Une ville qui bouge et qui s`engage
Transcription
Une ville qui bouge et qui s`engage
En avril, les Antennes en pleine actualité, numéro spécial sexe. Femmes et hommes voient-ils l’agglo différemment ? Et c’est toujours gratuit ! Le gratuit citoyen de la région grenobloise édito Nous ne sommes pas des experts ! (pas encore) Question pollution en tous les cas, notre perception n’est pas toujours exacte. Une mauvaise odeur dans la ville, par exemple, ne signifie pas nécessairement qu’il y a pollution. Quand nous pensons pollution dans notre agglo, nous pensons aussitôt voiture, et pic de pollution... Mais de quoi est fait ce nuage sur nos têtes ? Quel est son réel impact sur notre santé ? Pouvons-nous avoir des réponses simples à ces questions ? Y a-t-il de vraies solutions ? C’est pourtant facile d’être informés : les études ne manquent pas sur ce sujet. Mais la difficulté, pour nous simples citoyens, c’est de nous y retrouver dans cette quantité d’informations qui parfois se contredisent. Une étude récente démontre par exemple que les incinérateurs d’ordures ménagères augmentent la fréquence de certains cancers chez les personnes vivant à proximité. Qu’on se rassure, cette étude porte sur les anciens incinérateurs. Qu’en est-il des nouveaux alors ? Les techniques actuelles doivent nous protéger. Mais là aussi rien n’est sûr puisque les nouvelles normes ne prennent en compte que certains composés et en ignorent d’autres qui ne sont pas dépourvus de risque pour la santé… Alors que penser ? Dans cette période obscure où tout représente une menace, de l’air que l’on respire à la crème que l’on se met sur la peau, il ne nous reste plus qu’à croire. Le sens ancien de pollution n’était-il pas religieux pour désigner une profanation, une souillure, associée à l’idée d’impureté, de péché ? Le terme de pollution a aussi un usage médical et désigne l’émission de sperme involontaire durant le sommeil des adolescents. Entre se sentir coupable de polluer ou être pollué contre notre volonté, on a pas vraiment d’alternatives… Anne Benoit-Janin Paul Hussion aime beaucoup notre agglo … Grenoble, la ville la plus polluée de France ? Pas la première, mais on fait des efforts… Des questions d’habitants et des réponses pour en savoir un peu plus sur la pollution dans notre agglo et ses alentours (p.2 à 4). Pour suivre les aventures de Paul Hussion http://www.patapasteque.com/ Coursiers à vélo TRANSPORT DE PLIS ET COLIS À TRAVERS L’AGGLOMÉRATION • RAPIDE • EFFICACE • ÉCOLOGIQUE 4, rue Gabriel Péri - 38000 Grenoble /// 04 76 85 22 50 [email protected] DOSSIER Grenoble, la ville la plus polluée 330 personnes interviewées • Homme : 51.4 % • Femme : 48.6 % Que savons nous vraiment de la pollution dans notre agglo ? Les antennes ont interrogé plus de 300 personnes sur ce thème dans plusieurs villes de l’agglo. Ce thème a été retenu car, dans l’enquête parue dans le premier numéro, la pollution apparaissait comme une des grandes priorités pour les habitants de l’agglo (consulter le n°1 sur :www.lesantennes.com). Loin des sondages d’opinion, le questionnaire de cette enquête a été élaboré, comme d’habitude, avec un groupe d’une dizaine d’habitants volontaires. Les questions sont donc celles qu’ils ont abordées et discutées. Nous avons aussi recueilli quelques précisions auprès d’associations locales (Amis de La Terre, Frapna, ASCOPARG) pour compléter les réflexions et les questionnements de ce groupe d’habitants. Les habitants évaluent la pollution dans l’agglo. On n’est pas surpris : l’air pur, ce n’est pas dans l’agglo qu’il faut le chercher, surtout l’été Aujourd’hui, vous diriez que l’agglomération grenobloise est : Très polluée : 31.5 % Autant polluée que les autres grandes villes de France : 29.4 % Est plus polluée que les autres grandes villes de France : 16.2 % N’est pas aussi polluée : 14.4 % Vous n’en avez aucune idée : 8.4 % Il vous arrive de vous rendre compte que l’agglo est polluée : Oui, plusieurs fois par an : 35.1 % Oui, surtout l’été : 34.2 % Oui, tout le temps : 22.8 % Non, jamais : 6.6 % Vous n’en avez aucune idée : 1.2 % Notes : Les personnes qui se déplacent principalement en vélo ou à pied sont plus nombreuses à trouver que l’agglo est tout le temps polluée. L’agglomération est-elle plus polluée que les autres grandes villes de France ? La qualité de l’air de notre agglo se situe en moyenne parmi les 10 villes les plus polluées de France (Nice, Marseille, Aix en Provence, Montpellier, Lyon, Clermont-ferrand…). Cette moyenne est calculée sur la base du nombre de jours où les indices atmosphériques indiquent “qualité d’air moyenne ou mauvaise”. En 2005, par exemple, c’est la ville de Toulon qui présentait la moyenne la plus élevée (206 jours par an), Nice : 182 ; Marseille et Aix en Provence :168 ; Montpellier : 130, Lyon :113 ; Grenoble et Clermont-ferrand :111. Paris, par contre ne comptait que 55 jours par an, Valencienne et Caen, 38. Cf. article paru dans Le Nouvel Observateur (nov 2006) • de 25 ans : 31.2 % • De 25 à 45 ans : 36.3 % • De 46 à 60 ans : 22 % • + de 60 ans : 10.5 % Les pollutions et les polluants de l’agglo : c’est énorme ! Il est très complexe de faire le point sur les polluants et leur origine, chaque polluant faisant l’objet d’analyse spécifique. Ce que l’on peut dire dans notre agglo, c’est que la pollution est multiple. Pour faire simple, il y a : le Nox (oxydes d’azote) qui provient essentiellement du trafic automobile (Agglo : 53 %) L’ozone (le mauvais, pas celui qui nous protège des rayons ultraviolets quand il est en altitude). Ce polluant se forme en fonction des conditions météorologiques (chaleur et ensoleillement) et des polluants émis. C’est l’ozone qui est à l’origine des pics de pollution. Le SO2 (dioxyde de souffre) provient de l’industrie (55 %) et du chauffage (combustion du fuel, essence, charbon, bois…). Les particules fines qui proviennent des résidus de la combustion (industrie 42 %, voiture diesel 22 %, chauffage). Et enfin, il y a les métaux lourds qui entrent dans la composition de beaucoup de matériel et qui se répandent lors de leur combustion (ordinateur, jouet, peinture …). La pollution, c’est quoi pour nous au juste ? Pour la majorité, c’est dans l’air Pour vous, la pollution dans l’agglo, c’est : Le nuage sur l’agglo : 58.9 % La qualité de l’air qui est moins bonne : 56.5 % L’odeur : 45.9 % Les immeubles noirs : 38.1 % Les déchets par terre (papiers et crottes de chien) : 27 % Le bruit de la ville : 26.4 % Les effets que la pollution peut avoir sur vous : 21.9 % Plus de maladie : 19.8 % Vous ne savez pas : 6 % Autre : 3.6 % Notes : Les personnes de plus de 60 ans ont beaucoup plus cité le bruit de la ville. Les moins de 25 ans, les déchets par terre. Les personnes qui habitent l’agglo sont celles qui citent le plus l’odeur et les personnes qui sont arrivées dans l’agglo depuis moins de 5 ans, les immeubles noirs. Quand on demande aux personnes de classer leurs réponses par ordre décroissant d’importance, elles citent le nuage en premier, ensuite l’odeur et la qualité de l’air qui est moins bonne. de France ? La pollution, c’est plus qu’un mot ! Elle gène… Plus des deux tiers des personnes interrogées ressentent ses effets. Si vous ressentez des effets dus à la pollution, quels sont-ils ? Une gêne respiratoire : 35.4 % Vous ne ressentez pas d’effets : 30.6 % Les yeux qui piquent : 19.8 % Des réactions cutanées : 13.5 % Des cheveux sales plus rapidement : 13.5 % Autre : 7.2 % Notes : ceux qui habitent Grenoble sont les plus nombreux à dire qu’ils ressentent des gênes respiratoires. Les effets des polluants sur notre santé (hypocondriaques s’abstenir) Le NOX, l’ozone et le SO2 sont à l’origine d’irritations (yeux, gorge, poumons) et provoquent des toux, des maux de tête et une altération pulmonaire (chez les sujets sensibles, accentuent les gênes respiratoires, crises chez les asthmatiques…). Les particules fines, elles, sont davantage à l’origine de cancers, de maladies cardio-vasculaires. On estime que 9 500 morts par an sont dus aux particules fines (5 000 morts par accidents). En plus, les particules fines favorisent l’entrée d’autres particules et ainsi l’apparition d’autres maladies (les allergies par exemple). Les filtres à particules des voitures dites “propres” filtrent 95 % des polluants mais les 5 % restants sont les plus féroces. Les allergies sont favorisées par les polluants (les citadins sont plus touchés que les ruraux). Depuis 20 ans, les maladies allergiques respiratoires ont doublé et 30 000 décès anticipés par an sont attribués en partie à la pollution atmosphérique urbaine. Dans notre agglo, d’après une étude réalisée par la CIRE (Cellule Interrégionale d’Epidémiologie), entre octobre 99 et septembre 2000, 67 décès anticipés et 72 admissions hospitalières ont été recensés. Les métaux lourds peuvent provoquer différentes maladies dont beaucoup sont encore méconnues (la plus connue : le saturnisme avec le plomb). D’une façon générale, tous ces polluants agissent défavorablement sur le développement des végétaux mais aussi sur la dégradation du patrimoine bâti. Pas de doute, pour les habitants de l’agglo, ce sont les voitures les grandes responsables ! Selon vous d’où provient la pollution ? Du trafic de voitures au sein de l’agglo : 78.4 % C’est un problème de surconsommation générale : 34.2 % Des deux grande usines vers Pont de Claix : 33.9 % De l’usine de traitement des déchets : 25.8 % De la station d’épuration : 17.7 % Ce n’est pas un problème spécifique à l’agglo : 9.3 % Vous ne savez pas : 8.7 % Autre : 5.1 % Concernant la pollution atmosphérique, quels sont, selon vous, les effets aggravants ? La situation géographique (effet cuvette) 64.3 % Le manque de conscience des habitants : 53.2 % Le fait que l’agglo soit un carrefour routier (traversée par des véhicules extérieurs à l’agglo) : 43.8 % L’étalement constant de l’agglo qui augmente les distances de déplacement : 22.8 % Le manque d’espaces verts : 28.5 % Autre : 2.7 % Notes : les moins de 25 ans sont les plus nombreux à penser que le manque d’espaces verts a un effet aggravant. Les plus de 60 ans citent plus volontiers l’étalement de l’agglo. Pas de chance, nos belles montagnes bloquent la pollution sur nous. Des phénomènes climatiques particuliers touchent l’agglomération : normalement, la température baisse avec l’altitude mais dans notre agglo, c’est parfois l’inverse qui se produit : les masses d’air chaudes au dessus bloquent les masses d’air froides qui ne peuvent plus s’élever. Les polluants restent près de nous. Le site grenoblois présente aussi une topographie complexe qui agit sur les vents : les trois massifs montagneux qui nous entourent ne favorisent pas toujours le mouvement de l’air. Un grand responsable : l’étalement urbain Ce sont les nombreuses constructions en dehors de l’agglo qui tendent principalement à faire augmenter le trafic routier et l’émission des polluants. Les voitures qui ne font que passer dans l’agglo ne représentent que 5% du trafic. Comme le rappelle la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain - décembre 2000), la ville dense est une ville qui répond aux objectifs du développement durable : respect de l’environnement, efficacité économique et réponse aux attentes sociales. Des solutions ! Plus de transport en commun, plus de gratuité et plus d’initiatives originales ! Concernant la lutte contre la pollution due à la circulation routière, vous pensez qu’il faudrait : Développer encore davantage les transports en commun : 59.2 % Faciliter l’usage des transports en commun (tarifs moins élevés, parking relais, correspondances train tram…) : 51.1 % Favoriser des initiatives telles que le covoiturage, le taxi vélo… : 43.5 % Eviter le plus possible la traversée des véhicules qui ne s’arrêtent pas dans l’agglo : 35.7 % Améliorer les pistes cyclables : 27.9 % Rendre la circulation des voitures au centre de l’agglo encore plus difficile : 23.7 % Améliorer la circulation piétonne : 23.1 % Taxer les automobilistes (péages, tarifs parking plus élevés…) : 12.3 % Autre : 6.9 % DOSSIER Autres petites pensées sur la pollution Vous pensez qu’un trafic plus fluide polluerait moins : oui, 50.2 % Un proverbe suisse dit : “Qui sème la route récolte le trafic…”. Actuellement dans le monde beaucoup de débats sont menés sur ce thème. La fluidité, si elle diminue la pollution, a fortement tendance à augmenter le trafic et à inciter le conducteur à prendre sa voiture. Faut-il créer de nouvelles voies de circulation (rocade nord par exemple) pour désengorger les voies saturées au risque d’augmenter la circulation et la pollution ? Question cruciale à laquelle nous devons répondre. Vous pensez que : si les prix des transports en commun étaient moins élevés, vous les utiliseriez davantage : oui, 49.2 % Mais en ce domaine, est-on sûr que l’intention rejoint toujours la réalité ? Vous pensez que : si les transports en commun étaient gratuits, ce serait moins coûteux pour la collectivité : oui, 33.3 % Il parait que c’est vrai… Vous pensez que la lutte contre la pollution doit devenir le premier budget des politiques locales : oui, 31.2 % Vous pensez que les efforts qui ont été faits pour lutter contre la pollution commencent à avoir des résultats : oui, 21.6 % Globalement, d’après les mesures de l’ASCOPARG, si on compare l’évolution des émissions nationales avec celles de l’agglomération, dans notre région, on constate une stagnation des émissions (toute sorte confondue) et une augmentation de l’ozone, alors que la tendance nationale est en nette diminution depuis 1999. Les industries chimiques ont nettement diminué leur émission de polluants ces dernières années. La station d’épuration est surtout polluante par les odeurs qu’elle produit. Super ! A nous d’agir maintenant… L’incinérateur de déchets Athanor Concernant les usines de traitement des déchets : Elles ont récemment fait l’objet d’une étude rétrospective de l’INVS : un lien statistique entre le niveau d’exposition aux polluants des incinérateurs dans les années 70-80 existe. Il est vrai que cette étude porte sur une situation passée, les incinérateurs récents étant moins polluants. Cependant le Centre National d’Information Indépendante sur les déchets (CNIDD) rappelle que, pour les rejets atmosphériques de ces nouveaux incinérateurs, seuls 20 composés ont été retenus dans les normes. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont pas mesurés alors qu’ils sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines. D’autre part, le registre du cancer a effectué en 2004-2005, à la demande de la Métro, une étude appelée “Atlas du cancer dans les 27 communes de l’agglomération grenobloise” consultable sur Internet (www.la-metro.org/fr/environnement/env_etude_ athanor.htm#evaluation). Les résultats obtenus concluent que le risque sanitaire lié à l’exposition aux émissions de l’usine d’incinération Athanor apparaît négligeable. Mais là aussi soyons prudents. D’autres études démontrent le contraire. Voir à ce sujet l’article paru dans le Figaro du 15 juin 2006 “Découverte de dioxines dans des oeufs à Besançon” www.mre-fcomte.fr Fait-il bon d’être chez soi ? L’association Ascoparg surveille l’air dans la région grenobloise. www.atmo-rhonealpes.org Vous pensez que la pollution est un bouc émissaire qui cache d’autres problèmes plus graves : oui, 21.3 % Vous pensez que les gens qui roulent en voiture ont de très bonnes raisons de le faire : oui, 19.8 % Vous pensez que la pollution touche moins ceux qui ont plus de moyens financiers (quand on habite les coteaux de l’agglo, on subit moins la pollution) : oui, 18.3% La pollution touche les plus fragiles, physiquement et socialement. Environ 12% de la population grenobloise habitent dans une bande de 50 mètres autour de grands axes routiers. Cette population est directement touchée par les polluants dits « primaires » (proches des sources d’émission) qui sont 2 à 5 fois supérieurs. Cette exposition à la pollution de proximité est la plus inégale qui soit car ce sont majoritairement les populations qui n’ont pas eu le choix de leur logement pour des raisons économiques. Par contre, les populations plus éloignées des sources d’émission, subissent les polluants dits « secondaires » comme l’ozone, par exemple. L’ozone est curieusement facilement détruit par d’autres polluants et disparaît rapidement en ville tandis qu’il peut se maintenir plus longtemps dans les zones rurales. Vous pensez qu’il n’y a rien à faire pour lutter contre la pollution, ça ne dépend pas de nous : oui, 8.7% “Aérez vous êtes cernés” titrait l’UFC Que Choisir en 2001 après l’analyse de l’air ambiant de deux appartements. Alors que l’ère est au bien être chez soi, l’air intérieur de nos maisons et appartements est souvent plus pollué qu’à l’extérieur. La dernière étude de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur établit ainsi que près d’un logement sur dix présente des niveaux de pollution chimique très élevés et relève une pollution presque systématique d’une majorité de logements. Une situation sanitaire préoccupante pour tout le monde car beaucoup de ces polluants sont issus de la chimie de synthèse et ont des propriétés allergisantes, cancérigènes, neurotoxiques et immunotoxiques. Plus inquiétant encore, la grande majorité des matériaux de construction classiques, les matériaux d’aménagement intérieur et les produits d’entretien et cosmétiques sont les émetteurs de ces toxiques : laine de verre, charpentes traitées, peintures, vernis, parquets, papiers peints, moquettes, panneaux de particules (90% des meubles), linos synthétiques, colles mais également de nombreux shampoings, crèmes de beauté, parfums d’ambiance, lessives, savons liquides, insecticides, pour n’en citer que quelques-uns. La solution pour éviter cette pollution est d’abord de fuir les grandes surfaces de bricolage, principaux pourvoyeurs de cette chimie, pour privilégier l’utilisation de matériaux sains pour la construction et la rénovation des logements, tels que des peintures écologiques, vernis végétaux, isolants naturels, que l’on trouve dans les réseaux de distribution spécialisés en éco-habitat. Ensuite il apparaît important de limiter l’utilisation de cosmétiques et produits ménagers en y préférant les produits naturels. Enfin, avant toute chose, il faut aérer son intérieur. Emmanuel LISZE En savoir plus : www.quechoisir.org / www.air-interieur.org à lire : Nos maisons nous empoisonnent, Georges MEAR, édition Terre Vivante SSE PA REGARD SUR LE En 1977, on ne voulait déjà plus rouler idiot ! Il y a 30 ans, l’hebdomadaire d’Ecologie Politique et de Désobéissance Civile, nommé “La Gueule Ouverte”, titrait ainsi un de ses articles sur les déplacements : “On ne veut plus rouler idiot !”. Cet article rendait compte des conclusions issues de la IVème convention nationale qui réunissait à Paris des associations nationales et locales d’usagers des transports. Concernant les déplacements et la pollution, les choses ont-elles vraiment évolué pendant ces trois décennies ? E n 1977, les écologistes dressaient déjà les mêmes bilans qu’aujourd’hui sur l’évolution récente des transports urbains. Ils constataient “des signes encourageants” : “des mesures en faveurs des piétons, des deux-roues, des handicapés, sont prises ou envisagées dans diverses villes ; la fréquentation des transports publics tend à augmenter (Paris, Nantes, La Rochelles, Grenoble [déjà]…) ; des bandes réservées aux autobus sont créées (des mesures tarifaires avantageuses sont accordées aux usagers)”. En 1977, ils mettaient aussi en garde sur les pénuries des énergies fossiles. “La récente conférence d’Istanbul sur les problèmes énergétiques a souligné les risques des renchérissements et de pénurie d’énergie dans les prochaines années. La Convention rappelle à cette occasion que d’importantes économies d’énergie peuvent être obtenues par une meilleure organisation des transports, en particulier par une réduction de l’usage des poids lourds pour les transports de marchandise à longue distance (où en est-on d’ailleurs des grands projets de ferroutage pour désengorger les autoroutes ?). La convention déplore le silence des partis politiques de droite et de gauche à ce sujet et le laxisme du gouvernement qui recommande des économies d’énergie tout en favorisant la circulation des automobiles et des poids lourds.” Et en 1977, ils proposaient déjà : la mise en place de services SNCF de banlieue dans les villes de province, la généralisation d’une tarification basse et incitative garantissant à tous l’accès au transport public et susceptible d’attirer les automobilistes, la création de lignes d’autobus ou tramways pour les liaisons de banlieue à banlieue, le lancement de la construction de lignes de tramways modernes dans les principales villes de province, sur les axes les plus chargés (1983, un référendum est organisé à Grenoble pour ou contre la création d’une ligne de tram qui sera inaugurée en 1987. Grenoble a été la 2ème ville française à réintroduire le tramway après Nantes).” Ces rigolos d’écolos avaient encore eu le tort d’avoir raison trop tôt… Article paru dans La Gueule Ouverte-Combat Non-Violent du 15 décembre 1977, n°188 Associations nationales et locales présentes lors de la IVème convention nationale : le SNUT, l’ANVU, le GETUM, le Droit du Piéton, le CNASUR, le CNUCC, l’Union Féminine Civique et Sociale, les Amis de la Terre, et des associations locales venues de différentes villes de France et de Grenoble… EUR REGARD EXTERI Luttes originales pour une planète propre ! Différents mouvements écologistes apparaissent aujourd’hui dans le monde avec des formes d’action qui peuvent varier fortement d’une initiative à l’autre. Les militants anti SUV (Sport Utility Vehicle) ou anti 4x4 de confort aux Etats-Unis P résente depuis quelques années en Europe, la marque Hummer commercialise le célèbre 4X4 de l’armée américaine pour une utilisation dite “civile” à défaut d’être civilisée. Véritables monstres du bitume, dotés de la carrure et de la consommation d’un char d’assaut, ils incarnent dans le monde des militants anti SUV, le gaspillage, l’arrogance et l’insécurité routière. Parmi ces opposants, les créateurs du site fuh2.com invitent à se photographier un bras d’honneur dirigé vers le mastodonte. Cette initiative n’est sûrement pas approuvée par le groupe évangéliste What would Jesus drive ? (Que conduirait Jésus ?) qui tente d’une toute autre manière de ramener les brebis égarées sur le chemin de l’écologie. Les éco-villages partout dans le monde Vivre l’écologie au quotidien, tel est le credo des éco-villages et de leurs habitants. Ces communautés expérimentent des manières de vivre plus harmonieuses au niveau relationnel et surtout environnemental. Elles pratiquent la plupart du temps l’agriculture biologique, se dotent de sources d’énergies renouvelables et construisent des bâtiments écologiques. D’inspirations philosophiques très variées, les éco-villages se sont implantés sur les cinq continents et sont recensés par le GEN (Global Ecovillage Network, gen.ecovillage.org). Certains pratiquent l’éco-tourisme et accueillent des volontaires. Avis aux amateurs. Les cyclonudistes en Espagne et dans le monde “Desnudos ante el trafico, justicia en la calle” (Nus face au trafic, justice dans la rue) tel est le mot d’ordre des ciclonudistas de Saragosse (www.cyclonudista.net) qui appellent à une quatrième manifestation mondiale cyclonudiste en juin 2007. Ce mouvement écologiste et libertaire originaire d’Amérique du Nord réclame une meilleure prise en compte des modes de transport non-polluants en ville et lutte contre l’idéologie de l’automobile reine. La nudité est symbole de la vulnérabilité des cyclistes sur la route et un acte de libération de son corps. Mais surtout, elle facilite la couverture médiatique ! Le porno-écolo en Norvège Voilà quatre ans que le site www.fuckforforest.com est sur la toile, il est l’œuvre de deux jeunes gens qui ont décidé de mettre leurs capacités au service de la sauvegarde de la forêt tropicale. L’entrée sur le site est payante et ils s’engagent à reverser l’argent à des programmes environnementaux (actuellement : projets en Equateur et au Costa Rica). Si le porno est un secteur très lucratif, leur démarche suscite la polémique dans le milieu écologiste et leur argent n’est pas le bienvenu partout à en croire le refus de la WWF. Clément Girardot ESPACE ASSOC Pro’Actif, pour rester actif et dynamique dans ses recherches d’emploi. Dur dur parfois de se retrouver chez soi pour chercher un emploi, faire ses démarches, avoir l’énergie pour contacter des employeurs potentiels... Pro’Actif est une association qui propose une autre manière de chercher un emploi, sans assistanat. Quatre pro’actifs nous racontent : F rançois habite Grenoble et souhaite un emploi dans l’accueil dans le secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire. “Pendant plusieurs mois, j’ai essayé de chercher du travail dans mon coin mais je me suis rendu compte que ça marche beaucoup par réseau et par connaissance. A l’ANPE, il y a beaucoup d’offres et quand on répond à une annonce, il y en a soixante qui répondent aussi. On a peu de chance. Ma conseillère, elle est sympa mais elle fait ce qu’elle peut. Elle enchaîne les rendez-vous… Ils n’ont pas suffisamment de moyens pour nous aider. Ici, c’est plus humain. On peut partager ses expériences avec d’autres, on s’investit aussi dans leur recherche d’emploi.” Jérôme habite Meylan. Il recherche un emploi de comptable ou d’assistant comptable. “Moi, en venant à Pro’Actif, j’ai trouvé un contrat au bout de 6 mois. Maintenant, je reviens entre deux CDD car ici, c’est aussi un réseau de compétences que l’on essaie de développer auprès des entreprises. Ca fait un peu penser à un cabinet de recrutement. Certains anciens gardent des contacts. Ça crée un réseau (environ 400 personnes). Et puis entre nous, on se conseille.” Fabien habite Grenoble. Il est prêt à prendre ce qui vient. “C’est en allant pointer aux ASSEDIC que j’ai vu un tract. Je suis venu ici pour avoir de l’aide car j’ai du mal à me débrouiller tout seul. A l’ANPE, je Un nouveau magazine pour “Grandir autrement”… P our des parents de plus en plus nature, un journal a été créé par une association de Saint-Martin-d’Hères. Il informe les parents sur une autre manière d’être avec son enfant et leur propose des alternatives en terme d’éducation et de maternage. Envie de partir en vacances avec ses enfants hors des sentiers battus ? Le magasine vous propose des vacances sous un autre jour : en roulotte, en yourte, en randonnée, en village écolo… Pour le lire, abonnez-vous par Internet. Association Grandir autrement : www.grandirautrement.com /[email protected] pense qu’ils nous suivent mais ils ne sont pas là pour aider les gens. Il n’y a pas les mêmes enjeux qu’ici. A Pro’Actif, c’est de l’entraide. On se soutient.” Valérie habite Voiron. Elle cherche un poste de chargée d’insertion professionnelle. “Je suis une professionnelle de l’insertion professionnelle qui rencontre des difficultés pour trouver un emploi. Ce secteur est un peu saturé. Quand je me suis à nouveau retrouvée sans emploi, je me suis rendue compte que je déprimais. En venant à Pro’Actif, il y a une structure, des horaires, des contraintes. C’est un lieu de travail. Chez soi, il faut faire des démarches tout seul. C’est dur ! Ici, pour ça c’est plus facile. On n’est pas assisté mais actif. Et avec les outils qu’on a à notre disposition, on fait des démarches autres que simplement envoyer un CV et une lettre de motivation. On peut chercher des postes qui ne paraissent pas à l’ANPE, par exemple, et il y en a beaucoup.” Pour savoir si cette façon de rechercher un emploi vous convient, une seule chose à faire : venir à une réunion qui a lieu tous les mardis à 10 h (séance d’infos qui dure 2 h) au 2, rue Hauquelin, à Grenoble (près de la MJC Allobroges). Tram : ligne B Arrêt Notre Dame, Musée. http://pro-actif.org Rappelez-vous, c’était avant les fêtes de Noël : un marché de Noël du commerce équitable. Si vous souhaitez participer à l’organisation du prochain marché, contactez l’association “Echoppe Grenoble” qui a organisé cette manifestation : [email protected] Cet espace a été créé par Xavier Porte (architecte), le CAUE (conseil en architecture, urbanisme et environnement) et l’association Créabois de Grenoble. ESPACE ASSOC LA CULTURE EST PLUS QU’UNE BELLE MUSIQUE ! En 2000, un groupe d’artistes, d’étudiants, de graphistes et de militants de l’économie sociale et solidaire crée un outil d’autoproduction : “Dyade Art et Développement”. Leur logique d’indépendance les a amenés à adopter une stratégie particulière. F ace à la grande industrie, il est difficile de créer et produire des créations artistiques originales. L’association Dyade Art et Développement à choisi une autre voie : travailler en réseau et ne pas avoir qu’un but marchand. Cette association, produit donc des musiques peu entendues, met les artistes au service de causes sociales et distribue ses productions par des réseaux alternatifs (association Nord Sud, ONG…). Produire un disque solidaire, c’est plus que fabriquer un disque et le vendre, c’est mener une action de fond, de développement et de défense de la diversité. Dyade A&D mène aussi d’autres actions : A écouter sur leur site l’émission participative : “La voix “Nous ne sommes pas là pour apprendre à lire mais pour donner envie de lire !” Pendant l’enregistrement d’Acouphène à Mostar, en Bosnie Herzégovine. des gens”, un site radiophonique pour aborder la vie locale d’une autre manière. La culture solidaire, c’est plus qu’une autre façon de produire, c’est aussi écouter et échanger différemment. Dyade A&D a déjà produit plusieurs musiques “authentiques” (en vente au Local ou sur leur site), AFRAH : musique marocaine rurale et traditionnelle (en concert à Grenoble en juin), Musique des Aïssaoua de Meknès : musique marocaine soufie, Acouphène : un recueil de poésies en serbocroates et français accompagné de musiques et de photos, Kerkennah : un trio de jazz oriental. Dyade Art et Développement 04 76 27 06 23 www.dyade-ad.com www.cultures-solidaires.com http://lavoixdesgens.free.fr C ’est comme cela que Norine, Jacqueline et Claudine, trois bénévoles de “Lire et faire lire”, nous expliquent leur activité. Jacqueline est infirmière à la retraite. Voilà comment elle est devenue bénévole : “Avant d’être à la retraite, j’essayais de me préparer à ce passage. J’aime beaucoup la lecture et j’aime aussi beaucoup raconter des histoires aux enfants dans ma famille. Et puis, j’ai le souci de transmettre le plaisir de la lecture car c’est extrêmement important de savoir lire pour s’en sortir dans la vie. C’est très important de savoir dire ce qu’on a sur le cœur.” Leurs conseils : “Il ne suffit pas de lire. Il faut savoir poser sa voix, entrer dans un texte, présenter un livre, échanger et communiquer à partir d’un livre. Pour cela, on suit une formation. C’est très important de la suivre et puis de rencontrer les anciens. Il ne faut pas se sentir seul mais se prendre au jeu.” Pas si simple de vouloir aider les autres… “On arrive au début avec des idées et ça ne se passe pas toujours comme on se l’imagine. Il faut trouver des moyens pour intéresser les enfants, avec des manières de faire, en modifiant sa voix… L’important aussi, c’est de trouver un bon livre. “Les Trois Brigands”, ça marche à tous les coups ! Ce qui nous fait le plus grand plaisir : “Les voir nous accueillir ! Quand ils ont été intéressés par un livre et qu’ils demandent après nous !...” L’idée de “Lire et faire lire” est simple. Elle a été initiée par l’auteur Alexandre Jardin : des retraités bénévoles offrent une partie de leur temps libre pour lire des histoires aux enfants dans les écoles. Des séances de lecture hebdomadaires sont organisées toute l’année en petits groupes de 2 à 6 enfants que ce soit pendant le temps des repas, le soir après 16h30 ou encore pendant le temps de la classe. Les lectures s’adressent en priorité aux enfants de 5 à 8 ans puisque c’est le moment de l’apprentissage de la lecture. L’objectif est double, il est d’abord éducatif et culturel puisqu’il s’agit de transmettre le plaisir de la lecture. Il est aussi social puisqu’il favorise la rencontre et le dialogue entre les enfants et les retraités. Les personnes retraitées (ou ayant plus de 50 ans) intéressées, peuvent prendre contact avec Céline Etellin : La Ligue de l’Enseignement de l’Isère /// 04 38 12 41 44 [email protected] 2ème édition du festival Respect! Organisé par l’association Mountain Riders le Samedi 7 et le dimanche 8 avril 2007 aux Arcs, il accueille cette année le groupe N&SK accompagné de Fedayi Pacha (Dub orientale) et de Da Click (beat box). Ces riders amoureux de la montagne ont décidé d’en finir avec les traditionnels discours alarmistes et culpabilisants sur l’écologie pour nous sensibiliser à la protection de l’environnement en montagne dans une ambiance festive. Au programme, un contest de snowboard et de ski ouvert à tous. Et ceci accompagné d’un village alternatif réunissant des associations militantes, des entreprises et des magasins BIO. Les petits aussi pourront venir découvrir des inventions de géni pour l’écologie car la journée du dimanche leur est dédiée. C’est l’occasion de rire, d’apprendre et de s’émerveiller devant les projets réalisés par les écoles primaires de Bourg St Maurice et des communes avoisinantes. www.mountain-riders.org ou fi[email protected] Pour vos petits travaux ménagers, pensez à Travail et Partage ! Cette association met à la disposition de particuliers ou d’associations, des demandeurs d’emploi motivés pour des travaux de ménage, de repassage et d’entretien d’espaces verts. 04 76 47 18 33 /// [email protected] ZOOM LE BRUIT AU CENTRE VILLE Des enquêtes sur les nuisances sonores au centre ville. L La salle de danse est un espace rare aujourd’hui : entièrement parquetée, elle fait 170 m2, 7 mètres sous plafond avec un éclairage naturel. Intérêt privé contre intérêt général La MJC Allobroges est située en plein cœur de ville (en face du nouveau musée de Grenoble). En 40 ans d’activités, aucune plainte n’a été relevée. Il y a quelques mois cependant, une famille venant d’aménager à proximité s’est plaint de nuisances sonores produites par des activités menées au sein de la MJC. Plus largement, ce constat pose la question de la fonction du centre ville. À la demande de la famille, un relevé des nuisances sonores a été effectué par les services compétents de la ville et a confirmé une certaine inadaptation des locaux aux activités pratiquées par la MJC. En prenant appui sur ce constat, la famille a demandé à la MJC de cesser ses activités tant que les travaux d’insonorisation ne seraient pas effectués. La MJC se sent piégée : suspendre les activités qui donnent satisfaction aujourd’hui à plus de 400 personnes jusqu’à ce que les travaux soient finis lui paraît impensable. Ce sont des travaux qui seront longs et coûteux et qui ne pourront être faits en cours d’année compte tenu des contraintes budgétaires. Ce conflit d’usage entre, d’une part, des habitants qui sont en droit de revendiquer une vie sans nuisance, et d’autre part, une structure qui offre à la population des activités qui répondent à une fonction sociale (éducative, culturelle, lien social …), pose la question du centre ville et de sa fonction. Comment concilier animations et tranquillité ? Faire le choix de vivre au centre ville n’induit-il pas aussi certaines nuisances ? En attendant, la MJC souhaite que la famille patiente jusqu’à la réalisation des travaux. Des mesures ont été prises pour réduire le bruit : délocalisation de certaines activités (notamment la capuera le vendredi soir), arrêt des percussions lors des activités danse, fermeture des fenêtres même par forte chaleur. Elle fait aussi la demande à la ville qu’une salle dans une cave, qui avait été fermée il y a quelques années pour raison de sécurité, soit réaménagée. La ville de Grenoble possède un niveau d’équipements socio culturels de qualité : 23 structures, dont la MJC Allobroges. Le revers de la médaille : ce parc est vieillissant et nécessite des coûts d’entretien élevés pour être adapté aux nouvelles exigences. D’autre part, le bâtiment de la MJC Allobroges présente des caractéristiques particulièrement intéressantes : 1 400 mètres en cœur de ville. Ce sont des conditions remarquables pour pratiquer un certain nombre d’activités comme la danse. C’est un espace d’activité privilégié utilisé par plus de 1960 grenoblois. Faut-il s’en priver pour satisfaire une famille ? Les structures socioculturelles sont des outils au service de la population. Où se situe alors l’intérêt général ? ’Union de Quartier NotreDame réalise actuellement une enquête sur le bruit et invite les habitants à venir témoigner en complétant un questionnaire. Le Comité Consultatif du secteur 2 vient lui aussi de réaliser une enquête sur ce sujet. Aujourd’hui, environ 300 personnes au total ont répondu au questionnaire. D’après les premiers résultats, les nuisances sonores seraient essentiellement dues aux bars et aux boîtes de nuit. Il est vrai que le centre ville est plus sujet aux nuisances sonores que d’autres quartiers. D’une part, ancien, avec des rues étroites et des immeubles hauts, il fait caisse de résonance. Les matériaux de construction qui datent du 17ème, ne sont pas non plus adaptés aux bruits actuels. D’autre part, les activités nocturnes sont, de fait, plus nombreuses au centre ville. « Mais il y a pas mal d’exemples de bars avec lesquels ça se passe bien » explique un des membres de l’Union de quartier Notre-Dame présent à l’assemblée générale. “Le problème, c’est ceux qui ne respectent pas les règlements. Il suffit d’un bar pour que tout un bloc d’habitations subisse des nuisances fortes.” L’Union de quartier veut faire évoluer cette situation sur un mode constructif. “Un bar, ça a du charme mais pour vivre ensemble, il faut respecter certaines règles. Il ne s’agit pas de changer les lois, elles sont adaptées, mais elles ne sont pas appliquées. Il faudrait surtout que les établissements qui ne respectent pas ces lois soient plus sanctionnés.” À partir des résultats de cette enquête, l’Union de Quartier souhaite pouvoir envisager des actions concrètes (agir collectivement, interpeller les autorités publiques avec des données chiffrées et associer leur travail à celui du Comité Consultatif du secteur 2). Pour participer à l’enquête : http://uqnd.free.fr Permanence de l’Union de Quartier, tous les samedis matin de 10 h à 12 h, au 10 rue Chenoise. D ’après une étude réalisée en 2003 à Grenoble, sur les 6 secteurs de la ville, ce sont les secteur 1 (Berriat-SaintBruno, Europole, Centre-Gare-Bastille, Eaux-Claires Nord, Jean Macé) et secteur 2 (Championnet, Foch-Libération, CentreVille, Notre-Dame, Mutualité-Ile-Verte, Saint-Laurent Rive Droite) qui connaissent le plus de plaintes concernant le bruit et notamment le bruit liés aux activités commerciales. Plus généralement, la circulation routière et les nuisances de voisinages sont, le plus souvent, à l’origine de plainte. Les pollutions sonores sont difficiles à mesurer car elles sont perçues de manière très variable selon les individus. Rassurantes pour les uns et insupportables pour les autres, leur tolérance varie selon les bruits et selon les personnes. Elles peuvent parfois constituer “un signe d’appel ou un symptôme […] d’un grand isolement psychologique sous-jacent” et dans d’autres cas être source de réels troubles de l’audition, d’insomnies, d’hypertension artérielle, de phénomènes d’irritabilité et de stress. Cf. article paru dans le DL du lundi 13 octobre 2003 Rappel : lors de la consultation publique réalisée par la ville de Grenoble récemment, l’enquête révèle que les Grenoblois souhaiteraient que le centre ville soit encore plus “un espace de promenade, de vie et d’animation”. Comment créer alors de l’animation, de la vie sans bruit ? MJC Allobroges, 04 76 42 56 96 [email protected] http://www.vistacite.fr INFORMONS NOUS Une pétition circule actuellement pour protéger les 6 monuments de la Bastille dont La Casamaures qui seraient mis en danger par l’un des tracés du projet de rocade Nord. http://casamaures.free.fr/info/ LE CENTRE SOCIAL ARLEQUIN MET EN PLACE UN RÉSEAU D’ECHANGES RÉCIPROQUES DE SAVOIRS (RERS). • Le RERS est un système d’échanges de savoirs et savoir-faire entre les individus ou au sein d’un groupe. Chaque personne qui s’inscrit au réseau doit être offreur (proposer un ou plusieurs savoirs) et demandeur (demander un ou plusieurs savoirs). Les offres et les demandes de savoirs sont recueillies lors des permanences qui ont lieu tous les mercredis matin (9h - 12h) au Centre Social ou sur rendez vous téléphonique. Pour plus d’informations : Centre Social Arlequin 97, galerie de l’Arlequin à Grenoble Tél. : 04 76 22 42 20. Email : [email protected] RCF FÊTE SES 20 ANS Trois émissions - débats seront réalisées en public de 18h16 à 20h30 dans la salle de conférence de la Maison diocésaine de Grenoble (12 place Lavalette). • Lundi 19 mars : “Quels enjeux pour une radio chrétienne dans le paysage médiatique ?” • Mardi 20 mars : “L’expression du politique dans les médias locaux” • Jeudi 22 mars : “Création et diffusion du spectacle vivant en Isère” • le 25 avril : rencontre conférence avec le scientifique et philosophe Michel SERRES, à l’Amphi Weill du Campus Universitaire de Grenoble. Pour le programmes des autres festivités, contactez RCF Isère, Tél. : 04 38 38 00 10. Email : rcfi[email protected] GRE BLOG Actuellement en débat sur GreBlog MonGrenoble Le blog local citoyen de Grenoble et ses alentours Deux thèmes ont été suivis depuis le début de l’année : • A propos des nuisances sonores du tram en centre ville (Synthèse des 19 contributions déposées) De nombreux habitants du centre ville font part de leur mécontentement en raison des nuisances sonores produites par le tram en centre ville et dont le taux peut atteindre 75 décibels. Tentant de résoudre le problème par voie légale, les unions de quartier signalent que les collectivités se renvoient la balle. Certains contributeurs estiment que les plaignants sont essentiellement des seniors qui passent leur temps à critiquer et évoquer tout dérangement à leur confort quotidien. D’autres, évoquent le fait que la collectivité à quelques difficultés techniques pour trouver des solutions. • A propos de la durée excessive d’un feu tricolore dans l’agglo (Synthèse des 21 contributions déposées) A Saint-Martin d’Hères, un feu rouge placé sur l’avenue Gabriel Péri a été filmé durant 1mn 35. Une attente plutôt excessive pour l’automobiliste. Derrière le problème de synchronisation des feux lié notamment au passage du tram C, certains contributeurs signalent le problème posé par la pollution produite par le régime moteur des automobiles à l’arrêt. D’autres mentionnent que tout est fait pour décourager la prise de son véhicule au profit des transports en commun. Chrys, responsable de GreBlog MonGrenoble http://www.greblog.net événements à venir Rencontres organisées par les Amis du Monde Diplomatique au Tonneau de Diogène à Grenoble • Mardi 6 mars à 20h30 “Techno-Science et démocratie”, avec Jacques Testard • Mercredi 28 à 20h30 “Par où commencer pour changer l’école?” avec Raymond Millot Colloque du Programme de Recherche et d’expérimentation sur l’énergie dans le Bâtiment (PREBAT) • Du 20 au 22 mars 2007 à Aix-les-Bains au Palais des congrès. Rencontres autour des travaux que mène le PREBAT afin de diviser par quatre la consommation énergétique des bâtiments neufs et existants à l’horizon 2050. Entrée libre sur inscription : http://www.ines-solaire.fr/prebat/ Visite du cimetière St-Roch • Samedi 17 mars à 14h30. “L’entourage de Stendhal et les intellectuels grenoblois dès le 19eme et 20eme siècle” RDV devant l’entrée principale, rue du souvenir. Tél. : 04 76 42 86 80 1ères Assises Nationales de la Construction Passive • Samedi 21 avril à Alpexpo. Pour susciter une mobilisation à la fois politique, culturelle et industrielle pour la démarche de construction passive. Accès sur invitation/réservation, 120 euros TTC : [email protected] Café Sciences et citoyens : • Mardi 6 mars à 18h30 au Patio 97 galerie de l’Arlequin Grenoble : “Les différences d’aptitudes entre hommes et femmes : biologie ou environnement ?” • Mardi 3 avril : “Que mesurent les indicateurs économiques ?” (comment mesurer le bonheur, la santé, le développement d’un pays, que signifie “croissance” ?) Salon de la Nature organisé par Le Pigeon Voyageur du Forez • Du 31/3/07 au 1/4/07 Stands sur 540 m2 à l’intérieur et 2000 m2 à l’extérieur. [email protected] À pied, à cheval, à vélo… le salon du randonneur • Du 20/4/07 au 22/4/07, rendez-vous régional sur la randonnée à la Cité Centre des Congrès de Lyon. La 6ème édition des “Journées de l’Environnement” aura lieu les 28 et 29 Avril 2007 dans le parc de la Mairie de Coublevie : conférences, expositions, animations, ventes, sur l’habitat, les énergies, le jardinage… et cette année particulièrement l’alimentation et la santé. L’environnement, affaire de tous, commence à notre porte. Pour vous informer, participer, nous contacter au : 04.76.05.21.68 (Tél/fax) ou 06.60.88.21.68. TURELLE GRANDE MARCHE INTERCULCISMES ET CONTRE TOUS LES RA 0 deMCOAULREUSRS, EDmaIxim1um SneAz M avec le Ve S... de SONS et de RYTHME de départ, le lieu Pour connaître l’heure et P : 04.76.87.59.79 CII du tif lec col contactez le http://www.ciip.fr DEVELOPPEMENT DURABLE crise du logement : les responsables des organismes HLM tirent la sonnette d’alarme. Avec la hausse du foncier et la hausse du coût de production, construire est de plus en plus difficile. Mais cette situation s’est aggravée depuis août 2006 avec la hausse des taux d’intérêt du livret A. Certains programmes de construction pour 2007 risquent d’être remis en question. L a hausse des coûts de construction était compensée ces dernières an- nées par les taux d’intérêt du livret A particulièrement bas et les aides supplémentaires de la Métro et du Conseil Général. Cependant, depuis août 2006, les taux d’intérêt du livret A ont augmenté (+ 0.3%). Cette augmentation représente un surcoût de 4000 euros environ par logement pour les organismes HLM que nous sommes. La question que nous posons : qui prend en charge ce surcoût ? A cela s’ajoute une nouvelle augmentation des coûts de construction due aux dernières normes techniques plus exigeantes (par exemple, les normes liées à l’accessibilité des logements aux personnes handicapées représentent des surcoûts de l’ordre de 3 à 5 % sur le prix de construction). Pour pallier cette difficulté, la marge de manœuvre n’est pas large : nous pouvons augmen- ter les loyers mais aujourd’hui, compte tenu des situations des familles, cela nous paraît impossible ; nous pouvons aussi diminuer le coût d’entretien du bâti existant mais ce ne serait pas cohérent avec la qualité de service exigée par nos locataires. Les seules solutions envisageables : soit les collectivités et l’état augmentent leur participation, soit nous diminuons le nombre de constructions. Une prise de conscience est donc nécessaire pour maintenir le niveau de construction des deux dernières années. C’est la raison pour laquelle les bailleurs attirent l’attention sur ce risque : les constructions programmées les prochaines années pourraient être interrompues alors que la demande est très élevée. Quelques chiffres : Environ 30 000 logements sociaux dans l’agglomération. 13 000 demandes en instance. Le pourcentage de demandes satisfaites par an (cela correspond aux attributions réalisées par an soit environ 2 128 attributions dans les communes de la Métro). Principale raison de la hausse des demandes : - logements HLM en moyenne à 40 % des prix du privé, - augmentation des exigences à l’entrée des logements privés (dépôt de garanties, caution), - décohabitation des jeunes, - hausse du nombre de familles monoparentales. Construction : Malgré un niveau de construction soutenu, le parc est plein et le taux de vacance presque nul (0.5%). 2005 : 1 230 logements, 2006 (en cours) : 1 330, 2007 : prévus 1 400. ABSISE (Association des bailleurs sociaux de l’Isère) regroupe : Opac 38, ACTIS, Advivo, Pluralis (SHA), Société Dauphinoise de l’Habitat (SDH), Scic habitat Rhône-Alpes, LPV, et Grenoble habitat, soit un patrimoine locatif de près de 70 000 logements. Quand écologie rime avec économie Mieux vivre et payer moins, c’est possible. L’ALE (Agence Locale de l’Energie), structure indépendante, vous donne des conseils sur les énergies renouvelables, l’isolation de votre maison ou de votre appartement, votre chauffage, vos éclairages, vos déplacements, … Aujourd’hui, 50 % des consommations d’énergie, en France, dépendent de nos actes quotidiens. Les émissions de CO2, de particules et de gaz polluants sont directement liées à notre consommation d’énergie. Une des missions de l’ALE est justement de nous accompagner vers des changements de comportements et des gestes simples afin de réduire notre impact sur le milieu et le climat. L’ALE a été créée sous l’impulsion de l’Europe et des collectivités territoriales (Métro, communes, SMTC). Exemples d’actions simples pour réduire les émissions de CO2 et faire des économies : • réduisez votre facture de 7 % en baissant la température de 1° chez vous en hiver, • économisez jusqu’à 50% d’énergie en isolant votre habitation, • consommez 4 fois moins d’électricité en utilisant des lampes basse consommation pour vous éclairer, • couvrez jusqu’à 60 % de vos besoins en eau chaude en vous équipant d’un chauffe-eau solaire, • économisez jusqu’à 30 % d’énergie en remplaçant votre vieille chaudière par une chaudière plus performante. L’Agence Locale de l’Energie vous accueille pour répondre à vos questions au : 4 rue Voltaire à Grenoble. Tél. : 04 76 00 19 09 www.ale-grenoble.org DIVERTISSEMENT D’où est prise cette photo ? ��������������������� ��������������������� Trouvez la bonne réponse et gagnez 1 cyclo carnet d’une valeur de 8�euros. Appelez au 04 38 12 90 59 et donnez votre réponse avant le 20 mars. Les 10 premières bonnes réponses sont gagnantes. à Grenoble ������� ������������������ ���������������������������� ���������������������������� ��������� ���������������������� ����������������������������� ������������������������������ Photo paru dans le n n°2 : La place des 5 fontaines à Echirolles. L’Isère : un paradis pour la truffe et pour nous L a truffe c’est cette fameuse boule noire que l’on trouve sous la terre et qui constitue un mets ou plutôt un parfum, une odeur des plus gourmandes. L’Isère fut et redevient un grand territoire de la truffe. Le long du Drac et dans la vallée du Grésivaudan on en a ramassé de tous temps. La truffe est rare, difficile à trouver. Otez-vous de l’idée le projet d’en cueillir. Les gens qui le font a François Blanc-Gonnet avec ses truffes… coup de pioches sont des sagouins ou plutôt des ignorants qui détruisent a tout jamais les truffières. Cueillir des truffes, c’est posséder un chien (ou un cochon). C’est l’entraîner pendant au moins trois ans et maintenir son entraînement au minimum trois fois par semaine. Il existe une centaine de passionnés dans le département. Un syndicat de “caveurs” (c’est comme ça qu’on nomme les chercheurs de truffe qui pratiquent le cavage) existe depuis une dizaine d’années dans le département. Chère la truffe ? Oui (près de 1 500 € le kilo en haute saison) mais imaginez : vous pouvez par exemple cuisiner pour votre fiancé(e) une simple truffe qui vous coûtera une quarantaine d’euros. C’est pas donné, mais quel bonheur ! Deux idées pour la cuisiner : pour François Blanc-Gonnet de la Laiterie Bayard, le grand luxe c’est de la manger cuite sous une cendre pas brûlante une vingtaine de minutes (il suffit de la brosser, la barder de lard, la saler et poivrer et enfin l’enfermer dans de l’alu avec un filet d’huile d’olive). La manière la plus classique reste la brouillade : il suffit de couper la truffe en petites lamelles (une julienne). On incorpore cette truffe (entre 30 et 40 g) dans une préparation composée de huit oeufs battus. On sale et poivre puis on laisse reposer plusieurs heures (5 au moins). On cuit cette préparation au bain marie sans cesser de tourner et lorsque la prise se fait on incorpore le beurre (20 g) et la crème fraîche (4 cuillères). A déguster en buvant par exemple, nous conseille François Blanc Gonnet, un château Grillet (2000), un blanc de Veirin (une très petite appellation du côté de Condrieu). Franchement, c’est pas un cadeau original que vous dévoile les Antennes ? Pensez truffe. Paraît en plus que c’est aphrodisiaque… Jean Michel Asselin 04 76 569 682 GRENOBLE ET VOUS COMBIEN ÉMETTEZVOUS DE CO2 PAR AN ? EN QUELQUES SECONDES, CALCULEZ LE NOMBRE DE TONNE(S) QUE VOUS ÉMETTEZ PAR AN EN ALLANT SUR LE SITE : HTTP://WWW.ACTIONCARBONE.ORG/MAIN_FR.PHP s! Ce journal est à vos u coups vo Envoyez vos articles, s infos, de gueule (de cœur), vo vos réactions… ste.net à : lesantennes@lapo e Association Composit 000 Grenoble 4, rue du Dauphiné 38 ou téléphonez-nous au 04 38 12 90 59 Les Antennes Composite : 4 rue du Dauphiné, 38000 Grenoble. Tél. : 04 38 12 90 59 E-mail : [email protected] • Responsable de la publication : Anne Benoit-Janin • Rédactrice en chef : Anne Benoit-Janin • Rédaction : Jean-Michel Asselin, Clément Girardot, Emmanuel Lisze • Régie commerciale : Annie Louzon, 04 76 43 31 70 Marc Durand, Média Tremplin, 06 14 40 19 47 • Impression : Numerica • Maquette : Critères • Comité de rédaction permanent : J-M. Asselin, A. Benoit-Janin, A. Bresson, D. Clemont, P. Colin-Madan, B. Coudurier, F. Dumas Huet, C. Girardot, H. Guetaz, J. Jonot, V. Lebon, A. Leroux, Y. Meghezili, M. Ogier, C. Racine • Comité de rédaction temporaire : Anne Delaballe, Christine Soulat, Jean-Charles Pironon, Julien Perrot, Christophe Chevallay, Julian Rochat, Claude Durand, David Chapon, Chrystophe Oleon, Odile Enzinger-Nesta, Emmanuelle Passot, Catherine Boudjema. Édité à 15 000 exemplaires. Sortie du prochain numéro en avril 07. Ce journal est fabriqué 100 % local. Imprimé sur du papier de la papeterie Lancey 100 % recyclé selon la charte imprim’vert©. E COUP DE GUEUL LA MAISON BRULE, MAIS LES POMPIERS SONT PYROMANES Les responsables politiques ont adapté leur discours à l’urgence planétaire, thème porteur en période électorale, mais dans les faits leurs décisions restent globalement les mêmes. Quatre exemples entre cent : • L’air de nos villes porte atteinte à la santé des enfants, et fait mourir plus vite les personnes âgées. Si l’on estime que ça coûterait trop cher à notre société de rendre cet air sain pour ces catégories de population, qu’on le dise ! Mais qu’on ne continue pas à faire comme d’habitude en feignant d’espérer des résultats différents. • Les dernières normes appliquées aux incinérateurs de déchets ménagers n’empêchent pas que, autour, la dioxyne s’accumule encore dans le lait, dans les œufs, … et dans les organismes vivants, à des taux 10 à 40 fois supérieurs aux normes de santé publique. Et les cas de cancers se multiplient dans cet environnement. • On prévoit de créer de nouvelles infrastructures autoroutières dans les Alpes, dans les villes (autoroute Grenoble-Sisteron, rocade nord de Grenoble), alors que le pétrole va devenir rare et cher, et alors qu’on sait très bien qu’ainsi va être drainé davantage de voitures, et créé davantage de pollution et de gaz à effet de serre. • Allez, un dernier exemple, pour la route, offert par un de ces sacrés rigolos d’écolos : à St Martin d’Hères existait un espace convenant à la construction d’un stade à la mesure des talents des footballeurs nippo-grenoblois, espace par ailleurs très bien desservi par les transports en commun ... Que croyez-vous qu’il arriva ? La décision fut d’implanter ce stade dans le Parc Paul Mistral (risque : envahissement automobile le soir des matchs) et IKEA à St Martin d’Hères (conséquence : un accroissement très considérable du trafic automobile (on parle de 15 000 à 20 000 véhicules/jour) dans l’agglomération. Le décor est posé. La pièce est écrite, et l’on pourrait presque dire qui seront les gagnants : les morts les plus riches du cimetière…. Jean, 73 ans, Grenoble Sud Votre imprimeur certifié IMPRIM’VERT COUP DE COEUR UNE VILLE QUI BOUGE ET QUI S’ENGAGE pub numérica Le certificat IMPRIM’VERT® garantit le recyclage des papiers et pots d’encre, la récupération en vue du retraitement des résidus pâteux et effluents chimiques. Pour connaître la procédure IMPRIM’VERT, connectez-vous sur www.numerica.fr 16A chemin de Malacher 38240 MEYLAN Tél. 04 76 04 04 99 Fax 04 76 04 81 01 8 rue Barrier 69006 LYON Tél. 04 37 24 11 57 Fax 04 72 75 05 26 [email protected] Des soirées toute l’année, des jeunes partout, un tissu associatif immense, c’est une ville qui bouge et qui s’engage : depuis la Résistance jusqu’aux combats d’aujourd’hui, elle a son mot à dire. Écolos, républicains et défenseurs des libertés crient leurs coups de gueule entre ses murs. Chère citée que j’ai découvert pour étudier, je n’aurais pas imaginé que tu renfermais toute cette population engagée ! Certains disent que ça fait du bruit. Certes, mais les idées et la gaîté ne s’expriment pas en silence. Habitants de Grenoble riez, dansez et criez car vous êtes dans une ville qui remue et qui construit. Derrière son voile gris, blottie au fond de sa vallée, elle renferme des centaines de cigales qui ne sont pas prêtes à devenir des fourmis. J’ai été séduite par la diversité et l’effervescence de ses associations : il y a celles qui se battent pour l’écologie, celles qui revendiquent l’écoute des citoyens ou tout simplement celles qui organisent nos loisirs. En plus, nous sommes dans une ville où l’on nous demande notre avis, et ça, ça n’a pas de prix. J’ai été agréablement surprise du vote organisé sur le vote des étrangers, et j’espère que toutes ces pensées recueillies ont effectivement servi. Je souhaite que cette expérience soit renouvelée. C’est pourquoi je dédie ce coup de coeur a ce petit journal que je viens de découvrir et aussi à cette ville qui permet ce genre d’initiative. Beaucoup de gens m’ont dit avant que je vienne ici : “A Grenoble il fait froid et les gens sont gris !”. Pourtant il m’a été donné de voir qu’il y fait gris et certes froid, mais qu’il s’y cache un soleil bien humain qui tente de se montrer en tout un chacun. Elisabeth, 23 ans Grenoble