Le comportement entrepreneurial des étudiants en Suisse
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Le comportement entrepreneurial des étudiants en Suisse
Le comportement entrepreneurial des étudiants en Suisse Résultats du Global University Entrepreneurial Students’ Spirit Survey pour la Suisse (GUESSS 2008) Rico Baldegger, Frank Halter, Urs Fueglistaller, Christoph Müller Sur le plan international, le projet a été soutenu par les institutions suivantes: Information Factory GmbH www.information-factory.com Institut Suisse de Recherche pour les PME à l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG) www.kmu.unisg.ch Chaire d’Entrepreneurship European Business School (EBS) www.ebs.de Sur le plan national, le projet a été soutenu par: venturelab.ch c/o Institut für Jungunternehmertum Kirchlistrasse 1 CH-9000 Saint-Gall www.venturelab.ch Citation: Baldegger, Rico; Halter, Frank; Fueglistaller, Urs; Müller, Christoph (2009): Le comportement entrepreneurial des étudiants en Suisse. Résultats du Global University Entrepreneurial Students‘ Spirit Survey (GUESSS) pour la Suisse. Saint-Gall: Institut Suisse de Recherche pour les PME à l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG). KMU-HSG Institut Entrepreneuriat & PME Institut Suisse de Recherche pour les PME Haute école de gestion Fribourg à l’Université de Saint-Gall Dufourstrasse 40a Chemin du Musée 4 CH - 9000 Saint-Gall CH – 1700 Fribourg +41 (0) 71 224 71 00 (Téléphone) +41 (0) 26 429 63 78 (Téléphone) +41 (0) 71 224 71 01 (Fax) +41 (0) 26 429 63 75 (Fax) www.kmu.unisg.ch www.heg-fr.ch/entrepreneurship L’institut Suisse de Recherche pour les PME à l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG) étudie les PME depuis plusieurs décennies. Ses activités comprennent la recherche, l’enseignement, le conseil et la formation continue, en particulier dans les domaines des PME, de l’entrepreneuriat et des entreprises familiales. L‘Institut Entrepreneuriat & PME de la Haute école de gestion Fribourg se concentre sur la recherche et les mandats portant sur le processus de création d’entreprise, l’internationalisation des PME, la succession dans les entreprises et l’intrapreneuriat. L’Institut est également responsable d‘un Master of Science in Business Administration, orientation Entrepreneurship. GUESSS 2008 iii Le mot des responsables du projet GUESSS (pour « Global University Entrepreneurial Students´ Spirit Survey »), est un projet de recherche international qui porte sur l’activité et l’intention entrepreneuriale des étudiants. Il fait suite au projet ISCE (International Survey on Collegiate Entrepreneurship). Son but est d’étudier et de discuter le comportement et les intentions des étudiants en rapport avec la création d’entreprise, ceci dans une perspective la plus large possible, incluant une comparaison internationale. Un projet de recherche de cette envergure ne serait réalisable sans le solide soutien de partenaires dans les différents pays concernés. Nous les remercions vivement pour de leur engagement qui a assuré le succès de GUESSS. La présente publication fait également office de rapport final pour la Suisse. Elle a été réalisée par l’Institut Suisse de Recherche pour les PME à l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG) en collaboration avec l’Institut Entrepreneuriat & PME de la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR). Sur le plan international, nous remercions Information Factory Deutschland GmbH, qui nous a soutenus techniquement dans la réalisation du questionnaire en ligne et la gestion des données (www.information-factory.com). Des informations sur l’ensemble du projet de même que sur le rapport final de notre étude sont accessibles à l’adresse www.guesssurvey.com. Par ce rapport, nous espérons pouvoir soutenir la communauté scientifique dans ses activités de recherche, sensibiliser le public à la création d’entreprise et exposer la situation de l’entrepreneuriat dans les hautes écoles. Puissent les personnes intéressées y trouver de nouvelles idées et impulsions. Prof. Dr. Urs Fueglistaller Prof. Dr. Heinz Klandt Dr. Frank Halter Direction du projet Direction du projet Chef de projet Université de Saint-Gall European Business School (EBS) Lehr- Université de Saint-Gall Institut Suisse de Recherche stuhl für Entrepreneurship Institut Suisse de Recherche pour les PME (KMU-HSG) Saint-Gall, Suisse iv pour les PME (KMU-HSG) Oestrich-Winkel, Deutschland Saint-Gall, Suisse Rapport de recherche La force d’innovation, associée aux effets économiques positifs d’un comportement entrepreneurial affirmé et répandu, revêt désormais une importance capitale pour l’économie, la science et la politique. En Suisse, la situation de la dynamique entrepreneuriale est complexe et suscite des avis partagés. Or, plusieurs études récentes montrent que l’entrepreneuriat en Suisse doit être considéré de manière plus positive. Dans le nouveau Global Entrepreneurship Index, la Suisse occupe en effet une excellente position en Europe. On peut expliquer cette évaluation positive de la dynamique entrepreneuriale par le fait que, outre les attitudes et activités entrepreneuriales, on ait tenu compte des ambitions en- Rico Baldegger Prof. Dr, HEG-FR Chef de projet trepreneuriales, à savoir la manière dont les entreprises à forte croissance se développent et sont soutenues. Dans ce contexte, les capacités d’innovation des entrepreneurs, qu’elles soient technologiques ou liées aux produits, présentent un intérêt certain. Nous discuterons plus loin de la part d’entreprises à forte croissance, de la capacité d’innovation internationale et de la disponibilité de venture capital formel et informel. Comment les hautes écoles suisses jouent-elles leur rôle de catalyseur entre science et économie ? Dans quelle mesure les étudiants ont-ils et poursuivent-ils des buts entrepreneuriaux ? Comment ces buts se présen- Frank Halter Dr, KMU-HSG Chef de projet tent-ils ? Les hautes écoles offrent-elles des conditions adéquates aux étudiants qui pensent et agissent de manière entrepreneuriale ? Répondre à ces questions et à celles qui leurs sont liées permettra de trouver une forme de retour sur investissement dans le domaine de la formation tertiaire. La réalisation de ce projet n’aurait été possible sans le soutien de nos partenaires et de notre sponsor national venturelab.ch. Nous vous souhaitons une lecture enrichissante et nous nous réjouissons de votre feedback. Saint-Gall et Fribourg, juin 2009 Urs Fueglistaller Prof. Dr, KMU-HSG Direction du projet Christoph Müller Prof. Dr, CEE-HSG Direction du projet GUESSS 2008 v 1 Introduction ................................................................................................................................................. 1 1.1 Problématique et situation .......................................................................................................... 1 1.2 Buts de la recherche et démarche ............................................................................................... 1 1.3 Coordination du projet et méthodologie ................................................................................... 2 1.4 Validité de l’étude et développement du projet....................................................................... 3 2 Les activités entrepreneuriales des étudiants .......................................................................................... 5 2.1 Projets d’avenir professionnel..................................................................................................... 5 2.2 Entrepreneuriat envisagé............................................................................................................. 8 2.3 Entrepreneuriat vécu .................................................................................................................. 12 2.4 Indexation de la force entrepreneuriale des étudiants .......................................................... 15 2.5 Créations d’entreprise par les étudiants .................................................................................. 17 3 Buts et degré d’innovation des activités entrepreneuriales ................................................................. 19 3.1 Buts des entreprises envisagées et des entreprises réalisées ................................................ 19 3.2 Degré d’innovation des entreprises envisagées et réalisées ................................................. 23 4 Conditions dans les hautes écoles ........................................................................................................... 26 4.1 Perception de l’offre ................................................................................................................... 26 4.2 Recours à l’offre et qualité ......................................................................................................... 28 5 Conclusion .................................................................................................................................................. 31 6 Annexe ........................................................................................................................................................ 34 6.1 Projets professionnels immédiatement après les études par haute école ........................... 34 6.2 Projets professionnels 5 ans après les études par haute école .............................................. 35 6.3 Construction de l’index de mesure de la force entrepreneuriale des étudiants ................ 36 6.4 Créateurs potentiels et créateurs d’entreprise par haute école ............................................ 37 6.5 Activités entrepreneuriales selon l‘âge .................................................................................... 38 6.6 Activités entrepreneuriales selon le genre .............................................................................. 38 6.7 Force entrepreneuriale par haute école ................................................................................... 39 iv Rapport de recherche Index des figures Figure 1: Cadre conceptuel de la recherche ...................................................................................... 2 Figure 2: Activité visée (en %) ............................................................................................................ 5 Figure 3: Projets professionnels après les études (en %) ................................................................. 6 Figure 4: Filières et projets professionnels immédiatement après les études (en %) .................. 7 Figure 5: Filière et projets professionnels 5 ans après les études (en %) ...................................... 8 Figure 6: Intentions et activités de création d’entreprise en comparaison internationale (%) .. 9 Figure 7: Intentions et activités entrepreneuriales selon les hautes écoles et les filières (%) ... 10 Figure 8: Activités de création d’entreprise, en comparaison CH et internationale (en %) ..... 12 Figure 9: Activités de création d’entreprise regroupées selon les étapes (en %) ....................... 14 Figure 10: Force entrepreneuriale .................................................................................................... 16 Figure 11: Importance des buts de l’entreprise selon la filière (comparaison des moyennes) 20 Figure 12: Importance des buts de l’entreprise par type d’école (moyennes) ........................... 21 Figure 13: Importance des buts de l’entreprise selon le genre (comparaison des moyennes) 22 Figure 14: Degré d’innovation selon le type de haute école (en %) ............................................ 23 Figure 15: Degré d’innovation selon la filière ................................................................................ 24 Figure 16: Degré d’innovation selon le genre ................................................................................. 25 Figure 17: Aperçu des souhaits des étudiants pour l’aide à la création d’entreprise ............... 27 Figure 18: Evaluation de l’offre des hautes écoles ......................................................................... 30 Figure 19: Evolution de la force entrepreneuriale dans le temps ................................................ 31 Figure 20: Projets professionnels 5 ans après les études (2006/2008) .......................................... 32 Figure 21: Etapes de la création de l’entreprise (2006/2008) ......................................................... 33 Index des tables Tableau 1: Composition de l’ensemble des données ....................................................................... 4 Tableau 2: Intentions et activités de création d’entreprise selon la filière .................................. 11 Tableau 3: Intentions de créer une entreprise en lien avec les étapes de création (%) ........... 15 Tableau 4: Caractéristiques des créations d’entreprise par les étudiants ................................... 18 GUESSS 2008 v L’entrepreneuriat, ou entrepreneurship, est essentiel à la dynamique d’une économie. La grande flexibilité et les capacités d’innovation des petites et moyennes entreprises sont les signes d’une économie saine. L’entrepreneuriat agit à contre-courant de la disparition du savoir-faire et des places de travail, renforcée par la globalisation. Il y a donc un réel intérêt économique à explorer et à favoriser l’entrepreneuriat. Le projet GUESSS 2008 est une recherche scientifique sur la compétence de créer une entreprise et sur l’entrepreneuriat, focalisée sur les étudiants des universités, écoles polytechniques fédérales (EPF) et hautes écoles spécialisées (HES). Nous avons en effet la conviction que dans les hautes écoles, la force d’innovation et les compétences nécessaires à la création d’entreprise sont particulièrement marquées chez les étudiants, et peuvent être encouragées. La recherche doit déboucher sur des mesures concrètes visant à encourager l’attractivité de la place suisse et des hautes écoles. Tous les deux ans, le projet de recherche teste les mesures d’encouragement de la force d’innovation et de la compétence de création d’entreprise. La comparaison dans le temps et l’observation du potentiel entrepreneurial comme du potentiel de changement sur le plan international et national influencent positivement non seulement le domaine entrepreneurial dans les hautes écoles, mais également la place suisse. Le projet de recherche GUESSS vise à élever le niveau de compétence relatif à la création d’entreprise dans les hautes écoles et à sensibiliser les étudiants à cette thématique. Le présent rapport permet d’observer les données en Suisse sous un angle différent et d’en déduire des recommandations pour la pratique. Nous insistons toutefois sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’élaborer un classement des hautes écoles. Le but de l’étude consiste à comparer les activités entrepreneuriales et les capacités de créer une entreprise des étudiants dans un certain nombre de hautes écoles suisses puis de les replacer dans le contexte international. La recherche repose également sur une mise en relation périodique des données, ceci afin de pouvoir reconstituer le développement entrepreneurial au fil du temps. Dans un premier temps, nous aborderons les intentions, les buts et activités entrepreneuriales des étudiants. Les intentions quant à l’avenir professionnel des étudiants seront ensuite analysées en tenant compte des activités de création d’entreprise prévues par les étudiants (voir figure 1). L’étape suivante consiste à documenter les activités entrepreneuriales actuelles (réalisées) et à les discuter au travers d‘une comparaison internationale. GUESSS 2008 1 Buts personnels Degré d‘innovation Individu ET son contexte Processus et activités de création d‘entreprise et Projets professionnels Entrepreneuriat envisagé Entrepreneuriat vécu Création d‘une entreprise Chapitre 3 Genre Chapitre 2 Age Contexte universitaire (prise en compte subjective) Faculté / filière Offre de formation et soutien Chapitre 4 Force entrepreneuriale indexée Figure 1: Cadre conceptuel de la recherche Le chapitre 3 étudiera la motivation d’entreprendre une activité entrepreneuriale chez les étudiants, alors que le chapitre 4 se focalisera sur les conditions dans lesquelles l’entrepreneuriat peut se développer dans les hautes écoles. Les offres de soutien proposées seront étudiées de près et confrontées aux souhaits des étudiants. C’est sur cette base que seront déterminés les liens entre la force entrepreneuriale et l’environnement entrepreneurial universitaire, la filière et les offres souhaitées par les étudiants. Enfin, nous établirons une comparaison des données obtenues avec celles de l’étude de 2006 (sous l’appellation ISCE), ce qui nous permettra de considérer l’évolution et de formuler, en conclusion, des implications et conséquences. L’Institut suisse de recherche pour les PME de l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG) a établi le contact avec les universités et HES. Il a été soutenu par le prof. Dr Rico Baldegger à la HEG Fribourg, responsable de l’Institut Entrepreneuriat & PME, qui s’est chargé des hautes écoles en Suisse romande. Les données ont été obtenues par le biais d’un questionnaire en ligne, dont le lien a été communiqué par e-mail aux étudiants des différentes universités et HES. Afin de garantir un bon taux de retour, nous avons tiré au sort des prix attractifs, offerts par notre sponsor national, venturelab.ch. 2 Rapport de recherche Cette étude repose sur l’exploitation de 12‘685 questionnaires remplis par des étudiants de 35 hautes écoles suisses. Le Tableau 1 montre la répartition des questionnaires dans les différentes institutions. Les hautes écoles ont été regroupées en universités, HES et EPF. Le succès d’une enquête en ligne dépend de la possibilité d’atteindre les étudiants par email. C’est pourquoi, dans les différentes institutions, la diffusion de l’information et l’infrastructure (e-accounts des étudiants) ont été déterminantes, de même que la volonté des écoles d’adresser un e-mail aux étudiants. Dans notre recherche, les réponses ont été tout d’abord regroupées par filières, puis selon leur appartenance au groupe universités, EPF ou HES. Pour assurer la lisibilité du texte, on n’entrera pas partout dans les détails de chacune des écoles ; les données peuvent être consultées dans les annexes. Dans le tableau ci-dessous, seules apparaissent les écoles qui ont officiellement participé au projet de recherche GUESSS 2008. Universités et hautes écoles spécialisées Abrév. Eidgenössische Technische Hochschule Zürich ETHZ Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne EPFL Ecoles polytechniques fédérales EPF Totalité visée (absolu) Echantillon (absolu) Taux de retour (%) 1’920 20.2 6’500 747 11.5 16‘026 2‘667 16.4 9'526 HSG 7'729 1’529 19.8 Universität Bern UniBE 6'371 1’186 18.6 Université de Fribourg UniFR 9’542 1’517 15.9 Université de Lausanne UniL 11’500 1’319 11.5 Université de Neuchâtel UniNE 5’984 259 4.3 Uni 41‘126 5‘810 6.1 Universität St. Gallen Universités Hochschule für Wirtschaft und Verwaltung Bern HSW Bern 302 79 26.2 Schweizer Hochschule für Landwirtschaft, Zollikofen SHL 300 74 24.7 Hochschule für Architektur, Bau und Holz, Burgdorf, Biel HSB 590 106 18.0 Berner Fachhochschule BFH 1'192 259 21.7 Hochschule für Wirtschaft HSW 1787 255 14.3 Hochschule für Architektur , Bau und Geomatik HABG 275 44 16.0 Hochschule für Angewandt Psychologie (Olten) APS 238 54 22.7 Hochschule für Gestaltung und Kunst (Basel) HGK 579 105 18.1 Hochschule für Soziale Arbeit (Olten) HLS 378 169 44.7 HT 991 210 21.2 Hochschule für Technik (Brugg-Windisch) Pädagogische Hochschule (Brugg) PH 1549 209 13.5 FHNW div. 565 304 53.8 FHNW 6362 1350 21.2 Hochschule für Technik und Architektur HTA 800 244 30.5 Hochschule für Wirtschaft Luzern HSW 1'080 290 26.9 Fachhochschulen Zentralschweiz FHZS 1'880 534 28.4 FHNW diverse Fachhochschule Nordwestschweiz GUESSS 2008 3 Universités et hautes écoles spécialisées Hochschule für Angewandte Wissenschaften, St. Gallen Abrév. Totalité visée (absolu) Echantillon (absolu) Taux de retour (%) FHS-SG 2'800 119 4.3 NTB Interstaatliche Hochschule für Technik Buchs NTB 313 106 33.9 Fachhochschule Ostschweiz FHO 3'113 225 7.3 Ecole d'ingénieurs et d'architectes de Fribourg EIA-FR 900 195 21.7 Haute Ecole de gestion de Fribourg HEG-FR 382 147 38.5 EI Arc 417 162 38.8 Haute Ecole Arc de gestion (Neuchâtel) HEG Arc 723 127 17.6 Haute Ecole Valaisanne de gestion HEG-Vs 700 162 23.1 EI-Vs 350 93 26.6 Haute Ecole Arc Ingénierie (St. Imier, Le Locle, Porrentury) Haute Ecole Valaisanne - sciences de l'ingénieur (HEVs) Ecole suisse de tourisme STF 200 90 45.0 Haute Ecole d'ingénieurs et de gestion du canton de Vaud HEG-VD 1500 462 30.8 Haute Ecole de gestion de Genève HEG-GE 845 207 24.5 Haute école spécialisée de Suisse occidentale HES-SO 6'017 1'645 27.3 HES 18‘564 4‘013 21.6 Divers* 0 195 - Total Suisse (universités inscrites) 69'489 12‘490 18.0 Total Suisse (retour total) 69'489 12‘685 18.3 Hautes écoles spécialisées Divers 1 Tableau 1: Composition de l’ensemble des données 1 4 Comprend les universités et HES n’ayant pas participé officiellement au rapport de recherche GUESSS. Rapport de recherche Cette partie porte sur les activités entrepreneuriales des étudiants des hautes écoles suisses. Le potentiel entrepreneurial ainsi que les activités entrepreneuriales réellement réalisées seront évalués et comparés. Il sera ensuite question des intentions des étudiants quant à leur avenir professionnel. Les représentations de l’avenir professionnel seront présentées de manière générale et une analyse sera réalisée pour l’ensemble de la Suisse. Puis, les différentes filières seront classées par catégories, ce qui nous permettra de savoir si elles dégagent des tendances relativement aux activités et intentions entrepreneuriales. Les intentions professionnelles des étudiants peuvent être très différentes. En effet, de nombreux étudiants perçoivent en quelque sorte leur premier emploi comme une période de pratique professionnelle et de changement, telle une étape de la formation. Il n’est donc pas étonnant que durant les 5 années qui suivent les études, une grande partie des étudiants ayant participé à la recherche aspirent à exercer une activité salariée (Figure 2). Globalement, cet aveu concerne 83.0% des étudiants, alors que seuls 10,2% visent une activité indépendante. 6,3% sont indécis et 0,6% ne vise pas de travailler, mais de se concentrer sur la famille, par exemple. Activité salariée Activité indépendante Immédiatement après les études Pas de travail 8.8 6.3 2.3 0.6 10.2 35.4 53.6 83.0 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Ne sais pas 5 ans après les études Figure 2: Activité visée (en %) La prédominance de la recherche d’une activité salariée évolue avec le temps. Ainsi, l’enquête montre que le fait de se déclarer prêt à créer sa propre entreprise est beaucoup plus fréquent 5 ans après les études. La condition de salarié semble à long terme moins attractive GUESSS 2008 5 qu’à court terme. La préférence pour une activité salariée correspond à 53,6%, alors que l’inclination pour une activité indépendante atteint 35,6%. Le temps semble donc jouer un rôle dans le choix de la forme d’activité visée. Sur la base des projets professionnels après les études, il est possible de déterminer dans quelle mesure les étudiants se sentent attirés par une activité dépendante ou indépendante et combien sont indécis (Figure 3). Le potentiel entrepreneurial des étudiants en Suisse peut 15.1 0.6 2.3 6.3 7.2 1.8 0.3 1.0 Création d'une entreprise f ranchisée 1.8 0.3 2.2 Rachat d'une entreprise existante 0.5 1.3 4.9 6.3 0.6 2.3 8.8 11.3 10.3 10.4 7.8 6.0 6.0 Reprise de l'entreprise f amiliale 5 2.6 10 11.0 15 15.9 20 17.9 16.9 25 20.5 alors être estimé . < 5 ans Ne sais pas Pas de travail Activité à mon propre compte Création d'une entreprise Reprise de la direction de l'entreprise créée Participation dans une entreprise Service public Universität / Fachhochschule Grande entreprise Entreprise de taille moyenne Petite entreprise Très petite entreprise 0 > 5 ans Figure 3: Projets professionnels après les études (en %) Comme le montre la figure ci-dessus, une grande partie des étudiants préfèrent entrer dans la vie professionnelle dans une grande entreprise (20,5%) ou une entreprise moyenne (17,9%), plutôt que dans une petite entreprise (16,9%). Les étudiants voient d’autres champs d’activité dans le service public (11,3%), une haute école (10,4%) et dans une très petite entreprise (6,0%). Seul 1,8% des étudiants vise la création d’une entreprise. Il apparaît également que l’intention professionnelle se modifie avec le temps. L’activité salariée dans une entreprise devient moins attrayante alors que le service public (10,3%) ne perd que peu de son attrait. L’indépendance devient par contre plus attractive. On peut ainsi lire que 5 ans après la fin de leurs études, 15,1% des étudiants souhaitent créer leur propre entreprise. Les étudiants aspirent également davantage à exercer une activité indépendante (7,2%). 6 Rapport de recherche Afin d’approfondir l’analyse, les différentes filières ont été classées en trois catégories : les filières liées à l’économie, celles liées aux sciences exactes (naturelles) et enfin celles liées aux sciences sociales et à la psychologie. Les filières classées sous « autres », n’ont pas été prises en compte dans l’analyse détaillée en raison de leur hétérogénéité. Si nous observons les représentations de l’avenir des étudiants après les études, la tendance est claire : les différences entre les 3 catégories de filières sont très faibles (branches Activité salariée Activité indépendante Sciences économiques Pas de travail (f amille) Sciences naturelles 7.0 7.2 4.5 0.8 0.7 0.4 9.8 8.9 10.5 82.5 84.6 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 83.2 économiques 83,2%, naturelles 83,2%, sociales 82,5%). Ne sais pas Sciences sociales Figure 4: Filières et projets professionnels immédiatement après les études (en %) Cinq ans après les études, les représentations de l’avenir se différencient de manière plus marquante selon la filière. Ceci apparaît notamment dans les résultats liés au choix d’une activité indépendante : les étudiants des sciences économiques (39,7%) et les étudiants des sciences naturelles (36,7%) se situent au-dessus de la moyenne suisse, alors que ce souhait dans les filières des sciences sociales ne concerne que 27,6% des étudiants. Il faut relever que la part la plus importante d’étudiants indécis se trouve dans les sciences sociales (10,9%). GUESSS 2008 7 100 90 6.0 3.5 10 1.8 1.5 20 10.9 30 9.7 40 27.6 50 36.7 39.7 57.9 60 51.8 70 52.7 80 0 Activité salariée Activité indépendante Sciences économiques Pas de travail Sciences naturelles Ne sais pas Sciences sociales Figure 5: Filière et projets professionnels 5 ans après les études (en %) Jusqu’ici, les connaissances s’étaient limitées aux représentations de l’avenir professionnel des étudiants, sans éléments concrets relatifs à d’éventuelles intentions et activités entrepreneuriales. Il se pose désormais la question de savoir dans quelle mesure les étudiants des hautes écoles suisses sont sensibilisés et actifs dans le domaine de la création d’entreprise. On constate qu’en Suisse, 40,5% des étudiants interrogés ont au moins déjà songé à créer une entreprise (voir Figure 6). 36,9% des étudiants interrogés n’y ont encore jamais pensé. Les réponses à la question Avez-vous déjà pensé à créer votre propre entreprise ? montrent que cette éventualité n’est pas rare. La concrétisation de ce projet concerne 9,7%, alors que 6,0% ont pris la décision de devenir indépendants. 4,3% des étudiants consultés ont pensé à créer leur propre entreprise mais y ont renoncé. 1,3% des étudiants en Suisse ont déjà commencé à la réaliser, alors que 0,8% sont déjà indépendants. 0,5% des personnes interrogées avouent avoir déjà été indépendants et ne plus l’être. 8 Rapport de recherche 36.9 1.3 2.5 0.8 1.8 0.5 0.9 Oui, j'en ai déjà commencé la réalisation Oui je suis déjà indépendant Oui, j'étais indépendant mais ne le suis plus 10 10.9 9.7 11.6 20 6.0 30 4.3 6.5 26.0 40 40.5 39.8 50 National Oui, j'ai la f erme intention de devenir indépendant Oui, mais j'ai changé d'avis Oui, relativement concrètement Oui, brièvement Non, jamais 0 International Figure 6: Intentions et activités de création d’entreprise en comparaison internationale (%) Les moyennes sur le plan international révèlent les premiers indices d’un comportement entrepreneurial peu marqué des étudiants en Suisse. Les résultats accentuent dans un premier temps l’importante part d’étudiants en Suisse qui excluent la création d’une entreprise (36,9% CH contre 26,0% international). Les étudiants suisses ont entrepris des pas moins concrets que les étudiants des autres pays. Les résultats observés sous forme regroupée doivent être reliés aux activités et intentions entrepreneuriales des étudiants. Les étudiants ont ainsi été catégorisés en non-créateurs d’entreprise, créateurs potentiels et créateurs d’entreprise. La catégorie non-créateur d’entreprise consiste en la réponse « Non, jamais » alors que les créateurs d’entreprise sont les personnes qui ont choisi « Oui, je suis déjà indépendant » ou qui ne sont plus indépendantes. Toutes les personnes qui ont répondu différemment sont considérées comme des créateurs d’entreprise potentiels. Cette approche représente en quelque sorte un indicateur permettant de distinguer l’entrepreneuriat visé de l’entrepreneuriat réalisé. Dans notre observation, nous distinguons les universités des HES et EPF. Nous comparerons également les filières. GUESSS 2008 9 26.0 International 71.3 2.7 36.9 Suisse 61.8 50.3 Sciences sociales 48.7 36.1 Sciences naturelles 0% 10% 1.0 68.0 40.1 Universités 1.9 59.0 30.4 HES 0.9 70.7 40.0 EPF (Zürich + Lausanne) 1.0 63.1 27.4 Sciences économiques 1.3 20% Non-créateurs d'entreprise 1.6 58.6 30% 40% 50% Créateurs d'entreprise potentiel 60% 70% 1.2 80% 90% 100% Créateurs d'entreprise Figure 7: Intentions et activités entrepreneuriales selon les hautes écoles et les filières (%) La Figure 7 met en évidence un fort taux de création d’entreprise dans les HES (1,6%) et une part importante de créateurs d’entreprise potentiels (68,0%). Dans les EPF et les universités, les étudiants qui ne montrent aucune intention de créer une entreprise atteignent de grandes proportions (resp. 40,0% et 40,1%). Dans les deux EPF, on aboutit ainsi à un taux de création d’entreprise en dessous de la moyenne avec 1,0%. Il faut tenir compte des filières qui affichent des différences significatives. Nous constatons ainsi que seules les filières économiques affichent un taux de créateurs d’entreprise au-dessus de la moyenne nationale (1,9%). Les autres filières se situent toutes en dessous de la moyenne nationale. Les valeurs relatives aux créateurs potentiels se situent, dans les branches économiques, aussi clairement au-dessus de la moyenne (70,7%), alors que les valeurs dans les cursus des sciences naturelles se situent un peu au-dessus de la moyenne. Les filières des sciences sociales/psychologiques disposent d’un potentiel plus faible de créateurs d’entreprise (48,7%). Plus de la moitié des étudiants n’a aucune intention de créer une entreprise (50,3%) et le taux de créateurs d’entreprise est, avec 1,0%, au-dessous de la moyenne. On ne peut toutefois pas généraliser ces différences en prétendant simplement que les économistes montrent un comportement entrepreneurial différent de celui des techniciens. Le Tableau 2 permet une analyse plus différenciée : on trouve le plus de créateurs d’entreprise potentiels dans l‘art (77,3%), l‘architecture (77,0%) l’économie (72,7%) et l’informatique de gestion (70,8%). Cependant, on voit que ce sont les informaticiens (4,2%) qui sont les plus nombreux à avoir créé une entreprise au cours de leurs études. Selon toute vraisemblance, ceci peut être expliqué par un accès aisé à la création d’une entreprise spéci- 10 Rapport de recherche fique à la branche, qu’il s’agisse de petites entreprises dans le domaine du web ou similaires. A la deuxième place des créateurs suivent les étudiants de travail social (2,7%), puis ceux de l’économie d‘entreprise (1,5%) et enfin les étudiants en sciences sociales et du comportement (1,5)%. en pourcent Art Architecture et construction Economie d’entreprise, économie politique, administration Informatique Agriculture, exploitation forestière et pêche Sciences de l‘ingénieur Droit Services personnels Protection de l‘environnement Santé Production et traitement des matériaux Sciences du comportement et sciences sociales Journalisme et information Services sociaux Mathématique et statistique Sécurité Sciences naturelles Sciences humaines Sciences de la vie Formation des enseignants et pédagogie absolu Total Créateurs potentiels Créateurs Noncréateurs 77,3 77,0 0,8 1,0 21,9 22,1 128 716 72,7 1,5 25,8 3057 70,8 70,0 66,6 64,3 62,8 60,9 57,6 57,0 4,2 0,0 1,1 1,3 1,1 0,7 0,2 0,0 25,0 30,0 32,3 34,4 36,2 38,4 42,3 43,0 715 110 1552 773 94 138 622 79 54,2 1,5 44,2 1038 52,1 51,0 47,4 47,4 46,8 42,2 41,2 39,6 0,0 2,7 0,0 0,0 0,6 0,7 0,4 1,0 47,9 46,3 52,6 52,6 52,6 57,0 58,4 59,4 142 259 190 38 810 535 507 508 Tableau 2: Intentions et activités de création d’entreprise selon la filière2 La deuxième place du travail social est d’autant plus surprenante que parmi les étudiants du domaine social se trouve un fort taux de non-créateurs d’entreprise (46,3%). Les noncréateurs se retrouvent le plus dans les filières pédagogiques (59,4%), des sciences de la vie comme la biologie, la botanique, la zoologie (58,4%), des sciences humaines (57,0%) et de la sécurité (52,6%). Ce sont d’une part les étudiants qui se définissent le plus souvent explicitement comme des non-créateurs d’entreprise, et d’autre part il s’agit des filières où le taux de création d’entreprise est relativement bas. Par contre, même si l’on peut constater qu’il existe des différences entre les filières, celles-ci ne sont pas en mesure d’expliquer intégralement l’écart entre les EPF, les universités et les HES. 2 Tiré du ISCED 1997 page 41-45 (United Nation Educational, Scientific and Cultural Organisation). Cette recom- mandation est entrée en vigueur depuis 1998 dans les statistiques de l‘OCDE. GUESSS 2008 11 Afin de cerner la force entrepreneuriale des étudiants en Suisse de manière précise, le rapport aborde ici les étapes concrètes entreprises en vue de créer une entreprise. Les premiers pas vers la création d’une entreprise sont les premières discussions informelles et l’identification des premières opportunités d’affaires. Au niveau national, la part des étudiants qui en sont à ce stade est de 37,6% (voir Figure 8). 12,6% des étudiants interrogés ont recherché des informations relatives à la création d’entreprise. Juste derrière, en moyenne 2.1 2.6 6.0 6.1 1.4 2.7 Fixé la date de la création de l'entreprise 10 3.1 5.2 20 Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels 10.5 14.7 30 6.6 8.2 40 12.6 18.1 50 5.8 8.1 60 37.6 44.6 70 55.8 46.7 nationale, 10,5%, ont mis par écrit leurs premières opportunités d‘affaires. National Autre Développé un prototype du produit/service Participé à des cours sur la création d'entreprise Collecté des inf ormations relatives à la création d'entreprise Formulé un business plan Répertorié les premières opportunités d'af faires par écrit Identif ié les premières opportunités d'af faires Rien entrepris 0 International Figure 8: Activités de création d’entreprise, en comparaison CH et internationale (en %) Comme constaté précédemment, les intentions et activités entrepreneuriales sont plus marquées à l’étranger qu’en Suisse. A l’étranger, 46,7% des étudiants avouent n’avoir encore rien entrepris. Ceci correspond à une différence de 9,1 points de pour cent par rapport à leurs collègues suisses. De plus, les activités de création d’entreprise à l’étranger sont généralement plus importantes qu’en Suisse. Toutes les questions qui sont en relation avec les activités et les intentions de créer une entreprise obtiennent une valeur plus élevée que dans l’ensemble de la Suisse. Dans ce sens, les étapes concrètes telles que « entretiens avec des sources de financement » (international 5,2%; Suisse 3,1%) et « fixé la date de la création de l’entreprise » (international 2,7%; Suisse 1,4%) obtiennent des valeurs significativement plus élevées sur le plan international que national. 12 Rapport de recherche Afin de préciser encore les résultats, les réponses aux questions sur les étapes de la création d’entreprise ont été regroupées pour les comparer aux données obtenues. Cette procédure permettra plus tard une comparaison entre entrepreneuriat visé et entrepreneuriat vécu. Les étudiants seront ensuite classés en individus passifs3, moyennement actifs4 et actifs5, les valeurs étant pondérées sur 100%. Cette classification des étudiants révèle l’entrepreneuriat vécu et renseigne sur l’engagement des étudiants relativement à la création d’entreprise sur le plan international, dans les différentes filières, sur le plan régional, universitaire et en Suisse. On peut ensuite constater qu’en Suisse, les étudiants se montrent plus passifs que leurs collègues étrangers : seuls 44,6% sont décrits comme passifs sur le plan international, alors qu’en Suisse ils sont 54,0%. Les étudiants suisses sont moins actifs : en Suisse 1,9% et à l’étranger 2,9%. Au niveau suisse, ce sont les étudiants des branches économiques qui se montrent plus actifs que la moyenne (2,7%) et avec 51,7%, ils disposent d’une part relativement élevée d’étudiants moyennement actifs. Il est étonnant de constater que le degré d’activité est, dans les sciences sociales (1,6%), clairement plus élevé que dans les sciences naturelles (0,9%). Les résultats concernant les EPF le confirme : 63,9% des étudiants se comportent de manière passive et seulement 0,9% apparaissent comme actifs. En ce qui concerne les universités et les HES, les résultats sont similaires (2,1%). 3 inclus: rien entrepris. 4 inclus: identifié les premières opportunités d‘affaires, répertorié les premières opportunités d’affaires par écrit, collecté des informations relatives à la création d‘entreprise, participé à des cours sur la création d’entreprise, autres. 5 inclus: formulé un business plan, eu des entretiens avec des investisseurs potentiels, fixé la date de la création de l’entreprise, développé un prototype du produit/service. GUESSS 2008 13 44.6% International 52.5% 54.0% Suisse 2.9% 44.2% 62.5% Sciences sociales 35.9% 59.9% Sciences naturelles 2.7% 63.9% 35.3% 49.2% 0% 10% 20% Etudiants passif s 0.9% 48.6% 53.4% Universités 0.9% 51.7% EPF (Zürich + Lausanne) HES 1.6% 39.2% 45.6% Sciences économiques 1.9% 30% 2.1% 44.5% 40% 50% Etudiants moyennement actif s 60% 70% 2.1% 80% 90% 100% Etudiants actif s Figure 9: Activités de création d’entreprise regroupées selon les étapes (en %) Les résultats soulèvent la question de savoir pourquoi les étudiants ne créent pas plus d’entreprises. Les personnes qui ont déjà entamé le processus de création de leur entreprise affichent, dans les étapes de création concrètes, des valeurs significativement plus élevées que les autres (Tableau 3). Ainsi, par exemple, 50,6% des étudiants qui se trouvent dans la phase de réalisation déclarent avoir déjà formulé en business plan. Par contre, l’étape précédent la phase de réalisation, soit la simple décision de créer une entreprise, n’a poussé que 10,9% des étudiants à réaliser un business plan. C’est une différence considérable qui peut être observée aussi dans les autres étapes concrètes de la création de l’entreprise. En ce qui concerne la variable dépendante « premières idées d’affaires mises par écrit», les personnes interrogées se distinguent moins au niveau des intentions concrètes de la création d’entreprise. 14 Rapport de recherche Variables indépendantes Premières opportunités mises par écrit Formulé un business paln Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels Fixé la date de la création de l‘entreprise Développé un prototype du produit/service Question: avez-vous déjà pensé à créer votre propre entreprise ? Variables dépendantes (étapes de la création d‘entreprise) Oui, brièvement 27,8% 1,9 % 0,9% 0,2% 2,3% Oui, relativement concrètement 60,1% 10,8% 6,5% 1,8% 11,3% Oui, j’en ai la ferme intention 53,7% 10,9 % 6,6% 2,6% 11,2% Oui, j’en ai déjà commencé la réalisation 65,0% 50,6% 31,5% 31,5% 53,1% Tableau 3: Intentions de créer une entreprise en lien avec les étapes de création (%) Les valeurs listées montrent donc qu’il existe un écart entre la volonté déclarée de créer une entreprise et la réalisation concrète. Ce fait peut être expliqué de différentes manières. Dans ce rapport, nous examinerons plus en détails dans quelle mesure ceci est lié à une méconnaissance des étapes de la création d’une entreprise et/ou de ce sujet dans les hautes écoles. La force entrepreneuriale indexée représente une forme généralisée des intentions et activités entrepreneuriales des étudiants. Tous les résultats obtenus jusqu’ici seront intégrés dans le calcul de cet index. Le calcul de la force entrepreneuriale indexée est présenté plus en détails en annexe. Comme nous l’avons déjà souligné précédemment, l’idée selon laquelle la force entrepreneuriale indexée chez les étudiants suisses est moins marquée se renforce. La Figure 10 montre que la force entrepreneuriale des étudiants en Suisse (3,53) se situe en dessous de la moyenne internationale (3,75). Un retour sur les filières met en évidence une force entrepreneuriale supérieure à la moyenne pour les comportements des étudiants suisses des filières liées à l’économie (3,65), alors que pour ce qui est des sciences naturelles (3,45) et sociales (3,42), les valeurs se situent en dessous de la moyenne suisse. Une analyse selon le type d’école montre une force entrepreneuriale inférieure à la moyenne (3,42) pour les EPF. Les résultats pour les universités correspondent exactement à la moyenne suisse et les HES, avec une valeur de 3,59, affichent la force entrepreneuriale la plus forte. Or il existe des différences considérables entre écoles : la HES-SO apparaît particuGUESSS 2008 15 lièrement entrepreneuriale, suivie de l’Université de Saint-Gall et de l’Université de Neuchâtel (voir annexe). Outre l’impact du choix de la filière et de l’école, deux facteurs sociodémographiques influencent la force entrepreneuriale des étudiants : nous avons en effet pu mettre en évidence une influence significative des variables âge et sexe. 3.53 Suisse 3.75 International 3.42 Sciences sociales 3.45 Sciences naturelles 3.65 Sciences économiques 3.59 HES 3.42 EPF 3.53 Universités 3.77 31+ ans 3.61 25 - 30 ans 3.48 Jusqu'à 24 ans 3.37 Femmes 3.62 Hommes 3.00 3.20 3.40 3.60 3.80 4.00 Figure 10: Force entrepreneuriale6 Plus les étudiants sont âgés, plus ils font preuve d’une force entrepreneuriale élevée. Les étudiants âgés de moins de 24 ans montrent, en comparaison nationale, une force entrepre- 6 nombre de points minimal 1, maximal 10. 16 Rapport de recherche neuriale inférieure à la moyenne (3,48), alors que les étudiants âgés de plus de 31 ans montrent une force entrepreneuriale qui correspond à la moyenne nationale. Le résultat selon le sexe met également en évidence des différences. Les étudiantes font preuve d’une force entrepreneuriale clairement inférieure (3,37) à celle de leurs collègues masculins (3,62). Différentes influences interviennent et l’effet de la filière ne doit pas être négligé. Cette étude a montré que des 12'685 étudiants interrogés en Suisse, 165 pouvaient être décrits comme des créateurs d’entreprise. Dans ce contexte, il apparaît intéressant de savoir comment ces entreprises se présentent quant à leur appartenance à une branche et à leur taille ou comment se forme l’équipe. Les résultats les plus importants peuvent être tirés du Tableau 4. Le taux de création d’entreprise moyen en Suisse correspond à 1,3%, ce qui représente un niveau bas en comparaison du niveau international de 2,7%.7 Les entreprises ont été créées en moyenne il y a 5,56 ans, mais on peut observer de grandes différences entre les HES et les universités. Dans les EPF, les entreprises ont été créées il y a en moyenne 3,47 ans, alors que dans les universités, elles ont été créées il y a 5,37 ans et dans les HES il y a 6,56 ans. En ce qui concerne l‘âge des fondateurs, il est évident que les fondateurs les plus âgés en moyenne se trouvent dans les HES (31,3 ans), alors que dans les EPF, ils sont un peu plus jeunes (24,54 ans). La moyenne suisse se situe à 29,1 ans. La taille de l’équipe de fondateurs et le nombre de collaborateurs ne diffèrent que très peu, et compte en moyenne suisse 4,06 collaborateurs. 7 voir GUESSS International 2009. GUESSS 2008 17 Universités Ecoles polytechniques fédérales Hautes écoles spécialisées 8 Suisse Nbre (n=) 73 Taux de création en % 1,2 Créées depuis … ans 5,37 Age moyen des fondateurs 28,81 Nbre de collaborateurs (an Ø 1-5) 3,91 Taille de l‘équipe 2,33 26 1,0 3,47 24,54 3,93 2,64 64 1,6 6,56 31,30 4,27 2,53 163 1,3 5,56 29,10 4,06 2,47 Tableau 4: Caractéristiques des créations d’entreprise par les étudiants Le taux de création d’entreprise diffère fortement selon les hautes écoles (cf annexe 6.4). Ce sont la Hochschule für Gestaltung und Kunst in Basel (3,8%), la Hochschule für angewandte Psychologie à Olten (3,7%) et la Hochschule für soziale Arbeit à Olten (3,6%) qui affichent les taux les plus élevés, suivies de la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR) (3,4%), de la Hochschule für Angewandte Wissenschaften St. Gallen (2,5%), de la HSW Bern (2,5%), de l’Université de Saint-Gall (2,3%) et de la Hochschule für Wirtschaft Luzern (2,1%). 8 2 créations d’entreprise ont été identifiées dans la rubrique „autres‚. 18 Rapport de recherche Les étudiants ont été questionnés sur l’importance qu’ils attribuaient à un certain nombre de buts en lien avec leur entreprise en projet ou réalisée. La Figure 11 illustre la valeur moyenne et les profils des différentes filières. Les étudiants se sont tout d’abord prononcés sur l’innovation: non seulement les étudiants en sciences naturelles ont attribué la valeur la plus élevée à ce but (moy = 4,21) mais dans les filières des sciences économiques (3,98) et sociales (3,88) l’innovation est également considérée comme but premier. Les étudiants se sont ensuite exprimés sur le prestige de l’entreprise, le bénéfice sur 5 ans et le taux de croissance. La filière n’induit pas de différences dans les résultats relatifs au prestige de l’entreprise. Les étudiants des filières économiques attribuent plus de valeur au bénéfice (moy = 3,73) et au taux de croissance (3,72) que les étudiants des sciences naturelles (3,52 et 3,33) et des sciences sociales (3,36 et 3,10). Les étudiants des filières économiques poursuivent des buts ambitieux : les valeurs relatives au bénéfice sur 5 ans, au taux de croissance, aux parts de marché et à l’innovation sont en effet élevées. Les valeurs les plus faibles pour chaque critère par rapport aux autres groupes ont été relevées chez les étudiants en sciences sociales, sauf dans la rubrique « service pour la communauté », où ils mènent avec une valeur moyenne de 3,68. Pour ce qui est des sciences naturelles, les résultats sont sans équivoque : la valeur relative à l’innovation est supérieure à la moyenne, suivie de la valeur liée au prestige de l’entreprise envisagée ou réalisée. Si l’on se concentre sur les buts sans différencier entre filières, il devient évident que le prestige a pour tous plus ou moins la même signification ; cela est également valable pour le bas niveau atteint par « fonds propres et réserves ». Le bénéfice net sur une année, la gestion des prix, les dividendes, et les bonus aux collaborateurs sont considérés de manière générale comme moins importants. GUESSS 2008 19 3.52 3.36 Bénéf ice net sur 5 ans 3.73 3.33 3.10 Taux de croissance 3.72 2.99 2.76 Part de marché 3.26 2.71 2.64 Bonus collaborateur 2.78 3.12 3.14 3.03 Bénéf ice net pour l'année suivante 3.78 Prestige de l'entreprise 3.98 3.88 Innovation 3.58 3.46 Fonds propres et réserves Dividendes 2.62 2.54 Gestion des prix 2.83 1 2 pas important Sciences naturelles 4.21 3.62 2.69 2.89 2.96 2.78 Service à la collectivité Sciences économiques 3.79 3.83 3.09 3 moyenne 3.68 4 5 très important Sciences sociales Figure 11: Importance des buts de l’entreprise selon la filière (comparaison des moyennes) L’analyse de l’importance des buts de l’entreprise selon les universités, EPF et HES est illustrée par la Figure 12. Les différences de moyennes sont moins marquées que dans la comparaison entre filières. L’innovation apparaît comme le but induisant la plus grande différence de moyennes. Pour les étudiants des universités, l’innovation est estimée être moins importante (moy = 20 Rapport de recherche 3,88) que pour les étudiants de l’EPF de Zurich ou de Lausanne (4,21). L’hétérogénéité des filières dans les universités pourrait expliquer cet écart. 3.56 3.50 Bénéf ice net sur 5 ans 3.61 3.46 3.46 3.37 Taux de croissance 2.99 2.95 Part de marché 3.18 2.69 2.59 Bonus collaborateur 2.84 3.05 Bénéf ice net pour l'année suivante 3.22 3.07 3.74 Prestige de l'entreprise 3.79 3.90 4.14 4.21 3.88 Innovation 3.52 3.52 Fonds propres et réserves 2.61 2.56 Dividendes 2.69 2.87 3.02 2.80 Gestion des prix 3.63 3.14 3.00 Service à la collectivité 1 2 pas important Universités 3.17 3 4 moyenne EPF (Zürich + Lausanne) 5 très important HES Figure 12: Importance des buts de l’entreprise par type d’école (moyennes) La Figure 13 souligne que le genre n’induit pas de différence pour ce qui est des buts entrepreneuriaux. Certains buts, tels que le bénéfice net sur 5 ans, le taux de croissance, les parts de marché et l’innovation sont perçus comme plus importants par les hommes. Par une valeur moyenne de 3,40, les étudiantes estiment le service à la communauté plus fondamental que leurs collègues masculins (2,98). Il est intéressant de constater que pour les étuGUESSS 2008 21 diantes, le bénéfice net pour l’année suivante (3,22 comparé à 3,05), les dividendes (2,72 comparé à 2,56) et la gestion des prix (2,96 comparé à 2,86) représentent des buts plus importants que pour les étudiants. On ne peut donc pas généraliser l’idée que les étudiants se fixent des buts économiques plus agressifs que les étudiantes. En conséquence, les buts que se fixent les étudiants pour leur projet d’entreprise méritent une discussion davantage multidimensionnelle. 3.54 Bénéf ice net sur 5 ans * 3.36 Taux de croissance * 3.01 Part de marché * 3.50 3.07 2.70 Bonus collaborateur * Unternehmensziele 3.58 2.77 3.05 Bénéf ice net sur l'année suivante * 3.22 3.79 Prestige de l'entreprise * 3.98 Innovation * 3.54 Fonds propres et réserves * 2.56 Dividende * 1 2 Pas important 3.59 2.96 2.94 Service à la collectivité * 4.08 2.72 2.86 Gestion des prix * Hommes 3.84 3.40 3 moyenne 4 5 très important Femmes Figure 13: Importance des buts de l’entreprise selon le genre (comparaison des moyennes) 22 Rapport de recherche Comment les créateurs d’entreprise potentiels jugent-ils leur degré d’innovation ? La question présente un intérêt certain, l’entrepreneuriat et l’innovation étant intimement liés. L’évaluation de son propre degré d’innovation dépend fortement du niveau d’information sur les marchés, sur les derniers développements scientifiques et les brevets internationaux. Il est intéressant de noter qu’un tiers des étudiants choisissent un concept traditionnel, cette constatation concernant toutefois moins les étudiants des EPF (26,8%). 30,4% des étudiants des EPF classent leurs projets et créations d’entreprise dans la catégorie « nouveauté sur le plan mondial ». C’est une conséquence de la stratégie des EPF de fonder leur réputation internationale en recherchant des professeurs reconnus et actifs sur la scène mondiale, et d’intégrer ainsi les étudiants dans des projets de recherche et de développement d’envergure internationale. Les chiffres correspondant aux HES (15,2%) n’étonnent pas ; les HES sont en effet davantage orientées sur le plan local, régional, éventuellement national. En moyenne suisse, cela ne représente que 18,2% des étudiants. 29.8 27.1 19.9 15.2 20 15.0 25 22.8 30 22.9 35 20.8 30.4 40 26.8 37.0 45 32.1 50 15 10 5 0 Nouveauté mondiale Nouveauté pour le Nouveauté pour la pays ville/région Universités EPF Concept traditionnel, éprouvé HES Figure 14: Degré d’innovation selon le type de haute école (en %) GUESSS 2008 23 Le degré d’innovation des projets entrepreneuriaux potentiels ou déjà existants diffère clairement selon les filières. Les nouveautés mondiales proviennent en premier lieu des étudiants des sciences naturelles avec 27,2%, contre 11,1% dans les sciences sociales. Si un sixième des étudiants des filières économiques poursuivent ce but ambitieux, ils souhaitent avant tout convaincre sur le plan entrepreneurial avec des nouveautés pour leur pays (24,8%). Les étudiants en sciences sociales se montrent en revanche moins ambitieux, car seuls 15,1% veulent apporter quelque chose de nouveau à leur patrie. Plus d’un tiers des étudiants en sciences sociales vise à réaliser une innovation pour leur ville ou leur région, ou alors ils visent à réaliser un concept ayant déjà fait ses preuves (39,6%). L’idée de réaliser une innovation sur le plan régional se retrouve chez 21,2% des étudiants issus des sciences naturelles et chez un quart des étudiants des filières économiques. Les étudiants en sciences naturelles travaillent moins sur des concepts traditionnels (29,4%) que les étudiants en sciences économiques (33,6%). L’analyse selon la filière met en évidence un profil clair pour les sciences sociales qui ambitionne un bas degré d’innovation. D’autre part il faut relever le degré d’innovation des étudiants en sciences naturelles dont plus de la moitié des entreprises visent des nouveautés soit mondiales soit nationales. 39.6 50 15 29.4 21.2 22.1 15.1 20 11.1 25 16.6 30 24.8 27.2 35 25.0 40 33.6 34.3 45 10 5 0 Nouveauté mondiale Nouveauté pour le Nouveauté pour la pays ville/région Sciences économiques Sciences naturelles Concept traditionnel, éprouvé Sciences sociales Figure 15: Degré d’innovation selon la filière L’influence du genre sur la force entrepreneuriale a déjà été soulignée. Les résultats relatifs au degré d’innovation vont également dans ce sens. Les étudiantes se focalisent davantage sur des concepts traditionnels et éprouvés (37,2%), en lien avec des nouveautés sur le 24 Rapport de recherche plan régional (33,9%). 18% des étudiantes visent des nouveautés pour le pays, contre 24% de leurs collègues masculins. 10,9% des étudiantes et 22,4% des étudiants classent leur idée d’entreprise dans la catégorie « nouveauté mondiale ». 50 15 22.7 18.0 20 10.9 25 22.4 30 24.3 35 37.2 40 30.6 33.9 45 10 5 0 Nouveauté mondiale Nouveauté pour le Nouveauté pour la pays ville/région Hommes Concept traditionnel, éprouvé Femmes Figure 16: Degré d’innovation selon le genre GUESSS 2008 25 La Global University Entrepreneurial Students´ Spirit Survey a volontairement placé la problématique de l’entrepreneuriat dans le contexte des universités et hautes écoles spécialisées. L’étude des conditions dans les institutions examinées s’avère donc essentielle. Nous examinerons les souhaits des étudiants quant au type de soutien dans le domaine de la création et de la reprise d’une entreprise. Ensuite, nous nous centrerons sur le niveau d’information des étudiants et leur évaluation de l’offre proposée par les hautes écoles. La première question à laquelle nous souhaitions répondre est : quelle importance les étudiants attribuent-ils à une offre en cours ou séminaires sur la thématique de l’entrepreneuriat et de l’aide à la création d’entreprise au sein de leur école ? Il s’agira de recueillir l’appréciation des étudiants, leur perception, et non d’évaluer l’offre elle-même. Les souhaits des étudiants relatifs à l’aide à la création d’entreprise est d’un grand intérêt pour les hautes écoles. Selon la Figure 17, on trouve en première place un bureau pour les questions générales sur la création d’entreprise (moy=4,03), suivi du coaching (3,95) et d’un fonds d’encouragement par les hautes écoles (3,94). Juste derrière, on trouve les incubateurs (3,88), les simulations (3,78), les rencontres régulières autour de la création d‘entreprise (3,70), les séminaires sur le business plan (3,68) et les cours et séminaires sur l’entrepreneuriat (3,67). Les souhaits des étudiants divergent selon le type d’école : les HES ont tendance à noter les offres de manière plus élevée; en particulier le coaching, les séminaires sur le business plan, les séminaires et cours sur l’entrepreneuriat et les simulations. Des différences similaires apparaissent selon la filière et l’année d’études. Dans les filières économiques, les différentes formes d‘offres sont également notées de manière plus élevée. En particulier le coaching, les séminaires sur le business plan, les séminaires et cours sur l’entrepreneuriat et les jeux de simulation. 26 Rapport de recherche Figure 17: Aperçu des souhaits des étudiants pour l’aide à la création d’entreprise GUESSS 2008 27 40% Oui Non 2 4 5 79.8% 6 Ne sais pas Ø importance pas important moyenne très important 1 3.88 Incubateurs (centre de services pour start-up dans la phase de démarrage) 8.2% 12.0% 77.9% 3.94 Fonds d'encouragement de la haute 9.9% 12.2% école 73.7% 70.1% 58.4% 70.4% 4.03 73.9% 3.70 3.78 3.67 100% 64.3% 80% 3.95 3.68 60% Bureau pour les questions générales 13.9% 12.2% sur la création d'entreprise 3 8.2% 18.5% 11.4% 33.4% 17.3% 12.3% 26.3% 9.3% 20% Rencontres régulières autour de la 13.7% 12.5% création d'entreprise (échange Jeux de rôles et simulations de startup Séminaires et cours sur l'entrepreneuriat Coaching Séminaires sur le business plan 0% pour cent 3 Unis 3.77 3.96 4.15 3.97 3.97 4.12 4.16 3.85 3.97 3.77 4.12 EPF 4 moyenne 3.90 3.66 3.87 3.90 3.70 3.82 3.68 3.61 3.61 3.85 3.64 3.60 3.54 HES 5 3 sc. écon. 4.06 sc. nat. 4 moyenne 3.89 4.13 4.02 3.86 4.09 3.65 3.76 4.01 3.62 3.51 4.08 4.22 4.10 3.96 3.87 3.69 3.57 3.50 3.82 3.68 3.49 3.38 3.31 sc. soc. 5 Ce sont les étudiants en sciences sociales qui attribuent le moins d’importance à toutes les offres de soutien. Pour eux, les offres qui pourtant représentent des éléments importants préparant et accompagnant la création d’entreprise - comme le business plan ou le coaching sont perçues comme significativement moins importantes. Cet état de fait pourrait être imputé au manque de connaissances économiques ainsi qu’à une sous-estimation de l’importance de ces instruments. Dans le domaine des sciences naturelles, les résultats divergent fortement. Ainsi, le fonds d’encouragement de la haute école (moy = 4,02) et le bureau pour les questions générales sur la création d’entreprise (4,09) se situent au même niveau que celui des filières économiques. Avant d’aborder le type de soutien souhaité par les étudiants des hautes écoles, il faut tenir compte du niveau d’information sur l’offre. Une grande partie des étudiants en Suisse n’est pas informée des possibilités qui existent dans leur établissement (Figure 17). Le niveau d’information concernant les incubateurs (79,8%) et le fonds d’encouragement de l’école (77,9%) apparaît le plus bas. 73,9% des étudiants ne savent pas si un bureau pour les questions générales sur la création d’entreprise est à leur disposition dans leur propre école et 73,7% ne sont pas informés de l’existence de rencontres régulières autour de la création d’entreprise. Le niveau d’information au sujet des offres de coaching (70,4%) et des simulations (70,1%) est à peine plus élevé. Les étudiants sont mieux informés lorsqu’il s’agit de séminaires sur le business plan (64,3%) et de séminaires et cours sur l’entrepreneuriat (58,4%). Afin d’encourager à l’avenir les intentions de créer une entreprise ainsi que les activités entrepreneuriales concrètes, l’information des étudiants sur les formes d’aide à disposition semble encore devoir être améliorée, ceci en particulier pour ce qui est de l’offre émanant des partenaires des hautes écoles, telles que les incubateurs ou les bureaux pour les questions générales sur la création d’entreprise. L’analyse des souhaits des étudiants relatifs aux dispositifs d’aide à la création d’entreprise a été complétée dans la mesure où les étudiants ont ensuite été questionnés sur leurs connaissance de l’existence de mesures de soutien dans leur établissement, l’usage qu’ils en font et leur satisfaction. Il en ressort que les étudiants évaluent très différemment l’offre d’aide à la création d’entreprise dans le contexte de leur école. Le coaching et le bureau pour les questions générales sur la création d‘entreprise sont considérés comme des éléments importants par seulement 7,8 respectivement 7,7% des étudiants (Figure 18). Ceux-ci recourent le plus souvent aux séminaires et cours sur l’entrepreneuriat (24,2%), puis aux séminaires sur le business plan (20,4%), aux rencontres régulières autour de la création d’entreprise (19,0%) et aux simulations (16,4%). 28 Rapport de recherche En ce qui concerne l’évaluation de la qualité de l’offre, les étudiants qui ont recouru à une aide sont en principe satisfaits. Les moyennes vont de 3,97 pour le fonds d’encouragement à 4,34 pour le coaching (sur 6). Les résultats font ressortir des différences significatives selon le type d’école. Concernant le bureau pour les questions générales sur l’entrepreneuriat - qui est considéré comme important - l’adéquation aux attentes des étudiants des EPF est plus basse (3,92) que dans les universités (4,57). La valeur pour les HES (4,29) correspond plus ou moins à la moyenne suisse. Dans les HES, la qualité de l’offre des incubateurs est, avec 3,71, inférieure à la moyenne suisse. Les EPF (4,30) et les universités (4,44) montrent une satisfaction nettement plus élevée. Les valeurs correspondant aux étudiants des universités sont aussi les plus élevées pour les simulations (4,55) et les rencontres régulières autour de la création d’entreprise (4,43). Les valeurs relatives au coaching, considéré comme essentiel, s’avèrent plus basse pour les HES (4,18) que pour les universités (4,45) et les EPF (4,47). En ce qui concerne les autres offres, le degré de satisfaction est plus ou moins identique. Relevons que la meilleure offre de séminaires sur le business se trouve dans les universités, selon les déclarations du public cible (4,42). Les résultats révèlent que les étudiants des universités sont davantage satisfaits que leurs collègues des HES, et, dans une moindre mesure, des deux EPF. Les résultats relatifs à l’offre de soutien selon les filières soulignent deux choses : d’une part, les étudiants en sciences sociales ont tendance à être moins satisfaits, et d’autre part, il existe des différences significatives quant aux séminaires sur le business plan, au coaching et aux incubateurs. GUESSS 2008 29 Figure 18: Evaluation de l’offre des hautes écoles 30 Rapport de recherche 4.8% Inkubatoren (Service-Zentren f ür Start- Oui 2.9% Anschubf inanzierung durch die Universität (z.B. Exist) Non bas 2 7.7% Anlauf stellen f ür allgemeine Gründungsf ragen 1 19.0% Regelmäßige Gründungsstammtische (z.B. Erf ahrungsaustausch) Gründungssplanspiele / Start-up16.4% Simulationen 24.2% 7.8% Gründungs-Coachings Entrepreneurship Seminare und Vorlesungen 20.4% Business Plan Projekt Seminare 4 haut 5 95.2% 97.1% 92.3% 81.0% 83.6% 6 Ø degré d'utilisation moyenne 3 4.06 3.97 4.32 4.32 4.28 75.8% 92.2% 4.34 4.21 79.6% 4.28 0% 20% 40% 60% 80% 100% pour cent 2 Unis 3 EPF moyenne 3.71 3.94 3.92 4 4.30 5 4.57 4.44 HES 4.00 4.29 4.55 4.43 4.32 4.31 4.00 4.16 4.15 4.25 4.22 4.17 4.42 4.45 4.47 4.23 4.18 4.21 2 3 4.29 sc. nat. moyenne 4 4.13 sc. soc. 4.17 4.25 4.46 4.35 4.37 4.26 4.30 4.18 4.49 4.06 4.43 4.00 4.39 3.50 3.94 sc. écon. 2.83 4.14 4.29 3.81 4.19 3.56 3.79 5 La force entrepreneuriale des étudiants en Suisse s’avère inférieure à la moyenne internationale. Or une comparaison dans le temps montre que la force entrepreneuriale en Suisse - qui atteignait 3,45 en 2006 - s’est élevée à 3,53 en 2008 (Figure 19). Sur le plan international, on constate également une augmentation encore un peu plus marquée. 3.75 International 3.55 3.53 Suisse 3.45 0 1 2 2008 3 4 5 6 2006 Figure 19: Evolution de la force entrepreneuriale dans le temps Si l’on observe les projets professionnels des étudiants immédiatement après les études, il ressort que trois quarts d’entre eux visent une activité salariée. Ce taux évolue en faveur d’une activité indépendante après quelques années de pratique professionnelle. L’analyse des souhaits professionnels dans la durée montre que les étudiants sont de moins en moins indécis quant à leur avenir professionnel. Les projets immédiatement après les études ou sur 5 ans le confirme (Figure 20). Si en 2006, 17,3% des étudiants se déclaraient indécis, cette proportion correspond à 8,8% deux ans plus tard. Cette tendance se perçoit également à travers la diminution des étudiants qui ne souhaitent pas travailler et se concentrer sur la famille. 2,3% des étudiants sont dans ce cas en 2008 alors qu’ils étaient 11,2% deux ans auparavant. Les intentions d’exercer une activité dans le service public (10,3%), dans de grandes entreprises (15,9%) ou des entreprises de taille moyenne (11,0%) ainsi que de créer sa propre entreprise (15,1%) sont plus affirmées. GUESSS 2008 31 17.3 8.8 11.2 Ne sais pas Pas de travail Activité à mon propre compte Création d'une entreprise Reprise de la direction de l'entreprise créée 1.3 1.4 2.3 6.3 5.9 Participation dans une entreprise 1.0 1.0 2.2 2.4 Rachat d'une entreprise existante 2008 Création d'une entreprise f ranchisée 2.3 2.2 Reprise de l'entreprise f amiliale Service public 7.2 7.0 10.3 5.3 6.0 4.7 Université / Haute École Spécialisée Grande entreprise Entreprise de taille moyenne 15.1 12.6 15.9 11.9 11.0 8.4 7.8 5.9 Petite entreprise 2.6 2.7 Très petite entreprise 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 2006 Figure 20: Projets professionnels 5 ans après les études (2006/2008) L’analyse des activités de création d’entreprise révèle une activité un peu plus faible des étudiants par rapport à 2006 (Figure 21). Plus de la moitié, à savoir 55,8%, n’ont rien entrepris dans le sens d’un projet entrepreneurial, alors qu’ils étaient 51,1% dans ce cas deux ans auparavant. Seuls 37,6% des étudiants ont réfléchi aux premières opportunités d’affaires, contre 43,5% en 2006. Pour ce qui est des activités de création d’entreprise à proprement parler, il apparaît que les étudiants entreprennent davantage d’étapes concrètes, que ce soit la fréquentation de cours sur la création d’entreprise (6,6% contre 5,9%), des entretiens avec des investisseurs potentiels (3,1% contre 2,4%) ou qu’il s’agisse du développement d’un prototype (6,0% contre 5,7%). 32 Rapport de recherche 50 40 37.6 43.5 60 55.8 51.1 70 2.1 0.0 1.4 1.3 Fixé la date de la création de l'entreprise 6.0 5.7 3.1 2.4 Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels 6.6 5.9 10 12.6 10.9 20 5.8 5.7 10.5 11.5 30 2008 Autre Développé un prototype du produit/service Participé à des cours relatif s à la création d'entreprise Collecté des inf ormations relatives à la création d'entreprise Formulé un business plan Répertorié les premières opportunités d'af faires par écrit Identif ié les premières opportunités d'af f aires Rien entrepris 0 2006 Figure 21: Etapes de la création de l’entreprise (2006/2008) 1,9% des étudiants peuvent à ce jour être considérés comme des créateurs d’entreprise, alors qu’ils étaient 2,4% en 2006. Quant à la part d’entrepreneurs potentiels, elle a augmenté depuis 2006. Alors qu’en 2006, près de trois quarts des étudiants entraient dans cette catégorie, en 2008, ils sont près de 83,0%. Si la part de créateurs d’entreprise potentiels a augmenté, une grande partie n’a encore absolument rien entrepris de concret. On peut en déduire que ce potentiel devrait être mieux encouragé et soutenu, d’autant plus que la part de créateurs d’entreprise a fléchi. L’information sur les acteurs importants de la création d’entreprise doit être renforcée ; ceci bénéficierait autant aux étudiants qu’aux hautes écoles. Pour conclure, nous insisterons sur la nécessité d’établir un échange plus intensif entre théorie et pratique, afin que les étudiants deviennent des acteurs créatifs. Il faut toutefois être conscient que les entreprises créées durant les études et générant un important chiffre d’affaires ainsi que de nombreuses places de travail restent des cas isolés, à l’image de certains projets ambitieux nés dans les EPF. Nous ne devons pas avoir en ligne de mire uniquement des projets high-tech, mais aussi des projets interdisciplinaires favorisant la collaboration entre les différents sites des hautes écoles. Pour ce faire, il faut pouvoir s’appuyer non seulement sur des étudiants entrepreneuriaux mais aussi sur des professeurs qui bénéficient d’un solide réseau sur le plan scientifique et économique. GUESSS 2008 33 International 76.1% 7.0% Suisse 83.0% 10.2% 6.3% Universités 83.1% 9.6% 6.7% ETH 82.7% EPFL 84.0% HSG 85.5% UniBE 81.3% UniFR 82.3% UniL 8.5% 8.1% 8.1% 7.5% 10.8% 83.2% Berner Fachhochschule 80.7% 13.0% 84.8% 86.2% 79.0% HLS 80.0% 7.5% 5.9% 7.4% 4.7% 11.1% 19.0% 2.0% 10.0% 8.1% HT 85.3% 8.8% 4.9% PH 85.8% 9.1% 4.6% FHNW div. 87.4% Luzerner Fachhochschulen 6.5% 6.1% 84.3% HTA 11.2% 79.4% HSW 8.7% 79.8% NTB 5.8% 8.7% 85.8% FHS-SG 12.3% 92.3% Haute école spécialisée de Suisse occidentale 81.5% EIA-FR 80.5% HEG-FR 11.8% 12.1% 83.5% EI-Vs 12.7% 80.6% STF 5.2% 8.9% 19.0% 84.7% HEG-Vs 11.8% 74.7% 17.2% 83.8% 11.8% HEG-GE 83.7% 11.3% 10% 20% Activité indépendante 30% 40% 50% Pas de travail 60% 70% 80% 4.8% 6.8% 2.4% 3.8% 7.5% 6.9% HEG-VD 0% 5.0% 7.0% 12.8% 10.0% 80.7% HEG Arc 2.4% 4.8% 2.9% 75.5% EI Arc 4.0% 14.0% 88.5% Fachhochschule Ostschweiz Activité salariée 5.8% 14.0% 81.5% HGK 5.8% 9.1% 79.1% APS 3.8% 5.6% 13.6% 84.5% HSW 5.1% 16.7% 80.6% HABG 6.8% 8.7% 8.9% 76.4% Fachhochschule Nordwestschweiz 6.1% 9.5% 9.4% HSB 4.6% 10.7% 81.1% SHL 6.8% 9.7% UniNE HSW Bern 34 16.0% 90% 3.7% 4.9% 100% Ne sais pas Rapport de recherche International 47.1% Suisse 42.8% 53.6% Universités 54.6% ETH 53.6% EPFL 55.7% UniFR 55.9% 6.8% 54.9% HSW 11.7% 32.1% 60.5% 27.8% 30.4% 4.7% 18.5% 62.7% 48.2% HT 3.9% 30.5% 15.2% 54.3% PH 65.2% FHNW div. 56.6% 49.0% HSW 8.2% 14.1% 10.1% 8.1% 40.5% 8.3% 46.1% 55.9% Fachhochschule Ostschweiz 55.2% FHS-SG 54.7% NTB 55.2% 11.5% 35.8% 5.6% 30.9% 9.9% 28.2% 11.1% 34.3% 50.7% EIA-FR 35.1% 33.0% 40.7% Haute école spécialisée de Suisse occidentale 5.9% 34.9% 48.1% HTA 8.9% 31.6% 58.1% Luzerner Fachhochschulen 5.1% 43.7% HABG 8.6% 41.9% 53.1% 5.8% 37.6% 7.7% HEG-FR 44.2% 49.7% 5.4% EI Arc 44.4% 48.1% 5.6% HEG Arc 50.0% HEG-Vs 46.8% 54.7% EI-Vs 10% Activité indépendante 20% 11.1% 42.3% 56.7% 0% 8.7% 45.6% 51.0% HEG-GE 4.3% 27.2% 40.0% HEG-VD 3.2% 39.1% 62.0% STF GUESSS 2008 8.3% 30.8% 58.9% Fachhochschule Nordwestschweiz HLS 9.5% 44.1% 42.7% HGK 8.5% 32.4% 31.5% APS 8.6% 30.4% 61.5% SHL 11.9% 32.2% 45.3% HSB 5.9% 30.5% 56.9% HSW Bern 10.0% 41.0% 59.1% Berner Fachhochschule 9.4% 11.5% 39.3% UniBE UniNE Activité salariée 34.0% 52.0% UniL 8.8% 32.7% 49.1% HSG 7.9% 35.4% 30% 5.0% 36.5% 40% 50% 60% Pas de travail (famille) 70% 80% 4.9% 90% 100% Ne sais pas 35 La construction de cet index repose sur deux questions contenues dans le questionnaire. Tout d’abord, nous avons demandé aux étudiants s’ils avaient déjà envisagé de créer une entreprise. Les réponses à cette question ont été pondérées selon le tableau ci-dessous. Une seule réponse était possible. Réponses possibles Points Type de créateur d‘entreprise Non, jamais 1 Non-créateur d‘entreprise Oui, brièvement 3 Créateur d’entreprise potentiel Oui, relativement concrètement 3 Créateur d’entreprise potentiel Oui, mais j’ai changé d‘avis 3 Créateur d’entreprise potentiel Oui, j’ai la ferme intention de devenir indépen- 5 Créateur d’entreprise potentiel avancé Oui, j’en ai déjà commencé la réalisation 5 Créateur d’entreprise potentiel avancé Oui, je suis déjà indépendant 10 Créateur d‘entreprise Oui, j’étais indépendant mais ne le suis plus 10 Créateur d‘entreprise dant Dans un deuxième temps, nous avons demandé aux créateurs d’entreprise potentiels quelles activités ils avaient déjà entreprises en vue de la création d’une entreprise. Les réponses ont été classifiées en activités plus ou moins concrètes. Plusieurs réponses étaient possibles. La pondération des réponses est présentée dans le tableau ci-dessous. Réponses possibles Points Degré de concrétisation Rien entrepris 0 Nul Identifié les premières opportunités d‘affaires 0.25 Peu élevé Répertorié les premières opportunités d‘affaires 0.25 Peu élevé Collecté des informations relatives à la création d‘entreprise 0.25 Peu élevé Participé à des cours relatifs à la création d’entreprise 0.25 Peu élevé Formulé un business plan 0.75 Relativement élevé Fixé la date de la création de l’entreprise 0.75 Relativement élevé Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels 0.75 Relativement élevé Développé un prototype du produit/service 0.75 Relativement élevé Le nombre minimal de points qu’un étudiant pouvait obtenir est 1 (non-créateur qui n’a encore jamais pensé à créer une entreprise), le nombre de points maximal est 10 (étudiant qui a déjà créé sa propre entreprise). L’index a ensuite été calculé sur la base des valeurs moyennes pour les HES, universités ou pays. La valeur maximale de l’index est 100. 36 Rapport de recherche International 26.0% Suisse 71.3% 36.9% Universités 40.1% ETH 41.6% EPFL 62.9% UniFR 24.1% 1.5% 73.4% 2.5% 81.1% 22.6% Fachhochschule Nordwestschweiz 0.0% 75.5% 37.0% 1.9% 61.0% 28.2% 2.0% 56.8% APS 43.2% 37.0% 3.8% 56.2% 22.4% 2.4% 68.4% 30.6% 36.8% 31.1% 67.0% FHS-SG 39.5% 58.0% 19.1% 26.0% EI-Vs 79.6% 1.2% 57.0% 10% 0.0% 0.0% 72.9% 28.0% 0% 0.8% 68.9% 25.5% HEG-GE 1.0% 3.4% 73.2% 31.1% HEG-VD 1.1% 74.1% 43.0% STF 0.9% 69.7% 22.4% EI Arc 2.5% 72.7% 29.2% HEG Arc 1.8% 69.8% 26.2% HEG-FR 2.1% 63.7% 29.2% EIA-FR 1.6% 60.0% 34.5% Haute école spécialisée de Suisse occidentale 1.9% 75.4% 37.9% Fachhochschule Ostschweiz 1.0% 1.0% 62.2% 23.0% HSW 3.6% 75.2% PH FHNW div. NTB 3.7% 84.8% 40.2% HTA 0.0% 59.3% 11.4% HLS Luzerner Fachhochschulen 2.0% 69.8% HABG HT 0.8% 76.4% 18.9% HGK 0.5% 44.8% 22.0% HSW 1.3% 49.7% 54.4% HSB 0.6% 54.4% 49.7% UniNE GUESSS 2008 57.6% 44.3% UniL Non-créateurs d'entreprise 1.2% 2.3% 41.8% SHL 0.9% 73.8% UniBE HSW Bern 1.1% 57.5% 23.9% Berner Fachhochschule 1.3% 58.8% 35.9% HSG 2.7% 61.8% 1.5% 72.0% 20% 30% 40% Créateurs d'entreprise potentiels 50% 60% 0.0% 70% 80% 90% 100% Créateurs d'entreprise 37 20 10 38 Hommes Autre 2.2 2.0 7.6 3.3 1.7 1.0 Fixé la date de la création de l'entreprise 25 - 30 ans Développé un prototype du produit/service 4.0 1.7 Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels 0 8.0 4.2 jusqu'à 24 ans Participé à des cours sur la création d'entreprise 15.4 7.9 Autre Développé un prototyp du produit/service 1.7 2.7 5.3 5.2 7.4 10.1 1.2 1.7 2.8 Fixé la date de la création de l'entreprise 5.6 8.1 13.2 11.1 15.5 20.3 5.0 7.2 10.6 8.9 13.8 18.2 2.6 4.4 4.1 0 Eu des entretiens avec des investisseurs potentiels Participé à des cours sur la création d'entreprise Collecté des inf ormations relatives à la création Formulé un business plan 10 Collecté des inf ormations relatives à la création d'entreprise 50 Répertorié premières opportunités d'af faires 20 7.1 3.5 70 Identif ié premières opportunités d'af f aires 30 Formulé un business plan 30 13.0 6.4 80 43.4 34.6 44.6 48.4 40 Répertorié premières opportunités d'af faires par écrit 40 28.0 60 59.5 48.3 39.2 50 66.6 Rien entrepris 60 49.4 70 Identif ié premières opportunités d'af f aires Rien entrepris 80 31+ ans Femmes Rapport de recherche International Suisse 3.75 3.53 Universités et EPF HSG UniNE EPFL UniFR UniBE UniL ETH 3.49 3.65 3.63 3.53 3.46 3.45 3.45 3.37 Berner Fachhochschule HSW Bern SHL HSB 3.58 3.78 3.66 3.36 Fachhochschule Nordwestschweiz HGK HABG TH HLS APS HSW FHNW div. PH 3.43 3.76 3.57 3.46 3.43 3.42 3.41 3.33 3.24 Luzerner Fachhochschulen HTA HSW 3.58 3.66 3.48 Fachhochschule Ostschweiz FHS-SG NTB 3.40 3.44 3.38 Haute école spécialisée de Suisse occidentale HEG-GE HEG-Vs HEG-VD HEG-FR EI-Vs EIA-FR HEG Arc EI Arc STF 3.71 3.96 3.83 3.78 3.70 3.67 3.65 3.54 3.46 3.45 0 GUESSS 2008 1 2 3 4 5 6 39 Sur le plan international, le projet a été soutenu par les institutions suivantes: Information Factory GmbH www.information-factory.com Institut Suisse de Recherche pour les PME à l’Université de Saint-Gall (KMU-HSG) www.kmu.unisg.ch Chaire d’Entrepreneurship European Business School (EBS) www.ebs.de Sur le plan national, le projet a été soutenu par: venturelab.ch c/o Institut für Jungunternehmertum Kirchlistrasse 1 CH-9000 Saint-Gall www.venturelab.ch