N°179 - Association Royale des Marches Folkloriques de l`Entre

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N°179 - Association Royale des Marches Folkloriques de l`Entre
Bulletin trimestriel • 46e année
No 179 • Mars 2006
Editorial
par Marc BLAIMONT, Secrétaire
Le Marcheur de
l'Entre-Sambre-et-Meuse :
Revue trimestrielle éditée
par l'Association
des Marches Folkloriques
de l'Entre-Sambre-et-Meuse
(association reconnue par
le Ministère de la Communauté
Française sous le N° 21/252/1).
Internet :
www.amfesm.be
Abonnement 2006 :
7€ au délégué de votre
Compagnie ou au compte
000-0384902-06
de l'AMFESM à Gerpinnes
Réclamations et
changements d'adresse :
André SAINTHUILE
Rue de la Paix 4A
B-6200 CHATELET
Tél. et fax 071 39 23 91
Editeur responsable :
Michel PIERARD
Rue du Calvaire 27
B-6120 HAM-SUR-HEURE
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Textes et photos :
A envoyer à :
Marc BLAIMONT
Rue de la Damejelle 19
B-5150 FLOREFFE
Tél. et fax 081 44 58 52
Imprimerie GUILLAUME
Rue de Moncheret 28
B-6280 ACOZ
Tél. 071 50 10 43
Fax 071 50 46 73
Le contenu et photos
se rapportant aux articles
n'engagent que leurs auteurs.
Parution :
Mars • Juin
Septembre • Décembre
Composition et impression :
Imprimerie Guillaume s.a.
B-6280 ACOZ
A la réception de ce «Marcheur», vous constaterez avec
plaisir, nous l'espérons, l'évolution apportée dans sa
publication par le choix d'une impression toute en couleur, ainsi qu'une présentation plus adaptée à l'évolution de l'édition en général visant aussi à améliorer
l'image de marque de notre folklore. Le thème de ce
bulletin consacré aux chasseurs à pied en sera le premier bénéficiaire grâce à une illustration mieux mise
en valeur.
Les problèmes rencontrés dans l'utilisation de la nouvelle poudre noire de la société NOBEL, au cours de la
saison 2005, nous ont incités à mener une analyse
sérieuse de commun accord avec les principaux professionnels œuvrant pour nos Marches, Messieurs
Colonval, Dal Cero et Calet. Observations et critiques
s'avérant identiques, nous avons ensuite interpellé le
responsable de la firme NOBEL qui nous a confirmé la
nécessité du changement de fabrication.
La production jusqu'alors confiée à une usine allemande l'est à présent à l'usine française de Vonges près de
Dijon. Celle-ci, comme chaque poudrerie, fabrique son
produit d'après sa propre recette tant dans les proportions des ingrédients que dans l'épaisseur des grains.
Nos plaintes reconnues et fondées, il a été convenu de
se livrer à des essais pour la production de la poudre
de la saison 2006. Deux séances ont été nécessaires les
31 janvier et 6 février pour aboutir à un accord unanime sur un nouveau produit dont l'aspect est quasi
identique au produit allemand et, surtout, dont l'explosion ne crée plus de projections imbrûlées et de
grains incandescents. Les participants à ces essais que
nous tenons à remercier vivement pour leur collaboration précieuse ont aussi convenu de se livrer à une évaluation à l'issue de la saison 2006.
Espérant ainsi avoir réglé un problème épineux, nous
souhaitons cependant rappeler que, quelle que soit la
poudre, tous les conseils de sécurité demeurent plus
que jamais de vigueur. ■
1
Calendrier 2006 de l
MAI
7 mai
14 mai
14 mai
21 mai
21 mai
28 mai
JUIN
28 mai
4 juin
5 juin
5 juin
11 juin
11 juin
11 juin
18 juin
18 juin
2
Tarcienne
M 09 h 30
D 11 h 00
R 12 h 30
Saint-Fiacre
* Bataillon carré 20 h 00
Pry
M 10 h 30
D 09 h 30
R 17 h 30
Sainte-Remfroid
* Rue du Grand Pont 17 h 00
Dourbes
M 10 h 00
Ragnies
M 10 h 00 (lundi)
Thuin
M 10 h 00 (lundi)
D 11 h 00
D 13 h 30
D 13 h 30
R 12 h 00
R 19 h 00
R 19 h 00
Saint-Servais
* Bataillon carré 19 h 00
Saint-Roch
* Rentrée
Saint-Roch
* Rentrée
Aiseau
M 09 h 30
D 10 h 30
R 12 h 30
Sainte-Marie d’Oignies (1ère)
* Rentrée 20 h 30
Malonne
M 10 h 30
D 09 h 30
R 19 h 00
Saint-Berthuin
* Rentrée châsse à l’église 19 h 15
R 14 h 00
* Prise au drapeau 09 h 00
Châtelet
M 09 h 00
D 10 h 00
Gerpinnes-Centre
M 03 h 00
D 03 h 45
Hymiée
Hanzinne
Les Flaches
Joncret
Acoz
Villers-Poterie
Gougnies
M 06 h 45
Biesme, Biesme Jeunes
M 07 h 45
M 08 h 30
Fromiée
Hanzinne
M 17 h 00 (dimanche) D 09 h 00
R 18 h 00
R 18 h 00
R 04 h 25
R 05 h 10
R 08 h 20
R 09 h 20
R 10 h 10
R 11 h 40
R 18 h 00
R 16 h 25
R 13 h 00
Saint-Roch
* Bataillon carré 15 h 15 Cité Chavepeyer
Sainte-Rolende
* Bataillon carré au Sartia 18 h 00
* Remontée de la place (dimanche 17 h 30)
* Rencontre des deux châsses (06 h 00)
* Remise des médailles 07 h 30
* Bataillon carré à 18 h 00
* Château d’Acoz 10 h 30
* Rentrée solennelle à 11 h 40
* Bataillon carré au Sartia à 18 h 00
* Bataillon carré au Sartia à 18 h 00
Saint-Oger et Sainte-Rolende
Maison-Saint-Gérard
M 10 h 00
D 11 h 00
R 19 h 00
Saint-Nicolas
* Descente en tirailleurs derrière l’église 15 h 00
Walcourt avec Daussois
D 12 h 00
R 18 h 00
Trinité. Notre-Dame de Walcourt
* Cérémonie du Jardinet 14 h 00
Boussu-lez-Walcourt
M 09 h 30
D 14 h 30
R 17 h 00
Saint-Sacrement
* Bataillon carré 17 h 30
Solre-sur-Sambre
M 09 h 15
D 09 h 45
Biesme
M 09 h 30
D 10 h 30
R 12 h 30
R 12 h 00
Saint-Médard
* Bataillon carré 16 h 30
Saint-Sacrement
* Charge au château de Biesme 15 h 00
’AMFESM (1ère partie)
18 juin
18 juin
18 juin
25 juin
25 juin
25 juin
Daussois
M 10 h 00
D 10 h 45
R 12 h 15
Saint-Sacrement
* Monument 12 h 45
Gourdinne
M 10 h 00
D 11 h 00
R 18 h 00
Saint-Walhère
* Rentrée sur la place et tienne de l’église
Walcourt
M 10 h 00
Aiseau
Laneffe
M 09 h 45
Mettet
M 10 h 00
JUILLET 2 juillet Biesmerée
M 11 h 00
2 juillet Florennes
M 08 h 00
2 juillet Franière
M 10 h 00
2 juillet Morialmé
M 10 h 00
2 juillet Thy-le-Château
M 09 h 30
D 11 h 00
D 08 h 00
R 20 h 00
D 11 h 00
R 19 h 30
R 16 h 30
Saint-Pierre
* Bataillon carré 15 h 00
D 10 h 45
R 12 h 15
Saints-Pierre-et-Paul
* Retraite aux flambeaux 22 h 30
D 11 h 30
R 18 h 30
Saints-Pierre-et-Paul
* Prise des drapeaux 10 h 45
D 12 h 00
D 08 h 30
D 14 h 00
D 11 h 15
9 juillet Nalinnes
M 10 h 15
D 15 h 30
9 juillet Thy-le-Bauduin
M 10 h 00
9 juillet Virelles
M 10 h 00
Sainte-Marie d’Oignies (2e)
Saint-Eloi
* Rentrée : marche des Turcs
2 juillet Vitrival
M 10 h 15
9 juillet Roly
M 10 h 30
Saint-Sacrement
* Parade des tambours-majors 09 h 40
R 18 h 30
D 12 h 00
2 juillet Villers-deux-Eglises
M 16 h 30
D 09 h 20
9 juillet Chamborgneau
M 09 h 00
R 13 h 30
D 10 h 00
D 10 h 00
D 15 h 00
D 15 h 00
R 20 h 00
R 19 h 30
Saint-Jean
* Rentrée 19 h 30
Saints-Pierre-et-Paul
* Bataillon carré Parc des Ducs
18 h 00 Petits - 18 h 30 Rouges
Saint-Pierre
* Bataillon carré sur la place 20 h 00
R 11 h 00
Saint-Pierre
* Rentrée grand tour 14 h 00
R 13 h 00
N-D de Lourdes et Saint-Ferdinand
* Rentrée solennelle 19 h 00
R 12 h 30
R 18 h 00
R 19 h 30
R 18 h 30
R 18 h 30
Saint-Pierre
* Bataillon carré 18 h 00
Notre-Dame de Bon Secours
* Bataillon carré au Mont 19 h 30
Saint-Denis
* Bataillon carré sur la place 12 h 30
Saint-Pierre
* Rentrée
Notre-Dame de Lumière
* Chapelle N.-D. de Lumière 16 h 15
NC : non communiqué • M : messe • D : départ • R : rentrée • * point fort
3
A l’môde di nos djins
par Michel Robert, tromblon de la Compagnie Sainte-Rolende de Gerpinnes
Quand vènt l’printins avou lès chambaréyes
l’passe-rôze èt lès preûmirè feuwéye du solia.
Quand lès mouchons s’ènonde nus,
di Djerpène à Walcoû, di Tcheslet à Florennes,
d’Ham-sur-Heure à Djumet en passant pa Auco,
èyèt di-dins tous lès p’tits vilâdjes pa-d’la
l’Sambe èt d’vant l’Moûse,
i n’èst nèn rare d’ètinde au lons,
èl tchans d’in fife, èl ra d’in tambour.
I n’èst nèn rare di véye sikèter
l’noir nûit pa dès blanc pantalon.
Lexique :
Printins : printemps
Chambaréyes : jonquilles
Passe-rôze : muguet
Feuwéye : feu
Solia : soleil
S’ènonde : s’élance, s’excite
Mouchons : petits oiseaux
Sikèter : déchirer
Nûit : nuit
Piquète du djou : crépuscule
Clatchî : éclater
Wadjreût : parier
Twèle : toile
Pougnîye : poignée
Quandjî : changer
Frum’jîye : frissonne
R’lûje : reluise
Binauche : content
Yèsse : être
Droci : ici
4
A l’piquète du djou au triviès du brouyard
come dès riv’nant ès dèsiner dès ombes d’in
aute tins ;
dès saudard fèyant clatchî l’couleûr
dins l’vért di nos campagnes.
On wadjreût ène twèle d’in «impressionniste»
Ene pougnîye di mwin...
In gros bètche.
Tu n’as nèn wère quandjî dispus l’anéye passéye...
In flouch, ! In pèt, !
Ca bouch, ! Ca s’skète !
Rigodon ! On frum’jîye
Lès îs r’lûje nus.
On z’è binauche di yèsse droci.
Tambour majôr, pîd gauche en avant Mârche !
Vous avez dit : «Poudre» ?
par Marc Blaimont
Mot étrange que celui de «poudre» car
il ne représente pas à proprement parler une matière mais un état d’une
matière constituée de grains minuscules. Bien qu’il ne s’agisse pas de liquide ni de gaz, la poudre n’a pas de
forme propre et épouse par conséquent la forme de son contenant. Au
début, le mot a eu le sens du mot
actuel «poussière» qui comme lui a
d’ailleurs la même origine latine «pulvis - pulveris» et a donné naissance à
des mots tels que : pulvériser, pulvérisateur, pulvérulence, ...
Mais, direz-vous, ce qui nous intéresse, nous Marcheurs, c’est la poudre à
fusil ! De nombreuses expressions
nous le rappellent : «être vif comme la
poudre» et «se répandre comme une traînée de poudre» nous expriment la rapidité extrême tandis que «faire parler la
poudre» est une déclaration de guerre.
On parlera enfin de «mettre le feu aux
poudres» comme «la goutte qui fait
déborder le vase» pour mettre en relief le
détail souvent insignifiant qui a fait
exploser la situation.
Histoire de la poudre noire
C’est probablement de Chine au début
de notre ère que provient l’invention
de la poudre noire (ou poudre à
canon). Bourrée dans des tiges de
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5
▲
Si l’emploi du mot peut revêtir un côté
poétique : «poussière d’étoiles», on l’emploie davantage pour exprimer tantôt
l’encombrant et le sale dont un bon
nettoyage nous débarrassera ou nous
renvoie à l’insignifiance de nos existences dans les textes bibliques : «tu
retourneras en poussière...». Il peut aussi
exprimer des choses contraires lorsqu’il est employé dans l’expression
«Jeter de la poudre aux yeux» pour signifier que l’on cherche à éblouir ou à
faire illusion tandis que lorsque l’on
utilise de la «poudre de riz», c’est
davantage pour camoufler défauts et
irrégularités.
la découverte au 13e siècle et depuis
l’évolution constatée n’a concerné
principalement que l’amélioration de
son utilisation militaire dans le cadre
du développement de l’artillerie et des
armes à feu.
Vu les innovations technologiques et
l’évolution des explosifs, la poudre
noire, aujourd’hui, n’a guère plus d’utilité excepté pour les tireurs à l’arme
ancienne et les Marcheurs de l’EntrePoudre allemande 2004 (*)
▲
bambou ou enserrée dans des couches
successives de papiers, elle sert pour
célébrer pacifiquement des fêtes et
préfigure nos feux d’artifice modernes. Rapidement toutefois des utilisations moins festives vont en faire des
engins guerriers par leur transformation en fusées explosives et incendiaires.
Ces connaissances vont mettre des siècles pour parvenir jusqu’à nous en suivant les routes commerciales telle que
la route de la soie. C’est par l’intermédiaire des Arabes que nous en ferons
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Poudre française 2005 (*)
Sambre-et-Meuse notamment. Rappelons toutefois que son efficacité est
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6
réelle car elle a servi à tuer dans toutes
les guerres des nombreux siècles passés et qu’elle reste toujours aussi dangereuse dans son emploi.
Fabrication de la poudre noire
Chaque fabricant possède sa recette et
comme nous sommes dans le commerce, celle-ci est secrète. Néanmoins
les trois ingrédients nécessaires à la
fabrication sont connus puisqu’il s’agit du charbon de bois, du soufre et du
salpêtre. La formule ancestrale du
mélange provenant du 15e siècle,
quant à elle, nécessite une part de soufre pour une part de charbon de bois
et 6 parts de salpêtre. Par la suite, les
variations apportées par les fabricants
dans la composition vont ainsi permettre de produire des poudres spécifiques à certains usages : pour la mine,
pour la chasse et pour la guerre. On
comprendra aisément que la qualité
du produit réside dans la qualité des
ingrédients et de leur pureté. Rien que
pour le bois, le choix englobe le châtaignier, le saule, l’aulne, la bourdaine, le
séquoia ou le cotonnier. Un certain
temps, le plus réputé était la bourdaine suisse !
LOCATION
DE
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MILITAIRES
Poudre française 2006 (*)
Lorsque les ingrédients sont prêts,
toute une phase d’opérations diverses
menées avec la plus extrême prudence
et dans un ordre bien déterminé vont
permettre d’obtenir en fin de fabrication un mélange homogène que l’on
aura mouillé par sécurité. Il reste alors
en dernière étape à sécher le produit
avant de procéder à son conditionnement. ■
(*) clichés transmis aimablement par Christian
COLONVAL, expert en balistique.
L’écart entre chaque graduation vaut 1 mm.
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7
Derniers à quitter
les champs de bataille
Travail collectif
Pour Napoléon, l’infanterie est l’âme
de l’armée. Elle est surtout l’épine dorsale et la force numérique de la
Grande Armée. Toujours à la pointe
des combats, subissant l’essentiel des
pertes, l’infanterie prépare le terrain
que la cavalerie achève de conquérir.
En ordre de bataille, chaque bataillon
compte au centre des compagnies de
fusiliers encadrées par deux compagnies d’élite : sur la gauche les voltigeurs, sur la droite les grenadiers (1).
Toutefois, selon le genre de services
effectués, on distingue l’infanterie de
ligne (la Ligne) et l’infanterie légère
dont les fusiliers sont des chasseurs à
pied et les grenadiers des carabiniers.
Ainsi, la Ligne reste massée, combat
en rangs serrés, progresse en colonnes,
tandis que l’infanterie légère agit souvent hors de la Ligne, doit s’éparpiller
et marcher en tirailleurs.
Les chasseurs à pied sont d’excellents
marcheurs. Ils se recrutent parmi les
conscrits provenant principalement
des pays de montagne, où les hommes
sont en général plus lestes et plus
robustes. Ces chasseurs à pied personnalisent l’infanterie légère et portent
un uniforme de couleur bleue, les
retroussis sont décorés de cors de
chasse en drap blanc, les épaulettes et
les dragonnes sont en laine verte, le
shako noir avec cordon blanc est surmonté d’un plumet vert, les guêtres
noires ou blanches sont courtes et passepoilées de vert avec glands, les boutons sont blancs et décorés d’un cor
portant le numéro du régiment, sur la
giberne se trouve un cor de chasse...
Les chasseurs à pied sont naturellement épaulés par les carabiniers et les
voltigeurs auxquels s’ajoute une cavalerie légère composée de hussards et
surtout de chasseurs à cheval.
Rappelons leurs missions : reconnaître
les avant-postes et harceler les arrièregardes de l’ennemi, intercepter ses
ARMURERIE
Henri
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8
convois, lui couper ses lignes de ravitaillement, protéger les flancs du régiment. L’infanterie légère n’a pas attendu les grandes batailles de l’Empire
pour se distinguer. Les guerres de la
Révolution lui ont suffi à prouver sa
bravoure à un point tel, que Bonaparte
veut rattacher le 3 janvier 1800 une
compagnie d’infanterie légère forte de
94 chasseurs à pied, aux deux
bataillons de grenadiers à pied de la
Garde des Consuls.
Tous ces chasseurs se voient ainsi
récompensés pour les services rendus
dans la Ligne et sont versés dans la
Moyenne et la Jeune Gardes avec lesquelles ils réalisent de véritables
exploits. Voici ce que rapporte le fusilier-chasseur Scheltens dans ses
Mémoires : «Jamais on ne vit brigades
mieux organisées ; nous étions tous jeunes, gais et chantants, bien commandés
par des officiers d’expérience qui sortaient
de la Vieille Garde».
Quant aux flanqueurs-chasseurs, ils se
différencient par la couleur verte de
leur uniforme. On peut penser que ce
«VERT» est censé évoquer l’origine et
la composition du régiment, réservé
aux fils et neveux des gardes des eaux
et forêts de l’Empire.
Dissous lors de l’exil de Napoléon à
l’île d’Elbe, ces différents régiments ne
seront pas reconstitués pour les CentJours.
Confection
sur mesure
de costumes
militaires
0498 26 96 72
9
▲
Neuf mois plus tard, cette compagnie
devient un bataillon à huit compagnies
de 102 hommes chacune, et en 1801 un
deuxième bataillon se crée mettant
ainsi les chasseurs et les grenadiers sur
un pied d’égalité. Comme les grenadiers, les chasseurs à pied de la Garde
doivent mesurer au moins 1,76 mètre
et faire état de cinq à dix ans de service. Leur uniforme ressemble à celui de
leurs frères d’armes. Soulignons néanmoins quelques particularités : les
retroussis sont ornés alternativement
de grenades et de cors, les cors étant
placés à l’extérieur - les épaulettes vertes sont doublées de bleu et liserées de
rouge - le bonnet à poil dépourvu de
plaque frontale est surmonté d’un plumet vert à sommet rouge.
En 1806, la Garde impériale compte
deux régiments de chasseurs à pied
auxquels viendront s’ajouter les fusiliers-chasseurs, les tirailleurs-chasseurs, les conscrits-chasseurs et finalement en 1811, les flanqueurs-chasseurs.
▲
Partisan belge d’un Corps franc - 1831
En effet, l’Empereur ne prévoit que 18
régiments d’infanterie pour sa
«Nouvelle Garde» dont quatre régiments de chasseurs à pied, regroupant
«les Vieux de la Vieille». Cambronne les
commande. A Ligny, ils chargent à la
baïonnette. A Waterloo ils refusent de
se rendre et se font massacrer : «la
Garde meurt et ne se rend pas» (2). Ainsi se
termine l’épopée impériale des fusiliers de la Ligne, des chasseurs à pied
de l’infanterie légère et de la Garde, un
certain 18 juin 1815.
Quinze ans plus tard, la Belgique peut
compter sur ses Volontaires en sarrau,
formés en Corps francs, pour chasser
les Hollandais. Se distinguent particulièrement «les Chasseurs-VolontairesBourgeois» du marquis du Chasteler (3).
Leur esprit de corps et leur présence
dans les coups les plus audacieux font
de ces jeunes bourgeois bruxellois, les
premiers commandos de la future
armée belge. Cette armée devient opérationnelle en 1831 et compte trois
régiments de chasseurs à pied :
• le 1er Régiment regroupe les
Volontaires bruxellois et s’installe à
Schaerbeek. En 1847, ce régiment
troque le fusil contre la nouvelle
«carabine à tige» et devient le
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10
Régiment des Chasseurs-Carabiniers. Il faut attendre 1874 pour
retrouver un nouveau «1er Régiment
de Chasseurs à Pied» qui vient remplacer une unité des Guides et occuper la nouvelle caserne de Charleroi,
de 1883 à 1914, et d’où il monte au
front, comme le rappelle un monument situé dans le Parc Reine Astrid.
• le 2e Régiment émane de la transformation des Corps francs du Général
Niellon, renforcés par les Tirailleurs
liégeois et les Volontaires luxembourgeois. Caserné d’abord à
Tournai, puis à Mons jusqu’en 1914,
le 2 Chass. remplace le 1er Régiment
dans la capitale du Pays Noir en
1919 et y reste jusqu’en 1976, date à
laquelle il rejoint les Forces Belges en
Allemagne.
• le 3e Régiment est issu également des
Corps francs et plus particulièrement des Volontaires de la Meuse du
Général Mellinet. En garnison à
Charleroi, le 3e Bataillon reçoit l’ordre, en 1872, de rejoindre l’état-major
régimentaire suite à l’état lamentable du casernement.
▲
Tournai - Mons - Charleroi, nos chasseurs à pied sont traditionnellement
de la province de Hainaut. Ce sont en
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11e Régiment d’Infanterie Légère d’Empire à Ham-sur-Heure
brime, tout ce qui est injuste, colère qui
aboutit à un sens peu commun du devoir
lorsque l’oppresseur envahit le pays ! C’est
un brin de chauvinisme, c’est un immense
patriotisme ! C’est cela et bien d’autres
choses qu’ont pratiqués ceux qui, à travers
les âges, ont porté le col vert à passepoil
jaune de l’un des douze régiments de
Chasseurs à Pied».
Nos Marches folkloriques comptent de
nombreux régiments ou pelotons de
ces troupes à pied, de la Ligne, de l’infanterie légère et de la Garde, des
époques napoléonienne et belge.
14 cars
de
8 à 88 places
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13
▲
majorité les fils des mineurs, métallos,
verriers... dont l’esprit frondeur est
légendaire. Mais ils savent aussi rire et
chanter, surtout quand les opérations
et les corvées sont lourdes et nombreuses. C’est cette mentalité que le
Colonel Luc Chasseur a connue à
Charleroi, lui qui a si bien défini
«l’ESPRIT CHASSEUR» : «C’est le boulot commencé en rouspétant, exécuté en
plaisantant et terminé parfaitement, dans
un éclat de rire ! C’est une sensibilité à
cran mais que l’on cache derrière de la
rudesse ou que l’on exprime par une boutade ! C’est la colère contre tout ce qui
Régiment des Chasseurs-Carabiniers Belges (1847) à Thuin
▲
Retrouvons-les à Châtelet, Thuin,
Ragnies, Ligny, Walcourt, Gosselies,
Jumet, Cerfontaine, Oret, Beignée,
Ham-sur-Heure...
voir Le Marcheur n° 173 de septembre 2004
consacré aux grenadiers, et Le Marcheur n° 171
de mars 2004 consacré aux voltigeurs.
(2)
qu’a dit Cambronne à Waterloo ? De nombreux historiens pensent que Cambronne a
bien crié son fameux mot de cinq lettres mais
il est certain qu’il n’a pas prononcé la célèbre
phrase qui appartient au général Michel.
(3)
voir Le Marcheur n°176 de juin 2005 consacré
au 175e anniversaire de la Belgique.
(1)
André
Dal Cero
Bibliographie complémentaire :
• Les 175 ans de la Belgique - VOX Magazine
n°5 de mai 2005.
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B-6200 CHATELET
Tél. et fax 071 387 197
après 17 heures
14
• La belle histoire des Chasseurs à Pied, tome 1,
de 1830 à 1918, par Luc Chasseur et Jacques
Raes.
• La belle histoire du 2e Chasseurs à Pied Revue «Infanterie» n° 96 / 1994.
Un merci particulier au Commandant
Bastin pour son accueil et ses explications lors de notre visite au Musée des
Chasseurs à Pied, situé à la Caserne
Trésignies à Charleroi.
Nous remercions également Messieurs
Debaere et Debeaume, ChasseursCarabiniers de Thuin, pour leurs
documents et photos. ■
Location
Vente
Réparations
Tromblons
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fusils
de Marche
Le 6 août 2005, mariage de Quentin SILLIEN, grenadier de la Marche Sainte-Rolende de Gerpinnes-Centre avec Valérie MERCIER.
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MUSEE DES MARCHES
FOLKLORIQUES
DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE
Contact : Pierre BANCU • Rue de l’Eglise 12 • 5070 SART-EUSTACHE • Tél. 071 38 20 53
CHAUFFAGE
ET SANITAIRE
• Installation
• Entretien
• Dépannage
André
LOOZE
Reconnu par le Ministère de la Région Wallonne
Rue de Dinant 41
B-6280 GOUGNIES (Gerpinnes)
Tél. 071 502 438
15
Jean-Jacques CEULEMANS
Ancien officier des Flanqueurs de la Garde
du 1er Empire de Ragnies
décédé le 31 janvier 2006 à l’âge de 52 ans
Fernand LOOZE
Ancien major, tambour-major et grenadier
de la Marche Royale Sainte-Rolende
de Gougnies
décédé en février 2006 à l’âge de 93 ans
Gérard MASSUT
Porte-drapeau des Hussards
de la Marche Sainte-Anne de Silenrieux
décédé le 10 novembre 2005 à l’âge de 45 ans
Jacques BELGEONNE
Tromblon de la Marche Sainte-Rolende
de Joncret
décédé le 18 janvier 2006 à l’âge de 75 ans
16
16
Raoul DEMONTE
Tambour de la Marche Sainte-Rolende
de Gerpinnes-Centre
décédé le 23 novembre 2005 à l’âge de 82 ans
Alain COLLE dit «Pompon»
Porte-drapeau de la Marche Sainte-Rolende
de Hymiée
décédé le 20 décembre 2005 à l’âge de 35 ans
Marcel RIMBAUT
Musicien à la Fanfare Royale d’Acoz
décédé le 9 décembre 2005 à l’âge de 71 ans
Jules BIERWART
Musicien à la Fanfare Royale «L’Avenir» de Hanzinne
décédé le 23 janvier 2006 à l’âge de 63 ans
17
Philippe MOREAU
Officier de la Compagnie des Grenadiers
et membre de l’Etat-Major
de la Marche Saint-Feuillen de Fosses-la-Ville
décédé le 27 janvier 2006 à l’âge de 58 ans
Gilbert HENNUY
Président des Sapeurs et Grenadiers de l’Empire
de Thuin
décédé le 18 novembre 2005 à l’âge de 82 ans
Michel AUBERT
Soldat du 33e de Ligne de la Marche Saint-Roch
de Châtelet
décédé le 23 février 2006 à l’âge de 43 ans
Fernand HANQUART
Ancien officier des Voltigeurs
et voltigeur de la Marche Royale Saint-Roch
et Saint-Frégo d’Acoz-Centre
décédé le 22 février 2006 à l’âge de 77 ans
18
MUSEE DES MARCHES FOLKLORIQUES
DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE
— Association sans but lucratif —
Rue de la Régence 6 - B-6280 GERPINNES - Belgique
Ouvert tous les samedis et dimanches.
A partir du 1er week-end de mai jusqu’au
dernier week-end de septembre. Fermé en juillet.
Visites sur rendez-vous : J.-P. LAMORT
Tél. 071 50 26 52 - GSM 0475 503 492
E-mail : [email protected]
www.museedesmarches.be
A L’ATTENTION DES TAMBOURS ET DES FIFRES
Tests de connaissances et de pratique le mercredi 26 avril 2006
à 18 heures au Musée des Marches, rue de la Régence à Gerpinnes.
A notre grand regret, suite à une décision prise en assemblée générale
à Thuillies le 2 avril 2004 et rappelée dans le «Marcheur» n°172
de juin 2004, les hommages et discours funèbres
ne sont plus publiés dans la revue.
Il est cependant possible de consulter ces textes sur notre site «Internet»
mais il demeure bien évident que la chronique nécrologique habituelle,
comportant une photo du défunt suivie de son identité, est maintenue.
Site internet : www.amfesm.be
(Rubrique nécrologique)
POMPES FUNEBRES
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Téléphone 071 501 606
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Avenue Albert 1er 25 • B-6280 GERPINNES
TOUTES FORMALITES • INCINERATION
19
WALCOURT : une histoire
de cantinière ou ... quand la Tradition
est plus forte que la loi !
par Roger Golard
Dans le «Courrier de Philippeville» du
18 juin 1938, on pouvait lire, après un
compte-rendu de la procession de la
Trinité :
«Malheureusement, un fâcheux incident
faillit troubler la fête. Un accisien trop zélé
et interprétant mal ses instructions dressa
un procès-verbal à la cantinière de
Daussois, alors que de temps immémorial,
l’Administration des Accises respectait
l’antique usage.
Sans l’intervention énergique de M. le
Bourgmestre, qui autorisa la cantinière de
Daussois à remplir son tonnelet, prenant
sur lui la responsabilité de ce qui pourrait
arriver, le corps des officiers de Daussois
menaçait de ne pas achever le tour. On ne
peut que féliciter M. Cambier pour cet acte
énergique d’autorité. Ce faisant, il a défendu comme il convenait les traditions folkloriques de nos Marches militaires de
l’Entre-Sambre-et-Meuse. Nous apprenons qu’il est intervenu auprès de la
Direction des Douanes et Accises, afin
qu’il ne soit donné aucune suite à ce procès-verbal, que nos populations considèrent à juste titre comme un outrage à leurs
traditions séculaires, auxquelles elles sont
attachées.
Il faut espérer que la haute administration
des Accises décidera que les antiques usages des Marches de l’Entre-Sambre-etMeuse doivent continuer à être respectés
comme ils l’ont été toujours et partout jusqu’ici. La «loi des deux litres» n’a jamais
entendu porter atteinte à ces scènes folkloriques évocatrices d’un glorieux passé (1)».
20
Grâce à l’exhumation d’archives familiales par M. P. Cambier, fils de l’ancien bourgmestre, je peux exposer ici
la suite donnée à cette affaire qui avait
fait grand bruit à l’époque. Ainsi que
l’article l’annonce, le lendemain de cet
incident, M. Cambier, bourgmestre,
s’adressait à la Direction des Douanes
et Accises de Mons, dans les termes
suivants :
Monsieur l’Inspecteur,
J’ai l’honneur de vous prier de ne pas donner suite à un regrettable procès-verbal
dressé par un de vos agents, hier à
Walcourt, au cours de la procession de la
Trinité.
Comme vous le savez, sans doute, des
Marches militaires escortent cette procession en l’honneur de Notre-Dame de
Walcourt.
De temps immémorial, une vivandière
accompagne chacune des Marches.
Comme les authentiques cantinières, elle
porte en sautoir un petit tonnelet enrubanné, contenant un peu de liqueur et
tient en main deux ou trois verres - grands
comme un dé -. De temps en temps, dans
un geste spectaculaire, elle distribue à
boire à l’un ou l’autre de ses grenadiers, de
ses sapeurs, de ses hommes.
Cela ne prête à aucun excès, c’est exclusivement un simulacre du temps passé, une
scène folklorique qui ajoute un peu de
grâce féminine à nos Marches militaires.
Depuis la fameuse loi des «deux litres»,
cette tradition a été évidemment maintenue, et, jusqu’à présent, il ne s’était pas
vivandière dont le tonnelet avait été outrageusement vidé par le représentant certainement mal informé d’une loi inapplicable
en l’espèce, à faire remplir celui-ci et à
continuer son rôle traditionnel, prenant
sur moi toute la responsabilité de ce qui
pourrait survenir.
Heureusement, la fête put s’achever sans
nouvelle intervention qui eut certainement provoqué un incident fâcheux.
Je me permets de vous prier, Monsieur
l’Inspecteur, au nom de nos vieilles traditions de l’Entre-Sambre-et-Meuse, plus
respectables qu’une loi de fraîche date, qui
est du reste violée impunément partout, on l’affirme officiellement à la Chambre et que, incontestablement, aucun législateur parmi ceux qui l’ont inspirée ou
votée, n’a eu l’intention de voir appliquer
aux anciennes Marches militaires, de ne
donner aucune suite au procès-verbal dressé hier si intempestivement. Toute la population de l’Entre-Sambre-et-Meuse, dont je
suis l’interprète en vous écrivant, le considère comme un outrage à ses traditions folkloriques auxquelles elle est si fortement
attachée, et espère avec une pleine certitude, que la haute administration accisienne,
dont vous êtes le représentant attitré dans
la région, continuera à respecter cette tradition comme elle l’a, si judicieusement,
fait partout et toujours jusqu’ici.
MOURIALME R.
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21
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encore trouvé un accisien assez férocement
à cheval sur ses prescriptions pour ne pas
laisser faire et respecter cette particularité
charmante de nos Marches de l’EntreSambre-et-Meuse.
Lors de la dernière Exposition de
Bruxelles, la Marche de Walcourt a participé au grand cortège folklorique ; pour
éviter, parfois, un ennui, j’avais signalé à
M. le Commissaire de l’Exposition, la présence de notre cantinière et son petit tonnelet, avec son rite traditionnel. Il m’a été
répondu que les instructions étaient données pour qu’on respecte - sans y toucher cet antique cérémonial.
Il a fallu qu’hier, en plein cœur de l’EntreSambre-et-Meuse, au moment où les plus
fameuses festivités de la Trinité, qui attirent chaque année à Walcourt des dizaines
de mille étrangers, battaient leur plein, un
agent accisien du dehors, aux idées rigides
autant qu’obtuses, vienne troubler la fête
par un procès-verbal stupide.
Ceci a fait un réel scandale !
Et la Marche de Daussois, qui participe à
nos fêtes de la Trinité, sans interruption
depuis 124 ans, justement indignée de cet
acte inattendu, dont elle était la victime,
voulait quitter la procession illico. J’ai dû
insister pour obtenir qu’elle continue sa
participation et achève le «Grand Tour»,
et, de plus, prendre sur moi d’autoriser la
▲
Veuillez noter, Monsieur l’Inspecteur, que
si la loi qui, évidemment doit toujours être
respectée dans son esprit sinon dans son
texte littéral, qui n’a pas pu prévoir cette
exception - de minimis non curat praetor(2)
-, était appliquée à la lettre, nos Marcheurs
ne pourraient plus porter de fusils, ni tirer
des décharges, parce que, évidemment,
aucun d’entre eux n’est titulaire d’un permis de port d’arme régulier.
Nous soutenons et nous soutiendrons jusqu’au haut que, juridiquement cette loi pas
plus que la loi Vandervelde sur l’alcool,
n’a entendu être appliquée aux Marches
militaires de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
C’est l’évidence même !
En ne donnant aucune suite à ce procèsverbal insolite autant qu’illégal, vous
appliquerez la loi dans son esprit, vous
respecterez une tradition plus que séculaire que certainement, le législateur n’a pas
voulu atteindre et vous ferez justice.
Veuillez agréer ….
Fd Cambier
Le même jour, une copie de cette
requête était adressée à M. Bovesse,
gouverneur de la province, qui, lui
aussi, se mettait en rapport avec le service des accises, dans une lettre dont
l’ironie et l’humour ne sont pas
absents.
Monsieur l’Inspecteur,
Je viens de recevoir de M. le Bourgmestre
de Walcourt, la copie d’une lettre qu’il
vous a fait parvenir ce 15 juin. Je laisse de
côté la question de savoir si l’accisien a fait
du zèle et ne me permets en tout cas aucune critique, désirant en effet rester dans
mon rôle. Mais ceci étant dit, je place la
question sur le terrain où j’ai le droit et le
devoir, me semble-t-il , de la situer. La loi
et mon sentiment me font le défenseur attitré de mes administrés, de tout ce qui fait
la grandeur et le charme de ma province ;
je place au premier rang les traditions
séculaires, l’amour du sol et de ce qui en
est né au cours des siècles. J’ajoute qu’en
dehors de l’aspect moral des choses et au
souci de respecter les manifestations de foi
qui tiennent au cœur de mes ressortissants, la vie matérielle ordonne dans nos
régions le maintien de ces émouvantes et
savoureuses processions militaires, émanations vivantes du folklore, élément
attrayant du tourisme. La loi est la loi, me
direz-vous, mais en l’espèce est-ce bien la
loi ? Doit-on considérer comme débitée ou
consommée dans un lieu public, une eau
de vie servie par une vivandière dans un
cortège. Considérerait-on comme soumis à
une autorisation de vendre des boissons
alcooliques le fait de faire boire par des
acteurs en scène du genièvre ?
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au service des Marcheurs COSTUMES
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22
N’allons pas trop loin, n’est-il pas vrai ?
Quoi qu’il en soit de l’interprétation raisonnable à donner à la loi, je pense en fait
qu’une sanction en l’espèce dépasserait
sans aucun doute l’intention du législateur lui-même et créerait dans toute notre
région de «Marcheurs» un état d’esprit
que nous devons avoir à cœur de ne pas
provoquer. Les gens de l’Entre-Sambre-etMeuse sont bons citoyens ; pourquoi les
irriter par des mesures qui ne manqueraient point d’être considérées comme particulièrement inadmissibles au moment où
le vent est incontestablement - et Dieu
merci - à une révision d’une loi imparfaite
et forcément injuste en son application.
J’insiste, Monsieur l’Inspecteur, sur
l’aspect délicat de cette affaire. Les gens
des Marches se rebiffent ; ils vont se refuser à participer au cortège en divers points
même ; ou bien il y aura des attrapades
désagréables. Croyez-vous que tout cela
soit souhaitable ? Moi, point… Et je vous
demande avec une vive insistance de bien
vouloir classer cette affaire. Je serais heureux de vous lire à ce propos et vous prie
d’agréer, …
Le Gouverneur
F. BOVESSE
Le 17 juin, l’Administration des
Douanes et Accises accusait réception
de sa lettre au bourgmestre de
Walcourt - comme on le voit, l’affaire
ne traînait pas -. Et enfin, le 19 septembre - les vacances ayant probablement
retardé la décision -, le ministre ayant
pris sa décision le 10, l’inspecteur de
Mons clôturait le dossier par la lettre
ci-après :
Monsieur le Bourgmestre,
Comme suite à ma lettre du 17 juin dernier, j’ai l’honneur de vous informer que
M. le Ministre, par sa décision du 10 septembre courant, n° Cx 108547, a décidé de
laisser sans suite, l’affaire à laquelle se
rapportent les contraventions à la loi du
29 août 1919 sur le régime de l’alcool, relevées les 12 et 13 juin 1938, au cours de la
procession de la Trinité.
Veuillez ….
L’Inspecteur, J. Dulière
Tout est donc bien qui finit bien. ■
la loi des deux litres ou loi Vandervelde du 29
août 1919 avait pour but de réduire la consommation d’alcool, notamment parmi la population ouvrière où elle constituait un véritable
fléau social. A cet effet, elle interdisait le débit
d’alcool au verre et imposait la vente au détail
par quantités égales ou supérieures à deux litres.
(2)
«Le prêteur ne s’occupe pas des petites affaires». Un homme possédant de hautes responsabilités n’a pas à s’occuper de vétilles.
(1)
23
Compte-rendu de l’A.G.
du 18/11/05 à Nalinnes
par Marc Blaimont
Après les traditionnels mots de bienvenue, les délégués des 70 sociétés représentées observent un moment de
recueillement à la mémoire des
Marcheurs disparus cette année. Le
président procède ensuite à la
rétrospective des événements marquants de l'année 2005 avec notamment
l'attribution du Trophée à la Compagnie
de Sart-Eustache, le samedi 22 octobre
lors de notre souper annuel à
Florennes. De nombreux anniversaires
ont été fêtés par nos sociétés, citons :
• 11 mai 2005 : 10e anniversaire de la
Marche Saint-Servais de Dourbes.
• 12 juin 2005 : 25e anniversaire de la
Marche Saint-Médard de Solre-surSambre .
• 7 août 2005 : 25e anniversaire de la
Marche Saint-Roch de Sart-Eustache.
• 14 août 2005 : 25e anniversaire de la
Marche Sainte-Gertrude de Le Roux.
• 28 août 2005 : 40e anniversaire de la
Jeune Compagnie de la Marche
Notre-Dame de Rome de Châtelineau.
• 11 septembre 2005 : 30e anniversaire
de la Grande Compagnie de la
Marche Saint-Rémi de Presles.
• 25 septembre 2005 : Marche SaintFeuillen de Fosses-la-Ville.
• 1er octobre 2005 : 35e anniversaire de la
Marche de Notre-Dame d'Aisemont.
Après audition de Monsieur Alain
Delsaux, proposition du président et
approbation de l'assemblée, la Marche
24
Sainte-Remfroid
Alain DELSAUX présente la
d’Oret est admise
au sein de notre Marche Sainte-Remfroid d’Oret.
association pour un stage de dix ans
prenant cours en 2005. P h i l i p p e
Leclercq, nouveau président de l'EtatMajor de la Marche Saint-Feuillen de
Fosses-la-Ville, tiendra à remercier
l'Association et les sociétés représentées
pour leur prestation à la dernière
Septennale. Il distribue ensuite avec
Benoît Collard, trésorier du même EtatMajor, les médailles aux Compagnies
qui ont envoyé leur drapeau.
Erik Vandeloise, gestionnaire du site
internet du Musée nous parle de la
banque de données ou inventaire en
cours de création qu'il réalise et qui
sera bientôt visible et consultable sur
le net. Cette banque de données
concernera toutes les sociétés de
Marche existantes affiliées ou non et
contiendra le maximum d'informations sur chaque Marche. René Gheys
donne enfin lecture du rapport concernant le problème de la poudre noire
car de multiples incidents dans l'utilisation de la poudre ont émaillé cette
saison de Marche et justifié tout notre
intérêt. Après consultation des armuriers Colonval, Dal Cero et Calet pour
avis, nous avons rencontré le responsable de l'usine Nobel à qui les constatations ont été transmises. Nos doléances ont été entendues avec promesse
de nous fournir un produit devant
nous satisfaire ainsi que la proposition
d'aller le tester sur place avant le début
de la saison 2006. ■
Mariage de Laurent DEBAISE, grenadier de la Marche Saint-Jean de Mettet et sapeur-grenadier de la Marche Royale Sainte-Rolende de Gougnies,
avec Sarah LOMBART à Mettet, le 25 février 2006.
Le 24 septembre 2005, Frédéric BODART, soldat de la dernière guérite de la Marche Saint-Servais de Dourbes,
épousait Danielle, vivandière de la Marche.
25
METTET : les Grenadiers de la Garde
de la Marche Saint-Jean ont 30 ans
par Victor Delacroix
En 1971, à l’instigation de quelques
amis châtelettains, un groupe de
Sapeurs-Grenadiers de la Garde
Impériale voit le jour au sein de la
Marche Sainte-Rolende de Gougnies.
En 1977, par l’intermédiaire d’Emile
Blaimont et de Gilbert Anrijs (respectivement sergent-sapeur à Mettet et
Fromiée), ce groupe participe pour la
première fois à la Marche Saint-Jean.
Au fil du temps et en fonction des
disponibilités des louageurs de costumes, ce groupe a adopté depuis une
dizaine d’années, l’uniforme des
Grenadiers de la Garde en tenue dite
«de route» : le célèbre bonnet à poil, le
long manteau bleu foncé, les épaulettes, le sabre-briquet, la giberne, le sac à
dos en peau de vache, le pantalon
blanc porté par-dessus la guêtre noire,
le fusil et la baïonnette. Ces attributs
font l’image d’Epinal bien connue des
Grenadiers au service de la France
pendant plus de 20 ans.
Le peloton, fort aujourd’hui de
25 hommes, est placé sous le commandement de Jean-Jacques et Renaud
Hauquier. Ce régiment est régulièrement sollicité pour participer à diverses manifestations et jubilés d’autres
Marches folkloriques (Sart-Eustache
en 2000, Loverval en 2001, Virelles en
2002, Thuin en 2003, Walcourt en
2004).
En cette année 2006, la Marche SaintJean est heureuse de fêter et de mettre
à l’honneur son peloton des Grena diers de la Garde à l’occasion de leur
30e participation en son sein.
A cette occasion, ils défileront le
dimanche de la Saint-Jean au son de
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26
leur propre batterie aux côtés de leur
invité d’honneur, le prestigieux peloton des Grenadiers du 1er Empire de la
Marche Notre-Dame de Walcourt, une
Compagnie donc entièrement composée de Grenadiers, les uns en tenue de
«route», les autres en grande tenue.
En trente ans d’existence, plusieurs
générations se sont succédé au sein de
ce peloton, mais l’esprit des fondateurs, emprunt de camaraderie, de
respect des traditions et de passion du
folklore, persiste encore aujourd’hui.
Et à l’image de ce qu’ils marchent fièrement en rangs serrés, épaules contre
épaules, c’est avant tout l’amitié qui
règne entre les membres du groupe qui
laisse présager que ce jubilé ne sera
pas leur dernier ! ■
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27
Pèlerinages
à sainte Rolende
par la Confrérie Sainte-Rolende
• SAMEDI 13 MAI 2006
• Fête de sainte Rolende : messe à 17 h 30 en l’église SaintMichel.
• DIMANCHE 14 MAI 2006 : PREMIER TOUR
• Messe à 10 h 30 en l’église Saint-Michel de Gerpinnes, suivie de la procession avec la châsse de sainte Rolende itinéraire du premier Tour.
• JEUDI 25 MAI 2006, FÊTE DE L’ASCENSION
• Messe à 10 h 30, en l’église Saint-Michel de Gerpinnes, suivie de la procession
avec la châsse de sainte Rolende - itinéraire du deuxième Tour.
Après la messe, la confrérie invite ses membres, les pèlerins et tous ceux qui
veulent s’y associer, au 3e repas fraternel dans les jardins du presbytère.
Prix modéré. Les bénéfices de ce repas sont toujours distribués à des œuvres
liées ou non à la paroisse. Cette année les bénéfices du repas seront entièrement destinés à la restauration de la châsse.
• LUNDI DE LA PENTECÔTE 5 JUIN 2006 - GRAND PÈLERINAGE
• Ouverture de l’église Saint-Michel dès 2 h 15.
Messe à 3 h. suivie du départ du grand pèlerinage à sainte Rolende (Tour de
plus de 30 km).
Rentrée solennelle à 18 h à partir de la plaine de Sartia. La procession est précédée par l’escorte des Marcheurs. Monseigneur Guy Harpigny, évêque de
Tournai sera parmi nous, en procession.
Salut solennel en l’église de Gerpinnes vers 20 h.
• VÉNÉRATION DE LA CHÂSSE DANS L’ÉGLISE SAINT-MICHEL
• La châsse de sainte Rolende, contenant ses reliques, peut être vénérée chaque
jour dans l’église de Gerpinnes. Dans cette même église, elle peut être portée
pour la vénération après la messe du jour aux dates suivantes :
• - le 2e dimanche de mai : le 14 mai 2006
• - le jour de l’Ascension : le 25 mai 2006
• - le dimanche de la Pentecôte : le 4 juin 2006
• - le mardi de la Pentecôte : le 6 juin 2006
• - le dimanche de la Trinité : le 11 juin 2006. ■
28
Le 11 septembre 2004, Christophe LAURENT, sapeur du 4e Régiment des Dragons de CHATELET, a épousé Valérie COREMANS.
Le 27 août 2005 à Cerfontaine, mariage de Sébastien POISSON, voltigeur,
avec Sylvie CHABOTAUX, cantinière des Canonniers de la Marche Saint-Lambert de Cerfontaine.
29
Une potale à Gougnies
par Jacques Monnoyer, président
C’est entre deux averses que, le samedi de Pentecôte 2005, la Marche Royale
Sainte-Rolende de Gougnies a fait
bénir par le Père Joseph une potale à
l’entrée du bois du Scu.
▲
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, de
Madame la Mambour et de membres
de la Confrérie Sainte-Rolende de
Gerpinnes ainsi que de délégations de
drapeaux des villages voisins, du drapeau de l’A.M.F.E.S.M. et d’un nombreux public.
Avant la bénédiction, c’est en ces mots
que le président de la Marche s’est
exprimé sur l’origine et les motivations de cette démarche (voir discours
ci-contre) :
Crucifix
en métal
apposé
au chêne
Sainte-Rolende.
▲ Niche en bois
▲
contenant
une statuette
de sainte
Rolende.
30
La nouvelle potale
à Gougnies
avec Jacques Monnoyer,
président et adjudant,
et Francis Sodini,
tailleur de pierres
et adjudant.
Monsieur le Bourgmestre,
Messieurs les Echevins,
Messieurs les Conseillers,
Monsieur le Curé, Madam
e la Mambour,
Chers amis Marcheurs,
Mesdames, Mesdemoisel
les, Messieurs,
Nombre d’entre nous se
souviennent qu’autrefois
était apposé au chêne Sai
devant, un crucifix en mé
nte-Rolende cital.
Il paraît même qu’il a été
complètement absorbé par
l’écorce de l’arbre (je n’a
lement pas eu l’occasion
i personnelde vérifier !).
Il a été remplacé par une
niche en bois contenant
une statuette de notre sai
La dernière version de cel
nte.
le-ci était l’œuvre de Mo
nsieur Joris de Fromiée.
Régulièrement les Gerpi
nnois, pour des raisons
diverses, éprouvent le bes
en route et d’effectuer leu
oin de se mettre
r «Tour Sainte-Rolende»
.
C’est ainsi, il y a deux ans
, en pareille occasion, nou
s avons été surpris de con
truction de ce petit patrim
tater la desoine.
Il faudra réparer !.
L’idée fait son chemin, et
décision est prise d’offrir
aux pèlerins un monume
résister aux agressions du
nt plus apte à
temps et à l’action malve
illante des hommes.
Les autorisations sont alo
rs demandées à l’administr
ation communale et notre
Sodini, tailleur de pierre
ami Francis
s de son métier, se met à
l’ouvrage pour confection
grâcieusement cette chapel
ner et graver
le.
Celle-ci rappellera aux pèl
erins et promeneurs qui
quittent Gougnies, la per
culte bien vivant à notre
sistance d’un
sainte locale ; de même
confions-lui la protection
village.
de notre beau
En cette année 2005, 60
ans après la libération des
camps, nous en profitons
pour fêter nos anciens.
également
Ceux-ci de retour de cap
tivité, fidèles à leur prome
sse et à leur sainte, ont pui
économies, pour perpétuer
sé dans leurs
la tradition en remettant
en route notre Marche.
Ensemble, montrons-nous
dignes d’eux et œuvrons
à la rendre encore plus bel
2005 est aussi une date
le que jamais.
clé pour notre pays qui
fête ses 175 ans d’existen
sentons d’autant plus con
ce ; nous nous
cernés que notre drapea
u de Jeunesse, dont nou
ment fiers, porte les arm
s sommes telleoiries de la Belgique.
Avant de laisser la parole
au Père Joseph, je tiens
à remercier tout particu
ami Francis pour son tra
lièrement notre
vail réalisé, l’administratio
n communale pour son
tique, l’échevin des travau
soutien logisx et son service pour la réa
lisation de la dalle, le ser
banisme pour ses recherche
vice de l’urs et, toutes les personnes
qui, de près ou de loin, nou
afin de mener à bien not
s ont aidés
re projet.
J’appelle Francis afin qu’
il dévoile son œuvre…
Après la bénédiction, la décharge
commandée par l’adjudant Francis
Sodini était le signal de la remise en
route de la Compagnie pour se rendre
au vin d’honneur offert en la salle
Aimé André.
La cérémonie s’est terminée dans la
joie, la convivialité et par la signature
du «Livre d’or». ■
31
En avant la musique !
par Denis Collart
Coupons court aux bruits de couloirs !
Oui, dans chaque société, il y a des
hauts et des bas.
Oui, suite à des démissions, le comité
de la Fanfare Royale «L’Avenir»
d’Hanzinne a été reformé.
Mais la fanfare existe toujours...
«l’Avenir» est à vos portes !
Quelques mots sur Patrick CRISPOUX :
il est chef à Cerfontaine où, avec cette
formation, il réalise uniquement des
concerts.
Il a suivi des cours de direction et d’arrangement au Luxembourg auprès de
Alain CREPIN.
Président : Michel VYNCKIER
Rue des Combattants 6A
5621 HANZINNE
Notre phalange musicale compte
actuellement une trentaine de musiciens et met tout en œuvre pour assurer la relève.
Pour tout renseignement,
vous pouvez contacter :
Secrétaire : Denis COLLART
Rue du Tienne 19
5621 THY-LE-BAUDUIN
[email protected]
Tél. 071 65 08 40
Trésorier : Eddy PIRAUX
Place Saint-Georges 103
5621 HANZINNE
Nous en profitons également pour
vous informer que Pierre BERNARD,
qui avait repris la direction après
Monsieur MOUVET, a remis sa
baguette ce 3 décembre à Monsieur
Patrick CRISPOUX.
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Nous lui souhaitons la bienvenue au
sein de la Fanfare Royale «L’Avenir»
d’Hanzinne.
En effet, 3 musiciens se répartissent la
tâche afin de dispenser les cours de
solfège et d’instrument.
Pour rappel, les cours sont entièrement gratuits et la musique peut, dans
la mesure du possible, prêter un
instrument aux élèves.
Nous signalons aussi aux lecteurs de ce
périodique, que le site de la fanfare est
disponible à l’adresse suivante :
http://www.tistou.net/fanfare/ ■