La Bio en Loire-Atlantique
Transcription
La Bio en Loire-Atlantique
2014 • GAB 44 • Les Agriculteurs BIO de Loire-Atlantique La Bio en Loire-Atlantique Une année de développement par le GAB44 Le mot du Président Le réseau FNAB réunit 10 000 paysannes et paysans bio dont plus de 500 en Loire-Atlantique. Ensemble, ils défendent une agriculture biologique paysanne de proximité basée sur les principes de souveraineté alimentaire des peuples, de respect de la nature à long terme et de justice sociale. La Bio constitue un projet de société en tant que tel : • Mettre en place une nouvelle économie biologique à taille humaine • Pratiquer des prix équitables à tous les échelons de la filière • Favoriser une alimentation de qualité accessible • Protéger les biens communs pour les générations futures en accompagnant les agriculteurs dans leur changement de pratiques. En 2014, le Conseil d’administration et l’équipe de salariés du GAB ont animé un programme étoffé visant à porter ce projet. Nous pouvons être satisfaits de l’élargissement de l’offre technique que nous avons pu mettre en œuvre sur l’approche « santé animale » et sur la qualité du programme de formations que nous proposons avec les Civams. Nous avons conduit des actions structurantes autour de la res- tauration collective : mutualisation en maraichage ; planification ; réflexion de territoires autour du projet Local Pllanet ou de Caliterr, projets qu’il s’agit de relier pour amplifier et obtenir des résultats. Nous pouvons observer une reconnaissance croissante pour accompagner les établissements scolaires à l’introduction de produits locaux dans leur restauration, forts de notre expérience avec les 48 collèges et tous les lycées de Loire-Atlantique. Cette expertise est aussi reconnue sur l’animation pédagogique en lien avec ces projets de restauration collective. Nous avons été très présents sur des événements, des conférences, des manifestations pour communiquer vers le grand public. L’approche territoriale de notre projet a pris une envergure qu’il nous faut gérer. Nous sommes attendus sur les bassins versants ou les zones de captage où l’urgence de retrouver une qualité de l’eau correcte est prégnante. L’enjeu de l’alimentation est au cœur de différents programmes auxquels nous sommes associés. En conclusion, la diversité et la richesse des actions menées par le GAB nous amènent à nous interroger sur notre organisation. Nous avons commencé à réfléchir sur cette question pour avancer en 2015. page 2 SOMMAIRE L’action du GAB 44 page 3 Les partenaires techniques page 4 Les moyens financiers page 4 Les adhérents du GAB La Bio en page 5 44 page 7 Faciliter l’installation page 8 Accompagner les agriculteurs vers une approche globale de la santé animale Accompagner les maraîchers page 9 page 10 L’agriculture biologique : un outil au service du territoire Sensibiliser en fêtant la bio page 11 page 13 Publications et outils de communication La gouvernance et l’équipe salariée page 14 page 16 L’ACTIVITE 2014 chiffres clés 311 fermes bio adhérentes 26 candidats à l’installation rencontrés 8 conversions accompagnées sur le dernier trimestre 15 L’action du GAB 44 L’action du GAB44 : Engager l’évolution des pratiques. Les agriculteurs bio réunis au sein du GAB44 ont choisi de piloter un programme d’actions visant les objectifs suivant : • Accompagner les agriculteurs vers des pratiques agricoles biologiques • Construire de filières solides et respectueuses des paysans • Inciter au changement des modes de consommation L’activité du groupement se décline en 5 grands axes. sessions de formation stagiaires 165 13 groupes d’échanges participants 136 5 programmes de recherche 48 collèges 37 lycées 3 CFA accompagnés 60 animations avec des classes Le programme du GAB 44 est soutenu financièrement par : 7000 visiteurs dans les événements page 3 Les partenaires techniques Le GAB44 c’est : 311 fermes adhérentes 19 administrateurs 11 salariés Mais ce sont aussi des partenaires avec lesquels nous menons des actions sur tous les axes de notre projet : • • • • • • • • • Accueil paysan CAB Chambre d’agriculture 44 CIAP 44 Clinique vétérinaire de Redon Confédération paysanne Ecopôle FD CIVAM 44 GAB voisins • • • • • • • • • Graine Pays de la Loire Hirondelle LPO Manger Bio 44 ONIRIS Terroirs44 Terre de liens UD CUMA UNAPLA Les moyens financiers En 2014, le budget du GAB, de 577 000 euros est lié aux 2/3 à des charges du personnel : Importance des charges du personnel Des produits sont diversifiés page 4 Les adhérents du GAB 44 25 ans après sa création, le GAB a souhaité faire le point sur son évolution, réinterroger son projet, son organisation, sa gouvernance. Une première étape dans cette réflexion globale a pris la forme d’une étude sociologique venant interroger à la fois l’évolution de la structure et ses adhérents. Voilà donc les résultats de cette première phase de réflexion. Il y a 25 ans… Le vendredi 12 janvier 1990, douze paysans bio déposaient les statuts officialisant la naissance du Groupement des Agriculteurs Bio de la Loire-Atlantique. Issus du milieu syndical (les paysans-travailleurs) ou de collectifs environnementaux (notamment Nature & Progrès), ces paysans ont lutté au sein du GAB pour la reconnaissance de leurs pratiques, dans un contexte où l’Agriculture Biologique était non seulement marginale, mais aussi marginalisée par le reste de la société civile, agricole, politique et institutionnelle. Jusqu’en 1998, ces paysans se sont donc organisés au sein du GAB pour que peu à peu, les pratiques agrobiologiques soient reconnues au sein de la société. 25 ans après, le contexte a bien évolué. Le slogan de la FNAB, « Bio et Local, c’est l’idéal » est devenu une évidence partagée par la (quasi) totalité de la société. Le nombre de producteurs bio a ainsi largement progressé, le GAB réunissant désormais près de 330 adhérents, soit plus de la moitié des agriculteurs bio du département(646 exploitations selon l’Agence Bio). Dans ce contexte, l’organisation et les actionsdu GAB ont naturellement pris de nouvelles formes. Si l’AB est désormais reconnue et valorisée, elle reste une pratique minoritaire. Le GAB s’est donc positionné comme acteur du territoire pour participer à son développement. Au projet syndical estpeu à peu venu se greffer un axe de structuration des filières bio de promotion et de sensibilisation ainsi que le développement de l’AB dans la restauration collective. Ces actions, par le temps et les compétences qu’elles exigent, expliquent l’arrivée progressive des 12 salariés qui font vivre les projets du GAB au quotidien. page 5 Les adhérents du GAB 44 Et les adhérents dans tout cela ? Dans ce contexte de mutation dans le fonctionnement et l’objet du GAB, un besoin s’est fait ressentir, celui d’aller à la rencontre des adhérents, d’interroger la cohérence des actions vis-à-vis des producteurs qui, chaque année, font confiance au GAB en y adhérant. « Adhérer » : une démarche unique, mais plusieurs significations L’adhésion est souvent perçue par les militants d’une structure comme devant être l’adhésion aux valeurs et au projet associatif défendu, renvoyant à l’idéal d’un engagement actif de l’adhérent. Or, « l’adhésion » peut prendre diverses significations. Au GAB, nous avons pu déterminer trois logiques d’adhésion, et donc de représentation du GAB et de l’AB. approche militante approche technique approche identitaire Quelle est leur vision de l’AB ? Au-delà d’un mode de production, un projet global. Pourquoi adhérentils au GAB ? Partage des valeurs du GAB, axe syndical, défense des fondamentaux de l’AB. Qui sont-ils, d’où viennent-ils ? Les pionniers de l’AB, Les nouveaux installés non issus du milieu agricole. Avant tout un mode de production, une technique, une innovation. Pour les formations, conseils, informations Une communauté de personnes, une image positive, de qualité. GAB = ressource Pour appartenir à cette communauté, aboutissement de la conversion Exploitations converties récemment, ne se reconnaissent pas dans les pionniers de l’AB ; déclic : rencontre avec un agriculteur bio proche de leur manière d’être, de fonctionner. En vente directe, proches de citoyens valorisant l’AB, volonté d’être associés à une image de qualité, déclic : par exemple la vache folle Un projet partagé Les logiques d’adhésion sont donc multiples, variant selon le mode d’arrivée en AB, le capital social, militant et symbolique transmis par la famille ou acquis au fil des rencontres. Malgré cette diversité d’approches et d’attitudes, le projet et les actions réalisées sont partagés par l’ensemble des adhérents du GAB. Pourtant, une « diminution de l’engagement » est parfois décriée par les plus militants. Cela peut être expliqué par les éléments suivants : Une hétérogénéité d’agriculteurs et d’engagements … … constituant une ressource précieuse pour le GAB ! • L’évolution même du GAB (parallèle au développement de l’AB) qui nécessite davantage de compétences et de temps pour réaliser les actions de développement de l’AB. • Une transformation du rapport de l’agriculteur à son métier : importance de sortir du cadre agricole durant son temps libre. • De nouveaux modes d’engagement dans les collectifs : aujourd’hui ponctuel, distancié, selon ses propres compétences et non plus par dévouement inconditionnel à une cause. • La perception d’un positionnement politique du GAB (notamment syndical et lié actuellement à NDDL) qui peut également freiner certains agriculteurs bio. • La reconnaissance de l’AB qui a entrainé de nouvelles conversions, occasionnant de nouvelles modalités d’engagement en AB. De cette diversité d’approches, il ne faudrait pas conclure en une « disparition »,mais plutôt en un « transfert » de l’engagement des agriculteurs bio. La logique militante, si elle peut paraître la plus importante dans un collectif, n’est pas l’unique forme d’engagement pouvant exister,chaque adhérent, quel que soit son parcours, apportant sa pierre au projet du GAB. En effet, quel que soit le degré d’engagement au sein du GAB, la notion de réciprocité est toujours présente dans le processus d’adhésion. Comme nous l’avons vu, les adhérents y viennent avec des besoins et des intérêts divers. Dans tous les cas, ils donnent au GAB un poids et une légitimité pour porter la parole des agriculteurs bio. Ils lui procurent également une liberté de fonctionnement pour pouvoir répondre aux besoins des adhérents, ce qui constitue bien l’un des objectifs premiers du réseau. page 6 La Bio en 44 Chiffres clés 1er département français en surface bio 630 fermes bio ou en conversion en 2015 13% des fermes 44 000 ha, 11% de la Surface Agricole Utile (SAU) page 7 Faciliter l’installation L’année 2014 était la 3e année où l’installation était coordonnée par un salarié du GAB, assurant les liens entre les autres collègues, les porteurs de projets et les différents partenaires. Cela a permis de structurer cette mission et de renforcer la visibilité du GAB sur cette thématique : création et diffusion d’outils (plaquettes, site internet…), actualisation de la base de données, diffusion d’annonces… et de procédures d’accueil des candidats. Accompagnement des porteurs de projet Aujourd’hui, le GAB propose un accompagnement individuel et diversifié aux porteurs de projets à l’installation, à tous les stades de leur parcours comme le montre la figure ci-dessous : Jusqu’à cette année, le GAB 44 pouvait monter les dossiers de demande d’aide à l’installation en Agriculture biologique du Conseil Régional (6 000 euros). A partir du 1er janvier 2015, cette aide étant intégrée à la DJA, ce rôle reviendra exclusivement aux conseillers du Point Info Installation. 19 % des projets concernent d’autres productions végétales (grandes cultures, arboriculture…). Les productions plus classiques dans le département, comme les bovins lait ou viande, ne représentent que 19 % des candidats répertoriés, soit à peine une quinzaine de porteurs de projet. Même si ce chiffre est en augmentation depuis 2011, il ne semble pas encore suffisant pour pallier la vingtaine de départs à la retraite ou cessations d’activité en AB qui ont lieu chaque année. Enfin, 29 % de projets concernent d’autres productions animales (porcs, ovins, caprins, volailles…). Porteurs de projet rencontrés en 2014 Sur ces 68 porteurs de projets qui ont contacté le GAB, près de la moitié ont été rencontrés par Lucas, Alice ou Olivier via le dispositif « Installation atypique » financé par le Conseil Régional. Ainsi, 19 rendezvous « Module 1 » de présentation du parcours installation, du paysage agricole du département, de l’agriculture bio… ont été menés. 6 porteurs de projet ont réalisé des « Stages découverte » de 5 jours chez des producteurs bio du réseau, principalement des maraichers. Enfin, 6 rendez-vous « Module 2 » d’approfondissement technique et économique du projet ont été conduits par les techniciens du GAB 44. Par ailleurs, 9 dossiers de demande d’aide à l’installation en AB du Conseil Régional ont été montés cette année. A noter, l’intervention en amont du projet et de manière collective, d’Alice REY dans le BPREA Maraichage proposé par la Chambre d’Agriculture. Chaque année, elle participe donc à la formation d’une quinzaine de personnes. Suite à cette formation, environ un tiers des personnes s’installent en maraichage dans Enfin, en 2014, une quinzaine de porteurs de prola région, principalement en AB. jet suivis par le GAB les années précédentes se sont effectivement installés, la plupart avec les aides à Diversité des projets en 2014 Ainsi, en 2014, 68 porteurs de projet à l’installation l’installation. en Agriculture Biologique ont pris contact avec le GAB 44 (+ 40 % par rapport à 2013). 75 % des projets intègrent une part de vente directe dans le circuit de commercialisation. Le maraichage diversifié est toujours la production qui séduit le plus ces porteurs de projet. En effet, près de 29 % d’entre eux souhaitent s’orienter vers ce type de production (voir graphique ci-contre). page 8 Chiffres clés Accompagner les agriculteurs vers une approche globale de la santé des troupeaux 165 stagiaires en formations VIVEA sur 15 sessions 116 paysans dans les GE pour 40 jours d’animations techniques 150 ème diagnostic sol «BRDA Hérody» réalisé pour plus de 400 profils sur le 44 38 éleveurs engagés dans un suivi « santé » Un appui sanitaire de plus en plus marqué Il y 5-6 ans (vers 2008), le GAB 44 s’est posé la question de l’accompagnement de la santé des élevages biologiques (ruminants) par une personne compétente, notamment un vétérinaire. Cela n’avait pas pu se concrétiser. Or, depuis cette date, de nombreux éleveurs ont intégré la production Bio et sont devenus adhérents du GAB 44. Cela s’est concrétisé, pour les techniciens, par une demande importante de formation sur la santé animale. Sur 5 ans, 33 formations de 1 à 3 jours sur ce thème se sont déroulées en production bovine, ovine et caprine. A ce jour, la dynamique se poursuit. Les formations spécifiques aux médecines naturelles (homéopathie et phyto-aromathérapie) continuent à répondre à des besoins, notamment vers les agriculteurs conventionnels. C’est dans cette « émulation » autour de la santé que fin 2013 - début 2014, le GAB 44 a eu l’opportunité de reprendre la réflexion de l’accompagnement sanitaire par un vétérinaire. En effet, un groupe de travail entre des adhérents et le cabinet vétérinaire de Redon s’est créé pour voir comment les adhérents du GAB qui le souhaitent, peuvent être accompagnés. Après une phase test au printemps 2014, un nouvel accompagnement est donc proposé aux éleveurs de ruminants sous le titre : Accompagnement global en santé animale : Eleveurs et vétérinaires ensemble au service de votre troupeau. Nous avons ainsi un partenariat entre l’élevage, le cabinet vétérinaire et le GAB 44. Nous pouvons nous appuyer sur 2 vétérinaires homéopathes : Laurence JOUET et Catherine ROFFET. C’est ainsi qu’en l’espace de quelques semaines, les éleveurs caprins (12) et ovins viande (6) se sont organisés pour répondre à cette offre ainsi qu’une vingtaine d’éleveurs bovin lait fin 2014. En parallèle, le GAB coordonne ou intervient dans des programmes d’expérimentation en lien avec ONIRIS et l’ITAB. page 9 Accompagner les maraîchers Chiffres clés Suivi individuel niveau 1 : 24 abonnés dont 12 en 44 Suivi individuel niveau 2 : 60 abonnés dont 25 en 44 BPREA : 22 stagiaires accompagnés 10 porteurs de projet maraîchage suivis dont 8 en 44 27 essais chez 8 producteurs dont 4 en 44 Depuis 2007 et l’embauche du 1er technicien maraîchage, le GAB a mis en place un dispositif d’accompagnement visant à répondre aux enjeux techniques spécifiques au maraîchage qui s’est élargi à la région. Pour compléter le tout, des commandes groupées de semences d’ail, de filets anti-insecte et de triangles d’attelage ont permis aux maraîchers de s’approvisionner et de s’équiper à moindre frais. Chaque année, les prestations proposées par le GAB Un suivi individuel complet (= niveau 2) comprenant évoluent en fonction des attentes des maraîchers et à la fois des documents techniques, des visites et des orientations données par les référents du comité une assistance par téléphone ou mail. Deux tech- de pilotage. niciennes sont présentes toute l’année sur le terrain afin de répondre aux questions spécifiques des maraîchers accompagnés (maladies, ravageurs, irrigation, désherbage…) et d’approfondir des thématiques plus globales. Cette année, ont été abordés des sujets comme l’introduction d’engrais verts dans les rotations, l’amélioration de l’organisation et du planning de culture, la gestion de la fertilisation, etc. Un suivi niveau 1 basé sur les documents techniques tous les 15 jours : • les alertes météo, sanitaires, les évolutions réglementaires et donnent à voir en image les essais, astuces et savoir-faire relevés chez les maraîchers du réseau. • Le Taupin du maraîcher, cahier technique de 16 pages diffusé 3 fois par an, s’enrichit des expériences et développe des sujets transversaux à travers plusieurs rubriques : maladies et ravageurs, expérimentations, techniques de culture, diversification, filière (voir les articles publiés en 2014 en encart). Deux autres outils participatifs viennent en complément de ces publications : • la mercuriale, construite chaque mois à partir des prix réels pratiqués sur les marchés et communiqués par les maraîchers du réseau ; • le guide variétal qui compile les variétés légumières disponibles et adaptées aux pratiques bio en s’appuyant sur des observations de terrain faites par les maraîchers, les techniciens ou ressortant d’essais variétaux régionaux. Un engagement dans le plan Ecophyto Un groupe de 8 maraîchers bio est suivi dans le programme Ecophyto. L’objectif depuis 3 ans est de témoigner dans un plan qui peine à montrer des résultats que des producteurs évoluent sans utiliser de produit chimique. Expé sur la lutte mécanique contre les altises, diminution des doses de cuivre grâce aux préparations naturelles, gestion des nématodes sous abri par l’introduction systématique d’engrais verts… voici les pratiques mises en valeur par le groupe. Un travail sur les indicateurs technico-économiques visant à caractériser au mieux les systèmes de culture maraîcher a également été réalisé cette année. Des fiches techniques ainsi qu’une journée de démonstration sur le désherbage mécanique ont permis de diffuser largement les techniques alternatives auprès de maraîchers bio et non bio. Le réseau Ecophyto porté par le GAB est le seul a regrouper 100% de fermes en bio. page 10 L’agriculture biologique : un outil au service des territoires L’agriculture biologique est un moyen de concourir aux différents enjeux de gestion des territoires qui incombent aux élus locaux : création d’emplois, aménagement équilibré, préservation de la santé publique et des ressources naturelles... Adopter une démarche préventive avec l’agriculture biologique, cela s’applique aussi aux finances publiques : les externalités positives de l’agriculture biologique sont autant de dépenses curatives qui ne sont plus nécessaires (traitement de l’eau contre les nitrates et les pesticides, gestion des espaces sensibles...). C’est pourquoi, le GAB développe des actions de territoires à travers 2 axes principaux : l’alimentation de qualité et la reconquête de la qualité de l’eau. En 2014, 4 projets permettent d’illustrer l’action politique du développement de l’agriculture biologique : 1 La relocalisation de l’alimentation à travers une démarche multi partenariale : En 2014 s’est déroulé le lancement officiel de la filière Grenier Bio Loire Océan. Il s’agit d’une marque encadrée par une charte qui réunit les producteurs, un minotier et des artisans boulangers et restaurateurs pour la mise en valeur d’une farine issue de blé de Loire-Atlantique et de Vendée. Cette filière propose aux consommateurs un produit tracé et local sans additif dans les commerces de proximité. Le prix d’achat des blés est fixé à l’avance suivant un mode de calcul concerté entre les partenaires afin d’assurer une juste rémunération et une lisibilité pour chacun. 2 Favoriser des emplois durables par une juste rémunération des producteurs : L’introduction de produits bio locaux en restauration collective est un dossier phare porté par le GAB 44 depuis plusieurs années. Grâce à la méthodologie d’accompagnement mise en place par le GAB 44 auprès de l’ensemble des acteurs, une nouvelle étape a su être franchie cette année avec la mise en place d’une planification sur les légumes. Ce travail avec les établissements de restauration a permis d’augmenter considérablement les volumes de légumes bio locaux proposés aux convives. Parallèlement, la planification permet aux adhérents maraîchers d’anticiper la mise en production et de réfléchir à la mutualisation entre les fermes (répartition des volumes, matériel en commun) pour aborder un marché à faible valeur ajoutée tout en garantissant une juste rémunération de leur travail. Répartition du CA de Manger Bio 44 par type de clients Quelques points de repères • 75 % des produits bio consommés en France viennent de France • En France, 85 000 tonnes de blé bio produits • Les importations de blé tendre bio sont en baisse (-15% entre 2012 et 2013) page 11 Evolution de la consommation en produits bio locaux au sein des collèges accompagnés par le GAB 44 L’agriculture biologique : un outil au service des territoires 3 Repenser la gouvernance alimentaire des territoires Le GAB 44 mobilise les acteurs autour d’un projet commun : une alimentation saine qui préserve l’environnement. Elus, cuisiniers-gestionnaires, parents d’élèves, enseignants, convives sont sensibilisés pour réfléchir à l’impact des choix de consommation sur leur territoire. En 2014, le GAB 44 s’est allié avec différents partenaires autour du projet Local Pllanet pour réfléchir à une gouvernance alimentaire partagée. Il s’agit de fédérer les différents acteurs, publics, privés et citoyens, autour d’une plateforme multi-produits qui aura pour objectif d’approvisionner différents secteurs d’activités : restauration collective, magasins, restaurateurs, artisans sur l’ouest du département. C’est une plateforme de services à laquelle se conjugue un dialogue multi-partenarial afin de dépasser les limites de la gestion de l’alimentation par la seule loi du marché. Ce travail se poursuit en 2015 pour une création fin septembre. 4 Permettre un accès à une eau de qualité pour tous : mettre en valeur les externalités positives de l’agriculture biologique Dans de nombreuses régions, la quantité d’eau diminue et sa qualité se détériore. L’agriculture biologique est une réponse à la préservation de cette denrée vitale. En 2014, le GAB 44 a participé à la co-construction de différents programmes d’actions agricoles de syndicats de bassin versant sur différents territoires : Baie de Bourgneuf et Marais Breton, bassin versant du Don, bassin versant de l’ISAC. Etre force de propositions sur ces territoires reste difficile, c’est pourquoi le GAB 44 accompagne les producteurs référents à travers de la formation et l’animation de commissions. Qu’est-ce que la gouvernance alimentaire territorialisée ? Bassins versants de Loire-Atlantique Coût de la dépollution de l’eau Imaginer une gouvernance partagée autour de l’alimentation, tel est l’objectif de Local Planet. page 12 Sensibiliser en fêtant la bio Chiffres clés 37 événements organisés principalement lors du Printemps Bio (juin) et des Bio automnales (octobre) 7 000 visiteurs sur l’année, 757 repas bio servis Principaux événements 2014 4 Fête du lait bio, 17 fermes ouvertes, Fête de la vache nantaise, Alternatiba, Dimanche au bord de l’eau, Samedis fermiers, Fête de la vache nantaise. Nos principaux partenaires • Bio consom’Acteurs • Collectif Alimentation saine et de proximité • Ecopole • Hirondelle • Humus 44 • LPO • La Chapelle-sur-Erdre • Syndicat de Bassin versant • Terre de liens • UNAPLA L’exemple de la fête du lait bio en ville 2014 marque la première édition de la fête du lait bio en ville, un événement original et inédit. Inédit car le concept est unique en France, inédit car cette fête est co-organisée à la fois par une commune et par le GAB 44, inédit car elle rassemble et valorise l’ensemble des acteurs participant au développement de l’agriculture bio et au développement durable de manière générale (paysans,collectivité, associations locales, syndicat de bassin versant, transformateurs et distributeurs bio). de production et de consommation dominante d’aujourd’hui. Cette reconnaissance des bénéfices de la bio pour le territoire démultiplie la force et la crédibilité de nos messages et permet au GAB 44 aujourd’hui de s’appuyer sur la société civile plus mûre pour soutenir et valoriser notre projet de territoire auprès de citoyens souvent interrogatifs face aux messages parfois contradictoires sur ce mode de production, sa viabilité et ses réels impacts positifs. Cette manifestation offre aux citadins la possibilité de se divertir, de savourer et d’acheter des produits bio locaux, de mieux appréhender les enjeux en cours. Cet exemple est un indicateur du développement de la bio et montre surtout le chemin parcouru depuis 25 ans. Cet événement souligne en effet l’accueil et l’intérêt portés à l’agriculture bio par les collectivités qui profitent de cette occasion pour valoriser leurs projets : menus bio en restauration collective, jardin partagé, gestion du gaspillage et installation de composteurs, préservation du foncier agricole, ...). Cette fête permet également à la société civile : AMAP, collectifs, associations d’éducation à l’environnement (UNAPLA, Bretagne Vivante,...) comme aux acteurstels que les Syndicats de bassin versant ou l’association Terre de liens d’être en prise avec le GAB 44 pour valoriser ensemble des alternatives à la logique page 13 Publications et outils de communication LES PUBLICATIONS Elevages et cultures Le GAB Info Bimestriel adressé à tous les adhérents du GAB 44. Envoyé une fois pas an à tous les agriculteurs bio du 44 et aux partenaires. Newsletter «Bio fournaux» Publication régional d’information et d’actualité sur la restauration collective bio locale. Diffusé essentiellement par internet tous les 4 mois aux acteurs du secteur de la restauration collective Bulletin maraîchage et le «Taupin». Publication fournissant des informations techniques aux maraîchers bio adhérents du GAB. LES OUTILS de COMMUNICATION Elevages et cultures Brochure «Catalogue de formation» Document co-édité par le GAB 44 et le CIVAM présentant l’offre annuelle de formations proposées aux agriculteurs. Téléchargeable sur le site : www.gab44.org Plaquettes «Préserver la qualité de l’eau, un atout économique pour votre ferme» Document destiné aux éleveurs en bovins lait et bovins viande. Brochure «Référentiel lait» Document de références technico-économiques, sociales et environnementales basé sur un suivi annuel du GAB 44 de 30 élevages bovins lait bio. Brochure «Recueil de savoir-faire grandes cultures» Document référençant des astuces, des techniqueset des façons de cultiver de 23 producteurs bio de la région. Maraîchage Brochure «Guide des semences» Document référençant de manière non exhaustive les variétés disponibles en bio ou non traitées, complété par les retours d’expériences des maraîchers. page 14 Brochure «Mutualisation en maraîchage» Recueil d’expériences de maraîchers bio mettant en oeuvre des expériences innovantes de coopération sur leur territoire. Supports gratuits pour les citoyens Guide des producteurs bio en vente directe Filières et Territoire Annuaire présentant l’offre de produits bio disponibles près de chez soi pour se fournir directement dans les fermes, sur les marchés, dans les magasins bio. Brochure «Plaidoyer» Brochure «Bio Sceptiques» Document de la FNAB destiné aux collectivités mettant en avant les intérêts de l’agriculture biologique pour le développement territorial. Support présentant avec humour les grands principaux de l’agriculture bio valorisant la consommation responable. Restauration collective bio locale Panneaux en prêt Plaquette «Une cantine bio locale dans ma commune» Le GAB propose à ses adhérents et à tous les acteurs de la société valorisant l’AB de profiter de nombreux panneaux thématiques. Support présentant l’accompagnement du GAB et de Manger Bio 44 pour introduire durable des produits bio locaux en restauration collective. Plaquette «Introduire des produits bio et locaux en restauration collective en maîtrisant son budget» Document présentant les moyens techniques pour réaliser des économies. SITE WEB www.gab44.org www.fnab.org www.repasbio.org www.devlocalbio.org www.conversionbio.org www.villes-et-villages-bio.fr www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr page 15 Publications et outils de communication LES 19 MEMBRES du CONSEIL d’ADMINISTRATION Martin BOILEAU Saint-Colomban François LEBRET Sion-les-Mines Rémi BONNET La Chapelle-Heulin Bruno LESAGE Guémené-Penfao Philippe CAILLAUD Yoann LOYEN Vice-Président Saint-Nazaire Trésorier Bouvron Anthony CARIOLET Evelyne MAGNE MELILLI Gétigné Secrétaire Orvault Jacques CHIRON Membre du Bureau Vay • Lucas BRIAND Installation, conseil technique sol-élevage • Daniëlle BROEKARTS Animation des filières, dossier eau • Céline GIRAULT Direction, animation syndicale • Maxim HUPEL Animation pédagogique • Patricia LECOINTRE Comptabilité, social • Yohann LEGRAS Restauration collective • Olivier LINCLAU Conseil technique sol-élevage, expérimentation • David LORGEOUX Restauration collective • Betty MARCAIS Communication • Alice REY Conseil maraîchage • Florence ROBERT : Accueil, secrétariat • Alexandra TESSIER Restauration collective et projet de territoire (en congés, remplacé par David) Nicolas MOREAU Blain Arnaud COUTURIER Héric François MOSSET Couëron François DEGRELLE Le Pellerin Stéphanie PAGEOT Bourgneuf-en-Retz Bruno GRIS Dominique PARAGE Herbignac Président Le Clion-sur-Mer LES SALARIES Audrey LACROIX Marie-Paule THOMERE Membre du Bureau La Chapelle-sur-Erdre Membre du Bureau Fégréac Bernard LANDRON Ligné page 16