une Europe animée
Transcription
une Europe animée
une Europe animée du 13 au 15 octobre 2011 à Strasbourg Russie Allemagne France Suisse Autriche Roumanie Italie à l'École supérieure des arts décoratifs à l'auditorium des Musées de la Ville de Strasbourg (MAMCS) et au cinéma l'Odyssée Anthologie de films d’animation d’Allemagne, d’Autriche, de France, d’Italie, de Roumanie, de Russie et de Suisse L'Istituto Italiano di Cultura, le Goethe-Institut, les Consulats généraux d’Autriche, de Roumanie, de Russie et de Suisse à Strasbourg avec le soutien de la Ville de Strasbourg et de la DRAC Alsace Carte blanche à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg Jeudi 13 octobre à 18 h 30 à l’auditorium de l’ESAD Réalisations d'élèves de 2007 à 2011 * L’amour m’anime Chloé Mazlo, 2007, 9’30 A Le travailleur Lémuel Malicoutis, 2008, 3’15 Dithyrambe, la naissance de la vigne B Brice Tourneux, 2008, 2’45 C Le sommet Lise Grossmann, 2008, 6’ D L’épaisseur de la route Maud Guerche, 2009, 5’ E Face to Face Delphine Roux, 2009, 3’10 F Paul & Matha Julie Ledru, 2009, 6’15 G Ils sont parfaits Laura Fernandez, 2010, 4’ H Définition personnelle de la paresse Agathe Bouvachon, 2011, 2’40 I Amazone Nelly Zagury, 2011, 2’20 J Strasbourg, souvenirs de demain Amélie Pélégrin, 2011, 5’10 K Hybridation Marion Delarue, 2011, 1’20 K Complainte Fabienne Wagenaar, 2011, 6’ K Hunden (chiens) Fabienne Wagenaar, 2011, 1’30 K Mots d’histoires Mélanie Vialaneix, 2011, 5’30 entrée libre Séance jeune public Séance tout public Vendredi 14 octobre à 14 h 30 à l’auditorium des Musées (MAMCS) Vendredi 14 octobre à 20 h 30 K Laokoongruppe: Walzerkönig (La valse du roi) Adnan Popovic, 2009, 5’, D + C Konkord L Paris Recyclers Nikki Schuster, 2011, 5’40, Tresfilm M J – La casa dei poveri (La maison des pauvres) Virgilio Villoresi, 2009, 4’10 N Sputnik 5 Susanna Nicchiarelli, 2009, 6’30, B5, Nicchia Film O Winter Sonata Yves Gutjahr, 2009, 6’, Hochschule Luzern P Pink Nanuq Jeanine Reutemann, 2009, 6’ Hochschule Luzern Black Fantastic (Noirs fantastiques) Q Calin Pop, 2010, 6’ R Bad Habits (Les mauvaises habitudes) Oana Gheorghiu, 2009, 10’20 S Cyber Stefan Eling, 2007, 5’, Stephan Eling Moving Pictures T Das Floss (Le radeau) Jan Thüring, 2004, 10’ FilmAkademie Baden-Württemberg U Tikhaya istoriya (Histoire tranquille) Alexey Demin, 2003 10’, Master-film Company V Devotchka doura (La fille sotte) Zoya Kireeva, 2006, 7’, A-film Studio W Danny Boy Marek Skrobecki, 2010 Archangel Film Group / Se-Ma-For Production X Laterarius Marina Rosset, 2010, 4’, Swiss-Films Y Ariadne’s Thread (Le fil d’Ariane) Bertoti Attila, 2009, 9’, Inforg Studio, Argo, Sapienta EMTE Z V.L.C. (Vive la crise) Alexei Gubenco, 2009, 3’ Fenster mit Aussicht (Fenêtre avec vue) * Vera Lalyko, 2001, 9’ Kunsthochschule für Medien Köln A Kein Platz für Gerold (Pas de place pour Gerold) Daniel Nocke, 2006, 5’, Studio Film Bilder Tuzik B Agamurad Amanov, 2001, 7’, Master-Film Company C Antonio Vivaldi (Tales of the Old Piano) Irina Margolina, 2007, 13’ Studio M.I.R D Robin Hood (Robin des Bois) Gianluigi Toccafondo, 2010, 6’ Acme Filmworks, Universal Studios Contrappassouno (La loi du talion premier) E Massimo « Niba » Barbini et Matteo Giacchella, 2004, 7’ F In Transit Reinhold Bidner, 2009, 5’50 G All People is Plastic Harald Hund, 2005, 12’ entrée libre au cinéma Odyssée entrée libre Séance Jeune public Séance tout public Samedi 15 octobre à 14 h Samedi 15 octobre à 16 h à l’auditorium des Musées (MAMCS) à l’auditorium des Musées (MAMCS) H Frère Benoît et les grandes orgues Michel Dufourd, 2010, 8’, Nadasdy Film Little Eden I Nino Christen, 2009, 6’, Hochschule Luzern J Sophia’s Sofa (Le canapé de Sofia) Thomas Aigelsreiter, 2001, 3’ Auge Animated K Seemannstreue (La fidélité du marin) Anna Kalus, 2008, 10’ L Ecco, é ora (Voilà, c’est maintenant) Magda Guidi, 2004, 3’20 Senza testa (Sans tête) M Michele Bernardi, 2009, 4’50 N Urban Tree Vali Chincisan, 2009, 8’45 O How to Deal With Non Sense (Comment faire face au non-sens) Veronica Solomon, 2010, 4’50 P Der Bettnässer (L’incontinent) Ingo Schiller, Stephan-Flint Müller, 2007, 5’ Kater (Chat) Q Tine Kluth, 2005, 13’ Filmakademie Baden-Württemberg R Pisma Roberta Schuman Letters Skazki starogo Pianino (Lettres - Contes du vieux piano) Irina Margolina, 2009, 10’, Studio M.I.R S Attractsion (Attraction) Alexey Demin, 1995, 3’, Studio Shar S Fast Film Virgil Widrich, 2003, 14’, Minotaurus Film La T Belle et la Bête Bady Minck, 2005, 3’, Minotaurus Film U Pinocchio Gianluigi Toccafondo, 1999, 6’, la Sept Arte V Sensi (Sens) Andrea Gallo, Nicola Moretti, Mario A. Rincon, 2006, 1’30, Sugodesign W Prostaya istoriya (Histoire simple) Agamurad Amanov, 2003, 4’ Studio Guberniya Y Maltchik (Petit garçon) Anna Karpova, 2008, 15’50, A-film Studio Z Allerleirauh (Toutes fourrures) Anja Struck, 2004, 8’ Kunsthochschule für Medien Köln Tagebuch einer perfekten Liebe * (Le journal d'un parfait amour) Sebastian Peterson, 2007, 13’ A Grand Café Bogdan Mihailescu, 2009, 9’ B O Brave New World (Ô courageux nouveau monde) Marius Si Pandele, 2010, 2’40 Miramare C Michaela Müller, 2009, 8’ Academy of Fine Arts Zagreb E Retouches Georges Schwizgebel, 2008, 5’20 Studio GDS, NFB Canada, TSR, ARTE entrée libre entrée libre Russie Allemagne France Suisse Autriche Roumanie Italie Films sélectionnés PAR PAYS Roumanie Allemagne Ariadne’s Thread (Le fil d’Ariane) V.L.C. (Vive la crise) Grand Café O Brave New World Jeune public Black Fantastic (Noirs fantastiques) Bad Habits (Les mauvaises habitudes) Urban Tree How to Deal With Non Sense Tagebuch einer perfekten Liebe (Journal d’un parfait amour) Fenster mit Aussicht (Fenêtre avec vue) Kein Platz für Gerold (Pas de place pour Gerold) Allerleirauh (Toutes fourrures) Jeune public Der Bettnässer (L’incontinent) Kater (Chat) Cyber Das Floss (Le radeau) Autriche La Belle et la Bête In Transit All People is Plastic Fast Film Jeune public Laokoongruppe: Walzerkönig Paris Recyclers Sophia’s Sofa Seemannstreue Italie Robin Hood (Robin des Bois) Pinocchio Contrappassouno (La loi du talion premier) Sensi (Sens) Jeune public J – La casa dei poveri (La maison des pauvres) Sputnik 5 Ecco, é ora Senza testa (Sans tête) Russie Prostaya istoriya (Histoire simple) Tuzik Maltchik (Petit garçon) Antonio Vivaldi - Skazki starogo pianino (Contes du vieux piano) Jeune public Pisma Roberta Schuman Letters, Skazki starogo Pianino (Lettres - Contes du vieux piano) Attractsion (Attraction) Tikhaya istoriya (Histoire tranquille) Devotchka doura (La fille sotte) Suisse Danny Boy Laterarius Miramare Retouches Jeune public Frère Benoît et les grandes orgues Little Eden Winter Sonata Pink Nanuq Le film d’animation dans les pays des Partenaires culturels européens Allemagne L’évolution du dessin animé allemand a connu beaucoup de hauts et de bas. Les premiers films sont venus du domaine publicitaire, à l’exemple de Prosit Neujahr de Guido Seeber datant de l’année 1909 qui est considéré comme le premier dessin animé. Pendant les périodes de guerre, leurs créations étant détournées pour des fins politiques, beaucoup d’artistes émigrèrent à l’étranger. Après la fondation des deux états allemands, des approches différentes du film d’animation se mirent en place. En République démocratique allemande, on vit se développer des dessins animés qui étaient d’une part conditionnés par des critères politiques mais qui étaient en même temps des créations très significatives au point de vue cinématographique. En République fédérale d’Allemagne, ce n’est que dans les années 70, grâce à une nouvelle génération de cinéastes de films d’animation, que des genres différents virent véritablement le jour. Aujourd’hui, après plus de cent ans d’existence, le dessin animé est devenu indissociable de notre paysage cinématographique. Autriche Les débuts des films d’animation sont antérieurs à l’invention du cinéma. En 1832, Simon Stampfer représente en Autriche un personnage important de l’art des films d’animation. L’histoire des films d’animation en Autriche, après l’invention du cinéma, est scindée d’une manière simplifiée en deux parties : l’animation avant et après la première apparition de Maria Lassnig. L’animation avant Lassnig consistait essentiellement à des travaux publicitaires, alors que l’animation après Lassnig mettait en valeur le travail d’artistes indépendants. Maria Lassnig crée en 1982 à l’Université des arts appliqués, le studio pour films d’animation expérimental, un des générateurs d’impulsions le plus important pour les nouveaux films autrichiens d’animation. www.asifa.at/pdf/TextRenoAiOe.pdf France Il y a un peu plus de cent ans, le français Emile Cohl inventait le dessin animé. La France a ensuite multiplié les expériences, souvent réussies, tel le formidable précurseur La Planète sauvage, de Laloux et Topor en 1973, présenté à Cannes en compétition officielle, premier film dans cette catégorie, dans le plus grand festival de cinéma. Hormis une reconnaissance critique internationale, ces films n’atteindront pas un très large public, comme le font les productions Disney. Ensuite, il y a eu toutefois Le roi et l’oiseau de Paul Grimault, en 1980, Kirikou et la sorcière (1998), La prophétie des grenouilles (2001) ou Les Triplettes de Belleville, présenté à Cannes en 2003, tous en animation traditionnelle, qui se sont ainsi forgés de beaux succès, critiques et publics. L’animation française, n’en reste pas moins omniprésente, en terme de productions et de créativité, avec une école comme La Poudrière à Valence, de nombreux ateliers ou encore par le biais du plus grand festival du film d’animation qui se tient depuis des décennies à Annecy. Italie Dans le film La guerra e il sogno di Momi apparaît une scène onirique animée, premier exemple de cinéma d’animation italien en 1916. Le boom de notoriété des animations made in Italy débute en 1957 quand la télévision italienne commence à transmettre de la publicité avec la formule du Carosello , série de petits spectacles, comme Unca Dunca de Bruno Bozzetto, La ligne de Cavadoli, Calimero de Pagot et les personnages en pâte-à-modeler de Fusako Yusaki. Les plateaux de tournage se concentraient principalement à Milan, alors que c’est à Rome que travaillent, dès le début des années 60, Pino Zac et Giulio Gianini, qui donnent vie à des animations de qualité avec l’artiste Emanuele Luzzati. L’arrivée des nouvelles technologies amène de nouvelles expérimentations et fait émerger de nouveaux talents comme Gianluigi Toccafondo ayant su créer un langage novateur où se mélangent peinture et cinéma. Lorenzo Terranera reprend la tradition de la pâte à modeler et Donato Sansone réalise des animations en s’inspirant des folioscopes. Roumanie Le film roumain d’animation est né grâce à la tendance naturelle du domaine publicitaire de surmonter les limites avec l’animation d'images. La plupart des artistes roumains ont été influencés par l’idéal esthétique des studios français et américains. En 1920, le caricaturiste Aurel Petrescu fait le premier dessin animé roumain, qui n’a pas été conservé. Le plus ancien film roumain d’animation venu jusqu’à nous est créé en 1927 par Marin Iorda. Puis, Ion Popescu Gopo apporte une renommée mondiale à l’animation roumaine avec Le petit homme récompensé de la Palme d’or à Cannes en 1957. Les studios d’animation Animafilm ont marqué l’âge d’or de l’histoire du cinéma d’animation roumain, créant des produits d’exportation populaires de la Roumanie communiste. Depuis 1989, de talentueux dessinateurs et animateurs travaillent de façon autonome ou à l’extérieur du pays. Bien que moins populaires, les films d’animation sont toujours présents, et le festival Anim’est propose chaque année les créations de nombreux jeunes talents. Russie Le film d’animation russe naît en 1910 avec les poupées animées de La Belle Lucanide de Starevitch. À partir de 1936, les plus grands noms de l’animation (Khitrouk, Norstein, Khrjanovski, ou Nazarov) ont travaillé pour le studio d’État Soyouzmoultfilm de Moscou, puis après 1990 dans des studios indépendants. L’animation russe, qui est pourtant un échelon marquant de l’histoire du cinéma d’animation, est relativement peu connue du grand public occidental. Les techniques utilisées vont du dessin animé classique proche du style de Disney, à des styles plus personnels avec peintures à l'huile animées, des marionnettes, en volume ou à plat, ou encore en alliant toutes sortes de matériaux comme la pâte-à-modeler. Suisse L’animation suisse, qui a connu un véritable essor dans les années 60, jouit depuis d’une excellente réputation au niveau international. En témoignent les très nombreuses sélections dans les festivals d’animation en Suisse et à l’étranger. Les grands noms de l’animation helvétique sont aussi de grands noms de l’animation mondiale. On ne présente plus Georges Schwizgebel ou encore Ernest-Nag Ansorge. Ces deux monstres sacrés de l’animation suisse ne sont que deux arbres qui cachent une forêt remplie de jeunes et talentueux animateurs comme Jeannine Reutemann, Marina Rosset, Marek Skrobeski, Nino Christen, Michaela Müller ou encore Marcel Barelli, pour n’en citer que quelques-uns. Cette année, les Partenaires Culturels Européens fêtent leurs 10 ans et sont heureux de vous présenter leur manifestation Une Europe animée qui vous fera découvrir une anthologie de films d’animation de leurs pays. Lieux École supérieure des arts décoratifs (ESAD) 1 rue de l’Académie Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg 1 place Hans Jean Arp Cinéma l’Odyssée 3 rue des Francs-Bourgeois Entrée libre, dans la limite des places disponibles contacts Coordination du projet 2011 des Partenaires Culturels Européens Vanessa Brosius, chargée des relations publiques et de l'action culturelle auprès du Consulat général de la Fédération de Russie [email protected] Erika Demenet, responsable du Goethe-Institut [email protected] Les Partenaires Culturels Européens – l’Istituto Italiano di Cultura, le Goethe-Institut, les Consulats généraux d’Autriche, de Roumanie, de Russie et de Suisse à Strasbourg, ainsi que la France représentée par la Ville de Strasbourg et des institutions locales culturelles et scientifiques – ont constitué un groupe informel de travail fondé en 2001. Consulat général de la Fédération de Russie à Strasbourg Son but est l’instauration d’une réflexion européenne ouverte et permanente dans les domaines de la culture et des arts, avec l’organisation de manifestations culturelles à périodicité annuelle. Les Partenaires Culturels Européens adressent leurs remerciements les plus vifs à la Ville de Strasbourg – en particulier à Georges Heck, responsable du département audiovisuel et cinéma à la direction de la culture, et au service des relations internationales – à la directrice des Musées de la Ville, Joëlle Pijaudier-Cabot, à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg – en particulier à son directeur, Otto Teichert, ainsi qu’à Edwige Toffoli, responsable des relations internationales – au Cinéma l’Odyssée et à son directeur Faruk Günaltay, au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg ainsi qu’à la DRAC Alsace – ministère de la Culture et de Communication, pour leur précieux soutien et leur fructueuse collaboration. Avec le soutien du ministère de la Culture de la Fédération de Russie et Swiss Films Crédits photographiques : en couverture Danny Boy de Marek Skrobecki, pages programme etc... pages liste des films etc... Imp. Int. CUS, juillet 2011