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N° 54 Avril 2005 1,80€ Le troisième lundi du mois Mensuel d’information de Besançon et des cantons d’Audeux, Boussières, Marchaux, Quingey et Roulans. Toujours plus de Spécial immobilier délocalisations Où construire à Besançon et sa région commune par commune Cette année, près de 20 % des entreprises francs-comtoises auraient un projet de délocalisation. Dans le Grand Besançon, plus d’une dizaine d’entreprises seraient concernées. p. 30-31 Les commerçants victimes d’arnaques L’arnaque aux publicités prend de nouvelles proportions à Besançon. Plusieurs commerçants ont été victimes de ce genre de pratique. Le préjudice est de plusieurs milliers d’euros à chaque fois. p. 14-15 Soupçons d’agressions au pôle espoir lutte - Commune par commune, quelles sont les disponibilités foncières actuelles. Une enquête a été ouverte par le procureur suite à une plainte pour agressions sexuelles. Les faits impliqueraient des mineurs sportifs, champions de lutte à Besançon. - Les projets de toutes les communes du Grand Besançon. p. 6-7 Le phénomène du hard discount à Saint-Vit - Le prix des terrains, les endroits les moins chers ou les plus recherchés. La mutation du paysage commercial de Saint-Vit se poursuit. Face à la pression des magasins à bas prix, la mairie veut maîtriser son développement. Lire le dossier p. 10 à 17 p. 23 chemisettes pantalons polos pulls T-shirts sweats accessoires BESANCON • CHATEAUFARINE • PONTARLIER Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 5 bis, Grande rue - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 77 rue des Granges - BESANCON - Tél. 03 81 83 00 50 1JO5URàS % -15 SUR LA NOUVELLE COLLECTION DE CHAUSSURES ÉTÉ Déduction faite en caisse ME M E F N IO T C E L L CO ovan Luciano Pad o n Stephane Kelia Fruit - Espace xa S - Flu Vic Matiè - OX OMME H N IO T C E L L O C enzo Diesel - K e Bill Tornade dium Kickers - Palla du 22 mars au 2 avril inclus Vos projets, vos envies... Moyse les réalise... Je souhaite recevoir une documentation sur vos réalisations Nom........................................................ Prénom................................................... Adresse................................................... ................................................................ Tél........................................................... Coupon à retourner à : Moyse Ma Maison 59 chemin des Planches • 25000 Besançon La Presse Bisontine medi du lundi au sa r e it is v à n o positi Maison d’ex 59, chemin des planches • Besançon Tél. : 03 81 60 77 00 • www.moyse.fr L’INTERVIEW DU MOIS Éditorial Boomerang Interrogées par la Banque de France de Besançon début 2005, 18% des entreprises francs-comtoises osent avouer qu’elles ont dans les cartons un projet d’investissement à l’étranger. Faut-il pour autant en déduire que près d’une entreprise sur cinq a prévu de quitter le sol régional pour des territoires plus accueillants ? Non. La plupart d’entre elles prévoient d’investir dans une unité à l’étranger pour être au plus prêt des futurs marchés porteurs tels que la Chine par exemple. Cette nuance n’est pas pour autant rassurante. Les deux pages que nous consacrons ce mois-ci au “phénomène de la délocalisation” donnent une première leçon, c’est qu’aucun organisme, aucun syndicat professionnel, aucune institution, aucune collectivité locale n’a la moindre idée précise du nombre d’entreprises locales qui prévoient d’investir à l’étranger. Personne ne prend la peine de recenser - sauf cette étude la Banque de France mais qui ne repose que sur un échantillon de 650 entreprises - l’ampleur de ce phénomène qui risque de percuter de plein fouet, tel un boomerang, la conscience des décideurs locaux dans deux ou trois ans. Pour certains observateurs, comme le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, il serait plutôt réjouissant de voir nos fleurons de l’industrie locale mettre un pied à l’étranger. Il ne faudrait pas parler de délocalisation, expression taboue. Mais en vérité, c’est au contact des premiers concernés - les chefs d’entreprises eux-mêmes - que l’on s’aperçoit à quels points certains sont au pied du mur : ils n’investissent pas à l’étranger par stratégie de développement, mais souvent par obligation. Obligation de survie. Au risque de perdre leurs donneurs d’ordre qui compressent de plus en plus les prix. Une seule solution alors : produire là où ça coûte le moins cher. Les syndicats de salariés, bien sûr, n’admettent jamais de telles explications. Pourtant, les dirigeants d’entreprises ne font que suivre un mouvement inéluctable qui devrait conduire au schéma suivant : ici les départements recherche, développement, commercialisation, production à haute technicité, là-bas, tout ce qui relève de la production de gros volumes ne nécessitant pas un savoirfaire pointu. Schématique ou alarmiste, ce scénario n’en est pas moins réaliste. Les chefs d’entreprises en sont, pour la plupart, convaincus. ! Jean-François Hauser est éditée par “Les Éditions de la Presse Bisontine”5 bis, Grande Rue - BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : [email protected] Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Thomas Comte, Solène Davesne, Jean-François Hauser. Régie publicitaire : Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 67 90 80 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Mars 2005 Commission paritaire : 1102I80130 Crédits photos : La Presse Bisontine, Florent Cardinaux, Hôpital Saint-Antoine, Jean-Pierre Sergent. HÔPITAL 3 Réforme de la santé Patrick Pelloux : “On ne doit pas gérer l’hôpital comme une entreprise” La France a découvert l’urgentiste Patrick Pelloux au cœur de la canicule de l’été 2003. (photo A.F.P.) Médecin urgentiste à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Patrick Pelloux a été le premier à tirer la sonnette d’alarme en pleine canicule d’août 2003. À la tête de l’association des médecins urgentistes hospitaliers de France, il fustige toujours le manque de moyens des hôpitaux et les réformes amorcées par le gouvernement. a Presse Bisontine : tique. Les personnes âgées Deux ans après la cani- de demain, c’est nous. Et lorscule, avez-vous l’im- qu’on voit comment elles sont pression que la situa- considérées, comme des soustion au sein de l’hôpital problèmes de la société, c’est inquiétant. Mais c’est un pros’est améliorée ? Patrick Pelloux : Non, certai- blème de société. La même nement pas. Tout d’abord par- question se pose d’ailleurs ce que ce qui s’est passé à pour les handicapés, les défil’été 2003 n’a pas empêché le cients mentaux... gouvernement de mener sa politique de réforme de l’hô- L.P.B. : Et aux urgences ? pital, ce qui est une erreur. P.P. : Aux urgences, on prend La rationalisation des moyens tout de plein fouet. La fin de est de pire en pire. Cette la permanence de soir, que le gouvernement a année, l’objectif national des “Sans plus de voulu, et qui a pour conséquence qu’il dépenses pour l’asn’y a plus de médesurance maladie a moyens, cin de nuit en vilété fixé à 3,6 % de l’augmentation des impossible de le, a apporté un afflux de patients dépenses hospitafaire face.” supplémentaires. lières, alors qu’il Mais si on ne nous aurait été nécessaire de le fixer à 5 %. Il n’y donne pas plus de moyens, a pas eu d’évolution. Certes, c’est impossible de faire face. les petites mesures d’urgen- Vous pouvez toujours essayer ce ont été plus ou moins sui- de faire tenir deux litres d’eau vies suivant les endroits. dans une bouteille d’un litre, Concernant maintenant la vous n’y arriverez jamais. prise en charge des personnes âgées, c’est toujours drama- L.P.B. : Si la canicule se reprodui- L sait cette année, est-ce qu’on pourrait y faire face cette fois-ci ? P.P. : Je n’en sais rien et personne ne le sait. C’est vrai qu’il y a eu une évolution, qui a été comprise par la population. Mais en même temps, je sens que je ne pourrais pas alerter l’opinion publique comme je l’ai fait en 2003. Ce n’est pas simple de faire du syndicalisme et d’être médecin, on vous met des bâtons dans les roues en permanence. Ceci dit, je ne suis pas devin, mais si l’hôpital devait faire face à la même affluence, ça sera difficile. Les épidémies de grippe et de gastro-entérite des dernières semaines l’ont montré. Des grèves se préparent d’ailleurs dans les services urgentistes pour les prochaines semaines, contre le manque de moyens. Et il y a des aberrations. À Paris, qui a été la région la plus touchée par la mortalité des personnes âgées à l’été 2003, 600 lits de gériatrie vont être fermés. C’est du non-sens. L.P.B. : Que pensez-vous de la L.P.B. : Que pensez-vous de la réforme de l’hôpital engagée par réforme instaurant le principe du le gouvernement, qui prévoit médecin référent ? notamment la rémunération des P.P. : Dès le début, nous avons combattu cette reforme de établissements à l’acte ? P.P. : C’est une catastrophe. l’assurance maladie car on C’est intéressant tout de craignait qu’elle n’aboutisse même de noter que le gou- à un accès au soin limité. Mais vernement emploie ce mot de on aurait aimé voir toutes les tarification à l’activité. À contestations actuelles au aucun moment, il ne parle de moment où la loi a été votée. la qualité des soins, du ser- Maintenant, il faudrait qu’elvice public, de l’accès au soin. le aille jusqu’au bout de son Derrière un objectif que tout échec, pour prouver que le meilleur systèle monde peut me qui soit est comprendre - réfor“Les malades l’assurance supmer l’hôpital, pour qu’il fonctionne ne sont pas des portée par tous, pour tous. mieux - ce plan cache “l’hôpital boîtes que l’on L.P.B. : Quelle serait entreprise” : manipule.” la solution pour prendre l’entreréduire le déficit de prise comme modèle pour l’hôpital. Mais on ne l’assurance maladie ? peut pas gérer l’hôpital com- P.P. : Le gouvernement néglime une entreprise. Parce que ge tout ce qui concerne la poliles malades ne sont pas des tique de prévention. La seuboîtes d’emballage que l’on le qui ait vraiment été menée, manipule, ce sont des êtres ça a été pour la route et la humains. Au nom de la ren- prévention routière. Et on tabilité, il faut aller toujours s’est aperçu que, lorsqu’il y plus vite, libérer les lits dès a moins d’accident, il y a ausque possible, ne plus prendre si moins de blessés, de hande temps pour écouter le dicapés, de jours d’hospitalipatient. On altère la qualité sation… Donc, ça coûte moins des soins. Il y a une réforme cher à la sécurité sociale. Une par contre qui mériterait politique globale de santé d’être menée, celle du lien publique doit s’inscrire dans entre hôpital et université. la continuité, dans la préEn France, on a tendance à vention. C’est primordial et croire qu’en dehors du centre il faudrait que cela soit élarhospitalier universitaire, il gi au tabac, à l’alcool… ! n’y a pas de salut. Et les hôpitaux sont les plus malmenés en termes de budget notamPropos recueillis ment. par S.D. VOS RÉACTIONS 4 Courrier des lecteurs Les syndicats à Planoise n peut comprendre la réticence de certains à venir dans un lieu qui n’est pas central géographiquement. Le syndicalisme est une affaire de proximité, et je vois mal un salarié qui n’aurait pas de délégué dans son entreprise venir dans un quartier excentré où on s’y perd facilement. Personnellement, je fréquentais un groupe dont les locaux ont déménagé du centre-ville à Palente, et je n’y vais plus depuis… Ceci dit, tous les syndicats ne sont pas fermés et je pense que le fait que ce soit Planoise n’est pour rien dans leur décision. Peur de se O croiser et de constater au quotidien la surdivision syndicale, problèmes dans les modalités d’attribution avec la querelle des syndicats dits “représentatifs” et les autres ? Et pourquoi cette tendance à ghettoïser : les syndicats dans un coin, les pôles d’excellence industriels dans l’autre, les maisons bourgeoises ailleurs… La dispersion géographique, c’est aussi le lien social, et personne ne m’a jamais convaincu de l’utilité du zonage. ! Frédéric Moreau - Besançon Sauvegarder le patrimoine Je voudrais rectifier une petite chose. Le Montjoye fut avant tout un cinéma construit par la paroisse Saint-Louis de Montrapon et effectivement, il y avait des salles sous le cinéma pour des réunions. La ville de Besançon l’a racheté à la paroisse pour en faire une salle de concert mais pas une salle de cinéma. Ce fut un cinéma de quartier paroissial qui fonctionnait très bien comme le Pax, le Lux, Le Stella et bien d’autres salles qui n’existent plus aujourd’hui. Nous étions une équipe de jeunes bénévoles chargés de faire fonctionner le cinéma. La salle était moderne, grand écran, une scène qui permettait de faire des spectacles à l’entracte, une salle de projection d’avant-garde, un bar. Je n’ai pas de souvenir des dates exactes mais c’était dans les années 60-65 . Aujourd’hui, effectivement cela coûterait trop cher de rénover cette friche mais une volonté politique pour sauvegarder ce bâtiment avant qu’il soit une friche a manqué. Je suis dégoûté de voir le peu d’intérêt que les municipalités ont pour entretenir les bâtiments municipaux et ce n’est pas du fait spécialement de Besançon. ! Yvon L. - Besançon Chaque mois, une rubrique est consacrée au “courrier des lecteurs”. Retrouvez aussi sur le site de besac.com une sélection d’articles parus dans La Presse Bisontine. Nous en publions quelques extraits. Sauvez le Une gare en ville, Montjoye c’est mieux ne fois de plus, on ne peut que constater et déplorer le manque d’intérêt de la municipalité envers cet ancien lieu culturel qui rendait bien des services. C’est une des grandes spécialités bisontines : on laisse des édifices publics se décrépir lentement mais sûrement, jusqu’au jour où il devient trop coûteux de les remettre en état. Ensuite, on rase… C’est tellement plus simple ! Les exemples de ce type ne manquent pas. J’étais personnellement assez attaché à cette salle : j’ai vécu des années à Montrapon, et j’y ai donné mon premier concert en juin 91. À l’époque, la salle était déjà dans un état inquiétant. Mais bon, puisque notre ville en a décidé autrement, il n’y a donc pas à épiloguer sur la possibilité de conserver et de reconvertir cette salle. Ne nous voilons pas la face : il est clair que vu l’état dans lequel elle se trouve, personne n’en voudra. Et il paraît difficile de reconstruire un édifice public à cet emplacement, car il n’y a pas de parking. Il ne faudra donc pas s’étonner de voir apparaître un immeuble d’ici quelques mois… Et tout le monde applaudira en criant “vive le progrès!” ! A.J. - Besançon U i nos élus locaux étaient plus débrouillards ou plus intelligents, qu’ils essaient d’attirer les entreprises, commerces, etc., cette ville ne serait pas vouée au déclin. À la différence de Besançon, Dijon a une politique de développement beaucoup plus dynamique. Et d’ailleurs, pour faire le lien avec les gares, Dijon a su conserver sa gare en ville… car si l’on veut qu’une ville se développe, il faut en effet que les moyens de transports soient pratiques et facilement accessibles. Or, si on déplace une partie du trafic à Auxon (alors qu’un référendum avait d’ailleurs été fait et que les Bisontins s’étaient déclarés contre cette décision, mais encore une fois, nos chers politiciens se sont moqués S du résultat…) et donc qu’on ajoute au moins une demi-heure de trajet, etc. etc., cela desservira encore un peu plus la ville, déjà peu dynamique. Donc pour moi c’est une décision suicidaire que de faire cette gare à Auxon. La gare de Besançon a été toute rénovée (à cause du passage du Tour de France l’année dernière, ce qui était une bonne chose) et cela ne va même pas servir ? On repaye des travaux à Auxon ? C’est un vrai délire ! Vraiment, il y a bien des choses à revoir dans la politique de la ville si l’on veut qu’elle se développe… en commençant par la rendre accessible facilement pour les gens d’ailleurs. V.P. - Besançon Retrouvez notre offre d’abonnement en page 38 RETOUR SUR INFO - BESANÇON L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Le centre commercial de La Grette renaît de ses cendres incendie qui avait ravagé le centre commercial des 408 en 2002 n’est plus qu’un mauvais souvenir pour les habitants du quartier. Ils ont retrouvé un point de ralliement avec l’ouverture du supermarché discount ED, inauguré le 22 mars. Le nouveau centre commercial dispose de plusieurs cellules commerciales, réparties autour de cette surface alimentaire. La deuxième cellule (surface de 142 m2) sera occupée par une pharmacie. “Elle doit ouvrir ses portes d’ici début mai” confie la mairie de Besançon. L’ancienne pharmacienne revient sur son lieu d’origine, après une parenthèse de trois ans pendant lesquels elle était employée par une autre pharmacie bisontine. Il reste une troisième cellule à remplir, d’une surface de 67,50 m2. Pour l’instant, aucun commerce n’a confirmé son intention de s’installer. Le bureau de tabac ne reviendra certainement pas. Son ancien gérant, M. Bassang, a repris un autre tabac-presse, avenue Carnot à Besançon. “La législation en L’ matière de tabac a évolué. Depuis décembre 2003, les nouvelles installations sont gelées. Elles peuvent uniquement être issues d’un transfert d’activité. Personne ne s’est porté candidat pour transférer son tabac-presse ici. Il n’y aura donc certainement pas de bureau de tabac dans le nouveau centre commercial” confie Luana Sussi, responsable de la commercialisation du centre pour le compte de la société Les Arches. Quant à la coiffeuse qui était installée avant l’incendie, elle ne reviendra pas non plus. Elle a créé son activité de coiffure à domicile. Même constat pour la société informatique B.M.I. qui s’est installée en zone périphérique et pour le boucher qui est parti en retraite. De son côté, la mairie souhaiterait voir s’installer une boulangerie-pâtisserie. L’ouverture du magasin ED doit permettre à la situation de se décanter rapidement. Le retour des consommateurs au centre commercial de La Grette devrait inciter un troisième commerçant à venir s’y installer. ! 5 Skate park : le site de Chamars ne fait pas l’unanimité algré l’opposition d’une association de riverains, un skate park devrait être installé d’ici l’été à Chamars. Cet équipement sportif avait été réclamé par les amateurs de planches à roulette, il faisait partie des promesses électorales du candidat Fousseret. Un premier site avait été pressenti, au pied des remparts de Battant, sur l’actuelle aire de stationnement gratuit. L’opposition des riverains de Battant, ajoutée à la désapprobation de l’architecte des bâtiments de France, avait eu raison de ce premier choix. La mairie s’est alors rabattue sur Chamars, site jugé plus propice. Le skate park doit être érigé à cet endroit, sur un terrain actuellement dévolu à la pratique du handball. “Les travaux doivent démarrer dès les beaux jours. Le skate park doit être opérationnel avant l’été” note Françoise Fellmann, adjoint au maire chargé du projet. Ce nouvel emplacement n’est pas du goût de tous. Une association s’est créée en janvier pour contester le choix fait par la municipalité. À la tête de l’association “protection des rives de Canot”, Jean-François Suagher se montre déterminé : “Nous sommes farouchement résolus pour que ce skate park ne se fasse pas à cet endroit. Nous nous opposons à sa M réalisation.” Les arguments avancés par ces opposants sont uniquement liés aux craintes de nuisances sonores. “En face de ce site, de l’autre côté du Doubs, il y a une clinique. On comprendra dès lors les craintes que nous avons. Nous ne sommes pas du tout opposés à la construction d’un tel équipement sportif, mais pas n’importe où, pas dans ces conditions.” La mairie se veut rassurante. “Ce skate park ne sera pas éclairé, donc il ne fonctionnera pas la nuit. Quant aux études de bruit, elles sont très rassurantes. Le revêtement en béton choisi est plus silencieux que sur l’actuelle piste de Chamars. Les riverains ont toutes les raisons d’être rassurés” assure Françoise Fellmann. Pour assurer une plus grande discrétion, le futur équipement doit être entouré d’une clôture et d’une haie. L’adjointe précise : “C’est un équipement sportif installé sur un terrain de sport. Ce n’est pas un lieu qui sera fréquenté par des jeunes désœuvrés, il le sera par des sportifs qui viendront s’y entraîner. Les riverains n’ont pas à s’inquiéter.” Le coût de ce futur skate park est estimé à “150 000 euros.” ! La Citadelle de Besançon en réseau e haut lieu touristique de la FrancheComté - 276 000 visiteurs l’an dernier - intègre le réseau JurAlp. Déposé en juillet dernier auprès des instances européennes, le projet a été officiellement validé. JurAlp est un réseau européen des places fortes. Pour l’instant franco-suisse, il regroupe une dizaine de sites touristiques et culturels répartis côté français, en FrancheComté et en Rhône-Alpes et côté suisse, dans les cantons de Vaud et du Valais. Ces 10 sites totalisent quelque 1,2 million de visiteurs par an. En France, outre la Citadelle de Besançon, on trouve notamment le château de Joux, le fort des Rousses, la bastille de Grenoble. En Suisse, le château d’Aigle, le fort de Vallorbe et le château de Morges font entre autres partie du réseau. L’Union européenne, dans le cadre de son programme Interreg III, abonde à hauteur de 220 000 euros le budget global (623 000 euros) de ce nouveau réseau. “Ce budget L servira à créer un site internet commun, à éditer des brochures communes, à monter des expositions itinérantes entre tous les sites, à faire de la formation de nos personnels, voire de l’échange de personnel, etc.” présente Gérard Humbert, le directeur de la Citadelle. La première illustration concrète de l’intégration de la Citadelle au réseau JurAlp sera l’installation dès cet été d’un système multimédia à base d’écran plasma destiné à faire la promotion du réseau. “Cet écran doit être installé dans la salle de la maquette, à l’entrée de la Citadelle. Cet écran sera doublé d’une borne interactive à destination des visiteurs.” En 2006, une exposition commune doit être montée. À plus long terme, ce réseau doit élargir son horizon. “Nous sommes en contact avec l’Autriche, l’Italie et la Slovénie, confie Gérard Humbert. L’idée présente en filigrane est de faire de toutes ces forteresses des paysages de paix.” ! Recevez chaque mois à votre domicile Retrouvez notre offre d’abonnement en page 38 6 L’ÉVÉNEMENT Le pôle lutte de Besançon rattrapé par la justice Une enquête judiciaire est ouverte à l’encontre de plusieurs jeunes lutteurs, sportifs de haut niveau évoluant au pôle espoir de lutte à Besançon. Suite à une première plainte déposée par une famille de Besançon, les jeunes champions sont accusés d’agressions sexuelles sur mineure. Jusqu’ici, les instances officielles de la lutte sont restées très discrètes. L’affaire prendrait actuellement un nouveau tournant, avec d’autres personnes entendues par la justice. Le substitut du procureur chargé des mineurs et le procureur de la République se sont emparés du dossier. Enquête. J USTICE Pas de sanction Des élèves du pôle lutte soupçonnés d’agressions sexuelles Une plainte a été déposée contre X pour attouchements sexuels en réunion. Les sportifs du pôle espoirs de lutte sont dans la ligne de mire. L’affaire est entre les mains du procureur de Besançon. ous l’appellerons Patricia. Élève au lycée Jules-Haag de Besançon, elle est en seconde générale option sport-études handball. À 15 ans, elle fait partie d’une des équipes espoirs de l’E.S.B.-F. Le lycée Jules-Haag est l’établissement support des pôles espoirs handball et lutte à Besançon. Jeudi 23 septembre dernier, à 17 heures, Patricia sort du lycée pour se rendre, en bus, à son entraînement de handball. Composée d’espoirs du hand et de la lutte, la classe de Patricia ne comprend que des sportifs. Tous ensemble, ils se dirigent vers les pôles lutte et handball, deux bâtiments voisins sur le secteur des Montboucons. “Trois lutteurs ont commencé à chahuter ma fille. Ils lui ont dit : ce soir, tu ne vas à l’entraînement, tu viens avec nous” raconte la mère de Patricia. Le jeu a rapidement pris une tournure dramatique. “Elle n’a pas pris peur tout de suite, d’autant que ce sont des camarades de classe.” Puis ils la font entrer au centre international de séjour, où sont logés nombre de ces sportifs originaires de toute la France. “Devant son refus de les suivre, l’un d’eux l’a N Les jeunes sont hébergés au centre international de séjour. Le bâtiment jouxte le pôle sportif des Montboucons. portée, ils l’ont entraîné dans une La mère de Patricia est furieuse : “Par chambre. Trois autres gars sont venus cette décision, le soupçon était presque les rejoindre poursuit la mère. Ils lui mis sur ma fille.” Une quinzaine de ont demandé de se trémousser sur de jours plus tard, Patricia réintègre son la musique, ce qu’elle a refusé.” La sui- lycée. La jeune fille, toujours très perte vaudra la qualification suivante : turbée par cette affaire, bénéficie enco“attouchements sexuels en réunion”, re à ce jour d’un suivi psychologique. retenue dans la plainte déposée le soir Aujourd’hui, les parents de la handmême par la mère de l’infortunée spor- balleuse veulent établir la vérité et tive. Elle poursuit le récit : “En début éloigner tout autre danger potentiel de soirée, nous avons reçu un coup de pour elle. “Nous ne voulons pas qu’ils téléphone de Joëlle Demouge, la res- fassent de la prison, mais au moins qu’ils quittent Besançon. ponsable du pôle handball, nous prévenant que notre “Nous voulons Pour que notre fille n’ait pas peur de les croiser fille avait été agressée sexuellement.” Dans le qu’ils quittent quand elle va en ville. Nous voulons aussi que l’on reconmême temps, le responBesançon.” naisse que notre fille n’a pas sable du pôle lutte a convomenti.” qué les élèves impliqués : Aucune sanction judiciaire, pas plus ils auraient reconnu les faits. Sanction immédiate prise par le pro- que sportive, n’a été prise à l’encontre viseur du lycée Jules-Haag : le trans- des jeunes lutteurs incriminés. Deux fert immédiat de deux des lutteurs d’entre eux ont été sacrés champions dans un autre établissement bisontin. de France cadets le mois dernier… “Le troisième, le plus dur, était déjà en Le cas de la jeune handballeuse bisonlycée professionnel.” Patricia quant à tine ne serait pas isolé. Selon nos inforelle, a été écartée du lycée Jules-Haag mations, une autre jeune fille de sport“par mesure conservatoire et pour une études aurait été violée. Une enquête durée indéterminée.” Le lycée motive policière a été ouverte. ! sa décision “par mesure de précaution.” J.-F.H. L’ÉVÉNEMENT 7 E NQUÊTE R ÉACTION Jusqu’à 7 ans de prison Une expertise psychiatrique des auteurs présumés Pas de conseil de discipline L’affaire a secoué le pôle lutte Les instances de la lutte n’ont pris aucune mesure disciplinaire à l’encontre des jeunes. Le responsable du pôle lutte de Besançon, choqué par cet épisode, veut La justice bisontine semble prendre en tirer toutes les leçons. l’affaire très au sérieux. Une enquête est en cours. Les auteurs risquent une peine d’emprisonnement. uite à l’affaire, une enquête judiciaire a été ouverte. D’après Bernard Belotte, le substitut du procureur chargé des mineurs au tribunal de Besançon, “tout le monde a été entendu, auteurs et victime. L’enquête est toujours en cours. J’espère que cette affaire sera bouclée le plus rapidement possible.” D’après le substitut, “c’est la première fois qu’une telle affaire a lieu à Besançon.” Il précise : “Dans l’enquête policière, les faits sont qualifiés d’agression sexuelle aggravée.” Selon les informations transmises par le parquet, “une expertise psychiatrique et psychologique des jeunes a été faite. Les résultats ne sont pas encore connus.” S’agissant de mineurs, l’affai- S re sera ensuite transmise dans les parquets compétents une fois l’enquête terminée. Les trois jeunes concernés, bien qu’ils suivent leurs études sur Besançon, ne sont pas originaires de Franche-Comté. Contrairement aux majeurs qui sont jugés par le parquet dont dépend le lieu de l’infraction, les mineurs le sont sur leur lieu d’origine. En matière d’agression sexuelle aggravée, la peine maximale encourue est de 7 ans d’emprisonnement en ce qui concerne une personne majeure. “En général, la peine est divisée par deux de plein droit si l’auteur est âgé de moins de 16 ans. Si l’auteur a entre 16 et 18 ans, le juge peut décider de la maintenir à 7 ans maximum.” ! P U B L I - I N F O R M A T I O N Dep’info : l’informatique à votre domicile Une nouvelle entreprise au service des particuliers et des entreprises pour le dépannage informatique à domicile : Dep’info. Disponible du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures pour le dépannage, l’assistance et la formation en informatique. avier Sauvaget est tombé dans l’informatique quand il était petit. À 5 ans, il maniait déjà son premier ordinateur. 22 ans plus tard, ce jeune féru de nouvelles technologies crée sa propre entreprise, après 5 ans passés dans l’Armée en tant qu’administrateur de réseau et responsable de la sécurité informatique au centre de transmission de Besançon. Créée le 10 janvier dernier, la société Dep'info est spécialisée dans le dépannage, l’assistance et la formation à domicile. “Je me rends au domicile des clients que j’accompagne avec leur propre matériel et leur façon de travailler. L’objectif est plus d’amener l’informatique à eux, qu’eux à l’informatique. Je m’adapte vraiment aux besoins concrets des personnes” explique Xavier Sauvaget. Le responsable de Dep’info est aussi à l’aise avec le traditionnel système Windows que sur Macintosh ou Linux. “Mes interventions les plus fréquentes consistent à aider les personnes à configurer leur matériel pour l’A.D.S.L. Je propose également de la vente d’accessoires pour P.C.” Le tarif de ses interventions est tout à fait modique : 45 euros de l’heure. “Dans le Grand Besançon, je ne compte pas de frais de déplacement.” Xavier Sauvaget propose aussi des forfaits “premiers pas dans l’informatique” ans un courrier adres- des faits. “Ces trois jeunes ont sé à la famille de la eu un comportement inaccepvictime dès le lende- table. S’ils ne sont pas encore main de l’agression, passés en conseil de discipline, la Fédération française de lut- c’est qu’entre temps, il y a eu te avait promis des sanctions des élections à la Fédération à l’encontre des trois lutteurs française de lutte” justifie-t-il. incriminés. Signé notamment Mustapha Dib ajoute, ulcéré du directeur technique natio- par ces faits : “Il est hors de nal Charles Dumont, cette question que je cautionne quoi lettre précise qu’une “décision que ce soit de ce qui a été comimmédiate d’exclusion du pôle mis, ils ont fait une erreur monumentale. Une de a été prise contre ces lutteurs et une procé- “Ils m’ont mes priorités est de faire comprendre aux dure disciplinaire est d’ores et déjà engagée.” massacré jeunes lutteurs, qu’en tant que sportifs de haut Six mois après les faits, les trois jeunes n’ont un temps niveau, ils ne doivent penser qu’ils ont reçu ni sanction sporde travail pas tous les droits, notamtive, ni sanction disciplinaire… Apparem- énorme.” ment vis-à-vis des filles. C’est hélas parfois le cas. ment, les instances de L’athlète de haut niveau la lutte attendent que la justice se prononce pour a d’abord des devoirs, et une image à véhiculer. C’est pour réagir. Du côté du pôle lutte de Besan- cela que ce qui s’est passé me çon, on ne cache pas son embar- choque profondément. J’ai les ras… et sa colère. Mustapha boules, ça me fait énormément Dib est le responsable du pôle de mal lâche-t-il. Par rapport lutte. Il ne nie pas la gravité à des athlètes qui ont des perspectives olympiques, c’est intolérable.” Deux de ces jeunes ont été couronnés en février dernier champions de France cadets de lutte gréco-romaine. Leur statut de sportif de haut niveau les classerait-il dans la catégorie des “intouchables” ? “Certainement pas, répond Mustapha Dib. Si la justice confirme leur responsabilité, je les exclus du D G RAND ANGLE Le pôle espoir de Besançon est le seul de France à être spécialisé dans la lutte gréco-romaine. Les meilleurs champions en sont issus. pôle.” Il reconnaît néanmoins l’erreur des instances de la lutte “de ne pas avoir sanctionné les jeunes plus tôt que ça.” Cet épisode douloureux est en totale contradiction avec les valeurs que Mustapha Dib tente de véhiculer à Besançon, unique pôle espoir français spécialisé dans la lutte gréco-romaine. “Ils m’ont massacré un temps de travail énorme par rapport à l’image de notre sport. Ma mission est de sortir des champions mais en même temps de construire des individus. Dans cette optique, j’ai mis en place un double projet, sportif, mais aussi théorique, fait de séances et de cours où toutes ces notions de citoyenneté sont inculquées. Je veux leur apprendre qu’ils ne sont pas des gladiateurs.” Le responsable du pôle espoir, entraîneur national, ajoute que “cette affaire a au moins le mérite d’avoir servi de leçon à tous les autres lutteurs. Il n’y aura pas le moindre écart toléré avec les nouvelles recrues du pôle”, termine Mustapha Dib, visiblement éprouvé par les agissements de ses protégés. ! Un cas récent en Bretagne La justice lutte contre la non dénonciation X sur plusieurs heures ainsi qu’un système de crédit-temps pour ses interventions à domicile. “La personne souscrit par exemple un forfait de 10 heures, pour 400 euros, valable sur plusieurs années et qu’elle peut utiliser à sa guise.” La rédaction de C.V., de rapports et tout travail de saisie informatique fait également partie de son savoir-faire. Rapidité, convivialité et efficacité : selon Xavier Sauvaget, “l’informatique doit être simple, facilement mise en œuvre et accessible à tous.” C’est précisément l’objectif de Dep’info, une entreprise où le service à la personne n’est pas un vain mot. ! DEP’INFO DÉPANNAGE INFORMATIQUE À DOMICILE 20, avenue de la 7ème Armée américaine 25000 BESANÇON Tél. : 06 09 38 65 76 E-mail : [email protected] Votre interlocuteur : Xavier Sauvaget Le tribunal de grande instance de Dinan (Côte d’Armor) vient de condamner un chef d’établissement pour non dénonciation, suite à des agressions sexuelles. in 2004, j’ai poursuivi un chef nué les faits lorsqu’il avait été entendu d’établissement pour n’avoir pas par la justice. L’article 434-3 du code pénal dénoncé des faits qualifiés de est clair : “Quiconque ayant eu connaisviol par le juge d’instruction. Ce sance de privation, mauvais traitement ou agression sexuelle sur responsable d’établissement Ce chef mineur de 15 ans, n’informe a été jugé par le tribunal corpas les autorités judiciaires rectionnel de Dinan et condamné.” Le ton d’Éric d’établissement ou administratives, est pasd’une peine d’empriBouillard, procureur de la aurait largement sible sonnement de 3 ans et de République à Dinan est grave. Cette affaire de mœurs atténué les faits. 45 000 euros d’amende.” En l’espèce, le responsable impliquant des mineurs a été prise très au sérieux dans cette région de l’É.R.E.A. a bénéficié de certaines circonstances atténuantes, notamment du de la Bretagne. Le responsable de l’établissement en ques- fait “qu’il est à la tête d’un établissement tion - l’É.R.E.A. de Taden -, a écopé d’une d’enseignement difficile et qu’il était proche peine de 1 200 euros d’amende. Ce chef de l’âge de la retraite.” Le chef d’établisd’établissement aurait largement atté- sement a fait appel de la décision. ! “F J.-F.H. BESANÇON 8 DOUANES En bref " Chien “Tout chien non tenu en laisse pourra être mis en fourrière”. C’est le sens d’un arrêté municipal signé par le maire de Besançon. Par ailleurs, il est désormais interdit de promener son chien, même en laisse (!), sur les trois sites suivants : clos Barbizier, espaces verts de l’esplanade des Droits de l’Homme et square Castan. Cet arrêté entre en vigueur le 1er avril. ce n’est pas un poisson… Besançon compte 14 000 chiens qui produisent chaque jour 3,5 tonnes de déjection. " Cyclo La 11ème édition de la Bisontine aura lieu dimanche 10 avril. Cette épreuve V.T.T. est organisée par le club Besançon Cyclos Randonneurs (B.C.R.). Rendezvous au gymnase de la Malcombe (départs entre 8 heures et 10 heures). Trois parcours sont proposés : 25, 35 ou 50km. Innovation cette année : un parcours supplémentaire Run and Bike de 10 km par équipes de deux. Renseignements auprès de JeanPierre Bonjour au 03 81 55 75 97 ou Jules Curty au 03 81 81 24 24. " Commerce La Commission départementale d’Équipement Commercial a donné son accord pour la création d’un salon de coiffure-esthétique à l’enseigne Éric Pannaux, au centre commercial Ile-deFrance à Besançon-Planoise. ARNAQUES Une cinquantaine de manquements par an Deux Bisontins revenaient de Suisse avec 500 000 euros en liquide Les services douaniers ont réalisé une saisie record à la frontière franco-suisse de Vallorbe. Les deux “promeneurs” avaient dissimulé le passage de 500 000 euros, en petites coupures. L’affaire est remontée à l’administration nationale. es faits remontent à fin février. Une voiture est arrêtée au poste-frontière de La Ferrière-sous-Jougne pour un contrôle de routine. “Qu’avez-vous à déclarer ?” “Rien.” Méfiants, les douaniers décident de pousser plus loin leur investigation. Surprise quand ils découvrent dans le véhicule, la bagatelle de 500 000 euros (3,280 millions de francs) en liquide. L’information qui n’a pas, à ce jour, fait l’objet de procédure judiciaire, a été confirmée par la direction régionale des Douanes de Besançon. Si l’entrée de devises sur le territoire suisse n’est pas interdite, elle est soumise à une réglementation spécifique. “Dès lors que la valeur des sommes, titres, devises ou bijoux, dépasse 7 600 euros, il y a obligation de déclarer au passage en douane indique la direction régionale des Douanes. Nous demandons de justifier la provenance de ces valeurs. Dès lors que la somme est déclarée, les personnes peuvent passer librement, sans retenue, sans amende. Si l’origine n’est pas justifiée L ou alors douteuse, nous enga- nières années. Les principaux geons des investigations com- points de passages dans notre département sont les trains plémentaires.” Si les douaniers fouillent et internationaux et les postesdécouvrent - souvent dans des frontières, particulièrement caches aménagées - le pot-aux- celui de Jougne, “une place forroses, il y a alors “manquement te de nos constatations. Il y a à l’obligation déclarative”. “Dans des gens de la région mais pas le cas présent, on a certaine- seulement. Le milieu économent affaire à des “économies” mique dijonnais ou parisien est placées en Suisse.” Si la per- parfois concerné.” sonne arrive à justifier l’origi- En moyenne ces deux dernières ne et la destination régulière années, les Douanes francsde ces fonds, elle écopera jus- comtoises ont déjoué une cinte d’une amende douanière pour quantaine de cas semblables, défaut de déclaration. L’origi- soit presque un par semaine, ne des fonds peut être fraudu- sur des sommes variant de quelques milliers leuse ou non : vente illicite de Les Douanes ont d’euros à plusieurs centaines. La somcigarettes ou de déjoué une me totale d’argent stupéfiants, ou ou contre-valeurs tout simplement, “argent au noir” cinquantaine de non déclarés avoi1,6 million ressorti de Suisse cas semblables. sine d’euros l’année après l’avoir fait dernière. Lorsque fructifier, comme cela semble être le cas. “Nous la somme dépasse une certaine sommes pas dans un cadre ne valeur, c’est le cas ici, la de blanchiment d’argent” pré- direction régionale ne dispose cisent les services régionaux. plus de son pouvoir transacLa fréquence de ce genre d’ar- tionnel. “Quand cela ne dépasrestations serait en augmen- se pas une certaine somme, nos tation sensible ces deux der- agents ont un pouvoir tran- C’est à la douane de Jougne-Vallorbe que de tels contrôles sont les plus fréquents en Franche-Comté. sactionnel : ils restituent l’argent après paiement d’une amende.” Parfois, les Douanes peuvent décider de porter l’affaire en justice. Cela peut arriver lorsque le contrevenant refuse de payer l’amende forfaitaire. Les dossiers les plus importants, en valeur ou en matière de dédouanement pour les entreprises importatrices par exemple, peuvent relever de la compétence nationale voire ministérielle. “90 à 95 % des contentieux douaniers sont réglés par des transactions et ne sont pas portés en justice.” Les amendes infligées dans le cadre d’une transaction “à l’amiable” peuvent atteindre 1 à 3 fois la valeur des marchandises contrôlées. Quand c’est de l’argent non déclaré, les amendes sont en général inférieures, mais ensuite, c’est le fisc et l’U.R.S.S.A.F. qui peuvent s’en mêler… ! J.-F.H. Plusieurs milliers d’euros Des commerçants bisontins victimes de l’arnaque à la fausse pub Des démarcheurs proposent de faux encarts publicitaires et encaissent l’argent. De nombreux commerçants de Besançon ont déjà été victimes de l’arnaque. Et les méthodes deviennent de plus en plus raffinées hilippe Monin cherche un long moment dans sa boutique de matériel pour culture hors sol, avant de remettre la main sur les trois fax à l’en-tête de sociétés obscures. Il venait juste d’ouvrir son commerce rue de Dole depuis trois mois. Alors, lorsqu’une personne l’a démarché, en octobre 2003, pour lui vendre un encart publicitaire, il ne s’est pas méfié. “J’étais débordé. Lorsque vous débutez, il y a des tas de choses à mettre au point. Et puis la boutique ne désemplissait pas.” Il reste des espaces publicitaires dans sa publication, Philippe doit se décider vite, s’il veut en profiter, lui affirme l’homme au bout du fil. “Ils vous mettent sous pression. Il faut que vous donniez votre accord dans la journée. Et ils vous appellent systématiquement quand la boutique est pleine”, se souvient-il. Philippe signe et envoie le chèque. Rien n’est paru. Et le scénario s’est répété trois fois, avec trois sociétés différentes. Pour un total de plus de 5 000 euros. Des commerçants victimes d’arnaques comme celle-ci, l’avocate Isabelle Cheval en reçoit pratiquement un par semaine dans son bureau. “Et il faut P Philippe Monin a dû payer 5 000 euros à trois sociétés différentes. ajouter à ce nombre, tous ceux qui pré- aucun des réseaux derrière ces sociéfèrent se taire, explique l’avocate, qui tés factices n’a été identifié jusqu’à représente 25 clients. C’est toujours le présent. Une des pistes remonterait même mode opératoire. Ils proposent jusqu’en Roumanie. par téléphone puis par fax des encarts Les malfaiteurs n’hésitent pas à hardans des publications. Puis ils encais- celer leurs victimes, pour qu’elles sent les chèques et disparaissent.” Les envoient les chèques. “Ils sont même publications en question bien sûr n’exis- allés jusqu’à envoyer un coursier, casqué, réclamer de l’argent à tent pas. de mes clientes”, ajouAu départ, l’arnaque touDeux mille une te Me Cheval. Une fois les chait essentiellement des commerçants de Besan- plaintes devant chèques envoyés, les vicçon. Désormais, le Hauttimes n’ont plus aucun Doubs et Pontarlier sont le tribunal de recours possible. Et les sociéaussi ciblés. Sur les fax tés fictives s’évanouissent Bobigny. envoyés, les sociétés affidans la nature. “Au bout chent une adresse sur les de quatre mois, lorsque j’ai Champs-Élysées à Paris, se dotent voulu les rappeler pour leur réclamer de faux numéros d’inscription au mon argent, la ligne n’était plus attriregistre du commerce. Et les méthodes buée”, affirme Philippe Monin. deviennent de plus en plus raffinées. Seule solution pour les commerçants, “Ils jouent sur les noms, utilisent des la prudence. “Des propositions dousigles qui peuvent prêter à confusion teuses, j’en reçois parfois plusieurs avec des parutions officielles. Ou fois par semaine. Il faut être vigilant. envoient des bons à tirer factices”, Et demander systématiquement un reprend l’avocate. exemplaire de la publication en quesDeux mille plaintes, concernant des tion, avant de payer”, rappelle Jeanarnaques similaires, ont été déposées Charles Diéterlé, le président de au tribunal de Bobigny et une enquê- l’Union des commerçants de Besante est en cours. Des plaintes ont éga- çon. ! lement été déposées à Besançon. Mais S.D. Un art de vivre naturel ! Réalisation sur mesure ! Poteaux-poutres ou madriers ! Contemporain ou tradition Avec PEFC, participez à la gestion durable de nos forêts. PEFC 10-31-515 Venez découvrir la GROUPE CONE-DEFFEUILLE SODICA J.P CÔNE 5, boulevard Kennedy • BESANCON Tél. 03 81 54 25 25 Louvet - Besançon SOCIÉTÉ GARNACHE LES SAULES 25790 LES GRAS TÉL (+33) 03 81 67 67 70 FAX (+33) 03 81 67 67 87 [email protected] www.garnache-bois.com Meubles Fly - Besançon Maisons bois - Chalets 10 DOSSIER Où acheter du terrain, où construire DANS LE GRAND BESANÇON ? L’accession à la propriété est une des préoccupations des ménages. Il y a un certain empressement à vouloir investir dans un bien immobilier à tout prix ! Les taux d’intérêt historiquement bas viennent doper ce marché qui se développe de manière frénétique. La demande ne fléchit pas, alors que l’offre foncière se raréfie. Ce déséquilibre est à son tour responsable d’une hausse des tarifs remarquable dans le domaine de la construction de maison individuelle. En un an, entre 2003 et 2004, les prix se sont encore envolés de plus de 10% dans la communauté d’agglomération ! Et cela ne suffit pas à dissuader les acquéreurs à l’affût d’une parcelle de terre où ils pourront s’installer. D’un autre côté, s’ils n’achètent pas maintenant, le pourront-t-ils demain si les prix continuent à grimper ? À cette question, les professionnels de l’immobilier estiment que cette fois-ci un plafond est atteint. Prix, disponibilités foncières, situation des lotissements, dans ce numéro spécial, La Presse Bisontine entre dans le détail de ce marché marqué par des spécificités locales. I NFLATION Le point sur le grand Besançon La fièvre s’abat sur les prix du terrain Plus 15,4% de hausse en un an ! Les statistiques donnent le vertige. Pourtant la flambée des prix sur le marché de la construction de maison individuel ne dissuade pas les acquéreurs. ontferrand-le-Château : “Vend terrain 850 m2, non viabilisés, 57 000 euros.” Devecey : “Vend terrain viabilisé 9 ares, 100 euros le m2.” Châteaufarine : “Hors lotissement, vend parcelle de 10 ares, 105 000 euros.” Ces trois petites annonces piochées au hasard dans la presse sont des indicateurs sur l’état du marché de l’immobilier dans la communauté d’agglomération du Grand Besançon. Plus précisément sur la fièvre qui s’abat sur le prix du m2 de terrain constructible. C’est une évidence, le marché de la maison individuelle surfe sur le haut de la vague. Selon une récente étude réalisée par le Crédoc pour le compte de l’union nationale des constructeurs de maisons individuelles (U.N.C.M.I.), 82% des personnes interrogées affirment souhaiter vivre dans une maison et 89% voudraient en être propriétaires. Les acquéreurs plébiscitent ce type d’habitat. Les taux d’intérêt historiquement bas les encouragent à claquer la M porte du locatif pour prendre leur indépendance immobilière. Malgré des tarifs à première vue prohibitifs, les prétendants à l’accession à la propriété sautent le pas, quitte à se coller sur le dos un emprunt bancaire de 25 ans (300 mois). “C’est très long. Mais on constate que ça ne rebute pas les acquéreurs qui sont relativement jeunes. Les mentalités ont changé. Les gens se disent “advienne que pourra” observe Alain Pointurier président de la Chambre régionale des notaires. Les incertitudes de la conjoncture économique n’ont visiblement pas d’effet sur le comportement des investisseurs. La demande est soutenue dans l’agglomération. La plupart des secrétariats de mairie sont assaillis de coups de fil de personnes à la recherche d’une parcelle constructible. Mais l’offre foncière se raréfie, ce qui contribue aussi à entretenir la hausse des prix. “En lotissement, à Besançon il faut compter entre 70 euros et 85 euros par m2 hors taxe pour un terrain viabilisé” constate Patrick Marceau de l’agen- sur les finances de l’acheteur. Pour réduire le ce départementale d’information sur le loge- montant de cet investissement “soit, en effet, ment. Il ajoute : “À titre de comparaison en vous achetez un terrain plus petit, soit vous 2000, sur le même secteur, nous étions à 55 euros rognez sur la construction de votre maison en par m2 pour les endroits les moins chers, à 73 utilisant des matériaux moins coûteux, ou poureuros par m2 pour les mieux côtés.” Entre 2003 quoi pas en la construisant vous-même. Il vous et 2004, les prix au m2 ont augmenté de 15,4% ! reste encore la solution d’aller vous installer À l’échelle du Grand Besançon, les prix varient loin de Besançon” poursuit Patrick Marceau. entre 55 euros le m2 (ex : Geneuille) pour des- La Haute-Saône par exemple. Partout des lotissements sortent de terre. La durée de cendre jusqu’à 26 euros (ex : Charcommercialisation “est de 5 à 12 mois. nay.) “Nous Assez rapide” selon la S.A.F.C. Dans ces conditions, rien qu’en achedevons De son côté, la Direction régionale de tant le terrain, l’investisseur plombe l’équipement enregistre des records sérieusement son capital. C’est la raison pour laquelle la taille des par- réduire la au service des dépôts de permis. “En à l’échelle de la Franche-Comté, celles a tendance à diminuer. “Il y a taille des 1994, on enregistrait 3 000 permis de construi5 ans, dans une commune comme Châtillon-le-Duc, la surface des terrains parcelles.” re pour du logement collectif et autant pour de la maison individuelle. 10 ans imposée était de 9 ares. Aujourd’hui, plus tard, nous sommes à 4 500 peron est entre 6 et 7 ares. Nous devons réduire la taille des parcelles pour rester dans mis déposés pour des maisons individuelles et niveaux prix abordables pour l’acquéreur” insis- 2 000 pour l’habitat collectif.” Sur l’ensemble des logements mis en chantier, 70% sont des te un promoteur bisontin. Ce n’est pas le tout d’avoir un terrain, mais il maisons individuelles ! Il y a en ce moment, faut penser à y mettre la “tente.” Là encore, le sur le marché de l’immobilier, comme une petiprix moyen d’une maison individuelle est pas- te envie de propriété et d’indépendance. ! sé en deux ans de 150 000 euros à 200 000 euros. Un bond en avant qui se répercute à son tour T.C. LE DOSSIER 11 ÉTAT DES LIEUX Repenser l’aménagement du territoire Halte à la surconsommation foncière ! Les représentants du Syndicat Mixte de Schéma de Cohérence Territoriale souhaitent maintenant que le foncier encore disponible soit aménagé de telle manière à optimiser l’espace. hercher à connaître quelles sont les dis- communes autour de Besançon. Derrière cetponibilités foncières dans la communauté te étiquette, il y a une ambition de réaliser un d’agglomération du Grand Besançon relè- diagnostic du territoire dans différents domaines ve du parcours du combattant. Aucune struc- (habitat, économie, tourisme, économie.) Actuelture administrative ne dispose de cette infor- lement, la première étape du S.C.O.T. est de mation complète permettant de dresser un état réaliser “une photographie de l’existant” indique des lieux précis de la situation. Ni l’Agence Fon- l’A.U.D.A.B. Une phase préalable à l’élaboracière, antenne du Conseil général, dont le nom tion de lignes directives. À terme, sur la question de l’habilaisserait supposer que…, ni l’agence schéma va rigoureusement ce de l’urbanisme de l’aggloméra“Réfléchir dès tat, encadrer l’évolution des communes tion de Besançon (A.U.D.A.B.). Le seul moyen d’obtenir cette infor- maintenant à concernées. Leur plan local d’urbanisme ne sera plus la seule réfémation est de prendre contact avec chacune des communes pour décou- l’aménagement rence à suivre en matière d’aménagement du territoire. Chaque vrir dans le détail le foncier dispodu foncier.” projet devra être en conformité avec nible. Un travail fastidieux. le S.C.O.T. qui va s’articuler autour Les services de l’A.U.D.A.B. reconnaissent eux-mêmes cette carence. “Il est vrai d’un principe : l’économie foncière. que le recensement des disponibilités foncières L’objectif est d’éviter de répéter les erreurs du est une donnée manquante. La seule chose qui passé. “Nous devons préserver l’espace et l’enexiste est une information sur l’urbanisation et vironnement. Jusqu’à présent, nous avons consomle suivi des lotissements en cours fait par l’agen- mé trop de surface foncière pour trop peu de ce départementale d’information sur le loge- logements réalisés. Il est désormais recommandé ment. La question de cet état des lieux est récur- aux élus d’optimiser les surfaces.” Et l’agence rente, il faudra probablement y répondre un foncière d’ajouter : “Il existe encore du terrain jour.” Ce chaînon manquant pourrait servir de à Besançon, mais il faut réfléchir dès maintebase de travail précise pour fixer les perspec- nant à son aménagement.” tives de développement urbain de la commu- Le rêve de la maison construite sur un grand terrain à quelques kilomètres de la capitale nauté d’agglomération. C’est une des prétentions du S.C.O.T. (Schéma régionale s’effrite. Il est temps de rentabiliser de Cohérence Territoriale) qui concerne 133 l’espace, pour laisser une place à chacun. Fau- C Raymond Reyle : “Jusqu’à présent, nous avons consommé trop de surface foncière.” drait-il concevoir autrement la maison individuelle ? “Cela devient vital” insiste Raymond Reyle, également maire de Chalezeule. Plutôt que de cultiver l’extension des communes, il est proposé de requalifier le centre des villages, comme cet élu l’a fait dans son fief. “On estime qu’il y a à Chalezeule une soixantaine de constructions possibles en requalifiant le centre.” C’est une autre culture de l’habitat qui a encore besoin de cheminer au sein des collectivités. ! T.C. 12 LE DOSSIER I NTERVIEW Michel Loyat, adjoint à l’urbanisme Besançon fait le choix de l’habitat individuel La métropole, qui accueille à elle seule près de 80 % de l’habitat collectif de l’agglomération, veut désormais privilégier la maison individuelle. Pour Michel Loyat, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, il est nécessaire de résorber le déséquilibre entre la ville et sa périphérie. L a Presse Bisontine : Quelle est la politique de la ville concernant l’habitat individuel ? Michel Loyat : Notre politique actuelle est de diversifier l’ha- Besançon : les projets en cours - Vallon du Jour : Entre les quartiers Saint-Claude et Palente, le lotissement propose, sur 20 ha, près de 230 parcelles destinées à l’habitat individuel. Les terrains, qui mesurent de 400 à 1 000 m2 sont pour les plus grands en vente directe. Les autres ont été attribués à des promoteurs. - Hauts-du-Chazal : Le projet devrait voir le jour d’ici 6 mois à un an et compter plus de 1 000 logements en petit collectif et maison individuelle. - Les Vaites : La municipalité y a progressivement acquis une quarantaine d’hectares. Une révision du plan local d’urbanisme est nécessaire. Le projet ne devrait voir le jour que dans plusieurs années. - Mont de Bregille : 2 ha de terrain. Pourrait être commercialisé au premier semestre 2006. Un promoteur est déjà sur les rangs. - Montboucons : Potentiel de développement, à plus long terme. - Les terrains militaires : Situés en plein cœur de la ville, l’Armée doit les libérer bientôt. À Vauban, sur les 7 ha disponibles, la ville devrait construire des maisons de ville, au milieu de collectif. bitat à Besançon et en périphérie, pour corriger la spécialisation excessive de la ville. Besançon concentre actuellement 78 % du logement collec- duel à Besançon et mener une politique volontariste en ce sens. En 2000, seulement 58 logements individuels ont été construits. En 2004, ils étaient presque 150. Il faut donner la possibilité à des gens qui aimeraient habiter une maison à Besançon de le faire. Aujourd’hui, ils sont obligés de partir, tif de l’agglomération, mais l’es- faute de trouver sur place. sentiel des maisons individuelles se trouve en périphérie. Il y a L.P.B. : Quelle forme pour l’habitat un vrai déséquilibre et il faut individuel en ville ? développer le logement indivi- M.L. : Pas question d’avoir une maison avec un terrain de 800 ou 1 000 m2. Il faut combiner densité et habitat individuel, ne pas gaspiller le foncier qui devient de plus en plus rare. C’est pour cela que nous devons aussi proposer une diversité de formes d’habitat, de la maison mitoyenne au petit collectif avec entrée séparée. Nous faisons aussi attention dans nos projets à maintenir une qualité urbaine, à créer des espaces publics, à mélanger habitat collectif et individuel. Nous ne vou- lons pas de cités-dortoirs. L.P.B. : À quel prix ? M.L. : C’est une préoccupation. Nous faisons en sorte de ne pas alimenter l’inflation sur les prix des terrains et de proposer un prix au m2 qui soit accessible pour des salariés moyens. Aux Vallons du Jour, une subvention a été versée par la ville, pour maintenir des prix abordables. ! Propos recueillis par S.D. LE DOSSIER 13 LOTISSEMENT DÉCOUVERTE 200 parcelles en 2004 Chasseur de terres Les terrains traqués La S.A.F.C. leader sur le marché de la construction par des pros de l’immobilier Cette société immobilière figure parmi celles qui commercialisent le plus de terrains à bâtir chaque année. Mais elle s’interroge aujourd’hui sur ce Étudier le plan local d’urbanisme, éplumarché caractérisé par une pénurie de foncier. cher le cadastre, la chasse aux terrains n 2004, entre les régions de Besançon, Montbéliard, l’Alsace et la Bourgogne, la S.A.F.C. a commercialisé 200 terrains. C’est un peu moins qu’en 2002. Cette année-là, 220 parcelles ont été vendues pour de la maison individuelle. À ce rythme, la société immobilière est un promoteur leader en Franche-Comté. Mais aujourd’hui, cette entreprise est confrontée pour la première fois à une pénurie de foncier. “On termine un projet à Châtillon-le-Duc, où il reste 5 parcelles à commercialiser sur 31. Pour l’instant, c’est tout ce que nous avons à proposer aux acquéreurs dans le secteur. C’est la première fois que nous avons si peu d’offre” souligne Martine Coursimault, attachée de clientèle lotissement. Dans l’immédiat, la S.A.F.C. est en panne. Impossible de répondre à toutes les demandes, caractérisées par des appels téléphoniques quotidiens de particuliers à la cherche d’un lopin de terre à Besançon ou sa proche couronne. Il faudra attendre le mois de juin pour que la situation évolue. “Des programmes vont sortir de terre à Auxon-Dessous, où E R ÉACTION nous allons commercialiser 36 parcelles lorsqu’on proposait un projet sur une zone à environ 65 euros/m2. Dans le même délai, constructible, s’il était conforme au P.O.S., un projet est en gestation à Pirey avec 32 il était validé précise-t-on à la S.A.F.C. terrains à bâtir (collectif et individuel) au Maintenant, un dossier s’accompagne d’un prix de 75 euros/m2.” Début 2006, cette certain nombre d’études préalables, concersociété immobilière commercialisera un nant la loi sur l’eau, l’archéologie prévenlotissement à Besançon-Velotte au lieu- tive. Résultat, à partir du moment où on dit Échenoze de 21 parcelles. La S.A.F.C. démarche les communes pour un projet a aussi un projet d’aménagement dans jusqu’à la commercialisation des parcelles, les cartons sur Saône. Ce déséquilibre il faut compter entre 18 et 24 mois.” Un entre l’offre et la demande est en partie délai qui a doublé en 10 ans. Comme quoi les temps changent. responsable d’une fièvre des prix L’agence départementale d’indans la région. Pour les aménageurs, les ten- “Plus difficile formation sur le logement jusla réaction des municipasions rencontrées sur le marché de faire sortir tifie lités “Pour une commune, le du foncier sont liées à deux phénomènes. Tout d’abord tant que de terre un lotissement est presque synonyme d’investissement “à perles communes n’ont pas terminé de réviser leur plan d’occu- lotissement.” te” car ça engendre des frais importants. Il arrive qu’il faille pation des sols (devenu plan local d’urbanisme) qui définit les zones construc- recalibrer les écoles, mettre en place de tibles ou non, la situation sera teintée d’in- nouveaux services. Le problème est qu’une certitudes. Ensuite, les municipalités sont fois la population est en place, elle ne se plus attentives à leur développement face renouvelle pas ou peu. C’est pour cette raià cette frénésie immobilière. “C’est de plus son que les collectivités cherchent à favoen plus difficile de faire sortir de terre un riser l’habitat locatif.” ! lotissement. Les communes sont plus exigeantes. Elles sont parfois frileuses. Avant, T.C. Un acteur du marché Gérard Moyse : “Il n’y a pas de vraie pénurie de foncier” Le responsable des Maisons Moyse et président de l’U.N.C.M.I. Bourgogne Franche-Comté, apporte un commentaire sur le marché de l’immobilier avec sa double casquette. a Presse Bisontine : L’in- plus forte, mais qui n’est pas flation des prix est-elle forcément la plus justifiée, une porte ouverte à des concerne le prix du foncier. La dérapages sur le marché forte demande et la concurrence entre les opérateurs sont de l’immobilier ? Gérard Moyse : En effet, on voit des éléments d’explication. émerger de plus en plus d’opérateurs non professionnels qui L.P.B. : Y a-t-il vraiment pénurie de se lancent dans de l’aména- terrain ? G.M. : Je ne le crois gement foncier. Ils pas. En plus, les croient que faire un lotissement c’est “Les communes communes révisent leur P.L.U. acheter un terrain vont dégager Elles vont dégaet construire, mais ger des zones ils oublient qu’il y des zones constructibles. a un certain nombre de prescriptions à respec- constructibles.” L.P.B. : Vous avez lancé un vaste lotisseter. Ils échouent. Ces gens-là font du tort à la ment à Dannemarie-sur-Crète. Avezvous d’autres projets ? profession. G.M. : Nous allons tout d’abord L.P.B. : En tant que constructeur, engager la deuxième tranche comment analyser la hausse des de ce lotissement soit 24 lots. Est en cours un lotissement prix ? G.M. : Le coût de la construc- de 17 parcelles à Pouilley-lestion augmente. C’est en par- Vignes, un à Saint-Vit de 16 tie lié à la hausse des prix des parcelles et un à Bonnay de matières première comme 14 parcelles. ! l’acier que le constructeur peut Propos recueillis répercuter. Mais la poussée la par T.C. L Selon Gérard Moyse, “on voit émerger de plus en plus d’opérateurs non professionels.” est ouverte pour les lotisseurs. Chasseur de terres, le métier de Mathieu Aldrin. n connaissait les chas- qu’à l’arrêté de lotir” dit-il. Sa seurs de tête et les chas- méthode ? Consolider le diaseurs de tendance. Voi- logue avec la municipalité et ci maintenant les “chasseurs “arriver à l’instant T quand de terrain.” Des profession- tous les éléments sont réunis. nels qui pour leur propre comp- C’est-à-dire que la mairie est te ou celui d’un lotisseur pas- prête à recevoir un lotissement, sent leur temps à éplucher le qu’il y a des disponibilités fonplan local d’urbanisme des cières et que les propriétaires communes et à étudier le sont disposés à vendre.” Le scécadastre. Ils sont preneurs de nario rêvé ! toutes les informations qui Mais en réalité, dans le métier, peuvent les conduire à un ter- il est fréquent que les projets rain potentiellement construc- capotent avant même d’avoir tible. Un travail discret, qui vu le jour, car par exemple “le se fait à l’abri des regards des vendeur de terrain n’est plus vendeur.” Il faut négocier parconcurrents. fois pendant plus Alors que les dispod’un an avant de nibilités foncières se raréfient, il vaut “Un terrain se faire aboutir un projet. Mathieu mieux éviter de brûler une affaire et négocie entre Aldrin vient d’y puisque perdre l’opportunité 7 euros et 25 parvenir Francelot sort un de décrocher la timprojet de 19 parbale. C’est encore euros.” celles à Fouchemieux si terrain rans. convoité est dans une zone prisée. “On travaille au Drôle de métier que celui de cas par cas. Un propriétaire lotisseur. La profession est de terrain constructible reçoit taxée de s’enrichir en spécuun coup de téléphone tous les lant sur la vente de terrains 15 jours d’un lotisseur. C’est achetés à bas prix. Selon nos clair que pour nous, c’est inté- sources, en fonction de son ressant de mobiliser de l’éner- emplacement et des aménagie pour construire 10 maisons gements à prévoir pour le viaà Pirey ou à Franois, car on biliser, un terrain se négocie sait par avance que nous réus- entre 7 euros et 25 euros le m2. sirons à les commercialiser. Dans la fourchette basse, les Par contre, trouver un terrain particuliers se sentent quelques à Étalans pour un projet iden- fois spoliés. Mais le jugement tique, c’est certain qu’on ne se est sans doute un peu rapide bousculera pas” mentionne un compte tenu de toutes les lotisseur qui a souhaité gar- contraintes techniques, admider l’anonymat. Toute la dif- nistratives et des engagements ficulté pour lui est de pros- financiers qui accompagnent pecter dans un secteur où il le dossier de construction d’un est assuré de revendre ses ter- lotissement. Une erreur de calrains à bon prix. cul et d’estimation et l’entreMathieu Aldrin connaît ce prise peut “boire la tasse.” Le métier. Il agit pour le compte cas contraire existe aussi. Cerde l’aménageur Francelot sur tains lotisseurs avouent les secteurs de Dole, Dijon et revendre les parcelles loties Besançon. “Je suis chargé de au double de leur prix de programme. Je prospecte, je revient réel. ! négocie et je suis le dossier jusT.C. O 14 LE DOSSIER G RAND BESANÇON Disponibilités foncières Où construire, commune par commune Les informations Les communes qui ont des projets à plus long terme Projet de lotissement sur 7 à 8 ha figurant dans ces Châtillon-le-duc Roche-lez-Beaupré 2007: Lotissement communal d’une quarantaine de parcelles, commercialisé en 2 tranches. Saône 2006/2007: Lotissement de 12 ha. Une centaine de parcelles tableaux ont été Montfaucon 17 ha de zone urbanisable à un rythme de 8 à 10 parcelles sur dix ans. Busy Une trentaine de parcelles à terme de 5-6 ans récoltées auprès Serre-les-Sapins Projet communal de lotissement mais pas avant 2010 des mairies et des promoteurs Les communes qui ont des disponibilités foncières en 2005-2006 Torpes 2006 : lotissement communal de 25 à 30 parcelles cités. Ils ne Auxon-dessus Deux parcelles de 750 m , 67 euros/ m (contact : Batilor 03 81 88 26 26) Boussières Une vingtaine de parcelles non attribuées (contact : atelier Machurey 03 81 51 73 73) tiennent pas Dannemarie-sur-crête Lotissement privé de 15 parcelles de 759 à 950 m (contact : SARL AFON 03 81 47 41 10) Osselle 2006 : lotissement communal de 10 parcelles réparties sur 3 ha, qui seront attribuées en trois tranches, sur six ans. compte de tous Marnay (70) Une parcelle de 1070 m , 10 euros/m (contact : Patrimoine Terre et conseil 03 81 87 59 45) Auxon-Dessous Lotissement de 11 parcelles (contact : Sodithis 03 81 52 40 63) les terrains mis 2006 : lotissement privé de 40 parcelles environ. (contact : SAFC 03 81 41 27 29) Saint-Vit Dix parcelles de 700 à 970 m (contact : SARL AFON 03 81 47 41 10) en vente par des Montboucon Deux parcelles de 1960 m2 environ, 90 euros/m (contact : ABC Immobilier 03 84 80 12 45) Arc et Senans Une parcelle de 12 ares, 22,80 euros/m (contact : Patrimoine Terre et conseil 03 81 87 59 45) particuliers. 2 2 2 2 2 2 2 2 Les communes qui n’ont aucun projet foncier Routelle - Bouclans Pouilley-Français - Gennes Fontain - Franois Noironte - Audeux - Vaire Arcier - Thoraise - Recologne Novillars - Pouilley-les-Vignes Devecey - L’Hôpital-du-Grosbois - Thise - Beure - Pirey Les communes qui sont en train de réviser leur plan d’occupation des sols Marchaux - Miserey-Salines Grandfontaine - Chalezeule Ecole-Valentin G RAND BESANÇON Tallenay La Chevillotte Montfaucon Busy Larnod Morre Pelousey Saône Nancray Bonnay La Vèze Vorges-les-Pins Avanne Myon Mamirolle Serre-les-Sapins Quingey Châtillon-le-Duc Montrond-le-Château Lotissement privé de 7 parcelles. (contact : cabinet Etude Marcot Pasquier. 03 81 65 79 80) 2006 : lotissement privé de 4 à 6 parcelles (contact : Jean Baptiste D’anterroches 03 81 55 83 73) 2006 : lotissement d’une quinzaine de parcelles Lotissement privé de 10 parcelles de 800 m2 en moyenne, non attribuées encore. Contact : Jean-François Bourgeois Immobilier 1 parcelle de 800 m2 (contact : M. Paquette 06 70 73 29 81) 2 lotissements privés. 4 parcelles non attribuées de 8 et 9 a, prix moyen 56 € (contact : BFCA promotion 03 81 40 06 30) et 8 parcelles, de 600 à 2500 m2 (contact : Cerest 03 81 47 18 47) Courant 2006 : lotissement privé d’une dizaine de parcelles (contact : Michel Vienet) Deux lotissements privés Cinq parcelles de 8 à 10 ares (contact : CPHN 06 82 38 59 55) Quinze parcelles de 9 à 10 ares (contact : CPHN 06 82 38 59 55) Treize parcelles de 700 à 970 m2 (contact : SARL AFON 03 81 47 41 10) 15 parcelles de 8 à 10 ares (contact : CPHN 06 82 38 59 55) Cinq parcelles Six maisons mitoyennes non attribuées (contact : SAFC 03 81 41 27 29 et Progestion) Cinq parcelles de 11 à 16 ares (contact : ABC Immobilier 03 84 80 12 45) Deux parcelles communales de 1100 et 1200 m2 non attribuées (50 €/m2 environ) Lotissement privé de 24 parcelles (contact : Fimogest 03 81 55 93 00) Deux lotissements privés. 10 parcelles de 8 à 12 ares (contact : société E.B.B. 03 81 84 00 28) et 15 parcelles de 8 à 15 ares (contact : Constructions De Giorgi 03 81 46 71 87) Fin 2005: lotissement communal commercialisé en deux tranches d’une trentaine de parcelles Cinq parcelles de 7 à 15 ares, 75 euros en moyenne le m2 (contact : SAFC 03 81 41 27 29) Fin 2005: Lotissement de 35 parcelles qui seront attribuées au rythme de une à trois par an. Des options différentes pour les communes Développement de l’habitat : à chaque commune sa stratégie L’une aimerait s’étendre, mais ne le peut pas, faute de terrain. L’autre freine son expansion, pour ne pas devenir une cité-dortoir. Les communes du Grand Besançon se retrouvent dans des situations radicalement différentes. Tour d’horizon. Les communes qui sont bloquées dans leur développement Les communes qui souhaitent maîtriser leur développement “Nous voulons attirer de nouveaux habitants. Nous en avons besoin, une classe doit fermer”, clame Michel Lartot, le maire d’Osselle. Le village est en zone inondable. Pour 2006, la commune a lancé un projet d’une dizaine de parcelles, mais ses ressources foncières sont limitées. “J’espère que cela va déclencher une dynamique, inciter des propriétaires privés à nous suivre.” À Recologne, le maire croule sous les demandes. “Je reçois au moins 10 coups de téléphone par mois, de personnes cherchant du terrain à bâtir. On n’arrive pas à les satisfaire. C’est un village où les propriétaires terriens ne vendent pas.” Dans l’idéal, le maire aimerait une extension mesurée, avec trois ou quatre maisons neuves chaque année. “En ce moment, on en est plutôt à deux, par manque de terrain disponible.” “Ne pas dire stop, mais maîtriser”, affirme le Jacques Tervel, le maire de Pelousey. En 20 ans, la population a triplé. “On essaye de limiter les grands mouvements de population.” Les équipements publics sont arrivés pour certains à saturation. “La station d’épuration va devoir être agrandie, la salle communale aménagée. Il faut que tout suive.” “On ne doit pas faire de Montrond-le-Château un village dortoir.” Le maire de Montrond, René Locatelli, veut lui aussi freiner l’expansion de sa commune. “Nous ne refusons pas que les gens viennent chez nous, mais il faut prendre notre temps. Le groupe scolaire est déjà pratiquement complet.” La commune a un projet de lotissement dès fin 2005. Une trentaine de parcelles, attribuées au rythme “d’une à trois par an, pas plus.” Les communes qui marquent une pause après une forte expansion Avanne-Aveney, à la sortie Ouest de Besançon. “On aurait préféré que le développement soit plus progressif, pour avoir le temps d’intégrer les gens et d’éponger les frais financiers induits”, reconnaît le maire Jean-Pierre Taillard. La fin de la révision du Plan d’occupation des sols en 2002 a provoqué un appel d’air. “Les promoteurs se sont lâchés. 90 permis de construire ont été déposés en deux ans.” La période d’euphorie touche à sa fin. “Il faut maintenant assumer cet afflux de population au niveau des institutions publiques, de l’école.” Le problème, ajoute le maire, “c’est que la commune n’a pas de terrain. Elle ne maîtrise pas l’urbanisme dans le temps, elle peut juste essayer de corriger.” À Thise aussi l’expansion a été forte ces dernières années. Un lotissement communal de 120 parcelles vient de voir le jour. “Il n’y aura plus aucun projet avant la fin de mandat. On va faire une pause pour digérer cela. Grâce à l’afflux de population, l’école a gagné deux classes. La priorité, c’est rénover la voirie.” Les communes en pleine expansion Pour l’instant, Marchaux est en pleine révision de son P.L.U. La municipalité veut poursuivre son développement. “Nous nous sommes fixés comme objectif 1 500 habitants de plus. Mais on le fera de façon maîtrisée. On ne sortira pas toutes les parcelles en même temps, il y aura du court, du moyen et du long terme”, explique le maire, Brigitte Vionnet. “Un afflux ne nous gêne pas. Les moyens ont déjà été mis en place, l’école est neuve”, affirme-t-on à Quingey. La commune a anticipé. Entre 2005 et 2007, près de 70 parcelles devraient être mises en vente. “L’expansion ne va pas pouvoir se faire indéfiniment, ensuite, il y a des zones inondables. 200 à 300 personnes, c’est acceptable.” LE DOSSIER 15 G RAND BESANÇON Disponibilités foncières Les terrains disponibles autour de Besançon 1 Torpes . Lotissement communal de 6 Auxon-Dessous. Deux Lotissements 25 à 30 parcelles en 2006 privés de 11 (en 2005) et 40 parcelles environ (en 2006) 2 Auxon-dessus. Deux parcelles 7 Saint-Vit. 3 Boussières. Une vingtaine de parDix parcelles de 700 à 970 m2 celles non attribuées Deux parcelles de 1960 8 Montboucon. 4 Dannemarie-sur-crête. Lotissement m2 environ privé de 15 parcelles 9 Tallenay. Lotissement privé de 9 par5 Osselle. Lotissement communal de celles. 10 parcelles réparties sur 3 ha, qui seront attribuées en trois tranches, 10 La Chevillotte. Lotissement privé de sur six ans à partir de 2006 4 à 6 parcelles en 2006 11 Montfaucon. Lotissement d’une quin- 17 Bonnay. Deux lotissements de 15 et 23 Serre-les-Sapins. Deux lotissements zaine de parcelles en 2006 13 parcelles privés de 10 et 15 parcelles 12 Busy. Lotissement privé de 10 par- 18 La Vèze. 15 parcelles de 8 à 10 ares 24 Quingey. Lotissement communal celles de 800 m2 en moyenne commercialisé en deux tranches d’une 19 Vorges-les-Pins. Cinq parcelles trentaine de parcelles, dès fin 2005 13 Larnod. 1 parcelle de 800 m2 Six maisons mitoyennes non Avanne. 20 25 Châtillon-le-Duc. Cinq parcelles de attribuées Morre. Deux lotissements privés de 7 à 15 ares 14 4 et 8 parcelles non attribuées 21 Myon. Cinq parcelles de 11 à 16 ares 26 Montrond-le-Château. Lotissement Pelousey. Lotissement privé d’une Mamirolle. Deux parcelles commude 35 parcelles qui seront attribuées 22 15 dizaine de parcelles courant 2006 nales et un lotissement privé de 24 au rythme de une à trois par an, à parparcelles tir de fin 2005. 16 Nancray. Cinq parcelles de 8 à 10 ares 17 2 6 25 15 16 23 8 14 4 18 22 20 7 13 1 12 3 26 5 24 21 19 16 LE DOSSIER SUR LE VIF 42 euros le m2 Deux mois de recherche et un terrain Nadine pensait pouvoir convaincre un particulier de lui vendre une parcelle de terrain en Haute-Saône. Finalement, elle habitera en lotissement. près deux mois de voulaient garer le terrain pour leurs enfants. D’autres prospection, Nadine vient de étaient des agriculteurs qui trouver un terrain ne souhaitaient pas dilaà bâtir, en Haute-Saône, pider ce patrimoine. En dans un lotissement proche Haute-Saône, les gens ne de Vesoul. Elle s’est rési- veulent pas vendre ou alors difficilement. C’est gnée à faire le tour dans les mentalités.” des propriétaires de terrains privés “11 ares Alors les particuliers dans un constructible, suspour 42 investissent terrain situé en lotisceptibles de lâcher une parcelle. “J’ai euros sement, plus conventionnel. Néanmoins, fait le tour de quelques mairies de le m2.” si en périphérie de Besançon on comvillages qui m’ont mence à parler d’opcommuniqué le nom de gens soi-disant vendeurs, timisation du foncier, le dismais à chaque fois la dis- cours est un peu différent cussion s’est soldée par un en Haute-Saône où selon l’agence départementale “je ne suis pas vendeur.” Pas facile de convaincre un sur le logement, les parHaut-saônois attaché à sa celles proposées à la vente terre. Ici, on ne cède pas atteignent encore les “11 tout au rouleau compres- ares pour 42 euros le m2.” seur de l’immobilier, du Il y a trois ans, le tarif était moins pas encore. “Des de 22 euros. Un autre monfamilles m’ont dit qu’elles de… ! A TÉMOIGNAGE Un budget de 130 000 euros Chercher plus loin et payer moins cher C’est à 35 km de Besançon, en Haute-Saône, que Samuel et Camille, un jeune couple de Bisontins a pu investir dans une maison individuelle qui correspondait à son budget. uitter un petit F3 et 120 m2 habitables” raconte pour devenir pro- Camille. Un luxe, alors que dans priétaire d’une mai- le secteur, une parcelle de lotisson individuelle… le sement ne dépasse pas les 7 pied ! C’était en tout cas le pro- ares. Le couple a dès le début jet de Samuel et Camille qui se renoncé à l’idée de construire sentaient trop à l’étroit dans pour se mettre en quête d’une leur appartement de 60 m2 au maison existante à rénover parcentre-ville de Besançon. Le tiellement. jeune couple locataire aspirait Pendant 5 mois, ils ont épluà vivre à la campagne. Mais ché les petites annonces. “Nous avions sélectionné des quand on a 130 000 biens à visiter dans euros en poche en “Les un rayon de 20 km tout et pour tout, réaliser son rêve de kilomètres autour de Besançon à Saône, Bouclans, verdure et d’accesne nous Saint-Vit. On s’est sion à la propriété compte rapirelève de la gageueffraient pas.” rendu dement que tout était re. hors de prix, ou alors Ces trentenaires se sont rapidement rendus comp- on nous proposait des maisons te que leur budget était insuf- de “Schtroumpfs”. Nous sommes fisant pour prétendre investir tombés sur des plans galères.” dans la proche périphérie de la Pour espérer trouver le logecapitale régionale où les prix ment qui réponde à leurs étaient bien supérieurs à leurs attentes, Samuel et Camille, moyens, à moins de revoir leurs tous deux employés à Besanambitions à la baisse. “Nous çon, ont dû prospecter plus loin cherchions 15 ares de terrain, encore pour finalement trou- Q Ils ont épluché pendant plusieurs mois les petites annonces. ver une maison en Haute-Saône, juste à côté de Pesmes, mais à 35 km de leur lieu de travail. “C’est une maison de 150 m2 habitables avec 20 ares de terrains, le tout pour 98 000 euros, frais de notaires compris. Comparé à tous les avantages que l’on a, les kilomètres ne nous effraient pas.” Le couple estime avoir réalisé des économies sur le montant de l’investissement. Ensuite, la taxe foncière et la taxe d’habitation sont moins élevées qu’à Besançon. “On paye ici environ 60 euros par mois pour les deux taxes réunies soit l’équivalent de la taxe d’habitation dont on s’acquittait pour occuper notre F3” précise Camille. À l’argument du budget voiture plus important dans ce ménage depuis qu’il vit à l’extérieur de Besançon, elle répond que “les frais engendrés par les déplacements sont déductibles des impôts.” Depuis qu’ils sont propriétaires, Samuel et Camille se sont lancés dans quelques opérations de rénovation, convaincus aujourd’hui d’avoir fait le bon choix. ! T.C. Publi-info Le constructeur franc-comtois BATILOR récompensé au niveau national “Quand construire rime avec plaisir...” R ésolument axé sur la qualité, la société BATILOR, leader de la construction de maisons individuelles en Franche-Comté, a encore permis à plus de 170 familles en 2004, de réaliser le rêve de chacun “faire construire sa maison”. “Plus qu’un toit pour s’abriter, c’est un espace de vie que l’on va se créer, qui verra grandir nos enfants, qui verra se dérouler les bons moments entre amis ou en famille, un lieu où l’on se réfugiera dans les moments de tristesse, enfin un lieu chaleureux et confortable où chacun souhaite couler de vieux jours”, précise David BAUDIQUEY, président directeur général de la société BATILOR. Médaille d’or du concours Vivrelec 2004 dans la région Grand Est (19 départements) pour une maison de moins de 110 000 euros aux performances élevées en matière d’isolation thermique, le constructeur a défendu ses couleurs à Paris le 21 janvier 2005 dans le cadre du grand palmarès national, et s’est à nouveau vu décerner une place sur le podium par un jury composé de professionnels de la construction, sur des critères précis (architecture, système mis en œuvre pour l’isolation, équipements, rapport qualité/prix, innovations technologiques, réponses aux problèmes posés par le client ou encore originalité du dossier). “Nous sommes fiers d’avoir pu faire apprécier à un jury parisien la qualité de l’habitat en Franche-Comté. Le trophée obtenu étant pour moi la récompense des efforts de nos artisans qui chaque jour travaillent sur nos chantiers”, et David BAUDIQUEY de poursuivre sur la solidité financière de BATILOR qui depuis 27 ans fait rimer construire avec plaisir en apportant toutes les garanties à ses clients (contrat avec prix, délai précis et descriptif détaillé, toutes les assurances, y compris l’assurance dommage ouvrage). Longue vie à cette société et aux artisans Franc-comtois Contact BATILOR Maison expo - 3, Rue des Bigarreaux 25720 Avanne - Tél.: 03 81 52 13 26 LE DOSSIER 17 TALLENAY 112 euros le m2 Une tranquillité qui se paie cher Ce village de 406 habitants est un cas d’école dans la communauté d’agglomération. Il enregistre les prix du m2 les plus élevés. allenay, petit village tranquille situé à une dizaine de kilomètres de Besançon. Signes particuliers : fief du peintre Charles Belle, et le coût du terrain à bâtir qui est plus cher qu’en ville. Ici, la mise à prix des parcelles atteint les 112 euros le m2 dans un lotissement privé de 9 parcelles. Un record dans la communauté d’agglomération. Un second lotissement privé de 19 emplacements est commercialisé à 100 euros le m2 ! T CONSTRUCTION Ajoutons à cela que conformément au plan d’occupation des sols, “il est interdit de construire sur des parcelles de moins de 13 ares en lotissement” rappelle le maire JeanYves Pralon. Sur le marché de l’immobilier, Tallenay est la perle rare recherchée par les acquéreurs. Ils viennent chercher ici, “la tranquillité et la qualité de vie.” Contrairement à la plupart des villages de la C.A.G.B., celuici n’a pas voulu céder aux sirènes de l’immobilier. Sa popu- lation est stable depuis 18 ans. Elle se renouvelle. L’école est maintenue. Le village poursuit son bonhomme de chemin à l’abri des turpitudes. Tallenay est sans histoire. Il faut dire que la population qui y vit est plutôt d’un genre calme et B.C.B.G. Ce sont des industriels, des médecins, des cadres supérieurs, qui ont fait le choix d’acheter à bon prix leur tranquillité. Comme le terrain est rare, il se paye cher, indépendamment de la volonté des élus. “Quand ces deux lotissements seront commercialisés, il sera encore possible de construire une trentaine de maisons à Tallenay et c’est tout.” Seule une révision du P.O.S. permettrait de changer la donne. Mais ça n’est pas au programme. En tout cas, pas tant que Jean-Yves Pralon sera aux affaires communales. Lui et son équipe sont de fervents défenseurs de l’environnement. Sur ce point, élus et habitants ne sont pas prêts à faire des concessions. Tallenay est presque un cas d’école, attachant. Le village est flanqué d’une belle réputation qui justifie la hausse des prix. Il y a trois ans, une maison modeste qui se vendait 120 000 euros se négocie désormais 240 000 euros. À qui le tour ? ! T.C. L’exemple de Rioz Les acquéreurs lorgnent sur la Haute-Saône À Rioz, l’immobilier fait son festival. En 5 ans, les prix ont pratiquement doublé dans cette commune, et les promoteurs font les yeux doux à la municipalité. l y a encore 5 ans, ce lent sous les demandes. C’est n’était pas imagi- le cas de Rioz (20 km de Besannable” admet Mar- çon). La population de ce viltine Coursimault, lage situé à proximité de la attachée de clientèle à la R.N. 57 a crû de 20% entre les S.A.F.C. Aujourd’hui, c’est mon- deux recensements pour naie courante, les promoteurs atteindre les 1 508 âmes. En prospectent sur la Haute-Saô- 2004, 40 permis de construine pour dénicher des terrains re ont été déposés à la munià lotir avant de les commer- cipalité dont la moitié sont cialiser. “On travaille désor- destinés à de la maison individuelle. La mais avec des “La Haute-Saône mutation est telcommunes le qu’à Rioz on a comme est une presque du mal Vesoul.” Le à y croire. “Il y a prix du m 2 opportunité de 6 ans à peine, trop élevé dans la région développement.” lorsqu’on sollicitait un promode Besançon pousse les prétendants à l’ac- teur pour qu’il vienne investir cession à la propriété à se tour- dans notre commune, il nous ner vers le département voi- riait au nez. Au début, c’est la sin. Les distances n’effrayent collectivité qui a dû engager plus des particuliers prêts à des programmes de construcs’installer à une trentaine de tion sur les terrains commukilomètres de Besançon. Ils naux car les privés s’en désinconfie la sont certains de faire des éco- téressaient” nomies sur leur projet de municipalité. construction de maison indi- Cette fois-ci, les investisseurs viduelle, qui commence par auraient plutôt tendance à faire les yeux doux à la mairie l’achat du foncier. Conséquence de ce phénomè- et aux propriétaires terriens. ne, des communes de Haute- “Hors lotissement, ça devient Saône jusque-là discrètes, crou- très difficile de trouver un “I endroit où construire.” Rioz s’étend. Au fur et à mesure que le village poursuit son développement, il investit dans des services publics qui lui permettent de maintenir son attractivité. Crèche, piscine, camping, zone d’activité, et tranquillité sont des atouts qui séduisent les acquéreurs. Les taxes foncières et d’habitation sont également moins élevées qu’à Besançon. “Désormais, la Haute-Saône est une opportunité de développement. Des secteurs comme Marnay, ou Rioz se commercialisent très bien” annonce Martine Coursimault. Le revers de la médaille est que les prix augmentent à leur tour dans ces secteurs jusquelà préservé l’inflation. “En 5 ans, ils ont presque triplé à Rioz. Ils sont passés de 18 euros le m2 loti à 50 euros. Les prix des loyers augmentent à leur tour” observe la municipalité. Depuis 1996, 6 lotissements communaux et 5 lotissements privés (de 4 à 35 maisons) sont sortis de terre dans cette commune. Un festival de maisons individuelles ! ! T.C. R EPÈRES Évolution du nombre de maisons individuelles construites 2002 Doubs Jura Haute-Saône Territoire-de-Belfort 1 786 987 882 374 5% - 6% 3% - 15% 1 872 924 912 318 2003 -4% 15% 15% 26% 2004 1 804 1060 1 045 402 Une maison qui se vendait 120 000 euros il y a trois ans à Tallenay se négocie aujourd’hui 240 000 euros. PUBLI-INFO TISSDÉCOR donne du style à votre intérieur TISSDÉCOR 20, rue Pergaud 25000 Besançon Tél. : 03 81 51 32 32 Fax : 03 81 52 13 21 Situé à Besançon, rue Pergaud, ce magasin vous invite à venir découvrir un large choix de tissus qui donneront du style à la décoration de votre intérieur. L aux particuliers qui veulent don- domicile du client par des insner du style à leur intérieur, com- tallateurs minutieux. C’est dans me aux professionnels qui cher- ces mêmes ateliers que sont rénochent à renforcer le caractère de vés fauteuils et canapés. leur commerce. La prestation de En plus des tissus, s’ouvre à Tissdécor va de la simple vente d’autres produits de décoration de tissu à un “accom- comme des peintures Farrow and pagnement des clients Ball, papiers peints, moquettes, “On accompagne dans leur projet.” plafonds tendus Barrisol. On y le client dans son projet.” Sur demande, Gilles trouve aussi de confortables fauPourchet se déplace dans teuils et canapés lits. À chaque neux ou plus sombre, le tissu se le Haut-Doubs, région dont il est fois, c’est un clin d’œil à l’origidécline dans tous les styles avant originaire. Dans ce secteur, il a nalité. d’être utilisé pour l’habillage d’un notamment mené des opérations À noter : Tissdécor a repris récemfauteuil, d’un plafond, d’un mur, de décoration pour des restau- ment “l’Atelier des couleurs” rue d’une fenêtre ou pourquoi pas rateurs de renom. Du sur mesu- des Granges à Besançon qui proen simple chemin de table. re ! Le tissu est travaillé dans l’ate- pose des objets de décoration Pour vous guider dans cette diver- lier de confection de Tissdécor, pour la maison. " sité et vous aider dans vos choix, avant d’être posée ensuite au n’hésitez pas à solliciter un professionnel compétent capable de vous conseiller en fonction de vos envies. Tissdécor, rue Pergaud à Besançon, est une adresse de référence dans ce domaine. Elle est connue tant pour la diversité des produits proposés à la vente que pour la qualité du service rendu à chaque client. “Ici, on parle essentiellement de décoration intérieure. Nous sommes sensibles aux couleurs et au bien-être des gens” souligne Gilles Pourchet, issu d’une famille qui affiche plus de 30 ans d’expérience dans ce métier.. Gilles tient ce magasin avec sa sœur Dominique. Lui et ses collaborateurs sont attentifs à chaque demande et apportent des réponses adaptées Tissdécor à Besançon : plan d’accès visible sur pagesjaunes.fr. e tissu est doté d’un véritable potentiel de décoration intérieure. Contemporain ou classique, il se distingue des autres matériaux par l’effet visuel qu’il produit. Fluide, lumi- RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON 18 L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Grand Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Saint-Vit : le prix des ordures ménagères fait débat ébut février, la communauté de communes du Val Saint-Vitois a négocié le prix d’incinération de ses déchets avec le S.Y.B.E.R.T. à 76 euros (H.T.) la tonne. Les tractations entre le syndicat bisontin de gestion des déchets et la C.C.V.S.V., font suite à l’obligation pour la collectivité saintvitoise de brûler ses ordures qu’elle enfouissait jusque-là sur le site de Corcelles-Ferrières. Le procédé d’enfouissement était moins onéreux, puisqu’il revenait à 62,79 euros la tonne. Un chiffre contesté par le groupe Nicollin qui exploite le site. Il précise que ce prix à la tonne des déchets provenant de la collecte sélective ne reflète pas la réalité. “En effet, il y a lieu de prendre en compte que, pour la com- D munauté de communes du Val Saint-Vitois, le produit de la vente des journaux et magazines réalisé par notre société lui revient en totalité, ainsi qu’une partie des aides versées par Éco Emballage” rappelle la direction de Corcelles-Ferrières. Dès lors, le prix du tri à la tonne reviendrait à 167 euros au lieu de 62,18 euros, soit plus du double que ce qui est annoncé par la collectivité. Malgré tout, par le jeu de rétrocession de fonds par la société Nicollin à la C.C.V.S.V., provenant en partie de la vente des journaux, la collectivité peut bénéficier de tarifs avantageux. Un sujet aujourd’hui clos puisque la communauté de communes du Val Saint-Vitois traitera ses ordures ménagères à Besançon. ! Vitabri quitte Saône pour Besançon a société Vitabri est un des principaux spécialistes européens de la fabrication de stands et d’abris. Créée en 1997 et installée à Saône, l’entreprise dirigée par Alain Stehly poursuit sa croissance internationale. Elle a récemment ouvert de nouveaux bureaux à Bordeaux et à Madrid. “Nous avons également racheté un concurrent en Europe de l’Est” précise le dirigeant. Depuis le début de l’année, 8 nouveaux salariés sont venus renforcer un effectif porté désormais à 35 collaborateurs. Cette croissance exceptionnelle + 50 % en 2004 - a son revers : Vitabri est désormais très à l’étroit dans ses locaux de la zone industrielle de Saône. “Cela devient impossible de travailler dans de bonnes conditions. Nous sommes contraints de partir.” Vitabri s’apprête donc à investir dans de nouveaux locaux, à Besançon, sur la zone Lafayette. “Ce déménagement nous permettra de développer de nouveaux produits, des structures plus importantes en L dimension, du 5 X 5 m, confie Alain Stehly. D’ici trois ans, nous devrions être une cinquantaine de salariés.” Pour construire ses nouveaux locaux sur une surface de 2 500 m2, la société Vitabri consent un investissement d’1,5 million d’euros hors taxes. Situé en zone franche, le futur bâtiment devrait être opérationnel “en octobre ou novembre. Les travaux doivent démarrer en avril.” Qui dit zone franche dit aides à la clé. Seulement, à ce jour, Alain Stehly n’est toujours pas fixé sur les aides auxquelles il aura droit. “Nous avons accepté cet emplacement parce qu’il est classé en zone franche urbaine. Sinon, une telle dépense aurait été impossible. Nous prenons beaucoup de risques à faire un tel investissement. Nous sommes toujours dans l’attente de réponses concernant les aides auxquelles on a droit. Personne n’est en mesure de nous répondre” s’étonne le dirigeant. ! T.G.V. : comment sera financée la ligne ? a question des accès à la future gare d’Auxon a été largement abordée dans notre précédente édition. L’autre incertitude liée à la réalisation de la ligne à grande vitesse est celle de son financement. À l’heure où les travaux s’apprêtent à débuter - à partir d’avril commencera la phase d’acquisitions foncières -, le bouclage financier de cette branche Est est loin d’être réalisé. Les sommes en jeu donnent le vertige. Le coût de réalisation de la branche Est du T.G.V. Rhin-Rhône, entre Petit-Croix (Territoire-de-Belfort) et Villers-les-Pots (Côte d’Or) est évalué à… 2,053 milliards d’euros. À ce jour, seuls quelques financeurs se sont précisément avancés sur leur participation. Le principe qui avait été retenu dès la fin 2003 était le suivant : 1/3 de ce coût serait assumé par les trois Conseils régionaux concernés (Alsace, Franche-Comté et Bourgogne), 1/3 par l’État et le dernier 1/3 par R.F.F. (Réseau Ferré de France) et les autres partenaires (S.N.C.F., Suisse, etc.). R.F.F. vient de s’engager, lors de son conseil d’administration du 10 mars dernier, à débourser une première somme de 302 millions d’euros. On est encore loin du tiers prévu. L’autre partenaire engagé officiellement est L la Confédération Helvétique : nos voisins suisses se sont engagés à verser au projet 100 millions de francs suisses, soit 64,5 millions d’euros. L’Union Européenne s’est aussi positionnée en affirmant “financer la ligne à hauteur de 10 %.” Les 3 Régions maintiennent leur intention de départ mais attendent, comme tous les autres partenaires, que l’État français se positionne. “L’État n’a toujours pas fixé sa participation. Nous attendons sa réponse, d’ici quelques semaines, pour voir ce qu’il manquera” commente le porte-parole de R.F.F., en ajoutant : “Selon la position de l’État, les régions s’attendent à devoir payer un peu plus.” Les sommes annoncées par Réseau Ferré de France pourront servir à financer la première phase concrète de réalisation de la ligne, à savoir les acquisitions foncières qui débutent en avril. R.F.F. a refusé de communiquer l’enveloppe réservée à ces achats de terrains. “Ce sera au prix fixé par les Domaines, un prix qui variera selon les négociations que nous engageons au cas par cas avec tous les propriétaires.” Dernière incertitude, plus locale : on ne sait toujours pas qui financera les accès routiers à la gare T.G.V. d’Auxon. ! Recevez chaque mois Retrouvez notre offre à votre domicile d’abonnement en page 38 NOUVEAU SERVICE DÉPANNAGE PLOMBERIE 7JOURS/7 e r u t i o t e d n o i t c e f é R e i r e u g n i z e d x u a v a Tr … Une équipe de professionnels est à votre disposition même pour les cas URGENTS ! 11900 15900 € € Laguna II Expression (1410,40 Frs) Laguna II Expression 15500 € 1,9 DCI 110cv clim. auto, PM Odyssée - 13839 kms - 2003 Prix Argus du 10/03/05 : 17246€ - Vendu 15500€ Laguna II Expression 10 LAGUNAAISIR ÀS 1,8 16V clim. auto, PM Hologramme - 18098 kms - 2003 Prix Argus du 10/03/05 : 13046€ - Vendu 11900€ Twingo Expresssion 1,2 16v -12/2003 - 8500€ Twingo Expresssion 1,2 16v -02/2003 - 7900€ Twingo Initiale 1,2 16v -09/2004 - 10200€ Twingo Campus 1,2 16v -09/2004 - 7900€ Clio Expression DCI 65cv - 11/2002 - 10400€ Clio Authentique DCI 65cv - 11/2003 - 9600€ Clio Confort Authentique 1,4 16v - 08/2004 - 11300€ Clio Privilège 1,4 16v - 08/2002 - 9200€ Clio Expression 3 portes DCI 65cv - 05/2003 - 10200€ Clio Expression 1,2 16v - 10/2003 - 9500€ Clio Sport 2,0 16v - 11/2003 - 16500€ Clio Initiales GPS DCI 80cv - 03/2003 - 14500€ Clio Expression DCI 65 cv - 03/2002 - 8500€ Clio Authentique DCI 65cv - 02/2004 - 9600€ Modus Expression Pack Clim DCI 65cv - 09/2004 - 14000€ Modus Confort Pack Clim DCI 80cv - 09/2004 - 14800€ Mégane Expression BVA 1,6 16v - 08/2001 - 9900€ Mégane Expression 16 1,6v - 04/2002 - 10900€ Mégane II Confort Expression DCI 80cv - 09/2003 - 15500€ Mégane II Confort Expression 1,6 16v - 09/2003 - 14500€ Mégane II RS 2,0 - 04/2004 - 24000€ GROUPE CONE-DEFFEUILLE SODICA J.P CÔNE Mégane coupé II 1,6 16v - 10/2002 - 11500€ Mégane Estate Confort Authentique DCI 80cv - 03/2004 - 16800€ Mégane II Luxe Privilège DCI 120cv - 04/2004 - 17900€ Mégane II Confort Expression DCI 80cv - 06/2003 - 16500€ Mégane II Confort Expression 2,0 16V - 04/2003 - 14900€ Mégane II Sport Privilège DCI 120 - 12/2002 - 16900€ Mégane II Pack Expression 1,4 16v - 082003 - 13000€ Mégane II Sport Dynamique DCI 120 - 02/2004 - 17900€ Scénic Air 1,4 16v - 04/2003 - 12900€ Scénic Privilège DCI 105cv -07/2001 - 14500€ Scénic Air DCI 105cv - 03/2002 - 12900€ Grand Scénic Confort Expression DCI 120 - 04/2004 - 19900€ Scénic II Confort Expression DCI 120 - 1/2003 - 19900€ Scénic Pack Authentique DCI 80cv - 06/2004 - 17000€ Scénic Sport Dynamique 2,0 16v - 12/2003 - 17900€ Scénic Sport Dynamique 1,616v - 12/2003 - 18500€ Scénic Luxe Privilège DCI 120cv - 04/2004 - 22300€ 5, boulevard Kennedy • tél. 03 81 54 25 25 Laguna I RXE 1,9DTi - 10/1998 - 9000€ Laguna II Authentique 1,6 16v - 01/2002 - 10800€ Laguna II Expression DCI 120- 03/2002 - 14900€ Laguna II Privilège DCI 120cv - 11/2001 - 17600€ Laguna Dynamique DCI 120cv -08/ 2002 - 16600€ Laguna II Expression DCI 120cv- 02/2002 - 15000€ Laguna Estate Expression DCI 120cv - 07/2002 - 17500€ Velsatis Privilège 2,0 - 05/2002 - 17500€ Velsatis Privilège DCI 150cv - 05/2002 - 24500€ Advantime Privilège 3,0 V6 24v -08/ 2003 - 25500€ Espace III The Race DCI 130cv - 02/2001 - 18000€ Espace IV Authentique 1,9 DCI - 03/2004 - 25200€ Espace IV Expression DCI 150cv - 10/2004 - 28900€ Espace Long Privilège DCI 150cv - 01/2003 - 23900€ Kangoo Privilège DCI 65cv - 03/2004 - 13800€ Kangoo Air Clim DCI 65cv - 09/2004 - 13200€ Trafic Combi DCI 100cv - 03/2004 - 19900€ BESANCON Thierry Loraud : 03 81 54 25 44 - Bruno Prost : 03 81 54 25 39 1,9 DCI 120cv, clim. auto, PM Sidéral 19329 kms - 2003 Prix Argus du 10/03/05 : 17855€ - Vendu 15900€ LE GRAND BESANÇON DÉCHETS 21 Débat autour du projet de nouveau four Les anti-incinérateurs prônent le tri comme alternative Alors que le projet de construction d’un four n°5 à l’incinérateur de Besançon sera arrêté en 2006, les associations opposées à l’incinération montent au créneau. Pour elles, une alternative existe : le tri. n ne va pas s’arrêter en si bon pour dire qu’on ne veut pas d’usine d’inchemin”, affirme-t-on à cinération, tout de suite. On sait qu’il en Franche-Comté-Nature-Envi- faut, mais nous voulons juste que l’on ronnement (F.C.N.E.). Le 16 mars, les réfléchisse à d’autres solutions pour l’aveassociations opposées à l’incinération, nir”, corrige Michel Cottet, président de constituées en réseau depuis l’autom- Doubs-Nature-Environnement. ne, organisaient leur premier grand mee- Plutôt que de construire un nouveau ting. Parmi elles, F.C.N.E., Attac, ou four, l’alternative pour les anti-incinél’U.F.C.-Que choisir. D’autres actions rateurs, c’est le tri “le plus poussé posdevraient suivre pour délivrer leur mes- sible.” Récupération des métaux sur les sage : il y a une alternative crédible à appareils électriques, valorisation des déchets organiques - restes l’incinération. Car cette année est une année L’alternative, de repas et épluchures - qui représentent 30% des déchets charnière pour les anti-incile tri “le ménagers. “On peut les valonération. Le four n°3 de l’inriser par le compostage. Ou cinérateur de Besançon, plus poussé par la méthanisation, une construit en 1976, devra être mis hors service en 2009. La possible.” opération similaire au compostage, mais dans un milieu décision de construction d’un nouveau four, n°5, ne sera définitive- d’oxygène, qui permet d’obtenir du gaz ment arrêtée qu’au début 2006, après méthane”, explique Gilles Sené, présiune longue période de réflexion. Un dent de la F.C.N.E. temps que les associations entendent Du côté du S.Y.B.E.R.T., le syndicat charbien mettre à leur profit, pour propager gé de la gestion de l’incinérateur, on reconnaît qu’il y a encore “des progrès leurs idées. “Attention, nous ne sommes pas des fon- à faire sur la question de la valorisation damentalistes. Nous ne sommes pas là des déchets organiques. On y travaille.” En bref " Handicap L’U.F.C.V. vient d’éditer son catalogue “vacances adaptées” printemps-été 2005. Il s’adresse à des enfants et des adolescents déficients mentaux. Plus de 60 formules de vacances sont proposées pour Pâques et l’été. Renseignements à l’U.F.C.V. au 03 81 47 48 10. " Livre Le Centre Régional du Livre organise l’opération “Librairies en fête” du 24 mars au 3 mai. Objectif : promouvoir la librairie indépendante à travers notamment des rencontres-lectures avec des auteurs. 7 librairies bisontines sont partenaires. Renseignements au 03 81 82 04 40. “O " C.A.F. Près de 50 000 tonnes de déchets ménagers sont incinérées chaque année dans l’incinérateur de Besançon. Selon le syndicat, la moitié des déchets ménagers sont incinérés, 20 % recyclés et 10 % compostés. Mais pour le directeur du S.Y.B.E.R.T, Philippe Gonnier, si “la question soulevée par les associations écologistes est bonne, la réponse n’est pas adaptée. Ce n’est pas parce qu’on fait plus de valorisation organique, que l’on peut se passer de l’incinération. Il y aura toujours des résidus.” À terme, soutiennent pourtant les associations, tri et incinération sont incompatibles. “Lors de l’incinération, pour réussir à brûler pleinement, il faut du combustible, c’est-à-dire du plastique, du carton, tout ce qui pourrait être facilement valorisé. On ne pourra pas aller plus loin dans le tri si on continue à privilégier l’incinération”, reprend Gilles Sené. Un argument que récuse Philippe Gonnier. “On arrive à incinérer sans problème, même s’il y a moins d’éléments calorifères.”“Nous ne demandons pas la lune, conclut Gilles Sené, mais c’est une question de société.” ! S.D. La Caisse d’allocations familiales de Besançon vient d’envoyer à ses 60 000 allocataires un formulaire de déclaration de ressources à compléter et à renvoyer. Ayez le réflexe internet. Vous pourrez saisir votre déclaration en ligne sur le www.caf.fr du 1er mars 2005 au 30 septembre 2005. Vous pourrez y accéder avec vos numéro d’allocataire et code confidentiel. En 2004, 1 800 allocataires ont utilisé Internet, soit une progression de 330 %. A DÉCOUVRIR LE NOUVEAU MYTHE Yamaha mt-01 DERNIÈRE NOUVEAUTÉ 125 TRAIL 4 TEMPS 2990 € Motos Miellin 33, boulevard Léon Blum - 25000 BESANÇON - Tél : 03 81 50 17 40 LE GRAND BESANÇON 22 SAINT-VIT En bref 520 places Le complexe sportif sera inauguré en mai Le gymnase de Saint-Vit est terminé. La mairie a engagé 3 millions d’euros pour la réalisation de cet ensemble comprenant une salle de sports collectifs, des gradins, des salles dévolues aux associations et aux arts martiaux. l aurait dû être totalement opéra- quelques démonstrations en handball, tionnel cet hiver. Les travaux de volley et basket notamment. Artistes, construction de nouveau complexe musiciens et saltimbanques se chargesportif de Saint-Vit étaient terminés fin ront de l’animation. décembre 2004. Mais c’était sans comp- Le nouveau complexe sportif de Saintter les malfaçons constatées sur le dal- Vit se compose de plusieurs parties. Une lage du gymnase. “C’était un véritable grande salle d’arts martiaux (déjà opéchamp de bosses. Il a fallu appliquer des rationnelle) et son annexe, un vestiaire résines de sol sur toute la surface pour de football réservé à l’équipe de D.H., et aplanir l’ensemble. Il y avait des écarts un bureau dans l’une des extrémités. Au de niveau allant de 4 à 35 mm” consta- centre, le complexe sportif proprement tent les services municipaux. Ces couacs dit avec 4 grands vestiaires, un vestiaire réservé aux arbitres, un ont donc retardé de plusieurs semaines la livraison du bâti- Convier des bureau réservé aux associations et une grande salle de ment à la mairie de Saint-Vit, maître d’ouvrage de ce projet équipes de convivialité séparée du terrain de sport par une baie mobilisant un investissement haut niveau. vitrée. “Cette salle ne servira de 3 millions d’euros. pas qu’aux sportifs, elle pourCourant avril, les finitions intérieures et les abords seront réalisés. ra être mise à la disposition de toutes les L’inauguration pourra alors avoir lieu. associations locales qui souhaitent y orga“Nous organiserons une belle fête ouver- niser leurs réunions ou assemblées généte à toute la population pendant tout un rales par exemple. Nous avons souhaité week-end du mois de mai. La date défi- que tout le monde se retrouve dans ce pronitive n’est pas encore calée. Nous vou- jet, et pas seulement les sportifs.” Enfin, lons en faire un événement qui rassemble un grand hall d’entrée donne accès au non seulement tout le monde du sport terrain, surmonté de gradins pouvant saint-vitois mais également l’ensemble de accueillir 520 spectateurs. La première la population” confie Pascal Routhier, le rencontre sportive n’a pu avoir lieu que maire de Saint-Vit, qui souhaite garder le 13 mars dernier, avec les filles du une part de surprise autour de ces évé- hand. ! nements festifs. La mairie a prévu de convier des équipes de haut niveau pour J.-F.H. I Le complexe sportif de Saint-Vit portera certainement le nom d’un saint-vitois méritant. Le choix est en cours. "VOTRE N OU P U B L I - R E P O R T A G E Des économies d’énergie avec les Maisons Patrick Barbier Le constructeur bisontin Patrick Barbier est à la pointe de la qualité offerte à ses clients. Il vient de décrocher un label qui certifie la qualité de l’isolation au bénéfice d’économies d’énergie. a société Patrick Barbier prend une nouvelle longueur d’avance sur le marché de la construction de maisons individuelles. Elle est la première entreprise en France à recevoir le label H.P.E. (haute performance énergétique). C’est le ministère du Logement qui détermine ce label décerné ensuite par le bureau de contrôle Promotelec. Cette distinction confirme la volonté du constructeur bisontin de poursuivre une démarche de qualité sans concessions et conforter ainsi sa crédibilité auprès de la clientèle. En effet, ce label permet d’améliorer de 18% la performance énergétique vis-à-vis de la réglementation actuelle. “Pour un client, ce label est une garantie d’économie d’énergie” note Patrick Barbier. À une époque où les coûts liés à l’énergie nécessaire au fonctionnement d’une maison ont tendance à flamber, on comprend vite l’intérêt de profiter de ce type L d’agrément. En pratique, le constructeur bisontin en charge d’un projet renforce l’isolation de l’habitation et veille à supprimer par exemple les ponts thermiques. Une maison bien isolée permet d’éviter notamment les déperditions de chaleur qui obligent à chauffer davantage. Ce label est un nouveau gage de qualité proposé par Patrick Barbier à ses clients qui souhaitent augmenter le niveau d’isolation de leur habitation. Après avoir été une des premières sociétés françaises à décrocher la marque N.F. Maisons Individuelles, cette entreprise qui réalise 60 projets par an dans un périmètre de 40 km autour de Besançon et de Pontarlier confirme son professionnalisme. L’attention accordée à chaque dossier offre à l’acquéreur la garantie d’une construction sans souci. “Dans le cadre de la norme N.F., 25% de nos nouvelles construc- tions sont vérifiées tous les ans par des bureaux de contrôle extérieurs et notre société est soumise à un audit régulier, ce qui nous permet de montrer que nous respectons toutes les normes que cette marque N.F. nous impose.” Patrick Barbier est à l’écoute de ses clients pour répondre au mieux à leurs attentes. Cette proximité, c’est aussi la fidélité avec les professionnels locaux du bâtiment. “Nous travaillons depuis une quinzaine d’années avec les mêmes artisans, c’est aussi ce qui nous permet d’assurer une qualité régulière à tous nos clients.” Cet ensemble de particularités spécifiques au constructeur Patrick Barbier assoient sa réputation. Aujourd’hui, plus de la moitié des maisons réalisées par cette société est due à la publicité faite par des clients satisfaits. Il n’y a pas plus belle marque de confiance. ! " Voix La Mission Voix Franche-Comté organise stages et ateliers dans les nombreux domaines de la voix sur toute la région Franche-Comté. Prochains stages : découverte du théâtre et de l’expression scénique, public 7-12 ans, le samedi 26 mars, public 13-18 ans, le dimanche 27 mars. Tarif unique 25 euros. La voix, prolongement du corps, samedi 2 et dimanche 3 avril. Travail sur le corps, la respiration, le mouvement. Découvrir sa voix, l’affirmer et élargir sa créativité. Pour tous renseignements : 03 81 83 18 69. " Arbres Jusqu’au 23 mars, les arbres remarquables de FrancheComté s’exposent à la maison régionale de l’environnement. Cette exposition itinérante est née du travail d’Anne-Sophie Obellianne et de Dominique Perrod, dans le cadre de leur association “Bois, Monts, Lacs”. Ils utilisent leur travail d’inventaire et une riche iconographie sur les arbres remarquables pour présenter et découvrir la forêt franc-comtoise. Pour tous renseignements : Franche-Comté Nature Environnement au 03 81 80 92 98. DERNIÈRE MINUTE : VELLE "MA Jamais à cour ISON DU B t d'idée, Patrick Ba ONHEUR" "J'ai voulu reco nstituer un "esp rbier développe en ce mom À SAINT-VIT ent même unno d'une place, à rit de village" en l'abri dans un uv vi ea lle u . co No nc us ep allons construire t de résidences environnemen bondir, jouer en t prés à Sa à Sa to salle da bains ute tranquillité. L'espace inté ervé. Ici, pas de voitures in int Vit huit résidences groupé int Vit. à l'étage, un sa te es autour rie m ur pe se st iv ra es fo , nc le lon, s en tionn garage spacieux , une chaufferie un séjour et une cuisine ouve el et lumineux : quatre cham fants pourront courir, zonné et d'abor rts sur une terr bres, un dressi et même un ab ds as ng ri à oreille. Le pr entièrement aménagés." Le complèteront la propriété, ch se aménagée au rez-de-cha et une ix "clef en mai pr us ac oj sée. Un un et e à di pe sposan ine dé n", à moins de 200 000 euros voilé,les premières réservat t d'un terrain clos, engaions arrivent dé TTC, y est sans jà par bouche doute pour beau coup. Les maisons Patrick BARBIER, une marque de qualité Pour tout projet, contactez-nous au : 03 81 41 16 00 • 19, rue Xavier Marmier, 25000 Besançon LE GRAND BESANÇON SAINT-VIT 23 Une zone de chalandise de 25 000 habitants Le “hard discount” cherche à investir Saint-Vit Le paysage commercial de Saint-Vit poursuit sa mutation. Tandis que Super U prépare son agrandissement, les enseignes de hard discount pressent pour s’installer sur la zone commerciale. La mairie veut maîtriser ce développement. ous assistons à une pression zone industrielle des Grands Vaurelativement forte des brenots. “Nous pourrions ainsi reconsenseignes de hard discount. truire des locaux neufs plus adaptés En mairie, nous avons fréquemment à nos besoins. Laisser nos locaux actuels des demandes de telles enseignes qui peut être une belle opportunité qui souhaiteraient s’installer sur la com- nous permettra de répondre à nos mune. Aldi, Lidl, ED… Ils essaient besoins en matière de place” poursuit tous de venir sur Saint-Vit. Mais nous le dirigeant. n’avons aucun terrain communal à Le déménagement de Conudep, insleur proposer” constate le maire de la tallé depuis 1990 à côté de Super U sur la zone des Belles Ouvrières, corcommune. Par hard discount, il faut entendre respondrait aussi à la stratégie de la ces grandes surfaces alimentaires aux commune de réorganiser ses zones d’activités. “L’idée est de pourproduits réputés à bas prix, qui envahissent actuellement L’enseigne suivre l’extension de la zone des Belles Ouvrières, située à le marché français. Les enseignes Lidl, Norma, Aldi Aldi pour- l’entrée de Saint-Vit à gauche en venant de Besançon, jusED ou Netto en constituent les fers de lance. Une pré- rait venir. qu’à la limite de la commune de Velesmes-Essarts, sentation sommaire des produits, un personnel réduit, une mise explique le maire Pascal Routhier. en rayon limitée au strict minimum Cette zone deviendrait à vocation comen sont les principales caractéris- merciale. De l’autre côté de la Nationale, l’idée est d’étendre la zone des tiques. À Saint-Vit, l’enseigne Aldi pourrait Grands Vaubrenots. Nous avons ouvert faire son apparition dans les prochains 20 hectares nouveaux de l’autre côté mois, dans les locaux actuellement de la ligne S.N.C.F., notamment pour occupés par l’entreprise Conudep. Son permettre l’extension du centre de disgérant, Mustapha Agro reconnaît “être tribution Système U. C’est de ce côtéen contact avec des agents immobi- là, vers les bétons Lacoste, que pourliers, intermédiaires d’un hard dis- rait venir s’installer Conudep.” La counter. Ils estiment que nous avons tendance est donc de renforcer le caracune bonne position géographique, ça tère industriel de la zone des Grands les intéresse.” Les négociations sont Vaubrenots et la vocation commeren cours. Le responsable de Conudep ciale des Belles Ouvrières. profiterait de cette opportunité pour Cette stratégie communale coïncide déménager ses actuels locaux dans la aussi avec le projet actuel de “N Super U. “Nous investissons plus de 9 millions d’euros dans un site commercial de 6 000 m2. Nous sommes en train de monter un grand projet” confie Gilles Berthod, responsable de Super U. Les travaux qui ont débuté consistent à déplacer le Super U actuel, tourner sa façade principale vers Besançon, édifier une galerie commerciale et construire, à la place du Super U actuel, un magasin M. Bricolage. Inutile par conséquent de préciser l’intérêt pour un hard discounter de venir s’installer à la place de Conudep, située juste à l’entrée de cette future zone dont l’attractivité sera encore plus forte une fois les travaux de Super U terminés. La zone de chalandise de Saint-Vit couvrirait actuellement un bassin de population estimé à plus de 25 000 habitants, des cantons de Boussières et d’Audeux, jusqu’à Orchamps dans le Jura. “Nous avons aussi de plus en plus de gens de Besançon qui viennent faire leurs courses à Saint-Vit. Plutôt que de perdre une demi-heure dans des zones commerciales immenses, ils poussent 10 minutes jusqu’à SaintVit” constate le maire. Reste à savoir si tout le monde pourra tirer son épingle du jeu parmi les surfaces alimentaires existantes si un nouvel intervenant vient bouleverser la donne. ! J.-F.H. Le projet d’agrandissement de Super U a démarré. Le futur Super U sera largement tourné en direction de Besançon. L’enseigne Aldi s’installerait dans les locaux de Conudep, une entreprise d’une trentaine de salariés spécialisée dans l’usinage micromécanique. La S.A.R.L. Bordy pas concernée ne rumeur persistance à Saint-Vit annonçait l’installation prochaine d’une enseigne de hard discount en lieu et place de l’entreprise Bordy, au centre du village. Le principal intéressé assure ne pas avoir été sollicité. “On m’annonce qu’un Lidl s’apprête à remplacer mon magasin. Je ne suis même pas au courant” ironise M. Bordy, responsable du magasin de primeurs. Il ajoute pourtant : “Si un discounter venait me voir, pourquoi pas.” Le gérant de la surface alimentaire reconnaît qu’il “cherche à vendre, mais sans être particulièrement pressé. Il faut être ouvert à tout. Si j’ai une bonne proposition, pourquoi pas” termine-t-il. " U Le déménagement de Conudep se ferait sur la zone industrielle des Grands Vaubrenots, de l’autre côté de la Nationale, non loin des bétons Lacoste. Il existe déjà un hard discounter à Saint-Vit : Netto, une enseigne qui dépend du groupe Intermarché. Le hard discount poursuit sa progression haque année en France, 300 nouveaux magasins de hard discount s’installent. Il est estimé aujourd’hui que 70 % des Français fréquentent ces enseignes, notamment pour les produits ménagers. Ces magasins totalisent 13 % des achats de produits frais, contre à peine 1 % il y a 10 ans. Pour tenter de répondre à cette concurrence, les grands distributeurs créent leurs propres marques de hard discount. C’est le cas par exemple d’Intermarché qui a lancé l’enseigne Netto ou de Carrefour qui possède les magasins Leader Pri- C 24 REPORTAGE Récit Jean-François Hauser … C E V A S E R U E H 4 2 , e r i a M s i o ç n a r F n a e J étoilé Michelin a journée-type de Jean-François Maire suit invariablement le même parcours. Le pick-up bleu quitte la maison familiale entre 7 h 30 et 7 h 45, direction l’école Notre-Dame où le chef dépose ses enfants. Cap sur la zone de Trépillot. Premier cigare. À 8 heures, au milieu d’une zone encore engourdie par le froid, notre homme gare sa voiture devant le plus important grossiste en produits alimentaires de la région. Sur le parking, des dizaines de véhicules utilitaires chargent de la marchandise. On y reconnaît des collègues. Salut amical au chef du chalet Bel’Air de Mouchard. L’Arboisien Jean-Paul Jeunet, le seul “deux étoiles Michelin” de Franche-Comté est collé à son portable. La journée est lancée. Dans les immenses allées de cet hyper L Craint, respecté ou décrié, le guide Michelin reste la Bible des gastronomes. Sa dernière livrée distribue bons points et blâmes. Parmi les plus anciens étoilés du Doubs, le restaurant le Valentin à École-Valentin a conservé son précieux macaron. Le maître des lieux, Jean-François Maire, nous ouvre les portes de son établissement. 24 heures dans la vie d’un chef né sous une bonne étoile. L’histoire d’un chef autodidacte des professionnels de la restauration, Jean-François Maire fait son marché. À la main, la copie du fax qu’il a transmis la veille au soir pour la commande du jour. Il tâte les poires. Une moue approbatrice, il charge une cagette dans son caddy démesuré. Deuxième arrêt au rayon des salades. Troisième pause, on charge un filet de 10 kg d’oignons. Le boucher a préparé la commande : aujourd’hui, Jean-François Maire emportera quelques kilos de magret de canard, du filet de bœuf, des ris de veau. Au rayon condiments, le chef se fait plus exigeant. Il veut tel vinaigre balsamique, pas un autre. La cérémonie des bonjours aux collègues se poursuit au pas de charge. 8 h 30, première pause café dans le magasin. On règle l’addition, on charge le pick up. a famille Maire achète la maison familiale à la fin des années 60. En 1980, Françoise, la mère de JeanFrançois, décide de créer un restaurant. Le jeune Jean-François n’est pas du tout prédestiné à la cuisine. Il est alors au lycée, en 1ère littéraire. À 18 ans, il découvre le monde de la restauration par un passage de 6 mois en salle. Il enchaîne par une période de 6 mois de stage en cuisine. Il apprendra le métier aux côtés d’un chef pendant encore 4 ans, avant de reprendre les rênes du restaurant. Nous sommes en 1985, il a tout juste 23 ans. Deux ans plus tard, en 1987, le Valentin décroche la récompense suprême : un premier macaron au guide Michelin. Sandrine rejoint le chef en 1990. Coup de semonce en 1996, le Valentin perd son étoile. Sandrine attend leur troisième enfant. Trop de travail. “C’est la règle du jeu” constate alors le chef. Le Valentin repart de plus belle. Deux ans plus tard à peine, en 1998, le Valentin récupère son précieux sésame. Depuis cette date, le restaurant a toujours conservé son étoile. La course à la deuxième étoile ? Jean-François Maire ne s’attarde pas sur le sujet. “Pourquoi pas.” Avant d’ajouter : “Je ne pense qu’à me faire plaisir, tout en faisant plaisir à nos clients. Si ma cuisine vaut un jour deux étoiles, tant mieux. Mais les gens qui cherchent à tout prix une étoile de plus sont malheureux et frustrés. Moi, je suis heureux, et je ne suis pas frustré…” L 8 heures. Jean-François Maire fait son marché chez le plus grand grossiste de la région. Retour à Valentin à 9 heures. Petit instant de tranquillité dans le petit salon à l’étage du restaurant. Au milieu de la pièce trône un superbe piano quart-de-queue, l’autre passion de Jean-François Maire après les cigares. “Je m’échappe plusieurs fois par jour, à raison de 5 ou 10 minutes à chaque fois. J’ai repris le piano il y a 2 ans, je suis reparti de zéro.” Tenace le chef. Sur le pupitre, la partition d’une sonate de Mozart. Deuxième café de la journée, deuxième cigare. Un coup d’œil sur le Palm, répertoire électronique dont il ne sépare jamais. Ne pas oublier le rendez-vous de 10 h 30. “J’ai une horloge dans le ventre, mes journées sont très minutées” lâche le chef avant de repasser sa veste. Il retrouve Sandrine, son épouse. Le vendredi, c’est le jour du marché aux fleurs. “Nous y allons ensemble, c’est une des rares occasions que l’on a de discuter une demi-heure dans une journée.” Chargement des provisions de la journée. 9 h 30, le chef saute dans son pick-up. Cap sur le centre-ville de Besançon, au marché aux fleurs. Là, il laisse faire Sandrine. Les fleurs et le fromage, Jean-François Maire n’y touche pas. Il laisse ce soin à madame. 9 h 45, passage éclair au Mungo-Park, bise à Jocelyne LotzChoquart. “Il n’y a pas de concurrence entre nous. Si on pouvait être 10 étoilés sur Besançon, ce serait génial.” Direction le fleuriste, toujours au pas de course. Sandrine Maire fait son marché : tulipes, amaryllis, jacinthes… On relâche la pression quelques minutes dans le bar voisin, troisième café de la matinée. On rallume le cigare, on récupère les fleurs, on se presse à la voiture. Penser au rendezvous de 10 h 30. Il est 10 h 25. Le rendez-vous de M. Maire est déjà là. Un fournisseur de matières premières pâtissières. La discussion portera sur le soutien que cette société est censée apporter à l’association “Étoiles et toques”, créée en décembre dernier à l’initiative de Jean-François Maire (voir encart ci-dessous). 20 minutes plus tard, le chef revient le sourire aux lèvres. Négociation réussie semble-t-il. Sandrine Maire choisit les fleurs de la semaine au marché de Besançon. REPORTAGE 25 Pendant ce temps-là, la brigade s’affaire déjà en cuisine. Le Valentin, c’est 6 personnes en cuisine, 4 en salle. “Nous sommes de 10 à 15 en fonction de la saison.” Un apprenti décortique le homard, tandis que le chef-pâtissier Julien Clément peaufine ses préparations. Jacques Redon, le fidèle second de Jean-François Maire, arrive. “On est comme un couple lui et moi. Ça fait 15 ans que Jacques travaille ici.” L’association “Étoiles et toques” Discussion avec son second, Jacques Redon, avant le coup de feu de midi. 11 h 10, Jean-François Maire s’installe à son bureau. Pratique, il jouxte les cuisines. Cigarette, coup d’œil sur les e-mails, téléphone. Son bureau est un peu son antre. Deux chiens veillent à l’entrée. À l’intérieur, c’est un joyeux bric-à-brac où se côtoient des tas de dossiers, chemises et cartons. JeanFrançois Maire s’occupe de tout ou presque : administratif, comptabilité, factures, etc. Un œil et une oreille toujours orientés vers la cuisine toute proche. “C’est quoi ce bruit de batteur, la meringue italienne ?” hurle le chef depuis son repaire. Quatrième café, il dépouille le courrier du jour. 11 h 45, la brigade passe à table. Le chef et son épouse mangent dans le bureau, sur le pouce. Jean-François Maire trouve le moyen de téléphoner à un fournisseur pendant le repas. La tension monte lentement. Aujourd’hui, on annonce une journée “relativement calme.” Une bon- ne vingtaine de couverts à midi tout de même. “Deux foies gras, un saumon, menu à 51” annonce Sandrine de retour de la salle. Sandrine remplit la lourde fonction de “maître d’hôtel”. C’est le sourire de la maison. “Préparez les poêles à tiédir pour les Saint-Jacques” ordonne le restaurateur. La réponse ne se fait pas attendre. “Oui, chef !” Même depuis son bureau, Jean-François Maire orchestre la cérémonie. Le chef de cuisine est aussi un chef d’entreprise. Il passe plusieurs heures par jour dans son bureau. 12 h 20, le chef entre en scène. “La sauce des champignons, c’est fait ?”, “Vous taillez les poivrons en lamelles.” “Vas-y, termine la meringue.” “À quelle température est la lotte ?” “42 °C, chef.” 13 h 15, une table de 11 personnes à servir en même temps. “Allez, on envoie les SaintJacques.” Un coup de cloche, on appelle les serveurs. “Les tournedos, c’est prêt ?” JeanFrançois Maire déploie alors ses talents. Un chef, plus qu’un Jean-François Maire donne ses directives. La brigade est aux ordres. acteur, c’est avant tout un metteur en scène. 11 entrées, trois plats principaux, les desserts des premières tables, tout cela doit être mis sur assiettes en moins de 5 minutes. Coup de feu en cuisine. Les apprentis courent, le chef invective, le personnel s’active. “On s’amuse, commente le patron. Ils savent à quel moment il faut donner un coup de collier. Quand j’ordonne quelque chose, c’est justifié. Je ne gueule pas pour gueuler.” “Nous, professionnels du département, cuisiniers restaurateurs, pâtissiers, chocolatiers, traiteurs, hôteliers ou boulangers, nous avons décidé de nous associer sous la bannière “Étoiles et toques du Doubs”. Grands professionnels dans l’âme depuis des années, nous désirons vous faire partager notre passion que nous exprimons au quotidien dans nos cuisines et nos laboratoires. Nous voulons utiliser nos différences dans une dynamique commune.” C’est ainsi que la quinzaine de professionnels du département engagés dans l’association se sont réunis autour de JeanFrançois Maire, son instigateur. “Étoiles et toques du Doubs” est née fin décembre dernier dans le but de “redorer le mot gastronomie. Nous avons envie de dire “les bons produits sont chez nous.” Qu’on ne vend pas du poulet ou du lapin de Chine. Que notre bœuf est français, qu’il est peut-être un peu plus cher mais que la qualité est là. Nous sommes tous sous la même bannière” commente Jean-François Maire. L’association proposera, normalement dès le mois de mai, une carte de fidélité aux clients ainsi que d’autres offres : chèques-cadeaux, menus jeunes, etc. L’association présidée par Jean-François Maire compte bien remettre au goût du jour les notions de bien vivre et de qualité. Le chef met la dernière touche à un menu, sous l’œil de l’apprenti. 13 h 30, rapide aller-retour dans le bureau, coup d’œil furtif sur la boîte à e-mails. Retour en cuisine. Le chef remue une casserole énergiquement, surveille le four, commande les assiettes, dresse la viande. Dans le corridor, serveur et sommelier attendent les plats. La mise en scène est minutée, pas un geste superflu. 14 h 30, les premières additions. C’est le chef lui-même qui les imprime. Il s’apprête à aller saluer la tablée. “Il n’y a pas de petits clients. Que ce soient des habitués ou des clients qui ne viendront qu’une fois, je les considère de la même manière.” À 16 heures, les derniers clients règlent leur addition. Dans une demi-heure, c’est la sortie des classes. Même parcours que le matin, le chef va chercher les trois enfants du couple. Il s’accorde un temps de repos entre 17 heures et 18 heures. “Une petite sieste. À 18 h 30, je recommence à bouillir…” Même scénario le soir. Jean-François Maire finira son service “entre 0 h 30 et 1 h 30 du matin.” La nuit, il continue certainement à avoir la tête dans les étoiles… L’ÉCONOMIE 26 SAÔNE Le tourisme pour développer le plateau de Saône Yves-Michel Dahoui : “On aimerait être suivi par tous” Conseiller général de Besançon-Sud, Yves-Michel Dahoui présente les grands axes de développement du Plateau de Saône. Et en profite pour régler ses comptes avec la communauté d’agglomération. Projet phare, l’implantation du conservatoire de botanique régional sur le Plateau. L a Presse bisontine : Quelles sont les grandes orientations pour le développement du Plateau de Saône ? Yves-Michel Dahoui : On doit s’appuyer sur deux choses. Le développement économique d’une part, et le développement touristique de l’autre, avec des atouts qu’on ne peut pas nous contester. Au niveau économique, nous avons déjà un fort potentiel avec les zones d’activité implantées à Mamirolle et à Saône. Le développement doit s’appuyer sur ces zones existantes, d’autant que nous avons du foncier de disponible Mais la condition essentielle pour tout cela, c’est l’achèvement de la voie de contournement des Mercureaux. Yves-Michel Dahoui est aussi adjoint à la ville de Besançon. É NERGIE L.P.B. : C’est indispensable ? Y.-M.D. : C’est la priorité des priorités. Comment voulezvous réussir à développer une activité, si vous n’améliorez pas la desserte qui relie la capitale régionale à BESANÇON sa plus proche banlieue ? souhaite que le conservaC’est pour cela que, nous les toire de botanique régional, élus du Plateau, on se bat provisoirement installé à sans cesse pour qu’elle soit Besançon, s’implante sur le réalisée au plus tôt. Cela Plateau, pour créer un espafait presque 30 ans que ça ce qui intégrerait conserdure, ça me “gonfle” de plus vatoire et marais. Ce serait en plus. C’est essentiel pour un véritable atout pour le le Plateau, c’est certain, mais tourisme vert et on aimerait que la Région c’est aussi un axe de développement “Presque 30 et la communauté d’agglomération pour toute la ans que ça du Grand Besanrégion. On aimeçon se détermirait être suivi par tous sur ce dossier. dure, ça me nent rapidement qu’on amorce la Que les collectivi“gonfle”. et question des tés locales et l’Éfinancements. tat comprennent que c’est vraiment impor- Concernant les marais de Saône, qui alimentent la tant. moitié des Bisontins en eau L.P.B. : Que comptez-vous faire potable, on veut également pour développer le tourisme ? que la C.A.G.B. en prenne Y.-M.D. : C’est notre atout la compétence avant la fin principal. Le Plateau de Saô- de 2005. Les communes ne, zone verte aux portes de concernées ne peuvent plus la ville, a tout le potentiel assumer seules les frais et pour devenir un lieu de tou- les ambitions de déveloprisme de proximité pour les pement. Si la C.A.G.B. veut Bisontins : de grandes forêts, donner l’impression qu’elle des sentiers de randonnées, est efficace, c’est l’occasion les marais de Saône… On de le montrer. Enfin, der- nier dossier : les pistes cyclables. J’aimerais que l’on réfléchisse sur la mise en place de pistes sécurisées autour du collège de Saône, pour permettre aux ados de venir en vélo en classe. Mais là aussi, on attend toujours. L.P.B. : On vous sent remonté contre la communauté d’agglomération du Grand Besançon. Avez-vous le sentiment d’être un peu oublié ? Y.-M.D. : On ne peut pas dire qu’on soit oublié. Mais cela fait trois ans que l’on essaye de développer nos atouts. On attend maintenant que les mesures qui sont nécessaires pour atteindre nos ambitions soient prises en compte. Des pistes cyclables, le déménagement du conservatoire, ce sont des choses simples. On voudrait que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. ! Propos recueillis par S.D. Ouverture mi-avril Gaz de France se débarrasse La concession Citroën déménage des fontes grises L’enseigne automobile se déplace de quelques mètres pour s’installer dans ses En Franche-Comté, il reste encore 12 km de réseau de distribution de gaz en fonte grise. À Besançon, on recense 8,74 kilomètres de canalisation. Gaz de France va les remplacer d’ici 2007. n 2004, l’activité de Gaz de France a progressé. La société a gagné 18 % de nouveaux clients par rapport à 2003. Ce qui porte à 216 le nombre de communes connectées au réseau dans la région, soit 154 238 clients. Au total, la société a investi 17 millions d’euros, dont 2,2 millions d’euros pour l’activité transport et 13,8 millions d’euros pour l’activité distribution. En 2005, Gaz de France devrait confirmer sa progression. Il est prévu d’étendre encore le réseau de 50 à 60 km pour accueillir de nouveaux clients. Près de 12 000 personnes auront donc la possibilité de choisir comme énergie principale le gaz naturel. En parallèle, une des missions annoncée par Éric Labroue, délégué régional de Gaz de France, est d’engager “le programme de résorption des fontes grises qui datent des années 70. L’idée est de nettoyer l’ensemble du réseau d’ici 2007. Mais nous allons tout mettre en œuvre pour terminer en 2006.” Il y avait en France 30 000 km de fonte grise. Il en reste encore 2 000. Sur l’ensemble de la région, on recense 12 km dont 8,74 à Besançon et 48 m à Pontarlier. Ces anciens réseaux représentent un danger potentiel. C’est pour cette rai“Tout mettre son que les techniciens gaziers les en œuvre pour surveillent de façon plus régulière, justerminer en 2006.” qu’à leur remplacement définitif, de façon à détecter d’éventuelles anomalies comme une fuite. Cependant, la plupart des dommages relevés sur le réseau sont liés à des événements extérieurs, par exemple lorsqu’une entreprise de travaux publics intervient sur un chantier. En 2004, 80 dommages ont été enregistrés en Franche-Comté. Un chiffre en baisse comparé à 2002 et 2003. Pour Éric Labroue, “il faut continuer à informer, sensibiliser et responsabiliser les entreprises de T.P.” qui malencontreusement dégradent parfois le réseau dans leurs opérations de travaux. ! E nouveaux locaux. L’ancien site qu’elle occupait jusqu’à présent sera rasé puis reconstruit avant d’être segmenté en surfaces commerciales. a concession Citroën de la rue de Dole à Besançon déménage. Mi-avril, elle s’installera dans ses nouveaux locaux construits, à la place de “Renault Véhicules Industriels”, juste à côté des bâtiments qu’elle occupe encore pour quelques jours. Pour Jacques Dubois qui a repris la concession en novembre 2003, cet investissement s’imposait. Le site actuel qui s’étale sur 7 500 m2 est vétuste. Il manque de fonctionnalité, et ne correspond plus à l’image d’une marque innovante. “Il fallait moderniser tout “Il fallait ça” dit-il. Plutôt que d’engager une rénovation des moderniser locaux dont elle était locataire, la direction a fait le tout ça.” choix de s’engager dans un programme de construction qui arrive à terme. La nouvelle structure de 5 000 m2 est adaptée au fonctionnement et aux perspectives de développement de la concession. “C’est beaucoup plus accueillant avec un hall où seront présents tous les services : voitures neuves, occasion, S.A.V., pièces détachées. Pour l’instant, l’activité est segmentée du fait de l’agencement des locaux” précise Jacques Dubois. Dès la mi-avril, les anciens bâtiments seront rasés par le promoteur qui s’est porté acquéreur des lieux. À terme, une autre structure de 7 500 m2 doté d’un parking de 350 places devrait sortir de terre. Ce futur complexe sera segmenté en plusieurs cellules commerciales. Le permis de construire est en cours de dépôt. Une commission de C.D.E.C. viendra ensuite autoriser ou non l’installation des enseignes. ! L Jacques Dubois, responsable de la concession Citroën. L’ÉCONOMIE Q ui dit nouveau chef, dit nouvelle formule. Franck Barthod et son équipe accueille désormais Pascal, le nouveau responsable des cuisines. Dès aujourd’hui, retrouvez de Un nouveau chef chez Barthod …Le Restaurant toutes nouvelles formules, plus axées à la semaine avec : Pôt-au-feu d’oie, poisson du marché, coq au vin jaune..., pour 15 euros. (vin servi à discrétion). Barthod, le restaurant vous propose toujours sa carte tradition (Sud-ouest et régionale) avec ses assiettes gourmandes de saison, de 25 à 50 euros. Chaque formule est bien sûr, accompagnée d’un des 40 vins, servi au verre, sélectionnés tout au long de l’année. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir, réservation conseillée, surtout en terrasse fond de cours très sollicitée. " L’abus d’alcool est dangereux Barthod … 27 20, 22, 24 rue Bersot - 25000 BESANÇON - Tél. 03 81 82 27 14 - www.barthod.fr PELOUSEY 5 millions de chiffre d’affaires dans la sérigraphie Laurent Schneider : “Nous devrons suivre nos donneurs d’ordre” Spécialisée dans l’impression de décors industriels sur des matières plastiques et métalliques, Imprimgraph envisage aujourd’hui de délocaliser l’activité dans des pays à bas coût où s’installent ses clients. a Presse Bisontine : Avec Altec automotive et Altec industrie, Imprimgraph est une des trois filiales de la holding Kerdaïno. Pouvez-vous revenir sur la naissance de ce groupe ? Laurent Schneider : À Besançon dans les années 50, il existait deux entreprises concurrentes qui étaient La Gravure française et Égécor. En 1996, ces deux entreprises ont fusionné pour créer Altec S.A. qui a déposé le bilan en juin 2002. J’étais moi-même salarié de cette entreprise que j’ai quittée en 1998 pour reprendre la société Imprimgraph de Franois. En 2003, le tribunal de commerce a confié à Imprimgraph la gestion d’Altec alors en cession. Dans l’opération, j’ai scindé l’enseigne en deux parties pour fonder Altec Industrie et Altec Automotive. Ces trois entreprises ont été regroupées sous la coupole de la holding Kerdaïno que j’ai fondée en 1998. Toute l’activité est désormais L concentrée sur les 3 700 m2 du site de Pelousey depuis janvier 2004. Les trois entreprises sont certifiées I.S.O. et nous avons signé la charte environnementale Imprim’vert. L.P.B. : Vous êtes spécialisé dans l’impression de décoration sur des supports plastiques et métalliques. Sur quel segment d’activité est positionnée chaque entreprise ? L.S. : Les trois sociétés sont segmentées en fonction d’un savoirfaire spécifique et d’une cible client propre à chacune. Altec Automotive produit des tableaux de bord de véhicules (ex : impression des compteurs de vitesse) et des tableaux de commande. Elle travaille sur des grandes séries de 3 000 à 4 000 pièces par jour. À l’opposé, il y a Imprimgraph qui réalise des petites séries à partir de matière plastique ou d’aluminium. Elle produit entre 100 et 250 pièces par jour en moyenne. Mais en fonction de la commande, on peut livrer seulement une pièce. Imprimgraph s’appuie sur un portefeuille client très large et divers, ce qui lui permet d’asseoir son activité. Il reste enfin Altec Indutries qui collabore aussi avec l’industrie automobile. Mais elle est surtout tournée vers la P.L.V. (publicité sur le lieu de vente), puisqu’on réalise des supports de communication (impression et mise en forme) pour les cigarettiers ou l’industrie de la cosmétique. En ce moment, on produit des vignettes pour les boutons du poste de pilotage des airbus. L.P.B. : Combien de personnes employez-vous dans les trois sociétés ? L.S. : Quand j’ai repris l’entreprise Imprimgraph, nous étions quatre. Nous sommes aujourd’hui 62 salariés, parmi lesquelles il faut compter les 41 personnes qui sont restées dans la structure au moment de la reprise d’Altec. L.P.B. : Comment évolue votre métier d’imprimeur ? L.S. : Une des composantes de notre activité est la recherche permanente de nouveaux clients. À l’origine, on travaillait beaucoup avec l’électroménager, qui ne représente presque plus rien à l’heure actuelle. Des clients disparaissent, d’autres arrivent sur le marché avec de nouveaux produits. À nous de savoir les convaincre pour répondre à la demande. Car tous les produits sont marqués, et chaque machine a forcément un tableau de commande. Jean-Claude Fornage : “En termes de chiffre d’affaires avec 20 millions d’euros, nous sommes le leader mondial.” L.P.B. : Le chiffre d’affaires du groupe est d’environ 5 millions d’euros sur la période 2003-2004. Quelle est la part de chaque entreprise dans ce résultat ? L.S. : Altec Automotive repré- Le groupe Kerdaïno fédère trois sociétés. Maroc sont porteurs d’un certain potentiel. Je cherche en ce moment une clientèle en dehors de nos frontières. À l’heure actuelle, compte tenu de la forte augmentation des matières L.P.B. : La part d’Altec Automotive premières en 2004, on s’apest assez faible, alors que vous pro- provisionne déjà en matière première dans les pays à bas duisez des grandes séries ? L.S. : Nous dégageons moins de coût. marge sur les produits liés à l’automobile. Elles sont beau- L.P.B. : Et la Chine ? coup plus importantes sur les L.S. : Non, car c’est un pays trop petites productions d’Imprim- lointain. Dans notre métier, la notion de proximité avec le graph ou Altec Industries. client est importante. L.P.B. : Quelles orientations industrielles prenez-vous actuellement ? L.P.B. : Que signifierait la délocaliL.S. : Nous voulons utiliser nos sation pour le site de Pelousey ? savoir-faire pour réaliser L.S. : La délocalisation se trad’autres produits. Un de nos duirait par des réductions de projets est d’aller vers la pro- personnel, à moins que l’on parduction de claviers souples (pour vienne à développer l’export les machines à café par qui représente pour l’instant exemple). La seconde orienta- 5% de notre activité. Ce chiffre tion est de suivre nos clients là est en légère progression. Le où ils se déplacent dans les pays tout est de rester compétitif. Si l’export a tendance à nous pénaétrangers. liser, alors nous créerons une unité à l’étranger L.P.B. : Vous envisagez donc pour se rapprocher de délocaliser ? “Nous de nos donneurs L.S. : Si notre clientèle disparaît sur le marché pourrions d’ordre. Le danger pour nous est que français, il faudra aller la chercher là où elle délocaliser notre client, dans son processus de délocaest. La principale raison à cette intention en 2006.” lisation, trouve un autre fournisseur n’est pas de bénéficier d’abord de coût de main d’œuvre dans son pays d’accueil capable plus avantageux même si ce de produire les mêmes produits serait le cas, mais de conser- que nous. C’est pour cela que ver des marchés. Nous avons nous sommes contraints de l’acdes clients qui quittent la Fran- compagner dans ses projets ce pour n’y garder qu’un bureau industriels. commercial. Ils délocalisent leurs chaînes de production L.P.B. : Quand pourriez-vous délodans des pays à bas coût. Nous caliser ? devrons probablement en fai- L.S. : Pour l’instant, on mène une réflexion sérieuse sur cetre de même. te question pour une réalisaL.P.B. : Si vous deviez délocaliser tion en 2006. Notre orientation pour suivre les donneurs d’ordre, dépendra des mouvements de notre clientèle. Tant que nos où iriez-vous ? L.S. : En ce moment la tendan- donneurs d’ordre restent sur ce est de se tourner vers les le territoire et que les délocapays de l’Est. Je crois aussi que lisations sont épisodiques, nous les pays du Maghreb comme le sommes préservés. sente 0,9 million d’euros, Altec industrie 2,3 millions d’euros et Imprimgraph 1,46 million d’euros. L.P.B. : Il arrive que le tissu industriel se sente parfois préservé de la concurrence des pays à bas coût car il prétend avoir toujours un temps d’avance sur l’innovation et la qualité. Qu’en pensez-vous ? L.S. : Je constate qu’il y a une fuite de tous les produits de main d’œuvre vers les pays de l’Est en particulier qui évoluent très vite. Ils disposent aujourd’hui de moyens de production au moins aussi performants qu’en France. Pour l’instant, ce sont les manufacturiers qui subissent de plein fouet cette concurrence. Bientôt l’ingénierie sera à son tour aussi performante. J’ai le sentiment qu’en France nous ne sommes pas suffisamment ouverts vers l’extérieur pour mesurer les évolutions que vivent actuellement d’autres pays. Nous sommes en pleine mutation. Dans le système économique dans lequel on vit, je ne vois malheureusement pas une évolution gagnante pour la France. L.P.B. : Auriez-vous imaginé en arriver là ? L.S. : Il y a cinq ans, je crois que je ne me serais pas posé la question de la délocalisation qui s’impose désormais. Nous avons un client qui emploie 291 personnes à Rouen et qui ferme son site français pour s’implanter en Pologne. C’est une réalité incontournable. L.P.B. : Comment le personnel vit cette situation ? L.S. : Forcément, cette stratégie est difficile à faire comprendre. Je crois aussi qu’une entreprise se fait avec des hommes. Je regrette qu’on ait autant de mal à faire reconnaître nos savoir-faire en France et que l’on soit contraint de délocaliser. ! Propos recueillis par T.C. L’ÉCONOMIE 28 Ça bouge dans le commerce bisontin… Cuisines Rognon : un nouvel art de vivre es Cuisines Rognon vous accueillent dans un nouveau décor. Le magasin situé zone de Valentin a fait peau neuve après un mois de travaux en janvier. Sur 350 m2 d’exposition, il vous invite à venir découvrir un ensemble de modèles de cuisines signées Hacker. Ce fabricant allemand est réputé pour la diversité de D ses créations qui évoluent du moyen de gamme vers le haut de gamme de façon à s’adapter à tous les budgets. “On retrouve chez Hacker des finitions qu’on ne retrouve pas ailleurs. Les meubles sont diversifiés et la qualité d’agencement et de fonctionnalité est aussi un des traits de caractère de ce fabricant” explique Cyril Ste- fani, gérant du magasin. Ouvertes ou semi-ouvertes, lignes épurées, formes et couleurs expressives, ces cuisines entrent dans l’ère du design, sans négliger les styles plus classiques. C’est pour toutes ces raisons que les Cuisines Rognon ont choisi ce fournisseur pour les accompagner. Cette enseigne reconnue à Besançon et dans la région annonce 40 ans d’expérience dans ce métier. Cyril Stefani et son équipe entendent pérenniser cette renommée. “Nous avons une responsable technique qui a 25 ans d’expérience, une décoratrice, des ébénistes poseurs, des agenceurs qui sont tous intégrés à la société.” C’est ainsi que cette enseigne garantit la qualité au client. À découvrir également dans le magasin un espace bain et rangement. ! Renseignements : 03 81 47 44 00 Espace Valentin Cyril Stefani et son équipe jouent la carte de la qualité. Cherchez les idées déco aux “Provinciales” C’ ’est au 19, rue Ronchaux que Florence De Rogier s’est installée. Elle a créé “les Provinciales.” Un magasin chaleureux où se mêlent les objets de décoration intérieure à des meubles plus cossus, classiques ou plus contemporains. Ici des meubles de métier, là, une rampe de mezzanine en bois, un salon en fer forgé, coussins, album photos, et des barbotines, tous les objets présentés dans cet espace ont un trait de caractère provincial. “J’aime beaucoup les luminaires. Je propose également à la vente des lampes et des lustres” indique Florence De Rogier. Cette antiquaire de métier cherche des objets insolites dans des gammes de prix abordables. “Je me déplace beaucoup pour trouver des objets particuliers. Mon but est de sélectionner le meilleur rapport qualité-prix. En général, ce sont des choses qui s’harmonisent qu’on ne voit pas ailleurs et qui s’harmonisent avec l’esprit du magasin” dit-elle. En ce moment, il y a un engouement pour le meuble peint et stylé. “Les Provinciales” vous invitent à venir les découvrir. Certains meubles présentés en magasin sont des rééditions qu’il est possible de commander (dans différentes tailles suivant les modèles). Ce commerce est ouvert les mercredis, jeudis vendredis et samedis. Le reste de la semaine Florence De Rogier est en quête du bel objet qui viendra ensuite agrémenter ses vitrines. ! Renseignements : 03 81 82 36 87 Florence De Rogier est en quête du bel objet. La concession Honda change de mains “Les Arcades” donnent du sans aller jusqu’à passer leur permis, Pierre Berçot vous invite à venir découvrir la Varadero, le modèle phare de la marque. Bien carénée, cette moto 125 cm3 a tout d’une grande. “On vend aussi des scooters comme le Panthéon.” Un autre moyen de locomotion plutôt classe et qui rend plus faciles les déplacements en ville. ! style à votre intérieur 27 ans, Pierre Berçot reprend la concession Honda de la rue Weiss à Besançon. Il concilie désormais sa passion pour la moto et sa profession. Ce jeune entrepreneur veut apporter “un nouveau dynamisme” à cet espace incontournable pour les amateurs de deux roues. Ils retrouvent sur 400 m2 d’exposition tous les accessoires nécessaires à la pratique de ce sport-loisir, et les modèles de moto déclinés dans toutes les cylindrées. Les nouveautés 2005 de chez Honda sont à découvrir. “Nous attendons le modèle FMX 65, À qui est un petit super-motard. Dans la catégorie enduro, nous allons recevoir la CRE 450 X au mois de mai” indique Pierre Berçot qui entend étoffer la gamme enduro signée H.M., filiale de Honda dont il est le concessionnaire exclusif. Parallèlement à la vente, Pierre Berçot propose un conseil et des services. “Pour l’achat des motos sportives (600 et 1 000 CBR) nous allons proposer à nos clients une journée de pilotage sur le circuit de Pouilly-en-Auxois le 4 septembre.” Pour ceux qui veulent découvrir les plaisirs de la moto Pro Bike 25 6, rue Weiss Tél. : 03 81 47 48 60 Les Arcades, c’est avant tout un large choix de carrelage et de faïence. epuis le 1er février, une nouvelle équipe vous accueille au magasin les Arcades situé dans la zone de Valentin Nord. Cette enseigne est spécialisée dans la commercialisation et la pose de carrelage et de faïence en tout genre. Ce matériau est en perpétuelle évolution et donne du style à votre intérieur. Les industriels travaillent sur les textures et les couleurs. L’effet matière est garanti. “Il y a des carreaux qui ont un aspect peau, tissu ou toile de jean. D’autres ressemblent à du parquet” explique Élisabeth Morel, co-gérante. D Pierre Berçot va dynamiser la gamme enduro. Le carrelage se décline également dans des styles plus classiques et rustiques. Elle ajoute : “Il y a des produits dans toutes les gammes de prix. Pour nous, l’idée est d’accompagner le client pour l’aider à construire son projet.” Pour une cuisine, une salle de bain ou un séjour, les Arcades vous conseillent pour trouver le carrelage adapté à votre intérieur en fonction de vos envies. Ce magasin, c’est aussi un large choix de meubles de salle de bain, de poêles et de cheminées. “Nous vendons des poêles de marque Max Blank et Harries Leenders qui sont des produits contemporains. Il en existe aussi dans des gammes plus classiques signées Nestor Martin.” Au-delà d’une efficacité prouvée, l’intérêt du chauffage bois est qu’il utilise une énergie renouvelable. “En faisant ce choix, l’acquéreur peut bénéficier d’un crédit d’impôt et de la T.VA. à 5,5% sous certaines conditions.” Les poêles sont livrés et posés à domicile sur demande. ! Renseignements : Espace Valentin Nord Tél. : 03 81 88 88 04 www.les-arcades.com 2 articles achetés, ème le 3 est à € 1 DU 4 AU 30 AVRIL 2005 et LAURENT DAVID Sac à main, Sac de sport, Sac à dos... *valable sur le moins cher des trois articles, signalés en magasin. Magasin : 81, rue de Vesoul FACTORY STORE BESANÇON horaire d’ouverture : lundi 10H - 12H / 14H-19H et du mardi au samedi 9H-12H / 14H-19H L’ÉCONOMIE 30 E NQUÊTE 18 % des interrogés CES ENTREPRISES QUI DÉLOCALISENT Augé, Fralsen, les délocalisations font peur, avec leurs cortèges de licenciements. Concurrence trop forte, pression accrue des grands donneurs d’ordres de l’automobile et de l’électronique, de plus en plus d’entreprises bisontines sont contraintes de transférer une partie de leur production dans des pays à bas salaire, Maghreb, Europe de l’Est, et surtout Asie. Une évolution inquiétante pour la Franche-Comté, qui risque d’être touchée de plein fouet par la délocalisation. Pour maintenir un tissu industriel, une seule solution, innover et miser sur la haute technologie. ÉTAT DES LIEUX Une étude est lancée Les entreprises bisontines de plus en plus nombreuses à s’implanter à l’étranger Selon une étude de la Banque de France, 18 % d’entre elles envisagent de transférer leur production à l’étranger en 2005. Et la tendance risque de s’accentuer dans les années à venir. vant, lorsque des salariés entraient dans mon bureau, le premier sujet d’inquiétude qu’ils exprimaient souvent, c’était le harcèlement. Maintenant, ça tourne toujours autour de la délocalisation”, reconnaît Gérard Thibord, secrétaire départemental du syndicat C.F.D.T. En 2004, les exemples de Fralsen et Augé découpage, qui ont annoncé le transfert d’une partie de leur production en Asie et la réduction de leurs “A Invitation Essai effectifs bisontins ont alimenté les craintes. Les entreprises bisontines sont de plus en plus nombreuses à partir à l’étranger. Selon l’enquête annuelle de la Banque de France réalisée auprès de 650 entreprises francs-comtoises en janvier 2005, 18 % d’entre elles envisageraient cette année de transférer une partie de leur production à l’étranger. Elles n’étaient que 11% à affirmer la même chose en 2004. “Et je ne serais pas surpris que ce chiffre monte à 25 % l’an prochain”, ajoute Daniel Ganahl, délégué général du M.E.D.E.F. dans le Doubs. “La délocalisation, il y en a toujours eu. Mais là, on n’a jamais vu cela, toutes les entreprises ou presque ont des projets de départ. À se demander où cela va s’arrêter”, s’inquiète un observateur de l’économie locale. Une opinion que ne partage pas Jean Louis Dabrowski, président de la Chambre de com- merce du Doubs. “La délocali- au début de l’été. sation, c’est-à-dire lorsqu’une La Franche-Comté, région forentreprise supprime une pro- tement industrielle, risque d’être duction en France, est tout à touchée de plein fouet dans les fait marginale. En fait, on années à venir, plus durement confond plusieurs notions, encore que le reste de la Frannotamment l’investissement à ce. Car le tissu industriel coml’étranger - lorsque l’on implan- tois - beaucoup de petites P.M.E., spécialisées dans la te une usine dans un pays pour conquérir “On n’a jamais sous-traitance, et dépendantes de un nouveau marché vu cela. À se donc grands donneurs - qui est au contraire souvent porteur demander d’ordre - va se retrouver en ligne de mire. d’emploi en France.” Impossible pour le où cela va Face à la concurrence internationale, qui moment de connaître s’arrêter.” oblige à toujours prole nombre d’entreduire moins cher, les prises bisontines concernées. Une étude, menée P.M.E. sont souvent acculées à par la Chambre de commerce partir, sous peine de ne plus et l’Union des Industries et être compétitives et de se retrouMétiers de la Métallurgie débu- ver évincées du marché. “Elles te dans les prochains jours pour n’ont pas le choix. Vous ne poudresser un état des lieux. Elle vez pas lutter contre les Chinois, devrait être rendue publique lorsque le salaire d’un ouvrier là-bas est 10 ou 20 fois inférieur à celui d’un Français”, poursuit Daniel Ganahl. Si la délocalisation n’épargne aucun secteur industriel, certains sont plus menacés que d’autres : la sous-traitance automobile, mais aussi le marché de l’électronique, directement concurrencé par les pays asiatiques. Activités phares de l’industrie bisontine. Plus généralement, ce sont toutes les activités à fort taux de main d’œuvre et qui ne nécessitent pas un savoir faire particulier qui sont visés, à terme. “Par le passé, des pans entiers de l’industrie, comme le textile ou l’horlogerie, sont partis, note-t-on au M.E.D.E.F. À chaque fois, on a réussi à s’en sortir, à développer de nouvelles activités. Alors pourquoi pas cette fois encore.” ! S.D. Nouvelle BMW Série 3. Berline de haut niveau www.patrick metz-sa.fr Le plaisir de conduire Patrick METZ S.A [email protected] BELFORT BESANÇON ZAC Valentin - Tél.03.81.47.97.97 ZAC de la Justice - Tél.03.84.57.38.90 L’ÉCONOMIE LES SOLUTIONS 31 Responsabilité des politiques L’innovation, recette miracle à la délocalisation ? Comment faire pour lutter contre les délocalisations et maintenir le tissu industriel à Besançon ? Syndicats et patronat sont d’accord sur un point : il faut innover, toujours plus. n n’a aucune arme contre la délocalisation. Vouloir l’interdire, c’est raisonner à très court terme, ça ne peut pas être viable. Notre seul atout, c’est notre savoirfaire” reconnaît le délégué général du M.E.D.E.F. du Doubs. Pour une fois, syndicats et patronat sont d’accord sur un point. Un seul. Ce n’est qu’en innovant dans la haute technologie et en développant des savoir-faire toujours plus pointus que l’on pourra résister à la concurrence des pays asiatiques. “Il n’y a ni fatalité ni résignation. La France a des atouts. Il y a certes des produits qui vont disparaître, mais il y a des créneaux à prendre sur de nouveaux marchés, martèle Jacques Bauquier, membre “O FRALSEN du comité régional de la C.G.T. de liens entre chercheurs et Il faut que les entreprises déve- entreprises privées.” loppent tout ce qui relève de la La C.G.T., elle, insiste avant haute technologie.” Une muta- tout sur la “responsabilité des tion qui passe principalement politiques et des entrepreneurs” par la formation des salariés. dans la délocalisation. “Il faut “Certaines entreprises, comme des lois, contraignantes, qui S.N.O.P., ont mené un vrai tra- obligent les grands donneurs d’ordres à avoir une vail d’élévation de la responsabilité sociaqualité, en formant le vis-à-vis du basses salariés. Résul“Il n’y a sin d’emploi où ils tat, ils sont plus performants, plus comni fatalité, sont installés. S’ils partent, ils doivent pétitifs. C’est ça ni résigna- être obligés de troul’exemple à suivre”, ver une activité de explique Gérard Thition.” remplacement et bord, secrétaire de d’accompagner leurs l’union départementale de la C.F.D.T. La mise en salariés jusqu’à ce qu’ils aient place d’un pôle de compétiti- retrouvé un emploi définitif, vité autour des microtechniques affirme Jacques Bauquier. Car à Besançon, serait pour le syn- comment rester compétitif si dicat un atout de plus, “parce on ne produit plus rien en qu’il y a pour l’instant trop peu France ?” ! S.D. 141 licenciements après délocalisation À Fralsen, les ouvriers entre “peur et dégoût” L’usine, spécialisée dans l’horlogerie, transfère une partie de sa production en Chine. D’ici 2007, 141 des 262 salariés devraient être licenciés. n va mettre des gens au chômage pour quelques centimes d’économie, ça me dégoûte.” À 39 ans, Bruno (*) affiche 18 ans de service chez Fralsen, tous au service décolletage, le plus visé par la “O délocalisation en cours. Tous les jours, il voit son atelier se vider de ses machines. “C’est devenu un gruyère. Depuis le début, une vingtaine de machines est déjà partie en Chine, 17 doivent suivre bientôt.” Bruno a deux enfants, de 8 et 5 ans. “Alors oui, j’ai Nicole Flexas, 47 ans, travaille à Fralsen depuis 1974. peur. Quel avenir ils vont avoir mes gamins ? Il va falloir qu’on parte, qu’on vende la maison ? On ne sait pas, c’est l’incertitude. Ce qui est sûr c’est que sur Besançon, nous ne sommes pas les seuls à être licenciés et à chercher du travail. Alors il faudra peut-être s’expatrier en Suisse. Même si je n’en ai pas envie”, avoue-t-il. Le transfert de la production a pris du retard en Chine. Une première vague de licenciements devait être annoncée fin mars mais pourrait être repoussée. “Il y a du fatalisme, mais aussi un peu d’espoir, de ne pas être traités comme des moins que rien”, affirme Nicole Flexas, 47 ans. Entrée à Fralsen à 16 ans, la déléguée syndicale de la C.G.T. a vu l’entreprise se vider peu à peu de ses salariés. “On a connu délocalisation sur délocalisation depuis 30 ans. On était 3 000, on n’est plus que 250. Ce qui est en train de partir, c’était la fierté des salariés, notre savoir-faire. C’est déplorable.” La plupart des salariés ont plus de 50 ans, ils ont toujours été dans l’entreprise. “Certains vivent pour le travail. Ils sont laminés, ils vivent ce qui arrive comme un échec personnel”, ajoute Nicole. ! (*) le prénom a été changé Jacques Bauquier, de la C.G.T. : “C’est de la responsabilité des politiques et des entrepreneurs.” E NTREPRISES Trois P.D.G. témoignent “Si on part, c’est par nécessité” Pression des fournisseurs, conquête de nouveaux marchés, ils ont décidé de s’implanter à l’étranger, en Asie ou en Europe de l’Est. Trois entrepreneurs bisontins expliquent leur démarche. e n’est pas par volonté qu’on part, c’est par nécessité” affirme André-Pierre Augé, à la tête de l’entreprise Augé Découpage. L’entreprise, déjà au Maroc, doit s’implanter prochainement en Malaisie et a annoncé de prochains licenciements sur le site de Besançon. “Pour certains produits, on produit à perte en France. Ce n’est pas viable.” La hausse de l’euro a accéléré les difficultés de la P.M.E. “Sans rien faire, je suis devenu 30 % moins compétitif en un an.” AndréPierre Augé affirme vouloir toutefois garder un “gros centre à Besançon. On mise sur les produits haut de gamme, sur la technologie.” Certains donneurs d’ordre exigent également que leurs fournisseurs les accompagnent. “C “Ils reçoivent des subventions de la part des pays où ils s’implantent à la condition qu’une partie de leur approvisionnement provienne du pays en question. Donc, même si on reste plus compétitif en France, ils ne nous prennent pas”, poursuit le P.D.G. d’Augé. Raymond Bourgeois, à la tête de l’entreprise Bourgeois, refuse lui le terme de délocalisation. “Si nous sommes partis là-bas, c’est pour continuer à nous développer en Europe. Les délocalisations conduisent systématiquement à une réduction de l’emploi en France.” L’entreprise a ouvert un site en Chine, il y a 7 ans. “Nos clients nous ont demandé de les accompagner.” Sous entendu, “si vous voulez continuer à être notre fournisseur en Europe, vous devez nous suivre.” P.D.G. de l’entreprise de transport LDI, Christophe Bossonnet a développé un service d’aide logistique pour conseiller ses clients qui souhaitent s’implanter à l’étranger. “Nous les conseillons. Quand ils me parlent de la Hongrie, je leur demande de réfléchir, maintenant, il faut aller encore plus à l’Est.” LDI a ouvert des antennes en Europe de l’Est et au Maghreb. “Notre objectif, c’est de maintenir les effectifs en France mais de les augmenter à l’étranger. Notre développement se fait surtout làbas.” “Ce qui se passe en France est inquiétant. Mais tout le monde est responsable, conclut André-Pierre Augé. Quand vous achetez un lecteur D.V.D. à 50 euros, il ne peut être fabriqué qu’en Chine.” ! S.D. Ces entreprises qui ont un pied à l’étranger semblage, EM Technologie, implanté à SaintVit par l’intermédiaire de sa filiale E.M.T. 25, a ouvert deux sites en Turquie et en Hongrie. À Boussières, l’entreprise P.M.P.C., est en pourparlers pour s’installer en Roumanie. Augé découpage, déjà présent au - Dans le secteur du Maroc part en Malaisie. découpage et de l’as- - La S.N.O.P., qui produit Dans tous les secteurs d’activité, les P.M.E. bisontines sont nombreuses à avoir fait le choix de l’étranger. Petite liste non exhaustive… des pièces pour l’industrie automobile, a ouvert un site en République tchèque et en Espagne. L’entreprise Bourgeois, dans le même secteur, emploie 80 personnes sur son site en Chine depuis 7 ans. - Dans la microtechnologie, F.C.I. est implanté en Inde. Basée à Besançon, S.L.I. développe de nouveaux produits qui sont ensuite, pour une partie, fabriqués chez des sous-traitants en République tchèque ou en Tunisie. Fralsen délocalise en Chine. - Dans le secteur de l’imprimerie, Imprimgraph envisage aussi de transférer une partie de son activité en Europe de l’Est ou au Maghreb… UN QUARTIER À L’HONNEUR 32 En passant par… Montrapon ÉVOLUTION 14000 habitants Montrapon, un quartier pluriel Le secteur de Montrapon poursuit sa mutation. En pleine campagne il y a encore 60 ans, urbanisé (à l’excès) il y a une quarantaine d’années, il tente de retrouver son homogénéité. arler uniquement de Montrapon pour appréhender cette partie de la ville est réducteur. Le quartier dépasse largement le périmètre de l’avenue de Montrapon et du centre commercial Coubertin. Au quartier de Montrapon sont associés les secteurs de Fontaine-Écu, la Bouloie, les Montboucons, l’avenue du Commandant Marceau et ses rues adjacentes, jusqu’à la zone industrielle de Trépillot. Au total, le quartier de Montrapon regroupe plus de 7 000 foyers, soit environ 14 000 Bisontins. Montrapon était une sorte de petit “village” au début du XXème siècle, avec ses fermes dont il ne reste aujourd’hui qu’un exemplaire sur le secteur des Montboucons. La vie du quartier s’articulait autour de l’actuelle avenue de Montrapon, siège de la paroisse Saint-Louis. Jusque dans les années 60, la seule avenue de Montrapon abritait trois boucheries, une crémerie, quatre épiceries dont une succursale des Docks francs-comtois, plusieurs cafés. Ne subsistent aujourd’hui dans cette artère qu’une boulangerie, un tabac-presse et un bar. Le centre de gravité du quartier s’est déplacé dans les années 70, après la construction de centaines de logements dans les cités de Montrapon, de l’Épitaphe, de FontaineÉcu et de la Bouloie. Le centre névral- P gique de Montrapon se situe désormais place de Coubertin, autour de la maison de quartier et du magasin Intermarché. Signe des temps, un des commerces les plus prolifiques se situe désormais sur le boulevard, c’est le P’tit Dép et ses annexes. L’urbanisation du quartier a profondément métamorphosé sa physionomie. Symbole de cette course aux logements, la construction du bâtiment “Le Balzac”. Dans les années 70, “c’était le seul immeuble qui comportait des appartements de 6 pièces. Chaque cage d’escalier pouvait abriter plus d’une centaine d’enfants. Les familles de 12 enfants y étaient très courantes” raconte un témoin de l’époque. De par cette explosion démographique, l’école Brossolette a abrité jusqu’à… 52 classes et près de 1 600 élèves. Brossolette ne compte aujourd’hui plus que 8 classes… Le Balzac, érigé sur ce qu’on appelait “la place noire” (car entièrement goudronnée) est rasé dans les années 80, laissant place au petit ensemble qui abrite aujourd’hui la maison de quartier et la bibliothèque. La réputation sulfureuse - souvent justifiée - du quartier de Montrapon, s’estompe alors. “L’image du quartier a été sérieusement redorée depuis une dizaine d’années. Depuis que la maison de quartier La destruction de certaines barres érigée à partir des années 60 doit laisser la place à de petits collectifs. Comme ici, rue de l’Épitaphe où les travaux sont en cours. existe et avec tout le travail fait par les nombreuses associations. Il y a encore un secteur un peu mal vu, Fontaine-Écu, où sont encore logés près de 1 200 habitants répartis dans 3 barres” ajoute cet habitant. Autre symbole de l’explosion démographique des années 60, la construction de l’immeuble “la Banane”, qui domine toujours le quartier entre les rues Métin et du Clos Munier. “En 1962, pour un F5 entièrement terminé avec ascenseur dans “la Banane”, vous deveniez propriétaire avec moins de 50 000 francs” rapportait Michel Lagrenée, figure du quartier. Aujourd’hui, Montrapon et ses 14 000 habitants retrouvent une identité. Malgré ce mélange de maisons individuelles et de grands immeubles collectifs, malgré la présence du boulevard Nord qui scinde le secteur en deux depuis 1964, Montrapon retrouve une certaine homogénéité. Une riche vie associative y contribue, ainsi qu’une politique urbanistique plus raisonnée. ! ASSOCIATION par J.-F.H. Le numéro 82 dans les boîtes “Boulevard Nord”, liaison sociale du quartier L’A.P.I.M. (association pour la promotion de l’information à Montrapon) publie le plus ancien journal de quartier de Besançon. “Boulevard Nord” a fêté ses 20 ans, le numéro 82 vient de sortir. oulevard Nord”, c’est le quartier. Le journal sert une histoire de pas- aussi à mieux faire connaître sionnés. Passionnés toutes les activités proposées de leur quartier, passionnés par la maison de quartier.” d’information, passionnés de Dans le prochain numéro, la lien social. L’A.P.I.M. est com- parole est notamment donposée de 8 bénévoles. À leur née aux parents d’élèves qui tête, Jean Mille, fidèle depuis expriment leur colère face à le début de l’aventure. Chaque la suppression d’un poste de trimestre, le journal “Boule- psychologue à l’école. vard Nord” est distribué dans Sortir 4 numéros par an n’est pas une sinécure pour toutes les boîtes-auxlettres du quartier, L’A.P.I.M. des bénévoles. Audelà de l’écriture des soit auprès de 7 000 foyers. “C’était en cherche des articles, il y a le finan“Nous béné1984, à l’époque où rédacteurs cement. ficions de subventions était en gestation le comité de quartier. bénévoles. dans le cadre du contrat de ville et par Nous cherchions une manière de faire circuler l’in- la délégation à la vie assoformation, faire remonter les ciative. Nous avons aussi des préoccupations des habitants, partenaires commerciaux qui leurs soucis, leur colère par- insèrent de la publicité et le fois. Le meilleur moyen était soutien de l’imprimerie Bosde créer un journal” raconte sanne, installée dans le quarJean Mille, toujours fidèle à tier Mais l’équilibre financier ces intentions de départ. Au est toujours précaire.” fil des ans, le journal a évo- L’A.P.I.M. cherche aujourd’hui lué, une partie de l’équipe aus- des volontaires pour intégrer si. “Nous avons chacun nos l’équipe du journal, forcément points de repères, nos relais vieillissante. d’information. Nous tra- Chaque année, l’A.P.I.M. s’invaillons beaucoup avec les vestit aussi dans le festival écoles du quartier à qui nous de Montrapon qui a lieu en donnons la parole dans chaque juin (cette année, les 17 et 18) numéro. Mais nous sommes et rassemble toutes les assotrès ouverts. Récemment, nous ciations du quartier autour avons laissé une tribune à un de spectacles de musique, de nouvel habitant qui voulait danse, des concerts ou des exprimer sa joie d’arriver dans rencontres sportives. ! “B CBR125 4 TEMPS à partir de 2700€ 7300€ 6900€ 6, rue WEISS 25000 BESANCON 03 81 47 48 60 [email protected] Jean Mille vit à Montrapon depuis 1934. Il a été professeur de maths au collège Stendhal pendant 32 ans. UN QUARTIER À L’HONNEUR PRÉOCCUPATIONS 33 C IRCULATION Peut-être à Brossolette Pour plus de sécurité Une salle de convivialité pour les associations ! Tous les carrefours du C’est un des souhaits principaux des habitants de Montrapon qui ne disposent pas, comme c’est boulevard seront modifiés par exemple le cas à Saint-Ferjeux, d’un endroit pour y organiser des manifestations grand public. D’ici la fin de l’année, une vaste opération de sécuriannonce récente par la au patrimoine. Selon nos ville de Besançon de son informations, plusieurs pistes intention de vendre le sont explorées pour aménaMontjoye, l’ancien cinéma de ger une future salle de conviparoisse reconverti en salle vialité “d’une capacité de 150 de concert laissée à l’abandon à 200 personnes.” Les bâtidepuis le milieu des années ments de l’école maternelle 90, a fait resurgir une des pré- Viancin (à l’angle de l’avenue occupations les plus criantes Montrapon et de la rue Viandu quartier : le manque de cin), fermée depuis l’an dernier mais qui abrite salles pour les assoquelques associations ciations. “Le gros “D’une comme les Francas, problème du quartier est la dispersion capacité de les motards et les scouts de France. des salles et l’absence d’une grande 150 à 200 Édifiés en préfabriqué, ces bâtiments salle de convivialité. Le festival du personnes.” devraient être démolis puis reconstruits. quartier par exemple ne peut se jouer qu’en exté- La deuxième idée, qui semble rieur, c’est souvent risqué à avoir la préférence de la maicause de la météo. La maison rie, serait de transformer l’ande quartier est apte à recevoir cienne cantine de l’école Brosquelques activités mais pas solette. L’avantage, c’est sa de grandes manifestations. Il proximité avec la maison de nous faut impérativement une quartier. La rue Haag abrite salle” clame Paulette Lecocq, aussi plusieurs bâtiments, la co-présidente du conseil de “dans la combe” où sont quartier. Les habitants notamment logés les Restos s’étaient polarisés sur le Mont- du Cœur. Ces bâtiments joye, ils doivent aujourd’hui seraient aussi à démolir. Une autre salle est pressentie, celréfléchir à une autre idée. Cette réflexion se fait en lien le dite de l’Épitaphe, à proxiavec la mairie de Besançon. mité de la crèche de Montra“Nous avons quelques idées, pon. tout cela doit être tranché cet- La réponse de la mairie doit te année” commente Chris- tomber “au cours du deuxiètophe Lime, adjoint bisontin me semestre.” ! sation du boulevard va être engagée. Objectif : fluidifier la circulation et sécuriser les traversées piétonnes. L’ certains endroits “au détriment d’une voie voiture.” Troisième partie du plan d’action : améde plus en plus dense, surtout liorer les traversées du bouledepuis qu’une pénétrante - l’ave- vard pour les voitures. nue de l’Observatoire - a été Mais comment résoudre cette supprimée par la pose d’une quadrature du cercle et conciborne, et le danger lié à la tra- lier toutes ces priorités ? versée piétonne du boulevard, Exemple au carrefour de l’avenue de Montrapon et du d’autant que le quartier abrite de nombreuses Plus de boulevard : au lieu d’avoir 4 phases comme écoles. La mairie annonce des mesures. “Nous temps de c’est le cas aujourd’hui commencerons dès cet- traversée (tout droit sur le boulevard, tout droit pour trate année par le boulevard Blum, avant de pour les verser le boulevard, tourne à droite depuis le nous attaquer au boulevard Nord et à Mon- piétons. chemin des Montboucons, puis tourne à trapon, au plus tard au début de l’an prochain” préci- gauche depuis l’avenue de Montrapon), il n’y aura plus que se le service voirie. Les changements à venir sont deux phases. “On va revenir à les suivants : l’accent sera don- un fonctionnement traditionné sur le temps de traversée nel où il faudra laisser passer des piétons. Pour traverser le les voitures qui arrivent en face boulevard, fait d’au moins 4 avant de tourner à gauche sur voies, les temps accordés sont le boulevard.” Cette simplifide 12 secondes (lorsque le sigle cation des phases nécessitepiéton est au vert). Les temps ra plus de vigilance de la part de sécurité, lorsque le petit pié- des automobilistes, contraints ton passe au rouge, seront dou- à lever le pied à l’approche blés. Deuxième action prévue : des carrefours. La mise aux donner la priorité aux bus. Une normes de ces carrefours voie d’accès prioritaire leur sera concernera 15 feux tout au réservée à chaque carrefour, à long du boulevard. ! l’on est riverain de Montrapon, on se plaint de Ldeuxorsque calamités : la circulation Paulette Lecocq, présidente du conseil de quartier de Montrapon, passera la main en juillet. Publi-info Un voyage pas comme les autres Mi-février, tous les employés de l’entreprise de commercialisation et de pose de carrelage Prévitali sont partis en Italie. Un voyage de trois jours avec au programme détente et tourisme industriel. i c’était à refaire, Gino et Rodrigue Prévitali repartiraient dans l’aventure sans hésiter. Mi-février, les deux frères Prévitali de l’entreprise de carrelage de Damprichard du même nom ont emmené leurs 30 collaborateurs en Italie, direction la ville de Sassuolo située à quelques encablures de Milan. Soit un voyage de trois jours, avec au programme détente et surtout “tourisme industriel.” Le choix de cette destination n’est pas innocent. Nos voisins transalpins figurent par- S mi les leaders européens des fabricants de carrelage. Dans le métier, leur capacité à innover fait référence. “Pour nous qui posons des carreaux toute l’année, on trouvait intéressant de proposer à nos salariés d’aller voir comment et où sont fabriqués l’ensemble des produits que l’on utilise” raconte Gino Prévitali. C’est à Sassuolo que sont regroupés les principaux industriels positionnés sur ce secteur d’activité. Une fois sur place, le groupe a été bien accueilli dans les sociétés Marazzi et Technokolla, des Le groupe Prévitali a visité des fabriques de carrelage. fournisseurs de Prévitali. “La visite a été très enrichissante tant pour nous que nos fournisseurs qui avaient face à eux des professionnels qui utilisent leurs produits. Les échanges ont été enrichissants.” Mais le séjour aurait été incomplet si les Francs-Comtois n’avaient pas fait un petit détour par Maranello où se trouve la prestigieuse firme automobile italienne Ferrari. Le circuit était trop proche pour ne pas faire le crochet. “Nous sommes allés visiter le musée Ferrari.” L’entreprise Prévitali n’a retiré que des bénéfices de ce voyage en Italie. Cette démarche lui a permis de renforcer l’esprit d’équipe entre les salariés. La société de commercialisation et de pose de carrelage est répartie sur trois sites : Damprichard, Besançon (zone de Valentin) et Vesoul. L’éloignement géographique fait que les employés n’ont pas l’occasion de se rencontrer. Depuis ce voyage, des liens se sont tissés entre tous. “L’effet a été positif sur l’im- plication des hommes et des femmes dans l’entreprise. Ils se sentent associés au processus de développement. Ils ont rencontré les fournisseurs et savent désormais d’où viennent les produits. Ils se sentent plus en confiance vis-àvis de leur métier de carreleur” ajoute-t-il. Cette initiative des responsables de Prévitali témoigne de la volonté de cette entreprise d’aller de l’avant grâce à une équipe compétente. Il n’y a pas de hasard dans la réussite de société familiale créée par Auguste Prévitali, mais au contraire une ambition qui repose sur une rigueur de travail. À son tour, cette société du Haut-Doubs est reconnue par les collectivités comme les particuliers. Elle a à son actif de nombreux chantiers d’envergure comme la pose du carrelage de la piscine de Maîche, la rénovation de bâtiments militaires à Besançon et plusieurs supermarchés. www.previtali.fr Moment de détente au musée Ferrari. 25480 ÉCOLE-VALENTIN 8, Rue du Vallon Tél. 03 81 80 30 16 - Fax 03 81 88 83 89 25450 DAMPRICHARD 9, Rue de l’Industrie - B.P 12 Tél. 03 81 44 27 84 - Fax 03 81 44 27 49 70000 VESOUL 78, boulevard des Alliés Tél. 03 84 97 05 35 - Fax 03 84 97 06 18 UN QUARTIER À L’HONNEUR 34 ESPACE VERT U RBANISME “Les amis de la Grange Huguenet” Trois ans de procédure Il faut sauver la Grange Huguenet Immeuble rue Fanart : début des travaux immiment Une réserve naturelle en pleine ville : bienvenu au domaine de la Grange Huguenet. Une Une association de riverains se bat depuis trois ans association de sauvegarde travaille à la remise en état de cette ferme du XVIIème siècle. décrépitude avancée de ces vastes bâtiments. “Depuis les années 30, cette propriété est en indivision. C’est la raison pour laquelle elle a été très peu entretenue” confie Robert Guillaume. Fort de son intention de ne pas voir péricliter ce joyau du patrimoine bisontin, il a créé il y a tout juste 5 ans, le 26 mars 2000, l’association “Les amis de la Grange Huguenet.” “La maison a été habitée par ma grand-mère jusqu'en 1984. Depuis, il n’y a plus personne. Nous n’y venons qu’aux beaux jours car la maison n’est pas chauffée” précise M. Guillaume. L’association compte aujourd’hui 360 membres. Ouvert lors des journées du patrimoine, ce domaine de 4,5 hectares sert aussi de support pédagogique aux classes de Besançon pour des sorties botaniques et nature. Le C.F.A. agricole de Châteaufarine y réalise ses travaux pratiques d’élagage. Mais l’association sert avant tout n parc de 4,5 hectares au cœur de Montrapon, l’information peut surprendre l’automobiliste qui ne connaît du quartier que l’intense circulation du boulevard ou les barres d’immeubles de Fontaine-Écu. Il existe bien un havre de paix, avenue de Montrapon, entouré d’une longue muraille. Derrière les lourdes grilles, une allée qui mène dans une végétation luxuriante au pied d’une imposante bâtisse, ancienne ferme, composée de plusieurs ailes : nous sommes au domaine de la Grange Huguenet. Le plus ancien vestige de ces bâtiments est sans doute la citerne et sa margelle de pierre surmontée d’une ferronnerie du XVIème siècle. 500 ans d’histoire pour ce domaine qui appartient à la même famille depuis 1791. Le gestionnaire de la Grange Huguenet habite dans la région parisienne. Avec son frère, Robert Guillaume a décidé de réagir, face à l’état de U PATRIMOINE pour empêcher un projet de 90 logements au fond de cette impasse tranquille. Le tribunal administratif n’a pas rendu son verdict mais les premiers coups de pioche doivent être donnés. ne association de défense s’est constituée en 2002 quand les riverains de l’impasse Fanart ont appris l’existence d’un projet immobilier mené par un promoteur local, la société B.F.C.A., à proximité de leur lieu d’habitation. Le projet : édifier 90 logements répartis dans quatre bâtiments de 7 étages chacun. Une hérésie selon l’association qui dénonçait le danger lié à la circulation et aux accès à l’impasse. Un recours avait été déposé au tribunal administratif. Deux ans après cette procédure judiciaire, la justice n’a toujours pas tranché. La présidente de l’association, Agnès Friedmann, est dans l’expectative : “Nous n’avons aucune nouvelle du tribunal. Nous avons juste appris récemment que le permis de construire déposé le 18 juin 2004, valable pour deux ans, avait été prorogé d’un an. Normalement, il deviendra caduc en juin U Selon certains historiens, Louis XIV en personne aurait assisté à la prise de Besançon depuis une fenêtre de cette maison. à récolter les financements nécessaires aux lourds travaux de rénovation dont a besoin la Grange. “Nous sommes en bonne voie de sauvegarde, se félicite le propriétaire. Le site étant classé aux monuments historiques depuis 2000, nous arrivons à des bons taux de subventionnement. Toute la toiture côté Ouest a été refaite récemment. Nous avons déjà engagé 80 000 euros dans ces travaux.” Cette année, une deuxième tranche de travaux sera engagée sur un pan de 300 m2 de toiture. Selon le gestionnaire des lieux, il faudra encore 20 ans d’efforts avant que la Grange retrouve son lustre d’antan. ! Pour tous renseignements : 06 08 02 58 80 prochain.” Seulement, le service urbanisme de la mairie de Besançon vient de confirmer que “les travaux de l’immeuble s’apprêtaient à débuter.” Et ce, sans même attendre que le tribunal statue sur la validité du permis. “Les promoteurs ne sont pas obligés d’attendre que le tribunal se prononce car l’association n’avait pas demandé cette interdiction dans son recours.” Les premiers coups de pioche devraient donc être donnés dans les jours qui viennent. Si le tribunal casse le permis, il est peu probable que l’arrêt du chantier soit ordonné et la démolition obtenue. “Je n’ai jamais vu cette hypothèse en 10 ans d’expérience” confie un expert du service urbanisme. Impasse Fanart, quatre immeubles devraient donc sortir de terre. Selon le permis, leur hauteur est de 20,80 mètres. ! Zoom Un architecture avant-gardiste Usine Dodane : histoire d’un sauvetage Dodane, les grandes L’ancienne manufacture d’horlogerie est aujourd’hui la propriété d’un privé qui a totalement rénové les locaux et les loue à plusieurs administrations. Il se bat toujours pour sauver ce patrimoine. L’ e bâtiment rectangulaire est une des curiosités du quartier. Au 7, avenue de Montrapon se dresse un témoin du riche passé horloger de Besançon : l’usine Dodane. Sur le plan architectural, le bâtiment signé Auguste Perret, a été édifié entre 1938 et 1942. Particulièrement avant-gardiste pour l’époque avec son squelette en béton armé et son toit plat surmonté d’une terrasse, sa conception lui L vaut d’être inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. C’est un article paru en 1998 dans la revue de l’association “Renaissance du Vieux Besançon” qui a interpellé Patrick Pelletier, le nouveau propriétaire de l’ensemble immobilier. “J’ai lu que l’usine était sur le point d’être vendue à un promoteur qui souhaitait en faire des logements étudiants. Je suis venu visiter ce bâtiment. Il avait été squatté : tout était cassé à l’intérieur, les fils arrachés, les portes défoncées, des gravats qui jonchaient le sol. J’ai tout de même eu le coup de cœur” se souvient Patrick Pelletier. En concurrence avec l’autre promoteur, Patrick Pelletier réussit à convaincre, son offre est jugée plus intéressante par le liquidateur judiciaire, après plusieurs mois d’attente. Entre 1998 et 2000, il engage une rénovation intégrale Au fond de ce jardin à la française, une vaste piscine édifiée par Raymond Dodane. Le fond du jardin aurait été “spolié” à la propriété d’origine. de l’ancienne usine, il rava- lisée et quasiment laissée à le les façades en respectant l’abandon par la Gestrim, lui le style et les couleurs d’ori- revienne. Convaincu d’être gine. “Un vrai travail de dans son bon droit et souRomain mais avec un grand cieux de réaménager intébonheur de le faire.” Aujour- gralement le jardin à la frand’hui, il loue un étage du bâti- çaise, sa piscine et son ancien court de tennis, il ment à la Mutuelle attend que la coprogénérale, les deux “Un vrai priété voisine se autres sont occupés à lui laisser par la direction régiotravail de résolve ce bout de terrain nale de l’A.N.P.E. Seule ombre au Romain.” qu’elle n’utilise même pas. tableau : la propriéPatrick Pelletier té qui comprend un magnifique jardin - lui aus- n’aura pas achevé son œuvre si classé - a été amputée d’une de sauvetage tant que la propartie lors de la vente d’un priété Dodane n’aura pas terrain voisin sur lequel la retrouvé son périmètre d’orisociété immobilière Gestrim gine. Mais il ne désespère a édifié un immeuble d’ha- pas de voir la copropriété voibitation. Aujourd’hui, Patrick sine comprendre enfin l’inPelletier se bat pour que cet- térêt patrimonial de sa te partie du jardin, non uti- démarche. ! heures de l’horlogerie usine a été édifiée par Raymond Dodane, illustre personnage de l’horlogerie franc-comtoise originaire du Haut-Doubs. La manufacture Dodane était spécialisée dans les chronographes dédiés à l’aviation. Ils équipaient notamment les Mirages de l’Armée française. “C’était la montre mécanique de tous les aviateurs” commente un spécialiste. C’est le frère de Raymond, artiste-peintre à Paris, qui lui fait connaître l’architecte Auguste Perret, fer de lance des “nouveaux architectes” de l’époque. Raymond Dodane abandonne alors l’idée initiale de construire une usine en pierres de tailles surmontée d’un clocher pour adopter le projet “béton armé” de Perret. Le bâtiment dispose de trois étages, de 325 m 2 chacun. Le rez-dechaussée abritait l’appartement privé de Raymond Dodane. Au premier étaient réunis les services administratifs, commerciaux et S.A.V., et le deuxième accueillait l’atelier proprement dit. Au rez-dejardin étaient aménagées des dépendances du logement et les vestiaires du personnel. L’usine Dodane a employé jusqu’à 150 personnes. Dans la cour, deux abris : les garages à vélo des employés côtoyaient le garage (avec carrelage, chauffage et lavabo) de Raymond Dodane où dormaient ses somptueuses et démesurées Cadillac. Ces anciens garages ont été reconvertis en bureaux par Patrick Pelletier. La liquidation définitive de l’entreprise Dodane (reprise par le fils) a été prononcée au milieu des années 90. EXPOSITION AGENDA 35 CITADELLE - DU 9 AVRIL AU 15 MAI GRANDIR, un jeu d’enfant ? Quatre étudiantes de la licence professionnelle “Métiers de l’Exposition et Technologies de l’Information” préparent une exposition grand public qu’elles présentent dans les trois musées de la Citadelle à partir du 9 avril. ouer pour grandir, jouer pour s’évader, jouer pour découvrir… Trois finalités, trois musées autour d’un même thème : le jeu. Pour réaliser cette exposition, les quatre étudiantes de licence M.E.T.I. ne se sont pas amusées : depuis la rentrée d’octobre, elles consacrent une bonne partie de leurs semaines à la préparation de leur objectif de l’année : monter un événement culturel. J Le fruit de leur travail sera visible dès le 9 avril dans les trois musées de la Citadelle : Musée comtois, Musée de la résistance et de la déportation et Muséum d’histoire naturelle. Le thème choisi par les quatre complices est le jeu. “Cette thématique de l’enfance correspondait à nos affinités. Il se trouvait que la Citadelle n’avait jamais monté d’exposition commune à tous ses musées. Elle nous a proposé le challenge” résume Béryl Marlet. Défi relevé. Actuellement, elles mettent une touche finale à leur exposition qui constitue dans leur cursus, l’examen pratique qui leur permettra de valider leur licence professionnelle. “Nous avons axé l’expo sur les liens entre les jouets et l’apprentissage de la vie et des règles sociales. Il fallait trouver, autour du même thème, trois expositions complémentaires et qui ne soient pas redondantes” poursuit Alexandra Michon. “Nous avons travaillé aussi en partenariat avec 5 étudiantes des Beaux-Arts pour tout l’aspect graphique de l’exposition” précise Sophie Agié. Au Musée comtois, à travers les objets présentés (certains sont prêtés par le musée du jouet de Moirans-en-Montagne), le jeu est vu comme vecteur d’apprentissage au fil des siècles. Au Musée de la résistance, l’accent est mis sur le jeu comme vecteur d’évasion dans ces sombres périodes de propagande et d’horreur nazie. Enfin, le Muséum abordera le jeu comme une activité ludique perçue de la même façon au sein a licence M.E.T.I. est délivrée par l’Université de Franche-Comté. Elle est spécialisée en conservation du patrimoine et art contemporain. Elle prépare aux métiers de la culture et de l’exposition. Chaque promotion compte une trentaine d’étudiants. À l’issue de l’année universitaire, nos quatre étudiantes enchaînent par un stage de trois mois. Au musée des traditions populaires de Champlitte pour Alexandra, au muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel pour Christel, au musée de la lunette à Morez pour Sophie et à la maison de l’architecture de Franche-Comté pour Béryl. Le montage de cette exposition constitue une première véritable expérience professionnelle pour la plupart d’entre elles. ET elles l’espèrent, “un très bon tremplin pour la L du règne animal, notamment chez tous les mammifères. Trois bonnes raisons d’emmener toute la famille à la Citadelle dès le 9 avril. L’accès aux trois expos est compris dans le billet d’entrée à la Citadelle.! PHOTO - DÈS LE 9 AVRIL “Variations sauvages” la nature comtoise se donne à voir Une délicate exposition prend son envol le 9 avril à Roulans avant de faire étape à I Roche-lez-Beaupré puis à Besançon. L’auteur, Florent Cardinaux, s’attache à immortaliser les choses de la nature. FICHE TECHNIQUE Nom : Cardinaux Pr nom Florent Age : 29 ans Fonction : photographe EN 3 QUESTIONS… Parcours : - D buts : Ce sont les papillons qui l’ont mené à la photographie. Il commence à les immortaliser sur pellicule à 19 ans. Puis se tourne vers les fleurs, les oiseaux, les mammifères. Professionnel depuis quatre ans, il concentre actuellement son travail sur le faucon pèlerin. - Expo : Première exposition en 1998 sur les papillons à Roulans, suivie en 2000 d’une autre sur la faune locale - Projet : est à la recherche d’un éditeur pour un livre sur la faune et la flore du Doubs. l suffit de savoir ouvrir les yeux. De regarder autour de soi pour découvrir des merveilles. C’est la philosophie de Florent Cardinaux. “Il y a sur le pas de la porte une vie sauvage fascinante dont les gens ne soupçonnent même pas l’existence. Je veux qu’ils se rendent compte de la richesse de ce patrimoine” s’anime le jeune photographe, originaire de Roulans. Son exposition, “Variations sauvages” est une invitation à la contemplation. Sur la trentaine de clichés présentés - tous pris dans la moyenne vallée du Doubs - c’est toute la faune et la flore locale qui défi- le. Un perce-neige qui pointe à peine sous le manteau poudreux, un papillon recouvert de gouttes de rosée sur lesquelles se reflète l’horizon, une mésange, ombre chinoise, qui se découpe sur un soleil couchant… Le photographe s’intéresse aux plus infimes détails, joue avec le cadrage, la lumière pour sublimer son sujet. Certains clichés ont nécessité plus de cinq semaines d’observation et de prises de vue. Pour repérer la branche sur laquelle l’oiseau va se poser, attendre la bonne lumière. Mais le résultat est là. Tout simplement beau. ! DATES - Roulans. Les 9, 10, 16 et 17 avril dans la salle de l’ancienne brocante. - Roche-lez-Beaupré. Les 30 avril et 1er mai à la bibliothèque. - Besançon. Du 1er au 30 juin magasin Bevalot Phox (4, rue Moncey) et du 1er septembre au 15 octobre au Forum (15, Grande rue) Site internet : http://florent.cardinaux.free.fr EXPOSITION De gauche à droite, Alexandra Michon, Béryl Marlet, Sophie Agié et Christel Vieille, à l’origine de l’exposition “Grandir… un jeu d’enfant ?” PEINTURE Agenda 36 BESANÇON - IL EXPOSE À LA TABLE DES HALLES Jean-Pierre Sergent, peintre globe-trotter L’artiste a quitté son élevage de chevaux dans le Haut-Doubs au début des années 90 pour s’installer à New-York où il a exprimé son art. ean-Pierre Sergent Pour moi, ces images traaurait-il le mal du duisent des repères qu’on a pays ? Il y a un peu perdu. Je recherche constamde ça dans son actua- ment des énergies différentes lité. L’artiste émigré à New- que celles qu’on peut renYork depuis 1993 rapatrie contrer dans nos sociétés.” ses peintures et ses pinceaux explique l’artiste. Ses oeuvres sont à Besançon où il une juxtaposition installe son atelier, avenue de la Gare “Les images d’images. Il y a une continuité dans les d’Eau. C’est là désormais que ce traduisent réalisations de JeanSergent qui globe-trotter de des repères Pierre “aime que son tral’art va cultiver son style : la sérigraqu’on a vail s’inscrive dans le temps.” Le style phie sur Plexiglas ou sur papier. Un perdus.” de cet artiste mêle à la fois une part de travail à découvrir en ce moment dans la Capi- réel et d’imaginaire. Cette tale régionale au restaurant recherche graphique autour la “Table des Halles” rue d’images taboues, interdites, Courbet jusqu’à la fin du parfois violente, lui a permois de juillet. Ses créations mi de se démarquer dans sont inspirées d’images l’univers artistique new-yorramenées de ces voyages au kais, où il a exposé à diffécoeur de cultures ances- rentes reprises, comme en trales. “Quand on voit un France, en Suisse, au Canamasque de la côte ouest des da ou en Angleterre. En États-Unis, on sent tout un 1998, il a réalisé une oeuvre processus de rapport à la monumentale spécifique vie, à la mort, à la société. pour l’alliance française de P H OTO G R A P H I E J New-York. Depuis les attentats du 11 septembre, la vie s’est durcie outre-atlantique. C’est pour cette raison que JeanPierre Sergent revient en France qu’il a quitté au début des années 90. À L’époque il élevait des chevaux dans le Haut-Doubs, avant de rejoindre son frère à Montréal au Canada. C’est là qu’il a noué ses premiers contacts artistiques avec des galeries. Après avoir fait voyager son art un peu partout dans le monde, cet artiste pose ses valises en Franche-Comté où il interpelle les curieux. ! Le peintre Jean-Pierre Sergent revient en France après vécu plus de 10 ans à New-York. FICHE TECHNIQUE SOLIDARITÉ - JEUDI 31 MARS Les photos font monter les enchères Douze sportifs régionaux vendent aux enchères des appareils photos jetables qu’ils ont utilisés. L’ensemble des bénéfices sera reversé à “Réa… gir” une association qui œuvre pour améliorer le confort des enfants hospitalisés à Saint-Jacques. RENSEIGNEMENTS : 03 81 21 85 32 e-mail : [email protected] ui dit mieux pour tile de l’hôpital Saint-Jacques. cet appareil pho- Elle a demandé à ces perto jetable ? Les sonnalités du monde du sport enchères pour- de photographier ce qu’elles raient monter très haut jeu- voulaient, avant de lui retourdi 31 mars à l’hôtel Mercu- ner les pellicules non dévere. Car il ne s’agit pas de loppées. Elles seront vendues n’importe quel appareil. en l’état. Celui-ci aura peut-être été La surprise est pour l’acquéreur qui découutilisé par la handballeuse Sandrine “Les athlètes vrira peut-être le coup d’œil de cerMariot-Delerce, le cycliste Christophe ont joué tains sportifs qui ont participé aux Moreau, le footballe jeu.” Jeux Olympiques leur Mickaël Isad’Athènes. “Les athbey, l’archer Jocelyn De Grandis, la biathlète lètes ont joué le jeu avec une Florence Baverel-Robert, ou spontanéité incroyable” encore l’ex-arbitre interna- indique la présidente de “Réa… gir” Stéphanie Mulin. tional Michel Vautrot. Au total, 12 athlètes francs- L’ensemble des bénéfices de comtois mettent en vente le cette soirée sera reversé à jetable qui leur a été confié l’association qui a en projet l’été dernier par “Réa… gir.” d’acheter des vêtements pour Cette association œuvre pour les enfants hospitalisés, une améliorer le bien-être des commode de rangement, un enfants hospitalisés dans le ordinateur portable et des service de réanimation infan- lecteurs D.V.D. “L’idée de l’ordinateur portable est de permettre aux enfants hospitalisés dans ce service de communiquer avec l’extérieur et en particulier avec leurs copains d’école. Car ici les visites ne sont autorisées que pour les parents” ajoute-telle. Sandrine Mariot participe Dans le service, les malades ont entre 0 et 15 ans. 70 % à cette opération. Q Nom : Stéphanie Prenom Mulin Age : 28 ans Profession : Infirmière puéricultrice Action : Présidente de l’association “Réa… gir” de la population sont des prématurés. En moyenne, ces enfants sont hospitalisés une dizaine de jours. “Notre objectif est de rompre l’isolement.” En quatre ans, par son action, cette association a métamorphosé le service de réanimation de Saint-Jacques. Elle a égayé les chambres par des frises, investi dans du matériel de musique et aménagé un salon convivial pour les parents où ils peuvent se retrouver pour échanger où s’entretenir avec les médecins. “Avant, les enfants étaient nus dans leur couveuse. Mais quand leur état est stabilisé il est possible de les habiller. Alors nous avons acheté des petits pyjamas et des couvertures pour les protéger de la lumière.” Petit à petit, “Réa… gir” humanise et adoucit ce service. L’année dernière, l’association a passé une convention avec la mairie pour que les parents qui suivent leur enfant à l’hôpital bénéficient d’un tarif préférentiel pour le stationnement (10 euros pour 7 jours). La vente aux enchères du 31 mars va donner un nouveau coup de pouce à cette association qui se mobilise régulièrement pour récolter des fonds. ! Agenda ouvelle édition du tour du Monde en 80 plats organisé par le C.L.A., au Kursaal les vendredi 8 et samedi 9 avril en soirée. Magnifiques soirées conviviales et d’échanges, auxquelles tout Besançon veut assister (1 500 personnes sur deux soirs). N RESERVATIONS : 03 81 66 52 32, PARTICIPATION 4 EUROS AU-DESSOUS DU VOLCAN, IL Y A LE LIVRE u-dessous du volcan est l’association des amis de la librairie Les Sandales d’Empédocle. Parallèlement aux activités de la librairie, elle organise des lectures, des rencontres, des conférences avec écrivains choisis par ses adhérents. Mercredi 6 avril à 20 h 30, lecture et rencontre avec Laurent Gaudé : prix Goncourt 2004. une œuvre qui se distingue par un style élégant, un rythme enivrant et un regard intelligent sur les origines. Ses textes sont nourris de mythologie et influencés par les épopées, les sagas familiales et les mythes fondateurs. Tous ses textes pour le théâtre et ses romans sont publiés chez Actes Sud. Signature de l’auteur de 17 heures à 18 heures à la librairie. ! A 88 RENSEIGNEMENTS : 03 81 82 00 L’ACADÉMIE DE MUSIQUE TCHAÏKOVSKY À CHÂTILLON-LE-DUC imanche 3 avril au collège de Châtillon-leDuc seront données des œuvres du XIXème siècle et début du XXème siècle pour piano, notamment de Diabelli, Schumann, Brahms, Rachmaninov, Liadov, Bartok, Liszt… Les interprètes seront les élèves et les professeurs de l’académie de musique Tchaïkovsky. Faire jouer les élèves en public est, pour l’académie Tchaïkovsky, une règle à visée pédagogique. C’est ainsi que les élèves sont amenés à se produire en public au moins trois fois dans l’année. Sous la direction d’Igor Blagodatov, elle accueille des élèves de tous niveaux à partir de 5 ans pour des cours individuels de piano et violon (pour le piano, les professeurs sont Véronique Bonvalot et Igor Blagodatov, pour le violon, Olga Hunzinger-Popova). ! D 64 RENSEIGNEMENTS : 03 81 81 16 DU 5 AU 13 AVRIL 2005 SEMAINE PETITE ENFANCE À BESANÇON es journées petite enfance se déroulent du 5 au 13 avril. Elles sont l’occasion de mieux faire connaître ou de faire découvrir aux familles, les services et les actions proposés par les différents partenaires institutionnels et associatifs de la petite enfance à Besançon. Cette manifestation, ouverte à tout public, aux parents comme aux professionnels, doit rappeler à chacun d’entre nous toute l’importance qu’une société se doit d’accorder aux enfants. La crèche Battant fêtera ses 20 ans. À cette occasion, la crèche ouvre ses portes le samedi 9 avril 2005. Les visiteurs pourront s’informer auprès des professionnelles et découvrir une exposition sur l’évolution du travail en crèche collective, une vidéo sur la vie quotidienne des enfants à la crèche et des informations sur les différents métiers de la petite enfance. Les quartiers se mobilisent pour la petite enfance : Des expositions photos animeront huit quartiers de la ville, on y découvrira les enfants en situation de vie quotidienne :à la crèche, à l’école maternelle, dans un parc de jeux, à la bibliothèque..dans tous les lieux susceptibles d’accueillir de jeunes enfants. Autour de ces expositions se dérouleront dans chaque quartier des L RENSEIGNEMENTS : 03 81 41 21 53 L À SAINT-VIT u mardi 22 mars au samedi 26 inclus, l’association Saint-Vit Informatique invite à venir surfer sur la web aux heures habituelles d’ouverture. Navigation, création de blogs, utilisation de webcam, création de pages web, ouverture d’une boîte mail et toute autre activité légale en rapport avec internet seront possibles. À cette occasion, le club saint-vitois organise ses portes ouvertes, samedi entre 9 heures et 18 heures. L’occasion de découvrir l’association et d’utiliser gratuitement le matériel mis à disposition ainsi que l’accès à internet.! D 78 RENSEIGNEMENTS : 03 81 87 59 SEMAINE PETITE ENFANCE THÉÂTRE DE L’ESPACE : “ÇA IRA QUAND MÊME” epuis ses débuts, le théâtre de la Tentative (Paris) alterne les œuvres de répertoire (les fourberies de Scapin, Lorenzaccio, maître Puntila et son valet Matti) avec des expérimentations plus ouvertes, dans lesquelles la troupe s’efforce de dire quelque chose “en son nom propre”. “Ça ira quand même” appartient à cette seconde famille de spectacles. Le spectacle a été créé à Mâcon en décembre 2002, il marque le terme de la résidence de la compagnie au sein du théâtre de l’Espace.! D DU 5 AU 9 AVRIL - THEATRE DE L’ESPACE TS : 03 81 51 03 12 EMEN EIGN RENS À voir aussi à l’Espace en avril : temps” “Contes persans” le 12 avril, “arrêt quai numéro mai 4 au avril 26 du s” “Alice et avril du 19 au 22 Co-production LE CIRQUE PLUME JOUE LES PROLONGATIONS n octobre dernier, ils ont enchanté 16 000 Bisontins et Francs-Comtois. Ils sont de retour. Fort de leur succès bisontin, les artistes du cirque Plume jouent les prolongations. Les représentations prévues de leur dernier spectacle “Plic Ploc” du 25 mars au 3 avril étant complètes, ils ajoutent trois dates : vendredi 8 avril à 20 h 30, samedi 9 avril 20 h 30 et dimanche 10 avril à 15 heures. Vente des billets au bureau de Besançon Information (mairie, 2, rue Mégevand). E Droit de réponse a Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) tient à apporter les précisions suivantes quant au contenu de l’article paru dans la précédente édition sous l’intitulé “De l’argent pour les anciens” (N.D.L.R. : c’était un courrier des lecteurs) mettant en cause tout à la fois les conditions de travail au sein d’une maison de retraite de Montferrand-le-Château et les autorités administratives concernées par son fonctionnement. S’agissant du coût de la prestation facturé à l’usager, l’établissement se situe nettement en deçà de la moyenne départementale qui avoisine les 46 euros par jour et par résident pour 2004, et à près de 14 euros en dessous des établissements dont le coût facturé est le plus élevé. L’ensemble du personnel de l’établissement bénéficie des dispositions de la convention collective nationale de 1951 qui est la plus attractive du secteur et la rémunération est fonction espaces rencontre avec les différents acteurs du quartier et les familles qui pourront exprimer leurs attentes en matière de services pour la petite enfance. Ces échanges permettront la réalisation d’un “livre blanc”. Chaque quartier terminera sa manifestation par un moment festif avec un spectacle, une projection de film ou toute autre idée de fête. La Ville de Besançon est présente au salon Bien Grandir organisé par la C.A.F. (caisse d’allocations familiales) les 8, 9 et 10 avril. Les crèches de la ville y animeront “le jardin des rêves” réalisé par le service espaces verts et les ateliers municipaux. Les jeunes enfants et leurs parents pourront déambuler et s’émerveiller dans ce jardin où chacun pourra développer ses sens. Un cyber-espace offrira la possibilité à chacun de découvrir des jeux éducatifs. Un final festif aura lieu au Grand Kursaal le 13 avril à 16 heures. Ambiance de fête au Grand Kursaal pour terminer une semaine consacrée tout entière aux petits. Les “bouskidous” animeront le bal des moins de 6 ans accompagnés de leurs parents. Un atelier maquillage pour enfants viendra compléter l’animation qui se terminera par un goûter... ! FÊTE DE L’INTERNET du degré d’ancienneté de chacune des personnes concernées. L’appel à du personnel soignant d’autres pays de l’Europe ne concerne pas exclusivement cet établissement du Doubs. Cette démarche nationale tient à la conjoncture actuelle afin de pallier l’insuffisance de recrutement de personnel soignant français. Il n’existe pas de ratio d’encadrement cible. Ce dernier est fonction tout à la fois de la taille de la structure, du niveau moyen de dépendance de sa population et de la maîtrise de l’impact financier qui en résulte pour l’usager et pour l’assurance maladie. L’établissement a signé une convention pluriannuelle tripartite avec le Conseil général et le préfet qui matérialise, pour 5 ans, les moyens alloués à ce titre. En conclusion, le coût de prestation facturé à l’usager ne l’est pas au bénéfice du personnel mais au bénéfice des résidents de la structure. ! présentent : JEUDI 23 JUIN 2005 - 21HEURES Michel 35€ Fugain Espace Pourny PONTARLIER 29€ Pour C.E. et groupes EL EN CONCERT EXCEPTIONN DISCO Vacances POINTS DE VENTE LE TOUR DU MONDE EN 80 PLATS 37 RENS. GROUPES ET C.E. : TÉL. 03 81 44 29 78 FRASNE : Maison Presse Turberg La Rivière Fleurie LES HÔPITAUX-NEUFS : Maison presse Ferrand PONTARLIER : Virgo Music Starter, Tabac Presse Robbe LEVIER : ATAC MORTEAU : Office du tourisme, C’est à Dire RÉSEAU FNAC, GÉANT, CARREFOUR, LECLERC RÉSERVATION PAR TÉLÉPHONE AU 08 92 69 70 73 LE PORTRAIT 38 BESANÇON De la philo à la bibliothèque Henry Ferreira-Lopes, le livre à la passion Henry Ferreira-Lopes est le nouveau directeur des bibliothèques municipales de Besançon. À 34 ans, l’homme est un passionné du livre ancien et du XVIIIème siècle. ans une caresse, la main cision, pour être sûr que ce soit s’attarde sur une gra- vraiment le bon. Pudique, il vure, pointe un détail parle peu de lui. C’est la preavant de tourner la page. Le mière fois, à Besançon, qu’il livre date du XVIIIème siècle, gère une bibliothèque publique un récit de voyage illustré de et il “y a pris goût.” Prof de gravures. Henry Ferreira- philo pendant deux ans après Lopes est un amoureux des ses études littéraires, “parce livres, des vieux livres surtout. je m’étais engagé dans des “J’aime le contact charnel avec études qui me plaisaient sans les vieux ouvrages. Dès que j’ai me poser de question sur les un moment de libre, j’en pro- débouchés et qu’ensuite j’ai fait fite pour m’échapper au milieu comme tout le monde, je suis du fonds ancien”, avoue-t-il. devenu prof”, il découvre rapiDepuis son arrivée dans la cité dement qu’il n’est pas fait pour bisontine et sa prise de fonc- cela. “Même si je n’ai eu aucution en septembre dernier, le ne mauvaise expérience”, précise-t-il. Changenouveau conservament d’orientation. teur-directeur de la Plus de Il passe des concours bibliothèque municipale n’en a pas 70 000 livres et devient pendant cinq ans, un des encore eu beaucoup antérieurs conservateurs de la le loisir. Trop d’afbibliothèque unifaires à régler, de à 1811. versitaire de médegestion quotidienne. À 34 ans, Henry Ferreira-Lopes cine de Paris, en charge du a en charge le fonctionnement fonds ancien. de tout le réseau des biblio- Ses nouvelles fonctions de gesthèques publiques de Besan- tionnaire l’ont certes un peu éloigné des collections. Mais çon. Sous ses ordres, 90 personnes pas trop. Son bureau se situe et cinq médiathèques, plus un dans la bibliothèque municibibliobus : la médiathèque pale d’études et de conservapublique Pierre Bayle, “le cœur tion de Besançon, qu’il gère du dispositif, là où se concentre également, tout au fond d’une l’essentiel de l’activité” au centre salle aux imposantes étagères de la Boucle, et ses annexes - chargées d’ouvrages reliés. plus petites - dispersées dans C’est ici que sont réunis les les quartiers, à Montrapon, archives et les fonds anciens. Palente, Clairs-Soleils et Pla- Un véritable trésor en grannoise. En tout, 800 000 de partie accessible uniqueouvrages de toutes sortes, mais ment aux chercheurs, “un éléaussi des C.D.-Rom, D.V.D., ment de prestige pour la ville, cassettes vidéo… Un million qui attire des universitaires de d’emprunts sont enregistrés toute l’Europe.” Sur ces rayonnages dorment chaque année. “Le défi, c’est que l’on a un plus de 70 000 livres antérieurs public hétérogène et que l’on à 1811, des milliers de manusdoit répondre à toutes ses crits médiévaux et de dessins attentes. Il faut à la fois avoir de maîtres. Les saisies de la des livres de cuisine et des Révolution puis les legs sucouvrages philosophiques”, cessifs ont enrichi progressiexplique-t-il. L’homme aime vement la collection. Ici se les mots, les choisit avec pré- cachent des livres aux his- D Henry Ferreira-Lopes : “J’aime le contact charnel avec les vieux ouvrages. Dès que j’ai un moment de libre, j’en profite pour m’échapper au milieu du fonds ancien.” toires improbables. Comme ce “Livre de prière de Maximilien”, emballé de papier de soie et enfermé dans sa boîte. Un texte en latin orné sur les marges de dessins à la plume, effectués par des artistes du XVIème siècle et offert par l’empereur Charles Quint au cardinal Granvelle, grand prélat et homme d’État bisontin. À court d’argent, les héritiers de l’abbé ont revendu le livre en morceaux. Une moitié du livre se trouve maintenant à Munich, l’autre repose dans sa boîte bisontine, explique le conservateur d’un ton fier. Henry Ferreira-Lopes aime l’objet “livre” plus encore que la lecture. “C’est un formidable média, mais aussi une œuvre Offrez ou offrez-vous d’art. Ce qu’on a peut-être du mal à concevoir tant qu’on n’a pas travaillé au contact de collections anciennes”, reconnaîtil. Un goût hérité de son enfance à La Rochelle “dans un milieu standard, pas intello” lorsque son père, “amateur de vieux livres” collectionnait les ouvrages. L’objet comme œuvre d’art. les 12 numéros 1 an - 12 numéros 2 numéros gratuits Le journal d’information qui aborde tous les mois les sujets d’actualité de Besançon et de sa région : événements, problèmes de société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier… Abonnement facile et rapide : S.D. BULLETIN D’ABONNEMENT A 18€ au lieu de 21,60€ Passionné par le siècle des Lumières, Henry FerreiraLopes avoue se reconnaître dans certaines des valeurs d’alors. “L’art était partout, dans tous les objets. Il était vu comme un moyen d’améliorer l’existence. C’est encore ce qu’il doit être aujourd’hui.” ! " Je m’abonne à La Presse Bisontine : 1 an (12 numéros) = 18€ au lieu de 21,60€, soit 2 numéros gratuits Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l’adresse suivante : La Presse Bisontine -B.P. 83 143 - 5 bis, Grande Rue 25500 MORTEAU CEDEX Nom Prénom N°/Rue Code Tél. Ville En application de l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l’exercice du droit d’accès et de rectification auprès de La Presse Bisontine. Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter. BESANÇON OUEST Quartier Les Hauts du Chazal U A E NOUVnçon a s e B à Au cœur du Pôle Santé, à proximité des facultés de médecine et de pharmacie, du C.H.U. Minjoz et de la nouvelle Bibliothèque Universitaire... T LE HéORèME Connaissez-vous TOUT des valeurs du futur ? 72 APPARTEMENTS ET 600 M2 DE SURFACES PROFESSIONNELLES DÉDIÉES À L’UNIVERS POSSIBILITÉ LOI DE ROBIEN DE LA SANTÉ l’agence privée SMCI TRADITION 25 RUE PROUDHON BESANÇON TEL. 03 81 25 05 25