N°179 - Association Royale des Marches Folkloriques de l`Entre
Transcription
N°179 - Association Royale des Marches Folkloriques de l`Entre
Bulletin trimestriel • 46e année No 179 • Mars 2006 Editorial par Marc BLAIMONT, Secrétaire Le Marcheur de l'Entre-Sambre-et-Meuse : Revue trimestrielle éditée par l'Association des Marches Folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse (association reconnue par le Ministère de la Communauté Française sous le N° 21/252/1). Internet : www.amfesm.be Abonnement 2006 : 7€ au délégué de votre Compagnie ou au compte 000-0384902-06 de l'AMFESM à Gerpinnes Réclamations et changements d'adresse : André SAINTHUILE Rue de la Paix 4A B-6200 CHATELET Tél. et fax 071 39 23 91 Editeur responsable : Michel PIERARD Rue du Calvaire 27 B-6120 HAM-SUR-HEURE Tél. 071 21 64 21 Textes et photos : A envoyer à : Marc BLAIMONT Rue de la Damejelle 19 B-5150 FLOREFFE Tél. et fax 081 44 58 52 Imprimerie GUILLAUME Rue de Moncheret 28 B-6280 ACOZ Tél. 071 50 10 43 Fax 071 50 46 73 Le contenu et photos se rapportant aux articles n'engagent que leurs auteurs. Parution : Mars • Juin Septembre • Décembre Composition et impression : Imprimerie Guillaume s.a. B-6280 ACOZ A la réception de ce «Marcheur», vous constaterez avec plaisir, nous l'espérons, l'évolution apportée dans sa publication par le choix d'une impression toute en couleur, ainsi qu'une présentation plus adaptée à l'évolution de l'édition en général visant aussi à améliorer l'image de marque de notre folklore. Le thème de ce bulletin consacré aux chasseurs à pied en sera le premier bénéficiaire grâce à une illustration mieux mise en valeur. Les problèmes rencontrés dans l'utilisation de la nouvelle poudre noire de la société NOBEL, au cours de la saison 2005, nous ont incités à mener une analyse sérieuse de commun accord avec les principaux professionnels œuvrant pour nos Marches, Messieurs Colonval, Dal Cero et Calet. Observations et critiques s'avérant identiques, nous avons ensuite interpellé le responsable de la firme NOBEL qui nous a confirmé la nécessité du changement de fabrication. La production jusqu'alors confiée à une usine allemande l'est à présent à l'usine française de Vonges près de Dijon. Celle-ci, comme chaque poudrerie, fabrique son produit d'après sa propre recette tant dans les proportions des ingrédients que dans l'épaisseur des grains. Nos plaintes reconnues et fondées, il a été convenu de se livrer à des essais pour la production de la poudre de la saison 2006. Deux séances ont été nécessaires les 31 janvier et 6 février pour aboutir à un accord unanime sur un nouveau produit dont l'aspect est quasi identique au produit allemand et, surtout, dont l'explosion ne crée plus de projections imbrûlées et de grains incandescents. Les participants à ces essais que nous tenons à remercier vivement pour leur collaboration précieuse ont aussi convenu de se livrer à une évaluation à l'issue de la saison 2006. Espérant ainsi avoir réglé un problème épineux, nous souhaitons cependant rappeler que, quelle que soit la poudre, tous les conseils de sécurité demeurent plus que jamais de vigueur. ■ 1 Calendrier 2006 de l MAI 7 mai 14 mai 14 mai 21 mai 21 mai 28 mai JUIN 28 mai 4 juin 5 juin 5 juin 11 juin 11 juin 11 juin 18 juin 18 juin 2 Tarcienne M 09 h 30 D 11 h 00 R 12 h 30 Saint-Fiacre * Bataillon carré 20 h 00 Pry M 10 h 30 D 09 h 30 R 17 h 30 Sainte-Remfroid * Rue du Grand Pont 17 h 00 Dourbes M 10 h 00 Ragnies M 10 h 00 (lundi) Thuin M 10 h 00 (lundi) D 11 h 00 D 13 h 30 D 13 h 30 R 12 h 00 R 19 h 00 R 19 h 00 Saint-Servais * Bataillon carré 19 h 00 Saint-Roch * Rentrée Saint-Roch * Rentrée Aiseau M 09 h 30 D 10 h 30 R 12 h 30 Sainte-Marie d’Oignies (1ère) * Rentrée 20 h 30 Malonne M 10 h 30 D 09 h 30 R 19 h 00 Saint-Berthuin * Rentrée châsse à l’église 19 h 15 R 14 h 00 * Prise au drapeau 09 h 00 Châtelet M 09 h 00 D 10 h 00 Gerpinnes-Centre M 03 h 00 D 03 h 45 Hymiée Hanzinne Les Flaches Joncret Acoz Villers-Poterie Gougnies M 06 h 45 Biesme, Biesme Jeunes M 07 h 45 M 08 h 30 Fromiée Hanzinne M 17 h 00 (dimanche) D 09 h 00 R 18 h 00 R 18 h 00 R 04 h 25 R 05 h 10 R 08 h 20 R 09 h 20 R 10 h 10 R 11 h 40 R 18 h 00 R 16 h 25 R 13 h 00 Saint-Roch * Bataillon carré 15 h 15 Cité Chavepeyer Sainte-Rolende * Bataillon carré au Sartia 18 h 00 * Remontée de la place (dimanche 17 h 30) * Rencontre des deux châsses (06 h 00) * Remise des médailles 07 h 30 * Bataillon carré à 18 h 00 * Château d’Acoz 10 h 30 * Rentrée solennelle à 11 h 40 * Bataillon carré au Sartia à 18 h 00 * Bataillon carré au Sartia à 18 h 00 Saint-Oger et Sainte-Rolende Maison-Saint-Gérard M 10 h 00 D 11 h 00 R 19 h 00 Saint-Nicolas * Descente en tirailleurs derrière l’église 15 h 00 Walcourt avec Daussois D 12 h 00 R 18 h 00 Trinité. Notre-Dame de Walcourt * Cérémonie du Jardinet 14 h 00 Boussu-lez-Walcourt M 09 h 30 D 14 h 30 R 17 h 00 Saint-Sacrement * Bataillon carré 17 h 30 Solre-sur-Sambre M 09 h 15 D 09 h 45 Biesme M 09 h 30 D 10 h 30 R 12 h 30 R 12 h 00 Saint-Médard * Bataillon carré 16 h 30 Saint-Sacrement * Charge au château de Biesme 15 h 00 ’AMFESM (1ère partie) 18 juin 18 juin 18 juin 25 juin 25 juin 25 juin Daussois M 10 h 00 D 10 h 45 R 12 h 15 Saint-Sacrement * Monument 12 h 45 Gourdinne M 10 h 00 D 11 h 00 R 18 h 00 Saint-Walhère * Rentrée sur la place et tienne de l’église Walcourt M 10 h 00 Aiseau Laneffe M 09 h 45 Mettet M 10 h 00 JUILLET 2 juillet Biesmerée M 11 h 00 2 juillet Florennes M 08 h 00 2 juillet Franière M 10 h 00 2 juillet Morialmé M 10 h 00 2 juillet Thy-le-Château M 09 h 30 D 11 h 00 D 08 h 00 R 20 h 00 D 11 h 00 R 19 h 30 R 16 h 30 Saint-Pierre * Bataillon carré 15 h 00 D 10 h 45 R 12 h 15 Saints-Pierre-et-Paul * Retraite aux flambeaux 22 h 30 D 11 h 30 R 18 h 30 Saints-Pierre-et-Paul * Prise des drapeaux 10 h 45 D 12 h 00 D 08 h 30 D 14 h 00 D 11 h 15 9 juillet Nalinnes M 10 h 15 D 15 h 30 9 juillet Thy-le-Bauduin M 10 h 00 9 juillet Virelles M 10 h 00 Sainte-Marie d’Oignies (2e) Saint-Eloi * Rentrée : marche des Turcs 2 juillet Vitrival M 10 h 15 9 juillet Roly M 10 h 30 Saint-Sacrement * Parade des tambours-majors 09 h 40 R 18 h 30 D 12 h 00 2 juillet Villers-deux-Eglises M 16 h 30 D 09 h 20 9 juillet Chamborgneau M 09 h 00 R 13 h 30 D 10 h 00 D 10 h 00 D 15 h 00 D 15 h 00 R 20 h 00 R 19 h 30 Saint-Jean * Rentrée 19 h 30 Saints-Pierre-et-Paul * Bataillon carré Parc des Ducs 18 h 00 Petits - 18 h 30 Rouges Saint-Pierre * Bataillon carré sur la place 20 h 00 R 11 h 00 Saint-Pierre * Rentrée grand tour 14 h 00 R 13 h 00 N-D de Lourdes et Saint-Ferdinand * Rentrée solennelle 19 h 00 R 12 h 30 R 18 h 00 R 19 h 30 R 18 h 30 R 18 h 30 Saint-Pierre * Bataillon carré 18 h 00 Notre-Dame de Bon Secours * Bataillon carré au Mont 19 h 30 Saint-Denis * Bataillon carré sur la place 12 h 30 Saint-Pierre * Rentrée Notre-Dame de Lumière * Chapelle N.-D. de Lumière 16 h 15 NC : non communiqué • M : messe • D : départ • R : rentrée • * point fort 3 A l’môde di nos djins par Michel Robert, tromblon de la Compagnie Sainte-Rolende de Gerpinnes Quand vènt l’printins avou lès chambaréyes l’passe-rôze èt lès preûmirè feuwéye du solia. Quand lès mouchons s’ènonde nus, di Djerpène à Walcoû, di Tcheslet à Florennes, d’Ham-sur-Heure à Djumet en passant pa Auco, èyèt di-dins tous lès p’tits vilâdjes pa-d’la l’Sambe èt d’vant l’Moûse, i n’èst nèn rare d’ètinde au lons, èl tchans d’in fife, èl ra d’in tambour. I n’èst nèn rare di véye sikèter l’noir nûit pa dès blanc pantalon. Lexique : Printins : printemps Chambaréyes : jonquilles Passe-rôze : muguet Feuwéye : feu Solia : soleil S’ènonde : s’élance, s’excite Mouchons : petits oiseaux Sikèter : déchirer Nûit : nuit Piquète du djou : crépuscule Clatchî : éclater Wadjreût : parier Twèle : toile Pougnîye : poignée Quandjî : changer Frum’jîye : frissonne R’lûje : reluise Binauche : content Yèsse : être Droci : ici 4 A l’piquète du djou au triviès du brouyard come dès riv’nant ès dèsiner dès ombes d’in aute tins ; dès saudard fèyant clatchî l’couleûr dins l’vért di nos campagnes. On wadjreût ène twèle d’in «impressionniste» Ene pougnîye di mwin... In gros bètche. Tu n’as nèn wère quandjî dispus l’anéye passéye... In flouch, ! In pèt, ! Ca bouch, ! Ca s’skète ! Rigodon ! On frum’jîye Lès îs r’lûje nus. On z’è binauche di yèsse droci. Tambour majôr, pîd gauche en avant Mârche ! Vous avez dit : «Poudre» ? par Marc Blaimont Mot étrange que celui de «poudre» car il ne représente pas à proprement parler une matière mais un état d’une matière constituée de grains minuscules. Bien qu’il ne s’agisse pas de liquide ni de gaz, la poudre n’a pas de forme propre et épouse par conséquent la forme de son contenant. Au début, le mot a eu le sens du mot actuel «poussière» qui comme lui a d’ailleurs la même origine latine «pulvis - pulveris» et a donné naissance à des mots tels que : pulvériser, pulvérisateur, pulvérulence, ... Mais, direz-vous, ce qui nous intéresse, nous Marcheurs, c’est la poudre à fusil ! De nombreuses expressions nous le rappellent : «être vif comme la poudre» et «se répandre comme une traînée de poudre» nous expriment la rapidité extrême tandis que «faire parler la poudre» est une déclaration de guerre. On parlera enfin de «mettre le feu aux poudres» comme «la goutte qui fait déborder le vase» pour mettre en relief le détail souvent insignifiant qui a fait exploser la situation. Histoire de la poudre noire C’est probablement de Chine au début de notre ère que provient l’invention de la poudre noire (ou poudre à canon). Bourrée dans des tiges de Aux Mascarades Pantalons blancs pour Marcheurs Polyester 1er choix - Enfants et adultes 20 € Pantalons et gants blancs • Plumets • Képis • Bérets Costumes complets pour tous les Marcheurs (sur commande) Jupes et tissus pour cantinières • Imperméables transparents Galons • Dentelles • Flambeaux... • Verres en étain (2 cl) pour cantinières FUSILS ET TROMBLONS POUR ENFANTS — Ouvert de 14 à 18h30 le samedi de 10 à 15h • Fermé le mardi et dimanche — Sur les Marchés 188 • 5621 HANZINNE • Tél./fax 071 503 973 • [email protected] 5 ▲ Si l’emploi du mot peut revêtir un côté poétique : «poussière d’étoiles», on l’emploie davantage pour exprimer tantôt l’encombrant et le sale dont un bon nettoyage nous débarrassera ou nous renvoie à l’insignifiance de nos existences dans les textes bibliques : «tu retourneras en poussière...». Il peut aussi exprimer des choses contraires lorsqu’il est employé dans l’expression «Jeter de la poudre aux yeux» pour signifier que l’on cherche à éblouir ou à faire illusion tandis que lorsque l’on utilise de la «poudre de riz», c’est davantage pour camoufler défauts et irrégularités. la découverte au 13e siècle et depuis l’évolution constatée n’a concerné principalement que l’amélioration de son utilisation militaire dans le cadre du développement de l’artillerie et des armes à feu. Vu les innovations technologiques et l’évolution des explosifs, la poudre noire, aujourd’hui, n’a guère plus d’utilité excepté pour les tireurs à l’arme ancienne et les Marcheurs de l’EntrePoudre allemande 2004 (*) ▲ bambou ou enserrée dans des couches successives de papiers, elle sert pour célébrer pacifiquement des fêtes et préfigure nos feux d’artifice modernes. Rapidement toutefois des utilisations moins festives vont en faire des engins guerriers par leur transformation en fusées explosives et incendiaires. Ces connaissances vont mettre des siècles pour parvenir jusqu’à nous en suivant les routes commerciales telle que la route de la soie. C’est par l’intermédiaire des Arabes que nous en ferons B U R E A U D E Poudre française 2005 (*) Sambre-et-Meuse notamment. Rappelons toutefois que son efficacité est C O U RTA G E COLLIN-PAREZ ASSURANCES - PRETS - PLACEMENTS Rue Marin 3 • B-6200 CHATELET Tél. et fax 071 387 654 6 réelle car elle a servi à tuer dans toutes les guerres des nombreux siècles passés et qu’elle reste toujours aussi dangereuse dans son emploi. Fabrication de la poudre noire Chaque fabricant possède sa recette et comme nous sommes dans le commerce, celle-ci est secrète. Néanmoins les trois ingrédients nécessaires à la fabrication sont connus puisqu’il s’agit du charbon de bois, du soufre et du salpêtre. La formule ancestrale du mélange provenant du 15e siècle, quant à elle, nécessite une part de soufre pour une part de charbon de bois et 6 parts de salpêtre. Par la suite, les variations apportées par les fabricants dans la composition vont ainsi permettre de produire des poudres spécifiques à certains usages : pour la mine, pour la chasse et pour la guerre. On comprendra aisément que la qualité du produit réside dans la qualité des ingrédients et de leur pureté. Rien que pour le bois, le choix englobe le châtaignier, le saule, l’aulne, la bourdaine, le séquoia ou le cotonnier. Un certain temps, le plus réputé était la bourdaine suisse ! LOCATION DE COSTUMES MILITAIRES Poudre française 2006 (*) Lorsque les ingrédients sont prêts, toute une phase d’opérations diverses menées avec la plus extrême prudence et dans un ordre bien déterminé vont permettre d’obtenir en fin de fabrication un mélange homogène que l’on aura mouillé par sécurité. Il reste alors en dernière étape à sécher le produit avant de procéder à son conditionnement. ■ (*) clichés transmis aimablement par Christian COLONVAL, expert en balistique. L’écart entre chaque graduation vaut 1 mm. Ets Simons-Tenret Rue E. Jacques 1 B-6280 GERPINNES Tél. et fax 071 501 372 Magasin ouvert de 9 à 12h et de 13 à 18h30 Le samedi jusqu’à 15h30 - Fermé le dimanche 7 Derniers à quitter les champs de bataille Travail collectif Pour Napoléon, l’infanterie est l’âme de l’armée. Elle est surtout l’épine dorsale et la force numérique de la Grande Armée. Toujours à la pointe des combats, subissant l’essentiel des pertes, l’infanterie prépare le terrain que la cavalerie achève de conquérir. En ordre de bataille, chaque bataillon compte au centre des compagnies de fusiliers encadrées par deux compagnies d’élite : sur la gauche les voltigeurs, sur la droite les grenadiers (1). Toutefois, selon le genre de services effectués, on distingue l’infanterie de ligne (la Ligne) et l’infanterie légère dont les fusiliers sont des chasseurs à pied et les grenadiers des carabiniers. Ainsi, la Ligne reste massée, combat en rangs serrés, progresse en colonnes, tandis que l’infanterie légère agit souvent hors de la Ligne, doit s’éparpiller et marcher en tirailleurs. Les chasseurs à pied sont d’excellents marcheurs. Ils se recrutent parmi les conscrits provenant principalement des pays de montagne, où les hommes sont en général plus lestes et plus robustes. Ces chasseurs à pied personnalisent l’infanterie légère et portent un uniforme de couleur bleue, les retroussis sont décorés de cors de chasse en drap blanc, les épaulettes et les dragonnes sont en laine verte, le shako noir avec cordon blanc est surmonté d’un plumet vert, les guêtres noires ou blanches sont courtes et passepoilées de vert avec glands, les boutons sont blancs et décorés d’un cor portant le numéro du régiment, sur la giberne se trouve un cor de chasse... Les chasseurs à pied sont naturellement épaulés par les carabiniers et les voltigeurs auxquels s’ajoute une cavalerie légère composée de hussards et surtout de chasseurs à cheval. Rappelons leurs missions : reconnaître les avant-postes et harceler les arrièregardes de l’ennemi, intercepter ses ARMURERIE Henri LOCATION DE FUSILS DE MARCHE ET TROMBLONS FUSILS DE MARCHE - TROMBLONS - AMORCES ET POUDRE Rue de Philippeville 104 • 6120 NALINNES Tél. 071 215 033 • Fax 071 220 665 (1km après le rond-point du Bultia - direction Philippeville) Baïonnettes Sabres • Briquets — Fabrications de : • Tromblons • Fusils • Haches pour sapeurs — 8 convois, lui couper ses lignes de ravitaillement, protéger les flancs du régiment. L’infanterie légère n’a pas attendu les grandes batailles de l’Empire pour se distinguer. Les guerres de la Révolution lui ont suffi à prouver sa bravoure à un point tel, que Bonaparte veut rattacher le 3 janvier 1800 une compagnie d’infanterie légère forte de 94 chasseurs à pied, aux deux bataillons de grenadiers à pied de la Garde des Consuls. Tous ces chasseurs se voient ainsi récompensés pour les services rendus dans la Ligne et sont versés dans la Moyenne et la Jeune Gardes avec lesquelles ils réalisent de véritables exploits. Voici ce que rapporte le fusilier-chasseur Scheltens dans ses Mémoires : «Jamais on ne vit brigades mieux organisées ; nous étions tous jeunes, gais et chantants, bien commandés par des officiers d’expérience qui sortaient de la Vieille Garde». Quant aux flanqueurs-chasseurs, ils se différencient par la couleur verte de leur uniforme. On peut penser que ce «VERT» est censé évoquer l’origine et la composition du régiment, réservé aux fils et neveux des gardes des eaux et forêts de l’Empire. Dissous lors de l’exil de Napoléon à l’île d’Elbe, ces différents régiments ne seront pas reconstitués pour les CentJours. Confection sur mesure de costumes militaires 0498 26 96 72 9 ▲ Neuf mois plus tard, cette compagnie devient un bataillon à huit compagnies de 102 hommes chacune, et en 1801 un deuxième bataillon se crée mettant ainsi les chasseurs et les grenadiers sur un pied d’égalité. Comme les grenadiers, les chasseurs à pied de la Garde doivent mesurer au moins 1,76 mètre et faire état de cinq à dix ans de service. Leur uniforme ressemble à celui de leurs frères d’armes. Soulignons néanmoins quelques particularités : les retroussis sont ornés alternativement de grenades et de cors, les cors étant placés à l’extérieur - les épaulettes vertes sont doublées de bleu et liserées de rouge - le bonnet à poil dépourvu de plaque frontale est surmonté d’un plumet vert à sommet rouge. En 1806, la Garde impériale compte deux régiments de chasseurs à pied auxquels viendront s’ajouter les fusiliers-chasseurs, les tirailleurs-chasseurs, les conscrits-chasseurs et finalement en 1811, les flanqueurs-chasseurs. ▲ Partisan belge d’un Corps franc - 1831 En effet, l’Empereur ne prévoit que 18 régiments d’infanterie pour sa «Nouvelle Garde» dont quatre régiments de chasseurs à pied, regroupant «les Vieux de la Vieille». Cambronne les commande. A Ligny, ils chargent à la baïonnette. A Waterloo ils refusent de se rendre et se font massacrer : «la Garde meurt et ne se rend pas» (2). Ainsi se termine l’épopée impériale des fusiliers de la Ligne, des chasseurs à pied de l’infanterie légère et de la Garde, un certain 18 juin 1815. Quinze ans plus tard, la Belgique peut compter sur ses Volontaires en sarrau, formés en Corps francs, pour chasser les Hollandais. Se distinguent particulièrement «les Chasseurs-VolontairesBourgeois» du marquis du Chasteler (3). Leur esprit de corps et leur présence dans les coups les plus audacieux font de ces jeunes bourgeois bruxellois, les premiers commandos de la future armée belge. Cette armée devient opérationnelle en 1831 et compte trois régiments de chasseurs à pied : • le 1er Régiment regroupe les Volontaires bruxellois et s’installe à Schaerbeek. En 1847, ce régiment troque le fusil contre la nouvelle «carabine à tige» et devient le FABRICATION D’ARMES D’EMPIRE — PIÈCES D’ÉPOQUE — RESTAURATION D’ARMES ANCIENNES Gustave VASSAUX Rue Commune Estienne 2 • B-6230 THIMEON (Pont-à-Celles) Tél. 071 352 384 10 Régiment des Chasseurs-Carabiniers. Il faut attendre 1874 pour retrouver un nouveau «1er Régiment de Chasseurs à Pied» qui vient remplacer une unité des Guides et occuper la nouvelle caserne de Charleroi, de 1883 à 1914, et d’où il monte au front, comme le rappelle un monument situé dans le Parc Reine Astrid. • le 2e Régiment émane de la transformation des Corps francs du Général Niellon, renforcés par les Tirailleurs liégeois et les Volontaires luxembourgeois. Caserné d’abord à Tournai, puis à Mons jusqu’en 1914, le 2 Chass. remplace le 1er Régiment dans la capitale du Pays Noir en 1919 et y reste jusqu’en 1976, date à laquelle il rejoint les Forces Belges en Allemagne. • le 3e Régiment est issu également des Corps francs et plus particulièrement des Volontaires de la Meuse du Général Mellinet. En garnison à Charleroi, le 3e Bataillon reçoit l’ordre, en 1872, de rejoindre l’état-major régimentaire suite à l’état lamentable du casernement. ▲ Tournai - Mons - Charleroi, nos chasseurs à pied sont traditionnellement de la province de Hainaut. Ce sont en Chasseur à pied belge - 1855 armurerie benoît calet Diplômé de l’Ecole d’Armurerie de Liège Rue St-Donat 28 • Zoning Industriel • B-5640 METTET Tél. 071 77 06 29 • Fax 071 77 02 92 Compagnies : E-mail : [email protected] commandez Ouvert du mardi au samedi de 15h à 18h30. vos poudres Vente de poudre, amorces, fusils, tromblons et pistolets 11 112e Régiment Belge d’Infanterie de Ligne d’Empire à Gosselies 33e Régiment d’Infanterie de Ligne d’Empire à Châtelet Toutes les plus grandes marques d’accessoires Route de Couvin 9 - N.5 • www.princecaravaning.be • [email protected] UN PROFESSIONNEL POUR VOS LOISIRS 12 11e Régiment d’Infanterie Légère d’Empire à Ham-sur-Heure brime, tout ce qui est injuste, colère qui aboutit à un sens peu commun du devoir lorsque l’oppresseur envahit le pays ! C’est un brin de chauvinisme, c’est un immense patriotisme ! C’est cela et bien d’autres choses qu’ont pratiqués ceux qui, à travers les âges, ont porté le col vert à passepoil jaune de l’un des douze régiments de Chasseurs à Pied». Nos Marches folkloriques comptent de nombreux régiments ou pelotons de ces troupes à pied, de la Ligne, de l’infanterie légère et de la Garde, des époques napoléonienne et belge. 14 cars de 8 à 88 places Rue Ste-Geneviève 23 B-6460 CHIMAY Tél. 060 21 13 31 Fax 060 21 28 95 E-mail : [email protected] 13 ▲ majorité les fils des mineurs, métallos, verriers... dont l’esprit frondeur est légendaire. Mais ils savent aussi rire et chanter, surtout quand les opérations et les corvées sont lourdes et nombreuses. C’est cette mentalité que le Colonel Luc Chasseur a connue à Charleroi, lui qui a si bien défini «l’ESPRIT CHASSEUR» : «C’est le boulot commencé en rouspétant, exécuté en plaisantant et terminé parfaitement, dans un éclat de rire ! C’est une sensibilité à cran mais que l’on cache derrière de la rudesse ou que l’on exprime par une boutade ! C’est la colère contre tout ce qui Régiment des Chasseurs-Carabiniers Belges (1847) à Thuin ▲ Retrouvons-les à Châtelet, Thuin, Ragnies, Ligny, Walcourt, Gosselies, Jumet, Cerfontaine, Oret, Beignée, Ham-sur-Heure... voir Le Marcheur n° 173 de septembre 2004 consacré aux grenadiers, et Le Marcheur n° 171 de mars 2004 consacré aux voltigeurs. (2) qu’a dit Cambronne à Waterloo ? De nombreux historiens pensent que Cambronne a bien crié son fameux mot de cinq lettres mais il est certain qu’il n’a pas prononcé la célèbre phrase qui appartient au général Michel. (3) voir Le Marcheur n°176 de juin 2005 consacré au 175e anniversaire de la Belgique. (1) André Dal Cero Bibliographie complémentaire : • Les 175 ans de la Belgique - VOX Magazine n°5 de mai 2005. Rue des Français 149 B-6200 CHATELET Tél. et fax 071 387 197 après 17 heures 14 • La belle histoire des Chasseurs à Pied, tome 1, de 1830 à 1918, par Luc Chasseur et Jacques Raes. • La belle histoire du 2e Chasseurs à Pied Revue «Infanterie» n° 96 / 1994. Un merci particulier au Commandant Bastin pour son accueil et ses explications lors de notre visite au Musée des Chasseurs à Pied, situé à la Caserne Trésignies à Charleroi. Nous remercions également Messieurs Debaere et Debeaume, ChasseursCarabiniers de Thuin, pour leurs documents et photos. ■ Location Vente Réparations Tromblons et fusils de Marche Le 6 août 2005, mariage de Quentin SILLIEN, grenadier de la Marche Sainte-Rolende de Gerpinnes-Centre avec Valérie MERCIER. CD en vente au prix de 15 € Par versement de la somme de 17 € (15 € + 2 € de frais de port) au compte 260-0259101-83 de l’asbl MUSEE DES MARCHES FOLKLORIQUES DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE Contact : Pierre BANCU • Rue de l’Eglise 12 • 5070 SART-EUSTACHE • Tél. 071 38 20 53 CHAUFFAGE ET SANITAIRE • Installation • Entretien • Dépannage André LOOZE Reconnu par le Ministère de la Région Wallonne Rue de Dinant 41 B-6280 GOUGNIES (Gerpinnes) Tél. 071 502 438 15 Jean-Jacques CEULEMANS Ancien officier des Flanqueurs de la Garde du 1er Empire de Ragnies décédé le 31 janvier 2006 à l’âge de 52 ans Fernand LOOZE Ancien major, tambour-major et grenadier de la Marche Royale Sainte-Rolende de Gougnies décédé en février 2006 à l’âge de 93 ans Gérard MASSUT Porte-drapeau des Hussards de la Marche Sainte-Anne de Silenrieux décédé le 10 novembre 2005 à l’âge de 45 ans Jacques BELGEONNE Tromblon de la Marche Sainte-Rolende de Joncret décédé le 18 janvier 2006 à l’âge de 75 ans 16 16 Raoul DEMONTE Tambour de la Marche Sainte-Rolende de Gerpinnes-Centre décédé le 23 novembre 2005 à l’âge de 82 ans Alain COLLE dit «Pompon» Porte-drapeau de la Marche Sainte-Rolende de Hymiée décédé le 20 décembre 2005 à l’âge de 35 ans Marcel RIMBAUT Musicien à la Fanfare Royale d’Acoz décédé le 9 décembre 2005 à l’âge de 71 ans Jules BIERWART Musicien à la Fanfare Royale «L’Avenir» de Hanzinne décédé le 23 janvier 2006 à l’âge de 63 ans 17 Philippe MOREAU Officier de la Compagnie des Grenadiers et membre de l’Etat-Major de la Marche Saint-Feuillen de Fosses-la-Ville décédé le 27 janvier 2006 à l’âge de 58 ans Gilbert HENNUY Président des Sapeurs et Grenadiers de l’Empire de Thuin décédé le 18 novembre 2005 à l’âge de 82 ans Michel AUBERT Soldat du 33e de Ligne de la Marche Saint-Roch de Châtelet décédé le 23 février 2006 à l’âge de 43 ans Fernand HANQUART Ancien officier des Voltigeurs et voltigeur de la Marche Royale Saint-Roch et Saint-Frégo d’Acoz-Centre décédé le 22 février 2006 à l’âge de 77 ans 18 MUSEE DES MARCHES FOLKLORIQUES DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE — Association sans but lucratif — Rue de la Régence 6 - B-6280 GERPINNES - Belgique Ouvert tous les samedis et dimanches. A partir du 1er week-end de mai jusqu’au dernier week-end de septembre. Fermé en juillet. Visites sur rendez-vous : J.-P. LAMORT Tél. 071 50 26 52 - GSM 0475 503 492 E-mail : [email protected] www.museedesmarches.be A L’ATTENTION DES TAMBOURS ET DES FIFRES Tests de connaissances et de pratique le mercredi 26 avril 2006 à 18 heures au Musée des Marches, rue de la Régence à Gerpinnes. A notre grand regret, suite à une décision prise en assemblée générale à Thuillies le 2 avril 2004 et rappelée dans le «Marcheur» n°172 de juin 2004, les hommages et discours funèbres ne sont plus publiés dans la revue. Il est cependant possible de consulter ces textes sur notre site «Internet» mais il demeure bien évident que la chronique nécrologique habituelle, comportant une photo du défunt suivie de son identité, est maintenue. Site internet : www.amfesm.be (Rubrique nécrologique) POMPES FUNEBRES DONATI SPRL Téléphone 071 501 606 2 FUNÉRARIUMS Salons mortuaires à la disposition des familles Rue de Villers 47 • B-6010 COUILLET Avenue Albert 1er 25 • B-6280 GERPINNES TOUTES FORMALITES • INCINERATION 19 WALCOURT : une histoire de cantinière ou ... quand la Tradition est plus forte que la loi ! par Roger Golard Dans le «Courrier de Philippeville» du 18 juin 1938, on pouvait lire, après un compte-rendu de la procession de la Trinité : «Malheureusement, un fâcheux incident faillit troubler la fête. Un accisien trop zélé et interprétant mal ses instructions dressa un procès-verbal à la cantinière de Daussois, alors que de temps immémorial, l’Administration des Accises respectait l’antique usage. Sans l’intervention énergique de M. le Bourgmestre, qui autorisa la cantinière de Daussois à remplir son tonnelet, prenant sur lui la responsabilité de ce qui pourrait arriver, le corps des officiers de Daussois menaçait de ne pas achever le tour. On ne peut que féliciter M. Cambier pour cet acte énergique d’autorité. Ce faisant, il a défendu comme il convenait les traditions folkloriques de nos Marches militaires de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Nous apprenons qu’il est intervenu auprès de la Direction des Douanes et Accises, afin qu’il ne soit donné aucune suite à ce procès-verbal, que nos populations considèrent à juste titre comme un outrage à leurs traditions séculaires, auxquelles elles sont attachées. Il faut espérer que la haute administration des Accises décidera que les antiques usages des Marches de l’Entre-Sambre-etMeuse doivent continuer à être respectés comme ils l’ont été toujours et partout jusqu’ici. La «loi des deux litres» n’a jamais entendu porter atteinte à ces scènes folkloriques évocatrices d’un glorieux passé (1)». 20 Grâce à l’exhumation d’archives familiales par M. P. Cambier, fils de l’ancien bourgmestre, je peux exposer ici la suite donnée à cette affaire qui avait fait grand bruit à l’époque. Ainsi que l’article l’annonce, le lendemain de cet incident, M. Cambier, bourgmestre, s’adressait à la Direction des Douanes et Accises de Mons, dans les termes suivants : Monsieur l’Inspecteur, J’ai l’honneur de vous prier de ne pas donner suite à un regrettable procès-verbal dressé par un de vos agents, hier à Walcourt, au cours de la procession de la Trinité. Comme vous le savez, sans doute, des Marches militaires escortent cette procession en l’honneur de Notre-Dame de Walcourt. De temps immémorial, une vivandière accompagne chacune des Marches. Comme les authentiques cantinières, elle porte en sautoir un petit tonnelet enrubanné, contenant un peu de liqueur et tient en main deux ou trois verres - grands comme un dé -. De temps en temps, dans un geste spectaculaire, elle distribue à boire à l’un ou l’autre de ses grenadiers, de ses sapeurs, de ses hommes. Cela ne prête à aucun excès, c’est exclusivement un simulacre du temps passé, une scène folklorique qui ajoute un peu de grâce féminine à nos Marches militaires. Depuis la fameuse loi des «deux litres», cette tradition a été évidemment maintenue, et, jusqu’à présent, il ne s’était pas vivandière dont le tonnelet avait été outrageusement vidé par le représentant certainement mal informé d’une loi inapplicable en l’espèce, à faire remplir celui-ci et à continuer son rôle traditionnel, prenant sur moi toute la responsabilité de ce qui pourrait survenir. Heureusement, la fête put s’achever sans nouvelle intervention qui eut certainement provoqué un incident fâcheux. Je me permets de vous prier, Monsieur l’Inspecteur, au nom de nos vieilles traditions de l’Entre-Sambre-et-Meuse, plus respectables qu’une loi de fraîche date, qui est du reste violée impunément partout, on l’affirme officiellement à la Chambre et que, incontestablement, aucun législateur parmi ceux qui l’ont inspirée ou votée, n’a eu l’intention de voir appliquer aux anciennes Marches militaires, de ne donner aucune suite au procès-verbal dressé hier si intempestivement. Toute la population de l’Entre-Sambre-et-Meuse, dont je suis l’interprète en vous écrivant, le considère comme un outrage à ses traditions folkloriques auxquelles elle est si fortement attachée, et espère avec une pleine certitude, que la haute administration accisienne, dont vous êtes le représentant attitré dans la région, continuera à respecter cette tradition comme elle l’a, si judicieusement, fait partout et toujours jusqu’ici. MOURIALME R. s.a. ENTREPRISE DE TOITURES • ZINGUERIES & CHARPENTES Charpentes traditionnelles et fermettes préfabriquées Tous recouvrements ardoises ou tuiles avec isolation tous types Neuf ou restauration • Plates-formes • Petites maçonneries Agréée à la prime pour rénovation • Service dépannage • Devis gratuit Depuis 1976 Rue des Bruyères 42 • B-5640 BIESME Tél. et fax 071 728 510 21 ▲ encore trouvé un accisien assez férocement à cheval sur ses prescriptions pour ne pas laisser faire et respecter cette particularité charmante de nos Marches de l’EntreSambre-et-Meuse. Lors de la dernière Exposition de Bruxelles, la Marche de Walcourt a participé au grand cortège folklorique ; pour éviter, parfois, un ennui, j’avais signalé à M. le Commissaire de l’Exposition, la présence de notre cantinière et son petit tonnelet, avec son rite traditionnel. Il m’a été répondu que les instructions étaient données pour qu’on respecte - sans y toucher cet antique cérémonial. Il a fallu qu’hier, en plein cœur de l’EntreSambre-et-Meuse, au moment où les plus fameuses festivités de la Trinité, qui attirent chaque année à Walcourt des dizaines de mille étrangers, battaient leur plein, un agent accisien du dehors, aux idées rigides autant qu’obtuses, vienne troubler la fête par un procès-verbal stupide. Ceci a fait un réel scandale ! Et la Marche de Daussois, qui participe à nos fêtes de la Trinité, sans interruption depuis 124 ans, justement indignée de cet acte inattendu, dont elle était la victime, voulait quitter la procession illico. J’ai dû insister pour obtenir qu’elle continue sa participation et achève le «Grand Tour», et, de plus, prendre sur moi d’autoriser la ▲ Veuillez noter, Monsieur l’Inspecteur, que si la loi qui, évidemment doit toujours être respectée dans son esprit sinon dans son texte littéral, qui n’a pas pu prévoir cette exception - de minimis non curat praetor(2) -, était appliquée à la lettre, nos Marcheurs ne pourraient plus porter de fusils, ni tirer des décharges, parce que, évidemment, aucun d’entre eux n’est titulaire d’un permis de port d’arme régulier. Nous soutenons et nous soutiendrons jusqu’au haut que, juridiquement cette loi pas plus que la loi Vandervelde sur l’alcool, n’a entendu être appliquée aux Marches militaires de l’Entre-Sambre-et-Meuse. C’est l’évidence même ! En ne donnant aucune suite à ce procèsverbal insolite autant qu’illégal, vous appliquerez la loi dans son esprit, vous respecterez une tradition plus que séculaire que certainement, le législateur n’a pas voulu atteindre et vous ferez justice. Veuillez agréer …. Fd Cambier Le même jour, une copie de cette requête était adressée à M. Bovesse, gouverneur de la province, qui, lui aussi, se mettait en rapport avec le service des accises, dans une lettre dont l’ironie et l’humour ne sont pas absents. Monsieur l’Inspecteur, Je viens de recevoir de M. le Bourgmestre de Walcourt, la copie d’une lettre qu’il vous a fait parvenir ce 15 juin. Je laisse de côté la question de savoir si l’accisien a fait du zèle et ne me permets en tout cas aucune critique, désirant en effet rester dans mon rôle. Mais ceci étant dit, je place la question sur le terrain où j’ai le droit et le devoir, me semble-t-il , de la situer. La loi et mon sentiment me font le défenseur attitré de mes administrés, de tout ce qui fait la grandeur et le charme de ma province ; je place au premier rang les traditions séculaires, l’amour du sol et de ce qui en est né au cours des siècles. J’ajoute qu’en dehors de l’aspect moral des choses et au souci de respecter les manifestations de foi qui tiennent au cœur de mes ressortissants, la vie matérielle ordonne dans nos régions le maintien de ces émouvantes et savoureuses processions militaires, émanations vivantes du folklore, élément attrayant du tourisme. La loi est la loi, me direz-vous, mais en l’espèce est-ce bien la loi ? Doit-on considérer comme débitée ou consommée dans un lieu public, une eau de vie servie par une vivandière dans un cortège. Considérerait-on comme soumis à une autorisation de vendre des boissons alcooliques le fait de faire boire par des acteurs en scène du genièvre ? Plus d'un siècle au service des Marcheurs COSTUMES MILITAIRES LECLERCQ MAISON Rue des Ecoles 14 • B-5651 TARCIENNE Tél. 071 213 824 • Fax 071 218 197 22 N’allons pas trop loin, n’est-il pas vrai ? Quoi qu’il en soit de l’interprétation raisonnable à donner à la loi, je pense en fait qu’une sanction en l’espèce dépasserait sans aucun doute l’intention du législateur lui-même et créerait dans toute notre région de «Marcheurs» un état d’esprit que nous devons avoir à cœur de ne pas provoquer. Les gens de l’Entre-Sambre-etMeuse sont bons citoyens ; pourquoi les irriter par des mesures qui ne manqueraient point d’être considérées comme particulièrement inadmissibles au moment où le vent est incontestablement - et Dieu merci - à une révision d’une loi imparfaite et forcément injuste en son application. J’insiste, Monsieur l’Inspecteur, sur l’aspect délicat de cette affaire. Les gens des Marches se rebiffent ; ils vont se refuser à participer au cortège en divers points même ; ou bien il y aura des attrapades désagréables. Croyez-vous que tout cela soit souhaitable ? Moi, point… Et je vous demande avec une vive insistance de bien vouloir classer cette affaire. Je serais heureux de vous lire à ce propos et vous prie d’agréer, … Le Gouverneur F. BOVESSE Le 17 juin, l’Administration des Douanes et Accises accusait réception de sa lettre au bourgmestre de Walcourt - comme on le voit, l’affaire ne traînait pas -. Et enfin, le 19 septembre - les vacances ayant probablement retardé la décision -, le ministre ayant pris sa décision le 10, l’inspecteur de Mons clôturait le dossier par la lettre ci-après : Monsieur le Bourgmestre, Comme suite à ma lettre du 17 juin dernier, j’ai l’honneur de vous informer que M. le Ministre, par sa décision du 10 septembre courant, n° Cx 108547, a décidé de laisser sans suite, l’affaire à laquelle se rapportent les contraventions à la loi du 29 août 1919 sur le régime de l’alcool, relevées les 12 et 13 juin 1938, au cours de la procession de la Trinité. Veuillez …. L’Inspecteur, J. Dulière Tout est donc bien qui finit bien. ■ la loi des deux litres ou loi Vandervelde du 29 août 1919 avait pour but de réduire la consommation d’alcool, notamment parmi la population ouvrière où elle constituait un véritable fléau social. A cet effet, elle interdisait le débit d’alcool au verre et imposait la vente au détail par quantités égales ou supérieures à deux litres. (2) «Le prêteur ne s’occupe pas des petites affaires». Un homme possédant de hautes responsabilités n’a pas à s’occuper de vétilles. (1) 23 Compte-rendu de l’A.G. du 18/11/05 à Nalinnes par Marc Blaimont Après les traditionnels mots de bienvenue, les délégués des 70 sociétés représentées observent un moment de recueillement à la mémoire des Marcheurs disparus cette année. Le président procède ensuite à la rétrospective des événements marquants de l'année 2005 avec notamment l'attribution du Trophée à la Compagnie de Sart-Eustache, le samedi 22 octobre lors de notre souper annuel à Florennes. De nombreux anniversaires ont été fêtés par nos sociétés, citons : • 11 mai 2005 : 10e anniversaire de la Marche Saint-Servais de Dourbes. • 12 juin 2005 : 25e anniversaire de la Marche Saint-Médard de Solre-surSambre . • 7 août 2005 : 25e anniversaire de la Marche Saint-Roch de Sart-Eustache. • 14 août 2005 : 25e anniversaire de la Marche Sainte-Gertrude de Le Roux. • 28 août 2005 : 40e anniversaire de la Jeune Compagnie de la Marche Notre-Dame de Rome de Châtelineau. • 11 septembre 2005 : 30e anniversaire de la Grande Compagnie de la Marche Saint-Rémi de Presles. • 25 septembre 2005 : Marche SaintFeuillen de Fosses-la-Ville. • 1er octobre 2005 : 35e anniversaire de la Marche de Notre-Dame d'Aisemont. Après audition de Monsieur Alain Delsaux, proposition du président et approbation de l'assemblée, la Marche 24 Sainte-Remfroid Alain DELSAUX présente la d’Oret est admise au sein de notre Marche Sainte-Remfroid d’Oret. association pour un stage de dix ans prenant cours en 2005. P h i l i p p e Leclercq, nouveau président de l'EtatMajor de la Marche Saint-Feuillen de Fosses-la-Ville, tiendra à remercier l'Association et les sociétés représentées pour leur prestation à la dernière Septennale. Il distribue ensuite avec Benoît Collard, trésorier du même EtatMajor, les médailles aux Compagnies qui ont envoyé leur drapeau. Erik Vandeloise, gestionnaire du site internet du Musée nous parle de la banque de données ou inventaire en cours de création qu'il réalise et qui sera bientôt visible et consultable sur le net. Cette banque de données concernera toutes les sociétés de Marche existantes affiliées ou non et contiendra le maximum d'informations sur chaque Marche. René Gheys donne enfin lecture du rapport concernant le problème de la poudre noire car de multiples incidents dans l'utilisation de la poudre ont émaillé cette saison de Marche et justifié tout notre intérêt. Après consultation des armuriers Colonval, Dal Cero et Calet pour avis, nous avons rencontré le responsable de l'usine Nobel à qui les constatations ont été transmises. Nos doléances ont été entendues avec promesse de nous fournir un produit devant nous satisfaire ainsi que la proposition d'aller le tester sur place avant le début de la saison 2006. ■ Mariage de Laurent DEBAISE, grenadier de la Marche Saint-Jean de Mettet et sapeur-grenadier de la Marche Royale Sainte-Rolende de Gougnies, avec Sarah LOMBART à Mettet, le 25 février 2006. Le 24 septembre 2005, Frédéric BODART, soldat de la dernière guérite de la Marche Saint-Servais de Dourbes, épousait Danielle, vivandière de la Marche. 25 METTET : les Grenadiers de la Garde de la Marche Saint-Jean ont 30 ans par Victor Delacroix En 1971, à l’instigation de quelques amis châtelettains, un groupe de Sapeurs-Grenadiers de la Garde Impériale voit le jour au sein de la Marche Sainte-Rolende de Gougnies. En 1977, par l’intermédiaire d’Emile Blaimont et de Gilbert Anrijs (respectivement sergent-sapeur à Mettet et Fromiée), ce groupe participe pour la première fois à la Marche Saint-Jean. Au fil du temps et en fonction des disponibilités des louageurs de costumes, ce groupe a adopté depuis une dizaine d’années, l’uniforme des Grenadiers de la Garde en tenue dite «de route» : le célèbre bonnet à poil, le long manteau bleu foncé, les épaulettes, le sabre-briquet, la giberne, le sac à dos en peau de vache, le pantalon blanc porté par-dessus la guêtre noire, le fusil et la baïonnette. Ces attributs font l’image d’Epinal bien connue des Grenadiers au service de la France pendant plus de 20 ans. Le peloton, fort aujourd’hui de 25 hommes, est placé sous le commandement de Jean-Jacques et Renaud Hauquier. Ce régiment est régulièrement sollicité pour participer à diverses manifestations et jubilés d’autres Marches folkloriques (Sart-Eustache en 2000, Loverval en 2001, Virelles en 2002, Thuin en 2003, Walcourt en 2004). En cette année 2006, la Marche SaintJean est heureuse de fêter et de mettre à l’honneur son peloton des Grena diers de la Garde à l’occasion de leur 30e participation en son sein. A cette occasion, ils défileront le dimanche de la Saint-Jean au son de SOCIETE ANONYME Rue de Moncheret 28 • B-6280 ACOZ (Gerpinnes) Tél. 071 501 043 • Fax 071 504 673 E-mail : [email protected] 26 leur propre batterie aux côtés de leur invité d’honneur, le prestigieux peloton des Grenadiers du 1er Empire de la Marche Notre-Dame de Walcourt, une Compagnie donc entièrement composée de Grenadiers, les uns en tenue de «route», les autres en grande tenue. En trente ans d’existence, plusieurs générations se sont succédé au sein de ce peloton, mais l’esprit des fondateurs, emprunt de camaraderie, de respect des traditions et de passion du folklore, persiste encore aujourd’hui. Et à l’image de ce qu’ils marchent fièrement en rangs serrés, épaules contre épaules, c’est avant tout l’amitié qui règne entre les membres du groupe qui laisse présager que ce jubilé ne sera pas leur dernier ! ■ HALLOINT Route de Philippeville 314 • B-6001 MARCINELLE Tél. 071 470 929 Spécialiste du vêtement de travail Pantalon de Marcheur à partir de 15 € 27 Pèlerinages à sainte Rolende par la Confrérie Sainte-Rolende • SAMEDI 13 MAI 2006 • Fête de sainte Rolende : messe à 17 h 30 en l’église SaintMichel. • DIMANCHE 14 MAI 2006 : PREMIER TOUR • Messe à 10 h 30 en l’église Saint-Michel de Gerpinnes, suivie de la procession avec la châsse de sainte Rolende itinéraire du premier Tour. • JEUDI 25 MAI 2006, FÊTE DE L’ASCENSION • Messe à 10 h 30, en l’église Saint-Michel de Gerpinnes, suivie de la procession avec la châsse de sainte Rolende - itinéraire du deuxième Tour. Après la messe, la confrérie invite ses membres, les pèlerins et tous ceux qui veulent s’y associer, au 3e repas fraternel dans les jardins du presbytère. Prix modéré. Les bénéfices de ce repas sont toujours distribués à des œuvres liées ou non à la paroisse. Cette année les bénéfices du repas seront entièrement destinés à la restauration de la châsse. • LUNDI DE LA PENTECÔTE 5 JUIN 2006 - GRAND PÈLERINAGE • Ouverture de l’église Saint-Michel dès 2 h 15. Messe à 3 h. suivie du départ du grand pèlerinage à sainte Rolende (Tour de plus de 30 km). Rentrée solennelle à 18 h à partir de la plaine de Sartia. La procession est précédée par l’escorte des Marcheurs. Monseigneur Guy Harpigny, évêque de Tournai sera parmi nous, en procession. Salut solennel en l’église de Gerpinnes vers 20 h. • VÉNÉRATION DE LA CHÂSSE DANS L’ÉGLISE SAINT-MICHEL • La châsse de sainte Rolende, contenant ses reliques, peut être vénérée chaque jour dans l’église de Gerpinnes. Dans cette même église, elle peut être portée pour la vénération après la messe du jour aux dates suivantes : • - le 2e dimanche de mai : le 14 mai 2006 • - le jour de l’Ascension : le 25 mai 2006 • - le dimanche de la Pentecôte : le 4 juin 2006 • - le mardi de la Pentecôte : le 6 juin 2006 • - le dimanche de la Trinité : le 11 juin 2006. ■ 28 Le 11 septembre 2004, Christophe LAURENT, sapeur du 4e Régiment des Dragons de CHATELET, a épousé Valérie COREMANS. Le 27 août 2005 à Cerfontaine, mariage de Sébastien POISSON, voltigeur, avec Sylvie CHABOTAUX, cantinière des Canonniers de la Marche Saint-Lambert de Cerfontaine. 29 Une potale à Gougnies par Jacques Monnoyer, président C’est entre deux averses que, le samedi de Pentecôte 2005, la Marche Royale Sainte-Rolende de Gougnies a fait bénir par le Père Joseph une potale à l’entrée du bois du Scu. ▲ La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, de Madame la Mambour et de membres de la Confrérie Sainte-Rolende de Gerpinnes ainsi que de délégations de drapeaux des villages voisins, du drapeau de l’A.M.F.E.S.M. et d’un nombreux public. Avant la bénédiction, c’est en ces mots que le président de la Marche s’est exprimé sur l’origine et les motivations de cette démarche (voir discours ci-contre) : Crucifix en métal apposé au chêne Sainte-Rolende. ▲ Niche en bois ▲ contenant une statuette de sainte Rolende. 30 La nouvelle potale à Gougnies avec Jacques Monnoyer, président et adjudant, et Francis Sodini, tailleur de pierres et adjudant. Monsieur le Bourgmestre, Messieurs les Echevins, Messieurs les Conseillers, Monsieur le Curé, Madam e la Mambour, Chers amis Marcheurs, Mesdames, Mesdemoisel les, Messieurs, Nombre d’entre nous se souviennent qu’autrefois était apposé au chêne Sai devant, un crucifix en mé nte-Rolende cital. Il paraît même qu’il a été complètement absorbé par l’écorce de l’arbre (je n’a lement pas eu l’occasion i personnelde vérifier !). Il a été remplacé par une niche en bois contenant une statuette de notre sai La dernière version de cel nte. le-ci était l’œuvre de Mo nsieur Joris de Fromiée. Régulièrement les Gerpi nnois, pour des raisons diverses, éprouvent le bes en route et d’effectuer leu oin de se mettre r «Tour Sainte-Rolende» . C’est ainsi, il y a deux ans , en pareille occasion, nou s avons été surpris de con truction de ce petit patrim tater la desoine. Il faudra réparer !. L’idée fait son chemin, et décision est prise d’offrir aux pèlerins un monume résister aux agressions du nt plus apte à temps et à l’action malve illante des hommes. Les autorisations sont alo rs demandées à l’administr ation communale et notre Sodini, tailleur de pierre ami Francis s de son métier, se met à l’ouvrage pour confection grâcieusement cette chapel ner et graver le. Celle-ci rappellera aux pèl erins et promeneurs qui quittent Gougnies, la per culte bien vivant à notre sistance d’un sainte locale ; de même confions-lui la protection village. de notre beau En cette année 2005, 60 ans après la libération des camps, nous en profitons pour fêter nos anciens. également Ceux-ci de retour de cap tivité, fidèles à leur prome sse et à leur sainte, ont pui économies, pour perpétuer sé dans leurs la tradition en remettant en route notre Marche. Ensemble, montrons-nous dignes d’eux et œuvrons à la rendre encore plus bel 2005 est aussi une date le que jamais. clé pour notre pays qui fête ses 175 ans d’existen sentons d’autant plus con ce ; nous nous cernés que notre drapea u de Jeunesse, dont nou ment fiers, porte les arm s sommes telleoiries de la Belgique. Avant de laisser la parole au Père Joseph, je tiens à remercier tout particu ami Francis pour son tra lièrement notre vail réalisé, l’administratio n communale pour son tique, l’échevin des travau soutien logisx et son service pour la réa lisation de la dalle, le ser banisme pour ses recherche vice de l’urs et, toutes les personnes qui, de près ou de loin, nou afin de mener à bien not s ont aidés re projet. J’appelle Francis afin qu’ il dévoile son œuvre… Après la bénédiction, la décharge commandée par l’adjudant Francis Sodini était le signal de la remise en route de la Compagnie pour se rendre au vin d’honneur offert en la salle Aimé André. La cérémonie s’est terminée dans la joie, la convivialité et par la signature du «Livre d’or». ■ 31 En avant la musique ! par Denis Collart Coupons court aux bruits de couloirs ! Oui, dans chaque société, il y a des hauts et des bas. Oui, suite à des démissions, le comité de la Fanfare Royale «L’Avenir» d’Hanzinne a été reformé. Mais la fanfare existe toujours... «l’Avenir» est à vos portes ! Quelques mots sur Patrick CRISPOUX : il est chef à Cerfontaine où, avec cette formation, il réalise uniquement des concerts. Il a suivi des cours de direction et d’arrangement au Luxembourg auprès de Alain CREPIN. Président : Michel VYNCKIER Rue des Combattants 6A 5621 HANZINNE Notre phalange musicale compte actuellement une trentaine de musiciens et met tout en œuvre pour assurer la relève. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter : Secrétaire : Denis COLLART Rue du Tienne 19 5621 THY-LE-BAUDUIN [email protected] Tél. 071 65 08 40 Trésorier : Eddy PIRAUX Place Saint-Georges 103 5621 HANZINNE Nous en profitons également pour vous informer que Pierre BERNARD, qui avait repris la direction après Monsieur MOUVET, a remis sa baguette ce 3 décembre à Monsieur Patrick CRISPOUX. 32 Nous lui souhaitons la bienvenue au sein de la Fanfare Royale «L’Avenir» d’Hanzinne. En effet, 3 musiciens se répartissent la tâche afin de dispenser les cours de solfège et d’instrument. Pour rappel, les cours sont entièrement gratuits et la musique peut, dans la mesure du possible, prêter un instrument aux élèves. Nous signalons aussi aux lecteurs de ce périodique, que le site de la fanfare est disponible à l’adresse suivante : http://www.tistou.net/fanfare/ ■