prince coeur de lion a l`ame tendre
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prince coeur de lion a l`ame tendre
PRINCE COEUR DE LION A L'AME TENDRE Le Léonberg Un pelage doré, un masque noir et une crinière magnifique, voici les caractéristiques de ce chien imposant, entièrement dévoué aux rois et aux empereurs. Ses qualités naturelles ne sont connues que de ceux qui vivent avec lui : douceur, patience et joie de vivre communicative. Pendant des siècles, les marchés aux rent créés les ancêtres du Hovawart, par blaient aux Sarplaninacs yougoslaves actuels, aux Bergers des Tatras et à bestiaux firent la renommée de la ville de exemple. Léonberg. Les paysans pouvaient y Un des éleveurs les plus actifs dans ce l'Estrela du Portugal. On ignore si Essig acheter non seulement bovins et ovins domaine fut le Conseiller Municipal Hein- utilisa ces animaux naturels et vigoureux, mais également leurs chiens : des rich Essig (1808-1889) qui, outre volailles mais on peut le supposer. D'après la géants solides et forts que rien n'effraie et animaux de basse-cour, faisait aussi tradition orale, il aurait d'abord croisé un et qui convenaient tout autant comme l'élevage de chiens pour la vente. Hein- Saint-Bernard, grand et au poil long, meneurs de troupeaux que comme gar- rich Essig savait manier talents et sous : venant de l'Hospice du Grand Saintdiens. La réputation des chiens "Léon- ce sont en moyenne 300 chiens qu'il Bernard avec une femelle Landseer bergs" dépassa les frontières. C'est ainsi vendait annuellement. Voulut-il, comme (appelée encore à l’époque Terre-Neuve que, bien avant son mariage avec Louis le veut la légende aujourd'hui, transposer noir et blanc). Et pendant quatre généraXVI, Marie-Antoinette, fille de l'Impéra- dans une race canine l'animal embléma- tions il aurait continué à croiser les destrice Marie-Thérèse d'Autriche, avait tique de sa ville, le lion, ou voulut-il tout cendants noirs et blancs avec leurs paacheté son fidèle compagnon à Léon- simplement créer le roi des chiens, ana- rents ou grands-parents. Il échangea berg. Dans les carnets du Prince Metter- logue au "Leo", les rares annotations deux chiots de la première génération nich on trouve des hymnes à ces chiens dont nous disposons sur la genèse du contre un autre Saint-Bernard jaune et débordants de vitalité, originaires de la Léonberg ne permettent pas de tirer de blanc provenant de l'Hospice. Finalement ville près de Stuttgart. C'est aussi dans conclusion. Le fait que ce notable habile un chien de Montagne des Pyrénées vint cette ville que Prussiens, Saxons et devint, par ses nouveaux chiens à cri- se joindre aux aïeux du Léonberg, car H. Autrichiens satisfaisaient à leurs exigen- nière, le livreur. attitré des cours d'Eu- Essig ne fit pas seulement l'élevage de ces en chiens d'armée. Les marchands rope, et qu'il fit bonne recette, nous per- spécimens dorés au masque brun foncé, ambulants y commandaient leurs bêtes met de conclure qu'il voulut faire de ce il éleva aussi des sujets blancs argentés, de trait et les marchands de chiens trou- chien, en premier lieu, un chien pour les à la crinière et aux oreilles plus foncées. vaient dans l'offre diversifiée les spéci- grands de ce monde, un chien dont on Ainsi, le premier chien à recevoir le nom de Léonberg était tout blanc avec la tête mens adéquats au renouvellement de parla, à cause de son allure. noire. Il était né en 1846. C'était un géant leur propre élevage. de plus de 80 cm, pesant 160 livres et Bien avant que l'élevage du chien de Les ancêtres de la lignée : d'un naturel angélique. Ce chien à allure race ne devînt populaire, les habitants de un suisse, un français et de lion, crée par H. Essig, plut à tel point Léonberg avaient fait se croiser leurs un américain que le marchand ne put satisfaire à la chiens de ferme et de campagne avec La meute de reproducteurs de Heinrich demande. Ceci eut pour conséquence de des "étrangers", principalement avec des Essig se composait essentiellement de faire exploser les prix pour un exemplaire chiens originaires des parties montachiens sans appellation ni pedigree, à crinière provenant de l’élevage de gneuses des Alpes. C'est ainsi que fudestinés à la garde du bétail. Ils ressemLéonberg et engendra des envieux, sur- 1 tout parmi les éleveurs de Saint-Bernard, ces chiens alors populaires dans toute l'Europe. Le "Barry" légendaire avait rendu célèbres les chiens des cols, bien au-delà des Alpes, et en avait fait des chiens à la mode. Les éleveurs suisses virent dans le Léonberg une concurrence déplaisante; ils le discréditèrent en le traitant de Saint-Bernard abâtardi, de "Léonard", et firent des remarques allusives concernant les produits "sans-nom" du marchand de Léonberg; ils disaient : "ce que l'on ne peut pas décrire, on peut bien le considérer comme Léonberg". Même le cynologue Strebel, auteur du lexique "Les Chiens Allemands", n’eut pas l’impression que ce chien à allure de lion appartenait à une race propre. Il écrivit : "Il (le Léonberg) arriva au moment où les Saint-Bernard connaissaient le succès et où la demande excédait l'offre. On se mit alors à faire des croisements de Saint-Bernard racés avec des chiens à long poil qui leurs ressemblaient. Mais il fallut aussi les vendre; on eut alors l'idée de leur donner un nom différent, un nom comme "chien des Alpes", ou "chien de montagne", et finalement, on en vint au nom de "Léonberg", la ville dont la plupart étaient originaires. Un valet devient roi Cela ne dérangea en rien le créateur de ces chiens noir argenté et brun doré. Si jusque-là H. Essig avait surtout vendu des chiens qui devaient accomplir un dur labeur devant la carriole ou derrière les troupeaux, ses Léos se retrouvèrent subitement dans les palais des souverains. L'Impératrice Elisabeth d'Autriche, Sissi, acheta à elle seule sept Léonbergs. Napoléon III compta lui aussi parmi les clients de H. Essig, le roi Umberto d'Italie également, le Prince de Galles, le Tsar de Russie et l'Archiduc Frédéric de Bade. Qui voulait alors acquérir un de ces chiens royaux devait débourser la somme rondelette de mille marks. Aussi H. Essig, qui s'appelait maintenant Baron Essig, trouva-t-il des imitateurs. Dans le petit village suisse de Löwenstein on se mit à croiser des SaintBernard avec des chiens de ferme, tout comme dans les hospices du Grand Saint-Bernard et du Saint-Gothard où deux Léonbergs originaires de la lignée Essig avaient été croisés, dans chacun des hospices, avec la lignée des SaintBernard. Dans la seconde moitié du XIX siècle, ce chien magnifique à allure de lion appartenait à la race la plus connue et la plus appréciée dans les cercles de la noblesse. II y avait longtemps déjà que l'élevage ne se faisait plus uniquement à Léonberg. Des associations s’étaient formées: à Stuttgart, en 1895, le "Club International pour Chiens Léonbergs", à Apolda, en 1901, le "Club National des Léonbergs", et à Heidelberg, en 1908, le "Club des Léonbergs". Des marchands parcouraient le pays, accompagnés de géants brun doré ou blanc noir. Ils fai- saient leur éloge, les faisant passer tour à tour et suivant les besoins, pour des chiens des Alpes ou des montagnes, des Saint-Bernard, des Léonbergs ou des Terre-Neuve. Comme pour toutes les races qui atteignent trop vite leur apogée, la chute qui s'ensuit est impressionnante. C'est aux environs de 1910 que le Léonberg disparut presque totalement, à une époque où l’élevage de chiens de race connaissait son premier essor, où de nombreuses associations se formaient et où on faisait partout des expositions. Quels furent les idéalistes qui assurèrent la sauvegarde de la race au-delà des deux guerres mondiales? Nous ne le savons pas. On rapporte qu'il n'y avait plus que cinq Léonbergs de race dans les années "vingt". Après la Seconde Guerre Mondiale, il n'y avait plus que très peu de bêtes pour assurer les bases d'une renaissance de la race. Celui qui n'a pas de tort n'a pas à se soucier de la moquerie Un an plus tard, en 1949, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) légitimait la race. Aussi musclé qu'intelligent Conformément au standard, le Léonberg est classé parmi les chiens de montagne. Il doit être grand et vigoureux, il ne doit toutefois plus atteindre les proportions monstrueuses qu'il avait jadis : 80 cm au maximum pour le mâle, la femelle pouvant mesurer 75 cm. Le poids n'est pas indiqué, cependant le poids d’origine n'est plus souhaitable car, comme pour tous les grands chiens, cela peut porter préjudice au squelette. La tête ne doit pas être aussi haute ni aussi large que celle du Saint-Bernard, les pattes pas excessivement hautes mais, par contre, bien musclées. Extérieurement, c'est surtout son long pelage qui se remarque, la crinière du poitrail et du cou, le poil abondant de la queue. De nos jours, c'est la couleur fauve qui a la préférence: du jaune doré au brun cuivré, la robe doit être brillante, la pointe des poils peut être noire, le label de la race étant un masque noir. Le blanc si cher à son créateur H. Essig, l’héritage du Montagne des Pyrénées, n’est plus autorisé chez le Léonberg que comme minuscule tache sur le poitrail, alors que les membranes interdigitales, héritage du Terre-Neuve, sont appréciées. Tout compte fait, ce lion du pays de Bade-Wurtemberg a belle prestance. Malgré sa taille et sa force, il répond comme peu d'autres aux exigences de notre époque. Car, si ses créateurs lui ont donné accessoirement la crinière du lion et son courage, ils ont obtenu par les croisements, un caractère sensationnel qui le prédestine à être le compagnon de toute la famille. Probablement cela fut bénéfique à la race de ne plus jamais connaître l'engouement qu'elle avait connu du temps des rois et des empereurs. De nombreuses défectuosités héréditaires et des défauts de caractère auront ainsi été épargnés au Léonberg. Par contre il partage le sort de certains autres chiens de race que la renommée ne porte pas au pinacle et qui, pour cette raison, restent souvent méconnus et se voient qualifiés de "bâtards" particulièrement réussis. Le Léonberg appartient en effet, encore maintenant, aux races plutôt rares, compte tenu des 110 chiots enregistrés annuellement en Suisse, tout en constatant une popularité croissante. Le "Country-Look" naturel qui jadis lui valut tant de moqueries est maintenant au Un amour de chien goût du jour.En 1895 on fixa l'aspect extérieur du "chien-lion", dans les années 1938 et 1955 il fut remodelé et 40 Haute stature et force confèrent à l’être ans plus tard, en 1995 le standard a été conscience de soi et assurance. C'est ce redéfini. qui ne manque pas à notre chien "en or". Pour se faire entendre il n'a pas besoin Sa parenté d'aboyer constamment ou de gronder de Elle est composée : de chiens de montafaçon menaçante pour qu'on le remargne qui forment un groupe à part dans la que. De même la provocation tout famille des Pinscher, Schnauzer, Moloscomme les accès de colère ou la panises et Bouviers Suisses, de chiens de que lui sont étrangers. Le Léonberg race Terre-Neuve, Landseer, Saintnormalement constitué a des nerfs Bernard et Montagne des Pyrénées; ce d'acier, rien ne peut l'ébranler. Avec une sont les chiens qui ont directement souveraine indifférence il méconnaît les contribué à la création du Léonberg. Il y bruits du trafic et la fébrilité des grandes a aussi les races du Mâtin Espagnol et villes, il résiste de la même façon à toute Mastin de los Pirineos, l'Aidi marocain, provocation. Il aborde le genre humain les Cao de Castro Loboreiro, Cao de avec bienveillance, il est patient avec les Serra da Estrela et Rafeiro do Alentejo autres animaux. Indulgent à l'égard des portugais, le Berger d'Anatolie, et jeunes enfants, il se laisse toucher et l’Hovawart, les Bergers des Tatras et les tapoter. Aux plus âgés il montre son Bergers de Vallée, le Dogue Tibétain, infatigable disponibilité en s'associant à c'est-à-dire des chiens d'Asie Centrale. chacun de leurs jeux. Bien des années auparavant, le 10 Juin Aucun chien de chasse ne lui a transmis 1948, s'était créé le "Club Allemand des le goût du braconnage ou un fonds de Chiens Léonbergs e.V. " dont le siège férocité qui l'inciterait à obtenir ce qu'il est à Léonberg, ville qui fut le berceau veut avec ses crocs. Il est l'ami de même de la race et dont le maire en est l'homme comme de l'animal mais, par depuis toujours le protecteur. dessus tout, il est un membre de famille enthousiaste. Le Léonberg n'a pas pour 2 référence une seule personne mais plusieurs, à savoir : tous ceux qui vivent avec lui. Son attachement à la famille est incorruptible. Il est de ceux qui veulent vivre avec les autres, participer. C'est un chien au coeur tendre qui manifestera par des salutations intempestives sa joie de vous revoir après vous avoir attendu pendant quelques heures. C'est donc un chien pour tout le monde? Ah non ! pas pour autant. En raison de sa taille déjà, le Léonberg ne peut pas vivre partout. Dans un petit appartement, en haut d'un immeuble, ce chien toujours si gai se résignera. Il traînera son poids considérable le long d'escaliers interminables et sera condamné à l'immobilité dans son "chezsoi", la plupart du temps dans un environnement beaucoup trop chaud pour lui. Par contre, dans une maison ou dans un appartement comportant plusieurs pièces, le Léonberg se sentira vite à l’aise quand il saura où est sa place, un endroit bien à lui, frais et spacieux, la meilleure des choses étant un jardin dont il usera pour se délecter et non pour courir. De temps en temps le Léonberg peut vivre aussi en chenil mais, attention : sans contact avec la famille, son caractère s'altère, il en va de même pour tous les chiens du reste. A cause de sa masse considérable, et parce qu'il veut être associé à tout, il faudra que le propriétaire tienne compte des moyens de transport auxquels il donnera sa préférence. Pour de brèves sorties notre géant à la robe dorée trouvera place même dans la plus petite voiture. Pour les sorties de fin de semaine ou pour les vacances, il lui faut davantage de place. Ce chien ne fera pas le bonheur des fanas du vélo à 10 vitesses ou du VTT car, courir à toute vitesse pendant des kilomètres, voilà qui n'est pas de son goût. Pour sa sortie il préfère adopter la "démarche du loup" un trot moyen. Par contre les Léonbergs se familiarisent aisément avec les bus et les trains. Ni la cohue, ni le vacarme des haut-parleurs ne les impressionnent, avec un instinct infaillible ils collent à vos talons. Et pour celui qui aime la marche et la pratique de façon intense et régulière, il y a difficilement meilleur compagnon. Le Léonberg ne s’essouffle pas, la pluie, l'orage, un terrain impraticable, rien ne le dérange. Lors de la promenade, ce sera accorder un plaisir supplémentaire à ce compagnon de le conduire au bord de l'eau et de lui accorder un bain rafraîchissant. Ce chien à crinière est en effet un nageur excellent et enthousiaste. En été il se laissera asperger avec le jet d'eau avec le même plaisir que s'il traversait un courant d'eau. Avant et après la promenade il appréciera un traitement à la "Kneipp" dans un grand baquet d’eau. primordiale. Le Léonberg ne fait pas exception. Il doit être éduqué et les cours d'éducation qu'offrent les nombreuses associations sportives canines conviennent tout à fait. Notre rustaud apprend presque tout sans effort. Le jeune chiot est friand de compliments et chaque "gentil" l'incite à répéter la bonne action, en sorte qu'il va déjà maîtriser parfaitement bien les leçons de base quand il arrivera à l’âge du dressage. Cet âge arrive tard car le Léonberg reste longtemps un bébé-chien. Quand il aura ème atteint cet âge, à partir du 6 mois environ, il saura déjà ce que veut dire "assis" ou "viens" si son zèle pour faire plaisir aux siens a été judicieusement mis à profit. Le jeune Léonberg est extrêmement sensible aux remontrances, il faut les dispenser en petites doses. Des hurlements sauvages ou même des coups, il fait face avec incompréhension, il peut même réagir en vous bravant avec obstination. Votre blâme doit s’exprimer clairement et brièvement, votre éloge sera long et très clairement articulé. A l'âge d'un an ou même d'un an et demi, lorsque le Léonberg aura terminé son éducation de base, il apprendra alors avec une étonnante facilité toutes les leçons pour chien d'accompagnement. pistage. Le Léonberg se montre capable d’assumer les disciplines du chien d'accompagnement I, II et III, du chien sanitaire ou bien du chien d’avalanche. Plus vieux et avec plus de routine, il peut devenir chien de pistage, car notre Léo a un nez très fin dont il peut se servir pour pister et trouver les victimes des avalanches. Ou bien, ce sera dans le fourré inextricable qu'il retrouvera la balle de tennis perdue au jeu. Le Léonberg en Suisse Bien sûr, des chiens de Léonberg sont venus en Suisse avant la Première Guerre Mondiale, nous avons déjà mentionné les deux de l'Hospice du Grand Saint-Bernard et les deux autres de celui du Saint-Gothard. Mais ce n'étaient pas des Léonbergs comme ceux que nous connaissons aujourd'hui. Ils étaient blancs avec des pattes jaunes, et les moines de l'hospice n'avaient pas hésité à les croiser avec leurs Saint-Bernard. Jusqu'en 1938, dans le Livre des Origines Suisse, aucun Léonberg ne fut enregistré. Nelly Helene Frey qui s'était toujours intéressée aux races rares, acheta la femelle Bella von der Harmonie de Valentin Epp à Sandhausen, couverte par le Du chiot à l'âge adulte Le Léonberg appartient aux races qui ont une portée nombreuse. Une femelle donne naissance à 8 chiots en moyenne, mais ce n'est pas rare que ce soit la douzaine ou plus. Le poids des chiots à la naissance est de 400 à 500 grammes. Ils ont la taille d'un cochon d'Inde. Au bout d'une semaine, leur poids a déjà doublé. Lorsqu'ils ont deux semaines, ils pèsent de 1200 à 1400 grammes. C'est à ce moment que s'ouvrent leurs yeux; ils changent de dentition entre 3 et 6 mois, les jeunes chiens pèsent alors déjà 13 kilos ou plus. A l'âge d'un an, les Léonbergs ont atteint leur grandeur définitive, toutefois le développement physique complet dure environ deux ans. Comme c'est le cas pour toutes les races grandes et lourdes, il peut y avoir dysplasie héréditaire de la hanche. C'est la raison pour laquelle mâles et femelles ne seront acceptés comme reproducteurs qu'une fois l'examen de la hanche fait, et après qu'ils aient obtenu un certificat d'aptitude à la reproduction. Des chiens ayant une dysplasie moyenne ou forte de la hanche sont exclus de la reproduction. Car c'est pour lui chose évidente d'avoir constamment un oeil sur ses maîtres, de se joindre à eux où qu'ils aillent. Le reste, ce sont ses nerfs solides qui le font, lui évitant ainsi beaucoup d'inattentions. Lors de manifestations sportives, le Léonberg participe avec joie aux différentes activités, même s'il n'est pas le plus rapide, et bien s'en faut ! Dans ce domaine, c'est au propriétaire à être raisonnable car son élève, zélé à outrance, apprendrait trop vite. Les grands sauts, tout comme le travail d'escalade, ne devraient être autorisés qu'après la deuxième année, lorsque le chien sera tout à fait adulte. La rapidité avec laquelle le Léonberg comprend la situation peut se transformer en danger pour lui si son maître devient ambitieux. Le Léonberg n'est pas un chien de défense, ni un chien de chasse, il n'est pas Il apprend tout, parfois trop bien un chien de chasse à courre, ni un chien de course. Celui qui veut travailler avec son Léonberg peut le faire soit par des Comme c'est le cas pour presque toutes séances sportives et d'agility, soit par du les races, l’éducation a une importance 3 mâle Ajax von Nussloch; celle-ci mit bas en 1937. On ignore pourquoi la portée de 4 mâles et une femelle ne fut enregistrée dans le LOS qu'en 1938. Les 5 chiots sont décrits comme étant dorés, avec le masque noir. Malheureusement aucun de ces chiens ne servit à la reproduction et, jusqu'en 1958, aucun Léonberg ne fut inscrit au LOS. C'est cette même année que le mâle Barbo von der Burghalde fut répertorié sous le numéro 82118. Un an plus tard, nous trouvons les noms de Asta von Staufenstadt et de Dagma von Solitude. En 1961, Dagma von Solitude appartenant à W. Aeschlimann de Sumiswald eut une portée de 8 chiots. A partir de cette date, les enregistrements au LOS se firent régulièrement; en 1978, 11 portées totalisant 61 chiots, en 1988, 18 avec 119 chiots et en 1995, 91 chiots naquirent au cours du premier semestre. Le Club du Léonberg en Suisse Le Club Suisse du Léonberg (CSL) a été fondé en 1969 par Herbert Schiffmann; en tant que club de race il est une section de la Société Cynologique Suisse (SCS) et partant, membre de l'Union Internationale dont le siège est à Léonberg. Comptant plus de 700 membres, ce club est devenu l'un des clubs de chiens de race les plus importants. Selon les statuts, l'objectif du club est de "promouvoir l'élevage de la race Léonberg" et d’"apporter son soutien à la cynologie et à la protection des animaux", l’objectif principal, dans un élevage d’animaux de race devant être d'élever des chiens en bonne santé. est recommandé de brosser l'animal quotidiennement pour enlever les poils morts. Le Léonberg n'a besoin ni de toilettage, ni de coupe. Chaque semaine il faut aussi contrôler les oreilles pour en retirer avec précaution et si nécessaire, les saletés. Bien entendu, les vaccinations seront faites régulièrement par le vétérinaire. Il faut aussi faire un contrôle des vers parasitaires du Léonberg, deux fois par an, et traiter suivant les recommandations du vétérinaire, en cas de contamination. Par le "bureau de placement des chiots" le club offre son entremise pour l'acquisition de chiots, ce bureau peut aussi fournir d'autres informations. Pour ce qui Les Soins Le Léonberg étant un chien à longs poils, concerne la question du prix des chiots, il le soin de son pelage est donc très im- faut s'adresser directement à l'éleveur. portant. Une fois par semaine au moins, il faut bien le brosser avec un peigne Anecdotes sur le Léonberg métallique à dents écartées : accorder beaucoup d’attention au brossage des Lorsque Guiseppe Garibaldi, héros napoils de l'échine, de la culotte et de la tional italien, revint en Sicile après avoir partie derrière les oreilles afin d'éviter fait la guerre au Tyrol, son chien, un que les poils ne s’emmêlent. Au moment Léonberg, vint à sa rencontre. Il sauta de la mue, au printemps et à l'automne, il dans la mer, nagea jusqu'au bateau qui amenait son maître et s'y hissa. A Berlin, en 1801, un garçonnet de 8 ans tomba dans la Spree. Un "grand Léonberg" passait à ce moment même avec son maître. D'un bond puissant il sauta dans l'eau sans attendre d’injonction et, saisissant l'enfant délicatement au moment où celui-ci faisait surface, il le maintint au-dessus de l’eau jusqu'au moment où il put être amené à bord d'une barque par des bateliers venus à l’aide. En Janvier 1856, un Léonberg de la ville même de Léonberg sauva un homme qui allait mourir de froid. Un homme d'une quarantaine d'années, à moitié mort de faim, s'était égaré en rentrant de Höfingen et ne retrouvant plus le chemin de la maison, il s'était étendu et était resté couché. Le propriétaire du chien - en l’occurrence H. Essig - l'avait appelé plusieurs fois, mais en vain. Ce mépris réitéré de ses appels amena H. Essig à quitter le chemin, à suivre son chien à travers les champs incultes pour arriver jusqu'au malheureux accidenté. (cité d'après W. Jockers.) Ce chien n’est donc pas un chien pour toutes les circonstances. Mais c'est un chien pour tous ceux qui ont besoin de quelqu'un qui les console, qui cherchent un compagnon sûr, un ” amant fougueux ” et un ami fidèle à tout jamais, bref, un chien qui n'a pas seulement une toison dorée mais aussi un coeur en or. Publié par le Club Suisse du Léonberg (CSL) Adresse Internet :HTTP://www.leonberger.ch Cette brochure vous a été remise par Club Suisse du Léonberg, Postfach 2310, CH-8021 Zürich Indication des sources : Texte principal de Uschi Birr, paru dans Partner Hund, (le chien ce partenaire). Le magazine Ein Herz für Tiere, (un coeur pour les animaux). Der Leonberger in der Schweiz (Le Léonberg en Suisse) de Dr. h. c. Hans Raber. Dans l' Enzyklopädie der Rassehunde (Editions Cosmos 1993) on trouvera d'autres informations sur le Léonberg. Nous remercions les auteurs de nous avoir permis de publier les textes dans cette brochure informative du CSL. 4