MVE 157 MARS 09 - CCI Moulins Vichy
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MVE 157 MARS 09 - CCI Moulins Vichy
mve NOVEMBRE 2010 N° 166 Bimestriel 2,44 EUROS CCI certifiée par MAGAZINE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE MOULINS-VICHY HÔPITAUX ET PMI DE POINTE la santé du secteur santé Partenaire de l’action www.moulins-vichy.cci.fr Sommaire DOSSIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pp. 4 à 8 DU MARDI AU VENDREDI DE 9H À 12H15 ET DE 14H15 À 19H SAMEDI 9H À 19H EN CONTINU Santé et économie locale • CHMY : une logique de qualité comme dans l’industrie • Centre hospitalier de Vichy : un chantier permanent • LBS Pharma rebondit avec 3i Nature DÉSENCLAVEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9 RCEA, RN7, TGV : axes à haut débit VIE CONSULAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pp. 10 à 13 Votre CCI tournée vers l’avenir ENTREPRISES COMMERCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pp. 14 et 15 6/12 Rue des Bartins – CUSSET – Tél. 04.70.97.87.13 – Fax. 04.70.31.93.69 pp. 16 à 18 CHAMPAGNES GRANDS CRUS – WHISKYS MVE côté net À l’automne 2008, MVE a vu apparaître sa “petite sœur” électronique, MVE Net. Son objectif : apporter aux ressortissants et aux partenaires de la CCI de Moulins-Vichy une information plus chaude et concise que celle qui lui est proposée sur papier – avec des rubriques qui lui sont propres (zoom, agenda, réglementation, culture, médias, etc.). MVE Net n°12 est consultable, comme les éditions précédentes, sur www.moulins-vichy.ci.fr, le site de la CCI. Les lecteurs de MVE qui souhaitent la recevoir directement doivent fournir une adresse mail à la CCI. RAYoN éPICERIE fINE À votre écoute pour valoriser vos CADEAUX D’ENTREPRISE avec une gamme de 1.000 vins et 60 champagnes de la bouteille aux grands contenants en coffret ou caisse en bois Consultez-nous en idées et en prix… L’ABUS D’ALCooL EST DANGEREUX PoUR LA SANTé, CoNSoMMEZ AVEC MoDéRATIoN Changement dans la continuité Édito Élections et réforme.– Quand vous recevrez, avant la mi-décembre, le prochain MVE, les élections consulaires viendront d’avoir lieu et une nouvelle équipe présidera aux destinées de votre Chambre de commerce et d’industrie. Elle travaillera dans une perspective qui sera davantage régionale en vertu de la réforme en cours du réseau des CCI. Je vous invite à participer à cette élection. Ainsi, vous donnerez du poids à votre entreprise à travers son partenaire, la Chambre de commerce et d’industrie de Moulins-Vichy. C’est un acte citoyen que vous exercerez, vous ferez vivre la démocratie économique (lire pp. 12 et 13). Désenclavement et entreprises.– Je ne doute pas que la nouvelle équipe de la CCI agira dans la continuité des efforts actuels, notamment en faveur du désenclavement routier et ferrovaire. Un enjeu crucial qui vient de franchir des étapes importantes et sur lequel vous êtes aussi invités à peser en participant aux consultations publiques annoncées (lire p. 9). Vous ? Les entrepreneurs, bien sûr, qui contribuez au développement de notre territoire, ainsi qu’en témoigne MVE, numéro après numéro. Dans celui-ci, nous ouvrons un dossier sur la prospère filière santé qui rayonne tant sur les villes que sur le milieu rural. Henri Legrand, président de la CCI de Moulins-Vichy MVE.– Directeur de publication : Gilles Forissier – Éditeur : CCI de Moulins-Vichy, BP 1729 Moulins Cedex, tél. 04.70.35.40.00, Mail : [email protected] – Rédaction, composition et mise en page : Bleu autour, 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule, tél. 04.70.45.72.45 – Imprimerie : Quillier, 03150 Varennes-sur-Allier – Périodicité : bimestrielle – Dépôt légal : Novembre 2010 – Tirage : 6.500 exemplaires. Toute reproduction des articles, informations et clichés photographiques publiés dans cette revue est subordonnée à l'autorisation du directeur de la publication. SANTÉ & ÉCONOMIE LOCALE MVE OUVRE LE DOSSIER Deux “géants” : les hôpitaux de Moulins et Vichy. Lourd, très lourd est le poids du secteur de la santé dans l’économie de notre circonscription. Il n’est que d’évoquer les centres hospitaliers de Moulins-Yzeure et de Vichy. Ils y sont, et de loin, les deux principaux employeurs. Et leurs retombées sur l’économie locale ne se limitent pas aux salaires qu’ils versent, déjà parce que l’un et l’autre ne cessent de se transformer en faisant appel aux entreprises, entre autres, du bâtiment. Nous ouvrons notre dossier “Santé & économie locale” par une enquête auprès de ces deux qui, pour être publics, n’en obéissent pas moins à une logique d’entreprise. Deux établissements qui ne sont pas les seuls dans leur métier : les agglomérations de Moulins et Vichy abritent aussi l’une et l’autre une importante clinique, et une dizaine d’hôpitaux ruraux sont répartis dans notre circonscription où ils exercent principalement une fonctionde maison de retraite et contribuent puissamment à la vie économique locale. Des industries de pointe à Bessay et Bourbon. La santé, c’est aussi l’industrie, bien représentée dans l’Allier. On peut même parler d’une filière depuis la création, il y a une vingtaine d’années, de deux parcs thématiques en essor constant : le BioParc de Hauterive et le Naturopôle de Saint-Bonnet-de-Rochefort, respectivement impulsés par l’agence de développement de Vichy (de son agglomération, désormais) et par la CCI de Montluçon-Gannat, et par l’industriel Philippe Laurent. Mais des entreprises industrielles préexistaient à ces deux parcs, tant dans l’agglomération de Vichy, par exemple le laboratoire Hepatoum à Saint-Yorre, que dans le secteur rural. Et nous en venons aux trois autres reportages à lire dans ce numéro de MVE : l’un sur le laboratoire de Bessay-sur-Allier qui, après avoir frôlé la fermeture, a été repris par le groupe 3i Nature piloté par… Philippe Laurent et nourrit de grands projets ; les deux autres sur les sociétés voisines Medtronic Xomed Instrument (SaintAubin-le-Monial) et Moria (Bourbon-l’Archambault), spécialisées dans la fabrication d’instruments chirurgicaux et en pleine santé. Thermalisme et formation. Il nous restera – ce sera l’objet du second volet de ce dossier, à paraître dans le prochain MVE – à radiographier la santé à travers les prismes du thermalisme et de la formation, ce qui nous conduira à nouveau dans les agglomérations de Moulins et de Vichy mais aussi à Bourbon-l’Archambault. À suivre, donc. CHMY : Le centre hospitalier de Moulins-Yzeure (CHMY), qui est le plus gros employeur du val d’Allier, obéit résolument à une logique de qualité et d’entreprise sous l’impulsion de son directeur, Pierre Thépot. Témoin cet entretien où il souligne aussi le rayonnement de son établissement sur l’économie locale. « Marketing », « rapport qualitéprix », « contrat de confiance », « relation client-fournisseur »… Ce vocabulaire d’un chef d’entreprise, c’est le directeur du centre hospitalier public de Moulins-Yzeure qui l’emploie. Avec aplomb et sans langue de bois. En poste depuis le 1er janvier 2010, Pierre Thépot a le goût des phrases qui claquent comme des électrochocs quand il évoque le projet “Hôpital de demain” et la restructuration lourde de l’établissement sur dix ans : « J’ai un mandat de deux fois quatre ans, et je vais l’utiliser pour faire du centre hospitalier un lieu à la fois low-cost et de très haut niveau technologique. Nous sommes dans une logique de qualité, comme dans l’industrie. » Avec ses 2.000 salariés et ses 135 M€ de budget d’exploitation (auxquels s’ajoutent 8M€ pour l’investissement), le CHMY est le plus gros employeur de l’agglomération moulinoise, et a dû plier sa vénérable carcasse aux lois – sportives – de la compétitivité : « Les centres hospitaliers sont financés à 80% grâce à leur activité : les dotations globales étant révolues, il faut jouer sur le coût, la qualité, l’attractivité, il faut investir sur le marketing. » Dossier « Une logique de qualité comme dans l’industrie » Le centre hospitalier de Moulins-Yzeure s’est engagé dans une restructuration lourde sur dix ans. Le CHMY se pose ainsi en vaisseau amiral d’une future « communauté hospitalière de territoire » qui le voit nouer des coopérations avec des établissements voisins, comme l’hôpital Cœur de Bourbonnais (Tronget et Saint-Pourçain), l’hôpital de Bourbon-l’Archambault et le centre hospitalier de Decize, récemment privé de sa maternité, ou faire équipe avec les centres hospitaliers de Vichy et de Montluçon autour de la cardiologie, de l’urgence et de la biologie. Idem pour l’onco-hématologie avec le Centre de lutte contre le cancer et le CHU : « Ces communautés de territoire fonctionnent un peu comme des franchises. Le groupe Hôpitaux de l’Allier équivaut à une marque, chaque établissement dispose d’un référentiel identique. » Comme tout directeur d’une entreprise privée, Pierre Thépot traque les économies et les pistes d’amélioration : « Par exemple, nous avons créé un groupement de coopération sanitaire avec Nevers, Bourbon-l’Archambault et BourbonLancy pour ouvrir une blanchisserie industrielle, le 1er janvier dernier, qui nous permet d’économiser 250.000€ par an. Une partie du ménage est également externalisée. Nous avons aussi sous-traité les transports en ambulance pour affecter des ambulanciers supplémentaires au SMUR. Le CHMY s’attache collectivement à préserver son équilibre budgétaire et il dégage des marges d’efficience. Il faut savoir que les coûts techniques sont de plus en plus élevés. Prenez notre assurance responsabilité civile : il ne reste en France qu’un seul assureur qui la propose, et son prix a augmenté de 300.000€, soit l’équivalent de huit postes. » Le projet “Hôpital de demain” s’attaquera au problème crucial de la modernisation de l’établissement qui, sur Moulins, a conservé son architecture ancienne en pavillons étagés : « Il est temps de changer l’outil de production. » Le conseil de surveillance du 5 novembre a donné le coup d’envoi d’une restructuration qui verra un « rééquilibrage » entre le site de Moulins, saturé, et celui d’Yzeure, qui regorge d’espace : « La première tranche consistera à reconstruire sur Yzeure le service de pédopsychiatrie et à commencer la restructuration des fonctions supports », précise Pierre Thépot, qui évalue le coût du projet « entre 80 et 100 M€ ». En attendant, le CHMY poursuit sa course à la performance, avec la construction d’un centre de dialyse à Moulins (côté rue de Paris), qui s’achèvera en février 2011, et celle, à venir, d’un second accélérateur de particules pour la radiothérapie : « Le chantier de ce bunker devrait commencer en 2011. » Et de conclure : « Un hôpital sans travaux, ça n’existe pas. » ■ Pierre Thépot, directeur du CHMY. Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 5 Dossier Centre hospitalier de Vichy : UN CHANTIER PERMANENT… … et une image sans cesse améliorée qui concourt à son développement rapide. Un développement aux puissantes retombées, notamment sur l’industrie du bâtiment, ainsi que le rapporte son directeur, Claude Roth. « Heureusement qu’il y a le centre hospitalier ! » C’est le visage fendu d’un fier sourire que le directeur du centre hospitalier Jacques-Lacarin de Vichy rapporte ce cri du cœur des patrons d’entreprise du BTP. Du miel pour les oreilles de Claude Roth qui regrette que son établissement n’ait pas toute la reconnaissance qu’il mérite : « Avec nos 1.800 salariés, nous sommes une PME qui occupe une place essentielle dans l’agglomération. Chaque mois, nous Le Pôle mère-enfant a ouvert en 2006. 6 injectons 7 M€ de salaires dans le tissu économique local, ça n’est pas neutre. En cinq ans, nous avons également injecté 20 M€ de travaux dans les entreprises de Vichy Val d’Allier. » Les chantiers les plus récents et les plus importants ? En 2009, la création du site Canguilhem (ex-clinique Jeanne-d’Arc) et la construction d’une blanchisserie industrielle, en partenariat avec d’autres établissements ; et, en 2010, la construction de l’Unité de psychiatrie du sujet âgé (UPSA), qui ouvrira en novembre, et la restructuration du bloc médicochirurgical. De nouveaux chantiers d’envergure se profilent déjà, comme la construction d’un bâtiment dédié aux maladies du rein à l’horizon 2014 (coût : 13 à 15 M€) et celle d’un nouveau pôle de gériatrie de 240 lits, plus conforme aux normes de sécurité, de confort et d’accès aux handicapés que l’édifice des années 70 qu’il remplacera (coût : 30 M€). « En une vingtaine d’années, poursuit Claude Roth, l’effectif du centre hospitalier a doublé, et il continue à croître régulièrement grâce à des activités nouvelles. » Ainsi, le Pôle mère-enfant, Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 Le centre hospitalier, client important des entreprises locales. qui a ouvert en 2006 et absorbé la maternité de la clinique La Pergola, et l’essor de la psychiatrie ont dopé l’établissement. « Notre image a été restaurée par rapport au privé, enchaîne le directeur, qui s’en félicite au moment où il doit pourvoir au remplacement de toute une génération de médecins. « Travailler dans des murs neufs et avec un matériel récent, c’est important pour un jeune médecin. Du coup, le recrutement du personnel médical, qui est surtout issu de Clermont-Ferrand, s’effectue sans trop de difficulté. Cela tient aussi à la taille suffisante de nos équipes médicales qui évite aux praticiens d’être de garde tous les soirs. Et il y a l’attractivité de la ville de Vichy. » Une ville vit aussi ■ de son centre hospitalier. Dossier Le laboratoire de Bessay-sur-Allier, rebaptisé LBS Pharma depuis sa reprise il y a un an par le groupe 3i Nature basé à Saint-Bonnet-de-Rochefort, voit s’ouvrir un nouveau chapitre prometteur. LBS PHARMA rebondit avec 3i Nature Philippe Laurent, en 1987, partait « de zéro » sur le marché des compléments alimentaires, à SaintBonnet-de-Rochefort, en créant LPH. Vingt-trois ans plus tard, ce fils d’un pharmacien de campagne dirige 3i Nature, un groupe de 250 personnes qui vise les 35 M€ de chiffre d’affaires en 2010. C’est ce groupe qui, en novembre 2009, a racheté le laboratoire de Bessaysur-Allier, dont la société Unither souhaitait se séparer et qui, faute de repreneur, semblait promis à la fermeture. « Je ne suis pas un sauveur, se défend Philippe Laurent. À Bessay, il y avait un des savoir-faire pharmaceutiques les plus pointus du département. » Également une usine “verte” : « Il n’était pas concevable de racheter un site dans une zone industrielle : notre marque de fabrique, c’est le respect de l’environnement. » Enfin les moyens de conditionnement que recherchait en urgence 3i Nature pour ses “formes liquides”. Investissements et créations d’emplois. Après avoir été mis en relation par le Comité d’expansion économique de l’Allier, 3i Nature et Unither ont vite trouvé un accord de cession du site, désormais dénommé LBS Pharma. Cet accord, qui prévoit une période transitoire de deux ans et demi durant laquelle le vendeur continue certaines fabrications à Bessay, n’a rien d’une passade : Philippe Laurent et le directeur du site, Édouard Loiseau, annoncent 1,4 million d’euros d’investissement chez LBS Pharma d’ici 2015 et la création dans les mêmes délais d’une dizaine d’emplois en plus des 60 CDI initiaux. Le premier ajoute que son groupe ne se désen- Philippe Laurent, président de 3i Nature (à gauche), et Édouard Loiseau, directeur du site bessaytois, rebaptisé LBS Pharma. gagera pas de Bessay d’ici tôt : « Je suis très attaché au développement de l’Allier, où nous vivons. Je déteste quand on dit que les campagnes vont mourir. » Stratégie ? Déjà leader français de la fabrication de compléments alimentaires pour de grandes marques, dont les principales sont Yves Rocher, Gerblé Céréales, Forté Pharma, Merck et Bayer Santé Familiale, 3i Nature entend surfer sur le boom des “pré-médicaments” : « Le marché se structure. Pour avoir un avenir, les TPE et les PME devront proposer des solutions globales aux grands groupes et leur garantir une sécurité industrielle. L’objectif de 3i Nature, avec désormais LBS Pharma en son sein, c’est de faire partie des acteurs reconnus en Europe dans ce secteur. » ■ Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 7 Dossier Des as de l’instrument chirurgical AU CREUX DU BOCAGE BOURBONNAIS À l’origine de cette discrète filière d’excellence, la société Moria, de vieille souche, puisqu’elle produisit des couteaux d’amputation napoléoniens ! C’est d’elle qu’est issu le fondateur de Medtronic Xomed Instrumentation, autre joyau installé à Saint-Aubin-le-Monial. Reportage. Moria, leader mondial D es couteaux d’amputation napoléoniens au microkératome (correction de la myopie), la société Moria a vécu toutes les révolutions de la chirurgie à Bourbonl’Archambault. Elle s’est spécialisée, il y a dix ans, dans la chirurgie ophtalmologique, devenant leader mondial d’un instrument spécifique, le microkératome. Basé à Antony (Hauts-de-Seine), le groupe Moria emploie 130 personnes, dont 60 à Bourbon-l’Archambault, seul site de production en chirurgie ophtalmologique. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 45,5 M€ en 2009. 8 « Ce qui fait notre force, c’est l’expérience et l’expertise de nos ajusteurs. » L’aristocratie de l’instrument chirurgical s’imagine, se fabrique et se cisèle au calme de la campagne bourbonnaise, à proximité du bourg de Saint-Aubin-le-Monial. Spécialisée dans l’ORL et la coeliochirurgie (micro-chirurgie), Medtronic Xomed Instrumentation est une jolie goutte d’eau de cent salariés dans un groupe de 37.000 personnes et pesant 14 milliards de dollars par an, basé à Minneapolis (Etats-Unis). Une trajectoire que n’aurait sans doute pas imaginée Christian Boutmy, technicien parti de Moria en 1970 pour créer MicroFrance, rue du Château à Bourbon-l’Archambault. Installée depuis 1992 dans des locaux plus vastes à Saint-Aubin, la société a été rachetée en 1999 par Xomed, elle-même absorbée quelques mois plus tard par Medtronic. Des changements de propriétaires qui n’ont pas émoussé l’image haut de gamme de l’instrumentation chirurgicale élaborée à Saint-Aubin dans les règles de l’art. « Nous sommes à mi-chemin entre l’artisanat et l’industrie », souligne Nicolas Deflandre, directeur du site depuis huit ans. « Ce qui fait notre force, c’est l’expérience et l’expertise de nos salariés. La plupart ont appris ici grâce au compagnonnage qui forge la culture de notre entreprise. La fabrication, qui reste manuelle pour près des deux tiers de la valeur ajoutée, permet de garantir la finesse et la qualité de préhension unique des instruments MicroFrance. Au service après-vente, il n’est pas rare de voir revenir des instruments qui ont quinze ou vingt ans et qui ne nécessitent qu’un simple réaffûtage. » Avec 2.000 références et 100.000 instruments produits chaque année Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 sur place, Medtronic Xomed Instrumentation reste hermétique à la délocalisation, même si Nicolas Deflandre reste lucide : « Nous évoluons dans un marché plutôt haut de gamme, mais pour continuer à nous développer, nous devons optimiser nos procédés de fabrication sans jamais compromettre la qualité de nos instruments. Cette démarche fait désormais partie de notre quotidien et accompagne notre volonté d’une innovation toujours plus forte et plus dynamique. Nous développons chaque année 50 à 80 instruments, en partenariat avec les chirurgiens de toutes nationalités (Français, Australiens, Américains, etc.) et nous passons beaucoup de temps dans les blocs opératoires, pour bien comprendre les besoins de nos clients. » L’entreprise réalise 60% de son chiffre d’affaires en France, et le reste à l’export, dans 35 pays : « Nous sommes le seul site de production d’instruments d’ORL et de coeliochirurgie du groupe Medtronic. » En 2009, le site de SaintAubin-le-Monial est devenu centre d’excellence en instrumentation pour Medtronic, et s’est vu confier le contrôle de 50.000 instruments supplémentaires : « C’est un gage de confiance, la reconnaissance de nos compétences. » Après plusieurs années de croissance, la société a connu « un ralentissement assez net aux Etats-Unis en 2009, et 2010-2011 s’annoncent délicates sur la plupart de nos marchés », reconnaît Nicolas Deflandre : « Les budgets des hôpitaux sont partout plus serrés, et c’est pourquoi nous passons de plus en plus de temps auprès des chirurgiens pour appréhender le bloc opératoire de demain. » ■ Désenclavement RCEA, RN7, TGV : axes à haut débat La RCEA doit-elle devenir une autoroute privée d’ici 2018, ou attendre pendant des décennies sa mise à deux fois deux voies par l’Etat ? Le sujet est au cœur d’un débat public, de début novembre à février, durant lequel la CCI de Moulins-Vichy compte faire fortement entendre la voix des entreprises. La future LGV Paris-Clermont-Lyon fera, elle aussi, l’objet d’un débat d’ici fin 2011. De plus, le projet d’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RN7 vient de franchir une étape décisive. RCEA. Le débat public autour de la mise en concession autoroutière de la RCEA de Mâcon et Chalon-sur-Saône à Montmarault est lancé. Cette procédure concerne tous les investissements supérieurs à 300 M€ ; le chantier de la RCEA est estimé à 1,1 milliard d’euros. Elle permet à tous – particuliers, entreprises, collectivités, institutions, etc. – de donner leur avis sur la proposition du ministère, soit lors de réunions publiques, soit dans des “cahiers d’acteurs”. Notre CCI a prévu d’écrire un de ces cahiers – en faisant “plume commune” avec sa voisine de Montluçon-Gannat – et envisage de se rapprocher des CCI de Mâcon, de Lyon, voire de Genève pour élaborer un discours commun et cohérent. Elle incite les entreprises à participer à ce débat public, notamment celles qui ont un lien fort avec la RCEA. Pour savoir comment contribuer, contacter le 04.70.35.40.32 (service Industrie). LGV. Également inscrite dans le SNIT, la ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Clermont-Lyon fera l’objet d’un débat public prévu pour le second semestre 2011. Le temps file, quand l’objectif affiché est une mise en service pour 2020. Avant l’été, le comité de pilotage a examiné les sept scénarii imaginés par Réseau Ferré de France (RFF) : trois ont été retenus, l’un passant entre Vichy et Moulins, le deuxième au nord de Moulins et le dernier au nord de Nevers. L’avis des Chambres consulaires a été sollicité par Patrick Stefanini, préfet coordinateur : la CCI de MoulinsVichy a rappelé son vœu que les voyageurs au départ de Moulins et de Vichy puissent rejoindre Paris respectivement en moins d’une heure et d’une heure vingt. Parallèlement, elle s’est impliquée dans une action de lobbying à travers l’Association consulaire pour la LGV où elle siège aux côtés des CCI du Puy-de-Dôme, du Roannais et de Lyon. Objectif : faire entendre la voix du monde économique et se mettre en ordre de bataille en vue du débat public. À suivre, là aussi. La RCEA passe à 2 x 2 voies entre Chemilly et Le Montet. RN7. Grâce à un intense lobbying des CCI de Nevers, Moulins et Roanne, la mise à deux fois deux voies de la RN7 a été inscrite dans le Schéma national des infrastructures de transport soumis à concertation (SNIT), un “pavé” du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer qui accorde la priorité au ferroviaire : 85% des projets, contre 15% aux autres moyens de transport, dont seulement 5% au réseau routier. L’Allier s’y taille cependant une part à la mesure de son enclavement et de la dangerosité de ses routes, avec trois projets sur les dix-neuf français : la RCEA, la RN7 et l’A719 entre Gannat et Bellerive-sur-Allier. Si le financement de ces chantiers reste à boucler, une étape primordiale n’en a pas moins été franchie avec l’inscription de ces projets dans le fameux SNIT. ■ Le contournement ouest de Vichy progresse a portion nord-ouest (Bellerive/Saint-Rémy-enRollat) est à la charge de l’État. Son financement n’est pas encore bouclé, mais, dans un courrier du 5 août au ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, annonçait qu’il débloquait 200.000€ pour accélérer les études et « permettre sa réalisation dès le début de la prochaine génération de PDMI » (programmes de modernisation des itinéraires routiers). La partie sudest (Bellerive-sur-Allier/Serbannes) incombe, quant à elle, au Conseil général, qui a fait le choix d’un partenariat public-privé (PPP) pour accélérer les travaux. La sélection de ce partenaire privé est en cours depuis juillet et devrait se poursuivre durant l’hiver. La durée des travaux est estimée à deux ans et demi. L Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 9 Vie consulaire VOTRE CCI TOURNÉE VERS L’AVENIR Plus que jamais engagée au service du désenclavement de la région (lire ci-avant), clé décisive de notre avenir économique, la CCI de Moulins-Vichy s’avance vers une réforme et des élections (lire plus loin) dont elle sortira prête à aborder une nouvelle étape de sa mission au service des entreprises. Elle le fera avec une équipe de permanents elle aussi pour partie renouvelée. Cette projection dans l’avenir n’empêche pas, au contraire, d’évoquer les lignes-force qui ont guidé l’action de Nadine Baduel, récemment partie en retraite. Car ces lignes-force sont appelées à perdurer. Nadine Baduel, n°2 de la CCI, tourne la page Un quart de siècle à la CCI. Après des études supérieures d’économie et deux premiers postes (à la Préfecture de Région et à l’Association pour le Développement Industriel et Économique du Massif Central), Nadine Baduel est arrivée en 1984 à la CCI de Moulins-Vichy en tant qu’assistante du directeur général. L’année suivante, elle prenait la tête du service Information (communication, Centre de formalités des entreprises, fichier consulaire, centre de documentation). Puis, en 1990, elle se vit de surcroît confier la responsabilité du site vichyssois, devenant alors la directrice adjointe de l’établissement consulaire, avant de partir l’été dernier en pré-retraite. Au total, plus d’un quart de siècle d’activité pour cette femme de tête qui, sans jamais rechercher la lumière (témoin, encore, son refus de se laisser photographier en vue de cet article), a œuvré avec clairvoyance et ténacité au service de la CCI et, au-delà, de l’économie régionale. Ses maîtres mots : cohérence et information. Et, d’abord, la cohérence de l’information sur les actions de la Chambre. Une Chambre qui, pour n’être pas gigantesque, n’en est pas moins complexe, car investie sur de nombreux champs d’activité. En lien étroit avec les élus en charge de l’information, successivement Jacques Pottier, Alain Gozard et Gilles Forissier, elle s’est attachée à faire ressortir les logiques des actions conduites par la CCI. À commencer par la logique de la qualité, clé de la performance, impulsée par le président Maslard et tenue par le président Legrand. Une logique où la CCI, en particulier à travers son IEQT, a fait œuvre de précurseur, mais sans s’en glorifier : en cherchant à la diffuser en son sein et, surtout, jusque dans les plus petites entreprises. 10 Nadine Baduel n’a pas été étrangère – euphémisme – à cette façon de faire, de faire savoir. Autrement dit, non à l’esbrouffe ou à la (mauvaise) communication, oui à l’information, son autre maître mot. Parce qu’une information vraie vaut toutes les réclames. Et parce que l’information, dans une démarche de qualité bien comprise, est une « matière première » décisive dans l’économie moderne. On tient là la seconde logique que la CCI et, avec elle, Nadine Baduel ont cherché à diffuser. La CCI apparaissait là encore, sinon pionnière, du moins en pointe, ce dont témoignent les outils qu’elle a mis en place. De MVE aux ateliers des TIC. Cap sur l’information, tel a été le mot d’ordre que la CCI a assigné à son magazine MVE quand elle l’a relancé il y a plus de vingt ans. L’information produite par les services de la CCI mais aussi et surtout par les entreprises du territoire qui s’en trouvent valorisées. Un cap tenu au fil des années (aussi, désormais, à travers la newsletter de la CCI), ce qui fait de ce magazine, coordonné par Nadine Baduel depuis son origine, une référence parmi les médias économiques du même type. L’information, c’est aussi le « I » des TIC, autrement dit des technologies de l’information et de la communication dont le surgissement, il y a une quinzaine d’années, a marqué une révolution que la CCI a su accompagner, parfois même précéder, dans le cadre du dispositif Cyber Massif initié par l’UCCIMAC. Ainsi a-t-elle expérimenté l’opération F@ire qui fut rapidement régionalisée et mit-elle en place les Fêtes de l’Internet, ainsi et surtout que les ateliers des TIC à Moulins et Vichy. Autant de réalisations qui procèdent de lignes-force naturellement toujours en œuvre à la CCI. ■ Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 Vie consulaire Deux nouveaux visages à la CCI de Moulins-Vichy Sari Chabrol est la nouvelle conseillère en développement international de la CCI de Moulins-Vichy et de la CCI de Montluçon-Gannat. En poste depuis le 1er septembre, elle succède à Caroline Abt-Balossier. D’origine finlandaise, installée en France depuis dix ans après avoir séjourné en Asie, Sari Chabrol a notamment travaillé pour Wartsila Diesel, société spécialisée dans les centrales électriques maritimes et terrestres, et, plus récemment, pour l’Agence régionale de développement économique d’Auvergne et le pôle de compétitivité Innoviandes. Au sein de CCI International Auvergne (sept conseillers répartis sur le territoire régional), elle est plus particulièrement chargée de l’export vers l’Afrique et le Proche-Orient, mais apporte aussi son expertise sur l’Europe du Nord et l’Asie. Bruno Amathieu a été nommé responsable commercial du service Formation de la CCI de Moulins-Vichy au printemps dernier, un poste nouvellement créé. Ce Limousin d’origine, précédemment conseiller formation dans un organisme paritaire et conseiller entreprise dans un organisme de formation du Puy-de-Dôme, connaît bien l’Allier et la CCI : il a travaillé au début des années 90 chez SERMETO en tant que chargé d’affaires et fréquenté en 2001-2002 les bancs de l’IEQT, où il a décroché une licence d’animateur qualité (option « services »). Il a pour mission d’affirmer l’expertise du service Formation de la CCI auprès des entreprises en valorisant son pôle de compétences QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) et toutes les offres de ses outils de formation, que sont l’IEQT, le Centre de formation hôtelière (CFH) et le Centre d’études des langues (CEL). Il souhaite élargir le spectre des offres et, à cet effet, il met en œuvre un nouveau parcours, “Profession Chef d’Entreprise”, à raison de deux jours par mois à partir du 7 décembre. Un parcours dédié aux dirigeants qui souhaitent renforcer leur vision stratégique et managériale. ✍ Renseignements auprès de Bruno Amathieu : 04.70.30.41.15 [email protected] Vive la démocratie économique ! u 25 novembre au 8 décembre prochains, vous, chefs d’entreprise, serez invités à participer au scrutin visant à élire vos 24 représentants à la CCI territoriale de Moulins-Vichy. Ce scrutin, en vue duquel vous recevrez tout le matériel de vote en temps utile, s’effectuera uniquement par correspondance et s’en trouvera facilité. Nouveauté : vous élirez pour la première fois au suffrage universel direct les 9 représentants de votre circonscription à la CCI de région Auvergne (qui en comptera 60). Enfin, vous élirez les 120 délégués consulaires, autrement dit les “grands électeurs” des juges du tribunal de commerce. Un tribunal désormais unique dans notre circonscription et basé à Cusset. Une seule liste, représentative tant des territoires que des catégories d’entreprises de la circonscription, sollicitera vos suffrages. C’est le signe que les organisations professionnelles dont elle émane ont su, ici, réaliser leur union. Une union que vous êtes invité à soutenir. En la soutenant, vous donnerez aussi du poids, demain, à vos représentants et donc au partenaire de votre entreprise, la Chambre de commerce et d’industrie. En d’autres termes, vous ferez vivre la démocratie économique. Les deux pages qui suivent vous donnent tous les renseignements utiles sur les prochaines élections. Vous y trouverez aussi les grandes lignes de la réforme des CCI, dont la représentation régionale, légitimée par l’élection de ses membres au suffrage direct, sortira renforcée. D Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 11 2010 Une année de réforme La loi du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services a été publiée le 24 juillet 2010. Trois grands principes n Renforcer l’échelon national et les échelons régionaux, mutualiser les structures, adapter les missions au service des entreprises, mettre en place une fiscalité unique régionale, sans abandonner la proximité territoriale des Chambres, essence même de leur légitimité. n Améliorer la qualité et l’homogénéité des services rendus par les Chambres aux entreprises de leurs territoires. n Réduire la pression fiscale exercée sur les entreprises : –15% sur 3 ans. Une nouvelle organisation territoriale : Votre nouvelle Chambre de Commerce et d’Industrie de Région (CCIR) La CCIR à partir du 1er janvier 2011 : n définira le projet des CCI pour la région n coordonnera le plan d’actions n sera le porte parole du monde économique à l’échelle régionale. Une année Le décret n°2010-924 à la composition et au régime de Commerce et d’Industrie À quoi sert cette élection ? Le vote est l’occasion d’élire un de vos pairs de votre secteur d’activité pour vous représenter auprès de l’État et des collectivités, et de proposer des actions en faveur de développement des entreprises et de l’activité économique. Cette année, l’élection revêt un enjeu particulier. C’est la première fois que vous allez élire vos représentants à la CCI de Région Auvergne et à la CCI Territoriale de Moulins-Vichy, en complément des délégués consulaires qui ont pour mission d’élire les juges aux Tribunaux de Commerce. Répartition catégories / Ce sera le rôle des 9 Membres Titulaires Régionaux de votre CCI. Votre nouvelle Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale (CCIT) Cette nouvelle CCI Territoriale sera : n Actrice du développement des entreprises du territoire n Votre interlocutrice de proximité avec une offre de services étendue et personnalisée n Votre relais auprès des pouvoirs publics locaux. commerce 0-4 sal. Cat.1 5 sal. et + Cat.2 industrie 0-19 sal. Cat.1 20 sal. et + Cat.2 services 0-4 sal. Cat.1 5 sal. et + Cat.2 TOTAL 120 délégués consulaires Une réforme au service des entreprises n une offre de services plus homogène et plus performante n une représentation élargie de leurs intérêts face à la montée en puissance de l’échelon régional n un meilleur usage de l’impôt et donc un allègement global de la fiscalité consulaire n une collaboration plus efficace avec les partenaires à l’échelon régional. 12 ccinfos pratiques commerce 0-4 sal. 5 sal. et + industrie 0-19 sal. 20 sal. et + services 0-4 sal. 5 sal. et + TOTAL Année de réforme et d’élections pour le réseau consulaire d’élections Une année de vote du 3 août 2010 relatif Les conditions pour se porter candidat : électoral des Chambres est paru au JO du 6 août 2010. n Être inscrit sur la liste électorale n Être inscrit au R.C.S. depuis au moins deux ans ou être représentant d’une entreprise ayant plus de deux ans d’activité n Être âgé de plus de 18 ans au dernier jour du scrutin. 24 membres à élire Par arrêté préfectoral du 1er septembre, M. le Préfet de l’Allier a fixé à : Comment faire acte de candidature ? n Les candidatures aux fonctions de membres des CCI Territoriales et de région sont à déposer à la préfecture. n 24 le nombre de membres à la CCI Territoriale de Moulins-Vichy. n Le dossier de candidature doit comporter outre l’identité du candidat, la dénomination et l’adresse de l’entreprise, son numéro d’inscription sur la liste électorale et la catégorie professionnelle, et sous-catégorie, sous laquelle il se présente. Il est accompagné d’une déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il remplit les conditions d’éligibilité (non-condamnation...). Sur ces 24 membres à élire : n Le candidat à la CCIR présente simultanément sa candidature et celle de son suppléant. • 9 seront titulaires au niveau régional et territorial, n La Commission d’Organisation des Elections expédiera aux électeurs, au plus tard le 25 novembre 2010, les circulaires et bulletins de vote des candidats de leur catégorie, ainsi que les instruments nécessaires au vote par correspondance. • 9 seront leurs suppléants et auront une mission territoriale, • 6 n’auront qu’une mission territoriale. Comment voter ? n Si vous êtes électeur, vous allez recevoir le matériel de vote pour élire les candidats représentant votre catégorie (et sous-catégorie). sous-catégories au niveau régional au niveau territorial 3 4 dont dont 1 1 4 6 dont dont 2 2 3 4 dont dont 1 2 24 dont 9 n Vous voterez par correspondance du 25 novembre au 8 décembre 2010. Le calendrier n Du 23 septembre au 7 octobre 2010 : mise à disposition du public, par le Préfet, des listes électorales n Du 18 au 29 octobre 2010 à 12h : dépôt des candidatures auprès de la Préfecture Contacts au niveau territorial n Jeudi 25 novembre 2010 : ouverture du scrutin Cat.1 Cat.2 16 19 Cat.1 Cat.2 22 27 Cat.1 Cat.2 15 21 n Mercredi 8 décembre 2010 : clôture du scrutin n Jeudi 16 décembre 2010 au plus tard : proclamation des résultats Vous avez des interrogations? N’hésitez-pas à contacter : n Service Élections Tél. : 04 70 35 40 00 n Avant le 15 janvier 2011 : installation des membres de la nouvelle CCI 120 ccinfos pratiques 13 Entreprises L’écologie industrielle à l’essai dans le Sud-Allier La ZA de Sept-Fons se remplit Synergies entre entreprises. L’écologie industrielle consiste à apporter des solutions concrètes en matière de développement durable en favorisant les synergies entre entreprises. Exemple : la fourniture aux apiculteurs de la région des poussières de sucre produites par le Comptoir européen de la confiserie (Pastillerie de Vichy) qui n’avait pas trouvé pour elles d’utilisation. ituée en bordure de la RCEA, à hauteur de la fonderie de PSA, la zone d’activités de Sept-Fons à Dompierre-sur-Besbre en a bientôt fini avec son allure de friche. Grâce à un partenariat entre la CCI de Moulins-Vichy et la communauté de communes Val de Besbre-Sologne bourbonnaise, trois entreprises vont s’installer prochainement. Comité de pilotage. Après une réunion sur ce thème, dans le cadre du rendezvous du développement durable d’AQP (Auvergne Qualité Performance), un premier programme de recherche de synergies a été lancé en 2009 sous l’impulsion de MACEO (ex-Adimac) dans le Sud-Allier, territoire choisi pour la diversité de ses activités industrielles. Ce programme, l’un des six actuellement en cours au plan national, est piloté par un comité réunissant les deux CCI de l’Allier, le Département et le Comité d’expansion économique de l’Allier (CEEA). L’engagement de la CCI et de l’IEQT. Un logiciel, Presteo, a été utilisé afin de faciliter la recherche des synergies exploitables entre une vingtaine d’entreprises (par exemple la réutilisation de rejets d’eaux du Sictom de Bayet par l’usine d’équarrissage voisine). Cette action est désormais reprise par AQP afin de pérenniser la recherche de synergies sur le territoire de l’Allier et de l’étendre à une trentaine d’entreprises supplémentaires. Wavin joue l’ouverture e 17 septembre, l’entreprise varennoise Wavin France a ouvert ses portes, le temps d’une visite des représentants des collectivités locales et des institutions. Une cinquantaine d’“officiels” ont assisté à la présentation de l’usine implantée à Varennes-sur-Allier depuis 1979 et qui appartient à un groupe hollandais de 6.300 Didier Prouteau (à droite), président de Wavin France, a fait découvrir le site varensalariés (1,3 milliard d’euros de chiffre d’afnois à ses invités, dont René Souchon, faires en 2009). « Nous sommes la seule enprésident du Conseil régional, et Pierre treprise de l’Allier à accueillir le siège social Monzani, préfet de l’Allier. français d’un groupe international », a souligné Didier Prouteau, président de Wavin France. Le site varennois compte 320 personnes, soit la moitié des salariés du groupe en France. Spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de canalisations en plastique pour l’eau (potable, usée, pluviale, etc.), Wavin France redresse la tête en 2010, après une année 2009 marquée par la crise : disparition de l’intérim, chômage partiel et même suppression d’une trentaine d’emplois à Varennes-sur-Allier et à Sully-sur-Loire. Lors de son allocution, Didier Prouteau a souligné l’action « citoyenne » de Wavin France et surtout la volonté de réduire « l’impact environnemental » : « Nous souhaitons réduire nos émissions de CO2 de 20% en cinq ans. » Diminuer la consommation en énergie et en eau fait également partie des priorités d’une entreprise qui produit chaque année 160.000 km de canalisations. L 14 Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 S Noveo. Basée à Paris, Lyon et Bordeaux, la société Noveo développe et exploite des parcs photovoltaïques au sol. « Nous avions repéré la zone d’activités début 2010, en passant sur la RCEA, explique Philippe Pebay, responsable du développement. Nous avons été intéressés par l’accessibilité, le relief plat du site, et la possibilité de se raccorder au poste électrique de la fonderie PSA. » Le dossier de permis de construire pour un parc de 72.000 m2 devrait être déposé d’ici la fin de l’année. Un investissement de 8 M€ pour Noveo, et un chantier « générateur d’emplois ». Thivent SAS. L’entreprise de carrières et travaux publics Thivent, installée à La Chapelle-sous-Dun (Saône-et-Loire), ouvrira un centre de travaux sur la zone en 2011 : « Nous voulions nous établir sur Dompierre pour mieux écouler les produits de notre carrière de Cressysur-Somme (près de Bourbon-Lancy, NDLR) », explique Patrick Dieuaide, le directeur général de Thivent SAS. Le centre devrait embaucher dix à quinze personnes, pour réaliser des travaux de routes et voiries urbaines sur un secteur allant de Dompierre à Moulins. Metalset. L’entreprise dompierroise, créée en 1997 par Alberto Ferreira et dirigée par son frère Serge, est depuis des années à l’étroit dans ses 360 m2. Fin 2011 - début 2012, elle devrait déménager sur la zone dans 1.500 m2. Ses neuf salariés fabriquent des équipements routiers (garde-corps, poteaux, murs anti-bruit), des portails, du mobilier urbain pour des clients comme Bouygues, la SNCF et diverses municipalités. Cette extension lui permet d’embaucher une personne au bureau d’études, et d’accueillir d’ici deux ans la société Omega, qui fabrique des armatures pour béton armé à Thiel-sur-Acolin et qui est co-gérée par les frères Ferreira. Entreprises La SDEB investit pour durer Le Centre Expédition Réception, point névralgique de la 13e BSMAT. réée en 1967 à Ferrières-sur-Sichon, implantée à Cusset (aux Grivats) en 1993 pour assurer sa pérennité, la Société de Découpage et Emboutissage du Bourbonnais (SDEB) est de ces PME sur lesquelles le temps semble glisser. Aux commandes, un P-DG en bleu de travail, Jean-François Laurent, qui affiche fièrement ses 40 ans d’ancienneté et qui a connu toutes les étapes de la société : C « L’entreprise a été créée en 1967 e Moulins : la 13 BSMAT prend du galon rincipal pôle de compétence nationale concernant le stockage et la distribution des rechanges techniques des matériels de l’Armée de terre, le site moulinois de la 13e BSMAT (Base de soutien du matériel) s’affirme comme la plaque tournante de cette activité en France. Le voilà promu magasin central unique, dans le cadre de la Réforme générale des politiques publiques (RGPP) : « Nous assurons déjà 80% de la distribution. A terme, nous serons à 95% », explique le lieutenantcolonel Tony Roy, qui dirige une base de 37 hectares (dont 17 couverts) sur laquelle travaillent 180 civils et 120 militaires. P Un “monstre” bardé de technologie. Depuis 2009, la 13e BSMAT absorbe progressivement les stocks des bases de Guéret et de Saint-Florentin (Yonne), appelées à fermer leurs portes : « Cela représente 60 à 70.000 m3 de rechange supplémentaires. » S’y ajoutent les stocks transférés depuis Fourchambault, Langres et Saint-Priest. La base moulinoise compte 30 bâtiments qui sont autant de magasins, et dont le cœur est le CER (Centre Expédition Réception), un “monstre” construit en 1995 et bardé de technologies par lequel transite l’essentiel des matériels de rechange : « Tout ce qui tourne beaucoup est dans le CER, le reste se trouve dans les autres magasins. Et 85% de notre stock tourne en permanence. » Les volumes brassés par la BSMAT – qui alimente tous les régiments basés en France mais aussi dans les DOM-TOM et les militaires en OPEX (opérations extérieures) – donnent le tournis : environ huit millions de pièces réceptionnées (et 8,5 millions distribuées) en 2009, 100.000 références (120.000 à terme), 3.500 tonnes expédiées en 2009 (500 colis par jour), plus de 2.000 clients (contre 99 en 2007). Deux nouveaux bâtiments. Pour digérer les afflux de nouveaux stocks, la base a opéré une mue importante depuis 2008, optimisant les surfaces disponibles, réhabilitant certains magasins. Même si 16.000 m3 ont été ainsi récupérés, la place manque. « Nous allons construire deux bâtiments d’ici l’été 2012, pour un montant de 17 M€ », explique Tony Roy. Un bâtiment de 14.000 m3 accueillera le stock de pneumatiques de Guéret, et un bâtiment de 9.000 m3 sera rempli de divers matériels de rechange. « De nouvelles missions nous ont été confiées, comme le stockage d’ensembles et sous-ensembles en bon état (boîtes de vitesse, moteurs, ponts) et celui de petits containers vides », précise le lieutenant-colonel, fier de souligner que le transfert de stocks n’a pas affecté la qualité de la distribution moulinoise : « En six ans ans, nous avons divisé nos délais de livraison par trois. » par Robert Durif et Jacques Brun. J’ai racheté des parts en 1990, à la retraite des fondateurs, avec Yves Chassagne et Edmond Picarles. Yves Chassagne a occupé la fonction de P-DG jusqu’à sa retraite en 2006, et je lui ai succédé, avec Edmond Picarles comme directeur général. » Si elle n’a jamais réalisé d’emboutissage, la SDEB s’est fait un nom dans la tôlerie et le travail des métaux : « Ligier Automobiles est notre principal client depuis des années. Nous leur fabriquons des châssis et divers ensembles. Nous travaillons également pour Philips Éclairage à Nevers, Alstom, Seguin-Duteriez, les Forges de la Margeride, Valmont, Sunlux, entre autres. » Après avoir touché ses clients, la crise a frappé la SDEB il y a un an, rendant encore plus impératif le besoin d’investir dans du matériel de pointe : « Nous avons acheté une machine découpe laser à commande numérique, qui est en service depuis juillet. Elle nous permet de faire du prototype, de la pièce unique pour nos clients, en étant très réactifs. » Le gain de temps est spectaculaire, comme l’explique un des quatre opérateurs formés au pilotage de cette machine. La machine laser est « le plus gros investissement de l’histoire de la SDEB », souligne Jean-François Laurent : « Elle nous a permis de rapatrier les 160.000€ que nous dépensions en sous-traitance, et grâce à elle nous pouvons chercher de nouveaux clients. Nous n’avons pas le choix. » Arrivée en juillet à la SDEB, la machine laser à commande numérique est le plus gros investissement de l’histoire de l’entreprise. Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 15 Commerce PFIL Des prêts “bonifiants” Pour les créateurs et repreneurs d’entreprise, les premiers mois d’activité sont souvent les plus délicats. Les prêts des plateformes d’initiative locale (PFIL) sont là pour les aider à franchir ce cap. Jean-François Aiglon, New Baby à Cusset Création en juin dernier d’un magasin franchisé New Baby, avenue GilbertRoux à Cusset, avec sa compagne Christine Barrau. Un prêt PFIL pour… financer le surcoût des travaux imposés par la commission de sécurité. Projets : poursuivre sur la lancée d’un début prometteur, dans une enseigne « à taille humaine » où travaillent également deux vendeuses à mi-temps. À terme, l’objectif est de pérenniser ces emplois en les transformant en temps complets. Jean-François Aiglon et Christine Barrau. Brigitte Dumont, agence matrimoniale Création de l’agence matrimoniale Hera à Cusset, appartenant au groupe Anne-Elena Beaulieu, basé à Tours. Un prêt PFIL pour… financer le démarchage commercial et la communication qui ont fait connaître Hera dans l’Allier. Projets : développer sa clientèle dans le gisement « incroyable » des gens souhaitant rompre leur solitude. Ludovic Faure, transporteur Ludovic Faure et l’Etoile du Jeune Créateur, reçue en juin au congrès de L’Officiel des Transporteurs. 16 AU FIL DES PFIL Les prêts d’honneur des PFIL en bref PFIL Les plateformes d’initiative locale ont été créées par les CCI, avec l’adhésion des collectivités locales et le soutien de divers partenaires, pour aider les créateurs et repreneurs d’entreprise. Elles font partie du réseau national France Initiative. Moulins Initiative et Vichy Initiative sont les deux PFIL de la circonscription. Prêt d’honneur Pour s’adapter aux besoins en financement de chaque projet, trois catégories de prêt sont proposées, sans intérêt ni garantie personnelle, sur deux à cinq ans : prêt “micro-crédit” de 3.000 à 5.000€ ; prêt “starter” de 5.000 à 15.000€ ; prêt “booster” jusqu’à 50.000€ pour des projets de reprise générateurs d’emplois ou innovants. Contacts Reprise des transports Guillaumin à Saint-Pourçain-sur-Sioule (20 véhicules et 21 salariés) en avril dernier. [email protected] Tél. : 04.70.35.40.36 Un prêt PFIL pour… financer la reprise et moderniser les locaux. [email protected] Tél. : 04.70.30.41.36 Projets : développer l’offre de transports. Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166 Moulins Initiative Vichy Initiative Commerce Vincent Isavard : « S’adapter pour tenir » atron depuis deux ans de la société Chaumette-Dupleix, Vincent Isavard a été invité par la CCI de Moulins-Vichy à présenter, lors de l’assemblée générale du 28 juin, les projets de restructuration du marché couvert et de l’immeuble Monoprix à Moulins. Deux chantiers majeurs d’« aménageur » (auxquels s’ajoute la création du multiplexe) rendus nécessaires par la conjoncture : « Les programmes de rénovation urbaine arrivent à terme, les collectivités locales passent moins de commandes, les promoteurs immobiliers freinent parce qu’ils ont beaucoup de logements vacants. On a vécu dix très belles années, mais c’est fini. Alors si on ne commence pas à chercher nous-mêmes l’activité, on ne tient pas. J’ai 70 salariés, et je veux garder tout le monde. Le marché couvert et le multiplexe vont occuper 40 personnes de mon entreprise pendant huit mois. » P Marché couvert. Les travaux ont débuté en octobre. Les premières boutiques s’installeront en octobre 2011, Monoprix (sur 2.500 m2) au printemps suivant, avec une enseigne d’équipement de la personne ou de la maison sur 1.200 m2. Une dizaine de “cellules” de 100 à 200 m2 et un marché permanent de métiers de bouche sont prévus. « 70% des baux ont été signés, et on a des contacts pour les 30% restants », précise Vincent Isavard, qui s’est associé pour ce chantier (et celui du multiplexe) avec l’entreprise générale vichyssoise Réolon. Immeuble Monoprix. Le bâtiment et sa célèbre façade Art nouveau ont été rachetés au groupe Monoprix-Galerie Lafayette. Le permis de construire sera déposé au printemps 2011. Au rez-de-chaussée, 2.000 m2 de commerces – une moyenne surface et cinq cellules commerciales – seront créés, et 30 appartements dans les étages, sur trois niveaux. Pour ce projet, Vincent Isavard fait équipe avec un ingénieur indépendant, Jean-Paul Jolivet, et l’agent immobilier Benoît Pierre (Century 21). Les commerces devraient être prêts pour mars 2013, et les appartements l’été suivant. ■ Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Juin 2010 – N°165 17 Commerce Le commerce en vue Une nouvelle rubrique dans laquelle nous donnerons un coup de projecteur sur un commerçant de la circonscription. Patrick Chonier et le boom de Pom’Banana n juin 2009, Patrick Chonier promenait encore sa fromagerie sur les marchés et faisait des tournées autour de son fief lapalissois. On ne tire pas comme ça un trait sur dix-sept ans de commerce ambulant. « J’ai réussi à vendre mes affaires à deux jeunes, sur SaintPourçain et Saint-Just-en-Chevalet. Ça fonctionne bien », souligne fièrement celui qui, à 44 ans, s’est glissé sans peine dans la peau du chef d’une entreprise florissante, Pom’ Banana. E Un concept simple : « On vend des colis complets, des cagettes de fruits et légumes, des fromages entiers. Ça permet de vendre moins cher des produits de qualité, d’avoir moins de personnel, donc moins de frais. » Le premier magasin ouvre en août 2007 à Charmeil, le deuxième quelques mois plus tard à Yzeure. Suivent Digoin, Montluçon, La Souterraine, et dans les prochains mois Thiers, Le Puy, Saint-Junien, Limoges, Bourges et Vierzon. « J’ai actuellement plus de vingt salariés, et le chiffre d’affaires a plus que doublé tous les ans, passant de 800.000€ à 10 M€. » L’aventure a commencé grâce à un échec : « Avec mon épouse Muriel, nous voulions ouvrir une crèmerie à Vichy. Ça n’a pas pu se faire, mais j’ai rencontré quelqu’un qui voulait ouvrir un « On n’a rien inventé, on fait du chiffre d’affaires avec des petites marges. » commerce de fruits et légumes et qui était intéressé par mon activité de fromagerie. On a signé le bail, il a pris peur, alors j’ai racheté ses parts et monté le concept. » S’il a conservé ses fournisseurs en fromages et en charcuteries, Patrick Chonier s’est appuyé sur Georges Tréfond, patron de Clermont Import, pour les approvisionnements en fruits et légumes. Les deux hommes se sont associés à un entrepreneur de bâtiment de La Souterraine, Didier Papon, pour multiplier les Pom’Banana. « On va mettre des franchises sur toute la France. C’est “no limit” », sourit celui qui savoure au passage une petite revanche au goût suave : « Dans le petit commerce, quand on demande quelque chose, les banques ne veulent rien savoir. Aujourd’hui, elles souhaitent toutes nous avoir comme clients. » Le succès foudroyant du concept a surpris son créateur – qui n’oublie pas d’associer son épouse et son personnel à sa réussite : « On est tombés dans une bonne période ; les gens ne veulent plus des hypermarchés. On n’a rien inventé, on fait du chiffre d’affaires avec des petites marges – ce que faisait la grande distribution, au début. On est jusqu’à 50% moins chers que les hypers sur certains produits, on en est à - 30% sur l’ensemble de nos références. Et quand les gens ont pris l’habitude d’acheter au juste prix… » L’enfant du Breuil, qui a débuté dans le commerce à l’adolescence en faisant les marchés pour l’entreprise de primeurs Grenier, avoue être « sur un nuage » : « Je suis passé dans un monde différent, mais je n’oublie pas d’où je viens. » ■ Formation Décoration florale et art de la table el est l’intitulé d’une nouvelle formation proposée aux professionnels par le Centre de formation hôtelière. Elle se déroulera sur trois jours, du 30 novembre au 2 décembre, et sera animée par Matine Pasquier, une spécialiste qui a déjà encadré des stages sur ce thème dans d’autres régions pour un public d’hôteliers-restaurateurs. Autre stage à venir également financé par le Fafih et destiné aux professionnels : « Garnitures et accompagnement à la mode » les 6, 7 et 8 décembre. T ✍ 18 Renseignements par mail ([email protected]) ou par téléphone (04.70.30.41.44). Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166