L`Art déco Naissance d`un style L`affiche Art déco

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L`Art déco Naissance d`un style L`affiche Art déco
L’Art déco
Naissance d’un style

L’affiche Art déco
Conférences de Armelle Wolff
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages généraux, monographies
ALVAREZ, José : Histoires de l’Art déco ; Éditions du regard, 2010, 455 p.
BRÉON, Emmanuel et RIVOIRARD, Philippe (dir.) : 1925, quand l’Art déco séduit le monde ; Cité de l’architecture et du
patrimoine, Norma, 2013, 287 p.
BRÉON, Emmanuel, BRÉON Victor, RIVOIRARD, Philippe et RIVOIRARD, Charlotte : Les 101 mots de l’Art déco à l’usage de
tous ; Archibooks, 2013, 100 p.
CHARLES, Victoria : Art deco ; New York Parkstone International, 2013, 199 p.
DUNCAN, Alastair : Art déco. Encyclopédie des arts décoratifs des années 20 et 30 ; Citadelles & Mazenod, 2010, 543 p.
LUCIE-SMITH, Edward : La peinture Art déco ; Oxford Phaidon; 1990, 160 p.
MILLER, Judith : L’Art déco ; Gründ, 2012 (2006); 240 p.
PAPIEAU, Isabelle : L’Art déco, une esthétique émancipatrice ; L’Harmattan, 2009, 182 p.
WEILL, Alain : Encyclopédie de l’affiche ; Hazan, 383 p.
WEILL, Alain : L’affiche Art déco ; Hazan, 2013, 304 p.
Sites Internet
NB : Les sites plus ou moins sérieux sur l’Art déco foisonnent, tous ne sont pas de très bonne qualité en terme de contenu.
Voici quelques suggestions de découvertes (voir aussi compléments sur la page de mon site Internet)
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/parcours/
Site du Musée des Arts décoratifs à Paris; quand vous accédez à la page « parcours », en descendant sur la page (présentée par
ordre chronologique) vous pouvez sélectionner Art Nouveau/Art déco; plusieurs pages vous seront alors offertes selon des
approches thématiques.
http://www.metmuseum.org/toah/hd/frdc/hd_frdc.htm
Page (en anglais) du Metropolitan Museum de New York consacrée à l’Art déco français
http://www.metmuseum.org/toah/hd/dsgn2/hd_dsgn2.htm
Page (en anglais) du Metropolitan Museum de New York consacrée à l’Art déco, tendance moderniste
http://www.artdecoworld.com/
Site (en anglais) riche pour des découvertes visuelles de l’Art déco dans le monde entier
http://www.cassandre.fr/am-cassandre-par-alain/
Site (en français) consacré au maître de l’affiche Art déco : Cassandre (Adolphe Jean-Marie Mouron). À découvrir absolument!
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PLAN – L’ART DÉCO, NAISSANCE D’UN STYLE
Introduction
1 – L’art déco, une impossible définition?
1.1 – De puissantes contradictions
1.2 – Des balises chronologiques floues
1.3 – Qu’est-ce que l’Art déco?
2 – À la naissance de l’Art déco : la multiplicité des sources
2.1 – l’Art déco, réaction ou filiation à l’Art Nouveau?
2.2 – Des sources d’inspiration contemporaines
2.3 – Une palette chromatique et des
matériaux originaux
3 – L’Exposition de 1925
3.1 – Généralités
3.2 – Constats
ACCÈS AUX DIAPOSITIVES, MODE D’EMPLOI
Vous pouvez télécharger les diaporamas illustrant
cette série, en accédant à mon site Web :
http://archimuse.wix.com/archimuse
cliquez sur la rubrique « membres ».
puis sur l’onglet « Inscrits Art déco».
Entrez alors le mot de passe suivant :
Expo1925Paris
Ces documents sont destinés strictement à l’usage
des auditeurs inscrits à ce cours,
Merci de votre collaboration.
Conclusion
PLAN – L’AFFICHE ART DÉCO
Introduction
2 – Les domaines de prédilection de l’affiche Art déco
2.1 – La mode, le spectacle
2.2 – Glorification de la machine et de la
vitesse; les transports
2.3 – Le tourisme
1 – Une affiche nouvelle
1.1 – l’affiche publicitaire
1.2 – Une nouveau métier : affichiste
1.3 – Questions de style
1.4 –Un nouveau procédé
Conclusion
DOCUMENTATION COMPLÉMENTAIRE
 À propos des nations absentes à l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels
modernes de Paris en 1925
Sources : Dan Klein : L’esprit Art Déco; Flammarion, 1987, p. 46 et José Alvarez : Histoires de l’Art déco; Éditions du Regard, p. 145, et
p.338-339
L’Allemagne ne fut pas invitée à participer. Les relations avec l’Allemagne sont loin d’être sereines : en 1925, la Ruhr, cœur
industriel de l’Allemagne, est encore sous occupation française, et les esprits sont très montés contre « les sales Boches ».
L’œuvre de R. Wagner venait seulement de réapparaître au répertoire de l’opéra de Paris, le numéro de septembre de
l’Illustration contenait un article soulignant la menace représentée par la supériorité numérique et la reprise industrielle
en Allemagne. Elle organise de son côté une manifestation en juillet 1925 à Cologne à laquelle la France n’est pas conviée
Le gouvernement des États-Unis déclina l’invitation (jugeant que les créations nationales manquaient de maturité pour
être confrontées à leurs homologues européens) – ce qui n’empêchera pas l’exposition d’avoir une influence
déterminante sur l’Art déco américain. En effet, le gouvernement américain envoya malgré tout une délégation officielle,
dénommée commission Hoover, composée de trois commissaires : Charles Russel Richards, directeur de l’American
Association of Museums – AAM – et deux directeurs artistiques de fabricants américains de mobilier, H. Creange (Cheney
Brothers) et F.G. Holmes (Lenox Inc). À ces trois personnes s’ajoutaient quatre-vingt douze délégués représentant les
différentes branches du commerce de meuble aux États-Unis. Impressionné par les installations françaises, Richards
organisa à son retour une exposition réunissant une partie des œuvres présentées à Paris. Celle-ci fut organisée au
Metropolitan Museum of Art le 22 février 1926, après une présentation à Boston. Richards avait sélectionné quatre cents
objets environ de l’Exposition de 1925, pour être montrés dans huit musées américains. Son objectif à court terme était
de proposer une alternative à la création d’Alors, trop empreinte selon lui d’historicisme. À moyen terme, l’exposition
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devait permettre de moderniser la création américaine et d’améliorer sa qualité. Il est à noter que Richards ne retint de
l’Exposition de 1925, que les réalisations luxueuses des grands décorateurs
Le continent asiatique n’est représenté que par la Chine et le Japon, et la représentation de l’Afrique se limite aux colonies
françaises
 Quelques précisions sur la typographie
Source : article de Bernard Lebleu « Brève histoire de la typographie », disponible sur le site Internet de l’Encyclopédie de L’Agora :
http://agora.qc.ca/
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Jusque vers la fin du XIX siècle, le métier de typographe était demeuré un métier manuel, quasiment inchangé depuis que
Gutenberg avait inventé les premiers caractères mobiles. Pour produire un journal, il fallait une armée de compositeurs.
Lettre par lettre, qu'ils choisissaient parmi les casses remplies de caractères, les minuscules dans les casses du bas et les
majuscules dans celles du haut - d'où les expressions bas de casse et haut de casse - ils composaient sur un cadre d'acier
appelé châssis les pages à imprimer. Les propriétaires des grands quotidiens cherchaient par tous les moyens une solution
pour réduire les coûts qu'entraînait cette main-d'oeuvre nombreuse et peu productive. Il leur fallut attendre l'invention de
la Linotype (de l'anglais line of type) pour remédier à cette organisation moyenâgeuse du travail. Un opérateur de Linotype
pouvait accomplir le travail d'une douzaine de compositeurs. Ces machines étaient activées à partir d'un clavier qui
composait automatiquement le texte ligne par ligne, en assemblant les matrices de caractères qu'elles gardaient en
réserve. Chaque ligne était alors fondue puis les caractères, une fois utilisés, étaient retournés dans une chaudière pour
être refondus et réutilisés à nouveau. L'expression anglaise melting pot désignait à l'origine cette chaudière où étaient
jetés pêle-mêle les plombs destinés à la refonte. La Linotype ne fut que la première d'une série d'innovations
technologiques dont l'aboutissement coïncidera avec l'avènement de l'ordinateur et de la typographie numérique.
La diffusion d'une information de masse supposait également des moyens de production de masse, des matériaux
économiques. Les dessinateurs devaient concevoir des caractères qui résistassent aux dégradations imposées par les
nouvelles presses rotatives qui crachaient des centaines de milliers d'exemplaires d'une information éphémère sur du
papier de mauvaise qualité. C'est à cette tâche que s'attela Stanley Morisson lorsqu'il dessina le Times New Roman, pour
le célèbre quotidien londonien. Ce caractère, fleuron de la typographie moderne, est en réalité un ersatz de spécimens
historiques, redessinés en fonction des nouvelles contraintes techniques et économiques - le dessin étroit du Times
permettant d'enfiler une quantité optimale de mots dans une colonne. L'esthétique typographique cède du terrain face
aux critères de lisibilité et de confort de lecture.
Autre effet de l'essor économique et industriel, le typographe devenait l'auxiliaire d'un nouveau type d'information, la
publicité, dont les méthodes et les buts exigeaient des moyens et un langage visuel nouveaux. L'esthétique cédait à
nouveau le pas à l'efficacité, la finesse au pouvoir de persuader et d'attirer le regard. On assiste à l'invasion dans les
journaux et sur les placards publicitaires des linéales, les caractères bâtons et des égyptiennes, lourds caractères aux
empattements carrés, que Napoléon avait introduits à son retour d'Égypte, dans une tentative infructueuse pour marquer
le paysage typographique de son empreinte. La lettre nouvelle, condensée ou élargie jusqu'à l'excès, doit remplir tout
l'espace, briser le silence de la page, rivaliser avec la lettre voisine qui convoite elle aussi le regard trop sollicité du lecteur.
L'art de Garamond n'est plus d'un grand secours à l'ère de la réclame. Comme les Beaux-Arts, la typographie n'a pas
échappé à l'assaut des théories modernes. Dans la foulée des penseurs du Bauhaus, les protagonistes de l'esthétique
industrielle et du fonctionnalisme ont consacré la rupture complète avec la tradition, en développant des formes
scripturales complètement exemptes de traces de la main. Mus par l'enthousiasme des réformateurs et révolutionnaires
qui semble toujours a posteriori quelque peu puéril, les artisans de la réforme typographique rejetaient toute référence
au passé et de même que les peintres du Bauhaus limitaient leur palette aux couleurs primaires, tentaient d'imposer le
cercle, le carré et le triangle comme les seules références valables pour le dessin de caractères. Ce sont les Allemands et
les Suisses qui pousseront le plus loin l'aventure du fonctionnalisme. Le Futura, l'Univers, l'Helvetica sont l'héritage visuel
de cette époque. Il importe de voir cependant que toutes ces recherches avaient débordé depuis longtemps le cadre de la
page, pour s'attaquer, entre autres, aux problèmes de la signalisation devenue nécessaire depuis l'avènement de modes
de locomotion à grande vitesse, la multiplication des stimuli visuels dans les grandes villes. À des maux nouveaux, il fallait
des remèdes modernes.
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Si le XX siècle a été le théâtre de tous les excès, il a été aussi l'occasion de redécouvertes et de réussites splendides. Déjà,
à la fin du siècle dernier, des voix s'élevaient contre la mécanisation du métier de typographe. William Morris, fondateur
du mouvement Arts & Crafts, mobilisa les meilleurs dessinateurs et typographes anglais dans un héroïque combat contre
la machine. Il dessina lui-même de splendides caractères et fit produire des ouvrages richement illustrés et ornementés
qui sont parmi les plus beaux jamais réalisés.
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Il fallait redessiner l'ensemble des caractères du répertoire typographique pour approvisionner les nouvelles machines. Le
vingtième siècle fut l'occasion de recherches paléographiques très poussées qui permirent de redonner vie à des variétés
d'écriture devenues hors d'usage. Ainsi reprirent vie de très belles incises romaines, des écritures du bas Moyen Âge, de
très rares et très beaux spécimens de caractères humanistes. Les plus grands dessinateurs, Frederic Goudy, Bruce Rogers,
Herman Zapf, Eric Gill, entreprirent une véritable œuvre de restauration et de relecture des grands classiques dans des
rééditions ou des créations nouvelles du plus haut niveau.
MOTS-CLÉS
Sources : Les 101 mots de l’Art déco (cf bibliographie), et dossier pédagogique du Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, France
Afrique : C’est une des premières sources de l’Art déco, sans doute la plus déterminante, mais la moins connue. Dans un
des ses conférences célèbres à la fondation Barnes en 1926, Paul Guillaume, qui avait fait commerce des masques
africains dès 1909, pouvait remarquer : « À la grande Exposition des arts décoratifs à Paris en 1925, la prédominance du
motif nègre était évidente parmi les notes réellement distinctives en matière de décoration. Les tendances dans le dessin
de l’ameublement moderne, des affiches et de la publicité journalistique montrent que ce motif s’est introduit dans
chaque domaine de l’art délicat et appliqué… Les lignes d’influence les plus significatives ont été une compréhension plus
claire de la nature du dessin dans tout moyen, et en particulier la possibilité d’appliquer les principes de la sculpture nègre
à une résurrection des traditions artistiques que l’on avait pensées mortes. On presque dire qu’il y a une forme du
sentiment, une architecture de la pensée, une expression subtile des forces les plus profondes de la vie qui ont été
extraites de la civilisation nègre et introduites dans le monde artistique moderne. » Cet hommage à l’Afrique, à sa culture
et à son influence dans l’art contemporain des Années folles peut faire réfléchir ceux qui pensent que cette période ne fut
qu’insouciance, jazz et bal nègre. Eileen Gray et sa pirogue, Ruhlmann et sa chaise Mangebetou, Pierre Legrain et sa chaise
africaine pour Mme Doucet sont là pour nous le rappeler.
Art déco : L’Art déco apparaît vers 1910 en réaction à l’Art Nouveau, jugé décadent. Il répond à la demande de
commanditaires – la grande bourgeoisie française – qui souhaitait renouer avec les styles du passé. Ce style combine
modernité et tradition. Il se caractérise par la création de mobilier aux lignes simples, épurées, les volumes équilibrés, les
surfaces unies. L’ornement est souvent délaissé, ou mis en œuvre de façon rationnelle pour exalter la beauté naturelle des
matériaux employés : bois exotiques, laque, ivoire, parchemin, galuchat (peau de requin). L’Art déco trouve son apogée à
l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925. Son nom sera donné à posteriori à la fin des années
1960.
Union des Artistes Modernes (U.A.M.) : L’Union des Artistes Modernes, née d’une scission au sein de la Société des
Artistes Décorateurs, a été fondée en 1929. Elle rassemble l’élite des créateurs dans le domaine de l’architecture et des
arts appliqués autour de personnalités : Robert Mallet-Stevens, René Herbst, Pierre Chareau, Le Corbusier, Jean Prouvé,
Raymond Templier, Louis Barillet, Jan et Joël Martel, Charlotte Perriand ou André Salomon. Ces créateurs, qui veulent
inventer de nouvelles formes dans des matériaux nouveaux issus des découvertes industrielles, appartiennent à toutes les
disciplines : architectes, sculpteurs, décorateurs, meubliers, peintres, relieurs, orfèvres, verriers, céramistes, joailliers,
affichistes. Ils rejettent l’ornement. Pour eux, la forme doit résulter d’une adaptation parfaite à son usage. Leurs
recherches esthétiques sont liées à une vision politique : les membres de l’U.A.M, comme ceux du Bauhaus fondé 10 ans
plus tôt en Allemagne, préconisent un art social qui doit apporter le confort au plus grand nombre, même si certaines de
leurs réalisations appartiennent à l’artisanat de luxe. Mais leurs idées restent incomprises dans une société conservatrice
et les pionniers du modernisme ne touchent encore qu’une élite.
Streamline : Style issu de l’aérodynamique, esthétique purement industrielle, le streamline est une « branche » tardive de
l’Art déco, extrêmement populaire aux États-Unis. Les créateurs de l’entre-deux-guerres sont très vite fascinés par les
qualités dynamiques de ces lignes fluides, d’une grande simplicité, qui s’Appliquent parfaitement à toutes sortes d’objets.
Les nouveaux matériaux découverts à cette époque (bakélite, aluminium, acier inoxydable, participent à l’expansion de ce
style moderne et fonctionnaliste. Les « traits de vitesse », procédé de dessin particulièrement utilisé dans la bande
dessinée pour suggérer le mouvement et accentuer la perspective, que l’on retrouve sur la plupart des objets industriels
de la période Art déco, donnent aux œuvres des artistes une dimension esthétique incroyable. Les affiches de Cassandre
pour la Compagnie des chemins de fer du Nord (ancêtres de la SNCF), dessinées dans les années 1930, montrent des
géants d’acier semblant sortir de l’Affiche tant la perspective et la sensation de vitesse due au talent de l’affichiste sont
accentuées. Tous les objets du quotidien de la période sont influencés par le streamline, ainsi que la décoration intérieure
et le mobilier; il devient aussi un modèle architectural à part entière, avec ses grandes lignes horizontales, ses formes
courbes et ses angles incurvés.
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