Préambule au projet de service « hébergement

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Préambule au projet de service « hébergement
Préambule au projet de service « hébergement »
Après avoir écrit notre projet d’établissement, le projet du SESSAD, nous vous présentons
aujourd’hui le projet de service des modes d’hébergement à l’IME du Domaine de Lorient.
De nombreux professionnels avaient souhaité que ce projet aboutisse et qu’il voie enfin le
jour.
C’est chose faite, même si l’exercice est difficile. En effet, la rédaction de ce projet a
impliqué plusieurs dimensions :
-
L’engagement des professionnels dans leur mission
La compréhension de l’intérêt de l’écriture du projet (se donner à voir et accepter
la simplification de la synthèse)
L’intérêt de se fixer conjointement des objectifs pour améliorer sans cesse la
qualité de nos prestations.
Cela n’aurait pas été possible sans un collectif, une force de conviction et un sens affirmé
des responsabilités.
A l’heure où la communauté Européenne prône de manière sans doute excessive la
désinstitutionalisation des organisations médico-sociales, il est utile de préciser que les
modes d’hébergement que nous proposons ont de l’intérêt pour les enfants en situation de
handicap et pour leurs familles.
Nos réponses en matière médico-sociale doivent continuer à se diversifier et à être
complémentaires si nous voulons promouvoir une juste réponse aux besoins, une continuité
de l’accompagnement et le respect des choix des usagers.
Bonne lecture à tous.
Christian Clauzonnier
Directeur
Projet de service hébergement avril 2011
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INTRODUCTION :
L’élaboration du projet de service est l’occasion de valoriser des pratiques d’ores et déjà en
œuvre, mais qui n’étaient pas ou peu formalisées ou reconnues.
C’est l’occasion de s’interroger et de préciser collectivement ses missions… son organisation
et ses pratiques et de définir des objectifs de travail pour les 5 ans qui viennent.
C’est aussi l’occasion de prendre de la distance, de « se raconter »…, de mettre en mots ce
qu’on l’on fait et de partager le sens de notre intervention.
Le projet de service est un des outils inscrits dans la loi 2002-2 qui vise à :
 Garantir l’effectivité du droit des usagers,
 Préciser les modalités d’organisation et de fonctionnement du service,
 Définir des objectifs en matière d’évaluation des activités et de la qualité des
prestations.
Ainsi, le projet de service est à la fois un cadre de travail partagé pour donner du sens à
l’action de chacun au quotidien, un acte de communication interne pour préciser le sens de
son intervention et un acte de communication externe pour mieux se situer dans
l’environnement.
Ce projet de service doit permettre une meilleure visibilité et lisibilité de notre activité.
A) PRESENTATION DU SERVICE :
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Historique
Le service « Hébergement », plus communément appelé « l’internat » a connu une évolution
importante depuis la création de l’I.M.E. en 1973, évolution liée au contexte institutionnel,
départemental et à l’évolution de la règlementation qui encadre notre activité.
En 1989, la signature de la convention internationale des droits de l’enfant, la révision des
annexes XXIV ont affirmé la place de l’enfant « Sujet de droit », et le rôle de la famille, des
parents dans l’éducation de leur enfant.
Les lois plus récentes de Janvier 2002 (loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale)
et la loi de février 2005 (loi 2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation
et la citoyenneté des personnes handicapées) confirment avec force ces principes sur
lesquels se fonde notre éthique professionnelle.
Ainsi, en 1973, l’effectif de l’internat était de 73 enfants et adolescents accueillis ; les retours
en familles étant limités aux seules vacances scolaires.
La mission de l’internat était alors une suppléance des fonctions parentales, au même titre
que les institutions relevant du dispositif de protection de l’enfance.
Au fil des années, l’effectif a diminué. L’accueil s’est progressivement organisé en « internat
de quinzaine », puis en « internat de semaine ».
D’autre part, afin de privilégier un cadre plus humain et humanisant, permettant une
meilleure prise en compte individuelle et une ouverture sur le plan social, en milieu urbain ;
un premier appartement (Le Cyrano) a ouvert en novembre 1988 et un 2ème (Le Thannaron)
a ouvert en 1992.
Aujourd’hui, l’hébergement concerne 20 adolescents et jeunes adultes des 2 sexes, âgés de
14 à 20 ans (et plus), répartis en trois unités de vie, groupes mixtes :
 L’internat : (10 places) situé sur le site de l’I.M.E. à Montéléger,
 Le Cyrano : (5 places) situé 4 rue Jean Moulin à Bourg les Valence
 Le Thannaron : (5 places) situé 18 quai Thannaron à Bourg les Valence.
La mission
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La mission du service est l’accueil d’adolescents et jeunes adultes, inscrits à l’I.M.E., qui
pour diverses raisons ne peuvent pas rentrer dans leur famille (ou famille d’accueil) les soirs
de semaine..
Il s’agit d’assurer un accompagnement éducatif adapté aux besoins de chacun, pour leur
permettre d’acquérir une meilleure autonomie et de préparer au mieux leur « projet de
vie » d’adulte.
Notre mission n’est pas une suppléance des fonctions parentales, et « l’internat » n’est pas
une alternative à une mesure de placement au titre de l’assistance éducative.
Les actions éducatives s’appuient sur le collectif et les temps de vie quotidienne afin de
permettre aux adolescents accueillis de se construire en tant que sujet et de gagner en
autonomie. En effet, il est nécessaire de restaurer l’estime de soi pour des jeunes souvent
vulnérables à l’échec, et de les accompagner afin qu’ils se projettent au mieux dans un
devenir d’adulte.
Notre accompagnement éducatif tend à mettre en place des repères fixes (emploi du temps
des professionnels assurant une continuité, jour des courses…) des rituels (Noël,
anniversaires…) et des moments forts (camps) pour favoriser une meilleure inscription de
chaque jeune dans le temps et dans l’espace.
Les bénéficiaires
Le service hébergement s’adresse à des jeunes des 2 sexes âgés de 14 à 20 ans (et +) en
situation de handicap ; pouvant souffrir de :
Retard cognitif global avec ou sans troubles associés,
Déficience intellectuelle légère ou moyenne (difficultés de compréhension, faible
niveau d’acquis scolaires…),
Troubles cognitifs spécifiques (problèmes psychomoteurs, troubles du langage,
dyslexie, dyspraxie),
Troubles
psychiques
(immaturité
affective,
inhibition,
instabilité
comportementale…)
qui ne peuvent pas rentrer dans leur famille ou famille d’accueil les soirs de semaine, en
raison :
D’un éloignement géographique et l’absence de transports,
D’un besoin de soutien éducatif,
De l’indication, la préconisation d’une mise à distance du milieu familial.
L’équipe de professionnels
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Elle est placée sous l’autorité hiérarchique du Cadre socio-éducatif.
a)
L’internat
L’équipe est composée de 3 personnels éducatifs (2 moniteurs éducateurs à temps
complet, 1 éducatrice spécialisée à 90 %), une maîtresse de maison (80 %) et une
veilleuse de nuit (100 %).
Les activités des professionnels s’organisent en équipe.
Les éducateurs assurent auprès du collectif :
- L’encadrement des temps de vie quotidienne,
- L’animation d’activités d’expression en groupe,
- L’accompagnement lors de sorties à l’extérieur (achats alimentaires, loisirs,
séjours, mini-camps »…)
Et une fonction d’éducateur référent.
- L’élaboration, la rédaction du projet individuel avec le jeune concerné et
l’évaluation de sa progression,
- Le lien et l’information auprès des familles, de l’équipe pluri-professionnelle
et des partenaires extérieurs (services de soins, services de placement ou
A.E.M.O.),
- la participation aux réunions d’équipe et de synthèse.
La Maîtresse de Maison
Intervient pour tout ce qui concerne les repas (petit-déjeuner, goûter, diner). Elle a une
fonction éducative en ce qui concerne l’élaboration des menus, la liste des courses, la
cuisine et la préparation du repas.
De même, elle assure un contrôle, donne des explications et apporte l’aide nécessaire pour
l’entretien du linge personnel.
Elle assure une vigilance en ce qui concerne l’hygiène alimentaire (conservation,
échantillons..), l’hygiène des locaux et des appareils électroménagers dont elle effectue
l’entretien régulier.
Elle participe à l’encadrement d’activités du groupe, y compris à l’occasion des camps,
Elle participe aux réunions d’équipe.
La veilleuse de nuit
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Elle effectue des nuits éveillée. Elle garantit la sécurité affective (accompagnement au
coucher, réassurance…) le confort et la sécurité matérielle (chauffage, prévention
incendie…) ; elle veille sur le bien-être et la santé de chacun.
Les observations sont consignées par écrit dans le cahier de liaison de l’équipe.
Une transmission orale a lieu quotidiennement.
b)
Les Appartements :
Quatre professionnels éducatifs (1 moniteur éducateur et une éducatrice spécialisée par
appartement) assurent la continuité de l’accompagnement éducatif.
Ainsi, leurs responsabilités recouvrent les champs d’intervention des éducateurs de
l’internat cités plus haut, mais aussi ceux de la maîtresse de maison et de la veilleuse de nuit.
Les éducateurs assurent la surveillance de nuit en chambre de veille.
Avec l’aide ponctuelle des services techniques de l’établissement, les éducateurs sont
responsables de l’entretien pour maintenir un bon état des lieux et garantir la qualité de
l’hébergement.
De manière plus particulière, leur action éducative auprès de chaque « jeune adulte » vise à
favoriser :
La Responsabilisation,
La Socialisation
La Citoyenneté.
En cas de problème entre 19h et 8h, les professionnels peuvent faire appel à un cadre
d’astreinte.
De manière très régulière, des professionnels en formation qualifiante (E.S. et M.E.)
effectuent leur stage pratique à l’internat. Ils sont dans ce cadre amenés à conduire des
projets d’action éducative, visant à valider les domaines de compétence demandés.
L’accompagnement de la formation est assuré par un éducateur de l’équipe en lien avec
l’institut de formation et le cadre socio-éducatif.
L’organisation
Le travail des professionnels s’organise à partir d’un planning horaire hebdomadaire qui
prévoit :
Des repères avec des jours fixes,
La continuité dans les interventions (coucher-lever),
Une permanence éducative,
Des temps de travail en doublure,
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L’encadrement éducatif des mercredis après-midis, (permanence éducative pour les
appartements),
Des temps de préparation (2h30 pour les éducateurs des appartements, 4h30 pour
les éducateurs de l’internat),
Des temps de réunion (2h30 hebdomadaire).
L’emploi du temps est calculé sur la base de 36h10 hebdomadaires du fait des servitudes
d’internat donnant droit à 5 jours de congés/trimestre. (En annexe 1).
Les remplacements sont régulièrement assurés par une professionnelle affectée à un poste
de « roulant » qui adapte mensuellement son horaire de travail aux besoins de plusieurs
unités (internat et externat). Elle participe aux réunions d’équipe du service.
Les changement d’horaires font l’objet d’une autorisation auprès du chef de service et sont
consignés par écrit dans le cahier de liaison.
Les outils de communication
Une réunion hebdomadaire le mardi de 14h à 16h30 regroupe tous les professionnels du
service (sans la veilleuse de nuit) auxquels se joignent une psychologue, le cadre socioéducatif et qui peut être ouverte en cas de besoin à d’autres membres de l’équipe
(infirmière, éducateur sportif…).
Cette réunion est un temps d’information, d’organisation et de réflexion plus clinique à
partir de l’exposé de certaines situations. Elle peut être un lieu de prise de décision tenant
compte de délégations de responsabilités accordées.
Des notes sont consignées »s par écrit dans le cahier de réunion.
Une réunion « d’analyse de la pratique professionnelle » a lieu une fois par mois avec un
intervenant extérieur (superviseur).
Une programmation des réunions est faite trimestriellement.
Chaque unité de vie utilise un cahier de liaison dans lequel les différents membres de
l’équipe notent les informations et consignes importantes et/ou des observations
sommaires ou d’ordre général.
Des observations individuelles sont notées par écrit dans un dossier (cahier ou classeur..),
ouvert pour chaque jeune accueilli dans le service.
Chaque « groupe » a un casier qui lui est affecté à l’I.M.E. où peuvent être déposés
quotidiennement tous courriers, notes… qui concernent le service.
Chaque unité de vie dispose d’une ligne téléphonique avec accès extérieur et les
appartements disposent depuis février 2011 d’un accès internet. Des courriers électroniques
peuvent être utilisés, selon l’application de la charte « D’utilisation d’Internet » de l’I.ME.
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Les lieux d’accueil
a)
L’internat
L’internat est situé à l’I.M.E. au premier étage. Régulièrement réaménagé, rénové, ce lieu
spacieux est maintenant conçu pour une collectivité de type familial ; grand appartement, il
est composé de neuf chambres (pouvant être aménagées avec 1 ou 2 lits) réparties dans
deux espaces différents permettant l’accueil de groupe mixte, d’un coin cuisine, d’une salle
à manger, de deux salles de bains, d’un bureau, d’un salon – salle T.V., de deux pièces
polyvalentes (activités jeux wii..).
Cet équipement donne aux adolescents les moyens de s’isoler et ainsi de moins subir les
nuisances du collectif.
L’implantation sur le site permet également l’utilisation des équipements de l’I.M.E.
(gymnase, terrain de foot…) et des véhicules collectifs, ce qui facilite l’organisation des
activités de groupe et une certaine souplesse dans la programmation des sorties.
De manière générale, l’accueil à l’internat s’adresse à des adolescents à partir de 14 ans. Les
activités de groupe, notamment les activités sportives sont des supports riches pour
travailler le développement psychomoteur, mais aussi l’intégration de la règle, l’affirmation
de soi.
L’aménagement des espaces de vie, tant à l’internat que dans les 2 appartements permet
une véritable mixité « filles » - « garçons ».
La mixité est un support essentiel du travail éducatif, pour aborder :
La notion de « Vivre Ensemble »,
La différenciation des jeunes et l’égalité des droits,
Les questions sur la vie affective et sexuelle,
Les éléments de prévention des conduites violentes.
Les locaux ne sont pas aménagés pour accueillir des personnes à mobilité réduite (fauteuil
roulant).
b)
L’appartement Cyrano
L’appartement « Cyrano » (4 rue Jean Moulin) à Bourg les Valence est situé au 6ème étage
(avec ascenseur) d’un immeuble en copropriétés.
Spacieux, cet appartement avec grand balcon permet d’accueillir 5 jeunes (des 2 sexes) en
délimitant des espaces « garçons », « filles » pour les chambres et sanitaires.
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Il comprend : cinq chambres individuelles, une chambre pour l’accueil des stagiaires, deux
salles de bains, une chambre de garde + salle de bains, une cuisine, une salle à manger, un
salon, une réserve extérieure.
c)
L’appartement Thannaron
L’appartement « Thannaron » , 18 quai Thannaron à Bourg les Valence est situé au 2ème
étage dans un immeuble ancien. Cet appartement en duplex permet d’accueillir 5 jeunes
(des 2 sexes) en délimitant des espaces « garçons » - « filles » pour les chambres et
sanitaires.
Il comprend : Deux chambres (double), une chambre individuelle, deux salles de bains, une
cuisine, une salle à manger – salon, un coin musique (avec lit d’appoint), une chambre de
garde.
L’implantation en milieu urbain avec proximité d’arrêts de bus (C.T.A.V.), de centres
commerciaux, de cabinets médicaux… de centres culturels et de loisirs, facilitent les
activités de socialisation et les mises en situation d’autonomie directement en lien avec la
réalité sociale.
De plus, l’accueil en petit groupe (effectif de 5) permet une meilleure affirmation de soi et
de reconnaissance individuelle, facilitant ainsi l’investissement dans le projet de vie.
De manière générale, l’accueil en appartement s’adresse à des jeunes majeurs, ou proches
de la majorité. Il peut faire suite à un séjour à l’internat, mais ce n’est pas obligatoire.
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B) FONCTIONNEMENT DU SERVICE
L’admission
Après une visite préalable des lieux et une présentation des professionnels, dans la mesure
du possible avec les responsables légaux, il est prévu un « stage de contact » de deux
semaines.
A l’issue de ce stage, un bilan écrit est réalisé, qui constitue une première évaluation faite
par l’équipe. Cette évaluation est proposée au jeune par les éducateurs et elle est le support
d’un échange avec lui. Il est essentiel que l’adolescent (ou le jeune adulte) puisse exprimer
son ressenti, ses craintes, ses interrogations quant à l’accueil en « internat ».
Il doit pouvoir formuler des demandes et exprimer son accord.
La décision d’orientation en internat ne doit pas être banalisée. En effet, il peut y avoir pour
le jeune, pour les parents des enjeux affectifs (crainte de perdre sa place…) des attitudes de
loyauté… et des renoncements parfois douloureux, en particulier durant la période de
fragilité qu’est l’adolescence.
Aussi, la décision d’admission fait l’objet d’une réflexion en équipe avec la psychologue.
L’accueil en internat doit être notifié sur la décision d’orientation de la C.D.A.P.H.
Si ce n’est pas le cas, les responsables légaux ou le jeune majeur doivent en faire la demande
par écrit. Un rapport du service est également adressé à la M.D.P.H. par le chef de service
éducatif.
Les raisons qui peuvent amener un refus d’admission :
Manque de place,
Refus du jeune et/ou des responsables légaux,
Troubles relationnels, troubles du comportement compromettant l’équilibre du
collectif, certains troubles de la conduite,
Manque d’autonomie au quotidien, notamment pour l’utilisation des transports en
commun pour les jeunes des appartements.
L’accueil peut se dérouler en cours d’année.
C’est un temps fort où les autres jeunes du groupe peuvent être associés. Un
accompagnement individualisé permet au jeune de s’installer de prendre sa place, de se
repérer matériellement (la chambre, les espaces de vie…) et dans le groupe (informations
sur les règles de vie, les droits, les obligations…)
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Chaque jeune peut décorer sa chambre à son goût, en veillant à ne pas dégrader. Il a
également la possibilité d’amener des objets personnels.
Dans les semaines qui suivent l’accueil, un courrier d’information, de présentation est
adressé aux responsables légaux (Annexe n°2) ainsi que la charte de vie (Annexe n°3) qui
doit être signée par le jeune et les responsables légaux.
Pour les appartements, l’inscription est officialisée par un entretien avec le jeune, les
éducateurs et le chef de service éducatif. Cela permet généralement de situer l’accueil à
l’appartement dans la continuité du projet de vie et de fixer des objectifs de travail, à partir
des remarques et des demandes du jeune.
Un courrier d’information est adressé aux responsables légaux (annexe n°4).
Pour les jeunes mineurs et jeunes majeurs bénéficiant d’une mesure de tutelle, une
autorisation écrite, signé par les responsables légaux est obligatoire pour toutes les « sorties
libres »
Pour les jeunes majeurs, les parents reçoivent l’information et ils peuvent faire part de leurs
observations à ce sujet, voire de leurs réserves du fait du handicap du jeune.
Dans les semaines qui suivent l’accueil, une rencontre est proposée à l’appartement qui
réunit le jeune, ses parents et les éducateurs. Cela permet réciproquement de faire
connaissance, d’échanger sur les objectifs du projet individuel, sur les observations et les
attentes des uns et des autres concernant l’autonomie au quotidien, la socialisation et
l’ouverture à l’extérieur, la santé. Des modalités de concertation peuvent alors être
précisées.
Le projet individuel
Après un temps d’adaptation nécessaire pour chaque jeune, un projet individuel est travaillé
avec lui. Il s’appuie sur une évaluation des compétences réalisée à partir des supports que
sont :
La vie quotidienne,
La vie sociale et l’environnement,
La vie affective.
Le projet individuel prend en compte les besoins et les demandes du jeune. De même, les
objectifs fixés, les moyens mis en œuvre tiennent nécessairement compte des observations
et évaluations des potentialités faites par l’équipe pluridisciplinaire (niveau scolaire, niveau
d’efficience intellectuelle, troubles mnésiques ou spatio-temporels etc…).
Le projet individuel est un outil qui permet de « baliser » la progression du jeune… d’aider à
prendre conscience, à verbaliser les difficultés et son handicap et au besoin de trouver avec
lui des outils, des mesures adaptées pour compenser le handicap et en atténuer les
conséquences sur sa vie quotidienne (par exemple : utilisation du téléphone, pictogrammes,
mise en place d’un agenda…).
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Le projet individuel du « service hébergement » fait partie intégrante du projet personnalisé
(rubrique éducatif et social) (annexe 7) présenté lors de la réunion avec l’équipe
pluridisciplinaire, le jeune et les responsables légaux par l’éducateur référent du service.
Il est évalué, revu au moins une fois par an.
L’éducateur référent
Dès l’admission du jeune, un éducateur référent est désigné.
L’éducateur référent est l’interlocuteur privilégié auprès des familles, des partenaires
extérieurs… et des professionnels de l’I.M.E. pour ce qui concerne l’hébergement.
Il est chargé de l’élaboration du projet individuel, de la rédaction et de l’évaluation faite avec
le jeune concerné.
Il participe à la réunion « projet personnalisé » aux réunions de synthèse et rédige les
comptes-rendus de synthèse, les rapports d’évolution pour la M.D.P.H.
Il peut être référent « 1 » ou « 2 » du projet personnalisé et avoir la responsabilité du suivi du
projet global à l’I.M.E.
De même, l’éducateur référent rédige deux fois par an les bilans adressés aux familles (en
décembre et en juin) concernant l’évolution dans le service.
L’éducateur référent est un moyen dans l’organisation qui facilite les échanges. Il est en lien
avec l’ensemble des intervenants et garantit une cohérence dans les interventions.
Il facilite la prise en compte de chacun individuellement et limite le sentiment d’être
« oublié », « abandonné » dans un collectif parfois contraignant et envahissant.
La charte de vie
Une charte de vie (annexe 3) présentée au moment de l’admission est signée par le jeune
bénéficiaire et par les responsables légaux.
Cette charte de vie n’est pas un règlement avec une liste d’interdits. Elle est un instrument
qui fixe les « droits », les « obligations » et les « interdits fondamentaux » pour chacun ; elle
permet une régulation de la vie du groupe et vise à concilier « intérêt individuel » et « intérêt
collectif ».
DROITS DES JEUNES :
Droit d’être écouté et entendu,
Droit à la parole,
Droit d’être protégé chacun dans son intimité, défendu, respecté,
Droit de vivre dans des locaux propres et appropriés (chambres,
sanitaires, lieux de repas et de loisirs)
Droit d’acquérir des connaissances,
Droit d’être pris en compte dans sa santé et ses besoins.
Pour que les droits de chacun soient respectés, il en découle des
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OBLIGATIONS :
Dans le souci du respect des autres, chacun est responsable de son hygiène et
doit veiller à :
*
*
*
*
*
*
Prendre une douche chaque matin,
Se laver les dents après les différents repas,
Changer et laver régulièrement son linge,
Entretenir sa chambre et ranger ses affaires,
Demander l’autorisation de descendre,
Laisser les lieux propres derrière soi.
Chacun est responsable de ses affaires en cas de prêt.
*
*
*
*
Respecter les espaces garçons - filles pour la nuit,
Effectuer quelques tâches collectives,
Participer à la réunion du lundi soir.




INTERDICTIONS :
Interdiction de fumer dans et hors des locaux
Interdiction de rentrer dans une chambre sans frapper et sans attendre que l’on
dise d’entrer,
Interdiction de mettre des musiques trop fortes,
Interdiction aux internes de remonter à l’internat après 9 H et avant 16 H 30 sauf
urgence et avec un adulte.
INTERDITS FONDAMENTAUX :
Il est strictement interdit d’avoir un comportement violent envers les
adultes et les autres jeunes, il est demandé de garder un langage correct.
Il est strictement interdit de détériorer le matériel et les locaux,
Il est strictement interdit d’avoir des relations sexuelles.
Toutes transgressions graves seront passibles de sanctions.
En fonction des demandes, des besoins des jeunes ou/et des professionnels, des « règles de
vie » plus précises peuvent être fixées. Cela peut concerner :
Des horaires de lever, de coucher, de sorties…
Les modalités de participation aux tâches collectives (tableau de service ou pas..),
Utilisation réglementée ou pas du téléphone portable,
La réglementation de l’utilisation de la Playstation, d’internet..
Ces règles de vie font l’objet de concertations en réunions de groupe… elles répondent à
des besoins à un moment donné et sont donc évolutives. Elles aident à l’application des
points énoncés dans la charte de vie.
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Le respect de la charte et des règles de vie est régulièrement interrogé dans le cadre des
réunions de groupe… et dans le cadre de l’élaboration du projet individuel. C’est un élément
de l’évaluation de la prise d’autonomie. La capacité à respecter une règle, à se l’approprier,
à se situer par rapport à « la loi » est un facteur important vers une vie sociale d’adulte
autonome.
Ainsi, les difficultés à respecter certaines obligations et/ou interdits peuvent amener à
réexaminer les objectifs du projet individuel.
Dans certains cas exceptionnels, l’accueil en hébergement peut être suspendu, voire
interrompu définitivement. C’est alors la procédure indiquée dans le contrat de séjour
(annexe n° 7) qui s’applique à l’initiative du directeur.
La sortie du service, le départ
Le passage de l’internat à l’appartement :
Pour la plupart des jeunes admis à « l’internat » à l’âge de 14 ans, le passage en
« appartement » est une suite logique à l’approche de la majorité, inscrite dans le projet
individuel.
La préparation se fait de manière progressive à partir de visites, de rencontres, de repas pris
dans les appartements. Cette organisation permet au jeune adulte de se projeter
concrètement dans un nouveau lieu… d’exprimer ses questions, ses inquiétudes, ses désirs…
Le travail d’accompagnement éducatif garantit la continuité.
Il est essentiel qu’il n’y ait pas de rupture dans le parcours du jeune. Les observations, avec
« le projet individuel » sont transmises.
Une « fête de départ » est programmée avec le jeune et le groupe : après son entrée à
l’appartement, il est invité à venir partager une activité de son choix avec le groupe de
l’internat…
Un cadeau de départ, avec l’album photos, souvenir de son passage à l’internat lui sont alors
remis.
Ce retour à l’internat, retour sur le passé est un rituel de passage qui aide à tourner une page
et à se projeter dans l’avenir avec des exigences différentes.
La sortie de l’appartement :
Le plus souvent, le départ de l’appartement correspond à l’aboutissement du projet
personnalisé du jeune adulte et en conséquence à sa sortie de l’I.M.E.
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Les orientations possibles :
 Dans la famille, avec ou sans situation de travail ou de S.A.V.S.
 En structure collective :
En foyer d’hébergement ou foyer de jeunes travailleurs avec S.A.V.S. De manière
générale, cette orientation fait suite à un stage effectué à l’issue duquel le jeune
adulte a formulé la demande. Toujours dans le souci de maintenir une continuité,
l’accompagnement est effectué en lien avec l’équipe du lieu d’accueil. Un rapport
éducatif est adressé ainsi qu’une fiche d’évaluation (annexe n°5).
Dans tous les cas, comme à l’internat, le départ est un moment fort de la vie du jeune, du
groupe, et de la relation éducative. C’est un aboutissement, une suite logique qui a fait
l’objet d’une préparation. Un temps est consacré à une « fête de départ » ou comme à
l’internat sont remis un cadeau et un album photos souvenirs…
Sans que nous soyons officiellement mandatés pour assurer un « service de suite », les
professionnels éducatifs restent à l’écoute du jeune, des familles, des professionnels pour
accompagner le changement. Les jeunes sortis sont ponctuellement invités à venir partager
un moment avec le groupe.
Ces temps de témoignages d’expériences aident chacun à mieux se situer dans un parcours
de vie, à nommer des différences, à mesurer les changements pour fixer de nouveaux
objectifs et rester dans une dynamique d’apprentissage et d’autonomie.
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C) LES AXES DE L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF
La vie quotidienne
Tous les temps de vie quotidienne sont traditionnellement des supports à l’action éducative
« en internat ».
En effet, au travers de :
L’accompagnement à la préparation du repas, qui passe par l’élaboration du menu,
et l’achat des courses…
La prise en compte de sa personne, avec une attention portée à sa tenue, sa
présentation et au soin des effets personnels,
La gestion et l’organisation des temps libres (en soirée, les mercredis),
Des temps de vie de groupe (les repas, les réunions, les activités partagées).
Chaque jeune accueilli va avoir des moyens de gagner en autonomie, de trouver des
supports d’épanouissement personnel, et de développer ses capacités de socialisation.
LE REPAS est un moment fort de partage, de convivialité où chacun a sa place. C’est
l’occasion de discussions et d’échanges entre jeunes et avec les éducateurs.
Chaque soir, le repas est réalisé par un jeune, avec l’aide d’un professionnel (éducateur ou
maîtresse de maison). La réalisation du repas nécessite l’implication des jeunes qui doivent
avoir préalablement choisi le menu et fait les courses en conséquence.
En fonction des aptitudes, de l’autonomie du jeune, les difficultés sont prises en compte et
le menu est adapté. La cuisine favorise les prises d’initiative, la participation active. Il est
intéressant que les adolescents s’approprient certaines recettes et parviennent à les
reproduire, à cuisiner à la maison ou amènent des recettes connues en famille.
Les jeunes participent à la préparation du repas, ainsi qu’aux autres services (vaisselle,
balayage, débarrassage des tables…) la plupart du temps selon un tableau de services fait
en groupe.
LES COURSES pour les repas du soir, petits-déjeuners et goûters ont lieu en grande surface
une fois par semaine. Elles sont faites par un groupe de jeunes accompagnés des
éducateurs. Chaque jeune a une liste des achats qu’il doit réaliser.
Cette activité permet de prendre des repères en magasin, d’étudier, de comparer des
produits, des prix… de demander des renseignements et d’adapter son comportement
notamment dans les relations avec les employés et les clients du magasin.
La présence distante, mais rassurante des éducateurs favorise la mise en situation.
De plus, cette activité sur l’extérieur permet de repérer au travers d’indicateurs concrets
l’évolution de chaque jeune dans sa prise d’autonomie et d’assurance personnelle.
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LE RAPPORT A L’HYGIENE ET L’ENTRETIEN DU LINGE
Un accompagnement éducatif est assuré afin que chaque jeune se prenne en charge sur le
plan de la toilette et de l’entretien de ses vêtements. Il s’agit de s’assurer qu’il ait les
produits nécessaires et qu’il s’approprie les temps prévus pour sa toilette et l’utilisation des
machines mises à disposition en lingerie.
Cela peut être l’occasion d’apprentissages et d’échanges autour du confort personnel, de
l’esthétique, du souci de soi pour être bien avec les autres.
LE LEVER……… LE COUCHER
« Lever » et « Coucher » …. Deux temps forts de la journée qui font l’objet d’une attention
particulière et d’un accompagnement éducatif important où les habitudes de vie
personnelle, et le rythme de chacun, sont nécessairement pris en compte. Le besoin de
réassurance est essentiel en début de journée (accueil, rappel de l’emploi du temps de la
journée, petit-déjeuner échelonné) et en début de nuit où la surveillante de nuit est déjà
présente et avec les éducateurs accompagne le moment du coucher en ayant une attention
portée à chacun.
LES TEMPS INFORMELS
Tant à l’internat que dans les 2 appartements, une organisation est en place qui rythme la
vie quotidienne.
Cette organisation, bien que plutôt structurée et encadrée sur le plan collectif, laisse
ponctuellement à chacun des temps libres pour une organisation plus personnelle
d’activités qui peuvent être :
Moment de calme, de repos,
Jeux de société, playstation
Rangement
Courses à l’extérieur… etc
C’est sur ces temps, le plus souvent entre 17h et 19h qu’un moment peut être consacré au
travail scolaire. Régulièrement, les élèves qui bénéficient d’un « plus de classe »,
notamment pour préparer l’examen du C.F.G., travaillent sur des dossiers individuels, en
mathématiques et en français ; ils peuvent solliciter l’aide des éducateurs pour effectuer
leurs exercices.
La possibilité laissée de s’organiser personnellement sur un temps donné contribue au
sentiment d’indépendance, de différenciation et contribue à la prise d’autonomie.
Le collectif
La vie en groupe est une contrainte.
Elle suppose le respect de règles de vie et la nécessité incontournable que chaque individu
ait une place reconnue, « sa place », plus particulièrement identifiée par un espace (sa
chambre, sa place à table.) et un lieu de parole, d’expression.
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Ces préalables posés, le groupe est un support à l’action éducative. Il permet à chacun
d’adapter son comportement pour une meilleure intégration, il aide à se situer, à
développer l’esprit d’entraide, de compétition important à l’adolescence. Le collectif
permet d’aborder la notion de respect, respect de soi, respect des autres.
A la période de l’adolescence, en pleine construction identitaire, le travail éducatif est
d’accompagner le passage entre le monde de l’enfance et celui de l’âge adulte. Un des
objectifs est de permettre aux adolescents en situation de handicap de se positionner en
tant que sujet à part entière, tout en acquérant plus de confiance en soi et dans les autres.
Ainsi, « le groupe » par le biais de la vie en collectivité représente un moyen intéressant pour
atteindre ces objectifs.
La mixité
La mixité permet d’aborder avec les adolescents le respect des différences et par le partage
d’expériences communes de mettre à distance le clivage « homme », « femme » et de
travailler concrètement l’égalité des droits et le respect de chacun. L’accompagnement
éducatif veille au respect du cadre et se doit de garantir que l’intimité de chacun soit
préservée.
Les activités
A l’internat, des activités de détente sont régulièrement proposées. Les temps forts sont la
soirée du mardi et le mercredi après-midi.
Les activités sportives (handball, hockey, natation) tout comme les activités créatives
(atelier photo, peinture) offrent aux adolescents la possibilité de développer des aptitudes
physiques et manuelles ainsi que l’expression de leur imaginaire. Par leurs réalisations, les
jeunes peuvent être valorisés, avoir un rôle positif dans le groupe.
Les activités éducatives contribuent grandement à restaurer l’estime de soi
Aux appartements, des activités de détente autour de jeux de société, de films sont
proposés à l‘intérieur de l’appartement.
Toutefois, les jeunes adultes sont régulièrement sollicités pour participer à des sorties
extérieures en groupe, ou à s’inscrire à des activités (club sportif, M.J.C., auto-école) de
manière individuelle.
La participation à des spectacles (danse, théâtre..) ou les sorties à la médiathèque (soirée
slam..) favorise une ouverture, un accès à la culture.
Cela nécessite que les jeunes s’organisent en groupe, recherchant la documentation,
donnant leur avis.
L’accompagnement éducatif permet d’aborder l’extérieur, l’inconnu avec moins
d’inquiétude.
L’éducateur veille à solliciter l’avis de chacun, afin d’aider à se positionner « j’aime », « je
n’aime pas », à développer son sens critique.
De plus, repérer les ressources de l’environnement, connaître les espaces culturels et savoir
les utiliser est facteur de socialisation, d’intégration.
Le financement des sorties ((achats de matériel et cadeaux..) est assuré pour partie par un
budget alloué (1500 € par an pour l’internat, 450 € par appartement) et par l’utilisation de la
carte M’Ra.
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Les sorties libres
Les jeunes accueillis aux appartements peuvent organiser librement leur mercredi aprèsmidi entre 13h et 17h. le cadre de la sortie est fixé avec les éducateurs, une permanence
éducative est assurée alternativement sur chaque appartement (Des sorties peuvent
également avoir lieu en soirée).
Cela peut être l’occasion de prévoir des consultations médicales, des démarches
administratives, des achats personnels…
L’utilisation des transports en commun est privilégiée. Les sorties s’organisent
individuellement ou en petit groupe.
Ce « temps libre » permet une expérimentation d’une situation d’indépendance,
d’autonomie sans la présence d’un professionnel :
Dans les déplacements en ville,
Dans la capacité à gérer une situation imprévue,
Dans la capacité d’adapter sa tenue, son comportement..
Dans la capacité d’anticiper, de se projeter pour organiser son mercredi-après midi.
L’organisation des sorties libres, se fait de manière progressive. C’est un moyen pour
accéder à plus d’autonomie. Cela fait l’objet de discussions au moment de l’élaboration du
projet individuel. L’avis des familles est sollicité et l’autorisation écrite du représentant légal
est obligatoire pour les mineurs.
Les espaces d’expression
Autre temps fort, la réunion de groupe (hebdomadaire à l’internat ; par quinzaine dans les
appartements) rassemble tous les jeunes et l’équipe de professionnels au complet.
Lieu d’expression, d’écoute, chacun peut prendre la parole. Les éducateurs sont garants du
respect du cadre, de la bonne tenue de la réunion.
C’est un temps de régulation de la vie du groupe, d’informations données, de demandes
exprimées.
Le cahier des jeunes, laissé à disposition de chacun leur permet de mettre par écrit ce qu’ils
veulent aborder en groupe, ou avec les éducateurs. Certaines demandes, observations
peuvent être discutées lors de la réunion de groupe.
Un délégué élu au Conseil de la Vie Sociale peut avoir un rôle important dans ce cadre.
La majorité
Temps fort dans « le projet de vie », la majorité fait l’objet de nombreuses inquiétudes,
interrogations sur l’avenir…
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C’est au moment où la liberté de choix, la liberté de décider est offerte, que se pose de
manière parfois douloureuse la question du handicap, et de l’incapacité à travailler en milieu
ordinaire, à gérer ses biens.
L’accompagnement éducatif pour préparer sereinement « l’orientation adulte » est alors
extrêmement important.
La prise en compte de la majorité se fait au travers d’actes concrets, au-delà du cadeau
d’anniversaire offert pour les 18 ans qui peut être :
La demande de carte nationale d’identité,
L’inscription sur une liste électorale,
L’inscription pour le permis de conduire,
La signature de documents (conventions de stage, contrat de séjour, demande
M.D.P.H.),
Le choix du médecin traitant.
Le travail éducatif doit donner aux jeunes adultes les informations nécessaires sur leurs
droits, sur leurs devoirs afin de les aider à se responsabiliser dans leurs démarches.
Les mises en situation d’autonomie aident à mesurer les limites de l’individu et à lui faire
prendre conscience des ses difficultés, de son handicap, et aussi de ses capacités de
progression.
La majorité est un passage, elle s’inscrit dans une continuité, elle n’est pas un
aboutissement ni une rupture
La santé
La santé, et d’une manière générale, les manifestations somatiques font l’objet d’une
attention toute particulière.
Le service médical et paramédical, plus particulièrement, l’infirmière de l’I.M.E. a un rôle
important d’information, de lien, de coordination, de contrôle…
Que la santé suscite une préoccupation majeure ou qu’elle ne soit pas prise en compte par
les responsables légaux, la santé, le suivi médical est de la responsabilité de l’autorité
parentale.
C’est donc un support d’échange privilégié essentiel avec les familles.
En cas de manifestations somatiques, d’apparitions de symptômes, les éducateurs prennent
en compte le malaise exprimé dans une attitude d’écoute, d’observation, de recherche de
données cliniques qui sont consignées par écrit dans le cahier de liaison et dans le classeur
individuel et communiquées au service médical (médecin et infirmière)
L’automédication n’est pas immédiate et systématique. Toutefois, des prescriptions simples
s’appliquent généralement en cas de douleur, de fièvre. Elles peuvent être suivies en tenant
compte de réactions allergiques possibles, renseignées dans le dossier du jeune si le risque
est connu.
L’automédication n’est pas sans risque et doit être utilisée à bon escient et pour une durée
très limitée.
Chaque groupe dispose toutefois d’une pharmacie de base, placée en lieu sécurisé.
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En cas de question, de doute, les éducateurs peuvent faire appel :
aux parents,
au service médical d’urgence pour avoir un avis médical,
au cadre d’astreinte pour décision à prendre.
Les plaintes somatiques sont prises en compte comme la manifestation d’une maladie
physiologique et aussi comme l’expression d’un symptôme, d’une détresse psychique. Elles
sont fréquentes à l’adolescence, d’autant plus chez les jeunes qui ont un handicap mental,
avec des difficultés d’expression verbale.
Les traitements réguliers :
Certaines pathologies (génétiques, allergiques, neurologiques, psychiatriques) nécessitent
la prise de traitement régulier au long cours. La prescription remise à l’infirmière et rangée
dans le dossier médical permet de faire la fiche de suivi du traitement.
Les médicaments sont rangés par les éducateurs dans un lieu sécurisé.
Ils sont donnés par les éducateurs qui suivent et remplissent la fiche de traitement remise
par l’infirmière (Annexe 6), ce qui permet de s’assurer de la bonne prise du traitement.
Aucun médicament n’est donné sans une prescription médicale.
L’accompagnement éducatif a pour objectif de responsabiliser les jeunes, de les sensibiliser
sur toutes les questions concernant leur santé afin qu’ils s’approprient la démarche de soin.
Au moment de la prise de médicament, mais aussi durant les temps de vie quotidienne,
d’échanges en groupes, un travail d’informations, de conseils, de prévention est réalisé
autour de thèmes qui concernent les adolescents et jeunes adultes (hygiène alimentaire,
risques liés au tabac, aux drogues, à l’alcool, sexualité et contraception, prévention
M.S.T….).
Dans le cadre de leur projet individuel, les jeunes accueillis au Cyrano et au Thannaron sont
progressivement accompagnés dans leur démarche d’autonomie à ce sujet (carte vitale,
mutuelle, recherche de thérapeutes, prises de rendez-vous, suivi des traitements et du
budget).
Ce travail est fait en lien avec l’infirmière, les médecins de l’I.M.E. et en concertation avec les
familles.
Les consultations médicales et les médicaments ne sont pas financés par le budget de
l’établissement (sauf situations très exceptionnelles).
Le financement doit être assuré par le jeune majeur avec l’aide de sa famille.
Une organisation est à trouver au cas par cas à ce sujet et fait l’objet d’une discussion lors de
l’élaboration du projet individuel.
La participation des familles :
Les parents responsables légaux sont le plus souvent à l’origine de la demande d’accueil en
internat.
Les motivations sont discutées dans le cadre du premier entretien d’admission à l’I.M.E.
L’accueil en « service hébergement » est notifié par la C.D.A.P.H.
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Les parents sont invités à visiter les lieux, à prendre connaissance du fonctionnement
général du service, et dans la mesure du possible à rencontrer les professionnels.
Un rapport d’évaluation écrit leur est adressé 2 fois par an (Décembre et juin).
Ils participent à la réunion d’élaboration du projet personnalisé et dans ce cadre, ils
expriment leurs questions et demandes sur le travail engagé en « internat ».
Les parents peuvent contacter par téléphone leur enfant, ainsi que les professionnels
chaque fois qu’ils le souhaitent, en soirée après 17h.
Des contacts téléphoniques ponctuels pour traiter une question particulière ou
programmées de manière régulière (1 fois/semaine) sont fréquents.
Les parents sont sollicités pour toutes les questions relatives à la santé ainsi qu’aux besoins
matériels de leur enfant (achats de vêtements et produits d’hygiène, entretien du linge,
argent de poche…).
Ils sont tenus informés des projets d’activité, des sorties…
Leur autorisation écrite est sollicitée pour les jeunes mineurs (sorties libres, participation à
une sortie exceptionnelle, camp…).
D) LES OBJECTIFS DU SERVICE
Les différentes réunions de travail en équipe pour l’élaboration du projet de service ont mis
en évidence certains points de notre pratique qui vont devoir être améliorés, précisés.
Ainsi, certains objectifs ont été fixés en équipe :
Développer le travail avec les familles en fixant des modalités précises (par exemple :
la santé, l’admission..),
Proposer une charte de vie, un règlement plus adapté aux jeunes adultes
(appartements),
Evaluer la pertinence de la grille d’évaluation,
Favoriser l’implication des usagers au C.V.S.,
Réfléchir et engager des démarches pour le déménagement de l’appartement (quai
Thannaron),
Préciser les modalités d’accueil, d’évaluation des jeunes accueillis ponctuellement en
« chambre de stagiaires » et en « accueil séquentiel »,
Proposer une organisation précise pour le financement des actes médicaux pour les
jeunes accueillis dans les appartements (tiers payant),
Développer le partenariat avec les structures accueillant les jeunes adultes à la sortie
(foyer hébergement, foyer appartement) ;
Présenter un projet d’accompagnement de formation (pour les stagiaires éducateurs
spécialisés. et moniteurs éducateur (validation site qualifiant).
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CONCLUSION
Ce document est l’aboutissement d’un travail mené en équipe entre novembre 2010 et avril
2011, période où de nouveaux professionnels (stagiaires éducateurs spécialisés,
remplaçantes) sont venus interroger notre pratique. Cinq réunions autour de thèmes qui
sont les fondements de notre activité ont eu lieu.
Le document final est une synthèse validée en équipe, d’écrits détaillés, rédigés par les
éducateurs.
Le risque aurait pu être pris de donner la parole aux jeunes, à leur famille.
Le temps, et, surtout la méthode nous ont probablement manqués
La réflexion à ce sujet est engagée, le travail va se poursuivre.
Les échanges ont été riches.
La qualité du service rendu aux jeunes et à leur famille est de longue date une préoccupation
quotidienne.
Se doter d’outils d’évaluation devient une obligation légale, et cela est effectivement
aujourd’hui pour les professionnels une nécessité.
Des objectifs de travail ont été définis.
Des référentiels sont à construire qui permettront de limiter la subjectivité de notre analyse,
sans « déshumaniser ».
L’action éducative est un métier de relations humaines, l’affectif, les résonnances
émotionnelles doivent être prises en compte.
Le travail d’analyse de la pratique professionnelle est alors une nécessité incontournable.
L’équilibre est à rechercher, parfois difficile à trouver, entre les contradictions qui sont au
cœur de notre métier qui sont celles de l’éducation.
Entre « Principe de précaution » et « Prise de risques »,
Entre « Majorité » et « Incapacité »
Entre « Sécurité » et « Autonomie »
Entre « Individuel » et « Collectif »
Nous nous devons d’appliquer le « Principe de Responsabilité »
Ce principe s’appuie sur une connaissance claire du cadre légal, de notre mission, des
délégations confiées et suppose nécessairement une concertation avec le jeune et ses
représentants légaux et une réflexion en équipe.
Dans ce cadre, le projet de service est un outil qui doit aider les professionnels dans la mise
en application quotidienne du « Principe de Responsabilité ».
Marie-Danielle PLANTIER
Cadre Socio-éducatif
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Ont participé à ce travail sous la responsabilité de
Marie-Danielle PLANTIER, Cadre Socio-éducatif
Christophe PERRIER, Moniteur Educateur internat
Cécile DANNONAY, Monitrice Educatrice internat
Caroline PAYET DESCOMBES, Educatrice Spécialisée, internat
Estelle DEBEAUX, Maitresse de Maison internat
Marc SIVET, Educateur Spécialisé Cyrano
Marie-Laure SCHOESER, Monitrice Educatrice Cyrano
Sandra BOSC, Educatrice Spécialisée, Thannaron
Guy BRUN, Moniteur Educateur, Thannaron
Emilie SAMAIN, Monitrice Educatrice remplaçante service Hébergement
Martine BERTRAND, secrétaire médicale
Et pour la relecture du document
Nathalie THIBAUX, psychologue
Brigitte CAPODAGLI, psychologue
Delphine LEGER, infirmière
Avril 2011
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ANNEXES
1. Emploi du temps
2. Présentation internat
3. Charte de vie internat
4. Courrier information (appartements)
5. Fiche d’évaluation
6. Fiche de suivi de traitement
7. Projet personnalisé
8. Contrat de séjour
9. L’accompagnement éducatif à l’internat
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