La Liberté

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La Liberté
LA LIBERTÉ
JEUNES
VENDREDI 20 FÉVRIER 2009
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La renaissance de
Mickey Rourke.
CRITIQUES DE FILMS
CINÉMA
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ATELIERS À L’UNI DE GENÈVE
MÉTÉO
29
Page réalisée par la rédaction des Jeunes de La Liberté
Paraît chaque vendredi
François Tardin (077 418 99 56) Michael Perret (078 721 89 55)
Contacts mail: [email protected]
Afond la (grosse) caisse!
PARLE-MOI DE TON SPORT!
ESGOURDES • Au commencement étaient El Padre et Jacky. Ils fondèrent les Gouilles
Agasses, la guggenmusik du Mouret. Un mot d’ordre: pas trop de nuances.
ANNE-CAROLE RUDAZ
Ils sont bonnards, les membres
des Gouilles Agasses. La clique
du Mouret aime à gouailler: «Ce
qui nous motive à être dans la
guggen? L’ambiance qui est
énorme!» Romain ajoute: «On
rencontre en plus des jolies
filles durant les carnavals.» Les
jeunes, mais aussi ceux qui le
sont un peu moins, l’assurent:
«On est une grande famille qui
aime faire la noce.» Le ton est
donné.
Si chez les Gouilles Agasses,
l’essentiel est de s’amuser, qui a
dit que jouer dans une guggen
était une fête permanente? Il
faut rester debout et jouer toute
la journée malgré le froid qui
peut se révéler intense. A tout
problème, il y a des remèdes:
d’abord, et dans la logique des
choses, il faut bien s’habiller,
quitte à mettre trois pulls et
avoir l’air d’avoir pris 10 kilos
durant les fêtes. Secundo, l’alcool aidant pour certains, les
cœurs se trouveront réchauffés
par la musique et les danses qui
les accompagnent.
Il existe également un thé
des Gouilles dont la recette est
gardée secrète. Revers de la médaille, dame météo peut abîmer une représentation: «La
pluie peut gâcher nos costumes, nos plumes ne tiennent
pas l’eau», explique Audrey.
«C’est pourquoi nous avons des
pèlerines, aussi pour éviter que
le costume ne devienne trop
lourd.»
A tous un surnom
Une spécialité dans la guggen du Mouret est que chaque
membre a un surnom. Soit explicite (la Blonde), soit en rapport avec le prénom (Audrèche), ou encore avec un
événement (Miettes, qui avait
tellement faim qu’il mangea
Melina espère devenir professeur de vô Vietnam. FM
«Le vô Vietnam
est mon dada»
FLORE MARTINSON
Mélina Gadi, 16 ans, nous
parle de son sport:
le vô Vietnam.
«Au départ, c’est ma prof
d’école primaire qui m’a fait
découvrir le vô Vietnam. Elle
donnait les cours pour enfants à Belfaux et elle a embarqué toute la classe dans sa
passion, cela fait maintenant
neuf ans.
Les Gouilles Agasses du Mouret: attention, les plumes du costume ne tiennent pas l’eau! ANNE-CAROLE RUDAZ
toutes les miettes tombées sur
la table des quatre croissants
qu’il avait engloutis). Il y a bien
sûr El Padre, qui a fondé cette
clique avec Jacky. «C’était un
grand challenge pour nous, on
se disait qu’il ne se passait jamais rien dans les environs et
qu’on allait créer une guggen,
on s’est tapé dans la main et on
a tenu notre engagement jusqu’au bout», expliquent-ils.
Avec l’aide de diverses personnes et du bouche-à-oreille,
une première répétition s’est
faite avec peu d’instruments et
des gens qui n’avaient jamais
joué de la musique de leur vie.
Les Gouilles Agasses ne sont
donc pas des professionnels,
mais apprennent les notes à
l’aide de numéros et les rejouent ensuite par cœur. Le fait
que ce soit des morceaux
connus facilite la tâche.
«Un panard d’enfer»
La clique a également en
son sein des membres de fanfares qui aiment l’ambiance
moins stricte des guggens. Ils
racontent: «Il y a une grande
différence dans la façon de
jouer. Par exemple, dans la fan-
fare on joue avec des nuances
plus ou moins fortes et ici c’est
toujours à fond la caisse.» Par
amour de la musique et de la
bonne
ambiance,
sousaphones, trompettes, batteries,
cloches ou encore trombones
de toutes les guggens se suivent
dans des cortèges à un rythme
endiablé dans les carnavals.
Pour que tout fonctionne, il
faut un comité de gens motivés.
Virginie, dite Lounette, la caissière depuis septembre et
joueuse de trombone, a pas
mal de boulot: «Je dois entre
autres gérer le bar, tenir à jour
les comptes ou m’occuper du
loto. Ça me plaît de m’investir
pour les nouveaux amis que je
me suis faits ici.» Impression
reprise à l’unisson. Jacky, le
président: «Si on se fait plaisir
et qu’on va tous dans le même
sens, on prend un panard d’enfer.» I
> Plus d’infos sur le site:
www.lesgouillesagasses.com.
OÙ LES ENTENDRE?
20.02: Carnaval des enfants du Mouret
21-22.02: Carnaval de Broc
07-08.03: Carnaval d’Yverdon
02-03.05: Carnaval de Soleil à Lausanne.
DIS-MOI TOUT!
Faut-il libéraliser la pub pour le vin et la bière?
STÉPHANIE CASARIN
CHRISTOPHE SCHUWEY
LEA OBERHOLZER
> Etudiante en sociologie de la communication à l’Université de Fribourg
> Etudiant en lettres à l’Université
de Fribourg
> Etudiante en sociologie de la communication à l’Université de Fribourg
«Je trouve positive la participation de la Suisse au programme
Media 2007 qui soutient le cinéma suisse sur le secteur audiovisuel européen. Maintenant,
c’est vrai que la participation helvétique à ce programme sera accompagnée, sur demande du Conseil
fédéral suisse, d’une révision de la LRTV (loi sur la radio et la télévision). Celle-ci entend autoriser la publicité pour le vin et la bière sur toutes les chaînes
suisses privées et publiques.
»Par rapport à cette révision j’ai deux points de vue.
Au niveau économique et commercial, je trouve injuste que les distributeurs de vin et de bière n’aient
pas accès à tous les supports et les marchés de la publicité alors qu’ils sauraient très bien occuper ces espaces. La publicité pour les alcools est souvent de
bonne qualité et les produits plus attractifs que lorsqu’ils sont sur le papier.» D’un point de vue plus «humain», cette révision n’est pas une bonne chose. Prenons l’exemple de la bière, c’est l’une des boissons
alcoolisées préférées des jeunes, en faire la promotion
sur des supports privilégiés par ceux-ci, la télévision
et la radio, c’est accroître les chances qu’ils en
consomment.»
«Je ne veux en aucun cas dire
que c’est une bonne chose, mais
comme ce sont des produits de
consommation extrêmement
courants, je ne pense pas que
leur vente va croître. Leur publicité va plutôt permettre aux différentes marques de se faire connaître
et de se placer par rapport au marché. Le seul danger
que je vois, ou plutôt le risque, c’est que des marques
profitent d’un support télévisé et radiophonique
étendu pour banaliser la consommation de vin et de
bière. Si la publicité est présente sur les chaînes publiques et privées et non seulement au niveau local,
comme le permet la loi actuelle de la LRTV, l’impact
n’en sera que plus grand.
»En donnant une image ultra in à leurs produits et en
ciblant une population, les distributeurs peuvent
orienter les choix de leurs consommateurs. Il suffit
qu’une population sensible soit convaincue par une
publicité pour qu’elle consomme une bière forte.
»Le problème réside dans le fait que la publicité mentionne rarement la teneur en alcool de la boisson. Cependant, le marché de la publicité doit s’ouvrir pour
autant que le consommateur soit averti.»
«Je suis contre cette révision.
C’est un non-sens absolu, et ce
au sein même de la Constitution
fédérale suisse. Dans son article
17, elle mentionne que l’Etat
doit soutenir la liberté d’opinion et de publicité, mais
d’autres articles constitutionnels l’obligent à assurer
son rôle de prévention des drogues et des alcools. La
modification de la loi sur la radio et la télévision est
l’expression de ce non-sens. L’Etat est obligé de faire
de la prévention mais veut libéraliser la promotion
des bières et des vins sur les chaînes publiques et privées. Ce comportement diminue la crédibilité de
l’Etat qui, au lieu de minimiser la visibilité de ces produits alcoolisés, veut accroître leurs marchés publicitaires.
»Parce que l’actuelle loi permet déjà la publicité pour
la bière et le vin au niveau local, la Confédération prétend que la consommation ne va pas augmenter si
cette révision est acceptée. Je pense le contraire. Et si
la publicité s’accroît pour les boissons alcoolisées,
l’Etat doit être conscient qu’il aura le devoir de payer
les coûts dus à l’augmentation de consommation de
ces produits.»
TEXTE ET PHOTOS: LAURINE JOBIN
»Nous sommes quatre sur
toute la classe à avoir attrapé
le virus. Mes parents ont donné leur feu vert pour que je
puisse m’entraîner, mais ils
étaient d’abord sceptiques,
car ce sport est peu connu.
Ma motivation est toujours
plus grande à mesure que je
monte les échelons des différents cours. Actuellement, je
m’entraîne trois fois par semaine dans les cours adultes.
Je donne également les cours
pour enfants à Belfaux deux
fois par semaine. Le week-end
je participe au cours licorne,
où on apprend une danse rituelle, ainsi qu’à des représentations. Ce sport est vraiment une passion et j’y
consacre énormément de
mon temps libre.
»Le vô Vietnam est un art
martial d’origine vietnamienne basé sur la défense. Bien
qu’on y apprenne des techniques de combat contre une
ou plusieurs personnes, les
cours sont axés également sur
le mental, et sur une certaine
morale. Le vô Vietnam ressemble à un sport: c’est un
moyen d’entretenir son corps
pour se procurer du bien-être
et de l’assurance. En cours,
nous abordons autant les
techniques traditionnelles de
combat que les questions relatives à la santé. Il n’y a pas
de compétition et l’entraide
est la règle d’or. Pour moi, les
membres du club sont comme une deuxième famille.
»J’espère pouvoir continuer
dans ce sport aussi longtemps
que possible. Je ne me fixe pas
d’objectifs particuliers si ce
n’est celui d’atteindre au
moins le stade de professeur,
mais pour cela il faut avoir
dix-huit ans et passer un test,
autant technique que mental.
J’ai hâte d’y être! Le vô Vietnam est et restera mon dada,
mais, ces temps-ci, je mets
l’accent avant tout sur les
études.» I