Une ville qui bouge et qui s`engage

Transcription

Une ville qui bouge et qui s`engage
En avril, les Antennes en pleine actualité, numéro spécial sexe.
Femmes et hommes voient-ils l’agglo différemment ?
Et c’est toujours gratuit !
Le gratuit citoyen de la région grenobloise
édito
Nous ne sommes pas
des experts ! (pas encore)
Question pollution en tous les cas,
notre perception n’est pas toujours exacte. Une mauvaise odeur
dans la ville, par exemple, ne signifie pas nécessairement qu’il y
a pollution. Quand nous pensons
pollution dans notre agglo, nous
pensons aussitôt voiture, et pic de
pollution... Mais de quoi est fait ce
nuage sur nos têtes ? Quel est son
réel impact sur notre santé ? Pouvons-nous avoir des réponses simples à ces questions ? Y a-t-il de
vraies solutions ? C’est pourtant
facile d’être informés : les études
ne manquent pas sur ce sujet.
Mais la difficulté, pour nous simples citoyens, c’est de nous y
retrouver dans cette quantité d’informations qui parfois se contredisent. Une étude récente démontre
par exemple que les incinérateurs
d’ordures ménagères augmentent
la fréquence de certains cancers
chez les personnes vivant à proximité. Qu’on se rassure, cette étude
porte sur les anciens incinérateurs.
Qu’en est-il des nouveaux alors ?
Les techniques actuelles doivent
nous protéger. Mais là aussi rien
n’est sûr puisque les nouvelles normes ne prennent en compte que
certains composés et en ignorent
d’autres qui ne sont pas dépourvus
de risque pour la santé… Alors que
penser ? Dans cette période obscure où tout représente une menace, de l’air que l’on respire à la
crème que l’on se met sur la peau,
il ne nous reste plus qu’à croire. Le
sens ancien de pollution n’était-il
pas religieux pour désigner une
profanation, une souillure, associée à l’idée d’impureté, de péché ?
Le terme de pollution a aussi un
usage médical et désigne l’émission de sperme involontaire durant
le sommeil des adolescents. Entre
se sentir coupable de polluer ou
être pollué contre notre volonté, on
a pas vraiment d’alternatives…
Anne Benoit-Janin
Paul Hussion aime beaucoup notre agglo …
Grenoble, la ville la plus
polluée de France ?
Pas la première, mais on fait des efforts…
Des questions d’habitants et des réponses pour en savoir un peu plus
sur la pollution dans notre agglo et ses alentours (p.2 à 4).
Pour suivre les aventures de Paul Hussion http://www.patapasteque.com/
Coursiers à vélo
TRANSPORT DE PLIS ET COLIS À TRAVERS L’AGGLOMÉRATION
• RAPIDE
• EFFICACE
• ÉCOLOGIQUE
4, rue Gabriel Péri - 38000 Grenoble /// 04 76 85 22 50
[email protected]
DOSSIER
Grenoble, la ville la plus polluée
330 personnes interviewées
• Homme : 51.4 %
• Femme : 48.6 %
Que savons nous vraiment de la pollution dans notre
agglo ? Les antennes ont interrogé plus de 300 personnes
sur ce thème dans plusieurs villes de l’agglo. Ce thème
a été retenu car, dans l’enquête parue dans le premier
numéro, la pollution apparaissait comme une des
grandes priorités pour les habitants de l’agglo
(consulter le n°1 sur :www.lesantennes.com).
Loin des sondages d’opinion, le questionnaire
de cette enquête a été élaboré, comme d’habitude,
avec un groupe d’une dizaine d’habitants volontaires.
Les questions sont donc celles qu’ils ont abordées
et discutées.
Nous avons aussi recueilli quelques précisions auprès
d’associations locales (Amis de La Terre, Frapna,
ASCOPARG) pour compléter les réflexions et les
questionnements de ce groupe d’habitants.
Les habitants évaluent la pollution dans l’agglo.
On n’est pas surpris : l’air pur, ce n’est pas dans l’agglo qu’il
faut le chercher, surtout l’été
Aujourd’hui, vous diriez que l’agglomération grenobloise est :
Très polluée : 31.5 %
Autant polluée que les autres grandes villes de France : 29.4 %
Est plus polluée que les autres grandes villes de France : 16.2 %
N’est pas aussi polluée : 14.4 %
Vous n’en avez aucune idée : 8.4 %
Il vous arrive de vous rendre compte que l’agglo est polluée :
Oui, plusieurs fois par an : 35.1 %
Oui, surtout l’été : 34.2 %
Oui, tout le temps : 22.8 %
Non, jamais : 6.6 %
Vous n’en avez aucune idée : 1.2 %
Notes : Les personnes qui se déplacent principalement en vélo ou
à pied sont plus nombreuses à trouver que l’agglo est tout le temps
polluée.
L’agglomération est-elle plus polluée que les
autres grandes villes de France ?
La qualité de l’air de notre agglo se situe en moyenne parmi
les 10 villes les plus polluées de France (Nice, Marseille, Aix en
Provence, Montpellier, Lyon, Clermont-ferrand…). Cette moyenne
est calculée sur la base du nombre de jours où les indices atmosphériques indiquent “qualité d’air moyenne ou mauvaise”.
En 2005, par exemple, c’est la ville de Toulon qui présentait la
moyenne la plus élevée (206 jours par an), Nice : 182 ; Marseille
et Aix en Provence :168 ; Montpellier : 130, Lyon :113 ; Grenoble
et Clermont-ferrand :111. Paris, par contre ne comptait que 55
jours par an, Valencienne et Caen, 38.
Cf. article paru dans Le Nouvel Observateur (nov 2006)
• de 25 ans : 31.2 %
• De 25 à 45 ans : 36.3 %
• De 46 à 60 ans : 22 %
• + de 60 ans : 10.5 %
Les pollutions et les polluants de l’agglo :
c’est énorme !
Il est très complexe de faire le point sur les polluants et leur
origine, chaque polluant faisant l’objet d’analyse spécifique. Ce
que l’on peut dire dans notre agglo, c’est que la pollution est
multiple. Pour faire simple, il y a : le Nox (oxydes d’azote) qui
provient essentiellement du trafic automobile (Agglo : 53 %)
L’ozone (le mauvais, pas celui qui nous protège des rayons
ultraviolets quand il est en altitude). Ce polluant se forme en
fonction des conditions météorologiques (chaleur et ensoleillement) et des polluants émis. C’est l’ozone qui est à l’origine
des pics de pollution. Le SO2 (dioxyde de souffre) provient de
l’industrie (55 %) et du chauffage (combustion du fuel, essence,
charbon, bois…). Les particules fines qui proviennent des
résidus de la combustion (industrie 42 %, voiture diesel 22 %,
chauffage). Et enfin, il y a les métaux lourds qui entrent dans
la composition de beaucoup de matériel et qui se répandent
lors de leur combustion (ordinateur, jouet, peinture …).
La pollution, c’est quoi pour nous au juste ?
Pour la majorité, c’est dans l’air
Pour vous, la pollution dans l’agglo, c’est :
Le nuage sur l’agglo : 58.9 %
La qualité de l’air qui est moins bonne : 56.5 %
L’odeur : 45.9 %
Les immeubles noirs : 38.1 %
Les déchets par terre (papiers et crottes de chien) : 27 %
Le bruit de la ville : 26.4 %
Les effets que la pollution peut avoir sur vous : 21.9 %
Plus de maladie : 19.8 %
Vous ne savez pas : 6 %
Autre : 3.6 %
Notes : Les personnes de plus de 60 ans ont beaucoup plus cité le
bruit de la ville. Les moins de 25 ans, les déchets par terre.
Les personnes qui habitent l’agglo sont celles qui citent le plus
l’odeur et les personnes qui sont arrivées dans l’agglo depuis moins
de 5 ans, les immeubles noirs.
Quand on demande aux personnes de classer leurs réponses par
ordre décroissant d’importance, elles citent le nuage en premier,
ensuite l’odeur et la qualité de l’air qui est moins bonne.
de France ?
La pollution, c’est plus qu’un mot ! Elle gène…
Plus des deux tiers des personnes interrogées ressentent
ses effets.
Si vous ressentez des effets dus à la pollution, quels sont-ils ?
Une gêne respiratoire : 35.4 %
Vous ne ressentez pas d’effets : 30.6 %
Les yeux qui piquent : 19.8 %
Des réactions cutanées : 13.5 %
Des cheveux sales plus rapidement : 13.5 %
Autre : 7.2 %
Notes : ceux qui habitent Grenoble sont les plus nombreux à dire
qu’ils ressentent des gênes respiratoires.
Les effets des polluants sur notre santé
(hypocondriaques s’abstenir)
Le NOX, l’ozone et le SO2 sont à l’origine d’irritations (yeux,
gorge, poumons) et provoquent des toux, des maux de
tête et une altération pulmonaire (chez les sujets sensibles,
accentuent les gênes respiratoires, crises chez les asthmatiques…). Les particules fines, elles, sont davantage à l’origine
de cancers, de maladies cardio-vasculaires. On estime que
9 500 morts par an sont dus aux particules fines (5 000 morts
par accidents). En plus, les particules fines favorisent l’entrée
d’autres particules et ainsi l’apparition d’autres maladies (les
allergies par exemple). Les filtres à particules des voitures
dites “propres” filtrent 95 % des polluants mais les 5 % restants sont les plus féroces.
Les allergies sont favorisées par les polluants (les citadins
sont plus touchés que les ruraux). Depuis 20 ans, les maladies allergiques respiratoires ont doublé et 30 000 décès anticipés par an sont attribués en partie à la pollution
atmosphérique urbaine. Dans notre agglo, d’après une étude
réalisée par la CIRE (Cellule Interrégionale d’Epidémiologie),
entre octobre 99 et septembre 2000, 67 décès anticipés et 72
admissions hospitalières ont été recensés. Les métaux lourds
peuvent provoquer différentes maladies dont beaucoup sont
encore méconnues (la plus connue : le saturnisme avec le
plomb). D’une façon générale, tous ces polluants agissent défavorablement sur le développement des végétaux mais aussi
sur la dégradation du patrimoine bâti.
Pas de doute, pour les habitants de l’agglo,
ce sont les voitures les grandes responsables !
Selon vous d’où provient la pollution ?
Du trafic de voitures au sein de l’agglo : 78.4 %
C’est un problème de surconsommation générale : 34.2 %
Des deux grande usines vers Pont de Claix : 33.9 %
De l’usine de traitement des déchets : 25.8 %
De la station d’épuration : 17.7 %
Ce n’est pas un problème spécifique à l’agglo : 9.3 %
Vous ne savez pas : 8.7 %
Autre : 5.1 %
Concernant la pollution atmosphérique, quels sont, selon vous,
les effets aggravants ?
La situation géographique (effet cuvette) 64.3 %
Le manque de conscience des habitants : 53.2 %
Le fait que l’agglo soit un carrefour routier (traversée par des véhicules extérieurs à l’agglo) : 43.8 %
L’étalement constant de l’agglo qui augmente les distances
de déplacement : 22.8 %
Le manque d’espaces verts : 28.5 %
Autre : 2.7 %
Notes : les moins de 25 ans sont les plus nombreux à penser que
le manque d’espaces verts a un effet aggravant. Les plus de 60 ans
citent plus volontiers l’étalement de l’agglo.
Pas de chance, nos belles montagnes bloquent
la pollution sur nous.
Des phénomènes climatiques particuliers touchent l’agglomération : normalement, la température baisse avec l’altitude mais
dans notre agglo, c’est parfois l’inverse qui se produit : les masses
d’air chaudes au dessus bloquent les masses d’air froides qui ne
peuvent plus s’élever. Les polluants restent près de nous.
Le site grenoblois présente aussi une topographie complexe qui
agit sur les vents : les trois massifs montagneux qui nous entourent ne favorisent pas toujours le mouvement de l’air.
Un grand responsable : l’étalement urbain
Ce sont les nombreuses constructions en dehors de l’agglo qui
tendent principalement à faire augmenter le trafic routier et
l’émission des polluants. Les voitures qui ne font que passer dans
l’agglo ne représentent que 5% du trafic. Comme le rappelle la loi
SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain - décembre 2000), la
ville dense est une ville qui répond aux objectifs du développement durable : respect de l’environnement, efficacité économique
et réponse aux attentes sociales.
Des solutions !
Plus de transport en commun, plus de gratuité et
plus d’initiatives originales !
Concernant la lutte contre la pollution due à la circulation routière,
vous pensez qu’il faudrait :
Développer encore davantage les transports en commun : 59.2 %
Faciliter l’usage des transports en commun (tarifs moins élevés,
parking relais, correspondances train tram…) : 51.1 %
Favoriser des initiatives telles que le covoiturage, le taxi vélo… : 43.5 %
Eviter le plus possible la traversée des véhicules qui ne s’arrêtent
pas dans l’agglo : 35.7 %
Améliorer les pistes cyclables : 27.9 %
Rendre la circulation des voitures au centre de l’agglo encore plus
difficile : 23.7 %
Améliorer la circulation piétonne : 23.1 %
Taxer les automobilistes (péages, tarifs parking plus élevés…) : 12.3 %
Autre : 6.9 %
DOSSIER
Autres petites pensées sur la pollution
Vous pensez qu’un trafic plus fluide polluerait moins : oui, 50.2 %
Un proverbe suisse dit : “Qui sème la route récolte le trafic…”.
Actuellement dans le monde beaucoup de débats sont menés sur ce
thème. La fluidité, si elle diminue la pollution, a fortement tendance à
augmenter le trafic et à inciter le conducteur à prendre sa voiture. Faut-il
créer de nouvelles voies de circulation (rocade nord par exemple) pour
désengorger les voies saturées au risque d’augmenter la circulation et
la pollution ? Question cruciale à laquelle nous devons répondre.
Vous pensez que : si les prix des transports en commun étaient
moins élevés, vous les utiliseriez davantage : oui, 49.2 %
Mais en ce domaine, est-on sûr que l’intention rejoint toujours
la réalité ?
Vous pensez que : si les transports en commun étaient gratuits,
ce serait moins coûteux pour la collectivité : oui, 33.3 %
Il parait que c’est vrai…
Vous pensez que la lutte contre la pollution doit devenir le premier
budget des politiques locales : oui, 31.2 %
Vous pensez que les efforts qui ont été faits pour lutter contre la
pollution commencent à avoir des résultats : oui, 21.6 %
Globalement, d’après les mesures de l’ASCOPARG, si on compare
l’évolution des émissions nationales avec celles de l’agglomération,
dans notre région, on constate une stagnation des émissions (toute
sorte confondue) et une augmentation de l’ozone, alors que la tendance nationale est en nette diminution depuis 1999. Les industries
chimiques ont nettement diminué leur émission de polluants ces dernières années. La station d’épuration est surtout polluante par les
odeurs qu’elle produit.
Super ! A nous d’agir maintenant…
L’incinérateur de déchets
Athanor
Concernant les usines de traitement des déchets :
Elles ont récemment fait l’objet d’une étude rétrospective de
l’INVS : un lien statistique entre le niveau d’exposition aux polluants des incinérateurs dans les années 70-80 existe. Il est vrai
que cette étude porte sur une situation passée, les incinérateurs
récents étant moins polluants. Cependant le Centre National d’Information Indépendante sur les déchets (CNIDD) rappelle que,
pour les rejets atmosphériques de ces nouveaux incinérateurs,
seuls 20 composés ont été retenus dans les normes. Beaucoup de
composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont
pas mesurés alors qu’ils sont également persistants, toxiques et
bioaccumulables, comme les dioxines.
D’autre part, le registre du cancer a effectué en 2004-2005, à la
demande de la Métro, une étude appelée “Atlas du cancer dans
les 27 communes de l’agglomération grenobloise” consultable
sur Internet (www.la-metro.org/fr/environnement/env_etude_
athanor.htm#evaluation). Les résultats obtenus concluent que
le risque sanitaire lié à l’exposition aux émissions de l’usine
d’incinération Athanor apparaît négligeable. Mais là aussi soyons
prudents. D’autres études démontrent le contraire.
Voir à ce sujet l’article paru dans le Figaro du 15 juin 2006
“Découverte de dioxines dans des oeufs à Besançon”
www.mre-fcomte.fr
Fait-il bon d’être chez soi ?
L’association Ascoparg
surveille l’air dans la région
grenobloise.
www.atmo-rhonealpes.org
Vous pensez que la pollution est un bouc émissaire qui cache
d’autres problèmes plus graves : oui, 21.3 %
Vous pensez que les gens qui roulent en voiture ont de très bonnes
raisons de le faire : oui, 19.8 %
Vous pensez que la pollution touche moins ceux qui ont plus de
moyens financiers (quand on habite les coteaux de l’agglo, on subit
moins la pollution) : oui, 18.3%
La pollution touche les plus fragiles, physiquement et socialement.
Environ 12% de la population grenobloise habitent dans une bande
de 50 mètres autour de grands axes routiers. Cette population
est directement touchée par les polluants dits « primaires » (proches des sources d’émission) qui sont 2 à 5 fois supérieurs. Cette
exposition à la pollution de proximité est la plus inégale qui soit car
ce sont majoritairement les populations qui n’ont pas eu le choix de
leur logement pour des raisons économiques.
Par contre, les populations plus éloignées des sources d’émission,
subissent les polluants dits « secondaires » comme l’ozone, par
exemple. L’ozone est curieusement facilement détruit par d’autres
polluants et disparaît rapidement en ville tandis qu’il peut se maintenir plus longtemps dans les zones rurales.
Vous pensez qu’il n’y a rien à faire pour lutter contre la pollution, ça
ne dépend pas de nous : oui, 8.7%
“Aérez vous êtes cernés” titrait l’UFC Que Choisir en 2001
après l’analyse de l’air ambiant de deux appartements.
Alors que l’ère est au bien être chez soi, l’air intérieur de nos maisons
et appartements est souvent plus pollué qu’à l’extérieur. La dernière
étude de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur établit ainsi
que près d’un logement sur dix présente des niveaux de pollution
chimique très élevés et relève une pollution presque systématique
d’une majorité de logements. Une situation sanitaire préoccupante
pour tout le monde car beaucoup de ces polluants sont issus de la
chimie de synthèse et ont des propriétés allergisantes, cancérigènes,
neurotoxiques et immunotoxiques. Plus inquiétant encore, la grande
majorité des matériaux de construction classiques, les matériaux
d’aménagement intérieur et les produits d’entretien et cosmétiques
sont les émetteurs de ces toxiques : laine de verre, charpentes traitées, peintures, vernis, parquets, papiers peints, moquettes, panneaux de particules (90% des meubles), linos synthétiques, colles
mais également de nombreux shampoings, crèmes de beauté, parfums d’ambiance, lessives, savons liquides, insecticides, pour n’en
citer que quelques-uns. La solution pour éviter cette pollution est
d’abord de fuir les grandes surfaces de bricolage, principaux pourvoyeurs de cette chimie, pour privilégier l’utilisation de matériaux
sains pour la construction et la rénovation des logements, tels que
des peintures écologiques, vernis végétaux, isolants naturels, que
l’on trouve dans les réseaux de distribution spécialisés en éco-habitat. Ensuite il apparaît important de limiter l’utilisation de cosmétiques et produits ménagers en y préférant les produits naturels. Enfin,
avant toute chose, il faut aérer son intérieur.
Emmanuel LISZE
En savoir plus : www.quechoisir.org / www.air-interieur.org
à lire : Nos maisons nous empoisonnent, Georges MEAR, édition
Terre Vivante
SSE
PA
REGARD SUR LE
En 1977, on ne voulait déjà
plus rouler idiot !
Il y a 30 ans, l’hebdomadaire d’Ecologie Politique et de
Désobéissance Civile, nommé “La Gueule Ouverte”, titrait
ainsi un de ses articles sur les déplacements : “On ne
veut plus rouler idiot !”. Cet article rendait compte des
conclusions issues de la IVème convention nationale qui
réunissait à Paris des associations nationales et locales
d’usagers des transports. Concernant les déplacements et la
pollution, les choses ont-elles vraiment évolué pendant ces
trois décennies ?
E
n 1977, les écologistes dressaient déjà les mêmes bilans
qu’aujourd’hui sur l’évolution récente des transports urbains.
Ils constataient “des signes encourageants” : “des mesures en
faveurs des piétons, des deux-roues, des handicapés, sont prises ou
envisagées dans diverses villes ; la fréquentation des transports publics
tend à augmenter (Paris, Nantes, La Rochelles, Grenoble [déjà]…) ;
des bandes réservées aux autobus sont créées (des mesures tarifaires
avantageuses sont accordées aux usagers)”.
En 1977, ils mettaient aussi en garde sur les pénuries des énergies fossiles. “La récente conférence d’Istanbul sur les problèmes énergétiques
a souligné les risques des renchérissements et de pénurie d’énergie
dans les prochaines années. La Convention rappelle à cette occasion
que d’importantes économies d’énergie peuvent être obtenues par une
meilleure organisation des transports, en particulier par une réduction
de l’usage des poids lourds pour les transports de marchandise à longue distance (où en est-on d’ailleurs des grands projets de ferroutage
pour désengorger
les autoroutes ?).
La convention déplore le silence des partis politiques de droite et de
gauche à ce sujet et le laxisme du gouvernement qui recommande
des économies d’énergie tout en favorisant la circulation des automobiles et des poids lourds.”
Et en 1977, ils proposaient déjà : la mise en place de services SNCF
de banlieue dans les villes de province, la généralisation d’une tarification basse et incitative garantissant à tous l’accès au transport
public et susceptible d’attirer les automobilistes, la création de lignes
d’autobus ou tramways pour les liaisons de banlieue à banlieue, le
lancement de la construction de lignes de tramways modernes dans
les principales villes de province, sur les axes les plus chargés (1983,
un référendum est organisé à Grenoble pour ou contre la création
d’une ligne de tram qui sera inaugurée en 1987. Grenoble a été la
2ème ville française à réintroduire le tramway après Nantes).”
Ces rigolos d’écolos avaient encore eu le tort d’avoir raison trop tôt…
Article paru dans La Gueule Ouverte-Combat Non-Violent du 15 décembre 1977, n°188
Associations nationales et locales présentes lors de la IVème convention nationale : le SNUT, l’ANVU, le GETUM, le Droit du Piéton,
le CNASUR, le CNUCC, l’Union Féminine Civique et Sociale, les Amis de
la Terre, et des associations locales venues de différentes villes de France
et de Grenoble…
EUR
REGARD EXTERI
Luttes originales
pour une planète propre !
Différents mouvements
écologistes apparaissent
aujourd’hui dans le monde
avec des formes d’action
qui peuvent varier fortement
d’une initiative à l’autre.
Les militants anti SUV (Sport
Utility Vehicle) ou anti 4x4 de
confort aux Etats-Unis
P
résente depuis quelques
années en Europe, la marque Hummer commercialise le célèbre 4X4 de l’armée
américaine pour une utilisation
dite “civile” à défaut d’être civilisée.
Véritables monstres du bitume,
dotés de la carrure et de la consommation d’un char d’assaut,
ils incarnent dans le monde des
militants anti SUV, le gaspillage,
l’arrogance et l’insécurité routière.
Parmi ces opposants, les créateurs du site fuh2.com invitent à
se photographier un bras d’honneur dirigé vers le mastodonte.
Cette initiative n’est sûrement pas
approuvée par le groupe évangéliste What would Jesus drive ?
(Que conduirait Jésus ?) qui tente
d’une toute autre manière de ramener les brebis égarées sur le
chemin de l’écologie.
Les éco-villages partout dans
le monde
Vivre l’écologie au quotidien, tel
est le credo des éco-villages et de
leurs habitants. Ces communautés expérimentent des manières
de vivre plus harmonieuses au
niveau relationnel et surtout environnemental. Elles pratiquent
la plupart du temps l’agriculture
biologique, se dotent de sources d’énergies renouvelables et
construisent des bâtiments écologiques. D’inspirations philosophiques très variées, les éco-villages se sont implantés sur les
cinq continents et sont recensés
par le GEN (Global Ecovillage
Network,
gen.ecovillage.org). Certains pratiquent
l’éco-tourisme et accueillent des
volontaires. Avis aux amateurs.
Les cyclonudistes
en Espagne et dans le monde
“Desnudos ante el trafico, justicia en la calle” (Nus face au trafic, justice dans la rue) tel est le
mot d’ordre des ciclonudistas
de Saragosse (www.cyclonudista.net) qui appellent à une
quatrième manifestation mondiale cyclonudiste en juin 2007.
Ce mouvement écologiste et
libertaire originaire d’Amérique
du Nord réclame une meilleure
prise en compte des modes
de transport non-polluants en
ville et lutte contre l’idéologie de
l’automobile reine. La nudité est
symbole de la vulnérabilité des
cyclistes sur la route et un acte
de libération de son corps. Mais
surtout, elle facilite la couverture
médiatique !
Le porno-écolo en Norvège
Voilà quatre ans que le site
www.fuckforforest.com est sur
la toile, il est l’œuvre de deux
jeunes gens qui ont décidé de
mettre leurs capacités au service de la sauvegarde de la forêt tropicale. L’entrée sur le site
est payante et ils s’engagent à
reverser l’argent à des programmes environnementaux (actuellement : projets en Equateur et au
Costa Rica). Si le porno est un
secteur très lucratif, leur démarche suscite la polémique dans le
milieu écologiste et leur argent
n’est pas le bienvenu partout à
en croire le refus de la WWF.
Clément Girardot
ESPACE ASSOC
Pro’Actif, pour rester actif et dynamique
dans ses recherches d’emploi.
Dur dur parfois de se retrouver chez soi pour chercher un
emploi, faire ses démarches, avoir l’énergie pour contacter
des employeurs potentiels... Pro’Actif est une association
qui propose une autre manière de chercher un emploi, sans
assistanat. Quatre pro’actifs nous racontent :
F
rançois habite Grenoble et
souhaite un emploi dans
l’accueil dans le secteur associatif et de l’économie sociale
et solidaire. “Pendant plusieurs
mois, j’ai essayé de chercher du
travail dans mon coin mais je me
suis rendu compte que ça marche beaucoup par réseau et par
connaissance. A l’ANPE, il y a
beaucoup d’offres et quand on
répond à une annonce, il y en a
soixante qui répondent aussi. On
a peu de chance. Ma conseillère,
elle est sympa mais elle fait ce
qu’elle peut. Elle enchaîne les
rendez-vous… Ils n’ont pas suffisamment de moyens pour nous
aider. Ici, c’est plus humain. On
peut partager ses expériences
avec d’autres, on s’investit aussi
dans leur recherche d’emploi.”
Jérôme habite Meylan. Il recherche un emploi de comptable ou
d’assistant comptable. “Moi, en
venant à Pro’Actif, j’ai trouvé un
contrat au bout de 6 mois. Maintenant, je reviens entre deux CDD
car ici, c’est aussi un réseau de
compétences que l’on essaie de
développer auprès des entreprises. Ca fait un peu penser à un
cabinet de recrutement. Certains
anciens gardent des contacts.
Ça crée un réseau (environ 400
personnes). Et puis entre nous,
on se conseille.”
Fabien habite Grenoble. Il est prêt
à prendre ce qui vient. “C’est en allant pointer aux ASSEDIC que j’ai
vu un tract. Je suis venu ici pour
avoir de l’aide car j’ai du mal à me
débrouiller tout seul. A l’ANPE, je
Un nouveau magazine
pour “Grandir autrement”…
P
our des parents de plus en plus nature, un journal a été créé
par une association de Saint-Martin-d’Hères. Il informe les
parents sur une autre manière d’être avec son enfant et leur
propose des alternatives en terme d’éducation et de maternage.
Envie de partir en vacances avec ses enfants hors des sentiers battus ? Le magasine vous propose des vacances sous un autre jour :
en roulotte, en yourte, en randonnée, en village écolo… Pour le lire,
abonnez-vous par Internet.
Association Grandir autrement :
www.grandirautrement.com /[email protected]
pense qu’ils nous suivent mais ils
ne sont pas là pour aider les gens.
Il n’y a pas les mêmes enjeux
qu’ici. A Pro’Actif, c’est de l’entraide. On se soutient.”
Valérie habite Voiron. Elle cherche
un poste de chargée d’insertion
professionnelle. “Je suis une professionnelle de l’insertion professionnelle qui rencontre des difficultés pour trouver un emploi. Ce
secteur est un peu saturé. Quand
je me suis à nouveau retrouvée
sans emploi, je me suis rendue
compte que je déprimais.
En venant à Pro’Actif, il y
a une structure, des horaires, des contraintes. C’est
un lieu de travail. Chez soi,
il faut faire des démarches
tout seul. C’est dur ! Ici,
pour ça c’est plus facile. On
n’est pas assisté mais actif. Et avec les outils qu’on
a à notre disposition, on
fait des démarches autres
que simplement envoyer
un CV et une lettre de motivation.
On peut chercher des postes qui
ne paraissent pas à l’ANPE, par
exemple, et il y en a beaucoup.”
Pour savoir si cette façon de
rechercher un emploi vous convient, une seule chose à faire :
venir à une réunion qui a lieu tous
les mardis à 10 h (séance d’infos
qui dure 2 h) au 2, rue Hauquelin, à Grenoble (près de la MJC
Allobroges). Tram : ligne B Arrêt
Notre Dame, Musée.
http://pro-actif.org
Rappelez-vous, c’était avant les fêtes de Noël :
un marché de Noël
du commerce équitable.
Si vous souhaitez participer à l’organisation du prochain marché,
contactez l’association “Echoppe Grenoble” qui a organisé cette
manifestation : [email protected]
Cet espace a été créé par Xavier Porte (architecte), le CAUE (conseil
en architecture, urbanisme et environnement) et l’association
Créabois de Grenoble.
ESPACE ASSOC
LA CULTURE
EST PLUS
QU’UNE BELLE
MUSIQUE !
En 2000, un groupe d’artistes, d’étudiants, de
graphistes et de militants
de l’économie sociale
et solidaire crée un outil
d’autoproduction : “Dyade
Art et Développement”. Leur
logique d’indépendance les
a amenés à adopter une
stratégie particulière.
F
ace à la grande industrie,
il est difficile de créer et
produire des créations artistiques originales. L’association
Dyade Art et Développement à
choisi une autre voie : travailler
en réseau et ne pas avoir qu’un
but marchand. Cette association, produit donc des musiques
peu entendues, met les artistes
au service de causes sociales
et distribue ses productions par
des réseaux alternatifs (association Nord Sud, ONG…). Produire
un disque solidaire, c’est plus
que fabriquer un disque et le
vendre, c’est mener une action
de fond, de développement et
de défense de la diversité.
Dyade A&D mène aussi d’autres
actions : A écouter sur leur site
l’émission participative : “La voix
“Nous ne sommes pas là pour apprendre
à lire mais pour donner envie de lire !”
Pendant l’enregistrement
d’Acouphène à Mostar,
en Bosnie Herzégovine.
des gens”, un site radiophonique
pour aborder la vie locale d’une
autre manière. La culture solidaire, c’est plus qu’une autre façon
de produire, c’est aussi écouter
et échanger différemment.
Dyade A&D a déjà produit plusieurs musiques “authentiques”
(en vente au Local ou sur leur
site), AFRAH : musique marocaine rurale et traditionnelle
(en concert à Grenoble en
juin), Musique des Aïssaoua
de Meknès : musique marocaine soufie, Acouphène : un
recueil de poésies en serbocroates et français accompagné de musiques et de photos,
Kerkennah : un trio de jazz
oriental.
Dyade Art et Développement
04 76 27 06 23
www.dyade-ad.com
www.cultures-solidaires.com
http://lavoixdesgens.free.fr
C
’est comme cela que Norine, Jacqueline et Claudine, trois
bénévoles de “Lire et faire lire”, nous expliquent leur activité.
Jacqueline est infirmière à la retraite. Voilà comment elle est devenue bénévole : “Avant d’être à la retraite, j’essayais de me préparer
à ce passage. J’aime beaucoup la lecture et j’aime aussi beaucoup
raconter des histoires aux enfants dans ma famille. Et puis, j’ai le souci
de transmettre le plaisir de la lecture car c’est extrêmement important
de savoir lire pour s’en sortir dans la vie. C’est très important de savoir
dire ce qu’on a sur le cœur.” Leurs conseils : “Il ne suffit pas de lire.
Il faut savoir poser sa voix, entrer dans un texte, présenter un livre,
échanger et communiquer à partir d’un livre. Pour cela, on suit une
formation. C’est très important de la suivre et puis de rencontrer les
anciens. Il ne faut pas se sentir seul mais se prendre au jeu.”
Pas si simple de vouloir aider les autres… “On arrive au début avec des
idées et ça ne se passe pas toujours comme on se l’imagine. Il faut trouver des moyens pour intéresser les enfants, avec des manières de faire,
en modifiant sa voix… L’important aussi, c’est de trouver un bon livre.
“Les Trois Brigands”, ça marche à tous les coups ! Ce qui nous fait le
plus grand plaisir : “Les voir nous accueillir ! Quand ils ont été intéressés
par un livre et qu’ils demandent après nous !...” L’idée de “Lire et faire
lire” est simple. Elle a été initiée par l’auteur Alexandre Jardin : des retraités bénévoles offrent une partie de leur temps libre pour lire des histoires
aux enfants dans les écoles. Des séances de lecture hebdomadaires
sont organisées toute l’année en petits groupes de 2 à 6 enfants que ce
soit pendant le temps des repas, le soir après 16h30 ou encore pendant
le temps de la classe. Les lectures s’adressent en priorité aux enfants
de 5 à 8 ans puisque c’est le moment de l’apprentissage de la lecture.
L’objectif est double, il est d’abord éducatif et culturel puisqu’il s’agit de
transmettre le plaisir de la lecture. Il est aussi social puisqu’il favorise la
rencontre et le dialogue entre les enfants et les retraités.
Les personnes retraitées (ou ayant plus de 50 ans) intéressées,
peuvent prendre contact avec Céline Etellin :
La Ligue de l’Enseignement de l’Isère /// 04 38 12 41 44
[email protected]
2ème édition du festival Respect!
Organisé par l’association Mountain Riders le Samedi 7 et le dimanche 8 avril 2007 aux Arcs, il accueille cette année le groupe N&SK
accompagné de Fedayi Pacha (Dub orientale) et de Da Click (beat
box). Ces riders amoureux de la montagne ont décidé d’en finir avec
les traditionnels discours alarmistes et culpabilisants sur l’écologie
pour nous sensibiliser à la protection de l’environnement en montagne dans une ambiance festive. Au programme, un contest de
snowboard et de ski ouvert à tous. Et ceci accompagné d’un village alternatif réunissant des associations militantes, des entreprises
et des magasins BIO. Les petits aussi pourront venir découvrir des
inventions de géni pour l’écologie car la journée du dimanche leur
est dédiée. C’est l’occasion de rire, d’apprendre et de s’émerveiller
devant les projets réalisés par les écoles primaires de Bourg St Maurice et des communes avoisinantes.
www.mountain-riders.org ou fi[email protected]
Pour vos petits travaux ménagers, pensez à
Travail et Partage !
Cette association met à la disposition de particuliers ou
d’associations, des demandeurs d’emploi motivés pour des
travaux de ménage, de repassage et d’entretien d’espaces verts.
04 76 47 18 33 /// [email protected]
ZOOM
LE BRUIT AU CENTRE VILLE
Des enquêtes
sur les nuisances
sonores
au centre ville.
L
La salle de danse est un espace rare aujourd’hui : entièrement parquetée,
elle fait 170 m2, 7 mètres sous plafond avec un éclairage naturel.
Intérêt privé contre
intérêt général
La MJC Allobroges est située en plein cœur de ville
(en face du nouveau musée de Grenoble).
En 40 ans d’activités, aucune plainte n’a été relevée. Il y a quelques mois cependant, une famille
venant d’aménager à proximité s’est plaint de nuisances sonores produites par des activités menées
au sein de la MJC. Plus largement, ce constat pose
la question de la fonction du centre ville.
À
la demande de la famille,
un relevé des nuisances
sonores a été effectué
par les services compétents de
la ville et a confirmé une certaine inadaptation des locaux
aux activités pratiquées par la
MJC. En prenant appui sur ce
constat, la famille a demandé à
la MJC de cesser ses activités
tant que les travaux d’insonorisation ne seraient pas effectués. La MJC se sent piégée :
suspendre les activités qui donnent satisfaction aujourd’hui à
plus de 400 personnes jusqu’à
ce que les travaux soient finis lui
paraît impensable. Ce sont des
travaux qui seront longs et coûteux et qui ne pourront être faits
en cours d’année compte tenu
des contraintes budgétaires. Ce
conflit d’usage entre, d’une part,
des habitants qui sont en droit
de revendiquer une vie sans
nuisance, et d’autre part, une
structure qui offre à la population
des activités qui répondent à
une fonction sociale (éducative,
culturelle, lien social …), pose
la question du centre ville et de
sa fonction. Comment concilier animations et tranquillité ?
Faire le choix de vivre au centre
ville n’induit-il pas aussi certaines nuisances ? En attendant,
la MJC souhaite que la famille
patiente jusqu’à la réalisation
des travaux. Des mesures ont
été prises pour réduire le bruit :
délocalisation de certaines activités (notamment la capuera le
vendredi soir), arrêt des percussions lors des activités danse,
fermeture des fenêtres même
par forte chaleur. Elle fait aussi
la demande à la ville qu’une salle
dans une cave, qui avait été fermée il y a quelques années pour
raison de sécurité, soit réaménagée. La ville de Grenoble possède un niveau d’équipements
socio culturels de qualité : 23
structures, dont la MJC Allobroges. Le revers de la médaille :
ce parc est vieillissant et nécessite des coûts d’entretien élevés
pour être adapté aux nouvelles
exigences. D’autre part, le bâtiment de la MJC Allobroges
présente des caractéristiques
particulièrement intéressantes :
1 400 mètres en cœur de ville.
Ce sont des conditions remarquables pour pratiquer un certain nombre d’activités comme
la danse. C’est un espace d’activité privilégié utilisé par plus de
1960 grenoblois. Faut-il s’en priver
pour satisfaire une famille ? Les
structures socioculturelles sont
des outils au service de la population. Où se situe alors l’intérêt
général ?
’Union de Quartier NotreDame réalise actuellement
une enquête sur le bruit et invite les habitants à venir témoigner en complétant un questionnaire. Le Comité Consultatif
du secteur 2 vient lui aussi de réaliser une enquête sur ce sujet.
Aujourd’hui, environ 300 personnes au total ont répondu au questionnaire. D’après les premiers résultats, les nuisances sonores seraient essentiellement dues aux bars et aux boîtes de nuit.
Il est vrai que le centre ville est plus sujet aux nuisances sonores
que d’autres quartiers. D’une part, ancien, avec des rues étroites et
des immeubles hauts, il fait caisse de résonance. Les matériaux de
construction qui datent du 17ème, ne sont pas non plus adaptés aux
bruits actuels. D’autre part, les activités nocturnes sont, de fait,
plus nombreuses au centre ville. « Mais il y a pas mal d’exemples
de bars avec lesquels ça se passe bien » explique un des membres
de l’Union de quartier Notre-Dame présent à l’assemblée générale.
“Le problème, c’est ceux qui ne respectent pas les règlements. Il
suffit d’un bar pour que tout un bloc d’habitations subisse des nuisances fortes.” L’Union de quartier veut faire évoluer cette situation
sur un mode constructif. “Un bar, ça a du charme mais pour vivre
ensemble, il faut respecter certaines règles. Il ne s’agit pas de changer les lois, elles sont adaptées, mais elles ne sont pas appliquées.
Il faudrait surtout que les établissements qui ne respectent pas ces
lois soient plus sanctionnés.” À partir des résultats de cette enquête, l’Union de Quartier souhaite pouvoir envisager des actions
concrètes (agir collectivement, interpeller les autorités publiques
avec des données chiffrées et associer leur travail à celui du Comité
Consultatif du secteur 2).
Pour participer à l’enquête : http://uqnd.free.fr
Permanence de l’Union de Quartier, tous les samedis matin
de 10 h à 12 h, au 10 rue Chenoise.
D
’après une étude réalisée en 2003 à Grenoble, sur les
6 secteurs de la ville, ce sont les secteur 1 (Berriat-SaintBruno, Europole, Centre-Gare-Bastille, Eaux-Claires Nord,
Jean Macé) et secteur 2 (Championnet, Foch-Libération, CentreVille, Notre-Dame, Mutualité-Ile-Verte, Saint-Laurent Rive Droite)
qui connaissent le plus de plaintes concernant le bruit et notamment le bruit liés aux activités commerciales. Plus généralement,
la circulation routière et les nuisances de voisinages sont, le plus
souvent, à l’origine de plainte.
Les pollutions sonores sont difficiles à mesurer car elles sont
perçues de manière très variable selon les individus. Rassurantes pour les uns et insupportables pour les autres, leur tolérance
varie selon les bruits et selon les personnes. Elles peuvent parfois
constituer “un signe d’appel ou un symptôme […] d’un grand isolement psychologique sous-jacent” et dans d’autres cas être source
de réels troubles de l’audition, d’insomnies, d’hypertension artérielle, de phénomènes d’irritabilité et de stress.
Cf. article paru dans le DL du lundi 13 octobre 2003
Rappel : lors de la consultation publique réalisée par la ville de Grenoble récemment, l’enquête révèle que les Grenoblois souhaiteraient que le
centre ville soit encore plus “un espace de promenade, de vie et d’animation”. Comment créer alors de l’animation, de la vie sans bruit ?
MJC Allobroges, 04 76 42 56 96 [email protected]
http://www.vistacite.fr
INFORMONS NOUS
Une pétition circule
actuellement pour protéger les 6
monuments de la Bastille dont
La Casamaures qui seraient mis en
danger par l’un des tracés du projet de rocade Nord.
http://casamaures.free.fr/info/
LE CENTRE SOCIAL ARLEQUIN MET EN
PLACE UN RÉSEAU D’ECHANGES
RÉCIPROQUES DE SAVOIRS (RERS).
• Le RERS est un système d’échanges de savoirs et savoir-faire
entre les individus ou au sein d’un groupe. Chaque personne qui
s’inscrit au réseau doit être offreur (proposer un ou plusieurs
savoirs) et demandeur (demander un ou plusieurs savoirs).
Les offres et les demandes de savoirs sont recueillies lors des
permanences qui ont lieu tous les mercredis matin (9h - 12h)
au Centre Social ou sur rendez vous téléphonique.
Pour plus d’informations : Centre Social Arlequin
97, galerie de l’Arlequin à Grenoble
Tél. : 04 76 22 42 20. Email : [email protected]
RCF FÊTE SES 20 ANS
Trois émissions - débats seront réalisées en public de 18h16
à 20h30 dans la salle de conférence de la Maison diocésaine
de Grenoble (12 place Lavalette).
• Lundi 19 mars : “Quels enjeux pour une radio chrétienne dans le
paysage médiatique ?”
• Mardi 20 mars : “L’expression du politique dans les médias locaux”
• Jeudi 22 mars : “Création et diffusion du spectacle vivant en Isère”
• le 25 avril : rencontre conférence avec le scientifique et
philosophe Michel SERRES, à l’Amphi Weill du Campus
Universitaire de Grenoble. Pour le programmes des autres festivités,
contactez RCF Isère, Tél. : 04 38 38 00 10. Email : rcfi[email protected]
GRE BLOG
Actuellement en débat sur GreBlog
MonGrenoble
Le blog local citoyen de Grenoble et ses alentours
Deux thèmes ont été suivis depuis le début de l’année :
• A propos des nuisances sonores du tram en
centre ville (Synthèse des 19 contributions déposées)
De nombreux habitants du centre ville font part de leur mécontentement en raison des nuisances sonores produites par le
tram en centre ville et dont le taux peut atteindre 75 décibels.
Tentant de résoudre le problème par voie légale, les unions de
quartier signalent que les collectivités se renvoient la balle.
Certains contributeurs estiment que les plaignants sont
essentiellement des seniors qui passent leur temps à critiquer
et évoquer tout dérangement à leur confort quotidien. D’autres,
évoquent le fait que la collectivité à quelques difficultés techniques pour trouver des solutions.
• A propos de la durée excessive d’un feu tricolore
dans l’agglo (Synthèse des 21 contributions déposées)
A Saint-Martin d’Hères, un feu rouge placé sur l’avenue Gabriel
Péri a été filmé durant 1mn 35. Une attente plutôt excessive pour
l’automobiliste. Derrière le problème de synchronisation des feux
lié notamment au passage du tram C, certains contributeurs signalent le problème posé par la pollution produite par le régime
moteur des automobiles à l’arrêt. D’autres mentionnent que tout
est fait pour décourager la prise de son véhicule au profit des
transports en commun.
Chrys, responsable de GreBlog MonGrenoble
http://www.greblog.net
événements à venir
Rencontres organisées par les Amis du Monde Diplomatique au Tonneau
de Diogène à Grenoble
• Mardi 6 mars à 20h30 “Techno-Science et démocratie”, avec Jacques Testard
• Mercredi 28 à 20h30 “Par où commencer pour changer l’école?”
avec Raymond Millot
Colloque du Programme de Recherche et d’expérimentation sur l’énergie
dans le Bâtiment (PREBAT)
• Du 20 au 22 mars 2007 à Aix-les-Bains au Palais des congrès. Rencontres
autour des travaux que mène le PREBAT afin de diviser par quatre la consommation énergétique des bâtiments neufs et existants à l’horizon 2050. Entrée libre sur
inscription : http://www.ines-solaire.fr/prebat/
Visite du cimetière St-Roch
• Samedi 17 mars à 14h30. “L’entourage de Stendhal et les intellectuels grenoblois dès le 19eme et 20eme siècle” RDV devant l’entrée principale, rue du souvenir. Tél. : 04 76 42 86 80
1ères Assises Nationales de la Construction Passive
• Samedi 21 avril à Alpexpo. Pour susciter une mobilisation à la fois politique,
culturelle et industrielle pour la démarche de construction passive. Accès sur invitation/réservation, 120 euros TTC : [email protected]
Café Sciences et citoyens :
• Mardi 6 mars à 18h30 au Patio 97 galerie de l’Arlequin Grenoble : “Les différences
d’aptitudes entre hommes et femmes : biologie ou environnement ?”
• Mardi 3 avril : “Que mesurent les indicateurs économiques ?” (comment mesurer
le bonheur, la santé, le développement d’un pays, que signifie “croissance” ?)
Salon de la Nature organisé par Le Pigeon Voyageur du Forez
• Du 31/3/07 au 1/4/07 Stands sur 540 m2 à l’intérieur et 2000 m2 à l’extérieur.
[email protected]
À pied, à cheval, à vélo… le salon du randonneur
• Du 20/4/07 au 22/4/07, rendez-vous régional sur la randonnée à la Cité Centre
des Congrès de Lyon.
La 6ème édition des “Journées de l’Environnement” aura lieu les 28 et 29 Avril
2007 dans le parc de la Mairie de Coublevie : conférences, expositions, animations, ventes, sur l’habitat, les énergies, le jardinage… et cette année particulièrement l’alimentation et la santé. L’environnement, affaire de tous, commence
à notre porte. Pour vous informer, participer, nous contacter au : 04.76.05.21.68
(Tél/fax) ou 06.60.88.21.68.
TURELLE
GRANDE MARCHE INTERCULCISMES
ET CONTRE TOUS LES RA
0 deMCOAULREUSRS,
EDmaIxim1um
SneAz M
avec le
Ve
S...
de SONS et de RYTHME
de départ,
le lieu
Pour connaître l’heure et
P : 04.76.87.59.79
CII
du
tif
lec
col
contactez le
http://www.ciip.fr
DEVELOPPEMENT DURABLE
crise du logement :
les responsables des organismes HLM
tirent la sonnette d’alarme.
Avec la hausse du foncier et
la hausse du coût de production, construire est de
plus en plus difficile. Mais
cette situation s’est aggravée depuis août 2006 avec la
hausse des taux d’intérêt du
livret A. Certains programmes de construction pour
2007 risquent d’être remis en
question.
L
a hausse des coûts de
construction était compensée ces dernières an-
nées par les taux d’intérêt du
livret A particulièrement bas et
les aides supplémentaires de
la Métro et du Conseil Général.
Cependant, depuis août 2006,
les taux d’intérêt du livret A ont
augmenté (+ 0.3%). Cette augmentation représente un surcoût
de 4000 euros environ par logement pour les organismes HLM
que nous sommes. La question
que nous posons :
qui prend en charge
ce surcoût ? A cela
s’ajoute une nouvelle augmentation
des coûts de construction due aux
dernières normes
techniques plus exigeantes (par exemple, les normes liées
à l’accessibilité des
logements aux personnes
handicapées représentent
des surcoûts de
l’ordre de 3 à 5 %
sur le prix de construction).
Pour pallier cette difficulté, la
marge de manœuvre n’est pas
large : nous pouvons augmen-
ter les loyers mais aujourd’hui,
compte tenu des situations des
familles, cela nous paraît impossible ; nous pouvons aussi
diminuer le coût d’entretien du
bâti existant mais ce ne serait
pas cohérent avec la qualité de
service exigée par nos locataires. Les seules solutions envisageables : soit les collectivités
et l’état augmentent leur participation, soit nous diminuons le
nombre de constructions. Une
prise de conscience est donc
nécessaire pour maintenir le niveau de construction des deux
dernières années. C’est la raison
pour laquelle les bailleurs attirent l’attention sur ce risque : les
constructions programmées les
prochaines années pourraient
être interrompues alors que la
demande est très élevée.
Quelques chiffres :
Environ 30 000 logements
sociaux dans l’agglomération.
13 000 demandes en instance.
Le pourcentage de demandes
satisfaites par an (cela correspond aux attributions réalisées
par an soit environ 2 128 attributions dans les communes de
la Métro). Principale raison de
la hausse des demandes :
- logements HLM en moyenne à
40 % des prix du privé,
- augmentation des exigences
à l’entrée des logements privés
(dépôt de garanties, caution),
- décohabitation des jeunes,
- hausse du nombre de familles monoparentales.
Construction : Malgré un niveau de construction soutenu,
le parc est plein et le taux de
vacance presque nul (0.5%).
2005 : 1 230 logements, 2006
(en cours) : 1 330, 2007 : prévus 1 400.
ABSISE
(Association
des
bailleurs sociaux de l’Isère) regroupe : Opac 38, ACTIS, Advivo, Pluralis (SHA), Société
Dauphinoise de l’Habitat (SDH),
Scic habitat Rhône-Alpes, LPV,
et Grenoble habitat, soit un patrimoine locatif de près de 70 000
logements.
Quand écologie
rime avec
économie
Mieux vivre et payer moins,
c’est possible. L’ALE (Agence Locale de l’Energie),
structure indépendante, vous
donne des conseils sur les
énergies renouvelables, l’isolation de votre maison ou
de votre appartement, votre
chauffage, vos éclairages,
vos déplacements, …
Aujourd’hui, 50 % des consommations d’énergie, en France,
dépendent de nos actes quotidiens. Les émissions de CO2,
de particules et de gaz polluants
sont directement liées à notre
consommation d’énergie. Une
des missions de l’ALE est justement de nous accompagner vers
des changements de comportements et des gestes simples
afin de réduire notre impact sur
le milieu et le climat. L’ALE a été
créée sous l’impulsion de l’Europe et des collectivités territoriales
(Métro, communes, SMTC).
Exemples d’actions simples pour
réduire les émissions de CO2 et
faire des économies :
• réduisez votre facture de 7 %
en baissant la température de
1° chez vous en hiver,
• économisez jusqu’à 50% d’énergie en isolant votre habitation,
• consommez 4 fois moins
d’électricité en utilisant des lampes basse consommation pour
vous éclairer,
• couvrez jusqu’à 60 % de vos
besoins en eau chaude en vous
équipant d’un chauffe-eau solaire,
• économisez jusqu’à 30 %
d’énergie en remplaçant votre
vieille chaudière par une chaudière plus performante.
L’Agence Locale de l’Energie
vous accueille pour répondre à
vos questions au : 4 rue Voltaire à
Grenoble. Tél. : 04 76 00 19 09
www.ale-grenoble.org
DIVERTISSEMENT
D’où est prise cette photo ?
���������������������
���������������������
Trouvez la bonne réponse
et gagnez 1 cyclo carnet
d’une valeur de 8�euros.
Appelez au 04 38 12 90 59
et donnez votre réponse avant
le 20 mars.
Les 10 premières bonnes réponses sont gagnantes.
à Grenoble
�������
������������������
����������������������������
����������������������������
���������
����������������������
�����������������������������
������������������������������
Photo paru dans le n
n°2 :
La place des 5 fontaines
à Echirolles.
L’Isère : un paradis pour la truffe
et pour nous
L
a truffe c’est cette fameuse
boule noire que l’on trouve
sous la terre et qui constitue
un mets ou plutôt un parfum, une
odeur des plus gourmandes. L’Isère fut et redevient un grand territoire de la truffe. Le long du Drac
et dans la vallée du Grésivaudan
on en a ramassé de tous temps.
La truffe est rare, difficile à trouver. Otez-vous de l’idée le projet
d’en cueillir. Les gens qui le font a François Blanc-Gonnet avec
ses truffes…
coup de pioches sont des sagouins
ou plutôt des ignorants qui détruisent a tout jamais les truffières.
Cueillir des truffes, c’est posséder un chien (ou un cochon). C’est
l’entraîner pendant au moins trois ans et maintenir son entraînement au minimum trois fois par semaine. Il existe une centaine de
passionnés dans le département. Un syndicat de “caveurs” (c’est
comme ça qu’on nomme les chercheurs de truffe qui pratiquent le
cavage) existe depuis une dizaine d’années dans le département.
Chère la truffe ? Oui (près de 1 500 € le kilo en haute saison) mais
imaginez : vous pouvez par exemple cuisiner pour votre fiancé(e)
une simple truffe qui vous coûtera une quarantaine d’euros. C’est
pas donné, mais quel bonheur ! Deux idées pour la cuisiner : pour
François Blanc-Gonnet de la Laiterie Bayard, le grand luxe c’est de
la manger cuite sous une cendre pas brûlante une vingtaine de
minutes (il suffit de la brosser, la barder de lard, la saler et poivrer et enfin l’enfermer dans de l’alu avec un filet d’huile d’olive).
La manière la plus classique reste la brouillade : il suffit de couper la truffe en petites lamelles (une julienne). On incorpore cette
truffe (entre 30 et 40 g) dans une préparation composée de huit
oeufs battus. On sale et poivre puis on laisse reposer plusieurs
heures (5 au moins). On cuit cette préparation au bain marie sans
cesser de tourner et lorsque la prise se fait on incorpore le beurre (20 g) et la crème fraîche (4 cuillères). A déguster en buvant
par exemple, nous conseille François Blanc Gonnet, un château
Grillet (2000), un blanc de Veirin (une très petite appellation du
côté de Condrieu). Franchement, c’est pas un cadeau original que
vous dévoile les Antennes ? Pensez truffe. Paraît en plus que c’est
aphrodisiaque…
Jean Michel Asselin
04 76 569 682
GRENOBLE
ET VOUS COMBIEN ÉMETTEZVOUS DE CO2 PAR AN ?
EN QUELQUES SECONDES, CALCULEZ LE NOMBRE DE
TONNE(S) QUE VOUS ÉMETTEZ PAR AN EN ALLANT SUR LE
SITE : HTTP://WWW.ACTIONCARBONE.ORG/MAIN_FR.PHP
s!
Ce journal est à vos u
coups
vo
Envoyez vos articles,
s infos,
de gueule (de cœur), vo
vos réactions…
ste.net
à : lesantennes@lapo
e
Association Composit
000 Grenoble
4, rue du Dauphiné 38
ou téléphonez-nous
au 04 38 12 90 59
Les Antennes
Composite : 4 rue du Dauphiné, 38000 Grenoble. Tél. : 04 38 12 90 59
E-mail : [email protected]
• Responsable de la publication : Anne Benoit-Janin • Rédactrice en chef :
Anne Benoit-Janin • Rédaction : Jean-Michel Asselin, Clément Girardot,
Emmanuel Lisze • Régie commerciale : Annie Louzon, 04 76 43 31 70
Marc Durand, Média Tremplin, 06 14 40 19 47 • Impression : Numerica
• Maquette : Critères • Comité de rédaction permanent : J-M. Asselin,
A. Benoit-Janin, A. Bresson, D. Clemont, P. Colin-Madan, B. Coudurier,
F. Dumas Huet, C. Girardot, H. Guetaz, J. Jonot, V. Lebon, A. Leroux,
Y. Meghezili, M. Ogier, C. Racine • Comité de rédaction temporaire :
Anne Delaballe, Christine Soulat, Jean-Charles Pironon, Julien Perrot,
Christophe Chevallay, Julian Rochat, Claude Durand, David Chapon, Chrystophe
Oleon, Odile Enzinger-Nesta, Emmanuelle Passot, Catherine Boudjema.
Édité à 15 000 exemplaires. Sortie du prochain numéro en avril 07.
Ce journal est fabriqué 100 % local. Imprimé sur du papier de la papeterie Lancey
100 % recyclé selon la charte imprim’vert©.
E
COUP DE GUEUL
LA MAISON BRULE, MAIS LES
POMPIERS SONT PYROMANES
Les responsables politiques ont adapté leur discours à l’urgence planétaire, thème porteur en période électorale, mais
dans les faits leurs décisions restent globalement les mêmes.
Quatre exemples entre cent :
• L’air de nos villes porte atteinte à la santé des enfants, et fait
mourir plus vite les personnes âgées. Si l’on estime que ça coûterait
trop cher à notre société de rendre cet air sain pour ces catégories de
population, qu’on le dise ! Mais qu’on ne continue pas à faire comme
d’habitude en feignant d’espérer des résultats différents.
• Les dernières normes appliquées aux incinérateurs de déchets
ménagers n’empêchent pas que, autour, la dioxyne s’accumule encore dans le lait, dans les œufs, … et dans les organismes vivants,
à des taux 10 à 40 fois supérieurs aux normes de santé publique. Et
les cas de cancers se multiplient dans cet environnement.
• On prévoit de créer de nouvelles infrastructures autoroutières
dans les Alpes, dans les villes (autoroute Grenoble-Sisteron, rocade
nord de Grenoble), alors que le pétrole va devenir rare et cher, et alors
qu’on sait très bien qu’ainsi va être drainé davantage de voitures, et
créé davantage de pollution et de gaz à effet de serre.
• Allez, un dernier exemple, pour la route, offert par un de ces
sacrés rigolos d’écolos : à St Martin d’Hères existait un espace
convenant à la construction d’un stade à la mesure des talents des
footballeurs nippo-grenoblois, espace par ailleurs très bien desservi
par les transports en commun ... Que croyez-vous qu’il arriva ? La
décision fut d’implanter ce stade dans le Parc Paul Mistral (risque :
envahissement automobile le soir des matchs) et IKEA à St Martin
d’Hères (conséquence : un accroissement très considérable du trafic
automobile (on parle de 15 000 à 20 000 véhicules/jour) dans l’agglomération.
Le décor est posé. La pièce est écrite, et l’on pourrait presque dire
qui seront les gagnants : les morts les plus riches du cimetière….
Jean, 73 ans, Grenoble Sud
Votre imprimeur certifié IMPRIM’VERT
COUP DE COEUR
UNE VILLE QUI BOUGE
ET QUI S’ENGAGE
pub numérica
Le certificat IMPRIM’VERT®
garantit le recyclage des
papiers et pots d’encre,
la récupération en vue du
retraitement des résidus
pâteux et effluents chimiques.
Pour connaître la procédure IMPRIM’VERT, connectez-vous sur www.numerica.fr
16A chemin de Malacher
38240 MEYLAN
Tél. 04 76 04 04 99
Fax 04 76 04 81 01
8 rue Barrier
69006 LYON
Tél. 04 37 24 11 57
Fax 04 72 75 05 26
[email protected]
Des soirées toute l’année, des jeunes partout, un tissu associatif immense, c’est une ville qui bouge et qui s’engage :
depuis la Résistance jusqu’aux combats d’aujourd’hui, elle a
son mot à dire.
Écolos, républicains et défenseurs des libertés crient leurs coups de
gueule entre ses murs. Chère citée que j’ai découvert pour étudier, je
n’aurais pas imaginé que tu renfermais toute cette population engagée ! Certains disent que ça fait du bruit. Certes, mais les idées et la
gaîté ne s’expriment pas en silence.
Habitants de Grenoble riez, dansez et criez car vous êtes dans une
ville qui remue et qui construit. Derrière son voile gris, blottie au fond
de sa vallée, elle renferme des centaines de cigales qui ne sont pas
prêtes à devenir des fourmis. J’ai été séduite par la diversité et l’effervescence de ses associations : il y a celles qui se battent pour l’écologie,
celles qui revendiquent l’écoute des citoyens ou tout simplement celles qui organisent nos loisirs. En plus, nous sommes dans une ville
où l’on nous demande notre avis, et ça, ça n’a pas de prix. J’ai été
agréablement surprise du vote organisé sur le vote des étrangers, et
j’espère que toutes ces pensées recueillies ont effectivement servi.
Je souhaite que cette expérience soit renouvelée. C’est pourquoi je
dédie ce coup de coeur a ce petit journal que je viens de découvrir et
aussi à cette ville qui permet ce genre d’initiative.
Beaucoup de gens m’ont dit avant que je vienne ici : “A Grenoble il
fait froid et les gens sont gris !”. Pourtant il m’a été donné de voir qu’il
y fait gris et certes froid, mais qu’il s’y cache un soleil bien humain qui
tente de se montrer en tout un chacun.
Elisabeth, 23 ans Grenoble