Bulletin agricole - Proximo Expertise
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Bulletin agricole - Proximo Expertise
PROXIMO AGRICOLE Juridique - Fiscal - Gestion cial en é p s o r Numé gricole e r t o V it é A Fiscal Proximo Agricole N° 1 Novembre 2010 Marrakech 7, Rue de la liberté, Gueliz Tél: 212 524 44 88 29 Fax: 212 524 44 83 74 Casablanca Angle Bd Abdelmoumen et Rue Ramallah, Palmier Tél: 212 522 25 86 49 Fax: 212 522 25 86 57 Rabat 5, Rue Al Guenzra Appt N°3 Agdal Tél: 212 537 68 64 68 Fax: 212 537 68 65 64 Tanger 7, avenue bir anzarane Imm séville Tél: 212 539 33 17 47 Fax: 212 539 33 17 52 SARL, Au capital de 1.500 000 Dirhams - Patente : 45105284 - I.F: 1680177 CNSS: 6621397 - RC Marrakech : 20585 Directeur de la publication : Mohamed Fouzi DIANRI Sommaire Editorial Les subventions afférentes aux projets d’agrégation Le nouveau statut des chambres d’agriculture La fiscalité Agricole Le Droit foncier au Maroc La Comptabilité des Plantations Agricoles La jurisprudence Actualités Dates à retenir Comité de Rédaction ANTRI Khalid CHAHID Oualid DINARI Mohamed Fouzi MALAJATI Ilham MALAJATI Wafâa SIGUEL Mohamed P2 Editorial Mohamed Fouzi DINARI Président PROXIMO Expertise Si le secteur agricole est vital pour le Maroc, sa situation actuelle interpelle ses différents acteurs à au moins deux niveaux : ¡ Au niveau politique, car pour atteindre les objectifs fixés par la nouvelle stratégie agricole baptisée « Plan Maroc Vert », il importe de décliner cette vision en politiques publiques effectives ; ¡ Au niveau des opérateurs économiques du secteur, notamment par l’adaptation du processus de production à l’évolution des technologies, des marchés, des conditions climatiques et des ressources financières et humaines. L’entreprise agricole, quelque soit sa taille, est aujourd’hui au centre de cette dynamique. Les compartiments de l’entreprise agricole sont nombreux et complexes. Ceci fait que l’organisation de la conduite des opérations agricoles, souvent affectées par les contraintes climatiques, financières et humaines, nécessite une politique managériale adaptée. Cette politique managériale doit permettre de mener de front les opérations de production et de commercialisation visant, à la fois une amélioration de la productivité, de la qualité et un accroissement de la rentabilité. Notre pratique professionnelle, liée à nos interventions dans les entreprises et les offices opérant dans le secteur agricole, nous a permis de relever ce qui suit : D’une part, une agriculture traditionnelle caractérisée par : ¡ Une Structure foncière non adaptée à l’optimisation des opérations agricoles et l’amélioration des rendements ; ¡ Une conduite technique pas toujours adaptée ; ¡ Un niveau de prix des intrants excessif par rapport au niveau du prix de vente de la production agricole ; ¡ Des Ressources financières insuffisantes ; ¡ Une qualification des ressources humaines pas toujours suffisante. Et d’autre part, une agriculture moderne connaissant : ¡ Un marché de plus en plus difficile : difficulté liée, en partie à l’arrivée de nouveaux producteurs concurrents à l’international, notamment par une évolution remarquable de la quantité et de la qualité de l’offre ; ¡ Une réglementation à l’internationale de plus en plus contraignante ; ¡ Un marché local désorganisé et une multiplication d’intermédiaires ; ¡ La non adéquation, entre les vecteurs suivants : La structure foncière, le potentiel de développement et l’organisation mise en place ; P3 Editorial ¡ Des ressources humaines peu qualifiées ; ¡ Un environnement administratif fastidieux et un arsenal juridique non toujours adapté ; ¡ Une agriculture qui fait appel, de plus en plus, à des technologies et des apports en intrants innovants pour s’adapter aux contraintes de la productivité, de la qualité, du marché et des conditions climatiques, ce qui en fait une structure fortement capitalistique et nécessitant une adaptation en permanence. Partant de cet état de lieux, nous avons jugé important de participer à cette dynamique en développant au sein du cabinet PROXIMO un modeste outil de réflexion et de communication portant sur les différentes sphères de la gestion de l’entreprise agricole et abordant des thèmes de gestion d’ordre financier, organisationnel, juridique, fiscal, comptable et ressources humaines. Cette réflexion sous forme d’articles, s’organisera dans le cadre d’un Bulletin qui s’intitulera : « PROXIMO AGRICOLE ». Le Bulletin « PROXIMO AGRICOLE », est un support publié périodiquement par le cabinet PROXIMO. C’est le fruit des efforts d’une équipe polyvalente et de professionnels. Il a pour objectif d’être attentif à l’évolution du secteur et de maintenir informés ses abonnés des outils de bonne gestion et de développement de leur secteur d’activité : « le secteur agricole ». Nous invitons donc nos aimables abonnés à découvrir ses rubriques et à nous faire part de leur opinion. Mohamed Fouzi DINARI Président Proximo P4 Les subventions afférentes aux projets d’agrégation Le plan vert a vu le jour, accompagné de nouveaux dispositifs juridiques, visant à donner au fonds de développement agricole, plus de moyens certes, mais aussi un meilleur encadrement organisationnel. En effet, le constat a été que les taux de subventions ont été revus à la hausse. Ces derniers sont octroyés dans des formes bien précises et suivant une procédure prédéfinie. Les formes que peuvent revêtir les subventions : Les formes que peuvent revêtir les subventions sont au nombre de trois, au sens de l’article premier du décret réglementant la procédure d’octroi des subventions : Une subvention pour les investissements consentis pour la mise en place et l’équipement d’unités de valorisation autour desquelles se construit le projet d’agrégation ; Une subvention unitaire d’encouragement à l’agrégation ; Une subvention pour les investissements consentis dans le projet d’agrégation et liés à l’acquisition du matériel agricole et à l’équipement en système d’irrigation localisée et de complément. Procédure d’approbation de l’agrégation : L’approbation des projets d’agrégation commence avant tout, par le dépôt auprès de la direction régionale de l’agriculture, d’une demande à ce sujet, accompagnée des données et des documents suivants : les qualifications de l’agrégateur ; la filière concernée ; la zone d’intervention ciblée par le projet ; la liste des agrégés potentiels avec leur identification ; les composantes et les bases techniques d’élaboration du projet ; les interventions de l’agrégateur auprès des agrégés ; le programme d’investissements prévu dans le cadre du projet; le business plan du projet portant sur une durée minimale de 10 ans. P5 Les subventions afférentes aux projets d’agrégation La Direction régionale d’agriculture, une fois en possession du dossier d’approbation se charge de vérifier qu’il ne manque d’aucune pièce. Elle transmet le projet d’approbation à l’agence de développement agricole. Etant la pièce maitresse dans la concrétisation du plan vert, cette dernière se charge alors d’examiner les dossiers soumis à sa validation. Suite à une approche sélective, les dossiers retenus sont transmis à un comité d’investissement, présidé par le ministre de l’agriculture afin de valider les choix de l’agence de développement agricole. Une fois que le projet est validé, l’agrégateur en est informé et il est amené, à établir une convention avec l’agence de développement agricole, dans laquelle il s’engage à respecter les clauses d’un cahier de charges qui fixera notamment : ♦Les investissements à réaliser ; ♦Les engagements de l’agrégateur auprès des agrégés ; ♦Le nombre minimal de producteurs à agréger ; ♦Le seuil minimal de la superficie ou du cheptel à agréger ; ♦Les objectifs annuels de production à atteindre. Ensuite l’agrégateur transmet à l’agence de développement agricole la liste définitive des agrégés, accompagnée des contrats d’agrégation conclus avec les agriculteurs et/ou éleveurs agrégés. Les projets validés par le comité des investissements et qui répondent aux exigences énoncées aux articles 5 et 6 dudit arrêté, sont répertoriés dans un registre tenu par l’Agence pour le Développement Agricole. P6 Le nouveau statut des chambres d’agriculture Le Maroc s’est doté récemment d’un nouveau dispositif, visant en particulier l'actualisation des dispositions régissant le statut des chambres d'agriculture avec l'introduction d'amendements qui tiennent compte des exigences socio-économiques actuelles. Le texte vise également, à travers la réforme du cadre organisationnel et juridique, le renforcement des missions allouées aux chambres d’agricultures, ainsi que la consolidation de leurs rôles en matière de développement agricole à travers la diffusion et la vulgarisation des informations scientifiques, techniques et économiques ayant trait aux méthodes de production et de commercialisation. Il y a lieu de signaler que l’adoption de la nouvelle loi portant sur le statut des chambres d’agriculture s'inscrit dans le cadre des mesures d'accompagnement du Plan Maroc - Vert, et qui s’assigne pour objectif la fortification des attributions des chambres d'agriculture et l’amélioration de leur contribution dans le développement agricole et rural. I. Attributions des Chambres d’agriculture. A. Le Rôle Informatif (Article n°4) : Les chambres d’agriculture contribuent à la vulgarisation des informations scientifiques, techniques et économiques dans le domaine de l’agriculture et du développement rural ainsi que les méthodes modernes de travail au profit des agriculteurs, des éleveurs et des jeunes promoteurs et au développement des techniques de production et de commercialisation notamment via la coopération durable avec les établissements de recherche et de formation agronomiques et technologiques et tous les organismes gouvernementaux et professionnels concernés. Elles contribuent, en outre, à la formation et l’information des agriculteurs et des éleveurs notamment par l’organisation des sessions de formation, des journées d’information, et la création et la gestion des centres de formation professionnelle, de formation alternée et de formation par apprentissage. B. le rôle Consultatif (Article n°4 ) : Les Chambres peuvent donner à la demande du gouvernement et des collectivités locales des avis et des informations relevant du domaine agricole.: • Elles peuvent par ailleurs faire des propositions et présenter des requêtes relatives au domaine agricole et au développement rural. • Mettre en place des Banques de données sur les conditions et les spécificités de chaque région et instaurer un partenariat avec les intervenants dans le secteur pour la promotion de l’investissement local et régional. • Proposer toutes mesures pouvant aider à la simplification des procédures administratives liées à l’investissement et au développement agricole et rural. P7 Le nouveau statut des chambres d’agriculture II. Organes d’administration et de gestion A. Assemblée générale L’assemblée générale est la plus haute instance de la chambre. Elle est investie de tous les pouvoirs et attributions nécessaires pour l’administration de la chambre. Elle règle, par ses délibérations les affaires de la chambre et dispose de toutes les prérogatives pour la réalisation des missions qui lui sont dévolues en vertu des dispositions de la loi n° n°27 – 08, notamment : Elire les membres du bureau; Constituer les commissions; Elire les représentants des chambres aux conseils provinciaux ou préfectoraux…. B. Bureau. L’assemblée générale se réunit dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats définitifs conformément aux dispositions de l’article 27 de la loi susvisée n°9 -97, sur convocation écrite de gouverneur de préfecture ou de province, chef – lieu de la région dont dépend la chambre concernée en vue d’élire, pour la durée de son mandat, parmi les membres : un président; 2 vice – présidents ; Un secrétaire; Un secrétaire adjoint; Un Rapporteur. C. Le secrétariat général Un secrétariat général, constitué de 3 à 4 personnes et rattaché au président de la chambre dont la direction est assurée par un secrétaire général nommé par le président après accord de l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture. Il convient de signaler que le secrétariat général a pour mission essentiellement : Cordonner les activités du bureau; Veiller au bon fonctionnement de secrétariat général rattaché au président, Contribuer à la préparation des travaux de réunion du bureau, de l’assemblée générale et de ses communes. III. Organisation Financière. Les chambres d’agriculture établissent chaque année un budget des recettes qui se constituent fondamentalement de la quote part qui leur est allouée sur le produit des impôts et taxes dont la perception est autorisée à leur profit, des subventions d’Etat, des collectivités locales, des établissements publics et des dons et legs. Et d’un budget de dépenses qui sont des dépenses en général de fonctionnement, d’investissement ainsi que le paiement des prêts et des emprunts. P8 Fiscalité Agricole Introduction L’agriculture du fait de son poids dans le tissu économique et social national (contribution à hauteur de 15 à 20 % au PIB national), a été et reste constamment élevée au premier rang des priorités nationales de développement et de ce fait se trouve au centre des réflexions . Dans ce sens, les orientations actuelles de la politique agricole prônées par la nouvelle stratégie mise en place par le ministère de l'Agriculture et des pêches maritimes, visent à répondre à des priorités urgentes tant sur le plan économique et sociales qu’au niveau alimentaire et à faire face aux nouveaux défis de compétitivité, d'ouverture et de réduction des disparités. La mise en pratique de cette stratégie s’est traduite par la mise en place d’une feuille de route : le nouveau plan stratégique, baptisé « Plan Maroc Vert». Cette nouvelle stratégie définit la situation du secteur, son potentiel de croissance, les énergies qu'il recèle et les défis et contraintes entravant son développement. Elle cherche à développer, dans des délais courts, la sphère agricole au profit de l'ensemble des acteurs en réalisant un PIB supplémentaire de 70 à 100 milliards de dirhams dans les 10 à 15 années à venir. Pour accompagner cette nouvelle stratégie, un arsenal de réformes du cadre sectoriel a été lancé , dont les principaux piliers sont le foncier, la politique de l’eau et la fiscalité. Dans cette optique, il est prôné une réforme du régime d’imposition agricole, fondée sur les principes de justice fiscale et de solidarité sociale, ainsi que sur la nécessaire préservation de la compétitivité des activités agricoles. Le nouveau régime fiscal devrait être adopté et mis en application à compter de la loi de Finances 2014. Aussi, Nous avons jugé opportun de consacrer une rubrique à l’aspect fiscal du secteur agricole. Cette rubrique visera à présenter un aperçu sur le système fiscal régissant le secteur agricole tel que appliqué actuellement et suivre les lignes directrices de la réforme fiscale du secteur. Le présent numéro traitera de l’impôt indirect : la Taxe sur la Valeur Ajoutée, et nous reviendrons dans notre prochaine publication au traitement de l’impôt direct : l’impôt sur les société, l’impôt sur le revenu et la taxe professionnelle. Taxe sur la Valeur Ajoutée et le secteur agricole : La taxe sur la valeur ajoutée instituée au Maroc, ressemble à celle que l'on retrouve dans de nombreux systèmes fiscaux étrangers. Elle s'apparente aux taxes indirectes de consommation dont le rendement suit la courbe des fluctuations économiques. Cependant bien qu'elle repose sur des faits de consommation, la T.V.A. ne constitue pas un impôt généralisé sur la dépense. Certes, son champ d'application est très large. Néanmoins, certains secteurs économiques échappent à la taxation, notamment le secteur agricole. Cas spécifique des locations de caves : Dans le cas où la location de la totalité d'un domaine agricole porte également sur une cave aménagée sur ce domaine, on ne peut dissocier la location de la cave (qui représente l'accessoire) de la location de l'ensemble du domaine, laquelle constitue un acte civil. Par contre la location ou la sous-location de la cave aménagée à un viticulteur, revêt un caractère commercial passible de la taxe. P9 Fiscalité Agricole Des considérations d'ordre économique et social ont amené le législateur à exclure du champ d'application de la T.V.A., le secteur de l'agriculture. Cependant la situation des opérations effectuées par les agriculteurs au regard de la législation en matière de T.V.A. mérite d'être définie suivant les précisions ci-après : • Ventes de produits de récolte : La vente par un agriculteur des produits de sa récolte à l'état naturel (céréales, légumes, fruits...) ou obtenus après transformation, pourvu que celle-ci se situe dans le prolongement normal de son activité agricole et que ces produits soient vendus avec ou sans présentation commerciale, en gros ou en détail ne constituent pas une opération imposable à la T.V.A. • Ventes de produits agricoles transformés : Un agriculteur devient assujetti, lorsque les transformations effectuées ne constituent plus le prolongement normal de son activité agricole, soit parce que ces transformations portent sur des produits d'achat, soit en raison de l'utilisation de procédés industriels pour l'obtention des produits transformés ou conditionnés. • Opérations autres que les ventes Pour les opérations autres que les ventes effectuées par des personnes qui exercent à titre principal une activité à caractère agricole, la situation de ces personnes au regard de la T.V.A. doit être examinée dans les mêmes conditions que pour les autres assujettis. A titre d’exemple, un agriculteur effectuant pour le compte de tiers des prestations de services telles que transport, location de matériel agricole, etc. même occasionnellement, exerce une activité imposable par nature, à la T.V.A. Selon les dispositions de l’article 91 du C.G.I, sont exonérées sans droit à déduction, de la taxe sur la valeur ajoutée, les ventes, autrement qu’à consommer sur place, portant sur: •Le pain, le couscous, les semoules et les farines servant à l'alimentation humaine ainsi que les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la panification ; •Le lait ; •Le sucre brut ; •Les dattes conditionnées produites au Maroc, ainsi que les raisins secs et les figues sèches ; •La viande fraîche ou congelée ; •L'huile d'olive et les sous-produits de la trituration des olives fabriqués par les unités artisanales. D’autre part, l’article 92 du C.G.I liste un ensemble d’articles qui, lorsqu'ils sont destinés à usage exclusivement agricole, sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée avec bénéfice du droit à déduction (exemple : les engrais, les produits phytosanitaires, les tracteurs, le retarvator, le scarificateur, le sweep,…). P10 Le Droit foncier au Maroc L’encadrement juridique du foncier est réalisé au Maroc par deux régimes en cohabitation, jouant deux rôles complémentaires : - Le premier est inspiré du droit musulman selon lequel les droits sont consacrés et authentifiés par des actes adoulaire. - Le deuxième est inspiré du droit australien, l'immatriculation foncière, qui a été instauré par le dahir du 12 aout 1013, est caractérisée par la publicité et la force probante des inscriptions au livre foncier. Nous allons aborder, en premier lieu, les caractéristiques du régime foncier non immatriculé pour ensuite traiter du régime du foncier immatriculé, en passant par la procédure d’immatriculation. Régime du foncier non immatriculé : Régie par le droit musulman, la propriété Melk fut marquée par le démembrement de la propriété foncière en propriété éminente (raqaba) et en usufruit (intifaâ, tassarouf). Le transfert de propriété dans le cadre du bien Melk, se fait par trois biais, réglementé de manière séparée : 1- Par acte adoulaire : (Dahir du 7 février 1944). 2- Par acte enregistré (article 489 Doc). 3- Par acte passé devant le notaire (article 531 Dahir du 4 mai 1925). L'indivision des immeubles "Melk" a donné naissance en droit foncier à deux modes spéciaux d'acquisition qui facilitent indirectement la fin de l'indivision 1- La vente d'une quote-part par un copropriétaire, avec le droit de retrait, appelé droit de " Chefaa ". 2- La vente globale de l'immeuble par un seul des copropriétaires, dite vente " Safqa ", avec le droit de retrait, appelé droit de " Dhom". Le régime des immeubles immatriculés : Institué au Maroc par le Dahir du 12 août 1913, il se base sur le système des livrets fonciers qui accuse les caractéristiques suivantes : A. L'individualisation L’inscription dans les livres fonciers, suite à la procédure d’immatriculation se fixe pour objectif d’individualiser le bien immeuble objet de l’immatriculation, en effet il s’agit d’un certificat de naissance pour ce bien, et ce pour les caractéristiques détaillées tel que le numéro d’ordre, le nom et les bordures qui le cernent. B. L’effet de purge C’est la principale caractéristique de l’immatriculation foncière, elle donne lieu à l'établissement d'un titre de propriété inscrit sur un livre foncier qui annule tous les titres et purge tous les droits antérieurs qui n'y seraient pas mentionnés. C. L'établissement d'un titre foncier définitif L'immatriculation sécrète l'établissement d'un titre foncier définitif et inattaquable. Conformément aux dispositions de l'article 62 du Dahir 1913, le titre de propriété résultant de la décision de l'immatriculation, forme le point de départ unique des droits réels et des charges foncières existants sur l'immeuble. Selon la jurisprudence, ce caractère définitif et inattaquable du titre foncier couvre aussi bien le sol que les constructions et les plantations qu'il comporte au jour de l'établissement de ce titre. P11 La Comptabilité des Plantations Agricoles Les spécificités Comptables des Sociétés Agricoles - Le Cas des biens végétaux Dans notre pratique comptable, nous sommes souvent confrontés à des situations particulières de traitement comptable des particularités du domaine agricole. En l’absence d’un plan comptable agricole, nous avons jugé intéressant de faire un point, dans la présente livraison, sur le processus de suivi en comptabilité des biens végétaux immobilisables. Définition L’affectation en immobilisation d’un bien végétal, en l’occurrence les plantations, suit la règle ci-dessous : Les végétaux appartenant à une plantation destinée à rester durablement, pendant plusieurs années, doivent figurer à l’actif immobilisé, tant qu’ils ne fournissent pas un tonnage de production minimale. Le niveau de ce tonnage minima dépend de la nature des spéculations et des variétés agricoles. Autrement dit , l’affectation d’un bien végétal à l’actif immobilisé dépend de deux critères à savoir : La durée : le bien est supposé rester pour une durée assez longue et drainer des richesses au niveau de l’exploitation, tout au long de sa durée d’existence. Le Tonnage de production : l’affectation du bien végétal en immobilisation dépend de son cycle de production. Un bien végétal n’est affecté en immobilisation que si son rendement est qualifié de normal. Nous signalons au passage que chaque nature de plantation dispose d’un cycle de vie propre. Ce cycle de vie est déterminé en fonction de l’âge de la plantation et de la qualité de son fruit. Pour les besoins de la comptabilité nous distinguons 3 phases : • Age jeune : Dans cette phase, la plantation est en cours de consolidation. A ce stade, elle est considérée comme une immobilisation en cours de production. Les charges supportées par l’exploitation agricole sont transférées au compte d’immobilisation en cours. • Age de maturité : la maturité d’une plantation végétale est caractérisée par la qualité de ses fruits, son rendement. A ce niveau d’âge, doit figurer en immobilisation par un transfert de compte à compte (du compte immobilisation en cours au compte immobilisation). Les charges supportées par l’exploitation pour le maintien en bon état végétatif des plantations, après ce transfert, sont assimilés à des charges d’entretien étant donnée que la plantation devient génératrice de richesse et donc de chiffre d’affaires. A ce stade, la plantation subit un amortissement normal en linéaire en fonction de sa durée de vie restante avant arrachage. • Age de déclin : la courbe de vie d’une plantation en déclin est aussi déterminée par son taux de rendement et par la qualité de ses fruits. A cet effet, la décision de renouvellement de la plantation des parcelles se traduit par le constat en comptabilité d’une sortie d’immobilisation par le calcul de la VNA et le solde du compte de l’immobilisation. Dans ce processus de comptabilisation une difficulté réside, à notre avis, dans les méthodes d’évaluation des immobilisations qui sont supposées être évaluées à leur coût de production. Etant donné que l’exploitation agricole n’est pas toujours dotée d’un système de comptabilité analytique, elle doit, afin de faire face à cette situation, mettre en place un système d’information capable de dégager le coût de production annuel par parcelle. P12 Jurisprudence 1. Droit administratif -Expropriation pour cause d’utilité publique – Utilité publiqueSouk hebdomadaire- Commune rurale. Définition Arrêt Cour suprême n°855 du 04/12/2003 Dossier administratif n°184/2000. Publié par la Revue de la C.S. n°62, Décembre 2004 Le souk (marché) hebdomadaire constitue, pour la commune rurale, un point d’attrait commercial, de rassemblement et de rencontre qui lui procure des revenus nécessaires au fonctionnement des services publics communaux. De ce fait, la réalisation du souk devient indispensable pour sa survie et son existence. L’expropriation d’un immeuble (terrain) pour sa réalisation revêt un caractère d’utilité publique. Traduction du site le 03/10/09. Commentaire : L’expropriation pour utilité publique est une des prérogatives de l’Etat visant à faire prévaloir l’intérêt publique, sur l’intérêt privé, dans le cas d’espèce, le juge s’est focalisé sur le caractère vital du souk pour la commune urbaine, étant donné que c’est un lieu d’attrait qui génère un revenu, pouvant subvenir à des besoins de fonctionnement de la commune. Il y’a lieu de signaler que dans le cadre de la procédure d’expropriation pour utilité publique, le propriétaire du bien objet de l’expropriation ne peut contester le fond de la décision, néanmoins il peut mettre en question auprès du tribunal administratif la valeur donnée à son terrain. 2. Droit commercial – cessation de paiement – Casablanca Jugement n° 116/2000, dossier n° 88/2000/10, du 7/03/2000 Il a été décidé que le fait que Le passif d'une entreprise commerciale dépasse son actif justifie qu'elle soit soumise au redressement judiciaire, du moment que sa situation n'est pas irrémédiablement compromise, autrement dit, la cessation de paiement selon cette jurisprudence est constituée par le fait que le débiteur n'est pas en mesure de régler les dettes échues à l'aide de son actif en général et non seulement disponible. Veuillez adresser votre coupon dument rempli à l’adresse suivante : Proximo Expertise Angle Bd Abdel Moumen & Rue Ramallah Quartier Palmier, Casablanca, Téléphone 0522 25 86 54/49 Email: Nom & Prénom :…………………………………………………………. Entreprise : ………………………………………………………………. Email : …………………..……………………………………………….. Téléphone : …………...………………………………………………….. Année d'abonnement:.. …………………………………………………... Nbr d’abonnement:.. …………………………………………………….. Montant par Abonnement: 960 Dhs TTC Total:……………………………………………………………………... Insertion Publicitaire : Oui* Non * Si oui nous vous enverrons le dossier d’insertion publicitaire pour le choix de votre emplacement P13 Actualités Résultat de la récolte 2010 Campagne agricole L’appréciation de la qualité du blé tendre de la récolte nationale 2010 a La campagne agricole 2009/2010 est jugée globalement positive en dépit été réalisée sur la base des Échantillons prélevés par les services des aléas de la conjoncture internationale. Et ce, grâce à la clémence du extérieurs de l’ONICL au niveau des organismes stockeurs et sur les ciel, la mise en place du Plan Maroc Vert, les mesures du département de principales régions du pays. Ainsi, sur la base des résultats d’analyse l’Agriculture et la persévérance des agriculteurs. Cela permettra-t-il à la de ces échantillons, on peut considérer que la qualité de blé tendre prochaine récolte 2010 est moyenne à bonne. Elle est caractérisée par : Le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhennouch ҏpoids Spécifique : (Kg / hectolitre) d’environ 78 par rapport au standard assure que son département a adopté une batterie de mesures pour assurer fixé à 77 kg/hl dans un intervalle de confiance de 77,7 à 79,1 (Alpha le bon déroulement de la campagne agricole 2010-2011. Selon Bachir =5%) ; Saoud, directeur de l’Agence nationale pour le développement des zones ҏtaux d’impuretés relativement élevés et supérieur au taux standard de oasiennes, la campagne agricole se prépare sous de bons auspices. Les 1% et qui reste inférieur au max autorisé ; mesures et préalables habituels ont été déjà initiés, surtout en matière de ҏprésence insignifiante de grains germés, de grains boutés et de grains disponibilité des semences et des moyens des travaux du sol. piqués en général. Normalement, l'ensemble des mesures prises et les paramètres de Source : Publication ONCIL, études et rapports « qualité du blé production, de préparation et d'entretien durant la campagne se présentent tendre de la récolte 2010 favorablement. Le financement et l’enthousiasme des agriculteurs aussi. Un distributeur automatique de légumes Source : l’OBSERVATEUR DU MAROC saison 2010-2011 de démarrer Que le sous ciel de soit bons clément ! auspices ? Il suffit d’un peu d’imagination pour rendre possible la vente de légumes en dehors des heures d’ouvertures des magasins: un distributeur automatique. Mr Cugnière de la ferme des Jardins de Sacy-le-Grand a installé un distributeur automatique de légumes constitué de 32 casiers. Dans chaque casier pommes de terre, concombres, salades, radis, carottes ou oignons sont disponibles 7 jours sur 7et 24 heures sur 24. L’appareil accepte pièces et billets et rend la monnaie. Les casiers sont rechargés 2 fois par jour, et jusqu’à 3 fois les week-ends. Ils disposent de filtres UV, mais ne sont pas réfrigérés. Orientés au nord, ils ne sont quasiment jamais au soleil. Céréales/FAO: pas de crise alimentaire Il n'y a pas de risque de réédition de la crise alimentaire de 2007/2008, mais le G20 doit prendre des mesures pour stabiliser les marchés de céréales, a estimé aujourd'hui un haut responsable de la FAO. "Les fondamentaux du marché sont sains et très différents de ceux de 2007/2008. Nous ne pensons donc pas que l'on va vers une nouvelle crise alimentaire", déclare Hafez Ghanem, directeur général adjoint au développement économique et social de la FAO, dans un entretien au site internet de l'organisation. Source : France, le parisien La récolte de céréales a été "la troisième plus importante à ce jour et les Campagne céréalière Démarrage timide stocks sont élevés", même après l'embargo de la Russie sur ses À environs un mois du début des semis et, à l’heure où nous mettons sous exportations de céréales décrété après les incendies de l'été. La réunion presse , les données officielles du ministère de l’agriculture ne sont pas convoquée par la FAO à Rome "n'est pas une session d'urgence" et encore disponibles. Sur le terrain, les travaux du sol s’effectuent permettra surtout aux Etats membres d'exposer les politiques qu'ils ont normalement dans les zones habituées aux jachères travaillées. Ailleurs, mises en place depuis la crise. càd dans les zones bour défavorable où les producteurs attendent les Source : LE FIGARO premières pluies pour procéder aux labours, la traditionnelle attente est de Campagne sucrière : mise. Autre raison pour le retard dans l’exécution des travaux et Le plan d'approvisionnement du marché local en sucre a bien fonctionné, l’approvisionnement en intrants, le financement. Pourtant l’approvisionnement en intrants est déjà lancé puisque les semences sélectionnées, commercialisées principalement par la SONACOS, sont déjà disponibles dans les points de vente. D’après les agriculteurs, le disponible pour cette campagne serait du même ordre que l’année précédente, soit 1,1 à 1,2 Million de quintaux, toutes catégories confondues. Les prix fixés cette campagne sont en légère augmentation par rapport à la campagne précédente puisque l’arrêté d’il y a deux ans prévoit une augmentation de 5 dhs par quintal et par an sur une durée de selon la Cosumar, en dépit de la forte volatilité des cours à l'internationale et des dégâts enregistrés pour la 2eannée consécutive dans la région du Gharb. Cette année, 90.000 tonnes y ont été perdues, l'équivalent d'un mois de consommation. Sur les 7 premiers mois de l'année en cours, les importations du sucre brut en reculé de près de 125.000 tonnes, mais en valeur, la facture n'a diminué que d'une centaine de millions de dh. Source : L’ECONOMISTE 5 ans. Source : Agriculture du Maghreb P14 Dates à retenir "!*+($"(+(,-$./#( 0123."" ' (4(45!4"4" 46 467 4 ( 4' 2 +#8#'5.$.%"2++.$"..95.$#.%$.86($5.8($#(5(:."123." $& ' ()*'+ / +,+,'+* * *- ,). #."F#.! <" G 00H* '+ @?>BB@>@ .'+6+: 1 1 1 0 0 ! ! 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