Rapport d`activité 2014
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Rapport d`activité 2014
Association pour la Justice l’Accueil et la Réinsertion 2014 a été une année difficile pour le secteur associatif dans son ensemble et l’AJAR n’a pas fait exception à la règle. Des retards dans les notifications et des baisses de subventions importantes nous on fait connaître des difficultés de trésorerie avec lesquelles il a fallu composer. Malgré ces difficultés l’association a poursuivi ses activités avec beaucoup de professionnalisme et à continuer s’inscrire dans sa culture du projet. Concernant le siège, il a été confronté à des réorganisations rendues nécessaires par le départ de Rémy Lotin et, plus tard dans l’année de Claudine Iskowiak , comptable depuis plus de 20 ans. C’est avec beaucoup de motivation que le relais a été pris notamment par Stéphane Lukowiecki accompagné progressivement par Sabrina Godin. Nous commençons aujourd’hui à retrouver de bons repères avec des process qui ont été retravaillés de manière à sécuriser un maximum la gestion financière de l’association. Les différents pôles et services de l’AJAR ont vécu une année bien remplie par l’activité classique et la mise en œuvre de nouveaux dispositifs. Vous aurez l’occasion de découvrir cela à travers les rapports d’activité détaillés. Le projet qui a probablement le plus marqué la vie de l’association en 2014 est la création du restaurant d’insertion la Boussole à Anzin. C’est un projet économique qui vient servir des objectifs d’insertion. Aussi, c’est 6 emplois qui ont été créés par ce biais dont 4 personnes dans le cadre d’un CDDI. C’est un projet qui demande de mobiliser beaucoup d’énergie, mais c’est un jeu qui en vaut la chandelle dans un contexte où l’emploi connaît une crise majeure. 2014 a permis également aux dispositifs de Douchy les Mines de démontrer toutes leur pertinence et finalement de se développer en concertation avec le tissu associatif et institutionnel local. Nos premiers partenaires dans cette aventure, la Mairie et le groupe GHI nous ont beaucoup soutenu dans ces développements. Nous portons maintenant 3 dispositifs complémentaires sur la commune dont un club jeunesse et un service de correspondant de soirée. Le club jeunesse a pris naissance en été pour offrir une réponse socio-culturelle aux jeunes du boulevard de la liberté. La réussite de ce projet au départ expérimental nous a permis de proposer une action pérenne dès 2015. Il s’agit d’une réponse novatrice qui combine loisirs et accompagnements éducatifs notamment vers l’emploi et la qualification. Les résultats sont déjà remarquables. Les correspondants de soirée sont quant à eux mis à disposition des habitants du boulevard de la liberté de manière à intervenir sur les phénomènes de squats, les troubles du voisinage et les dégradations du parc immobilier. Un rapport quotidien est transmis à l’ensemble des partenaires de manière à intervenir au plus vite sur les difficultés rencontrées. Ce dispositif qui fonctionne avec deux personnes impacte réellement la prévention de la délinquance par une amélioration des conditions de vie du quartier. L’ensemble des actions menées en 2014 sont décrites dans les rapports d’activité que nous vous laissons découvrir. Bravo à tous pour ces belles réussites malgré ce contexte dans lequel l’AJAR reste un acteur reconnu pour son dynamisme et la technicité dont elle témoigne dans l’exercice de ses métiers toujours aux services de l’usager. 1 PRESENTATION DES MISSIONS REALISEES PAR LE SERVICE JUSTICE Les Mesures d’investigation : L’ENQUETE DE PERSONNALITE • Textes de référence : - Article 81 alinéa 6 du CPP (loi du 10 juin 1983) : « le juge d’instruction procède ou fait procéder, soit par des officiers de police judiciaire, conformément à l’alinéa 4, soit par toute personne habilitée dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat, à une enquête de personnalité des personnes mises en examen ainsi que sur leur situation matérielle, familiale ou sociale. Toutefois, en matière de délit, cette enquête est facultative. • Les objectifs de l’enquête : L’enquête de personnalité présente le parcours du mis en examen, son « portrait » et une analyse de cette image réfractée par la personne et son entourage, l’enquêteur devra ainsi relater dans un rapport écrit le parcours familial, personnel, professionnel, conjugal, social et institutionnel de l’intéressé. L’ENQUETE SOCIALE RAPIDE • Textes de référence : Une enquête sociale rapide (ESR) peut être requise par le parquet ou ordonnée par le siège pour toute personne présentée devant le tribunal correctionnel ou susceptible de l’être. L’objectif est d’apporter une aide à la décision du magistrat en exposant les principaux éléments de la situation personnelle et en faisant apparaître les potentialités et les problématiques du mis en cause. Elle permet en outre d’obtenir un éclairage centré sur le parcours du prévenu, sa situation actuelle, ses perspectives et sur les mesures d’insertion à élaborer avec le mis en cause. L’ESR permet souvent de proposer un accompagnement ou une orientation vers des centres de soins, lieux de vie ou des structures de réinsertion professionnelle. Elle représente le moyen de prendre en compte le prévenu, au-delà de l’acte commis, comme une personne en difficulté, le passage à l’acte étant l’expression de ces difficultés dont le traitement ou l’accompagnement devrait permettre la prévention de la réitération des faits. Nous réalisons des ESR dans le cadre des Permanences d’Orientation Pénale (POP), dans le cadre des audiences de Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC). Les Mesures Alternatives aux poursuites: MEDIATION PENALE : La médiation pénale est une mesure alternative aux poursuites ordonnée par le parquet, qui fait suite à un dépôt de plainte de l’une ou des deux parties en cause. Elle consiste à rechercher, grâce à l’aide du médiateur, une solution librement négociée à un conflit né d’une infraction. Elle tend à favoriser un accord entre les parties, autant que possible matérialisé par un écrit. Au-delà de la réparation et de l’indemnisation éventuelle, elle a pour objectif la responsabilisation des personnes en conflit, la restauration de leur image personnelle, la recherche d’un apaisement individuel (excuses, réparation symbolique, compréhension de la place de l’autre) et social (don, prestation de service). LE RAPPEL A LA LOI En terme de prévention de récidive, la mission de rappel à la loi peut prendre du sens s’il s’agit d’un véritable rappel à la loi socio-éducatif. Cette mesure passe par une lecture et un commentaire du texte de loi par le mis en cause, ce qui doit favoriser l’intériorisation des normes et des règles de vie en collectivité. Cette mesure apparaît particulièrement adaptée pour les primo délinquants mineurs. LE CLASSEMENT SOUS CONDITION • Les objectifs du classement sous condition : - Procéder au rappel des obligations résultant de la loi auprès de l’auteur des faits. Demander de réparer le dommage résultant de ceux-ci. S’il subsiste un préjudice, s’assurer qu’il répare le préjudice causé à la victime dans les délais prescrits. Orienter l’auteur des faits vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle. Demander à l’auteur des faits de régulariser sa situation au regard des Lois et de règlements. LA COMPOSITION PENALE : • Texte de référence : L’article 41-2 du CPP (loi du 23 juin 1999) prévoit que préalablement à toute poursuite, parallèlement aux alternatives aux poursuites, et seulement pour certaines infractions, le procureur de la République peut proposer ou faire proposer par un délégué, à l’auteur des faits et avec son accord, d’exécuter une ou plusieurs obligations : le versement d’une amende de composition pénale, la remise du permis de conduire ou de chasser, la réparation du préjudice de la victime, la réalisation d’un travail non rémunéré, la participation à un stage... • Objectifs de la composition pénale : La composition pénale permet au procureur de la république de proposer par l’intermédiaire de ses délégués, au délinquant reconnaissant les faits qui lui sont reprochés d’exécuter avec son accord, une mesure distincte d’une condamnation pénale « classique » (amende au profit du trésor public à payer sous forme de timbres fiscaux) et qui est assortie d’une extinction de l’action publique. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, la composition pénale peut également être prononcée à l’égard des mineurs âgés d’au moins 13 ans. Les Missions d’accompagnement: LE CONTROLE JUDICIAIRE SOCIO EDUCATIF Institué en 1970, le contrôle judiciaire socio-éducatif (CJSE) est une mesure judiciaire intermédiaire entre l’incarcération et la liberté. Au cours de l’instruction, il présente trois objectifs : réduire la détention provisoire mettre en place à travers une liberté restreinte un traitement social de la délinquance engager une action de prévention de la récidive Le contrôle judiciaire est donc une mesure d’accompagnement social, éducatif et psychologique. Cet accompagnement d’une durée variable selon la procédure judiciaire engagée s’appuie sur des obligations fixées par le magistrat prescripteur (juge d’instruction, juge des libertés et de la détention, juge des enfants). Le CJSE, contrairement à la détention provisoire évite la rupture des liens familiaux, sociaux, professionnels, prévient la stigmatisation, la perte d’autonomie et la dépersonnalisation. Il allie prévention et sécurité, contrôle et accompagnement. LE SURSIS AVEC MISE A L’EPREUVE (SME): Depuis la Loi du 4 avril 2006, les Associations habilitées peuvent exercer le suivi de personnes condamnées à une peine de sursis avec mise à l’épreuve (SME). Le SME est une peine alternative à l’incarcération assortie de mesures de contrôle, d’aide et d’obligations destinées à lutter contre les effets désocialisant des courtes peines. Le SME exercé par une association présente l’avantage de ne pas rompre le processus d’accompagnement de l’auteur entre les phases pré et post sententielles, puisque pour pouvoir être désignée pour le SME, l’Association doit avoir exercé la mesure de contrôle judiciaire au préalable. LE PLACEMENT EXTERIEUR (P.E): Le Placement extérieur est une mesure d’aménagement de peine individualisée qui permet à une personne condamnée à une peine privative de liberté d’exécuter tout ou partie de cette peine hors d’un établissement pénitentiaire. Cette mesure tend à la réinsertion et à la prévention de la récidive. STAGES DE SENSIBILISATION AUX DANGERS DE L’USAGE DES PRODUITS STUPEFIANTS Créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, ce stage de sensibilisation s’adresse en priorité à des jeunes consommateurs produit stupéfiants qui sont mis en cause pour des premiers faits d’usage de produit stupéfiants. Ce stage, dont le coût est à la charge du participant peut être prononcé dans le cadre d’une mesure alternative aux poursuites (classement sous condition), d’une composition pénale, d’une ordonnance pénale ou encore il peut être prononcé par la juridiction de jugement à titre de peine principale ou complémentaire. Ce stage dont la portée pédagogique est indéniable doit faire prendre conscience au participant des conséquences sanitaires, judiciaires et sociales des conduites addictives. A) Antenne de Valenciennes • Médiation Pénale 298 nouvelles mesures de médiations pénales ont été confiées par le Parquet de Valenciennes au cours de l’année 2014, (465 médiations ordonnées en 2013). Sur la même période, 369 médiations ont été réalisées. Repartition du contentieux à l'origine de la Médiation Pénale Coups et blessures volontaires 9% 4% Menaces, injures 16% Violences conjugales 10% 6% Blessures involontaires Non représentation d’enfant 19% 22% Non paiement de pension alimentaire Vol et recel dégradations 12% 2% autres A lui seul, le contentieux lié aux violences conjugales représente 19 % des médiations adressées au service. Si l’on y ajoute les infractions de non-paiement de pension alimentaire, non représentation d’enfant et violences intra familiales, nous constatons que le contentieux familial représente 53 % des médiations pénales ordonnées. Le recours à la médiation pénale apparaît particulièrement adapté à ce type de contentieux, qui s’inscrit dans un contexte relationnel mettant en cause des auteurs et des victimes qui se connaissent et qui sont amenés à vivre ensemble ou à se rencontrer régulièrement, ne serait-ce pour assurer l’éducation des enfants. L’intérêt dans ces dossiers de violences conjugales réside également dans le fait de préparer une issue en terme d’orientation (thérapie familiale, suivi psychologique de couple…). Ces orientations peuvent faire l’objet de l’« accord de médiation » par lequel le couple s’engage à faire un travail sur lui-même. Si le couple n’est pas prêt à effectuer cette démarche, la médiation se donne cependant comme mission de mettre en place une discussion entre les parties sur leurs dysfonctionnements. Une réflexion qui favorisera éventuellement une demande d’aide ultérieure. En 2014, 369 médiations pénales ont été réalisées, 55 % d’entre elles ayant été traitées dans un délai inférieur à trois mois, 34 % dans un délai compris entre 3 et 6 mois et 11 % dans un délai compris entre 6 mois et 1 an. Dans 171 situations, un terrain d’entente a pu être trouvé entre les parties et un accord signé par ces dernières, soit 50 % de réussite. Ce taux atteint près de 70 % dans les affaires liées aux violences conjugales. Aboutissement de la médiation pénale Protocole d’accord signé par les parties Refus de la procédure par l’une des parties ou les deux Non présentation de l’une des parties à la rencontre de médiation Refus du protocole par l’une des parties ou les deux parties Défaut d’adressage (retour de convocation) TOTAL 171 71 64 51 12 369 • Composition pénale 239 mesures de composition pénale ont été confiées au service en 2014 : Répartition du contentieux à l’origine de la composition pénale Infraction à la législation sur les stupéfiants 2%4% 14% Violences intra familiales Coups et blessures volontaires 55% 18% 7% Outrages, menaces, injures Conduite en état alcoolique Appel téléphonique malveillant Sur l’année, nous avons réalisé 106 mesures de composition pénales, 50 % n’ont pas abouti, 2 compositions pénales n’ayant pas été validées par le Président du Tribunal, 24 mis en cause ayant refusé la composition pénale, 8 avaient accepté la composition pénale mais soient ils n’ont pas exécuté la sanction demandée par le Parquet, soit ils l’ont exécuté partiellement et 21 mis en cause n’ont pas répondu à leur convocation. • Rappel à la loi et Classement Sous Condition Ces mesures ordonnées par le parquet s’inscrivent notamment dans le cadre du dispositif de prévention et de lutte contre les incivilités commises par les mineurs. En 2014, nous avons réalisé 426 mesures de rappel à la loi et 450 classement sous condition, dont 147 concernaient des mis en cause mineurs, soit 17 %. Sur les 450 classements sous condition ordonnés, 233 ont fait l’objet d’une orientation sanitaire vers le CSAPA le GREID de Valenciennes. • Enquête sociale Rapide (ESR) Afin de répondre au plus vite et au mieux aux attentes des magistrats, deux personnes du service sont de permanence tous les jours de la semaine (samedi et dimanche inclus). En 2014, 764 ESR ont été réalisées (677 en 2013), 726 à la demande des magistrats du Parquet dans le cadre de la Permanence d’Orientation Pénale (P.O.P) et 38 à la demande des juges d’instruction. Faits a l'origine de l'ESR 177 130 92 129 106 1 7 15 25 31 36 2 13 Répartition par âge des personnes rencontrées en E.S.R De 18 à moins de 25 De 25 à moins de 35 De 35 à moins de 45 De 45 à moins de 55 De 55 à moins de 65 Plus de 65 ans Non renseigné TOTAL 223 273 144 84 23 9 8 764 Répartition par sexe Homme Femme Total • 721 43 764 Enquête de Personnalité S’agissant de cette mesure, les moyens humains du service sont mutualisés afin de pouvoir répondre aux magistrats mandants dans les délais requis, qui est de manière générale de trois mois. En 2014, Le service a été désigné à 27 reprises afin de réaliser une enquête de personnalité (23 2012). 25 enquêtes portaient sur des auteurs et 2 sur des victimes décédées. Sur l'année, 30 enquêtes de personnalité ont été réalisées (dont enquêtes ordonnées en 2013). • Contrôle Judiciaire Socioéducatif (CJSE) En 2014, 155 nouvelles mesures de contrôle judiciaire ont été confiées au service. 107 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une Convocation par procès-verbal 42 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une ouverture d’information 6 mesures de CJSE ont été ordonnées par le Tribunal correctionnel Faits à l’origine du placement sous CJSE Violences conjugales Violences volontaires Infraction à la législation des stupéfiants agression sexuelle, exhibition sexuelle Conduite en état alcoolique Vol Viol Homicide Vol (Procédure criminelle) Homicide involontaire Blessures involontaires Autres délits Autres crimes 73 14 16 5 2 10 7 1 3 2 1 14 7 en 2013, 5 en TOTAL 155 Sur l’année nous avons suivi 73 personnes sous CJSE pour des faits de violences conjugales, impliquant par conséquent, un accompagnement éducatif limité dans le temps (6 semaines en moyenne). Sur l’année, 128 personnes placées sous CJSE ont été jugées, mettant un terme à l’accompagnement socioéducatif proposé dans ce cadre. • Hébergement des auteurs de violences conjugales Le dispositif de prise en charge des auteurs de violences conjugales mis en place en juin 2006 sous l’égide du Procureur de la République prévoit la possibilité de recourir à l’éviction du conjoint violent du domicile conjugal durant la mesure de CJSE. Cet éloignement temporaire permet à la victime et le cas échéant à ses enfants de conserver le domicile durant toute la procédure judiciaire. Ces dernières années, nous avons « ouvert » ces places d’hébergement à des personnes faisant l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire pour des faits autres que des violences conjugales mais pour lesquels un éloignement du domicile était requis (violences sur ou par ascendant). Ainsi en 2014, 18 personnes faisant l’objet d’une mesure de contrôle judiciaire avec éloignement du domicile ont intégré la structure d’hébergement mise à disposition par l’Association. La durée moyenne d’hébergement est de six semaines. • Stage de sensibilisation à la relation conjugale En 2014, 2 sessions de stage ont été organisées. Les participants au stage, tous volontaires étaient, soit suivis sous contrôle judiciaire, soit dans le cadre d’un sursis avec mise à l’épreuve, soit avaient été rencontrés par un médiateur pénal dans le cadre de la médiation pénale. Au total, 15 personnes ont participé à ce stage. Les objectifs du stage sont multiples : - Prévenir la récidive en matière de violences conjugales pour des auteurs séparés ou en couple, - Apprendre de nouveaux comportements face à la violence, - Apprendre de nouvelles façons de communiquer face à la violence, - Acquérir une réflexion autonome sur les difficultés qui apparaissent au sein du couple. Ces stages sont animés par un binôme mixte, ce fonctionnement évitant notamment que les participants n’aient l’impression d’être jugés par un seul sexe et favorise la diminution de la dichotomie entre les deux genres. L’intégration de la personne au groupe se fait en trois étapes. Le participant est reçu dans un premier temps en entretien individuel par un des animateurs, qui lui présente le dispositif, le calendrier et les objectifs du stage. Dans un second temps, la personne intègre le groupe. Ce groupe est un groupe fermé, en effet il ne nous parait pas envisageable qu’un homme puisse intégrer une session en cours car toutes les séances doivent être abordées, de plus il n’est pas aisé de parler de soi lorsque de nouvelles personnes arrivent en cours de session (sentiment de confiance). Le stage proprement dit comprend six séances de 2h30 chacune au rythme d’une séance par semaine, durant lesquelles différents thèmes seront abordés selon un ordre déterminé à savoir : la violence, la communication, la loi, le couple, la famille et une séance bilan. Les séances ont lieu en fin de journée, de 17h30 à 20h00 et ce, pour permettre aux participants exerçant une activité professionnelle de pouvoir être présents malgré tout. Enfin, un entretien individuel d’évaluation a lieu à la fin du stage avec un des animateurs, l’objectif de cet entretien étant d’évaluer l’impact du stage sur les représentations que les participants pouvaient avoir avant le début de celui-ci, et proposer le cas échéant une orientation vers une solution adaptée à la demande (par exemple suivi individuel). • Stage de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants Ce stage s’adresse à des personnes interpelées pour usage de produits stupéfiants et qui se voient contraints de participer à ce stage dont le coût est mis à leur charge. Ces personnes nous sont orientées, soit dans le cadre d’une mesure alternative aux poursuites, soit dans le cadre d’une ordonnance pénale, soit dans le cadre d’une peine complémentaire prononcée par le Tribunal Correctionnel. Ca stage de deux jours a été conçu sur la base du cahier des charges de la MILDT et prévoit d’aborder le produit au travers de trois volets : - Un volet judiciaire : l’objectif étant de faire réfléchir le stagiaire sur le fondement de la loi, l’évolution de la législation en la matière, présentation des peines encourues, débat sur la législation étrangère… - Un volet sanitaire : présentation des dommages sanitaires liés à la prise de produits, information sur les différents produits et leurs effets, les signes de dépendance… - Un volet sociétal : Il s’agit d’aborder ce qu’on pourrait appeler « l’envers du décor », à savoir l’économie souterraine, les violences liées au trafic, les réseaux internationaux et ce qui découle du trafic (esclavage, prostitution, trafic d’arme, terrorisme…) Sur l'année, 319 personnes nous ont été orientées afin de participer à ce stage et 258 personnes l’ont réalisé. 24 sessions de deux journées ont été organisées, dont deux sessions pour des mineurs qui ont lieu durant les vacances scolaires. Sursis avec mise à l’épreuve (SME) Depuis la loi du 4 avril 2006, les associations socio-judiciaires habilitées peuvent exercer des mesures de SME dès lors qu’elles sont intervenues au préalable dans le cadre du contrôle judiciaire socio-éducatif. Cette mesure était jusqu’alors une compétence exclusive du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (S.P.I.P). Par la réalisation du SME, nous entendons poursuivre plusieurs objectifs : La prévention de la récidive au même titre que le CJSE et apporter une aide personnalisée à l’insertion sociale du condamné. Le SME conduit par l’AJAR recouvre un objectif supplémentaire qui est de ne pas rompre le processus d’accompagnement de l’auteur entre les phases pré et post sententielles. La continuité du lien favorise l’efficacité du suivi et s’inscrit dans une démarche globale de prise en charge de l’auteur. L’AJAR s’assigne également comme objectif la rapidité de prise en charge à l’issue de la condamnation. Cette rapidité de prise en charge pouvant s’opérer grâce à l’accompagnement effectué en amont dans le cadre du CJSE. En 2014, les Juges de l’Application des Peines (J.A.P) ont désigné le service justice à 21 reprises pour suivre des personnes condamnées à une peine d’emprisonnement assortie d’une mise à l’épreuve. Les personnes suivies ont très majoritairement été condamnées pour des faits de violences conjugales. Le délai moyen entre la désignation de l’AJAR par les JAP et la prise en charge effective du condamné (1er entretien) est de 10 jours. Dispositif de Placement Extérieur (P.E) Le 8 juin 2012, l’AJAR a signé avec le SPIP du Nord, une convention cadre de placement extérieur (PE). Le P.E à l’AJAR implique une activité professionnelle de 26 heures hebdomadaires dans le cadre d’un contrat aidé porté par l’IAE dans les secteurs des espaces verts, de la maintenance ou du bâtiment. Ce temps d’activité professionnelle est assorti d’un accompagnement social individualisé prenant la forme de rencontres régulières avec le chargé d’accompagnement social, la conseillère en insertion professionnelle de l’IAE et une éducatrice spécialisée du service justice. Sur l’année, 4 condamnés ont vu leur peine aménagée en Placement extérieur à l’AJAR. B) Antenne de Cambrai • Composition Pénale 270 nouvelles mesures de composition pénale ont été confiées au service en 2014, ce qui constitue une diminution de 33 %, par rapport à l’année 2013, où 396 mesures avaient été ordonnées. Répartition du contentieux à l’origine de la composition pénale Composition pénale 124 Usage de produits stupéfiants Violences volontaires 73 26 20 3 24 Soustractions de mineurs Vol, escroquerie, abus de confiance Délit routier Autre Délit Les peines suivantes ont été requises : - Amende au profit du trésor public : 79 Travail Non Rémunéré : 14 Participation à un stage de citoyenneté : 15 Participation à un stage parentalité : 9 Participation à un stage de la sécurité routière : 8 Participation à un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants : 142 Orientation vers structure de soins spécialisée en alcool : 3 En 2014, La mesure de composition pénale a permis de recouvrir la somme de 10 893,00 € euros au titre des amendes payées au profit du trésor public. Sur l’année, nous avons réalisé 400 mesures de composition pénales Seules 160 n’ont pas abouti, 15 mis en cause ayant refusé la composition pénale, 99 avaient accepté la composition pénale mais n’ont pas exécuté la sanction demandée par le Parquet et 12 mesures n’ont pas été validées par le Président du tribunal. Depuis la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance, la mesure de composition pénale est également applicable aux mineurs. Ainsi, en 2014, 58 compositions pénales mettant en cause des mineurs ont été orientées vers le service. • Médiation pénale 155 nouvelles mesures de médiation pénale ont été confiées à l’association au cours de l’année 2014. En 2014, 190 médiations pénales ont été réalisées. 35 % des mesures étant traités dans un délai inférieur à un mois, 37 % dans un délai compris entre un et trois mois et 31 % dans un délai supérieur à 3 mois. Dans 114 situations, un terrain d’entente a pu être trouvé entre les parties et un accord a été signé par ces dernières, soit 60 % de réussite. Répartition du contentieux à l’origine de la Médiation Pénale Autres délits : 32 coups, blessures volontaires :5 menaces, injures :21 vol et recel : 8 Non paiement de la pension alimentaire : 19 Non représentation d'enfant : 13 Violences IntraFamiliales : 57 Aboutissement de la médiation pénale Procès-verbaux signés entre les parties 114 Refus de la procédure par l'une des parties ou les 2 29 Refus du protocole par l'une des parties ou les 2 11 Non présentation de l'une des parties à la rencontre de la médiation 36 A lui seul, le contentieux lié aux violences conjugales représente 37 % des médiations adressées au service. Si l’on y ajoute les infractions de non-paiement de pension alimentaire, non représentation d’enfant, nous constatons que le contentieux familial représente 58 % des médiations pénales ordonnées. Le recours à la médiation pénale apparaît particulièrement adapté à ce type de contentieux, qui s’inscrit dans un contexte relationnel mettant en cause des auteurs et des victimes qui se connaissent et qui sont amenés à vivre ensemble ou à se rencontrer régulièrement, ne serait-ce pour assurer l’éducation des enfants. L’intérêt dans ces dossiers de violences conjugales réside également dans le fait de préparer une issue en terme d’orientation (thérapie familiale, suivi psychologique de couple, orientation vers le CCAA…). Ces orientations peuvent faire l’objet de l’ « accord de médiation » par lequel le couple s’engage à faire un travail sur lui-même. Si le couple n’est pas prêt à effectuer cette démarche, la médiation se donne cependant comme mission de mettre en place une discussion entre les parties sur leurs dysfonctionnements. Une réflexion qui favorisera éventuellement une demande d’aide ultérieure • Rappel à la loi La mesure alternative aux poursuites que représente le rappel à la loi, est particulièrement adaptée à un public mineur primo délinquant ou jeune majeur. En 2014, 136 personnes ont fait l’objet d’un rappel à la loi, dont 99 mineurs accompagnés de leurs parents. Les faits reprochés sont souvent qualifiés d’actes d’incivilités (violences sans préjudice grave, vols simples, dégradations, injures), mais nécessitent néanmoins une réponse de la justice et ce, afin d’éviter toute récidive. Répartition du contentieux à l’origine du rappel à la loi coups, blessures volontaires :5 Autres délits : 32 menaces, injures :21 Violences IntraFamiliales : 57 vol et recel : 8 • Non paiement de la pension alimentaire : 19 Non représentation d'enfant : 13 Contrôle Judiciaire Socioéducatif (CJSE) En 2014, 50 nouvelles mesures de contrôle judiciaire ont été ordonnées, soit une diminution de 30 % par rapport à l’année précédente (73 CJ en 2013). 40 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une Convocation par procès-verbal 08 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une ouverture d’information. Faits à l’origine du placement sous CJSE Violences intra-familiales 14 Vol, escroquerie, abus de confiance 25 Infractions à la législation des stupéfiants Agression sexuelle 3 Autres délits 8 1 Le contentieux des violences conjugales représente à lui seul près de 50 % des situations orientées par le tribunal (25 mesures). Sur l’année, 56 personnes placées sous contrôle judiciaire ont été jugées mettant ainsi fin à la mesure. Concernant le profil des personnes suivies, il apparaît que 47 % (soit 26 personnes) ont fait l’objet d’une obligation de soins, soit pour des problèmes liés à l’alcool, soit pour traiter leur addiction aux stupéfiants. Tous ont été orientés vers les structures de soins (CSAPA, DIESE, Service d’addictologie, CMP…). Cette mesure, qui se veut un accompagnement social qui va durer dans le temps, offre un cadre propice pour influer sur une trajectoire délinquante mais aussi pour sensibiliser et informer l’usager sur sa consommation. L’accompagnement socio-éducatif inclue entre autre de veiller au respect de l’obligation de soins ou de favoriser l’émergence d’une demande de soins si aucune obligation n’est prévue. Addictions repérées durant le C.J Consommation de stupéfiants 9 Consommation d'alcool 17 • Dispositif d’hébergement des auteurs de violences conjugales Depuis le 1er juillet 2010, le service Justice assure la gestion des deux logements destinés à l’accueil des auteurs de violences conjugales faisant l’objet d’une obligation d’éloignement du domicile dans le cadre d’un contrôle judiciaire. En 2014, ces deux structures ont accueillies 12 personnes pour une durée moyenne d’hébergement de 6 semaines. • Sursis Mise à l’Epreuve (SME) Depuis la loi du 4 avril 2006, les associations socio-judiciaires habilitées peuvent désormais exercer des mesures de SME dès lors qu’elles sont intervenues au préalable dans le cadre du contrôle judiciaire socio-éducatif. Cette mesure était jusqu’à présent une compétence exclusive du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (S.P.I.P). Par la réalisation du SME, nous entendons poursuivre plusieurs objectifs : La prévention de la récidive au même titre que le CJSE et apporter une aide personnalisée à l’insertion sociale du condamné. Le SME conduit par l’AJAR recouvre un objectif supplémentaire qui est de ne pas rompre le processus d’accompagnement de l’auteur entre les phases pré et post sententielles. La continuité du lien favorise l’efficacité du suivi et s’inscrit dans une démarche globale de prise en charge de l’auteur. L’AJAR s’assigne également comme objectif la rapidité de prise en charge à l’issue de la condamnation. Cette rapidité de prise en charge pouvant s’opérer grâce à l’accompagnement effectué en amont dans le cadre du CJSE. En 2014, le Juge de l’Application des Peines (J.A.P) a désigné le service justice à 5 reprises pour suivre des personnes condamnées pour des faits de violences conjugales. • Les Enquêtes sociales Rapides (ESR) E.S.R dans le cadre de la Permanence d’Orientation Pénale (P.O.P) : Cette année, le service a été saisi à 131 reprises dans le cadre de cette mesure. S’agissant de cette mission, le service est de permanence du lundi au vendredi et un weekend sur deux en alternance avec le SPIP. Faits à l’origine de l’E.S.R Vol, escroquerie, abus de confiance 24 Autre délit 25 Agression sexuelle 2 Violences volontaires 2 Usage de produits stupéfiants 33 Conduit en état alcoolique 8 Violences intrafamiliales 33 Répartition par âge des personnes vues en E.S.R 18-25 ans 30 25-35 ans 54 35-45 ans 27 45-55 ans 10 55-65 ans 7 60 ans et plus 3 E.S.R dans le cadre de Comparutions sur reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC) : Sur l’année, • nous avons réalisé 428 E.S.R dans le cadre des audiences de CRPC Enquête de Personnalité S’agissant de cette mesure, les moyens humains du service sont mutualisés afin de pouvoir répondre aux magistrats mandants dans les délais requis, qui est de manière générale de trois mois. En 2014, le service (Valenciennes, Cambrai et Avesnes sur Helpe) a été désigné à 34 reprises afin de réaliser une enquête de personnalité, dont 5 pour la juridiction de Cambrai. - 29 enquêtes portaient sur des auteurs 05 enquêtes portaient sur des victimes. Infraction à l’origine de l’enquête Viol 2 Escroquerie 1 Agression sexuelle 1 Blessures involontaires 1 • Organisation et animation de différents stages Le service Justice organise et anime trois stages différents, proposés soit dans le cadre de la composition pénale, soit à titre de peine complémentaire prononcée par la juridiction de jugement. Stage de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants : Ce stage d’une journée s’adresse à des majeurs et mineurs (groupes différents) poursuivis pour des faits d’usage de produits stupéfiants. Il s’organise en deux temps : Un temps collectif et un accompagnement individuel. -1 journée collective animée par un délégué du Procureur de l’AJAR, un médecin addictologue du service d’addictologie du centre hospitalier du Cateau en Cambrésis et une psychologue du Point Ecoute DIESE de Cambrai. Cette journée doit notamment permettre d’apporter des connaissances aux participants, de questionner leur comportement et leur consommation de produits psychoactifs dans une démarche participative et interactive. -Ce stage collectif et doublé d’un accompagnement individuel avec le CSAPA « Emergence » de Cambrai. Ce suivi sous forme de deux entretiens individuels permet de poursuivre la réflexion engagée lors du stage de manière plus personnalisée, d’offrir un espace d’écoute visant à conforter la prise de conscience des dommages causés par la consommation. Durant l’année, 17 sessions de stage ont été organisées, dont 3 concernaient des mineurs. Ainsi, ce sont 140 personnes (dont 30 mineurs), consommateurs de stupéfiants qui ont bénéficié de cette information et de cette écoute. Stage de citoyenneté : Ce stage d’une durée de deux jours, s’adresse uniquement à des personnes majeures. Les stages de citoyenneté pour les mineurs étant organisés par la P.J.J (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Le stage de citoyenneté « a pour objectif de rappeler au condamné les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité de la personne humaine et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité pénale et civile ainsi que des devoirs qu’implique la vie en société. Il vise également à favoriser son insertion sociale ». Parmi les infractions, on retrouve principalement des faits d’outrages, de violences en milieu scolaire, d’appels téléphoniques malveillants et de dégradations de biens privés ou d’utilité publique. Ce stage se décompose en quatre demi-journées durant lesquelles se succèdent différentes interventions des partenaires spécialisés. -Intervention d’un délégué du procureur de l’AJAR -Intervention d’un représentant des services techniques de la mairie de Cambrai afin de sensibiliser les participants sur le coût humain et financier des dégradations sur les biens publics. -Assister à une audience du tribunal correctionnel de Cambrai. -Intervention de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile. En 2014, nous avons organisé 1 stage citoyenneté. Ce stage a concerné 8 personnes. Stage de responsabilité parentale : Ce stage créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance « a pour objet de rappeler au condamné les obligations juridiques, économiques, sociales et morales qu’implique l’éducation d’un enfant. ». Il s’adresse principalement à des parents défaillants qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants. Les infractions que nous retrouvons majoritairement sont la soustraction de mineur et le non-respect de l’obligation scolaire. Durant ces deux jours plusieurs professionnels du champ de la famille vont se succéder. -Intervention d’un délégué du procureur de l’AJAR, qui présente les obligations légales des parents à l’égard de leurs enfants. Durant une matinée sont abordés les thèmes suivants : l’entretien et l’éducation de l’enfant, la gestion des biens de l’enfant, la protection de l’enfance (A.S.E, P.M.I…). - Intervention d’une diététicienne du CHAAFIP de Valenciennes qui a pour objectif de faire connaitre les bases de l’équilibre alimentaire et de l’alimentation de l’enfant (composition d’un repas équilibré à moindre coût, présentation des différents groupes d’aliments, besoins alimentaires des enfants en fonction de leur âge…). - Intervention d’un médecin scolaire présentant les besoins des enfants au fur et à mesure de leur évolution. - Intervention d’une médiatrice familiale sur la notion d’autorité parentale : Echange autour des difficultés rencontrées dans le cadre de l’éducation des enfants. La place de chacun au sein de la cellule familiale, du couple parental et du rôle de chaque conjoint dans l’exercice de l’autorité parentale… En 2014, Nous avons organisé un seul stage, qui a réuni 7 personnes. C) Antenne d’Avesnes sur Helpe • Composition Pénale 301 mesures de composition pénale ont été confiées au service en 2014 (358 en 2013) Répartition du contentieux à l'originie de la composition pénale 66 64 36 30 20 29 20 9 2 6 17 2 Sur l’année, nous avons réalisé 289 mesures de composition pénales, 30 % n’ont pas aboutit, 5 compositions pénales n’ayant pas été validées par le Président du Tribunal, 21 mis en cause ayant refusé la composition pénale, 57 avaient accepté la composition pénale mais soient ils n’ont pas exécuté la sanction demandée par le Parquet, soit ils l’ont exécuté partiellement et mis en cause n’ont pas répondu à leur convocation. • Médiation pénale 92 nouvelles mesures de médiation pénale ont été confiées à l’association au cours de l’année 2014 (99 en 2013). En 2014, 94 médiations pénales ont été réalisées. 35 % l’ont été dans un délai inférieur à 3 mois, 7 % dans un délai compris entre 3 et 6 mois et 9 % dans un délai compris entre 6 mois et 1 an. Dans 52 situations, un terrain d’entente a pu être trouvé entre les parties et un accord a été signé par ces dernières, soit 55 % de réussite. Répartition du contentieux à l’origine de la Médiation Pénale Coups et blessures volontaires 38 Menaces, injures 7 Violences intra familiales 27 Non-paiement de pension alimentaire 3 Dégradations, destructions 14 Vol, recel, abus de confiance 3 Autre 2 TOTAL 94 Aboutissement de la médiation pénale Protocole d’accord signé par les parties Refus de la procédure par l’une des parties ou les deux Refus du protocole par l’une des parties ou les deux parties Non présentation de l’une des parties à la rencontre de médiation Médiation pénale non engagée (pas de contact) 13% 8% 5% 19% • 55% Rappel à la loi En 2014, 96 mesures de rappel à la Loi ont été ordonnées par le Parquet (53 en 2013). Sur l’année, 84 rappels à la Loi ont été réalisés. Répartition du contentieux à l’origine du rappel à la loi Vol, escroquerie, recel Violences volontaires Dégradations Dénonciation mensongère Usage de stupéfiants Délit routier Non justification au FIJAIS Outrages, menaces Port d’arme prohibé Violences intra familiales Autres délits TOTAL 19 17 4 1 18 5 2 4 2 9 15 94 En 2014, 6 mesures de classements sous condition avec réparation du dommage ont été adressées au service. • Contrôle Judiciaire Socioéducatif (CJSE) En 2014, 107 nouvelles mesures de contrôle judiciaire ont été ordonnées (83 en 2013, 63 en 2012). 72 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une Convocation par procès-verbal 35 mesures de CJSE ont été ordonnées dans le cadre d’une ouverture d’information. 2 mesures de CJSE ordonnées par le Tribunal correctionnel Faits à l'origine du placement sous CJSE 22 15 13 14 12 11 7 7 2 • 2 1 1 Mise en place du Sursis Mise à l’Epreuve (SME) Depuis la loi du 4 avril 2006, les associations socio-judiciaires habilitées peuvent désormais exercer des mesures de SME dès lors qu’elles sont intervenues au préalable dans le cadre du contrôle judiciaire socio-éducatif. Cette mesure était jusqu’à présent une compétence exclusive du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (S.P.I.P). Par la réalisation du SME, nous entendons poursuivre plusieurs objectifs : La prévention de la récidive au même titre que le CJSE et apporter une aide personnalisée à l’insertion sociale du condamné. Le SME conduit par l’AJAR recouvre un objectif supplémentaire qui est de ne pas rompre le processus d’accompagnement de l’auteur entre les phases pré et post sententielles. La continuité du lien favorise l’efficacité du suivi et s’inscrit dans une démarche globale de prise en charge de l’auteur. L’AJAR s’assigne également comme objectif la rapidité de prise en charge à l’issue de la condamnation. Cette rapidité de prise en charge pouvant s’opérer grâce à l’accompagnement effectué en amont dans le cadre du CJSE. En 2011, Nous avons signé une convention avec le T.G.I d’Avesnes sur Helpe prévoyant la possibilité de désigner l’AJAR pour ce suivi. Cette année, 4 mesures de sursis mise à l’épreuve nous a été confiée (7 en 2012, 1 en 2013). • Enquête sociale Rapide (ESR) En 2014, nous avons réalisé 960 ESR (768 en 2012, 967 en 2013). 208 ESR ont été réalisées dans le cadre de la Permanence d’Orientation Pénale (233 en 2013) 752 ESR réalisées dans le cadre des audiences de Comparutions sur reconnaissance préalable de Culpabilité (CRPC), (734 en 2013). Faits à l’origine des E.S.R Violences conjugales Infraction à la législation des stupéfiants Coups et blessures volontaires agression sexuelle Vol, escroquerie, extorsion Blessures involontaires Conduite en état alcoolique Abandon de famille Viol Autre délit TOTAL • 55 37 129 7 221 9 175 6 5 316 960 Enquête de Personnalité S’agissant de cette mesure, les moyens humains du service sont mutualisés afin de pouvoir répondre aux magistrats mandants dans les délais requis, qui est de manière générale de trois mois. En 2014, l’antenne d’Avesnes sur Helpe a été désignée à 2 reprises afin de réaliser une enquête de personnalité (3 en 2012, 13 en 2013). Infraction à l’origine de l’enquête Infraction viol Vol à mains armées TOTAL Nombre 1 1 2 Stage de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants : Ce stage d’une durée de deux jours s’adresse exclusivement à des majeurs qui font l’objet de poursuites suite à leur interpellation pour des faits d’usage de produits stupéfiants. Ce stage s’inscrit comme une sanction dans le cadre d’une composition pénale décidée par le Procureur de la République. Durant ces deux jours, différents intervenants professionnels se succèdent : La gendarmerie, le CSAPA « Etape » de Maubeuge, un délégué du Procureur de l’AJAR. En 2014, 48 personnes nous ont été orientées pour participer au stage suite à leur interpellation pour usage de produits stupéfiants (61 en 2013). Sur l’année, 6 sessions de stage ont été organisées. Stage de sensibilisation à la relation conjugale Depuis 2013 nous organisons ces stages, sur les territoires de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (A.M.V.S) et la ville de Fourmies. Ils s’adressent à des auteurs de violences conjugales qu’ils aient été condamnés ou non pour ces faits. Ces stages sont animés par un binôme mixte composé d’une psychologue et un éducateur spécialisé, ce fonctionnement évitant notamment que les participants n’aient l’impression d’être jugés par un seul sexe et favorise la diminution de la dichotomie entre les deux genres. L’intégration de la personne au groupe se fait en trois étapes. Le participant est reçu dans un premier temps en entretien individuel d’évaluation par la psychologue animatrice du stage, qui lui présente le dispositif, le calendrier et les objectifs du stage. Dans un second temps, la personne intègre le groupe. Ce groupe est un groupe fermé, en effet il ne nous parait pas envisageable qu’un homme puisse intégrer une session en cours car toutes les séances doivent être abordées, de plus il n’est pas aisé de parler de soi lorsque de nouvelles personnes arrivent en cours de session (sentiment de confiance). Le stage proprement dit comprend six séances de 2h30 chacune au rythme d’une séance par semaine, durant lesquelles différents thèmes seront abordés selon un ordre déterminé à savoir : la violence, la communication, la loi, le couple, la famille et une séance bilan. Enfin, un entretien individuel d’évaluation a lieu à la fin du stage avec un des animateurs, l’objectif de cet entretien étant d’évaluer l’impact du stage sur les représentations que les participants pouvaient avoir avant le début de celui-ci, et proposer le cas échéant une orientation vers une solution adaptée à la demande (par exemple suivi individuel). Sur l’année, 6 sessions ont été organisées, 3 sur le territoire de l’AMVS et 3 sur la ville de Fourmies. Au total, 38 hommes ont participé à ces stages. Très majoritairement, ces personnes nous ont été orientées par les Juges de l’Application des Peines du TGI d’Avesnes sur Helpe et le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de Maubeuge dans le cadre de leur obligation de soins. Rapport d’activité 2014 Le service d’aide aux victimes Présentation de l’aide aux victimes et de ses missions : L’AJAR développe une politique d’aide aux victimes depuis les années 90. Le service d’aide aux victimes est présent sur le ressort de 3 juridictions : Cambrai/Valenciennes/Avesnes sur Helpe. Les missions sont assurées par des professionnels de la victimologie (juriste/psychologues/travailleurs sociaux). Des missions diverses centrées autour d’un même objectif : la prise en charge des victimes : - Le SAV : accueillir les victimes d’infractions pénales, les informer sur leurs droits, leur proposer une aide psychologique, assure un accompagnement, les assiste tout au long de la procédure judiciaire et effectue si nécessaire une orientation vers des services spécialisés : o Ce dispositif a été complété par les bureaux d’aide aux victimes (BAV) situés au sein des tribunaux de grande instance. o Le service d’aide aux victimes tient des permanences délocalisées afin de pouvoir intervenir dans une relation de proximité avec les victimes et de répondre au peu de mobilité de la population sur certains territoires. Le SAV est ainsi présent au sein des commissariats, des Maisons de justice et du droit, des points d’accès au droit, des mairies… o Le BEX : le service intervient auprès des auteurs sur le volet “indemnisation de la victime” : au sein du TGI de Cambrai, le service reçoit l’auteur sur mandat judiciaire, dans le cadre d’une peine assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve (BEX-SME). Le rôle du BEX consiste à étudier, avec l’auteur, ses possibilités financières pour l’indemnisation. Le but est véritablement que l’auteur indemnise la victime, éventuellement avec un échéancier. - Une réactivité, une mobilité, une disponibilité : le SAVU, dispositif valenciennois de prise en charge des victimes : o Saisissable 7/7 du lundi au vendredi de 13h à 22h / les week-ends et jours fériés de 14h à 22h. o Possibilité de se déplacer sur les lieux de l’infraction, au commissariat, à l’hôpital, au domicile… o Pour des faits de : violences, situations liées à la mort (accident de la circulation, suicide…), braquage, accident collectif… - La prise en charge des mineurs : l’administration ad hoc : o Représentation des intérêts de l’enfant dans le cadre de procédures pénales et/ou civiles. o - Ces mesures sont mises en œuvre dans tout le ressort de la Cour d'Appel de Douai, à la demande des magistrats (juge des tutelles, juge d'instance, Procureur de la République, juridiction pénale de jugement, juge d'instruction). La lutte contre les violences conjugales : o Une prise en charge dans l’urgence de la victime et de ses enfants. o Un travail en réseau afin d’assurer une continuité et une complémentarité dans la prise en charge des victimes. Un partenariat étroit avec l’association La Pose, le SIAO, le CIDFF… o Des groupes de paroles pour les victimes de violences conjugales o le co-portage avec La Pose du poste de référent départemental des violences conjugales o un co-portage avec le CIDFF d’un accueil de jour à destination des victimes et de leurs enfants. o Des interventions auprès des collégiens Au total en 2014 : Plus de 8093 victimes aidées Bilan antenne d’Avesnes sur Helpe Année 2014 bAVI MJD commissariat PAD Ad hoc 363 194 114 144 24 Saisines téléphoniques 717 total 1556 Durant l’année 2014, le Service d’Aide aux Victimes a été amené à accompagner 820 personnes (hors saisines téléphoniques) sur le secteur Sambre-Avesnois. Comparativement en 2013, nous avions pris en charge 715 personnes. Répartition de l'activité en 2014 Nombre de Victimes reçues au SAV en 2014 85 88 89 67 71 63 74 66 71 57 47 42 Données Sociologiques Répartition par sexe Nombre de victimes reçues au SAV en 2014 429 391 Féminin Masculin Répartition par tranche d'âge Nombre de victimes reçues au SAV en 2014 55 ans et plus 137 35-55 ans 294 18-35 ans 0-18 ans 259 130 Origine de la saisine Origine de la Saisine Nombre de victimes reçues au SAV en 2014 57 Intervenants sociaux Gie et Ciat 225 Maison de Justice Victimes 113 Commissariat / Gendarmerie 113 162 TGI Avesnes-sur-Helpe 150 Autres Répartition par nature d’infraction Observations : Répartition par nature d'infraction Nombre de victimes reçues au SAV en 2014 49 Accident de la circulation 87 Vol 43 Viol/Agression Sexuelle Mort suspecte 4 Homicide involontaire/blessure involontaire 4 Problèmes familiaux 17 Harcélement 16 134 CBV 91 Dégradations 66 Menaces/Injures Abus de Confiance/Escroquerie Violences Conjugales Autres 40 122 147 → Durant l’année 2014, le Service d’Aide aux Victimes a été amené à prendre en charge 820 nouvelles victimes sur l’ensemble des permanences se déroulant sur la Juridiction d’Avesnes-sur-Helpe (Maison de Justice, Point d’Accès au Droit, Commissariat et Bureau d’Aide aux Victimes). → En 2014, on peut observer une répartition plus importante de l’activité particulièrement autour des permanences se déroulant en Maisons de Justice et du Droit (Aulnoye-Aymeries et Maubeuge) et au sein du Point d’Accès au Droit de Fourmies. → L’activité au sein du BAV du TGI d’Avesnes-sur-Helpe a connu une légère augmentation. En effet, 363 nouvelles victimes ont été aidées dans leurs démarches tout au long de l’année 2014. Comparativement, le BAV avait accompagné 334 victimes en 2013. L’administration ad hoc ► L’année débute avec un nombre de 98 dossiers ( 63 au pénal et 35 au civil). ► 24 nouvelles mesures ont été confiées à l’AJAR en 2014: nature de la mesure civil pénal 29% 71% → Soit 17 au pénal et 7 au civil. Concernant le domaine pénal : juge des tutelles; 3 Tribunal correctionnel; 2 Parquet; 11 ► Le contentieux principal relève d’infractions sexuelles et de violences volontaires sur mineurs. Concernant le domaine civil : saisines juge de la mise en etat juge des tutelles jugement correctionnel 13% 25% 62% ► Le contentieux concerne des litiges relatifs à la filiation. ► L’année 2014 se termine avec un nombre de dossiers de 86 dossiers en file active, soit : - 59 dossiers relevant du domaine pénal 27 dossiers relevant du domaine civil. 36 dossiers ont été clôturés, facturés et archivés au 31 décembre 2014. ► Sarah Haroune, récemment habilitée administateur ad hoc, est en charge de cette mission sur les juridictions de Valenciennes et d’Avesnes sur Helpe. Parenthèse : un accueil de jour à destination des victimes de violences conjugales ► Depuis le 1er janvier 2014, le dispositif d’accueil de jour des victimes de violences conjugales « parenthèse » a pris en charge 137 victimes. ► Soit une moyenne d’environ 12 victimes par mois. Même si ce chiffre ne reflète pas la réalité des violences conjugales sur le territoire avesnois, il reste correct eu égard à la particularité de la prise en charge de ce public qui s’avère longue, compliquée et chronophage. nombre de victimes reçues en 2014 27 21 13 12 8 13 10 9 8 5 8 3 origine du secteur géographique Maubeugeois Avesnois 6% autres Fourmies et environ 16% 53% 25% ► L’ensemble de l’arrondissement est touché par la problématique. Le maubeugeois, qui concentre une densité de population plus importante reste le secteur sur lequel parenthèse est le plus fréquemment intervenu. La ruralité des autres secteurs explique la difficulté pour cette population à activer les services d’aide. composition familiale 80 50 7 sans enfants femmes enceintes avec enfants ressources à l'entrée dans le dispositif sans ressources minimas sociaux + de 1500 non renseigné 9% 10% 800-1500 € 18% 27% 36% ► La majorité des femmes victimes de violences conjugales ont des enfants à charge et peu de ressources. Cette précarité constitue un frein pour la victime. violences exprimées physiques économiques et administratives sexuelle exclusivement psychologique 27% 55% 13% 5% origine de la saisine victime ISG/ISC secteur médical 18% justice 5% secteur social autres associations 25% 17% 24% 11% ►25 % des victimes ont saisi d’elles- mêmes le dispositif et se sont présentées à l’accueil de jour. Les principaux prescripteurs du dispositif sont les intervenantes sociales en gendarmerie et commissariat, qui établissent le lien avec les forces de l’ordre. Le secteur justice est représenté, principalement, par le tribunal et les avocats. Le secteur médical comprend les hôpitaux de Fourmies et de Maubeuge. Le secteur social se saisit également de l’offre de parenthèse à travers les UTPAS, les CCAS et les centres sociaux. lieu du premier entretien dispositif mobile 53 accueil de jour 57 Télephone 27 ► Le manque de co-financement ne nous a pas permis d’être en adéquation totale avec le projet initial durant toute l’année 2014. Les structures porteuses se sont pliées aux contraintes budgétaires. Néanmoins, le nombre de victimes prises en charge témoignent du besoin repéré. ► Le dispositif mobile a été davantage saisi en 2014, les partenaires commencent à bien identifier le dispositif. Les victimes se présentant spontanément à l’accueil de jour ont été moins nombreuses (mais les entretiens réalisés au sein de l’accueil constituent pratiquement la moitié des entretiens). ► En toute logique avec le maillage territorial existant dans l’avesnois en matière de violences intra-familiales, la Maison de la Famille de l’AGSS de l’UDAF rejoindra le dispositif dès l’année 2015, s’en suivra un réaménagement du fonctionnement de l’accueil de jour. ► le contrat de Marie Lecerf a pris fin au mois de novembre, nous remercions cette professionnelle pour son investissement dans ce nouveau dispositif. Fourmies : des actions spécifiques en matière de lutte contre les violences intrafamiliales. Formations : Sensibilisation lutte contre les violences intra-familiales en direction des professionnels ► 2 journées de sensibilisation à destination des professionnels qui reçoivent du public sur la ville de Fourmies ont été mises en place conjointement par l’AJAR, le CIDFF et la Maison de la Famille de l'AGSS. Lieu Date Titre de la formation Nombre de personnes présentes Ecole les Glycines Fourmies 17 avril 2014 Sensibilisation lutte contre les violences intrafamiliales en direction des professionnels Formation de base 13 Ecole les Glycines Fourmies 26 mai 2014 L’enfant au cœur des violences conjugales en direction des professionnels Formation approfondissement 15 Intervention en milieu scolaire ► A partir d’un jeu et questions ouvertes, l’objectif est de sensibiliser le public scolaire à la question des violences (intrafamiliales, conjugales, scolaires…) et appréhender les notions de respect, de droits, de devoirs et de responsabilité de chacun en vue de relations moins violentes. Collège Camille Claudel - 2 juin 4 décembre Collège Léo Lagrange - 13 novembre 20 novembre Sensibilisation aux violences intrafamiliales Sensibilisation aux violences intrafamiliales - 3 classes de 4ème 3 classes de 4ème - 3 classes de 4ème 2 classes de 4ème ► L’action est animée par le binôme composé d’un(e) Juriste et d’un(e) Psychologue. Elle se déroule en deux temps : - Aspects Psychologiques des violences et particulièrement des VIF/violences conjugales Aspects Juridiques (Procédure Pénale…) et la place de la Victime dans les situations de VIF/violences conjugales P OIN T D ’ ACCES AU DROIT DE FOURMIES L’Antenne de Justice et du Droit de Fourmies a été créée le 4 janvier 1999. En octobre 2008, elle cède sa place au Point d’accès au Droit inauguré officiellement en octobre 2009. Le Point d’Accès au Droit constitue un lieu d’accueil, d’écoute, d’information juridique. Il répond aux besoins d’information juridique des habitants en proposant notamment des permanences juridiques gratuites et confidentielles auprès d’avocats. Un conciliateur de justice poursuit quant à lui sa mission de règlement amiable des litiges civils en intervenant mensuellement au sein de la structure. De plus, le Point d’Accès au Droit participe à la mise en place d’alternatives aux poursuites (rappel à la loi, classement sous condition, mesure de réparation, composition pénale etc.) et accueille des permanences des services pénitentiaires d’insertion et de probation, de contrôle judiciaire, ou encore de protection judiciaire de la jeunesse. Il a aussi pour mission de mener des actions d’information sur les droits et devoirs de chacun et participe ainsi à divers évènements visant à sensibiliser le public sur des thèmes en lien avec la Justice, la citoyenneté,…. L’intervenante Socio Judicaire du Point d’Accès au Droit accueille, renseigne et oriente le public. Elle gère les prises de rendez-vous, la permanence téléphonique et remet les formulaires (dossiers d'aide juridictionnelle, liste d’avocat, requêtes JAF, document cerfa, …). Elle assure le fonctionnement général et administratif de la structure. Trois bureaux d'entretien sont mis à la disposition des partenaires. FREQUENTATION 2014 Plus de 1800 personnes accueillies au sein du Point d’Accès au Droit L’ACCES AU DROIT PAR L’INTERVENANTE SOCIO JUDICIAIRE ACCUEIL, INFORMATION et ORIENTATION ACCUEIL : Personnes renseignées A la permanence 901 Par téléphone 413 TOTAL 1314 1314 personnes ont été renseignées par l’intervenante socio judiciaire REPARTITION EN FONCTION DE LA NATURE DES DEMANDES : Nature de la demande 2013 2014 Droit de la famille 188 257 Droit du logement 195 177 Droit de la consommation 113 129 Droit civil 229 155 Droit du travail 92 102 Droit pénal 177 159 Droit des étrangers 2 2 Aide Juridictionnelle 75 66 Autres 188 267 TOTAL 1259 1314 INFORMATION, RENSEIGNEMENT & ORIENTATION : Renseignements par l’Intervenante Socio Judiciaire 604 Orientation vers un conciliateur 104 Orientation vers un avocat 270 Orientation vers un notaire 37 Aide à la plume 31 Remise d’un dossier d’aide juridictionnelle 110 Autres orientations (Gendarmerie, Service Social, Médiateur, Administration,…) 408 LE PUBLIC RECU : Homme 43% Femme 57% Homme Femme Moyenne d'âge Moins de 18 ans De 18 à 25 ans De 26 à 35 ans De 36 à 45 ans 1% 16% 9% 18% 32% 24% De 46 à 65 ans Plus de 65 ans Catégorie Socio Professionnelle 1% 1% 1% Agriculteur, artisan, commerçant Cadre supérieur, profession libérale 19% Sans emploi 34% Inconnu Mère au foyer Ouvrier, employé 34% 9% Retraité 1% Scolaire, étudiant A titre indicatif, selon les déclarations faites par le public, la majeure partie des personnes ayant fait appel au PAD réside sur la commune de Fourmies (679). Puis sur les communes de Wignehies (120), Anor (104), Trélon (94), Glageon (44), Sains du Nord (44), Ohain (27), Avesnes Sur Helpe (21), Féron (12). Le PAD accueille aussi des personnes résidant dans l’Aisne (43). A CCUEIL DES PROFESSIONNELS - FREQUENTATION DES PARTENAIRES INTERVENANT Les personnes reçues par les partenaires représentent un accueil de plus de 900 personnes Les institutions Périodicité de la présence Délégué du Procureur de la République (médiateur) en matière de majeurs Hebdomadaire Délégué du Procureur de la République (médiateur) en matière de mineurs Mensuelle ou selon les besoins PJJ : UEMO Hebdomadaire SPIP Bihebdomadaire Société des Intérêts Populaires (Association tutélaire) Hebdomadaire Conciliateur de Justice Mensuelle Les associations Périodicité de la présence Service d’aide aux Victimes Bi-mensuelle Association pour la Justice, l’accueil et la Réinsertion « AJAR » Quotidien Maison de la Famille - psychologue Mensuelles AGSS de l’UDAF En fonction des besoins La Sauvegarde du Nord En fonction des besoins Le professionnel du droit Avocat Périodicité de la présence Mensuelle PERMANENCE DES AVOCATS Les avocats du Barreau d’Avesnes Sur Helpe assurent une permanence mensuelle d’une demi-journée. Ils informent dans tous les domaines du droit. La prise de rendez-vous est faite après un premier entretien avec l’Intervenante Socio Judiciaire. Le rendez-vous avec l’avocat dure en moyenne 15 à 20 minutes. 79 consultations ont été données en 2014. (Pour rappel : 87 consultations en 2013) PERMANENCE DU NOTAIRE De 2013 à 2014, un notaire a assuré une permanence mensuelle d’une demi-journée au PAD En 2014, cette permanence a concerné 6 personnes. LE CONCILIATEUR DE JUSTICE Il a pour mission de favoriser et de constater le règlement à l'amiable des conflits qui lui sont soumis. Il peut intervenir pour des problèmes de mitoyenneté, des conflits entre propriétaire et locataire, des conflits entre un consommateur et un professionnel, des querelles de voisinage ou de famille, … Il peut constater l’accord par écrit et dresse alors un constat qu’il déposera auprès du tribunal d’instance d’Avesnes Sur Helpe. Le constat est signé par les deux parties. La prise de rendez-vous se fait auprès de l’Intervenante Socio Judiciaire par téléphone ou physiquement après un premier exposé du litige. Au Point d’Accès au Droit, cette mission est assurée par Madame Régine DEVASSINE. 14 permanences ont été assurées en 2014. LE SERVICE D’AIDE AUX VICTIMES Le service d’aide aux victimes (service de l’AJAR- Association pour la Justice l’accueil et la réinsertion) assure une permanence bimensuelle. 144 victimes prises en charge en 2014 LES DELEGUES DU PROCUREUR POUR LES MAJEURS La saisine est faite sur réquisition, les convocations et les avis à victime sont effectués par un officier de police judiciaire (OPJ) ou le délégué du Procureur. Le délégué du Procureur en charge des majeurs au PAD est Monsieur Michel Brzechwa. Il est présent sur la structure une demi-journée par semaine. Type de mesure Rappels à la loi 25 Médiations pénales ou classement sous conditions 8 Compositions pénales 48 TOTAL 81 POUR LES MINEURS La saisine est à l'initiative du parquet. La convocation est faite soit par OPJ pour un traitement plus rapide de la procédure, soit par courrier envoyé par le délégué du Procureur. Les mis en cause convoqués sont mineurs ou étaient mineurs au moment des faits aussi, ils sont accompagnés de leur responsable légal voire d'un éducateur. La permanence a lieu une journée par mois. Le délégué du Procureur en charge des mineurs au PAD est Monsieur Albert LECOUFFE. Type de mesure Rappels à la loi 33 Mesures de réparation 18 TOTAL 51 ACTIONS D’INFORMATION SUR LES DROITS ET DEVOIRS CARREFOUR DE LA CITOYENNETE SUR LE THEME DE L’ENGAGEMENT NOVEMBRE 2014 A l’initiative de la mairie de Fourmies. Le PAD a mené trois actions : • Exposition dans le hall de la mairie « les Symboles de la République » • Olympiade citoyenne co-portée par le Point Information Jeunesse, le Planning Familial et le Point d’Accès au Droit. But : la découverte instructive et ludique des institutions et structures Fourmisiennes afin que chaque jeune s’approprie les services à disposition dans sa ville et en fasse usage tout au long de sa vie de citoyen. Chaque jeune a pu rencontrer des professionnels répartis sur plusieurs pôles dont les pôles citoyenneté et santé (pompier, gendarme, adjoint au maire, centre de tri, SPS,…) • Interventions scolaires (2 jours) sur l’Organisation Judiciaire Française Information auprès des 4ème des collèges Saint-Pierre, Camille Claudel, Joliot Curie et Léo Lagrange de Fourmies. JOURNEE DES DROITS DE L’ENFANT – FORUM 20 NOVEMBRE 2014 DE 16H A 18H A l’initiative de la Maison de la Petite Enfance de Fourmies Le Point d’Accès au Droit a animé un atelier collage – coloriage abordant le thème de l'identité. Les participants étaient âgés de 4 à 9 ans. Outil utilisé : une carte d'identité vierge complétée par les enfants (nom, prénom, date de naissance, ...) avant de dessiner ou découper, dans un magazine, un visage. Le stand a accueilli +/- 30 enfants et une dizaine de parents/accompagnants. EVENEMENT « RESEAU CONTRACEPTION » - RALLYE PREVENTION SANTE 8 JUILLET 2014 A FOURMIES Organisé par le Planning Familial de Fourmies. Trente jeunes ont pu se rendre auprès de sept points relais dont le Point d’Accès au Droit. Information prévention santé et droit à la santé. JOURNEE DES RENCONTRES JURIDIQUES 18 JUIN 2014 Organisée par le Point d’Accès au Droit. Professionnels présents : Avocat, Notaire, Service d’Aide aux Victimes – AJAR, Maison de la Famille, Agent de Prévention et de Médiation, Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, Point Information Jeunesse, Conciliateur de Justice, Gendarmerie, Centre Interinstitutionnel de Bilan de Compétence. + Exposition et informations sur les métiers de la Justice par le Point Information Jeunesse. AUTRES ACTIONS ET EVENEMENTS : o Intervention organisée au PAD auprès de jeunes suivis par la PJJ, Intervention co-animé avec un éducateur de la PJJ - Avril 2014 o Mise à disposition de l’exposition « Symboles de la République » à la Maison de retraite Victor Delloue de Foumies - Juillet 2014 o Festi Pij organisé par le PIJ de Fourmies en juillet 2014 – Le PAD a présenté son exposition sur « Les Symboles de la République ». o Semaine Droits & Devoirs des jeunes - Février 2014 : interventions scolaires. o Intervention en classe relais à la Cité Scolaire Camille Claudel de Fourmies : présentation et animation du jeu de plateau (thèmes de la violence, bon usage d’Internet, vie affective, santé). Jeu réalisé en collaboration avec le Planning Familial. o Participation aux réunions du CLSPD de Fourmies. o Intervention scolaire sur les violences intrafamiliales au collège Camille Claudel de Fourmies. Action AJAR. Juin 2014. o Mise à disposition auprès des collèges de Fourmies d’une exposition sur la Justice. o Animation du jeu de plateau auprès de femmes du Service Famille du Centre Socio Culturel de Fourmies – Juin 2014. Bilan antenne de Cambrai Année 2014 missions Sav/bav Saisines téléphoniques 978 785 Administration ad hoc 33 BEX TOTAL 116 1912 Le sav/bav : ► 785 victimes reçues depuis le début d’année, l’activité est stable. evolution mensuelle du nombre de victimes reçues 76 78 70 84 49 55 62 105 59 49 39 59 répartition selon l'infraction 196 38 54 82 127 73 40 11 31 29 104 → Les violences constituent l’infraction pour laquelle le service intervient le plus fréquemment. orientations avocat assurance CIVI/SARVI Force de l'ordre 4% juridiction service médical 28% 34% 10% 21% 3% → La prise en charge de la victime ne sera efficace que si elle s’accompagne d’une bonne orientation. Le SAV active son réseau sur le secteur du Cambrésis, ainsi le barreau est largement sollicité, de même le service interne du Tribunal. Données sociologiques : sexe homme femme 49% 51% répartition selon l'âge 0-18 ans 18-25 ans 25-45 ans 6% 45-65 ans 8% plus de 65 ans 13% 29% 44% → La tranche d’âge 25-45 reste la plus représentative des victimes se présentant au service. montant des ressources < plafond de l'AJ > 1500€ > plafond de l'AJ<1500 12% 37% 15% 36% sans resspurce → La répartition selon les ressources fait apparaître des inégalités, en effet : 49 % des victimes ont des ressources en deçà de 937 euros alors que 36 % dépassent le plafond mensuel de 1500 euros. Le BEX : bureau de l’exécution Nouveaux dossiers Montants recouvrés 116 22 938 → 116 nouveaux dossiers sur l’ensemble de l’année 2014. ► 22 938 euros recouvrés dans le cadre du BEX, l’activité est en légère baisse, cela s’explique par l’arrêt définitif des incitations. Depuis le départ de Sonia Brahma, c’est Aurélie Tack qui gère le BEX Le suivi psychologique : Pour 2014, le nombre des entretiens psychologiques pour le service de Cambrai est resté constant : 97 entretiens (avec une moyenne de 5 entretiens par personnes). 20 nouvelles orientations ont été effectuées vers la psychologue. Les graphiques ci-dessous indiquent les données démographiques du public qui a bénéficié d’une prise en charge psychologique. SEXE 26% Femmes Hommes 74% AGE 16% 20% Moins de 18 ans 11% 18-25 ans 25-35 ans 35-45 ans 11% 26% 45-55 ans 55-65 ans 16% Cet autre graphique indique la nature des faits de victimisation pour lesquels les personnes ont été amenées à rencontrer la psychologue. NATURE DE L'INFRACTION 16% Atteintes aux biens Atteintes aux personnes 84% Concernant les types d’infraction qui ont amené les personnes à la nécessité d’une prise en charge psychologique, nous notons principalement les violences volontaires pour 26% des situations, les agressions sexuelles sur mineur (16%) et les violences conjugales (26%). L’administration Ad Hoc ► L’activité connaît un léger fléchissement. ►Nous avons débuté l’année 2014 avec un nombre de 86 dossiers en "file active". ► 33 nouvelles mesures d’administration ad’hoc ont été confiées au Service d’Aide aux Victimes en 2014. ► 16 dossiers ont été facturés et archivés. ► Nous terminons l’année avec un nombre de 103 dossiers en cours. ► Parmi les nouvelles mesures, toutes les affaires concernaient le domaine pénal. ► Aucune désignation concernant le domaine civil. saisines Parquet Tribunal correctionel 15% 85% soustraction à obligation légale; 11 affaires de nature sexuelle; 11 violences sur mineurs; 11 sexe garçon fille 45% 55% ► Parmi les nouvelles désignations, 18 filles étaient concernées et 15 garçons. ► 1 enfant de moins de 3 ans, 24 enfants entre 3 et 16 ans et 8 jeunes entre 16 et 18 ans. ► 19 enfants relevaient de l’Aide Sociale à l’Enfance (enfants placés). ► Nous poursuivons notre travail de partenariat avec les avocats du Barreau de Cambrai (qui acceptent d’intervenir pour les mineurs au titre de l’aide juridictionnelle), avec la Brigade des Mineurs du Commissariat ainsi que la Cellule Mineurs Victimes de la Gendarmerie, avec le Conseil Général concernant les enfants placés à l’ASE et avec la Caisse d’Epargne concernant le placement des fonds alloués aux mineurs victimes. ► Depuis la création des Pôles d’Instruction en mars 2008, les affaires criminelles commises dans le Cambrésis sont traitées à Douai, ce qui a conduit à la désignation d’administrateurs ad’hoc locaux et à une absence de désignation de l’AJAR pour ce type de contentieux. Nous venons de rencontrer les magistrats instructeurs de Douai afin que l’AJAR puisse à nouveau être désignée dans le cadre des procédures criminelles. Notre intervention a été accueillie favorablement et nous devrions être désignés en 2015, notamment afin d’intervenir devant la Cour d’Assises. Conclusion : → l’activité sur Cambrai est stable. Le service intervient au PAD de Caudry depuis le mois de mars 2014, à raison d’une demie- journée mensuelle. → Le temps de travail de Sonia Brahma ayant basculé vers un autre service de l’association, le SAV de Cambrai a du se réorganiser : - Emmanuelle Pellion assure désormais l’ensemble des permanences sur le territoire. Le service intervient de manière bimensuelle à la gendarmerie de Caudry depuis le mois de novembre 2014. Aurélie Tack est en charge du BEX. Bilan antenne de Valenciennes Année 2014 Bilan SAVU L’urgence, porte d’entrée des victimes : → Saisissable 7/7 selon une amplitude horaire couverte de 10h à 22h, l’équipe du SAVU est saisie dès la commission de l’infraction, dès la survenance des faits ou dès la révélation de l’infraction. C’est au travers d’une démarche proactive que l’aide aux victimes est envisagée via ce dispositif, mis en place depuis 2002. → L’année 2014 a vu la suppression des financements étatique via l’ASCE pour le SAVU. En cours d’année, une réorganisation a été opérée : - un ETP a été réorienté à l’interne Les horaires sont désormais : du lundi au vendredi de 13h à 22h / les week- end et jours fériés de 14h à 22h → En 2014, 984 victimes ont été prises en charge par le dispositif d’urgence. évolution mensuelle du nombre de victimes reçues dans l'urgence 104 90 87 77 105 84 71 69 74 54 85 84 saisines partenariales commissariat gendarmerie hôpital parquet UTPAS mairie autre association autre 22% 29% 8% 9% 5% 19% 6% 2% → les saisines en provenance du commissariat ont baissé de 59 % comparativement à 2013. → Les saisines des UTPAS ont augmenté de 280 %. Ce secteur constitue désormais notre principal prescripteur. → Le SAVU continue de travailler en partenariat avec l’hôpital, via le centre de crise. Répartition par agglomération : CAVM CAPH Autres 12% 47% 41% répartition selon la situation de victimation violences conjugales 4% violences volontaires 24% 14% 10% situations liées à la mort 38% 10% viol vol, braquage autres → Il est à noter une baisse significative des saisines pour les infractions telles que les violences volontaires ( - 72 %) et les vols, braquage ( -89 %). Certes, le service retrouve une partie de ces victimes dans le cadre du BAV, mais bien souvent au moment de l’audience alors que ces victimes auraient nécessité une prise en charge dans l’immédiat. → Une augmentation ( +57 %) des prescriptions pour les situations liées à la mort (suicide, meurtre, accident de la circulation… Orientations effectuées par le SAVU : diligences 301 175 137 110 33 31 84 12 48 12 41 → Porte d’entrée des situations de victimisation, le SAVU, est l’acteur central qui va faire le lien avec les partenaires : avocats, médecins, force de l’ordre… Données sociologiques : répartition par sexe hommes femmes 31% 69% → Une augmentation des victimes de sexe féminin, ce que l’on peut expliquer par la constante des situations de violences conjugales et la hausse des infractions à caractère sexuel pour lesquelles le service a été saisi en 2014. répartition par âge 337 284 161 119 28 moins de 18 ans 18-25 25-45 45-65 plus de 65 ans → Les mineurs représentent 30 % des victimes prises en charge (enfants victimes/témoins de violences conjugales, les agressions sexuelles…) → La tranche d’âge 25-45 ans reste la plus touchée. montant des ressources < plafond de l'AJ > 1500 € > plafond de l'AJ < 1500 € sans ressources 15% 17% 60% 8% → la précarité dans laquelle se trouvent les victimes est largement mise en exergue : 75 % perçoivent moins de 927 euros ! Les violences conjugales VC Nombre de nouvelles victimes 368 SAVU BAV 311 57 ► 38 % des victimes reçues par le SAVU concernent des situations de violences conjugales. Si l’on prend en compte les victimes indirects (456), c’est-à-dire les enfants, ce sont plus de 824 victimes de violences conjugales qui ont été aidées par le service d’aide aux victimes, que ce soit par le SAVU ou dans le cadre du BAV (permanences du Tribunal). évolution mensuelle du nombre de victimes de violences conjugales 64 77 51 42 51 52 33 48 51 48 59 22 ► 824 nouvelles victimes de violences conjugales. Le nombre de victimes est quasi semblable à celui de 2013. L’activité reste dense en matière de violences conjugales avec une moyenne de 49 victimes par mois. ► 2647 entretiens ont été effectués pour les victimes de violences conjugales, soit 7.25 entretiens quotidiens. Ce chiffre élevé met en exergue le temps passé avec une victime de violences conjugales et l’accompagnement régulier que ces situations complexes imposent. Le bav nombre de victimes reçues au BAV 79 60 64 73 91 43 65 91 38 58 51 70 ► 783 victimes reçues au BAV, l’activité est conséquente, on note une hausse de 66 % comparativement à l’année dernière. 57 victimes de violences conjugales (non connues du service jusqu’alors) ont été reçues au BAV. Le bureau d’aide aux victimes se tient à disposition des victimes, notamment pour leur venir en aide avant et après l’audience. ► Les victimes de violences conjugales font rarement la démarche d’activer les services de droit commun, une démarche pro active est nécessaire afin de créer le lien, cette proactivité constitue un des savoir- faire du SAVU. ancienneté du fait moins de 48h entre 48h et 1 mois 7% entre 1 et 3 mois plus de 3 mois 7% 53% 33% ► 58 % des victimes sont prises en charge dans les 48 h qui suivent les faits de violence, cette réactivité permet de parer aux urgences (hébergement…) et favorise la création du lien avec la victime. type de procédure plainte pas de procédure 6% 35% main courante non renseigné 5% 54% ► Si 49 % ont déposé plainte, les victimes n’ayant entamé aucune procédure sont encore nombreuses. L’étape du dépôt de plainte reste difficile à franchir et les victimes se trouvent encore confrontées à de réelles difficultés dans cette démarche (refus de plainte, exigence du certificat médical…) type de violence exclusivement psychologique exclusivement sexuelle exclusivement économiques physique 38% 44% 13% 5% → Les violences psychologiques sont systématiquement présentes dans les violences conjugales, sont relatés cidessus les violences exclusives les unes des autres. origine de la demande 121 87 69 35 17 17 30 12 ► Les services sociaux sont devenus le prescripteur principal du service, à noter une baisse des orientations provenant du commissariat de 30 %. Données sociologiques : hommes femmes 22% 78% répartition selon l'âge 18-25 ans 25-45 ans 45-65 ans plus de 65 ans 1% 13% 19% 67% → La tranche d’âge 25-45 ans reste la plus touchée, cependant nous rencontrons des victimes de violences conjugales de tout âge. répartition selon les ressources > au plafond de l'AJ >AJ<1500 € > 1500 € non déclaré 24% 4% 60% 12% → Même si toutes les classes sociales sont touchées par la problématique, la majorité des victimes sont sans ressources ou vivent des allocations. ► 9 signalements auprès du parquet ont été effectués pour des situations de violences conjugales urgentes. ► 32 victimes ont été hébergés dans un appartement de mise à l’abri proposé par l’association LA POSE. suivis psychologiques : → 36 % des suivis psychologiques du service concernent les victimes de violences conjugales. → Ces suivis concernent de lourdes problématiques de violences conjugales ancrées depuis des années. Stages de sensibilisation à la relation conjugale : → En 2014, 2 sessions de stage conjugalités se sont déroulées, comprenant chacune un groupe de 6 victimes de violences conjugales. → Ces stages , à vocation pédagogique, ont pour objectif d’offrir un espace de parole aux victimes en leur proposant de nouveaux outils de communication. → Parmi les points positifs ressentis par les victimes après le stage : Ecouter les autres La simplicité des intervenants, leur accessibilité Créer un lien avec d’autres victimes Parler de son vécu face aux violences et se libérer Apporter de la sérénité Reprendre des projets et avancer Aborder les répercussions de la violence sur les enfants → les thématiques abordées permettent de libérer la parole autour du vécu difficile des violences. → Il semble toujours compliqué pour les victimes de faire la démarche de venir au stage au vu du faible de nombre de participants et d’un abandon important de victimes après la première séance. Nous revoyons actuellement les éléments de communication comme une plaquette informative personnalisée aux victimes, qui leur sera remise L’activité du référent départemental des victimes de violences conjugales. I° SENSIBILISATION DU PUBLIC Exercice 2014 → Les actions de sensibilisation du public se décomposent en action de prévention à la violence dans les relations amoureuses des jeunes (VIRAJ), auprès de lycéens du Lycée de Condé-sur l’Escaut, et en action de sensibilisation « tout » public dans les centres sociaux, centres d’hébergement, ou à l’occasion de journées particulières. → Concernant l’action sensibilisation tout public, nous avons abandonné l’action ciné-débat, au profit d’une action ludique inspirée du jeu télévisé « qui veut gagner des millions ». Nous avons mis en œuvre une évaluation de nos actions ludiques systématique depuis novembre 2014, qui comprend l’évaluation de la satisfaction ainsi qu’un pré-test et post-test à l’intervention (pour vérifier que les participants ont bien assimilé certaines informations capitales). → La durée des interventions est généralement comprise entre 1h et 1h30. Elle est de 2 heures pour l’action Lycée. Calendrier des actions Date Action lycée 7.1.2014 Action ludique X 19.2.14 X Lieu et nature de l’évènement Nombre de participants Café des droits, La pose, Valenciennes 12 Lycée de Condé-sur-l’Escaut 10 20.2.14 X MQ de Raismes, dans le cadre d’une action de la MQ sur l’image de la femme 20 7.3.2014 x Journée de la femme, Denain 75 7.11.2014 x Café des droits, La pose, Valenciennes 11 25.11.2014 X CS Quiévrechain, journée élimination violences 19 28.11.2014 X CS Valenciennes, journée élimination violences 21 Total : 168 II° SENSIBILISATION/FORMATION DES PROFESSIONNELS ET ANIMATION DU RESEAU Exercice 2014 → Au total ce sont 118 professionnels qui ont été sensibilisés/formés en 2014. → 206 professionnels ont été rencontrés. → 5 commissions thématiques d’arrondissement violences conjugales ont été organisées avec l’ensemble des principaux partenaires du réseau. → Suite à l’attribution du prix prévention de la délinquance FFSU en 2013, nous avons organisé, avec le soutien de valenciennes métropole une conférence de « bonnes pratiques » le 26 mai 2014. La conférence s’est déroulée l’après-midi, alors que la matinée était réservée à la remise du prix en présence des « officiels » (président des communautés d’agglomération, Sous-préfet, Procureur de la République, Commandant de gendarmerie, Batônnier…). III° ACCOMPAGNEMENTS → Au 1er janvier 2015, 23 suivis sont en cours sur un total de 62 depuis le 1er juin 2012. → 644 entretiens victimes et 292 accompagnements victime auprès des partenaires ont été réalisés. L’aide aux victimes classique : le SAV Le SAV/BAV 888 Les saisines téléphoniques 2633 → Le service d’aide aux victimes tient des permanences délocalisées afin de pouvoir intervenir dans une relation de proximité avec les victimes : outre le TGI de Valenciennes (cf le bureau d’aide aux victimes), le service se rend tous les mercredis après-midis au commissariat de Denain. →Le service est également fortement sollicité téléphoniquement par des victimes qui ne souhaitent pas prendre rdv mais désirent obtenir un renseignement (2633 appels), ses saisines sont comptabilisées mais ne donnent pas lieu à un suivi. → Une fois le temps de l’urgence dépassé, 1094 victimes ont bénéficié d’au moins 3 entretiens. Bilan bureau d’aide aux victimes Année 2014 nombre de victimes reçues au BAV 79 60 64 73 43 65 91 38 91 58 51 70 ► 828 victimes reçues au BAV, l’activité est conséquente, on note une hausse de 66 % comparativement à l’année dernière (cependant l’activité était à temps partielle durant le premier semestre). origine de la demande 404 38 61 39 média parquet publicité 59 49 relation force de personnelle l'ordre 29 tribunal autre association 77 72 victime autre → C’est le tribunal qui oriente en majorité vers le BAV, désormais identifié comme l’unique interlocuteur pour les victimes. situation de victimisation 141 101 72 66 69 30 37 57 50 24 53 12 13 25 32 25 → Le Bav reçoit les victimes essentiellement au niveau de l’audience, l’ensemble des infractions sont représentées : les vols, les violences, les dégradations… montant des ressources < plafond AJ > 1500 euros > plafond AJ < Sans ressources 8% 42% 26% 24% → Une population carencée socialement et économiquement, seules 24 % des victimes reçues percevaient des ressources supérieures à 1500 euros. Conclusion : le bureau d’aide aux victimes a été consacré en 2014 avec l’habilitation des intervenants via leur prestation de serment. 20 BILAN PSY 2014 En 2014, nous avons pu remarquer une nouvelle hausse des entretiens psychologiques : 775 entretiens contre 696 en 2013 et 660 en 2012. Nous restons à une moyenne de 4 entretiens par victime. La forte demande de prises en charge psychologiques avec des moyens qui n’ont pas augmenté, nécessite toujours que la personne en demande de prise en charge psychologique soit rencontrée en premier lieu par un intervenant du service d’aide aux victimes. Ce premier rendez-vous permet à l’intervenant de faire un diagnostic général de la situation de la personne mais aussi de veiller que la demande correspond aux missions et au cadre du service. Ce premier filtre reste indispensable pour éviter un trop fort engorgement des prises en charge psychologiques et permet aux personnes d’être orientées vers un service adéquat le cas échéant. Pour 2014, 185 nouvelles saisines psychologiques ont été relevées. Ces orientations viennent pour 73% du SAVU. La psychologue a également réalisé un débriefing psychologique pour l’entreprise Transvilles pour un groupe de 5 contrôleurs agressés. Les graphiques ci-dessous indiquent les données démographiques du public qui a bénéficié d’une prise en charge psychologique. sexe 28% Homme Femme 72% Age 7% 1% Moins de 18 ans 25% 17% 18-25 ans 25-35 ans 35-45 ans 10% 21% 45-55 ans 55-65 ans 19% plus de 65 ans Ces autres graphiques indiquent les faits de victimisation pour lesquels les personnes ont été amenées à rencontrer la psychologue. Nature infraction 2% 5% 10% Atteintes aux personnes Atteintes aux biens Accidents de la circulation Civil 83% REPARTITION PAR INFRACTION en nombre de nouvelles orientations pour 2014 70 60 50 40 30 20 10 0 69 23 10 13 4 10 10 7 3 2 3 CONCLUSION Cette année encore, nous avons été confrontés à l’allongement des délais de prise en charge psychologique. Le délai pour le premier rendez-vous était fréquemment de l’ordre de presque 1 mois. Ce constat vient renouveler les questionnements posés lors du précédent bilan, à savoir la question de la pertinence de proposer un rendezvous plusieurs semaines après les faits au vu du caractère d’urgence du service d’aide aux victimes, mais pose à nouveau la question éthique de faire patienter des personnes traumatisées. Nous continuons les tentatives d’orientations vers les structures de prises en charge en psychiatrie de droit commun. Nous nous heurtons toujours à une impossibilité de réponse dans des délais raisonnables le secteur étant toujours saturés tant dans le secteur de psychiatrie adulte qu’en secteur enfant. Des orientations se font également vers les psychologues ou psychiatres libéraux mais cette fois de manière résiduelle car les victimes ne peuvent, pour la plupart, pas faire face au coût des consultations privées. L’administration ad hoc : ► Nous avons débuté les mesures d’administration ad hoc sur la juridiction de Valenciennes à compter de mars 2014. L’ensemble des mesures concernent le domaine civil. ► La juge des tutelles nous a confié 13 mesures : 11 affaires concernent la gestion de succession et 2 la contestation de paternité. sexe garçon fille 23% 77% ► Nous recensons 10 garçons et 3 filles dont 8 enfants âgés de 14 à 16 ans et 5 enfants âgés de 1 à 4 ans. ► La facturation par le biais des mémoires de frais a laissé place à une facturation en ligne qui est désormais centralisée sur le portail internet « chorus pro ». Cet outil met en évidence un traitement optimal des facturations. ► La gestion des administrations ad hoc sur le territoire valenciennois nécessite un partenariat étroit avec la Juge des Tutelles, sa greffière mais également les banques qui interviennent pour le placement des fonds des mineurs. Conclusion : → Le service d’aide aux victimes de Valenciennes a connu une année difficile. Désormais seules les communautés d’agglomération CAPH/CAVM financent le dispositif du SAVU, qui sera certainement repensé dans son fonctionnement en 2015, dans un souci de pérennisation. → L’ensemble des salariés ayant été formé sur le thème de la cyber criminalité, le SAV est intervenu au sein du collège Jean Mace de Bruay sur Escaut afin de sensibiliser les élèves de 5ème à la thématique. Le sujet a été apprécié par les collégiens et l’équipe pédagogique. → Le partenariat avec le barreau de Valenciennes est toujours actif, en témoigne la journée commune barreau- SAVU, qui s’est tenue le 17 juin 2014 autour du thème de la lutte contre les discriminations. CENTRE d’HEBERGEMENT et de REINSERTION SOCIALE RAPPORT D’ACTIVITE 2014 Les Objectifs du CHRS Le passage au sein du CHRS n’est qu’une étape destinée à aider une personne, qui à un moment de son existence se retrouve en situation d’exclusion et n’a plus les ressources ou possibilités nécessaires pour se sortir de ses difficultés. La démarche a pour but d’inscrire la personne dans un processus d’autonomisation, de lui faciliter l’accès à la citoyenneté et de promouvoir les personnes à travers un accompagnement personnalisé. Il s’agit ici, conformément aux valeurs définies par l’équipe du CHRS de positionner le résident en tant qu’auteur et acteur de son devenir. Le CHRS et son équipe s’efforcent de proposer des réponses diversifiées, les mieux adaptées aux besoins spécifiques du public accueilli, de créer un espace contenant au sein duquel chaque personne va pouvoir se construire ou se reconstruire identitairement. Les différents objectifs du CHRS peuvent être déclinés de la façon suivante : - Répondre aux besoins élémentaires (dormir, manger, se laver, se poser) Permettre un réapprentissage du respect de soi et de la confiance en soi Permettre un réapprentissage des repères et des codes sociaux (horaire, règles, relations aux autres… etc.) Remobiliser la personne autour de ses démarches d’insertion (sociale, santé, professionnelle...etc.) Accompagner la personne dans la réalisation de son projet personnalisé. Les Dispositifs d’hébergement en 2014 Le CHRS se compose de 2 dispositifs regroupant au total 43 places accueillant des hommes isolés âgés de 18 à 30 ans. L’activité du CHRS est aujourd’hui répartie sur 2 dispositifs : • 32 places en hébergement regroupé réparties comme suit : -Un bâtiment neuf proposant 29 places en hébergement regroupé dont 26 en studio semi individuel (chambre individuelle et une Kitchenette et salle de bain pour deux chambres) et 3 places en studio individuel adapté pour personnes à mobilité réduite au 102 Avenue de Reims à Valenciennes. -Une maison en location proposant 3 places en chambres individuelles au 109 Avenue de Reims à Valenciennes (Face au 102 avenue de Reims) • 11 places en logements diffus réparties comme suit : - Un dispositif de logements diffus proposant 11 places réparties sur 5 appartements de type 3 et 4 sur les deux communautés d’agglomération (CAVM et CAPH) dont la répartition est la suivante : * 2 places en appartement T3 à la Sentinelle * 2 places en appartement T3 à Douchy les mines * 2 places en appartement T3 à Denain * 3 places en appartement T4 à Saint Amand * 2 places en appartement T3 à Valenciennes L’accès à un logement extérieur reste la dernière étape d’un parcours résidentiel avant l’obtention d’un logement autonome, impliquant l’acquisition par le résident d’un minimum d’autonomie et d’indépendance. Notons que les places d’hébergement se trouvant sur la CAPH sont plus difficiles à attribuer pour des personnes sans moyens de locomotion. L’utilisation des transports en commun n’est pas toujours compatible avec les parcours d’insertion des personnes accueillies (Travail intérim, horaires décalés.) La typologie du public accueilli • L’âge du public accueilli Le CHRS accueille un public âgé de 18 à 30 ans. En 2014, nous avons observé un rajeunissement du public accueilli, avec une hausse de 11% des 18 /25 ans comparativement à 2013. En 2014, parmi les personnes accueillies sur les 2 dispositifs, 84 % des résidents étaient âgés de 18 à 25 ans et 16 % du public a plus de 26 ans. Repartition des 115 residents par âge 18-21 ans 22-25 ans 26-30 ans 16% 42% 42% Niveau de formation à l'admission des 115 résidents Illetrisme ou analphabétisme Niveau VI (Sans qualification) Niveau V et V bis (BEP/CAP/BEPC) Niveau IV (Bac, Brevet prof et technique) Niveau III,II et I (Bac+2 à Bac+5 et +) 5% Inconnu 3% 3% 6% 33% 50% • L’origine géographique à l’admission des 115 résidents : Origine géographique à l’admission Nord Valenciennes 109 95% Lille 1 0.8% Cambrai 1 0.8% Hors région 3 2.60 % Union Européenne 1 0.8% TOTAL 115 100 % Quelques chiffres clés en 2014 • Nombre de personnes accueillies, taux d’occupation, Nombre d’entrées et de sorties : En 2014, Le CHRS a accueilli 115 résidents. Le taux d’occupation de 2014 est sensiblement supérieur à (+ 0.88%) à celui de 2013. Toutefois, le « turn-over » a diminué dans la mesure où nous avons enregistré en 2014, 77 entrées soit 21 de moins qu’en 2013 et 74 sorties soit 25 de moins qu’en 2013. ACTIVITE DU CHRS • 2012 2013 2014 Présents au 01/01 38 39 38 Entrés entre le 01/01 et le 31/12 80 98 77 Sortis entre le 01/01 et le 31/12 79 99 74 Présent au 31/12 39 38 41 Journées réalisées 13958 14336 14467 Taux d’occupation moyen 88.68% 91.32% 92.20% Répartition des résidents par dispositifs d’hébergement : Parmi les 115 résidents accueillis en 2014 : - 93 ont été hébergés uniquement dans les logements du CHRS regroupé (102 et 109 avenue de Reims à Valenciennes). - 22 ont été hébergés dans les logements extérieurs après avoir fait un passage en CHRS regroupé • Durée de séjour : Parmi les 74 sorties du CHRS en 2014, nous notons que la durée moyenne de séjour au global est de 5 mois, toutefois, une différence est observée sur la durée de séjour selon les parcours d’hébergement : Nombre de jours d’occupation en 2014 Nombre de places Nombre de Résidents accueillis CHRS REGROUPE 32 93 11089 journées LOGEMENTS EXTERIEURS 11 22 43 115 TOTAL • Nombre de sorties des dispositifs Durée de séjour Mini Maxi Moy 62 7 Jours 20 mois 4.6 mois 3378 journées 12 1.7 mois 16 Mois 7.58 mois 14467 74 5 mois Nombre de prolongations de séjour : La durée de séjour initiale de l’hébergement est fixée à 6 mois. Le séjour du résident se décompose en différentes phases que sont la période d’adaptation, la construction du projet personnalisé et l’évaluation de ce projet à l’issue des 6 premiers mois de présence. La prise en charge peut être renouvelée, à l’issue des 6 premiers mois, sur accord de la DDCS, après une évaluation de la situation. En 2014, 53 prolongations de séjour ont été sollicitées dont 37 pour l’hébergement regroupé et 16 pour les logements diffus. • Nombre d’entretiens éducatifs : Les résidents sont vus au minimum deux fois par mois dans le cadre d’un entretien individuel avec leur référent. Cette discussion est l’occasion de faire le point sur la situation de la personne tant au regard de la mise en œuvre de son projet que de sa vie au sein de la structure. Chaque résident a également la possibilité de saisir un membre de l’équipe dès qu’il en ressent le besoin ou de solliciter un entretien avec le responsable ou responsable adjoint. Les co-référents s’engagent également à rencontrer les résidents individuellement au moins une fois par mois afin de faire le point. Il les rencontre également pour faire suite à des incidents avec ou sans l’éducateur référent. Chaque entretien fait l’objet d’une retranscription détaillée signée par le résident et les travailleurs sociaux dans le dossier du résident. En 2014, l’équipe éducative a réalisé 1084 entretiens éducatifs dont 43% se sont déroulés en présence du référent et du Co-référent L’Accompagnement Social Individualisé Socle du travail en CHRS, l’accompagnement personnalisé de chaque résident du CHRS se construit dans le cadre d’un projet personnalisé adapté à son âge, à ses besoins et ses souhaits avec l’équipe éducative. Face aux diversités des problématiques rencontrées durant les séjours, l’équipe du CHRS entretient ou développe un partenariat intense avec de nombreuses structures en capacité d’être relais ou soutien dans notre mission d’accompagnement social. L’accompagnement proposé aux résidents est complexe et singulier, et les réponses adaptées à chacun sont recherchées. Les démarches réalisées dans le cadre des projets personnalisés des résidents sont présentées cidessous sous forme de statistiques Notons que les données statistiques présentées ci- après concernent les 115 résidents accueillis durant l’année 2014 sur les différents dispositifs du CHRS: • L’accompagnement à l’insertion sociale Evolution de la situation administrative durant le séjour des 115 Résidents 71 62% Dossier CMU 74 64% Inscription Pôle emploi 33 29% Inscription Mission Locale 43 37% Papiers d’identité 86 75 % Inscription CAF La majorité des résidents entrent au CHRS sans document administratif, sans ouverture de droits sociaux et sans papier d’identité. La régularisation de la situation administrative n’est pas leur priorité, car avant leur entrée en CHRS, ils sont plus souvent dans la recherche de réponses aux besoins primaires (alimentation, sommeil, hygiène..). Les premières démarches portent sur une régularisation de la situation administrative, clé de la suite du parcours d’insertion sociale et professionnelle. Dans certains cas, pour les personnes sans ressources, le CHRS est amené à avancer les sommes nécessaires à la réalisation de certaines démarches (photos pour la carte d’identité, frais médicaux dans l’attente de couverture sociale, frais de transports….etc.) L’année 2014 a permis l’accompagnement dans 307 démarches administratives. • L’accompagnement à la santé : L’accompagnement à la santé représente une part importante du travail réalisé au CHRS, il est d’ailleurs souvent le versant abordé en premier lieu afin de lever les freins à l’insertion sociale et professionnelle.Les problématiques santé sont multiples, variées et souvent associées, elles concernent principalement : ▪La santé physique : Bon nombre de résidents ne considèrent pas la santé comme une priorité. Nous observons que la situation doit être particulièrement dégradée pour qu’ils se décident à consulter. Les principales difficultés rencontrées sont d’ordres dermatologiques souvent liées à un manque d’hygiène, problèmes dentaires, problèmes pulmonaires …etc. En ce sens, 77 orientations ont été faites vers des médecins généralistes et spécialistes Dans ce domaine, le travail partenarial est important avec l’équipe mobile et aussi avec un médecin de ville qui accepte de réaliser les consultations au CHRS pour des personnes très éloignées du soin. ▪Les conduites addictives : En 2014, comme les années précédentes, nous avons accueilli et accompagné de nombreux résidents touchés par les conduites addictives. Nous observons principalement des consommations d’alcool et de cannabis, parfois associées. Face à ces consommations, l’équipe reste ouverte au dialogue, afin de pouvoir dans la mesure du possible, lorsque la personne le souhaite, être orientée vers une structure spécialisée. Notons qu’en 2014, 41 personnes (soit 23 personnes de plus qu’en 2013) ont été orientées vers une prise en charge spécialisée en alcoologie ou en toxicomanie. La principale difficulté réside dans le fait de maintenir du lien afin de garantir un dialogue permanent parallèlement au respect du règlement de fonctionnement du CHRS qui proscrit toute consommation d’alcool au sein des locaux. L’application du règlement est difficile à supporter et d’autant plus à respecter pour des personnes souffrant d’addictions importantes. La permanence hebdomadaire d’un infirmier en alcoologie de l’inter-secteur au sein du CHRS représente un véritable relais pour l’équipe éducative. ▪La souffrance psychologique et/ou psychique : Nous notons pour l’année 2014 une prise de contact et / ou une orientation vers un suivi psychologique ou psychiatrique pour 57 résidents sur les 115 accueillis soit 50% du public. Nombreux sont les résidents souffrant de dépression ou traversant des épisodes dépressifs. L’équipe travaille en lien avec le réseau partenarial existant (CMP, Equipe Mobile, centre de crise, hôpital psychiatrique), mais l’accompagnement et l’écoute spécifiques nécessaires à ces problématiques fait souvent défaut dans le CHRS. Néanmoins, la présence de la Psychologue au PAE apporte une possibilité d’orientation supplémentaire dans les solutions déjà existantes auxquelles l’équipe faisait appel. Dans tous les cas, souffrance exprimée ou non, la démarche d’accès aux soins reste laborieuse et complexe. Comme pour l’accompagnement social, l’accompagnement à la santé ne peut se faire sans se saisir du réseau partenarial existant. L’année 2014 a permis la réalisation de 175 contacts partenariaux en santé. Orientation et contact vers les partenaires de santé Medecin généraliste 13% 35% 11% Médecin spécialiste Suivi Psychologique 6% Suivi Psychiatrique 27% 8% Suivi en Alcoologie Suivi en Toxicomanie • L’accompagnement à l’insertion professionnelle Evolution de l’insertion professionnelle durant le séjour des 115 résidents accueillis Obtention d’une formation 32 28 % Obtention d’un stage 14 12 % Obtention d’un contrat CDD / 23 20 % CDI Obtention d’un contrat aidé et ou 7 6% apprentissage Notons que 76 personnes acceuillies soit 66 % ont, en 2014, connu un processus de remise en activité. L’évolution de la situation professionnelle des résidents 2014 est la suivante : • • 46 personnes ont intégré un parcours de formation, ou un stage, 30 personnes ont accédé à un CCD/ CDI, un contrat aidé ou contrat d’apprentissage. Notons que parmi ces 30 personnes , 10 d’entre elles ont obtenu un contrat de plus de 6 mois. L’entrée en activité ne fait pas disparaitre les éventuelles difficultés parallèles. Il convient de rappeler que le processus de remise en activité est lié au bien être de la personne, à son état de santé morale et physique mais aussi à la régularisation antérieure de certaines difficultés qui peuvent freiner le démarrage ou le retour à une activité. Dans un souci de réponse adaptée aux constructions des parcours d’insertion professionnelle, l’accompagnement se pratique en réseau et en partenariat avec les structures spécialisées en, insertion et formation professionnelle. ( Missions locales, EPIDE, AFPA, INSTEP, Maison de l’emploi, Chantiers d’insertion, Lycées, Forums de l’insertion, Clubs de Prévention, Ecole de la seconde chance …etc) • La situation financière des résidents Evolution de la situation financière des résidents, durant le séjour. Rémunération (emploi/formation) Assedics RSA Contrat APJM/ATA Aides ponctuelles FDAJ AAH 3% 19% 48% 8% 15% 7% Parmi les 115 résidents accueillis, notons que 59 personnes soit 51% ont obtenu, en 2014, une rémunération d’emploi, de stage ou de formation, ou encore les Assedic. Parallèlement l’équipe a sollicité pour 44 résidents soit 38 %, des sources de revenus ponctuelles et précaires telles que le FDAJ, le RSA, L’ATA ou l’APJM. Notons que 3 personnes étaient allocataires de l’AAH. Une des difficultés majeures réside dans l’absence de ressources pérennes pour nombreux résidents entrant au CHRS. L’accompagnement à la gestion budgétaire reste une des priorités de travail pour lever les freins à l’accès au logement autonome. Il implique qu’une relation d’authenticité soit instaurée avec l’équipe éducative, puisque il nous amène à travailler le rapport à l’argent, étroitement lié à l’intimité de la personne dans sa façon de gérer ses choix de vie ou ses priorités d’achats. L’accompagnement budgétaire du résident vise plusieurs objectifs : -Le règlement des dettes durant son passage au CHRS -L’épargne pour accéder à un logement autonome -La gestion d’un budget mensuel en priorisant les dépenses. Ce travail autour de la gestion budgétaire est intégré au projet personnalisé de chacun. Nous saluons le renouvellement du partenariat avec la Banque alimentaire en 2014, qui nous permet aux résidents de bénéficier de colis alimentaires mensuels. Cette contribution leur permet, de regagner un peu d’autonomie financière qui peut être utilisée par ailleurs. En contrepartie, ils participent durant un week end à la collecte annuelle de la Banque alimentaire. • L’ accompagnement logement. Parmi les 115 résidents accueillis, 22 ont engagé une démarche de demande de logement. L’équipe éducative encourage cette démarche lorsque la situation financière est stabilisée de façon pérenne. L’accès au logement, au regard de la précarité financière et professionnelle évoquée précédemment, reste donc un frein majeur à l’insertion globale du public. Parmi les 74 personnes sorties en 2014 nous notons le relogement de 10 personnes (titulaires d’un logement en leur nom) soit 13.5 % du public : - 4 personnes relogées dans le parc privé - 1 personne relogée dans le parc social par le biais du PDALPD - 5 personnes relogées dans le parc social par la voie classique Nous ne comptabilisons pas ici les personnes qui ont intégré un logement en couple et dont la compagne est titulaire du bail. Lors des relogements, si la situation du résident le nécessite, un Accompagnement Vers et Dans le Logement (AVDL) mené par le PAE de l’AJAR est proposé à la sortie de CHRS. Cela a été le cas pour 6 des 10 résidents relogés en 2014. • L’accompagnement éducatif et citoyen pendant le séjour La gestion du cadre de vie, l’apprentissage du respect des uns et des autres et des règles de vie en société reste un des axes majeurs de l’accompagnement proposé au CHRS. Toutefois les histoires de vie et le parcours des résidents entrainent des difficultés à supporter un cadre et à respecter les règles basiques de citoyenneté. Ces difficultés peuvent se traduire par des comportements de transgression, souvent associés à de l’agressivité et parfois de la violence. Les chiffres présentés ci-dessous donnent un apperçu des difficultés rencontrées durant les séjours au CHRS en 2014. Les épisodes de violences verbales ou physiques ainsi que les actes delictueux ont été sensiblement les mêmes que l’année précedente, ils ont concerné 48 % des 115 résidents accueillis. Violences Physiques entre Les Résidents ; 6 Insultes ou Menaces envers les salariés; 8 Insultes ou Menaces entre Résidents; 7 Violences Physiques envers les salariés; 1 Actes Délictueux au sein du CHRS ; 19 Actes délictueux en dehors du CHRS ; 14 Evidemment ce type de comportement reste une des difficultés majeures dans les accompagnements proposés car ils ne sont pas tolérés dans le cadre du règlement de fonctionnement et donnent souvent lieu à des sanctions comme des mises à pied temporaires ou définitives. Ces sanctions sont décidées en équipe, dans le cadre d’une procédure qui inclut un entretien avec le résident. Notons qu’en 2014, 14 résidents ont été concernés par un passage en Conseil de Discipline, réalisés par un responsable et 2 membres de l’équipe éducative. En 2014, parmi les 115 résidents accueillis,l’équipe a du procédé à 21 mises à pied, définitives (soit 18 %) pour des actes de violences verbales ou physiques entre résidents ou envers l’équipe, ou pour des manquements répétés au règlement de fonctionnement. Nous observons clairement que les conditions d’hébergement facilitent les prises en charges éducatives, dans la mesure, le nombre de mises à pied réalisées dans l’année ont diminué de 25 % entre 2012 et 2014. • Les sorties du CHRS Rappelons que parmi les 115 résidents accueillis au CHRS en 2014, 74 ont quitté le CHRS. La sortie du CHRS peut se faire pour différentes raisons : - Un départ volontaire, préparé ou non, qui correspond au choix du résident de quitter le CHRS pour des raisons variées : logement, retour en famille, hébergement chez un tiers, changement de région…etc. - La fin du séjour décidée par l’équipe éducative pour absence d’adhésion au projet, ou transgressions répétées du règlement de fonctionnement (Non renouvellement du séjour ou mises à pied définitive) - Une fin de séjour « Obligatoire » (détention, HUDA….etc.) Orientation et sorties des 74 résidents ayant quitté le CHRS en 2014 25 34% Départs volontaires non préparés avec l’équipe éducative 23% Départs volontaires préparés 17 avec l’équipe éducative 21 28% Mises à pied Définitives 9 12% Fin de Prise en charge 2 3% Autres 74 100% TOTAUX Parmi les sorties des dispositifs en 2014, notons un total de 40.5% de sorties que l’on peut qualifier de « positives » (27% de retour en famille et 13.5 % d’accès en logement autonome). Les réorientations vers le SIAO ont fortement diminué passant de de 24% en 2013, à 7 % en 2014. Orientation et sorties des 74 résidents ayant quitté le CHRS en 2014 Nombre Pourcent 31 27 23 20 13,5 17,5 13 10 5 Obtention d'un logement Retour en famille Hébérgement chez un tiers 7 Réorientation vers SIAO 3 4 Autres (Prison, Hopital..) Inconnu non communiqué L’Accompagnement Social Collectif La prise en charge et l’accompagnement socio- éducatif proposé aux résidents du CHRS vise à les faire accéder ou à recouvrer leur autonomie sociale et personnelle. Même si l’accompagnement individuel reste la base majeure du travail en CHRS, les temps collectifs sont aussi à privilégier et à développer. L’équipe du CHRS s’efforce de répondre aux besoins, suggestions ou projets des résidents au niveau de la collectivité et des animations proposées. Un des objectifs du projet d’établissement vise à associer les modalités d’accompagnement individuel à celles de l’accompagnement collectif. Malgré l’absence de renouvellement d’accueil de 2services civiques comparativement à 2013, divers ateliers ou projets collectifs ont été proposés, animés par les stagiaires, les membres de l’équipe ou des intervenants extérieurs. L’année 2014 a permis la réalisation de 31 actions collectives participants ont pris part : différentes auxquelles 143 -Un atelier santé en lien avec l’équipe mobile, -Des ateliers Hygiène et équilibre alimentaire en lien avec la diététicienne de la Banque alimentaire -Des ateliers logement animés par la référente AVDL -Des ateliers vie quotidienne -Des ateliers sport -Des ateliers décoration de Noël -Des sorties aux matchs de foot au stade du Hainaut dans le cadre du partenariat avec la Mairie de Valenciennes -Des sorties au théâtre ou spectacles dans le cadre du partenariat établi avec le Phénix -Un tournoi de sport inter- associatif annuel organisé en lien avec les partenaires de l’insertion de Valenciennois. Bilan Pédagogique de 2014 • L’équipe du CHRS et l’accueil des stagiaires : En qualité de site qualifiant, le CHRS a accueilli, durant l’année, 8 stagiaires de différents horizons (IRTS, EES, IUTB et Belgique) et dans des projets spécifiques. Il s’agissait de stages obligatoires en cours de formations professionnelles d’Assistant social et d’Educateur spécialisé, Moniteur Educateur et Educateur Technique Spécialisé. • La formation Professionnelle : En 2014, plusieurs personnes ont réalisé différentes formations courtes non qualifiantes dont le total a représenté 223 h. L’équipe a également bénéficié de séances de supervisions mensuelles de 2 heures animée par un intervenant extérieur. Nombre de SALARIES 9 4 FONCTION Encadrement Equipe éducative Surveillants Encadrement Equipe éducative et technique Surveillants ORGANISME DE FORMATION INTITULE DE LA FORMATION SIAOH Veille Sociale Téléphonique Médecine du Travail SST 2 Equipe éducative Equipe Mobile CH Cambrai 4 Equipe éducative Savoir pour réussir 8 Encadrement Equipe éducative et technique 1 1 1 1 TOTAL Equipe éducative SICLI Institut François Boquet Formation interne AJAR IRTS LOOS Equipe éducative ANPAA Encadrement Equipe éducative Précarité et Santé Mentale Journée des Equipes mobiles : Le partenariat : aller Session d’aide au repérage de l’illettrisme Sécurité Incendie et règles d’évacuations Manager une équipe au quotidien Devenir auditeur interne qualité Immigration et politiques d’accueil Prévention des violences et conduites de consommations à risques TOTAL Heures CHRS 18 H 56 h 14h 24h 12h 24 h 21h 28h 26h 223H • Le partenariat : Comme évoqué à de nombreuses reprises, le travail mené par le CHRS tant sur le versant individuel que sur le versant collectif ne peut se faire sans l’appui et le soutien des partenaires et organismes sociaux du territoire avec qui nous sommes en contact quotidiennement. Le CHRS utilise en premier lieu les atouts des différents services de l’AJAR et réalise des orientations régulières selon les situations rencontrées. Le CHRS travaille beaucoup en lien avec les différents partenaires du Valenciennois dans le cadre de l’accompagnement des résidents. La nature des échanges varie selon les besoins et les situations évoquées, ils varient du contact téléphonique, à la rencontre en présence du résident. Certaines situations peuvent donner lieu à des réunions de synthèses auxquelles l’ensemble des partenaires présents autour de la situation du résident sont invités à participer. Le travail en collaboration avec certains partenaires tels que : L’équipe mobile pour la participation des membres du CHRS à une maraude par mois Le SIAO pour le relais hebdomadaire de la permanence 115 par le CHRS Le Phénix pour la mise à disposition de places de spectacles La Banque alimentaire pour la distribution de colis mensuels Une infirmière libérale pour la préparation des traitements médicaux a nécessité ou nécessite la mise en œuvre de conventions de partenariat formalisées entre le CHRS et la structure partenaire. Un maillage important est fait aussi avec l’ensemble des Associations ou institutions œuvrant dans le champ de l’insertion professionnelle, l’insertion sociale, l’insertion par le logement et l’insertion santé ( Hôpital, CMP, CPAM, CAF, UTPAS, Mairie, FSL, Lycée, Centre de Formation, Mission locale, Pole emploi, Banque, Assurance, Huissiers, SPIP, Unicités, Banque Alimentaire, Restaurant du Cœur, Phénix, Culture du Cœur, Club de Prévention, Mairies, Organismes de Tutelles ….etc) • L’évaluation externe en 2014 : L’année 2014, comme bon nombre d’établissements, a été l’année de la 1ère évaluation externe, réalisée par le CDRE. L’équipe et les résidents se sont beaucoup mobilisés dans cette démarche avec cohésion et motivation, et les résultats sont valorisants pour eux. Le rapport final a été transmis à la DDCS et comporte 9 préconisations (le terme de préconisation a été retenu par la CDRE, lorsque l’action recommandée porte sur la réduction d’une non-conformité règlementaire ou d’un écart avec une recommandation de bonnes pratiques). Le plan d’action est à mettre en lien avec la démarche qualité de l’Association et à décliner en 2015. Rapport d’activité du PAE 2014 L’activité du PAE est très diversifiée et permet de proposer au public accueilli des champs d’accompagnements variés mais complémentaires. L’accueil de jour est l’activité socle du Point Accueil Ecoute, autour de laquelle différentes actions sont menées afin de répondre aux problématiques du public accueilli. Le Schéma ci-dessous résume les activités et accompagnements mis à disposition du public durant l’année 2014. Référent RSA ACCUEIL DE JOUR : ACTION SANTE GLOBALE ET PRECARITE -Des Réponses sociales immédiates Accompagnement Vers et Dans Le Logement - La Domiciliation postale -L’Accompagnement éducatif individuel et collectif : * Des 18/25 ans * Des plus de 25 ans Accompagnement Vers et Dans le Soin (Psychologique) Action MAINTIEN dans le LOGEMENT L’accueil de jour : Un maillon de l’urgence sociale Le Point Accueil Ecoute est un accueil de jour à destination des personnes en situation de précarité sociale, de marginalisation ou d’exclusion. C’est un lieu repère qui assure une fonction de lien social, de mise à l’abri et répond à des besoins primaires de la population et propose également un accompagnement éducatif individualisé. Une salle collective d’accueil de jour est ouverte 6 jours sur 7, du lundi au samedi inclus afin de permettre à toute personne de bénéficier d’un lieu ressource où solliciter une boisson, échanger avec des professionnels, contacter l’équipe mobile, prendre une douche ou encore réaliser une lessive. L’accueil de jour met en place un renforcement de ses ouvertures sur la période de « veille saisonnière », du 1er novembre au 31 mars dans le cadre de la mise à l’abri du public en errance et des plans grands froid. nouvelles personnes. En 2014, le PAE a accueilli 719 personnes différentes dont 221 La salle d’accueil, lieu d’écoute et d’orientation, a enregistré une moyenne de 1210 passages mensuels soit un total de 14529 passages pour l’année. Nombre de passages mensuels 1800 1600 1400 1200 1000 800 Nombre de passages mensuels 600 400 200 0 Les réponses sociales immédiates Dans le cadre de l’accueil de jour, le PAE a délivré les services suivants : Services 1400 1200 1181 1000 800 600 512 400 200 0 Services 73 42 65 11 L’utilisation de ces prestations de services par le public accueilli, permet de créer un lien et une relation de confiance avec les professionnels de l’accueil de jour. Une fois la confiance établie, sur la base de la libre adhésion, un accompagnement éducatif individualisé peut se mettre en place afin de permettre à la personne de construire un projet de réinsertion sociale et de solliciter l’appui des professionnels pour la réalisation de démarches administratives. La personne accueillie peut alors être accompagnée dans des démarches d’ouverture de droits, de régularisation administrative, de recherche de logement, de formation ou d’emploi, d’admission en structure d’hébergement ou de soins. Le public accueilli au PAE Le public fréquentant le PAE est majoritairement masculin, à hauteur de 74 % d’hommes. La classe d’âge des moins de 26 ans représente 24% de la fréquentation du PAE. La majorité des accueillis, soit 79% d’entre eux, déclarent être célibataires, séparés ou divorcés. A l’isolement social s’ajoute ainsi dans nombre des cas, un isolement affectif. La grande majorité du public accueilli émane de l’arrondissement de Valenciennes. Un accueil de jour ouvert vers le partenariat pour les plus démunis : Pour l’hiver 2014, les accueillis du PAE ont bénéficié d’écharpes, bonnets et gants pour se protéger du froid grâce un don de vêtements tricotés par le collectif du centre-socio-culturel de Vieux-Condé. Un grand merci au collectif pour leur investissement et l’intérêt porté aux missions du PAE La domiciliation postale : le premier pas vers un parcours d’autonomie Le PAE a enregistré 382 domiciliations actives en 2014 dont 323 nouvelles demandes. La domiciliation postale est un des services majeurs du PAE. Elle permet aux usagers d’initier les différentes démarches relatives à leur réinsertion sociale (CAF, CMU, dossier logement), lorsque leur situation ne leur permet pas de disposer d’une adresse fixe. Cet accompagnement administratif permet également dans la plupart des cas de créer une relation avec les professionnels du PAE et favorise alors la perspective d’un accompagnement éducatif individualisé. Favoriser l’accès à la culture des personnes en situation de précarité Favoriser l’accès à la culture est un axe important au PAE. Un partenariat établi avec le théâtre de Valenciennes « Le Phénix » a permis à 18 personnes accueillies au PAE d’assister à 6 spectacles au cours de l’année : 3 spectacles de cirque, 1 pièce de théâtre classique « Tartuffe », une représentation de danse classique et de danse Hip-hop. Le partenariat avec le service des sports de la Mairie de Valenciennes permet également de promouvoir l’accès aux matchs de football L’inauguration de la nouvelle cuisine du PAE : un outil pour l’accompagnement. Grâce au soutien financier de la fondation de Caisse d’Epargne Nord- France -Europe, une cuisine équipée a été inaugurée le 17 octobre 2014 dans les locaux du PAE. L’équipement électro-ménager est à destination des ateliers équilibre-alimentaire de l’action santé du PAE. La rénovation de la cuisine permet également d’embellir les locaux à destination de l’accueil de jour. L’accompagnement éducatif individualisé des 18-25 ans La Typologie du public Le Point Accueil Ecoute a organisé son accompagnement via un étayage spécifique auprès du public jeune. Un moniteur éducateur prend contact avec le public en salle d’accueil et met en place un accompagnement individualisé au plus près des besoins. L’orientation peut également être impulsée par nos partenaires. Les premiers entretiens sont très importants, ils permettent de déterminer les besoins et de créer un lien de confiance. On note trois types d’origine du public jeune en errance : des jeunes sous le coup d’une rupture familiale brutale à la majorité, un public jeune sortant d’un parcours ASE et également des jeunes sortants de maison d’arrêt. 294 accueillis de moins de 26 ans ont fréquenté le PAE en 2014 dont 87 se présentaient pour la première fois. Nous avons établi 76 élections de domicile pour ces jeunes primo arrivants. Pour l’année 2014, la fréquentation moyenne mensuelle de passage du public jeune est de 298. Elle reste stable par rapport à 2013. Le pic de fréquentation concernant ce public se situe clairement sur les mois hivernaux. Il n’y a pas de changement concernant la répartition hommes femmes, 70% des jeunes accueillis sont des hommes. Problématiques rencontrées et orientation du public jeune Les problématiques rencontrées au PAE pour le public jeune sont centrées sur les ressources, le logement et la santé. En ce qui concerne les ressources, la grande majorité des jeunes accueillis au PAE en sont dépourvus et n’ont pas l’accès au RSA du fait de leur âge et de leur absence d’expérience professionnelle. Le peu de qualification ou l’absence de diplôme freine l’accès à un emploi. Il y a peu d’aides financières mobilisables. Aussi l’une des premières pistes pour reconstruire un parcours d’insertion peut être la constitution d’une demande de FDAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes du Conseil Général). 12 demandes ont été faites en 2014. Cette aide financière permet notamment l’achat de timbres fiscaux pour une carte d’identité, l’achat de matériel pour un projet de formation ou simplement de répondre à des besoins plus basiques comme l’achat de vêtements adaptés à la saison. Il a également été établi 30 bons alimentaires et 20 bons vestimentaires à destination du public jeune sur l’année. Néanmoins la conséquence directe de cette absence de ressources reste l’impossibilité d’accéder un logement. En 2014, la problématique logement reste chez ce public prédominant car 78 % des jeunes accueillis connaissent une situation préoccupante en matière de logement. En location 7% Mode d'hébérgement Non communiqué 15% A la Rue 15% Hébérgés par un tiers 35% En foyer d'urgence 28% L’orientation vers les partenaires est alors indispensable et la prise de rendez-vous au SIAO est proposée de manière systématique. Celle-ci a été facilitée cette année par la mise en place d’une permanence hebdomadaire de l’éducateur référent jeune du SIAO dans nos locaux. L’objectif de ce partenariat vise à prendre les mesures nécessaires pour que la réponse apportée soit la plus adaptée à la demande et que la personne ne s’installe pas dans un parcours d’urgence. En matière de santé, les jeunes accueillis bénéficient rarement de droits ouverts à la sécurité sociale et l’absence de couverture sociale reste un problème important. Ce versant demeure bien souvent mis de côté par le public jeune. De plus certaines difficultés dans l’accès aux documents demandés pour l’ouverture d’un dossier de CMU peuvent décourager la personne. Il est également complexe de mobiliser le public jeune sur ce point car ces derniers ne se projettent pas forcement dans le temps et recherchent l’immédiateté dans la réponse. Les problématiques d’ordre psychologique continuent à être repérées auprès d’un nombre important de jeunes fréquentant l’accueil. La psychologue du PAE accompagne le public jeune dans une démarche de soin, ce qui permet un relais direct des situations les plus problématiques. Les consommations de substances psycho actives restent prégnantes auprès du public jeune. On repère des consommations ponctuelles mais abusives dont les risques sont clairement minimisés. Les problématiques protéiformes observées chez le public complexifient le parcours d’insertion ou de réinsertion. L’accompagnement se construit pas à pas, au fur et à mesure que la relation de confiance se crée. Ces jeunes en manque de repères ont besoin de recréer un lien à l’autre afin de pouvoir s’investir à nouveau dans un projet de prise d’autonomie. L’action Santé Globale et Précarité L’objectif de l’accompagnement à la santé poursuit trois objectifs : - L’accès aux droits et aux soins des personnes en situation de précarité - L’estime de soi et le mieux-être des personnes en situation de précarité - La santé : prévention et information des personnes en situation de précarité. L’action santé du PAE a permis d’accompagner 258 personnes en 2014. Les différents éléments de la typologie du public concerné par cet accompagnement sont globalement identiques aux données générales du public de l’accueil de jour. (Répartition homme-femme, âge, situation familiale, origine géographique etc.). L’accompagnement à la santé individuel : La majorité des demandes des usagers sont liées à un besoin de régularisation de leurs droits de santé. Au cours de 233 entretiens individuels qui ont concerné 169 personnes différentes, la référente santé a réalisé les accompagnements suivants : • • • 88 instructions de dossiers CMU 11 dossiers d’aide médicale Etat 38 aides à la complémentaire santé • • • • • • • 14 changements de caisse 2 dossiers de MDPH 2 demandes d’aide financière à la CPAM 15 accompagnements individuels vers le soin en addictologie 1 personne a sollicité un accompagnement dans le cadre de sa grossesse 38 démarches accès aux soins (opticien, dentiste, ophtalmo…) 65 délivrances de kits hygiène Accompagnement à la santé individuel Dossiers CMU Dossier d'aide médicale de l'Etat Aides à la complémentaire santé Changement de caisse 24% 32% MDPH Demande d'aide financière à la CPAM Soin en addictologie 14% 4% 0% 5% 1% 1% 5% 14% Grossesse Acces aux soins divers (opticien, dentiste, ophtalmo..) Kits d'hygiènes L’aide à la constitution de ces dossiers se réalise dans le cadre d’entretiens individuels permettant d’évoquer la situation de chaque personne de manière globale. Par ce biais, la référente santé est à même d’orienter les usagers vers les actions de santé individuelles ou collectives, à l’interne ou à l’externe. Des accompagnements physiques sont proposés afin de permettre aux personnes de mener à bien leurs démarches santé. Dans le cadre d’un dispositif d’écoute individuel quant aux addictions, la référente santé et les partenaires de l’action santé du PAE reçoivent également les usagers de produits psychoactifs. Ils travaillent avec eux leur rapport au produit, l'impact de leur consommation, la résistance au changement, leur ambivalence quant à une démarche de soins et la réticence à évoquer la problématique avec un professionnel de santé. Cette écoute a concerné : -13 personnes reçues en consultation - 2 orientations par l’infirmier de l’inter-secteur d’alcoologie vers des services de soins ou de cure -25 entretiens menés par la professionnelle du CSAPA intervenant au PAE - 43 entretiens informels sur le sujet santé/alcool par la professionnelle du CSAPA intervenant au PAE. Soit un total de 83 usagers écoutés et orientés vers les partenaires spécialisés en addictions. L’accompagnement à la santé collectif « L’atelier équilibre et hygiène alimentaire » - Atelier équilibre alimentaire versant cuisine : L’atelier cuisine se centre sur la notion de repas dans sa globalité, de la composition du menu au partage de celui-ci. Chaque usager participant a la possibilité d’inviter une personne de son entourage à partager le repas avec le groupe, afin de pouvoir valoriser sa participation auprès d’un proche. La perspective de prendre le repas en commun à l’issue de la préparation apparaît comme un moment de convivialité face à la solitude à laquelle ils se trouvent parfois confrontés. Il permet en outre d’être un support pour aborder de manière positive des informations sur l’hygiène alimentaire prodiguées par la diététicienne. Enfin il permet de faciliter l’abord de certains sujets tels que la consommation d’alcool. En 2014, 13 ateliers ont été réalisés et ont mobilisé 64 participants au total dont 26 personnes différentes. -Atelier alimentaire versant goûter: La particularité de cet atelier est le déroulement dans la salle collective d’accueil de jour. L’intervention d’une diététicienne spécialisée en alcoologie lors de ces ateliers bimensuels permet aux personnes éloignées du soin en alcoologie d’avoir un premier contact facilité par notre structure. Lors de cet atelier des accueillis réalisent avec les professionnels des goûters variés (gâteaux, crêpes, gaufres, salade de fruits, beignets, des jus de fruits…) en repérant les bases de l’hygiène alimentaire. En 2014, 20 ateliers ont été réalisés et ont mobilisé 61 participants pour 30 personnes différentes. Par ailleurs, 166 personnes dont 11 partenaires ont été invités dans le cadre des ateliers cuisine et goûter. Atelier « Bien- être » : L’atelier bien-être vise à amener les usagers à considérer leur corps d’une manière différente et par là même, à travailler l’estime de soi. Il amène un degré supplémentaire dans l’intimité et le rapport au corps. Le déroulement de cet atelier est Co-construit avec les participants (Soin du visage, soin du corps, manucure, maquillage, coiffure). Durant l’année 2014, 10 ateliers bien être ont été réalisés et ont mobilisé 23 participations comprenant 17 personnes différentes. « L’atelier bilan de santé » En 2014, l’intervention collective de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie a permis à 14 personnes d’être sensibilisées à la prévention santé et 16 personnes ont effectué un bilan de santé en partenariat avec le centre d’examen de santé de Valenciennes. Nous constatons une préférence pour une prise en charge individuelle de la part des usagers pour le bilan de santé. Par ailleurs, de façon complémentaire des ateliers bilans de santé, le PAE a distribué, à la suite d’entretiens individuels, 65 kits hygiène dont 45 kits pour hommes et 20 kits hygiène femmes. « L’atelier Jardin » L’atelier jardinage est un atelier complémentaire des ateliers cuisine et gouter. Il vise à développer la culture de fruits et légumes avec un groupe d’accueillis dans le cadre d’un partenariat avec les jardins du cœur. Les objectifs de cet atelier permettent : - La pratique d’une activité physique régulière : aller au jardin à pied, jardiner, bécher - La prévention : vaccination, prévention solaire, ergonomie - Un travail sur la diététique : consommation de fruits et légumes, équilibre alimentaire (en lien avec l’atelier cuisine et /ou ateliers gouters) -Un mieux être : sentiment d’utilité, contact avec la nature, écologie, développement durable. -La possibilité de s’évader du contexte habituel dans un jardin retiré de la ville, et de partager aussi un moment de convivialité à travers la prise d’un repas en commun entre les participants à l’atelier jardin. L’année 2014 a permis la réalisation de 27 ateliers qui ont mobilisé 102 participations dont 16 personnes différentes. Par ailleurs, grâce aux récoltes des ateliers, 15 paniers solidaires ont été distribués à 10 personnes différentes. La fidélisation des participants est une donnée favorable à la réalisation de l’atelier et aux effets bénéfiques observés sur les participants (valorisation et responsabilisation, échanges de savoirs…etc.). L’ « Accompagnement Vers et Dans le Logement » En 2014, l’axe individuel de l’Accompagnement Vers et Dans le Logement a concerné 84 ménages. 6 « ateliers logement » collectifs ont été réalisés au sein des structures d’hébergement et de l’accueil de jour du Point Accueil Ecoute, auxquels 21 personnes ont pris part. Types de ménages accompagnés en 2014 Couples avec enfants Couple sans enfants Femmes avec enfants Types de ménages accompagnés en 2014 Femmes seules Hommes seuls 0 10 20 30 40 50 60 Les orientations des ménages vers l’AVDL en 2014 ont été diverses : - Equipes d’accueil de jour et travail de rue : 35 Structures d’hébergement : 22 Bailleurs sociaux : 9 Commission DALO : 4 Référents RSA : 3 S.I.A.O : 3 I.A.E : 3 Le bouche à Oreille : 3 Service social Hôpital : 1 C.M.P : 1 Cette année est marquée par l’importance des ménages isolés orientés par les équipes des accueils de jour et travail de rue. Nous pouvons relier ceci à la modification des critères d’éligibilité au Plan Départemental pour l’Accès au Logement des Personnes Défavorisées (2013/2018). Effectivement, avant Juin 2013, une personne hébergée par un tiers ne pouvait prétendre à son inscription en liste prioritaire afin d’être relogée plus rapidement par un bailleur social. Grâce à ce nouveau plan, les personnes en élection de domicile au sein des accueils de jour ont pu être plus facilement orientées vers l’AVDL dans l’objectif d’être relogées directement sans passer par de l’hébergement ou par un recours DALO. Nous pouvons également remarquer la volonté d’autres services internes à l’AJAR comme l’I.A.E, qui n’hésitent pas à mobiliser l’AVDL pour des salariés en hébergement précaire ou hébergés par des tiers. La référence RSA Le public accompagné par le référent RSA du Point Accueil Ecoute (PAE) de l’Association AJAR est majoritairement composé de bénéficiaires RSA domiciliés postalement dans les différents accueils de jour du valenciennois. Ce public est en situation de précarité, en voie de marginalisation ou d’exclusion. Il est composé essentiellement d’hommes isolés, ne possédant pas de logement autonome (SDF, Hôtels, foyers d’hébergement d’urgence...). Il s’agit donc d’hommes et de femmes en errance, souffrant de solitude et cumulant des problématiques complexes. L’année 2014 a été marquée par un changement majeur lié à la mise en œuvre du PDI. Le bilan de l’activité peut ainsi se décliner en 2 périodes : -L’accompagnement RSA du 1er janvier et 31 aout 2014 -L’accompagnement RSA selon les nouvelles modalités du PDI du 1er septembre au 31 décembre 2014 - L’accompagnement RSA du 1er janvier et 31 aout 2014 414 entretiens ont été réalisés par le référent RSA. 306 ont été réalisés sur RDV et de manière spontanée : en visite dans le foyer (problème de mobilité temporaire), dans les autres accueils de jour, 8 au cours d’une présence du bénéficiaire dans l’accueil de jour du PAE. 63 allocataires sont sortis de la file active pour diverses raisons (incarcération, AAH, décès…). 125 bénéficiaires étaient en cours de suivi au 31 Août 2014. 7 élaborations de demande de RSA ont été établies. Le Conseil Général a mandaté le référent de 54 poses de diagnostics. 105 CER ont été établis ou renouvelés. Sur ces Contrats d’Engagements Réciproques établis, 80% du public accompagné présente des difficultés en matière de logement et de santé. 3 bénéficiaires ont été orientés pour une remobilisation vers l’emploi en ACI et 4 personnes ont obtenues un contrat unique d’insertion. 124 bénéficiaires du RSA ont été orientés ou renseignés au cours des permanences mensuelles du référent RSA au sein des différents accueils de jour du valenciennois. Depuis septembre 2014, le nouveau Programme Départemental d’Insertion (PDI) qui a pour objectif l’emploi, s’attache à réduire la césure entre l’insertion et le professionnel en plaçant l’allocataire du RSA au centre du dispositif. Si ce PDI apporte un nouveau positionnement fort sur l’objectif emploi, l’insertion sociale et la lutte contre les exclusions restent au cœur des priorités départementales. Pour 2014/2017, il propose un nouveau schéma d’accueil, d’orientation et d’accompagnement des allocataires sur les principes du développement Social Local. Cette nouvelle évolution du dispositif RSA s’articule autour de plusieurs grands axes : - L’instruction des demandes de RSA - L’accueil et l’orientation Les fonctions et caractéristiques du référent RSA L’accompagnement par la référence sociale et socioprofessionnelle L’accompagnement à dominante sociale, adapté et gradué : . L’accompagnement renforcé . L’accompagnement insertion . Le soutien ponctuel Focus sur la gradation de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA : • L’accompagnement renforcé : est porté par un travailleur social diplômé d’état ou un professionnel s’inscrivant dans une démarche de VAE. Cet accompagnement s’adresse aux allocataires en grande précarité et en grande difficultés sociales. Leur isolement et les problématiques qu’ils rencontrent sur le plan de l’insertion sociale les empêchent à court et moyen terme tout parcours d’insertion professionnel. Ce suivi doit être soutenu et proactif. L’accompagnement doit inclure plusieurs rdv par mois, y compris des visites à domicile. • L’accompagnement insertion : est porté par des personnes formées aux métiers du social. Cet accompagnement s’adresse à des allocataires qui éprouvent des difficultés importantes sur le plan de l’insertion sociale et professionnelle. Ces personnes ne sont pas en capacité de construire immédiatement un parcours socioprofessionnel ou professionnel mais celui-ci peut être envisagé à court et moyen terme. Ce suivi portant sur la dimension social et professionnel, doit être régulier et doit faciliter l’autonomie et l’accès de la personne à un autre type de parcours ou directement à l’emploi. • Le soutien ponctuel : Est porté par des personnes ayant des compétences de médiateur ou par des travailleurs sociaux. Cet accompagnement est destiné aux allocataires pour lesquels l’insertion professionnelle n’est plus une priorité ou n’est pas réaliste compte tenu de leur âge, leur état de santé, de leur situation et dont la situation sociale est stable est ne nécessite pas d’accompagnement particulier. -L’accompagnement RSA selon les nouvelles modalités du PDI du 1er septembre au 31 décembre 2014 268 entretiens ont été réalisés par le référent RSA. Le Conseil Général a mandaté le référent de 26 phases d’accueil. 46 CER ont été 268 entretiens établis ou renouvelés. Sur ces Contrats d’Engagements Réciproques établis, 80% du public accompagné présente des difficultés en matière de logement et de santé. 10 en accompagnement renforcé, 34 en insertion, 2 en ponctuel. 32 CER sont validés par le service PLES du Conseil Général. L’Accompagnement vers et dans le soin L’action « Accompagnement Vers et Dans le Soin » a été mise en place au sein du PAE en avril 2013. Depuis janvier 2014, un dispositif ciblant le public jeune en errance de l’arrondissement de Valenciennes est venu compléter cette action. Ainsi, en 2014, 53 personnes ont bénéficié d’un accompagnement psychologique au sein du dispositif dont 31 personnes âgées entre 18 et 30 ans soit 58,5% du public accompagné. 242 rdv ont été proposés dont 164 entretiens réalisés soit 67,76% de rdv honorés. 53 personnes ont bénéficié du dispositif selon la répartition suivante : « Jeunes en errance » : 31 personnes dont 22 hommes et 9 femmes « Public 30 ans et + » : 22 personnes dont 15 hommes et 7 femmes L’Origine des orientations a été la suivante: Partenaires : 21 personnes soit 39,6% PAE : 32 personnes soit 60,3% La psychologue est régulièrement présente en salle d’accueil de jour, ce qui permet aux usagers de la solliciter directement. Le caractère neutre de l’accueil de jour, qui n’est pas une structure sanitaire, facilite la démarche d’aller vers la psychologue. Les travailleurs sociaux du Point Accueil Ecoute orientent également des usagers vers la psychologue. Les autres accueils de jour, le SIAO du Hainaut, l’association PRIM’TOIT ainsi que le club de prévention spécialisé du CAPEP de Valenciennes peuvent également être relais de ces orientations. Des passages réguliers au niveau des accueils de jour du Valenciennois ont permis la réalisation d’entretiens en dehors du Point Accueil Ecoute afin de proposer un relais et une mise à disposition en faveur du public qui fréquente ces différents lieux. La psychologue reçoit les usagers qui en formulent la demande de manière individuelle. Un partage de certains éléments cliniques peut être réalisé à l’équipe afin de faciliter l’accompagnement éducatif de la personne. La fréquence des entretiens est adaptée aux besoins et à la situation de l’usager, les entretiens peuvent être hebdomadaires ou bimensuels. La psychologue participe également ponctuellement aux maraudes de l’Equipe Mobile Rimbaud du Centre Hospitalier de Valenciennes afin d’aller au-devant de la population en errance éloignée des structures. Durant l’année 2014, la psychologue a également co-animé 3 ateliers intitulés « ciné débat », proposant aux participants de visionner des courts-métrages abordant des thèmes en lien notamment avec les conduites à risques et d’échanger de manière libre sur le contenu. Le travail de communication autour de l’action s’est poursuivi au cours de cette année 2014. La Typologie des personnes accompagnées : Sur le dispositif « jeunes en errance », nos observations cliniques ont permis de mettre en évidence différents profils. En effet, il apparait qu’une proportion importante des personnes rencontrées présente des troubles anxio-dépressifs (64,5%). 29 % des personnes rencontrées souffrent de troubles de la personnalité limite caractérisée par une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l'image de soi. Ces personnalités « limites », bancales dans leur identité et leurs aménagements présentent un passé « comme sans acquisition », rempli de manques et de ruptures (faible niveau de connaissances, échec scolaire, élevés dans un contexte de familles pathologiques et abandonniques…). Ce trouble se caractérise communément par des comportements autodestructeurs... 6,5 % des personnes rencontrées présentent des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge médicale (schizophrénie, troubles bipolaires…). L’usage de produits psychotropes (alcool, cannabis) est fréquemment rencontré ainsi que des problématiques de dépendances. L’importance du travail partenarial est à souligner car le public visé par le dispositif est souvent réticent à l’idée de rencontrer un psychologue car ils en ont souvent déjà rencontrés via l’aide sociale à l’enfance ou les foyers dans leurs plus jeunes années. Plusieurs éléments sont donc à prendre en considération, à savoir leur histoire personnelle marquée par des évènements particulièrement bouleversants, des ruptures qui rendent la démarche parfois « coûteuse » d’un point de vue psychique. Il apparait nécessaire que cette rencontre soit préparée, « travaillée en amont » par le professionnel. Le dispositif permettant un travail « en dehors des murs » et un accès facilité au soin psychologique. L’Accompagnement au « Maintien dans le logement des locataires SIA » Depuis 2013, le PAE développe une action de maintien dans le logement en partenariat avec SIA habitat pour 5 ménages en file active. Cette collaboration s’inscrit dans la démarche relevant du Fond Social du bailleur créé afin de pallier aux difficultés identifiées, par le bailleur, au sein des familles locataires. Ces dernières sont de différents ordres : l’accès au logement, dette de loyer, situation financière instable, conflit de voisinage, appropriation du logement... Ainsi l’action « maintien dans le logement » vise à trouver des solutions durables aux difficultés, recouvrer une autonomie ou indépendance, l’inscription dans un parcours résidentiel, prévenir le risque de « rechute ». L’accès à l’emploi, l’établissement d’un dossier de surendettement auprès de la Banque de France sont les pans les plus usités au sein de l’action. Viennent ensuite l’orientation vers les structures de droit communs, le montage de dossier d’aide, la sensibilisation à la tenue budgétaire. accompagnées. En 2014, huit diagnostics ont été réalisés et 14 familles ont été Une rencontre par mois rythme le suivi des familles. Un ménage en suivi « renforcé » a bénéficié de deux visites mensuelles. Au total soixante visites ont été réalisées sur l’année 2014. Le Bilan pédagogique du PAE en 2014 Le PAE participe activement à la formation des travailleurs sociaux du territoire. En 2014, 9 stagiaires émanant des formations suivantes ont été accueillis au PAE : 2 stagiaires éducatrices spécialisées 3ème année 1 stagiaire éducatrice spécialisée 2ème année 2 stagiaire éducatrices spécialisées 1ère année 1stagiaire assistante de service social 2ème année 1 stagiaire chargée d’accompagnement social et professionnel 2 stagiaires moniteurs éducateurs 2ème année La formation au service de la professionnalisation Le PAE met en place une supervision mensuelle à destination de l’équipe éducative. De même, une formation collective à l’analyse transactionnelle a débuté en 2014 pour une durée de deux années afin de développer les outils de prise en charge du public accueilli. Parallèlement une partie des membres de l’équipe ont été formés à l’accompagnement du public présentant des addictions via le collectif COPREVAL. Partenariat : Le PAE participe au Réseau Précarité Santé Mentale du territoire, au forum d’expression citoyen de l’arrondissement ainsi qu’aux commissions techniques, urgence et accueils de jour du SIAO 59 secteur sud. L’accueil de jour a pris part à la journée régionale des équipes mobiles santé-précarité en juin 2014. Le PAE entretient un partenariat étroit avec l’équipe mobile Rimbaud du Centre Hospitalier de Valenciennes, le CSAPA La Boussole, la CPAM, le SPS, le Centre d’examen de Santé, l’inter-secteur d’alcoologie du CH de Saint Amand qui effectuent des temps de présence physique dans la structure. Ce maillage partenarial fait partie intégrante de la prise en charge des accueillis et s’harmonise avec la collaboration du PAE, avec les autres accueils de jour et structures d’hébergement du territoire. PERSPECTIVES 2015 La saturation des locaux en termes de capacité d’accueil du public et leur inadaptation à l’accueil du public à mobilité réduite nous conduit à amorcer une réflexion sur une évolution des locaux à moyen terme pour le PAE. BILAN 2014 DU DISPOSITIF AMI Point accueil Information Analyse statistique de la fréquentation Les usagers : dénombrement et typologie Depuis le 1er janvier 2014, 274 usagers différents ont fréquenté le dispositif ; ces usagers sont : Typolologie des usagers en fonction de leur sexe 250 203 200 150 71 100 50 0 Des hommes Des femmes Depuis le 1er janvier 2014, le nombre de passages comptabilisés est de 3345. Qui sont les usagers ? Ces 3345 passages concernent : Fréquentation en fonction du sexe et de l'âge des usagers 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 1524 1311 393 117 Des hommes de moins Des hommes de plus de Des femmes de moins Des femmes de plus de de 26 ans de 26 ans de 26 ans 26 ans D’où proviennent les usagers ? Ces 3345 passages concernent des usagers provenant de : Provenance des usagers en fonction des passages 3188 3500 3000 2500 2000 1500 1000 500 157 0 Nombre de passages concernant des usagers habitant Douchy Nombre de passages concernant des usagers issus d’autres communes Pour quelles raisons les usagers ont-ils passé la porte du dispositif ? Pour solliciter une ED ou en demander le renouvellement 0,5% Pour retirer leur courrier 5,5% Pour prendre une douche 2,5% Pour utiliser le téléphone, bénéficier d’un accès Internet, demander des photocopies Pour se mettre à l’abri, se poser, boire une boisson chaude, pour échanger, partager avec un membre de l’équipe ; pour participer à une activité Pour solliciter l’accompagnement d’un travailleur social 19,1% 56,7% 15,7% Les entretiens éducatifs Depuis le 1er janvier 2014, les médiateurs du Point Accueil ont réalisé 523 entretiens. Ces entretiens éducatifs ont pour objet : Nature de la demande 56,5% 21,9% 9,9% 2,3% Démarches Violences administratives conjugales et/ou familiales 2,3% médiation Prévention et gestion des conflits Analyse statistique du travail de médiation emploi logement 2,7% 4,4% judiciaire Santé Depuis le 1er janvier, la médiatrice a pris en charge 40 situations de troubles du voisinage. Ces situations ont été portées à la connaissance du dispositif par : struture relais de la situation 12 11 10 9 10 8 6 6 4 4 2 0 Mairie Bailleur social GHI Comissariat de Douchy-les-Mines Usager spontanément Autres partenaires Ces difficultés à vivre ensemble ont pour origine les problématiques suivantes : Objet des troubles de voisinage 50,0% 45,0% 40,0% 35,0% 30,0% 25,0% 20,0% 15,0% 10,0% 5,0% 0,0% 47,4% 18,4% 10,5% 7,9% hygiène dans les parties communes tapage et nuisances sonores incivilités et dégradations entretien espaces verts 7,9% 7,9% logt inadapté, violences verbale demande de et/ou physique mutation Depuis le 1er janvier 2014, dans le cadre de son travail de prévention et de gestion des conflits, la médiatrice a effectué 158 entretiens. Ces entretiens se sont déroulés dans les locaux du dispositif (37), au domicile des habitants (98), et dans le cadre des permanences dans les locaux du beffroi (23). Dans le cadre de ces entretiens, la médiatrice a rencontré 280 personnes. Présence sociale Analyse statistique du travail de rue Depuis le 1er janvier 2014, le médiateur a effectué 355 h de travail de rue. Dans le cadre du travail de rue, le médiateur a rencontré 1386 personnes. Ces rencontres concernent : Rencontres en fonction du sexe 1264 122 des jeunes femmes des jeunes hommes Rencontres en fonction de l'âge 1010 217 159 des habitants de moins de 18 ans des habitants de 18 à 25 ans des habitants de plus de 25 ans Dans le cadre de son travail de rue, le médiateur a accompagné ou orienté 148 personnes. Ces prises en charge relèvent des thématiques suivantes : Nature des prises en charge 60 55 53 50 40 30 20 20 17 10 2 1 0 Administratif Emploi Santé Services à la population Violences familiales Médiation, vivre ensemble Travail dans les parties communes des immeubles d’habitation Dans le cadre du travail de rue par exemple, le médiateur participe par sa présence et sa capacité de dialogue, à réduire le sentiment d’insécurité. Il prend parfois en charge des comportements à risque et agit de manière préventive et réactive face aux dysfonctionnements constatés (squats dans les halls d’entrée, conflits avec les commerçants). Le médiateur effectue ainsi un travail de présence dans une douzaine de halls d’entrée d’immeubles d’habitation, notamment là où le bailleur social GHI a remonté la présence de squats. Dans ces halls d’entrée, les problématiques sont les suivantes : - Des squats répétés de personnes qui occasionnent des difficultés avec les locataires - Des problèmes de propreté, d’hygiène, et des abandons de déchets - Des consommations de produits (alcool, produits stupéfiants) Ces squats de halls d’entrée concernent les personnes suivantes : - Des collégiens ou lycéens - Des jeunes adultes en déshérence - Des consommateurs de produits (alcool, produits stupéfiants) Action estivale : le « temps fort » de l’année 2014. Durant la période estivale, du 16 juillet au 09 août 2014, le dispositif AMI, à la demande de la Ville de Douchy, et afin de prendre en charge les jeunes adultes en déshérence sur le Boulevard de La liberté, a mis en place des temps d’accueil en soirée, chaque lundi, mercredi et vendredi, de 20h à 24h. Cette action « mise sur pied » en à peine deux semaines suite au « désistement » du Club de Prévention de l’ADASE, a nécessité le recrutement par la Ville de deux animateurs mis à disposition dans le cadre des temps d’accueil. Typologie des participants L’action estivale s’est adressée à un public majeur, en priorité les 18 – 25 ans. 64 jeunes adultes différents ont participé à l’action. Tous étaient des garçons, même si plusieurs jeunes filles se sont montrées intéressées par le projet lorsque les animateurs le leur ont présenté. Le plus jeune des participants était âgé de 18 ans, l’action estivale s’adressant à un public majeur. Le plus âgé des participants avait 30 ans, soit une amplitude de 12 ans, et un âge moyen de 22 ½ ans. Le nombre de participants en fonction de l’âge se répartit comme suit : Nombre de participants en fonction de leur âge 14 13 12 9 10 8 6 6 7 8 6 6 4 4 1 2 1 2 1 1 29 30 0 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 âge des participants Si l’on considère les deux tranches d’âge suivantes, nous obtenons la répartition ci-après : Nombre de participants par tranches d'âge 60 50 53 40 30 20 11 10 0 18 - 25 an s plus de 25 ans Une réunion d’information dans les locaux du beffroi a été organisée mercredi 16 juillet par la mairie et le dispositif AMI afin de présenter l’action aux jeunes, même si cette dernière a essentiellement été portée à leur connaissance par le bouche à oreille. Conjointement par les deux animateurs mis à disposition par la ville et le médiateur en charge du projet lors de son travail de rue : « l’action s’est mise en place très vite, et le gros avantage, c’est qu’on connaissait bien les jeunes. Ceux qui ont été mis au courant de l’action les premiers, l’ont été sur le Boulevard de Liberté ». L’information s’est ensuite diffusée rapidement auprès d’autres groupes de jeunes, dans d’autres quartiers. La participation des jeunes en fonction de leur lieu d’habitation se répartit comme suit : Lieu d'habitation des participants 40 35 30 25 20 15 10 5 0 36 28 Immeubles d'habitation Logements individuels L’action n’a pas simplement touché comme l’on pouvait s’y attendre des jeunes adultes présentant diverses difficultés d’insertion sociale et professionnelle, peu réceptifs aux actions menées par les structures locales. L’action a également permis d’accueillir d’autres jeunes souhaitant après le travail ou leur journée de formation, se retrouver, se poser et participer aux activités proposées. La participation des jeunes en fonction de leur statut se répartit ainsi comme suit : Statut des participants 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 40 24 ont un emploi, suivent une formation ou sont scolarisés n'ont pas d'emploi, ne suivent aucune formation ou ne sont pas scolarisés L’action a commencé le mercredi 16 juillet, et a pris fin avec la fermeture estivale du dispositif, le vendredi 8 août. Pendant cette période, le dispositif AMI a mis en place chaque semaine, trois temps d’accueil les lundis, mercredis et vendredis de 20h à 24h. Le local n’a pas ouvert le vendredi 25 juillet (indisponibilité du médiateur dédié à l’action). Pendant ces 10 soirées, l’équipe a comptabilisé 238 passages qui se répartissent comme suit en fonction des dates : Nombre de passages en fonction des dates 40 35 32 35 33 30 20 15 26 23 25 13 22 16 16 21/7 23/7 22 10 5 0 16/7 18/7 28/7 30/7 1/8 4/8 6/8 8/8 L’action s’est déroulée dans le Club House mis à disposition par la commune. L’ouverture et la fermeture du local ont été gérées par le concierge du complexe sportif. Ce local, très bien équipé et suffisamment éloigné des habitations s’est avéré parfaitement adapté, et a contribué au succès de l’action. Afin de permettre le bon déroulement des temps d’accueil, un cadre règlementé a été instauré. Si l’équipe d’animation a privilégié la responsabilisation des participants, les jeunes ont néanmoins du s’inscrire et adhérer à une charte de fonctionnement. L’équipe d’animation, en s’impliquant et en participant aux activités proposées a également exercé une forme de régulation et prévenu certains comportements inadaptés. Evaluation de l’action L’action a eu ambition de répondre à plusieurs objectifs définis préalablement dans un projet remis à la Ville peu avant son démarrage : - S’associer étroitement à la Ville de Douchy-les-Mines dans la prise en charge des problématiques liées à la jeunesse en déshérence L’objectif a été largement atteint au regard de la participation du groupe de jeunes qui squattent habituellement devant la boulangerie : « On estime que ces jeunes ont représenté un tiers des participants, et ils ont été présents à chaque accueil. Bien sûr, il y avait encore certains soirs du monde devant la boulangerie, mais il s’agit surtout de plus grands qui s’y donnent rendez-vous ». - Proposer un lieu d’accueil règlementé et sécurisant permettant aux jeunes de se retrouver entre eux L’équipe d’animation fait le constat que de nombreux jeunes n’auraient pas participé à l’action s’il n’y avait pas eu de règlement : « Ceux qui ne font pas partie du groupe de jeunes qui squattent habituellement devant la boulangerie ne seraient pas venus sachant qu’ils auraient certainement été chahutés. » L’action a véritablement permis de faire cohabiter dans un même lieu des jeunes très différents les uns des autres, provenant de quartiers « éloignés », et qui ne se côtoient pas habituellement. - Sensibiliser les jeunes au respect des règles de vie en collectivité - Faire émerger des projets individuels et collectifs Pendant la durée de l’action, il n’y a eu aucun incident à déplorer, les jeunes faisant preuve d’autodiscipline : « Beaucoup étaient conscients qu’il était nécessaire que tout se passe bien. Les jeunes se sont accaparés le lieu, ils ne voyaient pas en nous une autorité, les choses se sont faites naturellement ». L’action a permis au médiateur de l’AMI, d’établir une relation de confiance avec plusieurs jeunes, et d’initier quelques accompagnements socioéducatifs. Le médiateur a notamment accompagné en marge de l’action : - Un jeune adulte dans ses démarches d’insertion professionnelle qui a entamé depuis peu une formation avec la Mission Locale. - Deux jeunes artistes douchynois qui souhaitent enregistrer un premier album. Cette action a également permis aux deux jeunes adultes mis à disposition par la Ville, d’affiner leur projet professionnel : « Ça nous a fait une première expérience, et tous les deux on aimerait pouvoir devenir animateurs, continuer à travailler avec les jeunes ; Nous allons prendre rendez-vous à la Mission Locale afin de définir un projet. On aimerait passer notre BAFA avec la mairie ». Ateliers et animations Le dispositif a été à l’initiative de 15 ateliers ou animations de dynamisation sociale ayant accueilli ou mobilisé 174 habitants du quartier. - Epiphanie (9 janvier) Accueil collectif des habitants autour du thème de la galette des rois : 10 habitants - Journée de dépistage et de vaccinations (31 janvier) En partenariat avec le Tarmac, journée de dépistage et de vaccinations, en direction des consommateurs de produits, et ouverte de façon plus large aux habitants de Douchy : 6 usagers. - Salon des Métiers (14 et 15 mai) Mise en place d’un atelier emploi dans les locaux du dispositif et accompagnement de 4 jeunes adultes du quartier au Stade du Hainaut à Valenciennes. - Le Forum des armées (12 novembre) Accompagnement de 21 jeunes âgés de 15 à 25 ans à un forum organisé par la Ville de Douchy-les-Mines et auquel le dispositif le dispositif AMI s’est associé dans la préparation et le déroulement. - Le forum des associations (25 et 26 novembre) Participation au 7ème Forum des Associations de Douchy-les-Mines et animation par l’ensemble de l’équipe d’un stand présentant les différentes missions du dispositif - Le Café des Habitants 16 janvier : 9 habitants ; 27 février : 10 habitants ; 27 mars : 25 habitants ; 17 avril : 18 habitants ; 22 mai : 11 habitants ; 19 juin : 11 habitants ; 24 août : 5 habitants ; 30 octobre : 21 habitants ; 27 novembre : 24 habitants. - Le goûter de Noel (23 décembre) Organisation d’un gouter en après-midi : 13 habitants accompagnés de 7 enfants. Responsable de pôle : Sébastien DUQUESNOY BILAN D’ACTIVITE 2014 – I.A.E. Les objectifs de l’insertion par l’activité économique 1/Recruter des personnes éloignées de l’emploi, dans le cadre des Contrats Aidés. 2/Mettre au travail ces personnes sur des chantiers réels confiés par nos partenaires, notamment Maisons & Cités (ex SOGINORPA) et Société Immobilière de l’Artois (SIA habitat). 3/Diagnostiquer et accompagner les personnes bénéficiaires de nos actions dans les démarches de résolution de problématiques d’ordre social qui freinent leur insertion socioprofessionnelle. 4/Mettre en place des actions de formation ou d’information liées aux problématiques rencontrées au quotidien (atelier budget, atelier santé, atelier de lutte contre l’illettrisme). 5/Assurer tout au long du contrat un suivi professionnel grâce à l’accompagnement à l’emploi et à l’aide au reclassement. Ce suivi se poursuit au-delà du parcours au sein de l’IAE, au minimum pendant six mois. Les actions L’insertion par l’Activité Economique (IAE) se décline en deux actions : l’aspect « technique » et l’aspect « social » L’aspect technique se déroule sur des chantiers qui nous sont confiés par nos clients, notamment Maisons & Cités et SIA habitat. Ces chantiers donnent lieu à une activité diversifiée, dans plusieurs spécialités, requérant plus ou moins de compétences : “Le blindage” Une équipe de 2 à 3 personnes, en Contrat Unique d’Insertion (CUI), est chargée du transport, de la pose et de la dépose de grilles de protection des ouvertures (portes, fenêtres) de logements vides appartenant à nos clients principaux M & C et SIA Habitat. “Les espaces verts” Les équipes sont chargées du nettoyage et de l’entretien des abords de logement en cours de réhabilitation. Ces logements sont dans l’attente d’attribution. “Le nettoyage intérieur” Après l’intervention des équipes, le chantier doit être nettoyé de tous gravats et déchets relatifs à la réhabilitation du logement. Pour assurer cette prestation, les travaux de réhabilitation doivent être achevés et les peintures sèches. “la déchèterie” Une équipe est chargée de la sélection, du chargement, transport et déchargement des gravats et déchets organiques issus des travaux de réhabilitation des logements. Les spécialités suivantes, requérant plus de compétences techniques, entrent dans le cadre du dispositif « chantier école » : Les finitions en bâtiment - Protéger le sol, les éléments de cuisine, les radiateurs, les interrupteurs… - Enlever l’existant (papiers peints, revêtements de sol, dalles plafonds…) - Préparer les supports (plafonds, murs, planchers, escaliers, menuiseries bois intérieures, menuiseries bois extérieures (faces intérieures) et les éléments de chauffage central : dégraissage, décapage, égrenage, ponçage à sec, brossage, lessivage… - Effectuer les travaux d’apprêt : appliquer les couches primaires (ex. anti rouille), reboucher, traiter les fissures, poser les enduits… - Effectuer les travaux de finitions: mettre en peinture les supports en respectant les exigences du cahier des charges. - Exceptionnellement il peut être demandé de poser le papier peint (demande très rare). - Poser les faïences murales (sanitaires) : - Poser le plancher - Poser le revêtement souple de sols (choix du type et coloris réservé à notre partenaire) : gratter les supports, nettoyer, resserrer les vis, dépoussiérer, appliquer un fixateur, déposer les barres de seuils et les arêtes de portes existants, lisser avec l’enduit, mesurer et découper le revêtement, appliquer la colle, poser le revêtement, poser les barres de seuil et effectuer le premier nettoyage. La soudure L’I.A.E. est chargée de la fabrication des grilles de protection des logements, selon la technique « Maisons et Cités » et « SIA Habitat ». Ces grilles assurent la sécurité provisoire des logements inoccupés contre le vandalisme, les détériorations, les vols et les occupations abusives. Les matières nous sont livrées brutes et les bénéficiaires sont chargés des mesures des éléments, du découpage, de l’assemblage par soudure électrique à l’arc et d’une pose de deux couches de peinture. Les produits issus de ces travaux et/ou assemblées comprennent : grille métallique pour fenêtre, cadre porte blindée, porte blindée, serrure de porte blindée, paumelle de porte. La fabrication est fonction du niveau des stocks de grilles disponibles. Il peut arriver qu’à certains moments de l’année, la fabrication soit suspendue. L’équipe de soudure est alors chargée de la maintenance des grilles existantes. En 2014, à la demande de Maisons & Cités, l’IAE, dans le cadre de l’atelier soudure, fabrique et pose des rampes d’accès au logement (voir photo 1), permettant aux personnes handicapées de se déplacer en toute sécurité. Rampes d’accès au logement (photo 1) La nouvelle législation Les bénéficiaires sont recrutés dans le cadre de Contrats Aidés. A partir du 1er juillet 2014, ont coexisté deux types de contrats aidés : les contrats CUI et les contrats CDDI, respectivement « contrat unique d’insertion » et « contrat à durée déterminée d’insertion ». Tous les renouvellements et recrutements réalisés durant cette période l’ont été en CDDI. Au 31 décembre 2014, l’IAE ne comptait plus de personnes en CUI dans son effectif. Ces nouveaux contrats se déroulent pour une période de 7 mois (contrat initial), éventuellement renouvelable jusqu’à 24 mois (durée de l’agrément individuel). Ces renouvellements dépendent de l’investissement de la personne à lever les freins à l’emploi et de la concrétisation et/ou réalisation du projet professionnel. Pour les personnes de plus de 50 ans, les dérogations au-delà des 24 mois sont très exceptionnelles, et ne concernent que les personnes ayant un projet construit, cohérent et réaliste qui nécessite la prolongation de son agrément. L’horaire de travail est de 26 heures-semaine, soit 112,67 heures par mois (1352,04 heures par an). Le salaire mensuel brut tourne autour de 1033 € (au 31/12/2014). Les chefs d’équipe perçoivent, en sus du salaire, une prime de responsabilité. Les bénéficiaires de l’IAE En 2014, 78 personnes ont été prises en charge dans le cadre de l’Insertion par l’Activité Economique. Répartition selon l’origine géographique des participants en 2014: Valenciennes Métropole Porte du Hainaut Total Participants 37 41 78 Part (en %) 47 53 100 15 % des participants habitent en Zones Urbaines Sensibles. La répartition CAVM/CAPH est sensiblement la même qu’en 2013. Répartition par spécialité des personnes présentes au 31/12/2014 Entretien Nettoyage Finitions Revetements de Sols Soudure Blindage Espaces verts decheterie 9% 9% 11% 4% 6% 61% Les activités proposées sur les chantiers requièrent des compétences techniques réelles, alors que les participants sont loin de les posséder, notamment dans la rénovation bâtiment. Cela nécessite donc un apprentissage réel sur les chantiers. En 2015, un centre de formation agréé réalisera des modules « pré-qualification bâtiment » pour compléter l’apprentissage effectué sur les chantiers. Répartition des bénéficiaires par sexe, en 2014 : Sexe Participants Part (en %) Masculin 64 82 Féminin 14 18 Total 78 100 La proportion de femmes reste analogue aux années précédentes (2012, 2013). On note cependant un fléchissement important de cette proportion au cours du second semestre 2014. Au terme de l’année 2014, il ne reste qu’une seule femme sur les chantiers de rénovation bâtiment (elles étaient 7, en fin d’année 2013). Répartition des participants selon l’âge en 2014 >50 0-25 26-30 31-40 41-50 La part des plus de 50 ans est très importante (23 %) et explique en partie les difficultés de reclassement au terme du contrat. Les années précédentes, ils pouvaient bénéficier quasi-automatiquement d’un agrément de 60 mois. Depuis 2013, celui-ci n’est possible que pour les personnes ayant un projet professionnel ou de formation, et ce pour une durée limitée au temps d’attente pour finaliser le projet. Répartition par niveau de formation, en 2014 : • Typologie* Nombre Part (en %) VI 26 33,5 V bis 26 33,5 V 21 27 II - IV 5 06 Typologie: VI/pas de formation au-delà de 16 ans ; V bis/sans diplôme ; V/BEP - CAP ; IV/équivalent Bac ou Brevet Technicien Cette répartition est quasiment identique à celle de l’année 2013. On note cependant une augmentation importante des personnes de niveau VI (+6 points) au détriment du niveau Vbis (-7 points). Les personnes en situation d’illettrisme sont issues de ces deux niveaux. ORIGINE ADMINISTRATIVE DES BENEFICIAIRES AUTRES 5% CCAS ET ASSOS 24% POLE EMPLOI 71% Les bénéficiaires envoyés par les référents RSA ne sont pas inscrits à Pôle Emploi. Ils représentent le ¼ de notre public en 2014. Les ressources des participants Près de 60 % des participants perçoivent, au moment de l’embauche, le Revenu de Solidarité Active (CER, PPAE ou activité). Nombres de bénéficiaires Part (en %) RSA CER 19 24 AUTRE RSA 27 35 ASS 11 14 Travailleurs handicapés 01 1,2 Sans ressources ou non connus 20 26 Tableau interne selon les informations obtenues à l’embauche. Le bilan horaire sur les chantiers Nombreux d’heures effectuées sur les chantiers (comparatif) : PERIODE DE REFERENCE VOLUME HORAIRE SUR LES CHANTIERS 2012 57939 2013 62302 2014 53677 En 2014, le volume horaire annuel a baissé par rapport à 2013 et 2012. Les explications sont nombreuses. Elles ne tiennent pas au nombre de chantiers qui reste très élevé mais aux participants, au rythmes des départs et au recrutement. En 2014, l’effectif n’a jamais été à son maximum. Ce déficit a été renforcé avec l’arrivée des nouveaux contrats, qui a brouillé le jeu et retardé les embauches, donc les remplacements. L’IAE a dû attendre les deux derniers mois de l’année pour recruter 14 personnes. L’absentéisme de longue durée a été important, souvent pour raisons médicales… le déficit d’heures sur les chantiers n’a pas été compensé (4 personnes). 13 personnes ont achevé leur contrat très tôt dans l’année (janvier, février) et le remplacement a pris un certain temps, là aussi. Au niveau des chantiers, leur nombre a fortement augmenté. Ce qui a nécessité une organisation des équipes au quotidien (partage d’une équipe en deux minis-équipes ou réorganisation d’équipes en raison de l’absence de l’un ou l’autre des membres. Enfin, à la quantité s’ajoute une baisse des capacités des personnes recrutées : beaucoup n’ont quasiment pas d’expérience professionnelle. L’accompagnement socioéducatif L’accompagnement socio-éducatif est un aspect essentiel de l’Insertion par l’Activité Economique, pour lever les freins à l’insertion professionnelle et sociale. Cela devient même, pour certains de nos financeurs, prioritaire et l’objectif principal dans le parcours. Dès l’embauche, un entretien visant à établir une feuille de route sociale individuelle est prévu avec chaque participant. Cette feuille de route relève les problématiques essentielles rencontrées au quotidien par celui-ci. Par la suite, les participants peuvent rencontrer la personne chargée de l’accompagnement social, du lundi au vendredi, le matin (entre 7 et 7 heures 45) et au retour des chantiers (entre 15 et 16 heures). En cas d’urgence, le rendez-vous peut être immédiat, avec l’accord du responsable de Pôle. Chaque équipe possède son propre véhicule : le chef d’équipe peut donc amener un participant qui a besoin d’une aide immédiate. La personne chargée de l’accompagnement peut elle-même se déplacer, puisque une voiture de service est à sa disposition également. Chaque équipe participe, soit le lundi, soit le vendredi, à un atelier de lutte contre l’illettrisme ou de remise à niveau. Cet atelier peut donner lieu à rencontre individuel également mais également à un travail semi-collectif sur l’une au l’autre des problématiques rencontrées, avec la possibilité d’intervention de partenaires extérieurs (logement, santé, budget). En effet, l’accompagnement socioéducatif ne peut exister sans partenariat. Ce partenariat recouvre toute la dimension sociale de l’IAE. Il peut être interne (service JUSTICE, Service d’Aide aux Victimes, Point Accueil Ecoute) ou externe (CCAS, les Bailleurs Sociaux, les référents RSA, la CPAM, le Service de Prévention Santé, Voiture & Co (WEEMOVE)), CAF, Banques et organismes divers experts des problématiques abordées dans les diverses situations) (voir tableau du partenariat). Toutes les demandes d’aide ou de soutien sont étudiées, soit à l’interne, soit avec nos partenaires. Les démarches et résultats sont reportés sur la base de données internes les documents sont photocopiés et consignés dans le livret d’accueil individuel. 37 personnes (soit 47 %) ont eu besoin d’être suivies à des degrés divers, dans le cadre de l’accompagnement socioéducatif. 13 autres ont bénéficié d’un accompagnement très important et de nombreux entretiens (formels ou informels). 32 participants avaient également la possibilité d’être suivis dans le cadre d’autres dispositifs sur des problématiques particulières (9 Justice-SPIP-IAE, 19 IAE-CCAS-ASSO, 4 dispositif SIA/IAE). . Nous sommes souvent en contact avec les référents ou organismes qui accompagnent les participants. 23 participants (soit 29 %) disent ne pas avoir besoin d’accompagnement, soit en raison de leur autonomie, soit parce qu’ils disent « ne pas avoir de problèmes » Ce n’est pas toujours le cas. Il faut parfois attendre la dernière minute (ex : une saisie sur salaire) pour qu’ils sortent du déni. Le nombre d’entretiens par personne, sur l’année, est fonction de la problématique, du profil du participant et de la date d’entrée dans le parcours. Les problématiques, quant à elles, ne changent pas : endettement, logement, problèmes avec les organismes sociaux (CAF), accompagnement dans le paiement de factures ou dettes importantes, alimentaires, relations avec EDF/GDF, NOREADE, Eau et Force…. Nous nous chargeons également de l’accompagnement des personnes au niveau administratif, en les aidant à écrire leurs courriers, remplir leurs dossiers (logement, CMU, MDPH, RSA, ASS, APL, retraites…) et dans l’actualisation de leur situation personnelle (actualisation Pôle Emploi, actualisation CAF…). Enfin pour tout renouvellement de contrat, nous établissons un bilan de parcours à partir des actions et des entretiens effectués par l’équipe. Type de suivi Nombre de personnes concernées Part (en %) Référent RSA (CCAS) 12 15 Référent RSA (Associations) 07 09 Référent Justice 09 12 CHRS, Foyer, Election domicile… (connus) 07 09 Les suivis effectués par les référents sont très inégaux… certains « abandonnent totalement le suivi au moment de l’embauche», d’autres les contactent pour le renouvellement des Contrats d’Engagement Réciproque et une minorité seulement gardent un contact régulier avec le participant et la structure (notamment les référents « justice »). Les ateliers Dans le cadre des Ateliers internes, avec nos partenaires, ont été mis en place, en 2014, les modules suivants : Pour les personnes concernées par les problèmes de mobilité, des contacts sont régulièrement pris avec l’association WIMOOV (ex « Voiture and C°). Les interventions se traduisent par une information collective et un accompagnement individualisé gratuit vers des solutions adaptées aux besoins de chacun. « La prévention santé » avec les interventions du Service Prévention Santé (SPS). En 2014, deux interventions ont eu lieu dans nos locaux avec pour objectif la préparation au bilan de santé. Dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme, l’IAE s’est engagée sur cette voie, face aux difficultés rencontrées par un grand nombre de nos participants pour trouver du travail ou entrer en formation qualifiante. Des évaluations individualisées sont systématiquement proposées à tous les nouveaux entrants. Elles ont pour but d’orienter les bénéficiaires vers les actions de lutte contre l’illettrisme ou de remise à niveau, durant leur passage à l’IAE. Grâce aux chéquiers TIMPASS et au partenariat avec « consommer malin », les bénéficiaires participent à une sensibilisation à l’outil informatique, à l’internet et aux outils multimédias. En 2014, tous les nouveaux ont bénéficié de cette action, et cela continuera en 2015. Avec l’installation de la nouvelle salle informatique dans les locaux de l’IAE, le travail engagé se poursuit dans le cadre de nos ateliers. L’accompagnement socioprofessionnel L’IAE a connu en juillet 2014 une réforme importante concernant son financement. Les principes de cette réforme sont les suivants : • Pérennisation du modèle du chantier d’insertion comme un modèle légitime d’IAE • Tentation de résumer l’efficacité des structures d’insertion à leurs résultats de sortie a été contenue • Sortie du « stop and go » lié aux contrats aidés • Changement de la nature des contrats de travail : passage CUI-CAE au CDDI appliqué à tous les dispositifs de l'IAE - La notion de contrat aidé disparait et les CDDI rentrent dans le calcul du seuil des effectifs des salariés. Qu’est-ce que Le CDDI ? Durée du travail -durée minimale : 20h hebdomadaires -durée maximale : 35h hebdomadaires Pour l’IAE, le temps de travail est de 26h/semaine Période d’immersion : Les salariés peuvent, durant leur contrat, bénéficier d'une période d’immersion chez un autre employeur Suspension ou rupture du contrat. Le CDDI peut être suspendu, à la demande du salarié, afin de lui permettre : - en accord avec son employeur, d'effectuer une évaluation en milieu de travail prescrite par Pôle emploi ou une action concourant à son insertion professionnelle - d'accomplir une période d'essai liée à une offre d'emploi visant une embauche en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois. En cas d'embauche à l'issue de cette évaluation en milieu de travail ou de cette période d'essai, le CDDI est rompu sans préavis. • Passage de l’aide à l’accompagnement à l’aide au poste. • Convention sur la base d'un volume d'ETP (d'heures) et non plus sur un nombre de contrats aidés (de personnes) ; ETP annuel : 1 820 heures payées (pour 35h) Le Dialogue de gestion est maintenu mais connait quelques changements, il permet : de déterminer : Le nombre d’ETP d’insertion à conventionner Le montant de la part modulée Sur la base d’une convention tri-annuelle, il est approfondi une année sur 3 et allégé les autres années. En cas de difficultés de la structure, il permet d’alerter le CDIAE. Un montant Socle : Indexé sur le SMIC à partir de 2015 Montant socle ACI : 19 200 € par ETP/ an Un montant Modulable : Jusqu'à 10 % du montant Socle! Versé mensuellement en 2015 3 critères de modulation : Publics Efforts d'insertion Résultats Situation des publics à l’entrée dans la SIAE Indicateur 2014 : part des publics bénéficiaires de minima sociaux (RSA socle, ASS, AAH) 35 % Efforts d’insertion de la SIAE Indicateur 2014 : ETP d’encadrement (technique et accompagnement social et professionnel) rapporté aux ETP de salariés en insertion 40 % Résultats de la SIAE en matière d’insertion (sorties) Indicateur 2014 : examen des sorties dynamiques telles que définies par la convention statistique (emploi durable, de transition et sortie positive) 25 % La structure n’est plus évaluée uniquement par rapport à ses sorties dynamiques mais également en fonction des 3 critères. Le conventionnement de l’IAE permet d’accueillir 50 salariés soit 37,1 ETP donc 3,3 ETP Conseil Général. Ces salariés sont des personnes éloignées de l’emploi, aux problématiques sociales importantes. Elles sont embauchées en CDDI, pour une période de 7 mois dont 1 mois de période d’essai. Ce contrat est éventuellement renouvelable 3 fois dans la limite de 24 mois. Ces renouvellements dépendent de l’investissement de la personne à lever les freins à l’emploi et de la concrétisation et/ou réalisation du projet professionnel. Le recrutement des bénéficiaires a connu des modifications avec le passage au CDDI. L’employeur redevient le gestionnaire de ses recrutements dans la limite des heures à effectuer sur l’année. Les Comités d’Accès organisé par la structure avec le Pôle Emploi et le conseil Général au recrutement n’existe plus. Le recrutement se fait par l’intermédiaire du Pôle Emploi qui depuis la réforme centralise les demandeurs d’emploi émanant du Conseil Général et du Pôle Emploi. Le Pôle emploi vérifie l’éligibilité des candidats à l’IAE et peut ainsi transmettre des candidats potentiels à la structure qui organisera son recrutement. La règle des tiers reste applicable (1/3 RSA socle (CER), 1/3 RSA activité (PPAE) et 1/3 de tout venant (autre que le RSA)). Une information collective est organisée avec les candidats au sein de l’ACI pour présenter le fonctionnement des chantiers. Un entretien individuel est ensuite réalisé avec les candidats intéressés par le chantier. Une demande d’éligibilité est ensuite envoyée au Pôle Emploi ; cet agrément de 24 mois permet au candidat de faire un parcours d’insertion. Les salariés bénéficient d’un suivi de leur parcours professionnel, de leur progression tout au long du contrat de travail (évaluation globale, immersions, formations éventuelles –, entretiens professionnels mensuels, périodes d’essai - suspensions de contrat-). Le suivi se poursuit au-delà du contrat de travail et de la convention de contrat aidé pour une durée de 6 mois. Les objectifs de sortie du parcours sont fixés par la DIRECCTE. Ils sont pour les Ateliers Chantiers d’Insertion (ACI) de : - 25% de sorties en emplois dit durables. - 60% de sorties dynamiques qui reprennent les sorties positives et les emplois transition et les emplois durables. Nous appelons sorties vers l’emploi durable : les sorties CDI, CDD ou missions intérim de 6 mois et plus, titulaire dans la fonction publique ou la création d’entreprise. Pour les sorties vers un emploi de transition il s’agit des CDD ou missions d’intérim de moins de 6 mois, contrat aidé chez un employeur de droit commun. Pour les sorties positives il s’agit de formations pré qualifiantes ou qualifiantes, d’embauche dans une autre SIAE. NOMBRE DE SORTIES 4% 4% 15% CDI CDD - 6 MOIS FORMATION QUALIF 7% 66% 4% SORTIE VERS UNE AUTRE SIAE RETRAITE RETOUR POLE EMPLOI Pour l’année 2014, le nombre de sorties est de : - 1 CDI temps partiel en restauration - 1 CDD – de 6 mois en tant que technicienne de surface - 4 Formations qualifiantes : titre professionnel Encadrant technique, Titre professionnel Peintre en bâtiment, Titre professionnel cariste d’entrepôt, Agent polyvalent second œuvre bâtiment et éco construction. - 2 embauches dans une autre SIAE (EI HABITAT) - 1 départ en retraite. - Le nombre important de retour vers Pôle Emploi s’explique notamment par l’éloignement des participants par rapport à l’emploi traditionnel ou à la formation et la frilosité des employeurs quant à l’embauche de personnes sortant de nos structures. Les immersions 2014 ont été plus frileuses que celles réalisées en 2012 de par la fragilité des projets professionnels des salariés Nombre total d’immersions 2014 : • 8 immersions (9 pour 2013) Dont : 2 sur la confirmation du projet professionnel. 2 sur la diversification de compétences 4 sur la découverte de métiers. Nous remercions les structures d’accueil d’avoir pu accueillir nos salariés : EI Habitat, JARDILAND, BUT, Au Pain Campagnard, B2S. Pour la mise en place de ces immersions, l’IAE a deux possibilités : - La mise en place par nos soins - La mise en place en collaboration avec le Réseau Optimisé Compétences Favorisées. Sur l’année 2014 : - 6 immersions ont été mises en place par l’IAE - 2 immersions ont été mises en place par le Réseau Optimisé Ces immersions concernaient les corps de métiers suivant : - Vendeuse Boulangerie - Magasinier cariste - Peintre en bâtiment - Plaquiste/enduiseur - Vendeuse en serre - Téléconseiller L’immersion permet aux personnes accompagnées dans la structure soit de valider leur projet professionnel et d’avoir une image plus réaliste de l’entreprise « classique » soit de découvrir le métier vers lequel elles souhaiteraient s’orienter. Elle permet également la création de la relation entreprise avec le développement et la mise en œuvre de solutions d’insertion avec les employeurs. Ces immersions sont encadrées juridiquement par une convention de mise à disposition signée en 3 exemplaires ainsi qu’un avenant au contrat de travail du salarié. Un cerfa est également envoyé au Pôle Emploi qui supervise le bon fonctionnement des Immersions. Le travail de partenariat avec les entreprises classiques du valenciennois voire de la métropole lilloise, reste très fragile en raison de la sensibilité de nos salariés. Animations d’Ateliers liés à l’emploi : - Jeu MDE Speedcomport ing sur les droits et devoirs de l’entreprise Jeu MDE Speedcomport ing sur la mobilité Jeu MDE sur les métiers porteurs Immersion Formations extérieures pendant le contrat mis en place - Module FEEBAT pour 1 personne (AFPA) Formation sur les techniques manuelle d’entretien des locaux pour 6 personnes (GRETA) Merci à tous nos partenaires. Dispositif d’Accompagnement Vers l’Emploi Le dispositif d’accompagnement vers l’emploi, porté par l’association AJAR et mis en place en janvier 2013 a été reconduit en 2014 avec toujours pour même objectif de favoriser l’accès à l’emploi des locataires du parc SIA Habitat par un accompagnement social et/ou un accompagnement à l’emploi individualisé auprès d’un public prioritaire de 18 à 30 ans. Pour cette deuxième année d’activité, le dispositif ne concerne plus uniquement les locataires de la CAVM puisqu’en mars 2014, les locataires de la CAPH se sont également vu proposer la possibilité de solliciter le dispositif. Cela représente plus précisément 408 locataires supplémentaires qui rentrent dans le champ d’action du dispositif. Afin d’en informer les locataires, nous avons effectué entre mars et mai 2014 l’envoi de 894 courriers accompagnés d’une plaquette explicitant le dispositif. D’ailleurs, la moitié des personnes suivies (49%) a sollicité le dispositif suite à la réception de ce courrier d’information. Pour 29 %, elles ont été orientées directement par SIA habitat ou par l’une de ses partenaires, tandis que 19% ont intégré le dispositif suite au bouche à oreille (19%). Depuis janvier 2014, 54 nouvelles personnes ont sollicité le dispositif et 46 d’entre elles ont bénéficié d’un accompagnement. A la fin de cette nouvelle année, 36 personnes sont suivies dans le cadre du dispositif. 24 d’entre elles sont originaires de la CAVM et 12 de la CAPH. Les Modalités de l’accompagnement Pour 2014, c’est 210 rendez-vous avec les personnes suivies qui ont été honorés dans le cadre du dispositif. Un suivi, qui, globalement revêt 4 formes différentes : l’entretien dans les bureaux, l’accompagnement à l’extérieur, la visite à domicile et celle sur le lieu d’immersion. La plupart des contacts avec les personnes accompagnées se font par le biais d’entretien individuel dans les locaux de l’AJAR. Ce sont effectivement plus de 131 entretiens qui ont eu lieu à l’IAE l’année passée. « Les visites à domicile », qui constituent un des points forts et distinctifs du dispositif, arrivent en deuxième position avec 46 rencontres s’étant déroulées dans les logements des personnes concernées. Une augmentation de 20% par rapport à l’année dernière. Il y a eu par ailleurs 26 accompagnements physiques dans des organismes de formation ou des administrations publiques (CAF, CPAM, …) afin de résoudre divers problèmes constituant des freins à l’emploi. Pour finir, il y a eu 7 visites sur les lieux d’immersion des personnes faisant parties du dispositif. Typologie du public sollicitant le dispositif Comme l’année dernière, la majorité des personnes suivies sont de sexe masculin (66%), mais un tiers sont tout de même des femmes. Pour moitié, ces personnes sont « enfant de locataires » et 66% d’entre elles sont célibataires. REPARTITION DE L’AGE 11% 41% 48% 18 - 25 ans 25 - 30 ans plus de 30 ans Concernant l’âge, les chiffres varient légèrement avec une augmentation des personnes suivies se trouvant dans la tranche des 25 et 30 ans, puisqu’elles constituent 48 % du public contre 45% en 2013. Par ailleurs, 41% des personnes ont moins de 25 ans à l’entrée dans le dispositif. On remarque aussi que 11 % d’entre eux ont plus de 30 ans. NIVEAU DE QUALIFICATION 12% 46% CAP/BEP 42% Sans Diplôme Bac et plus Pour ce qui est du niveau de qualification du public, on peut noter que 88% d’entre eux ont un niveau infra bac. De plus, même si la moitié des personnes ont un CAP ou un diplôme équivalent, beaucoup d’entre elles, n’ont aucune expérience professionnelle ou souhaitent trouver un emploi dans un domaine autre que celui de leur diplôme. FREINS REPERES A L’EMPLOI manque de qualification mobilité Problèmes sociaux 0 expérience prof insuffisante 5 10 15 savoirs de base 20 Comme pour 2013, les principales problématiques repérées sont à mettre en lien avec le manque de qualification. En effet, pour les trois quarts des personnes concernées, il s’agit du premier obstacle à leur insertion professionnelle. Il est à noter que cette carence est souvent associée à une inexpérience professionnelle, et pour certains, à un défaut de maîtrise des savoirs de base (environ 25 %). Pour cette raison, les ateliers de lutte contre l’illettrisme se tenant à l’IAE et les tests de niveau utilisés, sont des outils régulièrement mobilisés dans le cadre de certains accompagnements (6 tests passés et 4 personnes en atelier). Les problèmes de mobilité sont également à prendre en compte puisque plus de 70% des personnes accompagnées n’ont pas le permis de conduire. Ce défaut de mobilité constitue souvent pour l’employeur un motif de refus de recrutement. Le travail sur la mobilité se doit donc d’être un axe majeur dans la levée des freins à l’emploi. Dans ce cadre, des aides financières bien que limitées peuvent être mobilisées (APRE, FDAJ ou aide financière de pôle emploi). Le partenariat avec l’association « Wimoov » est également privilégié afin de trouver des solutions alternatives (location ou prêt de scooter, réparation de véhicule…). DOMAINES DE COMPETENCES IDENTIFIES 16 Bâtiment 14 8 Logistique/Trans port Service à la personne Vente 6 Secrétariat 4 Divers 12 10 2 0 A identifier Le bâtiment reste le secteur d’activité privilégié par les personnes accompagnées que ce soit en terme de domaine de compétence ou comme le corps de métier dans lequel elles souhaitent se former. De ce fait, les chantiers de l’IAE de l’AJAR permettent de réaliser des immersions afin de valider un projet professionnel dans ce secteur particulier, ou encore de proposer à des personnes un premier contrat professionnel dans le bâtiment. Le service à la personne, la vente et le transport constituent les trois autres domaines cités principalement. Le Parcours d’Insertion Professionnelle Comme mentionnée plus haut, l’immersion (ou évaluation en milieu de travail) est un outil intéressant à de nombreux égards. Effectivement, elle peut non seulement être utilisée dans le but de confirmer un projet professionnel, d’offrir un premier contact avec le monde professionnel mais aussi de vérifier l’aptitude de la personne à intégrer un cadre et des règles inhérentes au monde du travail tels que la ponctualité, le respect des consignes et de la hiérarchie, le travail en équipe… En 2014, ce sont 10 personnes qui ont effectué une immersion (ou une EMT). Pour 5 d’entre elles, il s’agissait là de leur première expérience professionnelle. Un travail important est effectué en ce qui concerne les outils et techniques de recrutement comme le remaniement ou l’actualisation de CV, la rédaction de lettres de motivation ou la préparation à l’entretien d’embauche. Ce sont 13 personnes qui ont eu en 2014 un entretien en vue d’une embauche Avec un nombre conséquent de personnes qui n’ont aucune qualification à l’entrée dans le dispositif ou qui ont été déscolarisées prématurément, la formation représente un axe crucial dans l’accompagnement effectué. Il s’agit d’abord d’évaluer les besoins en terme de formation et ensuite d’examiner les possibilités de financement. Pour cette année écoulée, 6 personnes se sont engagées dans un parcours de formation. Concernant le travail sur la mobilité, 4 personnes passent actuellement leur permis de conduire. Pour ce qui est de l’emploi proprement dit, 6 personnes ont pu signer un CDD ou contrat intérim de moins de 3 mois et également 9 personnes ont bénéficié d’un un contrat de travail de plus de 3 mois. Le partenariat Le partenariat, une des trois valeurs de l’association A.J.A.R., se retrouve à tous les niveaux de nos actions : 1° Au niveau de la fonction d’insertion au profit des bénéficiaires : Pour faire connaître l’offre d’insertion aux prescripteurs Centre Communal Sociales (CCAS) des Pour le recrutement Pour l’accueil et l’intégration Actions CAPH & CAVM Les référents RSA Les centres de Formation CAPH & CAVM Partenaires sociaux : Service de Prévention Santé, CAF, CPAM, services de l’AJAR (SAV, Justice, PAE), CCAS…. Association Voiture & Co Les autres structures d’Insertion par l’Activité Economique (SIAE) Le réseau optimisé de l’association de «la POSE » (les immersions) La médecine du travail (ASTAV) Les autres structures d’Insertion par l’Activité Economique Les entreprises d’insertion traditionnelles et 2° Pendant le contrat ou durant la période : La résolution des problématiques sociales L’accompagnement professionnel L’ évaluation des compétences La valorisation (validation) des compétences L’élaboration et mise en place des plans de formation La préparation de la sortie CCAS CAPH CAVM et les autres bailleurs CAPH & CAVM les centres de formation agréés Entreprises classiques OPCA & PLIE CAVM et CAPH sociaux Les autres services de l’AJAR Les référents RSA Les SIAE Les centres de Formation Les centres de Formation CAPH CAVM & Unité solidarité CPAM, sécurité Social, SPS Les Autos du Cœur 3° Au niveau de la fonction économique : Pour maintenir et/ou développer le volume d’activité de la structure Pour valoriser la fonction d’utilité sociale des activités développées Pour favoriser l’ancrage territorial de la structure et MC Immobilier et MC Immobilier et MC Immobilier Les fournisseurs (bâtiment, espaces verts, soudure….) et les autres bailleurs sociaux EVENEMENTS lutte contre l’illettrisme. Le public qui intègre le Pôle Réinsertion présente des carences en matière d’apprentissage (on peut le constater en regardant le tableau formation initiale et notamment la part du niveau VI et V bis). Ces difficultés d’apprentissage se combinent avec des difficultés d’ordre social qui freinent leur insertion dans le monde du travail. L’IAE s’est donc engagé dans un travail autour des savoirs de base (évaluation et formation) dont la finalité est d’amener ce public vers l’autonomie administrative, au terme du parcours. Nous remercions Régine BERTRAND, ancienne salariée de l’AJAR, qui nous aide bénévolement lors de ces ateliers de lutte contre l’illettrisme. Le 08/09/2014, l’AJAR a organisé les secondes rencontres de l'insertion. Le matin, les professionnels de l’insertion ont pu échanger sur le thème de l’illettrisme. L’après-midi a eu lieu le comité de pilotage de l’IAE et la présentation par madame S. BERTRAND du dispositif IAE/SIA. Les Rencontres de l'insertion. La création de l’Entreprise d’Insertion «LA BOUSSOLE» a permis aux équipes de l’IAE de montrer la qualité de leur travail sur les chantiers. La nouvelle législation sur les contrats aidés est entrée en vigueur le 1er juillet 2014. Juridiction de Valenciennes 102, AVENUE DE REIMS 59307 Valenciennes cedex Tél. : 03 27 20 26 26 Fax : 03 27 20 26 23 [email protected] Juridiction de Cambrai 10, rue de Selle 59400 CAMBRAI Tel : 03 27 72 05 60 Fax : 03 27 74 88 91 [email protected] Juridiction de Cambrai TGI de Cambrai , Château de Selles 59400 CAMBRAI Tél. : 03 27 78 42 00 Fax : 03 27 70 24 08 [email protected] Juridiction d’Avesnes-sur-Helpe 10 AVENUE DE LA GARE 59440 Avesnes-sur-Helpe Tél. : 03.27.39.96.40 Fax : 03.27.39.75.16 [email protected] Juridiction de Valenciennes 4, Avenue des Dentellières BP 20374 59307 Valenciennes cedex Tel : 03 27 29 93 92 Fax : 03 27 29 60 29 [email protected] Juridiction d’Avesnes-sur-Helpe 10 AVENUE DE LA GARE 59440 Avesnes-sur-Helpe Tél. : 03.27.39.96.40 Fax : 03.27.39.75.16 [email protected] PAE Valenciennes 3, avenue de liège - BP 20374 59307 Valenciennes Cedex Tél. : 03 27 30 01 59 - Fax : 03 27 33 53 24 [email protected] Antenne Douchy les Mines Dispositif A.M.I 138, Rue Maurice Thorez 59282 Douchy les Mines Tél: 03 27 45 50 08 [email protected] Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale 102, avenue de Reims - BP 20374 - 59307 Valenciennes Cedex Tél. : 03 27 42 44 84 - Fax : 03 27 42 40 62 [email protected] Insertion par l’Activité Economique 148, avenue de Denain - BP 20374 - 59307 Valenciennes Cedex Tél. : 03 27 21 15 10 - Fax : 03 27 46 25 43 [email protected] Association AJAR Association pour la Justice , l’Accueil et la Réinsertion Téléphone : 03.27.47.55.60 Président : Denis VAN DE VELDE Directeur : Laurent CAPELLE Fax : 03.27.47.55.67 @ : [email protected] 19, Place du Hainaut BP 20374 59307 VALENCIENNES CEDEX