Tribunal de Grande Instance de Bobigny Audience solennelle de
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Tribunal de Grande Instance de Bobigny Audience solennelle de
JOURNAL SPÉCIAL DES SOCIÉTÉS anciennement LES ANNONCES DE LA SEINE Samedi 20 février 2016 - numéro 14 Tribunal de Grande Instance de Bobigny AuDIEnCE SoLEnnELLE • Tribunal de Grande Instance de Bobigny –Un tribunal jeune, ouvert sur la société.........................2 –Un département exceptionnel.......................................4 –L’humilité, vertu cardinale du Juge ...............................7 • Tribunal de commerce de Bobigny –Bobigny, une juridiction spécialisée incontournable..10 –Assurer la continuité de la présence du Parquet .......12 AGEnDA...................................................................... 4 InTERvIEW.............................................................13 In MEMoRIAM .....................................................15 vIE Du DRoIT ............................................16 et 22 ÎLE-DE-fRAnCE..................................................20 vIE Du CHIffRE................................................21 AnnonCES LéGALES...................................24 P arce qu’il est l’un des plus importants en terme de volume d’affaires traitées, mais aussi parce que « sa spécificité est de réunir toutes les spécificités », la rentrée solennelle du Tribunal de Grande Instance de Bobigny marque toujours un moment fort de la vie judiciaire française. Loin des idées reçues sur la délinquance du « 93 », la Procureure de la République de Bobigny, Fabienne Klein-Donati, a détaillé les atouts du département : « le taux de fécondité le plus élevé de France », « 130 nationalités représentées » et « un fort dynamisme économique avec beaucoup de créations d’entreprises ». Évidemment, la chef du Parquet n’est pas tombée dans un angélisme total, précisant que « l’omniprésence du trafic de produits stupéfiants reste plus que jamais d’actualité » et soulignant « l’explosion des infractions relevant de la cybercriminalité ». Le Premier vice-Président du Tribunal, Dominique Pauthe, avait ouvert l’audience en présentant le parcours du nouveau Président Renaud Le Breton de Vannoise, successeur de Rémy Heitz. Après quatre © Victor Bretonnier Audience solennelle de rentrée, 22 janvier 2016 ans de détachement dans le corps préfectoral, cet « expert ès juridiction » a connu une période de forte mobilité géographique, avant d’atteindre des sommets en Haute-Savoie où il a présidé « le procès retentissant lié à la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc ». Pour son premier discours à la tête du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, celui qui est également passé par l’administration centrale a beaucoup insisté sur le manque d’effectifs : « Environ une trentaine de Magistrats ». Renaud Le Breton de Vannoise a d’ailleurs lancé « un appel solennel pour que cette juridiction soit redimensionnée et ses effectifs comblés ». Le Président a ensuite souligné l’importance du dialogue dans une juridiction « dont la taille fait qu’il existe une hiérarchie intermédiaire » et clos son propos sur ce paradoxe du métier de Magistrat : « Le Juge doit concilier l’attention que requiert chaque affaire parce qu’elle est unique pour le justiciable et l’efficacité que requiert un traitement de masse. » victor Bretonnier J OURNAL O FFICIEL D ’A NNONCES L ÉGALES — I NFORMATIONS G ÉNÉRALES , J UDICIAIRES ET T ECHNIQUES bi-hebdomadaire habilité pour les départements de Paris, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne 8, rue Saint-Augustin — 75002 PARIS — Téléphone : 01 47 03 10 10 — Télécopie : 01 47 03 99 00 Internet : www.jss.fr — e-mail : [email protected] et [email protected] JOURNAL SPÉCIAL DES SOCIÉTÉS FONDÉ EN 1898 PAR RENÉ LESEUR — LES ANNONCES DE LA SEINE FONDÉES EN 1919 PAR RENÉ TANCRÈDE DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : MYRIAM DE MONTIS — DIRECTEUR DE LA RÉDACTION : CYRILLE DE MONTIS Audience solennelle Le Juge doit réconcilier en lui-même les éléments de divers paradoxes qui le traversent nécessairement dès qu’il est conscient de l’étendue de sa responsabilité. Il doit tout à la fois mesurer la grandeur de la fonction qui lui échoie, mais en avoir le vertige, car l’humilité est une vertu indispensable pour bien l’exercer. Il doit tout à la fois s’enraciner dans la vie sociale pour comprendre le monde qui l’environne en se gardant de la tentation du repli et conserver la distance qui lui confère une véritable indépendance pour donner à tout un chacun, l’assurance que cette indépendance ne saurait être prise en défaut. Il doit tout à la fois s’obliger à l’écoute empathique des positions qui sont débattues devant lui pour s’assurer de les avoir pleinement comprises et ne jamais se départir, tout au long des débats, de la neutralité qui suscite la confiance sans laquelle ses décisions ne sauraient être acceptées. Il doit tout à la fois cultiver le doute, ce doute qui est « le sel de la terre » disait Voltaire, et qui oblige à pénétrer au fond des choses et à pousser les raisonnements jusqu’au bout, et, le moment venu, quitter ce doute pour une certitude, car il en a l’obligation à peine de déni de Justice lorsqu’au terme du chemin procédural, il tranche un litige ou se prononce sur la culpabilité. Il doit tout à la fois accepter l’émotion que suscite en lui ce à quoi il assiste dans les salles d’audience, parce que sous sa robe, il est et doit demeurer un être humain comme les autres, et, parce qu’il la porte, ne pas se départir de la sérénité qui garantit que l’émotion n’est pas maîtresse de ses décisions. Il doit accepter que devant lui le mensonge soit érigé en droit de la défense ou que par tactique on cherche à l’égarer, mais cultiver en lui la crainte obsessionnelle de l’erreur, erreur dont, lorsqu’elle survient, il porte seul la responsabilité. Il doit accepter la clameur d’une opinion publique versatile guidée par des idées simples façonnées par des déclarations sur les marches du palais qui donnent souvent raison à Nietzsche lorsqu’il écrivait que « mieux vaut ne rien savoir que tout savoir à moitié ». Mais il doit observer le silence auquel il est tenu alors qu’il sait combien est différent son dossier de ce qu’il s’en dit en dehors de la salle d’audience. Enfin, et c’est pour lui d’autant plus délicat que les Magistrats ne sont pas assez nombreux, le Juge doit concilier l’attention que requiert chaque affaire parce qu’elle est unique pour le justiciable et l’efficacité que requiert un traitement de masse. (…) Ainsi, notre façon d’exercer notre métier doit exprimer au justiciable, avec pédagogie, notre respect profond de la personne humaine, notre intransigeance dans le respect des droits des parties, notre croyance dans les vertus du débat judiciaire et de la contradiction, notre souci de la vérité, notre volonté insatiable de comprendre, notre indépendance qui doit être perçue non comme un privilège, mais comme la forme suprême de notre loyauté. Tout cela, nous devons toujours y veiller, doit exprimer ce qu’est le métier de Magistrat. (…) 2016-1416 Tribunal de commerce de Bobigny Audience solennelle de rentrée du 20 janvier 2016 L’audience solennelle de rentrée du Tribunal de commerce de Bobigny a été largement marquée par « l’affaire » des Tribunaux de commerce spécialisés. L’absence du TC de Bobigny dans la liste des 18 possiblement retenus a soulevé l’indignation des acteurs de la juridiction et « la démission du Président Gérard Vedrenne et du Président Louis Jourdier », comme l’a rappelé leur successeur Francis Griveau dans son discours. Événement rare, Madame la Procureure de la République Fabienne Klein-Donati a manifesté son soutien à plusieurs reprises lors d’un entretien accordé au Journal Spécial des Sociétés ( voir numéro 3 du 13 janvier 2016) et de nouveau dans son discours de rentrée indiquant : « on comprend votre réaction ». Au terme d’un engagement passionné, les acteurs de la juridiction (Juges consulaires, Greffe du Tribunal mais aussi le Bâtonnier) ont fait l’honneur au Journal Spécial des Sociétés d’annoncer en exclusivité avoir obtenu gain de cause : « le Gouvernement a donc revu la liste des Tribunaux spécialisés, dont Bobigny fera partie dès l’entrée en vigueur du décret prévu pour le 1er mars 2015. Nous ne pouvons que saluer cette décision de bon sens à mettre au crédit des Ministères de la Justice et de l’Économie ». Assurer la continuité de la présence du Parquet M par Fabienne Klein-Donati (…) on propos se limitera à une brève analyse de l’activité de la juridiction au cours de l’année écoulée et quelques commentaires. I. L’activité 2015 A. S’agissant des immatriculations au RCS En 2015, le stock des entreprises inscrites au RCS qui ne cesse de progresser depuis 10 2010 s’élève à 105 926, enregistrant une hausse de 6 %. Les immatriculations nouvelles augmentant de 18,4 % soit 3 fois plus qu’en 2014, démontrant ainsi l’attractivité du territoire de la Seine Saint-Denis, le taux de radiation progressant de 1,8 % après une chute de 9 % en 2014. Les communes en tête des nouvelles implantations sont Montreuil suivies d’Aubervilliers et Saint-Denis. Le capital déclaré moyen progresse de l’ordre de 52 % par rapport à 2014 pour atteindre une moyenne de 598 922 . A noter l’implantation du groupe Alsthom (plus de 2 milliards d’euros de CA) B. S’agissant de l’activité judiciaire générale Avec plus de 38 795 décisions, le Tribunal de commerce de Bobigny a rendu 7 % de jugements supplémentaires par rapport à 2014, améliorant la performance par Juge à 587 décisions rendues. A relever le faible taux d’appels (6,32 %) et le taux élevé de confirmation (81,2 %), chiffres indicateurs de la qualité des jugements. C. S’agissant des procédures collectives L’activité du TC s’est particulièrement accrue dans le domaine des procédures collectives : avec 2 175 procédures ouvertes pour 1 568 en 2014, soit une progression de 38 %. Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 14 Vie du droit Club de l’Audace Conférence sur la sécurité économique dans les PME Le Club de l’Audace a organisé à Paris une conférence sur la sécurité économique dans les PME. Animée conjointement par Jean-Marc Allouët, associé du cabinet d’expertise comptable BDO, Isabelle Renard, Avocate associée au sein du Cabinet IRenard Avocats et le hacker Super Benoit, afin de mettre en avant les enjeux de la sécurité économique au sein des PME. C haque année, près de 1 000 atteintes économiques sont recensées en France par les services de l’Etat en charge de la sécurité des entreprises. Si le piratage informatique en est la forme la plus connue, ces attaques peuvent être extrêmement variées. Garantir la sécurité économique des entreprises est une nécessité absolue, afin de préserver leur compétitivité dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Jean-Marc Allouët, Isabelle Renard, Thomas Legrain et le hacker Super Benoit I. LE ConCEPT DE SECuRITE EConoMIQuE En CInQ PoInTS 1. toutes les entrePrises Possèdent des informations stratégiques qui doivent Être Protégées 2. la sécurité économique vise Plusieurs objectifs Photo © Club de l’Audace Les protections relèvent à la fois de la sûreté et de la stratégie juridique. Internet accroît considérablement la vulnérabilité des entreprises. Tout l’enjeu pour le dirigeant consiste à réduire les risques à un niveau de vigilance qui n’entrave pas le fonctionnement de son entreprise. simultanément l’obligation légale de protéger leurs collaborateurs entreprises sont la cible. • La protection des informations stratégiques des entreprises, quelles que soient leur taille ou le secteur d’activité dans lequel elles évoluent. Toutes les entreprises sont concernées. Il ne faut pas se croire à l’abri sous prétexte qu’on est une TPE/PME ou que l’on intervient sur un secteur peu concurrentiel. • La diffusion d’une culture de la sécurité du patrimoine matériel et immatériel au sein de l’ensemble des entreprises. Se protéger est un réflexe qui s’apprend. Il est essentiel pour le dirigeant d’entreprise d’obtenir l’appui de l’ensemble des collaborateurs à travers des actions de sensibilisation et de formation. concernant soient sécurisées, • La stratégie juridique recouvre notamment la protection des marques et des modèles, les dépôts de brevets ou encore les preuves des créations protégées par le Droit d’auteur. Tant que l’entreprise n’a pas protégé juridiquement sa créativité et son innovation, elle doit mettre en place des procédures de confidentialité et contractualiser cette confidentialité, que ce soit avec ses collaborateurs, ses partenaires ou ses prestataires. • L’identification et l’analyse des menaces dont les et de veiller à ce que les informations les 4. internet accroÎt considérablement la vulnérabilité des entrePrises Avec le développement du commerce électronique et l’utilisation croissante d’Internet, de plus en plus 3. les Protections relèvent à la fois de la sÛreté et d’informations sont partagées et stockées partout dans le monde sur des serveurs qui peuvent de la stratégie juridique • La sûreté recouvre par exemple le contrôle des s’avérer vulnérables (cloud computing). Il existe accès aux locaux ou la sécurisation des systèmes dès lors un risque accru de sabotage, d’altération, d’informations. Les entreprises ont également d’effacement ou de fraude. 16 5. tout l’enjeu Pour le dirigeant consiste à réduire les risques à un niveau de vigilance qui n’entrave Pas le fonctionnement de son entrePrise • Il doit veiller à adapter la politique de sécurité à la taille de sa société et à sa situation. • Il doit s’efforcer de protéger uniquement ce qui doit l’être : il ne s’agit pas de tout verrouiller, mais d’être vigilant sur l’essentiel afin de réduire au maximum les vulnérabilités. • La politique de sécurité de l’entreprise doit impérativement s’inscrire dans le temps, malgré les changements de personnes, d’équipements ou d’organisation. II. L’ExISTEnCE DE PIEGES noMBREux ET vARIES Avant de mettre en place des portiques de sécurité ou de s’équiper en logiciels spécialisés, la protection des informations de l’entreprise passe d’abord par le bon sens. La majorité des informations sensibles étant transmises par les personnes, il faut faire comprendre aux collaborateurs qu’ils doivent apprendre à être discrets. Il convient de les Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 14 Vie du droit Droit des contrats : la réforme est lancée Plus accessible, plus intelligible, plus prévisible… la modification du droit des contrats qui revoit notamment le plan du livre III du Code civil consacre de nombreuses solutions jurisprudentielles. Une réforme ambitieuse, pleine de bon sens, qui permet avant tout d’éviter un recours contentieux systématique. D.R. C ’était un engagement de François Hollande que de répondre aux besoins pratiques des particuliers et des entreprises dans le domaine du Droit des contrats avec l’objectif affiché d’aller vers plus de simplicité, d’efficacité et de protection. En toile de fond, le Gouvernement cherche également à renforcer l’attractivité de son système juridique en insistant sur la sécurité juridique du Droit des obligations. Le texte se veut être un outil conceptuellement solide et concrètement performant. Après une large consultation publique (qui a recueilli plus de 300 contributions, associant théoriciens et praticiens), le texte comporte des dispositions à destination à la fois des particuliers et des acteurs économiques. Les modifications visent à distinguer clairement les règles qui relèvent des obligations en général, de celles qui relèvent des contrats en particulier. De l’acte d’achat de consommation courante, à la souscription d’un abonnement en passant par la prestation de service d’un professionnel, l’ordonnance souhaite rendre « plus prévisible » les étapes de la vie d’un contrat, « de sa formation à son exécution ». Divers mécanismes juridiques absents du Code civil mais courants en pratique sont ainsi consacrés. La réforme leur donne vie en leur offrant un régime précis et cohérent. Ce souci d’efficacité et de rapidité a aussi conduit à donner aux cocontractants de nouvelles prérogatives, leur permettant d’éviter un recours trop systématique au contentieux. L’une des principales nouveautés apportées par la réforme du Droit des contrats est de consacrer finalement l’équilibre entre les obligations des parties et de prévoir une intervention judiciaire en cas de remise en cause de celui-ci. La réforme pourrait augmenter les ventes de Code civil, celui-ci ambitionnant de rendre le Droit vraiment plus accessible. Le Gouvernement illustre la simplicité et l’efficacité des nouvelles dispositions qui entreront en vigueur sous peu par quelques exemples concrets plutôt parlants. Le cas d’un achat sur le site Leboncoin est par exemple évoqué. « Vous avez acheté un meuble sur Leboncoin et le vendeur refuse de vous le livrer ? En lisant [la prochaine édition du] Code civil, est-il expliqué, vous saurez que vous avez le Droit de ne pas le payer tant qu’il ne vous l’aura pas livré et que vous avez le Droit d’exiger qu’il vous livre ce qu’il a promis, sans pouvoir vous imposer de vous donner de l’argent à la place ». Autre exemple donné avec le cas d’une location sur Airbnb « Vous avez loué un appartement pour vos vacances sur Airbnb et le contrat permet au propriétaire de l’appartement de changer la période de location à n’importe quel moment, sans votre accord et sans indemnité ? Vous pourrez demander au Juge de supprimer cette clause ». Tenir compte des nouvelles technologies D’importantes modifications s’imposaient : les dispositions du Code civil en la matière n’ont que peu évolué en deux siècles et une jurisprudence abondante s’y est greffée. Afin de tenir compte de la réalité sociale et économique d’aujourd’hui, tout en conservant les grands principes du Code civil, la réforme était inévitable. « La seule lecture du Code civil ne permet plus dans ces conditions de donner une vision claire et précise de l’état du Droit positif » et pénalise la France sur la Du neuf pour la théorie de l’imprévision L’une des grandes innovations de la réforme scène internationale, notait le rapport remis au repose sur l’équilibre des obligations des Président de la République. parties, consacré par l’adoption de la théorie Tenant compte de l’évolution des nouvelles de l’imprévision. Une nouveauté quasi révolutionnaire puisqu’elle va à l’encontre de la jurisprudence appliquée en matière civile depuis L’acte d’Avocat dans le Code civil ! plusieurs siècles. Il s’agit là d’une modification L’ordonnance codifie à Droit constant, à l’article 1374 du psychologique majeure qui faisait prévaloir dans Code civil, les dispositions des articles 66-3-1 à 66-3-3 de le contrat le caractère sacré de la loi des parties. la loi numéro 71-1130 du 31 décembre 1971 relatives au de l’Avocat », ce dont se félicite le Conseil Le nouvel article 1195 prévoit donc du neuf « contreseing national des Barreaux (CNB) qui voit là « la conséquence pour la théorie de l’imprévision puisqu’il dispose du travail mené depuis plusieurs années auprès des que « si un changement de circonstances pouvoirs publics pour faire reconnaître la spécificité de l’acte par Avocat ». imprévisibles lors de la conclusion du contrat contresigné L’acte d’Avocat créé par la loi du 28 mars 2011 fait son entrée rend l’exécution excessivement onéreuse officielle dans le Code civil. Destiné aux particuliers comme pour une partie qui n’avait pas accepté d’en aux entreprises, à mi-chemin entre un acte notarié et un cet outil garantit l’accord des parties signataires assumer le risque, celle-ci peut demander une sous-seing, de l’acte et certifie la valeur juridique de celui-ci en cas de renégociation du contrat à son cocontractant ». litige. L’acte d’Avocat est un « marqueur de qualité » qui La réforme préserve la relation contractuelle, renforce le rôle de l’Avocat et de sa signature, et qui participe économique accrue du droit civil français. Dans dans l’intérêt mutuel des parties, en ouvrant, àunl’attractivité environnement numérique, il était essentiel que l’acte soit dans les contrats de Droit privé, une possibilité désormais dématérialisé grâce à un service de signature raisonnée d’adapter, prioritairement par la électronique des actes d’Avocats accessibles à tous les inscrits à e-Barreau. Ces actes électroniques dits négociation, si nécessaire par voie judiciaire, un Avocats « natifs » peuvent être signés, remis aux clients, et archivés contrat que des bouleversements économiques sur une plateforme en ligne dédiée. Ils sont ainsi dotés d’une imprévisibles rendraient économiquement force probante renforcée par l’horodatage qui lui attribue une date certifiée. intenable pour l’une des parties. Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 1419 Vie du droit technologies, l’ordonnance renforce le principe selon lequel une copie fiable, en particulier lorsqu’elle est réalisée sur support électronique, a la même force probante que l’original. La réforme inscrit ainsi pleinement le Droit français dans l’ère numérique. L’archivage électronique, enjeu majeur pour nos entreprises, s’en trouvera grandement facilité. La bonne foi consacrée Dans le cadre des dispositions à destination des particuliers, la réforme tend surtout à rendre le Droit accessible. L’idée est de donner à chacun la possibilité de savoir ce qu’il peut faire lorsqu’il rencontre une difficulté liée à un contrat. La réforme consacre à cet effet la notion de bonne foi à tous les stades de la vie du contrat. Elle renforce la protection de la partie faible en sanctionnant par la nullité du contrat l’abus de l’état de dépendance d’une partie et en mettant en place un dispositif de lutte contre les clauses abusives dans les contrats d’adhésion qui créent un déséquilibre manifestement excessif. Dans le même ordre d’idée, l’ordonnance sécurise le contrat en instaurant par exemple des actions dites interrogatoires. L’ordonnance crée en outre, dans le Code civil, un titre dédié au Droit de la preuve des obligations, détaché du Droit des contrats. Ce nouveau titre comprend des dispositions relatives à l’admissibilité des modes de preuve et aux différents modes de preuve. Les dispositions de l’ordonnance entrent en vigueur le 1 er octobre 2016, à l’exception des troisième et quatrième alinéas de l’article 1123 et celles des articles 1158 et 1183 qui sont applicables immédiatement. Les contrats conclus et les instances introduites avant cette date demeurent soumis à la loi ancienne. Notons que cette réforme n’est qu’une première étape dans le cadre du chantier de modernisation du Droit des obligations qui envisage d’ores et déjà la réforme du Droit de la responsabilité civile. 2016-1515 Une réforme psychologique ? La réforme du droit des contrats a suscité de nombreuses réactions chez les juristes, apparemment fermement attachés à l’article 1382 devenu l’article 1240. Sur les réseaux sociaux, de multiples annonces ont circulé non sans humour comme #jesuis1382 ou #jesuiscodecivil à l’image des panneaux « Je suis Charlie ». Loin de constituer une quelconque indignation, cette levée de message témoigne en réalité d’un certain attachement des Juristes à quelques symboles du Droit tels que des arrêts connus ou des articles incontournables. Qu’ils se rassurent, la réforme entrera officiellement en vigueur en octobre, huit mois pour faire son deuil de l’ancien Code civil. Île-de-France Paris 2024 : le projet dévoilé Quelques jours après la révélation de son logo et de sa campagne de mobilisation intitulée « La force d’un rêve », Paris 2024 a également dévoilé son projet de candidature pour les Jeux Olympiques et Paralympiques. Devant plus de 2 000 personnes, dont 350 athlètes. Tony Estanguet, co-Président du comité de candidature Paris 2024, et ses responsables ont détaillé le projet lors d’une cérémonie qui se tenait à la Philarmonie de Paris, mercredi 17 février. Une répartition des sites sur cinq départements d’Île-de-France Roland-Garros, pour le tennis, le Parc des Princes, pour le football, le Zénith pour la boxe, mais aussi le Champ de Mars, la Défense et le Parc du Château de Versailles… ce sont dans des sites emblématiques de la capitale que seront déployés les Jeux, mais aussi sur tout le territoire francilien. En effet, les départements ne seront pas laissés en reste, bien au contraire. Près d’une dizaine de lieux, répartis notamment dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et les Yvelines, ont été retenus pour accueillir des épreuves. C’est d’ailleurs le golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, situé à Guyancourt et qui accueille déjà l’Open de France, qui a été sélectionné pour accueillir le tournoi de ce sport. Un projet axé autour de sites déjà existants Le projet a été imaginé autour de sites et infrastructures sportives déjà existantes 20 pour la plupart. En effet, 70 % des futurs équipements des Jeux sont déjà construits ou en cours de réalisation. 25 % seront des infrastructures temporaires. Seuls le centre aquatique et une salle de 8 000 places seront à construire. Par ailleurs, les Villages des athlètes et des médias, représentants au total 5 000 logements nouveaux, constituerons un « formidable héritage » pour le territoire de Seine-Saint-Denis. Le comité de candidature insiste sur la volonté d’inscrire ce projet « au cœur de la ville ». Un programme « exceptionnel » qui verra peut-être le jour officiellement le 13 septembre 2017, lors de l’élection finale de la ville hôte. La décision sera annoncée par le CIO (comité international olympique), le 13 septembre à Lima (Pérou). Pour l’heure, trois autres villes sont en lice pour décrocher les Jeux Olympiques : Los Angeles, Rome et Budapest. 2016-1517 Marie-Stéphanie Servos Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 14 Vie du droit Action en fixation d’honoraires d’Avocat : prescription différenciée 22 D.R. O n sait que les contestations en matière d’honoraires et de débours d’Avocat doivent être soumises, en premier ressort, à la juridiction du Bâtonnier, à charge éventuelle d’appel devant le premier Président de la Cour d’appel(1). Sont moins connues les difficultés que pourrait engendrer l’exercice tardif par un Avocat d’une action en fixation d’honoraires que son client négligerait, voire contesterait ou refuserait de régler. Or, par deux arrêts percutants, prononcés sous le sceau des plus hautes marques de diffusion(2), la Deuxième Chambre civile vient d’apporter des précisions qui, en contribuant à différencier les délais de prescription de l’action en fixation d’honoraires, attirent aussitôt l’attention sur la nécessité, pour les professionnels du Barreau – et certainement pour d’autres professionnels, mais en suivant leurs propres procédures –, de ne pas tarder à saisir le Bâtonnier s’ils se heurtent au mauvais vouloir ou à la négligence prestations que les Avocats fournissent à leurs clients ? Sans véritable surprise, et de leur client(3). en dépit d’opinions souvent contraires des Juges du fond(5), les deux arrêts du 26 mars I. Délais de prescription et incertitudes Dans des temps révolus depuis 2008, la 2015 répondent par l’affirmative, l’un en se Deuxième Chambre civile pouvait rappeler que, référant de façon implicite mais claire à la selon l’article 174 du décret du 27 novembre notion de consommateur(6), l’autre en visant 1991 – toujours en vigueur –, « les réclamations expressément le terme « consommateur » relatives au montant et au recouvrement qu’avait retenu le premier Président de la Cour des honoraires des Avocats peuvent être d’appel de Versailles pour qualifier le client d’un jugées sans autre condition de délai pour Avocat (7). agir que celui de la prescription extinctive Ainsi est-il affirmé, sur le constat de ce qu’en trentenaire »(4). S’il est permis de parodier l’espèce le client « était un consommateur », Einstein (Plus on va vite, plus le temps est qu’est « soumise à la prescription biennale de court), en une époque où tout va si vite, il peut l’article L. 137-2 du Code de la consommation paraître cohérent d’écourter les délais : c’est la demande d’un Avocat en fixation de ses ce qu’a décidé le législateur qui, en matière de honoraires dirigée contre une personne délais de prescription extinctive, a procédé à physique ayant eu recours à ses services à leur raccourcissement systématique par la loi des fins n’entrant pas dans le cadre de son n°2008-561 du 17 juin 2008. Non seulement le activité commerciale, industrielle, artisanale ou délai « de Droit commun » a été ramené à cinq libérale »(8). ans par l’article 2224 du Code civil, mais encore, Ce faisant, la Cour de cassation a procédé au profit des « consommateurs », l’article 137- à la reprise, avec une simple adaptation 2 du Code de la consommation réduit à deux lexicale, de la définition du consommateur, que ans le temps pour saisir le Juge – temps non l’article 3 de la loi n°2014-344 du 17 mars 2014, modifiable même d’un commun accord entre dite « loi Hamon », relative à la consommation les parties – dont disposent les professionnels et à l’action de groupe, a insérée dans le qui ont fourni des biens ou des services à des Code de la consommation sous forme d’un particuliers « consommateurs ». article préliminaire ; le consommateur y est défini Inévitablement, la question ne pouvait manquer comme « toute personne physique qui agit à d’être posée : cette dernière disposition, des fins qui n’entrent pas dans le cadre de l’article L. 137-2, était-elle applicable aux son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale ». Or cette définition est critiquée, à juste raison, pour ses imprécisions, ses lacunes et son insuffisance à délimiter le champ d’application du Code de la consommation car celui-ci utilise différentes notions, en particulier celle de non-professionnel qui n’est pas synonyme de celle de consommateur(9). Tout spécialement, pour ce qui nous intéresse ici, outre le fait que les activités agricoles ne sont aucunement visées par le texte comme excluant la qualification de consommateur (est-ce à dire que les agriculteurs seraient nécessairement et toujours des « consommateurs » ?), la définition retenue par le législateur ne précise en rien s’il convient d’entendre les termes « activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale » exclusivement comme « activité indépendante », ou s’il faut y inclure « l’activité salariée » (dont on sait qu’elle peut aussi être « libérale », à l’exemple des Avocats salariés). Dans le premier cas, les salariés – non visés par le texte – seraient des « consommateurs » y compris dans leur activité professionnelle salariée. Dans le second cas, ils ne seraient pas assimilés à des consommateurs pour l’ensemble des litiges afférents à leur travail – ce qui aurait une incidence sur la prescription applicable aux actions en fixation d’honoraires pour les prestations prud’homales des Avocats de salariés. Une interrogation identique se présente pour les agriculteurs, que le législateur a oubliés : les différends nés de Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 14 Annonces Légales sommaire •Constitutions •Transformations •Modifications •Fusions ou scissions (réalisations) •Transmission universelle de patrimoine •Dissolutions •Dissolutions clôtures •Clôtures de liquidation •Convocations aux assemblées •Avis de réunion valant avis de convocation •Droit de vote •Ventes de fonds •Cessions de droits •Résiliations de baux •Avis d’apports •Donations •Locations gérances •Fin de locations gérances •Régime matrimonial •Avis d’insaisissabilité •Acceptation à concurrence de l'actif net •Acceptation 91 34 92 34 34 36 30 30 34 34 37 31 31 34 31 32 32 34 34 93 38 38 38 94 38 39 39 38 37 37 38 Paris ◌ 75 ◌ SOCIÉTÉS Forme : SCI. Objet : L’acquisition, la construction, la transformation, l’aménagement, la détention, la mise en valeur, l’administration et l’exploitation, de tout bien ou droit immobilier, bâti ou non et de tous biens et droits pouvant constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en question détenu directement ou indirectement en pleine propriété, en usufruit ou en nue-propriété ou par voie de bail. Siège social : 185 bis rue Ordener 75018 PARIS. Capital : 500,00 Euros. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au R.C.S. Cession des parts : Clauses d’agrément. Gérance : Mme RODRIGUES VAZ épouse DE SOUSA Maria Gracinda, demeurant 185 bis rue Ordener, 75018 PARIS. La société sera immatriculée au R.C.S. de PARIS. Par assp du 04/01/2016, constitution d’une SARL dénommée : BTPNF Capital social : 1 000 euros. Siège social : 10 rue de la Paix, 75002 PARIS. Objet : Tous travaux de restauration en bâtiment, intérieurs et extérieurs, nettoyage, et autres travaux d’installation et toutes autres activités annexes ainsi que toutes commerciales ou financières, sans que ces activités modifient directement ou indirectement l’objet principal auxquelles elles sont attachées. L’activité s’exerce dans tout l’espace métropolitain français, ou en toute autre lieu de l’UE. Durée : 99 ans. Gérant : Mme RABIA Angélique, demeurant 08 Square Jean Moulin, 94500 CHAMPIGNY SUR MARNE. La société sera immatriculée au R.C.S. de Paris. 602864 Par ASSP du 22/1/2016, avis de constitution d’une SASU dénommée : BARRE WEALTH MANAGEMENT Capital social : 1 000 €, divisé en 100 actions de 10 € chacune libérées intégralement. Siège social : 41 bis rue de Chaillot à Paris (75016). Objet : Conseils pour la gestion des affaires, le conseil en gestion de patrimoine et en investissements financiers. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS. Président : M François-Xavier Barre demeurant au 41 bis rue de Chaillot à Paris (75016). 24 78 32 33 33 Aux termes d’un acte authentique reçu par Maître Gil LEONARD, Notaire à PARIS (75008), 5 Rue de Téhéran, en date du 09/02/2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination : CONSTITUTIONS 602881 75 24 26 27 SCI ETOILE Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 07/01/2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination : Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 01/02/2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination : Forme : SCM. Objet : La mise en commun de moyens utiles destinés à faciliter l’activité professionnelle de ses membres, sans que la société puisse elle-même exercer celle-ci. Siège social : 5 rue Quentin Bauchart 75008 PARIS. Capital : 600,00 Euros. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au R.C.S. Cession des parts : Clauses d’agrément. Aux termes de l’Assemblée Générale Ordinaire en date du 7.01.2016, il a été nommé en qualité de gérant : Mr LEGRAND Arnaud, demeurant 5/7 avenue Sainte-Foy, 92200 NEUILLY SUR SEINE, Mme BERDUGO Karen, demeurant 115 avenue Achille Peretti, 92200 NEUILLY SUR SEINE, Mme d’HEILLY Amélie, demeurant 137 rue d’Estienne d’Orves, 92140 CLAMART, Mme STULZ Viviane, demeurant 15 rue Lakanal, 75015 PARIS et l’Association H&P AVOCAT, 5 rue Quentin Bauchart, 75008 PARIS, représentée par Mr PEYRAT JeanMaxime, demeurant 166 avenue de Verdun, 92130 ISSY LES MOULINEAUX et Mr HERBIN Cédric, demeurant 23 rue de Prony, 92600 ASNIERES SUR SEINE. Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 8.02.2016, il a été décidé de transférer le siège social au 26 rue Saussier-Leroy, 75017 PARIS. La société sera immatriculée au R.C.S. de PARIS. Forme : SCI. Objet : L’acquisition, la gestion et l’administration, l’exploitation par bail, la location à usage nu ou autrement et la mise en valeur de tout immeuble, de toute nature et de biens et droits immobiliers situés en France ou à l’étranger. Eventuellement et exceptionnellement, l’aliénation du ou des immeubles devenus inutiles à la Société, au moyen de vente, échange ou apport en société. La mise à disposition gratuite des biens et droits immobiliers au profit des associés. La constitution ou la participation à la constitution de sociétés civiles immobilières. Siège social : 38 avenue Marceau, 75008 PARIS. Capital : 1.000,00 Euros. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au R.C.S. Cession des parts : Clauses d’agrément. Gérance : M. EL HAJJ MOUSSA Ghassan et son épouse Mme DAHDOUH Daisy demeurant tous deux Achrafief, Sursock BEYROUTH (LIBAN). La société sera immatriculée au R.C.S. de PARIS. 5QB Avocats 602767 Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 12/02/2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination : SCI DE BOIS LURETTE Forme : SCI. Objet : L’acquisition, par voie d’échange, apport ou autrement de tous biens et droits immobiliers y compris la souscription ou l’acquisition de toutes actions, obligations, parts sociales ou parts bénéficiaires. Siège social : 11 rue Cognacq Jay 75007 PARIS. Capital : 405.000,00 Euros. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au R.C.S. Cession des parts : Clauses d’agrément 602739 Gérance : Mr ROUZAUD Frédéric, demeurant 11 rue Cognacq Jay, 75007 Aux termes d’un acte sous seing PARIS. privé en date du 21/01/2016, il a été La société sera immatriculée au R.C.S. constitué une société présentant les de PARIS. 602742 caractéristiques suivantes : Dénomination : Suivant acte SSP du 7 février 2016, il a été constitué : Dénomination : Forme : Société civile. Objet : L’acquisition, la gestion et l’administration, l’exploitation par bail, la location à usage nu ou autrement et la Forme : GIE. mise en valeur de tout immeuble, de toute Durée : 50 ans. nature et de biens et droits immobiliers Capital : sans. situés en France ou à l’étranger. Siège social : 5 rue Saint Philippe du Siège social : 4 rue Chalgrin, 2-4 rue Roule, 75008 Paris. d’Argentine, 9 rue de Saigon 75016 Objet : faciliter, développer, améliorer PARIS. l'activité professionnelle et économique Capital : 1 000 Euros. des membres. Durée : 99 années à compter de son Administrateurs : immatriculation au R.C.S. - Stéphane Lallement, ès qualités de Cession de parts : Clauses d’agrément. gérant de la SELARL Adala, 118 rue des Gérance : M. Mounib HAMMOUD et Renardières, 44100 Nantes, Mme Carole SALWAN son épouse, - Alexandra Perquin 11 rue Goscinny demeurant ensemble au 3A Immeuble 75013 Paris. LES DUNES, rue Verdun Beyrouth Liban Contrôleur de Gestion : Valentine (00961.3.310.717). Coudert 5 rue Raffet, 75016 Paris. La société sera immatriculée au RCS Immatriculation : RCS Paris. PARIS. Pour avis. SCI YASOTAPOO CHALGRIN 602785 Prométhée 602789 Journal Spécial des Sociétés - Samedi 20 février 2016 - numéro 14 SCI MM-38 avenue MARCEAU 602802 Suivant acte reçu par Maître Bernard BELLE-CROIX, Notaire Associé à RAMBOUILLET (Yvelines) 8 rue Gautherin, le 9 février 2016 a été constituée une société ayant les caractéristiques suivantes : Dénomination : ALSACE BRETAGNE Forme : Société Civile Immobilière. Siege social : PARIS (75015) 23 rue Jean Daudin. Objet : l’acquisition par voie d’achat ou d’apport, la propriété, la mise en valeur, la transformation, la construction, l’aménagement, l’administration, la location et la vente (exceptionnelle) de tous biens et droits immobiliers, de tous biens el droits pouvant constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en question. Et notamment l’acquisition d’un local commercial sis à SCHILTIGHEIM (BAS-RHIN) 9 rue d’Adelshoffen. Capital social de : 1.260.000 euros. Durée : 99 ans. Toutes les cessions de parts sont soumises à l’agrément préalable à l’unanimité des associés. Premier gérant : Monsieur Eric VOCHEL, demeurant à PARIS (75007), 40 avenue Duquesne. RCS de PARIS. Pour avis, Le Notaire. 602774 Aux termes d’un ASSP en date du 17/02/2016, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale : LES FONDS PERDUS Forme sociale : Société à responsabilité limitée (Société à associé unique). Siège social : 41 rue Sedaine - 75011 PARIS. Objet social : Prise de participations dans toutes sociétés ou entreprises, prestations de services liées à des fonctions de direction, de gestion, de coordination ou de contrôle pour le compte des sociétés dans lesquelles elle détient des participations. Durée de la société : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS. Capital social: 10 000 euros. Gérance : M. Guillaume, Jacques, Guy BLOCH, demeurant 41 rue Sedaine à Paris (75011). 602815 BULLETIN D’ABONNEMENT 2016 Je désire m’abonner et recevoir Le Journal Spécial des Sociétés pendant un an, à l’adresse suivante : MADAME MONSIEUR N° ABONNÉ : …………………………...……… MAÎTRE NOM et PRÉNOM : ……………………………………………………………………………..…………………………………………….……………………....……………………….……………. SOCIÉTÉ : …………………………………………….……...……………………………………………………………………………………………….…………….………………..……………… ADRESSE : ……………………………………………………………………………………………………………………………….………………………………………………..………………… CODE POSTAL : …………………………………………………… VILLE : ……………………………………………………………….…...………………..………………………………..….... TÉL.MOBILE : ……………………...……………………………..………………..………… TÉL PRO : ……………………..…………………………………………….…………….…...……….. FAX :…………………………………….……………….…... MAIL : ………………………………………………………………….…….………….............………………………………………. 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