MVE 157 MARS 09 - CCI Moulins Vichy

Transcription

MVE 157 MARS 09 - CCI Moulins Vichy
mve
NOVEMBRE 2010
N° 166
Bimestriel
2,44 EUROS
CCI certifiée par
MAGAZINE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE MOULINS-VICHY
HÔPITAUX
ET PMI DE POINTE
la santé
du secteur
santé
Partenaire de l’action
www.moulins-vichy.cci.fr
Sommaire
DOSSIER
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pp. 4 à 8
DU MARDI AU VENDREDI DE 9H À 12H15 ET DE 14H15 À 19H
SAMEDI 9H À 19H EN CONTINU
Santé et économie locale
• CHMY : une logique de qualité comme dans l’industrie
• Centre hospitalier de Vichy : un chantier permanent
• LBS Pharma rebondit avec 3i Nature
DÉSENCLAVEMENT
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 9
RCEA, RN7, TGV : axes à haut débit
VIE CONSULAIRE
. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pp. 10 à 13
Votre CCI tournée vers l’avenir
ENTREPRISES
COMMERCE
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pp. 14 et 15
6/12 Rue des Bartins – CUSSET – Tél. 04.70.97.87.13 – Fax. 04.70.31.93.69
pp. 16 à 18
CHAMPAGNES
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MVE côté net
À l’automne 2008, MVE a vu apparaître
sa “petite sœur” électronique, MVE Net. Son objectif :
apporter aux ressortissants et aux partenaires
de la CCI de Moulins-Vichy une information plus
chaude et concise que celle qui lui est proposée
sur papier – avec des rubriques qui lui sont propres
(zoom, agenda, réglementation, culture, médias, etc.).
MVE Net n°12 est consultable, comme les éditions
précédentes, sur www.moulins-vichy.ci.fr,
le site de la CCI. Les lecteurs de MVE
qui souhaitent la recevoir directement
doivent fournir une adresse mail à la CCI.
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Changement dans la continuité
Édito
Élections et réforme.– Quand vous recevrez,
avant la mi-décembre, le prochain MVE, les élections consulaires viendront d’avoir lieu et une nouvelle équipe présidera aux destinées de votre Chambre de commerce et d’industrie. Elle travaillera
dans une perspective qui sera davantage régionale
en vertu de la réforme en cours du réseau des CCI.
Je vous invite à participer à cette élection. Ainsi,
vous donnerez du poids à votre entreprise à travers
son partenaire, la Chambre de commerce et d’industrie de Moulins-Vichy. C’est un acte citoyen que
vous exercerez, vous ferez vivre la démocratie économique (lire pp. 12 et 13).
Désenclavement et entreprises.– Je ne doute pas
que la nouvelle équipe de la CCI agira dans la continuité des efforts actuels, notamment en faveur du
désenclavement routier et ferrovaire. Un enjeu crucial qui vient de franchir des étapes importantes et
sur lequel vous êtes aussi invités à peser en participant aux consultations publiques annoncées (lire p. 9).
Vous ? Les entrepreneurs, bien sûr, qui contribuez
au développement de notre territoire,
ainsi qu’en témoigne MVE, numéro
après numéro. Dans celui-ci, nous ouvrons un dossier sur la prospère filière
santé qui rayonne tant sur les villes que
sur le milieu rural.
Henri Legrand,
président de la CCI de Moulins-Vichy
MVE.– Directeur de publication : Gilles Forissier – Éditeur : CCI de Moulins-Vichy, BP 1729 Moulins Cedex, tél. 04.70.35.40.00, Mail : [email protected] – Rédaction, composition et mise en page : Bleu autour,
03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule, tél. 04.70.45.72.45 – Imprimerie : Quillier, 03150 Varennes-sur-Allier – Périodicité : bimestrielle – Dépôt légal : Novembre 2010 – Tirage : 6.500 exemplaires. Toute reproduction des articles,
informations et clichés photographiques publiés dans cette revue est subordonnée à l'autorisation du directeur de la publication.
SANTÉ &
ÉCONOMIE LOCALE
MVE OUVRE
LE DOSSIER
Deux “géants” :
les hôpitaux de Moulins et Vichy.
Lourd, très lourd est le poids du secteur de la santé dans l’économie
de notre circonscription. Il n’est que d’évoquer les centres hospitaliers
de Moulins-Yzeure et de Vichy. Ils y sont, et de loin, les deux principaux employeurs. Et leurs retombées sur l’économie locale ne se
limitent pas aux salaires qu’ils versent, déjà parce que l’un et l’autre
ne cessent de se transformer en faisant appel aux entreprises, entre
autres, du bâtiment. Nous ouvrons notre dossier “Santé & économie
locale” par une enquête auprès de ces deux qui, pour être publics,
n’en obéissent pas moins à une logique d’entreprise. Deux établissements qui ne sont pas les seuls dans leur métier : les agglomérations
de Moulins et Vichy abritent aussi l’une et l’autre une importante
clinique, et une dizaine d’hôpitaux ruraux sont répartis dans notre
circonscription où ils exercent principalement une fonctionde maison
de retraite et contribuent puissamment à la vie économique locale.
Des industries de pointe
à Bessay et Bourbon.
La santé, c’est aussi l’industrie, bien représentée dans l’Allier. On
peut même parler d’une filière depuis la création, il y a une vingtaine
d’années, de deux parcs thématiques en essor constant : le BioParc
de Hauterive et le Naturopôle de Saint-Bonnet-de-Rochefort, respectivement impulsés par l’agence de développement de Vichy (de son
agglomération, désormais) et par la CCI de Montluçon-Gannat, et
par l’industriel Philippe Laurent. Mais des entreprises industrielles
préexistaient à ces deux parcs, tant dans l’agglomération de Vichy,
par exemple le laboratoire Hepatoum à Saint-Yorre, que dans le
secteur rural. Et nous en venons aux trois autres reportages à lire
dans ce numéro de MVE : l’un sur le laboratoire de Bessay-sur-Allier
qui, après avoir frôlé la fermeture, a été repris par le groupe 3i Nature
piloté par… Philippe Laurent et nourrit de grands projets ; les deux
autres sur les sociétés voisines Medtronic Xomed Instrument (SaintAubin-le-Monial) et Moria (Bourbon-l’Archambault), spécialisées
dans la fabrication d’instruments chirurgicaux et en pleine santé.
Thermalisme et formation.
Il nous restera – ce sera l’objet du second volet de ce dossier, à
paraître dans le prochain MVE – à radiographier la santé à travers
les prismes du thermalisme et de la formation, ce qui nous conduira à nouveau dans les agglomérations de Moulins et de Vichy
mais aussi à Bourbon-l’Archambault. À suivre, donc.
CHMY :
Le centre hospitalier de
Moulins-Yzeure (CHMY),
qui est le plus gros
employeur du val d’Allier,
obéit résolument à une
logique de qualité
et d’entreprise sous
l’impulsion de son directeur,
Pierre Thépot. Témoin cet
entretien où il souligne
aussi le rayonnement
de son établissement
sur l’économie locale.
« Marketing », « rapport qualitéprix », « contrat de confiance »,
« relation client-fournisseur »… Ce
vocabulaire d’un chef d’entreprise,
c’est le directeur du centre hospitalier public de Moulins-Yzeure qui
l’emploie. Avec aplomb et sans
langue de bois. En poste depuis
le 1er janvier 2010, Pierre Thépot a
le goût des phrases qui claquent
comme des électrochocs quand il
évoque le projet “Hôpital de demain” et la restructuration lourde
de l’établissement sur dix ans : « J’ai
un mandat de deux fois quatre ans,
et je vais l’utiliser pour faire du
centre hospitalier un lieu à la fois
low-cost et de très haut niveau technologique. Nous sommes dans une
logique de qualité, comme dans
l’industrie. »
Avec ses 2.000 salariés et ses
135 M€ de budget d’exploitation
(auxquels s’ajoutent 8M€ pour l’investissement), le CHMY est le plus
gros employeur de l’agglomération
moulinoise, et a dû plier sa vénérable carcasse aux lois – sportives –
de la compétitivité : « Les centres
hospitaliers sont financés à 80%
grâce à leur activité : les dotations
globales étant révolues, il faut jouer
sur le coût, la qualité, l’attractivité,
il faut investir sur le marketing. »
Dossier
« Une logique de qualité
comme dans l’industrie »
Le centre hospitalier de Moulins-Yzeure s’est engagé dans une restructuration lourde sur dix ans.
Le CHMY se pose ainsi en
vaisseau amiral d’une future
« communauté hospitalière de territoire » qui le voit nouer des coopérations avec des établissements voisins, comme l’hôpital Cœur de Bourbonnais (Tronget et Saint-Pourçain),
l’hôpital de Bourbon-l’Archambault et le centre hospitalier de
Decize, récemment privé de sa
maternité, ou faire équipe avec les
centres hospitaliers de Vichy et de
Montluçon autour de la cardiologie,
de l’urgence et de la biologie. Idem
pour l’onco-hématologie avec le
Centre de lutte contre le cancer et le
CHU : « Ces communautés de territoire fonctionnent un peu comme
des franchises. Le groupe Hôpitaux
de l’Allier équivaut à une marque,
chaque établissement dispose d’un
référentiel identique. »
Comme tout directeur d’une
entreprise privée, Pierre Thépot
traque les économies et les pistes
d’amélioration : « Par exemple, nous
avons créé un groupement de coopération sanitaire avec Nevers, Bourbon-l’Archambault et BourbonLancy pour ouvrir une blanchisserie
industrielle, le 1er janvier dernier,
qui nous permet d’économiser
250.000€ par an. Une partie du
ménage est également externalisée.
Nous avons aussi sous-traité les
transports en ambulance pour
affecter des ambulanciers supplémentaires au SMUR. Le CHMY
s’attache collectivement à préserver
son équilibre budgétaire et il dégage
des marges d’efficience. Il faut
savoir que les coûts techniques sont
de plus en plus élevés. Prenez notre
assurance responsabilité civile : il ne
reste en France qu’un seul assureur
qui la propose, et son prix a augmenté de 300.000€, soit l’équivalent de huit postes. »
Le projet “Hôpital de demain”
s’attaquera au problème crucial de
la modernisation de l’établissement
qui, sur Moulins, a conservé son
architecture ancienne en pavillons
étagés : « Il est temps de changer
l’outil de production. » Le conseil
de surveillance du 5 novembre a
donné le coup d’envoi d’une restructuration qui verra un « rééquilibrage » entre le site de Moulins,
saturé, et celui d’Yzeure, qui regorge
d’espace : « La première tranche
consistera à reconstruire sur Yzeure
le service de pédopsychiatrie et à
commencer la restructuration des
fonctions supports », précise Pierre
Thépot, qui évalue le coût du
projet « entre 80 et 100 M€ ». En
attendant, le CHMY poursuit sa
course à la performance, avec la
construction d’un centre de dialyse à Moulins (côté rue de Paris),
qui s’achèvera en février 2011, et
celle, à venir, d’un second accélérateur de particules pour la radiothérapie : « Le chantier de ce bunker
devrait commencer en 2011. » Et
de conclure : « Un hôpital sans travaux, ça n’existe pas. »
■
Pierre Thépot, directeur du CHMY.
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
5
Dossier
Centre hospitalier de Vichy :
UN CHANTIER PERMANENT…
… et une image sans cesse
améliorée qui concourt
à son développement rapide.
Un développement
aux puissantes retombées,
notamment sur l’industrie
du bâtiment, ainsi que le rapporte
son directeur, Claude Roth.
« Heureusement qu’il y a le
centre hospitalier ! » C’est le
visage fendu d’un fier sourire que
le directeur du centre hospitalier
Jacques-Lacarin de Vichy rapporte
ce cri du cœur des patrons d’entreprise du BTP. Du miel pour les
oreilles de Claude Roth qui regrette
que son établissement n’ait pas toute
la reconnaissance qu’il mérite :
« Avec nos 1.800 salariés, nous
sommes une PME qui occupe
une place essentielle dans l’agglomération. Chaque mois, nous
Le Pôle mère-enfant a ouvert en 2006.
6
injectons 7 M€ de salaires dans le
tissu économique local, ça n’est
pas neutre. En cinq ans, nous avons
également injecté 20 M€ de travaux dans les entreprises de Vichy
Val d’Allier. » Les chantiers les
plus récents et les plus importants ?
En 2009, la création du site Canguilhem (ex-clinique Jeanne-d’Arc)
et la construction d’une blanchisserie industrielle, en partenariat
avec d’autres établissements ; et, en
2010, la construction de l’Unité de
psychiatrie du sujet âgé (UPSA),
qui ouvrira en novembre, et la
restructuration du bloc médicochirurgical. De nouveaux chantiers
d’envergure se profilent déjà, comme la construction d’un bâtiment
dédié aux maladies du rein à l’horizon 2014 (coût : 13 à 15 M€) et
celle d’un nouveau pôle de gériatrie
de 240 lits, plus conforme aux
normes de sécurité, de confort et
d’accès aux handicapés que l’édifice
des années 70 qu’il remplacera
(coût : 30 M€). « En une vingtaine
d’années, poursuit Claude Roth,
l’effectif du centre hospitalier a
doublé, et il continue à croître régulièrement grâce à des activités nouvelles. » Ainsi, le Pôle mère-enfant,
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
Le centre hospitalier, client
important des entreprises locales.
qui a ouvert en 2006 et absorbé la
maternité de la clinique La Pergola,
et l’essor de la psychiatrie ont dopé
l’établissement.
« Notre image a été restaurée
par rapport au privé, enchaîne le
directeur, qui s’en félicite au moment où il doit pourvoir au remplacement de toute une génération
de médecins. « Travailler dans des
murs neufs et avec un matériel
récent, c’est important pour un
jeune médecin. Du coup, le recrutement du personnel médical, qui est
surtout issu de Clermont-Ferrand,
s’effectue sans trop de difficulté.
Cela tient aussi à la taille suffisante
de nos équipes médicales qui évite
aux praticiens d’être de garde tous
les soirs. Et il y a l’attractivité de la
ville de Vichy. » Une ville vit aussi
■
de son centre hospitalier.
Dossier
Le laboratoire de Bessay-sur-Allier,
rebaptisé LBS Pharma depuis sa reprise
il y a un an par le groupe 3i Nature
basé à Saint-Bonnet-de-Rochefort,
voit s’ouvrir un nouveau chapitre prometteur.
LBS PHARMA
rebondit avec 3i Nature
Philippe Laurent, en 1987, partait « de zéro » sur le marché des
compléments alimentaires, à SaintBonnet-de-Rochefort, en créant
LPH. Vingt-trois ans plus tard, ce
fils d’un pharmacien de campagne
dirige 3i Nature, un groupe de 250
personnes qui vise les 35 M€ de
chiffre d’affaires en 2010. C’est ce
groupe qui, en novembre 2009, a
racheté le laboratoire de Bessaysur-Allier, dont la société Unither
souhaitait se séparer et qui, faute de
repreneur, semblait promis à la fermeture. « Je ne suis pas un sauveur,
se défend Philippe Laurent. À
Bessay, il y avait un des savoir-faire
pharmaceutiques les plus pointus
du département. » Également une
usine “verte” : « Il n’était pas concevable de racheter un site dans une
zone industrielle : notre marque de
fabrique, c’est le respect de l’environnement. » Enfin les moyens de
conditionnement que recherchait
en urgence 3i Nature pour ses
“formes liquides”.
Investissements et créations
d’emplois. Après avoir été mis en
relation par le Comité d’expansion
économique de l’Allier, 3i Nature
et Unither ont vite trouvé un
accord de cession du site, désormais dénommé LBS Pharma. Cet
accord, qui prévoit une période
transitoire de deux ans et demi
durant laquelle le vendeur continue certaines fabrications à Bessay,
n’a rien d’une passade : Philippe
Laurent et le directeur du site,
Édouard Loiseau, annoncent 1,4
million d’euros d’investissement
chez LBS Pharma d’ici 2015 et la
création dans les mêmes délais
d’une dizaine d’emplois en plus
des 60 CDI initiaux. Le premier
ajoute que son groupe ne se désen-
Philippe Laurent, président de 3i Nature
(à gauche), et Édouard Loiseau, directeur
du site bessaytois, rebaptisé LBS Pharma.
gagera pas de Bessay d’ici tôt : « Je
suis très attaché au développement
de l’Allier, où nous vivons. Je
déteste quand on dit que les campagnes vont mourir. »
Stratégie ? Déjà leader français
de la fabrication de compléments
alimentaires pour de grandes
marques, dont les principales sont
Yves Rocher, Gerblé Céréales,
Forté Pharma, Merck et Bayer
Santé Familiale, 3i Nature entend
surfer sur le boom des “pré-médicaments” : « Le marché se structure. Pour avoir un avenir, les TPE
et les PME devront proposer des
solutions globales aux grands groupes et leur garantir une sécurité
industrielle. L’objectif de 3i Nature, avec désormais LBS Pharma
en son sein, c’est de faire partie des
acteurs reconnus en Europe dans ce
secteur. »
■
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
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Dossier
Des as de
l’instrument
chirurgical
AU CREUX
DU BOCAGE
BOURBONNAIS
À l’origine de cette discrète filière
d’excellence, la société Moria, de
vieille souche, puisqu’elle produisit
des couteaux d’amputation napoléoniens ! C’est d’elle qu’est issu le
fondateur de Medtronic Xomed
Instrumentation, autre joyau installé
à Saint-Aubin-le-Monial. Reportage.
Moria,
leader mondial
D
es couteaux d’amputation
napoléoniens au microkératome
(correction de la myopie), la société
Moria a vécu toutes les révolutions
de la chirurgie à Bourbonl’Archambault. Elle s’est spécialisée,
il y a dix ans, dans la chirurgie
ophtalmologique, devenant leader
mondial d’un instrument spécifique,
le microkératome. Basé à Antony
(Hauts-de-Seine), le groupe Moria
emploie 130 personnes, dont 60
à Bourbon-l’Archambault,
seul site de production en chirurgie
ophtalmologique. Son chiffre d’affaires
s’est élevé à 45,5 M€ en 2009.
8
« Ce qui fait notre force, c’est l’expérience et l’expertise de nos ajusteurs. »
L’aristocratie de l’instrument
chirurgical s’imagine, se fabrique
et se cisèle au calme de la campagne
bourbonnaise, à proximité du bourg
de Saint-Aubin-le-Monial. Spécialisée dans l’ORL et la coeliochirurgie
(micro-chirurgie), Medtronic Xomed Instrumentation est une jolie
goutte d’eau de cent salariés dans
un groupe de 37.000 personnes et
pesant 14 milliards de dollars par
an, basé à Minneapolis (Etats-Unis).
Une trajectoire que n’aurait sans
doute pas imaginée Christian Boutmy, technicien parti de Moria en
1970 pour créer MicroFrance, rue
du Château à Bourbon-l’Archambault. Installée depuis 1992 dans des
locaux plus vastes à Saint-Aubin,
la société a été rachetée en 1999 par
Xomed, elle-même absorbée quelques mois plus tard par Medtronic.
Des changements de propriétaires
qui n’ont pas émoussé l’image haut
de gamme de l’instrumentation
chirurgicale élaborée à Saint-Aubin
dans les règles de l’art.
« Nous sommes à mi-chemin
entre l’artisanat et l’industrie »,
souligne Nicolas Deflandre, directeur du site depuis huit ans. « Ce
qui fait notre force, c’est l’expérience et l’expertise de nos salariés.
La plupart ont appris ici grâce au
compagnonnage qui forge la culture
de notre entreprise. La fabrication,
qui reste manuelle pour près des
deux tiers de la valeur ajoutée,
permet de garantir la finesse et la
qualité de préhension unique des
instruments MicroFrance. Au service après-vente, il n’est pas rare de
voir revenir des instruments qui ont
quinze ou vingt ans et qui ne nécessitent qu’un simple réaffûtage. »
Avec 2.000 références et 100.000
instruments produits chaque année
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
sur place, Medtronic Xomed Instrumentation reste hermétique à la
délocalisation, même si Nicolas
Deflandre reste lucide : « Nous évoluons dans un marché plutôt haut de
gamme, mais pour continuer à nous
développer, nous devons optimiser
nos procédés de fabrication sans
jamais compromettre la qualité de
nos instruments. Cette démarche fait
désormais partie de notre quotidien
et accompagne notre volonté d’une
innovation toujours plus forte et
plus dynamique. Nous développons
chaque année 50 à 80 instruments,
en partenariat avec les chirurgiens
de toutes nationalités (Français, Australiens, Américains, etc.) et nous passons beaucoup de temps dans les
blocs opératoires, pour bien comprendre les besoins de nos clients. »
L’entreprise réalise 60% de
son chiffre d’affaires en France,
et le reste à l’export, dans 35 pays :
« Nous sommes le seul site de
production d’instruments d’ORL et
de coeliochirurgie du groupe Medtronic. » En 2009, le site de SaintAubin-le-Monial est devenu centre
d’excellence en instrumentation
pour Medtronic, et s’est vu confier
le contrôle de 50.000 instruments
supplémentaires : « C’est un gage
de confiance, la reconnaissance de
nos compétences. »
Après plusieurs années de croissance, la société a connu « un ralentissement assez net aux Etats-Unis
en 2009, et 2010-2011 s’annoncent
délicates sur la plupart de nos marchés », reconnaît Nicolas Deflandre :
« Les budgets des hôpitaux sont
partout plus serrés, et c’est pourquoi
nous passons de plus en plus de
temps auprès des chirurgiens pour
appréhender le bloc opératoire de
demain. »
■
Désenclavement
RCEA, RN7, TGV :
axes à haut débat
La RCEA doit-elle devenir une autoroute privée d’ici 2018,
ou attendre pendant des décennies sa mise à deux fois deux voies
par l’Etat ? Le sujet est au cœur d’un débat public, de début
novembre à février, durant lequel la CCI de Moulins-Vichy compte
faire fortement entendre la voix des entreprises. La future
LGV Paris-Clermont-Lyon fera, elle aussi, l’objet d’un débat d’ici
fin 2011. De plus, le projet d’achèvement de la mise à deux fois
deux voies de la RN7 vient de franchir une étape décisive.
RCEA. Le débat public autour de la mise en concession
autoroutière de la RCEA de Mâcon et Chalon-sur-Saône
à Montmarault est lancé. Cette procédure concerne tous
les investissements supérieurs à 300 M€ ; le chantier de la
RCEA est estimé à 1,1 milliard d’euros. Elle permet à tous
– particuliers, entreprises, collectivités, institutions, etc. –
de donner leur avis sur la proposition du ministère, soit lors
de réunions publiques, soit dans des “cahiers d’acteurs”.
Notre CCI a prévu d’écrire un de ces cahiers – en faisant
“plume commune” avec sa voisine de Montluçon-Gannat –
et envisage de se rapprocher des CCI de Mâcon, de Lyon,
voire de Genève pour élaborer un discours commun et
cohérent. Elle incite les entreprises à participer à ce débat
public, notamment celles qui ont un lien fort avec la RCEA.
Pour savoir comment contribuer, contacter le 04.70.35.40.32
(service Industrie).
LGV. Également inscrite dans le SNIT, la ligne à grande
vitesse (LGV) Paris-Clermont-Lyon fera l’objet d’un
débat public prévu pour le second semestre 2011. Le temps
file, quand l’objectif affiché est une mise en service pour
2020. Avant l’été, le comité de pilotage a examiné les sept
scénarii imaginés par Réseau Ferré de France (RFF) : trois
ont été retenus, l’un passant entre Vichy et Moulins, le
deuxième au nord de Moulins et le dernier au nord de
Nevers. L’avis des Chambres consulaires a été sollicité par
Patrick Stefanini, préfet coordinateur : la CCI de MoulinsVichy a rappelé son vœu que les voyageurs au départ de
Moulins et de Vichy puissent rejoindre Paris respectivement en moins d’une heure et d’une heure vingt.
Parallèlement, elle s’est impliquée dans une action de
lobbying à travers l’Association consulaire pour la LGV
où elle siège aux côtés des CCI du Puy-de-Dôme, du
Roannais et de Lyon. Objectif : faire entendre la voix du
monde économique et se mettre en ordre de bataille en vue
du débat public. À suivre, là aussi.
La RCEA passe à 2 x 2 voies entre Chemilly et Le Montet.
RN7. Grâce à un intense lobbying des CCI de Nevers,
Moulins et Roanne, la mise à deux fois deux voies de la
RN7 a été inscrite dans le Schéma national des infrastructures de transport soumis à concertation (SNIT),
un “pavé” du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du
Développement durable et de la Mer qui accorde la priorité au ferroviaire : 85% des projets, contre 15% aux
autres moyens de transport, dont seulement 5% au réseau
routier. L’Allier s’y taille cependant une part à la mesure
de son enclavement et de la dangerosité de ses routes, avec
trois projets sur les dix-neuf français : la RCEA, la RN7
et l’A719 entre Gannat et Bellerive-sur-Allier. Si le financement de ces chantiers reste à boucler, une étape primordiale n’en a pas moins été franchie avec l’inscription de ces
projets dans le fameux SNIT.
■
Le contournement
ouest de Vichy progresse
a portion nord-ouest (Bellerive/Saint-Rémy-enRollat) est à la charge de l’État. Son financement
n’est pas encore bouclé, mais, dans un courrier du 5 août
au ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, Dominique
Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports,
annonçait qu’il débloquait 200.000€ pour accélérer
les études et « permettre sa réalisation dès le début
de la prochaine génération de PDMI » (programmes de
modernisation des itinéraires routiers). La partie sudest (Bellerive-sur-Allier/Serbannes) incombe, quant à
elle, au Conseil général, qui a fait le choix d’un partenariat public-privé (PPP) pour accélérer les travaux.
La sélection de ce partenaire privé est en cours depuis
juillet et devrait se poursuivre durant l’hiver. La durée
des travaux est estimée à deux ans et demi.
L
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
9
Vie consulaire
VOTRE
CCI
TOURNÉE
VERS L’AVENIR
Plus que jamais engagée au service du désenclavement
de la région (lire ci-avant), clé décisive de notre avenir
économique, la CCI de Moulins-Vichy s’avance
vers une réforme et des élections (lire plus loin)
dont elle sortira prête à aborder une nouvelle étape
de sa mission au service des entreprises.
Elle le fera avec une équipe de permanents
elle aussi pour partie renouvelée. Cette projection
dans l’avenir n’empêche pas, au contraire,
d’évoquer les lignes-force qui ont guidé l’action
de Nadine Baduel, récemment partie en retraite.
Car ces lignes-force sont appelées à perdurer.
Nadine Baduel, n°2 de la CCI, tourne la page
Un quart de siècle à la CCI. Après des études
supérieures d’économie et deux premiers postes (à
la Préfecture de Région et à l’Association pour le
Développement Industriel et Économique du Massif
Central), Nadine Baduel est arrivée en 1984 à la CCI
de Moulins-Vichy en tant qu’assistante du directeur
général. L’année suivante, elle prenait la tête du service Information (communication, Centre de formalités des entreprises, fichier consulaire,
centre de documentation). Puis, en
1990, elle se vit de surcroît confier la
responsabilité du site vichyssois, devenant alors la directrice adjointe de l’établissement consulaire, avant de partir
l’été dernier en pré-retraite. Au total, plus
d’un quart de siècle d’activité pour cette
femme de tête qui, sans jamais rechercher
la lumière (témoin, encore, son refus de se
laisser photographier en vue de cet article), a
œuvré avec clairvoyance et ténacité au service
de la CCI et, au-delà, de l’économie régionale.
Ses maîtres mots : cohérence et information.
Et, d’abord, la cohérence de l’information sur les
actions de la Chambre. Une Chambre qui, pour n’être
pas gigantesque, n’en est pas moins complexe, car
investie sur de nombreux champs d’activité. En lien
étroit avec les élus en charge de l’information, successivement Jacques Pottier, Alain Gozard et Gilles
Forissier, elle s’est attachée à faire ressortir les logiques
des actions conduites par la CCI. À commencer par
la logique de la qualité, clé de la performance, impulsée
par le président Maslard et tenue par le président
Legrand. Une logique où la CCI, en particulier à
travers son IEQT, a fait œuvre de précurseur, mais
sans s’en glorifier : en cherchant à la diffuser en son
sein et, surtout, jusque dans les plus petites entreprises.
10
Nadine Baduel n’a pas été étrangère – euphémisme –
à cette façon de faire, de faire savoir. Autrement dit,
non à l’esbrouffe ou à la (mauvaise) communication,
oui à l’information, son autre maître mot. Parce
qu’une information vraie vaut toutes les réclames. Et
parce que l’information, dans une démarche de qualité
bien comprise, est une « matière première » décisive
dans l’économie moderne. On tient là la seconde logique que la CCI et, avec elle, Nadine
Baduel ont cherché à diffuser. La CCI apparaissait là encore, sinon pionnière, du moins
en pointe, ce dont témoignent les outils
qu’elle a mis en place.
De MVE aux ateliers des TIC. Cap sur
l’information, tel a été le mot d’ordre que
la CCI a assigné à son magazine MVE
quand elle l’a relancé il y a plus de vingt
ans. L’information produite par les
services de la CCI mais aussi et surtout par
les entreprises du territoire qui s’en trouvent valorisées. Un cap tenu au fil des années (aussi, désormais,
à travers la newsletter de la CCI), ce qui fait de ce
magazine, coordonné par Nadine Baduel depuis son
origine, une référence parmi les médias économiques
du même type. L’information, c’est aussi le « I » des
TIC, autrement dit des technologies de l’information
et de la communication dont le surgissement, il y a
une quinzaine d’années, a marqué une révolution que
la CCI a su accompagner, parfois même précéder,
dans le cadre du dispositif Cyber Massif initié par
l’UCCIMAC. Ainsi a-t-elle expérimenté l’opération
F@ire qui fut rapidement régionalisée et mit-elle en
place les Fêtes de l’Internet, ainsi et surtout que les
ateliers des TIC à Moulins et Vichy. Autant de réalisations qui procèdent de lignes-force naturellement
toujours en œuvre à la CCI.
■
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
Vie consulaire
Deux nouveaux visages
à la CCI de Moulins-Vichy
Sari Chabrol
est la nouvelle conseillère
en développement international
de la CCI de Moulins-Vichy
et de la CCI de Montluçon-Gannat.
En poste depuis le 1er septembre,
elle succède à Caroline Abt-Balossier.
D’origine finlandaise, installée en
France depuis dix ans après avoir
séjourné en Asie, Sari Chabrol
a notamment travaillé pour Wartsila
Diesel, société spécialisée dans
les centrales électriques maritimes
et terrestres, et, plus récemment,
pour l’Agence régionale de développement économique d’Auvergne
et le pôle de compétitivité Innoviandes. Au sein de CCI International
Auvergne (sept conseillers répartis sur le territoire régional),
elle est plus particulièrement chargée de l’export vers l’Afrique
et le Proche-Orient, mais apporte aussi son expertise
sur l’Europe du Nord et l’Asie.
Bruno Amathieu
a été nommé responsable
commercial du service Formation
de la CCI de Moulins-Vichy
au printemps dernier, un poste
nouvellement créé. Ce Limousin
d’origine, précédemment conseiller
formation dans un organisme paritaire
et conseiller entreprise dans un organisme de formation du Puy-de-Dôme,
connaît bien l’Allier et la CCI :
il a travaillé au début des années 90
chez SERMETO en tant que chargé
d’affaires et fréquenté en 2001-2002
les bancs de l’IEQT, où il a décroché une licence d’animateur qualité
(option « services »). Il a pour mission d’affirmer l’expertise du service
Formation de la CCI auprès des entreprises en valorisant son pôle
de compétences QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) et toutes
les offres de ses outils de formation, que sont l’IEQT, le Centre
de formation hôtelière (CFH) et le Centre d’études des langues (CEL).
Il souhaite élargir le spectre des offres et, à cet effet, il met en œuvre
un nouveau parcours, “Profession Chef d’Entreprise”, à raison de deux
jours par mois à partir du 7 décembre. Un parcours dédié aux dirigeants
qui souhaitent renforcer leur vision stratégique et managériale.
✍
Renseignements auprès
de Bruno Amathieu : 04.70.30.41.15
[email protected]
Vive
la démocratie
économique !
u 25 novembre au 8
décembre prochains, vous,
chefs d’entreprise, serez invités
à participer au scrutin visant à
élire vos 24 représentants à la
CCI territoriale de Moulins-Vichy.
Ce scrutin, en vue duquel vous
recevrez tout le matériel de
vote en temps utile, s’effectuera
uniquement par correspondance
et s’en trouvera facilité.
Nouveauté : vous élirez pour
la première fois au suffrage
universel direct les 9 représentants de votre circonscription
à la CCI de région Auvergne
(qui en comptera 60). Enfin,
vous élirez les 120 délégués
consulaires, autrement dit les
“grands électeurs” des juges
du tribunal de commerce.
Un tribunal désormais unique
dans notre circonscription
et basé à Cusset.
Une seule liste, représentative
tant des territoires
que des catégories d’entreprises
de la circonscription, sollicitera
vos suffrages. C’est le signe
que les organisations professionnelles dont elle émane
ont su, ici, réaliser leur union.
Une union que vous êtes invité
à soutenir. En la soutenant,
vous donnerez aussi du poids,
demain, à vos représentants
et donc au partenaire de votre
entreprise, la Chambre
de commerce et d’industrie.
En d’autres termes, vous ferez
vivre la démocratie économique.
Les deux pages qui suivent vous
donnent tous les renseignements
utiles sur les prochaines
élections. Vous y trouverez aussi
les grandes lignes de la réforme
des CCI, dont la représentation
régionale, légitimée par
l’élection de ses membres au
suffrage direct, sortira renforcée.
D
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
11
2010
Une année de réforme
La loi du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires,
au commerce, à l’artisanat et aux services a été publiée
le 24 juillet 2010.
Trois grands principes
n Renforcer l’échelon national et les échelons régionaux,
mutualiser les structures, adapter les missions au service
des entreprises, mettre en place une fiscalité unique
régionale, sans abandonner la proximité territoriale des
Chambres, essence même de leur légitimité.
n Améliorer la qualité et l’homogénéité des services rendus
par les Chambres aux entreprises de leurs territoires.
n Réduire la pression fiscale exercée sur les entreprises :
–15% sur 3 ans.
Une nouvelle
organisation territoriale :
Votre nouvelle Chambre de Commerce
et d’Industrie de Région (CCIR)
La CCIR à partir du 1er janvier 2011 :
n définira le projet des CCI pour la région
n coordonnera le plan d’actions
n sera le porte parole du monde économique à l’échelle régionale.
Une année
Le décret n°2010-924
à la composition et au régime
de Commerce et d’Industrie
À quoi sert
cette élection ?
Le vote est l’occasion d’élire
un de vos pairs de votre
secteur d’activité pour vous
représenter auprès de
l’État et des collectivités,
et de proposer des actions
en faveur de développement
des entreprises et de l’activité
économique. Cette année,
l’élection revêt un enjeu
particulier. C’est la première
fois que vous allez élire vos
représentants à la CCI de
Région Auvergne et à la CCI
Territoriale de Moulins-Vichy,
en complément des délégués
consulaires qui ont pour
mission d’élire les juges
aux Tribunaux de Commerce.
Répartition catégories
/
Ce sera le rôle des 9 Membres Titulaires Régionaux de votre CCI.
Votre nouvelle Chambre de Commerce
et d’Industrie Territoriale (CCIT)
Cette nouvelle CCI Territoriale sera :
n Actrice du développement des entreprises du territoire
n Votre interlocutrice de proximité avec une offre de services
étendue et personnalisée
n Votre relais auprès des pouvoirs publics locaux.
commerce 0-4 sal.
Cat.1
5 sal. et + Cat.2
industrie
0-19 sal.
Cat.1
20 sal. et + Cat.2
services
0-4 sal.
Cat.1
5 sal. et + Cat.2
TOTAL
120 délégués consulaires
Une réforme
au service des entreprises
n une offre de services plus homogène et plus performante
n une représentation élargie de leurs intérêts face à la montée
en puissance de l’échelon régional
n un meilleur usage de l’impôt et donc un allègement global
de la fiscalité consulaire
n une collaboration plus efficace avec les partenaires
à l’échelon régional.
12
ccinfos
pratiques
commerce
0-4 sal.
5 sal. et +
industrie
0-19 sal.
20 sal. et +
services
0-4 sal.
5 sal. et +
TOTAL
Année de réforme et d’élections
pour le réseau consulaire
d’élections
Une année de vote
du 3 août 2010 relatif
Les conditions pour se porter candidat :
électoral des Chambres
est paru au JO du 6 août 2010.
n Être inscrit sur la liste électorale
n Être inscrit au R.C.S. depuis au moins deux ans
ou être représentant d’une entreprise ayant plus de deux ans d’activité
n Être âgé de plus de 18 ans au dernier jour du scrutin.
24 membres
à élire
Par arrêté préfectoral
du 1er septembre,
M. le Préfet de l’Allier
a fixé à :
Comment faire acte de candidature ?
n Les candidatures aux fonctions de membres des CCI Territoriales et de région sont à
déposer à la préfecture.
n 24 le nombre
de membres
à la CCI Territoriale
de Moulins-Vichy.
n Le dossier de candidature doit comporter outre l’identité du candidat, la dénomination
et l’adresse de l’entreprise, son numéro d’inscription sur la liste électorale et la catégorie
professionnelle, et sous-catégorie, sous laquelle il se présente. Il est accompagné d’une
déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il remplit les conditions d’éligibilité
(non-condamnation...).
Sur ces 24 membres à élire :
n Le candidat à la CCIR présente simultanément sa candidature et celle de son suppléant.
• 9 seront titulaires au niveau
régional et territorial,
n La Commission d’Organisation des Elections expédiera aux électeurs, au plus tard le 25
novembre 2010, les circulaires et bulletins de vote des candidats de leur catégorie, ainsi que
les instruments nécessaires au vote par correspondance.
• 9 seront leurs suppléants
et auront une mission
territoriale,
• 6 n’auront qu’une
mission territoriale.
Comment voter ?
n Si vous êtes électeur,
vous allez recevoir le matériel
de vote pour élire les candidats représentant
votre catégorie (et sous-catégorie).
sous-catégories
au niveau régional
au niveau territorial
3
4
dont
dont
1
1
4
6
dont
dont
2
2
3
4
dont
dont
1
2
24
dont
9
n Vous voterez par correspondance du
25 novembre au 8 décembre 2010.
Le calendrier
n Du 23 septembre au 7 octobre 2010 :
mise à disposition du public, par le Préfet,
des listes électorales
n Du 18 au 29 octobre 2010 à 12h :
dépôt des candidatures auprès de la Préfecture
Contacts
au niveau territorial
n Jeudi 25 novembre 2010 :
ouverture du scrutin
Cat.1
Cat.2
16
19
Cat.1
Cat.2
22
27
Cat.1
Cat.2
15
21
n Mercredi 8 décembre 2010 :
clôture du scrutin
n Jeudi 16 décembre 2010 au plus tard :
proclamation des résultats
Vous avez des interrogations?
N’hésitez-pas à contacter :
n Service Élections
Tél. : 04 70 35 40 00
n Avant le 15 janvier 2011 :
installation des membres de la nouvelle CCI
120
ccinfos
pratiques
13
Entreprises
L’écologie industrielle
à l’essai dans le Sud-Allier
La ZA de Sept-Fons
se remplit
Synergies entre entreprises. L’écologie industrielle consiste à apporter des
solutions concrètes en matière de développement durable en favorisant les
synergies entre entreprises. Exemple : la fourniture aux apiculteurs de la région
des poussières de sucre produites par le Comptoir européen de la confiserie
(Pastillerie de Vichy) qui n’avait pas trouvé pour elles d’utilisation.
ituée en bordure de la RCEA,
à hauteur de la fonderie de PSA,
la zone d’activités de Sept-Fons
à Dompierre-sur-Besbre en a bientôt
fini avec son allure de friche.
Grâce à un partenariat entre la CCI
de Moulins-Vichy et la communauté
de communes Val de Besbre-Sologne
bourbonnaise, trois entreprises
vont s’installer prochainement.
Comité de pilotage. Après une réunion sur ce thème, dans le cadre du rendezvous du développement durable d’AQP (Auvergne Qualité Performance), un
premier programme de recherche de synergies a été lancé en 2009 sous
l’impulsion de MACEO (ex-Adimac) dans le Sud-Allier, territoire choisi pour la
diversité de ses activités industrielles. Ce programme, l’un des six actuellement en cours au plan national, est piloté par un comité réunissant les deux
CCI de l’Allier, le Département et le Comité d’expansion économique de l’Allier
(CEEA).
L’engagement de la CCI et de l’IEQT. Un logiciel, Presteo, a été utilisé afin de
faciliter la recherche des synergies exploitables entre une vingtaine d’entreprises (par exemple la réutilisation de rejets d’eaux du Sictom de Bayet par
l’usine d’équarrissage voisine). Cette action est désormais reprise par AQP
afin de pérenniser la recherche de synergies sur le territoire de l’Allier et de
l’étendre à une trentaine d’entreprises supplémentaires.
Wavin joue l’ouverture
e 17 septembre, l’entreprise varennoise
Wavin France a ouvert ses portes, le
temps d’une visite des représentants des
collectivités locales et des institutions.
Une cinquantaine d’“officiels” ont assisté
à la présentation de l’usine implantée à
Varennes-sur-Allier depuis 1979 et qui
appartient à un groupe hollandais de 6.300
Didier Prouteau (à droite), président de
Wavin France, a fait découvrir le site varensalariés (1,3 milliard d’euros de chiffre d’afnois à ses invités, dont René Souchon,
faires en 2009). « Nous sommes la seule enprésident du Conseil régional, et Pierre
treprise de l’Allier à accueillir le siège social
Monzani, préfet de l’Allier.
français d’un groupe international », a souligné Didier Prouteau, président de Wavin
France. Le site varennois compte 320 personnes, soit la moitié des salariés du groupe
en France.
Spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de canalisations
en plastique pour l’eau (potable, usée, pluviale, etc.), Wavin France redresse la tête
en 2010, après une année 2009 marquée par
la crise : disparition de l’intérim, chômage partiel et même suppression d’une
trentaine d’emplois à Varennes-sur-Allier et à Sully-sur-Loire.
Lors de son allocution, Didier Prouteau a souligné l’action « citoyenne » de
Wavin France et surtout la volonté de réduire « l’impact environnemental » :
« Nous souhaitons réduire nos émissions de CO2 de 20% en cinq ans. » Diminuer
la consommation en énergie et en eau fait également partie des priorités d’une
entreprise qui produit chaque année 160.000 km de canalisations.
L
14
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
S
Noveo. Basée à Paris, Lyon et
Bordeaux, la société Noveo développe
et exploite des parcs photovoltaïques
au sol. « Nous avions repéré la zone
d’activités début 2010, en passant
sur la RCEA, explique Philippe Pebay,
responsable du développement.
Nous avons été intéressés par
l’accessibilité, le relief plat du site,
et la possibilité de se raccorder au
poste électrique de la fonderie PSA. »
Le dossier de permis de construire pour
un parc de 72.000 m2 devrait être déposé
d’ici la fin de l’année. Un investissement
de 8 M€ pour Noveo, et un chantier
« générateur d’emplois ».
Thivent SAS. L’entreprise de
carrières et travaux publics Thivent,
installée à La Chapelle-sous-Dun
(Saône-et-Loire), ouvrira un centre
de travaux sur la zone en 2011 :
« Nous voulions nous établir sur
Dompierre pour mieux écouler les
produits de notre carrière de Cressysur-Somme (près de Bourbon-Lancy,
NDLR) », explique Patrick Dieuaide,
le directeur général de Thivent SAS.
Le centre devrait embaucher dix à quinze
personnes, pour réaliser des travaux
de routes et voiries urbaines sur un
secteur allant de Dompierre à Moulins.
Metalset. L’entreprise dompierroise,
créée en 1997 par Alberto Ferreira et
dirigée par son frère Serge, est depuis
des années à l’étroit dans ses 360 m2.
Fin 2011 - début 2012, elle devrait
déménager sur la zone dans 1.500 m2.
Ses neuf salariés fabriquent des
équipements routiers (garde-corps,
poteaux, murs anti-bruit), des portails,
du mobilier urbain pour des clients
comme Bouygues, la SNCF et diverses
municipalités. Cette extension lui
permet d’embaucher une personne
au bureau d’études, et d’accueillir d’ici
deux ans la société Omega, qui fabrique
des armatures pour béton armé
à Thiel-sur-Acolin et qui est co-gérée
par les frères Ferreira.
Entreprises
La SDEB
investit pour durer
Le Centre Expédition
Réception, point névralgique de la 13e BSMAT.
réée en 1967 à Ferrières-sur-Sichon, implantée
à Cusset (aux Grivats) en 1993 pour assurer sa
pérennité, la Société de Découpage et Emboutissage
du Bourbonnais (SDEB) est de ces PME sur lesquelles
le temps semble glisser. Aux commandes, un P-DG
en bleu de travail, Jean-François Laurent, qui affiche
fièrement ses 40 ans d’ancienneté et qui a connu
toutes les étapes de la société :
C
« L’entreprise a été créée en 1967
e
Moulins : la 13 BSMAT
prend du galon
rincipal pôle de compétence nationale concernant le stockage et la distribution des rechanges techniques des
matériels de l’Armée de terre, le site moulinois de la 13e BSMAT
(Base de soutien du matériel) s’affirme comme la plaque tournante de cette activité en France. Le voilà promu magasin
central unique, dans le cadre de la Réforme générale des
politiques publiques (RGPP) : « Nous assurons déjà 80% de la
distribution. A terme, nous serons à 95% », explique le lieutenantcolonel Tony Roy, qui dirige une base de 37 hectares (dont
17 couverts) sur laquelle travaillent 180 civils et 120 militaires.
P
Un “monstre” bardé de technologie. Depuis 2009, la 13e BSMAT
absorbe progressivement les stocks des bases de Guéret et de
Saint-Florentin (Yonne), appelées à fermer leurs portes : « Cela
représente 60 à 70.000 m3 de rechange supplémentaires. » S’y
ajoutent les stocks transférés depuis Fourchambault, Langres
et Saint-Priest. La base moulinoise compte 30 bâtiments qui
sont autant de magasins, et dont le cœur est le CER (Centre
Expédition Réception), un “monstre” construit en 1995 et bardé
de technologies par lequel transite l’essentiel des matériels de
rechange : « Tout ce qui tourne beaucoup est dans le CER, le reste
se trouve dans les autres magasins. Et 85% de notre stock tourne
en permanence. » Les volumes brassés par la BSMAT – qui
alimente tous les régiments basés en France mais aussi dans
les DOM-TOM et les militaires en OPEX (opérations extérieures) – donnent le tournis : environ huit millions de pièces
réceptionnées (et 8,5 millions distribuées) en 2009, 100.000
références (120.000 à terme), 3.500 tonnes expédiées en 2009
(500 colis par jour), plus de 2.000 clients (contre 99 en 2007).
Deux nouveaux bâtiments. Pour digérer les afflux de nouveaux
stocks, la base a opéré une mue importante depuis 2008, optimisant les surfaces disponibles, réhabilitant certains magasins.
Même si 16.000 m3 ont été ainsi récupérés, la place manque.
« Nous allons construire deux bâtiments d’ici l’été 2012, pour un
montant de 17 M€ », explique Tony Roy. Un bâtiment de 14.000 m3
accueillera le stock de pneumatiques de Guéret, et un bâtiment
de 9.000 m3 sera rempli de divers matériels de rechange. « De
nouvelles missions nous ont été confiées, comme le stockage d’ensembles et sous-ensembles en bon état (boîtes de vitesse,
moteurs, ponts) et celui de petits containers vides », précise le
lieutenant-colonel, fier de souligner que le transfert de stocks n’a
pas affecté la qualité de la distribution moulinoise : « En six ans
ans, nous avons divisé nos délais de livraison par trois. »
par Robert Durif et Jacques Brun. J’ai racheté des parts
en 1990, à la retraite des fondateurs, avec Yves Chassagne
et Edmond Picarles. Yves Chassagne a occupé la fonction
de P-DG jusqu’à sa retraite en 2006, et je lui ai succédé,
avec Edmond Picarles comme directeur général. »
Si elle n’a jamais réalisé d’emboutissage, la SDEB s’est
fait un nom dans la tôlerie et le travail des métaux :
« Ligier Automobiles est notre principal client
depuis des années. Nous leur fabriquons des châssis
et divers ensembles. Nous travaillons également pour
Philips Éclairage à Nevers, Alstom, Seguin-Duteriez,
les Forges de la Margeride, Valmont, Sunlux, entre autres. »
Après avoir touché ses clients, la crise a frappé
la SDEB il y a un an, rendant encore plus impératif
le besoin d’investir dans du matériel de pointe :
« Nous avons acheté une machine
découpe laser à commande numérique,
qui est en service depuis juillet. Elle nous permet de faire
du prototype, de la pièce unique pour nos clients, en étant
très réactifs. » Le gain de temps est spectaculaire,
comme l’explique un des quatre opérateurs formés
au pilotage de cette machine. La machine laser est
« le plus gros investissement de l’histoire de la SDEB »,
souligne Jean-François Laurent : « Elle nous a permis
de rapatrier les 160.000€ que nous dépensions en
sous-traitance, et grâce à elle nous pouvons chercher
de nouveaux clients. Nous n’avons pas le choix. »
Arrivée en juillet à la SDEB, la machine laser
à commande numérique est le plus gros investissement
de l’histoire de l’entreprise.
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
15
Commerce
PFIL
Des prêts “bonifiants”
Pour les créateurs et repreneurs d’entreprise,
les premiers mois d’activité sont souvent les plus délicats.
Les prêts des plateformes d’initiative locale (PFIL)
sont là pour les aider à franchir ce cap.
Jean-François Aiglon,
New Baby à Cusset
Création en juin dernier d’un magasin
franchisé New Baby, avenue GilbertRoux à Cusset, avec sa compagne
Christine Barrau.
Un prêt PFIL pour… financer le surcoût
des travaux imposés par la commission
de sécurité.
Projets : poursuivre sur la lancée d’un
début prometteur, dans une enseigne « à
taille humaine » où travaillent également deux vendeuses à mi-temps. À terme, l’objectif est de
pérenniser ces emplois en les transformant en temps complets.
Jean-François Aiglon et Christine Barrau.
Brigitte Dumont,
agence matrimoniale
Création de l’agence matrimoniale Hera à Cusset, appartenant
au groupe Anne-Elena Beaulieu, basé à Tours.
Un prêt PFIL pour… financer le démarchage commercial et la
communication qui ont fait connaître Hera dans l’Allier.
Projets : développer sa clientèle dans le gisement « incroyable »
des gens souhaitant rompre leur solitude.
Ludovic Faure,
transporteur
Ludovic Faure et l’Etoile du Jeune Créateur,
reçue en juin au congrès de L’Officiel
des Transporteurs.
16
AU FIL
DES PFIL
Les prêts d’honneur
des PFIL en bref
PFIL
Les plateformes d’initiative locale ont
été créées par les CCI, avec l’adhésion
des collectivités locales et le soutien
de divers partenaires, pour aider les
créateurs et repreneurs d’entreprise.
Elles font partie du réseau national
France Initiative. Moulins Initiative
et Vichy Initiative sont les deux PFIL
de la circonscription.
Prêt d’honneur
Pour s’adapter aux besoins en financement de chaque projet, trois catégories de prêt sont proposées, sans
intérêt ni garantie personnelle, sur
deux à cinq ans :
prêt “micro-crédit”
de 3.000 à 5.000€ ;
prêt “starter”
de 5.000 à 15.000€ ;
prêt “booster”
jusqu’à 50.000€ pour des projets
de reprise générateurs d’emplois
ou innovants.
Contacts
Reprise des transports Guillaumin à
Saint-Pourçain-sur-Sioule (20 véhicules
et 21 salariés) en avril dernier.
[email protected]
Tél. : 04.70.35.40.36
Un prêt PFIL pour… financer la reprise
et moderniser les locaux.
[email protected]
Tél. : 04.70.30.41.36
Projets : développer l’offre de transports.
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166
Moulins Initiative
Vichy Initiative
Commerce
Vincent Isavard :
« S’adapter pour tenir »
atron depuis deux ans de la société Chaumette-Dupleix,
Vincent Isavard a été invité par la CCI de Moulins-Vichy
à présenter, lors de l’assemblée générale du 28 juin, les
projets de restructuration du marché couvert et de l’immeuble
Monoprix à Moulins. Deux chantiers majeurs d’« aménageur »
(auxquels s’ajoute la création du multiplexe) rendus nécessaires par la conjoncture : « Les programmes de rénovation
urbaine arrivent à terme, les collectivités locales passent moins
de commandes, les promoteurs immobiliers freinent parce qu’ils
ont beaucoup de logements vacants. On a vécu dix très belles
années, mais c’est fini. Alors si on ne commence pas à chercher
nous-mêmes l’activité, on ne tient pas. J’ai 70 salariés, et je veux
garder tout le monde. Le marché couvert et le multiplexe vont
occuper 40 personnes de mon entreprise pendant huit mois. »
P
Marché couvert. Les travaux ont débuté en octobre. Les
premières boutiques s’installeront en octobre 2011, Monoprix
(sur 2.500 m2) au printemps suivant, avec une enseigne d’équipement de la personne ou de la maison sur 1.200 m2. Une
dizaine de “cellules” de 100 à 200 m2 et un marché permanent
de métiers de bouche sont prévus. « 70% des baux ont été
signés, et on a des contacts pour les 30% restants », précise
Vincent Isavard, qui s’est associé pour ce chantier (et celui
du multiplexe) avec l’entreprise générale vichyssoise Réolon.
Immeuble Monoprix. Le bâtiment et sa célèbre façade Art
nouveau ont été rachetés au groupe Monoprix-Galerie
Lafayette. Le permis de construire sera déposé au printemps
2011. Au rez-de-chaussée, 2.000 m2 de commerces – une
moyenne surface et cinq cellules commerciales – seront
créés, et 30 appartements dans les étages, sur trois niveaux.
Pour ce projet, Vincent Isavard fait équipe avec un ingénieur
indépendant, Jean-Paul Jolivet, et l’agent immobilier Benoît
Pierre (Century 21). Les commerces devraient être prêts pour
mars 2013, et les appartements l’été suivant.
■
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Juin 2010 – N°165
17
Commerce
Le commerce en vue
Une nouvelle rubrique dans laquelle
nous donnerons un coup de projecteur
sur un commerçant de la circonscription.
Patrick Chonier
et le boom de Pom’Banana
n juin 2009, Patrick Chonier
promenait encore sa fromagerie
sur les marchés et faisait des tournées autour de son fief lapalissois.
On ne tire pas comme ça un trait sur
dix-sept ans de commerce ambulant. « J’ai réussi à vendre mes
affaires à deux jeunes, sur SaintPourçain et Saint-Just-en-Chevalet.
Ça fonctionne bien », souligne fièrement celui qui, à 44 ans, s’est glissé
sans peine dans la peau du chef
d’une entreprise florissante, Pom’
Banana.
E
Un concept simple : « On vend des
colis complets, des cagettes de fruits
et légumes, des fromages entiers.
Ça permet de vendre moins cher des
produits de qualité, d’avoir moins de personnel, donc moins
de frais. » Le premier magasin ouvre en août 2007 à
Charmeil, le deuxième quelques mois plus tard à Yzeure.
Suivent Digoin, Montluçon, La Souterraine, et dans les
prochains mois Thiers, Le Puy, Saint-Junien, Limoges,
Bourges et Vierzon. « J’ai actuellement plus de vingt salariés, et le chiffre d’affaires a plus que doublé tous les ans,
passant de 800.000€ à 10 M€. » L’aventure a commencé
grâce à un échec : « Avec mon épouse Muriel, nous
voulions ouvrir une crèmerie à Vichy. Ça n’a pas pu se faire,
mais j’ai rencontré quelqu’un qui voulait ouvrir un
« On n’a rien inventé, on fait du chiffre
d’affaires avec des petites marges. »
commerce de fruits et légumes et qui était intéressé par
mon activité de fromagerie. On a signé le bail, il a pris peur,
alors j’ai racheté ses parts et monté le concept. »
S’il a conservé ses fournisseurs en fromages et en charcuteries, Patrick Chonier s’est appuyé sur Georges
Tréfond, patron de Clermont Import, pour les approvisionnements en fruits et légumes. Les deux hommes se
sont associés à un entrepreneur de bâtiment de La Souterraine, Didier Papon, pour multiplier les Pom’Banana.
« On va mettre des franchises sur toute la France. C’est “no
limit” », sourit celui qui savoure au passage une petite
revanche au goût suave : « Dans le petit commerce, quand
on demande quelque chose, les banques ne veulent rien
savoir. Aujourd’hui, elles souhaitent toutes nous avoir
comme clients. »
Le succès foudroyant du concept a surpris son créateur
– qui n’oublie pas d’associer son épouse et son personnel
à sa réussite : « On est tombés dans une bonne période ;
les gens ne veulent plus des hypermarchés. On n’a rien
inventé, on fait du chiffre d’affaires avec des petites marges
– ce que faisait la grande distribution, au début. On est
jusqu’à 50% moins chers que les hypers sur certains
produits, on en est à - 30% sur l’ensemble de nos références. Et quand les gens ont pris l’habitude d’acheter au
juste prix… » L’enfant du Breuil, qui a débuté dans le
commerce à l’adolescence en faisant les marchés pour
l’entreprise de primeurs Grenier, avoue être « sur un
nuage » : « Je suis passé dans un monde différent, mais
je n’oublie pas d’où je viens. »
■
Formation
Décoration florale
et art de la table
el est l’intitulé d’une nouvelle formation proposée aux professionnels par
le Centre de formation hôtelière. Elle se
déroulera sur trois jours, du 30 novembre
au 2 décembre, et sera animée par Matine
Pasquier, une spécialiste qui a déjà encadré des stages sur ce thème dans
d’autres régions pour un public d’hôteliers-restaurateurs. Autre stage à venir également financé par le Fafih et
destiné aux professionnels : « Garnitures et accompagnement à la mode »
les 6, 7 et 8 décembre.
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Renseignements par mail ([email protected])
ou par téléphone (04.70.30.41.44).
Moulins-Vichy Économique – Magazine de la CCI-MV – Novembre 2010 – N°166