Le plan départemental de gestion des déchets du BTP de la Nièvre
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Le plan départemental de gestion des déchets du BTP de la Nièvre
Direction départementale de l’équipement de la Nièvre Les repères Le plan départemental de gestion des déchets du BTP de la Nièvre Juillet 2004 direction départementale de l'Équipement Nièvre SOMMAIRE PLAN DEPARTEMENTAL DE GESTION DES DECHETS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS DE LA NIEVRE 1. LA PROBLEMATIQUE................................................................................................3 LA RECUPERATION DES DECHETS DU BTP DANS LE MILIEU RURAL EST UN ELEMENT INCONTOURNABLE DU PLAN DEVANT LE RISQUE DE SUBSISTANCE DES DECHARGES SAUVAGES. .............................................................................................................................4 1.1. PRESENTATION DU DEPARTEMENT .................................................................................5 1.2. PRESENTATION DE L’ACTIVITE BTP SUR LE DEPARTEMENT ...........................................6 1.3. RESPONSABILITE DE LA GESTION DES DECHETS ..............................................................6 2. DEFINITION DES DECHETS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS..8 3. PRODUCTION DES DECHETS DU BTP DANS LA NIEVRE................................9 3.1. LES DECHETS DU BATIMENT ...........................................................................................9 HLM.....................................................................................................................................10 3.2. LES DECHETS DU SECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS.......................................................11 3.3. RECAPITULATIF DU GISEMENT OBTENU ........................................................................12 3.4. RESSOURCES EN MATERIAUX ET RECOURS AUX MATERIAUX RECYCLES .......................15 4. LA COLLECTE ET LE TRAITEMENT DES DECHETS......................................17 4.1. GESTION DES DECHETS INERTES ...................................................................................18 4.2. LA GESTION DES DIB ...................................................................................................20 4.3. LES DIS........................................................................................................................22 4.4. LES COUTS DE GESTION DES DECHETS ...........................................................................22 4.5. LES PRATIQUES DES ENTREPRISES DANS LA NIEVRE .....................................................23 4.6. ETAT DE LA VALORISATION ..........................................................................................24 5. LES INSTALLATIONS EXISTANTES.....................................................................26 5.1. COLLECTE ET POINTS D’ACCEUIL ..................................................................................26 5.2. LE TRAITEMENT ...........................................................................................................28 5.3. LES PROJETS D’INSTALLATIONS POUR DECHETS DU BTP..............................................29 6. ELABORATION DU SCHEMA DEPARTEMENTAL ...........................................31 6.1. PROPOSITION DE SCHEMA DEPARTEMENTAL ................................................................32 6.2. DIMENSIONNEMENT DES INSTALLATIONS PROPOSEES ..................................................37 6.3. ESTIMATION DES INVESTISSEMENTS .............................................................................40 7. ELEMENTS DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN DEPARTEMENTAL .................42 7.1. RECOURS AUX MATERIAUX INERTES RECYCLES ...........................................................42 7.2. LES EXPERIENCES DE TRI SUR CHANTIER OU DE REDUCTION DE VOLUME A LA SOURCE42 8. CONCLUSION AU PLAN DEPARTEMENTAL DE GESTION DES DECHETS DU BTP DE LA NIEVRE..................................................................................................43 9. MESURES D’ACCOMPAGNEMENT ......................................................................46 ANNEXES : - 1-CLAUSES DES MARCHES PUBLICS APPLICABLES AUX DECHETS 2-LISTE DES PRINCIPAUX TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 3-GLOSSAIRE 4-NOMENCLATURE DES DECHETS DE BTP 5-LISTES ET ADRESSES 2 1. LA PROBLEMATIQUE Plus de 31 millions de tonnes de déchets de chantiers de bâtiment et 100 millions de tonnes de déchets des travaux publics sont produits chaque année en France. Du fait de la multiplicité des intervenants sur chaque chantier, de la nature diverse des déchets et de la variabilité de leurs lieux de production, les conditions d'élimination des déchets de chantier sont incertaines, et encore trop souvent non réglementaires. Or, le code de l'environnement initie une politique ambitieuse de gestion des déchets axée sur le développement de la prévention, de l'information, de la valorisation et du recyclage avec la limitation du stockage des déchets réservés aux seuls déchets ultimes à partir du 1er juillet 2002. Ainsi, la recherche de solutions appropriées et la mise en place de filières spécifiques passe nécessairement par l'élaboration d'une planification de la gestion des déchets du BTP dans chaque département. La planification départementale de la gestion des déchets du BTP répond à une demande institutionnelle exprimée par la circulaire interministérielle du 15 février 2000 dont les six objectifs sont les suivants : 1. Appliquer le principe du «pollueur-payeur», 2. Mettre en place un réseau de collecte, de tri et d'élimination adapté, 3. Permettre de réduire à la source la production de déchets, 4. Réduire les volumes mis en décharge et augmenter l'effort de valorisation par tri et recyclage, 5. Instaurer des débouchés pérennes pour l'utilisation de matériaux recyclés, 6. Mieux impliquer les Maîtres d'Ouvrage Publics en développant la sensibilisation des acteurs (élus, entreprises…). Le plan départemental doit donc s'appuyer sur une réflexion locale animée selon une logique essentiellement volontaire et consensuelle dans le but d'appliquer ces objectifs et de mettre en œuvre un schéma de gestion des déchets du BTP La méthodologie d’élaboration du plan départemental de gestion des déchets du BTP a été la suivante : Définir la nature des déchets du BTP, leur classification et leur mode de traitement Estimer la production des déchets produits par l’activité du BTP Analyser les pratiques actuelles des professionnels Recenser les filières de traitement existantes et en projet Proposer un schéma d’installations nouvelles à créer pour répondre aux besoins sur le département de la Nièvre, Apporter des éléments de mise en œuvre pour répondre aux objectifs du plan : recours aux matériaux recyclés, réaliser un programme de communication, déterminer les rôles des acteurs, implication des maîtres d’ouvrage, suivi du plan … 3 A travers ses solutions pour la gestion des déchets du BTP, le plan lutte contre les décharges sauvages. Remarques : La récupération des déchets du BTP dans le milieu rural est un élément incontournable du Plan devant le risque de subsistance des décharges sauvages. Aussi la création d’un schéma d’installations suffisamment dense pour répondre aux besoins sur le département de la Nièvre et couvrir tout le territoire constitue-elle un enjeu majeur. Faute de quoi, il est à craindre une prolifération parallèle de décharges sauvages et par voie de conséquence, une perte de matériaux à valoriser 4 1.1. Présentation du département 1.1.1. Démographie Le département de la Nièvre compte 225 198 habitants recensés en 1999, ce qui classe le département au 80ème rang national. 64,9 % de la population est située sur la zone Ouest, dans le Val de Loire et le bassin de Nevers-Decize. 1.1.2. Géographie/Economie La Nièvre, d’une superficie de 6 817 km2, fait partie de la région Bourgogne. Elle a pour chef-lieu Nevers, et pour sous-préfectures Clamecy, Cosne-Cours-sur-Loire et Château-Chinon. Elle comprend 312 communes regroupées en 32 cantons. La partie Est est constituée par la barrière du Morvan, zone de petite montagne (maximum à 900 m), granitique, froide et très pluvieuse qui lui confère un certain atypisme régional. La population dispersée a une activité liée au bois, à l'élevage et au tourisme vert. La zone Centrale de plaine maintient encore un élevage principalement de bovins, avec un marché d'importance européenne, et une agriculture plutôt céréalière. La zone Ouest Ligérienne est bordée par la RN 7, progressivement transformée en axe autoroutier A 77. La majorité de l'urbanisation et de l'industrialisation se situe dans cette partie du département. Bien qu'étroite, cette zone développe une culture riche avec une activité sectorisée de vignobles. 1.1.3. Prise en compte des particularités du département pour le plan BTP La géographie du département rend les transports de déchets plus difficiles dans les zones à caractère rural. Les distances d’un point à un autre dans ces zones s’évaluent plus en temps qu’en distance parcourue. Le département dispose de nombreuses carrières : les matériaux nobles de construction sont présents en abondance et bons marchés. 5 1.2. Présentation de l’activité BTP sur le département Le secteur du bâtiment compte 1356 entreprises artisanales inscrites au répertoire des métiers en juin 2003. La répartition par activités est la suivante : Maçons/carreleurs Plâtriers/peintres Plombiers/chauffagistes Electriciens Menuisier/charpentiers Couvreurs Travaux publics Toutes activités Menuisiers agencement Serruriers Paysagistes 24,1% 18,1% 11,4% 11,3% 9,9% 8,7% 4,9% 4,4% 3,7% 3,2% 0,3% Les professionnels du secteur du BTP sont représentés par 3 organismes dans le département : o CAPEB : Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment o FFB : Fédération Française du Bâtiment o FRTB : Fédération Régionale des Travaux Publics 1.3. Responsabilité de la gestion des déchets 1.3.1. Les Maires Les communes ou leurs groupements sont responsables de la gestion des déchets ménagers. La loi n’a pas confié de responsabilités générales aux collectivités territoriales pour la gestion des déchets du BTP, mais elles ont cependant un intérêt évident à la bonne gestion de ceux-ci. En effet, les maires : doivent lutter contre les dépôts illégaux, sauvages ou privés, de matériaux et de déchets s’assurer de la bonne gestion des déchets lorsqu’ils sont maîtres d’ouvrage 1.3.2. Les producteurs ou détenteurs de déchets La gestion des déchets du bâtiment et des travaux publics est de la responsabilité de ceux qui les produisent ou les détiennent (conformément à l’article 2 de la loi n° 75-633 du 15 juillet 1975, modifiée, relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux) . Tous les intervenants de l’acte de construire, sans exception, sont concernés et impliqués dans l’élimination des déchets. Les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les entreprises et industriels font partie d’une chaîne économique et technique. C’est à l’ensemble de cette chaîne que revient la responsabilité de gérer le traitement et l’élimination des déchets. 6 Remarques : Les sanctions peuvent être lourdes selon le type d’infraction : L’enfouissement des déchets dans les tranchées de chantier ou l’abandon des déchets dans la nature: - l’amende peut s’élever à 75 000 €, - la peine d’emprisonnement de 2 ans ( L 541-46 du code de l’environnement ). le brûlage des déchets sur les chantiers : l’amende peut s’élever à 7500 €, et 6 mois d’emprisonnement ( L 226-9 du code de l’environnement ). 1.3.3. Les organismes de contrôle Le respect des dispositions réglementaires concernant : o le transport o le traitement o l’élimination des déchets doit être contrôlé par les agents compétents : inspecteurs des installations classées de la DRIRE, DDASS, ONF, DDE, Agents de police judiciaire, nationale et municipale, etc.) comme le précise l’article 514-44 du Code de l’Environnement. 7 2. DEFINITION DES DECHETS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS Déchets Inertes INERTES Déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas, ne produisent aucune autre réaction chimique ou physique, et ne sont pas biodégradables. Ils n'ont aucun effet dommageable, y compris par les lixiviats, sur d'autres matières avec lesquelles ils entrent en contact d'une manière susceptible d'entraîner une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé humaine. Pierres, Terre, Matériaux de terrassement, Céramique, Brique, Laines minérales, Enrobés, Asphate , Matériaux sans goudrons… D.I.S. Peinture, Vernis, Bois traité, Goudrons, Houille, Amiante, Produits chimiques, Emballages souillés, Terres polluées... Déchets Industriels Banals Par leur nature, ils peuvent être traités ou stockés dans les mêmes installations que les déchets ménagers. Ils sont assimilables aux ordures ménagères et doivent être distingués des Déchets Industriels Spéciaux. Déchets Industriels Spéciaux Déchets contenant des substances toxiques. Les caractéristiques liées à leur nature nécessitent des circuits et des techniques de traitement spécifiques pour leur élimination. Ils sont dangereux pour l'environnement. D.I.B. Métaux, Verres, Bois, Plastiques, Papiers, Cartons, Produits mélangés, Absorbants, Emballages, Plâtre, Gypse... La commission européenne a adopté le 20 décembre 1993, une liste de déchets, appelée Catalogue Européen des déchets (C.E.D.) redéfinis par le décret du 18 avril 2002. On y retrouve les déchets du B.T.P. classés principalement sous la rubrique 17 "Déchets de construction et de démolition". Ce catalogue, ainsi que d’autres textes réglementaires français, présente la dangerosité ou non par rapport à l’environnement de certains déchets ainsi qu’une classification par code. Les filières réglementaires Pour chaque grande catégorie de déchet, des filières d’élimination réglementaires existent. Le choix des filières dépend de leur existence au niveau local. La filière de valorisation doit être privilégiée dans tous les cas. INERTES Valorisation : recyclage, réutilisation Stockage en « centre de stockage de déchets inertes » (aussi appelé CET de classe 3) ou en carrière en cours de réhabilitation D.I.B. Valorisation : recyclage, réutilisation Incinération dans des usines agréées avec récupération d’énergie Stockage en « centre de stockage de déchets ultimes » (aussi appelé CET de classe 2) D.I.S. Valorisation : recyclage Stockage en « Centre d’Enfouissement Technique de classe I » après stabilisation Traitement dans des usines agréées avec récupération d’énergie 8 3. PRODUCTION DES DECHETS DU BTP DANS LA NIEVRE 3.1. Les déchets du bâtiment méthodologie de quantification La quantification du gisement de déchets du bâtiment a été réalisée sur la base de ratios obtenus à l’issue d’une enquête nationale menée par la FNB et l’ADEME (1996) et réactualisée en 2000. Il est estimé dans la Région Bourgogne un gisement de 330 Kg/hab/an, soit en extrapolant à partir des données sur le recensement de la population de l’INSEE (1999), une production théorique de déchets de 74 000t/an, répartie en 3 secteurs : o la démolition 38% (28 100t/an) o la construction neuve 10% (7 400t/an) o la réhabilitation 54% (38 500t/an) Les 2/3 des déchets produits sont des inertes (65%) et moins d’un tiers, des DIB (27%) ; le reste étant des DIS (8%). LE GISEMENT DU SECTEUR DU BATIMENT EN FONCTION DE LA NATURE DES DECHETS DIS : Emballages : 5 100 T 1 000 T 7% 1% DIB : 19 700 T 27% Inertes : 48 200 T 65% Total : 74 000 T localisation Les communes situées en bordure Ouest et Sud du Département, le long du cours de la Loire sont les plus grosses productrices en déchets, ainsi que les communes de Clamecy, Varzy, Lormes et Corbigny, Moulins-Engilbert et Luzy puis Château-Chinon : o secteur de Nevers : 28 600 t/an o secteur de Cosne (Pouilly à Saint Amand) : 8500 t/an o secteur de Decize : 7500 t/an o secteur de Clamecy/ Varzy : 4000 t/an 9 gisement en fonction du type d’activités Le secteur du Bâtiment comprend différents types d’activités : le terrassement/démolition, le gros œuvre et le second œuvre (plâtrerie, électricité, menuiserie, métallerie, peinture). Selon un outil d’évaluation mis au point par l’Institut Supérieur des Métiers, il a pu être quantifié, par type d’activités, la production de déchets. On observe ainsi que : o les inertes sont majoritairement produits par les entreprises de terrassement/démolition (90%). Elles génèrent en outre 25% de DIB 20% de DIS des déchets du Bâtiment o les DIB sont surtout produits par les entreprises de maçonnerie (50%). Ces entreprises sont les seconds producteurs d’inertes (9%) et les premiers producteurs de DIS (50%) du bâtiment o les entreprises de second œuvre produisent essentiellement des DIB(20%) et des DIS (30%) les grands projets HLM Cette estimation a été réalisée à partir de la liste des chantiers HLM sur 2001 ainsi que de la nature du chantier, du nombre de logements concernés et des surfaces. La production de déchets sur l’ensemble des grands chantiers HLM sur la Nièvre pour l’année 2001 est résumée sur le schéma suivant. Gisement total : 4 500 m3 soit 1 400 tonnes Construction : 4 125 m3 ou 1250 tonnes réhabilitation : 350 m 3 ou 100 tonnes Recyclables : Recyclables : 53 % en volume, 77 % en poids 51 % en volume, 73 % en poids Recyclables : 33 % en volume, 32 % en poids 10 3.2. les déchets du secteur des travaux Publics Sont considérés comme déchets dans le cadre de ce plan tous les matériaux qui ne sont pas réutilisés immédiatement sur le Chantier méthodologie Cette estimation est basée sur : ⇒ les résultats d’une enquête réalisée par la chambre des métiers en mai 2001, évaluant à 73% les déchets issus du secteur des travaux publics (et 27%, ceux issus du bâtiment) ⇒ les données de la FRTP faisant apparaître la répartition suivante : inertes :97% DIB :2% DIS :1% On estime à 200 000t/an, la production de déchets. Il est à noter cependant, que 50% des inertes (97 000t/an) sont réutilisés directement sur les chantiers et ne posent aucun problème de valorisation (sources : FNTP) LE GISEMENT DU SECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS EN FONCTION DE LA NATURE DES DECHETS DIB : 4 000 T 2% Total : 199 800 T DIS : 2 000 T 1% Inertes : 193 800 T 97% Localisation Toutes les communes situées en bordure et plus particulièrement sur les limites sud et ouest du Département, le long du cours de la Loire sont de très grosses productrices de déchets. Le centre du Département est nettement moins producteur : o secteur de Nevers (Charité, Chantenay-Saint-Imbert) : 96 000t/an o secteur de Cosne : 25 500 t/an o secteur de Decize : 21 000 t/an o secteur de Clamecy, Varzy, Luzy et Château : 12 000t/an o secteur Nord Morvan : 10 500t/an 11 Projets Autoroutes Deux projets sont prévus dans le département à plus ou moins long terme : la construction des autoroutes A26 et A7. 3.3. Récapitulatif du gisement obtenu Bâtiment 48 196 19 672 5 058 984 Inertes DIB DIS Emballages Travaux Publics T T T T 73 910 T Total Total BTP % 96 918 T * 3 997 T 1 998 T 0 T 145 114 23 669 7 057 984 102 913 T 176 823 T 100% T T T T 82% 13% 4% 1% *: tonnages obtenus en ôtant les 50% d’inertes réutilisés sur les chantiers GISEMENT DES DECHETS DU BTP DANS LA NIEVRE EN FONCTION DE LEUR NATURE DIB : 23 700 T 9% 274 000 t DIS : 7 100 t 2,5% Emballages : 1 000 T 0,5% Inertes : 242 000 T 88% origines Les grandes structures sont essentiellement des entreprises de travaux publics voire de terrassement ; l’artisanat et les PME sont plutôt des entreprises de maçonnerie et de second œuvre. Les grandes entreprises produisent plus de la moitié des déchets de l’activité du BTP, les PME 1/6 et l’artisanat environ 1/3. 54% des inertes et 84% des DIS sont produits par les grandes entreprises; l’activité des PME et de l’artisanat génère pour sa part, davantage de DIB (22% pour les premières et 48% pour les secondes). Un tiers des inertes sont produits par l’artisanat. 12 Pertinence des estimations de gisement Il est très important de signaler que les chiffres avancés pour ce gisement correspondent à des valeurs théoriques, basées sur des quantités estimées par les organisations professionnelles. La production réelle de déchets du BTP dans le département n’est pas connue aujourd’hui. En effet, les quantités de déchets peuvent être variables d'une année à l'autre en fonction de l'ampleur et de la nature des grands travaux entrepris sur le département, donc de la conjoncture économique. Cependant, l’expérience de ces dernières années sur les quantifications de déchets (en particulier quantités de déchets traités dans les installations), nous permet de valider l’ordre de grandeur de ce gisement, qui est sans aucun doute assez proche de la réalité aujourd’hui. Le comité de suivi réajustera ces données grâce à des enquêtes à venir. 13 Carte du gisement de déchets du BTP dans la Nièvre (année 2000) 14 3.4. Ressources en matériaux et recours aux matériaux recyclés Le schéma départemental des carrières de la Nièvre donne des indications sur la production de granulats. La situation géologique du département offre un large éventail de matériaux lui permettant de satisfaire ses besoins et d’être exportateur. En 1995, la production totale a atteint 386 300t. (source DRIRE). Elle se répartit de la manière suivante : o 43,45% des extractions constituées de roches éruptives o 30,7% provenant du massif calcaire o 24,1% extraits du gisement alluvionnaire o 2% issus de schistes miniers et argiles Le ratio annuel de production qui s’élève à 16t/habitant est relativement important par rapport au ratio national de consommation (8t/habitant). Cet écart est lié au volume des exportations de matériaux hors Nièvre. (ballast SNCF, calcaire cimentier) mais aussi à l’utilisation de ces matériaux dans d’autres secteurs d’activités que le BTP. Répartition des carrières en fonction de la matière extraite On observe une prédominance pour l’extraction à destination de la fabrication de granulats. Les granulats sont des minéraux constitués de grains de dimension inférieure à 80mm, obtenus soit en concassant des roches massives ou calcaires, soit en exploitant des gisements naturels de sables et de graviers. Ils sont utilisés dans le secteur du BTP (remblai, béton, ballast..). La répartition géographique de la production est la suivante : o alluvions : Decize à Chevenon, Neuvy sur Loire et La Celle sur Loire o roches massives -granites et porphyre : ouest du massif du Morvan et sur l’affleurement de Saint Saulge -calcaire : Ciez, Donzy, Menou, Magny Cours, Saint Parize, Coulanges les Nevers -schiste : Champvert et la Machine 15 Mouvement des granulats Le Département de la Nièvre est nettement exportateur de granulats (23% de sa production) Alluvions (+20 000t importés), roches calcaires (-120 000t exportés) et roches éruptives (-570 000t exportés). Besoins en granulats Sur une consommation annuelle de 8t/hab/an de matériaux de carrière, 7t le sont sous forme de granulats. On estime que cette demande principalement dans le domaine routier et le bâtiment restera stable dans les années à venir L’écoulement des matériaux extraits vers les lieux de consommation s’effectue majoritairement au moyen du transport routier. Le transport par route est estimé à 2,5 €/t pour 20Km et 4,5 €/t pour 60Km Recours aux matériaux recyclés o rationalisation de l’utilisation de matériaux Le Schéma des carrières met l’accent sur la nécessité d’une poursuite des efforts allant dans le sens d’un équilibre entre satisfaction des besoins, utilisation rationnelle des ressources et préservation de l’environnement. Les matériaux alluvionnaires sont particulièrement concernés puisque 300 000t/an sont mobilisés dans des travaux de viabilités, non nobles, remblayage de canalisations et autres emplois mal cernés. Gros consommateurs de granulats alluvionnaires, les donneurs d’ordres ont selon le Schéma une responsabilité déterminante dans une politique d’abandon de l’utilisation de matériaux alluvionnaires au profit de matériaux de substitution pour la réalisation de travaux de viabilité, équipement ou ouvrage. Les déchets du bâtiment et les déchets routiers pourront ainsi être valorisés après avoir subi une opération de tri. Parallèlement afin d’accompagner cette politique de pérénisation du gisement, il est prévu par le Schéma : une diminution de 2% /an de l’extraction des granulats et un gel des surfaces d’exploitation autorisées. 16 4. LA COLLECTE ET LE TRAITEMENT DES DECHETS Déchets inertes Déchets Industriels Spéciaux Déchets Industriels Banals Filières de valorisation Installations intermédiaires •Plate-forme de regroupement •Plate-forme de regroupement et de tri •Déchetterie d’entreprise et publique •Unité de valorisation de déchets inertes (concassage-criblage) Réemploi et réutilisation (inertes, palettes, fûts, etc.) Valorisation en combustible (bois, pneus, plastiques, huiles ...) Recyclage (bois non traités, métaux, plastiques, papiers-cartons, huiles usagées, verre, plâtre, gravats,...) Énergie Mâchefers (cendres) Centre de stockage de Classe 3 ou Carrière en réhabilitation Unité d'incinération avec récupérateur d’énergie Centre de stockage de Classe 2 Traitement physicochimique ou par évapo-incinération Incinération Centre de stockage de Classe 1 Le tri est une étape incontournable pour valoriser des déchets, mais peut également permettre de réaliser une économie non négligeable sur les coûts d’élimination. Au minimum, séparer : - les inertes, - les DIB, - les DIS, afin que les filières d’élimination soient adaptées à la nature des déchets. Le tri des déchets sur un chantier doit être poussé plus loin, en séparant notamment les déchets les plus facilement valorisables et en équipant le chantier de contenants adaptés : • les inertes, séparer les déchets recyclables : terres, gravats réutilisables ou recyclables, • les DIB, extraire les matériaux valorisables: - bois non traité, - cartons et papiers, - verre, - ferrailles, - métaux, - palettes réutilisables,… 17 • les DIS, séparer les déchets recyclables : huiles, batteries, emballages récupérés par les fournisseurs. Le tri effectué se doit d’être cohérent avec les installations choisies pour l’élimination des déchets. En effet, certaines installations proposent un service de tri des déchets et assurent leur valorisation. Généralement les tarifs d’entrée sont plus importants pour des matériaux en mélange que pour des matériaux déjà triés. Les producteurs devront donc trouver le juste équilibre, suivant les possibilités de tri sur le chantier. Les déchets du BTP produits peuvent être transportés directement ou par le biais d’un prestataire, jusqu’aux différentes filières d’élimination ( , , ). Or, ces dernières sont souvent situées à des distances non négligeables des chantiers et refusent dorénavant les déchets pouvant être recyclés. Le tri des déchets s’impose pour le recyclage. Les installations intermédiaires ( ) sont une alternative intéressante car ces installations sont par définition plus nombreuses et donc proches des chantiers. 4.1. Gestion des déchets inertes Le plan départemental d’élimination des déchets Le plan préconise la création d’un réseau de CET de classe 3 adapté et concerté avec les professionnels concernés. Il s’oriente vers l’association déchetterie/centre de stockage d’inertes afin de diminuer les coûts de gestion. Les déchets inertes peuvent être en grande partie réutilisés tels quels (terres propres par exemple) ou être recyclés après traitement par concassage/ broyage. plate-forme de regroupement et de tri simple: Ces centres sont destinés à regrouper des déchets produits d’une manière dispersée, sur un centre unique ; Ces déchets subissent en plus une opération de tri simple (au grappin). Seuil de rentabilité 40 000t/an Matériel Chargeur, bennes de stockage, grappin Rayon d’action 15 min (trajet simple) Entreprises concernées entreprises du TP , Artisans , Aménagement Clôture, local d’accueil, pont bascule, large piste, signalisation coûts Investissement : 300 000€à 700 000€HT Fonctionnement : 2 à 10€HT/t réglementation Arrêté du 2 avril 1997 (rubrique 2510) Nomenclature des ICPE (rubrique 2517 pour des installations d’une capacité de stockage de 15 000m3 18 Les plates-formes peuvent en plus intégrer une opération supplémentaire de concassage-criblage pour les déchets inertes en vue de leur recyclage comme matériaux de substitution dans le secteur du BTP Investissement 300 000 à 1 500 000€ fonctionnement 2 à 10€/t Source Beture-Environnement Les tarifs d’acceptation des déchets du BTP en mélange ( source BetureEnvironnement ) sont sur ces installations compris généralement entre 8 et 40 €/tonne, alors que pour des déchets inertes triés de 2 à 8 €/tonne. Les CET de classe 3 Les CET de classe 3 (pour Centre de Stockage de classe 3) aussi appelés CSDI (pour Centre de Stockage de Déchets Inertes) sont destinés à enfouir ou stocker les seuls déchets inertes. Ce stockage doit toutefois pouvoir offrir la possibilité de trier ces déchets par nature afin de pouvoir les réutiliser en fonction de leurs caractéristiques, ceci dans le souci de développer la valorisation Ces installations ne relèvent pas aujourd'hui de la nomenclature des installations classées pour l ’Environnement, mais d'une simple autorisation municipale. Leur gestion devra s’effectuer nécessairement sous le contrôle du maire, afin de renforcer la protection de l’environnement et également sur une responsabilisation de l’exploitant. Seuil de rentabilité 5 000t/an matériel Chargeur, pont bascule Rayon d’action 15 min (trajet simple) Entreprises concernées Artisans , entreprises du TP aménagement Clôture, local, pont bascule, piste à double sens, signalisation routière Coûts Investissement : 150 000 à 450 000€ Fonctionnement : de 2€/t (pour 90 000t/an) à 5€/t (pour 5 000t/an) Contraintes réglementaires Directive du 26 avril 1999 Source Beture-Environnement Dans ces installations, les tarifs d’entrée sont de l’ordre de 2 à 8 €/tonne de déchet inerte. 19 €/t 25 20 15 10 5 0 1000 2000 4000 5000 6000 8000 10 000 tonnages annuelles t/an Courbe des coûts de fonctionnement en fonction des tonnages annuels Certains sites peuvent être reconvertis en CET 3 -les carrières : il peut être prévu dans leur arrêté, une remise en état du site par apport de déchets inertes -les décharges : certaines décharges qui ont les caractéristiques le permettant, peuvent être, pour leur réhabilitation, reconverties en CET de classe 3. Centre municipal de stockage de déchets inertes Il est destiné à de petits producteurs locaux de déchets inertes (artisans) - Spécificité rurale, il est utilisé comme moyen de substitution d’un CET de classe3 et réservé aux collectivités rurales, trop éloignées du réseau principal. - Il reste sous la responsabilité de la mairie - Ses caractéristiques sont les suivantes : - terrain clos, offrant la possibilité de séparer les matériaux par nature pour leur recyclage. - gestion par la mairie de l’accès et des frais de participation - enregistrement des dépôts : origine, nature, volume estimé - choix du site après l’avis des services de l’état: absence de circulation d’eau, intégration paysagère, conditions d’accès. 4.2. La gestion des DIB Le plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés Le plan souligne que les déchets des artisans ne font actuellement pas l’objet de collectes séparatives : ils sont souvent intégrés dans la poubelle des ménages. 20 Le décret du 13 juillet 1994 stipule que les entreprises produisant plus de 1100litres de DIB doivent les faire valoriser. Il prévoit un taux de recyclage des DIB collectés de l’ordre de 55% à l’échéance de 5ans et de 65% à l’échéance de 10 ans o La valorisation Valorisation en combustible L’incinération dans des centres et usines agréés, permet la valorisation en combustible (par exemple pneus en cimenterie), et la récupération d’énergie (production d’électricité par exemple). Réemploi et Réutilisation Certains déchets peuvent être encore utilisés, soit pour un usage identique au premier emploi (palettes en bon état, fûts, portail et autres objets issus de démolition « propre »…), soit pour un usage différent (par exemple bois issus de démolition réutilisés pour du coffrage, poutres métalliques pour des supports…) Recyclage Le déchet est remis dans le circuit de production dont il est issu où il remplace la matière première naturelle dans un nouveau cycle de production, par exemple métaux en fonderie, bois non traités en panneaux de particules, plastiques pour la fabrication de nouveau plastique, verre en calcin, fraisats d’enrobé pour du nouvel enrobé, papiers-cartons, Remarque : Dans le cas du recyclage, un stockage temporaire et un tri éventuel sont souvent nécessaires. Les « centres de tri » sont des installations très complexes qui ont pour fonction le tri des déchets d’emballages ménagers et des Déchets Industriels Banals. Il est donc important de retenir que certains déchets sont facilement recyclables dans le département de la Nièvre. Citons les plus courants : papiers-cartons, ferrailles, métaux non ferreux, bois non traité, déchets verts, verre… o Le stockage Le CET de classe 2 ou CSDU Les CET de classe 2 sont destinés à enfouir les ordures ménagères et les déchets industriels banals, non valorisables prévus dans le plan dans les conditions techniques et économiques du moment. Nombreux sont les déchets de chantier en mélange qui sont enfouis aujourd’hui en CET de classe 2, au tarif appliqué sur le site, auquel s'ajoute la taxe de mise en décharge (T.G.A.P.). Ce coût a fortement augmenté depuis ces dernières années et continuera probablement à croître dans les années à venir compte tenu de la raréfaction des sites.. En France, le coût d’élimination d’une tonne de déchets en CET de classe 2 est de l’ordre de 45 à 85 €/t. Dés à présent et en application de la réglementation actuelle, les entreprises peuvent se voir refuser leurs déchets mélangés en C.E.T. de classe 2 du fait de la présence de déchets valorisables : emballages, papiers, cartons, bois, métaux…. 21 4.3. Les DIS o La valorisation valorisation matière:par régénération de solvants, par distillation, de produits hydrocarburés, par décantation, centrifugation, valorisation énergétique : par utilisation comme combustible de substitution dans les cimenteries ou des installations adaptées et autorisées. D’autres techniques existent comme l’évapo-incinération : séparation par évaporation de la phase aqueuse d’un mélange eau/hydrocarbures ; l’évaporation de l’eau permettant de récupérer un condensat d’hydrocarbures facilement incinérables. Remarque : les produits présentant des risques de pollution importante peuvent subir préalablement un traitement physico-chimique (déchromatation , décyanurisation, précipitation des métaux,…) avant d’être stockés ou valorisés. o Le stockage Le CET de classe 1 En Bourgogne, un seul CET de classe 1, permettant le stockage en site géologiquement sûr : le CET de Drambon en Côte d’Or (21). Les tarifs de traitement des DIS sont compris entre 120 et 2000 €/tonne. Remarques : les déchets d’amiante ciment ne sont pas valorisables et nécessitent des conditions de stockage particulières dans des alvéoles spécifiques (CET1, CET2, CET3) 4.4. les coûts de gestion des déchets référence : benne de 5t de déchets (80% inertes, 17%DIB, 3% DIS) Inertes (80%) : transport (70€/h, 15min)+CET3(8€/t) DIB en mélange (17%) : transport (70€/h, 15min) + centre de tri(102€/t) DIS (3%) : transport (1000€/t)+CET1 ou autre(1500€/t) Total : 106€/t 22 4.5. Les pratiques des entreprises dans la Nièvre En 2001, la Chambre des Métiers, en collaboration avec la CAPEB, la FFB et la DDE a lancé une consultation départementale auprès des entreprises du BTP du département. Sur 1343 questionnaires envoyés, 11, 5% ont été retournés et 10,4% ont été exploitables. Cette étude a mis en évidence les filières actuellement utilisées : Les inertes 20% en décharges, 20% en déchetteries, 15% en remblais Les DIB o Le verre : 9% en décharge et 50% en collecte sélective o Les palettes de bois : 45% brûlés, 12% en déchetterie et 12% chauffage o Les panneaux à particules : 50% brûlés, 13% en chauffage et 13% en décharge o Les papiers cartons : 1/3 brûlés ; 24% en déchetterie et 20% en collecte des om o Les matières plastiques : 27% en collectes des om, 21% en déchetteries et 9% en décharge o Les métaux : 30% récupérés, 19% collectés en déchetterie et 9% en décharge o La laine de verre : 26% apportés en déchetteries, 22% en décharge et 18% récupérés par un prestataire Les DIS o Emballages souillés : 31% en déchetteries, 14% avec les ordures ménagères et ¼ repris par un prestataire o Bois traités : ½ brûlés, 17% en déchetteries o Batteries, piles : en déchetteries o Néons : 24% en collecte municipale, 13% en déchetterie, 1/3 en décharge o Sovlants usagés : 34% repris par un prestataire, 25% en déchetterie et 8% en décharge o Vernis, colles, peintures : 29% dans un site privé, 29% en déchetteries, 14% réceptionnés par un prestataire On constate que les professionnels utilisent encore des filières non réglementaires, peu ont recours à des prestataires. Le tri est rarement réalisé. Les besoins exprimés sont essentiellement la mise à disposition de moyens supplémentaires (lieux de dépôts et de réception des déchets) et des informations concernant les filières d’élimination ainsi que la réglementation. Beaucoup attendent la prise en compte des coûts de gestion des déchets dans les appels d’offres ; 23 L’abondance et le prix relativement faibles des matériaux de carrières dans la Nièvre n’incitent pas les professionnels du BTP à recycler ou réemployer des matériaux inertes. Une nouvelle enquête en 2004 s’impose en raison de la faible participation des entreprises à l’enquête de 2001 et dans le cadre de la mise en place du plan départemental des déchets du BTP 4.6. Etat de la valorisation Les 274 000t/an du BTP, se répartissent ainsi: -La part du gisement des déchets stockés ou traités sur le département en 2000 :74 000t. -La part des matériaux inertes réutilisés (97 000t/an) -La part des déchets traités hors département (7000t de DIS, 3000t de DIB) La part non traitée représenterait donc 93 000t (actuellement mis en décharges non autorisées, brûlés, ..) Toutefois il convient de souligner la forte incertitude quant aux données recueillies notamment au niveau des dépôts d’inertes (quantités sous estimées, absence de pont bascule,..) D’autre part, les chantiers souvent mobiles, peuvent présenter une évolution selon la nature des déchets suivant l’avancement du chantier et les possibilités de remblais, ce qui explique une variation de la production de déchets dans le temps. Exemples de valorisation : voir annexe Dans le cadre du suivi du plan BTP, il sera intéressant d’étudier le tri sur un ou deux chantiers pilotes 24 Bilan La valorisation des déchets constitue l’un des objectifs majeurs du Plan des BTP passant par un changement radical dans les pratiques des professionnels des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage pour favoriser le recyclage et la mise en place d’un équipement incluant des unités de recyclage. Elle reste peu pratiquée à l’échelle du département de la Nièvre. Perspectives de la valorisation o Le Ministère de l’environnement a publié une nouvelle circulaire (18 juin 2001) concernant la gestion du réseau routier national et demandant à chaque DDE d’engager une réflexion qui devra se concrétiser par un programme prévisionnel de traitement, de recyclage et d’élimination des déchets routiers ; o Un projet réglementaire prévoit la mise en place d’une taxe TGAP de 60 centimes/t sur les matériaux nobles afin de favoriser l’utilisation de matériaux recyclés o Les techniques de valorisation évoluent : il est possible actuellement de valoriser 80% de matériaux inertes Néanmoins il convient de souligner que la valorisation par réutilisation est plus facile en zone rurale, le faible gisement empêchant de rentabiliser des installations tels que les centres de tri . 25 5. LES INSTALLATIONS EXISTANTES 5.1. collecte et points d’acceuil 3 plates-formes ou déchetteries d’entreprise existent : - une plate-forme de regroupement et stockage sur la zone industrielle de Nevers - ST Eloi, exploitée par la société DE.VA.EL. Elle reçoit des matériaux inertes, triés ou en mélange avec des DIB et divers déchets de chantier en mélange. Une séparation des déchets est effectuée à la pelle mécanique puis affinée manuellement. L’installation réceptionne également des matériaux de grande taille de type béton armé (poteaux électriques…) et de l’amiante-ciment. - 2 plates-formes de regroupement POINT P, une sur la zone industrielle des Taupières à Nevers, et une à Fourchambault. Elles sont réservées aux clients du magasin de matériaux. Des bennes sont mises à la disposition des clients pour les gravats, les DIB, les DIS et l’amiante-ciment (uniquement sur Nevers). En Saône et Loire, la société CARME créée par plusieurs entreprises du BTP possède deux plates-formes de regroupement, tri et pré-traitement des déchets de chantier, l’une sur Mâcon, l’autre sur Chalon-sur-Saône. Chacune de ces plates-formes traite entre 120 et 130 000 t de déchets par an. Dans l’Yonne, une unité de valorisation des déchets du BTP à Sens et une plate-forme de tri sur Auxerre ont été recensées et en Saône-et-Loire, une plate-forme de regroupement et valorisation des inertes en remblai à Gueugnon. 23 déchetteries font l’objet d’une déclaration ou d’une autorisation dont 15 ouvertes et 8 en projet. Leurs caractéristiques sont rassemblées dans le tableau ci-dessous. 26 Commune Chantenay-Saint-Imbert Accès aux Professionnels Oui Réception des inertes Magny-Cours oui Nevers non Saint Eloi Oui oui Sichamps Oui oui St Amand en Puisaye Clamecy Oui (de la collectivité) Oui Tannay Oui oui Corbigny oui Oui La Charité-sur-Loire Oui Oui Imphy Oui Oui Rouy Oui Oui Préporché Oui Oui Champvert Oui Oui Lormes Oui Oui Oui Oui, en très petites quantités (pas de CET3) non Oui, en très petites quantités (pas de CET3) oui Ces déchetteries peuvent accueillir les déchets inertes des particuliers. Prestations de collecte et de regroupement des DIS et DTQD Quelques prestataires habilités s’occupent de la collecte comme : - Onyx à Nevers et Fourchambault ; E.D.I.B. à Dijon (21) ; SARP Bourgogne Franche-Comté à Longvic (21) ; Martin à Chevilly (45). Des centres de regroupement existent également : - SARP à Chalon/Saône (71) ; E.D.I.B. à Dijon (21) ; SOREVID-SAVEM à Mâcon (71) MERLIN à Monceau (71) 27 5.2. Le traitement Les inertes Dans le département de la Nièvre, 2 centres de stockage de déchets inertes privés ont été recensés : -Nevers, site de la Z.I. de Nevers-Saint-Eloi exploité par la société DE.VA.EL. Ses caractéristiques sont rassemblées dans le tableau cidessous. -Préporché Commune Exploitant Caractéristiques Nevers DE.VA.EL. Centre destiné uniquement aux professionnels du BTP localisé sur la Z.I. de Nevers-Saint Eloi dans une impasse derrière le Comptoir des Fers. Présence d’une clôture, d’un portail et d’un gardien ainsi que d’une plate-forme de regroupement pour les déchets du BTP uniquement sur le même site. Centre exploité en couches. Réception de 50 000 m3 d’inertes par an. Les déchets de graves-ciment sont utilisés pour stabiliser la plate-forme (déchets de voirie ainsi que déchets de l’usine d’Imphy valorisés en sous-couches). 10 % de volume est valorisé. Durée d’exploitation : 5 ans. Durée de vie : 1 an. Capacité résiduelle de stockage : 250 000 m3. Superficie du site : 5 ha. Centres de stockage de classe 3 publics - Corbigny 1 - Plate-forme de réemploi (remblais) sur Varennes-Vauzelles par SITACentre Est. Aucune carrière autorisée à procéder à leur réhabilitation avec accueil de déchets inertes du BTP n’a été recensée. La Saône et Loire a choisi l’option d’utiliser et valoriser les inertes en remblais pour réhabiliter d’anciennes gravières ou carrières (BourbonLancy, Gueugnon, Autun). les DIB 1 centre de tri pour les DIB: - SITA Nevers, de capacité 6 000 t/an ; Dans la Nièvre, 1 U.I.O.M. fonctionne: - ONYX, Fourchambault 1 centre de stockage de classe 2 est autorisé dans le département : - SADE, La Fermeté Les DIS et DTQD 28 Les DIS et les DTQD (déchets toxiques en quantité dispersée) nivernais sont traités dans les 2 installations présentes en Bourgogne : - La cimenterie Lafarge à Frangey (89) ; Le Centre de Stockage des Déchets Ultimes de Drambon (21) auquel est associée une unité de stabilisation et dont la capacité est de 40 000 t/an ; ainsi que dans des unités de traitement hors Bourgogne comme : - Labo-Services à Givors (69) pour les pots de peinture et les huiles ; SARPI à Limay (78) ; EMC TREDI à Hombourg (68). D’autres centres éliminateurs de DIS existent dans les départements limitrophes. - Dans l’Allier, à Créchy, la cimenterie VICAT ; Dans le Cher, à Beffes, la cimenterie CALCIA ; Dans le Loiret, à Bazoches les Galerandes, la société STCM ; à Sermaises du Loiret, Chryso ; En Saône et Loire, à Sagy, la société Piéry Saillenard . 5.3. Les projets d’installations pour déchets du BTP Des projets d’implantations d’installations adaptées au traitement des déchets du BTP ont été recensés . Concernant les sociétés privées : 1 plate-forme mobile de criblage/concassage sur La Charité-surLoire; 1 plate-forme de regroupement des déchets du BTP sur CosneCours-sur-Loire porté par la société DE.VA.EL. ; 1 extension du CET de classe 3 de la société DEVAEL sur NeversSaint-Eloi ; D’autres projets sont portés par les collectivités pour : des CET de classe 3 sur Rouy, Clamecy, Lormes, Luzy, Varzy, Château Chinon Enfin, des réhabilitations de décharges sont en projet. Toutefois, bien que certains sites soient jugés aptes à être réhabilités en CET de classe 3, tant que les communes concernées n’ont pas pris de décision, nous ne pouvons prendre la responsabilité de les citer. 29 6. ELABORATION DU SCHEMA DEPARTEMENTAL L'élaboration du schéma d'organisation s’est appuyé sur le diagnostic et l'analyse de la situation actuelle réalisée en amont et présentée précédemment. Le gisement des déchets de l'activité du B.T.P. est estimé à environ 274 000 tonnes /an avec 242 000 de tonnes/an de déchets inertes. L'analyse des gisements de déchets de chantier permet de mettre en avant 2 pôles de productions majeurs : les bordures Ouest et Sud du département. Le département compte aujourd’hui un seul centre de stockage d’inertes et 3 plates-formes de réception de déchets du B.T.P. Ces installations sont loin de suffire pour répondre aux besoins, en particulier sur l'aspect proximité. Les besoins exprimés par les entreprises du B.T.P. sont principalement la mise à disposition de moyens (lieux de dépôts et de réception de déchets du B.T.P.) situés à proximité des lieux de chantier, soit environ à 15 km. La loi n’a pas confié la responsabilité aux collectivités locales en matière de traitement des déchets du BTP, contrairement aux déchets des ménages. Toutefois, le département de la Nièvre est constitué en majorité de zones rurales à faible densité de population (3/4 du territoire). Dans ce contexte, les regroupements intercommunaux semblent les seuls capables d’offrir un service de proximité aux entreprises du BTP. C’est pourquoi les secteurs géographiques ou zones potentielles de drainage des déchets ont été définis de manière à épouser dans la mesure du possible le périmètre des Communautés de Communes compétentes en matière de traitement des Déchets Ménagers et Assimilés. Chacune des zones d’influence potentielles comprend une commune "pôle" ou "centre" vers laquelle les communes de la zone pourront préférentiellement s'orienter. Les équipements à créer ont d'ailleurs été positionnés sur ces communes "centre", bien qu'elles puissent être mises en place sur d'autres communes de la zone potentielle. Dans le cadre de la mise en place de plusieurs installations dans la même zone, ces dernières pourront être localisées sur plusieurs communes différentes. 31 6.1. Proposition de schéma départemental La figure ci-dessous résume les différentes étapes qui ont amené à la proposition d’installations complémentaires à créer, c’est à dire au « schéma départemental » Définition de secteurs géographiques par regroupement de communes * Les installations pérennes : c’est le réseau d’installation existantes et qui existeront encore en 2005, ainsi que les projets d’installations de traitement de déchets du BTP ** La proposition de maillage : c’est un réseau d’implantation d’installation de traitement adaptées à la réception des déchets du BTP Hypothèses de gisement pour les années 2003 et 2010 Seuil de rentabilité des installations pour implantation par le secteur privé Dimensionnement d'installations théoriques nécessaires par secteur Comparaison avec les installations pérennes* de chaque secteur Proposition d'un maillage d'installations complémentaires ** avec estimation de l'investissement sur le département : « SCHEMA DEPARTEMENTAL » Proposition de base La proposition de base de maillage a été déterminé selon la méthodologie suivante validée par le comité de pilotage : Un CET de classe 3 au minimum par secteur Couplé avec soit • Une plate-forme de regroupement et tri élaboré si elle s’avère rentable en terme de gisement capté, • Une plate-forme de regroupement. Dans les zones rurales, on privilégiera la déchetterie à la plate-forme de regroupement. • Une déchetterie dans tout nouveau projet. Ce maillage prend en compte le gisement à traiter mais aussi les installations existantes et en projet. Les nouvelles installations doivent répondre dans la mesure du possible aux besoins en terme de gisement pour l'année 2010. . 32 Les secteurs de Pouilly-sur-Loire, Châtillon-en-Bazois, Brinon-sur-Beuvron et Saint-Benin d’Azy ne sont ni pourvus de plate-forme de regroupement ni de déchetterie. Toutefois, de par leur proximité, - - - les déchetteries ou plates-formes de regroupement de Cosne, Prémery et La Charité doivent accepter les professionnels du secteur de Pouilly-surLoire; les déchetteries de Tannay, Varzy, Corbigny doivent accepter les professionnels du secteur de Brinon-sur-Beuvron les déchetteries ou plates-formes de regroupement de Rouy, ChâteauChinon, Préporché, Cercy-le-Tour doivent accepter les professionnels du secteur de Châtillon-en-Bazois; les déchetteries ou plates-formes de regroupement de Nevers, Rouy, Champvert, Imphy.doivent accepter les professionnels du secteur de La Machine Variante Le gisement sur le secteur de Nevers et des secteurs voisins (secteurs de La Charité-sur-Loire, Guérigny, Saint-Benin d’Azy, Magny-Cours) justifie la rentabilité d’une plate-forme de tri élaboré. Le rayon d’action d’une plate-forme de tri élaboré étant supérieur à 30 km, elle pourrait capter également une partie des déchets produits sur les secteurs de La machine, Prémery, Pouilly-sur-Loire, Saint-Saulge et de la façade ouest du Cher. D’autre part, si une telle plate-forme est créée, de par son rayon d’action, les secteurs de Magny-Cours, La Machine et la Charité-sur-Loire ne nécessitent plus de plate-forme de regroupement simple. Enfin, cette plate-forme de tri élaboré palliera l’absence de déchetterie ou de plate-forme de regroupement sur les secteurs de Saint-Benin d’Azy, Guérigny et Pouilly-sur-Loire. Pour ces secteurs l’implantation de déchetteries devra être l’objectif dans les mois à venir afin que le monde artisanal puisse se conformer aux directives de la loi. Dans le cadre d’une déchetterie en projet en milieu rural, elle devra être couplée avec un CET de classe 3. Dans le cas d’une déchetterie existante , privilégier la présence du CET de classe 3 couplé à la déchetterie. La méthodologie adoptée dans le cadre de cette variante est la suivante : 34 Un CET de classe 3 au minimum par secteur Couplé avec soit • Une plate-forme de tri élaborée desservant les secteurs de Nevers, La Charité-sur-Loire, Guérigny, Prémery, Saint-Saulge, SaintBénin d’Azy, La machine, Magny-Cours, • Une plate-forme de regroupement et de tri simple si elle s’avère rentable en terme de gisement capté, ou • Une plate-forme de regroupement. Dans les zones rurales, on privilégiera la déchetterie à la plate-forme de regroupement. Ce maillage prend en compte le gisement à traiter mais aussi les installations existantes et en projet. Les nouvelles installations sont dimensionnées pour répondre dans la mesure du possible aux besoins en terme de gisement pour l'année 2010. 35 Les propositions d’installations à créer pour ce schéma départemental ont été formulées sur la base de 4 grands principes : Répondre aux objectifs de la circulaire du 15/02/2000 - Mise en place d’un réseau d’installations adaptées (collecte-tritraitement) Réduire le stockage et augmenter la valorisation par tri et recyclage. Répondre aux besoins des entreprises - Proximité entre les installations proposées et les chantiers Réduction des transports et des dépôts sauvages. Permettre la faisabilité d’implantation des installations par le secteur privé quand cela est possible - Traitement du gisement capté suivant les objectifs de la circulaire, Adéquation équipements minimum / coûts et rentabilité. Implication des collectivités dans les zones rurales - Eviter les dépôts sauvages et incontrôlés, Couplage de CET de classe 3 et de déchetteries. 6.2. Dimensionnement des installations proposées Les installations proposées dans le schéma départemental et sa variante sont listées dans les tableaux en page suivante par zone géographique (chacune des zones porte le nom de la commune la plus importante appelée aussi « commune pôle »). Leur dimensionnement est indiqué en terme de capacité annuelle de traitement, c’est à dire de quantité de déchets traités par an. Ce ne sont que des recommandations. Ceci dit pour les zones rurales, le nécessaire couplage de CET de classe 3 avec des déchetteries ne permettra pas toujours de définir des CET d’une capacité requise. Aussi dans ces conditions, les CET de faibles capacités (comme les centres municipaux de stockage) devront se limiter uniquement à l’accueil de petits tonnages afin d’éviter les risques de saturation ou de désorganisation du fonctionnement des déchetteries. 37 Dimensionnement des installations pour la proposition de base Secteur/Commune pôle Porteur Communauté d’agglo de Nevers Privé CC Loire et Nohain Privé CC des Vaux d’Yonne Collectivité CC du Haut Morvan (ChâteauChinon) Collectivité Sictom de ST Pierre-le-Moutier Collectivité CC Pays Charitois Privé Sictom Morillons (Luzy) Type d'installation à créer Capacité de d'installation Plate-forme de tri simple 50 000 t/an Projet existant non CET de classe 3 50 000 t/an oui Plate-forme de regroupement 8 000 t/an oui CET de classe 3 12 000 t/an non Plate-forme de regroupement 6 000 t/an non CET de classe 3 8 000 t/an oui Plate-forme de regroupement 6 000 t/an non CET de classe 3 8 000 t/an non CET de classe 3 10 000 t/an non Plate-forme de regroupement 5 000 t/an non CET de classe 3 10 000 t/an oui Collectivité CET de classe 3 8 000 t/an non CC Puisaye Nivernais Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non Portes du Morvan Collectivité Siom la Machine (Cerçy) Collectivité CC Loire et Vignoble Collectivité Sictom Morillons (Préporché) Collectivité Siom la Machine (La Machine) Collectivité CC Loire et Allier Collectivité SDGCN (ST Benin d'Azy) CET de classe 3 5 000 t/an oui Plate-forme de regroupement 8 000 t/an non CET de classe 3 12 000 t/an oui CET de classe 3 8 000 t/an non CET de classe 3 6 000 t/an non Plate-forme de regroupement 8 000 t/an non CET de classe 3 12 000 t/an non Plate-forme de regroupement 8 000 t/an non CET de classe 3 12 000 t/an non Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non SDGCN (ST Saulge) Collectivité CET de classe 3 4 000 t/an oui Sictevom Val de Nièvre (Prémery) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non CC Val du Sauzay Collectivité CET de classe 3 5 000 t/an oui Sivom de Corbigny Collectivité CET de classe 3 8 000 t/an oui CC Val du Beuvron Collectivité CET de classe 3 3 000 t/an non CC du Donziais Collectivité CET de classe 3 5 000 t/an non CC Fleur du Nivernais Collectivité CET de classe 3 4 000 t/an non SDGCN (Châtillon-en-Bazois) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non Sictevom Val de Nièvre (Guérigny) Collectivité CET de classe 3 9 000 t/an non 38 Dimensionnement des installations pour la variante Secteur/Commune pôle Porteur Communauté d’agglo de Nevers Privé CC Loire et Nohain Privé CC des Vaux d’Yonne Collectivité CC du Haut Morvan (ChâteauChinon) Collectivité Sictom de ST Pierre-le-Moutier Type d'installation à créer Capacité de d'installation Plate-forme de tri simple 100 000 t/an Projet existant non CET de classe 3 50 000 t/an oui Plate-forme de regroupement 8 000 t/an oui CET de classe 3 12 000 t/an non Plate-forme de regroupement 6 000 t/an non CET de classe 3 8 000 t/an oui Plate-forme de regroupement 6 000 t/an non CET de classe 3 8 000 t/an non Collectivité CET de classe 3 10 000 t/an non CC Pays Charitois Privé CET de classe 3 10 000 t/an oui Sictom Morillons (Luzy) Collectivité CET de classe 3 8 000 t/an non CC Puisaye Nivernais Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non Portes du Morvan Collectivité CET de classe 3 5 000 t/an oui Siom la Machine (Cercy) Collectivité Plate-forme de regroupement 8 000 t/an non CET de classe 3 12 000 t/an oui CC Loire et Vignoble Collectivité CET de classe 3 8 000 t/an non Sictom Morillons (Préporché) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non Siom la Machine (La Machine) Collectivité CET de classe 3 12 000 t/an non CC Loire et Allier Collectivité CET de classe 3 12 000 t/an non SDGCN (ST Benin d'Azy) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non SDGCN (ST Saulge) Collectivité CET de classe 3 4 000 t/an oui Sictevom Val de Nièvre (Prémery) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non CC Val du Sauzay Collectivité CET de classe 3 5 000 t/an oui Sivom de Corbigny Collectivité CET de classe 3 8 000 t/an oui CC Val du Beuvron Collectivité CET de classe 3 3 000 t/an non CC du Donziais Collectivité CET de classe 3 5 000 t/an non CC Fleur du Nivernais Collectivité CET de classe 3 4 000 t/an non SDGCN (Châtillon-en-Bazois) Collectivité CET de classe 3 6 000 t/an non Sictevom Val de Nièvre (Guérigny) Collectivité CET de classe 3 9 000 t/an non Recommandations L'ensemble du maillage proposé par le schéma départemental est une photographie de l'état absolu des besoins en fonction du gisement évalué et des installations estimées en activité à l’échéance 2005. L'ensemble des équipements préconisés, de même que les projets existants, ne se mettront pas obligatoirement en place rapidement. Les installations se créeront au fur et à mesure, en fonction des initiatives privées, des besoins locaux, de la fermeture progressive des sites et du captage réel de déchets du BTP dans les nouvelles installations. Le maillage devra 39 donc être réalisé progressivement en intégrant des installations adaptées aux conditions réelles du terrain. Il est souhaitable de coupler des plates-formes ou de simples unités de concassage-criblage, à des CET de classe 3 (ou des carrières en réhabilitation). En effet, l'association stockage et valorisation de déchets inertes permettra de répondre en permanence aux besoins en terme de granulats recyclés, suivant l’évolution du marché. Dans les zones rurales et plus généralement dans les communes comprenant un gisement inférieur à 10 000 t/an (soit 16 secteurs sur 24), l’utilisation des déchetteries publiques par les entrepreneurs ou le couplage plate-forme de regroupement - déchetterie et/ou centre de stockage de classe III sont à privilégier. Des objectifs de valorisation ont été fixés par le comité de pilotage afin de favoriser le recyclage et diminuer les tonnages mis en décharge : • • en 2005, valorisation de 60 % des inertes ; en 2010, valorisation de 80 % des inertes. Ces objectifs resteront néanmoins théoriques et fixés à long terme. Ils pourront varier suivant les divers secteurs d'activités et suivant les possibilités de valorisation et de recyclage mises en place, notamment des conditions techniques et économiques. 6.3. Estimation des investissements Les tableaux suivants présentent l’estimation des investissements moyens pour l’ensemble du maillage d’installations proposé par le schéma départemental. Les coûts des projets en cours ont été comptabilisés dans les investissements. Estimation des investissements de la proposition de base Installations à créer CET de classe 3 Plate-forme de regroupement Plate-forme de regroupement et tri TOTAL Total en Francs des investissements ~ 18,5 MF ~ 14 MF ~ 5 MF ~ 37,5 MF Total en Euros des investissements ~ 2,8 M€ ~ 2,1 M€ ~ 762 k€ ~ 5,7 M€ La part des investissements nécessaires qui pourraient être faits par des sociétés privées et la part qui ne pourra échapper aux collectivités ont été évaluées. Les bases du calcul relèvent des seuils de rentabilité des installations à créer et des capacités proposées. Ces investissements sont indicatifs et présentés dans le tableau suivant. 40 Installations à créer CET de classe 3 Plate-forme de regroupement Plate-forme de regroupement et tri TOTAL Investissements pouvant être réalisés par des sociétés privées ~ 1,7 M€ ~ 11,2 MF ~ 2,1 M€ ~ 14 MF ~ 762 k€ ~ 5 MF ~ 4,6 M€ ~ 30,2 MF Investissements devant être réalisés par les collectivités ~ 1,1 M€ ~ 7,3 MF ~ 1,1 M€ ~ 7,3 MF Estimation des investissements de la variante Installations à créer CET de classe 3 Plate-forme de regroupement Plate-forme de regroupement et tri TOTAL Investissements en Francs ~ 18,5 MF ~ 8 MF ~ 8 MF ~ 34,5 MF Investissements en Euros ~ 2,8 M€ ~ 1,2 M€ ~ 1,2 k€ ~ 5,2 M€ La part des investissements nécessaires qui pourraient être faits par des sociétés privées et la part qui ne pourra échapper aux collectivités ont également été estimées. Les bases du calcul relèvent des seuils de rentabilité des installations à créer et des capacités proposées. Ces investissements sont indicatifs et présentés dans le tableau suivant. Installations à créer Investissements pouvant être Investissements devant réalisés par des sociétés être réalisés par les privées collectivités ~ 1,7 M€ ~ 1,1 M€ CET de classe 3 ~ 11,2 MF ~ 7,3 MF ~ 1,2 M€ Plate-forme de regroupement ~ 8 MF ~ 1,2 M€ Plate-forme de regroupement et tri ~ 8 MF ~ 4,1 M€ ~ 1,1 M€ TOTAL ~ 27,2 MF ~ 7,3 MF 41 7. ELEMENTS DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN DEPARTEMENTAL 7.1. Recours aux matériaux inertes recyclés De nombreuses techniques de valorisation des déchets inertes existent aujourd'hui, soit par mode de réutilisation-réemploi ou par recyclage (criblage-concassage). Les débouchés restent actuellement faibles dans la Nièvre, notamment par manque d'infrastructure de production, de normes propres aux matériaux recyclés, de volonté des décideurs, et à cause des prix bas du marché des matériaux nobles et de l’excellente qualité de ces derniers. Or les techniques de recyclage et d’utilisation des matériaux recyclés sont connues et très répandues , en particulier dans les régions du nord de la France et les pays du nord de l’Europe, et ce depuis de nombreuses années. Le développement de l'utilisation de ces matériaux passe obligatoirement par la sensibilisation, la formation et l’information des maîtres d’œuvre sur ces techniques et en particulier les conditions d’utilisation. Il est donc primordial de motiver certains acteurs, notamment publics, de façon à promouvoir l’emploi de ces matériaux recyclés. Pour les grands maîtres d’ouvrages, cette logique s’inscrit dans la politique du développement durable, et doit passer par l'intégration de prescriptions spécifiques au niveau des marchés. Estimation du gisement découlant des grands chantiers 7.2. Les expériences de tri sur chantier ou de réduction de volume à la source Le tri sélectif des déchets nécessite : une préparation importante (étude préalable) : estimation des quantités de déchets, recensement des filières d'élimination, organisation du tri et de la logistique, réunion de coordination des différents acteurs ; l'identification des filières locales de valorisation. Ces filières sont encore peu nombreuses et souvent très localisées. Cependant, des solutions existent soit par le biais de partenariats avec des industriels soit par l'intermédiaire de prestataires. Le choix d'une filière de valorisation pour un déchet dépend des critères d'acceptation tels que : la nature des déchets, la qualité, la propreté, la quantité minimum, la régularité des flux, etc., et, du coût d'acceptation et de transport. La nécessité d’une information, voire d’une formation du personnel sur la problématique des déchets de chantier ; L’importance d’une signalétique des déchets. 42 Le tri sélectif permet de réaliser : des économies sur les coûts de traitement des déchets ; Une meilleure valorisation des déchets. Les expériences de tri sélectif sur chantier ont montré : L’importance du choix des matériaux et des techniques de fabrication sur les quantités de déchets produites ; La faible perte de temps générée par le tri pour les entreprises de gros œuvre ; La plus grande difficulté pour les entreprises de second œuvre à trier par rapport au gros œuvre en raison de la multiplicité des déchets produits et donc de la perte de temps qui en découle ; L’acquisition d’une expérience pour les entreprises participantes sur le tri et la valorisation des déchets de chantiers. Les choix logistiques et la communication associée au tri conditionnent bien entendu l'efficacité de l'opération. Le tri est mieux réalisé lorsque les bennes sont regroupées car le personnel n'est pas tenté de déposer les déchets dans la benne la plus proche. La perte de temps est négligeable voire nulle si les bennes sont bien renseignées par des pictogrammes identifiant les déchets de chaque benne. La réussite du tri sélectif des déchets sur le chantier dépend très largement de sa bonne intégration dans le processus de construction. Il doit : être le moins perturbateur possible pour les employés, ne pas alourdir la tâche et considérer l'habitude qu'ont les corps de métier à travailler ensemble, engendrer de faibles déplacements du poste de travail aux bennes, surtout en finition, quand les circulations sont entravées par le cloisonnement. 8. CONCLUSION AU PLAN DEPARTEMENTAL DE GESTION DES DECHETS DU BTP DE LA NIEVRE La planification de la gestion des déchets du B.T.P. constitue un enjeu fort de protection de l'environnement, et des ressources naturelles. La réussite de cette démarche de planification passe par une participation à une réflexion locale de la part de tous les partenaires et de tous les acteurs. Les contraintes réglementaires et économiques justifient la mise en place d'un plan de gestion des déchets du B.T.P.. Les opportunités existantes doivent faciliter cette démarche comme : La volonté des acteurs, en particulier maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises, de mettre en oeuvre un tel plan de gestion, La mise en place et la création d’installations et le développement de filières de valorisation, La complémentarité offerte par les installations d'élimination des déchets ménagers, 43 L'utilisation de matériaux recyclés qui peut offrir une alternative à l'utilisation des matériaux naturels. Mais s'appuyer sur de telles opportunités ne suffira pas à la bonne mise en œuvre du plan départemental. Son efficacité passe obligatoirement par la communication, la formation et l'information des acteurs qui doivent être pertinentes et régulières. L'implication des maîtres d'ouvrage dans la mise en œuvre de la politique de gestion des déchets de chantier est également incontournable et notamment par l'intégration de prescriptions environnementales au sein des appels d'offres. Enfin, les collectivités et les communes ont elles aussi leur rôle à jouer à la fois en tant que maître d’ouvrage public, mais aussi en facilitant l’installation d’équipements adaptés à la réception de déchets du BTP sur leurs territoires. La prise en compte de la gestion des déchets en amont des chantiers par les décideurs, et sur les chantiers par les concepteurs et les exécutants, associée à l'utilisation des matériaux recyclés, conditionnera la réussite du plan départemental de gestion des déchets du bâtiment et des travaux publics. Le tableau ci-dessous résume les objectifs que le Plan cherche à atteindre et les actions à mettre en place pour assurer la mise en œuvre de ces objectifs. Pour chaque moyen identifié, une ou plusieurs actions ont été identifiées avec leurs principaux initiateurs. Leurs représentants ont vocation à piloter l’action en y associant les autres parties prenante 44 Objectifs Moyens Actions Avoir un réseau de collecte - Offrir des possibilités d'accueil pour tous les des déchets inertes, banals et déchets à l'ensemble des entreprises du BTP toxiques de proximité - Disposer d'un nombre de sites d'accueil suffisant et adaptés au département Disposer de centres de stockage définitifs de déchets inertes ultimes 23 CET de classe 3 (voir chapitre 6) Lutter contre les décharges sauvages Concernés par des engagements créer des nouveaux centres de stockage temporaire et définitif et/ou réhabiliter des sites existants pour obtenir la bonne couverture du département ouvrir en milieu rural toutes les déchetteries aux professionnels en fixant des CM/SIEEN conditions d'accès particulières - homogénéiser les tarifs et les conditions d'accès des artisans aux déchetteries, dont l'ouverture aux artisans extérieurs à la structure mais réalisant des travaux CM/SIEEN pour ses habitants - créer un inventaire des CET de classe III complet et mis à jour à chaque instruction de dossier - informer les entreprises sur le réseau des points d'accueil à leur disposition Préfecture CM/CAPEB/FFB Réduire les déchets à la - privilégier les propositions techniques source diminuant la quantités de déchets produits Réduire la mise en décharge Augmenter valorisation déchets le de taux tous - informer les maîtres d’œuvre - former les entreprises à la gestion des déchets et au tri sur le chantier - informer les maîtres d'ouvrage publics et privés et les maîtres d'œuvre afin qu'ils prennent en compte la gestion des déchets sur les chantiers - informer et impliquer les maîtres d'ouvrage afin de les inciter à l'utilisation de matériaux recyclés - former les entreprises de matériaux recyclés - former les gardiens de déchetteries, notamment à l'identification des déchets dangereux - faire évoluer la réglementation sur l’utilisation des matériaux recyclés (plan des carrières) - proposer un Mode d’exploitation des CET III - utilisation d’emballages recyclables de - diminution des chutes les - meilleur tri sur les chantiers afin de séparer les parties valorisables et les déchets toxiques - assurer les débouchés des déchets valorisables Implication des acteurs, - créer un document de type « Charte de maîtres d'ouvrage, maîtres gestion des Déchets de chantier » d'œuvre, entreprises - mise en place d'un comité de suivi - définir et faire signer une Charte à tous les acteurs définir les indicateurs de suivi prévoir des opérations pilotes sensibiliser, former et informer les différents acteurs 45 9. MESURES D’ACCOMPAGNEMENT L’organisation de gestion des déchets présentée dans le plan nécessite la mise en place de mesures d’accompagnement, de manière à s’assurer que les déchets du BTP suivent bien les circuits prévus dans le plan. 9.1. MISE EN PLACE D’OPERATIONS PILOTES Objectif Initier la démarche de gestion des déchets de chantier Acquérir un retour d’expérience de terrain afin de pouvoir dupliquer les expériences positives et tirer un enseignement des expériences ayant connu des problèmes Moyens Ces opérations pilotes seront des chantiers de type « Chantier propre » ou « Chantier vert », dans lequel l’environnement est pris en compte. Les projets financés ou subventionnés par le Conseil Général ou l’Etat feront l’objet d’une réflexion sur la gestion des déchets le plus en amont possible. Les projets de construction HQE pourront également entrer dans une démarche exemplaire. 9.2.COMMUNICATION La mise en œuvre du plan doit être accompagnée d’actions de sensibilisation, d’information et de formation. Différentes cibles sont à envisager : o les maîtres d’ouvrages publics et privés o Les maîtres d’oeuvre o les collectivités locales et les Maires o les professionnels o le grand public o le couple « artisan-particulier » 46 CIBLES OBJECTIFS ACTIONS PROPOSEES INITIATEURS DE LA DEMARCHE Les Maîtres publics et privés d’ouvrage Prendre en compte la gestion des déchets dans les marchés Les Maîtres (Architectes, coordonnateurs) d’œuvre Intégrer les préoccupations environnementales des maîtres d’ouvrage dans les documents contractuels Les Maires Mise à disposition du guide Classe III du MATE Appui technique de l’ADEME Contribution des spécialistes déchets Mise à disposition de la liste des installations à diffuser dans les dossiers de consultation Mise à disposition d’outils pour l’ouverture de CET III (guide MATE, arrêté type) Faire connaître au comité de suivi les CET III autorisés Application du pouvoir de police sur le territoire Les entreprises Former les professionnels du BTP à la gestion des Sensibilisation par diffusion d’une plaquette déchets et au respect de l’environnement Information sur les services de collecte et équipements de traitement du département par diffusion d’un Annuaire des filières Favoriser les actions de formation de formateurs des enseignants des lycées professionnels et des CFA. Intégrer l’environnement dans les formations continues des entreprises Le tout public Mettre à disposition de tous un service Diffusion de la cartographie des sites d’accueil des d’information et de renseignement performant déchets existants et/ou en projet sur le département Mise à disposition de l’ensemble des informations via un site Internet Le couple “ artisan- Préciser les responsabilités des 2 parties lors de la Création d’un document explicite sur les clauses particulier ” réalisation de travaux environnementales à joindre au devis des artisans Sensibiliser les professionnels du BTP à la gestion des déchets Les gestionnaires publics et Inciter les déchetteries à s’ouvrir aux artisans du Faire connaître les résultats de l’étude pilote sur 4 privés de services de BTP pour de petites quantités, en harmonisant les déchetteries du département collectes et de traitement de tarifs et conditions d’accès 44 déchets Information sur la réglementation et les obligations des maires Relais d’information auprès de la population Maires CM / CAPEB / FFB CM / CAPEB / FFB CM / CAPEB / FFB CM / CCI Préfecture / ADEME/ Conseil Général / SIEEN CM / ADEME/ DDE CM / CAPEB / FFB CM / SIEEN 9.1.1. Les maîtres d’ouvrages publics et privés Objectif Les nouvelles pratiques pour l’élaboration des marchés concernent les maîtres d’ouvrage qui devront prendre en compte dès la conception du projet et dans l’élaboration des marchés, la gestion des déchets et les coûts afférents en envisageant l’utilisation de matériaux recyclés. Moyens Sensibiliser les maîtres d’ouvrages à se préoccuper du devenir de leurs déchets dès la phase projet en réalisant des actions d’information et de formation au sein des services techniques des maîtres d’ouvrage (Services de l’Etat, Conseil Général, des Maires, Etablissements publics de coopération intercommunale, promoteurs et agents immobiliers). Se référer à la recommandation n°T2-2000 pour les maîtres d’ouvrage publics ou à la norme NFP 03 001 applicable aux travaux du bâtiment faisant l’objet de marchés privés. Rappeler dans l’acte de délivrance du permis de construire ou de démolir la nécessité d’intégrer la gestion des déchets générés par l’opération. Rappeler, dans le document de consultation des marchés, la liste des équipements de collecte et de traitement du département. 9.1.2. Les Maîtres d’oeuvre Objectif Intégrer les préoccupations environnementales des maîtres d’ouvrage dans les documents contractuels (choix des matériaux, etc.) Viser à la bonne tenue du chantier et à l’élimination des déchets conformément à la réglementation. Moyens Se référer à la recommandation n°T2-2000 pour les maîtres d’ouvrage publics ou à la norme NFP 03 001 applicable aux travaux du bâtiment faisant l’objet de marchés privés. 48 9.1.3. Les professionnels Objectif Les nouvelles pratiques pour l’élaboration des marchés concernent aussi les entrepreneurs du bâtiment qui devront préciser, dès leur candidature pour un marché, leurs modes opératoires pour la gestion des déchets et les coûts afférents. De plus, les moyens de gestion, les équipements de collecte et de traitement des déchets, devront être connus par les entreprises. Moyens Réaliser des actions d’information Sensibiliser les professionnels à la gestion environnementale des chantiers par le biais des instances professionnelles à destination de leurs adhérents et du personnel (Chambre des Métiers, Chambre de Commerce et d’Industrie, Fédération Française du Bâtiment, CAPEB, ordre des architectes…) Diffuser le guide « Gestion des déchets de chantier », en cours de réalisation par la Chambre de Métiers Faire connaître les prestataires déchets et les différentes installations ouvertes aux entreprises du BTP par : ⎣ Contact avec la Chambre de Métiers, la CCI ou les organismes professionnels qui disposent d’une base de données Un annuaire « déchets du bâtiment » est disponible auprès de ces services. ⎣ Consultation du site Internet regroupant toutes les informations à ce sujet. Réaliser des actions de formation Des formations spécifiques sont nécessaires sur différents aspects : rédaction des offres, gestion interne des déchets (démolition sélective, tri, stockage, etc), transport et gestion externe des déchets. Sensibiliser à la gestion environnementale des chantiers dans le cadre ⎣ de la formation initiale (écoles, lycées…) ⎣ dans les établissements d’enseignement ou de formation continue intervenant dans la filière BTP (CFA, …) La collaboration du Conseil Régional est nécessaire pour la prise en compte de ce thème dans les supports pédagogiques à venir. 49 9.1.4. Collectivités et Maires Objectif Les maires ont des responsabilités importantes en matière de gestion des déchets de chantiers, en tant que maîtres d’ouvrages, comme producteurs de déchets, mais également en tant que responsables en matière de police sur leurs territoires. Il est donc essentiel qu’ils soient tenus pleinement informés sur la démarche de planification et les projets d’actions qui en découlent (installations, communication…) Moyens Sensibiliser les élus sur leur rôle : ⎣ d’instructeur de dossiers de permis de construire et de démolir ⎣ de maître d’ouvrage ⎣ de responsable de déchetteries (pour les structures intercommunales en possédant une) ⎣ d’instructeur des demandes de création de centres de stockage de matériaux inertes (classe III.) Inciter les déchetteries : ⎣ à s’ouvrir aux artisans du BTP pour de petites quantités, ⎣ à harmoniser les tarifs, et conditions d’accès afin d’avoir une meilleure lisibilité. 9.1.5. Le tout-public L’objectif principal est de mettre à disposition de tous un service d’informations et de renseignements performant. Création d’un site d’information sur les lieux d’accueil des déchets du BTP, avec désignation d’un gestionnaire, déchetteries publiques et privées, centres d’enfouissement techniques de classe 2 et 3, plates-formes de regroupement et de tri, sites de valorisation et de recyclage, négociants en matériaux. Ce lieu d’information permanente informera aussi sur les aides financières dont peuvent bénéficier les maîtres d’ouvrage d’actions visant à l’élimination des déchets du BTP, afin d’assurer le suivi et l’actualisation. 9.1.6. Le couple « Artisan-Particulier » Objectif Informer le particulier faisant réaliser par des artisans des travaux d’aménagement, voire d’entretien de son patrimoine immobilier. Ces clients, la plupart du temps, ne se préoccupent pas du mode d’élimination des déchets qui, souvent, n’est pas clairement détaillé dans le devis. 50 Or, cette gestion a un coût, qui peut être non négligeable et qui demande à être justifié par le maître d’œuvre, afin notamment de préciser les responsabilités respectives des deux parties en présence. Moyens Il est proposé de joindre au devis un document explicite sur des clauses environnementales qui permettrait à l’artisan de justifier le prix d’élimination de ses déchets et au particulier d’être en règle en sa qualité de maître d’ouvrage. La destination des déchets envisagée selon leur classe et les installations existantes pourrait par exemple être spécifiée dans ce document. 9.3. ELABORATION D’UNE CHARTE « GESTION DES DECHETS DE CHANTIER » La Charte est un document par lequel les différents signataires reconnaissent leur rôle et s’engagent moralement à réaliser, dans leur domaine de compétence, un certain nombre d’actions en vue d’atteindre les objectifs du plan. Ces engagements peuvent se traduirent par : La prise en compte de la gestion des déchets dans les marchés, La réutilisation des matériaux recyclés, L’évacuation par les professionnels des déchets de chantier dans les structures de collecte, de valorisation, de traitement, de stockage, prévues dans le Plan La volonté des syndicats et structures intercommunales de gestion des déchets ménagers d’étudier les possibilités d’accueil des déchets des professionnels dans leurs déchetteries Les « engagements » : Il s’agit de réels engagements politiques sur des objectifs opérationnels, sans obligation contractuelle de résultat, au sens “ juridique ” du terme. Les signataires sont les représentants de chaque catégorie concernée (Maître d’Ouvrage, Maître d’œuvre/Coordonnateurs, Entreprises, gestionnaires publics et privés de services de collecte et de traitement) Il est proposé que le groupe de travail chargé de la constitution du Plan, travaille à la rédaction de cette charte. Parce que les acteurs concernés par la réalisation du plan représentent des professions différentes et que les engagements de chacun sont interdépendants, il est nécessaire de continuer à susciter l'échange. Ainsi, la charte sera non seulement porteuse d'engagement moral mais elle devra être un outil permettant l'échange, l'évaluation et l'évolution. 51 9.4. LE COMITE DE SUIVI Objectif Un comité de suivi et de mise en œuvre du Plan de gestion des déchets du bâtiment et des TP sera créé. Il aura trois objectifs : Aider à la mise en œuvre du plan Assurer le suivi de cette mise en œuvre Poursuivre la collecte d’information permettant la réactualisation du Plan. Composition Ce comité sera constitué des membres du groupe de travail et de représentants concernés tels que les Maîtres d’œuvre/Coordonnateurs, les gestionnaires publics et privés de services de collecte et de traitement Rôle Le comité : Mettra à jour la liste des installations de collecte et de traitement des déchets et leurs conditions d’acceptation. Une liste des installations acceptant les déchets de chantier est déjà diffusée par la Chambre de Métiers, la CAPEB et la FFB ; sa mise à jour sera ainsi facilitée Suivra les engagements des signataires de la Charte Suivra les actions de communication Initiera l’actualisation du Plan et de la Charte Suivra les quantités de déchets du BTP collectés et valorisés sur l’année et leurs destinations Ceci à partir des registres tenus par les divers équipements (déchetteries, CET), et des bordereaux de suivi des déchets de chantier Les réunions périodiques, 2 fois par an, permettront également d’analyser les progrès réalisés par chacun, d’exprimer les difficultés rencontrées, et de rechercher les adaptations possibles pour la période suivante. Le secrétariat du comité de suivi du Plan et de la Charte sera assuré par la DDE. Le Comité choisira des « indicateurs de suivi », qui lui permettront de suivre la mise en œuvre du Plan, d’apprécier son efficacité et d’identifier les points à améliorer. 52