Liste des chansons HDA 15
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Liste des chansons HDA 15
L’œuvre d’Art et la mémoire Comme toi Elle avait les yeux clairs et la robe en velours À côté de sa mère et la famille autour Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir Le bonheur en personne et la douceur d'un soir Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi Elle allait à l'école au village d'en bas Elle apprenait les livres elle apprenait les lois Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs Mais d'autres gens en avaient décidé autrement Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge C'était une petite fille sans histoires et très sage Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi L’œuvre d’Art et la mémoire Le soldat A l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées, Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder, Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber. Je ne pense qu'à toi, Mais je suis un soldat, la la la… Mais surtout ne t'en fais pas, Je serai bientôt là, la,la…. Et tu seras fière de moi. A l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers, Si loin de la maison et la fleur au canon. Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi. Mais je ne pleure pas, Car je suis un soldat, la la la… Mais surtout ne t'en fais pas, Je serai bientôt là, la,la…. Et tu seras fière de moi. A l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds, De la boue qui s'en va des godasses et des rats. Je revoie tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer L'hiver auprès de toi, Mais je suis un soldat, la la la… Je ne sens plus mes bras, Tout tourne autour de moi, la la la… Mon Dieu sors moi de là. Ma très chère Augustine, j'aimerai te confier Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés. Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés. Je t'aime une dernière fois. Je ne suis qu'un soldat, la la la... La, la,la.. Non je ne reviendrai pas, la la la… La, la,la.. Je n'étais qu'un soldat, la la la… La, la,la.. Prends soin de toi. La, la,la.. L’œuvre d’Art et la discrimination raciale Paroles et traduction de "Asimbonanga (Mandela)" Asimbonanga (Mandela) Nous Ne L'avons Pas Vu (Mandela) Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Oh the sea is cold and the sky is grey Look across the Island into the Bay We are all islands till comes the day We cross the burning water Oh, la mer est froide et le ciel est gris Regarde de l'autre côté de l'île dans la Baie Nous sommes tous des îles jusqu'à ce qu'arrive le jour Où nous traversons la mer de flammes Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier A seagull wings across the sea Un goéland s'envole de l'autre côté de la mer Broken silence is what I dream Je rêve que se brise le silence Who has the words to close the distance Qui a les mots pour faire tomber la distance Between you and me Entre toi et moi ? Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Steve Biko, Asimbonanga Asimbonang 'umfowethu thina Laph'ekhona Laph'wafela khona Victoria Mxenge Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu notre frère A l'endroit où il est A l'endroit où il est mort Asimbonanga Asimbonang 'umtathiwethu thina Laph'ekhona Laph'wafela khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu notre soeur A l'endroit où elle est A l'endroit où elle est morte Neil Aggett Asimbonanga Asimbonang 'umfowethu thina Laph'ekhona Laph'wafela khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu notre frère A l'endroit où il est A l'endroit où il est mort Hey wena, hey wena Hey wena nawe Siyofika nini la' siyakhona Hé, toi ! Hé toi ! Hé toi, et toi aussi ! Quand arriverons nous à destination ? Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier Asimbonanga Asimbonang' uMandela thina Laph'ekhona Laph'ehleli khona Nous ne l'avons pas vu Nous n'avons pas vu Mandela A l'endroit où il est A l'endroit où on le retient prisonnier L’œuvre d’Art et la discrimination raciale Angela Dix neuf cent soixante huit l’Amérique est figée Un ange proteste les écrous sont rouillés « I’m black and I’m proud », le souffle des ghettos Les gants noirs se lèvent un soir à Mexico Le rêve martyrisé de Martin Luther King Une enfant nue brûlée, Boby qu’on assassine Panthère noire traquée, leçon d’intolérance Cette femme est coupable, coupable d’espérance Oh Angela Angela My home is your home Oh Angela Angela You now you’ll never walk alone En novembre 2008 un soir à Chicago Les Etats qui s’unissent et changent de peau Si le monde s’incline et nous parle de chance Ce soir Angela c’est à toi que je pense Oh Angela Angela My home is your home Oh Angela Angela You now you’ll never walk alone Angela my sister, Angela my sister My home is your home Angela my sister, Angela my sister Ton nom dans nos vies résonne Oh Angela Angela (Angela my sister…) My home is your home Oh Angela Angela Ton nom dans nos vies résonne Oh Angela Angela (Angela my sister…) My home is your home Oh Angela Angela You now you’ll never walk alone Oh Angela Angela (Angela my sister…) My home is your home Oh Angela Angela You now you’ll never walk alone L’œuvre d’Art et la discrimination raciale Strange fruit Southern trees bear a strange fruit, Blood on the leaves and blood at the root, Black body swinging in the Southern breeze, Strange fruit hanging from the poplar trees. Pastoral scene of the gallant South, The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolia sweet and fresh, And the sudden smell of burning flesh! Here is a fruit for the crows to pluck, For the rain to gather, for the wind to suck, For the sun to rot, for a tree to drop, Here is a strange and bitter crop. Traduction : Les arbres du Sud portent un fruit étrange, Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines, Des corps noirs se balancent dans la brise du Sud, Un fruit étrange suspendu aux peupliers, Scène pastorale du vaillant Sud, Les yeux révulsés et la bouche déformée Le parfum des magnolias, doux et printanier Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle Voici un fruit que les corbeaux picorent, Que la pluie fait pousser, que le vent assèche, Que le soleil fait pourrir, que l'arbre fait tomber, Voici une bien étrange et amère récolte ! Art et contestation La java des bombes atomiques Mon oncle un fameux bricoleur Faisait en amateur Des bombes atomiques Sans avoir jamais rien appris C'était un vrai génie Question travaux pratiques Il s'enfermait tout' la journée Au fond d'son atelier Pour fair' ses expériences Et le soir il rentrait chez nous Et nous mettait en trans' En nous racontant tout Pour fabriquer une bombe " A " Mes enfants croyez-moi C'est vraiment de la tarte La question du détonateur S'résout en un quart d'heur' C'est de cell's qu'on écarte En c'qui concerne la bombe " H " C'est pas beaucoup plus vach' Mais un' chos' me tourmente C'est qu'cell's de ma fabrication N'ont qu'un rayon d'action De trois mètres cinquante Y a quéqu'chos' qui cloch' là-d'dans J'y retourne immédiat'ment Il a bossé pendant des jours Tâchant avec amour D'améliorer l'modèle Quand il déjeunait avec nous Il dévorait d'un coup Sa soupe au vermicelle On voyait à son air féroce Qu'il tombait sur un os Mais on n'osait rien dire Et pis un soir pendant l'repas V'là tonton qui soupir' Et qui s'écrie comm' ça A mesur' que je deviens vieux Je m'en aperçois mieux J'ai le cerveau qui flanche Soyons sérieux disons le mot C'est même plus un cerveau C'est comm' de la sauce blanche Voilà des mois et des années Que j'essaye d'augmenter La portée de ma bombe Et je n'me suis pas rendu compt' Que la seul' chos' qui compt' C'est l'endroit où s'qu'ell' tombe Y a quéqu'chose qui cloch' là-d'dans, J'y retourne immédiat'ment Sachant proche le résultat Tous les grands chefs d'Etat Lui ont rendu visite Il les reçut et s'excusa De ce que sa cagna Etait aussi petite Mais sitôt qu'ils sont tous entrés Il les a enfermés En disant soyez sages Et, quand la bombe a explosé De tous ces personnages Il n'en est rien resté Tonton devant ce résultat Ne se dégonfla pas Et joua les andouilles Au Tribunal on l'a traîné Et devant les jurés Le voilà qui bafouille Messieurs c'est un hasard affreux Mais je jur' devant Dieu En mon âme et conscience Qu'en détruisant tous ces tordus Je suis bien convaincu D'avoir servi la France On était dans l'embarras Alors on l'condamna Et puis on l'amnistia Et l'pays reconnaissant L'élu immédiat'ment Chef du gouvernement Art et contestation La chanson de Craonne Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé, On va r'prendre les tranchées, Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile. Mais c'est bien fini, on en a assez, Personn' ne veut plus marcher, Et le coeur bien gros, comm' dans un sanglot On dit adieu aux civ'lots. Même sans tambour, même sans trompette, On s'en va là haut en baissant la tête. Adieu la vie, adieu l'amour, Adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, De cette guerre infâme. C'est à Craonne, sur le plateau, Qu'on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés ! Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance, Pourtant on a l'espérance Que ce soir viendra la r'lève Que nous attendons sans trêve. Soudain, dans la nuit et dans le silence, On voit quelqu'un qui s'avance, C'est un officier de chasseurs à pied, Qui vient pour nous remplacer. Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes. Adieu la vie, adieu l'amour, Adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, De cette guerre infâme. C'est à Craonne, sur le plateau, Qu'on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés ! C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards Tous ces gros qui font leur foire ; Si pour eux la vie est rose, Pour nous c'est pas la mêm' chose. Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués, F'raient mieux d'monter aux tranchées Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien, Nous autr's, les pauvr's purotins. Tous les camarades sont enterrés là, Pour défendr' les biens de ces messieurs-là. Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront, Car c'est pour eux qu'on crève. Mais c'est fini, car les trouffions Vont tous se mettre en grève. Ce s'ra votre tour, messieurs les gros, D’monter sur le plateau, Car si vous voulez la guerre, Payez-la de votre peau ! Art et contestation Le chant des partisans Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines, Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne, Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. Montez de la mine, descendez des collines, camarades, Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades, Ohé les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite. Ohé saboteur, attention à ton fardeau, dynamite... C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens aux creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous, on marche et nous, on tue... nous, on crève... Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe. Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...