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A partir du 30 août à 8:45 édito Nous avons eu un vrai coup de cœur pour Oum le dauphin blanc, une histoire d’amitié inconditionnelle entre un enfant et un dauphin ! Proposée par Natalie Altmann et Stéphane Bernasconi, la série est en totale affinité avec la ligne éditoriale de TFOU. L’aventure, l’émotion et l’humour sont au rendez-vous de ces cinquante-deux épisodes ! Si Oum est le personnage emblématique de la série, il n’est pas le seul héros. Ce sont également Yann, un garçon de 15 ans, et Marina, sa petite sœur de 7 ans, qui sont au cœur des histoires. Nous proposons aux enfants de vivre la relation magique de ces héros avec un dauphin, un animal qui a toujours fait rêver petits et grands. Yann et Marina savent parfaitement communiquer avec ce compagnon sauvage indépendant. L’univers paradisiaque des îles polynésiennes, lieux de légendes, d’histoires, de découvertes, de trésors sous-marins et d’une faune extraordinaire est le cadre exceptionnel de leurs aventures passionnantes. Nous sommes très heureux d’embarquer nos jeunes téléspectateurs dans cette magnifique série ! Yann Labasque Directeur des Programmes jeunesse TF1 Une série de 52x13’ 03 édito 2 Cible : 6-10 ans Genre : comédie et aventure 05 06 L’histoire Personnages 32 Interviews 48 50 Digital & Licences Fiche Technique 3 Un petit coin de paradis Dans un magnifique atoll en Polynésie, deux enfants, Yann et son adorable petite sœur Marina, sont confiés à leur Oncle Patrick, un baroudeur océanographe. De la rencontre entre le jeune garçon et un mystérieux dauphin blanc naît une amitié sans faille. Toujours prêt à venir en aide à ceux qu’il aime et à protéger les faibles, Oum entraîne Yann dans des aventures trépidantes ! Inséparables, les deux héros explorent ensemble les richesses des fonds marins. Humour et émerveillement garantis. 4 5 Oum, le dauphin blanc Oum est unique, avec sa couleur immaculée et son œil bordé de bleu. Animal sauvage, joueur et libre, il est surtout un dauphin exceptionnel. Plus intelligent, plus valeureux, plus proche des humains que ses semblabes, il se singularise aux yeux des autres dauphins et des hommes. Yann, Marina et Oncle Patrick forment sa famille. D’ailleurs, les deux enfants connaissent les signaux d’appel pour échanger avec le dauphin. 6 Oum voit Yann comme son frère. Ils ont les mêmes jeux et partagent ensemble l’amour des océans. Héroïque et courageux, il saute plus haut, nage plus vite et peut rester plus longtemps sous l’eau que ses congénères sans remonter à la surface. Il peut s’avérer un redoutable adversaire pour les requins qui le craignent. 7 Yann Adolescent de 15 ans, Yann est un aventurier courageux qui aime l’action. C’est aussi un as de la plongée. Intrépide, le garçon a parfois tendance à se surestimer et à se retrouver dans des situations dangereuses qu’il n’avait pas anticipées. Il pourra alors compter sur l’aide sans faille de Oum pour le sortir de ces mauvais pas. Quand il ne plonge pas, il passe tout son temps avec ses amis, Timéti, dont il est amoureux, et Auru, le fils du chef du village. Yann est un aventurier courageux qui aime l’action. Mais c’est aussi un garçon très sensible, assez timide, qui s’interroge beaucoup sur lui-même car il est amoureux de la même fille que son rival et ami Auru. Yann n’est pas sûr à 100 % de faire le poids, car il est moins grand, moins musclé, moins doué en surf et il a aussi moins de «bagout» que lui ! 8 Son goût pour l’aventure et sa soif de découverte vont parfois se heurter à ses responsabilités de grand frère et aux directives d’Oncle Patrick qui, même s’il insuffle un vent de liberté à la maisonnée, s’inquiète bien souvent de la témérité de son jeune neveu. 9 Oncle Patrick Oncle Patrick, la cinquantaine, est un vieux loup de mer un peu bourru, tendance baba cool. Océanographe réputé et surdiplômé, il est venu se réfugier sur l’île de Maotou pour poursuivre ses recherches sur le monde aquatique et la préservation des espèces marines. Bousculé dans ses habitudes avec l’arrivée de ses neveux, il s’est pris d’affection pour Yann et Marina, les considérant comme ses propres enfants. Il ne rate jamais une occasion de les instruire sur les mystères et les merveilles du monde aquatique mais aussi les dangers qui le menacent. Marina & Raoul Marina est une petite fille de 7 ans, coquette et dégourdie. Elle adore être au courant de tout. Cette pipelette envahissante épuise Yann et Oncle Patrick, mais elle est tellement mignonne qu’on lui pardonne tout. Très curieuse, elle a l’âme d’une aventurière et adore les animaux qu’elle trouve tous mignons… Même les mygales, les millepattes et les murènes ! Elle est accompagnée de Raoul, son «koala doudou», qu’elle materne, emporte partout avec elle et traite comme une poupée. 10 Marina est une incorrigible optimiste et dégage une belle énergie. Elle rit, chante (faux), et sa gaieté est communicative. En échange, elle a besoin de beaucoup d’affection et d’attention. Ce besoin d’attirer les regards se double d’une légère tendance à rapporter quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut. Les enfants adorent leur oncle, un adulte responsable et aimant, sans les inconvénients de l’autorité parentale. Cependant, celui-ci s’inquiète souvent de voir Yann partir à l’aventure et le met en garde. Si Oncle Patrick est un brillant scientifique, il a parfois du mal avec les réalités du quotidien. Absorbé par ses recherches, il peut oublier de leur préparer le dîner. Heureusement que Marina est là pour lui rappeler qu’il n’y a plus de victuailles dans le garde-manger depuis deux jours… Et que les noix de coco, ça va comme ça ! Marina s’ennuie parfois et boude car, si elle barbote avec son masque et ses palmes, elle a rarement le droit de suivre son frère dans la grande bleue. Ce qu’elle trouve injuste… 11 La maison d’Oncle Patrick Oncle Patrick, Yann et Marina vivent dans un vieux galion du XVIIIe siècle retourné sur une plage au sud-est de l’île et totalement aménagé en habitation. Une magnifique figure de proue décore l’avant de la maison. Heureusement, Marina a apporté une touche féminine à la décoration intérieure faite de matériel marin de récupération ! Leur maison dispose d’une terrasse donnant sur la plage et d’un bassin qui a été aménagé pour que Oum puisse se trouver tout à proximité ! Son bateau Plus au large, mouille le vieux bateau d’Oncle Patrick, le Taaora. Avec les enfants, il l’a converti en bateau d’exploration scientifique dédié à la sauvegarde de l’écosystème marin. 12 13 Timéti Timéti est une jolie vahiné de 14 ans. Elle vit seule avec sa mère, Maéva, qui tient un restaurant-boutique dans le village. Quand elle ne doit pas remplacer sa mère, Timéti pratique le surf et le kite surf avec Yann et Oum. C’est elle qui initie notre héros à ce sport. Elle lui fait également découvrir les richesses insoupçonnées de l’île et lui transmet ce qu’elle sait de sa culture. Timéti connaît toutes les danses traditionnelles et joue merveilleusement du ukulélé. La jeune fille a conscience d’être la raison principale de la rivalité entre les deux garçons, mais elle n’en use pas et, au contraire, s’en désespère parfois. Bien qu’attachée aux traditions polynésiennes, Timéti est une jeune fille moderne et porte un regard critique sur certaines coutumes locales qu’elle considère rétrogrades. Elle est particulièrement sensible à la place des femmes dans la société. Pétillante et espiègle, elle fonctionne à l’intuition et ses réactions sont parfois excessives. Yann et Auru fondent pour elle. 14 15 Auru Auru, jeune Polynésien de 15 ans, est le fils du chef du village. Orgueilleux comme son père - il se considère gardien des traditions - il est aussi le futur héritier de ses pouvoirs. Depuis que Yann est arrivé sur l’île, Auru a vu sa place de «champion» du village constamment challengée. Tout cela afin, entre autres, de le rabaisser aux yeux de Timéti… Mais en cas de danger, ils savent faire preuve de solidarité et s’entraider. Yann, Timéti et Auru forment une bande de copains qui aiment partager des activités sportives et des aventures. Leurs relations sont faites de compétition mais aussi d’un certain respect, voire d’une camaraderie dissimulée. Epris de Timéti, il considère Yann comme un rival. Auru asticote le garçon en permanence, trouvant tous les prétextes pour lui faire de mauvaises blagues, le mettre au défi et se moquer de lui ou de son dauphin qu’il appelle avec dédain «son gros poisson» ! 16 17 Tuanaku & Tapuna Papa-Tuanaku est le chef du village et le père d’Auru. Il est aussi un peu celui de tout le monde car il fait figure d’autorité bien qu’il puisse paraître un peu ridicule parfois. Son fils tient de lui sa vantardise. Tapuna est sa compagne, la mère d’Auru et la meilleure amie de Maéva. Autrefois élue miss Polynésie, elle est très coquette et, malgré ses airs de grande dame, elle est très gentille. Le grand Marae 18 Un grand Marae au centre du village permet d’accueillir tous les habitants, pour les Heïva, fêtes traditionnelles, nombreuses chez les Polynésiens. Ce bâtiment est aussi un lieu sacré où se réunissent les Polynésiens lorsqu’une décision importante doit être prise. 19 Maéva, la mère de Timéti Maéva est la mère de Timéti. Cette belle femme de 40 ans est maternelle, généreuse et épanouie. Vivant seules, Maéva et sa fille sont très proches l’une de l’autre et ont développé une profonde complicité mais dès qu’il s’agit de protéger sa fille, Maéva devient une maman envahissante. 20 Chez Maéva Elle tient une boutique dans le village, «Chez Maéva», qui fait figure d’épicerie et de restaurant. Excellente cuisinière, elle prépare ses spécialités qu’elle propose aux clients sur la terrasse de sa boutique. 21 Jack, le bateau taxi Jack est un américain de 38 ans, mince, sec et mal rasé. Cet aventurier chercheur de trésors vit du troc et du petit commerce, se déplaçant en bateau taxi à bord duquel il transporte parfois les habitants d’île en île. 22 Oncle Patrick et Jack sont amis de longue date, même s’ils ne partagent pas toujours les mêmes points de vue. Yann aime bien Jack, car son arrivée annonce toujours une promesse d’aventure. Il pilote également un hydravion. Bavard et curieux, il est toujours à l’affût d’un indice qui pourrait le guider sur la piste d’un trésor englouti. 23 Il habite une cabane sur pilotis, dans une mangrove isolée du village près du volcan. Ramana, le chaman C’est le grand sage du village. Contrairement à Oncle Patrick qui a toujours une explication scientifique pour justifier les phénomènes, Ramana fait appel à la magie et aux légendes polynésiennes. Un peu fou, il peut passer du sérieux d’une incantation à la dérision la plus totale sans transition, mais ses avis sont toujours très respectés. Ce personnage comique, haut en couleur, a des comportements imprévisibles. 24 25 Rahi, le requin Solitaire et dangereux, Rahi est un énorme requin-tigre qui voue une haine sans limites à Oum. Van Krook & ses sbires A 50 ans, le riche et élégant Van Krook est le dernier d’une longue lignée d’aventuriers qui essaient depuis des siècles de conquérir l’île de Maotou et ses trésors. Suite à un combat qui les a opposés dans le passé, Rahi a perdu un morceau d’aileron et quelques dents. Heureusement, la plupart du temps, Rahi fréquente les profondeurs et ne se montre pas à proximité des hommes et des côtes. Sous sa séduisante apparence se cache un être hypocrite, cupide et amoral qui ne s’intéresse qu’à son enrichissement personnel. S’il prétend que ses ancêtres ont découvert l’île de Maotou et qu’à ce titre elle lui appartient, il ne dispose d’aucune preuve. Rien n’arrête Van Krook pour assouvir sa soif de pouvoir : braconnage, forages non autorisés, projets immobiliers sauvages et exploitation à outrance des richesses. Il a deux hommes de main : Blaise et Rico, aussi bêtes que méchants. 26 27 1 L’ ^ile de Maotou 2 1 4 3 28 2 4 3 Le joli village de nos héros est Au centre du village, le grand Marae L’épicerie-restaurant «Chez Quant au superbe flamboyant, constitué de huttes construites dans accueille tous les habitants lors des Maéva» reçoit ses clients dans il procure fraîcheur et ombre aux la tradition polynésienne, installées «Heïva», fêtes traditionnelles. une ravissante maison sur pilotis. villageois. le long d’une plage de sable fin et dans une végétation luxuriante. 29 Le galion englouti La fosse profonde 30 31 Natalie Altmann & Stéphane Bernasconi «Transporter les enfants loin de leur quotidien » «Oum le dauphin blanc» est leur premier projet comme producteurs indépendants. Natalie Altmann, à la tête de la société de production Media Valley, a suivi Stéphane Bernasconi, grand nom de l’animation française, dans son magnifique projet de redonner une nouvelle vie aux héros de la série des années 1970. Ce duo de passionnés partage avec un immense plaisir et beaucoup de connivence une aventure de près de quatre ans. 32 Pour quelles raisons avez-vous eu envie de faire revivre «Oum le dauphin blanc»? Vous avez choisi d’ancrer l’univers de la série en Polynésie… Stéphane Bernasconi : En fait, Oum le dauphin blanc est une histoire de famille. La bible de la série a été écrite par mon beau-père, Vladimir Tartakovsky. L’idée de refaire un programme à partir des personnages qu’il avait imaginés circulait dans la famille. J’ai quitté Ellipse Animation où j’avais réalisé de nombreuses séries pour monter ma propre structure, Marzipan Films, et me lancer dans la concrétisation de cette aventure. S.B. : A l’origine, la série se déroulait dans un lieu non déterminé. Nous avons choisi la Polynésie et créé l’île de Maotou. En écrivant la bible littéraire, nous nous sommes rendu compte que l’univers de ces îles représentait une source vive non exploitée, aussi bien sur le plan des histoires que graphique : les tatouages, les gravures sur bois, les traditions, la culture en général, et surtout la beauté des fonds marins et la diversité de sa faune. Nous avons voulu mettre à l’écran la richesse des paysages et des couleurs et transporter les enfants loin de leur quotidien. Natalie Altmann : De mon côté, j’ai travaillé à l’unité jeunesse de M6. J’étais déjà en contact avec Stéphane qui avait réalisé la série Tintin pour la chaîne. Nous avions donc une relation de travail et d’amitié quand il m’a proposé de m’associer à son projet après que j’aie monté ma société de production, Media Valley. J’ai tout de suite senti que nous aurions des idées pour remettre ces héros et cet univers au goût du jour. Nous nous sommes mis au travail et nous avons présenté un projet à Yann Labasque. Il a eu un coup de foudre. N.A. : Nous avons travaillé avec des sources documentaires sur la région et les scénaristes avaient à disposition des informations concernant la culture, la faune et la flore présentes dans ces îles. Même si nous laissons la part belle à l’imagination, il nous a semblé important d’introduire des éléments de vraisemblance, par exemple sur les espèces de requins présentes en Polynésie. C’est pour cette raison que nous avons choisi un requin-tigre comme antagoniste pour Oum. 33 La sensibilisation à l’écologie et aux menaces environnementales ponctue régulièrement les épisodes… N. A. : Ces thèmes n’étaient pas spécialement abordés dans la série originale. Aujourd’hui, la protection de la mer et des océans représente un enjeu crucial alors que dans les années 1970, ce n’était pas encore perçu comme un problème. Le danger vient de l’homme ! Nous avons voulu montrer aux enfants qu’aucun animal, y compris le requin-tigre ou les murènes n’est «méchant». Ils peuvent être dérangés par les humains ou pire, menacés par eux, comme les pêcheurs au cyanure, les braconniers… A travers cette série, nous expliquons aux enfants que le monde sous-marin est magnifique et qu’il faut le protéger. Nous avons aussi la volonté de faire découvrir des espèces moins connues comme le régalec ou ruban de mer, un poisson de 5 mètres très rare, à l’origine de la légende sur le dragon des mers. S.B. : Marina aime tous les animaux, petits ou gros, laids ou beaux, effrayants ou pas, même si elle a un peu peur du requin-tigre. Elle crée un lien affectif avec tous. 34 Quelles sont les grandes étapes de la fabrication de la série ? N.A. : Nous avons monté le projet en coproduction avec TF1, Tiji pour la deuxième fenêtre de diffusion en France, la chaîne allemande ZDF et le distributeur international SND. Après une première année de développement, nous avons lancé la production. La phase d’écriture a également duré un an et il a fallu ensuite compter environ dix-huit mois de fabrication. Le budget est conforme à celui d’une série haut de gamme en 3D mais il est lourd à amortir. L’important est de bien tenir son budget et son planning car cela peut déborder, notamment quand il y a autant de partenaires. Mais nous y sommes parvenus et il faut continuer à vendre la série à l’international. Nous sommes plutôt bien partis ! Les cinquante-deux épisodes ont déjà séduit de nombreux pays : TVA au Canada, HBO en Amérique latine, RTS en Suisse, le réseau AMC en Europe de l’est, TV2 en Norvège, VRT en Belgique flamande, TV13 en Espagne. D’autres pays sont encore en discussion. S.B. : Oum le dauphin blanc est notre première production à tous les deux en tant que producteurs. Nous n’avons pas fait d’économies et avons tout mis à l’écran ! Nous voulions dépenser l’argent nécessaire pour faire une belle série qui puisse s’inscrire dans la durée. Quel type d’animation avez-vous souhaité ? S.B. : J’ai choisi le cel-shading, une technique permettant d’utiliser la 3D dans un rendu 2D, afin de travailler les compositions, tous les déplacements autour des personnages et de créer un effet d’immersion, notamment dans les scènes sous-marines. Tous nos décors ont été conçus en 3D. Nos personnages peuvent s’y déplacer librement, contrairement à la 2D où tous les décors doivent être dessinés puis peints selon chaque plan. N.A. : Cette technique mixte est privilégiée pour les séries dans lesquelles il y a beaucoup de décors, des déplacements. Cela représente un investissement au départ car il y a davantage de travail en amont mais la production est ensuite optimisée. 35 Comment s’est organisée la production ? N.A. : Indépendants tous les deux, nous nous sommes interrogés sur l’intérêt de créer notre propre studio d’animation pour Oum. Mais nous n’étions pas sûrs d’enchaîner sur un autre projet identique ensuite. Nous avons préféré trouver un studio de production installé qui nous mettrait à disposition ses bureaux et son pipeline de production (ordinateurs, licences…). Nous avons donc organisé nos équipes et choisi Gaumont Animation qui nous a accueillis en partenaire. Toute la préproduction y a été faite, du story-board à la création de modèles, et de la modélisation 3D au lay-out. Un studio chinois a réalisé l’animation sous le contrôle de deux superviseurs de notre équipe et nous avons assuré en France le compositing, la finalisation des images. S.B. : Travailler à distance a parfois été compliqué au début car le studio chinois n’avait pas du tout l’habitude du cel-shading. En voyant les images finies, ils ont compris nos attentes et nous avons pu construire à Paris une bibliothèque de personnages, de décors et aussi d’effets spéciaux qui ont donné son look à la série. 36 Stéphane, comment définiriez-vous votre rôle sur la série ? La musique et le générique ont également été choisis avec attention… Pour le doublage, avez-vous choisi des voix connues ? S.B. : Un réalisateur doit avoir une vision globale du style de la série. J’ai souhaité imposer une vraie signature graphique. Il faut que le téléspectateur sache en deux secondes qu’il regarde Oum le dauphin blanc. L’image est donc primordiale. La 3D a parfois tendance à uniformiser les dessins animés, ainsi les séries peuvent paraître toutes un peu semblables. Il est essentiel d’affirmer un style pour renforcer l’identification. J’ai donc d’abord imposé cette identité visuelle puis choisi les meilleurs talents, les plus enthousiastes, pour les entraîner dans cette aventure. N.A. : Nous avons fait des tests pour le teaser en 2011 auprès de plusieurs compositeurs. Matthieu Gonet, qui n’avait jamais composé pour une série animée, est sorti du lot avec une proposition très composée, très philharmonique. Nous avons adoré sa musique déjà très aboutie. Il a fait un travail exceptionnel. Pour interpréter la chanson du générique, nous recherchions une voix d’homme plutôt jeune parce qu’elle devait être proche de Yann. Une Musique nous a proposé Louis Delort. J’étais allée voir la comédie musicale 1789 : Les amants de la Bastille et cette idée m’a beaucoup plu ! N.A. : Nous avons fait un casting et retenu des comédiens assez connus parce qu’ils font du théâtre, mais aussi beaucoup de doublage. Nous avons aussi Emmylou Homs, la voix de la Princesse Anna dans La Reine des Neiges, pour jouer Marina, et Benjamin Bollen, la voix du Tintin de Spielberg, pour Yann. N.A. : Stéphane a une réputation dans le métier. Si certains nous ont rejoints pour Oum, d’autres sont surtout venus pour lui. Dans une ambiance très positive où chacun avait sa place, tout le monde a donné le meilleur de lui-même. C’était un plaisir et une magnifique expérience humaine aussi ! S.B. : Et les paroles de la chanson ont été écrites par Natalie ! N.A. : C’est vrai, j’aime bien écrire aussi ! D’ailleurs, nous avons écrit ensemble la bible de Oum. Comme j’avais une petite idée de ce que l’on pouvait raconter, j’ai proposé à Stéphane mon texte. Nous avons trouvé que la voix de Louis collait parfaitement au personnage de Yann. Il a réalisé une superbe interprétation et travailler avec lui était très agréable. Nous avions vraiment envie d’une chanson parce que bien souvent, elle marque durablement les téléspectateurs. Pensez aux génériques de notre enfance… TF1 nous a donné la possibilité d’avoir un beau titre pour ce générique, ce qui est rare aujourd’hui. Quel est votre personnage préféré ? N.A. : Ah, je connais celui de Stéphane, c’est Oncle Patrick n’est-ce pas ? S.B. : Oui. Et toi, c’est Marina ! N.A. : Exact, mais je me sens proche de la maman de Timéti aussi, un personnage féminin protecteur qui assume ses formes et qui est jolie. Et je trouve Oncle Patrick très séduisant ! 37 Hervé Nadler «Ecrire des histoires les plus trépidantes et drôles possible» Ancien conseiller artistique de M6 Kid, Hervé Nadler est un écrivain et scénariste spécialisé dans l’animation. Avec «Oum le dauphin blanc», il signe sa première direction d’écriture. A la tête d’une quinzaine de scénaristes, ce jeune homme a travaillé en étroite collaboration avec Stéphane Bernasconi. 38 Quel a été votre rôle ? Comment écrit-on un épisode ? En charge de la direction d’écriture, je centralisais tous les scénarios écrits par l’équipe composée d’une quinzaine de scénaristes. Mon rôle consistait à normaliser tous les épisodes afin de leur donner un ton identique sur toute la série. Je devais aussi faire en sorte que les histoires soient les plus trépidantes et drôles possible. Les scénaristes travaillaient seuls ou en tandem en relation avec TF1 et les autres diffuseurs. Je devais relayer les avis de chacun et faire en sorte que les épisodes plaisent à tous nos clients. Construire un 13’ est assez spécifique car, contrairement au 26’, nous n’avons le temps de traiter qu’une seule intrigue principale. Il faut faire intervenir l’incident déclencheur dès la première séquence de l’épisode. Nous avons néanmoins eu la possibilité d’écrire un épisode double avec un cliffhanger à la fin du premier, le seul conçu de cette manière. Pour garder le rythme et structurer les récits, nous mettons en place une petite intrigue secondaire, souvent autour de Marina et de son koala Raoul ou du chaman Ramana. Quelles évolutions avez-vous imaginées par rapport à la série originale ? Nous avons voulu des histoires plus contemporaines, pour parler aux enfants d’aujourd’hui. Nous avons conservé les grands traits de caractère des principaux personnages, mais avons développé les autres. Nous avons ensuite caractérisé le village polynésien car il donne beaucoup de vie à la série, et il fallait que les enfants puissent s’y reconnaître. Nous avons mis de côté tout ce qui relève de la technologie et avons fait comme si les héros étaient tout le temps en vacances. Ils s’amusent, se retrouvent autour du sport, se chamaillent et ont de vraies histoires d’amitié dans lesquelles les téléspectateurs pourront se reconnaître… même s’ils sont à l’autre bout de la planète. 39 L’humour et l’aventure sont les principaux ingrédients de la série… Vous soumettez pourtant ces mythes à l’épreuve de la science… Les cinquante-deux épisodes sont thématisés autour de trois catégories : l’exploration et l’aventure, la tradition et les légendes et la découverte des fonds marins. Si l’aventure est à chaque fois le moteur principal de l’intrigue, l’humour vient toujours parsemer cette aventure sans trop désamorcer les moments de tension. C’est une question d’équilibre. Certains épisodes sont vraiment construits comme des sitcoms avec peu d’aventure et beaucoup de moments de comédie comme dans La boum ou Les pêcheurs du dimanche. Oui, car Yann et Oncle Patrick sont des scientifiques dans l’âme et veulent comprendre de façon rationnelle les situations. La facilité aurait été de démontrer que ces légendes sont fausses car explicables par la science mais ce n’était pas notre point de vue. Nous voulions garder une part de mystère, propre aux mythologies. Dans chaque histoire impliquant une légende, nous devions garder un double épilogue : une explication scientifique et matérialiste et une autre plus spirituelle ou métaphysique, dans le respect de la culture polynésienne. Ce n’était pas toujours évident ! Comment avez-vous abordé les mystères et légendes polynésiens ? Comment avez-vous travaillé avec le réalisateur ? Nous avons fait beaucoup de recherches sur ces légendes, parfois assez compliquées et donc pas forcément adaptées à un public jeune. Il a fallu les synthétiser, en tirer les principes clés pour pouvoir les mettre en scène. Stéphane a trouvé un système ingénieux, «la séquence tatouage». Il a utilisé des symboles tirés des tatouages maori, et les a animés en 2D par un principe de formes noires façon tatouage sur fond de couleur. Le dessin s’anime, la voix off du chaman explique la légende. Une fois par semaine, nous nous retrouvions pour relire un texte validé mais mis «au repos». Lors de cette nouvelle lecture, il fallait essayer de mettre le doigt sur les petites failles, les corriger, raccourcir les épisodes trop longs sans en retirer le sel. Un exercice très compliqué car en coupant une séquence, toute l’histoire peut s’écrouler et nous avons parfois dû beaucoup réécrire ! Pendant tout le processus de fabrication, je suis resté très proche de la production en venant voir Stéphane pour préparer avec lui le story-board et éviter ainsi les problèmes de la mise en images du scénario. Ma présence nous a permis de peaufiner chaque épisode. 40 C’était votre première expérience en direction d’écriture… Avez-vous un personnage préféré ? Oum a été une expérience incroyable et très dense ! J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec les scénaristes, et les diffuseurs étaient tous de bonne composition, exigeants, à l’écoute et justes. Travailler avec Natalie et Stéphane a été formidable, ils m’ont laissé les mains libres pour parvenir aux histoires dont j’avais envie, permettant de maintenir un niveau de qualité qui fait de la série une belle réussite. J’en suis très fier ! Je crois que c’est Auru, le fils du chef ! L’écriture de ses dialogues m’a beaucoup fait rire, je me suis «lâché» avec lui car il avait toujours une «vanne» bien ciselée, un côté un peu «bad boy» toujours très agréable à manipuler à l’écriture. 41 Matthieu Gonet «Pour Oum, j’ai composé une véritable musique de film» Pianiste, chef d’orchestre, compositeur, arrangeur, le musicien Matthieu Gonet est également connu pour son rôle de directeur musical de la «Star Academy». Il accompagne aussi de nombreux chanteurs et compose les musiques originales de longs métrages. Actuellement à la direction de la bande son des «Profs 2», il vient de signer la BO de la série «Oum le dauphin blanc». 42 Natalie et Stéphane ont eu un véritable coup de cœur pour votre projet ! Existe-il une musique polynésienne propre ? C’est gentil de leur part, ils me l’ont dit. J’ai proposé un vrai challenge qui n’avait jamais été fait sur une série, surtout de cinquantedeux épisodes. D’habitude, je crée une banque musicale et place les morceaux en fonction de l’action à l’image. Pour Oum, je leur ai proposé une véritable musique de film qui s’étale sur toute la série. Elle est faite pour chaque épisode et accompagne chaque intention, exactement comme sur un long métrage. Cette méthode a nécessité un important travail de production puisque j’ai commencé en 2012. Même si je n’ai pas exclusivement composé pour la série, elle m’a beaucoup occupé. D’autre part, comme la série se passe en Polynésie, je voulais qu’il y ait une véracité musicale, avec des instruments polynésiens. Mélanger cet aspect à un corps d’orchestre pour accompagner une série d’aventure a été un vrai challenge ! Non, mais il y a des instruments locaux typiques de la Polynésie. J’ai fait des recherches sur les plus emblématiques de la région. Certains étaient utilisables, d’autres pas. J’aimais beaucoup, par exemple, la flûte à nez, mais je n’ai pas pu m’en servir car cet instrument ne produit pas les notes que je souhaitais. J’en ai utilisé d’autres, typiques, qui se mélangent avec l’orchestre symphonique et donnent cette couleur particulière à la série. Quel est l’apport de l’orchestre symphonique Il apporte de la force à toutes les séquences d’action, par exemple. Mais l’ensemble reste très frais car il y a des guitares, des ukulélés, des marimbas. 43 Comment travaillez-vous ? Je commence à écrire dès la réception de ce que l’on appelle un animatic, c’est-à-dire le story-board de l’épisode monté. Cela me permet d’arranger la musique. Ensuite, j’avance par épisode, à l’image près, et je détermine séquence après séquence ce qui va se passer musicalement. Cela a nécessité de gros moyens et beaucoup de temps. Je ne peux évidemment pas travailler de cette façon sur tous les projets car je n’aurais pas le temps, d’autant que sur Oum, je n’ai rien délégué. J’ai supervisé moi-même la composition, l’arrangement, l’orchestration, l’enregistrement. Vous écrivez rarement la musique de dessins animés… Je compose surtout des musiques de films. Oum, pour quelqu’un de ma génération - j’ai 42 ans - est une madeleine de Proust. Il a été très agréable de revisiter cette série, surtout en tant que musicien, car la chanson de Michel Legrand était très emblématique du programme dans les années 1970. Passer après ce grand compositeur n’est pas 44 si facile. Avez-vous eu beaucoup de liberté dans la composition ? Oui, j’ai surtout bénéficié d’une confiance aveugle de la part de Natalie Altmann et de Stéphane Bernasconi. Cela m’a beaucoup touché. Sur les premiers épisodes, nous avons eu quelques allers-retours sur des propositions. Stéphane est un grand réalisateur d’animation, considéré avec beaucoup de respect dans la profession pour ses réussites ; Natalie est une dame qui compte dans l’animation européenne avec, à son actif, des films comme Astérix - Le Domaine des Dieux. J’avais vraiment envie de répondre à leurs souhaits. Quelle est la couleur de votre musique sur la série ? Connaissiez-vous l’interprète de la chanson, Louis Delort ? Que pensez-vous de cette expérience ? Elle correspond exactement à nos envies de départ. Je voulais qu’en écoutant la musique, le téléspectateur voyage et se plonge dans l’aventure. La musique mélange vraiment fraîcheur, action et aventure. Je trouve que cela fonctionne bien. Je n’avais jamais collaboré avec lui. En vrai bosseur, il est arrivé en ayant déjà énormément travaillé. Pour un musicien, enregistrer avec lui a été un bonheur car il propose beaucoup, il est très flexible et on peut lui demander plein de choses. Il a apporté de la fraîcheur et de la tendresse à la chanson du générique. Travailler sur cette série a été formidable. Je suis en train de finir les six derniers épisodes et je dois confier que Oum aura accompagné quelques années de ma vie avec beaucoup de plaisir. 45 Louis Delort «Ce dessin animé procure du plaisir» Finaliste de la première saison de «The Voice», Louis Delort voit sa carrière décoller après son passage dans l’émission. Après un premier rôle dans la comédie musicale «1789 : Les amants de la Bastille», il emporte le prix de la révélation francophone en 2013 aux NRJ Music Awards. Son premier album avec son groupe Louis Delort & The Sheperds est sorti en octobre dernier. Il arrive sur «Oum le dauphin blanc» avec l’envie de faire plaisir aux jeunes téléspectateurs. 46 Qui vous a proposé de chanter la chanson du générique ? Vous prêtez votre voix pour la première fois à un générique… Santi [directeur du département Musique de TF1 et DG de Une Musique, ndlr] m’a contacté pour me proposer le projet. J’ai tout de suite été intéressé car je ne l’avais jamais fait auparavant. J’ai trouvé cette expérience assez drôle. Comme je suis jeune, il m’arrive encore de regarder des dessins animés et j’ai toujours aimé les génériques ! Cette expérience est un peu différente des séances de doublage mais ressemble à une séance de studio un peu plus classique. Je devais chanter une chanson sur une musique instrumentale sans avoir les images. J’ai beaucoup aimé le faire parce que cela m’a un peu sorti de mon univers. Et surtout, je trouve vraiment cool de pouvoir chanter une chanson que les enfants vont entendre le matin en regardant la télévision. J’ai hâte de voir le résultat à l’antenne et de renouveler ce genre d’expérience ! Quelle est la tonalité de la chanson ? Le ton de la série est sympa et joyeux, c’est un dessin animé qui procure du plaisir. La chanson est à cette image. L’enregistrement s’est fait assez vite parce que j’avais travaillé en amont et que nous nous sommes bien entendus avec l’équipe d’enregistrement et Matthieu Gonet. Il est très professionnel et sa chanson est bien amenée. Natalie et Stéphane m’ont donné des indications sur le phrasé voulu, la façon de tenir les notes, des petits détails pour m’aider à leur donner la chanson qu’ils avaient en tête. J’avais très envie de me mettre au service du générique et de les rendre heureux du résultat. 47 à la recherche du trésor… sur tfou.fr Une légende court sur l’île de Maotou. Un trésor serait caché en pleine mer… Yann et son ami Oum le dauphin blanc ont besoin d’aide. Etes-vous prêts à les accompagner dans cette exploration des fonds marins ? Rendez-vous sur tfou.fr pour cette grande chasse au trésor interactive ! Pour mener à bien cette enquête, dix plongées sous-marines seront nécessaires pour découvrir les dix indices «étoiles de mer». Autant d’étapes qui vous mèneront sur la piste du fabuleux trésor. Ouvrez l’œil, de belles surprises vous attendent... OUM LE DAUPHIN BLANC, L’AGENT DE LA NOUVELLE SéRIE ANIMéE «OUM LE DAUPHIN BLANC» www.tfou.fr Série de 4 vidéos de 1’30’’ disponible sur tous (mobile, supports tablette, iptv et tfou.fr). Partir en Polynésie… Découvrir les richesses de ses îles, ses traditions, ses légendes… C’est le voyage interactif proposé par la série animée «Oum le dauphin blanc». Bons baisers de Maotou ! Vie de rêve en cartes postales… Quelle chance de vivre sur un atoll de rêve… Qui n’envierait pas Yann et sa vie au bout du monde ? Les internautes peuvent suivre le jeune adolescent qui écrit, chaque mois, une carte postale vidéo sur les traditions en Polynésie (légendes, tatouages, tikis, danses traditionnelles, cuisine…), la nature et sa protection (richesse des lagons, espèces menacées, risques de la surpêche), ses loisirs (plongée, surf, kite surf, compétition de va’a (pirogue), escalade…), les membres de sa famille. 48 TF1 LICENCES UNE EXPéRIENCE DIGITALE IMMERSIVE Clip de 1’30’’ de présentation de la série Oum le dauphin blanc. Making of de la série et des coulisses de production réalisés par (sujets les Les producteurs de la série, Media Valley et Marzipan Films, ont mandaté TF1 Licences pour gérer les droits dérivés sur le territoire français de cette nouvelle propriété. Des négociations sont actuellement en cours pour développer de nouveaux produits sur des secteurs tels que l’édition et le textile. Une première opération promotionnelle a débuté le 1er juillet et se terminera le 31 août dans les restaurants Buffalo Grill de France, Suisse, Espagne et Luxembourg. Tous les détails de l’opération sont à retrouver sur le site www.buffalo-grill.fr, sur les écrans TV installés dans les restaurants ainsi que sur la page Facebook de Buffalo Grill. reporters TFOU). 49 Oum le Dauphin Blanc/ Zoom the White Dolphin Série d’animation de 52 épisodes de 13’ Animation 3D rendu 2D (cell-shading) Réalisateur : Stéphane Bernasconi Producteurs : Media Valley et Marzipan Films Coproducteurs : TF1 et Gaumont Animation Avec la participation de : ZDF/ZDFE, Tiji, le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée Avec le soutien du Département de la Charente et de la Région Poitou-Charentes Bible littéraire : Stéphane Bernasconi et Natalie Altmann Bible graphique : Christophe Lourdelet D’après les personnages créés par Vladimir Tartakovsky et dessinés par Marc Bonnet Copyright : (c) Media Valley/Marzipan Films/ TF1/Gaumont Animation - 2015 CONTACT TFOU Cécile Gérard [email protected] - 01 41 41 33 78 Dossier conçu et réalisé par LA COMMUNICATION EXTERNE DU GROUPE TF1 Rédactrice : Catherine Armagnac / Secrétariat de rédaction : Aurélie Binoist / Chef de service : Maud Fayat / Graphisme : Jérémy Sainty, Christophe Chevalin/ Photos : Boris Allin, Christophe Chevalin / Philippe Le Roux/TF1 - DR Plus d’infos sur le site TF1PRO.com Suivez toute l’actu de TFOU sur Facebook LA REPRODUCTION DE TOUT OU PARTIE DU DOSSIER, SUR UN SUPPORT QUEL QU’IL SOIT, EST INTERDITE, SAUF AUTORISATION EXPRESSE ACCORDÉE PAR LA DIRECTION DE LA COMMUNICATION DE TF1 – Juillet 2015 Copyright : (c) Media Valley/Marzipan Films/TF1/Gaumont Animation – 2015 52