aignan) • Comité Départemental Sport pour tous (Seine-Maritime) • CHRS Henri DURAND (Louviers) • Comité Départemental Sport pour tous (Eure) • Comité Départemental Olympique et Sportif (Eure) 75 Annexe 4 : Synthèse Eure Structures AHI recensées dans l’Eure Nombre de structures AHI recensées pour l’état des lieux : 25 (88 % de réponses) Nombre de pensions de famille : 9 Nombre de CHRS : 7 Nombre de Foyers de Travailleurs migrants : 4 Nombre de résidences sociales : 5 Seuls 3 établissements manquent à l’état des lieux Localisation, Typologie, Encadrement des établissements 45 % des structures ayant répondu ont leur siège sur Evreux ; Aucun établissement n’est situé en zone rurale ; 50 % des questionnaires provenant de l’Eure ont été renseigné par un membre de l’équipe socio-éducative ; Près de 60 % des établissements ont moins de 50 places. 77 % des structures AHI dans l’Eure ont moins de 6 salariés Equipement 91 % des établissements ne disposent pas d’équipement spécifique APS 76 Activités Physiques et Sportives Avez-vous déjà mis en place des activités liées à la pratique physique et sportive ? 77 Si oui sur quel type d’activité ? Encadrement 91 % des activités proposées sont prises en charge en interne (sans qualification APS) 18 % des activités ont lieu régulièrement (au moins une fois par mois) Si non pour quelles raisons ? Avez-vous intégré les APS dans votre projet pédagogique ? 78 Aucun établissement dans l’Eure n’a désigné de référent APS en interne. Partenariats et développement Collaboration avec des partenaires pour la mise en place d’APS Envisagez-vous de mettre prochainement en place des APS ? Si oui, à quelle échéance ? 79 Aucun besoin identifié pour le moment (des questionnaires sont en cours dans certains établissements° Vision des APS APS = levier inclusion sociale APS = Amélioration Santé Annexe 5 : Synthèse Seine-Maritime Structures AHI recensées en Seine-Maritime Nombre de structures AHI recensées pour l’état des lieux : 67 (67 % de réponses) Nombre de pensions de famille : 19 Nombre de CHRS : 21 Nombre de Foyers de Travailleurs migrants : 10 Nombre de résidences sociales : 17 Il manque 22 établissements à l’état des lieux Localisation, Typologie, Encadrement des établissements 36 % des structures ayant répondu ont leur siège à Rouen et 18 % sur le Havre ; 2 établissements sont situés en zone rurale ; 51 % des établissements ont moins de 50 places. 58 % des structures AHI en Seine-Maritime ont moins de 6 salariés 61 % des questionnaires provenant de Seine-Maritime ont été renseigné par un membre de l’équipe socio-éducative ; Equipement Sportif 24 % des établissements interrogés déclarent disposer d’un équipement pour la pratique des APS 80 Activités Physiques et Sportives Avez-vous déjà mis en place des activités liées à la pratique physique et sportive ? 81 Si oui sur quel type d’activité ? Encadrement 36 % des activités proposées sont prises en charge en interne (sans qualification APS) 36 % par un éducateur extérieur 48 % des activités sont régulières (au moins une fois par mois) Dans le cadre d'une intervention extérieure, l'activité encadrée est : Si non pour quelles raisons n’avez-vous pas mis en place des APS ? Avez-vous intégré les APS dans votre projet pédagogique ? 82 Seul 21 % des établissements seinomarins ont un référent APS au sein de leur établissement Partenariats et développement Collaboration avec des partenaires pour la mise en place d’APS Si oui, quels partenaires ? Envisagez-vous de mettre prochainement en place des APS ? 83 Si oui, à quelle échéance ? Besoins identifiés : gymnastique douce, équitation, musculation Vision des APS APS = levier inclusion sociale APS = Amélioration Santé