BKF/019 - Lux
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BKF/019 - Lux
BURKINA FASO Bureau régional de Ouagadougou 181/187 16 967 800 Indice de développement humain en 2011 Taux de mortalité 17 ans 3,07 % Taux d’accroissement de la population 55 43,2/1000 6,07 Enfants/femme Taux de natalité 21,8 Mortalité infantile 80/1000 Âge moyen Espérance de vie à la naissance 17,5 Total des ressources en eau renouvelables (cu km) 274 200 km Taux d’alphabétisation 12,5/1000 Population © Human Development Report 2011 2 Superficie 2 Burkina Faso Burkina Faso 3 La Coopération Marie-Josée Jacobs Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire La Coopération luxembourgeoise au Développement Stratégies & Principes L a Coopération luxembourgeoise au développement se place résolument au service de l’éradication de la pauvreté dans les pays les plus pauvres. Ses actions se conçoivent dans le respect du développement durable compris dans ses aspects sociaux, économiques et environnementaux - avec l’homme, la femme et l’enfant en son centre. La stratégie de la Coopération luxembourgeoise est fermement ancrée dans le « cadre référentiel » que forment la Déclaration du Millénaire, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Consensus de Monterey sur le financement du développement et la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide. Les principaux secteurs d’intervention - la santé, l’éducation, y compris la formation et l’insertion professionnelles et le développement local intégré - relèvent du domaine social. Les initiatives pertinentes dans le domaine de la microfinance sont encouragées et appuyées, que ce soit au niveau conceptuel ou opérationnel. Par souci d’efficacité et d’impact, la Coopération luxembourgeoise est présente dans un nombre restreint de pays partenaires. Les neuf pays partenaires ont été choisis en fonction de l’indice composite sur le développement humain du Programme des Nations unies sur le Développement (PNUD) et cinq de ces pays se situent en Afrique subsaharienne. La Coopération luxembourgeoise s’effectue en étroite collaboration avec les autorités et les collectivités locales des pays partenaires dans le souci de l’appropriation des programmes et projets par les bénéficiaires. Ces partenariats conditionnent la préparation des programmes pluriannuels de coopération, communément appelés les Programmes indicatifs de Coopération (PIC). Les PIC constituent un important instrument de pilotage et facilitent le travail en partenariat entre le Grand-Duché et ses pays cibles. Grâce à la programmation pluriannuelle, ils augmentent la prévisibilité et la transparence de l’aide. La Coopération luxembourgeoise se place depuis l’an 2000 dans le groupe des cinq pays industrialisés qui consacrent plus de 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD). En 2010, l’APD a représenté 1,05 % du RNB. Cette aide est mise en œuvre à travers la coopération bilatérale, la coopération multilatérale, l’assistance technique et la coopération avec les organisations non gouvernementales. La Coopération luxembourgeoise est activement impliquée dans les débats sur l’efficacité de l’aide. Le Grand-Duché de Luxembourg a signé la Déclaration de Paris en mars 2005, le Consensus européen pour le développement en décembre 2005, le Code de conduite de l’Union européenne sur la division du travail dans la politique de développement en mai 2007 et le Programme d’Action d’Accra en septembre 2008. L’aide publique au développement du Luxembourg comprend par ailleurs un important volet d’action humanitaire axée sur la gestion civile des crises. L’aide humanitaire peut être déployée en cas de catastrophes naturelles de même que dans des situations de post-conflit, de l’arrêt des violences armées jusqu’à la reprise des activités de coopération au développement. Depuis plus de 15 ans, la politique du Grand-Duché de Luxembourg en matière de coopération au développement et d’action humanitaire évolue tant en quantité qu’en qualité au bénéfice des populations les plus démunies. Cette coopération est l’expression d’une solidarité internationale affirmée et confirmée et constitue un important vecteur de l’action extérieure du Gouvernement luxembourgeois. 4 Burkina Faso luxembourgeoise au Développement La Coopération luxembourgeoise au Burkina Faso L e Burkina Faso fait partie des neuf pays partenaires privilégiés de la Coopération luxembourgeoise et se classe en quatrième position pour les allocations budgétaires en 2011 en leur faveur. Datant de 1996, les relations de coopération entre les deux pays ont connu un renforcement continu et substantiel, en particulier depuis 1998, date à laquelle le Gouvernement luxembourgeois a décidé d’intégrer le Burkina Faso parmi ses pays partenaires privilégiés. La coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Luxembourg est défini dans le Programme indicatif de Coopération (PIC), et s’articule autour du Cadre stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) du Burkina Faso. Le PIC et le CSLP s’inscrivent à leur tour dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le deuxième Programme indicatif de coopération 2008-2012 (PIC II), signé entre les Gouvernements burkinabè et luxembourgeois s’insère dans le CSLP 2004-2010. Il a pour objectif global de « contribuer au renforcement des capacités pour un développement économique viable et la réduction de la pauvreté ». Ses deux objectifs spécifiques sont : • • contribuer au développement des économies et à la réduction de la pauvreté en milieu rural à travers la gestion rationnellle et participative des ressources naturelles ; contribuer au développement économique viable à travers l’amélioration de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle des jeunes. Ces objectifs spécifiques définissent ainsi les secteurs de concentration : gestion durable des ressources naturelles (RN) et enseignement technique et Formation professionnelle (ETFP). Les thématiques transversales suivantes sont intégrées dans les programmes de coopération : genre, environnement, bonne gouvernance, démocratie participative, décentralisation et citoyenneté. À travers le PIC, les gouvernements burkinabè et luxembourgeois décident également de concentrer pour l’essentiel leurs efforts sur la réduction des pauvretés monétaires et de potentialité : • • la pauvreté monétaire ou de revenu qui exprime une insuffisance de ressources engendrant une consommation insuffisante ; la pauvreté de potentialité caractérisée par le manque de capital (accès à la terre, aux équipements, au crédit, à l’emploi, etc.) Burkina Faso 5 1. Coopération bilatérale Durée Code Titre Agence d’exécution Agence partenaire Budget total EUR Secteur 2007-2013 BKF/011 Formation professionnelle LuxDev MESSRS 5 000 000 Éducation 2006-2012 BKF/012 PAGREN LuxDev Ministère de l’Environnement et de l’Eau 5 956 729 Environnement 2007-2010 BKF/013 Transfusion sanguine II LuxDev Ministère de la Santé 2 466 100 Santé FONAENF - 1 000 000 - 2009-2013 - Contribution annuelle au Fonds national pour l’Alphabétisation et l’Éducation non Formelle (FONAENF) 2008-2013 BKF/014 Alphabétisation III LuxDev MEBA 3 000 000 Éducation 2009-2014 BKF/015 Inventaire Forestier national LuxDev Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie 4 000 000 Environnement 2009-2014 BKF/016 Plateformes multifonctionnelles LuxDev Ministère de l’Économie et des Finances 12 000 000 Énergie 2010-2015 BKF/017 Zébu Azawak LuxDev Ministère des Ressources animales 6 000 000 Élevage 2012-2017 BKF/018 Appui FTP LuxDev MESSRS 10 000 000 Éducation 2012-2017 BKF/019 Programme national de Gestion des Ressources forestières LuxDev Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie 11 000 000 Environnement - - Filières porteuses LuxDev 5 000 000 - 7 500 000 Santé 2012-2016 BKF/020 Transfusion sanguine III LuxDev Ministère de la Santé 2. Coopération multilatérale Durée Titre Agence Budget total EUR Secteur 2009-2012 Projet d'amélioration de la gestion et de l'exploitation durable des PFNL (PAGED - PFNL) FAO 3 693 893 Politique de l’environnement et gestion administrative 2010-2015 Programme national plateformes multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté (PN-PFTM/LCP) UNDP 1 200 000 - Appui financier pour l’organisation des élections législatives et municipales couplées en 2012 au Burkina Faso UNDP 500 000 - 2015 3. Assistance humanitaire Durée Projet Budget total EUR 2012 Assistance d’urgence aux réfugiés touaregs de Barani, Burkina Faso 2012 Aide d’urgence aux réfugiés du Nord Mali - avril 2012 120 000 2012 Aide d’urgence aux réfugiés du Nord Mali - fourniture d’abris d’urgence - juin 2012 162 251 6 25 302 Burkina Faso 4.ONG ONG Agence Partenaire Secteur 242 663 Fondation Dr Elvire Engel AMPO Enseignement Projet de rénovation et d’agrandissement de l’école Mine B de Poura au Burkina Faso 47 452 Fondation Dr. Elvire Engel a.s.b.l. AMPO Enseignement 2010-2012 Plan de développement intégré Bobo Dioulasso (phase I et II) 1 152 000 Chrétiens pour le Sahel OCADES - diocèse de Bobo Dioulasso Développement intégré 2010-2012 Plan de développement intégré Dédougou (phase I et II) 1 215 798 Chrétiens pour le Sahel OCADES - diocèse de Dédougou Développement intégré 2010-2012 Plan de développement intégré Fada N'Gouma (phase I et II) 1 200 000 Chrétiens pour le Sahel OCADES - diocèse de Fada N'Gouma Développement intégré 2010-2012 Programme de Développement intégré de la diocèse de Banfora 1 200 000 Chrétiens pour le Sahel OCADES diocèse de Banfora Développement intégré 2010-2012 Programme de Développement intégré de la diocèse de Nouna 1 237 449 Chrétiens pour le Sahel OCADES diocèse de Nouna Développement intégré 2010-2012 Appui aux personnes handicapées de Wakara 80 000 Chrétiens pour le Sahel Association Un Jour Viendra Services sociaux 2011-2013 Renforcement du Réseau Baoré Traditionnel d'Épargne et de Crédit 511 200 SOS Faim / ASTM BTEC - NAAM 24040 Intermédiaires financiers du secteur informel et semi formel 2011-2013 Appui à l'agriculture familiale (maraîchage) 120 000 SOS Faim / ASTM APIL 31161 Production agricole 2011-2013 Projet de maraîchage écologique et de lutte contre la désertification 195 452 SOS Faim / ASTM ARFA 31161 Production agricole 2011-2012 Construction de diguettes, Somiaga et Kénéméné, Burkina Faso - Association Europe-Tiers Monde (AETM) Burkina Vert Changement climatique 2010-2012 Programme de renforcement des capacités des femmes 341 859 Christian Solidarity International - Éducation 2009-2012 Projet d'adduction en eau pour la commune de Pabré 2 796 530 Croix-RougePharmaciensSans-Frontières Commune de Pabré Eau & Assainissement 2011-2015 Création d'un Centre de santé et de promotion sociale 377 252 Fondation Raoul Follereau AAAE-LU Services médicaux 2010-2013 Appui à la mise en place d'un réseau provincial de réadaptation fonctionnelle. 464 800 Handicap International Luxembourg Handicap International Services médicaux Durée Projet 2010-2012 Formation de jeunes ruraux déscolarisés dans le Centre de formation en production biologique Tond Tenga à Balkouy 2011-2012 Burkina Faso Budget total EUR 7 Évolution de la Coopération au Burkina Faso Bureau de la Coopération 161 004 (EUR) Appui au Programme 207 071 (EUR) Action humanitaire & Aide alimentaire 586 853 (EUR) Divers - 37 864 (EUR) Coopération via ONG 3 328 003 (EUR) Coopération bilatérale 7 753 360 (EUR) Coopération multilatérale 1 443 893 (EUR) Appui au Programme 87 451 (EUR) 2010 Bureau de la Coopération 139 276 (EUR) Divers - 188 276 (EUR) Action humanitaire & Aide alimentaire 139 353 (EUR) Coopération via ONG 3 452 731 (EUR) Coopération multilatérale 950 000 (EUR) 8 Coopération bilatérale 7 208 234 (EUR) 2011 Burkina Faso BURKINA FASO BURKINA FASO Forêt Classée Dindéresso Bobo Dioulasso FC Kou FC Farakoba FC Kua FC Kulnima FC Péni Dori MALI NIGER Ouahigouya Kaya Dédougou Koudougou Houet Kénédougou Forêt Classée Dindéresso FC Kou FC Farakoba Orodara Bobo Dioulasso Ziniaré OUAGADOUGOU Fada-N’Gourma Manga Tuy Tenkodogo Houndé FC Kua FC Kulnima BENIN FC Péni GHANA Banfora Gaoua TOGO Intervention de Lux-Development se limitant à la capitale de la région Intervention de Lux-Development dans la totalité de la région Bureau de la Coopération luxembourgeoise BKF, NIG (Ouagadougou, Burkina Faso) Bureau régional Lux-Development BKF, NIG (Ouagadougou, Burkina Faso) COTE D’IVOIRE Distribution des déboursements 2011 par secteur 2 493,71 2 171,29 2 834,16 6 659,05 6 820,27 2007 2008 2009 2010 2011 10 Burkina Faso LuxDev au Burkina Faso L e Bureau régional de Ouagadougou est responsable du suivi des programmes au Burkina Faso et au Niger. Créé en janvier 2003, il a été rejoint par le Bureau de la Coopération du Ministère des Affaires étrangères (MAE) en octobre 2006 (devenu Ambassade en 2008). La localisation conjointe facilite la communication entre l’Agence et le MAE. Les contacts informels sont quotidiens et des réunions d’échange plus formelles ont lieu à peu près toutes les deux semaines. En 1998, le Burkina Faso est devenu un pays partenaire privilégié de la Coopération luxembourgeoise. Un premier Programme indicatif de Coopération (PIC) de 20 millions EUR (a été implémenté pendant la période 2003-2007). À l’issue de sa mise en œuvre, un deuxième PIC de 62,9 millions EUR a été élaboré et signé le 12 novembre 2007 pour une durée de quatre ans. Ce PIC II, concerne les secteurs de la gestion durable des ressources naturelles et l’enseignement technique et la formation professionnelle. Les principales interventions actuellement en phase de démarrage sont le Programme d’appui à la politique sectorielle d’Enseignement et de Formation techniques et professionnels (co-financé par l’AFD et la Coopération autrichienne) ainsi que le Programme d’appui au secteur forestier (co-financé par la Coopération suédoise) et un Appui au plan stratégique de renforcement de la transfusion sanguine. Évolution des activités au Burkina Faso (en millier EUR) 4,36 % Santé 66,02 % Développement local 29,62 % 36,83 % Éducation - Formation et Insertion professionnelles Divers 29,19 % Gestion des Ressources naturelles Burkina Faso 11 développement local BKF/012 (2006 - 2012) Projet d’Appui à la Gestion des Ressources naturelles dans la Région des Hauts-Bassins Le projet BKF/012 est fondé sur les acquis du projet BKF/007 « Aménagement participatif des Forêts classées de Dindéresso et du Kou (PAFDK) » mis en œuvre entre 2002 et 2006. Son objectif spécifique est de promouvoir et de faciliter une gestion durable et participative des ressources naturelles dans la région des HautsBassins, dont le chef-lieu est Bobo-Dioulasso. Le projet arrivera à son terme à la fin du mois de juin 2012 mais on peut d’ores et déjà constaté qu’en plus des résultats propres au projet, ce dernier a également appuyé les acteurs déconcentrés, décentralisés et non étatiques afin qu’ils jouent mieux leur rôle dans le domaine de la gestion participative et concertée des ressources naturelles. les éleveurs, etc. qui ont permis non seulement d’améliorer leurs conditions socio-économiques mais aussi d’équilibrer les relations entre eux. Le projet s’inscrit clairement dans le plan d’action national en matière d’environnement et de développement durable. Par ailleurs, il prend en compte les problématiques environnementales provinciales et locales. Il s’agira maintenant pour la contrepartie locale de consolider les acquis et pour LuxDev d’essayer de poursuivre son soutien à travers le programme BKF/019 « Appui à la mise en œuvre du programme national de gestion des ressources forestières ». Contribution du Luxembourg : Le projet a également développé des appuis orientés vers les (jeunes) femmes, les jeunes hommes, les personnes d’origine étrangère, 5 956 729 EUR t 12 Union Yanta Processus de fabrication des noix de cajou Burkina Faso développement local BKF/015 (2009 - 2014) Appui au Développement d’un Inventaire forestier national Le projet BKF/015, « Second Inventaire forestier national » (IFN 2) est né de la volonté commune des Gouvernements du Burkina Faso et du Grand-Duché du Luxembourg de participer à la gestion durable des ressources forestières à travers la réalisation d’un second inventaire forestier national et la mise en place d’un dispositif national permanent de suivi-évaluation, prenant en compte la décentralisation. Le projet a pour objectif spécifique de « renforcer les capacités nationales pour assurer l’inventaire permanent des ressources forestières en vue d’en assurer une gestion durable, déconcentrée et décentralisée ». Il constitue un espace d’expérimentation de méthodologies d’inventaire des ressources forestières et permettra une meilleure gestion et valorisation des données statistiques disponibles dans le contexte de la décentralisation. Le projet contribue, dans ses domaines d’intervention, au développement de synergies et au renforcement des capacités des différents partenaires impliqués dans la gestion durable des ressources naturelles en général et des ressources forestières en particulier. Contribution du Luxembourg : 4 000 000 EUR t Burkina Faso Forêt de Dinderesso 13 développement local BKF/016 (2010 - 2015) Appui au Programme national des Plates-formes multifonctionnelles pour la Lutte contre la Pauvreté au Burkina Faso Depuis 2004, la Coopération luxembourgeoise a appuyé le Programme national des Platesformes multifonctionnelles pour la Lutte contre la Pauvreté (PN-PTFM/LCP) à travers le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD). En 2009, le Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, le PNUD et LuxDev ont formulé une seconde phase concrétisant la volonté de massification du parc des PTFM à l’échelle nationale. L’objectif global est de consolider et d’élargir l’accès à des services énergétiques de base décentralisés et abordables, fournis par la PTFM, comme moyen d’accroissement des revenus et d’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, en faveur des populations rurales, notamment des femmes. La nouvelle phase du programme est bâtie autour de quatre axes majeurs qui structurent ses activités : • le développement de l’entreprenariat rural lié aux services énergétiques de la PTFM ; • l’amélioration des conditions d’offre de services essentiels de base par la fourniture de services énergétiques de la PTFM aux infrastructures communautaires ; • le développement d’alternatives technologiques durables et l’amélioration des performances techniques de la PTFM ; • le développement institutionnel par le renforcement des capacités. Le budget total de cette seconde phase (20102015) s’élève à plus de 38 millions EUR, dont 12 millions via LuxDev. Contribution du Luxembourg : 12 000 000 EUR t 14 Possibilité d’utilisation pour une plate forme multifonctionnelle Burkina Faso développement local BKF/017 Appui à la Diffusion du Zébu Azawak (2010 - 2015) Le projet BKF/017, d’une durée de cinq ans, est né du souhait du gouvernement burkinabè de voir renforcés les acquis des deux phases antérieures du Projet de Soutien à la Diffusion du Zébu Azawak» (PSDZA) et d’étendre l’appui aux ressources pastorales (RP). Le Ministère des Ressources Animales est le ministère de tutelle. En cohérence avec la Politique nationale de Développement durable de l’Élevage (PNDEL), le Plan d’Actions et Programme d’Investissements du Secteur de l’Élevage (PAPISE), la Stratégie de Développement rural et le Cadre stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), ce projet est en harmonie également avec les objectifs du Programme indicatif de Coopération entre le Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg. L’objectif global du projet BKF/017 vise à « Contribuer au développement durable et à la réduction de la pauvreté dans les zones d’élevage naturel de l’Azawak du Burkina Faso ». L’objectif spécifique prévoit d’améliorer durablement les per- formances de l’élevage Azawak et la gestion des ressources pastorales qui lui sont liées en accord avec les termes du PA-PISE 2010-2015. Trois résultats attendus ont été définis : (i) les capacités des acteurs sont renforcées ; (ii) les ressources pastorales sont sécurisées, récupérées et gérées durablement ; (iii) la productivité de l’élevage Azawak et la compétitivité des produits sont accrues. Ces résultats reprennent les cinq axes du PAPISE (dans sa version 2009) desquels sont inspirées les tâches du projet en rapport avec l’élevage Azawak et la conservation des pâturages. Les bénéficiaires directs seront les éleveurs d’Azawak, les trayeurs et bouviers, les métiers spécialisés, les laiteries, les ateliers d’embouche et d’aliments concentrés, les cultivateurs de fourrages, les communes et les communautés locales, les services techniques déconcentrés. Contribution du Luxembourg : 6 000 000 EUR t Burkina Faso Zébu Azawak 15 développement rural BKF/019 Appui à la Mise en Oeuvre du Programme national de Gestion des Ressources forestières (2012 - 2017) Cette nouvelle démarche pour LuxDev qui s’éloigne de l’approche projet pour aller vers l’approche programme marque une nouvelle étape dans la Coopération luxembourgeoise puisqu’il s’agit également d’un cofinancement avec un autre Partenaire technique et financier (PTF), la Coopération suédoise, sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) L’objectif général du présent appui est celui du programme « forêts » du Programme national du Secteur rural (PNSR). Il s’agit de valoriser durablement les ressources forestières et ainsi de contribuer au renforcement des bases d’un développement rural durable générateur d’une croissance forte et soutenue au secteur rural en vue de lutter efficacement contre la pauvreté et la sécurité alimentaire. L’objectif général du programme se décline en quatre objectifs spécifiques, eux-mêmes correspondant à des composantes du PNSR : (i) contribuer à la gestion durable et participative des productions forestières, (ii) accroître la contribution du secteur forestier à l’économie nationale et au bien-être des populations, (iii) contribuer à la gouvernance environnementale et à la promotion du développement durable, en renforçant les capacités d’adaptation aux changements climatiques en lien avec la gestion des ressources forestières, (iv) appuyer le MEDD en vue d’assurer l’efficacité et l’efficience de l’intervention publique dans le secteur forestier. Le programme sera financé, sur une durée de cinq ans, à hauteur de 22 000 000 EUR dont 11 000 000 EUR par la Coopération suédoise. Contribution du Luxembourg : 11 000 000 EUR t 16 Forêt au Burkina Faso Burkina Faso développement local Burkina Faso 17 santé BKF/020 Appui au Plan stratégique de Renforcement de la Transfusion sanguine (2012 - 2016) Cette troisième phase d’appui au secteur de la transfusion sanguine au Burkina Faso, d’une durée de quatre ans, a pour objectif global de contribuer, dans le cadre du Programme national de Développement sanitaire (PNDS), aux efforts du gouvernement burkinabè pour réduire la morbidité et la mortalité, notamment au niveau des groupes vulnérables que sont les femmes et les enfants. L’objectif spécifique du projet est d’appuyer la mise en œuvre du plan stratégique de renforcement de la transfusion sanguine au Burkina Faso (2011-2015). Le projet s’articule autour de trois résultats : (i) l’accès des populations à la transfusion sanguine sur le territoire national est amélioré, (ii) la qualité du système national de transfusion sanguine est renforcée, (iii) la gestion du système national de transfusion sanguine est renforcée. Le plan stratégique de renforcement de la transfusion sanguine a pour objectif de renforcer la sécurité transfusionnelle sur l’ensemble du territoire national et de contribuer, de cette manière, à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. D’ici 2015, ce plan vise à accroître la disponibilité des produits sanguins sur toute l’étendue du territoire, à améliorer la qualité des prestations des structures de transfusion sanguine, à améliorer l’utilisation des produits sanguines dans les services de soins et enfin à renforcer les capacités de management du Centre national de transfusion sanguine. Contribution du Luxembourg : 7 500 000 EUR t 18 Activités du laboratoire du Centre régional de Transfusion sanguine de Ouagadougou Burkina Faso éducation| Formation et Insertion professionnelles BKF/011 Formation professionnelle élémentaire au Burkina Faso (2007 - 2012) Le projet BKF/011 d’appui à la Formation professionnelle élémentaire vise à soutenir le Gouvernement dans le développement de la formation professionnelle afin de contribuer à la réduction de la pauvreté. Le projet poursuit l’objectif spécifique de mettre en place un dispositif de formation professionnelle élémentaire qui permettra aux jeunes déscolarisés âgés de 15 à 18 ans de bénéficier d’une formation professionnelle par alternance et d’avoir de meilleures chances de s’insérer dans la vie active avec un travail rémunérateur. Le projet d’appui à la FPE se propose de mettre en place un nouveau dispositif de formation professionnelle de qualité et basé sur le modèle de l’alternance à travers l’atteinte de trois résultats et ayant trait (i) à l’accroissement de l’accès et à la diversification de l’offre de formation, (ii) à l’amélioration de la qualité de la formation dispensée ainsi qu’(iii) au renforcement des structures chargées de la pérennisation du dispositif de FPE, venant ainsi en appui au Gouvernement burkinabé dans la mise en œuvre du programme de formation professionnelle du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. Le projet constitue à la fois une réponse à un problème social en offrant une « seconde chance » aux élèves exclus du système éducatif, et une réponse au déficit de capital humain nécessaire à la croissance économique. Le projet entend soutenir dans les établissements publics et privés existants l’organisation d’un cursus de formation professionnelle élémentaire novateur et de qualité. Contribution du Luxembourg : 5 000 000 EUR t Burkina Faso Formation à l’apiculture 19 éducation| Formation et Insertion professionnelles BKF/014 (2009 - 2013) Alphabétisation et Formation pour le Développement durable dans la Région des Hauts-Bassins - Phase III Le projet BKF/014 s’inscrit dans la continuité des actions réalisées dans le cadre des deux projets précédents (les projets BKF/003 « Alphabétisation et Formation pour le Développement rural intégré » et BKF/010 « Alphabétisation Formation pour le Développement durable ») et vise à pérenniser les acquis de l’accroissement de l’offre d’alphabétisation dans la Région. Cette nouvelle phase propose un changement de démarche et de paradigme orientés vers l’autonomisation du dispositif d’alphabétisation. L’objectif spécifique se décline en quatre résultats. Chacun concerne un des piliers du dispositif d’autonomisation : R1, les opérateurs ; R2, les Services Techniques Déconcentrés ; R3, les Com- munes et le R4, la capitalisation des bonnes pratiques issues de l’articulation des trois acteurs. Un axe important du projet repose sur le renforcement des capacités des acteurs. Ainsi, des Unions communales des Associations pour la Promotion de l’Alphabétisation (UCAPA) et des Unions provinciales des APA (UPAPA) mais aussi d’autres opérateurs émergents et organisations de la société civile intervenant dans la Région, voient leurs capacités organisation-nelles, institutionnelles et de gestion renforcées. De plus, la grande majorité de ces acteurs sont maintenant capables d’assurer la conduite d’une campagne d’alphabétisation. Contribution du Luxembourg : 5 000 000 EUR t 20 Atelier d’alphabétisation Burkina Faso éducation| Formation et Insertion professionnelles BKF/018 Appui Formation technique et professionnelle (2012 - 2017) Cette nouvelle démarche pour LuxDev qui s’éloigne de l’approche projet pour aller vers l’approche programme marque une nouvelle étape dans la Coopération luxembourgeoise puisqu’il s’agit également d’un cofinancement avec deux autres Partenaires techniques et financiers (PTF), l’Agence française de Développement (AFD) et la Coopération autrichienne, sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, en concertation avec les autres Ministères impliqués dans le sous-secteur de l’EFTP (Ministère des Enseignements secondaire et supérieur, Ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation). L’objectif global du programme est celui de la politique nationale, c’est-à-dire élever le niveau de connaissances et de compétences de la population active et, plus particulièrement des jeunes, pour favoriser leur insertion dans les emplois d’aujourd’hui et les métiers porteurs de demain, afin de stimuler la croissance écono- mique et de réduire la pauvreté. L’objectif spécifique est de renforcer les capacités organisationnelles, techniques et financières des acteurs publics et privés de la mise en œuvre du plan d’action national. Le programme est organisé autour de trois composantes : (i) amélioration de l’accès à la formation professionnelle, à travers le Fonds d’Appui à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage, (ii) amélioration de l’adéquation formation/emploi, (iii) renforcement des outils et des ressources humaines pour orienter et piloter le secteur de l’ETFP. Depuis 2004, la Coopération luxembourgeoise a appuyé le Programme national des Plates-formes multifonctionnelles pour la lutte contre la Pauvreté (PN-PTFM/LCP) à travers le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD). Le programme sera financé à hauteur de 16 800 000 EUR dont 5 000 000 EUR (AFD), la Coopération autrichienne (1 800 000 EUR) et le Luxembourg (10 000 000 EUR). Contribution du Luxembourg : 10 000 000 EUR t Burkina Faso Exemple d’atelier de formation 21 Notre mission au Luxembourg, dans les pays partenaires et sur la scène internationale Notre mission se décline aussi bien au Luxembourg que dans les pays partenaires de la Coopération luxembourgeoise. Au Luxembourg : un partenaire fiable pour l’État luxembourgeois Au Luxembourg, notre mission est de permettre à l’État luxembourgeois de mettre en œuvre sa politique volontariste et ambitieuse de coopération au développement qui vise l’éradication de la pauvreté ainsi que le développement durable, compris dans ses aspects sociaux, économiques et environnementaux. En tant qu’Agence gouvernementale, LuxDev veut être le canal bilatéral par lequel s’exprime la solidarité internationale qui constitue le fondement de l’action extérieure du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg. LuxDev constitue en outre un Centre de Compétences qui est à la disposition de l’État luxembourgeois, et en particulier le Ministère chargé de la Coopération, pour accomplir sa mission d’orientation politique et stratégique, de même que de négociation des programmes indicatifs de coopération. LuxDev fournit au Ministère chargé de la coopération les éléments qui permettent une meilleure information et une meilleure redevabilité vis-à-vis du Parlement et du public. Dans les pays partenaires : le développement des capacités Sur le terrain, LuxDev cherche à maximiser l’appropriation du développement par les pays partenaires, c’est-à-dire leur capacité à exercer une réelle maîtrise sur leurs politiques et stratégies de développement en assurant la coordination de l’appui au développement que leur fournissent les partenaires techniques et financiers. LuxDev vise donc dans chacune de ses interventions, quelle qu’en soit la forme, à développer les capacités des acteurs avec lesquels l’Agence coopère. LuxDev se veut un partenaire fiable et cherche à maîtriser et à adopter les différentes approches et modalités de coopération compatibles avec les principes des accords internationaux. L’Agence les applique en accord avec les mandats que lui confie l’État luxembourgeois. LuxDev cherche à accompagner ses partenaires, sans s’y substituer, dans les changements qu’ils souhaitent opérer dans des situations complexes. Pour ce faire, l’Agence développe ses compétences dans les secteurs, les thématiques transversales prioritaires de la coopération luxembourgeoise ainsi que dans les approches et les modalités de coopération. L’Agence se dote en outre de compétences d’analyse et de conception qui lui permettent de poser ses décisions et prises de risques sur des bases solides et de positionner adéquatement ses interventions. LuxDev se considère mutuellement responsable, avec ses partenaires opérationnels, des résultats obtenus. L’Agence cherche à faire évoluer sa gestion afin de l’axer d’avantage sur les résultats plutôt que sur les moyens. Sur la scène internationale : un acteur reconnu par ses pairs Au plan international, LuxDev participe aux réflexions menées par ses pairs et s’intègre activement dans les réseaux internationaux, notamment européens, où son expertise est utile. L’Agence exploite les opportunités de collaboration opérationnelle, notamment dans le cadre du Code de conduite de l’Union européenne sur la complémentarité et la division du travail dans la politique de développement. 22 Burkina Faso contact Coopération luxembourgeoise Ouagadougou Georges Ternes Secrétaire de Légation, 1er en rang, Chef de Bureau Anne Schintgen Agent de Coopération B.P. n°1609 CMS Avenue Docteur Kwamé N’Krumah - Zone commerciale secteur 5 11 Ouagadougou BURKINA FASO Tel : (226) 50 30 13 37/38/39 Fax : (226) 50 30 13 40 Email : [email protected] Email : [email protected] Coopération luxembourgeoise Siège Alex Diederich Chargé de Programme Burkina Faso, Niger, Rwanda, Coopération régionale Ministère des Affaires étrangères et de l’immigration Direction de la Coopération au développement 6, rue de la Congrégation L - 1352 Luxembourg LUXEMBOURG Email : [email protected] Tel : (352) 247 82 453 Fax : (352) 46 38 42 LuxDev Ouagadougou LuxDev Siège Quentin Bourdeaux Représentant régional pour le Burkina Faso et le Niger Bureau régional de Ouagadougou Nathalie Davila Levy Conseiller géographique pour le Burkina Faso et le Niger LuxDev 11 B.P. n°513 Ouagadougou 11 BURKINA FASO 10, rue de la Grève BP 2273 L - 1022 Luxembourg LUXEMBOURG Email : Tel : Fax : Email : Tel : Fax : [email protected] (226) 50 30 15 04 (226) 50 30 15 09 [email protected] (352) 29 58 58 257 (352) 29 58 58 200 Plaquette Burkina Faso - version juillet 2012 Burkina Faso 23 24 Burkina Faso notre identité LuxDev est l’Agence luxembourgeoise pour la Coopération au Développement. Société anonyme siégeant à Luxembourg, elle a pour actionnaires l’État luxembourgeois (98 %) et la Société nationale des Crédits à l’Investissement (2 %). Son statut privé permet à l’Agence de travailler de façon dynamique et flexible. Son Conseil d’Administration est composé de représentants du gouvernement luxembourgeois, d’associations professionnelles, de syndicats, du cercle des ONG de développement, d’une personnalité indépendante et du Directeur général de l’Agence. En 2008, l’Agence a fêté son trentième anniversaire. Elle a connu une croissance ininterrompue et soutenue au cours des 15 dernières années. Son effectif compte désormais une soixantaine de collaborateurs qui travaillent au siège de Luxembourg ainsi qu’une trentaine de collègues répartis dans les six représentations régionales et sur les programmes. Une petite centaine de professionnels et une poignée de stagiaires apportent également leur expertise dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes sur le terrain. LuxDev gère la quasi-totalité des ressources affectées par le gouvernement luxembourgeois à l’aide publique au développement dans le cadre strictement bilatéral. Au-delà de cette tâche principale, l’État peut confier à l’Agence des opérations ponctuelles en matière d’aide d’urgence, d’autres tâches dans le domaine de la coopération au développement et toutes autres missions de coopération internationale. LuxDev gère également des programmes financés par d’autres bailleurs bilatéraux et par la Commission européenne à travers des mécanismes tels que la «gestion centralisée indirecte» ou les «facilités». L’Agence se concentre principalement sur les neuf pays partenaires privilégiés de la Coopération luxembourgeoise dont la liste est définie par le gouvernement et dont le choix est primordialement orienté par la faiblesse de l’Indice composite sur le développement humain (IDH) du PNUD: Burkina Faso, Cap-Vert, El Salvador, Laos, Mali, Nicaragua, Niger, Sénégal, et Vietnam. Il est à noter que six de ces neuf pays se situent en Afrique subsaharienne. LuxDev travaille également avec d’autres pays bénéficiant eux aussi du soutien de la Coopération luxembourgeoise : en Afrique (Rwanda), dans les Balkans (Kosovo, Monténégro, Serbie) et en Asie (Mongolie). Il est à noter que l’effort de concentration géographique se poursuivra avec le retrait programmé du Salvador. Inspirée par les OMD, la Coopération luxembourgeoise est principalement ciblée sur trois secteurs clés : la santé, l’éducation, y compris la formation et l’insertion professionnelles et le développement local intégré qui inclut différents volets tels que l’eau, l’assainissement, la décentralisation et la microfinance. LuxDev a naturellement fait de ces secteurs, de même que des trois thématiques transversales retenues par la Coopération luxembourgeoise (égalité entre les genres, environnement et bonne gouvernance) ses domaines de spécialisation. Burkina Faso 25 NOTES 26 Burkina Faso NOTES Burkina Faso 27 Coopération luxembourgeoise