Magazine Code Sport Monaco n°21
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Magazine Code Sport Monaco n°21
février - mars n°21 Le magazine de sport de la principauté monaco Code Sport Monaco • n°21 • février - mars 2016 Tél. : 0033 (0) 479 415 160 Site Web : www.hotelstrato.com Email : [email protected] code MONACO BOBSLEIGH TEAM n°1 monaco Le magazine de sport de la principauté ESCRIME EN FAMILLE FOOT RICARDO CARVAHLO DE PHOTOS VIDÉOS REPORTAGES WWW.CODESPORT.FR AGENCE DU CAP D’ANTIBES CENTRE DE PRESSE Since 1925 CAP D’ANTIBES - RARE ET UNIQUE Très grande propriété sur 7063 m² de terrain composée de deux maisons avec piscine et tennis. Maison principale 350 m² environ : composée d’une entrée, large séjour, salle à manger, cuisine équipée, 5 chambres et 5 bains. Appartement d’amis séparé. Pool house. Maison d’amis d’environ 300 m² : hall, séjour, salle à manger, cuisine américaine, 4 chambres et 4 bains. Garage pour 2 voitures. Large property on 7063 sqm land including two houses with swimming pool and tennis. Main house of approx. 350 sqm : made up of an entrance, large living room, dining room, fitted kitchen, 5 bedrooms and 5 bathrooms. Separated guest apartment. Pool house. Guest house of approx. 300 sqm : hall, living room, dining room, US kitchen, 4 bedrooms and 4 bathrooms. Garage for 2 cars. Réf : ADC 659 TOUS LES LUNDIS APRÈS LE JOURNAL DE 19H VOTRE RENDEZ-VOUS T R O P 100% SPORT S 100%SUR MONACO INFO HD 135, Boulevard J.F Kennedy - 06160 Cap d’Antibes Tél (33) (0)4 93 61 36 41 - Fax (33) (0)4 93 67 45 72 26, Boulevard Maréchal Leclerc, Rond point de L’Illette, 06600 Antibes Tél (33) (0)4 92 93 60 60 Fax (33) (0)4 93 67 50 97 E-mail : [email protected] - www.agenceducapdantibes.com www.gouv.mc AGENCE DU CAP D’ANTIBES CENTRE DE PRESSE Since 1925 CAP D’ANTIBES - RARE ET UNIQUE Très grande propriété sur 7063 m² de terrain composée de deux maisons avec piscine et tennis. Maison principale 350 m² environ : composée d’une entrée, large séjour, salle à manger, cuisine équipée, 5 chambres et 5 bains. Appartement d’amis séparé. Pool house. Maison d’amis d’environ 300 m² : hall, séjour, salle à manger, cuisine américaine, 4 chambres et 4 bains. Garage pour 2 voitures. Large property on 7063 sqm land including two houses with swimming pool and tennis. Main house of approx. 350 sqm : made up of an entrance, large living room, dining room, fitted kitchen, 5 bedrooms and 5 bathrooms. Separated guest apartment. Pool house. Guest house of approx. 300 sqm : hall, living room, dining room, US kitchen, 4 bedrooms and 4 bathrooms. Garage for 2 cars. Réf : ADC 659 TOUS LES LUNDIS APRÈS LE JOURNAL DE 19H VOTRE RENDEZ-VOUS T R O P 100% SPORT S 100%SUR MONACO INFO HD 135, Boulevard J.F Kennedy - 06160 Cap d’Antibes Tél (33) (0)4 93 61 36 41 - Fax (33) (0)4 93 67 45 72 26, Boulevard Maréchal Leclerc, Rond point de L’Illette, 06600 Antibes Tél (33) (0)4 92 93 60 60 Fax (33) (0)4 93 67 50 97 E-mail : [email protected] - www.agenceducapdantibes.com www.gouv.mc AGENCE DU CAP D’ANTIBES Since 1925 CAP D’ANTIBES BELLE VUE MER – BEAUTIFUL SEA VIEW Très belle villa contemporaine neuve de 260 m² meublée sur un terrain de 1300m² avec piscine. Composée de : une entrée, grand séjour, salle à manger, cuisine équipée, toilette invités. Une chambre de maître avec salle de bains, 3 autres chambres avec 3 salles de douche. Beautiful new contemporary villa of 260 sqm, entirely furnished, built on 1300 sqm land with swimming pool. Made up of : an entrance, large living room, dining room, fitted kitchen, guest toilet. One master bedroom with bathroom, 3 other bedrooms with 3 shower rooms. 6 900 000 € - Réf : ADC 7007 (587) 135, Boulevard J.F Kennedy - 06160 Cap d’Antibes Tél (33) (0)4 93 61 36 41 - Fax (33) (0)4 93 67 45 72 26, Boulevard Maréchal Leclerc, Rond point de L’Illette, 06600 Antibes Tél (33) (0)4 92 93 60 60 Fax (33) (0)4 93 67 50 97 E-mail : [email protected] - www.agenceducapdantibes.com SOMMAIRE 16 28 RALLYE MONTE-CARLO YACHT CLUB DE MONACO •RETOUR SUR LA 84E ÉDITION DU RALLYE DE MONTE-CARLO •2K TEAM RACING, UNE FINALE EN PRINCIPAUTÉ •L'HISTORIQUE FAIT LA PART BELLE AUX VIEILLES FILLES •A LA RENCONTRE DES 2K TEAM RACERS •MICHEL BOÉRI, INTERVIEW PRÉSIDENTIELLE •BERNARD D'ALESSANDRI, ENTRETIEN AU GRÉ DES VAGUES •LE YACHT CLUB REMET SES TROPHÉES 40 44 48 52 BOBSLEIGH ESCRIME KARATÉ DANSE SPORTIVE •DEUX ET DEUX FONT QUATRE •SAGA FAMILIALE •LE SHOTOKAN À L'HONNEUR •PREMIER TROPHÉE DE MONACO •LES PETITS DANSEURS EN LUMIÈRE 8 LES MOTS DU SPORT 58 SKI 68 AVIRON •NOS CONSEILS LECTURE •LE MONTE-CARLO SKI CLUB FAIT SON CHAMPIONNAT •LES DÉBUTS DU NAUTISME À MONACO •PAUL CROÉSI, UN ESPOIR AUX JOJ •CHALLENGE PRINCE ALBERT II •ALEXANDRA COLETTI 3 EN COUPE D'EUROPE 72 THERMES MARINS 64 GIRU DE NATALE 75 CAHIER SPÉCIAL 10 PLEIN CADRE •LE SPORT EN IMAGES GRAND FORMAT 38 INTERVIEW •LOUIS BIANCHERI, PRÉSIDENT OMNISPORTS E •LA COURSE DANS LA VILLE 4 •PROTOCOLE CRYO-PERFORMANCE •AS MONACO FOOTBALL C S PORT M Edito ODE O N AC O "Heroes" L'année 2016 devait être celle d'un nouveau commencement après les tristes évènements qui ont marqué 2015, mais elle s'est ouverte sur une hécatombe dans les rangs des célébrités. Autant de personnes qui ont marqué leur génération grâce à un mot, un livre, un film ou une chanson, à l'image de David Bowie qui se voyait héros le temps de quelques couplets. Une chanson qui sied particulièrement aux sportifs. Arsène Wenger déclarait dernièrement "être de la génération Bowie. Le message qu'il nous a donné était très important après la Seconde Guerre mondiale, "Sois assez fort pour être toimême." Un message philosophique très fort." Ce message, c'est celui du dépassement de soi et du rêve. Deux des éléments qui rythment le quotidien d'un athlète. Le dépassement de soi pour aller toujours plus haut, toujours plus loin et se rapprocher des sommets, au tout simplement de son objectif. Lors d'un instant, alors que le temps s'arrête, comme si vous l'aviez volé, ces moments figés feront de vous des héros, pour un instant, pour un jour. Un accomplissement de soi en somme. C'est aussi être son propre héros que de réaliser son rêve. En cette année olympique, avec les Jeux de la Jeunesse à Lillehammer, mais aussi les Jeux d'été de Rio, "Heroes" sera plus que jamais d'actualité. L'heure pour tous les sportifs d'aller au-delà de leurs limites, de toucher leurs rêves du bout des doigts, et, pourquoi pas, de les attraper à pleines mains. L'heure, le temps d'un jour, d'être, eux aussi, des héros. Romain Chardan CODE SPORT MONACO • Edité par SAM EDICOM "Le Roqueville" Bat C - 20 Bd Princesse Charlotte - 98000 MONACO Tél : (+377) 97 97 06 27 - Fax : (+377) 97 97 06 28 - [email protected] • Editeur & Directeur de la publication : Jean-Marc MORENO - [email protected] • Journalistes : Romain CHARDAN - [email protected] & Aurore TEODORO - [email protected] • Comité de rédaction : Sabine TOESCA, Marc TOESCA, Jean-Marc MORENO • Secrétaire de rédaction : Cathy MORENO [email protected] • Publicité : Jean-Marc MORENO [email protected] [email protected] • Graphisme, photogravure & illustrations : Anthony HOUAL • Impression : Groupe Riccobono • Reproduction, même partielle, interdite sans l'autorisation de CODE SPORT MONACO 6 A N O THE R SP IRIT O F L U XU RY ESTATE www.colibri.mc ÈZE - G RAN D E CORN IC HE M ich el Domberg er +33(0 )6 8 0 8 6 2 0 2 9 w w w. p r i n c e s s e - i m m o b i l i e r. c o m LES MOTS DU SPORT "MES SECRETS D'ENTRAÎNEUR" Par Carlo Ancelotti, avec Giogio Ciaschini - Solar Éditions 18,90 euros Il est sans conteste l'un des meilleurs entraîneurs du monde. Vainqueur de la Ligue des Champions comme joueur (à deux reprises), mais aussi comme coach (à trois reprises), Carlo Ancelotti fait partie des hommes les plus respectés dans le football mondial. Après avoir passé plus de deux saisons au Real Madrid, il s'apprête à découvrir l'Allemagne en prenant les commandes du Bayern Munich d'ici quelques mois. Avant cela, il a tout de même eu le temps de signer cet ouvrage dans lequel il évoque les joueurs avec lesquels il a travaillé, mais aussi ses secrets d'entraîneur. Et notamment ses 10 plus belles rencontres. Ce livre est également un guide sur la manière dont il a mené sa carrière de coach et qui permettra à tout un chacun d'en apprendre un peu plus sur sa tactique. "LA GRANDE COURSE" Par Nicolas Vanier, avec la collaboration de Diane Vanier - XO Éditions - 19,90 euros Nicolas Vanier est un homme de défi qui n'a pas peur du froid et de la neige. Car après s'être frotté au grand nord pendant plusieurs années, il a décidé de relever un défi, celui de la Yukon Quest, une course en traîneau, qui va du Canada à l'Alaska. Elle est en réalité le tracé utilisé par les chercheurs d'or d'antan. Il a fallu à Nicolas Vanier trois ans d'entraînement avant de se lancer, il y a un an, le 6 février 2015. Avec quatorze chiens pour tirer son traîneau, le Français réussira finalement à terminer dans les 10 premiers. Dans cet ouvrage qui retrace son parcours au sein de cette course de l'extrême, Nicolas Vanier n'élude rien. Ni ses peurs, ni ses envies d'abandon et surtout pas la relation qui le lie à ses chiens. Un récit à la fois touchant et vivant. "HERVÉ DUBUISSON, Une vie en suspension" Par Stéphanie Augé Éditions Ipanema - 17 euros Cet ouvrage retrace le parcours et la vie de celui qui fut surnommé "Dub" sur les parquets français. Basketteur mythique de l'Hexagone, il est notamment considéré comme le meilleur marqueur de Pro A avec plus de 12 000 points au compteur. Deux fois champion de France avec Le Mans en 1978 et 1979, il termine à huit reprises meilleur marqueur français entre 1980 et 1989. Suite à ces bonnes performances, il a été le premier français à se voir proposer un contrat en NBA. Un précurseur qui a ouvert la voie à d'autres depuis, à l'image de Tony Parker, Nicolas Batum ou Ronny Turiaf. À l'issue de sa carrière de joueur, le natif de Douai se tourne alors vers le métier d'entraîneur. Une carrière qui ne va durer que 5 ans. La faute à un chauffard qui le fauche un soir alors qu'il rentre à moto. Après un long coma et une amnésie, l'ancien basketteur est de nouveau debout suite à un long combat. Dans cet ouvrage, un ensemble de témoignages font revivre la légende de cet homme qui, aujourd'hui encore, vit avec les séquelles du terrible accident dont il a été victime. 8 "LE LIVRE D'OR DU CYCLISME 2015" Par Jean-Luc Gatellier - Solar Éditions 29,99 Weuros Quoi de mieux qu'un coup de rétro sur la saison 2015 avant d'attaquer la nouvelle ? En ce début d'année 2016, nous vous proposons de découvrir cet ouvrage qui revient sur le déroulé complet de la saison passée en cyclisme. Tout est réuni dans ce livre, que ce soit la jeune Pauline Ferrand-Prevot qui s'impose toujours un peu plus comme la nouvelle "reine du cyclisme mondial", ou le jeune Julian Alaphilippe, qui s'est notamment signalé la saison passée avec ses deux deuxièmes places sur Liège-Bastogne-Liège et la Flèche Wallonne. Sans oublier bien entendu les retours sur les grandes courses que sont le Tour de France, le Giro ou la Vuelta. De quoi se remettre à jour en vue de cette nouvelle saison qui commence sans avoir à scruter le web dans les moindres recoins. VOULOIR TOUCHER LES ÉTOILES Par Mike Horn - XO Éditions - 19,90 euros Aventurier de l'extrême, Mike Horn enchaîne les aventures aux quatre coins du monde. Et sur tous types de surfaces. Avec cet ouvrage, il revient sur le pari un peu fou qu'il s'était lancé, embarquant au passage quatre copains avec lui. Ce pari, c'était de gravir quatre 8 000 mètres à la suite dans l'Himalaya, mais sans corde ni oxygène. Fou ! C'est aussi la première fois que cet amateur de sensations fortes se dévoile un peu plus, notamment sur ses motivations, mais aussi sur ceux qui l'inspirent. Un récit fort en émotions qui donne à réfléchir face à la nature. Mike Horn signe d'ailleurs ici son cinquième ouvrage relatant ses expériences. judo de Monaco 22e Tournoi de La Russie l'emporte à nouveau La salle Gaston Médecin a une nouvelle fois accueilli en décembre dernier le tournoi international de judo de Monaco. Pour sa 22e édition, l'évènement de fin d'année du Judo Club de Monaco pouvait s'enorgueillir d'un plateau de grande qualité. Seize équipes étaient présentes, parmi lesquelles une sélection française et une autre de l'Institut National du Judo (INJ), la Russie et la Roumanie mais également quelques clubs comme le RSC Montreuil ou Poissy, ainsi qu'une sélection monégasque. Au cours du tournoi, un hommage a été rendu à Gérard Bertrand, ancien président de la Fédération Monégasque de Judo et du Judo Club de Monaco, décédé l'an dernier, par Eric Bessi, l'actuel président de la FMJ. Si la sélection monégasque, amputée notamment de Yann Siccardi et Cédric Bessi, s'est inclinée au premier tour, les Russes ont une nouvelle fois atteint la finale. Ce sont d'ailleurs eux qui ont remporté le tournoi pour la deuxième fois consécutive. 10 © Romain Chardan et électrique Kart indoor Le kart indoor pour la passe de trois ? Pour la deuxième année consécutive, le kart indoor est revenu à Monaco. Installée au parking des pêcheurs, l'activité lancée par l'ancien pilote Clivio Piccione a une nouvelle fois attiré les foules. Il faut dire qu'entre les clients restés fidèles depuis l'année dernière et les nouveaux venus de cette année, le kart n'a pas désempli de la saison. Seule piste de ce type dans la région (l'autre est à Marseille), ce sont essentiellement des familles et groupes d'adolescents qui y sont venus. Mais aussi quelques groupes d'adultes qui avaient envie de se mesurer les uns aux autres sur ces petits bolides électriques. En course par série de six, de quoi laisser le temps à six machines de se recharger pendant que les six autres roulent, le chrono défile et motive tout ce petit monde à chercher à battre le record établi. Avec une fermeture prévue le 7 février, le kart indoor devrait revenir l'année prochaine au même endroit. 12 © Erika Tanaka 2016 Dakar Loeb-Elena, première accidentée mais réussie Ils étaient la grande attraction du Dakar 2016. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas déçu. Sébastien Loeb et Daniel Elena ont tenu la dragée haute aux habitués du rallye-raid désormais délocalisé en Amérique du Sud. En terminant 9e au classement général, le duo aux 9 titres de champion du monde de rallye a montré qu'il avait de belles heures devant lui sur cette discipline. Ils ont d'ailleurs longtemps fait la course en tête, signant au passage 3 victoires d'étapes. Les choses sont devenues par la suite plus difficiles dès lors que le tracé s'est corsé, avec notamment un spectaculaire accident qui les a vu partir en tonneaux. Tous deux sortis indemnes, ils ont ensuite connu quelques mésaventures, mais ont tout de même signé un top 10 pour leur première participation. De quoi envisager la suite sereinement pour l'ancien gymnaste et son co-pilote monégasque. 14 © Redbull RALLYE RALLYE DE MONTE-CARLO OGIER PASSE LA QUATRIÈME I Sébastien Ogier et son co-pilote Julien Ingrassia ont remporté leur 4e Rallye de Monte-Carlo (1 en IRC, 3 en WRC) et le troisième de façon consécutive. Un temps inquiété par Kris Meeke, le Gapençais a rapidement pris l'ascendant sur ses concurrents. En remportant une nouvelle fois le Monte-Carl', le Français engrange 28 points au classement des pilotes et prend déjà une bonne avance sur les autres en vue du championnat du monde. Par Romain Chardan - Photos : JoLillini/ACM, Redbull, Volkswagen, Hyundai, Citroën. 1617 l fêtait cette année sa 84e édition. Lui, c'est le Rallye de Monte-Carlo, organisé par l'Automobile Club de Monaco (ACM). Évènement immanquable du début d'année en Principauté, il rameute tous les ans foule et amateurs de sport automobile. Des Hautes-Alpes jusque dans les Alpes-Maritimes et au cœur même de Monaco, les aficionados des moteurs et belles carrosseries viennent chaque année peupler les bords de route et le port du Rocher dans l'espoir d'apercevoir ces pilotes de l'extrême, et, pourquoi pas, d'obtenir un autographe ou d'immortaliser l'instant par une photo. Ils étaient d'ailleurs nombreux à attendre à la sortie de la "media zone" du port, stylos et téléphones en main, que le vainqueur de l'édition 2016 pointe le bout de son nez à l'issue de ses obligations auprès des médias. Car cette année encore, du 20 au 24 janvier, il en est un qui a régné presque sans partage sur les pistes souvent dangereuses du rallye d'ouverture de saison. Malgré la concurrence de Kris Meeke, avant l'abandon de celui-ci, le Gapençais n'a jamais paru en mesure de se faire distancer par quiconque, remportant au passage 8 spéciales sur 16. Cela même si le Britannique avait remporté le shakedown... Des débuts festifs Après cette séance de mise au point qui avait eu lieu pour la première fois à Gap, pilotes et bolides sont revenus sur Monaco le temps de faire les présentations. Pour la deuxième année, le promoteur du championnat du monde de WRC organisait le lancement de la saison à Monaco. Dans l'antre de la salle Empire de l'Hôtel de Paris, pilotes et membres des teams s'étaient réunis pour assister aux discours officiels avant de prendre part aux réjouissances. Car plusieurs peoples avaient été invités par les différents teams afin de découvrir les sensations du rallye. On retrouvait donc sur la place du Casino des têtes bien connues, à l'image de Pierre Casiraghi, Jean-Pierre Papin, la joueuse de tennis Caroline Wozniacki ou encore le rugbyman Damien Chouly, dont la carrure dénotait une fois qu'il fut installé en lieu et place du co-pilote. Car le but était bien là. Leur faire prendre place à côté d'un pilote expérimenté, qui, le temps d'un parcours dessiné sur le port Hercule, allait leur montrer de quel bois il se chauffait. Virages rapides, saut d'obstacle, de quoi faire quelques remous dans les estomacs les plus fragiles. Mais toujours avec le sourire, si l'on se fie aux visages des invités une fois sortis de l'habitacle. Les animations terminées, la nuit était tombée lorsque le ballet de départ se mettait en place. Direction Entreveaux pour les premières étapes, en nocturne. Ogier deuxième, mais pas pour longtemps Champion du monde en titre, Sébastien Ogier se devait donc d'ouvrir la voie. Plutôt prudent pour ces premières spéciales de nuit, le Gapençais se classait tout de même premier après l'ES1, mais voyait le Britannique Kris Meeke lui passer devant à l'issue de l'ES2. La bataille était lancée et aurait dû se poursuivre ainsi jusqu'au bout du rallye. D'autant que la bagarre ne semblait pas déplaire à Ogier, qui se réjouissait même de la situation. Dès le lendemain, soit la journée du vendredi, le triple champion du monde en titre a rappelé à tout le monde où se passait l'épreuve. Chez lui. Notamment lors de l'ES5 qui reliait Les Costes à Chaillol. Une spéciale qui était d'ailleurs déjà présente l'an dernier. Mais c'est bien sur cette journée, et particulièrement sur cette étape que le local a repris une avance qui allait petit à petit devenir définitive. La journée, et le rallye, auraient d'ailleurs pu tourner court pour Ogier et Ingrassia, puisque les deux hommes ont touché avec l'arrière de la voiture. Mais il devait être écrit que le Monte-Carl' était pour eux. Leaders du général le vendredi soir, ils allaient ainsi le rester jusqu'au bout. RALLYE Meeke abandonne Cependant, la lutte entre Kris Meeke et Sébastien Ogier semblait bien partie pour continuer jusque dans les derniers kilomètres de ce rallye. Le Britannique, au volant d'une DS3 portée par Abu Dhabi Total World Rallye et préparée par PH Sport (Citroën s'est retiré du championnat du monde cette saison pour préparer sa nouvelle voiture WRC et mieux revenir en 2017), poussait régulièrement son adversaire à rouler fort, et donc à prendre quelques risques. Mais après avoir dû abandonner l'an dernier suite à un accroc dans l'ES8, Meeke devait s'arrêter au cours de l'ES12. Après avoir cassé sa boîte de vitesses, il ne pouvait plus continuer, laissant ainsi Sébastien Ogier sur une autoroute vers la victoire. De son côté, JariMatti Latvala avait connu une sortie de route au cours de l'ES11 et avait heurté un spectateur. Si l'accident fut sans gravité, il pénalisa cependant 1819 RALLYE le pilote Volkswagen puisque ce dernier a écopé d'une suspension avec sursis d'une manche de championnat du monde. Le pilote finlandais a expliqué qu'au moment de l'accident, il ne voyait "plus rien à cause de la fumée du moteur et de la boue sur (mon) pare-brise." Il a d'ailleurs abandonné à la suite de cette spéciale. Tout le contraire du leader du Team Volkswagen. Car après ces évènements, Ogier et Ingrassia se retrouvaient seuls en tête le samedi, et il n'y avait qu'un accident ou un problème mécanique qui auraient pu les priver d'une troisième victoire consécutive. La passe de 4 Les dernières étapes n'allaient pas changer l'inévitable fin qui s'annonçait. Sébastien Ogier revenait ainsi à Monaco en vainqueur, et ce, pour la 3e fois d'affilée, la 4e en tout. Pour clôturer comme il se devait ce rallye, avant la traditionnelle soirée au Sporting, les 10 premiers devaient passer par la place du Palais afin d'y récupérer leurs récompenses. Pour le trio de tête et le vainqueur, l'étape du podium marquait la dernière spéciale de l'épreuve. Ogier et Ingrassia fêtaient ainsi leur nouveau sacre sur le Monte-Carl' sur le toit de leur Polo avant de recevoir des mains du Prince Albert II leur trophée. Après la course, le Gapençais déclarait que s'il ne "devait choisir qu'une victoire, ce serait celle-ci. Alors c'est génial de l'avoir remporté, mais j'espère que ça ne sera pas ma seule victoire de l'année." Lors de sa conférence de presse tenue après la remise des trophées, le pilote Redbull a également précisé que "le Monte-Carlo n'est jamais facile." Il a d'ailleurs regretté que la bataille avec Kris Meek "n'ait pas pu continuer jusqu'au bout, il a juste eu de la malchance." En terminant avec près de deux minutes d'avance sur Andreas Mikkelsen (VW Motorsport) et plus de trois sur Thierry Neuville (Hyundai), Ogier lance de la plus belle des manières son championnat du monde 2016. Et signe par la même occasion sa 33e victoire en WRC. UNE ÉDITION GALÈRE POUR LES DESSI Comme chaque année depuis 1998, Vanessa et Marc Dessi se lancent dans l'aventure du MonteCarlo. Mais à l'image des sorties de route des pilotes professionnels tels que Robert Kubica ou JariMatti Latvala, le duo père et fille monégasque a connu quelques galères sur cette version 2016 du rallye. "On a eu une coupure moteur dans la première nuit, ce qui nous a fait perdre quinze minutes", précise Vanessa. Après un coup de fil au mécano, les Dessi ont pu repartir et finir les deux premières spéciales, mais le lendemain a été tout aussi dur. "On a eu une sortie de route et on a cassé le radiateur. Les spectateurs nous ont aidé à sortir la voiture et on a ensuite pu repartir en super rallye." Cependant, le duo familial a dû se résoudre à ne pas faire le Turini. "J'étais déçue de ne pas faire le Turini, mais l'essentiel est qu'on ait réussi à ramener la voiture (Peugeot 208 R2) entière sur le port." Malgré la déception, Vanessa Dessi l'assure, ils sont "déjà prêts à repartir l'an prochain." 2021 RALLYE HISTORIQUE L'HISTORIQUE POUR LES AMOUREUX D'ANTAN Après le Rallye de Monte-Carlo vient l'Historique, celui qui reprend l'essence de l'épreuve monégasque. Pour sa 19e édition consécutive, plus de 300 équipages étaient en lice*. *Compte tenu de nos dates de bouclage, nous n'avons pu avoir les résultats du Rallye Historique avant notre parution. Par Romain Chardan - Photos : ACM / Jo Lillini et Jean-Marc Follete RALLYE point de ralliement des pilotes) qui allait les mener jusqu'à Monaco, le samedi 30 janvier, après un premier test de régularité. Les étapes suivantes devaient faire voyager les concurrents de Monaco à Valence en passant par Sisteron pour ensuite revenir en Principauté. Et y disputer l'ultime étape nocturne dans l'arrière-pays. Car c'est là l'essence du Rallye Monte-Carlo Historique, à savoir retrouver les origines de ce qu'a été la course, celle qui fêtait cette année sa 84e édition. Back to basics "Le premier Rallye Historique date de 1998", note Gery Mestre, le président de la commission des voitures de collection de l'Automobile Club de Monaco (ACM). Soit l'année même où le Rallye de Monte-Carlo se faisait A près avoir atteint sa majorité l'an dernier, le Rallye de Monte-Carlo Historique célébrait cette année, avec plus de 300 équipages engagés au départ, sa dix-neuvième édition. Au menu, un parcours à nouveau concocté par l'organisation et qui reprenait les grands classiques du rallye d'antan. Notamment avec une des villes de départ, Bad Hombourg, en Allemagne. Au total, elles sont cinq à accueillir les vieilles filles de l'Historique pour le début de leur parcours de concentration (voyage de la ville de départ jusqu'à Saint-André-les-Alpes, sous sa nouvelle formule, remisant l'ancienne au placard, celle-là même qui a été récupérée pour le format historique de l'épreuve. "On a repris les villes de départ parce que ce qui intéressait les gens, c'est ça. C'est très difficile, mais c'est la tradition. Si on regarde bien, aujourd'hui, je pense que c'est le plus ancien rallye existant. C'est le seul de ce type-là et, pour moi, ce qui fait la particularité du Monte-Carl', c'est la concentration. Il y a des rallyes de balade, de régularité, mais des épreuves qui mêlent régularité et concentration, il n'y a que nous. C'est ce qui en fait l'intérêt. Des fois, on se dit que c'est trop dur, trop long... Mais si on enlève la concentration, on va enlever le charme du rallye", explique Gery Mestre. En effet, pour certains concurrents, leur parcours peut totaliser plus de 2 000 kilomètres à effectuer sur une période très courte. Et pour coller à l'histoire de ce rallye qui était originellement né en 1911, parcours et villes de départs sont plus ou moins calqués sur des routes utilisées à l'époque. D'Oslo à Monaco en passant par Glasgow Dans son histoire, le Rallye de Monte-Carlo est parti de 80 villes différentes. En ce qui concerne l'Historique, les points de départ sont, eux, régulièrement les mêmes, comme le précise Christophe Allgeyer, le directeur de course. "Les villes de départ reviennent souvent, sauf pour l'alternance Oslo, Copenhague, etc. Ce sont les villes qui ont fait l'histoire. Barcelone et Reims sont présentes tous les ans. Bad Hombourg, cette 2223 année, ça faisait un moment qu'on n'y avait pas été. Et on a aussi quelques voitures très anciennes qui partent de l'Écosse, mais qui font le Rallye Monte-Carlo Classique, et ne font pas certaines parties. C'est la première année, on espère avoir une quinzaine de voitures." Car au-delà du parcours de concentration, l'Historique comporte différentes parties qui ont une importance capitale quant au classement final des concurrents. "Au-delà de la concentration qui arrive cette année à St-André les Alpes, il y a aussi ce qu'on appelle les zones de régularité. Elles peuvent aller de 15 à 50 km et on donne une moyenne imposée, qui se situe toujours en dessous de 50 km/h. On a des points de contrôle sur cette zone, et, grâce à un système qui traduit l'endroit de la voiture et la vitesse à laquelle elle est passée, on effectue un relevé", précise le directeur de course. Et si les moyennes ne sont pas respectées, les concurrents sont soumis à des points de pénalité. Le rallye dispose de 3 moyennes (haute, intermédiaire et basse) afin que chaque concurrent puisse bien figurer au classement, et ce, quelle que soit sa cylindrée. Ajoutons à cela les étapes de classement et étapes communes et nous avons l'intégralité de ce qui compose les différentes parties de l'Historique. Cette année d'ailleurs, certaines de ces étapes ont jalonné des endroits devenus classiques, comme le col de Félines, lors de ce que l'on pourrait qualifier de "spéciale" reliant Entrevaux et Ubaye. L'Ardèche était également à l'honneur, comme souvent, puisque la région accueille chaque année le passage de ces vieilles voitures. "C'est aussi beau en été qu'en hiver et nous sommes toujours très bien reçus là-bas", note le président de la commission des voitures historiques. Les vieilles filles du rallye Des voitures qui sont d'ailleurs épiées de près, même si une grande liberté est accordée aux participants. L'un des points fondamentaux reste cependant le respect du code de la route. Se déroulant sur des voies de circulation classiques, les pilotes tiennent un carnet d'infractions qu'ils doivent remplir en cas de contrôle par la police ou la gendarmerie. "On peut aussi faire un relevé de vitesse dans certains villages, notamment si la traversée est considérée comme dangereuse", précise Christophe Allgeyer. Et puis il faut bien le dire, voir passer des vieilles voitures à toute allure n'aurait pas grand intérêt, ce que confirme Gery Mestre. "Il faut vraiment qu'on respecte le code de la route parce que 99% des villages qu'on traverse souhaitent nous voir. Certains ferment même les écoles et c'est plus sympathique de voir passer ces voitures à une allure normale que trop vite." Il est vrai que pouvoir observer ces vieux bolides n'est pas donné à tout le monde. En choisissant de n'accepter que des véhicules ayant pris part au rallye entre les années 1955 et 1980, quatre roues motrices et véhicules de groupe B (à la FIA, les groupes B sont des véhicules dits de Grand Tourisme, utilisés pour les rallyes entre les années 1982 et 1987) resteront interdits sur le parcours. Sur ces vieilles routes qui ne sont dorénavant que peu utilisées, le public peut donc attendre le passage d'une Renault 5 Alpine, d'une Opel Kadett ou encore de la 504 Peugeot et d'une Alfa Romeo Alfetta. De quoi s'assurer un voyage dans le temps pour les badauds présents au bord des routes. Car il n'est pas rare de voir, malgré le froid et la neige qui accompagnent certains passages, toute une troupe d'amoureux ou de curieux attendre le passage de la caravane de l'Historique. Courageux, comme les pilotes qui s'élancent depuis Oslo ou le nord du Royaume-Uni dans des voitures trop vieilles pour avoir le chauffage. RALLYE secondes." D'autant que ceux-là ne prennent en général pas ou peu de points de pénalité. Mais le Rallye Monte-Carlo Historique est avant tout une réunion de passionnés de l'automobile et d'amoureux de cette épreuve. Peugeot, par exemple, monte un team chaque année où toutes leurs voitures de collection participent à l'épreuve, avec leur PDG, Carlos Tavares, qui cette année était engagé sur une Peugeot 504. Le rallye se court aussi parfois en famille ou entre amis, comme le Monégasque Daniel Elena qui pilote aux côtés de son copain d'enfance, Olivier Campana, cette année sur une Golf GTI de 1979. Et tout ce petit monde se retrouve généralement lors de la dernière soirée, non sans en avoir passé par l'ultime étape qui se déroule en nocturne. "C'est une tradition, c'est la nuit du Turini. Les départs se font toutes les 30 secondes, alors que sur les autres étapes, c'est de minute en minute. 10 % ne la font pas parce qu'ils sont trop fatigués. Des fois, certains prennent le départ, mais ne vont pas au bout et filent à l'hôtel. Sauf que nous, on les cherche et les hôtels ne nous renseignent pas forcément", nous glisse le directeur de course, amusé. Mais la vraie clôture de l'Historique, c'est la soirée de gala de remise des prix qui prend place à la salle des Étoiles. Un moment où les concurrents découvrent un film rétrospectif de l'édition et profitent du repas et du bar lors de la soirée dansante qui suit. Histoire de finir en beauté. Une course de passionnés "C'est un grand plaisir d'organiser ça parce que les gens qui le font sont des passionnés. Il y en a qui l'ont fait quinze fois et pour certains, c'est la fête de l'année. D'autant qu'arrivés ici, on leur offre des prestations qu'on est les seuls à pouvoir offrir. La fête qu'on fait après, pour eux, c'est important. Certaines personnes économisent toute l'année pour pouvoir faire le rallye", note Gery Mestre. Et parmi ces amoureux du volant, on peut noter la présence de réels professionnels du pilotage, puisque, comme l'explique le président de la commission des voitures de collection, "les 20 premiers sont des pros, des gens qui font ça toute l'année. Ils ont fait 3 500 km et ils se tiennent sur 30 2425 MICHEL BOÉRI L'AUTOMOBILE CLUB SELON MICHEL BOÉRI L'Automobile Club de Monaco est sans conteste l'une des plus vieilles institutions sportives de la Principauté. Le président, Me Michel Boéri, revient sur cette entité, sa mission, ses valeurs et son avenir. Par Romain Chardan - Photos : ACM P résident depuis 1972, Me Michel Boéri affiche la plus grande longévité à ce poste au sein de l'ACM Connaissant son club sur le bout des doigts, il rend notamment un bel hommage aux bénévoles. Que représente l’Automobile Club de Monaco, selon vous ? Statutairement, une association à but non lucratif, en charge d’organiser le sport automobile en Principauté et de favoriser les relations entre automobilistes. Pratiquement, la gestion du Grand Prix F1, du Grand Prix Historique, du Monaco ePrix, du Rallye Monte-Carlo WRC, du Rallye Monte-Carlo Historique, du Rallye des Energies Nouvelles, de la formation de plus de 600 commissaires de piste et de route, d’un corps de 200 commissaires de sécurité, utilisé localement ou en appui des forces de police ou de gendarmerie, hors territoire monégasque. Il s’y ajoute la gestion d’un restaurant privé réservé aux membres, d’une boutique de produits siglés ACM en partenariat avec Mc Gregor, d’une agence de publicité ACM Sport et Marketing, des services dédiés aux 5 500 membres que rassemble le Club. Enfin, une mission à caractère économique liée au chiffre d’affaires généré par les épreuves automobiles, autant que les retombées médiatiques touchant des centaines de millions de téléspectateurs ou par tout autre média. Comment l’Automobile Club de Monaco a t-il évolué depuis que vous en êtes le président ? Tout à fait normalement, avec une montée en puissance nécessaire pour assurer ses missions et coller à l’évolution des différentes époques, en essayant, de plus, d’être en situation favorable vis-à-vis de la concurrence internationale. AUTOMOBILE Vous êtes le président de l’ACM qui facture la plus grande longévité. Comment l’expliquez-vous ? Dieu seul pourrait vous répondre ! Quels ont été les grands moments de l’Automobile Club de Monaco ? Peu après mon élection, en 1972, la réalisation en quelques neuf mois de la nouvelle route de la piscine qui a permis, en outre, de désenclaver l’accès au nouveau Fontvieille. Je peux aussi ajouter le doublement de la darse Sud qui jouxte le boulevard Albert 1er et, d’une manière générale, la longue marche qui a permis d’aboutir au circuit actuel et aux mesures de sécurité citées en exemple au plan international. J’y inclurai la création de l’Ecole du Corps des Commissaires qui, elle aussi, est une référence. Le siège actuel de l’ACM a été inauguré en 1958 et sa surface a quintuplé depuis. En quoi était-ce nécessaire ? Si la surface en locaux du Club n’avait pas évolué depuis 1890, date de sa fondation, 1911 et 1929 dates des principales épreuves automobiles et depuis 1958, il y aurait de quoi s’alarmer ! Aujourd’hui, nous manquons de mètres carrés de bureau, compte tenu du volume de nos manifestations et de la nécessité d’engager et d’installer nombre de spécialistes ou de techniciens indispensables à une organisation moderne et efficace. Quels sont les services que vous proposez aux membres ? Ce n’est pas en termes de services que raisonnent les membres de l’ACM. Les uns démontrent un attachement traditionnel et d’autres sont assez fiers de la renommée internationale qui a été acquise au fil des ans. Plus prosaïquement, et pour rester pratique, il est proposé un accès au restaurant privé, une revue semestrielle, des réductions intéressantes sur les places de grand prix et sur les prix des articles en vente à la boutique. Comment devient-on membre du Club ? Rien de mystérieux : sur simple demande d’adhésion à remplir par celles ou ceux qui désirent le devenir, et, après examen, l’avis favorable du bureau directeur. Ensuite, par un chèque libellé à l’ordre de l’ACM correspondant aux droits d’entrée et à la cotisation annuelle. Qu’est-ce que cela vous apporte ? A moi, personnellement : rien au plan matériel, mais tellement, en vivant au quotidien l’aventure d’un collectif d’amis rodés, sérieux, mais toujours novateurs et aimant la vie. En tant que 17ème président, que pensez-vous avoir apporté à l’Automobile Club ? Un bilan s’établit au dernier mandat électif de chaque Président. Je suis encore aux commandes, mais, je vous rassure, un jour, je ne manquerai pas de partir. Ce sera, alors, l’heure du bilan. Qui a été, pour vous, le président qui a le plus apporté au club et pourquoi ? Je ne suis pas fanatique des concours du plus beau bébé. Alors, joker ! Il ne faut pas focaliser que sur l’action des présidents. Souvent, c’est à l’extérieur du Club, que se manifestent des soutiens exceptionnels. Par exemple, lors de la planification du 1er Grand Prix Automobile de Monaco, rien n’aurait pu se matérialiser sans l’appui financier de la S.B.M., à travers le soutien, sans faille, de l’un de ses administrateurs, Monsieur René Léon. En quoi le sport auto est-il différent aujourd’hui de ce qu’il était à vos débuts en tant que président ? Techniquement, c’est le rapport d’une mécanique de 1972 à nos jours qui peut définir l’évolution technique et règlementaire des épreuves automobiles. Le sport automobile d’aujourd’hui est, bien évidemment, beaucoup plus technique qu’il ne l’était dans les années 70. Cela implique une partie réglementaire qui devient très lourde à gérer. L’aspect amateur s’efface devant la rigueur du professionnalisme. En revanche, le côté humain n’a pas tellement changé, passion de la course, passion de l’organisation, dévouement à travers le bénévolat. Le sport auto a t-il perdu de son charme ou, au contraire, attire-t-il plus de monde qu’auparavant ? La télévision a élargi considérablement le choix des spectacles sportifs proposés aux téléspectateurs et au public. Ce qui compte, ce n’est pas tant le chiffre global des afficionados de tel ou tel sport, mais plutôt, l’aura que dégage chaque épreuve inscrite dans tel ou tel championnat ou autre manifestation mondiale. Pour parler boutique, le Grand Prix F1 et le Rallye Monte-Carlo 2627 figurent parmi les "happy few" qui ont les faveurs et la reconnaissance du savoir-faire, par un public largement mondialisé. C’est du moins ce que démontrent toutes les études statistiques ou marketing qui sont réalisées par des organismes internationaux spécialisés. Quelle est l’importance des bénévoles pour l’ACM , les courses pourraient-elles avoir lieu sans eux ? La réponse est simple. Sans bénévoles, il n’y a plus d’organisation possible. Imaginez, pour l’ensemble des épreuves, que l’on soit obligé, pour autant qu’on les trouve, de salarier en chiffres cumulés annuellement, environ 2 000 bénévoles. Les permanents, par comparaison, sont au nombre de soixante, toutes activités confondues. Chacun peut imaginer la charge salariale que les bénévoles représenteraient dans le budget d’organisation sportive de l’ACM Ce serait signer la fin de nos activités. Plus prosaïquement, l’inquiétude est qu’il devient de plus en plus difficile d’assurer les relèves des bénévoles qui nous quittent. C’est un défi majeur pour l’avenir. L’évolution des mentalités n’y est pas étrangère Quels sont les projets de l’ACM pour les années à venir ? Cette année même, l’installation d’une nouvelle direction course faite pour durer vingt ans. Dans un délai rapproché, l’achat par le gouvernement princier du terre-plein de la Brasca dont l’ACM est locataire. Enfin, l’adéquation des travaux d’aménagement de la ville avec les impératifs du Grand Prix. Il s’y ajoute bien sûr, la volonté d’être à la pointe de l’innovation sportive en liaison avec les nouvelles techniques de propulsion. Enfin, la recherche de solutions nouvelles pour améliorer la sécurité du public, des pilotes, des bénévoles. Le long terme appelle, sans aucun doute, à la prudence et à une réflexion permanente. Agir aujourd’hui doit aller de pair avec ce qui se fera demain. Quelle est la chose qui vous a le plus marqué dans vos 44 ans de présidence ? Très clairement, je ne les ai pas vu passer, mais je réalise que c’est un privilège extraordinaire que d’avoir servi ce club aussi longtemps. C’est, de même, une très grande chance que d’avoir été entouré de compagnons extraordinaires, aussi compétents que dévoués à l’ACM Si ceux qui nous succèderont un jour partagent le même esprit, alors le clap final de l’ACM n’est pas prêt de retentir ! YACH T CLU B DE MO N ACO SEA, RACE & FUN Le Yacht Club de Monaco a accueilli la finale du tout premier circuit de 2K Team Racing, des régates en équipes organisées aux quatre coins du Vieux Continent et qui réunissait les meilleures équipes européennes. Par Aurore Teodoro – Photos : Franck Terlin et Aurore Teodoro VOILE L e team race, en Principauté on connaît ! Chaque année depuis six ans, l'Optimist Team Race anime le début d'année des jeunes régatiers du Yacht Club. Et les plus grands ne sont pas en reste, puisqu'en 2013, le 2K Team Racing a fait de Monaco un de ses ports d'escale. Mais cette année, l'événement a pris une toute autre dimension. "Pour la première fois, nous avons organisé une tournée internationale, une série spéciale d'événements", explique l'umpire (arbitre) britannique Bruce Hebbert, à l'origine de ces rendez-vous. Une première pour cette discipline née dans le nord de l'Europe. "Tout a commencé aux Pays-Bas, qui organisent des régates de ce style depuis quelques années. Il y a cinq ans, on m'a demandé de coacher l'équipe hollandaise. J'ai vu ce qu'ils faisaient et j'ai trouvé cela fantastique !", se rappelle l'umpire international. Du coup, ce passionné de yachting a ramené avec lui le concept en Angleterre. "Les Anglais étaient très enthousiastes. Ensuite nous avons eu des Italiens, qui ont pensé que c'était magique. Alors je suis allé en Italie pour un séminaire de 40 personnes et maintenant, nous y avons quatre événements. Le président de notre association - la 2K Team Racing International Association - vient d'ailleurs du Yacht Club de Costa Smeralda", souligne Bruce. Puis le reste de l'Europe s'y est progressivement mis. "Nous avons commencé par organiser un événement à Rome. Quelques mois plus tard, j'étais ici pour l'Optimist (Team Race), et j'ai proposé que nous organisions un événement à Monaco". Désormais, des 2K Team Racing sont organisés aux quatre coins du monde : France, Grèce, Turquie, Chine… Et cette année, un circuit de cinq étapes a emmené les six meilleures équipes de l'an dernier, des Canaries en Turquie, en passant par l'Italie, avec comme point d'orgue, Monaco. 2829 L'équipage monégasque lors du 2K Team Racing (voir leurs réactions pages 32-33). 2+8=1 Le principe ? Il est simple ! Deux yachts, huit membres d'équipage, mais une seule et même équipe qui affronte, sur un parcours balisé de 200 mètres, un équipage de même composition. Avec un seul objectif en tête : ne pas arriver le dernier. "Si vous arrivez 4e, vous perdez la course. Si vous êtes 2e et 4e, vous perdez. Si vous êtes 1er et 4e, vous perdez aussi", précise Bruce Hebbert. Un concept bien particulier pour des régatiers habitués à tracer leur route sans regarder derrière eux pour franchir en premier la ligne d'arrivée. "Le deux par deux est la formule ultime, car l'on ne peut gagner que si on travaille en équipe". Pendant ces courses d'une dizaine de minutes, il y a "beaucoup d'action" et la stratégie en est le maître-mot. Sur l'eau, pas de radio. "Ils peuvent communiquer, mais seulement par la voix", rappelle Bruce. "Mais les bonnes équipes ont déjà établi leur communication la semaine dernière, à terre. Ils s'assoient et se disent "que fait-on lorsque ceci se passe ?" Car pour s'assurer de la victoire, chaque embarcation doit savoir réagir. Et l'équipe dont l'un des bateaux est quatrième doit "attaquer" le bateau en troisième et tenter de le bloquer. "Si vous y parvenez, votre coéquipier peut s'échapper. Mais après cela, la personne qui est en premier voudra vous attaquer. Et cela se répète encore et encore". D'ailleurs, sur l'eau, on se pourchasse, on s'évite, on fait demi-tour... Un véritable ballet Bruce Hebbert, umpire international. de quillards s'opère. "Si la majorité des régates classiques sont déjà jouées à la première bouée, la plupart de ces courses ne sont pas finies avant les dix derniers mètres. Elles ne finissent jamais". Du fun, rien que du fun A Monaco, cet hiver, l'enjeu était d’autant plus important qu’en sa qualité de finale du circuit, la régate recevait un bonus de 25 %. "Nous avons un système de points dépendant la taille de l'événement. Monaco est le plus grand événement", souligne Bruce Hebbert. A cela s'ajoute d'ailleurs un autre système de bonus, basé sur la composition de l'équipage. Car le 2K Team Racing mise sur l'égalité des genres." La majeure partie des régates sont généralement dominées par les hommes. Un VOILE de nos grands objectifs est d’ouvrir la voile à tous. Si vous naviguez 50/50, vous avez un bonus de 15%. Les équipages peuvent également naviguer à 3/5, mais un 6/2 ne serait pas éligible" explique le tour director. "Cela veut dire aussi que nos fêtes sont beaucoup plus divertissantes !" Car la règle absolue, et Bruce insiste sur ce point, c’est que ce rendez-vous doit être "fun". "Tout tourne autour du plaisir, et du plaisir pour tous". D’ailleurs, depuis sa création, le 2K Team Racing n’a eu de cesse d’évoluer en ce sens. "Nous avons des principes de base venant des Hollandais, que nous avons rapidement modifiés, en constante consultation avec les régatiers", explique Bruce Hebbert. "Nous avons fait évolué le jeu pour le rendre plus simple et plus amusant et excitant pour tous. Pour cela, on s'est débarrassé de la plupart des règles absurdes, des choses que l'on ne peut pas faire. Par exemple, dans les régates classiques, il n'est pas autorisé de mettre la main sur le hauban. Pourquoi ? Si vous tombez à l'eau, c'est votre problème ! Vous gagnez en étant un bon marin, non parce que vous n'avez pas enfreint une règle idiote." Rendez-vous en décembre Et du "fun", on en retrouve aussi dans la formule de ces évènements, qui se veut aussi sans prise de tête. "Vous venez et vous avez trois jours de belles courses de voile. Et le dimanche soir, vous reprenez l'avion pour être au travail le lundi matin. C'est le package qu'on essaie de proposer, un peu comme pour le ski. La majeure partie des gens qui le font ne veulent pas de la responsabilité de posséder un yacht. Généralement, ils aiment le fait de naviguer". Sans compter que cela permet de s'exercer sur les différents modèles de bateaux, mis à disposition dans chacun des clubs organisateurs : Ideal 18, Platu 25, Comet 21, Beneteau 7,5 et autres J/70... et de voir du pays ! L'an prochain, le concept s'exportera toujours plus loin. Des dates sont d'ores et déjà annoncées en Espagne, Croatie, Turquie, Italie... L'année a bien commencé avec la 3e édition du T2K Team du nouvel an à Qingdao (Chine). "Pour la première fois, nous allons aller en Pologne dans un endroit dont je ne peux pas prononcer le nom (Swinoujscie). Je dirigerais sûrement un événement à Los Angeles en avril également", annonce fièrement Bruce. Sans oublier, bien sûr, la Principauté, qui sera une nouvelle fois l'ultime rendez-vous de l'année. Des amateurs ? 3031 2 K TEA M RAC IN G CE QU'ILS EN PENSENT ! En tant que club organisateur de la finale du tout premier circuit de 2K Team Racing, le Yacht Club de Monaco bénéficiait d'une "Wild Card". Huit régatiers monégasques engagés pour la toute première fois dans un tel format de course se sont mesurés aux grands clubs européens. Irina Travadel Alexander Ehlen Pour Irina, "c'était très ludique. On a eu tous les temps. Le premier jour, petit vent et grand soleil. Le deuxième, beaucoup de pluie, avec un peu plus de vent et de vagues. Et pas de vagues du tout le troisième jour. Les règles sont différentes par rapport à une régate classique, on a dû apprendre cela. La prochaine fois, on fera mieux, mais c'était très rigolo. Le challenge, c'était d'essayer de rentrer dans le jeu, pas forcément de gagner. Personnellement, je l'ai pris comme un entraînement, complémentaire aux régates classiques que l'on fait d'habitude. Et, pour des débuts, ce n'était pas trop mal" confie la régatière, qui avoue également avoir apprécié le format de cette course mettant l'égalité des genres. "C'était très sympathique de naviguer avec plus de présence féminine. Un de mes objectifs est d'organiser un équipage exclusivement féminin sur les régates classiques". S'il navigue depuis ses huit ans, Alexander, 14 ans, faisait là ses débuts dans le team racing. Passionné de catamaran, ce jeune régatier a déjà participé à quatre championnats de France sur ces bateaux, mais voulait "faire une régate en J/70 et voir ce que c'était que le team racing. C'est beaucoup plus stratégique, car il y a plus de manœuvres. On doit beaucoup plus prendre en compte ses adversaires et penser en avance. Dans la course normale, on n'a pas l'habitude de s'arrêter pour attendre une autre personne et essayer de l'aider". En charge de la grande voile, Alexander confiait que "cela reste les mêmes manœuvres, mais il y en a beaucoup plus que pour une régate normale". Une expérience concluante, puisque si l'opportunité se représente, il participera bien volontiers à ce format de course. Orana Larthomas "J'ai trouvé cela super ! Cela m'a appris beaucoup de choses, notamment à gérer les situations, et c'était sympa. C'est la première compétition que je fais sur ce genre de bateau", explique Orana, qui faisait ses premiers pas sur un J/70 et en team racing. En charge du lever de drapeau en cas de réclamation, la jeune fille confie quelques difficultés de coordination au tout début, mais "ça a été de mieux en mieux, on était de plus en plus détendus, et du coup, on s'est amusé, on a testé de nouvelles choses. Moi par exemple, j'allais un peu plus en avant pour équilibrer le bateau". Et l'apprentie régatière avoue avoir aimé ce "travail en équipe. C'est une bonne idée, le fait que des nationalités différentes se rencontrent. Il y avait une bonne ambiance. On s'ouvre aux autres et c'est bien". Leonardo Magni Très enthousiaste sur cette première participation, Leonardo ne tarit pas d'éloge sur le 2K Team Racing. "C'est un format de compétition extrêmement intéressant, très grisant. Non seulement, il faut être un très bon régatier, mais les règles sont différentes. Cela dépasse vraiment la régate." Ce qui implique une série de stratégies, une série de manœuvres sur voile. Même aller à contre-sens, ce qui ne se fait jamais, cela implique de faire marche arrière, de revenir, de bloquer les autres. Il y a énormément d'entraînement à suivre pour comprendre le format et les différentes manœuvres que nous pouvons exécuter sur l'eau, mais je pense que c'est quasiment le summum. Quand on sait manier un bateau comme le font les équipes qui ont gagné, on est les maîtres de la mer, les maîtres du vent". VOILE Lorenzo Malivindi Habitué aux régates classiques sur J/70, ce jeune marin de 18 ans navigue depuis 13 ans. S'il avait déjà fait du team race sur des Optimists, le format deux bateaux pour une équipe, c'était un peu son baptême du feu. "C'est très intéressant car elles sont très techniques. D'habitude, nous sommes sur des séries plus longues et les règles sont complétement différentes. Là, c'est plus difficile car c'est vraiment plus petit. Si on fait une erreur, on n'a pas le temps de corriger", explique le marin. "C'était intéressant et une belle expérience car c'est nouveau, tu peux apprendre beaucoup de cela. Tu apprends vraiment la tactique. Je pense que si on est fort dans ces régates-là, on peut être fort également dans les régates classiques. J'ai appris beaucoup de choses". Fabrice Papazian Régatier depuis toujours, Fabrice voit tout l'intérêt de cette formule qui "développe le travail d'équipe et l'entraide entre les équipages. Cela demande beaucoup de maîtrise du bateau, de synchronisme. Et c'est amusant parce on n'arrête pas de faire des petits matches. Tant que la course n'est pas finie, elle n'est pas perdue". Membre de l'équipe formée pour l'occasion, il souligne quelques difficultés "face à des équipes très entraînées. Si on n'a pas le niveau, on n'a pas l'opportunité de jouer et je pense qu'on en n'a vu qu'une toute petite partie. Cela demande un entraînement spécifique et j'espère qu'il y aura des jeunes qui vont s'y intéresser pour faire un équipage pour les saisons futures. D'autant qu'il y a une très bonne ambiance, ce sont des jeunes de tous les pays d'Europe". Giovanni Casanova Si Giovanni n'a commencé la voile que l'an dernier et la compétition cette année, ce passionné essaie de participer à "toutes les occasions". Ce format de courses en équipe, il le découvrait et ne cache pas son engouement. "Ce qui est incroyable dans le 2K, c'est que c'est une course très technique. Il faut connaître toutes les règles. C'est très intéressant parce que cela vous responsabilise envers un autre bateau. C'est un tout autre style de régates, très compétitif. On a commencé à comprendre la technique, comment prendre le départ, comment bloquer les autres pour que l'autre équipier soit avec vous, parce que sinon cela ne sert à rien de gagner. Pour les équipes qui participent au 2K tour, cela équivaut à un petit championnat privé et ces sept équipes savent très bien ce qu'elles font. Pour nous, c'était très difficile cette année, mais on espère qu'on fera mieux l'année prochaine". Ayda Unver Manager de la section compétition au sein du Yacht Club, Ayda navigue depuis ses dix ans, et ce, sur tous types de bateaux. Et elle s'est régalée lors de cette régate. "En tant que club organisateur, nous étions invités par le 2K, ce qui était super pour nous." Consciente du niveau des équipages concurrents, "c'est la phase finale du circuit, la plus difficile", elle explique que son objectif et celui de son équipe était avant tout "d'apprendre et de s'améliorer." Barreur sur l'un des deux bateaux, Ayda souligne "l'importance de penser en avance." Aujourd'hui la régatière envisage de participer à d'autres courses en équipe. "Nous prévoyons de rejoindre des évènements en 2016." 3233 BERNARD D'ALESSANDRI "LE YACHT CLUB C'EST L'ART DE VIVRE LA MER" Pour Bernard D'Alessandri, le Yacht Club se doit d'être un animateur sportif ainsi qu'un vecteur de communication pour la Principauté. Directeur général depuis 1990, il occupe également les fonctions de secrétaire général depuis le début des années 2000. Par Romain Chardan - Photos : Stefano Gattini et Franck Terlin. N é sous l'impulsion du Prince Rainier-III, le Yacht Club de Monaco a pris forme en 1953. Présent depuis la fin des années 1970, où il y a commencé comme moniteur de voile, Bernard D'Alessandri revient sur cette entité et nous en dévoile quelques secrets. Comme l'ouverture prochaine d'une section kitesurf. sont proposées aux jeunes et moins jeunes, qu'elles soient nautiques, sociales ou culturelles, comme les conférences maritimes. Ça permet aussi de faire vivre et renforcer encore notre rôle d'animateur du port et d'animateur nautique de la Principauté. Ce n'est pas comparable avec l'ancien. Ce nouveau bâtiment offre une très belle plateforme pour l’organisation de nouvelles épreuves nautiques mais aussi pour la formation. Comment les activités du YCM ont évolué pour qu'il devienne ce qu'il est aujourd'hui ? Comment les nouveaux membres sont-ils sélectionnés ? Au départ, il y avait la voile, le motonautisme, la pêche au thon, qui jouait un rôle très important, et le ski nautique, ainsi que la plongée. Les choses ont évolué. La plongée à cette époquelà, c'était la découverte. Aujourd'hui, on a deux clubs de plongée qui fonctionnent bien en Principauté. Pour la pêche, on connaît les difficultés liées au repeuplement des thons et les engagements qu'a pris notre souverain, donc c'est une activité qui est en sommeil. Le motonautisme, on le fait vivre à travers différentes activités, surtout en été. Et on travaille sur une épreuve de bateaux à propulsion solaire. Cela fait 18 mois que vous êtes dans vos nouveaux locaux. Qu'est-ce que le nouveau bâtiment vous a apporté ? C'est énorme ce qu'il apporte. D'abord il nous a positionné au niveau mondial dans le monde des Yacht Clubs comme un bâtiment remarquable sur le plan architectural et il nous a permis de développer nos activités. C'est un lieu de vie pour les Yachtmen. On commence le matin par des séances de gymnastique ou d’aquabike encadrées par des coaches, puis tout au long de la journée des activités qui Les dossiers sont examinés deux fois par an par une commission. Le candidat doit être parrainé par deux membres du club. Parmi les critères pris en compte : avoir la passion du yachting, être armateur et le palmarès. Je vous avoue que la participation sportive est un critère de sélection important. Certains membres n'ont pas de bateau mais en ont loué pour faire des croisières, comme l'un d'eux l'a fait récemment pour aller dans le grand nord par exemple. Le Yacht Club de Monaco doit demeurer un Club exclusif. On refuse de plus en plus de monde, c'est difficile à gérer. On garde un numerus clausus assez restreint d'environ 2 000 membres et l'on souhaite enrichir le club avec des nouveaux adhérents qui apportent quelque chose au yachting ou au club en général. Être membre du Yacht Club de Monaco, c'est une reconnaissance. VOILE Il y a ce fameux cocktail bleu lors de l'intronisation des nouveaux membres. Peut-on en savoir plus sur ce qu'il contient ? C'est une des deux épreuves de l'admission. Mais c'est impossible de vous en dévoiler plus. Cela reste tout de même une épreuve. Tout comme la cravate, puisque le nœud représente le matelotage dans le yachting, mais aussi le style et l'élégance. L’occasion pour moi de rappeler la philosophie du Yacht Club, qui est l'art de vivre la mer. Pourquoi avoir lancé la section sportive dans les années 80 ? Il y avait l'école de voile depuis les années 70. On voulait essayer d'embrasser le maximum d'activités nautiques, qui vont de la formation, puisqu'on accueille les jeunes dès 7 ans et qu'on reçoit des scolaires toute la semaine, mais aussi permettre la formation des adultes. Et en même temps, avoir une équipe de compétition qui représente le club un peu partout dans le monde. J'insiste toujours un peu sur cet équilibre entre la partie sportive et la partie sociale. Je pense que les deux ont un vrai rôle à jouer. La formation semble être une chose importante pour le Yacht Club ? Depuis toujours. Les Princes ont toujours été très concernés par ce sujet. De manière générale, je crois que Monaco fait de gros efforts pour l'éducation. On peut le voir avec l'Éducation nationale, où il y a de très bons résultats. Et d'une manière générale, Monaco s'est rajeuni grâce à ces efforts qui ont été faits sur la jeunesse et cela permet à des familles ayant des enfants ou adolescents de vivre à Monaco. Il y a une structure éducative assez performante. Le sport embraye le pas et fait des propositions pour ces jeunes-là. Dans ce même esprit, le Yacht Club de Monaco vient de lancer "La Belle Classe Academy", un centre de formation dédié aux professionnels du Yachting. Quel a été l'impact de l'arrivée de Tuiga dans la flotte du Yacht Club de Monaco ? 3435 Je crois que cela a été un moment important dans la vie du club. C’est S.A.S. le Prince A lbert II qui a pris la décision d’en faire l’acquisition en 1995. Ce côtre aurique de 1909 fait la synthèse à la fois de l'image conservatrice de Monaco, mais aussi sa vocation dynamique et sportive. C'était peut-être la première action significative de l'évolution sportive du Yacht Club de Monaco. Même si avant ça il y a eu Monaco-New York en 1985. Y-a-t-il une chose dont vous auriez envie pour le Yacht Club de Monaco ? Monaco est au bord de mer. Peut-être que quelques fois on ne le met pas assez en évidence. Au même titre que le Musée Océanographique, le Yacht Club de Monaco pourrait être l'image maritime de la Principauté. On ne se rend pas assez compte, parce qu'on y est sans doute habitué, mais pour un Parisien ou un Londonien, Monaco est au bord de la mer. Donc se rapprocher et être encore plus l'élément de lien entre la Méditerranée, la ville et l'image de cette cité balnéaire. RÉCOMPENSES LE YACHT CLUB REMET SES AWARDS Le Yacht Club de Monaco a récompensé ses meilleurs régatiers à l'occasion de son cocktail d'hiver. Si plusieurs jeunes ont été honorés par les Yacht Club Youth Awards, c'est le Russe Vladimir Prosikhin qui a reçu le YCM Awards 2015 - Trophée Crédit Suisse devenant ainsi le meilleur régatier de l'année 2015. Par Romain Chardan - Photos : Franck Terlin, Pedro Martinez et Tim B. Frank. VOILE L e sportif est une part importante de la vie du Yacht Club de Monaco. Et comme toute entité, le YCM organise chaque année une remise de récompenses afin de célébrer ses membres les plus actifs et les plus performants de la saison. C'est d'ailleurs à l'occasion du cocktail d'hiver que les meilleurs régatiers se sont vu remettre leurs récompenses. Mais avant cela, il y avait la traditionnelle cérémonie d'intronisation des nouveaux membres. Accueillis par le Prince A lbert II, ils ont dû en passer par deux tests avant de pouvoir faire officiellement partie du Yacht Club de Monaco, à savoir le nœud de cravate, mais aussi le fameux cocktail bleu qui est remis à tout nouvel arrivant. Impossible cependant de savoir ce qu'il y a dedans, le secret étant bien gardé (voir interview de Bernard D'Alessandri p. 34-35). Nocher. A 21 ans tout juste, le jeune homme affiche déjà un palmarès plus que conséquent en kitesurf. Accrochés à son tableau de chasse, on peut notamment retrouver plusieurs titres de champion du monde, de France ou d'Europe, et ce, dans différents types de compétition de kitesurf. Le protégé du Yacht Club de Monaco a déjà dans un coin de sa tête les Jeux Olympiques 2020, édition qui verra sa discipline devenir olympique. Mais avant cela, il va s'atteler dans les prochaines semaines à battre le record de la traversée "Continent-Corse". L'idée sera donc de réussir ce périple nautique en moins de 5 heures, car le précédent record a été établi en 2009 en 5 h 19. C'est aux alentours des mois de mars ou avril que le jeune garçon devrait tenter cette nouvelle aventure. Les jeunes d'abord Après avoir remis leurs récompenses aux jeunes pousses du Yacht Club, le Prince Albert II a continué le cérémonial avec les adultes. L'année ayant été très bien remplie pour les sociétaires courant sous les couleurs du YCM, treize membres faisaient partie des nominés. Pour élire le lauréat, l'ensemble des membres avaient été appelés à voter. Et à ce petit jeu, c'est le Russe et résident monégasque Valdimir Prosikhin qui l'a emporté. Participant régulièrement aux Monaco Les nouveaux membres intronisés, il était donc temps pour l'assemblée de se regrouper afin d'assister à la remise des récompenses. Et pour commencer, il fallait regarder du côté de la jeune garde de régatiers avec les YCM Youth Awards. Dans la catégorie Optimist, c'est le jeune Semen Maltcev qui a été récompensé, tandis que Juan Calasone l'a emporté du côté des Laser. Un prix spécial a ensuite été remis à Maxime Place aux grands 3637 Sportsboat Winter Series, dans lesquelles il navigue en Melges 20, il s'est surtout distingué la saison dernière en glanant le titre de champion du monde en RC44 (voilier monotype de type quillard de régate d'un peu moins de 44 pieds). Il a donc reçu des mains du souverain le titre de "régatier du YCM de l'année 2015", succédant ainsi à Roberto Tomasini Grinover. Une récompense d'autant plus méritée quand on s'attarde sur le palmarès 2015 de ses concurrents. Parmi eux, Roberto Tamburelli, qui a notamment remporté le championnat international de Smeralda 888 ou encore Jacopo Carrain, président de la classe des J/70 et qui en a dominé le championnat monégasque. L'on peut également citer Guido Miani, qui, entre octobre 2014 et mars 2015 a pris le meilleur sur ses concurrents lors de la saison de Monaco Sportsboat Winter Series. Il a également terminé premier Européen lors du dernier mondial en Melges 20. Par ailleurs, Tuiga, le vaisseau-amiral du Yacht Club de Monaco, s'est signalé par sa première victoire sur le circuit méditerranéen des quinze mètres. Pierre Casiraghi, vice-président du YCM mais, aussi l'un des deux barreurs du navire avec Bernard D'Alessandri, a également pris part fin décembre à la 71e édition de la Rolex Sydney-Hobart Yacht Race en faisant partie de l'équipage de Giovanni Soldini. Leur navire, le VOR70 Maserati, a franchi la ligne d'arrivée en 4e position, soit une très belle performance lorsque l'on sait que sur les 108 équipages engagés, plus d'une trentaine a dû abandonner. Autre moment fort de cette soirée, la récompense attribuée au navigateur chinois Guo Chuan. Ce dernier, également ambassadeur de Peace and Sport, a ouvert une nouvelle route dans l'Océan Arctique en passant par le Nord-Est, signant au passage le premier temps de référence de vitesse entre Mourmansk et le détroit de Bering. Une performance saluée par le Prince Albert II. LOUIS BIANCHERI "L'INTÉRÊT DE L'ASM, C'EST LA COHÉSION" Président de l'AS Monaco Omnisports depuis 1978, Louis Biancheri est un observateur privilégié de l'évolution de cette institution du sport monégasque. Lien entre les différentes sections de l'ASM et les instances dirigeantes du pays ou des communes limitrophes, il souhaite encore apporter à l'ASM. Par Romain Chardan - Photo : D.R. et WSM/Colman A ssurer la présidence de l'AS Monaco Omnisports n'est pas une activité de tout repos. Avec 19 sections réunies au sein de cette grande association, Louis Biancheri a notamment œuvré pour unir toutes ces sections autour du sport. L'ASM avait commencé avec 6 sections. Il y en a une vingtaine aujourd'hui. Comment expliquezvous ce développement ? Un jour, le Prince Albert II était plus jeune et m'a dit, "comment se fait-il que tous les sports pratiqués à Monaco ne sont pas à l'ASM ?" Je lui avais répondu que si c'était le cas, il faudrait envisager l'exploitation de façon complètement différente. Il pourrait y en avoir d'autres (de sections). Je souhaiterais que le judo soit à l'ASM, sans doute parce que j'en ai pratiqué jeune, mais aussi le tennis et l'escrime. Mais pourquoi ne sont-ils pas tous ici ? Parce que beaucoup de dirigeants sportifs se disent qu'en rentrant dans une association, ils vont perdre leur indépendance. Mais ici, ce n'est pas le cas, car les sections qui viennent chez nous gardent leur autonomie, elles ont simplement un code de conduite à adopter. Quelle est la chose primordiale qui permet à l'ASM de continuer d'exister ? Il y a 38 ans, lorsque j'en suis devenu président, c'était assez disparate et je pense qu'il n'y avait pas d'esprit corporatif, même si je n'aime pas trop ce mot. Depuis, j'ai souhaité que, par exemple, le pratiquant du karaté s'intéresse au basket ou au foot, et non pas au sport lui-même, OMNISPORTS mais à ceux qui le pratiquent. L'intérêt du sport amateur, c'est qu'il voit autour de lui. Ce qui permet d'exister, c'est la cohésion. S'il n'y a pas ça, ça ne servirait à rien d'exister parce qu'il ne resterait que le titre. L'intérêt de l'ASM, c'est cette cohésion. Quel est le bilan que vous faites de votre présidence ? C'est déjà d'avoir attiré pas mal d'autres sports à l'ASM. Peut-être aussi d'avoir obtenu un peu de cette cohésion que je cherchais. D'avoir créé une ASM réelle. Mais ça, c'est à d'autres de le dire. Le bilan est dispersé chez moi, il y a 19 sections. Je suis le dernier maillon, le porteparole auprès des pouvoirs publics, auprès du chose qui est nécessaire mais aussi indispensable, que ce soit sur le plan physique, moral et intellectuel. Ça sert aussi à prendre une certaine conscience des nécessités relationnelles. Il y a des sports dits individuels ou collectifs. Mais dans l'un ou l'autre, on rencontre toujours quelqu'un. Même si c'est un adversaire. Il y a toujours une notion de groupe aussi… Oui, mais l'important, c'est la notion relationnelle. Elle est autant valable quand on a des partenaires que quand on a des adversaires. Et le sport amateur, pour moi, c'est un des éléments importants de la conduite dans la vie et dans la société. À Monaco comme ailleurs, ça devient comme partout, mais on est sur un bon chemin. En terme de gestion, il y a beaucoup de choses à faire, et je pense qu'on manque peut-être d'un peu de visibilité sur l'avenir. Ça devrait se traduire par une organisation spécifique, que l'on pense un peu plus précisément à ce qu'on souhaiterait faire, qu'on réfléchisse et qu'on donne des tendances pour voir un peu plus loin. Il manquerait donc selon vous une sorte de ligne éditoriale du sport ? Je pense que ça va se faire. Le Prince Albert II a des idées, mais il faut du temps pour les mettre en pratique. La première tendance aujourd'hui, c'est qu'on a quand même des moyens financiers mis à notre disposition, des moyens d'équipement, même s'ils ne ont pas infinis, mais il y a quand même des possibilités qui sont données. Après il faut cette réflexion, et c'est là que réside la solution. Je pense qu'on y arrivera, mais il faut tenir le coup, parce que ça ne se fait pas en claquant des doigts. En matière de politique, il y a encore pas mal à faire. Je pense qu'il faut d'abord savoir vers où on veut aller. On se rend compte aussi que de plus en plus, on a des demandes de passage du sport amateur vers le professionnel, surtout pour les sports collectifs. Là aussi, il y a des éléments à bien fixer. C'est-à-dire ? Prince. Chaque section, quand elle a un problème, elle arrive dans ce bureau et on essaye de le résoudre, soit ensemble, soit avec des aides extérieures que je peux aller chercher. C'est aussi 38 ans de construction, de projets. L'ASM a eu 90 ans l'an dernier et on n'avait toujours pas de club house. C'est désormais chose faite et on va l'ouvrir cette année. un élément social. Depuis longtemps, on a pris conscience de l'importance du sport. Il y a une prééminence d'esprit ici en faveur du sport, qui a d'ailleurs pris une importance supplémentaire depuis l'avènement du Prince Albert II. C'est un des éléments qui nous permet peut-être de noter le développement des sportifs. Que ce soit en nombre ou en qualité. Pour vous, que représente le sport amateur en Principauté ? On voit aussi qu'il y a une politique sportive menée à Monaco. C'est une bonne question. Je le vois comme une des essences de l'individu. C'est quelque C'est une chose qu'on a comprise assez vite à Monaco. Il y a encore des choses à faire, 3839 On avait commencé à les fixer avec le football et maintenant, nous avons le basket qui nous a donné une impulsion de réflexion à ce niveau-là. Je souhaite qu'il y ait un lien entre les amateurs et les pros, ce qui n'est pas toujours le cas. En football, on a le centre de formation qui est à la frontière des deux. En basket, on est en train de le mettre en place. La réflexion, c'est de savoir quelle est la part des pouvoirs publics et quelle est la part du professionnel. Sachant qu'à mon avis, les sports professionnels ne doivent pas être de la responsabilité directe des pouvoirs publics. Pour moi, un centre de formation ne doit pas vivre en vase clos et doit aussi bien être ouvert côté pro que côté amateur. Y-a-t-il des choses que vous voudriez mettre en place à l'avenir ? Oui, mais une essentiellement. Malheureusement, je ne peux pas la développer. J'en ai parlé dernièrement aux pouvoirs publics, au gouvernement, au Prince, et ce que je peux dire, c'est que le projet a été bien accueilli. BOBSLEIGH MONACO BOBSLEIGH TEAM C'EST LE BOB MAN ! Cette saison semble s'annoncer comme une année de confirmation pour Rudy Rinaldi. Mais aussi de découverte puisque c'est la première fois qu'il enchaîne bob à 2 et bob à 4. C'est aussi sa dernière année de collaboration avec son pousseur, Boris Vain, qui rejoindra les rangs de l'équipe de France la saison prochaine. De quoi renforcer un peu leur motivation pour finir en beauté. Par Romain Chardan - Photos : Ron Leblanc. L eader de la Monaco Bobsleigh Team, Rudy Rinaldi commence à avoir un joli vécu sur les pistes de bob. Et pour cause. Médaillé de bronze en 2012 aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, le Monégasque continue depuis d'empiler les bonnes performances, que ce soit en coupe d'Europe ou lors des coupes du monde qu'il a pu disputer. Surtout, sa saison 2014/2015 pousse à l'optimisme. "On a eu une fin de saison l'an dernier qui nous a donné envie d'avoir ce niveau cette année. Je n'ai pas quitté le top 6 en coupe d'Europe en bob à 2, en coupe du monde à La Plagne, on fait 10e lors de la première manche. On finit 14e au 4041 final. On avait toujours le top 3 des meilleures poussées en coupe d'Europe." Alors forcément, des résultats de ce genre poussent à l'optimisme et font naturellement grossir l'ambition du pilote aujourd'hui âgé de 22 ans. Si l'envie est là, les résultats eux, commencent également à venir. Après avoir passé l'été à travailler sur leur préparation physique, les membres de la Monaco Bobsleigh Team ont repris le chemin des pistes de descente au mois de novembre. Podium et bob à 4 A Calgary, pour cette reprise lors de la coupe d'Amérique du Nord, Rudy et Borais Vain, son pousseur, terminent 4es et 5es lors des deux premières sessions. Mais c'était la première fois que le pilote monégasque avait à switcher entre bob à 2 et bob à 4. Car cette année, le groupe représentant les couleurs de la Principauté passe de l'un à l'autre quasiment sur chaque compétition. Un fait qui s'explique par un essai concluant effectué en fin de saison dernière. "L'an dernier, j'ai essayé le bob à 4 à La Plagne en fin d'année et ça s'est très bien passé. On a vu que j'avais réussi à vite comprendre comment ça marchait et il fallait qu'on valide deux courses en début d'année pour que je puisse faire les coupes du monde en bob à 2. Parce qu'après, il y a un classement combiné qui nous permet d'aller en coupe du monde sur les 2 (bob à 2 et bob à 4). Je les ai faites, et en bob à 4 à Calgary, j'ai gagné, alors que c'était seulement ma 17e descente. Donc on a décidé de continuer pour aller chercher plus." Suite à ces premières courses, et galvanisé par cette prometteuse victoire en bob à 4, l'équipage monégasque a signé son premier podium de la saison en bob à 2 quinze jours plus tard lors d'une coupe d'Europe disputée à Winterberg. En coupe du monde, c'est à la 16e place que se sont classés Rinaldi et Vain. Et à en croire le pilote, il ne leur manque pas grand chose pour accrocher les hautes sphères des classements. "On a eu des soucis à la poussée, mais si on règle ça, on arrivera rapidement au top 10. C'est tellement serré, le niveau n'a, pour moi, jamais été aussi haut. Sur le top 20 mondial, on a tous le même matériel, tout le monde pousse très fort." Variation D'autant que l'alternance bob à 2 et bob à 4 est tout de même difficile à appréhender, tant le pilotage est différent de l'un à l'autre. Car contrairement à ce que le commun des mortels pourrait croire, les deux machines sont très différentes à manier. "C'est dur à expliquer. En bob à deux, c'est beaucoup plus fin pour chercher la pression, c'est beaucoup moins stable. À chaque sortie de virage, c'est vraiment important de sortir avec la bonne pression, tandis que sur le 4, on est un peu plus stable. Par contre, comme en bob à 4 on est plus lourd, on peut aussi tomber plus vite. Les points de pression sont décalés par rapport au poids. Le bob à 4, on le laisse aller, parce qu'avec le poids, il prend un peu plus la pression tout seul. Le bob à 2, c'est vraiment nous qui devons le mettre dans la ligne. C'est plus dur pour créer de la vitesse en bob à 2, mais c'est plus difficile de sentir les choses en bob à 4." Et malgré tout, le jeune homme avoue avoir désormais une préférence pour le bob à 4. D'une, parce qu'il y a plus de vitesse et de sensations, mais aussi parce que la notion de groupe y est plus importante. "Tu sens vraiment l'esprit d'équipe. Il y a 3 pousseurs, 2 sur le côté et un derrière, et quand je suis au départ et que je sens mon équipe derrière moi, c'est une autre sensation. Je suis responsable d'eux." Si sa préférence va désormais au 4, le 2 reste tout de même la priorité puisque c'est sur cette série que Rudy tentera le coup lors des prochains Jeux Olympiques d'hiver, en 2018, à Pyeongchang, en Corée du Sud. Et pour mettre toutes les chances de leur côté, les membres de la Monaco Bobsleigh Team peuvent compter sur une machine de très grande qualité. Un bob de haute volée "Nous, on a un BTC. Les Lettons ont remporté le championnat du monde dessus l'an dernier. Et cette année, on est 5 nations à en avoir un. Mais c'est important d'avoir une bonne machine, c'est comme pour la Formule 1", glisse Rudy Rinaldi, visiblement satisfait du bolide qu'il a appris à BOBSLEIGH dompter. Car contrairement à ce que l'on pourrait croire, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte en ce qui concerne le bobsleigh en tant que machine. Mais l'un des plus importants semble sans conteste le choix des patins. Car à en croire l'élève de Patrice Servelle, ancien pilote monégasque ayant participé à plusieurs olympiades, une course peut se perdre sur des patins mal choisis. "C'est indispensable ! Il y en a pour le chaud, le froid, la neige, la pluie. La température extérieure et celle de la glace jouent beaucoup. Par exemple, s'il fait chaud et qu'ils mettent les machines au minimum, la glace va être molle, donc il faudra mettre des patins épais, parce qu'avec des fins, on s'enfonce. Si les machines sont mises à fond, il faudra alors des patins fins. On essaie aussi des combinaisons avec des patins épais devant et fin derrière ou inversement. Tout ça joue beaucoup." 2016 pour finir en beauté Si le choix du matériel semble important, il restait donc essentiellement à Rudy et Boris à régler leur poussée pour obtenir de meilleurs résultats. Peu avant les championnats du monde juniors (22-23 janvier) de Winterberg (Allemagne), Rudy nous confiait nourrir de l'ambition après avoir terminé 4e l'an dernier. "Il y a les championnats du monde juniors (-26 ans) en janvier et j'espère gagner en bob à 2 ou au moins faire un podium." Cependant, cette année, le niveau était plus élevé que l'an dernier. "Ce sera quasiment les mêmes concurrents qu'en 2015 et comme c'est une piste un peu plus facile que l'an dernier, les nations envoient pas mal de monde. Le niveau sera élevé parce qu'il y aura le vice-champion du monde senior de l'an dernier (l'épreuve s'était alors courue sur la même piste) et il a 25 ans. Je suis content parce qu'il y aura du niveau." Tout ce petit monde n'effrayait donc pas le pilote monégasque pour qui tout se jouait sur 2 runs seulement, à la différence de la coupe du monde qui, elle, se dispute sur plusieurs manches tout au long de la saison. Malheureusement, il s'en est fallu de peu pour que le duo qui vit sa dernière saison ensemble (Boris rejoindra l'équipe de France en vue des prochains JO la saison prochaine) ne monte sur le podium. Les deux comparses ont en effet terminé à la 4e place à 0.75 du vainqueur et à seulement 0.07 de la 3e place. Le podium était d'ailleurs composé d'un trio allemand, dont le fameux Johannes Lochner, vice-champion du monde senior et donc champion du monde junior cette année. Il reste tout de même du temps à Rudy et Boris afin de clôturer leur collaboration en beauté. Au programme, les membres de la Monaco Bobsleigh Team ont d'ailleurs coché quelques cases comme la coupe d'Europe qui se déroulait à St-Moritz (27-30 janvier*) et le championnat du monde senior à Igls en Autriche (8-14 février). * Compte tenu de nos dates de bouclage, nous n'étions pas en mesure de vous donner les résultats. 4243 Sur cette photo, trois générations de Prat vous contemplent : Maxime, Christophe, Georges et Robert (de gauche à droite). SAGA FAMILIALE UNE HISTOIRE DE MASQUES ET D'ÉPÉES L'histoire de l'escrime est intimement liée à celle de la famille Prat. La faute à Jules Prat, fondateur du club "L'Escrime et le Pistolet de Monaco" au début du 20e siècle. Un maître d'armes venu d'Ardèche qui a vu ses descendants lui succéder. Par Romain Chardan - Photos : Gaëtan Luci/Palais Princier, Romain Chardan et D.R. ESCRIME L a réciproque est surtout vraie lorsqu'il s'agit d'entreprises. La société est fondée par l'un des membres de la famille qui voit alors ses descendants lui succéder au fil des générations. Ici, pas question d'une entreprise, mais bel et bien d'un club. Et plus précisément, l'Escrime et le Pistolet de Monaco. Un club qui a été fondé au tout début du siècle dernier, en 1909 exactement. Avant cela, il n'y en avait pas, seulement des rassemblements, ou "assauts", comme ils étaient appelés. Ces derniers avaient lieu au Casino ou au Tir au pigeon. Il a donc fallu attendre quelques années après ces premiers assauts pour voir émerger un club. À sa genèse, un homme en particulier. Un Ardéchois d'origine, qui avait alors commencé dans une salle d'armes privée, au 26 rue de Millo. Cet homme, c'était Jules Prat, un ancien du bataillon de Joinville et qui allait par la suite officier comme pompier à Monaco. Georges Prat champion de France en 1953. Fernand Prat, 1er à un concours en 1957. Préparation au duel Louis Prat (à gauche) avec Georges et Fernand Prat (à droite). LA POIGNÉE PRAT Dans la fratrie des Prat, l'un est maître d'armes et l'autre président de la fédération. Mais il y en a un troisième, Fernand (photo ci-contre, à droite), escrimeur lui aussi, qui a d'ailleurs réalisé une avancée pour son sport. Une poignée ayant les caractéristiques d'une poignée droite avec la stabilité en plus. L'idée étant qu'avec l'évidement (partie sur laquelle le pouce repose) pour le pouce et l'ergot pour l'index (sorte de gachette sur laquelle l'index est posé), cela apporte une meilleure prise en main pour l'escrimeur. Homologuée pour le sabre, elle permet ainsi à cette famille de s'inscrire un peu plus dans l'histoire de ce sport. 4445 C'est son petit-fils, Georges Prat, président de la Fédération Monégasque d'Escrime, qui nous propose de remonter le temps. "Je ne sais pas s'il habitait là à l'époque, mais il avait loué cette salle où ils pratiquaient l'escrime et le pistolet. C'est pour cela que le club s'appelle encore aujourd'hui l'Escrime et le Pistolet de Monaco, même si nous ne faisons plus de pistolet", glisse malicieusement le président de la fédération. Car il convient de rappeler qu'à cette époque, le duel était encore permis. Les Carabiniers et pompiers réunis, Jules Prat en tenue d’escrimeur vers 1912. gens désireux de s'exercer à cette pratique pouvaient aller s'y entraîner. Fondateur du premier et seul club d'escrime de l'histoire de Monaco, celui qui avait donné son nom à la salle d'armes du premier stade Louis-II ne figurait cependant pas dans le bureau directeur. "Il y était comme maître d'armes et avait un président à côté de lui. C'était une volonté de sa part. Mais si vous regardez les présidents et les maîtres d'armes depuis l'origine jusqu'à aujourd'hui, très peu ont assumé les deux casquettes", explique Georges Prat. Tombés dans la marmite Gilbert Orengo (à gauche), Louis et Fernand Prat (au centre) et Henri Bini (à droite) en 1957. "Les maîtres d'armes sont là pour donner la leçon, apprendre l'escrime aux élèves. Nous ne voulons pas mélanger les choses", précise celui qui pratique cette discipline depuis qu'il est enfant. Car dans la famille Prat, faire son entrée dans la salle d'armes et prendre la leçon, ESCRIME Jean-Charles Sénécat, escrimeur monégasque, en 1984. avant de, plus tard, la donner, est une sorte de passage quasi-obligé. "C'est venu naturellement. Mon grand-père a eu plusieurs enfants de deux mariages. Tous ont fait du sport et se sont dirigés vers l'escrime. Personnellement, j'en fais depuis que j'ai 8 ans." Pas question pour autant de forcer qui que ce soit à enfiler masque et combinaison. C'est tout simplement une sorte de logique dans cette famille où chaque membre ou presque a un jour "pris la leçon". "On est tombé dedans depuis tout petit, c'est une sorte de tradition familiale. On n'était pas obligé, chacun était libre de faire le sport qu'il voulait, mais certains avaient sans doute ça dans le sang", explique Georges Prat. Succession D'autant que pour chaque membre de cette famille, c'est un père ou un oncle qui enseigne l'art de l'escrime. Actuellement, c'est le frère de Georges, Robert, qui est le maître d'armes et directeur de la salle. Avant lui, c'est leur oncle, Louis Prat, qui avait en son temps pris la suite de son père, Jules. Et leur papa, Fernand, dont le nom a été donné à la salle qui les accueille au stade Louis-II, fut un très bon escrimeur et entraîneur à Monaco 50 ans durant. "Chaque maître d'armes Prat a été directeur de la salle d'armes en son temps. Cela donne une réelle continuité." Une succession qui va malheureusement connaître Jules Prat, père fondateur. Les Prat en leçon. une interruption dans les années à venir. Pour le moment, il n'y pas de Prat pour prendre la relève de Robert une fois que ce dernier décidera de raccrocher. Le fils de Georges, Christophe, n'ayant pas le temps nécessaire à cause de ses obligations professionnelles, c'est donc sur ses enfants que la succession risque de reposer. Mais ils sont encore bien jeunes. Cependant, d'ici quelques années, il se pourrait bien que l'un des petits-fils de Georges s'y destine. "Mon petit-fils qui a 15 ans (il en a 3 en tout) se destine peut-être à ça parce que ça lui plaît énormément." Mais l'escrime reste un sujet qui permet à cette famille d'avoir un lien particulier. Et de profiter les uns des autres en dehors du cadre familial classique. "Mon épouse voit moins notre petit-fils que moi étant donné que je le vois souvent à la salle d'armes. Elle me fait d'ailleurs quelques fois la remarque", note Georges Prat, sourire en coin. 4647 Si un temps d'arrêt risque donc d'être marqué à l'avenir en ce qui concerne les maîtres d'armes Prat au sein du club, l'héritage laissé devrait, lui, perdurer encore quelques décennies grâce aux nombreux escrimeurs qui ont été formés par les membres de cette famille. Et ceux qui le seront encore dans les mois et années à venir... KARATÉ KARATÉ CLUB SHOTOKAN DE MONACO LA VOIE DE LA MAIN VIDE * A Monaco, il existe un club de karaté shotokan, l'une des écoles du karaté. Grâce aux enseignements de Maître Sato, les licenciés monégasques ont récemment brillé lors de diverses compétitions internationales. Sans faire de bruit, le Karaté Club Shotokan de Monaco se fait un nom sur la scène mondiale. Par Romain Chardan - Photos : Erika Tanaka et KCSM. I l faut remonter aux années 70 pour trouver trace des premiers pratiquants de karaté shotokan à Monaco. Mais à cette époque, il n'y a pas encore de club ou de structure établie, comme nous l'explique Claude Bollati, actuel vice-président et ancien président du Karaté Club Shotokan de Monaco (KCSM). "La création s'est faite par un groupuscule de copains, qui étaient sans doute imprégnés par les arts martiaux. Le groupe a grandi petit à petit, mais plus il y avait de monde, plus il fallait un endroit grand. Quand on peut s'entraîner dans le garage d'un copain, c'est une chose, quand on peut aller sur la plage, c'est autre chose, mais à un moment donné, la problématique devient plus importante." Sans existence juridique ni salle dans laquelle pratiquer, il leur fallait donc régulariser le tout afin de pouvoir continuer de grandir sans problèmes. A cette période, le karaté et le judo étaient encore régis par la même fédération, que ce soit au niveau national ou international. C'est alors que ces aficionados du karaté, en partie inventé par Maître Funakoshi, ont tenté un rapprochement avec le Judo Club de Monaco, alors dirigé par monsieur Imbert. "Cela a donné lieu à une véritable osmose entre le karaté et le judo", se souvient Claude Bollati. Pour preuve, le Judo club effectuait une démonstration à chaque fin de saison. Après l'arrivée du karaté dans leurs rangs, les judokas laissaient donc une place à leurs homologues karatékas pour que, eux aussi, puissent faire étalage de leur art martial aux spectateurs présents. 4849 Emancipation et développement du club La collaboration entre le judo et le karaté va cependant prendre fin lorsque deux fédérations distinctes pour chaque discipline vont être créées. "Le club est officiellement né dans les années 1976-77. Il y a ensuite eu plusieurs évolutions au niveau du bureau directeur, jusqu'à la prise de fonction de Joëlle Pastor en 1985", précise Claude Bollati. Cependant, après la démission de la présidente et de son bureau directeur, le KCSM se retrouve alors dans une position délicate. "Nous avons alors fait une réunion de toutes les ceintures noires du club, dont je faisais partie, et on s'est dit qu'il fallait élire rapidement un nouveau bureau. Comme j'étais un des plus anciens, j'ai été sollicité pour devenir président." Un rôle que cet agent immobilier de métier va tenir jusqu'en 2012, date à laquelle il est nommé vice-président de la Fédération Monégasque de Karaté et Disciplines Associées. C'est d'ailleurs pendant cette période que Monaco a accueilli et organisé un championnat d'Europe en 1992. A la suite de sa nomination à la fédération, c'est son fils, Stéphane Bollati, qui était jusque-là trésorier, qui prend sa succession à la tête du club. Si de nombreux changements ont précédé une longue période de stabilité, une chose, elle, n'a jamais bougé. C'est la philosophie du club. "Elle n'a pas changé parce que c'est une règle martiale", explique Claude Bollati. "Une règle avec des points très particuliers liés à cette discipline. Nous avons des codes et nous ne pouvons les transgresser." Des codes qui tiennent en cinq idées : la fidélité, le respect, l'effort, le dépassement de soi et la non-violence. *Karaté signifie : "main vide" (c'est-à-dire sans arme) KARATÉ L'art de la non-violence Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le karaté shotokan n'est, par définition, pas un art martial qui est voué à l'attaque. "C'est un sport d'opposition et non d'attaque. On est là pour se défendre, pas pour attaquer. Pour reprendre la codification, c'est une opposition physique qui peut se traduire par des gestes très simples et efficaces, mais qui rentrent dans le cadre de la self-defense, et selon l'individu ou les individus que l'on a en face, on doit prendre des décisions extrêmement rapides." Pour ce faire, l'ensemble des élèves du club peut compter sur l'enseignement de Maître Sato. 8e dan de karaté shotokan, Yuichi Sato est présent au club depuis 1991, date à laquelle il y a fait son retour après y avoir déjà enseigné pendant 2 ans. Trois fois médaillé d'or aux championnats du Japon, c'est avec lui que le club s'est réellement structuré au niveau de l'enseignement. "Quand on est arrivé à la présidence, il n'y avait que des adultes et quelques petits jeunes. C'est à ce moment-là qu'avec Maître Sato, nous avons décidé de mettre en place des groupes structurés pour prendre en charge les enfants dès l'âge de six ans. On a aussi réfléchi à ce que les groupes soient homogènes." Mais il y a un principe fort au KCSM, c'est que les plus aguerris sont toujours au contact des novices, et ce, quelle que soit la catégorie. Un moyen pour permettre à tout le monde d'évoluer en maintenant le principe du partage. Une idée chère au vice-président, "On met en place un échange entre novices et confirmés. Nous sommes une famille et on y tient énormément." 5051 Résultats Tout cela semble porter ses fruits, même si le club n'affiche aucune velléité particulière en ce qui concerne la compétition. "Ce sont les adhérents qui choisissent. Je ne suis pas un ennemi de la compétition, mais je ne souhaite pas la promouvoir sous une intention d'ordre", prévient Claude Bollati. "C'est un choix qui revient à l'individu et je ne m'y oppose pas parce que j'estime que c'est dans la compétition que l'on est amené à se révéler." Et grâce à l'enseignement de Maître Sato qui a "apporté énormément de jus", les résultats ont commencé à pointer le bout de leur nez. Premières places régulières sur les compétitions départementales et régionales, présence récurrente aux championnats de France, la renommée du club a ainsi commencé à grandir. Jusque sur la scène internationale où, là encore, les karatékas du KCSM font parler d'eux. En novembre 2014, l'équipe qui a participé à la plus haute compétition mondiale de karaté shotokan, sous l'égide de la Japan Karaté Association, s'est classée 7e. Cette année, lors des Jeux des Petits États d'Europe de karaté (toutes écoles confondues car il en existe plusieurs), les représentants de la Principauté ont ramené une médaille d'or avant d'aller glaner la 3e place lors des championnats d'Europe shotokan en kata. La prochaine grande compétition qui les attend aura d'ailleurs lieu en avril prochain avec la tenue d'une coupe européenne de shotokan en Irlande. Avant de peut-être revoir un jour une compétition sur le sol monégasque... TROPHÉE DU ROCHER L'ASM MÈNE LA DANSE Samedi 16 janvier, l'AS Monaco danse sportive organisait sa toute première compétition, le Trophée du Rocher. 125 couples venus de France et d'Italie ont donné une leçon de danse, digne de "Danse avec les Stars". Par Aurore Teodoro – Photos : Erika Tanaka et A.T. DANSE La technique, l'artistique, le physique Sur la piste de danse, ils sont nombreux à avoir répondu à l'appel de la Principauté (35 clubs en tout). "J'attendais entre 100 et 150 couples, il en est arrivé 125. Ils sont venus de toute la région PACA, de Carcassonne, Paris et on a eu 4 ou 5 duos italiens", souligne fièrement Mirella Piano. Les catégories et les séries s'enchaînent. "Danses latines" (samba, cha-cha-cha, rumba, paso doble, jive), "danses standards" (valse lente, tango, valse viennoise, slow fox, quick step), ou les deux d'ailleurs, les danseurs s'affronteront lors de séries de cinq danses. "Senior A, B, C, D, E, demi-finale, danse latine", appelle-t-on au micro, tandis que les douze couples qui attendaient à l'entrée de la piste font leur entrée, main dans la main et sourires aux lèvres. Ils n'auront qu'une dizaine de minutes - 1 minute 30 par danse - pour tenter de séduire les juges qui les observent inlassablement, le visage impassible, aux abords de la piste et décrocher leur billet pour la finale. Ce sont "des juges fédéraux habitués des compétitions nationales et internationales", précise la présidente de l'ASM danse sportive, qui a fait appel à sept d'entre eux. "Cinq, c'est obligatoire, sept, c'est conseillé pour qu'ils fassent un roulement. S amedi 16 février 2016. En ce début d'après-midi, la fête bat son plein à l'espace Léo Ferré. Les portes laissent échapper un air de cha-cha-cha, qui sonne comme une invitation au voyage. A l'intérieur, c'est un subtil mélange de Danse avec les Stars et de Sissi l'impératrice qui nous accueille. Les belles robes longues agrémentées de strass ont alterné avec les franges colorées des tenues de danses latines, qui tournoient avec grâce et élégance au plus près du public placé tout autour de la piste de 300m2 installée au centre de la salle de conférences. Avec ce 1er Trophée du Rocher, c'est une nouvelle page qui s'ouvre pour l'AS Monaco danse sportive. "Nous l'avons nommé premier en espérant qu'il y en ait beaucoup d'autres", confiait sa présidente, Mirella Piano, quelques semaines avant cette première manifestation qui marque l'aboutissement d'une année de travail pour la toute jeune section de l’ASM. "Il y avait eu une compétition en 2005, un World Dance Sport Federation (WDSF), mais jamais de compétitions locales. Et souvent, les clubs concurrents et amis, me demandaient quand est-ce que j'allais moi aussi organiser un événement sur Monaco." C'est facile de juger quand on a un couple à la fois, mais là, on en a plein". D'autant que l'exercice n'est pas aisé. Car si la discipline est codifiée, la partie artistique laisse libre cours à la sensibilité de chacun. "Ce n'est pas comme dans un match de foot, c'est artistique, donc en même temps très subjectif". Et nombreux sont les critères qui entrent en jeu. "La technique, l'artistique, le physique, tout joue. C'est la conjugaison des trois qui fait que le meilleur couple va ressortir", explique Mirella. Mais revenons sur la piste. Les douze danseurs sont désormais engagés sur un paso 5253 doble, cet air venu d’Espagne qui évoque la tauromachie. Une danse à très fort caractère, qui rappelle la passion et le drame. A l'issue des cinq danses, seuls six d'entre eux obtiendront leur billet pour la finale. "Quand il y a beaucoup de monde, à partir des huitièmes de finale jusqu'aux demi-finales, les juges mettent une croix sur le numéro de dossard des couples qui leur plaisent. Ils en sélectionnent par exemple 12 sur 24, la fois d'après six sur douze, jusqu'aux finales ", souligne la présidente de la section. Les heureux élus se rejoindront beaucoup plus tard, lors de la soirée qui réunit toutes les finales de la compétition open. Et à ce stade-là, finies les croix sur le listing. "En finale, on les classe de 1 à 6. C'est la moyenne des places qui fera le classement". Beau palmarès à domicile L'ASM danse sportive avait mis les petits plats dans les grands puisqu'elle offrait à ses participants à la fois un tournoi open et une compétition, organisée sous l'égide de la Fédération Française de Danse et ouverte à tous les licenciés de la discipline. Un véritable atout pour ce 1er Trophée du Rocher, car ces compétitions officielles attirent de nombreux participants en quête de points, indispensables à la montée de niveau. D'autant que la première compétition de l'année civile coïncide avec ce passage de palier. "C'est un bon moment pour s'entraîner, notamment s'ils viennent d'arriver dans la catégorie." Car s'ils sont déjà répartis à la fois par catégories d'âge - juvéniles (6/10 ans), juniors (11/14 ans), youth (15/17 ans), adultes (18/34 ans) et seniors (35 ans et plus) - les tandems sont également répartis en fonction de leur niveau. "Il y a des catégories qui vont de F, qui regroupe les débutants, ceux qui ont commencé en septembre par exemple, jusqu'à A, les internationaux", explique Mirella. "Cela permet à nos élèves, à nos couples, d'avoir des points pour passer des catégories, que cela soit une compétition dans le cadre des examens internes". Sur le parquet de l'espace Léo Ferré, on retrouvait d'ailleurs de nombreux couples asémistes, pour qui c'était également une première à domicile, sous les yeux de leur famille et amis. "Nous avions entre 25 et 30 couples, de tout âge et de toutes catégories, dont la plupart étaient engagés à la fois sur les compétitions à point - examens pour qu'ils changent de catégories - et sur l'open, pour se mesurer un peu à tous les niveaux", souligne Mirella Piano, satisfaite des résultats de ses protégés. Il faut dire qu'avec 19 podiums (7 premiers, 5 deuxièmes et 7 troisièmes), la présidente a de quoi être fière de ses protégés. "Nous avons eu de bons résultats. Ce sont des résultats qu'on avait eus ailleurs et j'espérais réitérer cela à la maison". Mission accomplie. 54 Vous accompagner aux étapes clés de la vie de votre patrimoine et de votre entreprise 23 boulevard Princesse Charlotte MC 98000 MONACO Tél : 00 377 93 10 53 53 Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d’Azur, société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit, dont le siège social est situé Avenue Paul Arène à 83002 Draguignan Cedex, immatriculée au RCS de Draguignan sous le n° 415 176 072. Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07 005 753. CREDIT AGRICOLE PROVENCE CÔTE D’AZUR SERVICE COMMUNICATION - 01/2015 ASM DANSE SPORTIVE PLACE AUX JEUNES Nombreux lors de ce premier Trophée du Rocher, les jeunes danseurs monégasques ont montré tout leur savoir-faire devant leur famille et amis. Ils ont également prouvé tout le dynamisme d'une section qui mise sur la relève. M entons hauts, regards fiers, les jeunes asémistes faisaient ce samedi-là leurs premiers pas en Principauté lors d'une compétition. Certains faisaient même leurs premiers pas tout court. Il est loin le temps du passage de la danse sportive du Monaco Rock et Danse – et de ses "4/5 couples" - sous le giron de l'ASM. Sept ans après l'ouverture de la section au sein de l'association monégasque, celle-ci compte désormais une centaine de membres, dont 35 couples en compétition. Et parmi eux, la nouvelle génération de danseurs composée d'une quinzaine de duos âgés de 6 à 18 ans. "C'est une grande victoire parce qu'on a réussi à toucher le créneau des enfants pour un sport qui avait une étiquette ancienne", confie Mirella Piano, la présidente du club. "On a beaucoup été aidé par Danse avec les Stars, puisqu'on avait fait venir Grégoire Lyonnet (un des danseurs du télécrochet de TF1) tous les deux mois pendant trois ans pour entraîner. Pour les jeunes, cela parle. Il est jeune, danse bien, on a de suite envie de s'identifier". A cela s'ajoute également le "phénomène de groupe", une bonne dose de bouche à oreille : un papy, un papa, un copain, des frères et des sœurs. Au sein de la section, beaucoup ont commencé comme cela. Comme pour Cassandra et Kevin, âgés respectivement de 10 et 11 ans, qui pratiquent ensemble depuis cinq ans. Inspiré par son père pour le jeune garçon, par DANSE l’arrière-grand-mère, "championne de France de dix danses" pour sa coéquipière, les jeunes ont voulu essayer. "Cela m'a plu donc j'ai continué", confie le danseur. Prometteurs espoirs A l'instar de Kevin et Cassandra, ils sont de plus en plus nombreux à commencer jeune, dès 6 ans. Si à cet âge on n'a pas encore une coordination parfaite dans ses mouvements, comme pour beaucoup de disciplines sportives, il est bon de s'initier jeune. "S'ils peuvent commencer entre 7 et 10 ans, c'est super. Après, tous apprennent très vite. Il n’y a pas d’âge pour commencer". Une fois l'étape de la découverte passée, il ne reste plus qu'à trouver son binôme. Et la tâche peut s'avérer plus ou moins aisée. "Au départ, on le crée parce qu'il est là. Après il faut tenir compte de plusieurs paramètres : déjà qu'ils s'entendent bien, ensuite la taille....". Pour Sofia et Anthony, 13 ans, qui ont fait ensemble leurs premiers pas en danse sportive il y a de cela six ans, la présidente "a eu de la chance. Ils ont commencé jeunes tous les deux, ont grandi ensemble sans décalages particuliers, ils s'entendent toujours très bien. Ce sont des paramètres qui servent, en plus de la qualité de l'enseignement et de leur implication. Cela joue aussi dans leurs résultats." Sur la piste de danse de l’espace Léo Ferré, d’ailleurs, difficile de ne pas remarquer cette complicité qui unit ce duo, et tous les autres. Les pas s’enchaînent, parfaitement millimétrés, répétés à la perfection. Les regards reflètent une belle harmonie et surtout le plaisir de danser, ensemble. "On ne se dispute jamais, on a vraiment une très belle complicité", confirment les adolescents. Aujourd'hui, Anthony et Sofia font partie des cinq jeunes de la section sport-études qui bénéficient d'un aménagement d'horaires. Si d’autres disciplines le pratiquaient déjà, c'est une grande première pour la danse sportive. Du collège à la seconde, avec Esteban, Annaëlle et Laura, ils suivront un emploi du temps spécial, articulé autour de la danse, qu’ils pratiquent neuf heures par semaine. Un volume horaire que peuvent atteindre les plus avancés. "Ils ont un entraînement de danses standards, un de latine d'1 h 30 par semaine. Sans compter l'heure de danse pour le maintien du corps", explique la présidente de la section. Les jeunes ont également un cours d'endurance, "pour le côté cardio et musculaire, nécessaire quand on commence à enchaîner cinq danses d'1 minute 30". Pour les plus petits, le programme est allégé, avec deux fois 45 minutes par semaine, pour commencer en douceur. Champions de France Et les résultats de la section parlent d'eux-mêmes. En 2015, deux jeunes couples de l'ASM ont brillé. Antony et Sofia ont ramené le titre de champion de France, à la fois en danses standards et en dix danses, en catégorie junior. Cassandra et Kevin ont, quant à eux, terminé 3es aux championnats de France dix danses et deuxièmes en danses standards en Juvéniles II. Les deux couples ont d'ailleurs, pour ce beau palmarès, été récompensés d'un trophée d'or et de bronze par l'ASM Omnisports. Et ils ne comptent pas s'arrêter là. Si les plus jeunes visent enfin la première place au championnat national, les plus grands, eux, ont d'ores et déjà l'Europe en tête. Avec trois médailles (toutes catégories confondues) aux championnats de France dix danses, l'ASM est "le seul club à avoir réuni autant de médailles au même championnat", explique Mirella, qui avait cinq couples engagés dans toutes les catégories. "Là, c'étaient les plus anciens, les plus avancés. Quand on change de catégorie, il y a de nouveaux enchaînements à apprendre, on n'est pas toujours prêts au moment du concours en question. Mais petit à petit, on devrait en avoir plus car on a de bons espoirs dans le club, même des jeunes qui ont commencé en septembre et qui sont vraiment prometteurs". La relève est assurée. 5657 MONTE-CARLO SKI CLUB QUI SERA LE PROCHAIN ? Club formateur, le Monte-Carlo Ski Club accorde une certaine importance à la compétition. En créant les championnats de Monaco l'an dernier, les dirigeants se sont ainsi dotés d'un championnat national. Qui aura lieu cette année au mois de mars. Par Romain Chardan - Photos : Fun Photo Isola 2 000, D.R. L es aficionados du ski résidant en Principauté et ayant leurs habitudes dans les stations d'Isola 2000 et Auron ont dû ronger leur frein en début de saison hivernale. La faute à un cruel manque de neige. Et pour les licenciés du Monte-Carlo Ski Club, la problématique fut la même. Pis, ce manque de neige a d'ailleurs mis à mal l'organisation du MCSC qui avait prévu la deuxième édition de son championnat de Monaco (salom et slalom géant) début décembre. Mais l'absence totale de neige les a poussés à les annuler. En attendant mars et les autres épreuves du championnat national monégasque, le club va continuer d'assurer entrainements et accompagnements en compétitions à ses jeunes pousses. Car comme chaque année, deux groupes sont présents sur les stations d'Auron et Isola 2 000. Apprentissage C'est bien connu, avant de courir, il faut apprendre à marcher. Eh bien sachez qu'en ski il en va de même. Avant de tenter sa chance dossard flanqué sur le dos, il faut en passer par la case apprentissage auprès de moniteurs diplômés. Et que ce soit sur Isola ou Auron, deux groupes de jeunes pousses du club avalent les pistes enneigées tous les week-ends de la saison hivernale. Au sein de ces deux groupes, ils se divisent à nouveau en deux équipes. D'un côté, les plus petits, généralement âgés de 7 à 10 ans. De l'autre, ceux qui sont déjà plus aguerris, âgés de 10 à 16 ans. "Pour les plus jeunes, ils sont en initiation, mais ils font aussi des courses", précise Jean-Paul Tournier (photo à gauche), le président du Monte-Carlo Ski Club. Au cours de cette initiation au ski, ces futurs descendeurs, slalomeurs ou géantistes, débutent surtout par les bases du ski. "Ils font du ski libre et de l'équilibrage. Les piquets ne viennent qu'après, de même que le slalom ou le géant", explique celui qui est aussi membre de la Fédération Monégasque de Ski. Des découvertes sur le super-G sont également organisées, mais pas en descente, faute de piste adéquate sur les stations d'Isola 2 000 et Auron. Car l'avantage de ces deux places, c'est qu'elles SKI offrent aux licenciés du MCSC des pistes de compétition. "On a la chance à Isola, du fait qu'on soit quelques-uns du club à y être, d'avoir accès à des pistes de compétition. On les partage avec le groupe d'Isola, mais nous sommes très privilégiés sur ce point", note le président qui est également moniteur de l'École de Ski Française. Compétitions et championnat national Une préparation pour ces jeunes, notamment pour le groupe plus âgé, mais aussi pour les plus petits puisqu'ils ont eux aussi droit à leurs compétitions. Car dès le mois de janvier, finis les week-ends exclusivement dédiés à l'apprentissage, il est temps de passer aux choses sérieuses. "Il y a des courses régionales de partout", souligne Jean-Paul Tournier. Au-delà de ces courses, certains petits sont sélectionnés pour quelques épreuves internationales dites citadines. Parmi elles, l'une des plus célèbres est sans aucun doute celle de la Borrufa, à Andorre. Réservée aux catégories U14 (13/14 ans) et U16 (15/16 ans), elle est un bon révélateur du niveau des élèves monégasques, puisqu'ils "sont confrontés à des coureurs de tous les pays", comme le précise le président. Parmi les skieurs de la Principauté qui y ont déjà pris part, on peut notamment évoquer le cas d'Arnaud Alessandria, qui fait aujourd'hui partie des fers de lance de la discipline au sein de la Fédération Monégasque de Ski. Autre compétition importante chez les jeunes, le trophée Pinocchio qui se déroule en Italie. "Pour ces courses, nous faisons une sélection des jeunes qui vont y participer. Après quelques courses régionales, on voit rapidement qui pourra y aller ou pas." Emmener ces enfants et adolescents en compétition, c'est aussi un moyen pour le MCSC de détecter les futurs grands qui pourront peut-être représenter la Principauté sur le circuit international. Ou au moins participer aux courses organisées par le club. Coupe Prince Albert II et Championnat de Monaco Si les compétiteurs participent donc à différentes courses régionales, et pour certaines nationales, les meilleurs d'entre eux pourront peut-être un jour concourir pour le titre de "champion de Monaco". Car depuis l'an dernier, la Principauté s'est dotée de son championnat national de ski, à l'image des championnats de France. "Comme pour toutes les autres compétitions nationales de ce type, nous avons un slalom, un slalom géant, 5859 un super-G et une descente. Pour des raisons techniques, le super-G et la descente, que l'on ne peut pas faire ici faute de piste adéquate sur Isola ou Auron, on les accouple avec ceux de la Fédération Française de Ski", détaille Jean-Paul Tournier. Comme les championnats nationaux sont ouverts à toutes les nationalités, le couplage avec les championnats de France, par exemple, ne sont pas un problème. Cependant, seuls les skieurs de nationalité monégasque peuvent prétendre au titre de champion de Monaco. "Nous n'organisons ces courses que si nous avons un skieur monégasque qui participe, bien entendu. Mais ce sont aussi de bons moyens pour eux de se tester face à une concurrence relevée", note le président. "On a la chance d'avoir 4 à 5 skieurs monégasques de haut niveau, c'est exceptionnel." Après une première édition réussie, l'an dernier, celle de cette année devait avoir lieu en début de saison. Un bon moyen pour faire marquer des points FIS aux skieurs, la course étant reconnue et homologuée par la Fédération Internationale de Ski. Mais le manque de neige a poussé les organisateurs à annuler les championnats de Monaco de slalom et slalom géant qui étaient prévus le 9 décembre dernier à Isola. En ce qui concerne la descente et le super-G, ils auront lieu à la fin du mois de mars aux Menuires, en même temps que les championnats de France. Alors, qui sera le prochain champion de Monaco ? SKI PAUL CR OÉ S I LES JOJ EN LIGNE DE MIRE Paul Croési, le jeune skieur monégasque, s'apprête à participer à sa première grande compétition internationale avec les prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse (du 12 au 21 février à Lillehammer). Une belle récompense pour le jeune homme qui s'était grièvement blessé à la rate la saison dernière. Par Romain Chardan - Photos : D.R. L e ski monégasque de haut niveau se porte relativement bien. Avec un trio de tête composé d'Olivier Jenot, Alexandra Coletti et Arnaud Alessandria, l'avenir semble bien assuré avec quelques jeunes qui montent. Notamment Paul Croési, qui défendra cette année les couleurs de la Principauté lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui auront lieu à Lillehammer du 12 au 21 février. Une participation qui intervient quelques mois après son retour à la compétition suite à sa grave blessure à la rate de l'an dernier. Mais qui n'aurait surtout pu ne jamais intervenir en raison des réticences initiales de son papa quant à la compétition. Premières neiges à Auron Car lorsque le jeune garçon commence à prendre ses premières leçons de ski, la compétition n'est absolument pas à l'ordre du jour. "Il a débuté à 6 ans, mais comme je ne savais pas skier, j'ai pris un moniteur à Auron, Pierrick Marin, dit le "père noël", et il l'a gardé de 6 à 14 ans. J'étais totalement opposé aux compétitions et il faisait du ski libre. Ils lui ont aussi fait faire beaucoup de technique. Les seules compétitions pour lesquelles j'étais d'accord, c'étaient celles de fin d'année, comme l'Étoile d'or", se souvient Albert Croési, le papa de Paul. Mais pourquoi ce refus de la compétition ? "Parce que j'ai peur ! Le but n'était pas d'en faire un champion, mais de lui apprendre à skier et à se faire plaisir", précise l'élu du Conseil National. Au fil des années, Paul skie de mieux en mieux, et ce, grâce aux enseignements dispensés par le fameux "père noël". "Il l'amenait sur la glace, dans la poudre quand il y en avait, mais aussi sur les bosses. Il lui a plus appris à skier qu'à faire du piquet. Et quand on a la technique, le piquet, on l'apprend beaucoup plus vite. Je pense que l'apprentissage et le plaisir du ski viennent en se baladant dans la montagne." Alors que les saisons s'enchaînent, le désir de compétition grandit de plus en plus, notamment suite aux bons résultats obtenus par Paul lors de l'Étoile d'or, "qui est organisée en Savoie, un évènement toujours très festif et qui permettait de le jauger", explique Albert Croési. "La première année, de l'Étoile, il s'est qualifié pour le Coq. L'année d'après, il l'a gagné, donc on rentre dans une moulinette où vous êtes absorbés et c'est comme cela qu'il s'est retrouvé en compétition." Valdeblore Suite à ces bons résultats, le garçon se dit alors qu'il y a quelque chose à faire dans ce sport. "Au début, je ne faisais pas de compétition. Après les Chamois d'or, qui s'étaient bien passés, nous avons enchaîné sur des courses plus importantes. Et comme je faisais de bons résultats, ça m'a encouragé à continuer", explique Paul. S'il a toujours été sportif, puisque passé par le handball ou le tennis, c'est réellement le ski qui devient rapidement une passion pour le jeune Croési. Et malgré les réticences initiales du papa, la machine s'enclenche sérieusement à l'aube de ses 15 ans lorsqu'il intègre le pôle espoir et la section sport-études de Valdeblore. "Quand il m'a dit qu'il voulait y aller, jusqu'au jour de la rentrée, je n'y croyais pas. Je n'étais pas demandeur au niveau de la compétition et je n'ai pas d'ambition personnelle à travers mon fils. Il y a donc été pendant un an et ça s'est bien passé", précise Albert Croési. Notamment au niveau sportif où Paul termine à une belle 10e place au championnat de France de sa catégorie. Cependant, le scolaire ne suit pas complètement, ce qui a tendance à ne plaire que modérément à son père. "Le niveau était un peu léger, donc le papa a repris le dessus. Parce que le ski, c'est bien, mais il faut assurer les études." Retour donc, à Monaco, pour débuter l'année de Première au Lycée technique et hôtelier de la Principauté. Jeux Olympiques de la Jeunesse Alors qu'il devait se lancer dans sa première saison internationale l'an dernier, un accident 6061 en slalom l'a privé de ski quasiment tout l'exercice 2014/2015. Avec une reprise en douceur au mois d'avril dernier, le jeune homme doit donc rattraper le retard occasionné par cet épisode malheureux. Heureusement pour lui, le retour sur les pistes s'est fait facilement. "Au départ, j'avais un peu d'appréhension, notamment en slalom, d'autant que lorsque j'ai repris, la douleur était toujours un peu présente. Ça a été un frein au départ, mais aujourd'hui ça ne me gêne pas pour évoluer, même si ça reste dans un coin de ma tête", confie le jeune homme de 17 ans. Et qui dit saison blanche dit déficit de points. Car dans les compétitions de ski, le dossard de départ est donné en fonction du nombre de points FIS (Fédération Internationale de Ski) détenus par le sportif. Plus il a de points au compteur, plus il part loin. L'objectif est donc de faire baisser son nombre de points pour permettre à Paul d'avoir de meilleurs dossards et donc de partir en meilleure position. "L'objectif de cette saison est de rentrer dans les moins de 70 points dans les disciplines techniques, à savoir le slalom et le géant", explique Paul. Assez confiant sur ce point, il sait que l'un des grands moments de sa saison approche à grands pas. En étant sélectionné pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse, il va représenter son pays pour la première fois dans une olympiade. "C'est super de pouvoir faire ça", commente-t-il sobrement lorsque l'on évoque avec lui le sujet. Car le garçon est d'un naturel timide, comme nous l'explique son papa. "C'est un honneur pour lui. Il fait les Jeux Olympiques, même si ce ne sont que des jeunes. C'est une fierté pour lui. Après, il est pudique, il ne fanfaronne pas, ce n'est pas son genre. Je sais qu'il est content, mais comme il est réservé, il ne le montre pas. Il n'a jamais connu ça avant, donc il n'a même pas l'idée de ce qu'il va faire. Et je crois que tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas savoir." Réponse aux alentours du 12 février... ALEXANDRA COLETTI UN PODIUM EN COUPE D'EUROPE La skieuse monégasque a récemment fait un podium en terminant troisième d'une manche de coupe d'Europe en Autriche. Avant d'attaquer le gros morceau de la saison en ce mois de février avec plusieurs coupes du monde à disputer. Par Romain Chardan - Photos : Expa Pictures A près un début de saison plus qu'encourageant lors des premières courses de coupe du monde, Alexandra Coletti a marqué le pas sur les descentes suivantes. Cependant, la skieuse monégasque a su se reprendre en coupe d'Europe. Avec à la clé, un podium, le premier de sa saison. Et un bon moyen pour elle de retrouver des forces, aussi bien mentales que physiques, à l'approche d'un mois de février qui s'annonce très chargé avec notamment plusieurs manches de coupe du monde au programme. La jeune femme ayant pour objectif d'intégrer le top 30. Préparation et top 30 Cette année, la reprise est intervenue très tôt pour Alexandra Coletti. Notamment au niveau du physique, puisque tout a commencé au mois de mai. Le but était de retrouver une forme optimale avant de pouvoir retourner sur les pistes et avoir un maximum de temps avant les premières échéances mondiales. "J'ai pu reprendre les entraînements de ski début juin et j'ai passé une soixantaine de jours sur les skis jusqu'à la première coupe du monde qui se déroulait à Lake Louise (Canada)", précise la jeune femme. Avant de se rendre dans l'un des temples de la descente, il fallait d'abord en passer par quelques courses FIS afin de marquer des points, mais aussi retrouver l'adrénaline de la compétition. C'est aux Etats-Unis qu'ont eu lieu ces courses, à Copper Mountain (22/11/2015). Deux descentes estampillées FIS au cours desquelles la Monégasque a tenu son rang, terminant notamment l'une des deux courses dans le top 30, à la 27e place. Car c'est bel et bien le top 30 qu'elle vise à nouveau cette année. Mais plus que de le viser, le vrai but d'Alexandra Coletti est de s'y installer. "C'est parfois difficile parce que je ne pars pas avec les meilleurs dossards, donc la piste n'est pas forcément dans son meilleur état lorsque je m'élance", note la jeune femme qui aura 33 ans cette année. Pour autant, Lake Louise (04-06/12/2015) va lancer sa saison sous les SKI meilleurs auspices. Après une première descente où elle se classe en 40e position, la deuxième va être la bonne puisqu'elle termine 29e, et entre donc dans les 30. Cependant, la suite ne va pas être aussi bonne que ses bons débuts. Podium européen "J'ai marqué des points en coupe du monde dès les premières courses, mais ensuite, je n'ai pas été assez régulière sur mes descentes." La faute, entre autres, à des pistes pas toujours en bon état et à une mauvaise transmission des informations. "A Val d'Isère, la piste était dégradée et j'ai pris un trou juste avant le décollage de mon saut et sur le super-G, j'avais des trajectoires trop serrées. A Altenmarkt (Autriche), on ne me dit pas qu'il y a un trou aux abords du dernier saut. Et au moment où je prends ce trou, cela me fait manquer mon dernier saut et je perds du temps. Au final, je manque de rentrer dans les 30 pour 25 centièmes." Rageant, donc, d'autant que celle qui a commencé le ski très tôt sur les pistes de Limone est très souvent à l'attaque. "J'attaque souvent, mais on risque aussi de partir à la faute." Suite à ces coupes du monde, Alexandra décide avec ses entraîneurs de rester en Autriche afin de prendre part à des coupes d'Europe. Cela dans le but de s'entraîner, comme elle l'explique. "Le manque de neige a été un problème pour les entraînements cette année parce qu'il n'y a pas de pistes bien préparées et sécurisées. C'est pour cela qu'on a décidé de rester faire les coupes d'Europe en Autriche, en prenant ces courses pour des entraînements afin de tester le matériel et différentes choses techniques." Et bien leur en pris. Après deux premières descentes où elle signe une 7e et une 5e place, la troisième sera la bonne pour monter sur le podium. "Tout s'est bien passé jusqu'au dernier virage où je me fais un peu trop secouer et je perds la ligne idéale, et donc la victoire." Si la plus haute marche lui a échappé dans les derniers mètres de la descente, la Monégasque signe tout de même une belle troisième place qui a fait du bien au moral. "Ce podium m'a fait beaucoup de bien. J'ai abordé ces courses différemment sur un plan psychologique par rapport aux courses de coupe du monde. J'ai ainsi compris beaucoup de choses. Là, je repars avec un autre état d'esprit pour les prochaines courses de coupe du monde. Je sais que si je skie comme je l'ai fait, je peux aller très vite." Cortina avant la vitesse Après ce podium européen, Alexandra Coletti a pris la route de Cortina D'Ampezzo, en Italie. Quelques descentes d'entraînement ont précédé la coupe du monde qui y a eu lieu le 23 janvier. En délicatesse avec un genou douloureux dû à un choc à l'entraînement, la skieuse monégasque a signé une 44e place en descente et une 39e place sur le super-G lors de cette coupe du monde. La jeune femme a ensuite pu bénéficier d'une semaine de repos afin de recharger les batteries et retrouver une forme physique optimale en vue des échéances suivantes. "Au mois de février, on va enchaîner les courses de coupe du monde en vitesse. Il me faut bien travailler après avoir récupéré afin d'aborder correctement ces courses et tenir le coup physiquement, mais aussi bien évacuer le stress avant le départ". Le tout, avec le top 30 en ligne de mire à l'arrivée. RÉSULTATS SAISON 2015 / 2016 Copper Mountain, Etats-Unis (course FIS) : 27e et 34e (descente) Lake Louise, Canada (coupe du monde) : 40e et 29e (descente) - 38e (super-G) Val d'Isère, France (coupe du monde) : 42e (descente) Altenmarkt-Zauchensee, Autriche (coupe du monde) : 45e (super-G) Altenmarkt, Autriche (coupe d'Europe) : 7e, 5e et 3e (descente) Cortina d'Ampezzo, Italie (coupe du monde) : 44e (descente) - 39e (super-G) 6263 GIRU DE NATALE MARÉE HUMAINE DANS LES RUES DE LA PRINCIPAUTÉ La 21e édition du Giru de Natale, organisé par l'Association Sportive de la Sûreté Publique (ASSP), a une nouvelle fois fait tourner les foules. Et le succès était toujours au rendez-vous puisque près de 1 900 participants se bousculaient au départ du traditionnel 10 km monégasque. Par Aurore Teodoro – Photos : Erika Tanaka, A.T. COURSE À PIED D epuis 21 ans, il court, il court le Giru de Natale. Et surtout il fait courir ! Cette année encore, plus de 1 800 fidèles s'étaient donnés rendez-vous pour la grande manifestation annuelle organisée par l'Association Sportive de la Sûreté Publique (ASSP). Il est loin le temps de la toute première édition, sortie de l'imagination de deux fonctionnaires de police, Mario Bulgheroni et Noël Zell, le responsable de la section course à pied de l'ASSP. C'était "plus petit, plus familial", se rappelle Gilbert Landra, l'actuel vice-président de l’association de la sûreté publique, témoin de ce tout premier tour de Monaco, qui avait réuni à l’époque près de 200 participants. Depuis le succès de la Cursa de Natale - renommée Giru de Natale il y a deux ans, changement de sponsor oblige - ne s’est jamais démenti. La course a même réuni en 2013 plus de 2 200 personnes, un record ! La recette du succès ? Un parcours pas facile mais apprécié. "C'est un parcours de carte postale !", avance Philippe Espallargas, le président de l'ASSP depuis 1999, en charge de l’organisation de la manifestation. "On fait le circuit de Formule 1 en plus." A cela s’ajoute une bonne dose de bouche à oreille sans doute, sans oublier la bonne humeur de la centaine de bénévoles fidèles tous les ans pour ce traditionnel rendez-vous de la fin d'année. Des parcours pour petits et grands Cette fois encore, tout ce beau monde s'était donné rendez-vous sur le port Hercule. Et dès 9h, c'étaient les pitchouns de 6-10 ans qui ouvraient les festivités, le temps d'un petit tour d'un kilomètre sur le port. Les plus grands (11-14 ans) prenaient la suite, s'aventurant, eux, jusqu'au Grimaldi Forum via le tunnel du boulevard Louis-II. Un beau prélude de 2 700 m qui laissait le temps à leurs aînés de récupérer leurs dossards ou de s'échauffer le long de la route de la Piscine. Petites foulées ou grandes enjambées, à chacun sa méthode. A quelques minutes du coup d'envoi, c'était une véritable marée humaine qui se dirigeait vers le milieu du boulevard Albert-Ier, à travers le marché de Noël, pour prendre place sur la ligne de départ. Des t-shirts roses, jaunes, oranges, bleus... Un véritable arc-en-ciel de nationalités et de clubs. "40 pourcent des coureurs sont Italiens", précise Philippe Espallargas. "Cette année, nous avons même un Néo-Zélandais. A chaque édition, on a quelqu'un venu d'ailleurs, d'une destination improbable..." Et parmi les courageux du dimanche matin, on retrouvait le Kenyan James Kangogo, vainqueur du Cross des Iles du 6 décembre dernier, venu en découdre face au Fréjusien Stéphane Valenti, l’un des favoris de la course. Du côté des femmes, on n’était pas en reste puisque la championne de France vétéran de marathon Ingrid Lopergolo, du club Courir en Pays de Grasse, côtoyait la Monégasque Adriana Di Guisto. 6465 LES SAPEURS-POMPIERS DE MONACO "Nous étions 27 sapeurs-pompiers – des jeunes et des moins jeunes - pour une association contre la maladie du foie (Monaco Liver Disorder). Cela fait 4 ans que nous participons et à notre niveau, on essaie de transmettre le lien entre les jeunes et les moins jeunes pour aider cette association", explique le Sergent Philippe Rouzé. "Le parcours est toujours aussi difficile, mais le but c'est de participer. Et nous sommes soutenus par les personnes qui ne courent pas tout le long du parcours. Cela nous aide à monter les différentes côtes de Monaco. C'est un parcours très nivellé. Et nous, on a des gabarits pas très légers. Nous sommes des hommes de force et moins de fond. Mais l'union fait la force". GILLES LANDAIS, CYRIL BOULANGÉ ET ANTONIO DEVITO Si Cyril et Gilles sont des habitués, cette année était une grande première pour Antonio. "On est resté groupés avant de se perdre sur les difficultés de la course : la Rampe Major, qui sélectionne, qui fait un peu le vide et, après, l'avenue d'Ostende, qui est vraiment très dure à la fin de la course" soulignent les compères, tous trois boxeurs à l'ASM boxe. "C'est une course que l'on fait pour se détendre, pour être ensemble", souligne Cyril. Et tous ont atteint leurs objectifs. Pour Gilles et Cyril, c'était respectivement moins de 47 et de 50 minutes. "Pour moi, c'était moins de 50", souligne Antonio. "J'ai fait 48 minutes pour une première, c'est plutôt bien". 10,1km de plaisir… et de montée Et à 10h30, le coup d'envoi était donné. Quelques secondes après les quatre joëlettes de l'association biotoise, Trail pour tous, qui participaient là à leur deuxième Giru, les coureurs s'élançaient à leur tour pour un 10,1 km dans les rues principales de la Principauté. "Vous êtes engagés pour faire 10 km, mais pour des questions techniques, de travaux sur le port Hercule, ce sera un 10,1 km", annonçait l'animateur, exalté. Et très vite, les têtes de file se détachaient. A peine le virage vers la digue passé que déjà, la foule compacte du départ s'étiolait. Et, Giru oblige, depuis le Port, la vue dégagée à 180° sur le parcours sinueux permettait déjà de voir de grandes échappées descendre l'avenue de la Quarantaine. Après un tour par la nouvelle digue, les participants s'engageaient de nouveau sur le boulevard Albert-Ier puis direction la rue Grimaldi. Une petite montée, histoire de mettre en jambe les participants, avant la première grande difficulté du parcours : la Rampe Major. Place d'Armes, on pouvait d'ailleurs entendre les participants anticiper cette montée du Rocher avec un mélange d’appréhension et d’excitation. "Le plus dur arrive maintenant", soufflait un des participants à son partenaire, en traversant le rond-point. C'est sûr qu'à côté des 76 marches à venir, sur 200 tous petits mètres, le dénivelé de la rue Grimaldi, c'était du gâteau. Parcours de carte postale Et ces 76 marches emmenaient les courageux sur le Rocher, à 60 m au-dessus du niveau de la mer. La montée n'a effrayé ni les têtes de file, ni le peloton qui embrassaient cette épreuve en courant. Accueillis sur la place du Palais par les Carabiniers, les courageux continuaient ensuite leur périple le long de Monaco-Ville, passant devant la cathédrale et le Musée océanographique pour redescendre via l'avenue de la Porte Neuve et son point de vue imprenable. Le parcours parfait du touriste ! Au troisième passage, sur le boulevard Albert-Ier, les groupes se faisaient plus rares. Sous les encouragements (et les flashs) de la famille et des amis, nombreux aux abords du parcours, les participants, concentrés, avançaient rapidement vers la deuxième grande difficulté de COURSE À PIED ce 10,1 km, l'avenue d'Ostende. Une montée, la dernière, avant le passage devant le Casino qui menait au demi-tour près du Grimaldi Forum et à la dernière ligne droite du tunnel du boulevard Louis-II. "L'avenue d'Ostende est vraiment très dure à la fin de la course", soulignaient Gilles Landais, Cyril Boulangé et Antonio Devito, tous trois boxeurs à l'AS Monaco, venus pour partager ensemble un moment de détente (voir notre encadré). Car c'est bel et bien là que réside tout le succès de cette course. Un défi sportif combiné à un moment de convivialité. Et postés sur la ligne d'arrivée, à peine 30 minutes après le coup d'envoi, l’arrivée des premiers coureurs en était le témoignage. On franchissait le portique main dans la main, on se prenait dans les bras. Sous les visages rouges, la joie de la mission accomplie ressortait avant tout, tandis que certains participants racontaient leur périple à leur fan-club familial. Une joyeuse cacophonie où dominait la convivialité. "On voit toujours quelqu'un que l’on connaît. On retrouve d'autres coureurs. Sur le parcours, des gens qu'on connaît qui nous soutiennent. C'est ce qui fait le succès de la course", soulignaient Cyril, Gilles et Antonio. Bloquer la ville Pour la 22e édition, le président de l'Association Sportive de la Sûreté Publique rêve de toujours plus grand. "Mon objectif, c'est de bloquer la ville ! Je rêve de faire toujours plus tant que la sécurité est assurée", explique Philippe Espallargas. "Je pense que jusqu'à 3 000, on peut le faire. On en a la capacité". La capacité et la volonté, car le président de l'ASSP ne manque pas d’idées pour faire de cette course une manifestation toujours plus conséquente. "Mon idée, c'est d'essayer de faire un package pour les touristes avec les grandes villes européennes qui desservent l'aéroport de Nice. Avoir des tarifs préférentiels au niveau des hôtels et attirer un maximum d'étrangers en Principauté au travers de cet événement". En attendant, à en juger par le nombre de participants comme bénévoles qui se séparaient en se donnant déjà rendez-vous en 2016, la prochaine édition du Giru de Natale promet d'être une nouvelle fois inoubliable. 6667 HISTOIRE AUX ORIGINES DES SPORTS NAUTIQUES MONÉGASQUES Le Société Nautique est la plus ancienne association sportive de la Principauté. Depuis sa création en 1888, sous le nom de Société des Régates jusqu'à nos jours, elle a animé le port de Monaco et initié des générations de Monégasques. Plongeon dans le passé. Par Aurore Teodoro – Photos : Bernard Artigues - Archives et Patrimoine - Société Nautique de Monaco. AVIRON En 1964, un tank à ramer fut construit dans un bâtiment derrière la chapelle Ste-Dévote, permettant d'apprendre à ramer "au sec". A ncré dans ce que l'on appelle communément le "Paquebot", où la Société Nautique partage le bâtiment du Yacht Club de Monaco, difficile d'imaginer aujourd'hui la naissance et l'essor de l'aviron à Monaco. Nous sommes à la moitié du 19e siècle. Le port Hercule abrite encore les pêcheurs et des plages. Le chemin de fer ne dessert pas encore la Principauté. Les sports nautiques n'en sont qu'à leurs balbutiements. "Avant de naître, elle a d'abord été conçue. Cela a pris du temps, plus de vingt ans", rappelle Gilbert Vivaldi, un des plus anciens membres de ce club dont il a été le président pendant 13 ans (2002-2015). "Les premières régates émanaient d'un besoin d'animer le port de Monaco pour les touristes et les grandes fortunes qui venaient y passer quelques mois de vacances. Outre la voile, il a été organisé des régates à l'aviron de mer, avec les chaloupes de commerce ou celles qui allaient d'un bateau à l'autre pour transporter les passagers." Nous sommes en 1862 et une première Société des Régates, émanation du Casino, baptisé Cercle des Etrangers, se crée. Mais très vite, après quelques courses, la Société des Bains de Mer décide de tout arrêter, estimant que "ce n'est pas assez intéressant et qu'il faut attendre l'arrivée du train pour que cela amène du monde", explique Gilbert Vivaldi. Il faut ensuite attendre 1887 et les célébrations de la Saint-Charles pour revoir des compétitions d’aviron animer les eaux princières. Un beau succès qui entraîne 2 150 entrées au Casino, un record. La machine est désormais lancée. Monaco se tourne vers la mer Et c'est finalement en 1888 que la Société des Régates est fondée sous l'impulsion de 12 Monégasques : Louis Adjani, Honoré Bellando, Adolphe Blanchy, Henri et Jean Crovetto, Albert De Millo, Ambroise Delpiano, Victor Lefranc, Jean et Joseph Marquet, Louis Neri, Jean Vatrican. "Elle est issue de la naissance de l'esprit associatif. La voile et l'aviron tout de suite, puis d'autres se sont créés dessus. C'était dans l'esprit du temps. Fin 19e siècle, l'activité physique et le sport entraient dans les mœurs de la société contemporaine", souligne Gilbert Vivaldi. Une naissance qui ne s'est pas faite sans précaution. Un comité des régates est d'abord créé pour élaborer les statuts. "Mettez-vous à leur place. Les gens commencent à avoir un peu plus de confort, de temps libre. Ils voient des étrangers arriver, non seulement avec leurs ressources, mais aussi avec des idées nouvelles. La société monégasque, à cette époque-là, était en pleine transformation", rappelle l'ancien président de la SNM. A cette époque, "il y a eu un échange d'idées entre le Prince et le ministre d'Etat, qui a souligné que cette création pouvait être très bénéfique pour Monaco et qu'en tout état de cause, ne serait pas négative". D'autant 6869 que Cannes, Nice et Menton accueillent déjà en ce temps-là leurs grandes régates internationales de yachting. "Toute la région était très touristique. Durant la saison d'hiver essentiellement, où il était à la mode de venir sur la Côte d'Azur. Beaucoup de gens fortunés venaient et faisaient des régates qui s'échelonnaient tout au long du littoral. A partir de là, chaque ville a voulu attirer des gens. Il fallait captiver les riches familles, qui venaient généralement avec leur bateau." Très vite d'ailleurs, la Société des Régates connaît un essor fulgurant. En 1899, elle compte 229 membres. Il faut dire que, déjà, à cette époque, la Principauté fascine. Et tandis que les grands voiliers en ont déjà fait un de leurs ports d'escale, Monaco devient également le témoin privilégié de l'essor des canots à moteur. L'aviron ou "rowing", ce noble sport venu de Grande-Bretagne, n'est quant à lui pas en reste. Et si la discipline, au départ, se pratique avec des "bateaux utilitaires", très vite, des yoles franches (petite embarcation), "où il n'y a que des rameurs et des barreurs, qui n'étaient pas destinées à transporter des gens", viennent constituer la flotte. Affilié à la Fédération Française d'Aviron dès 1895, Monaco se montre actif sur la scène des compétitions et ses sociétaires s'illustrent. Gaston Delaplane, par exemple, glane notamment à 8 reprises le titre de champion de France en skiff (bateau étroit à une place), et trois fois celui d'Europe entre 1905 à 1912. Il remporte également le titre de champion d'Europe et de France en double-scull (bateau à deux équipiers), avec son partenaire François Rocchesani. De la Société des Régates à la Société Nautique Si les deux guerres mondiales marquent un temps d’arrêt pour le club, les activités de la Société des Régates reprennent de plus belle dès la fin des conflits. Et ce, jusqu’en 1953, année qui marque le début d'une nouvelle ère du nautisme en Principauté. Avec la création du Yacht Club de Monaco par le Prince Rainier-III, la partie "voile" se désolidarise de la Société des Régates, qui se recentre totalement sur ses rameurs. Cela marque aussi le début d’une nouvelle ère pour l’aviron monégasque. Le club ne changera cependant de nom que deux ans plus tard pour devenir l'actuelle Société Nautique. C'est d'ailleurs à cette époque qu'une nouvelle génération de rameurs a émergé jusqu'à en marquer l'histoire du club. Parmi eux, Ange Fasciolo, Paul Ambrosini, Jean-Pierre Andracco, Jean-Louis Antognelli et son frère Michel, Gilbert Vivaldi. "Durant cette période de 1953 à 2000, nous avons fait en majorité de l'aviron olympique, avec, au début, une petite période d’aviron de mer dans les anciens bateaux", souligne Gilbert Vivaldi. "Et nous avons remporté quasiment chaque année un titre ou tout du moins une participation aux championnats de France. Nous avons même reçu le Kriter d'honneur pour avoir remporté sept fois d'affilée le titre de champion de France en 4 de couple". Et l’ancien président en sait quelque chose puisqu’en 1970, à Vichy, Michel Antognelli et lui ont ramené la médaille d'argent en double. Car cette époque-là marque aussi l'évolution de la discipline et l’abandon progressif des courses de yoles en mer, au profit de son cousin de rivière. Alors que le championnat de France d'aviron de mer est abandonné en 1966, la Principauté, mais également les clubs des environs, se trouvent un nouveau terrain d'entraînement sur le tout nouveau lac artificiel de Saint-Cassien (dans le Var) découvert par les champions niçois Gérard Jacquesson et Edmond Zanotti. "Cela nous a permis de faire de l’aviron de rivière dans d’excellentes conditions. Je me souviens dans les années 60-65 lorsqu’on s’était mis à refaire de l’aviron olympique, que l’on s’entraînait de temps en temps ici, dans des conditions souvent difficiles", se rappelle Gilbert Vivaldi. Et si la partie compétition s’est concentrée sur l’aviron de rivière, pas question pour autant d’abandonner le plan d’eau de la Principauté. Les années 1970 marquent d’ailleurs même l’entrée de la discipline au sein des écoles monégasques, sous l'impulsion de Jean-Louis Antognelli. "L’école d’aviron marchait déjà très bien en France, et nous avons pris l’exemple de ce qui s'y passait". Depuis, tous les élèves de la Principauté passent par un stage obligatoire de six semaines. Aujourd'hui, ce sont 850 écoliers du Rocher qui, chaque année, franchissent les portes de la Société Nautique. L'occasion de faire découvrir la discipline et d'en dénicher les futurs espoirs. "On doit avoir fait ramer la moitié de la population de la nation et beaucoup d’adultes reviennent", calcule l’ancien président. Le renouveau de l'aviron de mer La fin des années 1990 voit le renouveau de l'aviron de mer, qui fait un retour en grâce à Gérard D'Aboville et ses traversées de l'Atlantique. A cela s’ajoutent également les progrès techniques réalisés sur les yoles, qui abandonnent le bois qui ne leur permettait pas les sorties en mer agitée, pour s’équiper notamment de matériaux plus modernes. Une période très faste qui voit le retour du championnat de France d'aviron de mer en 1997 et la création du championnat du monde des clubs d'aviron de mer quelques années plus tard. "C’est ce qui nous a fait choisir, en 2004, de relancer l’aviron de mer avec le Challenge Prince Albert II". Depuis, la Société Nautique vit une période prospère, "très riche, où l’on a pu travailler ensemble la rivière et la mer. Et on a connu beaucoup de succès dans les deux", souligne l’ancien président. Des succès qu’elle doit à la relève : Mathias Raymond, Rafaello Daniele, Bernard Fasanelli, Quentin Antognelli, Gaëtan Delhon, Romain Garcia… Avec son déménagement dans leurs nouveaux locaux, au sein du Paquebot, qui "permettra de donner à la société nautique toute l’ampleur et la représentation qu’elle mérite", le plus ancien club de la Principauté se voit offrir une nouvelle jeunesse. Une nouvelle page qui s'écrira désormais avec son nouveau président, Jean-François Gourdon. AVIRON C HALLE NGE PRIN CE ALB ER T II LES FINES RAMES DE L'AVIRON SE DONNENT RENDEZ-VOUS EN PRINCIPAUTÉ Depuis sa création en 2004, le challenge Prince Albert II n'a cessé de prendre de l'ampleur. Pour cette 12e édition, qui se déroulera les 20 et 21 février prochains, plus de 400 rameurs sont attendus sur le plan d'eau de la Principauté. auront engrangé le plus de points. Notons que cette année encore, le challenge comptera dans ses rangs les fidèles élèves des grandes écoles (Polytechnique, Sciences Po, ESCP, HEC...), soit entre 50 et 70 rameurs issus du fleuron de l'enseignement supérieur venus pour la coupe des grandes écoles. Répétition grandeur nature Cette année, le rendez-vous hivernal de la SNM aura des allures de répétition générale puisqu'en octobre prochain, le club monégasque organisera le championnat du monde en club d'aviron de mer. Plus de 400 rameurs, venus des quatre coins de la planète sont attendus pour l'occasion en Principauté. Lors de la dernière édition, qui s'est tenue en novembre dernier à Lima, la SNM avait d'ailleurs marqué les esprits en remportant, pour la première fois, deux titres de champion du monde. Le double composé de Quentin Antognelli et Giuseppe Alberti d'un côté et le quatre de couple de Mathias Raymond, Gaëtan Delhon, Maxime Maillet et William Ader, barré par Pierre Zervos, ont fait résonner par deux fois l'hymne monégasque. Une répétition avant un nouvel exploit à domicile ? I rlande, Suède, Italie, Grèce, Espagne... Chaque année, les rameurs de mer viennent nombreux et de très loin pour participer au grand rendez-vous hivernal organisé par la Société Nautique Monégasque (SNM) et la Fédération Monégasque du Sport Aviron. "C'est un rendez-vous que l'Europe aime beaucoup", explique Jean-François Gourdon, son nouveau président, qui a repris les rênes du club monégasque il y a quelques semaines. Il est loin le temps de la première édition de cette régate régionale, qui avait réuni à l'époque 50 participants. Désormais, le challenge Prince Albert II réunit chaque année quelques centaines de rameurs. L'an dernier, ils étaient 450, venus de quatorze nations. Et cette 12e édition ne devrait pas faire exception à la règle puisque 400 à 450 rameurs sont d'ores et déjà attendus en Principauté. "Je pense que l'on peut dire aujourd'hui que c'est la plus grosse compétition européenne d'aviron de mer, voire mondiale", ajoute Jean-François Gourdon. 130 équipages attendus Ainsi, ce sont près de 130 équipages qui sont attendus pour deux jours de régate aux pieds de la Principauté. Par quatre, deux ou en solo, ils s'affronteront sur un parcours de six kilomètres. Répartis par catégories d'âge (juniors, seniors et masters) et de genre (femmes, hommes et mixtes), les rameurs devront montrer toute leur puissance pour tenter de gagner la Coupe du Prince qui récompense à chaque édition le meilleur club, à savoir celui dont les équipages 7071 THERMES MARINS LA RÉCUPÉRATION PAR LE FROID Les Thermes Marins ont lancé un protocole "Cryo-Performance". C'est avec l'équipe de France de Skicross que nous avons découvert ce nouveau programme développé pour améliorer la récupération des sportifs, mais aussi des personnes qui se tiennent éloignées des terrains. Un programme unique et proposé nulle part ailleurs. Par Romain Chardan - Photos : Philip Ducap / SBM L a cryothérapie est un principe de récupération bien connu des sportifs et des observateurs du sport professionnel. La thalassothérapie et ses bienfaits liés aux massages et bains relaxants et revigorants le sont tout autant. Cependant, les Thermes Marins ont décidé d'allier le tout afin de proposer un protocole de récupération plus efficace puisqu'il associe les bienfaits de tous ces soins. C'est d'ailleurs ce qu'explique Christophe Fautrier, responsable du service des Thérapies manuelles et soins technologiques. "On a voulu associer nos différents produits et technologies pour proposer ce qu'il y a de mieux en terme de récupération. On l'a expérimenté avec des sportifs de haut niveau et il est évident que pour tout sportif, c'est intéressant. Mais les manifestations que l'on trouve sur le corps, que ce soient les tensions musculaires, les petits bobos qui sont liés soit à l'activité physique, soit au stress, on aura globalement les mêmes chez un sportif ou chez un homme d'affaires, un médecin, ou tout simplement quelqu'un qui sera stressé par son activité professionnelle." Association d'idées Un protocole aussi bénéfique pour un sportif de haut niveau que pour une personne qui ne pratique pas ou peu de sport donc. C'est en fait assez SANTÉ simple. De plus, la mise en place de la formule définitive n'a pas été aussi longue que ce qu'on pourrait croire si l'on se fie à Christophe Fautrier, qui précise que "la période de mise au point a pris entre 3 et 6 mois." Assez rapide donc, d'autant que le protocole cryo-performance peut tenir sur une matinée ou sur une journée entière. Développé avec plusieurs sportifs de la Principauté, le programme consiste en un enchaînement de divers soins, tels que les boosts vasculaires dans la piscine d'eau de mer, des enveloppements de boue ou d'algues, des massages assistés par radio-fréquence (soins Human Tecar) ainsi que la cryothérapie. "Avec la cryothérapie, on se focalise sur le froid. Mais l'exposition au froid (3 minutes à -120°) est une agression du corps qui va lui permettre de réagir de façon globale. On a une activation métabollique suite au passage dans la cryo. C'est aussi pour ça qu'on associe, au minimum, des boissons, de manière à reconstruire et régénérer. L'enveloppement, par la chaleur, va travailler sur la détente musculaire et les propriétés, soit des algues (détox), soit de la boue (reminéralisation), vont amener la deuxième étape plus locale. Ensuite, le Tecar va commencer avec une activation sur les points clés mais aussi nous permettre de focaliser notre attention sur un endroit qui le nécessiterait un peu plus." Les Thermes seuls au monde Cette association de soins, les Thermes sont les seuls à la proposer. Il sera bien possible d'en trouver plusieurs réunis dans tel ou tel établissement, mais l'ensemble n'existe nulle part ailleurs. Mais quel intérêt à profiter d'un soin aussi complet lorsque l'on n'est pas sportif professionnel ? Pour Christophe Fautrier, on peut résumer cela très simplement. "C'est la même chose quand on regarde un développement sur les Formule 1 et qu'on les retrouve 10 ans plus tard dans la voiture de monsieur tout le monde. Tout ce qui va bien, qui est plus pointu pour le sportif, si ça fonctionne sur eux, sur une personne qui stresse pour X ou Y raison, elle sera capable d'en ressentir les bienfaits aussi. C'est-à-dire que le sportif de haut niveau, 7273 c'est notre terrain d'expérimentation parce qu'on a de supers retours vu qu'il a une bonne connaissance de son corps. Aujourd'hui, aux Thermes, n'importe qui s'entraîne un peu sérieusement ou veut se prendre en charge, il peut avoir, ici, le même suivi qu'un sportif de haut niveau." Si le protocole cryo-performance développé par les Thermes semble être adéquat pour la récupération et la relaxation, il en va de même pour les blessures. "Avec le boost que va créer la cryo et ce qu'on peut faire en local avec le Human Tecar, on arrive à optimiser la cicatrisation et à réduire les délais, à condition aussi que le corps ait été convenablement nourri à côté. Dans le sport, tout le monde est capable de bien s'entraîner. Le facteur différenciant aujourd'hui, c'est la qualité de la récupération." MARCO COIFFEUR & BARBIER 9 Avenue du Trois Septembre 06320 Cap-d’Ail 06 71 76 51 87 Sponsorise Hugo Micallef AS Monaco Boxe AS MONACO football RICARDO CARVALHO LA FORCE DE L'AGE ASM BUSINESS CLUB LE RENDEZ-VOUS DES PARTENAIRES À DÉCOUVRIR AUSSI… AS MONACO Academy L’AS MONACO EN ACTIONS TOUTES LES INITIATIVES PRISES PAR LE CLUB POUR SE RAPPROCHER DE SES SUPPORTERS ET DES AMATEURS DE FOOTBALL. BIENVENUE AU STADE LOUIS II TARIF SPÉCIAL * 3€ 15€ E N FA N T S A D U LT E S p o u r t o u s l e s m a t c h s d e l ’A S M o n a c o à d o m i c i l e Entrée dédiée UNE TRIBUNE FAMILLE AVEC PLEIN D’AVANTAGES ! Accueil VIP par nos hôtesses Cadeaux Animations & Jeux Concours DAGHE MUNEGU ! Munegoûters ... Ne pas jeter sur la voie publique plus d’infos sur ASMONACO.COM Tribune Secondes E réservée - Enfants jusqu’à 16 ans inclus Places disponibles sur le site ASMONACO.COM et aux guichets du Stade Louis II * 3€ et 15€ pour les matchs Classique / 8€ et 20€ pour les matchs Gala RICARDO CARVALHO "JE NE ME SUIS PAS FIXÉ DE LIMITES" Arrivé lors de la remontée du club en Ligue 1, Ricardo Carvalho s'est imposé comme l'un des éléments majeurs de l'AS Monaco. Disputant sa troisième saison au club cette année, il a signé sa centième apparition sous le maillot rouge et blanc par un but face au Gazélec Ajaccio. Son premier depuis qu'il est ici. Dossier réalisé par Romain Chardan - Photos : Stéphane Senaux / AS Monaco R icardo Carvalho est ce genre de joueurs qui ne font que peu parler d'eux, mais dont le CV parle tout seul. Porto, Chelsea et le Real Madrid ont notamment accueilli le natif d'Amarante. Il a d'ailleurs terminé champion avec chacun de ces 3 clubs, remportant au passage une coupe de l'UEFA (2003) et une Ligue des Champions (face à l'AS Monaco (2004). A 37 ans (il en aura 38 en mai), le défenseur central portugais vit peut-être ses derniers mois de footballeur. S'il n'a pas encore décidé d'arrêter sa carrière, il vise tout de même l'Euro en fin de saison et une qualification en Ligue des Champions avec l'AS Monaco. Que pensez-vous de la première partie de saison de l'AS Monaco ? Je crois qu'on aurait pu faire mieux. Nous avons été assez inconstants, parce qu'on gagnait un match puis on enchaînait sur un nul ou une défaite. Nous avons l'équipe pour faire mieux. Nous sommes actuellement deuxièmes et nous devons garder cette place. Pour cela, il nous faut gagner plus de matches et éviter les nuls à la maison. 01 Avez-vous eu des déceptions sur cette première partie de saison ? Pas vraiment, non. Nous avons aussi beaucoup de jeunes et nous savons qu'il est important de grandir comme équipe. Mais pour grandir, il faut aussi gagner des matches. Je pense que nous sommes meilleurs maintenant et que l'on va faire mieux en deuxième partie de saison. Les problèmes défensifs sont-ils plus importants que l'an dernier ou est-ce lié à l'adaptation des nouveaux joueurs ? Il y a toujours un moment d'adaptation dans l'équipe. Nous avons presque les mêmes défenseurs, même si on a perdu Aymen Abdennour et Layvin Kurzawa, qui étaient très importants pour nous. Je crois que l'on peut défendre mieux, mais aussi mieux attaquer pour marquer plus. Vous avez le même nombre de points que l'an dernier à même époque* (36), mais vous êtes 2es alors que vous étiez 5es la saison dernière. Pensez-vous que la Ligue 1 est plus faible que l'an dernier ? Non, je crois qu'à part Paris, toutes les autres équipes ont perdu beaucoup de points. Pour nous, il est important de ne regarder que nous et de croire en nos capacités afin de faire mieux. Je rappelle qu'on a perdu beaucoup de points en fin de partie, 3-4 matches où nous avons fait le nul alors qu'on aurait pu l'emporter. Avez-vous le sentiment que vous terminez mieux les matches maintenant ? Même l'an dernier, c'était difficile. Cette année, la pré-saison et les premiers matches se sont bien passés, mais après on a commencé à perdre des points et on était un peu inquiets parce qu'on est sorti de la Ligue des Champions. C'était assez difficile, parce que tout le monde voulait la jouer. Après cette élimination, ça a été plus dur. Je pense vraiment qu'on peut faire mieux que sur cette première partie de saison et tout le monde est concentré là-dessus. Vous aurez moins de matches à jouer sur la deuxième partie de saison. Est-ce un mal pour un bien ? Je ne peux pas dire que c'est bien, parce que je pense que c'est une bonne chose pour tout joueur de participer à une bonne compétition comme la Ligue des Champions ou la Ligue Europa. On n'y est plus, donc on doit se concentrer sur le championnat et la 2e place parce que c'est important pour nous et pour le club. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué cette saison ? J'ai fait mon centième match pour le club, après deux ans et demi et à mon âge, c'était important. J'ai aussi marqué mon premier but sur le même match (face au Gazéléc Ajaccio, 2-2 AS Spécial O MONAC perdu (en 2004 face à la Grèce, 1-0). Je pense que si on y arrive de nouveau, nous pourrons gagner, mais pour cela, il nous faudra d'abord réussir à se hisser jusqu'en finale. Quel est votre meilleur souvenir depuis que vous êtes à l'ASM ? La première année, nous avons fait un grand championnat. Nous étions 6 ou 7 joueurs à arriver, l'équipe montait de deuxième division et nous avons terminé deuxièmes en battant le record de points du club (80). La deuxième année, on a fait une très très bonne campagne de Ligue des Champions. Cette année, beaucoup de jeunes sont arrivés et nous sommes là pour les aider à grandir. Mais pour cela, il faut gagner des matches parce qu'il est important de jouer la Ligue des Champions l'année prochaine. *L'interview a été réalisée le 20 janvier avant la 22e journée. le 09/01/16, 20e journée). Je suis très heureux d'avoir réussi à faire cela. Avez-vous fait votre choix d'arrêter ou pas en fin de saison ? Pas encore. Je me sens bien, je sais que j'ai 37 ans, mais je prendrai ma décision en mai ou en juin, parce que je ne sais pas encore si je jouerai l'Euro. Mais j'attends. La tête veut continuer, mais le corps, c'est un peu différent (rires). C'est une décision que je dois aussi prendre avec ma famille. Comment expliquez-vous votre longévité à ce niveau ? Oui, mais le plus important, c'est que j'ai aidé mon pays à se qualifier. Parce qu'après le premier match de qualification perdu (défaite 0-1 contre l'Albanie), le sélectionneur (Paulo Bento) a été remplacé et j'ai été appelé par le nouveau (Fernando Santos). Nous avons ensuite enchaîné 7 victoires consécutives. Si je suis bien et en forme physiquement, je pourrai aider. Je pense que je peux faire l'Euro, mais il manque encore 5 mois pour voir ça (sourire). Jouer l'Euro en France doit être particulier ? L'INTERVIEW DÉCALÉE DE RICARDO CARVALHO Le plus important, c'est que je joue à un bon niveau. Je fais beaucoup plus attention, je me repose un peu plus, j'essaie de mieux manger, d'avoir une meilleure hygiène de vie. Oui, c'est important parce qu'on va le jouer dans le pays où j'évolue en club. Je connais aussi beaucoup de stades et des gens ici. Mais aussi, pour les Portugais, c'est important que nous jouions l'Euro parce que nous avons beaucoup de personnes qui travaillent et vivent en France. Vous pensiez réussir à jouer aussi longtemps ? Vous pensez qu'il y aura beaucoup de supporters portugais à l'Euro ? Non. Après un certain âge, quand on passe les 33-34 ans, on commence à penser une année après l'autre. Chaque année, on se dit, allez, encore un an. Je ne me suis pas fixé de limites pour jouer. Mais je n'aurais pas pensé jouer jusqu'à 37 ou 38 ans. Ça, c'est sûr et certain (sourire). Quelles est la journée idéale de Ricardo Carvalho ? Quel sera l'objectif du Portugal ? J'aime marcher avec la famille, passer du temps avec mes enfants. Il y a l'Euro en fin de saison. Est-ce un objectif pour vous ? Passer le premier tour est une obligation. Nous avons la qualité pour. Ensuite, c'est sur un match, donc il faut être attentif et tout faire pour passer. Un bon Euro, c'est une demi-finale ou une finale. Je pense qu'il est important d'arriver en demifinale. J'ai joué une seule finale, mais nous avons 0203 Quel est votre film préféré ? Braveheart Quel est votre chanteur préféré ? J'écoute souvent la radio, mais sinon U2. Quel est votre plat préféré ? Le poisson, j'aime beaucoup le loup. L'endroit que vous préférez à Monaco ? Je vis près du Casino, je me sens bien làbas. Le quartier me plaît mais j'aime aussi le Larvotto, pour aller marcher ou prendre un café. A SM BU S I NE S S C LUB L'AS MONACO A LANCÉ SON CLUB DES PARTENAIRES En complément de son offre hospitalité, l'AS Monaco a récemment lancé son Business Club. Un moyen pour les clients, partenaires et sponsors du club de se rencontrer en dehors du cadre des matches. AS Spécial L 'AS Monaco dégage un réel désir de se rapprocher du monde qui l'entoure. Que ce soit auprès de ses supporters et amateurs de football (voir p. 6-8), mais aussi auprès de ses partenaires. Afin de compléter l’offre hospitalité existante (accueil VIP, loges et salons), les dirigeants asémistes ont décidé de créer l'AS Monaco Business Club. Lors de la soirée de lancement qui a eu lieu le 25 novembre dernier dans le salon Bellevue du Café de Paris, en présence de 200 personnes, Vadim Vasilyev, vice-président directeur général du club, déclarait que "l’AS Monaco est un acteur économique local qui doit rassembler tous les chefs d’entreprise. Vous tous, qui échangez sur les matchs, les résultats qu’ils soient bons ou pas, car le sport, c’est avant tout de l’émotion. En faisant partie de l'AS Monaco Business Club, vous rejoindrez une grande famille qui a plus de 90 ans d'histoire et qui est revenue sur le devant de la scène française et européenne." Un moyen d'échanger Qu'ils soient partenaires, sponsors ou clients du club, les dirigeants de ces entreprises disposent donc dorénavant d'un club au sein duquel ils vont pouvoir échanger, et ce, en dehors du cadre des matches. Car lors des soirées de championnat ou de coupe d'Europe, les patrons de ces sociétés sont généralement accompagnés de leurs invités et ne peuvent que peu ou pas échanger ensemble. Car c'est là le but premier du Business Club, comme l'explique Mathias Icard, directeur commercial de l'AS Monaco. "L'objectif, c'est que les entreprises qui participent à l'aventure du club puissent développer du business, leurs affaires, avec comme fil rouge l'AS Monaco. Les sociétés O MONAC qui invitent leurs clients le jour de match, elles s'occupent de ces clients ou de leurs employés et n'ont pas forcément le temps de rencontrer d'autres chefs d'entreprises. Le but est donc d'organiser des évènements en "no match day", en dehors des matches, dans des lieux un peu différents du stade, et que les chefs d'entreprises échangent, se rencontrent et fassent du business." Afterworks Pour ce faire, un programme jusqu'à la fin de saison a d'ores et déjà été établi au niveau des activités et événements qui seront proposés, à raison d'un par mois, aux membres du Business Club. Et tout a commencé avec le premier afterwork organisé au mois de janvier au Monte-Carlo Bay. Une soirée au cours de laquelle Vadim Vasilyev a présenté ses vœux à plus de 70 partenaires présents, pour environ 120 personnes. C'est d'ailleurs à cette occasion que Claude Makélélé, nouveau directeur technique, a été présenté aux partenaires. Ces derniers ont également eu l'occasion d'être introduits aux différents services du club, mais aussi de faire connaissance. Car le but est bel et bien là. Et la soirée a visiblement été une réussite puisque plusieurs d'entre eux ont émis le souhait de prendre part à l'organisation du prochain évènement. La prochaine soirée devrait d'ailleurs être un nouvel afterwork au cours duquel un annuaire des membres devrait être remis. Tournois de golf et de pétanque Ouvert à toutes les entreprises, de la région ou d'ailleurs, les afterworks ne seront pas les seuls événements proposés par l'AS Monaco. Le sport étant le liant de toutes ces sociétés, différents Vadim Vasilyev lors du lancement de l'AS Monaco Business Club tournois seront ainsi organisés. "On sait que ça marche dans le monde de l'entreprise, que la région est propice à cela. Le tournoi de foot par exemple, il se déroulera à La Turbie. On va leur demander de monter une équipe et ils auront ce rêve de pouvoir jouer un peu au centre d'entraînement. On veut faire un parallèle entre la vie d'une entreprise et l'AS Monaco, qui est gérée comme une entreprise," note Mathias Icard. Le mois de mars devrait d'ailleurs voir un tournoi de golf réunir tout ce petit monde. La "Foot Cup" devrait se tenir au mois de mai tandis qu'une "Pétanque Cup" aura lieu, elle, au mois de juillet. Avant cela, de nouveaux afterworks se tiendront et permettront à l'AS Monaco d'annoncer des nouveautés, que ce soit au niveau des hospitalités pour la prochaine saison, mais aussi une présentation de la saison 2016/17. De quoi permettre aux quelques centaines de partenaires du club de se rencontrer, échanger et, pourquoi pas, créer plus que des liens d'amitié au tour d'un verre ou d'une partie de golf. Mathias Icard, directeur commercial de l'AS Monaco 0405 AC T I ONS DU CLUB L'AS MONACO JOUE LA PROXIMITÉ Soucieuse de se rapprocher de ses supporters, notamment en Principauté, l'AS Monaco travaille continuellement à parfaire son offre. La tribune Munegu Family accueille parents et enfants à des tarifs préférentiels avec plusieurs activités et cadeaux pour les petites têtes blondes et amateurs de ballond rond et de l'AS Monaco. rendre les matchs au Stade Louis-II plus attractifs et accessibles. Le service marketing a ainsi modifié l'accès à la vente de billets. Désormais, si les guichets sont ouverts le week-end, tout est mis en œuvre pour booster les ventes en ligne afin d'accompagner au mieux les mutations dans ce secteur. "Jusqu'à la saison dernière, on avait entre 10 et 15 % de nos billets vendus en ligne alors qu'en Ligue 1, les clubs tournent autour de 40% quand le PSG est aux alentours des 80%", note Thomas Dersy, responsable billetterie à l'AS Monaco. Couplée à cela, une réduction incitative de 10% sur les ventes de billets en ligne a également été mise en place. Il y a donc une forte marge de progression sur ce point et le club a d'ailleurs décidé de franchir un pas dans les avancées numériques avec V adim Vasilyev l'avait exprimé dans nos colonnes il y a quelques mois. Le vice-président et directeur général de l'AS Monaco expliquait vouloir rapprocher le club de ses supporters. "On est en train de réfléchir à un programme de responsabilité sociale pour rapprocher la communauté du club en rendant visite aux clubs amateurs et aux écoles. C'est une expérience très importante, les enfants s'en souviendront." Vadim Vasilyev indiquait que "des séances de dédicaces aur(aient) lieu à la boutique" et expliquait aussi vouloir "en faire plus et aller plus loin." L'AS Monaco tient parole puisqu’en un an, de nombreuses actions ont été menées dans ce sens, à l'image de la rencontre avec les abonnés au Grimaldi Forum ou de la surprise faite par Bernado Silva à un jeune fan pour Noël (photos cicontre). Et ce n’est pas fini. Tour d’horizon des principaux chantiers. Une billetterie plus dynamique Un des soucis permanents du club est de L'AS Monaco avait organisé une rencontre entre les dirigeants et certains joueurs avec les abonnés au Grimaldi Forum. Spécial ACO AS MON Bernardo Silva après avoir joué le Père Noël avec ce jeune supporter. Danijel Subasic ici lors d'un mercredi de l'AS Monaco. une nouvelle offre internet. "On travaille sur une nouvelle version qui sortira prochainement. La boutique en ligne a changé et on est dans une logique innovante qui tend vers le "single basket", le panier unique. L'idée, c'est qu'une personne se connectant avec son identifiant sur le site de l'AS Monaco sera automatiquement connectée sur la billetterie et la boutique en ligne. Aucun club ne propose encore ça." Avec ce projet, l'AS Monaco affirme sa volonté d'être innovant sur le digital afin de répondre au mieux aux attentes de ses fans et améliorer "l'expérience client". La vente en ligne permettant l’achat à distance, l’espoir est aussi de toucher les nombreux supporters de sa communauté n’habitant pas la région et désireux de venir au Louis-II de façon occasionnelle. Si des difficultés peuvent être rencontrées sur certains matchs pour des raisons de sécurité, le club et le gouvernement travaillent main dans la main pour trouver des solutions. Les enfants au cœur des attentions "Suba" avec un fan au Grimaldi Forum. Vagner Love, ici en séance de dédicaces. 0607 Plus proche, plus présent, plus visible : après un test l’an dernier, l’ASM est désormais présente dans les tabacs-presse pour la vente de tickets. "L’idée est d’aller davantage vers les gens, notamment ceux qui n’ont pas l’habitude de venir au stade, peut-être tout simplement parce qu’ils n’y pensent pas", poursuit Thomas Dersy. Dans cette optique, le club a réinstauré la gratuité pour les enfants scolarisés à Monaco. "Une étude nous a permis de constater que cette gratuité a permis à beaucoup d’enfants de mettre un premier pied au stade, puis de venir régulièrement et de devenir un jour fidèle", détaille le responsable billetterie. Les enfants, particulièrement ceux de la Principauté, sont d’ailleurs au cœur des attentions. Le club réfléchit ainsi à des actions à mener autour de l'éducation et l'école. "On aimerait aller au- delà de la simple invitation", précise Thomas Dersy. Animation renforcée dans la Munegu Family Au Stade, toute l'attractivité autour de la "Munegu Family" - la tribune accueillant les familles lancée la saison dernière - va être renforcée : entrée dédiée, accueil VIP, animations en tribune, tirages au sort, ateliers maquillages, distribution ballons et autres "munegoûters"... Les "mercredis de l'AS Monaco" devraient eux aussi connaître un nouvel essor cette saison. Comme l'an passé, les pépites du groupe professionnel retourneront rendre régulièrement visite aux jeunes pousses des clubs alentours. La délocalisation d'un entraînement dans un club de la région est aussi à l'étude. Pour les amateurs de foot virtuel, la boutique de l'AS Monaco devrait se transformer en salle de jeux vidéo un mercredi par mois dans les semaines à venir. Un tournoi "Fifa" devrait ainsi y être organisé, avec sans doute une jolie surprise à la clé. amateurs de la région, les licenciés de moins de 16 ans sont invités. Comme leur principale difficulté est de se déplacer, nous leur avons proposé une chose simple. On met des invitations à disposition. On demande simplement aux communes de jouer le jeu en assurant le transport. On doit s'ouvrir : il est primordial d'avoir une attention particulière sur la Principauté, mais il est aussi important d'être présent sur le département. Au-delà des supporters de tel ou tel club, il y a surtout beaucoup d'amateurs de football sur la Côte d'Azur", précise Thomas Dersy. Amateurs, mais tous la même passion Parmi toutes ces actions, et celles à venir, le club s'apprête à dévoiler une nouvelle recrue. Une recrue pas comme les autres qui devrait faire sourire les jeunes et rappeler de bons souvenirs aux anciens... Rendez-vous au stade ces prochaines semaines ! Si l'accent est mis sur la proximité, l'AS Monaco ne veut pas délaisser ses nombreux fans de la région et souhaite tendre la main aux clubs de la région. "Pour tous les clubs 08 AGENCE DU CAP D’ANTIBES CENTRE DE PRESSE Since 1925 CAP D’ANTIBES - RARE ET UNIQUE Très grande propriété sur 7063 m² de terrain composée de deux maisons avec piscine et tennis. Maison principale 350 m² environ : composée d’une entrée, large séjour, salle à manger, cuisine équipée, 5 chambres et 5 bains. Appartement d’amis séparé. Pool house. Maison d’amis d’environ 300 m² : hall, séjour, salle à manger, cuisine américaine, 4 chambres et 4 bains. Garage pour 2 voitures. Large property on 7063 sqm land including two houses with swimming pool and tennis. Main house of approx. 350 sqm : made up of an entrance, large living room, dining room, fitted kitchen, 5 bedrooms and 5 bathrooms. Separated guest apartment. Pool house. Guest house of approx. 300 sqm : hall, living room, dining room, US kitchen, 4 bedrooms and 4 bathrooms. Garage for 2 cars. Réf : ADC 659 TOUS LES LUNDIS APRÈS LE JOURNAL DE 19H VOTRE RENDEZ-VOUS T R O P 100% SPORT S 100%SUR MONACO INFO HD 135, Boulevard J.F Kennedy - 06160 Cap d’Antibes Tél (33) (0)4 93 61 36 41 - Fax (33) (0)4 93 67 45 72 26, Boulevard Maréchal Leclerc, Rond point de L’Illette, 06600 Antibes Tél (33) (0)4 92 93 60 60 Fax (33) (0)4 93 67 50 97 E-mail : [email protected] - www.agenceducapdantibes.com www.gouv.mc février - mars n°21 Le magazine de sport de la principauté monaco Code Sport Monaco • n°21 • février - mars 2016 Tél. : 0033 (0) 479 415 160 Site Web : www.hotelstrato.com Email : [email protected] code MONACO BOBSLEIGH TEAM n°1 monaco Le magazine de sport de la principauté ESCRIME EN FAMILLE FOOT RICARDO CARVAHLO DE PHOTOS VIDÉOS REPORTAGES WWW.CODESPORT.FR