1ere dossier presse.ai
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1ere dossier presse.ai
www.emploidesseniors.gouv.fr Dossier de Presse "Les seniors, maintien dans l'emploi et recrutement" Jeudi 29 mai 2008 de 8h30 à 10h30 Salle des conférences de la Chambre de Commerce et de l'Industrie à Bar-le-Duc Mardi 3 juin 2008 de 8h30 à 10h30 Salle des conférences de la Chambre de Commerce et de l'Industrie à Verdun en partenariat avec : Chambre de Commerce et d'Industrie de la Meuse ARACT Lorraine ASSEDIC ANPE Votre contact : DDTEFP de la Meuse - M. Laurent Wisler - 28 av Gambetta - BP 60613 - 55013 Bar le Duc Cedex [email protected] www.emploidesseniors.gouv.fr www.emploidesseniors.gouv.fr « Les seniors, maintien dans l’emploi et recrutement » Et Le mardi 3 juin 2008 de 8h 30 à 10h 30 à la salle des conférences de la Chambre de Commerce et d’Industrie à Verdun, rue Robert de Cotte Le contexte : Aujourd’hui encore, les plus de 50 ans sont l’objet de nombreux préjugés de la part des dirigeants : selon une enquête IFOP de février 2007 auprès de chefs d’entreprise et de DRH, 50 % d’entre eux considèrent qu’un salarié est âgé entre 45 et 55 ans. L’Etat, dans le prolongement de l’accord national interprofessionnel relatif à l’emploi des seniors signé par les partenaires sociaux le 13 octobre 2005, a rédigé avec eux un plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 en vue de promouvoir le maintien et le retour à l’emploi des seniors. L’action de la DDTEFP de la Meuse et de ses partenaires vise à informer les chefs d’entreprises des mesures existantes et de les mettre à leur disposition. Il s’agit également de faire évoluer les représentations qu’ils pourraient avoir et de favoriser le maintien dans l’emploi des salariés âgés. Face à une situation de pénurie de main-d’œuvre sur certains secteurs et en amont des forums de l’emploi, l’objectif fixé vise également à promouvoir les recrutements de cette population d’actifs. Cette action de communication, volontairement de courte durée, se déroulera selon le plan suivant : - M. TILLET, Directeur de la DDTEFP, présentera le contexte du plan senior - M. HERSON, Directeur de l’ ARACT, présentera l’intérêt d’une gestion des âges tout au long de la vie professionnelle et son offre de service aux entreprises - L’ANPE et les ASSEDIC, de façon conjointe, présenteront les services et les aides - Suivra la présentation de la « boîte à outils », prévue sur le site internet de la DDTEFP de la Meuse - Un débat sera engagé avec la salle en conclusion de la manifestation. Pour cette politique publique d’importance nationale, la mobilisation de tous les acteurs concernés est nécessaire et la manifestation de Bar le Duc sera soutenue par la présence de M. le Préfet de la Meuse. Contact : DDTEFP - M. Laurent WISLER, par téléphone au 03 29 76 78 09, ou par mail : [email protected] Documentation En 2006, le taux d’emploi dans notre pays des 55-64 ans s’élève à 38,1 %, et place la France en dessous de la moyenne européenne (42,5%) et loin de la cible communautaire de 2010 qui est de 50 %. Situation Meusienne Le jeudi 29 mai 2008 de 8h 30 à 10h 30 à la salle des conférences de la Chambre de Commerce et d’Industrie à Bar le Duc, 6 parc Bradfer Programme La Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de la Meuse en collaboration avec l’ASSEDIC et l’ANPE Lorraine, l’ Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT) et la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Meuse, organise deux petits déjeuners d’information, à l’attention des chefs d’entreprises meusiens sur le thème : www.emploidesseniors.gouv.fr www.emploidesseniors.gouv.fr par Françoise SCHULTZ, Elève-Inspecteur du Travail, promotion 2007 Etat des lieux de la population senior en Meuse Programme L'EMPLOI DES SENIORS DANS LE DEPARTEMENT DE LA MEUSE 1) La situation de l'emploi Les hommes en recherche d'emploi représentaient une fraction légèrement plus importante que celle des femmes, toutes anciennetés d'inscription confondues (509 hommes étaient inscrits contre 398 femmes). On constate également que la fraction de chômeurs en recherche d'emploi hommes et femmes confondus est la plus importante entre 50 et 54 ans, mais le nombre de demandeurs d'emploi baisse au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'âge de 54 ans et plus. Concernant les travailleurs handicapés seniors en Meuse, sur une population de 543 demandeurs d'emploi de catégorie 1 reconnus travailleurs handicapés, 146 ont 50 ans et plus (source chiffres ANPE Délégation départementale Meuse septembre 2007). 2) Eléments de comparaison Le taux d'emploi des seniors en Meuse est de 32 %, il est plus faible que le taux national qui est de 37,6 % en 2006 l'un des plus faibles de l'Union Européenne. En France en 2006 : le taux d'emploi des femmes seniors est de 35,2 % et celui des hommes seniors est de 40,1 %. Les taux des autres pays européens et limitrophes sont nettement plus élevés : - 48,4 % en Allemagne - 57,4 % au Royaume - Uni - les pays nordiques ont des taux très élevés : 69,6 % en Suède, 67,4 % en Norvège - les pays baltes ont également des taux élevés : 53,3 % en Lettonie, 49,6% en Lituanie et 58,5% en Estonie. Le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 a fixé deux principaux objectifs chiffrés à atteindre en matière de taux d'emploi: un taux d'emploi des travailleurs âgés de 55 ans à 64 ans à 50 % et un taux d'emploi des femmes à 60%. La France est par conséquent en retard sur ces objectifs à atteindre et le département de la Meuse est représentatif de cette situation nationale. Documentation On constate qu'en matière de durée de recherche d'emploi, les seniors chômeurs sont en nombre important dans trois catégories : ancienneté d'inscription auprès de l'ANPE de moins de six mois, entre un et deux ans et deux ans et plus. Ces chiffres témoignent de la difficulté pour les seniors à retrouver un emploi à partir d'un an de chômage, les premiers mois étant réservés à prendre du recul, à une remise en cause de soi-même, à une reconversion éventuelle. Situation Meusienne D'après les chiffres fournis par la Délégation Départementale de l'ANPE Meuse, la situation des seniors en Meuse en novembre 2007 était la suivante : 907 personnes âgées de 50 à 64 ans étaient au chômage. www.emploidesseniors.gouv.fr www.emploidesseniors.gouv.fr Programme - le Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 Situation Meusienne Pour mieux comprendre l'action en faveur de l'emploi des seniors, vous trouverez ci-joint en annexe un ensemble de documents comprennant : - une fiche ANPE/ASSEDIC sur le recrutement des seniors Documentation - une plaquette DGEFP à destination des employeurs et présentant l'action en faveur des seniors www.emploidesseniors.gouv.fr Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 Le constat sur la situation des seniors Les seniors constituent une richesse pour le monde du travail. Dans une économie fondée sur la connaissance, le capital humain occupe une place essentielle qu’il convient de valoriser. En renonçant aux compétences et à l’expérience des seniors, notre pays, nos entreprises se privent d’un atout décisif. La gestion des âges au travail est donc une condition de notre prospérité économique. Pourtant, force est de reconnaître que, depuis 30 ans, l’âge est plutôt conçu comme une variable d’ajustement. Nous ne pouvons accepter de continuer à voir les plus de 50 ans confrontés à une éviction du marché du travail. Au-delà des drames humains qu’elle engendre, cette situation n’est conforme ni aux défis économiques et sociaux auxquels va être confronté notre pays, ni aux exigences de la cohésion sociale. C’est donc une véritable « révolution culturelle » qu’il nous faut désormais mener, si nous voulons rompre avec cette culture des départs anticipés. Notre pays va en effet connaître, dans les années à venir, de profondes évolutions démographiques. D’ores et déjà, la population française vieillit sous l’effet conjugué de l’amélioration de l’espérance de vie et du vieillissement des générations du baby-boom. La proportion de personnes âgées de plus de 60 ans devrait passer de 21 % en 2005 à 27,3 % en 2020, celle des plus de 65 ans de 16,6 % à 21 %. En 2050, plus d’un tiers de la population aura plus de 60 ans. Le poids des actifs au sein de la population totale est appelé à décroître. La proportion d’actifs rapportée à la population en âge de travailler diminuera de 54 % en 2005 à 50 % en 2020 et le rapport entre les actifs et les inactifs âgés chutera de 2,2 à 1,5. Dans ce contexte, l’amélioration du taux d’emploi devient un enjeu majeur en termes de cohésion sociale, de croissance et de viabilité des systèmes de protection sociale. En effet, l'âge moyen de cessation définitive d'activité est de 58 ans, soit deux ans de moins que l'âge légal de 60 ans de liquidation de la pension de retraite et le taux d'emploi des seniors est particulièrement faible. La proportion des personnes en emploi parmi celles âgées de 55 à 64 ans est de 37,3 % en 2004, contre 41 % pour la moyenne de l’Union européenne. Ce taux est encore très éloigné de l’objectif européen de 50 % fixé pour 2010. Si la meilleure prise en compte de cette question de l’âge au travail n’est bien entendu qu’un des aspects que représente le vieillissement pour l’évolution de notre société qui relève d’une réflexion plus globale, elle apparaît désormais comme une exigence fondamentale. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors Assurer la promotion d’un vieillissement actif au travail s’impose donc comme un nouveau défi, tout aussi important que celui qui a consacré l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail et figure, à ce titre, parmi les priorités gouvernementales. Cela implique la mobilisation de tous les acteurs du marché du travail. Des actions déjà menées importantes mais encore insuffisantes Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux ont déjà beaucoup œuvré dans ce sens : resserrement des dispositifs de préretraites publiques, réforme des retraites en 2003, accord national interprofessionnel et loi sur la formation tout au long de la vie en 2004, plan santé au travail 2005-2009. Dans le cadre notamment des programmes financés par le fonds social européen, des nouvelles pratiques ont été également développées au niveau des branches, des entreprises et des territoires dans le domaine des conditions de travail, de la formation, de la gestion de la micarrière, de l’aménagement des fins de carrière ou bien encore du renforcement des liens inter-générationnels. Néanmoins, malgré les progrès intervenus ces dernières années, notre économie ne parvient toujours pas à valoriser comme elle le devrait le potentiel des seniors. L'âge reste souvent un facteur de discrimination. À partir de 45 et surtout 50 ans, l'accès à la formation continue des seniors devient plus rare, et est particulièrement faible pour les ouvriers et les employés. Après 55 ans, ils restent particulièrement exposés aux licenciements économiques ou individuels. Dès 50 ans, leur probabilité d’embauche est faible : plus de deux fois inférieure à celle des 30-49 ans. Leur sortie du chômage est difficile : seulement un tiers des demandeurs d’emploi âgés retrouvent un emploi, contre plus de la moitié des demandeurs d’emploi de moins de 50 ans. Ceux qui y parviennent ont un niveau de formation plus élevé et une durée de chômage plus courte que les autres, ce qui souligne notamment l'importance de la formation pour résoudre les difficultés d'emploi des seniors. Ces difficultés rencontrées par les seniors relèvent largement de représentations socioculturelles. Dans la perception collective du salarié âgé, en effet, ses atouts sont rarement mis en avant, à la différence de certains de ses handicaps supposés ou avérés. De plus, le recours massif aux mesures d’âge dans les années 1980 et 1990 a nourri un véritable consensus social autour d'une gestion de l'emploi par les âges et de la cessation anticipée d’activité, accepté tant par les entreprises que par les salariés eux-mêmes. Une évolution des mentalités est donc indispensable. 2 Le retournement démographique n'est pas seul à requérir un changement de comportement à l'égard des seniors. Les mutations économiques et sociales ainsi que les évolutions du travail impliquent, elles aussi, de développer une nouvelle approche de l’âge au travail et de miser davantage sur les ressources humaines, sur la formation professionnelle tout au long de la vie. La nécessité d’une mobilisation générale L’effort en faveur des salariés de plus de 50 ans doit donc se poursuivre et mobiliser tous les acteurs et l’ensemble du corps social. Comme les y invitait le plan de cohésion sociale, les partenaires sociaux ont engagé une négociation nationale interprofessionnelle relative à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi. L’accord conclu le 13 octobre 2005 et signé le 9 mars 2006 vise à rompre avec cette logique mortifère où l'âge est considéré comme facteur d'ajustement du marché du travail pour développer une approche dynamique permettant de rester actif jusqu'à la retraite. Le travail concerté sur le plan 1/ La méthode Comme s’y était engagé le Gouvernement et comme l’ont souhaité les partenaires dans leur accord du 13 octobre 2005, ce plan a pour vocation de décliner les dispositions de l’accord, à l’accompagner et le prolonger pour ce qui relève de la responsabilité de l’État. Pour l’élaboration de ce plan, a été constitué un groupe de travail ad hoc présidé par Gérard LARCHER et composé des principales parties prenantes à la définition d’une nouvelle orientation de la politique de l’emploi des seniors. Ce groupe s’est réuni à trois reprises. Le Gouvernement, les partenaires sociaux négociateurs de l’accord, des représentants du Parlement et un membre du Conseil économique et social ont participé à l’ensemble des travaux. 2/ Le contenu du plan Inscrit dans la durée, le plan vise à faire croître la proportion de seniors en emploi en luttant contre les facteurs qui les excluent de l’emploi, en favorisant leur employabilité et en sécurisant leurs parcours professionnels. Conformément aux objectifs de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005, il se fixe pour ambition prioritaire de concourir à une augmentation du taux d’emploi des 55-64 ans de l’ordre de 2 points par an sur la période 2006-2010 afin d’atteindre un taux de 50 % à horizon 2010. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors Dans cette perspective, la concertation a permis de retenir 5 objectifs essentiels se déclinant en 31 actions concrètes. Objectif 1 : Faire évoluer les représentations socioculturelles Action n°1 : Informer un large public sur les atouts de l’expérience des seniors Action n°2 : Sensibiliser les entreprises à la gestion des âges, à l’accès ou au maintien dans l’emploi des seniors Action n°3 : Renforcer et mieux coordonner l’observation, notamment des bonnes pratiques, en matière d’emploi des seniors Action n°4 : Mobiliser l’ensemble des acteurs de la recherche sur l’enjeu de l’âge au travail Objectif 2 : Favoriser le maintien dans l’emploi des seniors Action n°5 : Généraliser la pratique des entretiens de deuxième partie de carrière et des bilans de compétences Action n°6 : Développer les nouveaux outils de la formation professionnelle à destination des seniors Action n°7 : Déployer une politique contractuelle favorable aux seniors Action n°8 : Accompagner et amplifier le développement des accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en particulier dans les petites et moyennes entreprises (PME) Action n°9 : Améliorer les outils de pilotage de la politique de formation professionnelle Action n°10 : Limiter le recours aux cessations totales anticipées d’activité Action n°11 : Mettre un terme aux accords abaissant l’âge de mise à la retraite d’office Action n°12 : Développer les actions de prévention pour faciliter le maintien en activité des seniors Action n°13 : Réorienter le fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) vers les actions traitant de la gestion des âges Action n°14 : Mobiliser le réseau de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) 3 Objectif 3 : Favoriser le retour à l’emploi des seniors Action n°15 : Accroître l’offre de service de l’ Agence nationale pour l’emploi (ANPE) en direction des seniors Action n°16 : Développer l’offre de service du service public de l’emploi en matière de qualification professionnelle Action n°17 : Mobiliser les contrats aidés, en particulier le contrat initiative emploi, en faveur de l’emploi des seniors Action n°18 : Refuser la discrimination par l’âge lors du recrutement Action n°19 : Supprimer les freins à l’emploi liés à la contribution Delalande Objectif 5 : Assurer un suivi tripartite dans la durée Par ce plan d'action, l'État entend donner une lisibilité et une impulsion plus grandes aux politiques menées, mettre en œuvre les avancées prévues par les partenaires sociaux et apporter, dans les domaines de responsabilité qui sont les siens, des moyens accrus en matière de retour à l'emploi des seniors. Pour cela, en complément des redéploiements, une nouvelle enveloppe budgétaire de 10 millions d’euros supplémentaires est d’ores et déjà réservée à la mise en œuvre du plan en 2006 et cet effort budgétaire sera poursuivi au cours des années suivantes. Action n°20 : Adapter le recours aux contrats à durée déterminée à partir de 57 ans Action n°21 : Encourager la création et la reprise d’entreprise Action n°22 : Développer les nouvelles formes d’emploi Action n°23 : Renforcer l’aide dégressive à l’employeur pour l’embauche de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans Action n°24 : Mettre en place des mécanismes d’intéressement à la reprise d’activité favorables pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans Objectif 4 : Aménager les fins de carrière Action n°25 : Développer la pratique du tutorat dans l’entreprise Action n°26 : Anticiper le déroulement de la fin de carrière Action n°27 : Passer à temps partiel tout en continuant à cotiser pleinement pour la retraite Action n°28 : Utiliser le compte épargne temps pour aménager la fin de carrière Action n°29 : Promouvoir la retraite progressive Action n°30 : Renforcer le caractère incitatif de la surcote Action n°31 : Elargir les possibilités de cumul emploiretraite pour les bas salaires Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 4 Détail des cinq objectifs du plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors Déclinaison en 31 actions concrètes Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 5 OBJECTIF N°1 FAIRE ÉVOLUER LES REPRÉSENTATIONS SOCIOCULTURELLES ACTION N°1 Informer un large public sur les atouts de l’expérience des seniors Une campagne de communication de dimension nationale, destinée au grand public, sera lancée dès septembre 2006, afin de renverser les préjugés socioculturels défavorables à l’emploi des seniors. Elle associera différents médias nationaux (presse, radio, télévision etc…). Les partenaires sociaux ont été consultés sur l’élaboration de cette campagne dont le financement reposera sur la participation de l’État, des organismes de sécurité sociale, de l’assurance chômage, des collectivités territoriales, des organisations professionnelles etc… En raison de l’importance de la diffusion répétée des messages à faire passer, cette campagne sera menée sur 2 ans, en 2006 et 2007. À l’issue de ces deux années, sur la base d’un bilan, le groupe de suivi se prononcera sur un éventuel prolongement des actions de communication. À cette campagne nationale sera associée la mise en place d’un espace dédié à la gestion des âges sur le site internet du ministère du travail. Cet espace, qui comprendra des liens avec les sites de l’ensemble des partenaires à la campagne de communication, aura vocation à assurer la plus large diffusion des informations relatives aux mesures et outils mobilisés pour favoriser l’emploi des seniors, mais aussi à présenter les expériences les plus innovantes et concluantes et un tableau de bord de suivi du plan. Précisions sur la mise en œuvre : Cette campagne s’inspirera des campagnes menées aux Pays-Bas et en Finlande, et sera centrée sur les thèmes de l’emploi des seniors et de leur image dans la société. Elle associera différents médias nationaux et pourra également se décliner sous la forme de campagne d’affichage à destination du grand public et des différents acteurs du monde du travail (employeurs / services publics de l’emploi / services de santé au travail). Cette campagne commencera en septembre 2006. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°2 Sensibiliser les entreprises à la gestion des âges, à l’accès ou au maintien dans l’emploi des seniors La communication à destination des différents acteurs présents au sein de l’entreprise (employeurs, encadrement supérieur et intermédiaire, salariés) sera ciblée sur la question de la gestion des âges au sein de l’entreprise et sur les atouts de l’expérience et du savoir-faire des seniors. Les services publics de l’emploi et les services de santé au travail y seront associés de près et auront un rôle d’information et de prévention auprès des employeurs et des salariés pour les sensibiliser aux aspects positifs du maintien de la capacité de travail des seniors. Cette campagne pourra être déclinée dans les établissements d’enseignement qui forment les cadres destinés à gérer les ressources humaines. La campagne comportera des actions ciblées à destination des chefs d’entreprise, des cadres et des salariés, ainsi que de leurs représentants. Elle s’accompagnera de la diffusion d’outils de sensibilisation à caractère opérationnel, à l’instar de l’ouvrage méthodologique « agir sur la gestion des âges », à l’usage des professionnels, produit par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT). Localement, des assises régionales sur les pratiques des entreprises en matière de gestion des âges réunissant l’ensemble des acteurs locaux notamment l’État, les collectivités locales, les partenaires sociaux, les chambres de commerce et d’industrie et les chambres des métiers seront organisées tout au long de l’année 2007 par les directions régionales de l’emploi, du travail et de la formation professionnelle (DRTEFP) avec l'appui du réseau ANACT ainsi que des autres opérateurs ou partenaires régionaux du ministère chargé du travail sur le terrain. Les premières assises seront ouvertes par le ministre. Des sessions de formation ou des séminaires sur des sujets tels que la pénibilité, les atouts des travailleurs âgés, la manière de les motiver et de faire bénéficier les entreprises de leur expérience pourraient être organisés au niveau national et local en relation avec les collectivités locales notamment. En 2006 et les années suivantes, dans le cadre de la semaine de la qualité de la vie au travail du réseau ANACT, différentes manifestations régionales porteront sur la gestion des âges sous différents angles notamment pour 2006, sur son lien avec la réduction de l’absentéisme. 6 ACTION N°3 Renforcer et mieux coordonner l'observation, notamment des bonnes pratiques, en matière d'emploi des seniors Différents organismes participent, tant au plan national que local, à la mise à disposition des décideurs publics, partenaires sociaux, d’informations et des données permettant de les éclairer sur la situation de l’emploi, de la formation, des conditions de travail, des accidents du travail et des maladies professionnelles, des handicaps. Avec « Âge, Travail, Emploi, Observatoire national (ATEON) », centre de ressources récemment créé auprès de l’ANACT, les décideurs disposent désormais d’un outil d’observation plus complet destiné à la diffusion des bonnes pratiques au sein des entreprises. Des outils équivalents sont en cours de montage par les agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT) dans les régions. Dans le cadre du centre de ressources ATEON et dans la logique du contrat de progrès conclu avec l’État, le réseau ANACT : • Réalise des diagnostics pour des entreprises et des branches professionnelles. Ces actions qui associent l’ensemble des acteurs ont pour objectif de déboucher sur la définition de plans d’action et d’aider les partenaires sociaux à la négociation d’accords. • Réalise un travail de rapprochement de données d’âges, de genre, de conditions de travail, et d’emploi en fonction des secteurs d’activité à destination des acteurs des territoires. • Conduit des actions de sensibilisation auprès des acteurs des entreprises, des territoires, et au niveau national grâce, notamment aux résultats de l’enquête en cours auprès de 10 000 chefs d’entreprises, portant sur leurs représentations relatives à la gestion des âges et sur la nature de leurs besoins en termes d’appui. • Met en ligne des outils d’analyse démographique et d’autodiagnostic pour les entreprises et en accompagne l’usage. • Réalise des sessions de formation ou de sensibilisation à destination des consultants. • Met à disposition une base de cas, consultables sur le site www.anact.fr, et diffuse un ensemble de publications sur les sujets liés à la gestion des âges. Les assises régionales sur la gestion des âges en entreprise (action n°2) contribueront parallèlement à cette diffusion des bonnes pratiques. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°4 Mobiliser l'ensemble des acteurs de la recherche sur l'enjeu de l'âge au travail De récents rapports, notamment celui de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ont montré que la France était l’un des pays où les recherches permettant une compréhension fine du vieillissement et de l’enjeu de la gestion des âges étaient les plus avancées. Il convient d’accentuer cet effort et de mobiliser l’ensemble des acteurs de la recherche, dans le cadre d’un programme cohérent, afin notamment de développer nos connaissances sur les aspects encore les moins renseignés. • • Un programme de recherche pluridisciplinaire sera mis en œuvre. Un comité scientifique en définira les orientations pertinentes, en concertation avec les partenaires sociaux, avec le soutien d’un comité de partenaires. Un colloque sera organisé fin 2006 pour dresser un état des lieux (recensement de l'existant et des carences) en matière d'études scientifiques sur le thème « Âge et Travail ». Il s'agira d’un colloque pluridisciplinaire qui abordera les principaux facteurs économiques et sociaux conditionnant l’emploi des seniors et les rapports entre vieillissement et activité. À cette occasion, seront notamment examinés les moyens de mieux diffuser les résultats de la recherche en direction des entreprises, des branches professionnelles et des territoires pour les appuyer dans leur démarche de gestion des âges. 7 OBJECTIF N°2 FAVORISER LE MAINTIEN DANS L’EMPLOI DES SENIORS ACTION N°5 Généraliser la pratique des entretiens de deuxième partie de carrière et des bilans de compétences La gestion des ressources humaines doit être une réalité du début à la fin des carrières. Elle permet, par l’anticipation des possibilités d’évolution professionnelle, une véritable sécurisation des parcours. Elle assure à l’entreprise un examen régulier des capacités professionnelles de ses salariés, et garantit aux salariés une écoute approfondie de leurs souhaits en terme d’évolution de carrière, au sein d’une même entreprise, d’une même branche ou d’un même territoire. Article 5 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Chaque salarié a droit, à l'occasion de l'entretien professionnel, prévu par l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2005 précité et de ses avenants, qui suit son 45ème anniversaire et ensuite tous les 5 ans, à un entretien de deuxième partie de carrière destiné à faire le point avec son responsable hiérarchique, au regard de l'évolution des métiers et des perspectives d'emplois dans l'entreprise, sur ses compétences, ses besoins de formation, sa situation et son évolution professionnelle. Il est destiné à éviter toute pratique discriminatoire liée à l'âge dans les évolutions de carrière ainsi qu'à permettre au salarié d'anticiper la seconde partie de sa vie professionnelle, et a notamment pour objet d'examiner les perspectives de déroulement de carrière du salarié en fonction de ses souhaits et au regard des possibilités de l'entreprise. Cet entretien, distinct des entretiens d’évaluation éventuellement mis en place par l’entreprise, a lieu à l’initiative du salarié, de l’employeur ou de son représentant. 1- Les branches professionnelles définissent les modalités : • de mise en œuvre de ces entretiens, • d’inscription, à l’initiative du salarié, des conclusions de cet entretien dans une annexe séparée à son passeport formation tel que prévu par l’avenant n°1 de l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003. • d’information des instances représentatives du personnel, lorsqu’elles existent, sur les modalités de mise en œuvre de ces entretiens, Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2- Les accords de branches et d’entreprises précisent les points à aborder lors de cet entretien, notamment ceux visés au 1er et 2e alinéa du présent article, au-delà de ceux déjà prévus dans le cadre de l’avenant n°1 à l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003. » Article 8 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Afin d’encourager la définition d'un projet professionnel pour la seconde partie de sa carrière, après vingt ans d'activité professionnelle et, en tout état de cause, à compter de son 45ème anniversaire, tout salarié bénéficie, à son initiative et sous réserve d'une ancienneté minimum d'un an dans l'entreprise qui l'emploie, d'un bilan de compétences. Les financements liés à ces bilans de compétences peuvent être assurés soit par l'entreprise elle-même, dans le cadre de sa contribution au développement de la formation professionnelle continue, soit par l'OPCA ou l'OPACIF concerné. Dans ce cadre, il appartient au conseil d’administration des OPACIF de déterminer une enveloppe budgétaire annuelle affectée à la prise en charge de ces bilans de compétence et d’organiser une prise en charge accélérée des dossiers des salariés de plus de 45 ans. » L’État accompagnera l’action des partenaires sociaux par une mobilisation des centres interinstitutionnels de bilans de compétences (CIBC) dans le cadre d’une politique de développement des bilans en faveur des seniors. Pour les seniors demandeurs d'emplois en particulier, l'agence nationale pour l’emploi (ANPE) aura une action particulière pour les plus de 45 ans et réservera un quota de places significatif de bilans de compétences approfondis au sein des CIBC et autres organismes habilités. L'ANPE conclura un accord cadre avec la fédération des CIBC avec des déclinaisons régionales et locales. ACTION N° 6 Développer les nouveaux outils de la formation professionnelle à destination des seniors Article 9 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Afin d’étayer la seconde partie de carrière de ces salariés, les branches professionnelles définiront les modalités d’information sur l’accès à la VAE dans les entreprises. 8 Les financements liés à la validation des acquis de l'expérience peuvent être assurés soit par l'entreprise elle-même, dans le cadre de sa contribution au développement de la formation professionnelle continue, soit par l'OPCA ou l'OPACIF concerné. Dans ce cadre, il appartient au conseil d'administration des OPACIF de déterminer une enveloppe budgétaire annuelle affectée à la prise en charge de ces actions et d'organiser une prise en charge accélérée des dossiers de VAE des salariés de plus de 45 ans. Les parties signataires feront, dans les 2 ans, un bilan de la mise en œuvre du présent article. » L’association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) amplifiera ces actions. Article 11 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « La période de professionnalisation contribue au maintien dans l’emploi des salariés de plus de 45 ans et les motive dans la définition de leur seconde partie de carrière. Pour répondre à leurs besoins de formation, les salariés de plus de 45 ans accèdent en priorité au dispositif de la période de professionnalisation. Les accords de branche et d’entreprise se fixent, en fonction des besoins des entreprises et des personnes concernées, les objectifs à atteindre. » Article 7 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Par dérogation aux dispositions du dernier alinéa de l’article 2-13 de l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003, le salarié de 50 ans et plus peut abonder de plein droit, au moyen de ses droits au droit individuel à la formation (DIF), une action de formation professionnelle déterminée en accord avec son employeur lors de l’entretien de 2ème partie de carrière, afin de lui permettre d’être pleinement acteur de son parcours professionnel. » Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors Précisions sur la mise en œuvre : Développer des actions performantes d'information sur ces dispositifs par la création d'un portail grand public sur la formation. Le Centre Inffo a lancé la première quinzaine de novembre 2005 un portail d'information sur la formation, destiné au grand public. Le portail www.leportaildelaformation.fr répond aux besoins d'information simplifiée du grand public : demandeurs d'emploi, jeunes et salariés, agents de la fonction publique. Le développement de ce portail sera réalisé en deux temps. Depuis novembre 2005, l'internaute de ce portail peut se renseigner sur les principales caractéristiques de chaque métier. En particulier, les salariés disposent d'informations sur tous les dispositifs de formation liés à leur statut: différentes catégories d'actions du plan de formation, droit individuel à la formation (DIF), période de professionnalisation, congé de validation des acquis de l'expérience (VAE) congé individuel de formation (CIF), bilan de compétences… Parallèlement à l’été 2006, un portail sur l’orientation professionnelle sera mis en place. L'internaute accèdera aux informations sur toutes les filières de formation par métier, par région et par niveau. Des plans d’actions sectoriels ciblés seront déclinés en région prenant en compte les spécificités des seniors. Le réseau des cellules régionales inter-services en VAE et des points relais conseils construiront des parcours personnalisés d’accès à la certification des seniors. Ces plans seront élaborés sous l’égide de l’État et des conseils régionaux. Dans ce cadre, les directeurs du travail disposent de moyens permettant de prendre en charge des parcours complets d’accès à la certification pour les travailleurs âgés en lien avec les fédérations professionnelles sous forme d’engagements de développement de la VAE relatifs au plan pour l’emploi des seniors. 9 ACTION N°7 Déployer une politique contractuelle favorable aux seniors Les seniors font partie des publics prioritaires des Engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC). D’ores et déjà, les accords EDEC, qui constituent un outil utile permettant l’articulation des démarches de branche et de territoire, doivent favoriser le maintien dans l’emploi des salariés en seconde partie de carrière en précisant : - d’une part, le caractère prioritaire des salariés de plus de 45 ans dans les actions de maintien dans l’emploi par la mobilité, l’essaimage, la création d’activités, l’acquisition de nouvelles compétences, la validation des acquis de l’expérience ; - d’autre part, la nécessité d’anticiper, par des études sur les évolutions à court et moyen terme des emplois et compétences dans les branches professionnelles, les questions de vieillissement de la pyramide des âges et de maintien dans l’emploi des seniors. L’État et les partenaires sociaux s’engagent à doubler, entre 2006 et 2010, le nombre de seniors concernés par ces contrats. L’État s’engage à développer les nouveaux outils de la formation professionnelle dans les accords EDEC. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : L’ordonnance du 30 juin 2005 sur la politique contractuelle précise que les objectifs à atteindre au terme de l’exécution d’un accord EDEC conclu entre l’État et des organisations professionnelles de branches doivent faire référence au maintien dans l’emploi des salariés en seconde partie de carrière. Globalement, il ressort du bilan national des BOP prévisionnels pour 2006 que les différentes régions ont prévu que 18 000 salariés de plus de 45 ans, soit 28 % des personnes, seront concernés par la politique contractuelle. Une progression de 20 % par an des effectifs seniors traités dans le cadre de la politique contractuelle peut être envisagée. Elle permettrait, d’ici 2010, de doubler le nombre de seniors prenant part à des actions relevant de la politique contractuelle, soit de passer de 18 000 personnes en 2006 à 36 000 personnes en 2010. Pour concilier l'atteinte de cet objectif avec la préservation des moyens pour les autres publics, la politique contractuelle bénéficiera d’un financement accru. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°8 Accompagner et amplifier le développement des accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en particulier dans les petites et moyennes entreprises (PME) Article 4-3 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Les entreprises s’efforceront de mettre en place, après consultation des représentants élus du personnel, un dispositif de gestion anticipative des emplois et des compétences adapté à leur taille. À cette fin, les branches et les structures professionnelles et interprofessionnelles territoriales organisent la diffusion aux entreprises des informations et des données fournies par les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications ainsi que celle des objectifs de progrès de l’emploi des seniors qu’elles se sont fixés. » La problématique de l’emploi des seniors est au cœur des démarches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) que l'État souhaite promouvoir. Afin d’encourager les accords de GPEC, l’État entend les rendre beaucoup plus attractifs, notamment pour les seniors. À cette fin, il s’engage à ce que : - le régime social et fiscal des aides à la création d’entreprise versées dans le cadre de ces accords puisse être aligné sur celui des indemnités versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, et ce afin notamment que la conclusion d'un accord GPEC permette de traiter suffisamment en amont les difficultés d'ajustement quantitatif et qualitatif de l'emploi touchant notamment les seniors. Le régime social et fiscal des aides à la mobilité versées dans ce cadre sera également examiné ; - l’appui-conseil à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) soit mobilisé en faveur du développement de dispositions favorables aux seniors. À partir des objectifs partagés et instrumentés qui seront inscrits dans les EDEC (action n°7), les conventions d’aide au conseil GPEC conclues par l’État avec les entreprises accorderont une place plus importante aux pratiques de gestion des ressources humaines tout au long de la vie et viseront à encourager la négociation d’accords de GPEC au sein des entreprises. Ces conventions pourront notamment reposer sur un examen approfondi de la place des seniors dans l’entreprise à partir de son bilan social. Les accords 10 de GPEC intègreront également dès que cela sera possible, les perspectives de reconversion en dehors de l’entreprise proprement dite, afin de tracer des perspectives d’évolution de carrière au sein d’une branche professionnelle ou d’un territoire. À cette fin, l’accès au dispositif d’appui-conseil sera étendu aux entreprises de moins de 500 salariés (contre 250 actuellement) ; - un guide pratique de la négociation d’accord de GPEC au sein des entreprises comportant des fiches techniques portant sur les différents thèmes de la GPEC et les préconisations utiles dans le cadre d'une négociation soit réalisé au cours du premier semestre 2007, afin d’aider les entreprises, et plus particulièrement les PME. Les partenaires sociaux seront associés à l’élaboration de ce guide. L’État dressera un bilan de la négociation triennale sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences que la loi de programmation pour la cohésion sociale a rendue obligatoire pour les entreprises de plus de 300 salariés qu’il présentera aux partenaires sociaux dans le cadre du comité supérieur de l’emploi. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : L’aide au conseil à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) permet d’encourager les responsables des entreprises, notamment de PME, à s’engager dans une réflexion sur l’adaptation des emplois et des compétences aux enjeux sociaux, économiques et opérationnels propres à leur entreprise, au secteur professionnel et au territoire dans lequel cette dernière évolue. Le décret n° 2003-681 du 24 juillet 2003 portant sur l’aide au conseil aux entreprises pour l’élaboration des plans de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sera modifié dès le vote de la loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes afin d’intégrer ses nouvelles dispositions dans le développement de cette aide. Afin de mettre en cohérence, les critères d’éligibilité de celle ci avec les dispositions de la loi du 18 janvier 2005 portant sur l’obligation de négociation triennale sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour les entreprises de plus de 300 salariés et de prendre en compte les difficultés rencontrées par les moyennes entreprises pour engager et conclure une négociation, le nouveau décret portera, également, l’éligibilité à l’accès à cette aide aux entreprises de moins de 500 salariés (contre 250 actuellement). Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors Cette modification du champ permettra de redéployer le dispositif de l’aide au conseil en deux directions : • • un encouragement à la signature de conventions interentreprises au bénéfice d’entreprises situées sur un même bassin d’emploi et relevant d’une problématique commune dans la gestion de leur pyramide des âges (salariés de + de 45 ans), un encouragement à la signature de conventions de sensibilisation au bénéfice de branches et / ou de secteurs professionnel(le)s sensibles (métallurgie, bâtiment, automobile, …) dans le but de privilégier un examen plus approfondi de la place des seniors de leurs entreprises. Calendrier : Circulaire EDEC/GPEC en 2006 ACTION N°9 Améliorer les outils de pilotage de la politique de formation professionnelle Article 4-1 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Sur la base des informations et des données fournies par les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications mis en place au niveau des branches, les partenaires sociaux des branches définissent, au sein des CPNE ou des CPTE lorsqu’elles existent, dans une optique de gestion efficace des âges, un objectif de progrès de l’emploi des seniors. » Les connaissances sur la formation professionnelle sont encore incomplètes et parcellaires et les dynamiques de branche se heurtent souvent à la fragmentation du dialogue social. Afin de faciliter un travail collectif intégrant plus largement les problématiques inter-branches, un travail collectif plus large doit être promu. À cet effet, une réunion annuelle entre l'État et le comité paritaire national pour la formation professionnelle (CPNFP) permettra de discuter avec les partenaires sociaux des moyens d'améliorer l'articulation des logiques et des travaux de chaque branche. Par ailleurs, les partenaires sociaux prendront, au sein des commissions paritaires interprofessionnelles régionales de l’emploi (COPIRE), toutes les dispositions nécessaires pour qu’une analyse chiffrée de l’état des lieux et des perspectives des métiers soit mise en œuvre au niveau des territoires. Une réunion chaque année des comités de coordination régionaux pour 11 l’emploi et la formation professionnelle (CCREFP) traitera de ces questions d'articulation des logiques de branches, afin de permettre à l'ensemble des acteurs régionaux de la formation de mieux prendre en compte les logiques inter-branches et territoriales. ACTION N°10 Limiter le recours aux cessations totales anticipées d'activité De nombreuses mesures ont déjà été prises pour limiter le recours aux cessations totales anticipées d'activité. L'État poursuivra cette politique et prendra toutes les dispositions nécessaires pour prévenir l'apparition de comportements de substitution aux restrictions apportées aux dispositifs de préretraite. Article 24 de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Les parties signataires demandent aux Pouvoirs Publics de prendre les dispositions nécessaires pour prévenir l'apparition de comportements de substitution aux restrictions apportées au dispositif de pré-retraite. » En particulier, un suivi statistique régulier de l’évolution des pensions d’invalidité et des indemnités journalières attribuées au titre de l’assurance maladie sera effectué sur la catégorie des seniors. ACTION N°11 Mettre un terme aux accords abaissant l’âge de mise à la retraite d’office La possibilité ouverte aux branches de négocier des accords abaissant en dessous de 65 ans l’âge à partir duquel les employeurs peuvent recourir à la mise à la retraite de leurs salariés est contradictoire avec le libre choix des salariés concernant leur décision de départ en retraite que la loi du 21 août 2003 entend promouvoir. La possibilité de conclure de nouveaux accords de ce type sera fermée et une modification du code du travail interviendra en 2006. Par ailleurs, les partenaires sociaux seront appelés à réexaminer les accords déjà conclus afin de rendre effectif le principe de libre choix du salarié concernant son départ en retraite, de manière à ce que ces accords cessent de produire leur effet au plus tard au 1er janvier 2010. Une disposition législative sera prise en ce sens en 2006. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°12 Développer les actions de prévention pour faciliter le maintien en activité des seniors Le Gouvernement entend, pour les années à venir et en liaison avec les partenaires sociaux, inciter les entreprises à s’investir dans l’amélioration des conditions de travail de leurs salariés et à approfondir la réflexion sur les différents paramètres concourant à de meilleures conditions de travail articulée avec une meilleure gestion des âges, visant l’ensemble des salariés, tout au long de leur vie, donc sans distinction d’âge. Article 6 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « L’amélioration des conditions de travail revêt une réelle importance pour améliorer le taux d’emploi des seniors compte tenu des effets du vieillissement, des exigences de compétitivité et des transformations technologiques. Elle est en particulier nécessaire, conjointement avec une prévention de la pénibilité des tâches, pour freiner au départ anticipé. Il s’agit, en d’autres termes, de rechercher la plus grande compatibilité entre le poste de travail et l’évolution des capacités de chaque salarié. Cette démarche qui englobe tant les questions d’organisation du travail que de gestion des ressources humaines doit être mise en oeuvre très en amont au sein de l’entreprise et à toutes les phases de l’activité. Elle doit se traduire par des adaptations dans les domaines de l’ergonomie, de l’organisation (y compris du temps de travail avec la mise en place de dispositif de temps partiel de fin de carrière) et des compétences. Elle suppose une véritable gestion anticipative des emplois et des âges. Cette approche des conditions et de l’organisation du travail requiert la mise en place de nouveaux outils d’évaluation et associe en tant que de besoin les services de la médecine du travail. Elle nécessite l’implication et l’association des salariés et de leurs représentants compétents en matière d’hygiène et de sécurité (CHSCT ou délégués du personnel dans les entreprises qui en sont dotées). Les branches veilleront à ce que, dans les entreprises dépourvues de CHSCT, les délégués du personnel puissent jouer pleinement leur rôle en matière d'amélioration des conditions de travail. L'entretien professionnel de deuxième partie de carrière, visé à l'article 5 ci-dessus, doit être l'occasion de faire le point sur un éventuel aménagement des conditions d'emploi (aménagement de poste, aménagement d'horaires, tutorat, ou toute autre adaptation prenant en compte l'expérience professionnelle du salarié) et de l'évolution des rémunérations. » 12 Au-delà des mesures prévues en faveur de tous les salariés, une attention spécifique devra être portée aux salariés en deuxième partie de carrière, plus touchés par l’usure. Par ailleurs, pour éviter que ne se développent les sorties précoces du marché du travail pour invalidité ou inaptitude des travailleurs en fin de carrière, le gouvernement encouragera les initiatives permettant d’améliorer les conditions de travail intégrant, dans une approche prospective, la question de la gestion des âges. Cette démarche s’inscrit, notamment dans le cadre du plan « Santé au travail » 2005-2009 présenté aux partenaires sociaux le 17 février 2005, au sein du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels et adopté par le gouvernement le 23 février 2005. La convention d’objectifs et de gestion de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP), co-signée par l’État et la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), sera complétée afin d’introduire par avenant des objectifs précis, à la fois qualitatifs et quantitatifs, permettant de définir et de développer des actions de prévention des risques professionnels spécifiques à destination des seniors. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : - Examiner avec les partenaires sociaux les conditions permettant de faire du maintien en activité des seniors un des objectifs à moyen terme ; - Analyser la sinistralité des seniors, identification des secteurs prioritaires concernés ; - Mener des actions expérimentales en entreprises, notamment celles comportant un fort pourcentage de travailleurs âgés ; - Favoriser la formation des jeunes, par la transmission des savoirs et par l'utilisation des compétences des seniors pour mener des actions de prévention (action n°25 sur le développement du tutorat dans l’entreprise). ACTION N°13 Réorienter le fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) vers les actions traitant de la gestion des âges Ces actions pourront être intégrées dans les conventions nationales d’objectifs conclues entre la CNAMTS et les branches professionnelles. Le FACT a été réorienté vers la gestion des âges fin 2005 (arrêté du 24 octobre 2005) et ses moyens d’intervention seront substantiellement développés. Les Observatoires régionaux de santé au travail (ORST) sont également invités à prévoir, lors de la définition de leurs actions de prévention annuelles, le développement d’actions de prévention pour les seniors. Les subventions du FACT sont prioritairement ciblées sur l’aide aux petites et moyennes entreprises inscrites dans un engagement de développement de l’emploi et des compétences, de branche ou territorial, comportant des objectifs ou des actions relatives au travail des seniors ainsi que sur l’aide aux PME ayant négocié un accord sur la gestion des âges et/ou s’impliquant dans la réduction de la pénibilité au travail. Ces objectifs mettront l’accent sur l’aménagement des postes de travail et de l’organisation du travail, dans le cadre des contrats de prévention passés entre caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) et entreprises ; un avenant à la convention d'objectifs et de gestion de la branche AT-MP prévoira d’instituer un indicateur « pourcentage des dépenses au titre des contrats de prévention consacrés à la gestion des âges ». Ses interventions ont notamment pour objet le financement de l’aide au diagnostic, des études-actions des prestations de conseil en ergonomie, des actions de formation « in situ » pour l’encadrement de proximité ou les membres des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). À l’exception d’une enveloppe limitée réservée aux opérations de niveau national, la gestion des crédits du FACT est assurée par les services déconcentrés de l’État, le cas échéant dans le cadre de conventions passées avec les ARACT ou d’autres opérateurs. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 13 ACTION N°14 Mobiliser le réseau de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) Dans son 3ème contrat progrès conclu avec l’État pour 2004-2008, la gestion des âges tout au long de la vie professionnelle constitue un nouvel axe d’action prioritaire de l’agence et de son réseau qui s’accompagne d’indicateurs de résultats précis, 15 à 30 % du temps opérationnel du réseau ANACT devant porter sur cette thématique, dont des interventions réalisées à la demande des entreprises. • • • • aménager pour certains salariés des fins de carrière avec des aménagements du temps de travail, dont le temps partiel, prévenir l’exclusion des seniors et permettre leur retour en emploi, favoriser les relations entre les générations au travail en imaginant des organisations du travail qui facilitent leur coopération, développer des organisations du travail qui permettent l’apprentissage collectif et le transfert de compétences entre les générations. Dans le cadre de l’examen à mi-parcours du contrat de progrès au printemps 2006, l’État souhaite que la part du temps opérationnel consacrée à la gestion des âges, qui est actuellement de 22 %, soit progressivement majorée pour atteindre 30 % en 2008, au vu du développement des demandes des entreprises et de la contractualisation avec les régions. Cette priorité sera confirmée dans le cadre du 4ème contrat de progrès. Pour la mise en œuvre de cet axe transversal très prioritaire, le réseau ANACT doit développer des actions de sensibilisation, d’expérimentation, de capitalisation et de transfert de méthodes sur la gestion des âges, tant au niveau des entreprises, que des branches et des territoires, et en partenariat avec tous les acteurs concernés : partenaires sociaux, entreprises et salariés, DRTEFP, et tout particulièrement les Conseils régionaux avec lesquels une contractualisation accrue devra être recherchée. Les objectifs du réseau, dès 2006, sont, en particulier, d’aider à : • • • • • permettre le maintien dans l’emploi et réduire l’usure prématurée au travail en améliorant l’ergonomie des postes et des organisations de travail, concevoir le maximum de situations de travail susceptibles d’être tenues par les salariés, sans discrimination entre jeunes et vieux, hommes et femmes, quels que soient l’âge et le genre, agir sur le contenu des tâches pour un plus grand investissement des salariés au travail et permettre de réduire l’absentéisme, favoriser l’accès à la formation des salariés des plus de 45 ans et accroître leur expérience professionnelle dans la perspective de validation des acquis, développer les points de carrières dans une perspective de mobilité professionnelle, Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 14 OBJECTIF N°3 FAVORISER LE RETOUR À L’EMPLOI DES SENIORS ACTION N°15 Accroître l’offre de service de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) en direction des seniors Le taux de retour à l’emploi à 12 mois des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans est de 33 % contre 60 % pour l’ensemble. L’objectif stratégique est de réduire de moitié cet écart à la moyenne. À titre indicatif, en faisant une projection des données actuelles, la poursuite de cet objectif devrait aboutir à un taux de retour à l’emploi dans les 12 mois de 45 % en 2010 pour les plus de 50 ans, contre 33 % aujourd’hui. La mise en place de parcours différenciés dans le cadre du projet personnalisé d’accès à l’emploi, ainsi que le suivi mensuel instauré depuis le début de l’année 2006 bénéficient plus amplement aux publics de plus de 50 ans : l’accompagnement est en effet renforcé à la fois pour les demandeurs d’emploi pour lesquels le risque de chômage de longue durée est le plus élevé au moment de leur inscription, ainsi que pour ceux pour lesquels la proximité à l’emploi (métiers porteurs ou en tensions) et la possibilité de retour rapide à l’emploi s’avèrent élevées dès le début de la période de chômage. Au-delà des dispositions générales qui concernent l’ensemble des demandeurs d’emploi, et qui de fait vont largement bénéficier aux plus de 50 ans, il est important de fixer et de suivre un objectif mobilisateur ainsi que de développer une offre de service adaptée, permettant d’améliorer de façon significative leur retour à l’emploi : • • • • L’ANPE mènera une politique interne et externe de sensibilisation. Dans le cadre de la formation des conseillers de l’Agence, la problématique de l’emploi des seniors sera spécifiquement abordée (caractéristiques des publics, outils mobilisables prioritairement…). Des actions de communication interne et externe autour de la charte de la diversité et de la charte du service public de l’emploi contre les discriminations, pour l’égalité des chances et la promotion de la diversité seront menées tout au long de la réalisation du présent plan. Enfin, l’ANPE valorisera le recrutement des seniors dans le cadre de sa politique des « grands comptes » et des partenariats avec les sociétés d’intérim. Le programme « Etap’carrières » sera étendu. L’ANPE mettra en place, au niveau des agences régionales, une dotation souple permettant de financer des « plus », par rapport à l’utilisation des prestations normalisées, pour la construction de Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors parcours renforcés adaptés aux seniors. Cette dotation pourra évoluer en fonction de l’évaluation des résultats de ces parcours. Les principes de cette action figureront dans le contrat de progrès qui lie l’ANPE à l’État. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : L’accompagnement « seniors » s’inspirera de bonnes pratiques constatées dans l’Union européenne et des démarches innovantes menées par certaines agences locales en France : - l’approfondissement du diagnostic des besoins des personnes pour réorienter leur projet professionnel, de manière à modifier leurs propres représentations sur les barrières des âges notamment, - l’impulsion d’une démarche « marketing » auprès des entreprises pour s’adapter à leurs besoins, mais aussi pour valoriser les atouts des seniors (compétences, capacités), - un travail sur les motivations et la confiance des demandeurs d’emploi, - l’identification de toutes les possibilités d’emploi pour seniors (y compris les formes d’emploi alternatives : emploi partagé, travail indépendant, missions…), - un travail sur les techniques de recherche et d’approche du marché, - la proposition de prestations visant à mixer les âges pour préparer les entretiens en entreprises, - l’accroissement des compétences des demandeurs d’emploi pour des créneaux adaptés aux emplois de cadre de fin de carrière (par exemple de consultant interne), - l’utilisation de la méthode de recrutement par simulation dans le cadre des opérations liées aux difficultés de recrutement, - la création d’outils de contacts pour mettre en place des entretiens par téléphone avec les demandeurs d’emploi de plus de 55 ans, - des efforts complémentaires pour la formation des conseillers visant une modification de leurs représentations sur l’âge, et de leurs capacités d’accompagnement (sur la motivation, la réorientation, la restauration de confiance des demandeurs d’emploi…), - dans le cadre du suivi mensuel, chaque conseiller d’agence aura un quota seniors dans son portefeuille de demandeurs d’emploi. Des formations internes à l’ANPE seront programmées pour modifier les représentations socio-culturelles des agents vis-à-vis des seniors. 15 ACTION N°16 Développer l’offre de service du service public de l’emploi en matière de qualification professionnelle Depuis 2004, l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) s’est engagée dans une démarche visant à adapter les qualifications des travailleurs âgés par l’intermédiaire de la formation. Cette action sera amplifiée en 2006 : l’AFPA mènera auprès des acteurs de l’orientation, de la formation et de l’accompagnement en emploi une campagne visant à les professionnaliser pour combattre les effets d’éviction liés à l’âge. Cette action sera prolongée et amplifiée tout au long de la durée du plan. Dès 2006, l’AFPA mettra en place 9 600 parcours de formation qualifiante pour des actifs de plus de 45 ans. Par ailleurs, l’AFPA mobilisera les actions de VAE au bénéfice des plus de 45 ans : les modules d’accompagnement de la VAE seront portés de 1 400 en 2005 à 3 000 en 2006 et 6 000 / 7 000 en 2007. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : 1.Actions de sensibilisation à la problématique « âge et travail » : a) au profit des acteurs de l’orientation, de l’accompagnement et de la formation (acteurs internes dans un premier temps, puis externes ensuite). Objectifs :Travailler sur les représentations et les outils qu’ils mobilisent, les pratiques qu’ils conduisent en matière d’accueil, d’orientation, de formation et de certification. b) au profit des acteurs territoriaux. Objectifs :Travailler sur les représentations et les outils qu’ils mobilisent, les pratiques qu’ils conduisent et élaboration de plans d’action. 2. Mise en place de 9 600 parcours de formation qualifiante pour 9 600 actifs de plus de 45 ans demandeurs d’emploi, incluant tous les services s’y rattachant : orientation, formation, accompagnements, restauration, hébergement, gestion rémunération. 3.Actions de validation des acquis de l’expérience : 3 000 VAE pour 3 000 actifs de plus de 45 ans demandeurs d’emploi sur le PAS AFPA prévisionnel 2006. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 4. Expérimentation territoriale concernant 15 actions. Objectifs : - construire sur un bassin d’emploi des réponses en terme d’actions à destination des actifs de plus de 45 ans à partir d’un diagnostic de la situation de chômage des plus de 45ans et de la situation des actifs de plus de 45 ans dans les entreprises, ainsi que les besoins en terme de ressources humaines pour certains secteurs repérés. Co–construction entre le service public de l’emploi (SPE) et les professionnels, - développer des parcours de professionnalisation pour les publics qui s’éloignent de l’emploi, - accompagner leur insertion vers des emplois repérés et vers les métiers en tension, - stabiliser une offre de services SPE. ACTION N°17 Mobiliser les contrats aidés, en particulier le contrat initiative emploi, en faveur de l’emploi des seniors Article 15 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Le contrat de professionnalisation doit être le dispositif prioritaire pour favoriser la réinsertion des salariés de 45 ans et plus privés d'emploi, en leur assurant une qualification. Les accords de branche et d’entreprise se fixent, en fonction des besoins des entreprises et des personnes concernées, les objectifs à atteindre. » Pour sa part, l’État appuiera les engagements des partenaires sociaux en mobilisant les contrats aidés en faveur de l’emploi des seniors, et prioritairement le contrat initiative emploi (CIE). La loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale a réformé les contrats aidés. Cette réforme a notamment prévu la possibilité pour le service public de l'emploi au niveau régional d'adapter la définition des publics prioritaires et les taux de prise en charge en fonction des difficultés de ces publics. Dans ce cadre, les spécificités des seniors peuvent d’ores et déjà être prises en compte au niveau régional. L’État demande aux préfets de région, sur la base d’un diagnostic territorial, de prendre en compte les difficultés de retour à l'emploi des seniors dans la définition des priorités d'accès aux contrats aidés. 16 En 2006, 20 000 CIE seront mobilisés à destination des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. Une attention toute particulière sera en outre attachée aux actions d’accompagnement (formation, VAE), dont ils pourront bénéficier. Précisions sur la mise en œuvre et détail des objectifs : Une instruction du ministère accompagnant la diffusion du plan pour l’emploi des seniors précisera les objectifs de mobilisation des CIE aux préfets de région de façon à ce que l’objectif soit tenu sur l’ensemble du territoire. ACTION N°18 Refuser la discrimination par l’âge lors du recrutement Discriminer, c’est interdire ou limiter l’accès d’une personne à un emploi, un logement, à des biens et des services ou à une formation pour des raisons interdites par la loi, parmi lesquelles celle de l’âge. Les partenaires sociaux ont prévu une disposition contre les discriminations : Article 13 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Le recrutement est un élément stratégique pour la progression du taux d'emploi des seniors. Les méthodes de recrutement doivent s'interdire de faire de l'âge un critère de choix et doivent au contraire rechercher davantage à valoriser les aptitudes de chacun. Les branches professionnelles et les entreprises prendront toutes dispositions utiles à cet effet. Les organisations signataires du présent accord appuieront cette démarche par une demande conjointe auprès de l’ANPE, l’APEC et des organisations professionnelles représentatives des cabinets de recrutement et des entreprises d’intérim, de toute absence de discrimination en fonction de l’âge des candidats. » L’État demandera à l’ANPE et à l'association pour l’emploi des cadres (APEC) de veiller à ce que les offres d’emploi ne comportent pas de discrimination en fonction de l'âge des candidats. La charte du Service public de l’emploi contre les discriminations, pour l’égalité des chances et la promotion de la diversité, signée le 18 novembre 2005 et qui vise aussi les discriminations par l’âge, en constituera le fondement. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors L’État veillera plus particulièrement à ce que les entreprises qu’il contrôle ne pratiquent aucune discrimination par l’âge en matière de recrutement. Dès 2006 et après consultation des partenaires sociaux et organismes consultatifs concernés, seront systématiquement revues toutes les clauses liées à l’âge dans les statuts particuliers de certains de leurs agents. Cette démarche sera étendue à l’ensemble des recruteurs. Une table ronde nationale des entreprises sera organisée sur le thème de la non discrimination à l'embauche. Cette table ronde permettra de lancer la campagne nationale d’information à destination des différents acteurs du monde de l’entreprise. À l’occasion de la table ronde des recruteurs, une « charte de bonnes pratiques » en matière de recrutement sera élaborée, qui pourra s’inspirer de la charte du service public de l’emploi contre les discriminations, pour l’égalité des chances et la promotion de la diversité signée le 18 novembre 2005. La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), créée par la loi du 30 décembre 2004 exercera avec vigilance son action afin de sanctionner le cas échéant les discriminations fondées sur l’âge en matière de recrutement et de gestion des carrières. ACTION N°19 Supprimer les freins à l’emploi liés à la contribution Delalande La contribution dite Delalande créée en 1987 est une cotisation versée par les employeurs à l’occasion d’une rupture d’un contrat de travail de salariés âgés de plus de 50 ans. L’évolution de cette contribution a fait l’objet d’une réflexion approfondie de la part du gouvernement qui en a étudié l’éventuelle suppression. Les partenaires sociaux, dans l’article 23 de leur accord, demandent au gouvernement d’apporter à cette contribution des correctifs nécessaires. La loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites avait déjà réformé la contribution afin d’en limiter les effets désincitatifs à l’embauche.Tout employeur est ainsi exonéré du versement de cette contribution lorsqu’il rompt le contrat de travail d'un salarié de plus de 50 ans qu’il avait embauché alors qu'il était âgé de 45 ans et plus. Dans l’immédiat, un effort de communication particulier sera fait pour faire mieux connaître auprès des 17 employeurs la réforme issue de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites. Au vu du diagnostic et des perspectives d’évolution explorées à la demande du Gouvernement par l’Inspection générale des affaires sociales et l’Inspection générale des finances, le Gouvernement propose que la contribution soit progressivement supprimée. Pour cela, il proposera au Parlement dès 2006 : - d’exonérer du versement de la contribution Delalande la rupture du contrat de travail de tout salarié nouvellement embauché à compter de la date de présentation du plan : de la sorte, la contribution ne pourra en aucune façon constituer un frein à l’embauche quel que soit l’âge de la personne recrutée - de supprimer définitivement cette contribution en 2010, à l’échéance du plan qui aura permis d’améliorer la situation de l’emploi des seniors. ACTION N°20 Adapter le recours aux contrats à durée déterminée à partir de 57 ans ACTION N°21 Encourager la création et la reprise d’entreprise L’État souhaite que les seniors qui ont passé de longues années en entreprise puissent s’ils le souhaitent créer leur propre activité. À cette fin, il entend simplifier le passage du statut du salariat à l’autonomie. Ceci implique : • • • • Article 17 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Un contrat à durée déterminée d'une durée maximum de 18 mois renouvelable 1 fois peut être conclu avec un salarié de plus de 57 ans, inscrit comme demandeur d'emploi depuis plus de 3 mois ou en convention de reclassement personnalisé, afin de lui permettre d'acquérir, par son activité, des droits supplémentaires en vue de la liquidation de sa retraite à taux plein. » • Article 1 de l’avenant du 9 mars 2006 à l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Les titulaires d’un contrat à durée déterminée pour le retour à l’emploi des seniors tel que prévu à l’article 17 de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005, bénéficient, à l’issue de leur contrat, d’une indemnité de même nature que l’indemnité visée à l’article L.122-3-4 du Code du travail et d’un montant égal à celle-ci. » L'État transposera par décret, pris sur le fondement de l'article L.122-2 du code du travail, cette disposition conventionnelle. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors d’examiner les difficultés liées au changement de régime de protection sociale pour les salariés qui créent leurs propres activités ; de créer les conditions dans lesquelles l’entreprise dans le cadre d’un accord de GPEC (action n°8) pourrait verser une indemnité défiscalisée et désocialisée dès lors qu’elle est versée au capital de la société en création ; de faciliter la création, par une ou plusieurs entreprises, de « couveuses », c'est-à-dire la mise en place de contrats d’appui à la création d’entreprise dans le cadre d’un accord GPEC ; d’ouvrir l’accès aux dispositifs d’encouragement à la création d’entreprises aux créations dans le cadre d’un accord de GPEC. Il conviendra d’examiner les conditions dans lesquelles le senior qui souhaite créer son entreprise peut démissionner et bénéficier des mêmes avantages que le salarié licencié devenu chômeur indemnisé. Sont notamment visées : l’exonération de charges sociales les premières années (qui existe sous la forme de l’ACCRE pour les chômeurs) et l’avance remboursable EDEN ; d’examiner l’extension du prolongement à 3 ans de l’ACCRE à l’ensemble des demandeurs d’emploi (indemnisés ou non) et titulaires de minima sociaux, ce qui concernerait directement les seniors. ACTION N°22 Développer d’emploi les nouvelles formes Afin de dynamiser le marché du travail pour les salariés en fin de carrière, l’État s’engage à favoriser, en lien avec les partenaires sociaux, le développement de nouvelles formes d’emploi qui apparaissent plus particulièrement adaptées à ces salariés. Quatre dispositifs paraissent particulièrement concernés : • Les groupements d'employeurs 18 Article 16 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Le développement du travail à temps partagé spécialement par la mise en place de groupement d'employeurs, est de nature à faciliter l’emploi de seniors susceptibles d’intervenir dans les entreprises membres de ces groupements. À cet effet, les branches professionnelles et les structures territoriales des organisations patronales représentatives sont encouragées à rechercher les possibilités de mise en place de tels groupements. Lorsque ces groupements seront composés majoritairement d’entreprises relevant d’une même branche professionnelle, leurs salariés bénéficieront des dispositions conventionnelles applicables dans ladite branche. Dans les autres cas, les groupements détermineront, avec les organisations syndicales de salariés représentatives, la convention collective de rattachement. » L’État accompagnera cette démarche dans le cadre de conventions de promotion de l’emploi signées avec les fédérations de groupements d'employeurs. • Les associations de travail à temps partagé L’ANPE, en lien avec les DRTEFP, se rapprochera de la Fédération Nationale des Associations de Travail en Temps Partagé pour expérimenter, d’abord dans quelques régions, une association plus étroite de ces structures au service public de l’emploi. • Les entreprises de travail à temps partagé La loi n°2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a inséré dans le code du travail un nouveau chapitre relatif au travail à temps partagé. Il s’agit d’autoriser la création d’entreprises ayant pour activité exclusive la mise à disposition de salariés qualifiés, embauchés sous contrat à durée indéterminée, auprès d’entreprises clientes en dehors de la réglementation relative au travail temporaire. L’État s’engage à examiner les conditions d’une mobilisation de ce nouveau dispositif en faveur notamment du retour à l’emploi des salariés âgés. • Le portage salarial L’État propose qu’une convention État / Unédic / fédérations professionnelles du secteur permette d’ici fin 2006 de définir les bonnes pratiques à privilégier, ainsi que les droits ouverts aux personnes concernées. Il s’agit d’une démarche de nature expérimentale, préalable à la diffusion de ce type d’emploi en direction d’un public senior. La mise en œuvre de ces dispositions fera l’objet d’une évaluation. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°23 Renforcer l’aide dégressive à l’employeur pour l’embauche de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans Article 1er §9 de la convention du 18 janvier 2006, relative à l’aide au retour à l’emploi et à l’indemnisation du chômage : « Seule l’embauche d’un allocataire âgé de 50 ans et plus par une autre entreprise que celle dans laquelle il exerçait son activité précédente, ou l’embauche d’un allocataire indemnisé depuis plus de 12 mois ouvre droit au versement de l’aide dégressive à l’employeur, dans la limite de la durée de versement de l’ARE différentielle visée à l’article 1er §8 de la convention du 18 janvier 2006. L’Unédic mobilisera à cet effet une enveloppe annuelle de 75 millions d’euros. » ACTION N°24 Mettre en place des mécanismes d'intéressement à la reprise d'activité favorables pour les demandeurs d'emploi de plus de 50 ans L'État, dans le cadre de la loi pour le retour à l'emploi et sur les droits et les devoirs des bénéficiaires de minima sociaux, renforce les mécanismes d'intéressement des bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et du revenu minimum d’insertion (RMI) et améliore leur accompagnement. En outre, l’article 1er §8 de la convention du 18 janvier 2006, relative à l’aide au retour à l’emploi et à l’indemnisation du chômage prévoit que : « Lorsqu’un allocataire de 50 ans et plus ou indemnisé depuis plus de 12 mois reprend un emploi, dans une autre entreprise que celle dans laquelle il exerçait son activité précédente, qui n’entre pas dans le champ des règles applicables aux activités réduites, et dont la rémunération est, pour une même durée du travail, inférieure d’au moins 15 % à la rémunération de son emploi précédent, il perçoit une ARE différentielle de reclassement. Cette ARE dont l’objet est de compenser sa baisse de rémunération, lui est versée mensuellement pour une durée qui ne peut excéder la durée maximum de versement de ses allocations et dans la limite d’un montant total plafonné à 50 % de ses droit résiduels à l’ARE. » 19 OBJECTIF N°4 AMÉNAGER LES FINS DE CARRIÈRE ACTION N°25 Développer la pratique du tutorat dans l’entreprise Article 10 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Organiser la transmission des savoirs et des savoir-faire au sein de l’entreprise doit constituer un objectif prioritaire de la gestion des ressources humaines. La pratique du tutorat, du parrainage ou de toute autre modalité de transmission des savoirs et des savoir-faire est de nature à contribuer à la réalisation d'un tel objectif dès lors qu'elle est conçue et mise en œuvre de façon à permettre un échange réciproque d'expériences et de connaissances entre le salarié ou les salariés chargés de cette mission et le salarié concerné. Pour faciliter le développement du tutorat, du parrainage ou de toute autre modalité de transmission des savoirs et des savoir-faire, et veiller à son intérêt tant pour le ou les salariés chargés de cette mission que pour le salarié concerné, les entreprises pourront confier cette mission à des salariés volontaires, ayant une légitimité professionnelle fondée sur une expérience reconnue en se référant, lorsqu'elles existent, aux dispositions conventionnelles de branche en vigueur. La transmission des savoirs et des savoir-faire est un échange, valorisant pour les seniors, entre un salarié qui a besoin d'un accompagnement et un ou des salariés de plus de 45 ans qui transmettent leur savoir et leur expérience. L'exercice de la mission ainsi confiée au salarié devra être pris en compte dans l'appréciation de ses résultats individuels. » Si le développement du tutorat doit reposer prioritairement, comme l’ont souhaité les partenaires sociaux, sur des salariés encore en activité au travers notamment d’accords de branche, il convient également de permettre le retour dans l’entreprise du salarié volontaire, qui aurait déjà pris sa retraite, pour y exercer des missions de tutorat. À cet effet, il est proposé les mesures suivantes : - le tuteur reste affilié aux régimes de sécurité sociale dont il relevait antérieurement si la prestation du tutorat est rémunérée. Le tuteur bénéficie, dans tous les cas, d’une protection AT-MP. - pour accroître l’attractivité du dispositif, et sur la base d’une définition précise du tutorat, les rémunérations du tuteur ne seront pas prises en compte au titre des règles de cumul emploiretraite. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors ACTION N°26 Anticiper le déroulement de la fin de carrière Article 18 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Au vu des informations qui lui sont fournies par les régimes de sécurité sociale auxquels il a cotisé et ses caisses de retraite complémentaire, à titre strictement personnel et dont il est le seul propriétaire, le salarié de 55 ans et plus peut, à sa demande, faire le point avec son responsable hiérarchique des modalités de sa fin de carrière, à l'occasion de l'entretien professionnel visé à l’article 5 ci-dessus. » La mise en œuvre du droit à l’information sur la retraite, prévue par la loi du 21 août 2003, permettra aux salariés de disposer d’une information fiable et complète, grâce à la mise en commun par l’ensemble des régimes (base, complémentaire, privé, public) des données concernant sa retraite. Les importants travaux préparatoires sont en cours dans le cadre du Groupement d’intérêt public « info retraite » constitué en juillet 2004 afin de coordonner l’organisation des transmissions d’information et les missions respectives entre les 38 régimes concernés. Les décrets d’application seront publiés au cours du mois de juin 2006 et ils fixeront le calendrier de réalisation progressive de l’objectif d’informer l’ensemble des assurés ainsi que la fréquence de l’information et sa teneur. ACTION N°27 Passer à temps partiel tout en continuant à cotiser pleinement pour la retraite Article 19 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Sans préjudice des accords collectifs de branche ou d’entreprise existants, les salariés âgés de 55 ans et plus qui le souhaitent, bénéficieront, en accord avec leur employeur, d’aménagements de leurs horaires de travail, y compris sous forme de temps partiel, organisés sur la semaine, le mois ou l’année. Les entreprises s’efforceront de limiter l’impact de ces aménagements d’horaires sur les droits à retraite à taux plein des intéressés. » 20 Depuis la loi quinquennale du 20 décembre 1993, les salariés passant du temps plein au temps partiel ont la possibilité de cotiser sur la base du salaire qu’ils auraient perçu s’ils avaient été à temps plein. Le recours à ce dispositif est subordonné à la conclusion d’un accord entre le salarié et l’employeur. Le surplus de cotisation est réparti comme les cotisations elles-mêmes entre l’employeur et le salarié. L’employeur peut néanmoins prendre en charge, dans des conditions fixées par l’accord, tout ou partie du surplus de cotisation salariale. La loi du 21 août 2003 a étendu le dispositif aux salariés dont le contrat de travail a été conclu à temps partiel dès l’origine, aux salariés pluriactifs et aux salariés non rémunérés en fonction d’un nombre d’heures de travail. Les décrets d’application sont parus le 3 novembre 2005. Les partenaires sociaux ont décidé d’appliquer le même dispositif dans le cadre des régimes complémentaires. Le Gouvernement s’attachera à prendre toute mesure utile à son plein essor. ACTION N°28 Utiliser le compte épargne temps pour aménager sa fin de carrière Le mécanisme du compte épargne temps peut permettre l’allongement de l’activité des seniors. Il s’agit d’économiser du temps libre durant les années de forte activité pour compenser ultérieurement la diminution d’activité et de revenus résultant d’un passage à temps partiel. La loi du 31 mars 2005 portant réforme de l’organisation du temps de travail dans l’entreprise a largement modifié le dispositif, désormais mieux adapté pour accueillir des droits importants. Le montant des droits épargnés et la durée d’utilisation de ceux-ci ne sont plus limités. Dès lors, si le salarié le souhaite et sans que le compte épargne temps ait vocation à jouer le rôle d’un dispositif de préretraite, le compte épargne temps peut être utilisé pour aménager une fin de carrière avec une activité réduite, sans perte de revenu. Cette épargne de long terme devrait être facilitée par la transférabilité des droits lors d’un changement d’employeur. Les partenaires sociaux, à qui il revient de définir la majeure partie du dispositif, sont invités à prévoir un mécanisme adéquat notamment au niveau des branches professionnelles et des entreprises qui pourrait reposer sur une gestion externalisée des droits acquis au titre du compte. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors L’État pourrait pour sa part assurer la neutralité fiscale et sociale pour les intéressés et la Sécurité sociale en cas de transfert de ces droits. ACTION N°29 Promouvoir la retraite progressive La retraite progressive permet au salarié âgé de plus de 60 ans de poursuivre à temps partiel une activité, tout en bénéficiant d’une fraction de sa pension, inversement proportionnelle à la durée travaillée. Le salarié améliore en outre ses droits à retraite définitifs. Le dispositif offre donc à l’employeur et au salarié un outil de transition souple et rationalisé entre l’activité et la retraite. Le bénéfice de la retraite progressive sera ouvert jusqu’en 2008 aux salariés justifiant de 150 trimestres validés. À l’échéance de 2008, le dispositif sera évalué au regard de ses effets sur l’emploi des seniors. Les textes d’application (décret simple et décret en Conseil d’État) seront publiés dans les jours suivant la présentation du plan. Il appartiendra aux partenaires sociaux d’examiner l’extension de ce dispositif dans le cadre des régimes complémentaires. ACTION N°30 Renforcer le caractère incitatif de la surcote Le prolongement d’activité au-delà de 60 ans et de la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier du taux maximal de liquidation de pension est quant à lui encouragé par le dispositif de surcote introduit par la loi du 21 août 2003, qui conduit à majorer la pension de 3 % par année supplémentaire travaillée. Des mesures complémentaires sont prises pour améliorer l’incitation à la prolongation d’activité. Le conseil d’orientation des retraites, saisi par le Premier ministre, a rendu un avis le 14 février 2006, dans lequel il souligne l’intérêt d'un barème progressif en fonction de la durée de la prolongation d'activité ou de l'âge pour donner un signal sans prendre de risques financiers excessifs. 21 Il est donc proposé d’augmenter le taux de la surcote de la façon suivante : - 3 % la première année ; - 4 % les années suivantes ; - et 5 % au-delà de 65 ans. Il appartiendra aux partenaires sociaux d’examiner l’extension de ce dispositif, essentiel à l’incitation à la prolongation d’activité, aux régimes complémentaires. ACTION N°31 Elargir les possibilités de cumul emploiretraite pour les bas-salaires Aujourd’hui, le cumul d'un revenu d'activité et de pensions est autorisé lorsque la somme de ces revenus ne dépasse pas le dernier salaire d’activité perçu avant le départ en retraite. Cette limite apparaît souvent défavorable pour les bas salaires. Pour répondre au souhait exprimé par les partenaires sociaux à l’article 22 de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005, et sur la base de l’avis rendu par le Conseil d’orientation des retraites le 14 février 2006, le cumul sera facilité pour les bas salaires. Ainsi, le cumul emploi-retraite sera désormais également ouvert dans les cas où la somme des nouveaux revenus d’activité et des revenus de pension (base et complémentaires) n’excède pas 1,6 SMIC. Il appartiendra aux partenaires sociaux d’examiner l’alignement sur ce seuil au sein des régimes complémentaires pour en assurer la compréhension et l’efficacité pour les assurés. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 22 OBJECTIF N°5 ASSURER UN SUIVI TRIPARTITE DANS LA DURÉE Afin d’assurer le suivi du plan d’action et de concrétiser dans la durée l’engagement de l’État et des partenaires sociaux, un groupe permanent de suivi sera mis en place, composé de 5 représentants de l’État, 5 représentants des syndicats de salariés, 5 représentants des syndicats d’employeurs et organisations professionnelles. Ce groupe a pour missions, en lien avec le Conseil d’orientation des retraites et le Conseil d’orientation pour l’emploi : - de définir et de suivre quelques indicateurs globaux de performance (taux d’emploi des seniors, réduction de la durée moyenne de chômage, cessations d’activité avant 60 ans) et quelques indicateurs de mobilisation des moyens sur les principaux objectifs fixés par le plan d’action. - d’élaborer et de suivre un tableau de bord des actions menées par les parties prenantes au plan. - de proposer aux parties prenantes toute action de nature à renforcer l’efficacité de la mise en œuvre du Plan ou d’améliorer les connaissances statistiques en matière d’emploi, de formation et de conditions de travail des seniors. Le secrétariat de ce groupe est assuré par la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle. Il peut associer à ses travaux les experts de son choix. Il remet chaque année aux parties prenantes et aux membres du comité supérieur de l’emploi une note de synthèse de ses travaux. Une communication en Conseil des ministres du ministre en charge de l’emploi aura lieu chaque année afin de faire le point sur la mise en oeuvre et le suivi du plan et de proposer, au regard des bilans d’étape, les ajustements qui pourraient être rendus nécessaires. Le Parlement sera également informé, au travers de ses commissions compétentes, des travaux du groupe permanent de suivi et sera destinataire de la note de synthèse annuelle. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 23 Développement des sigles utilisés dans le Plan A B C D E F G H O P R S V ACCRE AFPA ANACT ANDCP ANI ANPE APEC ARACT ARE ASS ATEON AT-MP Aide aux chômeurs créateurs et repreneurs d'entreprise Association pour la formation professionnelle des adultes Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail Association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel Accord national interprofessionnel Agence nationale pour l'emploi Association pour l'emploi des cadres Agence régionale pour l'amélioration des conditions de travail Allocation de retour à l'emploi Allocation de solidarité spécifique Age, travail, emploi, observatoire national Accidents du travail, Maladies professionnelles CCREFP CHSCT CIBC CIE CIF CNAMTS COPIRE CPNE CPNFP CPTE CRAM Comité de coordination régional pour l'emploi et la formation professionnelle Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail Centre inter-institutionnel de bilans de compétences Contrat initiative emploi Congé individuel de formation Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés Commission paritaire interprofessionnelle régionale de l'emploi Commission paritaire nationale de l'emploi Comité paritaire national pour la formation professionnelle Commission paritaire territoriale de l'emploi Caisse régionale d'assurance maladie EDEC EDEN Engagement de développement de l'emploi et des compétences Encouragement au développement d'entreprises nouvelles BOP DIF DRH DRTEFP Budget opérationnel de programme Droit individuel à la formation Directeur des ressources humaines Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle FACT Fonds pour l'amélioration des conditions de travail HALDE Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité GPEC OCDE OPACIF OPCA ORST Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences Organisation de coopération et de développement économique Organisme paritaire collecteur agréé gestionnaire du congé individuel de formation Organisme paritaire collecteur agréé Observatoire régional de la santé au travail PAS-AFPA PME Programme d'activité subventionné de l'Association pour la formation professionnelle des adultes Petites et moyennes entreprises SMIC SPE Salaire minimum interprofessionnel de croissance Service public de l'emploi RMI VAE Revenu minimum d'insertion Validation des acquis de l'expérience Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 24 janvier 2008 FICHES SERVICES ANPE LE RECRUTEMENT DES SENIORS Les SENIORS sont un plus pour votre entreprise. L’ANPE et l’ASSÉDIC vous accompagnent dans leur recrutement. Parce que le marché du travail évolue, parce que l’expérience est capitale pour votre entreprise, parce que la diversité est un facteur de richesse et de créativité, avec les seniors, votre entreprise est plus performante. Aujourd’hui, bien gérer les ressources humaines nécessite d’être proactif, pour conserver et attirer les meilleurs talents, les seniors sont un facteur de performance pour votre entreprise et son développement. l’anpe et l’assÉDic vous accompaGnent Dans le recrutement De seniors De la définition des bons profils à l’intégration au sein de votre société, l’ANPE vous conseille et vous guide tout au long de vos recrutements. Un accompagnement sur mesure et efficace, qui peut comprendre notamment : Un diagnostic précis de vos besoins en compétences, avec une analyse de poste, in situ, si vous le souhaitez, permet de s’assurer avant l’embauche, de l’adéquation du candidat au poste de travail que vous avez à pourvoir, La pré-sélection des candidats seniors à partir des critères que vous aurez déterminés avec votre conseiller référent, Un suivi de l’intégration du salarié dans votre entreprise, Une évaluation en milieu de travail préalable au recrutement (EMTPR) qui Une information complète sur les aides et mesures à l’emploi dont vous pouvez bénéficier, avec une prise en charge des démarches à effectuer le cas échéant. Votre conseiller peut également vous proposer la mise en œuvre de dispositifs spécifiques comme la Méthode de recrutement par simulation. Cette méthode consiste à repérer les compétences et les habiletés des candidats et permet donc d’élargir les critères de recrutement. De nombreuses entreprises s’engagent pour la diversité et l’emploi des seniors. Les fédérations et les branches professionnelles se mobilisent également, pour faire connaître et promouvoir des dispositifs susceptibles de favoriser l’emploi des seniors auprès de leurs adhérents. - Grand Optical - Société Générale - Eiffage - Carrefour - Auchan - SNCF - Suez … Des mesures actives pour favoriser l’emploi des seniors Il existe diverses mesures ou contrats spécifiques qui peuvent faciliter l’emploi des personnes seniors dans votre entreprise. Votre conseiller saura vous conseiller sur les dispositifs les plus adaptés à votre situation. • Le Contrat initiative emploi (CIE) C’est un contrat CDI à temps plein ou partiel. Ses principaux avantages : l’État prend en charge une partie de la rémunération du salaire du senior travaillant dans votre entreprise et vous êtes exonéré des cotisations patronales de sécurité sociale liées à son embauche. • L’Aide dégressive employeur est versée par l’Unédic pour les demandeurs indemnisés au titre de l’ARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi). • Le Contrat de professionnalisation CDI ou CDD, ce contrat permet à un senior d’exercer une activité dans votre entreprise tout en suivant une formation en relation avec cette activité. Votre entreprise bénéficie alors de différents financements et exonérations. • L’Action de formation préalable à l’embauche, pour les demandeurs d’emploi indemnisés TBWA\CORPORATE - © Valerie Winckler au titre de l’ARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi) et l’Action préparatoire au recrutement, pour les demandeurs d’emploi sans revenu, ou bénéficiaires de l’ASS (Allocation de solidarité spécifique) ou du RMI (Revenu minimum d’insertion) permettent à un demandeur d’emploi dont le profil est proche de celui que vous recherchez d’acquérir la qualification ou les compétences professionnelles requises pour accéder à l’emploi disponible dans votre entreprise. Plus DE 50 ANS, un atout pour Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 Issu de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 négocié par les partenaires sociaux, le plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors a pour but d’accroître la proportion des seniors sur le marché du travail, en luttant contre les causes de leur exclusion, en favorisant leur employabilité et en sécurisant leurs parcours professionnels. Les actions s’articulent autour de quatre objectifs : • l’évolution des mentalités, • le maintien dans l’emploi, • le retour à l’emploi, • l’aménagement des fins de carrière. Retrouvez l’intégralité du plan national d’action concerté sur : www.cohesionsociale.gouv.fr ou www.emploidesseniors.gouv.fr www.cohesionsociale.gouv.fr Info Emploi : 0821 347 347 (0,12 euro/mn.) Conception-réalisation : OGILVY - Crédits photos R. DEPARDON et banque d’images Photodisc pour les pages 4, 7, et 9 - DAGEMO/SDCA 02/2007 - DAG0616bis L’ENTREPRISE. Notre avenir se construit à tout âge. www.emploidesseniors.gouv.fr SOMMAIRE En France, l’âge a longtemps servi de variable d’ajustement du marché du travail. La conséquence : le taux d’emploi actuel des personnes âgées de 55 à 64 ans est de 37,9 %, parmi les plus bas de l’Union européenne (1). Les partenaires sociaux et les pouvoirs publics visent ensemble à porter ce taux à 50 % d’ici à 2010. ANTICIPER AVEC VOS SALARIÉS LEUR DEUXIÈME PARTIE DE CARRIÈRE MOTIVER vos salariés en milieu de carrière. Notre pays et ses entreprises vont connaître une profonde évolution démographique due à l’allongement de l’espérance de vie et au vieillissement des générations du baby boom. Les entreprises sont donc confrontées, dès aujourd’hui, à deux enjeux majeurs : RECONNAÎTRE la valeur de leur expérience. 1. l’emploi : d’ici 2015, le nombre de postes à pourvoir augmentera fortement et 80% correspondront à des départs en fin de carrière. Quel que soit le secteur d’activité, les entreprises vont faire face à des difficultés de recrutement et à une perte de savoir-faire, si elles n’anticipent pas ces évolutions. ACTUALISER et développer leurs compétences. ENRICHIR leurs pratiques professionnelles par le partage et l’échange des savoir-faire. LAISSER à chaque salarié la possibilité de poursuivre son activité au-delà de 60 ans. 2. la cohésion entre les générations : la mixité des âges, en permettant d’assurer la transmission de la mémoire et des savoir-faire, est un élément de la compétitivité des entreprises. FAVORISER LE RECRUTEMENT DES PLUS DE 50 ANS VEILLER à l’égalité des chances tout au long de la vie. DONNER une nouvelle chance aux seniors demandeurs d’emploi. AMÉLIORER LA QUALITÉ DU TRAVAIL DANS VOTRE ENTREPRISE AMÉLIORER les conditions de travail tout au long de la vie professionnelle. AMÉNAGER les fins de carrière. Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 Issu de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 négocié par les partenaires sociaux, le plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors a pour but d’accroître la proportion des seniors sur le marché du travail, en luttant contre les causes de leur exclusion, en favorisant leur employabilité et en sécurisant leurs parcours professionnels. Les actions s’articulent autour de quatre objectifs : • l’évolution des mentalités, • le maintien dans l’emploi, • le retour à l’emploi, Dans les entreprises qui se préoccupent de la question du vieillissement, l’implication des partenaires sociaux est un des facteurs du succès de la mise en œuvre des politiques de gestion prévisionnelle des emplois, des compétences et des âges et d’amélioration des conditions de travail. La sensibilisation et la mobilisation de tous les acteurs de l’entreprise sur la place des salariés expérimentés dans le monde du travail sont nécessaires pour que les mentalités évoluent et que des pratiques innovantes, profitant à toutes les entreprises et à tous les salariés, se développent. (1) Source : Eurostat (moyenne de l’UE 25 fin 2005 : 42,5 %) Une mobilisation de tous en faveur de l’emploi des plus de 50 ans L’emploi des salariés de plus de 50 ans constitue un réel enjeu de dialogue social au sein de l’entreprise. De bonnes conditions de travail sont nécessaires à toute politique de gestion des âges. Les rendez-vous annuels de négociations ou de rencontres avec les représentants du personnel sont l’occasion d’aborder des sujets tels que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la formation ou les conditions de travail. L’implication de tous les acteurs de l’entreprise est indispensable pour favoriser le maintien en emploi ou le recrutement des salariés de plus de 50 ans. • l’aménagement des fins de carrière. Retrouvez l’intégralité du plan national d’action concerté sur : www.cohesionsociale.gouv.fr www.emploidesseniors.gouv.fr 3 ANTICIPER avec vos salariés leur deuxième partie de carrière À 50 ans, un salarié n’est plus à la fin de son parcours professionnel. C’est au contraire pour vous le moment de définir avec lui le contenu de sa deuxième partie de carrière. De nouveaux outils vous aideront à : MOTIVER VOS SALARIÉS en milieu de carrière Il permet à l’entreprise et au salarié d’anticiper la deuxième partie de la vie professionnelle. C’est un droit pour chaque salarié ayant atteint l’âge de 45 ans. Cet entretien doit se renouveler ensuite tous les 5 ans. L’entretien professionnel de deuxième partie de carrière L’entretien professionnel est l’occasion privilégiée de faire un point sur les parcours professionnels de vos salariés, d’étudier leurs possibilités d’évolution et d’améliorer leurs conditions de travail. Il peut aussi déboucher sur la définition d’un parcours de formation. C’est également l’occasion d’envisager avec vos salariés le moment et les conditions de leur passage à la retraite. Vous pouvez alors notamment évoquer les possibilités qui leur sont ouvertes en cas de prolongement d’activité après 60 ans, telles que la retraite progressive ou la surcote. RECONNAÎTRE la valeur de leur expérience La VAE permet à tout salarié de faire reconnaître son expérience professionnelle, d’au moins 3 ans, afin d’obtenir une certification, c’est-à-dire un diplôme ou un titre à finalité professionnelle. La validation des acquis de l’expérience (VAE) Vos contacts Pour toute information sur la VAE : www.vae.gouv.fr Pour en savoir plus sur l’Association pour la formation professionnelle des adultes : AFPA (www.afpa.fr) Cette démarche est particulièrement adaptée aux salariés expérimentés. Vous pouvez décider d’inscrire les actions de VAE dans le plan de formation de votre entreprise. La VAE est un dispositif cohérent et intéressant pour les salariés de plus de 50 ans : il privilégie l’expérience acquise avec l’âge. Le diplôme renforce leurs atouts professionnels et la reconnaissance des compétences est un élément de motivation. Les dossiers de VAE des salariés de plus de 45 ans bénéficient d’une prise en charge accélérée par les OPACIF. ACTUALISER ET DÉVELOPPER leurs compétences Pour les modalités de mise en œuvre, n’hésitez pas à contacter votre branche professionnelle. La période de professionnalisation a pour objectif l’évolution et le maintien dans l’emploi des salariés, en leur permettant d’acquérir une qualification professionnelle ou de participer à une action de formation. Elle peut être mise en œuvre, soit à l’initiative du salarié dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF), soit à votre initiative dans le cadre du plan de formation. La période de professionnalisation C’est l’instrument privilégié pour permettre à un salarié d’analyser ses compétences professionnelles et à l’entreprise d’examiner avec lui ses perspectives d’évolution. Le bilan de compétences encourage le salarié à défi nir un projet professionnel pour sa deuxième partie de carrière et à s’engager dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE). Le bilan de compétences Vos contacts Pour les modalités de financement, adressez-vous aux Organismes paritaires collecteurs agréés gestionnaires du congé individuel de formation (OPACIF) ou aux Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) vous concernant. Tout salarié, à compter de 45 ans et sous réserve d’une ancienneté minimum d’un an dans l’entreprise ou après 20 ans d’activité professionnelle, peut vous demander de bénéficier d’un bilan de compétences. Vos contacts Pour toute information relative aux dispositifs de formation : www.orientationformation.fr Elle est ouverte en priorité au salarié de 45 ans et plus, ou ayant plus de 20 ans d’activité professionnelle, et se déroule en alternance. Les accords de branche et d’entreprise fixent les objectifs, en fonction des besoins des entreprises et des personnes concernées (évolution des métiers, qualification, public concerné). La prise en charge des dossiers des salariés de plus de 45 ans par les OPACIF est considérée comme prioritaire. www.emploidesseniors.gouv.fr 5 FAVORISER ENRICHIR LEURS PRATIQUES PROFESSIONNELLES par le partage et l’échange des savoir-faire le recrutement des plus de 50 ans Le tutorat est un outil qui améliore la transmission des savoir-faire spécifiques à un métier ou à votre entreprise. Il favorise également l’intégration des plus jeunes. Le tutorat Vous pouvez confier la mission de tutorat prioritairement à des salariés de plus de 45 ans, encore en activité. Il est important de prendre en compte cette mission dans l’appréciation de leurs résultats individuels. Elle peut également être assurée par un ancien salarié déjà retraité et souhaitant reprendre une activité pour une durée limitée. Dans ce cas, des règles de cumul emploi-retraite plus favorables sont prévues (décret en cours d’adoption). Le tutorat : dispositif-clé de la politique de gestion des âges chez Mécanique Chaudronnerie des Flandres (MCF) Dans cette entreprise de 46 salariés, le tutorat est un axe majeur de la politique de gestion des âges. En collaboration avec l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT), MCF a formé ses ouvriers de plus de 50 ans à la transmission des savoirs et compétences nécessaires à chaque poste. Le Fonds social européen a participé au financement de ce projet. VEILLER À L’ÉGALITÉ DES CHANCES tout au long de la vie La diversité des âges permet à l’entreprise d’avoir une pyramide des âges équilibrée et de mieux anticiper le choc démographique des départs massifs en retraite. La diversité des âges Aux dires de tous, cette coopération entre les générations permet aux plus jeunes d’acquérir beaucoup plus vite un niveau d’expertise de qualité. Vos contacts LAISSER À CHAQUE SALARIÉ LA POSSIBILITÉ de poursuivre son activité au-delà de 60 ans Plusieurs mesures sont possibles. Le salarié qui remplit les conditions pour partir en La surcote retraite à taux plein et qui choisit de poursuivre son activité après 60 ans améliore sa pension de 3% la première année, puis de 4 % par an les années suivantes et de 5% par an après 65 ans. Pour plus de renseignements : www.halde.fr Afin d’améliorer le taux d’emploi des plus de 50 ans, certaines mesures favorisant leur embauche ont été prises. DONNER UNE NOUVELLE CHANCE aux seniors demandeurs d’emploi La retraite progressive offre la possibilité d’instaurer une période de transition souple entre activité et départ en retraite. Elle favorise la transmission des savoir-faire. Ce dispositif est ouvert aux salariés de votre entreprise, âgés de plus de 60 ans, justifiant de 150 trimestres validés et qui travaillent à temps partiel. Les salariés bénéficient alors d’une partie de leur pension (base et complémentaire), qui varie en fonction de la durée travaillée, tout en continuant à améliorer leurs droits à retraite définitifs. La retraite progressive Le CDD Un CDD d’une durée maximum de 18 mois, renouvelable une fois, peut être conclu avec un salarié de plus de 57 ans, inscrit depuis plus de 3 mois comme demandeur d’emploi ou en convention de reclassement personnalisé. Pour reprendre une activité, un retraité doit respecter un plafond de revenus (salaire et pension) égal au dernier salaire ou à 1,6 SMIC. Un délai de six mois doit être respecté avant une reprise d’activité chez son dernier employeur. Le CIE Vous pouvez informer les salariés de plus de 55 ans de ces mesures lors des entretiens professionnels de deuxième partie de carrière. Renseignez-vous sur ces dispositifs : à partir de 2010, dans toutes les branches professionnelles, il ne sera plus possible de procéder à des mises à la retraite d’office de salariés avant qu’ils atteignent l’âge de 65 ans. Recourir au contrat initiative emploi (CIE) Les entreprises peuvent bénéficier du CIE en recrutant des demandeurs d’emploi. Ainsi, en 2006, 20 000 CIE ont été réservés au bénéfice de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. Vos contacts Vous pouvez également vous informer sur le site : www.info-retraite.fr Adapter le recours aux contrats à durée déterminée à partir de 57 ans Ce contrat à durée déterminée (CDD) permet de favoriser le retour à l’emploi et de faciliter pour les entreprises le recrutement de salariés de plus de 57 ans. Le cumul emploi-retraite Pour plus d’informations, contactez la Caisse nationale d’assurance vieillesse : www.retraite.cnav.fr ou la Mutualité sociale agricole : www.msa.fr L’âge ne doit pas être un critère à prendre en compte lors du recrutement d’un salarié ou lors de l’examen de son évolution de carrière. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances (HALDE) exerce sa vigilance afin de sanctionner les discriminations fondées notamment sur l’âge en matière de recrutement et de gestion de carrière. Le contrat de professionnalisation Utiliser le contrat de professionnalisation Ce contrat est un dispositif prioritaire pour favoriser la réinsertion des salariés de 45 ans et plus en leur assurant une qualification. Vos contacts Pour plus d’informations, contactez l’Agence nationale pour l’emploi : www.anpe.fr et la Caisse nationale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles : www.cnasea.fr www.emploidesseniors.gouv.fr 7 Le recrutement par simulation AMÉLIORER la qualité du travail dans votre entreprise Recourir au recrutement par simulation L’ANPE propose aux entreprises le recrutement par simulation. Cette méthode permet d’élargir les recherches de candidat par un repérage précis des capacités nécessaires au poste de travail proposé. Elle s’applique à tout secteur et pour tout type de poste. La simulation offre une réponse personnalisée aux besoins des entreprises et permet aux personnes de plus de 50 ans en recherche d’emploi de valoriser des compétences et habiletés qui n’apparaissent pas toujours sur des CV. L’aide dégressive à l’employeur Bénéficier de l’aide dégressive L’aide dégressive vous soutient financièrement pour le recrutement d’un demandeur d’emploi indemnisé et âgé d’au moins 50 ans. Les Assédics peuvent vous accompagner lorsque vous recrutez un demandeur d’emploi de plus de 50 ans, en versant à votre entreprise une aide financière, dite « aide dégressive à l’employeur ». Elle est versée dans la limite de la durée des droits restants du demandeur d’emploi. Suppression progressive de la contribution Delalande La contribution Delalande sanctionne financièrement les entreprises qui rompent le contrat de travail de salariés de plus de 50 ans. Elle s’est révélée être un frein à l’embauche. Depuis la fin de l’année 2006, la contribution n’est plus due pour tout salarié nouvellement embauché dont le contrat de travail serait ensuite rompu. La suppression défi nitive interviendra en 2008. Vos contacts Pour plus d’informations, contactez l’assurance chômage Unédic/Assédic: www.assedic.fr AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL tout au long de la vie professionnelle Recourir au fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) par la mise en place d’actions prenant en compte les différents âges des salariés. FACT et ANACT Vos contacts Les demandes concernant le FACT doivent être adressées aux Directions régionales du travail, de l’emploi et la formation professionnelle (DRTEFP) par les entreprises. Autres partenaires : - ANACT / ARACT : www.anact.fr - Organisations syndicales de salariés et d’employeurs - Conseil régional Le FACT, géré par le Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, finance les projets des petites et moyennes entreprises (PME), des très petites entreprises (TPE) et des branches professionnelles, qui visent l’amélioration des conditions de travail des salariés âgés, tels que : - l’aide au diagnostic, - les prestations de conseil en ergonomie, - les actions de formation pour l’encadrement de proximité et les membres du CHSCT. Ces projets doivent favoriser des emplois de qualité et reposer sur un dialogue social actif au sein de l’entreprise. S’appuyer sur l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) et son réseau (notamment les agences régionales : ARACT) L’ANACT a pour mission d’intégrer efficacement la gestion des âges tout au long de la vie professionnelle. En lien avec les partenaires sociaux, les entreprises et les salariés, elle développe des actions de sensibilisation, d’expérimentation et de transfert de bonnes pratiques sur la gestion des âges. L’accord de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL) Fin 2005, un accord a été conclu sur le travail des plus de 50 ans dans l’industrie laitière entre la FNIL et quatre organisations syndicales. Cet accord de branche insiste en particulier sur la prise en compte des conditions de travail, de la pénibilité des emplois et sur la prévention des risques professionnels. Ainsi, les salariés de plus de 50 ans qui sont affectés à des postes à forte pénibilité bénéficient d’une priorité d’affectation sur des postes de qualification équivalente, moins pénibles. www.emploidesseniors.gouv.fr 9 AMÉNAGER les fins de carrière Vous pouvez informer vos salariés sur ces dispositifs à l’occasion de l’entretien professionnel de deuxième partie de carrière. L’anticipation du moment et des modalités de départ en retraite permet d’encadrer de manière personnalisée la fin de carrière des salariés concernés. Cette démarche permet également à l’entreprise d’avoir une meilleure visibilité sur l’évolution de ses effectifs. Préparer le départ en retraite La mise en œuvre du droit à l’information sur la retraite permet à vos salariés de disposer d’une information complète des données concernant leur retraite : régimes de base, régimes complémentaires (secteur privé et secteur public). La solution collective de la société d’épargne La Mondiale sur l’aménagement des fins de carrière Près de 13 % des salariés de cette entreprise ont plus de 50 ans. Pour assurer à tous une fin de carrière motivante, des négociations impliquant tous les salariés ont été menées en 2006 et ont permis la mise en place de missions de tutorat, d’allégement du temps de travail et d’un compte épargne temps. Promouvoir le passage à temps partiel Le passage à temps partiel est l’un des moyens d’assurer une fin de carrière progressive. Avec votre accord, un salarié âgé de plus de 55 ans peut bénéficier d’aménagements de ses horaires de travail, notamment sous forme d’un temps partiel hebdomadaire, mensuel ou annuel. Les salariés à temps partiel ont la possibilité, avec l’accord de leur employeur, de cotiser pour la retraite, sur la base du salaire à temps plein. Vous pouvez prendre en charge tout ou partie du surplus de la cotisation du salarié. Après 60 ans, les salariés à temps partiel sont également susceptibles de bénéficier de la retraite progressive, qui leur permet de bénéficier d’une partie de leur pension. Recourir au compte épargne temps Le compte épargne temps peut notamment être utilisé pour aménager une fin de carrière, avec une activité réduite et sans perte de revenu, grâce au temps économisé durant les années antérieures. Soutien financier du Fonds social européen Les actions menées par les entreprises en faveur de l’emploi des seniors peuvent recevoir le soutien du Fonds social européen (FSE). L’Union européenne peut intervenir pour cofinancer, à hauteur maximale de 50%, certaines actions comme, notamment, les bilans de compétences à mi-carrière, les actions de formation pour le maintien des compétences, le tutorat, les mesures d’adaptation et d’organisation du travail, etc. Les informations sur les possibilités et les modalités de financement sont disponibles auprès des services FSE des directions régionales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Pour plus d’informations : www.travail.gouv.fr/fse Donner une chance à l’expérience d’un plus de 50 ans, c’est un très bon investissement. Les plus de cinquante ans allient en effet savoir-faire et dynamisme, envie d’apprendre plus et volonté de transmettre. Valoriser l’expérience, c’est un vrai projet d’entreprise. D’un côté, l’entreprise s’appuie sur le savoir-faire de ses salariés. De l’autre, les salariés, en validant les acquis de leur expérience, donnent un nouvel élan à leur carrière. Valoriser l’expérience, c’est un vrai projet d’entreprise. La vôtre de préférence. www.emploidesseniors.gouv.fr Notre avenir se construit à tout âge.