prince coeur de lion a l`ame tendre

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prince coeur de lion a l`ame tendre
PRINCE COEUR DE LION A L'AME TENDRE
Le Léonberg
Un pelage doré, un masque noir et une crinière magnifique, voici les caractéristiques de ce chien imposant, entièrement dévoué
aux rois et aux empereurs. Ses qualités naturelles ne sont connues que de ceux qui vivent avec lui : douceur, patience et joie
de vivre communicative.
Pendant des siècles, les marchés aux rent créés les ancêtres du Hovawart, par blaient aux Sarplaninacs yougoslaves
actuels, aux Bergers des Tatras et à
bestiaux firent la renommée de la ville de exemple.
Léonberg. Les paysans pouvaient y Un des éleveurs les plus actifs dans ce l'Estrela du Portugal. On ignore si Essig
acheter non seulement bovins et ovins domaine fut le Conseiller Municipal Hein- utilisa ces animaux naturels et vigoureux,
mais également leurs chiens : des rich Essig (1808-1889) qui, outre volailles mais on peut le supposer. D'après la
géants solides et forts que rien n'effraie et animaux de basse-cour, faisait aussi tradition orale, il aurait d'abord croisé un
et qui convenaient tout autant comme l'élevage de chiens pour la vente. Hein- Saint-Bernard, grand et au poil long,
meneurs de troupeaux que comme gar- rich Essig savait manier talents et sous : venant de l'Hospice du Grand Saintdiens. La réputation des chiens "Léon- ce sont en moyenne 300 chiens qu'il Bernard avec une femelle Landseer
bergs" dépassa les frontières. C'est ainsi vendait annuellement. Voulut-il, comme (appelée encore à l’époque Terre-Neuve
que, bien avant son mariage avec Louis le veut la légende aujourd'hui, transposer noir et blanc). Et pendant quatre généraXVI, Marie-Antoinette, fille de l'Impéra- dans une race canine l'animal embléma- tions il aurait continué à croiser les destrice Marie-Thérèse d'Autriche, avait tique de sa ville, le lion, ou voulut-il tout cendants noirs et blancs avec leurs paacheté son fidèle compagnon à Léon- simplement créer le roi des chiens, ana- rents ou grands-parents. Il échangea
berg. Dans les carnets du Prince Metter- logue au "Leo", les rares annotations deux chiots de la première génération
nich on trouve des hymnes à ces chiens dont nous disposons sur la genèse du contre un autre Saint-Bernard jaune et
débordants de vitalité, originaires de la Léonberg ne permettent pas de tirer de blanc provenant de l'Hospice. Finalement
ville près de Stuttgart. C'est aussi dans conclusion. Le fait que ce notable habile un chien de Montagne des Pyrénées vint
cette ville que Prussiens, Saxons et devint, par ses nouveaux chiens à cri- se joindre aux aïeux du Léonberg, car H.
Autrichiens satisfaisaient à leurs exigen- nière, le livreur. attitré des cours d'Eu- Essig ne fit pas seulement l'élevage de
ces en chiens d'armée. Les marchands rope, et qu'il fit bonne recette, nous per- spécimens dorés au masque brun foncé,
ambulants y commandaient leurs bêtes met de conclure qu'il voulut faire de ce il éleva aussi des sujets blancs argentés,
de trait et les marchands de chiens trou- chien, en premier lieu, un chien pour les à la crinière et aux oreilles plus foncées.
vaient dans l'offre diversifiée les spéci- grands de ce monde, un chien dont on Ainsi, le premier chien à recevoir le nom
de Léonberg était tout blanc avec la tête
mens adéquats au renouvellement de parla, à cause de son allure.
noire. Il était né en 1846. C'était un géant
leur propre élevage.
de plus de 80 cm, pesant 160 livres et
Bien avant que l'élevage du chien de
Les ancêtres de la lignée :
d'un naturel angélique. Ce chien à allure
race ne devînt populaire, les habitants de
un suisse, un français et
de lion, crée par H. Essig, plut à tel point
Léonberg avaient fait se croiser leurs
un américain
que le marchand ne put satisfaire à la
chiens de ferme et de campagne avec
La meute de reproducteurs de Heinrich
demande. Ceci eut pour conséquence de
des "étrangers", principalement avec des
Essig se composait essentiellement de
faire exploser les prix pour un exemplaire
chiens originaires des parties montachiens sans appellation ni pedigree,
à crinière provenant de l’élevage de
gneuses des Alpes. C'est ainsi que fudestinés à la garde du bétail. Ils ressemLéonberg et engendra des envieux, sur-
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tout parmi les éleveurs de Saint-Bernard,
ces chiens alors populaires dans toute
l'Europe. Le "Barry" légendaire avait
rendu célèbres les chiens des cols, bien
au-delà des Alpes, et en avait fait des
chiens à la mode. Les éleveurs suisses
virent dans le Léonberg une concurrence
déplaisante; ils le discréditèrent en le
traitant de Saint-Bernard abâtardi, de
"Léonard", et firent des remarques allusives concernant les produits "sans-nom"
du marchand de Léonberg; ils disaient :
"ce que l'on ne peut pas décrire, on peut
bien le considérer comme Léonberg".
Même le cynologue Strebel, auteur du
lexique "Les Chiens Allemands", n’eut
pas l’impression que ce chien à allure de
lion appartenait à une race propre. Il
écrivit : "Il (le Léonberg) arriva au moment où les Saint-Bernard connaissaient
le succès et où la demande excédait
l'offre. On se mit alors à faire des croisements de Saint-Bernard racés avec
des chiens à long poil qui leurs ressemblaient. Mais il fallut aussi les vendre; on
eut alors l'idée de leur donner un nom
différent, un nom comme "chien des
Alpes", ou "chien de montagne", et finalement, on en vint au nom de "Léonberg", la ville dont la plupart étaient originaires.
Un valet devient roi
Cela ne dérangea en rien le créateur de
ces chiens noir argenté et brun doré. Si
jusque-là H. Essig avait surtout vendu
des chiens qui devaient accomplir un dur
labeur devant la carriole ou derrière les
troupeaux, ses Léos se retrouvèrent
subitement dans les palais des souverains. L'Impératrice Elisabeth d'Autriche,
Sissi, acheta à elle seule sept Léonbergs. Napoléon III compta lui aussi
parmi les clients de H. Essig, le roi Umberto d'Italie également, le Prince de
Galles, le Tsar de Russie et l'Archiduc
Frédéric de Bade. Qui voulait alors acquérir un de ces chiens royaux devait
débourser la somme rondelette de mille
marks. Aussi H. Essig, qui s'appelait
maintenant Baron Essig, trouva-t-il des
imitateurs.
Dans le petit village suisse de Löwenstein on se mit à croiser des SaintBernard avec des chiens de ferme, tout
comme dans les hospices du Grand
Saint-Bernard et du Saint-Gothard où
deux Léonbergs originaires de la lignée
Essig avaient été croisés, dans chacun
des hospices, avec la lignée des SaintBernard.
Dans la seconde moitié du XIX siècle, ce
chien magnifique à allure de lion appartenait à la race la plus connue et la plus
appréciée dans les cercles de la noblesse. II y avait longtemps déjà que
l'élevage ne se faisait plus uniquement à
Léonberg. Des associations s’étaient
formées: à Stuttgart, en 1895, le "Club
International pour Chiens Léonbergs", à
Apolda, en 1901, le "Club National des
Léonbergs", et à Heidelberg, en 1908, le
"Club des Léonbergs". Des marchands
parcouraient le pays, accompagnés de
géants brun doré ou blanc noir. Ils fai-
saient leur éloge, les faisant passer tour
à tour et suivant les besoins, pour des
chiens des Alpes ou des montagnes, des
Saint-Bernard, des Léonbergs ou des
Terre-Neuve.
Comme pour toutes les races qui atteignent trop vite leur apogée, la chute qui
s'ensuit est impressionnante. C'est aux
environs de 1910 que le Léonberg disparut presque totalement, à une époque où
l’élevage de chiens de race connaissait
son premier essor, où de nombreuses
associations se formaient et où on faisait
partout des expositions. Quels furent les
idéalistes qui assurèrent la sauvegarde
de la race au-delà des deux guerres
mondiales? Nous ne le savons pas. On
rapporte qu'il n'y avait plus que cinq
Léonbergs de race dans les années
"vingt". Après la Seconde Guerre Mondiale, il n'y avait plus que très peu de
bêtes pour assurer les bases d'une renaissance de la race.
Celui qui n'a pas de tort n'a pas
à se soucier de la moquerie
Un an plus tard, en 1949, la Fédération
Cynologique Internationale (FCI) légitimait la race.
Aussi musclé qu'intelligent
Conformément au standard, le Léonberg
est classé parmi les chiens de montagne. Il doit être grand et vigoureux, il ne
doit toutefois plus atteindre les proportions monstrueuses qu'il avait jadis : 80
cm au maximum pour le mâle, la femelle
pouvant mesurer 75 cm. Le poids n'est
pas indiqué, cependant le poids d’origine
n'est plus souhaitable car, comme pour
tous les grands chiens, cela peut porter
préjudice au squelette. La tête ne doit
pas être aussi haute ni aussi large que
celle du Saint-Bernard, les pattes pas
excessivement hautes mais, par contre,
bien musclées. Extérieurement, c'est
surtout son long pelage qui se remarque,
la crinière du poitrail et du cou, le poil
abondant de la queue. De nos jours,
c'est la couleur fauve qui a la préférence:
du jaune doré au brun cuivré, la robe doit
être brillante, la pointe des poils peut être
noire, le label de la race étant un masque noir. Le blanc si cher à son créateur
H. Essig, l’héritage du Montagne des
Pyrénées, n’est plus autorisé chez le
Léonberg que comme minuscule tache
sur le poitrail, alors que les membranes
interdigitales, héritage du Terre-Neuve,
sont appréciées. Tout compte fait, ce lion
du pays de Bade-Wurtemberg a belle
prestance. Malgré sa taille et sa force, il
répond comme peu d'autres aux exigences de notre époque. Car, si ses créateurs lui ont donné accessoirement la
crinière du lion et son courage, ils ont
obtenu par les croisements, un caractère
sensationnel qui le prédestine à être le
compagnon de toute la famille.
Probablement cela fut bénéfique à la
race de ne plus jamais connaître l'engouement qu'elle avait connu du temps
des rois et des empereurs. De nombreuses défectuosités héréditaires et des
défauts de caractère auront ainsi été
épargnés au Léonberg. Par contre il
partage le sort de certains autres chiens
de race que la renommée ne porte pas
au pinacle et qui, pour cette raison, restent souvent méconnus et se voient qualifiés de "bâtards" particulièrement réussis. Le Léonberg appartient en effet,
encore maintenant, aux races plutôt
rares, compte tenu des 110 chiots enregistrés annuellement en Suisse, tout en
constatant une popularité croissante. Le
"Country-Look" naturel qui jadis lui valut
tant de moqueries est maintenant au
Un amour de chien
goût du jour.En 1895 on fixa l'aspect
extérieur du "chien-lion", dans les années 1938 et 1955 il fut remodelé et 40 Haute stature et force confèrent à l’être
ans plus tard, en 1995 le standard a été conscience de soi et assurance. C'est ce
redéfini.
qui ne manque pas à notre chien "en or".
Pour se faire entendre il n'a pas besoin
Sa parenté
d'aboyer constamment ou de gronder de
Elle est composée : de chiens de montafaçon menaçante pour qu'on le remargne qui forment un groupe à part dans la
que. De même la provocation tout
famille des Pinscher, Schnauzer, Moloscomme les accès de colère ou la panises et Bouviers Suisses, de chiens de
que lui sont étrangers. Le Léonberg
race Terre-Neuve, Landseer, Saintnormalement constitué a des nerfs
Bernard et Montagne des Pyrénées; ce
d'acier, rien ne peut l'ébranler. Avec une
sont les chiens qui ont directement
souveraine indifférence il méconnaît les
contribué à la création du Léonberg. Il y
bruits du trafic et la fébrilité des grandes
a aussi les races du Mâtin Espagnol et
villes, il résiste de la même façon à toute
Mastin de los Pirineos, l'Aidi marocain,
provocation. Il aborde le genre humain
les Cao de Castro Loboreiro, Cao de
avec bienveillance, il est patient avec les
Serra da Estrela et Rafeiro do Alentejo
autres animaux. Indulgent à l'égard des
portugais, le Berger d'Anatolie, et
jeunes enfants, il se laisse toucher et
l’Hovawart, les Bergers des Tatras et les
tapoter. Aux plus âgés il montre son
Bergers de Vallée, le Dogue Tibétain,
infatigable disponibilité en s'associant à
c'est-à-dire des chiens d'Asie Centrale.
chacun de leurs jeux.
Bien des années auparavant, le 10 Juin Aucun chien de chasse ne lui a transmis
1948, s'était créé le "Club Allemand des le goût du braconnage ou un fonds de
Chiens Léonbergs e.V. " dont le siège férocité qui l'inciterait à obtenir ce qu'il
est à Léonberg, ville qui fut le berceau veut avec ses crocs. Il est l'ami de
même de la race et dont le maire en est l'homme comme de l'animal mais, par
depuis toujours le protecteur.
dessus tout, il est un membre de famille
enthousiaste. Le Léonberg n'a pas pour
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référence une seule personne mais plusieurs, à savoir : tous ceux qui vivent
avec lui. Son attachement à la famille est
incorruptible. Il est de ceux qui veulent
vivre avec les autres, participer. C'est un
chien au coeur tendre qui manifestera
par des salutations intempestives sa joie
de vous revoir après vous avoir attendu
pendant quelques heures.
C'est donc un chien pour tout le monde?
Ah non ! pas pour autant.
En raison de sa taille déjà, le Léonberg
ne peut pas vivre partout. Dans un petit
appartement, en haut d'un immeuble, ce
chien toujours si gai se résignera. Il
traînera son poids considérable le long
d'escaliers
interminables
et
sera
condamné à l'immobilité dans son "chezsoi", la plupart du temps dans un environnement beaucoup trop chaud pour lui.
Par contre, dans une maison ou dans un
appartement comportant plusieurs pièces, le Léonberg se sentira vite à l’aise
quand il saura où est sa place, un endroit
bien à lui, frais et spacieux, la meilleure
des choses étant un jardin dont il usera
pour se délecter et non pour courir. De
temps en temps le Léonberg peut vivre
aussi en chenil mais, attention : sans
contact avec la famille, son caractère
s'altère, il en va de même pour tous les
chiens du reste.
A cause de sa masse considérable, et
parce qu'il veut être associé à tout, il
faudra que le propriétaire tienne compte
des moyens de transport auxquels il
donnera sa préférence. Pour de brèves
sorties notre géant à la robe dorée trouvera place même dans la plus petite
voiture. Pour les sorties de fin de semaine ou pour les vacances, il lui faut
davantage de place. Ce chien ne fera
pas le bonheur des fanas du vélo à 10
vitesses ou du VTT car, courir à toute
vitesse pendant des kilomètres, voilà qui
n'est pas de son goût. Pour sa sortie il
préfère adopter la "démarche du loup"
un trot moyen. Par contre les Léonbergs
se familiarisent aisément avec les bus et
les trains. Ni la cohue, ni le vacarme des
haut-parleurs ne les impressionnent,
avec un instinct infaillible ils collent à vos
talons. Et pour celui qui aime la marche
et la pratique de façon intense et régulière, il y a difficilement meilleur compagnon. Le Léonberg ne s’essouffle pas, la
pluie, l'orage, un terrain impraticable, rien
ne le dérange. Lors de la promenade, ce
sera accorder un plaisir supplémentaire
à ce compagnon de le conduire au bord
de l'eau et de lui accorder un bain rafraîchissant. Ce chien à crinière est en effet
un nageur excellent et enthousiaste. En
été il se laissera asperger avec le jet
d'eau avec le même plaisir que s'il traversait un courant d'eau. Avant et après
la promenade il appréciera un traitement
à la "Kneipp" dans un grand baquet
d’eau.
primordiale. Le Léonberg ne fait pas
exception. Il doit être éduqué et les cours
d'éducation qu'offrent les nombreuses
associations sportives canines conviennent tout à fait. Notre rustaud apprend
presque tout sans effort. Le jeune chiot
est friand de compliments et chaque
"gentil" l'incite à répéter la bonne action,
en sorte qu'il va déjà maîtriser parfaitement bien les leçons de base quand il
arrivera à l’âge du dressage.
Cet âge arrive tard car le Léonberg reste
longtemps un bébé-chien. Quand il aura
ème
atteint cet âge, à partir du 6
mois
environ, il saura déjà ce que veut dire
"assis" ou "viens" si son zèle pour faire
plaisir aux siens a été judicieusement
mis à profit.
Le jeune Léonberg est extrêmement
sensible aux remontrances, il faut les
dispenser en petites doses. Des hurlements sauvages ou même des coups, il
fait face avec incompréhension, il peut
même réagir en vous bravant avec obstination. Votre blâme doit s’exprimer clairement et brièvement, votre éloge sera
long et très clairement articulé.
A l'âge d'un an ou même d'un an et demi,
lorsque le Léonberg aura terminé son
éducation de base, il apprendra alors
avec une étonnante facilité toutes les
leçons pour chien d'accompagnement.
pistage. Le Léonberg se montre capable
d’assumer les disciplines du chien d'accompagnement I, II et III, du chien sanitaire ou bien du chien d’avalanche. Plus
vieux et avec plus de routine, il peut
devenir chien de pistage, car notre Léo a
un nez très fin dont il peut se servir pour
pister et trouver les victimes des avalanches. Ou bien, ce sera dans le fourré
inextricable qu'il retrouvera la balle de
tennis perdue au jeu.
Le Léonberg en Suisse
Bien sûr, des chiens de Léonberg sont
venus en Suisse avant la Première
Guerre Mondiale, nous avons déjà mentionné les deux de l'Hospice du Grand
Saint-Bernard et les deux autres de celui
du Saint-Gothard. Mais ce n'étaient pas
des Léonbergs comme ceux que nous
connaissons aujourd'hui. Ils étaient
blancs avec des pattes jaunes, et les
moines de l'hospice n'avaient pas hésité
à les croiser avec leurs Saint-Bernard.
Jusqu'en 1938, dans le Livre des Origines Suisse, aucun Léonberg ne fut enregistré.
Nelly Helene Frey qui s'était toujours
intéressée aux races rares, acheta la
femelle Bella von der Harmonie de Valentin Epp à Sandhausen, couverte par le
Du chiot à l'âge adulte
Le Léonberg appartient aux races qui ont une portée nombreuse. Une femelle
donne naissance à 8 chiots en moyenne, mais ce n'est pas rare que ce soit la douzaine ou plus. Le poids des chiots à la naissance est de 400 à 500 grammes. Ils
ont la taille d'un cochon d'Inde. Au bout d'une semaine, leur poids a déjà doublé.
Lorsqu'ils ont deux semaines, ils pèsent de 1200 à 1400 grammes. C'est à ce moment que s'ouvrent leurs yeux; ils changent de dentition entre 3 et 6 mois, les jeunes chiens pèsent alors déjà 13 kilos ou plus. A l'âge d'un an, les Léonbergs ont
atteint leur grandeur définitive, toutefois le développement physique complet dure
environ deux ans.
Comme c'est le cas pour toutes les races grandes et lourdes, il peut y avoir dysplasie héréditaire de la hanche. C'est la raison pour laquelle mâles et femelles ne
seront acceptés comme reproducteurs qu'une fois l'examen de la hanche fait, et
après qu'ils aient obtenu un certificat d'aptitude à la reproduction. Des chiens ayant
une dysplasie moyenne ou forte de la hanche sont exclus de la reproduction.
Car c'est pour lui chose évidente d'avoir
constamment un oeil sur ses maîtres, de
se joindre à eux où qu'ils aillent. Le reste,
ce sont ses nerfs solides qui le font, lui
évitant ainsi beaucoup d'inattentions.
Lors de manifestations sportives, le
Léonberg participe avec joie aux différentes activités, même s'il n'est pas le plus
rapide, et bien s'en faut ! Dans ce domaine, c'est au propriétaire à être raisonnable car son élève, zélé à outrance,
apprendrait trop vite. Les grands sauts,
tout comme le travail d'escalade, ne
devraient être autorisés qu'après la
deuxième année, lorsque le chien sera
tout à fait adulte. La rapidité avec laquelle le Léonberg comprend la situation
peut se transformer en danger pour lui si
son maître devient ambitieux.
Le Léonberg n'est pas un chien de défense, ni un chien de chasse, il n'est pas
Il apprend tout, parfois trop bien un chien de chasse à courre, ni un chien
de course. Celui qui veut travailler avec
son Léonberg peut le faire soit par des
Comme c'est le cas pour presque toutes
séances sportives et d'agility, soit par du
les races, l’éducation a une importance
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mâle Ajax von Nussloch; celle-ci mit bas
en 1937. On ignore pourquoi la portée de
4 mâles et une femelle ne fut enregistrée
dans le LOS qu'en 1938. Les 5 chiots
sont décrits comme étant dorés, avec le
masque noir. Malheureusement aucun
de ces chiens ne servit à la reproduction
et, jusqu'en 1958, aucun Léonberg ne fut
inscrit au LOS. C'est cette même année
que le mâle Barbo von der Burghalde fut
répertorié sous le numéro 82118. Un an
plus tard, nous trouvons les noms de
Asta von Staufenstadt et de Dagma von
Solitude. En 1961, Dagma von Solitude
appartenant à W. Aeschlimann de Sumiswald eut une portée de 8 chiots. A
partir de cette date, les enregistrements
au LOS se firent régulièrement; en 1978,
11 portées totalisant 61 chiots, en 1988,
18 avec 119 chiots et en 1995, 91 chiots
naquirent au cours du premier semestre.
Le Club du Léonberg en Suisse
Le Club Suisse du Léonberg (CSL) a été
fondé en 1969 par Herbert Schiffmann;
en tant que club de race il est une section de la Société Cynologique Suisse
(SCS) et partant, membre de l'Union
Internationale dont le siège est à Léonberg. Comptant plus de 700 membres,
ce club est devenu l'un des clubs de
chiens de race les plus importants.
Selon les statuts, l'objectif du club est de
"promouvoir l'élevage de la race Léonberg" et d’"apporter son soutien à la
cynologie et à la protection des animaux", l’objectif principal, dans un élevage d’animaux de race devant être
d'élever des chiens en bonne santé.
est recommandé de brosser l'animal
quotidiennement pour enlever les poils
morts. Le Léonberg n'a besoin ni de
toilettage, ni de coupe. Chaque semaine
il faut aussi contrôler les oreilles pour en
retirer avec précaution et si nécessaire,
les saletés. Bien entendu, les vaccinations seront faites régulièrement par le
vétérinaire. Il faut aussi faire un contrôle
des vers parasitaires du Léonberg, deux
fois par an, et traiter suivant les recommandations du vétérinaire, en cas de
contamination.
Par le "bureau de placement des chiots"
le club offre son entremise pour l'acquisition de chiots, ce bureau peut aussi
fournir d'autres informations. Pour ce qui
Les Soins
Le Léonberg étant un chien à longs poils, concerne la question du prix des chiots, il
le soin de son pelage est donc très im- faut s'adresser directement à l'éleveur.
portant. Une fois par semaine au moins,
il faut bien le brosser avec un peigne
Anecdotes sur le Léonberg
métallique à dents écartées : accorder
beaucoup d’attention au brossage des Lorsque Guiseppe Garibaldi, héros napoils de l'échine, de la culotte et de la tional italien, revint en Sicile après avoir
partie derrière les oreilles afin d'éviter fait la guerre au Tyrol, son chien, un
que les poils ne s’emmêlent. Au moment Léonberg, vint à sa rencontre. Il sauta
de la mue, au printemps et à l'automne, il
dans la mer, nagea jusqu'au bateau qui
amenait son maître et s'y hissa.
A Berlin, en 1801, un garçonnet de 8 ans
tomba dans la Spree. Un "grand Léonberg" passait à ce moment même avec
son maître. D'un bond puissant il sauta
dans l'eau sans attendre d’injonction et,
saisissant l'enfant délicatement au moment où celui-ci faisait surface, il le maintint au-dessus de l’eau jusqu'au moment
où il put être amené à bord d'une barque
par des bateliers venus à l’aide.
En Janvier 1856, un Léonberg de la ville
même de Léonberg sauva un homme qui
allait mourir de froid. Un homme d'une
quarantaine d'années, à moitié mort de
faim, s'était égaré en rentrant de Höfingen et ne retrouvant plus le chemin de la
maison, il s'était étendu et était resté
couché. Le propriétaire du chien - en
l’occurrence H. Essig - l'avait appelé
plusieurs fois, mais en vain. Ce mépris
réitéré de ses appels amena H. Essig à
quitter le chemin, à suivre son chien à
travers les champs incultes pour arriver
jusqu'au malheureux accidenté. (cité
d'après W. Jockers.)
Ce chien n’est donc pas un chien pour toutes les circonstances.
Mais c'est un chien pour tous ceux qui ont besoin de quelqu'un qui les console, qui cherchent un compagnon sûr, un ” amant
fougueux ” et un ami fidèle à tout jamais, bref, un chien qui n'a pas seulement une toison dorée mais aussi un coeur en or.
Publié par le Club Suisse du Léonberg (CSL)
Adresse Internet :HTTP://www.leonberger.ch
Cette brochure vous a été remise par
Club Suisse du Léonberg, Postfach 2310, CH-8021 Zürich
Indication des sources :
Texte principal de Uschi Birr, paru dans Partner Hund, (le chien ce partenaire).
Le magazine Ein Herz für Tiere, (un coeur pour les animaux).
Der Leonberger in der Schweiz (Le Léonberg en Suisse) de Dr. h. c. Hans Raber.
Dans l' Enzyklopädie der Rassehunde (Editions Cosmos 1993) on trouvera d'autres informations sur le Léonberg.
Nous remercions les auteurs de nous avoir permis de publier les textes dans cette brochure informative du CSL.
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