Fonction d`autocorrélation partielle
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Fonction d`autocorrélation partielle
Fonction d’autocorrélation partielle Modèles ARMA et techniques d’identification Motivations pour l’autocorrélation partielle On a vu que pour une moyenne mobile d’ordre q, ou un MA(q), que la fonction d’autocorrélation s’annule à partir du délai q: 𝜌 ℎ = 0, ℎ > 𝑞. C’est donc un outil d’identification. On aimerait un outil similaire pour les modèles AR(p). Motivations pour l’autocorrélation partielle: modèle AR(1) Considérons le modèle: 𝑋𝑡 = 𝜙𝑋𝑡−1 + 𝑤𝑡 . On a vu que 𝛾 ℎ = 𝜙 ℎ 𝛾(0), pour ℎ ≥ 1. En particulier, 𝑋𝑡 et 𝑋𝑡−2 sont corrélés: 𝛾 2 = 𝜙 2 𝛾(0). En fait: cov 𝑋𝑡 , 𝑋𝑡−2 = cov(𝜙𝑋𝑡−1 + 𝑤𝑡 , 𝑋𝑡−2 ) On sait que 𝑋𝑡−1 et 𝑋𝑡−2 sont corrélés mais 𝑤𝑡 et 𝑋𝑡−2 ne sont pas corrélés. La corrélation entre 𝑋𝑡 et 𝑋𝑡−2 survient compte tenu de la dépendance avec 𝑋𝑡−1 . L’idée principale vise à retirer la dépendance avec la variable intermédiaire 𝑋𝑡−1 . Motivations pour l’autocorrélation partielle: modèle AR(1) (suite) Rappel: 𝑋𝑡 = 𝜙𝑋𝑡−1 + 𝑤𝑡 . On rappelle également que 𝑋𝑡 et 𝑋𝑡−2 sont corrélés: 𝛾 2 = 𝜙 2 𝛾(0). Regardons la corrélation entre 𝑋𝑡 − 𝜙𝑋𝑡−1 et 𝑋𝑡−2 − 𝜙𝑋𝑡−1 : cov 𝑋𝑡 − 𝜙𝑋𝑡−1 , 𝑋𝑡−2 − 𝜙𝑋𝑡−1 = cov(𝑤𝑡 , 𝑋𝑡−2 − 𝜙𝑋𝑡−1 ) On constate que cov 𝑋𝑡 − 𝜙𝑋𝑡−1 , 𝑋𝑡−2 − 𝜙𝑋𝑡−1 = 0 On va voir que 𝜙𝑋𝑡−1 peut être interprété comme la meilleure prévision de 𝑋𝑡 en fonction de 𝑋𝑡−1 (ou comme la meilleure prévision de 𝑋𝑡−2 en fonction de 𝑋𝑡−1 ). Reprenant une interprétation tirée de la régression: 𝑋𝑡 − 𝜙𝑋𝑡−1 est ce qui reste dans 𝑋𝑡 une fois que l’effet de 𝑋𝑡−1 est retiré. Définition de l’autocorrélation partielle Considérons 𝑃 𝑋ℎ 𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 ) la régression de 𝑋ℎ sur l’ensemble 𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 : 𝑃 𝑋ℎ 𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 ) = 𝛽1 𝑋ℎ−1 + ⋯ + 𝛽ℎ−1 𝑋1 De même, considérons 𝑃 𝑋0 𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 ) la régression de 𝑋0 sur l’ensemble 𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 : 𝑃 𝑋0 𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 ) = 𝛼1 𝑋1 + ⋯ + 𝛼ℎ−1 𝑋ℎ−1 Remarques: 1) Il faudra discuter comment trouver les coefficients 𝛽1 , … , 𝛽ℎ−1 et 𝛼1 , … , 𝛼ℎ−1 . 2) L’ouvrage de référence note 𝑋ℎℎ−1 = 𝑃(𝑋ℎ |𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 ). La notation utilisée ici est comme dans Brockwell & Davis et permet une utilisation des propriétés des opérateurs de prévision. Définition de l’autocorrélation partielle Définition formelle: Soit 𝑋𝑡 un processus stationnaire. L’autocorrélation partielle d’ordre h, notée 𝜙ℎℎ , est définie comme: 𝜙11 = corr 𝑋1 , 𝑋0 = 𝜌 1 ; 𝜙ℎℎ = corr(𝑋ℎ − 𝑃 𝑋ℎ 𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 , 𝑋0 − 𝑃(𝑋0 |𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 )), ℎ ≥ 2 Remarques: Les écarts (ou résidus; ou erreurs de prévisions) 𝑋ℎ − 𝑃(𝑋ℎ |𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 ) et 𝑋0 − 𝑃 𝑋0 𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 sont non corrélées avec les variables intermédiaires 𝑋1 , … , 𝑋ℎ−1 ; ce sera montré plus tard. 1) 2) La définition fait du sens car dans le cas d’un processus Gaussien, c’està-dire si 𝑋𝑡 est Gaussien, alors l’autocorrélation partielle telle que définie précédemment est en fait le coefficient de corrélation de la distribution conditionnelle: 𝑋ℎ |𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 . Autrement dit: 𝜙ℎℎ = corr(𝑋ℎ , 𝑋0 |𝑋ℎ−1 , … , 𝑋1 ). 𝑋0 Exemple: AR(1), 𝑋𝑡 = 𝜙𝑋𝑡−1 + 𝑤𝑡 Ainsi selon la définition 𝜙11 = 𝜌 1 = 𝜙. Pour calculer 𝜙22 , on fait une régression de 𝑋2 sur 𝑋1 . On aura 𝑃 𝑋2 𝑋1 = 𝛽𝑋1 . Pour trouver 𝛽, on minimise le critère 𝐸 (𝑋2 − Exemple: AR(1), 𝑋𝑡 = 𝜙𝑋𝑡−1 + 𝑤𝑡 (suite) Pour trouver 𝛼, on procède de même et on note qu’en raison de la stationnarité, des similitudes apparaissent: Or 𝑓2 𝛼 = 𝐸 𝑋0 − 𝛼𝑋1 2 = 𝐸𝑋02 − 2𝛼𝐸 𝑋0 𝑋1 + 𝛼 2 𝐸𝑋12 = 𝛾 0 − 2𝛼𝛾 1 + 𝛼 2 𝛾(0). On dérive on égale à 0: 𝑓2′ 𝛽 = −2𝛾 1 + 2𝛼𝛾 0 ⇒ 𝛼 = 𝛾 1 𝛾 0 = 𝜌 1 = 𝜙. On trouve donc que 𝜙22 = cor X2 − 𝜙𝑋1 , 𝑋0 − 𝜙𝑋1 = cor 𝑤2 , 𝑋0 − 𝜙X1 = 0. On va voir qu’en fait, pour un AR(p), toutes les autocorrélations partielles 𝜙ℎℎ sont nulles pour ℎ ≥ 𝑝 + 1.
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Chapitre 3 Identification des Processus ARMA
autoregressive du processus : © (L) = 0: Mais dans ce cas les valeurs initiales ½1 :::½q sont
di¤érentes de celles obtenus pour l’AR (p) et les constantes (Ai )pi=1 sont donc elles mêmes