Syphilis - Infectio
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Syphilis - Infectio
Infections sexuellement transmissibles DUACAI 2013 I Alcaraz-Morelle Service Régional des Maladies Infectieuses et du Voyageur Hôpital DRON - Tourcoing InVS Anne GALLAY 2009 VIH Trithérapies 1980 1990 2000 2003 2008 Gonococcies Syphilis LGV Chlamydioses Ulcérations génitales – – – – – Syphilis Herpès VIH Chancre mou donovanose Urétrites – – – Gonocoque Chlamydia trachomatis Mycoplasma genitalium Anorectites – – – LGV, chlamydia non LGV Gonocoque Herpès, syphilis, HPV, … Condylomes • TPHA: 1 / 640 • VDRL: 1/8 Juillet 2000 • Fin de la déclaration obligatoire des maladies vénériennes • ALERTE SYPHILIS à Paris InVS … en Province Réseau RésIST InVS Nov 2012 Guy La Ruche Depuis 2009, nouvelle augmentation des syphilis récentes ) Qui est infecté? Institut de veille sanitaire 2000-2011 5429 cas de syphilis récente 2011: • 94% Hommes • 83% HSH • 36, 5 ans • VIH +: 38% (61% en 2000) – Dont 81% sous ARV • 3,7 % découverte VIH • 6% de femmes, plus jeunes • Partenaire inconnu: 68 % (données 2000-2009) Evolution de la syphilis depuis 2000 • Hétérosexuels • Non VIH • Femmes (partenaire, grossesse) • dépistage de formes latentes RésIST, France, 2000-2006 Anne Gallay Circonstances du diagnostic 117 Femmes hétérosexuelles Motif : dépistage 17% Motif : partenaires 32% Bilan grossesse 10% Syphilis congénitale • Risque de transmission 70%, 10% si tardive • 40% mortalité • 10 – 40 % prématurité et retard de croissance • Syphilis congénitale en France <10 cas/an • précarité socio économique , Afrique, Europe de l’Est, gens du voyage « syphilis ancienne non traitée » 2d dépistage à 28 semaines si risque PHASE PRIMAIRE • Chancre constant – +/- 3 semaines après contage – induré, indolore… – TOUS LES ASPECTS SONT POSSIBLES • Adénopathie – Ne fistulise pas Chancre typique + ADP < 50% Clinique dermatologique CHRU Lille Le diagnostic d’herpès est porté par excès PHASE SECONDAIRE l’éruption « banale » • Allergie cutanée ? • Virose ? • PRG? Plantes ? paumes? - plaques fauchées - érosions - perlèche unilatérale •Syphilides muqueuses •Condyloma lata • Homme de 36 ans , VIH + • • • • • AEG, perte de 5 kilos Fièvre, polyadénopathie VS: 40, CRP: 68 TGO: 90, TGP: 120 Echo abdo: Hépato splénomégalie 2 mois plus tard … • Va beaucoup mieux • Régression des adénopathies • « il a été très stressé, d’ailleurs… » • TPHA: 1/2560 • VDRL: 1/64 • Homme de 43 ans, HMS • • • • Retour d’un voyage en Egypte Diarrhées, fièvre, fatigue, TGO: 96, TGP: 107 douleurs costales droites – > Scinti osseuse:plusieurs foyers d’hyperfixation – > IBUPROFEN Phase secondaire – Phase septicémique Tableaux trompeurs • • • • • • Fièvre, aeg, perte de poids Polyadénopathies Céphalées Douleurs musculaires Douleurs osseuses Cytolyse… > Tableau de lymphome, d’hépatite virale? … SYPHILIS LATENTE (sérologique) – précoce? < 1 an – Tardive ? > 1 an : syphilis neurologique asymptomatique ? Syphilis tertiaire Complications viscérales tardives GRAVES, surtout 1 - Cardiovasculaires: – insuffisance aortique, – anévrysme aorte thoracique 2 - Neurologiques: RPM?, ROT? S proprioceptive MI? – PG – Tabès … moins de 10% des formes non traitées Dépistage : quoi de neuf ? 1) - Test tréponémique = syphilis TPHA, FTA ELISA +++ Ig G IgM plus cher: Western Blot 2) Test non tréponémique = activité VDRL, RPR avec titrage IgM ? FTA - ELISA - Western Blot • Peut être positif pour une infection ancienne • Ne passent les barrières: – placentaire > syph congénitale – hémato-méningée > syph neuro VDRL: Faux positifs Infections: • bactériennes [mycoplasme, borréliose, lèpre], • Virales (mononucléose infectieuse, hépatite virale] • parasitaires Maladies immunologiques : • Lupus,polyarthrite rhumatoïde, autres connectivites, anticorps antiphospholipides, • gammapathie monoclonale, Néoplasies, hépatopathie, sujet âgé, grossesse. VDRL: Faux négatifs • Parfois retardé répéter la sérologie mais ne pas différer le traitement • « Phénomène de zone » en phase IIre Demander des dilutions PCR syphilis CNR syphilis N Dupin - P Grange Pas de PCR en routine (pas à la nomenclature) • Intérêt dans les cas atypiques , en particulier sur le LCR • Sur chancre et syphilides cutanées remplacera le fond noir Etude Genosyph en cours : typage des souches de T pallidum Les complications peuvent être graves • Neurologiques, OPH, ORL, • Cardiovasculaires • Chez la femme enceinte A tous les stades Pr Labalette - CHRU Lille Quand ? Quand faire une PL ? • Signe neuro, quelque soit le stade • Échec au traitement • Tétracyclines • Syphilis tertiaire • +/- Syphilis tardive (> 1 an) si VIH + (absence de consensus) La syphilis est contagieuse Le traitement est efficace 18/01/2013: VDRL : 1/ 32 – TPHA: 1/ 1280 17/03/2012: VDRL : négatif – TPHA: 1/80 Que vérifiez-vous? Comment le traitez-vous? 1. 2. 3. 4. 5. Azithromycine 1g DU Ceftriaxone 2g IM DU Extencilline 2, 4 MUI /sem , 3 semaines Extencilline 2, 4 MUI DU Doxycycline 200mg/j – 14 j 18/01/2013: VDRL : 1/ 32 – TPHA: 1/ 1024 17/03/2012: VDRL : négatif – TPHA: 1/80 Que vérifiez-vous? Comment le traitez-vous? 1. 2. 3. 4. 5. Azithromycine 1g DU Ceftriaxone 2g IM DU Extencilline 2, 4 MUI /sem , 3 semaines Extencilline 2, 4 MUI DU Doxycycline 200mg/j – 14 j Pénicilline G Extencilline 2,4 M IM (+ xylocaïne 1%) Une injection si précoce (<1 an) 3 si tardive à 8 jours d’intervalle Allergie à la pénicilline: Doxycycline 200mg/j – 15j Atteinte neurologique ? Atteinte neurologique Pénicilline G: 18 à 24 M UI / j - 14 j (3 à 4 MUI / 4 heures) = REFERENCE Alternative: Ceftriaxone 2g/j- 14 jours Treponema pallidum Pas de résistance connue à la Pénicilline G Allergie • Tétracyclines en l’absence d’atteinte neurologique • Femme enceinte, il n’y a pas d’alternative: DESENSIBILISATION A LA PENICILLINE Efficacité du traitement? • VDRL quantitatif : négatif en 1 à 2 ans • TPHA et FTA cicatrices sérologiques l’interprétation des sérologies • surveillance du traitement: VDRL quantitatif • comparaison avec sérologie antérieure • tests rapides: Pas encore assez fiables • TPHA: 0 • VDRL: 0 Que faites-vous ? VDRL TPHA FTA-abs diagnostic - - ++ Syphilis débutante +++ +++ +++ Syphilis récente + - - Faux + + (1/4) ++ ++ Cicatrice sérologique Surveillance VDRL Bonne réponse thérapeutique: • divisé par 4 à 3 mois (2 dilutions) • Négatif – à 1 an si précoce – à 2 ans si tardive Qui traitez-vous ? 1. Son ami, TPHA VDRL nég 2. Partenaire il y a un mois, TPHA VDRL pas encore faits 3. Partenaire il y a deux mois TPHA VDRL négatifs Qui traitez-vous ? 1. Son ami, TPHA VDRL nég 2. Partenaire il y a un mois, TPHA VDRL pas encore faits 3. Partenaire il y a deux mois , TPHA VDRL négatifs Traitement du Partenaire > 6 semaines : si sérologie + < 6 semaines : extencilline 2,4 M UI systématiquement Dépistage Y penser en dehors des tableaux cliniques caractéristiques! CH Tourcoing consultation de suivi VIH 2006-2007 Chaque mois en moyenne: • 150 TPHA VDRL • 4 à 5 diagnostics de syphilis récente • Dont 2 par dépistage systématique – Asymptomatiques – ou symptômes non relevés au moment du dépistage On ne la voit pas (toujours…) • Importantes phases de latence • Régression spontanée des manifestations • Manifestations cliniques parfois invisibles • Polymorphisme de la maladie « la grande simulatrice » Primo- infection herpétique • Incubation: 2 à 20 jours (6 à 7 jours) • asymptomatique : 50 à 90 % • vulvite érosive, atteinte cervicale • + discret chez l’homme • +/- proctite • Adénopathie douloureuse Herpès génital • HSV 2 dans 90% des cas • Sérologie HSV 2: 15% - HSV1: 65% HERPIMAX 1999 Malkin and coll Sex Transm Infect. 2002 Jun;78(3):201-3 • HSV1 génital: – + souvent asymptomatique – - de récurrences – - de transmission JANIER Ann Dermatol Vénéréol 2002; 129 Plus d’herpès ! • prévalence partout dans le monde • 1ère cause d’ulcération génitale • VIH Herpès lympho, macroph, rupture barrière Récurrences • Prodromes: dysesthésies • Ulcération génitale en bouquet douloureuse • Adénopathies • toute lésion génito-anale récidivante … • Seuls 20% des porteurs d’HSV 2 ont un diagnostic d’herpès génital • 20% excréteurs asymptomatiques • 60% symptomatiques non diagnostiqués ? 60% symptomatiques non diagnostiqués ? • Patients ne consultant pas > Leur apprendre à reconnaître les poussées • Formes atypiques L’herpès typique est facile à reconnaître! Le diagnostic clinique d’herpès Est très SPECIFIQUE: – – – – – – Prodromes Vésicules en bouquet Érosions polycycliques Adénopathie sensible Guérison spontanée en 2 à 4 semaines RECIDIVE localement Le diagnostic clinique d’herpès n’est PAS DU TOUT SENSIBLE !!! Di Carlo et coll . The clinical diagnosis of genital Ulcer disease in men. Clin Infect Dis 1997;25:292-8 220 ulcérations génitales microbio + Pour les 56 ulcérations herpétiques: - 56% classées “chancre mou” - 17% n’avaient pas constaté de vésicules Safrin Sex Transm Dis. 1997 • 41% des herpès génitaux non diagnostiqués • « fissures, plaie, balanite, mycose… » Devant une ulcération génitale, il faut d’abord penser à : • Herpès / le plus fréquent • Syphilis / ce n’est pas rare et c’est potentiellement grave • au VIH !! • Chlamydia plus rare Aspects atypiques • Simple fissure vulvaire, anale, pénienne… • Simple érythème • Croûte Signes urinaires • Dysurie fréquente : ¾ cas > rétention urinaire • Urétrite assez rare • Cystite hémorragique Arguments forts d’orientation • Récurrence • Guérison spontanée en 2 à 4 semaines hors ID Forme atypique Comment faites-vous le diagnostic? 1. 2. 3. 4. 5. Sérologie herpétique 1 et 2 Sérologie herpétique 2 uniquement PCR Immunofluoresence directe Culture Forme atypique Comment faites-vous le diagnostic en ville ? 1. 2. 3. 4. 5. Sérologie herpétique 1 et 2 Sérologie herpétique 2 uniquement PCR Immunofluoresence directe Culture Diagnostic virologique • CULTURE sur un milieu de transport (Hanks): référence • PCR: sensibilité et spécificité proches de 100% NON REMBOURSEE • Ag viraux: IF ou ELISA: manquent de Sensibilité • Tzanck: peu sensible, abandonné… En pratique courante, aucun intérêt de la sérologie herpétique M. T , 30 ans, ulcération depuis 2 mois Vous évoquez ? Vous évoquez ? • Herpès chronique > ID > VIH ? • Néoplasie Herpès et immunodépression • Culture, PCR, BIOPSIE VIH? • Herpès résistant Traitement fortes doses Traitement de l’immunodépression qd possible Melle L. • Poussées tous les mois • Ne va plus en cours Valaciclovir = Zelitrex 500mg en poussée: 2 x 500 mg /j (5j) Prophylaxie: 500 mg/ jour + Antalgiques Traitement • Valaciclovir (ZELITREX) • Aciclovir (ZOVIRAX) Primo infection: Récurrence: 500 mg x 2/ j 200 mg x 5/ j 10 jours 5 jours Prophylaxie si au moins 6 épisodes/ an: ZELITREX 500MG/ 1/J Transmission? • Excrétion asymptomatique : 50 à 90% des transmissions • Contamination couple stable séro-discordant ⇒10% /an • Le préservatif : protection moyenne Primo infection VIH Traité de Dermatologie et Infections sexuellement transmissibles SAURAT Chancre mou Haemophilus ducreyi • Endémique en Afrique noire , Amérique latine, certains groupes de populations /EU • Rares épidémies en Occident • Incubation COURTE 3 à 7 jours Actuellement, rencontré uniquement en contexte TROPICAL Cliché C Derancout Cliché C Derancout Chancre mou Haemophilus ducreyi • Papule > ulcération purulente douloureuse, sale • Adénopathie inflammatoire > fistulisation = bubon inguinal • 10% mixte: + herpès ou syphilis • Phimosis, ulcère phagédénique… Chancre mou Haemophilus ducreyi • Gram + 50 % des cas: banc de poisson ou chaîne de bicyclette • Culture = référence , uniquement labos spécialisés • PCR, la plus sensible: non dispo en pratique Recommandations thérapeutiques CDC • Azithromycine : 1 g per os en une seule prise • ou Ceftriaxone : 250 mg IM en une seule IM • ou ciprofloxacine : 500 mg x 2/j per os x 3 jours • ou érythromycine : 2 g/j per os x 7 jours + ponctions du bubon itératives Traité de Dermatologie et Infections sexuellement transmissibles SAURAT Donovanose Bacille de Donovan ou Klebsiella granulomatis • • Partout sauf en Europe Incubation 3 à 40 jours • • indolore, bords surélevés Pas d’adénopathie • Formes pseudonéoplasiques • Azithromycine 1g/sem 4 semaines Ou Ofloxacine 200mg x 2 :j 21 jours Ulcération GÉNITALE : IST ? • Herpès ? • Syphilis? (direct) culture (ou PCR) VDRL + TPHA (ou ELISA) • VIH? Sérologie VIH, PCR • Chancre mou ? Donovanose? LGV ?… > contexte tropical Extencilline au moindre doute Autres causes d’ulcération? • Causes physiques: traumatiques, caustiques, brûlures, • aphtose bipolaire, maladie de Behçet • RCH, Crohn • dermatoses bulleuses • leuconeutropénies • ulcère aigu de la vulve de Lipschutz (EBV) (Hyperalgique, parfois fébrile, chez jeune fille en dehors de tout rapport sexuel) Behcet Carcinomes épidermoïdes Clinique Dermatologique CHRU de Lille Clinique Dermatologique CHRU de Lille Clinique Dermatologique CHRU de Lille • Homme de 38 ans • 48 H après sortie en boîte de nuit à Bruxelles • A quoi pensez-vous? • Que faites-vous? Urétrite ? •Écoulement: au moins 5 leucocytes/ champ (X 1000) •1er jet d’urines (4heures sans uriner): au moins 10 leucocytes /champ (x 400) • Mauvaise sensibilité: – 60 – 80 % si écoulement – 30 – 40 % sans écoulement Smith STI 2003 > Sympto d’UNG sans leuco: 16 % CT + (1% chez témoins) Melbourne Sexual health 2004 • Nesseiria gonorrhoeae Gram +culture (milieu de transport) Urètre + anus + gorge (+col) • C trachomatis – associé dans 15 à 40 % – Pus 15 à 30% PCR C t sur écoulement ou urines 1er jet Urétrite: germes en cause • N° 1 • N ° 2 Mycoplasma genitalium > Urétrite chronique et récidivante • N°3 Chlamydia trachomatis Nesseiria Gonorrheae: urétrite très purulente = gonococcie = blennorragie = « chaude pisse » Infection par C trachomatis • 0,8 à 5 % chez < 25 ans, • 8 à 15 % dans les populations à risque. • Asymptomatique > 50% des cas. La majorité des infections ne donnent aucun signe clinique et sont donc méconnues et non traitées Nov. 2012 141 Infections à Chlamydia In VS Guy LaRuche Réseau Rénachla Nov. 2012 142 Augmentation du % de formes asymptomatiques dépistées In VS Guy LaRuche des pratiques de dépistage Réseau Rénachla Nov. 2012 143 Augmentation du % de formes asymptomatiques dépistées In VS Guy LaRuche Paris dépistage systématique depuis 2008 Réseau Rénachla Chlamydia trachomatis • PCR sur (auto)-prélèvement vaginal (F) • PCR sur urines (H) • Sérologies: infections hautes uniquement • Fréquence des réinfestations , source d’infections hautes, de stérilité. • 1ere cause de stérilité tubaire, de GEU Recommandations HAS 2003 pour le dépistage systématique chez les jeunes qui sont les plus infectés • femmes de 15 à 25 ans • si >1 partenaire dans l’année • partenaire chez C Trachomatis + • Personne symptomatique • Homme < 30 ans Quoi de neuf pour le dépistage? PCR multiplex Ct et Ng De plus en plus répandue • Gros intérêt pour formes asymptomatiques: – Femmes: 33 % – Hommes: 9% Resist 2004-2009 Gonocoque InVS 2012 Réseau Resist Réseau Rénago Diffusion de la PCR gonocoque InVS Nov 2012 Gonocoque La PCR n’explique pas tout Formes symptomatiques surtout Réseau InVS Nov 2012 Augmentation pour toutes orientations sexuelles gonococcies Co-infections VIH Gonocoque • 8% stable depuis 2009 • HSH 17% • H hétéros 1,3% ; • F 0,6% Des femmes plus jeunes Age moyen: • 2000-2007: 33 ans • 2010: 26 ans Velicko I, Unemo M. Recent trends in gonorrhoea and syphilis epidemiology in Sweden: 2007 to 2011. Euro Surveill. 2012; incidence 15-24 ans ++ 2007- 2011 F: 12, 4 > 31,5 % H: 23,3 > 30,6% InV S 2012 Quel (s) traitement (s) choisissezvous en première intention? 1. Doxycycline 200mg/ j 7 jours 2. Ciprofloxacine 500mg p os DU 3. Ceftriaxone 500 mg IM + Azithromycine 1g DU 4. Cefixime 400mg p os + Azithromycine 1g DU 5. Spectinomycine 2 g IM Quel (s) traitement (s) choisissezvous en première intention? 1. Doxycycline 200mg/ j 7 jours 2. Ciprofloxacine 500mg p os DU 3. Ceftriaxone 500 mg IM + Azithromycine 1g DU 4. Cefixime 400mg p os + Azithromycine 1g DU 5. Spectinomycine 2 g IM Le retour N. gonorrhoeae résistance aux quinolones • Osaka, Guangzhou : 70% (STI 2004) • Clinique /Stockholm 2003: > 50% (Lakartidningen. 2004 Berglund T) Résistance des Neisseria gonorrhoae à la ciprofloxacine % 50 – Rénago, France, 1989 - 2007 Souches résistantes 45 40 35 30 25 20 43.2 38.7 31.0 15 10 9.7 5 0 5.1 2.9 3.9 4.0 1989-1992 1993-1997 1998-2000 2001-2003 2004-2005 2006 2007 n=406 n=484 n=558 n=473 n=825 n=516 n=728 Sensibilité réduite Résistance RESIT 2004 – 2009 • Souches anales chez H: 12 % • Réservoir pharyngé: 11 % Diminution de la sensibilité aux céphalosporines qui sont actuellement le traitement de référence • Pour Cefixime surtout qui est une forme orale , probablement plus facilement prescrite mais de moins bonne diffusion: 9% en 2009 • 2010: 1ère souche hautement résistante à la ceftriaxone > culture + antibiogramme Sans oublier Traitement partenaire(s) systématique des deux mois précédents pour Chlamydia (Ct) Pourquoi choisir l’azithromycine ? Pourquoi choisir l’azithromycine ? • Traitement minute • Mycoplasma genitalium Mycoplasma genitalium • • • • • 15 à 25 % des UNG (voire 40%!) Résistant aux cyclines: 70% (STI 2003 Falk) Résistant aux quinolones Traitement de référence: azithromycine Dc par PCR: peu de labos sont équipés • Neisseria gonorrhoeae : 10 – 15 % UNG • Chlamydia trachomatis: 30 – 50 % • Mycoplasma genitalium: 30 % - 40% • Ureaplasma urealyticum: 10 % • T vaginalis : 1% Ureaplasma urealyticum • Pathogène ? – Colonisation : 19 à 45% chez l’homme – 40 à 75 % chez la femme • Seule la mesure quantitative (culture) a une valeur Ureaplasma urealyticum • 3ème cause d’UNG • Formes chroniques et récidivantes pauci symptomatiques • Complications – exceptionnelles, voire controversées chez l’homme – Prématurité, poussées fébriles post-partum, infections néonatales Ureaplasma urealyticum • Résistance AB: – 3 à 5 % pour cyclines – (10% pour Taylor Londres 1986) – Macrolides, quinolones décrites • Traitement de référence: clarithromycine. Azithro efficace Un écoulement intermittent persiste… • • • • • • Compliance au traitement ? Réinfection ? Traitement du partenaire? N. gonorrhoeae résistant ? Exceptionnel C. trachomatis résistant ? Prostatite ? Orchiépididymite? Mycoplasma genitalium ? • T. vaginalis ? • cause psychogène ? < 10 % des UNG pathogènes douteux • • • • • • • H parainfluenzae Strepto D, autres streptocoques Staphylococus aureus Nesseiria meningitidis BGN urinaires Candida albicans (ID) Herpès simplex ??? 20 – 30% ? En l’absence d’écoulement: 50 % ? 1er épisode AZITHROMYCINE 1 g DU ou DOXYCYCLINE 200 mg/j 7 jours Si pus, sujet contact gono, MGG + : + CEFTRIAXONE 500 mg IM • Contrôle entre J8 et J 15 • Persistance de signes isolés: ne pas retraiter systématiquement • +/ - Contrôle PCR urines après 3 semaines • Contrôles sérologiques à M1 et M3 Urétrite persistante ou récurrente • M. genitalium ,U. urealyticum, T.vaginalis Métronidazole 2 g DU + Azithromycine 1g * (ou érythro 3 s) * AZITHRO J1: 500 mg , J2-J5: 250 mg/j (Bjomerlius 2003) Infections compliquées à gonoccoque CEFTRIAXONE IV • Septicémie: 1g / 24 H 8 jours • Méningites: 1 à 2g / 12 H 14 jours • Endocardites: 1 à 2 g / 12 H 4 semaines Co-infection HIV • Même traitement Anorectites M. M , 35 ans, homosexuel • • • • • • • • • Suintement anal discret pendant plusieurs mois Puis écoulement purulent Rectorragies Sd rectal Examen proctologique: fistule Opéré ça empire Colo biopsie Compatible avec Crohn LGV lymphogranulomatose vénérienne Maladie de Nicolas Favre • Chlamydia trachomatis L1 L2 L3 • Janvier 2004 :le retour • Rectite traînante, Crohn ou Cancer ? Epidémie de LGV aux Pays-bas Dr Van de Laar, National Institute of Public health and Environment, The Netherlands • Source: Dr Van de Laar, National Institute of Public health and Environment, The Netherlands 14 Overig 12 Ma a stricht Tw e nte 10 De n Ha ag Rotte rdam Amste rda m 8 6 4 aug-04 July-04 June-04 May-04 apr-04 March 04 feb-04 jan-04 oct-03 sep-03 jul-03 jun-03 May-03 apr-03 March 03 feb-03 jan-03 dec-02 nov-02 0 jun-02 2 LGV et rectites à Chlamydia trachomatis non LGV Réseau InVS Nov 2012 Guy La Ruche LGV Réseau InVS Nov 2012 Guy La Ruche • HSH: 97% des LGV et 91% des non L • Co-infections VIH • LGV : 89% • rectites non L : 73% en 2009, 41% en 2011 • ano-rectite aigüe, tenesme, douleurs rectales, écoulement muco-purulent, AEG, fistules • Crohn ou Cancer ? Pr N. Dupin SUMIV Tourcoing Photo F Ajana • incubation 2 à 60 jours • micro ulcération génitale indolore, transitoire Sérologie chlamydia ? Sérologie chlamydia ? • Oui • Très positive Comment traitez-vous? 1. 2. 3. 4. 5. Azythromycine 1g DU Azythromycine 500mg, 3 jours Doxycycline 100 X 2, 15 jours Doxycycline 100 X 2, 21 jours Erythromycine 500 mg X 4, 21 jours LGV Doxycycline 100 mg x 2/j Ou Erythromycine 500mg x 4/j 21 jours traiter partenaire 2 mois avant • contrôle PCR 3 sem après arrêt du traitement • dépister et traiter les partenaires 60 jours précédents Anorectite • • • • • Chlamydia Herpès Syphilis Gono Condylomes • VIH • • giardia salmo, shig > PCR anus,urines, gorge + séro > culture ou PCR > TPHA VDRL , direct > direct +culture (4sites) > ex procto > séro , PCR > parasito selles > copro selles Cliché, Pr Leroy L’infection à HPV • 3 à 5 % de la population : lésions cliniques • 10 à 15 % infection latente • Evolution fluctuante / statut immunitaire • le préservatif ne protège pas suffisamment Pouvoir oncogène • Lésions acuminées externes: risque faible • Guidelines oct 2004: 1er FD 3 ans après le premier rapport, au plus tard à 21 ans. • Cancer anal: HPV / risque X 100 si HIV+HPV • Cancer oro-pharyngés, génitaux Cliché Pr Leroy Quels examens pratiquer ? • Anuscopie: si atteinte de la marge anale, HMS • Urétroscopie: si pôle < des lésions non vu, dysurie • Il n’y a pas d’indication à effectuer des typages viraux sur lésions externes. • Biopsie? – aspect rouge ou leucoplasique, – base érythémateuse, – formes résistantes au traitement. Papulose bowenoïde Clinique Dermatologique CHRU de Lille Néoplasies • Carcinome épidermoïde … • Tumeur de Buschke Lowenstein (c verruqueux) – Développement spectaculaire: Anapath faussement rassurante – HPV Diagnostic différentiel Papules perlées du gland Cliché, Traité de Dermatologie et Infections sexuellement transmissibles SAURAT Traitement des condylomes acuminés • Disparition des lésions visibles • Toutes les méthodes ont 30% d’échec • Incubation: de 3 semaines à plusieurs mois • Maximum de récidives dans les 3 mois Condylomes : traitement Physique: cryothérapie, électrocoagulation, chirurgie, laser CO2. Chimique: • podophylotoxine (Condyline, Wartec): 3 j/sem max de 6 semaines. CI / femme enceinte. • Acide trichloracétique à 80%: 1 à 2 ap / sem • 5FU( Efudix): localisation vulvaire Immunomodulateur local: Imiquimod =ALDARA • Sauf lésions exophytiques / étendues • Application 3 fois/sem, 4 à 16 semaines. • 13 à 19% de récidives. Après Aldara • • • • 979 frottis cervicaux normaux HPV: 23% HPV haut risque: 19,2% 16 / 18: 4,2 % (16, 18: 70% des K) M. N , 42 ans • Prurit anal • Ça va mieux avec les anti-hémorroïdaires • • • • • Et puis ça recommence … Condylomes Régression sous imiquimod (Aldara) Il part en Afrique Et revient au bout d’un an … HPV et cancer de l’anus • en 30 ans: 1,5 6 cas/1000 000 • Examen proctologique pour hommes ayant des relations avec les hommes AIN2 PIN3 AIN3 HPV et néoplasies oropharyngées Prévenir transformation néoplasique • Frottis cervicaux • Anuscopie + frottis anaux / HMS Vaccins quadri et bi-valents • Gardasil (6-11-16-18) • Cervarix (16- 18) • Hépatite B = IST • Epidémies d’hépatites C, A chez patients HMS CIDDIST: – – – – Centre d’Information de Dépistage Diagnostic des – IST Anonymat et gratuité Quand réaliser un traitement empirique ? • Patients à haut risque d’infection, suivi improbable • Partenaires • La plupart du temps avant résultats Devant une IST ou un risque • Sérologies VIH, VHB, TPHA VDRL + VHC , VHA si Homo-bisexuel • PCR chlamydia (+/- gono) urines 1er jet (H) ou auto prélèvement vaginal (F) • Recherche de condylomes +/ - ex proctologique + dépister et traiter le (s) partenaire (s) IST site InVS • Bulletins de surveillance • Questionnaires RésIST sont téléchargeables sur le site de l'InVS • http://www.invs.sante.fr/Dossiersthematiques/Maladies-infectieuses/VIH-sidaIST/Infections-sexuellement-transmissiblesIST/Bulletins-des-reseaux-de-surveillance
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