Il se situe 129 mètres au-dessus du niveau de la mer, et de 100
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Il se situe 129 mètres au-dessus du niveau de la mer, et de 100
MONTMARTRE Le nom vient de : Mont de Mars ou Mont du Martyre ? Il se situe 129 mètres au-dessus du niveau de la mer, et de 100 mètres de celui de la Seine. Dès le 6ème siècle, en haut de la butte se trouvait un hameau, avec sa chapelle et son cimetière. En 1133, le roi Louis VI le Gros racheta les terres aux moines et fit construire une église et un monastère. L'Elysée Montmartre Ouverte en 1807, l'Élysée Montmartre est une salle de bal. On y pratique un nouveau style de danse : le quadrille naturaliste, ou cancan, exécuté notamment par Valentin le Désossé, la Goulue ou Grille d'Égout. L'établissement se compose alors de trois corps de bâtiment et d'un vaste jardin. Joseph Oller et Charles Zidler, y engagent un grand nombre des artistes pour l'ouverture en octobre 1889 du Moulin Rouge. En 1894, le jardin est supprimé au profit du Trianon. En 1897 l'Élysée-Montmartre est réaménagé par son nouveau propriétaire. L'architecte Édouard Niermans réutilise la structure du Pavillon de France édifié par G. Eiffel pour l'Exposition universelle de 1889. Après un incendie en 1900, la salle sera ornée d’un décor rococo. Un incendie d'origine électrique s'y déclare le 22 mars 2011. Le Trianon Bâti en 1894 à l'emplacement du jardin de l'Élysée-Montmartre, le Trianon, accueille de célèbres artistes comme Mistinguett. En 1900, un incendie détruit la salle et une partie des dépendances de l'Élysée-Montmartre. L'architecte Joseph Cassien-Bernard (élève de Charles Garnier et concepteur du pont Alexandre-III) entreprend la reconstruction de l’établissement qui est inauguré fin 1902. En 1908, c'est une succursale de l'Opéra-comique spécialisée dans l'opérette. En 1936, le Trianon se consacre au music-hall. (Yvette Guilbert ou Pierre Dac). Vers 1940, le cinéma récupère cette belle salle de 1000 places. La Boule Noire C'est initialement une "goguette" fondée en 1822 par une fille galante dont le sobriquet est « Belle en Cuisse ». La salle est reprise ensuite par un nommé Bécuzet. Il fait construire le portique qui devient l'entrée de La Cigale. Ce portique est surmonté à ses débuts d'une boule de verre éclairée servant d'enseigne en ce lieu, Avec le temps et la saleté, la boule d'abord blanche devient noire, donnant son nom à l'établissement. L'intérieur du bal démoli en 1887 laisse la place à un café-concert baptisé La Cigale. Une goguette est à l’origine une pratique festive en France et jusqu’en Belgique consistant à se réunir en petit groupe de moins de 20 personnes pour passer un bon moment ensemble et chanter des chansons. La Cigale Salle de café-concert construite en 1887. D'une capacité d'environ 1000 places, elle se spécialise immédiatement dans la revue. Elle accueille les spectacles de Mistinguett, Maurice Chevalier, Yvonne Printemps, Gaston Ouvrard, Arletty, Raimu, ou Max Linder. Le Cirque Médrano D’origine espagnole, Geronimo Médrano vient en 1874 comme clown dans ce cirque. Il se fait remarquer par son exclamation « Boum boum ! » adressée au chef d’orchestre. En 1897, Médrano en reprend le Cirque, et lui donne son nom. La Place Pigalle Tient son nom du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785) C’est le lieu le plus connu du quartier, et le plus Branché des années 1900. La place et les rues alentour étaient, à la fin du 19e siècle, un quartier d'ateliers de peintres et de cafés littéraires dont le plus réputé fut la Nouvelle Athènes. La Nouvelle Athènes Nom donné à un lotissement créé par le receveur général des finances Augustin Lapeyrière et l’architecte Constantin à partir de 1819-1820 sur les pentes du quartier Saint-Georges. C'est dans cet ensemble homogène d'immeubles délimité par les rues Saint-Lazare, Blanche, La Bruyère et Notre-Dame-deLorette que choisit de vivre un grand nombre d'écrivains, d'acteurs, de musiciens et de peintres qui formèrent l'élite du mouvement romantique parisien, parmi lesquels Eugène Delacroix, Gustave Moreau, George Sand, Alexandre Dumas, Fréderic Chopin, Victor Hugo, Théodore Géricault, Pissarro, Paul Gauguin, Talma et Mademoiselle Mars. Ce nom de Nouvelle Athènes, baptisée par Adolphe Dureau de la Malle en 1823, fait sans doute référence à l'architecture « antiquisante » de ses hôtels ou à la communauté d'artistes prestigieux qui s'y étaient installés. Les Trois Baudets Fondée en 1947 par Jacques Canetti, cette salle mythique a été une exceptionnelle pépinière de talents. Elle a vu débuter nombre de très grands artistes, parmi lesquels : Georges Brassens, Jacques Brel, Boris Vian, Jeanne Moreau, Guy Béart, Juliette Gréco, Raymond Devos, Mouloudji, Serge Gainsbourg. Le Chat Noir (primitivement au 84 bd de Rochechouart) Situé au pied de la butte Montmartre, le cabaret du Chat noir fut l'un des grands lieux de rencontre du Tout-Paris et le symbole de la Bohème à la fin du19ème siècle. Rodolphe Salis (1851-1897), arrivé à Paris en 1872, gagna d'abord médiocrement sa vie comme artiste en fabriquant des objets de piété, avant de concevoir l'idée d'associer art et débit de boisson. Il imagina de créer un café « du plus pur style Louis XIII… ». Le décor avec lustre en fer forgé de l'époque « byzantine » et Hallebardier à l’entrée, où les gentilshommes, les bourgeois et manants seraient dorénavant invités à boire l'absinthe et de l'hypocras dans des "coupes d'or". En réalité, ouvert en novembre 1881, il commence en servant du mauvais vin dans un décor sommaire, mais les clients étaient accueillis par un Suisse splendidement chamarré, couvert d'or des pieds à la tête. Le premier Chat noir était situé dans deux petites pièces boulevard de Rochechouart. Les Hydropathes, se réunissaient ici. Les poètes et les chansonniers qui se produisaient au Chat noir attirèrent la meilleure clientèle de Paris. On venait avant tout pour les réparties spirituelles qui fusaient souvent aux dépens des clients, « Tiens, t'es finalement sorti de prison ? » ou d'un « Qu'est-ce que t'as fait de ta poule d'hier ? » à un nouveau client visiblement accompagné de sa femme. Un soir, le futur roi Édouard VII y fut apostrophé en ces termes : « Eh bien regardez-moi celui-là : on dirait le Prince de Galles tout pissé ! » L'Enfer & e Ciel (53 bd de Clichy) L’Enfer présente au client ses peintures de femmes nues suppliciées et une gueule de monstre ouverte pour le dévorer : ces figures annoncent les réjouissances et les plaisirs qui l’attendent à l’intérieur. A l’inverse le ciel est « peuplé » d’anges et d’images pieuses, mais le lieu n’est pas plus sage. BAL des Quat’z’Arts Organisé pour la première fois en 1892 à Montmartre, le Bal des Quat'z'Arts réunissait les élèves en architecture, peinture, sculpture et gravure. C'était une grande fête carnavalesque parisienne préparée, chaque printemps, par les étudiants de l'École nationale des beauxarts. Les participants, obligatoirement costumés, l'étaient de moins en moins au fil de la soirée. En 1893, une certaine Mona, modèle artistique, aurait improvisé un effeuillage inventant le strip-tease. À la suite de cet événement se constitue une Société générale de protestation contre la licence des rues qui dénonce ce «fait d'une gravité extrême et d'une inadmissible impudeur… ». C'est en 1966 que le bal se déroule pour la dernière fois. Cabaret des Quat’z’Arts (62 bd de Clichy) En 1895, il ici existe cabaret portant ce nom. La Place Blanche Tire son nom de sa situation à l'emplacement de l'ancienne barrière précédemment appelée Barrière de la Croix Blanche. Ellemême ainsi nommée par la couleur blanche de l’artère dû au convoi de craie venant des carrières de Montmartre. Le Moulin Rouge Le 6 octobre 1889 : ouverture du Moulin Rouge, dans le Jardin du bal de la « Reine Blanche » au pied de la Butte Montmartre. Son créateur Joseph Oller et son directeur Charles Zidler sont des redoutables hommes d’affaires, qui connaissent bien les goûts du public. L’objectif est de permettre aux plus riches de venir s’encanailler dans un quartier à la mode, Montmartre. Le lieu est extravagant, le jardin est agrémenté d’un gigantesque éléphant. La façade est ornée d’un gros moulin peint en rouge. Il est illuminé la nuit pour être bien visible. Le Moulin Rouge, très différents des autres moulins de la butte Montmartre avait pour vocation essentielle d'être l'enseigne de l'établissement, dessiné par Adolphe Willette, il fut le 1er bâtiment électrifié de Paris. Il permet à toutes les populations de se mélanger : Petits employés, résidants de la place Blanche, artistes, bourgeois, hommes d’affaires, femmes élégantes et étrangers de passage s’y côtoient. Le cabaret connait rapidement un vif succès. Chapelle Sainte-Rita Est située au rez-de-chaussée d’un immeuble acquis en 1955. Elle a été inaugurée en 1956 par le Curé de la paroisse de la Ste Trinité. C’est une présence de l’Eglise dans ce quartier “typé”. Sainte-Rita, naquit à Cascia. Elle épousa un homme riche et noble, et fut la mère de jumeaux Après le meurtre de son mari et la mort de ses deux fils, elle prit l'habit chez les sœurs augustiniennes et y resta quarante ans. La Pomme de Fourier Charles Fourier (1772 1837). Philosophe français, fondateur de l’École sociétaire. Il inspire plusieurs communautés utopiques dès les années 1830. Un soir, Fourier voit dans un grand restaurant parisien un client payer une pomme 14 sous, alors que le matin-même à Rouen, il venait d'en acheter une cent fois moins. Pour Fourier, une telle distorsion dans les prix est totalement injustifiée et condamne toute société fondée sur l'échange tarifé et la concurrence. Cette remarque lui inspire une théorie sur le progrès de l'humanité, jalonné par quatre pommes fameuses. Celle qu'Ève offrit à Adam, celle que Pâris offrit à Aphrodite, celle qu'Isaac Newton prit sur la tête en dormant, et la sienne (pomme de Fourier) qui lui révèle la malfaisance des intermédiaires. Place Clichy Elle occupe l'emplacement de la barrière de Clichy, sur le Mur des Fermiers généraux. En mars 1814 : l'Empire napoléonien touche à sa fin. Avec 800 000 soldats, les armées étrangères marchent sur Paris. Après avoir forcé les barrières de Belleville et de Pantin, elles prennent la butte Montmartre. Le nord et le nord-ouest de la capitale, de Clichy à Neuilly, sont protégés par 70 000 hommes de la Garde nationale. Devant l’avancée des armées ennemies, le maréchal Moncey se porte à la barrière de Clichy. Volontaires, tirailleurs, élèves des Écoles polytechnique et vétérinaire, les troupes de Moncey rassemblent 15 000 hommes. Leur manque d’expérience ne les empêche pas de résister vaillamment aux russes jusqu’à la proclamation de l’armistice le 30 mars 1814. Au centre de la place se dresse le Monument du maréchal Moncey, groupe en bronze haut de six mètres représente la défense de Paris par ce maréchal. La réalisation de ce monument commémoratif a été confiée à l'architecte Edmond Guillaume en 1864. ZOLA 21 bis rue de Bruxelles (1840-1902) Ici on retrouve la trace de l'écrivain, de 1889 à sa mort en ce lieu le 29 septembre 1902. Il écrit ici le célèbre "J'accuse". Sa Femme Alexandrine se rapprochera de sa Compagne et maitresse Jeanne Rozerot (dont il aura 2 enfants). Le Café des deux Moulins Café-brasserie de Montmartre, rendu célèbre en 2001 par le film de Jean-Pierre Jeunet : « Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ». Saint-Jean de Montmartre C’est sur la butte que le béton armé apparaît pour la première fois dans l’art sacré. Cette première église en ciment armé (1894-1904) est influencée par le style Art nouveau. L’architecte Anatole de Baudot (1834-1915) disciple de Viollet-le-Duc eut l’intuition des formidables possibilités du béton à la fois porteur et cloison. La construction de l'église provoqua une réprobation générale. Les travaux commencent en 1894, mais un procès fut intenté pour non-conformité avec les règles d’urbanisme à cause de ses planchers de 7 cm d’épaisseur et de ses piliers de 50 cm seulement pour 25 mètres de hauteur. Cependant, le chantier put reprendre en 1902 et fut achevé en 1904. Le mur des « Je t’aime » L’artiste Frédéric Baron, après avoir recueilli les mots « Je t’aime » dans 311 langues, a voulu transmettre ces messages d’amour en les exposant sur un mur. Sur une surface de 40 m² avec un total de 511 carreaux en lave émaillée, le mur des « Je t'aime » reprend la plus douce et romantique des expressions. Bouche de Métro Guimard (1867-1942) Style art Déco, la verrière est avec celle de la Porte Dauphine, la seule rescapée. Elle est un transfuge de la place de l’Hôtel de Ville de Paris Saint-Denis Denis, personnage légendaire venu d'Italie vers 250 après J.-C. Il est chargé avec 6 compagnons d'évangéliser les Gaules. Il fonde plusieurs églises en France, avant d'être martyrisé avec Rustique et Éleuthère, entre 250 et 272 à Montmartre. Torturés et mis sur le gril, à la pointe amont de l'Ile, on les condamne à la décollation devant le temple de Mercure tout en haut de Montmartre. Les soldats qui conduisent Denis et ses compagnons à leur supplice, n'ont pas le courage de gravir la montagne jusqu'à son lointain sommet. Ils les décapitent à mi-pente, près de l'actuelle place des Abbesses, là où se trouve la crypte du Martyrium, rue Yvonne Le Tac. La décollation faite, Denis se relève, ramasse sa tête, reprend l'escalade de la butte, lave son chef souillé à une source (la Fontaine Saint Denis, impasse Girardon), va vers le Nord, parcourt plus de 6 kilomètres, pour finalement, tomber et expirer aux pieds d'une pieuse veuve, Catulla, qui l'inhume. Premier évêque de Paris, il est le Saint patron de Paris et de la Seine-Saint-Denis. Le nom de saint Denis, apparaît vers 520 dans la littérature avec la Vie de Sainte Geneviève. Sainte-Geneviève, témoigne de sa dévotion envers l'évêque martyr. Elle obtient du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe à "Catulliacus" situé à 8 km au Nord de la Seine, à l'emplacement de l'actuelle basilique Saint Denis. L'abbé Suger au 12ème siècle aurait fait même fabriquer des faux, pour des raisons politiques, pour imposer l'idée que saint Denis ait pu assister aux sermons de saint Paul. (Mort en 67 à Rome.) Abbaye de Montmartre (Moniales Bénédictines) Fondée en 1133 par Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie, qui en sera le 1ère Abbesse. En 1590, à la conquête de son royaume Henri IV assiège Paris, et loge à l'Abbaye de Montmartre, ou les mœurs suite aux guerres de religions se sont relâchées. L’abbaye compte alors trente-trois religieuses et a à sa tête Claude de Beauvilliers (17 ans) A la révolution, les biens de l'Abbaye furent confisqués par la Révolution et partagés en lots. Les acheteurs, des maçons et des carriers, rasèrent tous les bâtiments pour vendre les matériaux, le sol fut défoncé pour extraire le gypse, le Sanctum Martyrium disparut. Crypte du Sanctum Martyrium Le 15 août 1534, Ignace de Loyola et six de ses compagnons désireux de vouer leur vie au Christ, se rendent dans la petite chapelle des Martyrs où Pierre Faivre, le seul prêtre du groupe célèbre la messe. Parmi eux, on compte le gentilhomme navarrais François Xavier qui partage avec Ignace une petite chambre au Collège de Navarre. Ces jeunes gens pieux décident de prêter un serment selon une formule mise au point par Ignace de Loyola, acte fondateur de ce qui deviendra l'ordre de la Compagnie de Jésus : Le serment stipulait : «Vœu de pauvreté, de chasteté, Vœu de s'embarquer pour Jérusalem ou en quelque pays du monde que ce soit, chez les fidèles ou les infidèles et au retour de se consacrer, avec l'aide de Dieu au salut des infidèles non moins qu'à celui des fidèles, par la prédication, l'éducation, la confession et l'administration de l'Eucharistie, sans recevoir aucune rémunération.» La Halle Saint-Pierre La Halle Saint-Pierre est une charpente métallique construite en 1868 dans un style proche de Baltard. C’est un musée consacré à l’art Naïf et brut. Magasins Dufayel Le magasin est spécialisé dans la vente à crédit d'articles d'ameublement et d'équipement de la maison. De 1856 à 1930, Dufayel offre à ses visiteurs le rêve, à portée de main et à crédit : un receveur passe même directement chez les clients afin d’encaisser les mensualités. Mais l’action commerciale n’est pas l’essentiel ; l’accent porte surtout sur le triomphe du luxe et de l’imaginaire. Les bâtiments sont progressivement construits entre 1874 et 1913 sur le quadrilatère délimité par le boulevard Barbès, la rue de Clignancourt, la rue Christiani et la rue de Sofia. En 1892 l'entrée principale du magasin située au 26 rue de Clignancourt est aménagée de manière monumentale Dalou décore le fronton d’un groupe sculpté « Le Progrès entraînant dans sa course le Commerce et l’industrie ». En 1895, Un jardin d’hiver permet de flâner parmi les plantes exotiques, la galerie du haut présente des reconstitutions de salons historiques, et un orchestre au vaste répertoire classique accompagne des artistes de l’Opéra. Après 1900, le cinéma s’inscrit naturellement dans ce programme, et les soirs de spectacle, un puissant phare électrique projette ses rayons sur la ville. L'entrée est coiffée d'un dôme qui supporte un phare éclairant Paris. Pour attirer la clientèle le grand magasin comprend un théâtre de grande taille et un jardin d'hiver. En 1912 les Grands Magasins Dufayel emploient 15 000 personnes et se targuent d'être l'établissement le plus important de ce type dans le monde. Georges Dufayel décède en 1916. Le grand magasin ferme ses portes en 1930. Après la Seconde guerre mondiale, la BNP installe ses services centraux. La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, Sa construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée nationale en juillet 1873 dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral » faisant suite à la Commune. Avec plus de dix millions de pèlerins et visiteurs par an (en 2006), c'est le second monument de France le plus visité après Notre-Dame de Paris. Le projet de construction d'une basilique dédiée au Sacré-Cœur trouve ses origines dans le discours prononcé par Monseigneur Fournier le 4 septembre 1870, attribuant la défaite de la France dans la guerre à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789. Suite à ce discours, deux notables, entament les démarches qui aboutiront à la réalisation de la basilique du Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard. Ils rédigèrent en janvier 1871 un vœu personnel qui prend une ampleur nationale. Les promoteurs de la construction du Sacré-Cœur font appel fin 1872 à l'Assemblée Nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. C'était le seul moyen possible pour acquérir les terrains nécessaires, propriétés de la ville et de nombreux particuliers. Après des débats houleux, la loi est votée le 24 juillet 1873 par 382 voix sur 734. Elle offre à l'archevêque de Paris la possibilité de se porter acquéreur des terrains. Il est aussi prévu que l'église « sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions » et « sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique». Le choix d'ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique, c'est là que débuta l'insurrection le 18 mars 1871. En 1873, le comité de l'Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris décident que le choix de l'architecte se fera par concours. À cet effet, un programme est rédigé à l'intention des candidats. Certains éléments sont imposés : le site, un budget limité à 7 millions de francs, une crypte, une statue monumentale du Sacré-Cœur très visible et placée à l'extérieur, entre Jeanne d’Arc et Saint-Louis. 78 projets sont rendus. L'architecte Paul Abadie gagne le concours. Au total, près de 46 millions de francs sont récoltés en 50 ans par les dons de près de dix millions de fidèles. La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef sera inauguré en 1891, le campanile ne sera terminé qu'en 1912. Toutefois la basilique n'est achevée qu'en 1914 et consacrée en 1919. Il faudra même attendre 1923 pour l'achèvement de la décoration intérieure. La pierre blanche retenue pour la construction provient des carrières de Château-Landon. Elle a été retenue par l'architecte Paul Abadie pour ses qualités de dureté et d'auto-nettoiement au contact de l'eau. La « Savoyarde » est la plus grosse cloche de France. Elle a été fondue en 1895 par la fonderie Paccard à Annecy-le-Vieux. Elle pèse 18 835 kg, 3,06 m de hauteur, 9,60 m de circonférence, le battant pèse 850 kg. Elle fut offerte par les 4 diocèses de Savoie et son arrivée à la basilique du Sacré-Cœur le 16 octobre 1895 fut un événement parisien. Marguerite-Marie Alacoque, (1647-1690). Moniale à Paray-le-Monial est une mystique de l’Ordre de la Visitation. Elle reçoit des apparitions du Christ entre 1673 & 1675. Elle a été canonisée en 1920. La Maison de Berlioz et la Maison de « Mimi Pinson » Le Lapin Agile Construit en 1795 le bâtiment abritera, vers 1860, une auberge baptisée Au Rendez-vous des voleurs Puis il prend le nom : d'auberge des Assassins (Ravaillac Troppmann). En 1880, le propriétaire confie au caricaturiste André Gill, la confection d’une enseigne ; celui-ci peint un lapin vêtu d’une redingote verte et d’une écharpe rouge s’échappant de la marmite qui lui était destinée : le cabaret devient alors connu sous le nom de lapin à Gill, bientôt transformé en lapin Agile. Racheté en 1886 par une ancienne danseuse de cancan, « la mère Adèle ». Celle-ci, se débarrasse de la partie douteuse de sa clientèle, en fait un café-restaurant-concert baptisé À ma campagne, que fréquentent pendant la journée les habitués du Chat Noir. Vers 1900 "la mère Adèle" revend le cabaret à Berthe Sébource, qui s’y installe en compagnie de sa fille, Marguerite Luc. Elles sont rejointes en 1903 par Frédéric Gérard (1860-1938), dit « le père Frédé », qui va en faire un lieu incontournable de la bohème artistique montmartroise. Aristide Bruant, client régulier du Lapin Agile, se lie d’amitié avec le tenancier, et lorsque le bâtiment est promis à la démolition en 1913, il le rachète et laisse « Frédé » en assurer la gérance. Le fréquentent Pierre Mac Orlan, Roland Dorgelès, Apollinaire. Picasso peint un portrait de Marguerite Luc (Femme à la corneille, 1904), ainsi qu’un Arlequin buvant au comptoir du cabaret (1905) L’acteur Charles Dullin y fait ses débuts en 1902. Une fumisterie fameuse L’antagonisme régnait entre les artistes d’avant-garde, désignés sous l’appellation méprisante de « bande à Picasso » et les traditionalistes réunis autour de Dorgelès » il eu l'idée en 1910, d'un canular : le coucher de soleil sur l’Adriatique, toile de Boronali. (Aliboron). Cette époque s'achève le 1 aout 1914. La plupart de la clientèle est mobilisée. Après la Grande Guerre, le centre de gravité de la création s’est déplacé à Montparnasse. En 1922 A Bruant le vend à Paulo son élève et fils de Frédé. En 1972, Paulo Gérard cède la gestion du cabaret à son beau-fils Yves Mathieu qui en est toujours le propriétaire : des « veillées » y sont encore organisées. Les Vignes de Montmartre A la fin du XV ème siècle, ruinées par les guerres, les Dames de Montmartre sont contraintes de vendre leurs terrains. Vignerons et laboureurs s’installent donc et cultivent de beaux vignobles dont la célèbre Goutte d’Or. En 1576, la bourgeoisie marchande mène une grande offensive pour réduire le nombre des tavernes dans la capitale : les vins sont notamment soumis à des droits d’octroi et l’habitude s’instaure de franchir les enceintes de la ville pour boire. Guinguettes et cabarets fleurissent alors sur la Butte au fil des ans. Avec l’annexion de Montmartre à Paris en 1860, les vignobles disparaissent peu à peu. En 1929, le peintre Francisque Poulbot et quelques amis écrivains et artistes sauvent de l’expansion immobilière un terrain municipal en y plantant quelques ceps de vigne. En 1933, on poursuit la plantation avec plus de trois mille plants. L’année suivante commence la traditionnelle fête des vendanges qui se poursuit chaque année, pour fêter « le Clos Montmartre » aujourd’hui seul vrai vignoble de Paris. La Maison Rose De nombreuses fois peinte par Maurice Utrillo. 4 rue de l'Abreuvoir Le Commandant Henry Lachouque, historien de l’Empire, fait mettre sur la façade construite à la fin du XIXe siècle, une enseigne "A l'aigle impérial", ainsi qu'un cadran solaire vertical sur lequel est inscrit. QVAND TV SONNERAS JE CHANTERAY Statue de Dalida Yolanda Gigliotti dite Dalida, née en 1933 au Caire et décède dans la nuit du 2 au 3 mai 1987 était une chanteuse et une actrice italienne. Dalida gagne Paris à l’âge de vingt et un ans dans l’espoir de faire carrière. « Miss Égypte 1954 », du cinéma elle s’oriente vers la chanson. Le Château des Brouillards En 1722, un avocat au Parlement de Paris, M. Legrand-Ducampjean, achète une propriété, qui représente 7.000 m2, et se fait construire une "folie". Dès 1850, des pavillons vont remplacer les communs, séparés du château par l’allée des Brouillards. A l’abandon, la propriété est "squattée" - dans les années 1890 par des artistes sans argent ayant élu domicile à Montmartre : Steinlen, Van-Dongen. En face, dans un des pavillons, au n° 8 de l’allée s’installe en 1890 la famille Renoir. Auguste y a son atelier, Jean, son fils, y voit le jour en 1894. Ce quartier de la butte est si misérable qu’on l’a surnommé le « maquis ». En 1928, le château des Brouillard est racheté par Marius Casadesus (1892-1981) qui est à la fois violoniste, compositeur, luthier ; 5 générations de Casadesus vont se succéder ici. Le Passe Muraille Statue de Marcel Aimé par Jean Marais. (Aventure de Dutilleul par Marcel Aimé) Maladie : Durcissement hélicoïdal de la paroi strangulaire du corps thyroïde. Remède : poudre de Pirette tétravalente (farine de riz et hormone de Centaure). Sous chef de bureau de dutilleul : M. Lécuyer. Rue des Norvins Située entre les rues du Mont Cenis et Girardon; Elle porte le nom de Jacques Marquet, baron de Montbreton de Norvins (1769-1854), auteur d'une Histoire de Napoléon 1er. Au N° 2 bis se trouvait l'emplacement des culs de basse-fosse de la prison des abbesses. Les Bénédictines de Montmartre avaient le droit de justice depuis 1133. Leur échelle de justice, comportant potence et carcan, se trouvait sur la place du Tertre. La dernière pendaison eut lieu le 28 juin 1775. Cité Internationale des arts Au 24 de cette rue. 35 logements, dédiés à des artistes étrangers, venus étudier les Arts à Paris. La Folie Sandrin Construite en 1774 par le sieur Sandrin sur un terrain dans le village. La maison est revendue en 1795 à un marchand de vin. En 1806, elle appartient par le docteur Prost qui la transforme une clinique pour traiter les malades mentaux. Disciple de Philippe Pinel, il peut y expérimenter des traitements novateurs suivant le principe que "le traitement moral est quelquefois plus efficace que les secours de l'art". Son succès lui amène une clientèle d'écrivains et d'artistes. La clinique est reprise en 1820 par Esprit Blanche. Il y fait mener à ses pensionnaires une paisible vie de famille. En 1841, Gérard de Nerval y séjourne. Le Réservoir Au N° 9bis : un réservoir et une fontaine datant de 1836, construits par un certain Titeux de Fresnoy dans un style Renaissance. Les sculptures sont de Bandeville. Espace Dali Expose des œuvres uniques de Salvador Dalí, en particulier des sculptures et gravures. Le musée compte plus de 300 œuvres originales, représentant le monde de Dali. Il s'agit en réalité de la plus importante collection en France de sculptures de Dalí. La Place du Tertre A 130 m d'altitude. Elle correspond au centre de l'ancien village. On y trouve la première mairie de Montmartre, installée en 1790 au domicile du premier maire, Félix Desportes, et le restaurant À la Mère Catherine, fondé en 1793. Saint-Pierre de Montmartre Depuis toujours la colline de Montmartre a été un lieu de culte : paganisme gaulois, puis temples gallo-romains dédiés à Mercure et à Mars. Culte chrétien après le martyr de l'évêque Denis au 3 ème siècle. Construction au 12 ème siècle de l'église Saint-Pierre, pour l’abbaye royale de Montmartre par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie. C’est l'une des plus vieilles églises de Paris. Consacrée en 1147 par le pape Eugène III, elle est le seul vestige de l’abbaye royale de Montmartre. Une église primitive existait au 7 ème siècle à l’emplacement d’un temple de Mars. Celle-ci fut ravagée par les Normands (885) puis reconstruite en 944. 4 Colonnes du Temple de Mars subsistent dans l'église en marbre venant d'Auvergne. En 1133, cette église mérovingienne alors en ruines, fut cédée au roi Louis VI. C'est alors que commence la construction de l'église pour l'abbaye de bénédictines fondée par sa femme, la reine Adélaïde de Savoie. Durant plus de 6 siècles, l'église est à la fois église paroissiale et église conventuelle. Un mur séparant le chœur du reste de l’édifice va subsister jusqu'en 1906. En 1794, au-dessus du Chœur des Dames désaffecté, est construite une tour destinée à supporter le télégraphe optique de Chappe, en service jusqu'en 1844. Le Funiculaire Ouvert en juillet 1900, il a été entièrement rénové en 1935 puis en 1991. Long de 108 mètres, il gravit les 36 mètres de dénivelé (35,2%) en moins d' 1 mn 30. Il transporte 2 millions de voyageurs par an. Le Bateau Lavoir Connu pour avoir été, au début du 20ème siècle, une cité d'artistes, lieu de résidence d'artistes peintres, de gens de lettres et de gens de théâtre. Un incendie l'ayant gravement endommagé en mai 1970 (il n'en restait que la façade), il a été entièrement reconstruit en 1978. Il comporte 25 ateliers d'artistes étrangers. Une maison remplace vers 1860 la guinguette du Poirier-sans-Pareil fermée vers 1830 suite à un affaissement de terrain. Construite en grande partie en brique et en bois sur le flanc d'une carrière éboulée, son rez-de-chaussée, correspond au deuxième étage de sa façade arrière. Elle est compartimentée en petits logements d'une pièce répartis de chaque côté d'un couloir En 1889, le propriétaire transforme les logements en Ateliers. On remarque notamment la présence de Paul Gauguin. Entre 1900 et 1904, l'endroit est occupé par deux groupes d'artistes, des Italiens et des Espagnols regroupés autour de Picasso (il y demeure de 1904 à 1909 et y garde un atelier jusqu'en 1912). En 1907 sa toile Les Demoiselles d'Avignon y est dévoilée marquant le début du cubisme. À cette époque les habitants se nomment Van Dongen, Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob, Douanier Rousseau. Le Bateau-lavoir perd de son animation à partir de la Première Guerre mondiale au profit du quartier de Montparnasse et de La Ruche, son équivalent de la rive gauche. Parmi les nombreuses personnes ayant fréquenté l'endroit, on peut citer : Modigliani, Matisse, Braque, Fernand Léger, Raoul Dufy, Utrillo, Apollinaire, Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Charles Dullin, Van Dongen, Pierre Mac Orlan, Marie Laurencin, Pablo Picasso, Gen Paul, etc. La Maison de Dalida Ici, résida Dalida les dernières années de sa vie. Le Moulin de la Galette En 1810, on dénombre à Montmartre 16 bals autorisés, (pouvant annoncer leur ouverture), et quantité d'autres bals ou guinguettes. Ils sont ouverts les dimanches, lundis et jours fériés. La population ne comptant que 636 habitants en 1806, la clientèle ne pouvait venir en grande majorité que de la ville de Paris. A cette époque, la commune de Montmartre n'est pas encore rattachée à la capitale. Pour les Parisiens, la Butte est un coin de campagne où poussent des vignes, avec des coins ombragés et où jaillissent des nombreuses sources. En 1834, l'un des fils Debray, propriétaire des moulins le Radet et le Blute-Fin, ouvre une guinguette près du Radet. On y déguste des galettes, faites par sa femme, accompagnées d'un vin aigrelet cultivé sur les flancs de la Butte. Le succès est immédiat et la clientèle populaire. La création de la rue Lepic permet d'accéder plus facilement au haut de la Butte en évitant d'emprunter les chemins boueux très mal entretenus. La population augmente passant en 1861 à 57.000 habitants, en grande partie chassés de la ville suite aux travaux du baron Haussmann. Très vite le Bal Debray devient le Moulin de la Galette. Il ne prendra son nom "officiellement" qu'en 1895. Au cours des années le bal se transforme. De bal en plein-air, il devient une grande salle fermée. La danse c'est 4 sous par couple payés par la cavalière. De nouvelles danses apparaissent et il faut faire appel à un orchestre plus professionnel pour remplacer les "estropiés". La polka est toujours dansée mais le quadrille, le chahut puis le cancan vont prendre de l'importance. Les futures vedettes du French-Cancan, la Goulue et Valentin le Désossé on fait leurs débuts au Moulin. Les peintres, sont des clients attitrés. La direction très stricte, éloigne la clientèle trop crapuleuse et repousse les filles de mauvaise vie et leurs souteneurs, mais on raconte que certaines louaient de belles robes pour le dimanche, soulevaient un client, et rendaient les habits le lendemain. L'Atelier de Toulouse-Lautrec Le Cimetière de Montmartre Le cimetière du Nord, communément appelé cimetière de Montmartre, fut ouvert le 1er janvier 1825. Il est installé à l'emplacement des anciennes de gypse dont on fit un plâtre utilisé à grande échelle dans la capitale. Le cimetière de Montmartre couvre environ 11 hectares, ce qui en le plus vaste cimetière intra muros après le Père-Lachaise et Montparnasse. Aujourd'hui le cimetière de Montmartre compte plus de 20 000 concessions et 500 personnes environ y sont inhumées chaque année. Il est enjambé par le pont de Caulaincourt, pont métallique construit en 1888.