Cheb Hasni, je vis encore

Transcription

Cheb Hasni, je vis encore
« Cheb Hasni, je vis encore ! »
Note du réalisateur
Comme de nombreuses musiques marginalisées, le
raï est né dans l’urgence ; parfois dans d’éprouvantes
conditions de violence et de répression, telle l’herbe
jaillissante du bitume des villes ; parfois aussi, dans
l’allégresse d’une victoire ou d’une accalmie.
Plusieurs artistes ont choisi l’exil, d’autres comme
Cheb Hasni ont payé leur courage de leur vie. Parti
trop vite, Cheb Hasni n’a jamais été aussi présent
qu’en ce moment. Aujourd’hui encore, des albums ou
des compilations de l’artiste inondent les bacs des
grandes surfaces et les magasins de « Barbès » sont
de véritables thermomètres…
L’artiste est toujours là !
De Marrakech à Tunis, en passant par Alger ou Oran,
son « âme » musicale est omniprésente dans la vie
de tous les jours. Dix années se sont écoulées et
Cheb Hasni reste l’une des plus grosses ventes de
cassettes au Maghreb. Salons de coiffure, kiosques
téléphoniques, cafés, parcs, plages, bus, tous ces
lieux de vie quotidienne où Cheb Hasni est représenté
sous forme d’icône, nous permettrons d’évoquer
l’artiste.
Djamel Kelfaoui, 2004