et à saint-denis - Archives municipales de Saint-Denis

Transcription

et à saint-denis - Archives municipales de Saint-Denis
ponsables du bureau
d'aide sociale pour l'aide
qui nous a été apportée
pour un bon déroulement de notre sortie...
8 1 personnes âgées
représentant l'ensemble
de nos quartiers de
Saint-Denis ont participé à cette sortie :
Ermenonville - Senlis Chantilly. Le court arrêt
au centre de la Borne
Blanche a été très apprécié de nos amis. C'était,
pour beaucoup, l'occasion de constater l'effort
fait par notre municipalité pour l'enfance.
Nous tenons aussi à
signaler la gentillesse
des gardiens de ce centre ; en permanence ils
se sont efforcés de rendre cet arrêt agréable...
des propriétaires
négligents
Je me permets de profiter de la campagne
« Saint-Denis ville propre » pour vous adresser ces remarques personnelles. . .
Je suis, bien sûr, de
ceux qui constatent les
améliorations apportées
sur tous les plans dans
notre ville.
Cela ne m 'empêche pas
d'être choqué et de
vous le faire savoir, par
le manque de réaction
devant les problèmes
d'hygiène et d'esthétique que soulèvent les
« cas de démolition des
maisons vétustés ».
Là où se situait un
immeuble délabré, nous
trouvons, et souvent
depuis
quelques
années,... une mauvaise
palissade de bois protégeant... une décharge !
La Municipalité ne semble pas s'en inquiéter
outre mesure. Or, ne pas
prévoir ce genre d'évolution est regrettable...
F. Adgnot
Rue d'Argenteuil
puisque la dernière lettre
adressée aux propriétaires le 25 mai dernier leur
demandait, pour la cinquième fois, de nettoyer
et clore convenablement le terrain laissé à
nu à la suite de la démolition du bâtiment qui
menaçait ruine. Les propriétés privées relèvent
de la responsabilité de
leur propriétaire et le
Maire ne peut intervenir
sur le bien d'autrui sans
risquer un recours
devant le Tribunal Administratif de Paris pour
excès de pouvoir.
D'autre part, il est facilement compréhensible
que la Commune ne
puisse se substituer aux
propriétaires de tous les
terrains laissés en friche, aux frais de la collectivité publique.
L'effort que nous avons
entrepris pour que notre
cité soit plus propre et
plus accueillante doit
être bénéfique pour le
plus grand nombre de
ses citoyens et ceux-ci
en retour doivent également respecter les
règles élémentaires de
propreté pour que cet
effort ne soit pas vain...
Hervé Carlier
Maire-Adjoint
Monsieur,
...Ne croyez pas que
l'affaire que vous évoquez dans votre courrier
nous laisse indifférents
2
| remerciements |
Nous tenons à remercier
la Municipalité, les res-
Jean Chupin
Secrétaire de la Section
de Saint-Denis de
l'Union Nationale des
retraités et des
personnes âgées.
I
poètes
en herbe
Monsieur le Maire,
J'estime que nous vous
devons beaucoup de
remerciements, mes
camarades et moimême.
Nous avons été très touchés de l'aide importante que vous nous
avez donnée et qui nous
a permis de participer
aux « Parvis Poétiques » de Martigues.
En effet, nous avons pu
lire nos poèmes devant
des personnes qui ellesmêmes aiment la poésie, ce qui nous était
impossible auparavant,
et nos textes pourront
être publiés.
D 'autre part, cela nous a
permis de rencontrer la
classe de Martigues
avec laquelle nous
avons correspondu, cela
nous a permis d'avoir
encore plus d'amis.
Enfin, nous avons pu
découvrir Martigues, un
pays que nous ne connaissions pas. Là-bas le
soleil est très beau ainsi
que le paysage...
Suivent les signatures
des élèves de
4 e II et 4 e IV du C.E.S.
Garcia Lorca
Chers amis,
L'enthousiasme qui se
dégage de votre lettre
m'a particulièrement
touché.
Je suis sûr qu'il a été
aussi déterminant que
l'aide que la ville vous a
apportée pour participer
aux « Parvis Poétiques » de Martigues.
Je souhaite que cette
merveilleuse expérience
soit pour vous le tremplin d'une activité culturelle renouvelée et toujours plus riche.
Soyez assurés que la
Ville de Saint-Denis aura
toujours à cœur de vous
apporter, si elle en a les
moyens, soutien et conseil.
Avec toutes mes félicitations.
M. Berthelot
cafés
bruyants
Dans tous vos bulletins
municipaux, vous parlez
du bruit et de l'insécurité. C'est pourquoi,
nous vous transmettons
la lettre que nous avons
envoyée à Monsieur le
Préfet de Police (concernant les nuisances sonores provenant d'un débit
de boissons N.D.L.R.j et
que, en tant que I er
magistrat de notre ville,
vous intercédiez en
notre faveur auprès des
autorités
compétentes...
Des riverains du
Boulevard de la Libération
Monsieur,
...la ville de Saint-Denis,
particulièrement soucieuse d'améliorer la
tranquilité et la sécurité
des Dionysiens, a
demandé à Monsieur le
Préfet de ramener à
minuit l'heure de fermeture des débits de boissons.
...Au cours d'une rencontre prochaine entre
la Municipalité et Monsieur le Commissaire de
police, je ne manquerai
pas d'aborder, entre
autres, le problème particulier que vous évoquez...
J.P. Jeffroy
Maire-Adjoint délégué
à la Sécurité Publique
Un récent Conseil des Ministres a consacré
ses travaux à l'immigration. Sachant combien ce problème concerne notre commune, il me paraît utile de vous faire part
de quelques-unes de mes réflexions sur ce
sujet. Saint-Denis, on le sait, est une des
communes de la région où la population
étrangère est très importante et en augmentation depuis de nombreuses années. La venue massive de ces travailleurs a été
organisée par le grand patronat afin de répondre aux besoins de l'industrie et plus largement à ceux de l'économie nationale. Leur concentration dans certaines communes a résulté d'un choix délibéré des différents gouvernements qui ont toujours refusé
de se préoccuper des conditions que nécessitait une bonne cohabitation avec la population française. Ainsi, aucune des clauses définies par le Bureau International du Travail sur les conditions d'accueil n'ont été respectées. Les demandes nombreuses que
j'ai formulées dans ce sens avec mes collègues tant à l'Assemblée Nationale
qu'auprès des ministères concernés, n'ont jamais été prises en compte.
Aussi, les campagnes racistes menées actuellement par la droite qui spécule sur les
difficultés qu'elle a elle-même créées, sont inacceptables. Le racisme est un délit; il
mérite d'être puni avec sévérité.
La population dionysienne qui, dans sa grande majorité, n'a jamais versé dans une
telle attitude, nous interroge pourtant sur les véritables solutions à apporter à ce problème.
Avec les parlementaires communistes je me suis prononcé depuis 1 970 pour l'arrêt
de toute immigration nouvelle. J'apprécie par conséquent que le gouvernement ait
renforcé les dispositions pour supprimer l'immigration clandestine. Pour la part qui la
concerne, la ville de Saint-Denis est prête à collaborer avec les autorités compétentes
pour que soient sévèrement punis les marchands d'hommes, pour que soient supprimés les ateliers et hôtels clandestins, pour que soit appliquée avec vigueur la législation en la matière.
Mais la situation d'une commune comme la nôtre doit faire l'objet d'un examen particulier sous peine de voir s'aggraver les tensions. C'est pourquoi, nous agissons pour
la résorption des cités de transit, des foyers et garnis insalubres. Parallèlement, nous
entendons mener une politique d'incitation à la réhabilitation de l'habitat ancien.
Nous avons entamé, aux côtés de l'Office H.L.M., des négociations pour que des
moyens soient accordés en vue d'améliorer la vie dans les cités. Des mesures particulières permettant une meilleure scolarisation des enfants français et immigrés doivent
également être prises.
En clair, nous voulons créer les conditions pour que les Dionysiens se sentent bien
chez eux.
Mais arrêter toute nouvelle immigration à Saint-Denis n'est pas encore suffisant. En
rapprochant les lieux de travail et de domicile, ce qui suppose que toutes les communes de la région accueillent des travailleurs immigrés, nous voulons supprimer les
ghettos qui se sont constitués dans certains quartiers.
De telles mesures, auxquelles il faut ajouter le respect par tous de la loi et des libertés
individuelles, sont indispensables pour faciliter une meilleure insertion de ces travailleurs et une bonne cohabitation entre les communautés. Plus fondamentalement, la
lutte pour l'emploi et la formation des hommes permettront à notre pays de résoudre
ces problèmes qui lui sont aujourd'hui posés.
Marcelin Berthelot
Hommage à Jean Moulin
Au début de l'été, pour marquer le
quarantième anniversaire de la
mort de Jean Moulin, président
fondateur du Conseil National de
la Résistance, assassiné par les
nazis, Marcelin Berthelot et une
délégation de la Municipalité sont
allés fleurir une plaque de l'avenue
qui porte-son nom )
Pour la paix, le souvenir
^
Il y a 34 ans, Saint-Denis se libérait.
De nombreux Dionysiens, aux côtés
des élus et des associations d'anciens
combattants, sont venus commémorer
cet anniversaire place de la Résistance.
Dans une allocution, Oscar Oesterwind, Conseiller Général et Maireadjoint, a rappelé le lourd tribut payé
par Saint-Denis pour se libérer de
l'occupant nazi.
Aujourd'hui, la course aux armements nucléaires menace non seulement la paix mais la vie même sur
notre planète et trop de peuples subissent l'oppression que nous avons connue. Dans cette situation, a conclu
Oscar Oesterwind, fêter le 39 e anniversaire de la Libération, c'est prolonger
l'union forgée dans la résistance
« pour le droit des hommes et des peuples à disposer d'eux-mêmes, pour
notre indépendance nationale qui
passe par la paix et le désarmement » £
Le Président dans le département
Le président de la République a effectué le 26 juillet une visite
en banlieue parisienne. Il s'est notamment rendu à La Courneuve dans la « Cité des 4000 » pour examiner, sur le terrain,
les problèmes que connaissent les grands ensembles et les solutions à y apporter.
François Mitterand a également découvert la nouvelle bourse
du travail de Saint-Denis, porte de Paris, en compagnie du
Maire, Marcelin Berthelot et de l'architecte qui a conçu le bâtiment, Roland Castro.
A cette occasion, le Président de la République a déclaré que
« toutes les constructions qui devaient servir de support à
l'exposition universelle de 1989 seront réalisées » #
Réjouissances
Foule nombreuse, retraites aux flambeaux, discours du Maire, feu d'artifice, bal.
C'était dans la nuit du 13 au 14 juillet la fête de la liberté à Saint-Denis #
5
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LA SÉCURITÉ
PAR L'EXPÉRIENCE ET LES MOYENS
Raccourcir pour embellir
12 000 arbres dans les espaces publics de Saint-Denis. C'est dire
l'importance du travail d'élagage qu'il faut mener, nécessairement,
pour leur bon développement.
Le service des espaces verts s'est doté d'un matériel adapté (nacelle,
broyeurs de branches...) et s'attache à traumatiser les arbres le
moins possible par un élagage léger, bien suivi dans le temps. Ces
dispositions leur permettent de se former selon leur développement
naturel. En même temps, ils font l'objet de soins attentifs. C'est
ainsi que quelques spécimens remarquables comme, par exemple,
les marroniers de la place du 8 mai 1945 voient prolonger leur vie •
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La rue piétonne fêtée
Minuit, on ferme !
Samedi 8 octobre, beaucoup
de monde dans la rue de la
République et ses alentours.
Animations, musique, défilés... C'est la fête de la rue
piétonne, que l'on inaugure.
Saint-Denis Notre Ville y
reviendra, en images, le mois
prochain •
A juste titre, des dionysiens se
plaignent fréquemment des nuisances sonores provenant, la
nuit, de certains cafés de la ville.
La Municipalité a donc demandé
que l'heure de fermeture des
débits de boissons soit ramenée
de 2 heures à minuit comme cela
est pratiqué dans le département
voisin des Hauts-de-Seine, à la
satisfaction générale.
Question de bon sens
Un terrain, abandonné en 1977 par Citroën; dessus, des ateliers à moitié démolis, danger permanent pour les gosses de la cité Jacques
Duclos, tout près. La société Gallay implantée de l'autre côté,
demande l'autorisation de l'acquérir pour regrouper ses activités, en
particulier le stockage. Réponse de la DATAR : « installez-vous à
Cergy-Pontoise ! »
Michèle Mitolo et Oscar Oesterwind, conseillers généraux, Pierre
Zarka, député, sont intervenus; Marcelin Berthelot, dans une lettre au
premier Ministre s'est étonné de ce refus alors que notre département a
perdu 2250 emplois dans le secteur privé en 1982, et que Monsieur
Attali, délégué à l'Aménagement du Territoire, s'était engagé cet été
auprès de Jean-Louis Mons, Président du Conseil Général de la SeineSaint-Denis, à y favoriser l'implantation d'entreprises. Le Maire de
Saint-Denis a demandé à Pierre Mauroy d'intervenir pour que la
société Gallay puisse réaliser son projet dans notre ville. Ce que commandait le bon sens; le comité de décentralisation l'a finalement
décidé, en accordant l'agrément nécessaire. 400 emplois restent à
Saint-Denis •
Cette mesure qui contribuera à
assurer une meilleure sécurité
nocturne de la commune pourra
être levée à l'occasion de certaines manifestations, (mariages,
réunions) après examen particulier de la demande •
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RESSERER LES UENS
mentation soit appliquée
toute la rigueur nécessaire.
aux francs-moisins : une importante vie associative et de quartier
Des enfants b/essés par balle alors qu'ils jouaient tranquillement près de chez eux :
ce drame s'est produit par deux fois cet été à Saint-Denis, à quelques jours d'intervalle. Paolo et Laura à la cité de la Courtille et Salah aux Francs-Moisins, heureusement, n 'ont pas été gravement atteints; les tireurs ont été rapidement arrêtés : dans
un cas, un mineur de 1 5 ans s'était servi d'une arme chargée que son père avait
l'habitude d'avoir à portée de main. Dans l'autre, il s'agissait d'un déséquilibré,
habitant Saint-Denis depuis peu. L'émotion a été grande dans notre ville; et même
si ces événements ont peu à voir avec « l'engrenage de la violence dans les H.L.M.
de banlieue » évoqué par une presse plus soucieuse de sensationnel que d'objectivité, ils sont présents dans la mémoire de chacun et ont rendu plus vives les préoccupations des Dionysiens concernant la sécurité.
Devant de tels fait, une constatation s'impose : la possession anarchique d'armes, loin d'apporter la
sécurité, augmente au contraire
les risques d'actes irraisonnés et
dangereux, voire meurtriers.
Les récentes décisions gouvernementales concernant la réglementation de la vente et de la possession d'armes à feu ont pour cette
raison été approuvées par la Municipalité. Une délégation d'élus
venus faire part de l'émotion suscitée dans la ville par les événements, auprès du Cabinet de Monsieur Francesci, secrétaire d'Etat
chargé de la Sécurité Publique, a
émis le souhait que cette régle-
plus graves, mettre des limites en
l'absence desquelles certains
finissent par se croire tout permis.
D'une façon plus positive, ce qui
favorise le ressèrement des liens
entre les gens, entre les générations, le plaisir de participer, de
partager, de construire ensemble,
ont une influence bénéfique sur la
sécurité. Ainsi, aux FrancsMoisins justement, où existe
depuis longtemps une importante
vie associative et de quartier, la
délinquance reste faible.
La Municipalité, par sa politique
sociale et culturelle, en aidant les
associations, travaille également à
cette vie en harmonie de la communauté.
Les dionysiens ont en fait pas mal
d'atouts pour que leur ville soit
une ville « sûre », à condition que
chacun prenne ses responsabilités.
•
avec
Si la détention d'armes se révèle
plus dangereuse qu'efficace pour
améliorer la sécurité, par contre la
bonne entente entre la police, la
population et les élus a fait, elle, la
démonstration de son efficacité.
Cela a été le cas entre les policiers
chargés de l'enquête aux FrancsMoisins et les habitants de cette
cité et c'est aussi dans ce sens
que s'est engagée l'action de la
Municipalité pour améliorer la
sécurité à Saint-Denis. L'affectation, à sa demande, d'ilôtiers dans
trois quartiers (Centre, Est,
Francs-Moisins) commence d'ailleurs à donner des résultats, puisque c'est en partie à leur présence
préventive que le Commissaire de
Saint-Denis attribue la diminution
très sensible de la délinquance. On
assiste en effet depuis un an à une
décroissance certaine du nombre
de plaintes enregistrées (de 1 5 à
23 %). Dans le cadre de ces rapports constructifs avec la police,
la Municipalité est intervenue
auprès du Ministère de l'Intérieur
pour qu'un mini ordinateur, prévu
pour alléger les tâches administratives des agents, soit installé dans
les meilleurs délais au commissariat.
C'est maintenant chose faite, et
sa mise en service permettra
prochainement de libérer sept inspecteurs supplémentaires pour
renforcer les effectifs sur la voie
publique.
Ce travail de la police est déterminant, mais le comportement de
chacun également : réagir au sansgêne, à l'agressivité, aux dégradations, c'est empêcher des actes
Les plaintes sont reçues au commissariat de Saint-Denis de 8 h à 1 9 h sans
interruption.
Ce nouvel horaire a été adopté à titre
expérimental, dans le cadre de recherches d'amélioration du service public.
9
8
DESSINE MOI
UNE BROSSE A DENTS !
Une expérience originale de prévention bucco-dentaire a démarré à Saint-Denis.
TTDENIS
res préoccupations du gouen matière sanitaire, en
avec la publication de « la
a Santé » en juin 1 982.
île, la circulaire de Jack
ain Savary sur la Santé Scofié à ce service la mission de
n équipe avec les enseiune meilleure information
^s élèves. En même temps,
uses créations de postes (il
t pas eu depuis dix ans) ont
fes moyens de faire face à
on.
t
anté scolaire :
rôle important
« A vec de belles dents on est plus belle, avec des dents laides on est plus moche ».
« Malabar non, non les bonbons ! ». « Dents non brossées, dents abimées, dents
brossées, dents sauvées ».
Ces slogans percutants ne préparent pas le lancement d'une nouvelle marque de
dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des
pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos
enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les
enfants eux-mêmes.
Des dents blanches et bien alignées :
ce n'est pas tout dans un sourire, mais
cela y contribue largement; et des
dents saines et bien « chaussées »,
c'est la première condition d'une
bonne mastication; une bouche en bon
état joue un rôle important dans la
santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la
Santé comme le 3 e fléau mondial,
après le cancer et les maladies du
cœur; elle atteint en effet un nombre
impressionnant de gens, surtout des
jeunes : 95 % des adolescents de 1 7
ans en France ont des dents cariées ;
les conséquences pour la santé vont
de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement
du sang; entre les deux, mauvaise
assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires
abimés, zézaiements et autres désagréments.
Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des
visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche
en bonne santé.
Consciente de l'ampleur du problème
et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis
enfants au retour des écoles ? Et qui
dit que la litanie «j'veux des bonbons »
ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle
brosse à dent ? ».
les services de Santé Scoune part importante dans
pn et la réalisation du prode prévention buccodans chaque quartier, le
colaire est chargé d'animer
de travail et de réflexion sur
htion dentaire » en y assoles intervenants,
sa souplesse, ce programme
;rer facilement dans un prous vaste, au niveau départenational. C'est ainsi qu'il
naturellement sa place dans
le programme départemental pilote
« Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982
par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et
Jack Ralite, alors Ministre de la Santé.
Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et
réaliser cette première phase grâce à
l'appui de la Municipalité et parce que
les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une
Pour réussir, tous ces efforts doivent
se conjuguer à la volonté dans chaque
famille de faire ce qu'il faut pour une
bonne hygiène dentaire.
Un meilleur capital santé pour chacun,
c'est un enjeu qui en vaut la peine 0
MENSUEL /DU MERCREDI 12 OCTOBRE AU MARDI 8 NOVEMBRE 1983
i
i
iion-sensiumsaiion et ues amenés obstinées à recevoir des dessins
d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de
prévention, mais en même temps
auteurs, « acteurs-relais »; ils ont
exprimé ce que représente pour eux la
prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette
occasion de « faire entrer la vie dans
l'école » et chacun a sollicité sa classe
à sa manière.
Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à
leur façon. Certains ont retenu
l'aspect technique de la prévention :
brossage de haut en bas avec une
brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents
comme des sortes « d'enzymes glou-
Pour tous renseignements s'adresser au
Groupe de Travail-Prévention
Bucco-dentaire
Mairie de Saint-Denis
11
10
LECRAN
DESSINE
UNE BR(
Une expérience orig
Le cinéma l'ÉCRAN qui fêtera en décembre son premier anniversaire à déjà
rassemblé près de 60 000 spectateurs
et bénéficie de la fidélité de plus de
2 000 abonnés. Ces bons résultats nous
permettent maintenant d'obtenir les
films plus rapidement comme par
exemple ce mois-ci le nouveau film de
Paul Vecchiali avec le grand retour à
l'écran de Danièle Darrieux, et la palme
d'or de Cannes, la Ballade de Narayama.
L'éternel film d'aventures trouve ces
temps-ci de nouvelles voies, avec Tonnerre de feu qui avec spectaculaire
éclaire les agissements de la CIA,
Outsiders qui dans une forme renouant
avec le romanesque hollywoodien revient sur le malaise et la fureur de vivre
de la jeunesse, et enfin l'Australie est un
nouveau far-west pour les aventures de
l'Homme de la rivière d'argent réalisé
par George Miller.
Nous nous permettrons d'insister sur
deux titres dans ce programme, fort
différents mais de grande qualité; le
Destin de Juliette, le premier film d'une
jeune réalisatrice, chronique sociale portée par des comédiens extraordinaires,
et le chef-d'œuvre de Visconti, Ludwig
avec Romy Schneider dans un de ses
meilleurs rôles, présenté dans sa version intégrale, telle que le voulait le
grand cinéaste italien.
Enfin, le Ciné-Club, à partir du
25 octobre, présente un cycle qui s'attache à mieux faire comprendre, par
l'exemple vivant, l'un des procédés les
plus riches de l'écriture du cinéma : le
flash-back.
C'est tout pour cette fois et le mois
prochain nous aurons rendez-vous avec
Zelig, Vive la Sociale, Poussière d'empire, le Retour du Jedi, etc.
Venez donc nombreux chez nous, on
vous invite !
TONNERRE
DE FEU
U.S.A. 1982
Couleurs, 1 h 52, VOSTF
Son Dolby Stéréo
Réalisation :
John Badham
FRANCES
U.S.A. 1983
Couleurs - 2 h 19 VOSTF
Réalisation :
Graeme Clifford
Photo :
Laszlo Kovacs
Interprétation :
Jessica Lange
Sam Sheppard
Klm Stanley
Photo :
John. A. Alonzo
Interprétation :
Roy Scheider
Warren Oates
Malcom Me Dowell
Candy Clark
En 1984 à Los Angeles, Frank Murphy
fait partie de l'Astro-Division, une brigade de surveillance aérienne. De tempérament solitaire, il est choisi pour
tester le « Tonnerre de feu » avec un
autre ancien du Vietnam, le colonel
Cochrane. L'appareil, un hélicoptère
révolutionnaire, se révèle bientôt être un
redoutable engin d'espionnage,, permettant toutes les manipulations. Écrits par
les deux scénaristes de « Alien » de
Ridley Scott, « Tonnerre de Feu » a été
revu par John Badham, Roy Scheider et
Dean Reisner, fidèle collaborateur de
Clint Eastwood. Le film fait appel à de
nombreux trucages conçus le plus souvent en vidéo, et c'est la possibilité de
réaliser un certain nombre de scènes
spectaculaires et de cascades inédites
qui a motivé le metteur en scène. Un
saga d'aventures et d'action qui fait la
part aux bons sentiments démocratiques
face à une CIA toute puissante.
Mercredi 12 oct. à 15 h et 21 h
Jeudi 13 oct. à 18 h 30
Vendredi 14 oct. à 20 h 30
Samedi 15 oct. à 15 h et 20 h 30
Dimanche 16 oct. à 16 h 30 et
18 h 30
Lundi 17 oct. à 18 h 30
dienne prodige devenue « star » (une
Succès national en Australie, il s'agit
nouvelle Garbo). Mais elle ne put concid'un western, très américain de facture,
lier ses désirs avec les compromissions
et avec Kirk Douglas, qui nous refait ici
que le système imposait. Comme on ne
le coup du double rôle des frères
put faire plier Frances on brisa sa
ennemis. Il est vrai que l'Australie est un
carrière et sa vie. Pire, on la fit passer
terrain idéal pour acclimater le western
pour folle. Cette œuvre dramatique
des grands espaces, et que George
bénéficie de la prestation d'une actrice
Miller a sans doute vu et revu
étonnante de réalisme, qui force ici la
« L'homme qui n'a pas d'étoile » ou tel
conviction : Jessica Lange, que l'on
autre classique du genre. On retrouve
avait déjà remarqué dans « Le facteur
dans cette adaptation d'un poème de
sonne toujours deux fois » et dans
« Banjo » Paterson, la lutte habituelle
«Tootsie», et qui s'est totalement
entre la civilisation naissante et la fin du
impliquée dans ce personnage dramatiXIX e siècle, symbolisée par les éleveurs,
que qui refusait de se faire broyer par
et les pionniers encore sauvages, à
l'industrie hollywoodienne.
travers l'histoire exemplaire de Jim —
Mercredi 12 oct. à 18 h 30
c'est lui « l'homme de la rivière
Jeudi 13 oct. à 21 h
d'argent », et non Kirk Douglas — , et
Vendredi 14 oct. à 18 h et 22 h 30
de sa double fascination pour Jessica,
Samedi 15 oct. à 18 h et 22 h 30
jeune pouliche farouche, et pour un
Dimanche 16 oct. à 14 h et 20 h 30
étalon sauvage jadis responsable de la
Lundi 17 oct. à 15 h et 21 h
mort de son père. Miller a le sens de
l'espace et du rythme, et réussit à nous
restituer les émotions de la « belle
époque » du western.
Mercredi 19 oct. à 15 h
Vendredi 21 oct. à 20 h
Samedi 22 oct. à 15 h et 22 h
Dimanche 23 oct. à 16 h 30
Lundi 24 oct. à 15 h
après le cancer et les maladies du
cœur; elle atteint en effet un nombre
impressionnant de gens, surtout des
jeunes : 95 % des adolescents de 1 7
ans en France ont des dents cariées ;
les conséquences pour la santé vont
de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement
du sang; entre les deux, mauvaise
assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires
abimés, zézaiements et autres désagréments.
Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des
visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche
en bonne santé.
Consciente de l'ampleur du problème
et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis
î
I
Après quelques mois d'absence, Julien
Berg revient à Paris. Au lycée, les
choses ont bien changé. Moins d'assiduité chez les élèves. Désarroi chez les
professeurs. La guerre d'Algérie bouleverse les esprits. C'est dans ce contexte
que Julien fait la connaissance de Gilles,
un nouvel élève riche, cultivé, très
esthète. A cause de lui, il vole des tracts
dans le bureau du proviseur pour
défendre un de ses camarades menacé
d'expulsion, se fait lui-même renvoyer
et, contraint de résilier son sursis
militaire, il refuse de partir en Algérie et
tente de déserter avec l'aide de son
professeur de philosophie, responsable
d'un réseau. Très vite les choses tournent mal. Principe de mise en scène :
partir d'un personnage passif et irresponsable et faire de cette irresponsabilité le moteur du film. Zucca sert de façon
exemplaire le propos du cinéaste. Si
Dussolier et Dominique Laffin sont
également très convaincants, le film
fourmille aussi de rôles secondaires
dessinés avec précision, en de vifs
instantanés où les comédiens donnent,
en trois minutes, le meilleur d'euxmêmes. Un film qui revient avec gravité
mais aussi malice sur l'atsmosphère des
années 60.
Mercredi 19 oct. à 18 h 30
Jeudi 20 oct. à 21 h
Vendredi 21 oct. à 18 h
Samedi 22 oct. à 20 h
Dimanche 23 oct. à 18 h 30
Lundi 24 oct. à 21 h
Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à
leur façon. Certains ont retenu
l'aspect technique de la prévention :
brossage de haut en bas avec une
brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents
comme des sortes « d'enzymes glou-
I
France 1983
Couleurs 1 h 31
Réalisation :
Paul Vecchiali
Photo :
Georges Strouvé
Interprétation :
Danièle Darrieux
Hélène Surgère
Françoise Lebrun
Nicolas Silberg
France 1983
Couleurs 1 h 52
Réalisation :
Pascal Kané
Photo :
Robert Alazraki
Interprétation :
Jérôme Zucca
Dominique Laffin
André Dussolier
tion-sensiDinsation et des affichés destinées à recevoir des dessins
d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de
prévention, mais en même temps
auteurs, « acteurs-relais »; ils ont
exprimé ce que représente pour eux la
prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette
occasion de « faire entrer la vie dans
l'école » et chacun a sollicité sa classe
à sa manière.
L ECRAN
EN HAUT
DES MARCHES
L'HOMME
LIBERTY
DE LA RIVIÈRE BELLE
D'ARGENT
Australie 1982
Couleurs 1 h 40 VOSTF
Réalisation :
George Miller
1 Interprétation :
Kirk Douglas
Hollywood, années 30 : l'usine à rêves,
Tom Burlinson
mais aussi une machine qui détruit les
Jack Thompson
êtres qui lui résistent. Le film est
Sigrid Thornton
Lorraine Bayly
l'histoire de Frances Farmer, comé-
« A vec de be
« Malabar no
brossées, det
Ces slogans ]
dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous /es retrouviez bientôt aux vitrines des
pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos
enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les
enfants eux-mêmes.
Des dents blanches et bien alignées :
ce n'est pas tout dans un sourire, mais
cela y contribue largement; et des
dents saines et bien « chaussées »,
c'est la première condition d'une
bonne mastication ; une bouche en bon
état joue un rôle important dans la
santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la
Santé comme le 3 e fléau mondial,
I L ECRAN I L ECRAN I
Le film est un hommage de Vecchiali à
sa mère et le récit d'un épisode douloureux de sa vie. A 66 ans, Françoise
revient à Toulon, ville qu'elle a quittée
dix-huit ans auparavant dans des circonstances dramatiques : son mari a été
tué dans des règlements de comptes qui
ont suivi la guerre; on lui a pris sa villa.
Elle revient pour tuer. Pourtant la
vengeance n'est pas son mobile : elle
veut seulement faire entendre sa voix.
Mais en retrouvant sa ville, ses souvenirs, sa maison, sa famille, sa détermination se dilue. La femme, c'est Danièle
Darrieux. Sublime dans ce film où Paul
Vecchiali a mis tout ce qu'il pouvait de
lui-même, sans craindre de choquer des
esprits peu enclins aujourd'hui à accepter les hiatus de l'histoire.
Mercredi 19 oct. à 21 h
Jeudi 20 oct. à 18 h 30
Vendredi 21 oct. à 22 h
Samedi 22 oct. à 18 h
Dimanche 23 oct. à 14 h 30 et
20 h 30
Lundi 24 oct. à 18 h 30
LECRAN
OUTSIDERS
U.S.A. 1982
Couleurs 1 h 35 VOSTF
Son Dolby Stéréo
Réalisation :
Francis Coppola
Photo :
Steve H. Burum
Interprétation :
Matt Dillon
Ralph Macchio
Rob Lowe
Dans les années soixante, en Oklahoma,
le mal de vivre de trois adolescents des
quartiers pauvres et son exutoire : la
violence. Trente ans après Nicholas Ray,
Coppola apporte son témoignage sur la
délinquance juvénile, ses causes, ses
conséquences, en mettant son romantisme écorché au diapason des aspirations de la jeune génération. A propos
de « Outsiders », Francis Coppola
déclare : « Je voulais faire un film sur
les jeunes et sur l'idée d'appartenance à
un groupe social auquel on s'identifie et
où on se sent vraiment aimé. Même si
tous ces garçons sont pauvres et d'une
certaine façon insignifiants, l'histoire
leur donne une sorte de beauté et de
noblesse. Quand on regarde un soleil
couchant, on se rend compte qu'il est
déjà en train de mourir. Il en va de
même pour la jeunesse. C'est au moment où elle est la plus belle qu'elle
commence déjà à s'échapper. Le film se
situe à un instant magique de la vie des
garçons. C'est cet instant que j'ai voulu
saisir. Prendre un garçon des rues et en
faire un héros. »
Un autre malaise des années 60 transformé par le lyrisme du technicolor et de
Coppola.
Mercredi 26 oct. à 15 h et 21 h
Jeudi 27 oct. à 18 h 30
Vendredi 28 oct. à 18 h et 22 h
Samedi 29 oct. à 15 h et 20 h
Dimanche 30 oct. à 14 h 30 et
18 h 30
Lundi 31 oct. à 15 h et 21 h
auasi diuayaiue
que tes auires pour les
enfants au retour des écoles ? Et qui
dit que la litanie «j'veux des bonbons »
ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle
brosse à dent ? ».
prend tout naturellement sa place dans
le programme départemental pilote
« Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982
par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et
Jack Ralite, alors Ministre de la Santé.
Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et
réaliser cette première phase grâce à
l'appui de la Municipalité et parce que
les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une
Pour réussir, tous ces efforts doivent
se conjuguer à la volonté dans chaque
famille de faire ce qu'il faut pour une
bonne hygiène dentaire.
Un meilleur capital santé pour chacun,
c'est un enjeu qui en vaut la peine 0
Pour tous renseignements s'adresser au
Groupe de Travail-Prévention
Bucco-dentaire
Mairie de Saint-Denis
11
10
I
L ECRAN
I
L ECRAN
LE DESTIN
DE JULIETTE
LA BALLADE
DE NARAYAMA
France 1983
Couleurs 1 h 52
Réalisation :
Aline Isserman
Photo :
Dominique Le Rigoleur
Interprétation :
Laure Duthilleul
Richard Bohringer
Véronique Silver
Pierre Forget
Japon 1983
Couleurs 2 h 08 VOSTF
Réalisation :
Shohei Imamura
Photo :
Masao Tochizawa
Interprétation :
Sumiko Sakamoto
Ken Ogata
Aki Takejo
« Un jour, chez des amis, je rencontrais
« Madame X » affairée dans la cuisine à
préparer un repas. Madame X venait de
trouver cet emploi. Je fus intriguée par
le fait qu'elle ne se faisait appeler ni par
son prénom, ni par son nom de famille.
« Madame X » me raconta sa vie et je
compris pourquoi elle cherchait à effacer
toute trace de son passé. C'est à partir
de son récit que j'ai écrit le scénario,
inspiré donc de faits réels. Mais le film
n'en est pas pour autant un documentaire, ou une reconstitution authentique
d'une vie. Je ne pouvais que raconter
l'histoire à ma façon en y mêlant aussi
mon imaginaire, et en faire, enfin, un
récit très romancé. Il ne s'agissait pas
de raconter un fait divers mais de tenter
de donner ainsi au film une valeur
symbolique, hors du temps, sur le
destin des êtres, sur leurs enchaînements et sur leurs tragédies. »
Aline Isserman présente ainsi son premier film, rempli de tendresse pour des
personnages ballotés par des structures
sociales destructrices. Deux comédiens
de très grand talent ajoutent à la réussite
de ce film très remarqué à Cannes.
Mecredi 26 oct. à 18 h 30
Jeudi 27 oct. à 21 h
Vendredi 28 oct. à 20 h
Samedi 29 oct. à 18 h et 22 h
Dimanche 30 oct. à 16 h 30 et
20 h 30
Lundi 31 oct. à 18 h 30
Imamura raconte la vie d'un petit village
couvert de neige dans les montages de
Shinshu. La famine règne, la terre est
ingrate, le travail pénible. Les habitants
sont frustres : ici, les fils cadets doivent
rester sous le toit familial, pour cultiver
le sol sans avoir la permission de se
marier; ici, on tue ceux qui osent voler
de la nourriture et on vend les petites
filles « en trop ». Ici, à soixante-dix ans,
il est de règle de se rendre au sommet
de la montagne aux chênes (Narayama)
et d'y attendre la mort : une habitante du
village, Orin, va justement sur sa
soixante-dixième année. Elle possède
une dentition parfaite, signe de vitalité.
La loi est la loi. Elle va donc se briser les
dents pour prouver qu'elle est devenue
une bouche inutile. Accepter sa mort,
c'est accepter la survie des autres. Chez
les animaux aussi, on copule, on meurt,
on tue et Imamura ne manque pas, dans
un parallèle d'apposer ces scènes animales à celles des villageois. Son sens
du naturalisme est celui d'un entomologiste. Il fait de son film une interrogation
sur le sens véritable de la vie humaine.
« La Ballade de Narayama » a obtenu la
palme d'or au dernier Festival de
Cannes.
Mercredi 2 nov. à 15 h, 18 h 30 et
21 h
Jeudi 3 nov. à 18 h
Vendredi 4 nov. à 18 h
Samedi 5 nov. à 15 h et 22 h
Dimanche 6 nov. à 14 h 30 et
20 h 30
Lundi 7 nov. à 18 h 30 et 21 h
■
LECRAN # LECRAN I L ECRAN Jl LECRAN
B.
H
L'EMPIRE
DE LA PASSION
DESSINE
UNE BR(
Une expérience orig
Le cinéma l'ECRAN qui fêtera en décembre son premier anniversaire à déjà
rassemblé près de 60 000 spectateurs
et bénéficie de la fidélité de plus de
2 000 abonnés. Ces bons résultats nous
permettent maintenant d'obtenir les
films plus rapidement comme par
exemple ce mois-ci le nouveau film de
Paul Vecchiali avec le grand retour à
l'écran de Danièle Darrieux, et la palme
d'or de Cannes, la Ballade de Narayama.
L'éternel film d'aventures trouve ces
temps-ci de nouvelles voies, avec Tonnerre de feu qui avec spectaculaire
éclaire les agissements de la CIA,
Outsiders qui dans une forme renouant
avec le romanesque hollywoodien revient sur le malaise et la fureur de vivre
de la jeunesse, et enfin l'Australie est un
nouveau far-west pour les aventures de
l'Homme de la rivière d'argent réalisé
par George Miller.
Nous nous permettrons d'insister sur
deux titres dans ce programme, fort
différents mais de grande qualité; le
Destin de Juliette, le premier film d'une
jeune réalisatrice, chronique sociale portée par des comédiens extraordinaires,
et le chef-d'œuvre de Visconti, Ludwig
avec Romy Schneider dans un de ses
meilleurs rôles, présenté dans sa version intégrale, telle que le voulait le
grand cinéaste italien.
Enfin, le Ciné-Club, à partir du
25 octobre, présente un cycle qui s'attache à mieux faire comprendre, par
l'exemple vivant, l'un des procédés les
plus riches de l'écriture du cinéma : le
flash-back.
C'est tout pour cette fois et le mois
prochain nous aurons rendez-vous avec
Zelig, Vive la Sociale, Poussière d'empire, le Retour du Jedi, etc.
Venez donc nombreux chez nous, on
vous invite !
TONNERRE
DE FEU
U.S.A. 1982
Couleurs, 1 h 52, VOSTF
Son Dolby Stéréo
Réalisation :
John Badham
Photo :
John. A. Alonzo
Interprétation :
Roy Scheider
Warren Oates
Malcom Me Dowell
Candy Clark
En 1984 à Los Angeles, Frank Murphy
fait partie de l'Astro-Division, une brigade de surveillance aérienne. De tempérament solitaire, il est choisi pour
tester le « Tonnerre de feu » avec un
autre ancien du Vietnam, le colonel
Cochrane. L'appareil, un hélicoptère
révolutionnaire, se révèle bientôt être un
redoutable engin d'espionnage,, permettant toutes les manipulations. Écrits par
les deux scénaristes de « Alien » de
Ridley Scott, « Tonnerre de Feu » a été
revu par John Badham, Roy Scheider et
Dean Reisner, fidèle collaborateur de
Clint Eastwood. Le film fait appel à de
nombreux trucages conçus le plus souvent en vidéo, et c'est la possibilité de
réaliser un certain nombre de scènes
spectaculaires et de cascades inédites
qui a motivé le metteur en scène. Un
saga d'aventures et d'action qui fait la
part aux bons sentiments démocratiques
face à une CIA toute puissante.
Mercredi 12 oct. à 15 h et 21 h
Jeudi 13 oct. à 18 h 30
Vendredi 14 oct. à 20 h 30
Samedi 15 oct. à 15 h et 20 h 30
Dimanche 16 oct. à 16 h 30 et
18 h 30
Lundi 17 oct. à 18 h 30
FRANCES
U.S.A. 1983
Couleurs - 2 h 19 VOSTF
Réalisation :
Graeme Clifford
Photo :
Laszlo Kovacs
Interprétation :
Jessica Lange
Sam Sheppard
Kim Stanley
Hollywood, années 30 ; l'usine à rêves,
mais aussi une machine qui détruit les
êtres qui lui résistent. Le film est
l'histoire de Frances Farmer, comédienne prodige devenue « star » (une
nouvelle Garbo). Mais elle ne put concilier ses désirs avec les compromissions
que le système imposait. Comme on ne
put faire plier Frances on brisa sa
carrière et sa vie. Pire, on la fit passer
pour folle. Cette œuvre dramatique
bénéficie de la prestation d'une actrice
étonnante de réalisme, qui force ici la
conviction : Jessica Lange, que l'on
avait déjà remarqué dans « Le facteur
sonne toujours deux fois » et dans
« Tootsie », et qui s'est totalement
impliquée dans ce personnage dramatique qui refusait de se faire broyer par
l'industrie hollywoodienne.
Mercredi 12 oct. à 18 h 30
Jeudi 13 oct. à 21 h
Vendredi 14 oct. à 18 h et 22 h 30
Samedi 15 oct. à 18 h et 22 h 30
Dimanche 16 oct. à 14 h et 20 h 30
Lundi 17 oct. à 15 h et 21 h
« A vec de be
« Malabar ne
brossées, de,
Ces slogans]
dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des
pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos
enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les
enfants eux-mêmes.
Des dents blanches et bien alignées :
ce n'est pas tout dans un sourire, mais
cela y contribue largement; et des
dents saines et bien « chaussées »,
c'est la première condition d'une
bonne mastication; une bouche en bon
état joue un rôle important dans la
santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la
Santé comme le 3 e fléau mondial,
après le cancer et les maladies du
cœur; elle atteint en effet un nombre
impressionnant de gens, surtout des
jeunes : 95 % des adolescents de 1 7
ans en France ont des dents cariées ;
les conséquences pour la santé vont
de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement
du sang; entre les deux, mauvaise
assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires
abimés, zézaiements et autres désagréments.
Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des
visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche
en bonne santé.
Consciente de l'ampleur du problème
et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis
L LUDWIG
D VISCONTI
AU!
Co
Réi
Ge
lnt(
Kir
Toi
Ja<
Sic
Loi
Italie-France 1972
Couleurs 4 h 05 VOSTF
Réalisation :
Lucchino Visconti
Photo :
Armando Nannuzzi
Interprétation :
Helmut Berger
Romy Schneider
Trevor Howard
Silvana Mangano
Le film est l'histoire de Louis II, roi de
Bavière, dans le contexte d'une AlleSu magne conduite par Bismark et qui
d'i
s'engage sur la voie du nationalisme et
et
de l'essor économique. Louis II ne
le s'intéresse guère à la politique et préfère
en
la littérature et la musique. Il rencontre
ter et protège des artistes comme Wagner
de mais se heurte à ses ministres qui lui
Mi reprochent ses dépenses extravagantes,
«
comme le fameux château qu'il se fait
au
construite en Bavière. A travers le destin
da tragique d'une famille royale qui n'a plus
« I sa place dans l'histoire, Elizabeth suren. nommée Sissi connaîtra bien des malXII heurs et Louis II finira noyé dans le lac
et
de Berg. Visconti analyse les rapports de
tra l'individu à son époque, les rapports de
c'i l'artiste au pouvoir et la décadence du
d' principe, de l'éclatement de l'Allemagne
de qui aboutira à la mise en place d'un
jei régime fort. D'une richesse formelle
étî
stupéfiante, aussi bien dans le luxe
m<
théâtralisé des costumes et décors que
l'e
dans l'exceptionnelle qualité de la lures mière, Ludwig est un film sur la fin de la
ép
folie romantique, l'œuvre maîtresse de
Ml Visconti, restituée dans sa version origiVe nelle de 4 heures. Un chef-d'œuvre de
Sa
l'histoire du cinéma.
Dii Jeudi 3 nov. à 20 h 30
Lu
Vendredi 4 nov. à 20 h
Samdi 5 nov. à 18 h
Dimanche 6 nov. à 16 h 30
Lundi 7 nov. à 14 h
CYCLE CONSACRE AU FLASH-BACK
Pendant cinématographique de l'analyse
littéraire, le tlash-back nous autorise à
reconduire la question capitale de la
narrativité et du rapport des deux récits,
littéraire ou filmique, qui mutuellement
se contaminent. Car le cinéma intègre
dans ses mécanismes la technique narrative, délivrant ou enfouissant le fil
conducteur du récit pour assurer son
déploiement. Et le récit comme tel, se
joue dans le rapport entre l'ordre temporel de succession des événements de
l'histoire, et celui, pseudo-temporel, de
leur disposition dans le récit.
Le flash-back, comme l'analyse, signale
une distorsion, figure une discordance
entre ces deux durées, entre l'histoire et
le récit. Le récit, faisant retour sur soi,
revenant sur son passé (réel ou onirique) se scinde, entame son flux, sa
linéarité. Si le flash-back constitue une
figure singulière inhérente au cinéma,
s'il confère au récit filmique ampleur et
vitalité, s'il illustre son propre mouvement (l'actualise et l'image), il n'en
demeure pas moins que son sens, sa
« valeur », ne peuvent éclore qu'en
situation (contexte filmique), selon l'intention, le projet, guidant son usage et
réglant son opération. Flash-back répétitif, mémoriel ou complétif : servant
différents « points de vue » (Comtesse
aux pieds nus; Ultime razzia...); articulant présent et passé fantomatique (Marienbad; Je t'aime, je t'aime); soulignant l'inéluctabilité d'un destin dont la
fin se trouve par avance amorcée (Le
jour se lève); comblant après-coup une
lacune du récit premier, le déroutant ou
le réorientant, le régénérant ou l'éclairant rétrospectivement (émergence de
l'événement originel obsessionnel : Hitchcock, Marnie)...
Les films programmés devraient permettre, ponctuellement, d'élargir et de
sonder cette diversité de fonctions.
Programme sous
iion-sensiDinsation et des attiches destinées à recevoir des dessins
d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de
prévention, mais en même temps
auteurs, « acteurs-relais »; ils ont
exprimé ce que représente pour eux la
prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette
occasion de « faire entrer la vie dans
l'école » et chacun a sollicité sa classe
à sa manière.
Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à
leur façon. Certains ont retenu
l'aspect technique de la prévention :
brossage de haut en bas avec une
brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents
comme des sortes « d'enzymes glou-
de Nagisa Oshlma
(Japon 1978 VOSTF)
avec Kazuko Yoshlyuki,
Tatsua Fuji.
Mardi 18 oct. à 21 h
L'ANNEE DERNIERE
A MARIENBAD
de Alain Resnais
(France 1959)
avec Delphine Seyrig,
Giorgio Albertazzi.
Mardi 25 oct. à 18 h 30
LE JOUR SE LÈVE
de Marcel Carné
(France 1939)
avec Jean Gabin,
Arletty,
Jules Berry.
Mardi 25 oct. à 21 h
GOUPI MAINS ROUGES
de Jacques Becker
(France 1943)
avec Fernand Ledoux,
Georges Rollin.
Blanchette Brunoy.
Mardi 1" nov. à 18 h 30
PAND0RA
d'Albert Lewin
(U .S .A. 1951)
avec Ava Gardner.
James Mason.
IDE M S
res préoccupations du gouen matière sanitaire, en
avec la publication de « la
a Santé » en juin 1 982.
)le, la circulaire de Jack
ain Savary sur la Santé Sco)é à ce service la mission de
n équipe avec les enseiune meilleure information
;s élèves. En même temps,
uses créations de postes (il
t pas eu depuis dix ans) ont
s moyens de faire face à
Ion.
Mardi 1" nov. à 21 h
LA VALLEE
DE LA PEUR
janté scolaire :
rôle important
de Raoul Walsh
(U.S.A. 1947 VOSTF)
avec Robert Mitchum,
Teresa Wright,
Judith Andersen.
les services de Santé ScoUne part importante dans
n et la réalisation du prode prévention buccoLA STRATEGIE
dans chaque quartier, le
DE L'ARAIGNÉE
;olaire est chargé d'animer
de Bernardo Bertolucci
de travail et de réflexion sur
(Italie 1969 VOSTF)
ition dentaire » en y assoavec Giullo Brogi.
Allda Valli,
es intervenants,
Tino Scotti.
a souplesse, ce programme
Mardi 8 nov. à 21 h.
réserve. Tél. au 820.99.20
|rer facilement dans un pro[JS vaste, au niveau départenational. C'est ainsi qu'il
prena TOUT 'naturellement sa place dans
ouaai auiayailLC U.UC IC5 duutb puur Itîb
le programme départemental pilote
enfants au retour des écoles ? Et qui
« Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982
dit que la litanie «j'veux des bonbons »
par Jean Louis Mons Président du Conne pourrait pas se transformer à la lonseil Général de la Seine Saint-Denis et
gue en « dis-donc, et ma nouvelle
Jack Ralite, alors Ministre de la Santé.
brosse à dent ? ».
Mardi 8 nov. à 18 h 30
Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et
réaliser cette première phase grâce à
l'appui de la Municipalité et parce que
les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une
Pour réussir, tous ces efforts doivent
se conjuguer à la volonté dans chaque
famille de faire ce qu'il faut pour une
bonne hygiène dentaire.
Un meilleur capital santé pour chacun,
c'est un enjeu qui en vaut la peine %
Pour tous renseignements s'adresser au
Groupe de Travail-Prévention
Bucco-dentaire
Mairie de Saint-Denis
11
10
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CALENDRIER DU MERCREDI 12 OCTODRE
AU MARDI 8 NOVEMBRE 1983
Tonnerre de feu
Tonnerre de (eu
Tonnerre de (eu
DESSINI
UNE BR
Une expérience origl
20 h 30 : Tonnerre de feu
22 h 30 : Frances
22 h 30 : Frances
Tonnerre de (eu
18 h Frances
20 h 30 : Tonnerre de feu
14 h Frances
Tonnerre de feu
20 h 30 Frances
Tonnerre de feu
Tonnerre de feu
L'Homme de la rivière
d'argent
L'Homme de la rivière
d'argent
14 h 30
En haut des marches
L'Homme de la
rivière d'argent
L'Homme de la rivière
d'argent
La Cérémonie
L'Empire de la passion
Liberty Belle
En haut des marches
En haut des marches
Liberty Belle
18 h Liberty Belle
20 h L'Homme
de la rivière d'argent
En haut des marches
18 h En haut des marches
20 h Liberty Belle
L'Homme de la
rivière d'argent
Liberty Belle
20 h 30
En haut des marches
En haut des marches
Liberty Belle
L'Année dernière à Marienbad
Le jour se lève
a depuis plusieurs années aidé ce qui
pouvait développer l'apprentissage de
ces habitudes, en particulier chez les
enfants : exercices de brossage de
dents dans les centres de vacances,
mercredi réservé aux enfants pour les
consultations dentaires dans les centres de santé, information sur la santé
bucco-dentaire et séance de dépistage
suivie éventuellement de soins chaque
semaine au centre Henri Barbusse (les
parents choisissent le dentiste et le
lieu des soins. S'ils veulent un rendezvous sur place, ils ont priorité. 6 50
enfants par an bénéficient de cette
prévention); gobelets, brosses à
dents, dentifrice distribués par la
Médecine Scolaire en liaison avec des
enseignants, visite des cabinets dentaires des Centres de Santé, animation
pédagogique autour des dents (à l'initiative d'enseignants), réunions
d'information pour les parents organisées par des comités de parents d'élèves, avec participation de dentistes.
pas de schéma
préconçu
Le Destin de Juliette
Le Destin de Juliette
14 h 30 Outsiders
18 h lutsiders
20 h Le Destin de Juliette
18 h Le Destin de Juliette
20 h 'lutsiders
Le Destin de Juliette
20 h 30
Le Destin de Juliette
Le Destin de Juliette
Le Destin de Juliette
Goupi mains rouges
La Ballade de Narayama
La Ballade de Narayama
La Ballade de Narayama
La Ballade de Narayama
18 h
La Ballade de Narayama
20 h 30 .udwlg
18h
La Ballade de Narayama
20 h Ludwig
La Ballade de Narayam
18 h Ludwig
20 h 30
La Ballade de Narayama
14 h 30
La Ballade de Narayama
La Ballade de Narayama
La Ballade de Narayama
La Vallée de la peur
La Stratégie de l'araignée
Les séances se déroulent à L'ÉCRAN
59, boulevard Jules-Guesde à SAINT-DENIS. Tél. 820.99.20
Prix d'entrée : 20 F. Carte d'abonnement : 20 F (4 mois) ou 60 F à l'année
Entrée avec la carte : 15 F.
« A vec de bel
« Malabar n\
brossées, de\
Ces slogans]
dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des
pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos
enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les
enfants eux-mêmes.
Des dents blanches et bien alignées :
ce n'est pas tout dans un sourire, mais
cela y contribue largement; et des
dents saines et bien « chaussées »,
c'est la première condition d'une
bonne mastication; une bouche en bon
état joue un rôle important dans la
santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la
Santé comme le 3 e fléau mondial,
10
après le cancer et les maladies du
cœur; elle atteint en effet un nombre
impressionnant de gens, surtout des
jeunes : 9 5 % des adolescents de 17
ans en France ont des dents cariées ;
les conséquences pour la santé vont
de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement
du sang; entre les deux, mauvaise
assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires
abimés, zézaiements et autres désagréments.
Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des
visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche
en bonne santé.
Consciente de l'ampleur du problème
et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis
La réussite de ces actions tient à deux
raisons : d'une part, le travail en
équipe, aux côtés des dentistes, de
ceux qui ont pour but l'épanouissement, le développement harmonieux
des enfants, et les parents en premier
lieu. D'autre part, à chaque fois, les
réalités et les besoins propres aux
enfants ont dicté le choix des moyens
adaptés. Cette expérience féconde du
travail en équipe, la Municipalité a souhaité la développer encore davantage,
l'affiner et en même temps la généraliser afin que tous les enfants de SaintDenis puissent en bénéficier : un vaste
programme de prévention est donc
proposé aux écoles et à tous les secteurs en relation avec la vie des
enfants de 0 à 11 ans.
Première étape de ce programme : une
campagne d'affiches réalisées par les
enfants, qui a commencé en avril
1 983. Les enseignants des écoles primaires ont reçu plusieurs documents
pour préparer une séance d'information-sensibilisation et des affiches destinées à recevoir des dessins
d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de
prévention, mais en même temps
auteurs, « acteurs-relais »; ils ont
exprimé ce que représente pour eux la
prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette
occasion de « faire entrer la vie dans
l'école » et chacun a sollicité sa classe
à sa manière.
Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à
leur façon. Certains ont retenu
l'aspect technique de la prévention ;
brossage de haut en bas avec une
brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents
comme des sortes « d'enzymes glou-
tons » malveillants. L'importance de la
dentition dans l'image qu'on a de soi et
qu'on en donne aux autres est fortement ressentie : « Je ne veux pas parler, on va voir mes caries » avoue dans
une bulle une écolière toute confuse.
D'autres dessins mettent en scène des
enfants qui reconnaissent, mais trop
tard, combien leurs parents avaient raison de leur dire, mais en vain, de se
laver les dents et de ne pas manger
trop de bonbons !
La salle de bains familiale est souvent
représentée, ainsi que le cabinet du
dentiste. Mais on voit aussi des
requins fuir une escadre de malabars et
de carambars !
j'veux une brosse
à dents !
des premières préoccupations du gouvernement en matière sanitaire, en
particulier avec la publication de « la
Charte de la Santé » en juin 1 982.
Par exemple, la circulaire de Jack
Ralite et Alain Savary sur la Santé Scolaire a donné à ce service la mission de
travailler en équipe avec les enseignants, à une meilleure information
sanitaire des élèves. En même temps,
de nombreuses créations de postes (il
n'y en avait pas eu depuis dix ans) ont
amélioré les moyens de faire face à
cette mission.
santé scolaire :
un rôle important
Cependant l'intérêt de ces dessins ne
s'arrête pas là. La force d'expression
que les enfants y ont mise va servir :
après avoir été analysées, les affiches
seront proposées pour affichage aux
divers lieux qui reçoivent des enfants
dans Saint-Denis et aux pharmaciens,
pour leur vitrine. En effet, pourquoi la
vitrine du pharmacien ne serait-elle pas
aussi attrayante que les autres pour les
enfants au retour des écoles ? Et qui
dit que la litanie «j'veux des bonbons »
ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle
brosse à dent ? ».
Et de fait, les services de Santé Scolaire ont une part importante dans
l'élaboration et la réalisation du programme de prévention buccodentaire : dans chaque quartier, le
médecin scolaire est chargé d'animer
un groupe de travail et de réflexion sur
« la prévention dentaire » en y associant tous les intervenants.
Du fait de sa souplesse, ce programme
peut s'insérer facilement dans un programme plus vaste, au niveau départemental ou national. C'est ainsi qu'il
prend tout naturellement sa place dans
le programme départemental pilote
« Mère-Enfant-Santé » lancé en 1982
par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et
Jack Ralite, alors Ministre de la Santé.
Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et
réaliser cette première phase grâce à
l'appui de la Municipalité et parce que
les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une
Pour réussir, tous ces efforts doivent
se conjuguer à la volonté dans chaque
famille de faire ce qu'il faut pour une
bonne hygiène dentaire.
Un meilleur capital santé pour chacun,
c'est un enjeu qui en vaut la peine 9
Pour tous renseignements s'adresser au
Groupe de Travail-Prévention
Bucco-dentaire
Mairie de Saint-Denis
11
m
4 & 8. ..PARTEZ!
Rénovation qui va s'ériger sous nos
yeux; sans aucun doute le plus vaste
chantier d'une opération dont les travaux ont démarré fin 1978, rue Jean
Jaurès et sur laquelle vous avez été
régulièrement informés. Sa durée ?
trente mois avec, inévitablement,
quelques perturbations pour les riverains du quartier, pour ceux qui ont pris
l'habitude de le traverser ou d'y stationner.
En attendant.
au centre, les immeubles de la rénovation déjà construits, à gauche le terrain de l'îlot 4
Enfin ! le vaste espace délimité
par les rues Jaurès, Dupont,
Blanqui, Chabrol et le boulevard de la Commune de Paris
vient de s'animer. La revitalisation du cœur de Saint-Denis se
poursuit avec, ici, la réalisation
des ilôts 4 et 8 de la rénovation
du quartier Basilique.
Que va t-il en sortir ? Faisons l'inventaire : un parking public de 822 places,
un parking privé de 522 places (les
deux en sous-sol) un supermarché, des
boutiques, des bureaux, 383 logements H.L.M. locatifs. C'est donc une
partie importante du programme de la
1
2
C'est d'ailleurs sur ce dernier point que
les répercussions sont les plus sensibles.
Le problème du stationnement, les
dionysiens le connaissent bien. Sa
solution, à terme, dépendra en grande
partie du prolongement de la ligne 13
du métro qui, en retirant au centre ville
sa fonction de tête de ligne, amènera
nombre d'automobilistes à ne plus y
laisser leurs véhicules durant la journée. Mais en attendant, il faut bien
trouver des palliatifs. C'est pourquoi,
outre le Parking d'Intérêt Régional de
la Porte de Paris et le parking de la rue
des Chaumettes ouvert au début de
l'année prochaine, deux espaces ont
été sommairement aménagés, l'un à
l'angle du boulevard de la Commune
de Paris et de l'avenue Jean Moulin,
l'autre rue Paul Eluard près du
gymnase Maurice Baquet. Le nombre
de places de stationnement ainsi offertes compense tout à fait celles qui ont
été supprimées par l'ouverture du
chantier avec, il est vrai, pour certains,
la nécessité de faire quelques minutes
de marche à pieds.
La circulation automobile a dû subir,
elle aussi, des modifications : pour
l'essentiel, elles concernent l'accès à
la rue Albert Walter par les rues Blanqui et Jean Jaurès, désormais interdit
en provenance de la place Jean Jaurès.
La rénovation du centre ville avance,
avec ses lenteurs, dûes à de nombreuses contraintes. Il est vrai qu'une telle
opération, décisive pour l'avenir de la
ville ne peut être bâclée. Aussi,
armons nous de patience, le résultat
final constituera certainement la plus
belle des récompenses.
•
a rentrée
Rentrée 1983 : préparée de bonne heure,
précédée d'une vaste concertation entre les élus,
l'administration, les parents d'élèves, les syndicats d'enseignants,
elle s'est passée correctement, dans l'ensemble,
à Saint-Denis. Certes beaucoup de difficultés demeurent :
problèmes de moyens en enseignement, du coût de la rentrée pour les familles,
des crédits pour les constructions; mais la volonté du gouvernement
de stopper la dégradation du système éducatif commence à donner des résultats.
Et l'attitude nouvelle des pouvoirs publics envers
les différents partenaires de l'école permet une concertation constructive
pour mieux utiliser les moyens existants
et préparer les changements indispensables du système éducatif.
Dans plusieurs écoles de notre ville, des équipes pédagogiques
se constituent, les enseignants d'une école se mettent
à travailler sur une expérience, un projet communs.
... et à saint-denis
Tous les éléments de la situation ne sont pas encore connus, et
beaucoup de choses peuvent encore évoluer. Néanmoins, huit
jours après la rentrée, on se rend compte des progrès réalisés, et
notamment du fait qu'elle a été techniquement mieux préparée :
chaque classe maternelle et primaire a eu son « instit » le matin
du 9. Dans le secondaire, des postes restent à pourvoir : une
dizaine, mais concentrés sur deux C.E.S. et le lycée. Ces ratés
n'ont toutefois rien de comparable avec ce qu'on a connu avant
1981, et les élus avec les parents d'élèves agissent auprès de
l'administration pour y porter remède.
Du point de vue des effectifs, on constate une poussée importante, dans les classes de seconde des lycées. C'est le résultat
des mesures prises par le gouvernement pour empêcher la sortie
massive de jeunes du système scolaire, sans formation.
Pour les maternelles, une question, toujours non résolue : 200
enfants attendant une place en maternelle. Un début de réponse
serait, pour notre ville, l'ouverture de sept nouvelles classes,
demandées par la Municipalité. Trois ont été obtenues dans les
écoles Pleyel, Estrées, Franciade.
Des difficultés d'accueil continuent donc d'exister; les classes de
maternelle fonctionnent encore avec 30 enfants.
Quant au primaire, la situation est plus satisfaisante. Quatre
ouvertures, sur les 8 demandées, ont été obtenues : à Jean Vilar,
Daniel Sorano, Robespierre, Saint-Just. Elles permettent de respecter la moyenne de 24 élèves par classe.
Cependant, au delà des conditions techniques de la rentrée, la
réalité nouvelle de ce début d'année scolaire 83-84, c'est la mise
en œuvre des idées nées l'an passé des discussions dans les
milieux scolaires : définition du projet de Zone Prioritaire aux
Francs-Moisins, mise en chantier d'un projet « Comment l'enfant
accède à la culture » centré sur les écoles de Saint-Denis, développement de la liaison crèche-école maternelle, intégration du
milieu scolaire aux campagnes de prévention bucco-dentaire et
« Saint-Denis ville propre ».
une rentrée mieux organisée
au niveau national...
Les deux années passées, d'importantes mesures ont apporté un
ballon d'oxygène à un système éducatif bien mal en point; des
améliorations sérieuses pour les élèves et pour les maîtres en
avaient résulté : rappelons pour mémoire les 36 000 postes
crées, la lutte contre l'échec scolaire, la mise en place des Zones
d'Education Prioritaires, le développement de l'enseignement
technique, le relèvement des bourses...
L'année écoulée a davantage été celle de la réflexion et du débat,
à tous les niveaux, sur les changements à apporter à notre
système scolaire, et d'autre part l'accent a été mis sur la prépara
tion technique de la rentrée.
L M M J V S D
1 2
3 4 5 8 7 8 9
1011 1213 14 15 16
171819 20 2122 23
24 2526 27 28 29 30
31
les élus
sur le terrain
• Une concertation de tous les
partenaires de l'école a préparé
la rentrée 83; les élus ont été
particulièrement sollicités,
notamment pour la définition
de la carte scolaire,
• Pierre Zarka, député et François Rondepierre, Maire-adjoint
ont écrit à l'Inspection d'Académie pour protester contre
l'insuffisance des moyens
affectés au remplacement des
instituteurs, dès que les chiffres ont été connus.
• Le jour de la rentrée, un ou
plusieurs conseillers municipaux étaient présents dans
chaque établissement de la
ville pour recenser les besoins
encore à satisfaire, recueillir
les avis tant de l'administration
que des parents d'élèves.
• François Rondepierre s'est
rendu au Rectorat pour faire le
point de la situation et demander les mesures nécessaires
pour les problèmes les plus
urgents, notamment celui des
S.E.S.
une évolution positive
Des équipes pédagogiques se constituent, décident d'éliminer les
doubles niveaux, de faire travailler les élèves en difficulté par
petits groupes. Toutes ces actions et ces projets reçoivent le soutien et l'aide pratique de la Municipalité. Les élus participent à leur
élaboration. La lutte concertée contre l'échec, la ségrégation scolaires s'organise.
Cette évolution est prometteuse. Cependant de graves problèmes demeurent :
• La situation alarmante des S.E.S. : de nombreux enseignants
manquent, des heures de cours ne sont pas assurées, des élèves
n'ont pas d'enseignant. Cette carence, due au fait que les enseignants des S.E.S. sont des stagiaires, de passage, non remplacés
en cas d'absence, est d'autant moins acceptable que les élèves
des S.E.S. sont des précisément ceux qui auraient le plus besoin
d'un encadrement spécialisé, et stable.
• Les capacités d'accueil des L.E.P. restent insuffisantes : de
nombreux élèves souhaitant faire un B.E.P. n'ont pas pu être
accueillis, même en acceptant une autre formation que celle
qu'ils avaient choisie.
• Des moyens supplémentaires encore insuffisants dans les écoles où sont accueillis de nombreux élèves non-francophones.
• Le problème des remplacements des enseignants en maladie,
formation ou maternité est général, en raison de l'insuffisance
des effectifs de remplacement prévus, 29 postes sur les 36
nécessaires. La Municipalité est intervenue pour réclamer leur
augmentation.
Ni toute rose, ni toute noire, la rentrée 83 à Saint-Denis reflète, à
côté de difficultés réelles liées à l'insuffisance des moyens face
aux besoins, les changements non moins réels qui se sont opérés
et les possibilités à exploiter pour les approfondir.
■
Les élections à la Sécurité Sociale
ont lieu le 19 octobre : c'est
l'occasion pour chacun de participer directement aux grandes
décisions en matière d'allocations
familiales, retraite, assurances
maladie, maternité et accidents
du travail, en élisant des représentants qui seront majoritaires
au Conseil d'Administration de
la Sécurité Sociale.
Le scrutin se déroule de 8 à 20 h
dans votre bureau de vote habituel. Vous pouvez voter pendant
votre temps de travail ou par procuration si vous avez un empêchement professionnel ou médical m
La Crèche Familiale, 21, rue Jean
Mermoz, recrute pour le quartier
Nord-Ouest de Saint-Denis des
Assistantes Maternelles (exnourrices) déjà agrée P.M.I. ou
des personnes non agrées désirant
garder des enfants à domicile.
Pour tous renseignements
s'adresser au 235.02.33 de 9 h à
10 h 30 et de 14 h à 15 h m
243.87.00 Rappelons que vous
pouvez appeler ce numéro 24
heures sur 24 pour des problèmes
résidence (quittance de loyer par
exemple). Les listes sont ouvertes
à tous ceux qui auront plus de 18
ans le 1 er mars 1984 m
de propreté dans la ville. Vos
appels seront suivis immédiatement d'interventions du service
du nettoiement.
C'est pour chacun d'entre vous
une des possibilités de participer
activement à la campagne SaintDenis Ville Propre %
?'
Les jeunes de 16 à 18 ans, qui
veulent acquérir une véritable
formation professionnelle débouchant sur un emploi, peuvent se
présenter chaque jour à la permanence d'accueil, d'information et
d'orientation, maison de la jeunesse et des associations, 12,
place de la Résistance (tél. :
243.44.33). Les animateurs de la
permanence les aideront à trouver une solution à leur problème
La permanence administrative de
la Caisse d'Allocations Familiales
se tient depuis le 1 er septembre au
Centre Social Municipal, 4, place
Gaston Dourdin, le lundi de 13 h
30 à 16 h 30 et non plus le mercredi matin comme auparavant •
1
L 'inscription sur les listes électorales est une obligation légale. Si
vous n 'y figurez pas, rendez-vous
à la mairie, avant le 31 décembre
1983 munis d'une pièce d'identité
et d'un document prouvant votre
Jeunes gens, nés entre le 1 er octobre et le 31 décembre 1965,
n 'oubliez pas de vous faire recenser en vue de votre Service National, en vous présentant avant le
31 octobre 1983, en Mairie, au
service des affaires générales,
munis de votre carte d'identité et
du livret de famille de vos
parents.
Omettre de se faire recenser peut
avoir des conséquences fâcheuses
pour votre situation militaire ou
votre avenir professionnel
•
17
mm
Gym tonic le mardi et le jeudi
de 1 8 h 30 à 20 heures à la
Maison de la Jeunesse, 12,
place de la Résistance.
mise en scène, présentera à la
salle Serreau du 1 5 novembre au
18 décembre «L'ignorant et le
fou » de Thomas Bernhard, théâtre tragi-comique d'une « entrée »
et d'une « sortie » au théâtre de
l'Opéra. Retour à la grande salle
avec Louis Charles Sirjacq et son
« Exquise banquise » du 17 janvier au 1 5 février 1 984. En mars,
du 1 er au 29, Joël Jouanneau met
en scène un texte de Anne-Marie
Roy intitulé «Pierre pour
mémoire », l'itinéraire d'un
homme vers le chemin de la folie.
Puis Jacques Lassalle nous propose avec le groupe 21 de l'Ecole
Nationale de Strasbourg, du 24
avril au 1 3 mai « Woyzzeck ».
Enfin Mike Figgis revient à SaintDenis du 2 au 27 mai avec « Slow
fade » interprété en français. Son
théâtre est plein de rêves où
s'entremêlent cinéma, chant,
ombre et lumière.
Cervantès
intermèdes
la saison
au théâtre gérard philipe
C'est Jean Jourdheuil qui ouvrira
la saison 83-84 au Théâtre Gérard
Philipe de Saint-Denis du 27 septembre au 23 octobre avec
« Intermèdes » de Cervantès. Ces
« intermèdes » seront l'occasion
de découvrir un Cervantès novelliste qui savait se distraire des
grandes catastrophes naturelles
ou sociales, pestes ou guerres de
religion, et qui conjugue allègrement sens du tragique et sens de
la distraction. Du 8 au 30 novembre, nous verrons une adaptation
du « marchand de Venise » de
William Shakespeare, l'émergence
d'une génération au sortir de
l'adolescence à travers le vocabulaire de cet immense dramaturge.
Alain Ollivier, dans une nouvelle
Les locations pour ces spectacles
ouvertes 1 5 jours à l'avance peuvent se faire par téléphone
(243.00.59), par correspondance
(Théâtre Gérard Philipe, 59, boulevard Jules Guesde) en joignant un
titre de paiement accompagné
d'une enveloppe timbrée à vos
noms et adresse, ou sur place de
10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à
1 9 h. Les tarifs sont de 55 F pour
les individuels, de 40 F pour les
groupes (à partir de 1 0 personnes)
de 30 F pour les lycées, étudiants
de moins de 26 ans et possesseurs de cartes vermeil.
Vous pouvez aussi choisir la formule de l'abonnement pour 3
spectacles de votre choix; il vous
en coûtera 90 F ou 60 F pour les
groupes. Cette solution vous permet également de bénéficier du
tarif groupe sur tous les autres
spectacles, de tarifs réduits aux
théâtre d'Aubervilliers et de Gennevilliers et de recevoir chez vous
le journal du théâtre.
Voilà, vous savez tout; le théâtre
Gérard Philipe vous attend, pour
votre plaisir •
Week-end de Spéléologie les
29 et 30 octobre; les 1 1 , 1 2
et 1 3 novembre. Renseignements et inscriptions service
nicipal de la jeunesse : tél
.44.33
Le Musée d 'Art et d 'Histoire de
la ville de Saint-Denis, 22 bis,
rue Gabriel Péri est ouvert tous
les jours (sauf mardi) de 1 0 h
30 à 1 8 h. L'entrée est gratuite le dimanche de 14 h à
1 8 h 30. Conférences les
samedi et dimanche à 1 5 h
30. Archéologie, poterie
médiévale, apothicairerie, souvenirs du Carmel, Commune
de Paris de 1871.
« ... J'ai plus envie de parler de
musée lumière, de musée création. Musée lumière que celui
de Saint-Denis qui vient de
recevoir le prix européen des
musées. Lumière physique
sans doute par le traitement
des espaces mais lumière
d'une intelligence qui sait dire
dans un même lieu et en même
temps Louise de France et
Louise Michel... ». C'est en
ces termes que Jack Lang,
ministre de la culture, a évoqué
le musée d'art et d'histoire de
la ville de Saint-Denis dans un
discours prononcé le 14 juin
dernier.
Des sculptures d 'époque
romane viennent d'être mises
à jour par les archéologues qui
travaillent actuellement sur le
chantier des fouilles du quartier
Basilique. Au milieu d'éléments
à motifs géométriques et végétaux, deux chapiteaux historiés ont été exhumés, l'un illustre un passage biblique, l'autre
un épisode peu connu de la
légende de Saint-Denis : celui
de la chute de Néron. Ces
découvertes sans équivalent
en Ile-de-France sont d'un intérêt capital pour l'archéologie et
l'histoire de l'art. Vous pourrez
les admirer au musée d'art et
d'histoire de la ville.
des nouvelles
de l'écran
A trois mois de son premier anniversaire, on peut constater que
l'Ecran le cinéma de Saint-Denis
se porte bien. Cette bonne santé
se mesure au nombre de spectateurs qui le fréquentent, plus de
50 000 pour les 8 premiers mois
alors que les prévisions donnaient
40 000 personnes sur l'année. Un
bon résultat en chiffres donc, mais
aussi en fidélité du public. Plus de
2000 abonnés, constitués à 90%
de Dionysiens, les autres spectateurs venant de villes situées au
nord de Saint-Denis. Une fréquentation régulière, avec bien sûr des
pointes pour les films très connus
(E.T. 6500 personnes) mais sans
chute brutale. Une assiduité qui
traduit une bonne relation du
spectateur à sa salle, une confiance dans la programmation.
L'équipement du point de vue confort des spectateurs et technicité
de la projection a donné les preuves de son niveau de qualité. Les
professionnels qui assistent aux
séances le reconnaissent tous.
Une fois ces bases de
établies, il faut aller
D'abord trouver de
spectateurs, solliciter
lancement
plus loin.
nouveaux
l'imagina-
tion. Si le centre ville et les nouvelles cités sont bien représentées
dans les abonnés certains quartiers restent à tout point de vue
éloignés du cinéma. Il y a là, à progresser. L'Ecran multiplie également ses efforts pour rapprocher
plus rapidement le film du spectateur : avoir les films plus vite, faire
des avants-premières, suivre de
près l'actualité; le cinéma, et en
particulier l'industrie du cinéma
jouent sur le désir du public de voir
le film dès sa sortie.
Il faut enfin augmenter le nombre
de séances. C'est fait dès cette
rentrée. Parti de 1 5 séances hebdomadaires, l'Ecran propose maintenant 22 projections permettant
une grande variété d'horaires, et
renforçant son fonctionnement le
week-end, au moment où le public
est le plus disponible. Ces séances
permettent à tous de venir au
cinéma, en particulier aux très jeunes qui, l'expérience d'ouverture
les après-midi en juillet l'a prouvé
avec près de 1 500 enfants touchés, aiment le cinéma. Sous peu,
des projections régulières destinées aux petits seront organisées
le mercredi matin.
L'ensemble positif de ces résultats
rejoint la tendance nationale qui
indique que le public reprend le
chemin des salles. La volonté de
l'Ecran Gérard Philipe, est que la
diversité du public local, puisse
rencontrer la diversité de la production cinématographique *
19
18
Milan Gramantik : un nom musical pour un amoureux de la musique, accordéoniste,
commerçant, célèbre animateur de son quartier et conseiller municipal. Son histoire
est celle de quelqu'un qui « aime être là où il se passe quelque chose ».
Comment êtes-vous
venu à ces différentes
activités ? Ou peut-être
sont-elles venues à
vous ?
Avant tout, je suis musicien
accordéoniste. J'ai toujours
aimé la musique et j'aurais
voulu jouer du piano. Mais
c'était une question de
moyens. Mon père, grand passionné de musique aussi, m'a
mis l'accordéon sur les
genoux... et puis, j'ai aimé cet
instrument. Je prenais mes
cours boulevard Voltaire à
Paris; j'y allais en métro, de Villetaneuse où nous habitions,
l'accordéon à l'épaule. Le couloir de Marcadet-Poissonière,
je l'ai souvent maudit ! Mon
premier emploi, j'avais 1 8 ans,
c'était à Montparnasse à la
Brasserie Dumesnil, caféconcert devenu depuis le
cinéma « Le Bretagne », je terminais à minuit. Si mon chef
d'orchestre me lâchait 2 minutes plus tard, je ratais le dernier
autobus Porte de la ChapelleVilletaneuse. Combien de fois
j'ai dû rentrer à pied ! Mais
j'aimais vivre de la musique.
Selon les circonstances, j'ai
été accompagnateur, chef
d'orchestre, compositeur et je
continue de faire des galas; j'ai
fait le tour du monde avec mon
accordéon. En 1961, je me
suis marié et installé à SaintDenis, où mon père, qui était
bottier, avait une cordonnerie.
Nous avons ouvert un petit
magasin de musique et une
école d'accordéon, mais je
continuais ma vie de musicien
et c'est surtout ma femme qui
s'occupait du magasin.
Depuis l'affaire s'est étendue,
l'école de musique aussi.
Il faut dire d'ailleurs que l'avènement des conservatoires
locaux a été très heureux, il a
fait connaître et développer
considérablement toutes les
disciplines de la musique et les
ventes d'instruments se sont
accrues.
Au moment où j'ai ouvert,
c'était le triomphe de Johnny
Hallyday... On a vendu des guitares... Mais combien sont restées accrochées au mur ! Avec
le conservatoire, ça a été du
sérieux, les jeunes ont pu
apprendre vraiment la musique.
Quelle chance ça aurait été
pour moi !
Après, on a lancé le Comité de
quartier. L'idée est née il y a 8
ans, lors d'un voyage en
U.R.S.S., en train, avec
Auguste Persancier. On avait
le temps de discuter ! On parlait du quartier Eglise NeuveGare, pas très gai à l'époque.
Et c'est lui qui m'a donné l'idée
du Comité. Il regroupe des
commerçants et des habitants
du quartier. On organise des
après-midi pour les anciens au
Théâtre Gérard Philipe, des
concerts, des animations de
rue pour Noël, etc..
Puis, aux dernières élections,
Marcelin Berthelot m'a pressenti et j'ai accepté de figurer
sur sa liste, sans appartenance
politique. Il m'a expliqué
qu'ancien Dionysien, je pou-
vais être le témoin de certaines
sensibilités et participer aux
projets de développement de
mon quartier. Je me suis attelé
à l'ouvrage; nous avons beaucoup de réunions.
Etre Conseiller Municipal, cela vous apporte-til quelque chose ?
Je me pose la question !
D'abord, j'ai toujours , été
joueur. Quand il ne se passe
rien, je m'ennuie. Et puis SaintDenis est en plein développement avec de nombreux projets très importants. Le Comité
de quartier, c'est une bande de
copains, on travaille spontanément ensemble. Le travail
municipal est différent, il y a
des contraintes, des nécessités, il faut faire l'apprentissage
de la concertation. C'est intéressant.
Est-ce qu'il vous reste
du temps pour la musique ?
C'est un virus qui ne vous
quitte pas ! Il m'aide à vivre.
Je donne encore quelques
galas, que je choisis et qui
m'obligent à travailler et surtout, je consacre le mercredi à
mes gosses de l'école de musique. Il n'y a jamais eu autant
de jeunes qui jouent aussi bien.
Mais je déplore qu'on donne si
peu de place à notre instrument dans les programmes de
radio et télévision.
La France est tout de même le
berceau de l'accordéon ! •