Carmina Burana - Associations non
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Carmina Burana - Associations non
La Roue de la Fortune, manuscrit des Carmina Burana* Carmina Burana Carl Orff Fortune des Carmina Burana Quel point commun entre votre téléphone portable, la bière australienne Carlton Draught, le film Excalibur, un match de football, 30 Seconds to Mars et… le Chœur universitaire ? Version électronique, publicitaire, grand écran, entrée des joueurs, rock’n’roll ou… classique, tous font entendre le chœur d’entrée O fortuna des Carmina Burana ! "Classique", l’œuvre de Carl Orff l’est ainsi à plus d’un titre, au point que chacun semble en avoir quelques mesures à l’oreille. Aussi ne s’étonnera-t-on pas qu’elle figure au répertoire de tout ensemble choral amateur, qui plus est étudiant, comme le Chœur Universitaire de Lausanne. Les Carmina Burana font, il est vrai, partie de ces opus rabâchés autant que décriés par les puristes : absence de développement, facilités harmoniques, manque d’intériorité… Toujours est-il que cette apparente simplicité, médium nécessaire d’une intention pédagogique fondamentale, a assuré à l’œuvre sa popularité. A l’opposé de la complexité de certains des contemporains de Orff, tels Schoenberg, Berg ou Webern, les Carmina Burana figurent aujourd’hui au rang de ces compositions qui permettent à tout un chacun une première entrée dans l’univers parfois élitaire de la "grande musique". Le plaisir de l’écoute n’est pas étranger à ce succès. La vivacité rythmique et l’amplitude des nuances, l’utilisation fréquente de l’ostinato (répétition obstinée d’une formule), ou encore la limitation au chant strophique, assurent en effet à l’œuvre une dynamique soutenue, qui emporte d’emblée l’adhésion. Chargée originellement d’accompagner la représentation scénique et dansée du texte, la musique des Carmina Burana, dans sa version cantate (ici pour pianos et percussions), conserve également une forte capacité d’évocation : les tableaux que brossent les poèmes médiévaux repris par Orff s’enchaînent ainsi en autant d’« images magiques », conformément au sous-titre de l’œuvre. A commencer par l’invocation puissante et solennelle de la déesse du destin, « Fortuna, imperatrix mundi », dont la roue tourne sur fond de percussions retentissantes pour le bonheur ou le malheur des hommes. Suit la célébration allégorique du renouveau printanier (Primo Vere), annonçant par ses carillons les douceurs de l’amour. Dans la prairie (Uf dem Anger), entre air de danse populaire et ronde effrénée, le dialogue amoureux des jeunes gens est rythmé par la langueur, la séduction et les appels du désir… en moyen-haut-allemand : « Chume, chum, geselle min » (« Viens, viens, mon amour »). La taverne (In Taberna) est ensuite le lieu d’une théâtralité de plus en plus débridée. Le baryton confesse avec enthousiasme la recherche immodérée des plaisirs et la jouissance du corps (Estuans interius), avant de se transformer en Abbé de Cocagne, patron des joueurs de dés et des compagnons de la dive bouteille (Ego sum Abbas). Les hommes suivent en chœur l’exhortation, et la célébration culmine en une beuverie gargantuesque : « une tournée pour le pape, une pour le roi, tous boivent sans retenue » ! Dans la Cour d’amours, l’innocence enfantine et les délicats soupirs amoureux alternent avec les évocations plus franchement érotiques. Une balance du cœur (In trutina) qu’emportent encore les sens, « quand le garçon et la jeune fille se retrouvent dans la chambrette…» (Si puer cum puellula). L’hymne à la beauté, incarnée par Blanchefleur, Hélène et Vénus, précède donc logiquement le chœur final : reprise du premier mouvement, ce dernier symbolise la révolution désormais accomplie de la roue du destin. Après une année romantique marquée par la célébration de son soixantième anniversaire (Messe en mi bémol de Schubert et Erste Walpurgisnacht de Mendelssohn), avant une prochaine Symphonie no 2 de Mahler, et, en 2010, un programme résolument baroque (Dixit Dominus de Haendel, Magnificat et messe de Bach), le Chœur Universitaire de Lausanne ne pouvait souhaiter mieux, pour continuer à séduire son public, que de partager la bonne fortune de ces Carmina Burana. Michaël Comte Président du Chœur Universitaire de Lausanne Les Carmina Burana De l’université médiévale au laboratoire de Carl Orff C’est en 1803, lors de la sécularisation des couvents de Bavière que l’on découvrit, en l’abbaye de Benediktbeuren, l’épais manuscrit qui renferme les aujourd’hui célèbres Carmina Burana (« Poèmes de Bura », ce dernier nom désignant Benediktbeuren en latin). Edité en 1847 puis dans une vaste édition critique qui s’est étalée, en trois volumes, de 1930 à 1970, et qui fait aujourd’hui autorité, ce recueil est tout simplement la plus vaste collection de poésie latine du Moyen Âge. Il témoigne essentiellement de cet âge d’or méconnu de la poésie latine qu’ont représenté les XIe et XIIe siècles, et compte même, épars, des fragments de poètes antiques, et quelques strophes en moyen-haut-allemand du XIIIe siècle. Rédigée dans le second quart du XIIIe, par un scribe anonyme vraisemblablement originaire du sud de l’Autriche, comme en témoignent certaines graphies influencées par l’italien, cette collection était sans doute une anthologie personnelle, composée pour la délectation d’un amateur, car tout indique qu’elle a peu voyagé. De fait, le milieu dans lequel ont été recueillis ces poèmes est aisément identifiable : c’est celui des « goliards », des clercs errants ou « vagants », ancêtres médiévaux des étudiants « en mobilité », et, tout compte fait, plus mobiles que ceux d’aujourd’hui, car le latin, qu’ils parlaient tous, leur servait alors de suffisant passeport. Ces étudiants – dont le « pauvre Rutebeuf » ou encore Villon, deux siècles plus tard, nous donnent une certaine idée – aimaient comme ceux d’aujourd’hui s’adonner à l’amour, à la boisson et au jeu, ce dont les Carmina Burana témoignent éloquemment ! Le recueil, qui ne comporte pas moins de 228 textes, est cependant loin de se réduire à ces thématiques, puisqu’il commence par des poèmes satiriques et moraux et se clôt sur deux petits drames liturgiques, nous rappelant que la gaîté, aussi débridée qu’elle soit, n’est jamais très éloignée, au Moyen Âge, du regard moral que l’on peut porter sur elle. Parmi les auteurs des poèmes se pressent les plus grands noms de la poésie médiévale, et même s’ils ne disent plus grand chose à la plupart d’entre nous, les noms de Baudri de Bourgueil, de Gautier de Châtillon, de Philippe le Chancelier ou de « l’Archipoète » étaient sans doute alors plus célèbres parmi les lettrés que celui de Chrétien de Troyes. Pour certains poèmes, nous possédons une musique, écrite en neumes (notation du chant grégorien, sténographique et par là peu précise hors contexte) ; mais par recoupement avec d’autres manuscrits, les musicologues modernes sont parvenus à retrouver quelques-unes des musiques originales. Précisons tout de suite que celles-ci n’ont aucun rapport avec celles dont Carl Orff habillera au XXe siècle certains des poèmes du recueil. À une seule exception près (« In taberna quando sumus »), Orff choisira d’ailleurs de ne mettre en musique que des poèmes dont l’accompagnement ancien est perdu. On ne saurait sous-estimer l’importance des Carmina Burana dans l’œuvre de Carl Orff ; à quarante ans bien sonnés, celui-ci signait, en 1937, avec ce vaste oratorio profane la première partition qu’il jugeait digne d’être répertoriée dans son catalogue. Né et mort à Munich, Carl Orff (1895-1982) a en effet cherché sa voie pendant longtemps, évoluant d’un style impressionniste à la Debussy vers un « primitivisme » qui devait beaucoup à l’exemple de Stravinski. Une manière concrétisée pour la première fois dans les Carmina Burana, célébration à leur façon de la Bavière natale du compositeur, et qui ne renient pas toujours un certain aspect un peu « Fête de la bière », même si, reprenant en cela la structure du recueil médiéval, Orff a tenu à entourer les chants joyeux par l’évocation de la terrible déesse Fortune. Orff s’est également illustré dans le domaine de la pédagogie musicale, ouvrant des écoles pour apprendre les principes du rythme aux enfants ; il a par ailleurs composé un nombre assez restreint d’œuvres dont la succession n’est pas sans évoquer, mutatis mutandis, celle des pièces de Beckett : comme En attendant Godot pour le dramaturge irlandais, les Carmina Burana sont en effet l’œuvre la plus complexe et colorée, en même temps que la plus populaire, de leur auteur, les partitions suivantes n’ayant eu de cesse de restreindre leurs couleurs, leur effectif (hormis la percussion !) et leur matériel harmonique, jusqu’à aboutir à un résultat d’où l’élément musical est pour ainsi dire absent (on songe à Souffle de Beckett, pièce sans acteurs ni décor). Parmi les œuvres de Orff, on compte des opéras (La Lune, 1939 ; La Femme rusée, 1943), des oratorios complétant la « trilogie païenne » inaugurée par les Carmina Burana (Catulli Carmina, 1943 ; Trionfo di Afrodite, 1953) et des drames d’inspiration antique d’un ascétisme extrême (Antigone, 1949 ; Œdipe le tyran, 1959 ; Prométhée, 1968). On a souvent reproché à Orff ses complaisances pour le régime nazi ; il n’a cependant jamais eu de carte du parti, et, même s’ils ont été plébiscités par le Troisième Reich, les Carmina Burana participent d’un projet purement musical lié à l’essence du rythme, et dénué de toute intention politique. Ainsi ne s’étonnera-t-on pas qu’il se soit élevé quelques voix, parmi les dignitaires nazis, pour s’interroger sur les aspects « dégénérés » d’un tel goût du primitif et de l’originel. C’est que Orff est aussi, à sa manière, un antidote à Wagner… Alain Corbellari Professeur de littérature médiévale à l’Université de Lausanne Jeu d’échecs, manuscrit des Carmina Burana* Carmina Burana Cantationes profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus instrumentis atque imaginibus magicis Carl Orff (1895 – 1982) Fortuna Imperatrix Mundi 1. O Fortuna (Choeur) O Fortuna velut luna statu variabilis, semper crescis aut decrescis; vita detestabilis nunc obdurat et tunc curat ludo mentis aciem, egestatem, potestatem dissolvit ut glaciem. Ô Fortuna, comme la Lune tu es variable, toujours croissante et décroissante; la vie détestable d’abord oppresse et puis calme comme le jeu s’empare de la raison, pauvreté et pouvoir elle les fait fondre comme glace. Sors immanis et inanis, rota tu volubilis, status malus, vana salus semper dissolubilis, obumbrata et velata michi quoque niteris; nunc per ludum dorsum nudum fero tui sceleris. Sort monstrueux et vide, tu fais tourner la roue, tu es mauvais, vaine bien-portance toujours divisible, ombragée et voilée tu me tourmentes aussi; là par le jeu mon dos nu j’apporte à ta vilenie. Sors salutis et virtutis michi nunc contraria, est affectus et defectus semper in angaria. Hac in hora sine mora corde pulsum tangite; quod per sortem sternit fortem, mecum omnes plangite! Le salut du Sort et son mérite est maintenant contre moi, est poussé et affaibli, toujours en esclavage. Donc à cette heure sans délai pincez les cordes vibrantes; car le Sort étend l’homme fort, pleurez tous avec moi! 2. Fortune plango vulnera (Choeur) Fortune plango vulnera stillantibus ocellis quod sua michi munera subtrahit rebellis. Verum est, quod legitur, fronte capillata, sed plerumque sequitur Occasio calvata. Je pleure les blessures que Fortuna me fait, les yeux en larmes, pour les présents qu’elle me fit elle s’éloigne méchamment. Il est vrai et écrit que sa chevelure est fine, mais quand il échoit une occasion, la voilà chauve. In Fortune solio sederam elatus, prosperitatis vario flore coronatus; quicquid enim florui felix et beatus, nunc a summo corrui gloria privatus. Sur le trône de Fortuna je m’asseyais bien haut, couronné des fleurs variées de la prospérité; si j’ai pu prospérer heureux et comblé, là du sommet je chois privé de gloire. Fortune rota volvitur: descendo minoratus; alter in altum tollitur; nimis exaltatus rex sedet in vertice caveat ruinam! nam sub axe legimus Hecubam reginam. La roue de Fortuna tourne: je descends, dégradé; un autre en hauteur est monté; bien trop élevé le roi s’assoit au sommet gare à la chute! car sous la planche on lit Reine Hécube. I PRIMO VERE 3. Veris leta facies (Choeur) Veris leta facies mundo propinatur, hiemalis acies victa iam fugatur, in vestitu vario Flora principatur, nemorum dulcisono que cantu celebratur La joyeuse face de Printemps s’offre au monde, l’hiver rigoureux, vaincu, déjà fuit; parée d’habits colorés Flora règne, la douce harmonie des bois chante ses louanges. Flore fusus gremio Phebus novo more risum dat, hac vario iam stipate flore. Allongé sur les genoux de Flora Phébus une fois encore fait un sourire, couvert là de fleurs colorées Zephyrus nectareo spirans in odore. Certatim pro bravio curramus in amore. Zéphyr souffle un souffle d’une senteur de nectar. A qui mieux mieux pour le prix de l’amour nous courons. Cytharizat cantico dulcis Philomela, flore rident vario prata iam serena, salit cetus avium silve per amena, chorus promit virgin iam gaudia millena. Dans les chants comme les cithares la douce Philomèle, parés des fleurs colorées les calmes prés se rient, un groupe d’oiseaux s’élève dans l’amène forêt, le choeur des vierges promet déjà un milliers de joies. 4. Omnia sol temperat (Baryton) Omnia sol temperat purus et subtilis, novo mundo reserat faciem Aprilis, ad amorem properat animus herilis et iocundis imperat deus puerilis. Le Soleil chauffe tout, pur et léger, encore une fois il révèle au monde la face d’Avril, vers l’amour se presse l’esprit de l’homme et les joies sont commandées par l’enfant-dieu. Rerum tanta novitas in solemni vere et veris auctoritas jubet nos gaudere; vias prebet solitas, et in tuo vere fides est et probitas tuum retinere. Toute cette renaissance dans la fête solennelle du printemps et le pouvoir du printemps nous ordonnent de nous réjouir; il nous montre des voies familières, et en ton printemps cela est juste et bon de garder ce qui est tien. Ama me fideliter, fidem meam nota: de corde totaliter et ex mente tota sum presentialiter absens in remota, quisquis amat taliter, volvitur in rota. Aime-moi fidèlement! Vois comme je suis fidèle: de tout mon coeur et de toute mon âme, Je suis avec toi même quand je suis loin; qui que ce soit qui aime ainsi tournera sur la roue. 5. Ecce gratum (Choeur) Ecce gratum et optatum Voici l’agréable et le souhaité Ver reducit gaudia, purpuratum, floret pratum, Sol serenat omnia. Iamiam cedant tristia! Estas redit, nunc recedit Hiemis sevitia. Printemps ramène la joie, vêtu de pourpre, fleurit les prés, le Soleil rend tout serein. la tristesse s’en va aussitôt! Eté revient, là se retire la rigueur de l’hiver. Iam liquescit et decrescit grando, nix et cetera; bruma fugit, et iam sugit Ver Estatis ubera; illi mens est misera, qui nec vivit, nec lascivit sub Estatis dextera. Maintenant fondent et disparaissent glace, neige et le reste, l’hiver fuit, et déjà il tète, Printemps, à la mamelle d’Eté; il est malheureux l’esprit qui ni ne vit ni ne folâtre sous la main droite d’Eté. Gloriantur et letantur in melle dulcedinis, qui conantur, ut utantur premio Cupidinis; simus jussu Cypridis gloriantes et letantes pares esse Paridis. Ils se glorifient et se réjouissent dans une douceur de miel qu’ils se préparent pour se servir du prix de Cupidon; sur l’ordre de Vénus glorifions-nous et réjouissons-nous d’être les égaux de Pâris. Uf dem anger 6. Tanz 7. Floret silva nobilis (Choeur) Floret silva nobilis floribus et foliis. La noble forêt fleurit de fleurs et de feuilles. (Choeur de filles) Ubi est antiquus meus amicus? Où donc est celui qui est mon amour? Hinc equitavit, Il chevauchait! (Choeur de filles) eia, quis me amabit? Oh! Qui donc m’aimera? (Choeur) Floret silva undique, nah min gesellen ist mir we. La forêt fleurit toute entière, Je me languis de mon amour. (Petit Choeur) Gruonet der walt allenthalben, wa ist min geselle alse lange? La forêt verdit toute entière, pourquoi mon amour est-il si long? (Choeur d’hommes) Der ist geriten hinnen, Il était à cheval, (Choeur de filles) o wi, wer sol mich minnen? Hélas! Qui donc m’aimera? 8. Chramer, gip die varwe mir (Choeur de filles) Chramer, gip die varwe mir, die min wengel roete, damit ich die jungen man an ir dank der minnenliebe noete. Seht mich an, jungen man! lat mich iu gevallen! Gardien, donne-moi de la couleur pour rosir mes joues, ainsi pourrai-je faire que les jeunes hommes m’aiment contre leur volonté. Regardez-moi, jeunes hommes! Laissez-moi vous plaire! Minnet, tugentliche man, minnecliche frouwen! Minne tuot iu hoch gemout unde lat iuch in hohen eren Schouwen. Seht mich an jungen man! lat mich iu gevallen! Hommes bons, amour, femmes dignes d’amour! L’amour ennoblit ton esprit et te donne de l’honneur. Wol dir, werit, daz du bist also freudenriche! ich will dir sin undertan durch din liebe immer sicherliche. Seht mich an, jungen man! lat mich iu gevallen! Je te salue, monde, si riche en joies! Je te serai obéissante par les plaisirs que tu offres. Regardez-moi, jeunes hommes! Laissez-moi vous plaire! Regardez-moi, jeunes hommes! Laissez-moi vous plaire! Venez nous rendre visite au cœur de Lavaux. Tél +41 21 799 31 92 www.domaine-blondel.ch 9. Reie Swaz hie gat umbe (Choeur) Swaz hie gat umbe, daz sint alles megede, die wellent an man allen disen sumer gan! Chume, chum, geselle min! Chume, chum, geselle min, ih enbite harte din, ih enbite harte din, chume, chum, geselle min. Swaz hie gat umbe Suzer rosenvarwer munt, chum un mache mich gesunt chum un mache mich gesunt, suzer rosenvarwer munt. Swaz hie gat umbe Swaz hie gat umbe, daz sint alles megede, die wellent an man allen disen sumer gan! Douces lèvres du rouge de la rose, viens et rends-moi meilleur, viens et rends-moi meilleur, douces lèvres du rouge de la rose. Swaz hie gat umbe Celles qui tournent sont toutes vierges, elles veulent faire sans un homme durant tout l’été! Celles qui tournent sont toutes vierges, elles veulent faire sans un homme durant tout l’été. Chume, chum, geselle min! Viens, viens, mon amour, Je te désire ardemment, Je te désire ardemment, viens, viens, mon amour. 10. Were diu werlt alle min (Choeur) Were diu werlt alle min von deme mere unze an den Rin des wolt ih mih darben, daz diu chunegin von Engellant lege an minen armen. Tout le monde était mien de la mer jusques au Rhin, je m’en priverais pour qu’ainsi la reine d’Angleterre s’allongeât dans mes bras. II IN TABERNA 11. Estuans interius (Baryton) Estuans interius ira vehementi in amaritudine loquor mee menti: factus de materia, cinis elementi similis sum folio, de quo ludunt venti. Rongé intérieurement d’une violente colère, amèrement à mon âme je parle: fait de matière, des cendres des éléments, je suis semblable à une feuille, avec quoi jouent les vents. Cum sit enim proprium viro sapienti supra petram ponere sedem fundamenti, stultus ego comparor fluvio labenti, sub eodem tramite nunquam permanenti. Car que ce soit propre à l’homme sage de poser sur la roche le siège des fondations, je suis le fou comparé au fleuve qui coule, qui dans sa course folle jamais ne change de route. Feror ego veluti sine nauta navis, ut per vias aeris vaga fertur avis; non me tenent vincula, non me tenet clavis, quero mihi similes et adiungor pravis. Je suis emporté tel un navire sans matelot, et par la voie des airs tel qu’est porté l’oiseau flottant; les chaînes ne peuvent me tenir, la clef ne peut me lier, je cherche les gens comme moi et rejoins les tortus. Mihi cordis gravitas res videtur gravis; iocis est amabilis dulciorque favis; quicquid Venus imperat, labor est suavis, que nunquam in cordibus habitat ignavis. La lourdeur de mon coeur me semble un lourd fardeau; plaisanter est plus aimable et plus doux qu’un gâteau de miel; quoi que Vénus ordonne la tâche est douce, elle n’habite jamais les coeurs paresseux. Via lata gradior more iuventutis inplicor et vitiis immemor virtutis, voluptatis avidus magis quam salutis, mortuus in anima curam gero cutis. Sur la large voie je marche au désir de la jeunesse je me plie ainsi qu’aux vices oublieux de ma vertu, je suis avide de plaisirs plus que pour mon salut, mort dans mon âme, je porterai soin à la chair. 12. Olim lacus colueram (Ténor) Olim lacus colueram, olim pulcher extiteram, dum cignus ego fueram. Jadis j’habitais sur un lac, jadis ma beauté exaltait lors que j’étais un cygne. (Choeur d’hommes) Miser, miser! modo niger et ustus fortiter! O malheureux! Maintenant noir et brûlé fortement! (Ténor) Girat, regirat garcifer; me rogus urit fortiter; propinat me nunc dapifer, Le commis me tourne et retourne; je brûle sacrement sur le bûcher; le cuistot maintenant me sert. (Choeur d’hommes) Miser, miser! modo niger et ustus fortiter! O malheureux! Maintenant noir et brûlé fortement! (Ténor) Nunc in scutella iaceo, et volitare nequeo dentes frendentes video: Maintenant je gis sur un plateau, et je ne puis plus voler, je vois d’impatientes dents: (Choeur d’hommes) Miser, miser! modo niger et ustus fortiter! O malheureux! Maintenant noir et brûlé fortement! 13. Ego sum abbas (Baryton) Ego sum abbas Cucaniensis et consilium meum est cum bibulis, et in secta Decii voluntas mea est, et qui mane me quesierit in taberna, post vesperam nudus egredietur, et sic denudatus veste clamabit: Je suis l’abbé de Cocagne et mon assemblée est une d’ivrognes, et être dans l’ordre de Decius est ma volonté, et qui me cherche dans la taverne au matin, après Vêpres il sortira nu, et ainsi dénudé de ses habits il criera: Jeu du tric trac, manuscrit des Carmina Burana* (Baryton et Choeur d’hommes) Wafna, wafna! quid fecisti sors turpassi Nostre vite gaudia abstulisti omnia! Holà! Holà! Qu’as-tu fait, infâme Sort? La joie de notre vie tu as tout emporté! 14. In taberna quando sumus (Choeur) In taberna quando sumus non curamus quid sit humus, sed ad ludum properamus, cui semper insudamus. Quid agatur in taberna ubi nummus est pincerna, hoc est opus ut queratur, si quid loquar, audiatur. Quand nous sommes dans la taverne, que nous importe de n’être que poussière, mais nous nous hâtons pour les jeux qui nous mettent toujours en sueur. Ce qui se passe dans la taverne, où l’argent est le roi, ça vaut le coup de demander, et d’écouter ce que je dis. Quidam ludunt, quidam bibunt, quidam indiscrete vivunt. Sed in ludo qui morantur, ex his quidam denudantur quidam ibi vestiuntur, quidam saccis induuntur. Ibi nullus timet mortem sed pro Baccho mittunt sortem. Certains jouent, certains boivent, d’autres vivent sans pudeur. De ceux qui jouent, certains se retrouvent nus, certains sont rhabillés, d’autres sont mis en sac. Personne ici ne craint la mort, mais ils misent le sort pour Bacchus. Primo pro nummata vini, ex hac bibunt libertini; semel bibunt pro captivis, post hec bibunt ter pro vivis, quater pro Christianis cunctis quinquies pro fidelibus defunctis, sexies pro sororibus vanis, septies pro militibus silvanis. Le premier est pour la tournée puis les affranchis boivent, une autre fois pour les prisonniers, une troisième pour les vivants, une quatrième pour les Chrétiens, une cinquième pour les fidèles défunts, une sixième pour les soeurs légères, une septième pour la troupe en campagne. Octies pro fratribus perversis, nonies pro monachis dispersis, decies pro navigantibus undecies pro discordaniibus, duodecies pro penitentibus, tredecies pro iter agentibus. Tam pro papa quam pro rege bibunt omnes sine lege. Une huitième pour les frères pervertis, une neuvième pour les moines dispersés, une dixième pour ceux qui naviguent, une onzième pour les plaideurs, une douzième pour les pénitents, une treizième pour les voyageurs. une pour le Pape et une pour le Roi, tous boivent sans loi. Bibit hera, bibit herus, bibit miles, bibit clerus, La patronne boit, le patron boit, le soldat boit, le prêtre boit, bibit ille, bibit illa, bibit servus cum ancilla, bibit velox, bibit piger, bibit albus, bibit niger, bibit constans, bibit vagus, bibit rudis, bibit magus. celui-ci boit, celle-ci boit, l’esclave boit avec la servante, l’agile boit, le paresseux boit, le blanc boit, le noir boit, le pondéré boit, l’inconstant boit, le fou boit, le sage boit, Bibit pauper et egrotus, bibit exul et ignotus, bibit puer, bibit canus, bibit presul et decanus, bibit soror, bibit frater, bibit anus, bibit mater, bibit ista, bibit ille, bibunt centum, bibunt mille. Le pauvre et le malade boivent, l’exilé et l’étranger boivent, l’enfant boit, le vieux boit, l’évêque et le doyen boivent, la soeur boit, le frère boit, la vieille boit, la mère boit, celui-ci boit, celui-là boit, cent boivent, mille boivent. La taverne, manuscrit des Carmina Burana* Parum sexcente nummate durant, cum immoderate bibunt omnes sine meta. Quamvis bibant mente leta, sic nos rodunt omnes gentes et sic erimus egentes. Qui nos rodunt confundantur et cum iustis non scribantur. Six cent pièces filent vite, quand, sans retenue, tous boivent sans fin. Mais ils boivent l’esprit gai, ainsi nous sommes ceux que tous méprisent, et ainsi nous sommes sans le sou. Ceux qui nous critiquent iront au diable et avec les justes ne seront pas comptés. III COUR D’AMOURS 15. Amor volat undique (Choeur de filles) Amor volat undique, captus est libidine. Iuvenes, iuvencule coniunguntur merito. Amour vole partout, saisi de désir. Jeunes hommes et jeunes femmes sont unis équitablement. (Soprano) Siqua sine socio, caret omni gaudio; tenet noctis infima sub intimo cordis in custodia: La fille sans compagnon manque tous les plaisirs; elle tient la nuit la plus basse profondément cachée dans son coeur: (Choeur de filles) fit res amarissima. c’est la plus grande amertume. 16. Dies, nox et omnia (Ténor et Baryton) Dies, nox et omnia michi sunt contraria; virginum colloquia me fay planszer, oy suvenz suspirer, plu me fay temer. Jour, nuit et tout sont contre moi, le caquetage des vierges me fait pleurer, et souvent soupirer, et surtout m’effraie. O sodales, ludite, vos qui scitis dicite michi mesto parcite, grand ey dolur, attamen consulite per voster honur. O compagnons, raillez, vous ne savez ce que vous dites, épargnez le malheureux que je suis, grande est ma douleur, conseillez-moi au moins, sur votre honneur. Tua pulchra facies me fay planszer milies, pectus habet glacies. A remender statim vivus fierem per un baser. Ta superbe face, me fait mille fois pleurer, ton coeur est comme de la glace. Tel un remède, je serai sitôt vivant par un baiser. 17. Stetit puella (Soprano) Stetit puella rufa tunica; Une fille debout dans une tunique rouge; si quis eam tetigit, tunica crepuit. Eia. si quelqu’un la touche, la tunique froufroute. Eia! Stetit puella tamquam rosula; facie splenduit, os eius fioruit. Eia. Une fille debout comme une petit rose: sa face était radieuse et sa bouche en fleur. Eia! 18. Circa mea pectora (Baryton et Choeur) Circa mea pectora multa sunt suspiria de tua pulchritudine, que me ledunt misere. Dans mon coeur nombreux sont mes soupirs pour ta beauté, qui me blessent misérablement. Manda liet, Manda liet min geselle chumet niet. Mandaliet, Mandaliet, mon amour ne vient pas. Tui lucent oculi sicut solis radii, sicut splendor fulguris lucem donat tenebris. Tes yeux brillent comme les rayons solaires, comme l’éclat de l’éclair donne la lumière aux ténèbres. Manda liet Manda liet, min geselle chumet niet. Mandaliet, Mandaliet, mon amour ne vient pas. Vellet deus, vallent dii quod mente proposui: ut eius virginea reserassem vincula. Que Dieu veuille, que les dieux veuillent ce qui est dans mon esprit: que de sa virginalité j’ouvre enfin les chaînes. Manda liet, Manda liet, min geselle chumet niet. Mandaliet, Mandaliet, mon amour ne vient pas. 19. Si puer cum puellula (Choeur d’hommes) Si puer cum puellula moraretur in cellula, felix coniunctio. Amore suscrescente pariter e medio avulso procul tedio, fit ludus ineffabilis membris, lacertis, labii Si un garçon avec une fille demeure dans une petite pièce, heureux dans leur union. L’amour augmente, et entre eux la pudeur est oubliée, un ineffable jeu commence avec leur membres, bras et lèvres. Déclaration d’amour, manuscrit des Carmina Burana* 20. Veni, veni, venias (Choeur) Veni, veni, venias Viens, viens, O viens Veni, veni, venias, ne me mori facias, hyrca, hyrce, nazaza, trillirivos. Viens, viens, O viens, ne me laisse pas mourir, hycra, hycre, nazaza, trillirivos! Pulchra tibi facies oculorum acies, capillorum series, o quam clara species! Belle est ta face, la lueur de tes yeux, tes cheveux tressés, ô quel glorieux être! Rosa rubicundior, lilio candidior omnibus formosior, semper in te glorior! Plus rouge que la rose, plus blanc que le lys, plus aimant que les autres, toujours je te glorifierais! 21. In trutina (Soprano) In trutina mentis dubia fluctuant contraria lascivus amor et pudicitia. Sed eligo quod video, collum iugo prebeo; ad iugum tamen suave transeo. Dans l’hésitante balance de mes sens fluctuants qui s’opposent, amour lascif et pudicité. Mais je choisis ce que je vois, et soumets mon cou au joug: au joug malgré tout doux je me soumets. 22. Tempus est iocundum (Choeur) Tempus est iocundum, o virgines, modo congaudete vos iuvenes. Le temps est joyeux, ô vierges, réjouissez-vous avec vos jeunes hommes! (Baryton) Oh, oh, oh, totus floreo, iam amore virginali totus ardeo, novus, novus amor est, quo pereo. Oh! Oh! Oh! je fleuris entièrement! de mon tout premier amour je brûle ardemment! Un nouvel, nouvel amour est ce dont je meurs. (Choeur de filles) Mea me confortat promissio, mea me deportat Je suis réconfortée par ma promesse, je suis abattue par mon refus (Soprano et Choeur de filles) Oh, oh, oh totus floreo iam amore virginali totus ardeo, novus, novus amor est, quo pereo. Oh! Oh! Oh! je fleuris entièrement! de mon tout premier amour je brûle ardemment! Un nouvel, nouvel amour est ce dont je meure. (Choeur d’hommes) Tempore brumali vir patiens, animo vernali lasciviens. Au solstice d’hiver l’homme patient, par l’esprit printanier devient folâtre. (Baryton) Oh, oh, oh, totus floreo, iam amore virginali totus ardeo, novus, novus amor est, quo pereo. Oh! Oh! Oh! je fleuris entièrement! de mon tout premier amour je brûle ardemment! Un nouvel, nouvel amour est ce dont je meurs. (Choeur de filles) Mea mecum ludit virginitas, mea me detrudit simplicitas. Ma virginité me rend folâtre, ma simplicité me retient. (Soprano et Choeur de filles) Oh, oh, oh, totus floreo, iam amore virginali totus ardeo, novus, novus amor est, quo pereo. Oh! Oh! Oh! je fleuris entièrement! de mon tout premier amour je brûle ardemment! Un nouvel, nouvel amour est ce dont je meurs. (Choeur) Veni, domicella, cum gaudio, veni, veni, pulchra, iam pereo. Viens, ma maîtresse, avec joie, viens, viens, ma toute belle, déjà je me meurs! (Baryton et Choeur) Oh, oh, oh, totus floreo, iam amore virginali Oh! Oh! Oh! je fleuris entièrement! de mon tout premier amour totus ardeo, novus, novus amor est, quo pereo. je brûle ardemment! Un nouvel, nouvel amour est ce dont je meurs. 23. Dulcissime (Soprano) Dulcissime, totam tibi subdo me! Ô cher entre tous, je me donne à toi totalement! Blanziflor et Helena 24. Ave formosissima (Choeur) Ave formosissima, gemma pretiosa, ave decus virginum, virgo gloriosa, ave mundi luminar, ave mundi rosa, Blanziflor et Helena, Venus generosa! Je salue la plus belle, précieux joyau, Je salue la gloire de la vierge, glorieuse vierge, Je salue la lumière du monde, Je salue la rose du monde, Blanche-fleur et Hélène, noble Vénus! Fortuna Imperatrix Mundi 25. O Fortuna (Choeur) O Fortuna, velut luna statu variabilis, semper crescis aut decrescis; vita detestabilis nunc obdurat et tunc curat ludo mentis aciem, egestatem, potestatem dissolvit ut glaciem. Ô Fortuna, comme la Lune tu es variable, toujours croissante et décroissante; la vie détestable d’abord oppresse et puis calme comme le jeu s’empare de la raison, pauvreté et pouvoir elle les fait fondre comme glace. Sors immanis et inanis, rota tu volubilis, status malus, vana salus Sort monstrueux et vide, tu fais tourner la roue, tu es mauvais, vaine bien-portance * Illustrations : fac-similé du manuscrit des Carmina Burana, Bayerischen Staadtsbibliothek, München, 1967. semper dissolubilis, obumbrata et velata michi quoque niteris; nunc per ludum dorsum nudum fero tui sceleris. toujours divisible, ombragée et voilée tu me tourmentes aussi; là par le jeu mon dos nu j’apporte à ta vilenie. Sors salutis et virtutis michi nunc contraria, est affectus et defectus semper in angaria. Hac in hora sine mora corde pulsum tangite; quod per sortem sternit fortem, mecum omnes plangite! Le salut du Sort et son mérite est maintenant contre moi, est poussé et affaibli, toujours en esclavage. Donc à cette heure sans délai pincez les cordes vibrantes; car le Sort étend l’homme fort, pleurez tous avec moi! Le C hâ te Le C Sp lar db hâ ial ité Pl an sb Pi lar no tr ar dr ob t r i n q os er o u ir e é t te lan c éc DŽgustation et vente au domaine Ch. des Colombaires 32 1096 Cully [email protected] 079 789 09 75 www.vins-berthet.ch PROCHAINS CONCERTS Salle Métropole, 10 mai 2009, 17h G. Mahler, Symphonie no 2 (Résurrection) avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Lausanne Grange de Dorigny et Cathédrale de Lausanne, 18 et 19 mai 2010 G. F. Haendel, Dixit Dominus J.-S. Bach, Magnificat et messe brève BWV 235 Le Chœur Universitaire de Lausanne Créé en 1947 par Carlo Hemmerling et le pasteur Edouard Mauris, le Chœur Universitaire de Lausanne est ouvert depuis lors librement aux membres de l’Université et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Sous la direction de chefs renommés, tels Charles Dutoit et Michel Corboz, puis Christiane ChapuisMonod et, depuis 1980, Jean‑Christophe Aubert, il aborde chaque année l’étude d’un compositeur et d’une œuvre majeure différente. Lieu de découvertes musicales, où se mêlent l’envie spontanée de chanter et le plaisir de participer à une activité collective de longue haleine, le Chœur universitaire vit en équilibre constant entre les forces et les contraintes qu’implique le dynamisme d’un effectif jeune et chaque année renouvelé. Pour parvenir à se présenter publiquement deux à cinq fois dans l’année, il se doit d’être également un lieu d’exigence et d’étude, où l’on tente de saisir l’œuvre musicale dans la complexité de son discours. En ce sens, le Chœur universitaire constitue dans le domaine artistique et collectif une activité formatrice complémentaire aux cursus académiques individuels. A côté de la préparation des concerts, l’association du Chœur universitaire propose ainsi à ses membres des activités sociales et culturelles, telles que conférences et échanges internationaux avec d’autres chœurs universitaires. Cette année, la formation a ainsi chanté les Carmina Burana avec la Chorale universitaire de Louvain-la-Neuve, en Belgique et au sein du campus lausannois. CENTRE PATRONAL Nous sommes heureux d’apporter notre appui à la réalisation de ce concert Direction Jean-Christophe Aubert Jean-Christophe Aubert a mené parallèlement des études scientifiques (mathématiques) et musicales (orgue) à Genève. Depuis 1980, il dirige le Chœur Universitaire de Lausanne, avec lequel il aborde un répertoire éclectique. À l’occasion des quelque trente programmes donnés en concerts, il a en effet proposé des compositeurs aussi différents que Victoria, Byrd, Schütz, Bach, Haydn, Mozart, Schubert, Mendelssohn, Berlioz, Brahms, Stravinsky et Frank Martin, Poulenc, Honegger ou Berio, avec toutefois une prédilection pour des œuvres du 19e et du 20e siècle, plus appropriées à l’effectif de l’ensemble. Avec la complicité de quelques choristes désireux de s’engager davantage dans la pratique du chant, Jean-Christophe Aubert fonde en 1983 la Chapelle Vocale de l’Université, devenue depuis la Chapelle Vocale de Lausanne. Avec cet ensemble, il dirige les Passions de Bach dans des versions sur instruments anciens, et collabore avec un autre ensemble appelé à porter un regard attentif sur la musique baroque : le Contrepoint de Besançon. En 1992, il prend la direction du Labyrinthe de Lyon, avec lequel il poursuit son étude de la musique des 16e, 17e et 18e siècles. On lui doit, en collaboration avec Catherine Lassalle, professeur de chant au Conservatoire de Saint-Étienne, un enregistrement CD consacré au psaume huguenot, commandé par le Musée International de la Réforme de Genève, ainsi que des concerts consacrés au discours énigmatique de Carlo Gesualdo (Répons et Madrigaux), Claudio Monteverdi (Vêpres et Selva Morale) et Henri Du Mont (Musique pour la Chapelle du Roy). Avec Marinette Extermann, professeur d’orgue et de clavecin aux Conservatoires de Genève, il a récemment donné une intégrale des Motets de J.-S. Bach et des Concerti brandebourgeois. A côté de ces activités de direction, Jean-Christophe Aubert est organiste à l’église Saint-Germain de Genève, donne des cours de mathématiques au Collège de Saussure, et collabore à la direction de la fondation Culture & Rencontre de Genève. Nouvelle Toyota iQ ! La plus petite 4 places au monde. Moteurs: 1.0 l VVT-i avec 68 ch, 1.3 l Dual VVT-i avec 99 ch, 1.4 l D-4D avec 90 ch. Boîte manuelle ou Multidrive (sans 1.4 l). 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Elle s’est produite dans les rôles de Barbarina (Le Nozze de Figaro) à l’opéra de Lausanne, Monica (Le Médium, Menotti) à l’opéra de Fribourg, Dijon et Besançon, Crobyle (Thais, Massenet) pour Grange Park Opera, Ernestine (Monsieur Choufleuri, Offenbach) au Festival Off and Bach à Venelles, Philine (Mignon, Ambroise Thomas), Lucia (Viol de Lucrèce, Britten), Barbarina (The little green swallow, Dove) et Thérèse (Les mamelles de Tirésias, Poulenc). Elizabeth a été finaliste et lauréate de très nombreux concours internationaux dont : Barcelone (Vinas), Genève, Toulouse, Strasbourg et Berne (Ernst Haefliger). Elle a aussi été triple lauréate du concours européen de Mâcon et lauréate du concours international de chant de Marmande, où elle a reçu le prix « jeune espoir » et le prix décerné par la Chambre professionnelle des directeurs de théâtres. Parmi ses projets 2008-2009, on peut citer : les rôles de Blonde (L’enlèvement au Sérail), Rosine (Un Mari à la porte, Offenbach), Oscar (Un ballo in Maschera). Elizabeth chantera aussi La Comtesse de Foleville (Voyage à Reims, Rossini), dans une grande tournée en France (CFPL). Elizabeth est soutenue par la Swiss Global Artistic Foundation. Simon Witzig Né en 1976 à Zoug, le ténor Simon Witzig prend ses premières leçons de chant pendant sa formation de maître primaire. Après avoir exercé son métier d’enseignant pendant quelque temps, il commence des études musicales à la Haute école de Musique et Théâtre de Zurich-Winterthour dans la classe du ténor Paul Steiner ; en été 2005, il obtient le diplôme de concert, option opéra. Durant les deux dernières années de sa formation, Simon Witzig a intensifié son travail de répertoire d’opéras et d’art dramatique auprès du Studio suisse d’opéra et à la Haute Ecole des Arts de Berne. Actuellement, il continue de se perfectionner avec le ténor américain Scot Weir. Simon Witzig a suivi différentes master classes, notamment avec Laurel Miller, Karl Engel, Oliver Widmer et Jan Schultsz. Il a également collaboré avec Hans Peter Blochwitz, Shari Rhoads, et a travaillé sous l’égide des metteurs en scène Johannes Schaaf, Alessandro Marcchetti et Peter Rasky. Si son répertoire s’étend de Schütz à la musique contemporaine, son intérêt principal se porte vers l’interprétation des partitions d’opéra de Mozart, du lied romantique et de l’oratorio. Lors de ses représentations, entre autres aux Zürcher Festspiele en 2008 (avec Howard Griffiths) ou dans le cadre du Festival de Lucerne en 2007 (avec Alois Koch), Simon Witzig a eu l’occasion de travailler avec diverses formations instrumentales, parmi lesquelles l’Orchestre symphonique de Düsseldorf et l’orchestre baroque Arsatius Consort de Munich. Le ténor lyrique était également sous contrat pour la saison 2004/2005 avec le Théâtre Associé de Bienne-Soleure où il interprétait notamment le premier rôle d’une transposition scénique de La Création de Haydn. D’autres productions à son actif : Cosí fan tutte, Die Fledermaus, Il mondo della luna, Le nozze di Figaro, H.M.S. Pinafore, et King Arthur. Ténor Baryton Marc Scoffoni Marc Scoffoni est né à Marseille le 25 septembre 1979. Parallèlement à des études de langues à l’université d’Aix en Provence, où il obtient une maîtrise de linguistique anglaise, il décide d’approfondir le chant. Après trois années d’études avec Jean Claude Sassone, médaille d’or du Conservatoire National de Marseille, il entre à ce même conservatoire dans la classe de Claude Méloni. En juin 2001, il remporte la médaille d’or du Conservatoire National de Marseille. En février 2002, il est reçu au Conservatoire National Supérieur de Paris. Sa formation débute en septembre de la même année dans la classe de Glenn Chambers. En juin 2005, il est diplômé du Conservatoire National de Musique de Paris et est admis à la Guildhall School of Music and Drama à Londres au sein du département « Opéra » - Professeur Susan McCulloch - dont il est sorti au printemps 2007. En 2005, il est nommé révélation lyrique de l’ADAMI et participe à l’Académie Européenne de Musique du Festival d’Aix en Provence.En octobre 2007, il est Le Prince Yamadori dans Madame Butterfly à l’Opéra de Marseille, et au printemps 2008 Alfio dans Cavalleria Rusticana au Barbican Theatre sous la direction de Paolo Olmi en Italie. Outre de nombreuses participations à des ouvrages lyriques et concerts en Angleterre (en octobre 2008 aux côtés de José Carreras), il sera Salvatore dans The Saint of Blecker Street de Menotti à l’Opéra de Marseille en janvier 2010, De Brétigny dans Manon de Jules Massenet à l’Opéra d’Angers Nantes à l’automne 2009, et chantera dans l’opéra Vive la Machine-à-rire avec l’Orchestre National d’Ile-de-France à la salle Pleyel en mai prochain. Atena Carte Atena Carte est née à Timisoara (Roumanie). Après son baccalauréat, elle est admise à l’Académie de musique de Timisoara d’où elle sort cinq ans plus tard, munie d’une licence universitaire. Elle participe à diverses master classes internationales de piano et de musique de chambre, notamment avec Jean-François Antonioli, Jacques Saint‑Yves, Axel Bauni et François‑René Duchâble. Après l’obtention d’un diplôme de concert avec les félicitations du jury en 2002, elle reçoit également le diplôme de soliste avec les félicitations du jury au Conservatoire de Lausanne, en 2004, dans la classe de Jean-François Antonioli. De 2000 à 2002 elle est boursière de la Confédération Suisse et, en 2002, reçoit le prix de la société Paderewski pour l’activité musicale. Entre 2005 et 2007 elle poursuit une formation de musique de chambre à la Musikhochschule Zürich-Winterthur dans la classe de Ulrich Koella et obtient le diplôme de concert en février 2007. Titulaire de neuf prix nationaux et internationaux, elle donne des récitals solo ou de musique de chambre et des concerts avec orchestre dans de nombreux pays (Roumanie, Serbie, Moldavie, Italie, Suisse, Suède, Allemagne, Danemark, Angleterre, France, Espagne, République Tchèque). Depuis 2007, elle travaille à la Musikhochschule ZürichWinterthur comme accompagnatrice des classes professionnelles, et comme professeur de piano à l’Ecole de musique d’Aigle. Cet été, elle a été invitée à donner une master class de piano à Oravita en Roumanie. Atena Carte a enregistré avec le groupe Triade deux disques consacrés à la musique d’Astor Piazzolla (« Maria de Buenos Aires » et « Tangos ») et un CD de musique française (Debussy, Ravel, Fauré...) avec la violoniste Rachel Kolly. Piano Piano Elisabeta Codreanu Originaire de la capitale roumaine, Bucarest, Elisabeta Codreanu commence le piano à l’âge de six ans au Lycée de musique « Dinu Lipatti » dans sa ville natale. Pendant les sept ans qu’elle y reste, elle participe déjà aux concours les plus prestigieux du pays. En 1991, elle déménage avec sa famille à Timisoara et poursuit ses études au lycée de musique « Ion Vidu ». Après l’obtention de son baccalauréat, Elisabeta continue sa formation à l’Université de Musique dans la classe de Manuela et Dragos Mihailescu jusqu’en 2001 où elle obtient sa licence universitaire en piano, option interprétation musicale. Elle se perfectionne également lors de master classes, bénéficiant des conseils de Jean-François Antonioli, François‑René Duchâble, Gabriel Amiras, Massimiliano Valenti et Amanda Penick. Comme pianiste, Elisabeta Codreanu se produit régulièrement en récital solo, avec orchestre ou différents groupes de musique de chambre. Depuis plusieurs années elle collabore régulièrement avec l’Orchestre Philharmonique de Timisoara, pour lequel elle assure la partie de piano d’orchestre lors des concerts et enregistrements. Récemment, Elisabeta a joué les Carmina Burana dans une tournée de cet orchestre en Hollande. Cette fois-ci elle se réjouit de jouer la variante sans orchestre. En 2008 elle a terminé son master à l’Université de Musique de Timisoara ; le thème de sa recherche et de son récital final était « L’intégrale des études de Debussy ». Depuis 2001, elle travaille comme professeur de piano au Collège National d’Art de Timisoara et prépare de nombreux élèves pour des examens et concours nationaux et internationaux. Sa passion pour la musique ne s’arrête pas à l’intérêt pour le piano, puisque Elisabeta dirige également un chœur avec lequel elle donne régulièrement des concerts. Maîtrise du Conservatoire de Lausanne En 1999, la Maîtrise du Conservatoire est créée sous la direction de Yves Bugnon. La Maîtrise chante des programmes allant de la subtile chanson pour enfants aux œuvres réputées du répertoire : Stabat Mater de Pergolèse, Motets et Messe basse de Fauré, Chansons de Michel Hostettler et Jean Absil, Vêpres et Messe de Haydn pour la Fête des SS. Innocents, Les beaux habits du Roi, Les Musiciens de Brême, spectacles musicaux codirigés par André Besançon, et Pinocchio court toujours, un opéra pour enfants de Romain Didier mis en scène par Christophe Balissat. La Maîtrise se produit dans des concerts internes au Conservatoire, seule ou en collaboration avec les ensembles instrumentaux, mais également à l’extérieur, à l’occasion de Noëls ou de concerts organisés par des chœurs de la région. La Maîtrise collabore également avec l’Opéra de Lausanne pour les œuvres scéniques, Carmen, La Bohème, Le Songe d’une nuit d’été. Si la Maîtrise s’adresse d’abord aux enfants du Conservatoire, elle accueille aussi tous les enfants qui se passionnent pour le chant. Elle est composée de différents chœurs regroupant les enfants par l’âge et leur qualité. La pratique chorale avec Yves Bugnon et l’éducation vocale avec Stéphanie Burkhard, professeure de chant, enrichissent le travail instrumental et solfégique individuel de chacun des enfants. Percussions du Conservatoire de Lausanne Depuis la création du Conservatoire de Lausanne, la classe de percussions forme des musiciens professionnels dans cette discipline. La classe de percussions permet à des élèves professionnels ainsi qu’à des étudiants de l’école de musique de créer des programmes dynamiques et variés qui contribuent à la vie active et vivante des jeunes musiciens. Sous la direction de leur professeur Stéphane Borel, la formation se produit lors de nombreux concerts en Suisse avec des choeurs et orchestres. Elle est également sollicitée pour interpréter la musique de films. Elle participe régulièrement aux concours au niveau national où elle décroche de nombreux prix et distinctions. Le groupe de percussions s’est produit également à l’étranger, notamment en France, en Hongrie et au Canada. En 2004, le groupe a effectué une tournée en Roumanie. © Yvan Zedda / Gitana S.A. Partageons le goût de l’exception L’excellence et l’innovation sont les valeurs fondamentales de notre banque, héritière d’une tradition familiale de plus de deux siècles. w w w. lc f - ro t h s c h i l d . c h GITANA TEAM - Gitana 11, Gitana 13 et Gitana Eighty portent les couleurs de notre Groupe et témoignent d’une passion familiale de plusieurs générations. www.gitana-team.com ANVERS - BARCELONE - BORDEAUX - BRATISLAVA BRUXELLES - FRIBOURG - GENÈVE - GUERNESEY HONG KONG - LAUSANNE - LIÈGE - LISBONNE LONDRES - LUGANO - LUXEMBOURG - LYON MADRID - MARSEILLE - MILAN - MONACO MONTEVIDEO - NANTES - NASSAU - PARIS PÉKIN - PORTO - SHANGHAI - STRASBOURG TAIPEH - TEL AVIV - TOULOUSE - VARSOVIE 2, AVENUE AGASSIZ - CH 1003 LAUSANNE Tél. +41 21 318 88 88 L’association du Chœur Universitaire de Lausanne remercie, pour leur soutien annuel, l’Université de Lausanne et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Ce concert a été réalisé avec l’appui de l’Etat de Vaud et de la Ville de Lausanne, via la Conférence des Sociétés Chorales Vaudoises de Concert. Nous remercions également chaleureusement : la Chorale universitaire de Louvain-la-Neuve et Charlotte Messiaen, sa directrice ; le professeur Alain Corbellari ; Ismaël Pommaz et son professeur de l’ERACOM, Fairouz Joudié ; Alexandre Défayes ; la Reprographie de l’EPFL ; les Aumôneries universitaires ; Hug Musique ; ainsi que toutes les personnes qui ont collaboré à un titre ou un autre à la réalisation de ce concert et de ce programme. DIRECTEUR Jean-Christophe Aubert FORMATRICES Marie-Hélène Essade Annamaria Barabas PIANISTES Atena Carte Philippe Zahnd COMITÉ Michaël Comte, président Aurélie Fayet Aurore Fellay Frédéric Grosjean Stefan Mennella Aurélie Moinat Véra Salvisberg Laure Vallotton PROGRAMME impression : Reprographie EPFL conception : Laure Vallotton AFFICHE Ismaël Pommaz Chœur Universitaire de Lausanne Case postale 28 1015 Lausanne www.unil.ch/choeur [email protected]
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