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RAFEL RENSEIGNEMENTS AUX FAMILLES DE L'ENSEIGNEMENT LIBRE Enseignement catholique des Yvelines Sommaire EDITO d’Olivier Roucher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 DOSSIER : « Enseignement et numérique, un mariage de raison » Un formidable outil pédagogique Serge Tisseron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 3 Questions Le regard de Françoise Maine : Têtes blondes 2.0. . . 7 Un constat de retard édifiant en France Frédéric Falisse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 L’APEL du numérique Frédéric Majau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 RAFEL RENSEIGNEMENTS AUX FAMILLES DE L'ENSEIGNEMENT LIBRE LE GRAND ENTRETIEN On ne reviendra pas en arrière Fernand Girard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 EXPERIENCES Informatec 78 Expertise et solidarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Privilégier le dialogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Expérience et pédagogie Jérôme Gaillard et Sébastien Verbert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 l’Expérience GuidiGO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Canopé, tel un guide Véronique Raze . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Les pays scandinaves et la Corée du sud pour exemples à suivre . . . . . . . . . . 35 Le rôle de l’enseignant est central Jean Caron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tralalère, un coup d’avance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Une journée riche d’enseignements La journée du 11 mars en images. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Formation & Financement La formation au cœur de l’évolution numérique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 A la pointe de la technologie Le Cèdre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Mimio, un tableau d’avance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Le digital au service de tous L’ordinateur les rassure énormément Martine Constant-Colomb. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 CLIS et ULIS, classes spécialisées au cœur de l’école. . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Education Numérique-Enfant Malade. . . . . . . . . . . . . . . . 44 Le petit lexique numérique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Remerciements / Liens utiles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Enseignement catholique des Yvelines 1 Enseignement catholique des Yvelines Edito d’Olivier Roucher « Enseigner à l’ère numérique! » T el était le thème de notre journée du 11 mars dernier qui réunissait pour la première fois dans l’histoire de notre Enseignement Catholique diocésain 2400 enseignants, chefs d’établissement, représentants de parents d’élèves. Cette journée, nous vous la devions au regard de votre engagement éducatif et de notre rôle d’accompagnement pédagogique. Pourquoi l’audace d’une telle journée ? - Tout d’abord parce que le numérique « envahit » d’une certaine manière notre vie à tel point que nous parlons de « culture numérique ». Cela nous amène à nous poser cette simple question: « quelle influence le numérique opère-t-il sur nous-mêmes, sur les jeunes, tant sur le plan psychologique que dans le domaine de l’apprentissage ? Il est un fait que cette culture interroge notre rapport au temps : immédiateté ou durée ? ; notre rapport à l’espace : que signifie le terme « frontière » aujourd’hui ? ; notre rapport au réel: qu’est ce qui est réel, qu’estce qui est virtuel ? notre rapport à la sphère privée - sphère publique: un message sur la toile et tout le monde en est informé en un instant etc ... -L’outil numérique, s’il fait de plus en plus son apparition dans le monde de l’enseignement, doit être perçu d’abord comme tel, ce qui signifie un discernement préalable à son utilisation : quelles en sont les finalités ? L’entrée du numérique dans la pédagogie doit d’abord se faire par le sens. -Parmi nous, la perception de cet outil est diverse: il y a ceux qui affirment ne pas appartenir à cette génération ; ceux qui se méfient, ceux qui ont totalement intégrés les TICE dans leur enseignement ; ceux qui n’en veulent surtout pas ! Une raison de plus pour aborder sereinement ensemble ce sujet. Par cette journée nous avons été invités à nous immerger dans cette nouvelle culture, à prendre le recul nécessaire pour ne pas opposer la culture numérique à la culture du livre et mieux appréhender les richesses de l’une et de l’autre. Si l’homme les a créées, c’est que d’une certaine manière, elles ont peut-être quelque chose à nous apprendre ; le Pape François ne disait-il pas « Internet est un don de Dieu » ? Oui, c’est à cette Espérance que nous sommes appelés, nous qui sommes engagés dans l’accompagnement de tant d’enfants et de jeunes, pour leur permettre de croître en humanité dans une inlassable recherche de Vérité et d’amour. Oui, plongeons-nous ensemble dans cet univers pour mieux l’appréhender, mieux connaître de ce fait le mode de penser, de vivre, d’apprendre de ceux qui nous sont confiés. Je sais pouvoir compter sur chaque communauté éducative, sur chacun d’entre vous pour que réflexions et actions se poursuivent ! Oui, que cette belle journée se prolonge ! Avec mes remerciements pour votre engagement éducatif. Olivier Roucher Directeur diocésain de l’enseignement catholique des Yvelines Enseignement catholique des Yvelines 3 Enseignement catholique des Yvelines Journée du 11 mars Enseignement et numérique : Un mariage de raison Un formidable outil pédagogique Le psychiatre, Serge Tisseron a pris part à cette journée de conférence du 11 mars, avec pour mission de donner des repères tel un témoin, un passeur. La première est un média extrêmement rapide qui permet de faire tout ce qu’il était impossible de faire avant (Internet, jeux en ligne, téléchargement de films…).La seconde est la possibilité de métisser tous les supports médias (écrit, vidéo, radio…) de manière numérique. C’est dans celle-ci que école va donc se retrouver avec un rôle privilégié et y trouvera un formidable outil pédagogique. Aujourd’hui il s’agit moins d’adapter l’école aux outils numériques que de l’adapter au changement d’état d’esprit des élèves qui est façonné par l’utilisation qu’ils font de ces technologies. Ils n’ont pas pour autant la science infuse, il est donc important de les informer. B 6 ienvenus dans un monde de culture dite de « Wikipedia » où le savoir circule entre les gens d’écrans à écrans. Nous passons d’une culture du livre à une culture des écrans et tout va très vite. Pour Serge Tisseron « c’était inévitable ». Pour cela il prend pour exemple l’évolution de l’homme chasseur préhistorique, celui qui s’en allait en quête de gibier. Pour rentrer il fallait que ces hommes retrouvent leur chemin, qu’ils communiquent entre eux. De là est né le langage, qui donnera la culture de l’écrit. Puis est venu le dessin, qui donnera celle des écrans. Ces deux courants de communication ont évolué au fil des ères, et ce jusqu’à la Renaissance. Cette période est caractérisée par l’invention de l’imprimerie, mais aussi par celle du dessin industriel (ex : Les carnets de dessins de Léonard De Vinci). « Le problème, selon Serge Tisseron, c’est que l’imprimerie a fait passer le dessin au second plan et de ce fait là nous avons vécu dans la culture du livre [dès lors] avec l’idée que c’était LA culture. » « A mon sens, il est important de se replonger dans l’œuvre de Gilbert Simondon, ce philosophe qui s’est penché sur notre relation aux machines il y a déjà une trentaine d’années », conseille Serge Tisseron. L’évolution est permanente et les technologies d’aujourd’hui ne sont que le brouillon de celles de demain. Informer les enfants sur l’évolution des machines c’est les accompagner dans le monde de demain. Depuis il y a eu l’invention de la photographie, celle du cinéma qui est plus évoluée. Aujourd’hui la culture 2.0 a deux portes d’entrée : Celle « du » numérique et celle « par » le numérique. Il est difficile d’établir des règles sur Internet puisque chaque utilisateur ou contributeur définit l’espace de manière libre. Les règles ne valent donc que pour ceux qui les édictent. Il faut simplement y défendre certaines valeurs. Et ces valeurs sont transmises par les parents et par les professeurs. Enseignement catholique des Yvelines Il est important également de les informer sur la question du droit à l’image. On peut le faire par des séances de travaux pratiques, comme organiser des sessions de photographie. Si l’enfant aime et souhaite conserver la photo qu’il a prise, il doit d’abord demander à la personne qu’il a photographiée s’il peut le faire. Il faut de la même manière leur apprendre dès le primaire les trois règles de base d’Internet : -Tout ce qu’on y met risque de tomber dans le domaine public. - Tout ce qu’on y met risque d’y rester éternellement. - Tout ce qu’on y trouve ne doit pas être forcément cru. Enseignement catholique des Yvelines LE REGARD de Françoise Maine Têtes blondes 2.0 Françoise Maine, en responsable nationale du développement de la culture numérique au Secrétariat général de l’enseignement catholique, décode également le comportement de cette génération « digital native » sur ecolenumériquepourtous.fr dont elle est la rédactrice en chef. NOUS NE SOMMES PAS SI DIFFERENTS « L’avancée technologique est plus importante sur les vingt dernières années qu’en un siècle. Nous possédons par exemple quasiment tous aujourd’hui des smart phones et sommes tous ainsi connectés. Mais ça ne se résume pas qu’à ça. Si vous construisez une maison aujourd’hui, ou si vous la rénovez, pour l’électricité vous ne pourrez pas passer à côté des normes de domotique. Ainsi votre maison est dirigée et contrôlée par un ordinateur, cette domotique-là va gérer un certain nombre de tâches domestiques à elle toute seule (gestion de consommation EDF, programmation à distance du chauffage, etc...) Nous devons nous même faire avec. Mieux, nous avons plaisir à nous rendre compte que ça nous facilite grandement la vie. » CONNECTES OUI, MAIS EN QUETE DE SENS. « Nous sommes donc face à une génération qui pose beaucoup de questions et qui cherche finalement le sens. Elle vit en décodant les choses. Aujourd’hui, les jeunes sont capables d’abandonner leurs études parce que le diplôme ne représente pas grand chose pour eux. Ils ont soif de connaissance, mais si le diplôme ne leur convient pas, ils ne vont pas aller jusqu’au bout. Le problème pour les toutes jeunes générations qui n’utiliseraient que des tablettes tactiles, c’est qu’on peut se demander quel type d’interaction elles vont avoir au monde et quelle expérience sensorielle elles auront au monde. » LE 2.0 POUR CULTURE. « Cette génération-là grandit avec tout un tas d’usages qui vont être pointés du doigt, notamment sur la question de la culture. Beaucoup de collègues nous disent qu’il ne s’agit pas d’une culture. Mais si ! D’abord d’un point de vue sociologique et anthropologique, il y a des rites, des objets cultes et il y a un certain nombre d’usages collectifs et de codes qui font que cette culture se nourrit. Lorsque l’on voit les élèves de CM2 qui essayent d’avoir un compte Facebook, un smart phone, un certain nombre de jeux vidéos cela apparaît comme des rites de passage pour devenir grands. L’exemple du cadet qui copie l’ainé. Concernant les réseaux sociaux, puisque ça fait partie de la culture de nos jeunes et plus largement l’usage d’Internet à la maison, on oublie trop souvent qu’en France près de 20 % des foyers (source Emmaüs et Secours Catholique) ne sont pas équipés d’Internet. Si le diocèse des Yvelines est, il faut le reconnaître, riche, beaucoup de foyers et de jeunes issus de classes sociales plus précaires n’ont pas accès à cette culture numérique. Il y a bien là une fracture numérique. Enseignement catholique des Yvelines 7 Un constat de retard édifiant en France Frédéric Falisse, questiologue, responsable du lien entre les équipes de Samsung France et le monde éducatif. élèves en primaire, et un PC pour 5,6 au collège. « Le constat de retard est édifiant, quand on sait que le monde d’aujourd’hui, celui de demain, est numérique », glisse Frédéric Falisse. Il poursuit même en avançant : « Les enseignants, dont la vocation est de préparer les jeunes au monde de demain, ne peuvent exprimer une résistance au numérique. » Il s’agit donc ici de l’apprivoiser. La règle du C.C.C.C.E. I l pourrait être ce que l’on appelle une « interface éducation », mais Frédéric Falisse « déteste le terme interface », qui, selon lui, « mettrait en vis à vis deux mondes qui se regardent avec méfiance. D’un côté le monde numérique, de l’autre l’éducatif. » Question de confort, et de vécu, sans doute. Frédéric vit dans l’idée d’ouverture sur les autres et sur la culture. Il établit des ponts. En somme, il est connecté. Le numérique s’impose à nous et à chaque moment de notre vie. Que ce soit dans notre quotidien ou dans le domaine professionnel. Il suffit de comparer avec l’habitacle d’une voiture datant de 1994 avec celui d’une voiture actuelle. Idem pour un simple bureau où en vingt ans, le numérique est venu prendre de plus en plus de place. Même chose dans les blocs opératoires de médecine. Alors pourquoi l’éducation dérogeraitelle à cette évolution tel un dernier bastion d’irréductibles ? D’un point de vue européen, une étude comparative entre les différents pays de l’Union datant de 2013 nous permet de constater des différences de comportements. Au Danemark par exemple, il y a plus d’un PC par élève en primaire et en Angleterre c’est la même chose dans le secondaire. En France, il y a un PC pour 10 8 Enseignement catholique des Yvelines Que le numérique soit au service de celui qui enseigne. Frédéric Falisse s’est donc penché sur la question et en a fait ressortir cinq points (C.C.C.C.E.) : - Communiquer. Essentiel à l’heure des tablettes -Consulter. Que ce soit les manuels scolaires ou les applications. -Créer. Comment stimuler la créativité ? -Collaborer. Comment échanger et travailler ensemble. -Evaluer. Comment évaluer la progression et les acquis d’un élève ? La communication est essentielle dans une réalité pédagogique fortement dépendante de l’environnement de travail que l’on soit connecté en wifi direct, en wifi dit local c’est à dire exclusivement dans la classe ou sans aucune connexion. De nos jours le professeur a la possibilité de tout contrôler et de gérer toutes les tablettes de la classe depuis la sienne. L’utilisation est simple, ludique et interactive. Il suffit alors d’une simple ligne de wifi direct ; une connexion à Internet servira alors à « sortir » de la salle de cours pour se connecter à des sites et aller chercher des informations. Mais ne serait-ce qu’avec du wifi direct il est possible de travailler à partir d’applications et d’échanger en temps réel avec une classe. Enseignement catholique des Yvelines L’APEL du 2.0 Frédéric Majau, membre de l’APEL des Yvelines, nous révèle les résultats d’une enquête menée auprès de familles du diocèse des Yvelines. Des foyers résolument déjà tournés vers le numérique visiblement. L es parents sont les premiers et ultimes éducateurs de leurs enfants, comme tient à le souligner l’APEL. Cette enquête qui représente les attentes des parents d’élèves a vocation à contribuer aux réflexions de l’enseignement catholique des Yvelines sur le numérique à l’école. L’APEL a interrogé à la source 4 281 familles (sur les 25 000 que compte le diocèse des Yvelines) sur leur équipement, leur vision du numérique, ainsi que sur leurs attentes quant à l’usage du numérique à l’école. En terme d’équipement, sur ces 4 281 foyers : - 80% sont équipés d’ordinateurs. - 50% possèdent une tablette tactile. - 70% comptent au moins un smart phone. Un sondage et huit questions qui ont fait ressortir avant tout un chiffre : 80% des parents sont favorables au déploiement de la culture numérique à l’école… « A condition de faire preuve de discernement », ont-ils ajouté. A ce sujet-là, les parents éprouvent une confiance envers le professeur. Ils demeurent même enthousiastes. Alors qu’une minorité (2%) estime que le numérique est « inutile » ou « fait peur ». Mais parmi les 80% de foyers favorables, 36% trouvent ça « utile » et « efficace comme moyen de transmission », et 44% le jugent « indispensable ». Cependant, pour 29% des interrogés, les tablettes « ne vont pas remplacer l’enseignant » et ne resteront « que complémentaires ». Ce sondage met également en avant que pour la majorité des parents l’école a un rôle essentiel dans l’apprentissage de la citoyenneté et de ses codes sociaux. Cela vient également étayer ce que pensent les 80% de parents favorables : il leur paraît « nécessaire que l’école participe à la sensibilisation des enfants au numérique ». Il en découle alors que les enseignants ont un rôle de guides et de décryptage. La plupart des sondés considèrent Internet comme un « outil » dont l’usage doit être adapté par les enseignants selon leur appétence et selon les élèves qu’ils ont en face d’eux. En terme de pédagogie, pour 25% d’entre eux le numérique peut être utile pour l’apprentissage d’une langue vivante ou la scolarisation d’enfants porteurs de porteurs de handicap. La notion d’utilité dans le cadre d’un « travail collaboratif », « l’interactivité », « l’apprentissage ludique » et le « développement de l’esprit critique » sont également largement évoqués et mis en avant de manière positive par ces 80% de foyers. L’autre axe de cette enquête portait sur les attentes des parents. Elles sont de trois ordres : 1/ En matière d’équipement : quels sont les matériels auxquels pensent les parents lorsqu’ils pensent au numérique ? 2/ En matière de compétences informatiques : quel rapport ont leurs enfants avec l’informatique. 3/ En matière d’usage : les parents s’interrogent sur la maîtrise de l’outil. Enfin, 20% des familles citent les tablettes numériques comme une solution « d’allègement des cartables ». Les parents identifient d’autres usages à maitriser comme la « sécurité et la protection des élèves usagers de l’Internet, point sur lequel l’APEL reste vigilante. Ensuite, d’autres axes sont évoqués : le « large accès à l’information », « savoir rechercher et trier », ainsi Le numérique à l’école : que la question du « lien social » au Regards de parents travers de l’apprentissage intelligent de l’utilisation des réseaux sociaux. 11 Mars 2014 A ce titre, il semble donc que l’univers numérique reste encore à décrypter, y compris pour certains parents. Gilles DEMARQUET, Anne-Laure DEREPAS, Frédéric MAJAU Apel départementale des Yvelines Enseignement catholique des Yvelines 9 Expérience et pédagogie Les enseignants Jérôme Gaillard (diocèse de Bayonne) et Sébastien Verbert (collège lycée Saint Joseph la Malassise de Saint Omer) ont tous les deux mis en place des projets où le numérique fait ses preuves. Ils nous en livrent ici les résultats, les conseils et les dangers aussi. Le contact physique avec les objets est impératif pour un enfant Jérôme Gaillard Etablir des règles Jérôme Gaillard : « La règle « 3-6-9-12 » est la base d’un développement pédagogique raisonné et de qualité. A savoir, « qu’à 3 ans il n’y a pas de bon écran », « qu’avant 6 ans il n’y a pas d’utilisation de consoles de jeux », « à 9 ans, on peut commencer à aller sur Internet en étant accompagné » et « qu’à partir de 12 ans, on peut y aller seul puisqu’on en a cerné l’usage et les dangers ». Mais tant notre monde va vite cela paraît presque utopique de penser qu’un enfant de 3 ans n’a jamais touché un écran de tablette aujourd’hui. Les écrans sont partout et pour beaucoup de parents c’est un moyen d’offrir un contenu ludo-éducatif via des applications. » Informer les parents d’élèves Jérôme Gaillard : « Bien évidemment, une des premières démarches est d’informer les parents avant même de sensibiliser les enfants dès la maternelle. Il faut les sensibiliser aux dangers. » Cerner les besoins de l’enfant Jérôme Gaillard : « Quels sont les besoins d’un enfant de moins de 3 ans s’il n’a pas besoin d’un écran ? Il a besoin de l’amour de ses parents et de nourriture, c’est la base. Mais il a également besoin d’être en relation avec les objets qui l’entourent, de les porter à sa bouche, etc. Et c’est ainsi qu’il va pouvoir cognitivement construire un certain nombre de compétences : l’éveil. C’est ce qui lui permettra d’apprendre plus facilement lorsqu’il ira à l’école. » 10 Enseignement catholique des Yvelines Jérôme Gaillard : « Il faut par ailleurs savoir qu’un enfant de moins de 3 ans qui passe trop de temps devant les écrans, c’est au détriment de son contact avec les objets. Il faut savoir qu’un enfant entre 18 et 24 mois qui aligne des petits cubes jours après jours se construit le nombre « 1 ». Il est dans le concept de nombre. Ceux qui au contraire, passent trop de temps sur des écrans au détriment du contact avec les objets, auront des problèmes d’apprentissage. La notion de contact « physique » des objets situe un être dès son plus jeune âge dans l’espace. C’est donc impératif. » Comment introduire le numérique dans des classes de maternelle ? Jérôme Gaillard : « Deux outils particuliers sont recommandés : L’appareil photo numérique et le lecteur MP3… Ou la tablette numérique puisqu’elle réunit les deux en un. Ces outils vont être au service de la pédagogie du ‘’chefd’œuvre’’, c’est à dire de permettre aux élèves de mettre en avant des compétences qu’ils développent avec un portfolio au fur et à mesure qu’ils vont manipuler et expérimenter les choses en classe. Si écrire son nom, faire des constructions ou des transvasements sont des activités qui permettent de développer des compétences essentielles pour un enfant de maternelle, les outils numériques vont permettre de conserver une trace de ces activités. Par exemple : je réalise des vidéos de mes élèves avec mon téléphone portable, puis je les mets en ligne sur le site de l’école. Elles permettent aux parents de voir de quelle manière nous travaillons dans les classes. Mais ces vidéos permettent également aux élèves de mettre en avant leurs compétences et leur évolution. L’enregistreur MP3 permet de capter des comptines et histoires que l’enfant pourra écouter et réécouter à volonté en suivant avec son livre. On réintroduit alors la notion de narration. » Enseignement catholique des Yvelines Leur apprendre à rechercher de manière efficace Jérôme Gaillard : « Prenons pour exemple un exposé sur le jaguar. Ils doivent effectuer des recherches et tapent ‘’jaguar’’ dans la barre de recherche. Les six premiers sites sont en anglais et parlent de voitures, on est obligés d’arriver au 7e site et on a déjà perdu du temps. Ce site en question est Wikipédia qui nous propose quinze pages écrites par des adultes pour des adultes. Difficile à utiliser, pour intégrer, comprendre et enregistrer correctement. Il va falloir alors les guider vers des outils adaptés et utiles. » Sébastien Verbert Comment se sont-ils équipés ? Sébastien Verbert : « Travailler sur des tablettes c’est évidemment très excitant d’un point de vue aventure pédagogique, mais ça a un coût. Dans le cas de l’établissement de Saint-Joseph La Malassise de Saint-Omer, le financement est pris en charge par l’école. Les tablettes sont ensuite mises à la location (avec option d’achat) des parents d’élèves 13 euros par mois sur 40 mensualités (de la 6e à la 3e) et à la fin l’iPad est propriété de l’élève. Les applications de travail sont achetées par l’école. L’ensemble de la maintenance des tablettes est géré par deux enseignants de l’école. Ce qui représente 1h en moyenne par semaine à deux pour l’ensemble des tablettes. » C omment l’enseignant utilise-t-il les tablettes ? Sébastien Verbert : « Les principales applications utilisées sont disponibles sur iTunes. L’avantage d’être ainsi connectés c’est que le professeur, depuis son canapé le soir, peut déposer dans la boîte mail de ses élèves un document, cibler des classes ou des groupes. Le suivi de chaque élève est amélioré, les statistiques de résultats le prouvent. D’un point de vue utilisation au quotidien, les tablettes nous permettent d’aller beaucoup plus vite qu’avec un ordinateur. L’allumage est instantané. Il faut que la technologie soit au service de la pédagogie et surtout pas l’inverse. Un élève ne comprend pas quelque chose ? Pas de problème, il regarde sur Wikipédia et on l’affiche sur le tableau principal en quelques secondes pour trouver l’explication ensemble. On revient ainsi à quelque chose de plus terre à terre. » Les tablettes, un argument de poids Sébastien Verbert : « Les élèves ont un cartable qui est enfin beaucoup plus léger. Dans les tablettes on a l’ensemble des manuels scolaires, donc le poids des cartables est considérablement allégé. Si les cahiers et les classeurs sont remplacés physiquement, l’écriture elle, non. Il est indispensable de maintenir cette activité d’écrit ne serait-ce que pour la mémorisation. C’est une forme d’intelligence. » Le suivi de chaque élève est “amélioré, les statistiques de résultats le prouvent. ” Profs, ces catalyseurs d’intelligence collective Sébastien Verbert : « La science proposée estelle disponible sans tablette ? Bien sûr. Avant la tablette j’enseignais, mais d’une façon assez différente. La place du professeur au tableau et dans la classe change. Nous sommes de moins en moins au tableau et nous écrivons de moins en moins. Il y a moins de baisse de rythme lors des cours, la place ‘’au fond près du radiateur n’existe plus’’. Aujourd’hui en trois clics, l’élève, sans avoir quitté sa place se retrouve à devoir argumenter un devoir projeté sur tableau. De même, la tablette ne remplace pas du tout l’enseignant qui doit quand même venir en cours développer une certaine énergie. Avec cet outillà nous sommes uniquement limités par notre pertinence pédagogique. Nous devenons des catalyseurs d’intelligence collective. Le but du jeu dans chaque cours est d’aller chercher les différentes formes d’intelligence et d’essayer de les mettre en confrontation pour dégager de nouvelles choses. Le professeur est beaucoup plus disponible pour l‘élève. L’élève quant à lui se retrouve aussi valorisé par son travail qui est mis sur une plateforme sociale comme Youtube. » La manière de préparer des cours change Sébastien Verbert : « Est-ce que le temps de préparation est plus court ? La réponse est : non. Ni plus court ni plus long. En revanche, plus on cherche de nouvelles choses, plus on en découvre. Le puits est sans fond, ça nous donne envie d’aller plus loin. » Enseignement catholique des Yvelines 11 Canopé, tel un guide Véronique Raze, directrice de la Maison de l’éducation des Yvelines, est également à la tête de Canopé. Elle nous en explique l’utilité. COMMENT CONSULTER ? CANOPE est évidemment présent sur Internet. Il est possible de trouver toutes les ressources, mais aussi une multitude de vidéos à disposition via le web tv de l’Académie de Versailles. Cette web tv à vocation pédagogique permet à des enseignants innovants de démontrer ce que ces nouveaux outils numériques peuvent apporter. “ Nous n’avons rien à vendre ” LA VOCATION DE CANOPE. Cette structure indépendante publique se met à la disposition de l’ensemble de la communauté éducative pour leur monter les outils numériques et leurs usages. Les chefs d’établissements, comme les professeurs, ont besoin de conseils et d’une expertise, ils se tournent alors vers elle. « Nous n’avons rien à vendre », précise Véronique Raze. « Que vous achetiez un tableau numérique de la marque X ou de la marque Y, de toute façon ça n’a aucune importance pour nous. Ce qui est important c’est l’usage que vous en ferez et les apprentissages que les élèves pourront ensuite suivre avec. » Il est important que les professeurs puissent “mettre tout à leur sauce ” 12 Enseignement catholique des Yvelines QUELLES SONT LES ATTENTES ? Après 25 ans d’existence d’Internet, on se rend compte que la demande « papier » est toujours là, mais que nous prenons de plus en plus la direction d’un monde numérique de qualité. « Avec Canopé nous sommes en train d’évoluer nous aussi et de numériser l’offre papier qui existait déjà », ajoute Véronique Raze. « Nous nous engageons vers des créations de ressources purement numériques. Nous en avons l’exemple en géographie, avec du contenu spécialement développé pour les tableaux numériques. » Loin de se limiter à fournir du contenu, Canopé met également à disposition des enseignants des applications permettant de créer leurs propres cours, avec leurs propres contenus. « Il est important que les professeurs puissent mettre tout à leur sauce. » C’était valable pour le papier, ce sera d’autant plus simple grâce au numérique. Enseignement catholique des Yvelines Retrouver le désir d’innover pédagogiquement Le philosophe Jean Caron nous éclaire sur le rôle et la place du professeur en charge de transmettre le savoir dans un monde numérique. L a réflexion que je conduis sur le numérique depuis quelques années a commencé avec les évêques de France autour d’une commission parce qu’ils étaient préoccupés par l’éducation et la transmission. Ils voulaient observer cette réalité, cerner quelles étaient les lignes de force et celles de fragilité par rapport à cette évolution vers le numérique. Les professeurs enseignent des matières très diverses, à des tranches d’âge très diverses, ce qui soulève beaucoup de questions selon les cas de figure. Cette journée de conférence du 11 mars que nous avons passée ensemble fut riche. Elle ne sera féconde que si dans les établissements, en équipes éducatives, chacun s’implique en ce qui concerne la formation. Hier, comme aujourd’hui, le défi pour les professeurs est celui de la transmission. Il consiste à rejoindre le jeune. Ce jeune a de la ressource. Il faut donc faire le pari de la jeunesse dans la capacité qu’il a de pouvoir tracer un chemin à partir d’un monde plus complexe que celui qui était le nôtre. Il faut que nous, enseignants, trouvions notre place pour que le passé soit transmis avec du sens. Cette jeunesse est en train d’inventer un monde inédit qu’aucun de nous ne peut aujourd’hui définir. communication ou la révolution scientifique de la fin du XVe et du XVIe siècle. Pour les plus jeunes collègues cette évolution est une occasion de redonner du sens à leur travail, à notre engagement. Ce dynamisme est extraordinaire. Il faut bien tenir compte d’une réalité : aujourd’hui en France, il faut retrouver une croissance économique. Elle se fait par l’employabilité et celle-ci nécessite une adaptation de la jeunesse et des futurs adultes aux évolutions technologiques. De nos jours, 30% de notre économie se fait via Internet et le e-commerce. Il est primordial que nous aidions cette jeunesse à trouver sa place dans notre société, dans une société déjà marquée par le numérique. Du coup quel est le défi des éducateurs : suffit-il pour les professeurs de surfer sur l’effet de mode, de manière superficielle ? Ou bien d’identifier les manques ? De quoi ont besoin les jeunes pour qu’ils soient formés ? Le rôle de l’enseignant est donc central. Il n’y a pas d’apprentissage chez le jeune, s’il n’y a pas d’identification à des personnes. Le présentiel du professeur est essentiel. Notre défi est aussi bien individuel que collectif. Il est intergénérationnel. La question est de savoir si nous avons à faire à une nouvelle génération ou à quelque chose de l’ordre d’une nouvelle culture, comme si une nouvelle humanité était en train d’apparaître. La technologie a un rapport très fort avec la conscience, avec le rapport à soi, aux autres, au monde. Eventuellement sur le rapport à Dieu et au sens. Nous sommes au début d’une révolution aussi forte que celle traversée durant la Renaissance. Tous les enseignants sont réunis pour se mettre face à une réalité (qu’on accepte ou non) : notre monde se transforme avec le numérique. Et cette évolution n’a d‘égale que celle traversée à la fin de la Renaissance avec l’invention du livre, avec les nouveaux types de Enseignement catholique des Yvelines 13 Retrouver le désir d’innover “pédagogiquement ” Le but d’un enseignant est de faire en sorte que l’élève puisse devenir autonome pour qu’il puisse construire son propre cheminement. L’éducation à l’image ou aux médias a toujours été fondamentale dans l’apprentissage de la culture et le devient peut-être encore plus aujourd’hui. Il faut avoir l’humilité de nous poser la question : est-ce que les modèles que nous avons en tête, les modèles de ce qu’est un professeur, sont encore appropriés aux nouvelles générations ? Admettons-le, nous avons toujours tendance à reproduire les enseignements que nous avons reçus de nos propres enseignants. Est-ce qu’il n’y a pas un moment où on doit se dire qu’il faut accepter de changer ? J’ai envie de dire, oui. Quand on change, on invente, il y a des choses qui s’ouvrent. Il faut retrouver le désir d’innover pédagogiquement. Le défi de la formation sera toujours le même, il faut essayer d’instruire la jeunesse, de la mettre debout, de la structurer. - Comment un jeune fait pour se structurer aujourd’hui selon les différents âges de sa vie et la règle « 3-6-9-12 » ? - Comment le rapport au temps se construit ? - Quel est le type de relation aux autres ? comment l’humanité est-elle en train de se construire ? Est-ce que nous ne sommes pas en train de construire de petites tribus ou communautés ? Quel est notre rapport au vrai ? A partir de tout ceci, je vous propose six défis à relever. 1/ Le défi du corps. Il y a un problème dans le rapport à la machine. Est-ce qu’on peut laisser faire tout le travail à des machines sans qu’il y ait des personnes qui incarnent la vérité, le sens et la tâche à faire ? 2/ Le défi des pièges du virtuel. Exemple : les dissections en biologie. L’apprentissage doit se confronter à une pratique réelle et non virtuelle. 3/ Le défi de l’attention longue. Il est vrai qu’il y a des enfants qui ont du mal à se concentrer sur un travail un peu long dans le temps. Il faut pouvoir les garder et les captiver. 4/ Le défi de l’unification. Internet ouvre une multiplicité de portes avec la capacité pour le jeune à regarder de multiples sources d’information. Mais comment tout ça se centralise t-il ? comment cela fait-il sens ? Comment transformer ces multiples savoirs en une sagesse ? En terme de compréhension du monde. Faire en sorte que l’enfant comprenne que tout n’est pas permis. Il faut que l’enfant puisse s’approprier le savoir, et là, on n’a rien inventé de mieux que le dialogue, l’échange. La classe doit être un espace de dialogue pour pouvoir produire. 5/ Le défi de l’isolement. On a cru au début qu’Internet allait isoler les individus, puis on s’est aperçu que ce n’était pas vrai. Le désir reste fondamental. Le risque c’est de vouloir être dans la quête de nos semblables, de ceux qui partagent nos goûts. Du coup il y a un vrai risque à séparer les communautés les unes des autres. La force d’une classe, comme celle d’une société, c’est de réunir des individus différents. 6/ Le défi de la sagesse. Le risque d’Internet est de savoir où est le discernement, où est la fonction critique dans le savoir. Est-ce que l’on est dans le divertissement ? Est-ce que l’on rend possible le savoir ? On doit rechercher le sens. On doit pouvoir passer ces troubles là et trouver du sens et trouver de nouveaux moyens de transmettre. Il faut relever ensemble ce défi de la transmission. La balle est dans notre camp. Est-ce que vous voulez davantage donner un sens à votre métier d’enseignant ? 14 Enseignement catholique des Yvelines Enseignement catholique des Yvelines Une journée riche d’enseignements Nul doute que chaque personne ayant pris part à cette journée d’échanges du 11 mars dernier au centre de conférences des Pyramides à Le Port Marly en Yvelines en gardera un souvenir enrichissant. Organisées avec succès par Olivier Roucher et Stéphane Ponchon, menées avec brio par le maître de cérémonie David Abiker, ces quelques heures passées à écouter, réagir auprès des intervenants devront nous permettre d’avancer ensemble avec confiance pour apprivoiser cette culture numérique et la faire nôtre. Une conférence couronnée d’un franc succès pour l’enseignement catholique des Yvelines. Arrivée des 2500 enseignants aux Pyramides de Le Port Marly (Yvelines). Les professeurs Sébastien Verbert et Jérôme Gaillard convertis au numérique et venus faire partager leurs expériences. Les enseignants prenant place vers 8h45. Démonstration des tableaux numériques par les exposants présents. David Abiker en parfait maître de cérémonie. Enseignement catholique des Yvelines 15 Enseignement catholique des Yvelines Formation & Financement La formation au cœur de l’évolution numérique Les nouvelles pratiques pédagogiques, sur le fond ou sur la forme, passent nécessairement par l’appropriation de ces dernières par les enseignants. Pour cela, la formation continue, mais aussi la collecte des bonnes pratiques sont des clés essentielles pour l’optimisation de la mise en place de ces nouvelles technologies et de ce qu’elles peuvent apporter. Il n’y a pas d’évolution de l’enseignement sans évolution de l’enseignant. Pour que le numérique entre à l’école, il devra passer par les enseignants et par leur faculté d’adapter leur enseignement aux nouveaux outils mis à leur disposition. Pour les accompagner dans cette mue, plusieurs organismes sont mis à profit et, notamment, les centres qui dispensent la formation continue. Parmi eux, l’AFAREC, Association pour la Formation l’Animation et la Recherche dans l’Enseignement Catholique, accompagne les enseignants. Pour Delphine Daux, Responsable de l a formation continue à l’AFAREC Ile de France, « le numérique a bouleversé la manière de dispenser les formations. Les formateurs peuvent créer le lien avec les enseignants, avant même que la formation ne commence. Un mois avant la session, on peut envoyer un questionnaire pour connaître l’équipement des stagiaires, leurs besoins, leurs attentes, afin d’y répondre au plus près ». Le numérique permet également de mettre à profit, au moment des intersessions de formation, les choses apprises. « Lorsque les stagiaires repartent dans leurs classes et expérimentent les choses acquises auprès de leurs élèves, le numérique permet un travail collaboratif, un échange d’expérience, une mutualisation des outils et des expérimentations, entre le formateurs et eux ». 18 Enseignement catholique des Yvelines Enfin, après l’apprentissage, les formateurs peuvent garder un lien avec les stagiaires qui, eux-mêmes, peuvent communiquer et échanger avec les autres enseignants ayant participé à leur session. « On peut continuer l’émulation qu’il y a pu y avoir lors de la formation, par des groupes qui se constituent, des échanges de documents collaboratifs, par un retour, même 6 mois après, d’un enseignant qui dit ‘’voilà ce que j’ai monté, je le transmets au groupe’’. Surtout on voit là la mutualisation des échanges et l’importance pour les stagiaires de « réseauter » avec les autres enseignants et d’agrandir leur cercle. C’est essentiel d’échanger entre pairs », explique Delphine Daux. Pour cela, l’AFAREC met en place un ENT (Environnement Numérique de Travail) pour chaque formation. Enseignement catholique des Yvelines Mais l’AIRIP doit systématiquement aller vers les enseignants qui n’ont pas le réflexe de solliciter l’association. « Les professeurs ont du mal à valoriser leur travail, explique la présidente. Ils pensent que ce qu’ils font est banal et peuvent avoir une certaine pudeur ou un manque d’estime de soi. Donc ils ne viennent pas vers nous ». L’AIRIP tente donc de diffuser auprès des enseignants, demandeurs ou récalcitrants, les initiatives réussies d’introduction du numérique. « Il y a des blocages très forts au numérique, proches de la peur, de la non maitrise ou de la perte de pouvoir de la part des enseignants. Mais une fois qu’ils maitrisent ces outils pour eux-mêmes, ils sont capables de les utiliser dans la pratique de leur profession ». Le Numérique n’est donc qu’un outil. Il suffit de l’appréhender pour le maîtriser. Jérémie Kopaniak utre la formation, les enseignants O ont également des initiatives personnelles Mais, parfois, les enseignants n’attendent pas les formations pour s’approprier le nouvel outil numérique. Ils le font de manière individuelle et spontanée et développent des pratiques nouvelles dans leur salle de classe. L’AIRIP, Association Inter-diocésaine pour la Recherche et l’Innovation Pédagogique, se charge de tenter de faire connaître ces pratiques au plus grand nombre. Créée en 1984, cette association est née de la volonté d’animateurs, de directeurs ou d’adjoints des directions diocésaines qui ont voulu valoriser le travail fait par les enseignants autour de l’informatique. « L’objectif était de permettre une diffusion de ce qui se faisait de manière individuellepar des enseignants, explique Josiane Meneault, présidente de l’association. Chacun garde son travail pensant que ce n’est pas révolutionnaire ». Grâce à ses membres, répartis dans les différents diocèses, AIRIP repère donc les initiatives, les groupes de travail ou de recherche constitués par des enseignants, et diffuse leur travail auprès de leurs pairs via ses publications.« Il faut que cela vienne du terrain, que cela soit ancré dans le coeur du métier », précise Mme Meneault. Enseignement catholique des Yvelines 19 Enseignement catholique des Yvelines A la pointe de la technologie L e Cèdre groupement d’achat fondé en 1998, est bien connu des établissements catholiques des Yvelines. En effet, 98% d’entre eux y adhèrent pour effectuer leurs achats et ainsi bénéficier des meilleurs tarifs négociés par le Cèdre sur de nombreux marchés (alimentation, photocopieur, fournitures de bureau, mobilier, etc …) Depuis 5 ans déjà, le Cèdre a ouvert un marché informatique pour répondre aux enjeux du projet pédagogique numérique des établissements et les accompagner dans leur équipement, à prix négocié bien sûr ! Pour ce faire, le Cèdre s’est rapproché d’associations pertinentes telles Informatec. Informatec 78 est en charge pour les plus gros établissements scolaires des Yvelines de sécuriser des données numériques, de bâtir les grands schémas Pierre Antoine VARIN directeurs informatiques ou l’architecture des systèmes d’information dans les établissements. Puis le Cèdre est allé voir sur le terrain quels étaient les bons artisans de l’informatique qui connaissaient bien leur OGEC. Ainsi, le Cèdre propose aujourd’hui une offre complète et parfaitement adaptée de multimédia pédagogique (vidéoprojecteurs, labos de langues, tableaux blancs interactifs, tablettes et classes mobiles) qui positionne les établissements à la pointe de la technologie. Les classes mobiles justement, comprenant chariots, tablettes et logiciels, peuvent être négociées clé en main - avec des grands fabricants connus ou intégrées (en bundle) et testées pour une qualité pédagogique et un rapport qualité prix optimisés. Sur les offres intégrées, jusqu’à 25% d’économie sont réalisées par rapport au prix public conseillé. Côté service, le fournisseur retenu est en mesure d’accompagner l’établissement pour une prise en main des solutions et une formation adaptée. Nathalie FAURE Autre exemple : Microsoft a signé un partenariat avec l’OIEC (Office International de l’Enseignement Catholique) pour la fourniture et l’utilisation de ses logiciels, en s’appuyant sur un unique distributeur. Ce dernier est déjà référencé par le Cèdre. Mais ce n’est pas tout ! Le Cèdre est un formidable observatoire des pratiques et des besoins en matière de numérique dans les établissements scolaires, ce qui lui permet d’anticiper les évolutions des achats et de commencer à élaborer des offres pertinentes pour le futur. Le chef de marché informatique, Pierre-Antoine Varin, travaille ainsi déjà sur l’environnement numérique de travail ou sur le cloud computing, en attendant que des solutions matures soient proposées par des fournisseurs. Si ces noms ne vous parlent pas encore pleinement, cela deviendra une réalité dans les 3 ans. Alors le Cèdre est résolument aux côtés des adhérents pour les éclairer et les accompagner dans leurs achats et dans la mise en relation avec des fournisseurs pertinents. Nathalie Faure ([email protected] – 06 48 24 34 40), déléguée régionale, est ainsi le contact privilégié de la DDEC 78 et de tous ses établissements. Enseignement catholique des Yvelines 21 Enseignement catholique des Yvelines Le grand entretien On ne reviendra pas en arrière Fernand Girard, délégué général honoraire de l’enseignement catholique, et président de RénaSup, nous livre son regard sur l’évolution du système scolaire à l’aube du numérique. Fernand Girard fonde en 1999 RénaSup, une association qui a vocation de s’occuper de l’enseignement supérieur, et notamment des BAC+2. Cette filière qui englobe les BTS est extrêmement porteuse pour l’emploi. « C’est une catégorie dite plus populaire, pour des jeunes moins intellectuels qui leur permet tout de même de faire un parcours scolaire d’excellence. » Par ailleurs, il officie également au collège des Bernardins sur des groupes de réflexion. Fernand Girard fût même nommé en 2012 par le gouvernement comme membre du Haut Conseil pour l’Éducation. 24 Ça redéfinit le rôle du professeur et de l’élève ? On passe de la posture de l’école qui transmet tout, avec un maître qui sait, ou qui est sensé savoir, qui dispose d’une autorité avec un contrôle sur le bagage qui est distribué, à un bagage qui se constitue progressivement à l’aide de moyens extérieurs à l’école et avec un maître qui devient plus un accompagnateur, une aide, qu’un distributeur de connaissance. C’est un changement substantiel. Le rôle du professeur est-il fragilisé ? Aujourd’hui quel est votre positionnement quant à la question du numérique ? Aujourd’hui on est loin de pouvoir faire un bilan puisqu’on en est à l’ouverture dans le monde scolaire de la question du numérique. Il y a aujourd’hui une réalité qui s’appelle les « digital natives » et qui ont des caractéristiques comportementales spécifiques. Et cette génération va dans une école qui commence seulement à fréquenter le numérique. Il y a donc une certaine contradiction aujourd’hui entre ces deux mondes. C’est à dire ? A l’école on travaille sur la transmission des données du savoir, lente, progressive. On sollicite peu l’activité de l’élève. Et puis avec une évaluation, par échec ou réussite, sur ce qui est transmis, rarement sur une production du jeune. Quand le jeune travaille avec le numérique, il va au contraire, chercher des informations, il est motivé pour effectuer une recherche. Il peut d’ailleurs s’y perdre. Mais il est actif, il a l’impression d’apprendre et il apprend en dehors d’une autorité constituée. L’ancien maître avait toute l’autorité sur le savoir. Ici le jeune se crée sa propre expérience au travers d’une mine de savoirs déjà constituée. Enseignement catholique des Yvelines Il peut y avoir des élèves qui vont chercher des connaissances essentiellement par le biais d’Internet et qui critiquent leurs professeurs aussi. Ça ne se dit pas toujours, mais peut créer de vives tensions. Donc pour l’instant nous sommes plus dans une confrontation, une recherche de complémentarité qui à ce jour n’est pas du tout maîtrisée. Mais que l’enseignant l’accepte ou non, la confrontation est devenue inévitable. L’élève peut prendre l’initiative de son côté (ce qu’on ne peut pas blâmer) de s’informer, de se documenter facilement… Oui, c’est indéniable. Cette confrontation est réelle. Et si problème il y a, c’est plus un problème d’autorité qu’un problème d’ego. Jusqu’ici, l’enseignant incarnait le savoir, et là il l’accompagne. Il n’en n’est plus le dépositaire unique et il faut qu’il s’accommode de l’existence d’autres sources d’information. Ça devient un pédagogue au sens fort du terme, plus qu’un distributeur de données. Enseignement catholique des Yvelines Vous parlez donc d’un problème de suivi ? Est-ce nous ne sommes pas dans l’exemple parfait de la « tête bien faite » et non plus la « tête bien pleine » ? Alors là les jeunes vous répondraient oui tout de suite, parce qu’ils pensent entre autre qu’ils n’ont pas besoin de la mémoire vu qu’elle est stockée dans l’ordinateur. Ils pourraient très bien dire : « Pourquoi voulez-vous que j’apprenne ce qu’a fait Napoléon alors qu’il me suffit d’aller sur des sites pour le savoir ». Et là on touche au point important du stock mémoriel de l’élève. Mais là, attention, je vous rappelle que c’est également exactement la même critique qui était émise lorsque l’écriture a été introduite dans l’éducation. L’écriture libérait la mémoire de tout avoir dans sa tête et on disait que l’écriture allait tout détruire. Or, elle n’a pas tout détruit. Il y a une civilisation de l’écrit qui s’est installée. Mais la culture de l’esprit n’est pas seulement le stock d’informations que l’on a. C’est la façon d’aller les chercher et comment on les utilise. D’avoir un socle pour ensuite les interpréter. De là en découle des points positifs… Oui, bien sûr ! On ne reviendra pas en arrière. On peut toujours essayer de s’accrocher mais c’est fini. C’est quelque chose de très positif. Ça libère le travail de l’enseignant pour qu’il soit plus proche de l’élève. Et Dieu sait s’il y a besoin d’être proche de lui aujourd’hui. Rien n’est proposé. On devrait être sensé dire : « Vous avez un problème là, voilà comment changer ça. » Il faut toujours dépasser le simple constat. Il faut repérer et traiter tout de suite les difficultés dès le primaire. Parce qu’on sait que les difficultés dans le primaire vont s’accroitre et devenir un véritable handicap scolaire pour la suite. Si l’enseignant est libéré pour être plus proche de ce traitement-là, et collaboratif avec l’élève, donc plus près de ses besoins, alors là c’est gagné. Aujourd’hui que manque-t-il pour que ce soit mis en place ? Je crois que la réflexion sur le numérique a besoin d’être mûrie. On change le métier de transmettre, donc il y a un besoin de formation. Il est clair que les outils pédagogiques ne sont pas encore fabriqués. Il y a des choses qui commencent à arriver, mais on doit bien avouer que les éditeurs n’ont pas poussé beaucoup dans la production d’outils et de programmes numériques. Un tel retard est étonnant… Il doit y avoir d’autres enjeux. Il y a un certain retard. Il faut donc finir de penser la chose, la conceptualiser, former des gens et faire bien comprendre aux producteurs de données que la numérisation et la production d’outils s’imposent aujourd’hui. Est-ce que les programmes de l’éducation nationale restent toujours contractuels et adaptés à notre temps ? Les programmes sont et seront sans doute à revoir, oui. C’est en cours. C’est encore trop encyclopédique. C’est un vrai plus selon les différents niveaux des élèves… L’hétérogénéité est énorme dans les classes et donc effectivement vous avez un diagnostic à faire presque en permanence sur le niveau de connaissances ou le taux d’acceptabilité de connaissances par un jeune. Vous avez un traitement assez personnalisé qu’il faut faire en permanence. Dans l’école française on fait des diagnostics, mais pratiquement jamais d’ordonnances, et donc jamais de traitements… d’où l’échec. On vous met, « bon élève », « mauvais élève », « peut mieux faire », point. Enseignement catholique des Yvelines 25 Ça passe forcément par une responsabilisation et une réactivité du ministère de l’éducation nationale… Forcément. L’État est l’acteur principal, puisque c’est lui qui finance. Tous les enseignants sont payés par l’État, même dans le privé sous contrat. A l’État de gérer ce changement et de faire face aux critiques. Surtout que ça ne peut pas se faire en trois ou quatre ans. Il faudrait se donner un calendrier, un plan sur dix ans pour la refonte du statut d’enseignant. Ça dépasse donc les quinquennats politiques. Et là ça se complique… Oui, parce qu’à chaque fois qu’un ministre arrive, il fait le contraire de ce qu’a fait son prédécesseur. L’éducation ça demande du temps. Le court terme n‘existe pas dans l’enseignement ? A votre avis, le passage à une scolarité numérique pourrait être effective dans combien de temps ? La mutation se compte en quelques années. Il y a donc un fossé entre cette génération de « digital » natives pour laquelle tout va vite et tout s’obtient vite et cette mise en place sur plusieurs années… Oui. Si vous voulez, l’école a trois grandes fonctions : éducative, celle de l’accès au savoir ; celle du développement des capacités personnelles ; puis celle de l’intégration dans la vie sociale. Aujourd’hui ces trois fonctions sont en cours de changement. L’école est mal à l’aise, elle doit innover partout. Elle ne sait pas trop par quel bout aborder le sujet, on le voit bien. On a fait une loi de refondation de l’école et puis on a cru que c’était les rythmes des classes primaires qui posaient problème. Aujourd’hui plus personne n’y croit. Alors là on travaille sur les programmes c’est déjà plus important. Faudrait-il un « Grenelle » de l’enseignement ? Est-ce qu’un Grenelle suffira ? A ce point-là ? Oui, à ce point-là, oui. L’éducation est une énorme machine, avec un passé important, glorieux parfois, dans une période de rénovation importante et donc il faut outiller les professeurs, c’est essentiel. Il faut redéfinir le métier d’enseignant. 26 Enseignement catholique des Yvelines Il y en a un peu, parce qu’il en faut pour s’occuper des enfants, ils ont des besoins immédiats. Certains ont des déficits qu’il faut combler rapidement, lorsqu’ils ont des soucis, qu’ils ne vont pas bien, qu’ils sont en difficulté. Là, c’est du court, très court terme. Mais l’ensemble c’est du long terme. Et donc là ce serait une vision globale du changement avec un plan qui serait vraiment bien établi, des changements programmés qui ne heurtent personne. Peutêtre qu’aujourd’hui il n’y a que des enseignants qui ne peuvent faire que des cours magistraux. Il y en aura toujours besoin d’un peu, mais pas que de ça. Il ne faut peut-être pas s’en séparer forcément. Mais il y en a d’autres qui sont prêts à travailler autrement. L’enseignant n’est pas au service des machines, mais au service du jeune. L’outil ne remplace pas le maître, mais le maître a une toute autre fonction compte tenu qu’il a d’autres outils. Enseignement catholique des Yvelines C’est l’histoire de l’inné et de l’acquis en quelque sorte ? Si on part dans l’hypothèse que ça puisse être effectif d’ici une dizaine d’années et que nous avons des professeurs âgés de 55, 56 ans qui ont fait toute leur carrière d’une manière traditionnelle et qui sont proches de la retraite... Quel est l’intérêt pour eux de se pencher sur la question ? Le problème, c’est que lorsque l’enseignant dit « moi je m’abstiens de » c’est l’élève qui trinque. L’enseignant a une vraie responsabilité. Donc, dire « moi je ne bouge pas parce que j’attends la retraite », c’est un acte assez grave. En arriver là pose d’abord la question du plaisir d’enseigner. Et puis, il faut que dans les classes il y ait des réactions. Si les cours font place à l’ennui c’est terrible. Mais heureusement qu’il y a beaucoup d’enseignants qui sont sensibles au ressenti de la classe. Tout se passe dans ce contact singulier entre l’enseignant et l’élève. Tout le reste ce sont des dispositifs mis en place autour de cette relation. Alors un professeur qui ne sait pas mettre ses élèves en état de motivation, c’est difficile à concevoir qu’il ait sa place dans l’enseignement. Cet outil numérique est aussi une manière de les intéresser à nouveau et de capter à nouveau l’un de ceux qui peuvent s’égarer d’un point de vue scolaire. Il y aurait moins d’élèves sur le bord de la route… D’un point de vue pédagogique c’est formidable. Tout le monde sera gagnant : l’élève, comme l’éducation nationale qui obtiendra de meilleurs chiffres aux examens. De toute façon la question ne se pose plus, l’homo sapiens est devenu l’homo numéricus. Donc on peut toujours le nier, se mettre la tête dans le sable, mais on est entrés, dans une nouvelle ère. C’est une donnée de base chacun, qu’il soit enseignant, cadre, ingénieur ou ce qu’il veut, a une responsabilité de formation et de reformation tout au long de la vie. J’ai donc beaucoup de mal à comprendre ceux qui disent « moi je ne suis pas de ce mondelà ». Et non ! Parce que lorsqu’ils sont en lien avec leur banque, avec leur assureur, on passe par le numérique. Quand on veut sécuriser son domicile, on passe par la domotique. Il faut vivre avec sans se laisser envahir. Et il ne faut pas se ranger derrière l’argument de la fainéantise, non. Tout est disponible, mais rien n’est fait. Oui, on vous met de l’inné, mais c’est à vous de l’acquérir pour vous en faire une culture personnelle. Et ça se fait en fonction de vos choix, de vos capacités, de votre travail, de votre situation. Il existe du stock, mais c’est à vous de l’utiliser. C’est une intelligence de savoir utiliser le stock. Donc il n’y a pas de raison de diaboliser l’arrivée du numérique dans l’enseignement ? Non. Et je n’entends pas de profs dire qu’ils sont contre le numérique. Certains sont simplement inquiets. C’est la peur pour certains de se planter, « ça ne va pas marcher ». De toute façon on ne reviendra pas en arrière. Aujourd’hui sommes nous en mesure de savoir qui va financer tout ça ? Et comment ? Jusqu’à présent nous avons fait beaucoup d’investissements matériels qui ont été plus ou moins des échecs. Le premier plan « informatique pour tous » pour lequel personne n’avait été formé et pour lequel il n’y avait pas de contenu, ça a été un échec retentissant. Les TO7 de Thomson ne sont pour ainsi dire à l’époque jamais sortis des cartons. C’était sous monsieur Fabius (Plan présenté à la presse en 1985 par Laurent Fabius alors Premier ministre). Ce fut un échec total. Après on a équipé les classes via les E.N.T (Espaces Numériques de Travail) ou en distribuant des tablettes tactiles à des classes. Enseignement catholique des Yvelines 27 Enseignement catholique des Yvelines Expériences Informatec 78 : Expertise et solidarité I l y a huit ans, la direction diocésaine des Yvelines, déjà en avance sur son temps, a décidé de mettre en place un regroupement de tous les responsables informatique du département (Informatec 78), basé sur le modèle de regroupement des intendants. Le but étant d’avoir dans chaque établissement du département un spécialiste garant de la question du numérique. La diversité des profils (de l’informaticien pure souche au professeur initié au numérique qui veut faire profiter de son savoir) et la diversité des équipements des établissements augmentent le nombre de problématiques alors que tout le monde va dans le même sens et file vers le même objectif. C’est donc pour cette raison qu’il fallait mettre en place un pôle pédagogique et de réflexion via le site www.informatec78.fr pour apporter des réponses et des solutions. Pour toute question l’enseignant ou chef d’établissement doit se connecter sur ce réseau fermé (Intranet) puis en demander l’accès. Il bénéficiera ensuite de l’accès et trouvera toujours quelqu’un pour l’aider. Dès lors il est par exemple plus simple d’aborder les questions de la cybersécurité ou celle de la mise en place des tablettes tactiles. Mais également de points plus techniques tels la bande passante ou celui des fournisseurs d’accès existants (établir des comparatifs : qualité, tarifs…). Ainsi, il semblait indispensable que chacun puisse en fonction des soucis rencontrés et de ses compétences venir apporter ses solutions aux autres. C’est dans ce but qu’ils se réunissent quatre fois par an pour faire le point sur les différentes problématiques sur le terrain au quotidien, mais aussi sur les avancées technologiques. C’est l’occasion également de faire venir des fournisseurs pour s’inspirer des dernières avancées au niveau matériel. 30 Enseignement catholique des Yvelines C’est devenu le quotidien de Jean-Baptiste Gledel, responsable informatique du lycée NotreDame du Grandchamps (78) : « Il est impératif de cerner les besoins. Par exemple, pourquoi un professeur d’EPS va avoir besoin d’une tablette ? Parce qu’il va pouvoir utiliser une caméra embarquée, filmer et montrer à ses élèves leurs performances pour les corriger et les faire progresser. » Il s’agit d’un réel échange entre professeurs. Nous sommes ici dans la concrétisation de d’échanges d’expertise : pédagogie contre conseils techniques et technologiques. Chacun sa spécialité. « Nous sommes un groupe d’entre aide, poursuit Jean-Baptiste Gledel. Nous avons un site web, une mailing list. Lorsque quelqu’un a un souci, il pose sa question et il y aura toujours quelqu’un pour lui répondre et lui apporter la solution. Par exemple : ‘’J’ai un serveur qui vient de planter. Que dois-je faire ?’’ Nous sommes dans une démarche de rassemblement, de partage de connaissances et de conseils. Nous essayons d’établir une cartographie des responsables informatiques des Yvelines. Nous essayons de contacter un maximum d’établissements pour savoir comment ils fonctionnent et quelles sont leurs problématiques. Nous invitons le plus de monde possible à nous rejoindre. Parce qu’il est important de partager et d’avoir des projets concrets ensemble par la suite. » Peut-être qu’un jour, qui sait, ce groupe d’entre aide deviendra un groupe de conseil plus étendu en Ile-de-France. En tout cas, il fait déjà office d’exemple à suivre. Enseignement catholique des Yvelines Privilégier le dialogue Jean-Baptiste Gledel, responsable informatique de l’établissement Notre-dame de Grandchamps (78) et pilier de la l’association Informatec 78 veille à la sensibilisation des enseignants. Suivez le guide ! Quels sont les cas de figure les plus souvent rencontrés par les professeurs ? Les questions récurrentes ? Ça dépend de chaque lycée. Il y a vraiment de très importantes problématiques qui reviennent, à savoir : Comment utiliser des tablettes dans un cadre pédagogique ? C’est à dire qu’il y a un essor des tablettes et les professeurs ou les établissements se sont fournis en tablettes, mais ne savent pas toujours comment les utiliser avec le réseau de l’établissement. Il y a donc le problème de la bande passante. Exemple : ‘’Comment aller plus vite sur Internet parce que j’ai prévu une séance pédagogique avec mes élèves, mais quand je me connecte, ça ne marche pas comme chez moi.’’ Il faut donc bien comprendre que si chez vous vous avez 5 ou 6 appareils connectés maximum par wifi, là dans un établissement c’est une centaine, et parfois plus. Comment y remédier ? En utilisant ce que nous offre la technologie actuelle en passant sur des débits Internet professionnels. C’est à dire un minimum de débit garanti. Il y a l’arrivée de la fibre qui permet de fournir une bande passante correcte et des lignes dites professionnelles qui vont nous permettre d’atteindre le très haut débit garanti. Mais ce n’est pas le même prix et donc tous les lycées ne peuvent pas se le permettre. A Grandchamps on est sur du professionnel, mais ça a un coût, 2 000 euros d’abonnement par mois, là où un autre établissement paiera 40 euros. Les avantages ? La vitesse de connexion et la qualité de service en cas de panne. Un client classique sera reconnecté en cinq jours voire un mois, là où nous le serons en deux heures. uelle est la clé pour une bonne forQ mation des professeurs selon vous ? L’accompagnement. C’est un travail entre les enseignants et les équipes techniques pour essayer de trouver le meilleur outil possible. Il faut privilégier le dialogue. S i un professeur se sent perdu et se pose des questions, que doit-il faire ? Nous contacter (via informatec78.fr), puisque c’est le but de notre regroupement : aider et conseiller. Enseignement catholique des Yvelines 31 Création d’un parcours éducatif historique géolocalisé, avec jeux, pour tablettes et Smartphones par des élèves de CE2-CM1 de l’école Saint-Michel à Rennes : l’Expérience GuidiGO D ans le monde de l’éducation comme dans le milieu du patrimoine, les outils numériques ouvrent des possibilités quasi infinies. Dans les deux cas, ce sont les expérimentations et les retours sur ces essais qui nous permettront d’y voir clair et de faire le tri entre les usages. Dans le cadre de ma formation universitaire en médiation du patrimoine, j’ai choisi de travailler sur les façons de rendre les musées et sites de patrimoine participatifs. Mais plutôt que d’utiliser les réseaux sociaux, usage à la mode mais à mon avis un peu court, ne pourrions-nous pas impliquer les visiteurs dans la construction des offres de médiation pour que leur savoir profite aux autres visiteurs ? La même question ressort de la lecture des pédagogues spécialistes du numérique à l’école (dont Marcel Lebrun et François Lamoureux pour ne citer qu’eux). Comment tirer profit de l’intérêt des élèves pour les nouvelles technologies afin de stimuler leur curiosité, leur créativité et leur appropriation de nouveaux savoirs ? L’outil de la société GuidiGO dans laquelle je suis en stage permet de créer des applications d’accompagnement à la visite pour Smartphones et tablettes. Le tout peut être agrémenté de jeux qui laissent une large place à la créativité pour imaginer des histoires complexes. J’ai tout de suite eu l’intuition que des enfants, dès le 3e cycle, réussiraient à se servir de la plateforme pour mettre leur visite en ligne. Il restait donc à trou- 32 Enseignement catholique des Yvelines ver une classe de « cobayes » pour expérimenter cette nouvelle façon de travailler et de s’approprier le patrimoine local. C’est la classe de CE2-CM1 de Rosemary Cancouët, à l’école Saint Michel (Rennes) qui s’est prêtée au jeu. Avec la complicité de l’association Men Ha Houarn, spécialisée dans la médiation de l’archéologie pour les jeunes publics, et de sa présidente Elsa Roverch, nous avons commencé par faire visiter le centre ancien de Rennes aux élèves en discutant avec eux de certains sujets un peu pointus pour leur âge comme l’archéologie du bâti, l’évolution de la ville à travers les siècles, les chantiers modernes qui permettent d’en savoir plus sur le passé grâce aux fouilles préventives etc. Nous leur avons ensuite demandé d’inventer une histoire à partir de ces contenus en prenant en compte des objectifs de transmission de savoir. Ils ont alors créé leur histoire, chaque groupe s’occupant d’une étape du jeu. Toute cette partie de préparation a été réalisée en classe avec des outils traditionnels : papier, stylos, feutres et tableau noir mais la motivation de partager ce travail sous forme de jeu sur tablette a servi à impliquer tout le groupe. Chaque équipe a créé un personnage, écrit le dialogue entre ce personnage et le personnage principal, dessiné la scène et joué le dialogue devant des micros. Ils ont également imaginé différents défis auxquels les joueurs doivent répondre pour avancer dans le parcours. La plupart a pris Enseignement catholique des Yvelines en compte le mobilier urbain pour qu’il y ait une réelle interaction entre le joueur et son environnement. Les enseignantes ont remarqué un effacement des timidités et des différences d’implication habituellement observées dans la classe. Tous les élèves ont participé et certains ont même encouragé leurs camarades à prendre des initiatives. Au final, chaque groupe est fier de son étape et, même si les élèves peuvent mettre un nom sur chaque réalisation (dessin, voix, question), cela reste une création collective où tout le monde est content de ce que l’autre a apporté. La visite peut être téléchargée gratuitement au sein de l’application GuidiGO, disponible sur l’Apple AppStore et Google Play. Après avoir installé l’application, il vous suffit de créer un compte gratuit puis de chercher les visites disponibles à Rennes. Une fois la visite téléchargée sur votre Smartphone ou votre tablette, vous n’aurez plus besoin de connexion Internet pour en profiter. La partie de mise en ligne des contenus sur les ordinateurs a donc été une étape finale qui leur a permis de voir se concrétiser un projet bien plus vaste qui les a fait travailler des compétences très variées, du contenu historique à l’écriture d’invention en passant par les arts visuels et la prise de parole. Du côté des encadrants, cette expérimentation est déjà très positive. Le parcours est encore en phase de test à l’heure où j’écris ces lignes (sortie prévue le 16 mai) mais nous ne manquerons pas de communiquer les résultats. Dans un prochain numéro peut-être ? Contact Antoine GOURITIN Etudiant Master 2 Médiateur du Patrimoine en Europe, Université Rennes 2 Tel : 06 33 63 23 06 Email : [email protected] «A la recherche de Jeanne dans le Rennes médiéval» Parcours éducatif réalisé sur tablettes numériques et Smartphones par les élèves de CE2-CM1 de l’école Saint Michel à Rennes Enseignement catholique des Yvelines 33 , un tableau d’avance Mimio équipe l’école Saint-Michel. Les premiers avis sont pour le moins convaincants. Mimio c’est tout, C omme tout établissement français, l’école Saint-Michel appartenant à sauf un TBI ! l’enseignement Catholique de Haute Normandie, ne dérogeait pas à la règle jusqu’il y a peu. Elle était « équipée » de deux salles d’informatique, de quelques ordinateurs en fTBI un !TBI ! fonds de classes. L’utilisation de ce matériel n’était tuations et tous les budgets ons et tous les budgets ! pas !vraiment porteur de sens pour ses n! TBI ! 600 élèves répartis en 21 classes et leurs 22 tions etles tous les budgets ! et budgets ! professeurs. Un questionnement pédagogique, aux blancs équipés de vidéoprojecteurs ncs tous équipés de vidéoprojecteurs des travaux indispensables sur le réseau blancs de vidéoprojecteurs électrique de l’établissement et la découverte de quipéséquipés de vidéoprojecteurs Mimio s’adapte à Mimio ont entrainé une modification complète de toutes les situations l’environnement numérique de l’école. et tous lui seul ! ! tsuffit à lui àseul ! les budgets ffit à lui !seul ! ui seul blanc et le rendre Interacif t le rendre Interacif ? ector cndre et leInteracif rendre Interacif ? + + + + ? r ? Près d’une année de documentation sur les offres techniques et sur les tarifs aura été nécessaire pour que l’école Saint-Michel réalise cette opération et s’équipe en Mimioboard. Aujourd’hui, elle est pleinement entrée dans l’ère du numérique et de l’interactivité. L’’O.G.E.C. comprit alors très vite, au-delà de rs eurs ateu ilisat Utilis ti-Ut ultiMul s, M ue,, hes, tique uche nétiq Touc agné ti-To Mag ultiMul e ile,, M cre ctile M encr n Tact e d’en tion Ta ojectio ure d’ Captur Projec et Capt c, et Pr sec, à se le à able Ultra Courte Focale Ultra Courte Focale açab Effaç l’impact financier (certes, non négligeable) les Eff avec support mural) (livré avec (livré support mural) enjeux et l’intérêt de cet équipement d’un point TeamBoard n’est pas pas seulement seulement différent, différent, Courte Focale n’est Ultra CourteUltra Focale de pédagogique, ce qui constitue un apport il est estvue intuitif il intuitif !! (livré avec support mural) eurs (livré avec support mural) Utilisat Multi, nnTout Un combinant Un en combinant t le contexte ntexte ? ? tcombinant en Un combinant Vous conservez les TeamBoard fonctions nservez toutes lestoutes fonctions de la barre d’outils MimioStudio barre d’outils MimioStudio contexte ? il est intuitif ! ? s, nétique Touche Multiile, Mag d’encre n Tact e tio Projec ptur c, et Ca le à se Effaçab n’est pas seulement différent, ateurs ti-Utilis , s, Mul nétique Touche Multiile, Mag d’encre n Tact e conservez toutes les fonctions toutes Prles fonctions érent, la barre d’outils MimioStudio outils MimioStudio ojectio ptur c, et Ca le à se + + + + Effaçab ané, eà indéniable en matière d’outils de travail à l’équipe enseignante. Et c’est bien ce nouveau souffle qui fait, qu’aujourd’hui, l’installation des Miniboards Mimio est un constat de réel succès. TeamBoard Ultra Courte Focale Ultra Courte Focale n’est pas seulement différent, support mural) il est(livré intuitifavec ! mural) (livré avec support En effet, chaque produit Mimio est conçu pour mettre les élèves au centre de leur Ultra Courte Focale Ultra Courte Focale d’un tableau blanc nes tableau blanc environnement d’enseignement afin qu’ils soient (livré avec support mural) (livré avec support mural) ! ecif Interacif ? ? plus participatifs et pour renforcer le travail TeamBoard un tableau eau blanc blanc collaboratif, ce qui constitue une nouvelle source il est intuitif ! TeamBoard racif ? de motivation et une belle dynamique de travail il est intuitif ! dans les meilleurs conditions. L’enseignant quant VidéoProjecteur VidéoProjecteur à lui, se retrouve en position centrale, il contrôle Extrême Courte Focale Extrême Courte Focale Vivitek eXST 0.19 D795WT mieux sa classe, de manière plus simple et plus Vivitek eXST 0.19 D795WT Livré avec Support mural Livré avec Support mural VidéoProjecteurVidéoProjecteur gratifiante. Extrême Courte Focale Extrême Courte Focale ateurs ilis ulti-Ut , nétique , Mag e Tactile d’encr es, M sec, et e Captur ateurs ti-Utilis , s, Mul nétique Touche Multiile, Mag d’encre n Tact e fférent, tio Projec ptur c, et Ca le à se Effaçab n’est pas seulement différent, urs tilisate , Multi-U tique, ouches , Magné Multi-T e Tactile d’encr tion Projec + + + + + + ture , et Cap le à sec Effaçab n’est pas seulement différent, TeamBoard n’est pas seulement différent, MimioStudio TM MimioStudio MimioStudio il est intuitif ! TM TM aque de laVivitek gamme MimioClassroom. tériel matériel deVivitek la gamme MimioClassroom. eXST 0.19 D795WT eXST 0.19 D795WT Livrémural avec Support mural Livré avec Support de l’enseignant utilisateur. La formation eignant utilisateur. des professeurs à l’utilisation des matériels choisis, l’unité pédagogique obtenue et la qualité de l’accompagnement technique du partenaire Mimio, sont autant de facteurs de réussite pour cet établissement au bout de six mois d’utilisation. En attestent les commentaires e technologie, tout style deMimioClassroom. pédagogie. gie, tout style pédagogie. matériel de et lade gamme e laetgamme MimioClassroom. ent, tiliser. enseignant utilisateur. t utilisateur. els de MimioClassroom. la gamme MimioClassroom. amme nologie, et tout style de pédagogie. ut style de pédagogie. qui permet élèves de ilaborer, permet aux élèves aux de travailler detravailler manièrede manière velles à stylet™MimioPad sans fil et lesmobiles appareils ettes à tablettes stylet MimioPad sans fil et™les appareils * mobiles * aMimioMobile gamme MimioClassroom. mioClassroom. n ™. bile ™. r, qui permet aux élèves de travailler de manière auxl'évaluation élèves de travailler deetformative manière Android * pour l'évaluation et la collaboration our formative la collaboration des élèves des avecélèves avec ablettes à stylet MimioPad ™ sans fil et les appareils mobiles * ylet ™ sans fil et les appareils mobiles * se. MimioPad Mobile ™. iPod touchet (4e générationetettablettes au-dessus) et tablettes Android 3.0ou (Honeycomb) ou plus. dultérieure), touch (4e génération au-dessus) Android 3.0 (Honeycomb) plus. duation * pourformative l'évaluation formative et la collaboration des élèves avec et la collaboration des élèves avec 34 Enseignement catholique des Yvelines ), iPod touch (4e génération et au-dessus) et 3.0 tablettes Android ou 3.0plus. (Honeycomb) ou plus. énération et au-dessus) et tablettes Android (Honeycomb) des enseignants de l’école Saint-Michel : « On ne saurait plus faire classe sans cet outil ; on faisait comment avant ? », « Un pur bonheur, je me régale et les élèves aussi ! », « Je n’arrive pas à regretter le temps passé à construire de nouveaux outils ! ». On constate ainsi un enthousiasme certain. Par ailleurs, sa chef d’établissement Marie-Agnès Tanvez glisse : « Un outil restera toujours un outil. C’est ce que l’on décide d’en faire qui le sublime. Ou pas ! » Mimio est ainsi fier de participer au projet éducatif de l’école Saint-Michel. Fier également de permettre à chaque enfant de s’investir et de s’épanouir au quotidien. Les progrès qu’ils accomplissent dans les diverses matières et les différents domaines (cognitifs ou autres) au fil de l’année portent en elles-mêmes les traces stimulantes d’un rêve devenu réalité pour nous chez Mimio. Dans un souci de respect des exigences budgétaires et d’exploitation de chaque établissement, les produits Mimio s’intègrent dans les classes soit leur configuration. La technologie Mimio permet d’acquérir uniquement les produits dont vous avez besoin, tout en s’adaptant au matériel que vous possédez déjà. Chaque école pouvant au fur et à mesure compléter les équipements dans le temps. Enseignement catholique des Yvelines Les pays scandinaves et la Corée du sud pour exemples à suivre S i nous sentons les premiers frémissements d’une révolution numérique dans l’enseignement français, il est important de s’ouvrir au monde et d’aller voir ce qui se passe chez nos voisins dans ce domaine. Côté européen, cela fait bien longtemps que nous ne tarissons plus d’éloges pour les modèles scandinaves. Ici encore ils font office d’exemple. En matière d’intégration pédagogique de Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE), le Danemark est le pays qui semble le plus avancé. L’usage du numérique est devenu obligatoire. Côté norvégien, l’utilisation d’outils numériques (ordinateurs ou tablettes) est quotidienne dès les classes de primaire, notamment lors de l’apprentissage de la lecture ou de langues étrangères. Le côté ludique ayant visiblement fait ses preuves, cette méthode semble porter rapidement ses fruits sur le développement et les résultats des élèves. En Finlande il semblerait qu’aucune directive d’obligation d’utilisation du numérique n’ait été imposée. Un usage plus « libre » est donc fait des tablettes, ce qui n’empêche pas 90% des enseignants finlandais de déclarer utiliser ces outils quotidiennement. Aux Pays-Bas, des plateformes d’apprentissage et Internet seraient utilisés par 90% des enseignants du primaire, et ce, au moins 8h par semaine. Il est plus ou moins équivalent dans le secondaire où les tablettes et les ordinateurs sont utilisés de manière fréquente. Près de 50% des enseignants néerlandais se disent « aptes à enseigner avec les outils numériques ». Outre-Manche, les établissements ont recours à des programmes tels le Programme London Grid for Learning qui intègre le numérique pédagogique. La plupart des enseignants du Royaume-Uni l’utilisent. Twitter fait aussi l’objet de cours d’écriture et de décryptage de l’information. Enfin, dans des contrées plus lointaines, en Corée du sud, l’éducation nationale a rendu obligatoire l’utilisation du numérique avant 2015. Du coup depuis 3 ans l’ensemble des programmes scolaires ont été adaptés et les enseignants sensibilisés et formés. Aujourd’hui tous les élèves ont troqué cartables contre tablettes tactiles. Comme quoi, quand il s’agit d’être efficaces rapidement, c’est rendu possible par les Coréens. Enseignement catholique des Yvelines 35 Enseignement catholique des Yvelines Tralalère, un coup d’avance B ien évidemment le numérique est en premier lieu LA culture de la génération « Y ». Elle la maîtrise et la façonne depuis une vingtaine d’année. Le moteur étant de vivre avec son temps, parfois et d’avoir un coup d’avance, souvent. C’est le cas de l’éditeur de programmes éducatifs Tralalère. Depuis près de quatorze ans, cette société qui compte aujourd’hui 25 employés à plein temps à Paris (plus un bureau de création dans le sud-ouest), sensibilise et instruit les jeunes de 3 à 18 ans (primaire, collège, lycée). Le cœur de l’activité de Tralalère est axé sur le développement de programmes sur des sites web et par la création d’applications. L’objectif étant de créer des projets ludiques qui derrière vont déclencher le débat entre les élèves et leur professeur. Il était alors essentiel de prendre en considération les besoins des enseignants puisque ce sont eux qui utilisent les ressources pour construire leurs cours. Cela passe par exemple par l’utilisation de dessins animés sur le développement durable ou celle de jeux vidéo dits « serious games » qui mettent à l’épreuve les élèves de manière interactive et ludique. D’un point de vue pédagogique, le procédé change de l’enseignement classique. Il ouvre le débat. Le professeur anime des ateliers, sert de guide et fait ressortir l’essentiel des informations. Par son implication, l’élève intègre mieux le contenu. Enseignement catholique des Yvelines 37 Enseignement catholique des Yvelines Le digital au service de tous L’ordinateur les rassure énormément Martine Constant-Colomb est psychiatre à Mougins, dans les Alpes Maritimes. Elle a la particularité de faire des thérapies comportementales et cognitives et s’est spécialisée en pédopsychiatrie, notamment pour les enfants autistes. Elle a travaillé dans de nombreux établissements du Sud, notamment à l’hôpital Lanval de Nice, avec des petits de 0 à 6 ans, spécialisé dans l’intégration scolaire d’enfants porteurs de handicap. Utilisez-vous l’outil numérique comme outil pour développer la sociabilité ou plutôt comme outil d’apprentissage ? Quelles sont les pédagogies particulières que vous appliquez et les outils que vous utilisez pour faire progresser les enfants autistes ? Vous savez il n’y a pas un autisme, ou un trouble du développement. Le spectre de cette maladie est très large. Certains auront des troubles neurologiques et auront un retard qu’ils ne pourront jamais rattraper. Inversement, certains ont des troubles comportementaux mais avec un développement normal et souvent supérieur à la normale. C’est ce qu’on appelle les autistes de type Asperger. Le but est d’utiliser les outils auxquels ils peuvent adhérer et, notamment, l’outil informatique. On va beaucoup travailler sur le visuel. Ce sont des enfants qui vont, quand ils n’ont pas d’altération, c’est à dire pas de troubles neurologiques associés, avoir la caractéristique d’être extrêmement logiques, d’où l’intérêt de faire passer des choses par le visuel et par l’informatique. 40 Enseignement catholique des Yvelines Plus comme outil d’apprentissage ! Ces enfants sont très à l’aise face à un ordinateur. En revanche, il faut être très prudent sur la sociabilité. Un enfant qui a un trouble du développement et qui va typiquement sauter, s’agiter, crier et hurler, si vous l’asseyez devant son écran, il va vous faire un jeu ou tout autre activité dans un calme plat. Pourquoi ? Parce que la communication avec l’ordinateur est d’une logique absolue. En revanche, les individus, selon le moment de la journée, leur état de fatigue ou leur humeur, vont avoir une intonation de voix différente, employer des mots différents, et peut-être même dire le contraire de ce qu’ils avaient dit la veille. Ça, pour un enfant autiste, c’est panique à bord ! Un ordinateur, matin, midi et soir, va toujours donner la même réponse à la même question, au même processus. Et ça, ça les rassure énormément. Mais il va falloir limiter l’utilisation dans le temps et surtout ne pas s’en servir pour la communication interpersonnelle parce qu’il est important de travailler d’individu à individu. Le rapport humain via la machine peut-il être intéressant pour eux ? Non, je ne crois pas. Il faut arriver à ce qu’ils soient le plus proches possible de leurs pairs. Tous les enfants, dans les écoles, vont se communiquer leurs adresses e-mails ou vont se retrouver sur Facebook. Un enfant autiste ne va jamais demander son adresse mail ou son numéro de téléphone à un autre enfant. C’est la communication générale qui est perturbée, quelque soit l’outil de communication. L’outil numérique peut être important pour la logique et la régularité, mais pas pour la communication. C’est comme pour les jeux vidéos, c’est un outil intéressant mais il faut qu’il soit maîtrisé et mesuré. Enseignement catholique des Yvelines « Ce serait dangereux de leur confier la tablette » Aujourd’hui, grâce aux tablettes, on a la possibilité d’avoir des ordinateurs dans les mains. Est-ce qu’on peut confier ce genre d’outil à un enfant autiste ? L’outil informatique les attire. Ils ont envie d’y aller, encore plus que les autres enfants. Il faut donc être encore plus vigilant. De ce fait, je pense que ce n’est pas du tout souhaitable qu’ils aient l’autonomie de gestion d’une tablette. Par contre, l’utilisation des tablettes comme outil pédagogique, à certains moments, par l’enseignant, oui. Mais ce serait dangereux de leur donner la tablette. Ils pourraient se couper complètement de toute communication autre que celle là. Il faut que cela soit géré par un adulte. Quelles pourraient être les autres applications à mettre en œuvre pour le numérique vis à vis de ces enfants ? Plus on avance dans l’enseignement, plus le but est de leur faire suivre un enseignement classique, notamment au collège ou au lycée. Paradoxalement, les moments les plus compliqués à gérer avec ces enfants ne sont pas les temps de travail mais les temps libres. C’est peutêtre dans ces moments là, où les autres sont en récréation et qu’il y a beaucoup de bruit, ce qu’ils supportent très mal, que cela peut être intéressant. La tablette peut être un élément de concentration pour se calmer, se retrouver dans un coin, tranquille, et ne pas avoir la nécessité de communiquer en permanence. Cela peut être un outil de canalisation, en particulier dans les écoles où l’on n’accueille qu’un ou deux enfants de ce type. Propos recueillis par Jérémie Kopaniak Enseignement catholique des Yvelines 41 Enseignement catholique des Yvelines CLIS et ULIS, classes spécialisées au cœur de l’école Certains enfants porteurs de handicap ne peuvent pas toujours suivre une scolarité classique. Pour leur permettre d’en être les plus proches possible, il existe les CLIS et les ULIS. Le succès de la CLIS dépend souvent de la façon dont elle est élaborée dès le départ. Mme Constant Colomb a participé à la mise en place d’une de ces classes, dans un établissement scolaire catholique, à Roquefort-les-pins, dans l’arrière pays cannois. « Toute l’équipe pédagogique a été partie prenante et avait demandé leur avis à des spécialistes, notamment à une orthophoniste et à moi-même. Le résultat est qu’ils ont installé la classe au cœur de l’école alors que, souvent, quand vous avez une classe de ce type, elle est au fond des bâtiments ». Du coup, les élèves se croisent et interagissent. « Les récréations sont faites ensemble, il y a aussi un système de tutorat entre élèves, et ils ont développé, dès les premières années, des ateliers jardinage et pâtisserie pour la CLIS. À la cantine on mange les salades et les gâteaux de la CLIS ». Les CLIS ont leur pendant dans l’enseignement secondaire avec les ULIS, Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire qui fonctionnent de la même façon. Jérémie Kopaniak L es CLIS se sont les Classes pour l’Inclusion Scolaire, classes spécialement dédiées aux enfants porteurs de handicap mais qui se trouvent au sein d’un établissement classique. Elles ont pour mission d’accueillir, dans les écoles élémentaires, des élèves en situation de handicap pour leur permettre de suivre une scolarité « ordinaire », que ce soit partiellement ou totalement. La classe est alors distincte des classes « classiques » mais des passerelles sont mises en place pour des activités communes comme nous l’explique Martine Constant-Colomb, psychiatre à Mougins. « Il y a la classe avec des enseignants spécialisés mais il y a également des ponts réguliers avec les autres classes et enseignants ». Enseignement catholique des Yvelines 43 Education Numérique-Enfant Malade Les enfants hospitalisés sont pris en charge par l’éducation nationale pour ne pas décrocher de leur scolarisation. Que ce soit pour un séjour court ou des pathologies plus lourdes, le numérique participe grandement de cette prise en charge et de la possibilité d’accompagner ces élèves un peu particuliers. « On a des salles de classe et selon les pathologies, les enfants peuvent y être regroupés par groupe de 3 ou 4. Les enseignants peuvent aussi intervenir au chevet des patients », explique Serge Auffray, directeur du Centre Scolaire. Selon la durée de leur séjour, qu’il soit court ou long, les enfants sont pris en charge par le centre. Pour les séjours courts, il s’agit de les empêcher de décrocher pendant leur hospitalisation mais aussi pendant leur immobilisation à domicile lors des semaines qui suivent. L ’hôpital Trousseau, dans le XIIe arrondissement de Paris, est l’un des trois hôpitaux pédiatriques de la capitale (avec Necker et Robert Debré). Il est donc équipé d’un Centre Scolaire en Milieu Hospitalier, sa propre école à destination des enfants hospitalisés. Chaque année, plus de 1400 enfants passent par ce centre et se voient dispenser des cours par ses enseignants du premier et du second degré. Pour les pathologies plus graves, il faut dispenser un véritable enseignement à ces patients si particuliers. Dans les deux cas, le numérique vient épauler l’équipe pédagogique et peut même s’avérer indispensable. 44 Enseignement catholique des Yvelines Artiste-peintre et décorateur depuis plus de 15 ans, Dave us il, un Enseignement catholique des Yvelines Par ailleurs, le rectorat développe, en ce moment, des cours en visioconférence avec la classe d’origine d’un élève dans le cadre d’une hospitalisation à domicile. Ce procédé viendra s’ajouter à la prise en charge d’un Suivi d’Aide Pédagogique À Domicile (SAPAD) qui se déclenche quand un enfant a plus de 15 jours d’hospitalisation à domicile et qui ne représente que 4 à 6 heures de cours par semaine. De toutes ces manières, le numérique permet ainsi aux enfants malades de rester au contact du système éducatif classique, même dans l’épreuve. Jérémie Kopaniak « Chaque enseignant est équipé d’un ordinateur, explique Serge Auffray. C’est indispensable lorsqu’on intervient au chevet des jeunes patients, notamment dans les services où il faut stériliser le matériel. Le livre, les crayons à papier, sont des matières organiques friables, ce qui est interdit dans les secteurs protégés. Là, le numérique est très utile puisqu’une tablette ou un ordinateur peut se nettoyer facilement ». Depuis peu, le Centre est en effet également équipé de tablettes, dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’éducation nationale et Samsung. Ce dernier a fourni des tablettes pour chaque professeur et pour les élèves. Les enseignants ont suivi une formation et disposent également d’un crédit de 50 euros pour télécharger des applications. Autre élément important, grâce au numérique et à Internet, les enseignants peuvent communiquer avec l’établissement d’origine de l’élève et, ainsi, récupérer, quasiment en temps réel, les supports pédagogiques étudiés dans sa classe. « C’est l’un des avantages du numérique, cela va très vite. Par voie postale cela mettrait beaucoup plus de temps. Là, du jour au lendemain on a les supports. D’ailleurs, nos supports pédagogiques sont majoritairement numériques », précise Serge Auffray. Ainsi, l’élève garde le contact avec l’enseignement dispensé dans sa classe. Enseignement catholique des Yvelines 45 Publi-Rédactionnel Le numérique source d’enthousiasme Jérôme Clauzure, co-fondateur iXone. Comment et dans quel but avezvous créé iXone ? ès lors, comment apprivoiser le nuD mérique ? J’ai monté ce collectif d’experts en 2009.Au fil des années nous nous sommes professionnalisés et nous avons donc décidé de faire une offre spécifique sur le contenu numérique. Nous avons modélisé une méthodologie que nous avons utilisé sur des grands projets informatiques, et nous l’avons adapté à l’évolution de la technologie et des applications numériques qu’Internet propose. L’apprentissage et l’approche d’Internet sont avant tout une expérience individuelle. On explore. C’est ce que l’on retrouve dans « classes inversées » où l’élève va découvrir par lui-même, puis avec l’enseignant, il va évaluer ses connaissances. Ensuite , le professeur lui donnera les clés de part son expérience. Quelle est votre philosophie ? Chez iXone il y a des piliers essentiels dans notre méthodologie pour bien intégrer les usages numériques. Et parmi ces leviers, il y a un double levier qui s’intitule « Culture et éducation » sur lequel on ne peut pas faire l’impasse. On se rend compte que depuis vingt ans le numérique a complètement bouleversé notre quotidien. C’est une révolution avant tout sociétale. Et la plus grande d’entre elles se porte au niveau de l’éducation et de la culture, notamment sur leur transmission. 50 Enseignement catholique des Yvelines ue retenir de cette journée de Q conférence du 11 mars 2014 ? L’enthousiasme est ce qui en ressort, parce que ce n’était pas gagné. L’enseignant est bien au cœur de cette révolution parce que c’est lui qui détient les clés pour que ça ne parte pas dans tous les sens. On n’a jamais brassé autant d’informations et le jeune a besoin de savoir comment aller à l’essentiel et se construire son raisonnement. Votre collectif est-il impliqué au niveau éducatif ? Avec iXone nous collaborons déjà avec les instances de l’enseignement en accompagnant des établissements, des associations afin de les sensibiliser à des outils pédagogiques numériques. Enseignement catholique des Yvelines Le petit lexique numérique + 1 :Sigle utilisé pour montrer son accord avec ce qui vient d’être dit sur un forum, dans un commentaire. Cloud :Système de sauvegarde virtuelle. Contrairement à un disque dur, la sauvegarde par un cloud permet à tout moment d’avoir accès à ses données. Et ce, n’importe où et n’importe quand. Il suffit de créer un compte et souscrire éventuellement à un abonnement si on souhaite plus de giga octets (GO) de stockage. Classe inversée :Le modèle traditionnel d’enseignement repose sur des cours dits magistraux, où l’enseignant est le représentant du savoir. A l’opposé d’un point de vue pédagogique, la classe inversée accorde plus le temps de manipulation avec le professeur, lui permettant de guider ses élèves en les assistant lors de l’assimilation de l’information. Format de fichier :Désigne la structuration des informations au sein d’un fichier informatique. C’est une convention qui permet d’échanger des données entre divers programmes informatiques ou logiciels. Les formats usuels sont : De textes (Word, Wordperfect, RTF, etc.). De description de pages (PostScript, PDF, etc.). De documents structurés (SGML, DSSSL, XML, HTML, DHTML, etc.). D’images fixes (GIF, JPEG, TIFF, PNG, etc.) D’images vectorielles (AI, FH, FLA, SWF). D’images animées (QuickTime, AVI, etc.) Sonores (AIFF, RIFF WAVE, etc.) De multimédias et interactifs (ShockWave, Java-Active X). Geek :Personne à la pointe de la technologie et expert en multimedia. Fake :« Faux » en anglais. Désigne sur le web l’ensemble des faux profils (identité Facebook, Twitter, etc…) ou de photos et de vidéos truquées. Flooder :signifie « inonder » en anglais. Est utilisé pour caractériser l’invasion de messages inutiles sur les forums, les chats ou les jeux vidéo. Kevin : Terme péjoratif désignant un internaute jeune et agaçant par son langage considéré comme ringard. MOOCS :Les MOOCS, Massive Open Online Courses existent depuis 2008. Il s’agit de cours ouverts en ligne. Les premiers MOOCS étaient connectivistes (cmoocs). Ils avaient été créés pour échanger et collaborer autour de connaissances. Puis l’université de Berkeley (Californie) s’est lancée dans la mise à disposition sur Youtube de cours filmés. Il s’agit bien de cours filmés purement transmissifs appelés xmoocs. Nerd :Signifie « nul ». Désigne un passionné d’informatique aux activités sociales réduites. Newbie :un débutant. Ce terme désigne un joueur, qui bien qu’expérimenté, est loin de tirer son épingle du jeu. No life :de l’anglais « sans vie ». Désigne une personne qui consacre tout son temps à sa passion, ici les jeux vidéo, le bidouillage informatique et n’a pas ou peu de relations sociales. THX :« Merci ». Vient de l’anglais « thanks ». Enseignement catholique des Yvelines 51 Remerciements à tous les partenaires du dossier VDS - M. Anibal VERDE ELIOR TINO RC - M. et Mme Costa JLL INFORMATIQUE COMPASS Group France SOFTWARE ONE France QualiConsulting EURL MARCANY (Franck Prvost) - M. MASSES Christophe TERRALTO - M. Alain DEBLOCK M. Hugues de BRAQUILANGES - Notaire à Paris 1er NORDNET VIDEO SYNERGIE - M. Hugues DESTRUEL Les Cours LEGENDRE M. Olivier POULENC - VITALREST Le Conseil Général des Yvelines SODEXO DIRIM - M. Dominique LE ROUX ECONOCOM Quelques liens utiles… www.catholique78.fr www.renasup.org www.apprivoiserlesecrans.com www.enseignement-catholique.fr www.reseau-canope.fr www.lecedre.fr www.apel.fr www.tissonsdulien.fr Artiste-peintre et décorateur depuis plus de 15 ans, Dave Baranes crée pour vous l’ambiance dont vous rêvez : fresque murale, chambre d’enfant, ciel, trompe l’œil, patine ou effet de matière. Son expertise lui permet de s’adapter à l’envie de chacun et à la personnalité de chaque lieu (particuliers, entreprises, restaurants…) Artiste-peintre et décorateur depuis plus de 15 ans, Dave Baranes crée pour vous l’ambiance dont vous rêvez : fresque murale, chambre d’enfant, ciel, trompe l’œil, patine ou effet de matière. Son expertise lui permet de s’adapter à l’envie de chacun et à la personnalité de chaque lieu (particuliers, entreprises, restaurants…) Artiste-peintre et décorateur depuis plus de 15 ans, Dave Baranes crée pour vous l’ambiance dont vous rêvez : fresque murale, chambre d’enfant, ciel, trompe l’œil, patine ou effet de matière. Son expertise lui permet de s’adapter à l’envie de chacun et à la personnalité de chaque lieu (particuliers, entreprises, restaurants…) RAFEL RENSEIGNEMENTS AUX FAMILLES DE L'ENSEIGNEMENT LIBRE 52 Conception et direction du dossier : Sabine brulé Responsable des relations extérieurs : Eric Ventura Journalistes : Sébastien Parraud et Jérémie Kopaniak. Photographe : Barbara Marangon Conception graphique et réalisation de la maquette : Matthieu Rollat Siège social : 15 rue du docteur Goujon 75012 Paris, Tél : 06 86 66 72 94 Mail : [email protected] et décorateur depuis plus de 15 ans, Dave Baranes crée pour vous Artiste-peintre l’ambiance dont vous rêvez : fresque murale, chambre d’enfant, ciel, trompe l’œil, patine ou effet de matière. Son expertise lui permet de s’adapter à l’envie de chacun et à la personnalité de chaque lieu (particuliers, entreprises, restaurants…) Enseignement catholique des Yvelines www.cours-legendre.fr Enseignement catholique des Yvelines Les Cours Legendre, SpéCiaLiSteS de L’aCCompagnement SCoLaire d’exCeLLenCe du primaire au supérieur ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Depuis plus de 50 ans, les Cours Legendre s’engagent au service de la réussite des élèves. Quels que soient les besoins de votre enfant, nous lui proposons des solutions pédagogiques sur-mesure, assurées par des enseignants expérimentés. Choisir les Cours Legendre, c’est permettre à votre enfant de garder confiance et motivation pour des progrès durables. Cours particuliers à domicile - Stages de révisions en petit groupe projet d’orientation - enseignement à distance - éditions Legendre garde d’enfants à domicile - Cours Legendre à horaires aménagés Appelez nos conseillers pédagogiques au 01Enseignement 42 71 catholique 91 71 des Yvelines 53 www.nordnet.com AU E NOUV tir de à par Aujourd’hui, il est urgent d’être connecté en Haut-Débit. E KIT D s /moi EXION CONN S INCLU L’Internet Satellite de NordNet est une solution simple, disponible partout en France et apportant immédiatement chez vous l’Internet Haut-Débit, le téléphone et la télévision grâce à une simple parabole. N’attendez plus ! 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