et à saint-denis - Archives municipales de Saint-Denis
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ponsables du bureau d'aide sociale pour l'aide qui nous a été apportée pour un bon déroulement de notre sortie... 8 1 personnes âgées représentant l'ensemble de nos quartiers de Saint-Denis ont participé à cette sortie : Ermenonville - Senlis Chantilly. Le court arrêt au centre de la Borne Blanche a été très apprécié de nos amis. C'était, pour beaucoup, l'occasion de constater l'effort fait par notre municipalité pour l'enfance. Nous tenons aussi à signaler la gentillesse des gardiens de ce centre ; en permanence ils se sont efforcés de rendre cet arrêt agréable... des propriétaires négligents Je me permets de profiter de la campagne « Saint-Denis ville propre » pour vous adresser ces remarques personnelles. . . Je suis, bien sûr, de ceux qui constatent les améliorations apportées sur tous les plans dans notre ville. Cela ne m 'empêche pas d'être choqué et de vous le faire savoir, par le manque de réaction devant les problèmes d'hygiène et d'esthétique que soulèvent les « cas de démolition des maisons vétustés ». Là où se situait un immeuble délabré, nous trouvons, et souvent depuis quelques années,... une mauvaise palissade de bois protégeant... une décharge ! La Municipalité ne semble pas s'en inquiéter outre mesure. Or, ne pas prévoir ce genre d'évolution est regrettable... F. Adgnot Rue d'Argenteuil puisque la dernière lettre adressée aux propriétaires le 25 mai dernier leur demandait, pour la cinquième fois, de nettoyer et clore convenablement le terrain laissé à nu à la suite de la démolition du bâtiment qui menaçait ruine. Les propriétés privées relèvent de la responsabilité de leur propriétaire et le Maire ne peut intervenir sur le bien d'autrui sans risquer un recours devant le Tribunal Administratif de Paris pour excès de pouvoir. D'autre part, il est facilement compréhensible que la Commune ne puisse se substituer aux propriétaires de tous les terrains laissés en friche, aux frais de la collectivité publique. L'effort que nous avons entrepris pour que notre cité soit plus propre et plus accueillante doit être bénéfique pour le plus grand nombre de ses citoyens et ceux-ci en retour doivent également respecter les règles élémentaires de propreté pour que cet effort ne soit pas vain... Hervé Carlier Maire-Adjoint Monsieur, ...Ne croyez pas que l'affaire que vous évoquez dans votre courrier nous laisse indifférents 2 | remerciements | Nous tenons à remercier la Municipalité, les res- Jean Chupin Secrétaire de la Section de Saint-Denis de l'Union Nationale des retraités et des personnes âgées. I poètes en herbe Monsieur le Maire, J'estime que nous vous devons beaucoup de remerciements, mes camarades et moimême. Nous avons été très touchés de l'aide importante que vous nous avez donnée et qui nous a permis de participer aux « Parvis Poétiques » de Martigues. En effet, nous avons pu lire nos poèmes devant des personnes qui ellesmêmes aiment la poésie, ce qui nous était impossible auparavant, et nos textes pourront être publiés. D 'autre part, cela nous a permis de rencontrer la classe de Martigues avec laquelle nous avons correspondu, cela nous a permis d'avoir encore plus d'amis. Enfin, nous avons pu découvrir Martigues, un pays que nous ne connaissions pas. Là-bas le soleil est très beau ainsi que le paysage... Suivent les signatures des élèves de 4 e II et 4 e IV du C.E.S. Garcia Lorca Chers amis, L'enthousiasme qui se dégage de votre lettre m'a particulièrement touché. Je suis sûr qu'il a été aussi déterminant que l'aide que la ville vous a apportée pour participer aux « Parvis Poétiques » de Martigues. Je souhaite que cette merveilleuse expérience soit pour vous le tremplin d'une activité culturelle renouvelée et toujours plus riche. Soyez assurés que la Ville de Saint-Denis aura toujours à cœur de vous apporter, si elle en a les moyens, soutien et conseil. Avec toutes mes félicitations. M. Berthelot cafés bruyants Dans tous vos bulletins municipaux, vous parlez du bruit et de l'insécurité. C'est pourquoi, nous vous transmettons la lettre que nous avons envoyée à Monsieur le Préfet de Police (concernant les nuisances sonores provenant d'un débit de boissons N.D.L.R.j et que, en tant que I er magistrat de notre ville, vous intercédiez en notre faveur auprès des autorités compétentes... Des riverains du Boulevard de la Libération Monsieur, ...la ville de Saint-Denis, particulièrement soucieuse d'améliorer la tranquilité et la sécurité des Dionysiens, a demandé à Monsieur le Préfet de ramener à minuit l'heure de fermeture des débits de boissons. ...Au cours d'une rencontre prochaine entre la Municipalité et Monsieur le Commissaire de police, je ne manquerai pas d'aborder, entre autres, le problème particulier que vous évoquez... J.P. Jeffroy Maire-Adjoint délégué à la Sécurité Publique Un récent Conseil des Ministres a consacré ses travaux à l'immigration. Sachant combien ce problème concerne notre commune, il me paraît utile de vous faire part de quelques-unes de mes réflexions sur ce sujet. Saint-Denis, on le sait, est une des communes de la région où la population étrangère est très importante et en augmentation depuis de nombreuses années. La venue massive de ces travailleurs a été organisée par le grand patronat afin de répondre aux besoins de l'industrie et plus largement à ceux de l'économie nationale. Leur concentration dans certaines communes a résulté d'un choix délibéré des différents gouvernements qui ont toujours refusé de se préoccuper des conditions que nécessitait une bonne cohabitation avec la population française. Ainsi, aucune des clauses définies par le Bureau International du Travail sur les conditions d'accueil n'ont été respectées. Les demandes nombreuses que j'ai formulées dans ce sens avec mes collègues tant à l'Assemblée Nationale qu'auprès des ministères concernés, n'ont jamais été prises en compte. Aussi, les campagnes racistes menées actuellement par la droite qui spécule sur les difficultés qu'elle a elle-même créées, sont inacceptables. Le racisme est un délit; il mérite d'être puni avec sévérité. La population dionysienne qui, dans sa grande majorité, n'a jamais versé dans une telle attitude, nous interroge pourtant sur les véritables solutions à apporter à ce problème. Avec les parlementaires communistes je me suis prononcé depuis 1 970 pour l'arrêt de toute immigration nouvelle. J'apprécie par conséquent que le gouvernement ait renforcé les dispositions pour supprimer l'immigration clandestine. Pour la part qui la concerne, la ville de Saint-Denis est prête à collaborer avec les autorités compétentes pour que soient sévèrement punis les marchands d'hommes, pour que soient supprimés les ateliers et hôtels clandestins, pour que soit appliquée avec vigueur la législation en la matière. Mais la situation d'une commune comme la nôtre doit faire l'objet d'un examen particulier sous peine de voir s'aggraver les tensions. C'est pourquoi, nous agissons pour la résorption des cités de transit, des foyers et garnis insalubres. Parallèlement, nous entendons mener une politique d'incitation à la réhabilitation de l'habitat ancien. Nous avons entamé, aux côtés de l'Office H.L.M., des négociations pour que des moyens soient accordés en vue d'améliorer la vie dans les cités. Des mesures particulières permettant une meilleure scolarisation des enfants français et immigrés doivent également être prises. En clair, nous voulons créer les conditions pour que les Dionysiens se sentent bien chez eux. Mais arrêter toute nouvelle immigration à Saint-Denis n'est pas encore suffisant. En rapprochant les lieux de travail et de domicile, ce qui suppose que toutes les communes de la région accueillent des travailleurs immigrés, nous voulons supprimer les ghettos qui se sont constitués dans certains quartiers. De telles mesures, auxquelles il faut ajouter le respect par tous de la loi et des libertés individuelles, sont indispensables pour faciliter une meilleure insertion de ces travailleurs et une bonne cohabitation entre les communautés. Plus fondamentalement, la lutte pour l'emploi et la formation des hommes permettront à notre pays de résoudre ces problèmes qui lui sont aujourd'hui posés. Marcelin Berthelot Hommage à Jean Moulin Au début de l'été, pour marquer le quarantième anniversaire de la mort de Jean Moulin, président fondateur du Conseil National de la Résistance, assassiné par les nazis, Marcelin Berthelot et une délégation de la Municipalité sont allés fleurir une plaque de l'avenue qui porte-son nom ) Pour la paix, le souvenir ^ Il y a 34 ans, Saint-Denis se libérait. De nombreux Dionysiens, aux côtés des élus et des associations d'anciens combattants, sont venus commémorer cet anniversaire place de la Résistance. Dans une allocution, Oscar Oesterwind, Conseiller Général et Maireadjoint, a rappelé le lourd tribut payé par Saint-Denis pour se libérer de l'occupant nazi. Aujourd'hui, la course aux armements nucléaires menace non seulement la paix mais la vie même sur notre planète et trop de peuples subissent l'oppression que nous avons connue. Dans cette situation, a conclu Oscar Oesterwind, fêter le 39 e anniversaire de la Libération, c'est prolonger l'union forgée dans la résistance « pour le droit des hommes et des peuples à disposer d'eux-mêmes, pour notre indépendance nationale qui passe par la paix et le désarmement » £ Le Président dans le département Le président de la République a effectué le 26 juillet une visite en banlieue parisienne. Il s'est notamment rendu à La Courneuve dans la « Cité des 4000 » pour examiner, sur le terrain, les problèmes que connaissent les grands ensembles et les solutions à y apporter. François Mitterand a également découvert la nouvelle bourse du travail de Saint-Denis, porte de Paris, en compagnie du Maire, Marcelin Berthelot et de l'architecte qui a conçu le bâtiment, Roland Castro. A cette occasion, le Président de la République a déclaré que « toutes les constructions qui devaient servir de support à l'exposition universelle de 1989 seront réalisées » # Réjouissances Foule nombreuse, retraites aux flambeaux, discours du Maire, feu d'artifice, bal. C'était dans la nuit du 13 au 14 juillet la fête de la liberté à Saint-Denis # 5 POUR TOUTES PUBLICITÉS dans SAINT-DENIS NOTRE VILLE Téléphoner au 830.03.62 LA SÉCURITÉ PAR L'EXPÉRIENCE ET LES MOYENS Raccourcir pour embellir 12 000 arbres dans les espaces publics de Saint-Denis. C'est dire l'importance du travail d'élagage qu'il faut mener, nécessairement, pour leur bon développement. Le service des espaces verts s'est doté d'un matériel adapté (nacelle, broyeurs de branches...) et s'attache à traumatiser les arbres le moins possible par un élagage léger, bien suivi dans le temps. Ces dispositions leur permettent de se former selon leur développement naturel. En même temps, ils font l'objet de soins attentifs. C'est ainsi que quelques spécimens remarquables comme, par exemple, les marroniers de la place du 8 mai 1945 voient prolonger leur vie • IFKER-BORDEAUX - CD.A. IFKER-PARIS 41 r. Ch. Marionneau 33000 Bordeaux 24 rue des Petites-Ecunes 750 1 0 Paris tél. (56) 96 40 12 tél. 247 13 84 if Hl 11 | || |'i M ** - j La rue piétonne fêtée Minuit, on ferme ! Samedi 8 octobre, beaucoup de monde dans la rue de la République et ses alentours. Animations, musique, défilés... C'est la fête de la rue piétonne, que l'on inaugure. Saint-Denis Notre Ville y reviendra, en images, le mois prochain • A juste titre, des dionysiens se plaignent fréquemment des nuisances sonores provenant, la nuit, de certains cafés de la ville. La Municipalité a donc demandé que l'heure de fermeture des débits de boissons soit ramenée de 2 heures à minuit comme cela est pratiqué dans le département voisin des Hauts-de-Seine, à la satisfaction générale. Question de bon sens Un terrain, abandonné en 1977 par Citroën; dessus, des ateliers à moitié démolis, danger permanent pour les gosses de la cité Jacques Duclos, tout près. La société Gallay implantée de l'autre côté, demande l'autorisation de l'acquérir pour regrouper ses activités, en particulier le stockage. Réponse de la DATAR : « installez-vous à Cergy-Pontoise ! » Michèle Mitolo et Oscar Oesterwind, conseillers généraux, Pierre Zarka, député, sont intervenus; Marcelin Berthelot, dans une lettre au premier Ministre s'est étonné de ce refus alors que notre département a perdu 2250 emplois dans le secteur privé en 1982, et que Monsieur Attali, délégué à l'Aménagement du Territoire, s'était engagé cet été auprès de Jean-Louis Mons, Président du Conseil Général de la SeineSaint-Denis, à y favoriser l'implantation d'entreprises. Le Maire de Saint-Denis a demandé à Pierre Mauroy d'intervenir pour que la société Gallay puisse réaliser son projet dans notre ville. Ce que commandait le bon sens; le comité de décentralisation l'a finalement décidé, en accordant l'agrément nécessaire. 400 emplois restent à Saint-Denis • Cette mesure qui contribuera à assurer une meilleure sécurité nocturne de la commune pourra être levée à l'occasion de certaines manifestations, (mariages, réunions) après examen particulier de la demande • IFKER-MARSEILLE 5 rue Gabriel-Marie 13010 Marseille lél.(91) 7802 56 IFKER-DUON 48 rue Beriier 21000 Dijon tél. (80) 66 15 29 IFKER-NANTES 11 rue de Strasbourg 44000 Nantes tel. (40)47 1690 IFKER-N1Œ 37 rue du Maréchal Foch 06000 Nice tél. (93) 85 75 36 IFKER-LYON 110 rue Duguesdin 69006 Lyon tel (7) 8526009 1FKER-CLERMONT-FERRAMD 25 av. J.-daussat 63400 Chamalières tél. (73) 37 13 88 REPUBLICAIN Toutes les semaines Toutes les informations sur la vie locale et les réalisations municipales Voirie, Etat-Civil, Culture, Sport, Fêtes, Faits divers, etc . . . Mais aussi une reflexion hebdomadaire sur la vie politique et sur le changement qui s'instaure SAINT DENIS RÉPUBLICAIN 93 actualités Le Journal des Dionysiens ST.-DENIS VIDEO vendu en kiosque et par abonnements dépannage télévision magnétoscope vidéo-club 600 TITRES 3, avenue du Colonel-Fabien 93200 Saint-Denis - Tél. : 822.1 1 .52 DEPANNAGE ELECTROMENAGER LA VE-VAISSELLE - MACHINE A LA VER ELECTRICITE GOUBAUD et 827.1 5.07 cité la Saussaie SAINT-DENIS s*0ï Nouveau à SAINT-DENIS DINERS MUSICAL ASIATIQUE CHANTEURS DANSEURS IMITATEURS Menu à 60 F S. C. ou cartes env. 1 00 F RESTAURANT « OPERA DE PEKIN » 1 6, places du Square, P. De Geyter (près bd M. Sembat, n° 1 86) 93200 SAINT-DENIS Réservations de 20 h à 24 h. - Tél. : 822.52.26 Métro Porte Paris • Parking assuré. Fermé le lundi. DÈSIGN PARCS L. DESMIDT et Cie 84, rue Carnot 95360 MONTMAGNY Tél. : 983.86.04 / 983.82.34 CRÉATION - ENTRETIEN PARCS - JARDINS ELAGAGES LOCATION PIANOS nous consulter pour les différentes formules de location. MAGASINS de MUSIQUE MILAN GRAMANTIK 1-3-5-7, rue du chevet de l'Église ST-DENIS - Tél. : 243.01.50 Lignes groupées 7 RESSERER LES UENS mentation soit appliquée toute la rigueur nécessaire. aux francs-moisins : une importante vie associative et de quartier Des enfants b/essés par balle alors qu'ils jouaient tranquillement près de chez eux : ce drame s'est produit par deux fois cet été à Saint-Denis, à quelques jours d'intervalle. Paolo et Laura à la cité de la Courtille et Salah aux Francs-Moisins, heureusement, n 'ont pas été gravement atteints; les tireurs ont été rapidement arrêtés : dans un cas, un mineur de 1 5 ans s'était servi d'une arme chargée que son père avait l'habitude d'avoir à portée de main. Dans l'autre, il s'agissait d'un déséquilibré, habitant Saint-Denis depuis peu. L'émotion a été grande dans notre ville; et même si ces événements ont peu à voir avec « l'engrenage de la violence dans les H.L.M. de banlieue » évoqué par une presse plus soucieuse de sensationnel que d'objectivité, ils sont présents dans la mémoire de chacun et ont rendu plus vives les préoccupations des Dionysiens concernant la sécurité. Devant de tels fait, une constatation s'impose : la possession anarchique d'armes, loin d'apporter la sécurité, augmente au contraire les risques d'actes irraisonnés et dangereux, voire meurtriers. Les récentes décisions gouvernementales concernant la réglementation de la vente et de la possession d'armes à feu ont pour cette raison été approuvées par la Municipalité. Une délégation d'élus venus faire part de l'émotion suscitée dans la ville par les événements, auprès du Cabinet de Monsieur Francesci, secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité Publique, a émis le souhait que cette régle- plus graves, mettre des limites en l'absence desquelles certains finissent par se croire tout permis. D'une façon plus positive, ce qui favorise le ressèrement des liens entre les gens, entre les générations, le plaisir de participer, de partager, de construire ensemble, ont une influence bénéfique sur la sécurité. Ainsi, aux FrancsMoisins justement, où existe depuis longtemps une importante vie associative et de quartier, la délinquance reste faible. La Municipalité, par sa politique sociale et culturelle, en aidant les associations, travaille également à cette vie en harmonie de la communauté. Les dionysiens ont en fait pas mal d'atouts pour que leur ville soit une ville « sûre », à condition que chacun prenne ses responsabilités. • avec Si la détention d'armes se révèle plus dangereuse qu'efficace pour améliorer la sécurité, par contre la bonne entente entre la police, la population et les élus a fait, elle, la démonstration de son efficacité. Cela a été le cas entre les policiers chargés de l'enquête aux FrancsMoisins et les habitants de cette cité et c'est aussi dans ce sens que s'est engagée l'action de la Municipalité pour améliorer la sécurité à Saint-Denis. L'affectation, à sa demande, d'ilôtiers dans trois quartiers (Centre, Est, Francs-Moisins) commence d'ailleurs à donner des résultats, puisque c'est en partie à leur présence préventive que le Commissaire de Saint-Denis attribue la diminution très sensible de la délinquance. On assiste en effet depuis un an à une décroissance certaine du nombre de plaintes enregistrées (de 1 5 à 23 %). Dans le cadre de ces rapports constructifs avec la police, la Municipalité est intervenue auprès du Ministère de l'Intérieur pour qu'un mini ordinateur, prévu pour alléger les tâches administratives des agents, soit installé dans les meilleurs délais au commissariat. C'est maintenant chose faite, et sa mise en service permettra prochainement de libérer sept inspecteurs supplémentaires pour renforcer les effectifs sur la voie publique. Ce travail de la police est déterminant, mais le comportement de chacun également : réagir au sansgêne, à l'agressivité, aux dégradations, c'est empêcher des actes Les plaintes sont reçues au commissariat de Saint-Denis de 8 h à 1 9 h sans interruption. Ce nouvel horaire a été adopté à titre expérimental, dans le cadre de recherches d'amélioration du service public. 9 8 DESSINE MOI UNE BROSSE A DENTS ! Une expérience originale de prévention bucco-dentaire a démarré à Saint-Denis. TTDENIS res préoccupations du gouen matière sanitaire, en avec la publication de « la a Santé » en juin 1 982. île, la circulaire de Jack ain Savary sur la Santé Scofié à ce service la mission de n équipe avec les enseiune meilleure information ^s élèves. En même temps, uses créations de postes (il t pas eu depuis dix ans) ont fes moyens de faire face à on. t anté scolaire : rôle important « A vec de belles dents on est plus belle, avec des dents laides on est plus moche ». « Malabar non, non les bonbons ! ». « Dents non brossées, dents abimées, dents brossées, dents sauvées ». Ces slogans percutants ne préparent pas le lancement d'une nouvelle marque de dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les enfants eux-mêmes. Des dents blanches et bien alignées : ce n'est pas tout dans un sourire, mais cela y contribue largement; et des dents saines et bien « chaussées », c'est la première condition d'une bonne mastication; une bouche en bon état joue un rôle important dans la santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme le 3 e fléau mondial, après le cancer et les maladies du cœur; elle atteint en effet un nombre impressionnant de gens, surtout des jeunes : 95 % des adolescents de 1 7 ans en France ont des dents cariées ; les conséquences pour la santé vont de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement du sang; entre les deux, mauvaise assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires abimés, zézaiements et autres désagréments. Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche en bonne santé. Consciente de l'ampleur du problème et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis enfants au retour des écoles ? Et qui dit que la litanie «j'veux des bonbons » ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle brosse à dent ? ». les services de Santé Scoune part importante dans pn et la réalisation du prode prévention buccodans chaque quartier, le colaire est chargé d'animer de travail et de réflexion sur htion dentaire » en y assoles intervenants, sa souplesse, ce programme ;rer facilement dans un prous vaste, au niveau départenational. C'est ainsi qu'il naturellement sa place dans le programme départemental pilote « Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982 par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et Jack Ralite, alors Ministre de la Santé. Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et réaliser cette première phase grâce à l'appui de la Municipalité et parce que les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une Pour réussir, tous ces efforts doivent se conjuguer à la volonté dans chaque famille de faire ce qu'il faut pour une bonne hygiène dentaire. Un meilleur capital santé pour chacun, c'est un enjeu qui en vaut la peine 0 MENSUEL /DU MERCREDI 12 OCTOBRE AU MARDI 8 NOVEMBRE 1983 i i iion-sensiumsaiion et ues amenés obstinées à recevoir des dessins d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de prévention, mais en même temps auteurs, « acteurs-relais »; ils ont exprimé ce que représente pour eux la prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette occasion de « faire entrer la vie dans l'école » et chacun a sollicité sa classe à sa manière. Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à leur façon. Certains ont retenu l'aspect technique de la prévention : brossage de haut en bas avec une brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents comme des sortes « d'enzymes glou- Pour tous renseignements s'adresser au Groupe de Travail-Prévention Bucco-dentaire Mairie de Saint-Denis 11 10 LECRAN DESSINE UNE BR( Une expérience orig Le cinéma l'ÉCRAN qui fêtera en décembre son premier anniversaire à déjà rassemblé près de 60 000 spectateurs et bénéficie de la fidélité de plus de 2 000 abonnés. Ces bons résultats nous permettent maintenant d'obtenir les films plus rapidement comme par exemple ce mois-ci le nouveau film de Paul Vecchiali avec le grand retour à l'écran de Danièle Darrieux, et la palme d'or de Cannes, la Ballade de Narayama. L'éternel film d'aventures trouve ces temps-ci de nouvelles voies, avec Tonnerre de feu qui avec spectaculaire éclaire les agissements de la CIA, Outsiders qui dans une forme renouant avec le romanesque hollywoodien revient sur le malaise et la fureur de vivre de la jeunesse, et enfin l'Australie est un nouveau far-west pour les aventures de l'Homme de la rivière d'argent réalisé par George Miller. Nous nous permettrons d'insister sur deux titres dans ce programme, fort différents mais de grande qualité; le Destin de Juliette, le premier film d'une jeune réalisatrice, chronique sociale portée par des comédiens extraordinaires, et le chef-d'œuvre de Visconti, Ludwig avec Romy Schneider dans un de ses meilleurs rôles, présenté dans sa version intégrale, telle que le voulait le grand cinéaste italien. Enfin, le Ciné-Club, à partir du 25 octobre, présente un cycle qui s'attache à mieux faire comprendre, par l'exemple vivant, l'un des procédés les plus riches de l'écriture du cinéma : le flash-back. C'est tout pour cette fois et le mois prochain nous aurons rendez-vous avec Zelig, Vive la Sociale, Poussière d'empire, le Retour du Jedi, etc. Venez donc nombreux chez nous, on vous invite ! TONNERRE DE FEU U.S.A. 1982 Couleurs, 1 h 52, VOSTF Son Dolby Stéréo Réalisation : John Badham FRANCES U.S.A. 1983 Couleurs - 2 h 19 VOSTF Réalisation : Graeme Clifford Photo : Laszlo Kovacs Interprétation : Jessica Lange Sam Sheppard Klm Stanley Photo : John. A. Alonzo Interprétation : Roy Scheider Warren Oates Malcom Me Dowell Candy Clark En 1984 à Los Angeles, Frank Murphy fait partie de l'Astro-Division, une brigade de surveillance aérienne. De tempérament solitaire, il est choisi pour tester le « Tonnerre de feu » avec un autre ancien du Vietnam, le colonel Cochrane. L'appareil, un hélicoptère révolutionnaire, se révèle bientôt être un redoutable engin d'espionnage,, permettant toutes les manipulations. Écrits par les deux scénaristes de « Alien » de Ridley Scott, « Tonnerre de Feu » a été revu par John Badham, Roy Scheider et Dean Reisner, fidèle collaborateur de Clint Eastwood. Le film fait appel à de nombreux trucages conçus le plus souvent en vidéo, et c'est la possibilité de réaliser un certain nombre de scènes spectaculaires et de cascades inédites qui a motivé le metteur en scène. Un saga d'aventures et d'action qui fait la part aux bons sentiments démocratiques face à une CIA toute puissante. Mercredi 12 oct. à 15 h et 21 h Jeudi 13 oct. à 18 h 30 Vendredi 14 oct. à 20 h 30 Samedi 15 oct. à 15 h et 20 h 30 Dimanche 16 oct. à 16 h 30 et 18 h 30 Lundi 17 oct. à 18 h 30 dienne prodige devenue « star » (une Succès national en Australie, il s'agit nouvelle Garbo). Mais elle ne put concid'un western, très américain de facture, lier ses désirs avec les compromissions et avec Kirk Douglas, qui nous refait ici que le système imposait. Comme on ne le coup du double rôle des frères put faire plier Frances on brisa sa ennemis. Il est vrai que l'Australie est un carrière et sa vie. Pire, on la fit passer terrain idéal pour acclimater le western pour folle. Cette œuvre dramatique des grands espaces, et que George bénéficie de la prestation d'une actrice Miller a sans doute vu et revu étonnante de réalisme, qui force ici la « L'homme qui n'a pas d'étoile » ou tel conviction : Jessica Lange, que l'on autre classique du genre. On retrouve avait déjà remarqué dans « Le facteur dans cette adaptation d'un poème de sonne toujours deux fois » et dans « Banjo » Paterson, la lutte habituelle «Tootsie», et qui s'est totalement entre la civilisation naissante et la fin du impliquée dans ce personnage dramatiXIX e siècle, symbolisée par les éleveurs, que qui refusait de se faire broyer par et les pionniers encore sauvages, à l'industrie hollywoodienne. travers l'histoire exemplaire de Jim — Mercredi 12 oct. à 18 h 30 c'est lui « l'homme de la rivière Jeudi 13 oct. à 21 h d'argent », et non Kirk Douglas — , et Vendredi 14 oct. à 18 h et 22 h 30 de sa double fascination pour Jessica, Samedi 15 oct. à 18 h et 22 h 30 jeune pouliche farouche, et pour un Dimanche 16 oct. à 14 h et 20 h 30 étalon sauvage jadis responsable de la Lundi 17 oct. à 15 h et 21 h mort de son père. Miller a le sens de l'espace et du rythme, et réussit à nous restituer les émotions de la « belle époque » du western. Mercredi 19 oct. à 15 h Vendredi 21 oct. à 20 h Samedi 22 oct. à 15 h et 22 h Dimanche 23 oct. à 16 h 30 Lundi 24 oct. à 15 h après le cancer et les maladies du cœur; elle atteint en effet un nombre impressionnant de gens, surtout des jeunes : 95 % des adolescents de 1 7 ans en France ont des dents cariées ; les conséquences pour la santé vont de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement du sang; entre les deux, mauvaise assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires abimés, zézaiements et autres désagréments. Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche en bonne santé. Consciente de l'ampleur du problème et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis î I Après quelques mois d'absence, Julien Berg revient à Paris. Au lycée, les choses ont bien changé. Moins d'assiduité chez les élèves. Désarroi chez les professeurs. La guerre d'Algérie bouleverse les esprits. C'est dans ce contexte que Julien fait la connaissance de Gilles, un nouvel élève riche, cultivé, très esthète. A cause de lui, il vole des tracts dans le bureau du proviseur pour défendre un de ses camarades menacé d'expulsion, se fait lui-même renvoyer et, contraint de résilier son sursis militaire, il refuse de partir en Algérie et tente de déserter avec l'aide de son professeur de philosophie, responsable d'un réseau. Très vite les choses tournent mal. Principe de mise en scène : partir d'un personnage passif et irresponsable et faire de cette irresponsabilité le moteur du film. Zucca sert de façon exemplaire le propos du cinéaste. Si Dussolier et Dominique Laffin sont également très convaincants, le film fourmille aussi de rôles secondaires dessinés avec précision, en de vifs instantanés où les comédiens donnent, en trois minutes, le meilleur d'euxmêmes. Un film qui revient avec gravité mais aussi malice sur l'atsmosphère des années 60. Mercredi 19 oct. à 18 h 30 Jeudi 20 oct. à 21 h Vendredi 21 oct. à 18 h Samedi 22 oct. à 20 h Dimanche 23 oct. à 18 h 30 Lundi 24 oct. à 21 h Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à leur façon. Certains ont retenu l'aspect technique de la prévention : brossage de haut en bas avec une brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents comme des sortes « d'enzymes glou- I France 1983 Couleurs 1 h 31 Réalisation : Paul Vecchiali Photo : Georges Strouvé Interprétation : Danièle Darrieux Hélène Surgère Françoise Lebrun Nicolas Silberg France 1983 Couleurs 1 h 52 Réalisation : Pascal Kané Photo : Robert Alazraki Interprétation : Jérôme Zucca Dominique Laffin André Dussolier tion-sensiDinsation et des affichés destinées à recevoir des dessins d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de prévention, mais en même temps auteurs, « acteurs-relais »; ils ont exprimé ce que représente pour eux la prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette occasion de « faire entrer la vie dans l'école » et chacun a sollicité sa classe à sa manière. L ECRAN EN HAUT DES MARCHES L'HOMME LIBERTY DE LA RIVIÈRE BELLE D'ARGENT Australie 1982 Couleurs 1 h 40 VOSTF Réalisation : George Miller 1 Interprétation : Kirk Douglas Hollywood, années 30 : l'usine à rêves, Tom Burlinson mais aussi une machine qui détruit les Jack Thompson êtres qui lui résistent. Le film est Sigrid Thornton Lorraine Bayly l'histoire de Frances Farmer, comé- « A vec de be « Malabar no brossées, det Ces slogans ] dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous /es retrouviez bientôt aux vitrines des pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les enfants eux-mêmes. Des dents blanches et bien alignées : ce n'est pas tout dans un sourire, mais cela y contribue largement; et des dents saines et bien « chaussées », c'est la première condition d'une bonne mastication ; une bouche en bon état joue un rôle important dans la santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme le 3 e fléau mondial, I L ECRAN I L ECRAN I Le film est un hommage de Vecchiali à sa mère et le récit d'un épisode douloureux de sa vie. A 66 ans, Françoise revient à Toulon, ville qu'elle a quittée dix-huit ans auparavant dans des circonstances dramatiques : son mari a été tué dans des règlements de comptes qui ont suivi la guerre; on lui a pris sa villa. Elle revient pour tuer. Pourtant la vengeance n'est pas son mobile : elle veut seulement faire entendre sa voix. Mais en retrouvant sa ville, ses souvenirs, sa maison, sa famille, sa détermination se dilue. La femme, c'est Danièle Darrieux. Sublime dans ce film où Paul Vecchiali a mis tout ce qu'il pouvait de lui-même, sans craindre de choquer des esprits peu enclins aujourd'hui à accepter les hiatus de l'histoire. Mercredi 19 oct. à 21 h Jeudi 20 oct. à 18 h 30 Vendredi 21 oct. à 22 h Samedi 22 oct. à 18 h Dimanche 23 oct. à 14 h 30 et 20 h 30 Lundi 24 oct. à 18 h 30 LECRAN OUTSIDERS U.S.A. 1982 Couleurs 1 h 35 VOSTF Son Dolby Stéréo Réalisation : Francis Coppola Photo : Steve H. Burum Interprétation : Matt Dillon Ralph Macchio Rob Lowe Dans les années soixante, en Oklahoma, le mal de vivre de trois adolescents des quartiers pauvres et son exutoire : la violence. Trente ans après Nicholas Ray, Coppola apporte son témoignage sur la délinquance juvénile, ses causes, ses conséquences, en mettant son romantisme écorché au diapason des aspirations de la jeune génération. A propos de « Outsiders », Francis Coppola déclare : « Je voulais faire un film sur les jeunes et sur l'idée d'appartenance à un groupe social auquel on s'identifie et où on se sent vraiment aimé. Même si tous ces garçons sont pauvres et d'une certaine façon insignifiants, l'histoire leur donne une sorte de beauté et de noblesse. Quand on regarde un soleil couchant, on se rend compte qu'il est déjà en train de mourir. Il en va de même pour la jeunesse. C'est au moment où elle est la plus belle qu'elle commence déjà à s'échapper. Le film se situe à un instant magique de la vie des garçons. C'est cet instant que j'ai voulu saisir. Prendre un garçon des rues et en faire un héros. » Un autre malaise des années 60 transformé par le lyrisme du technicolor et de Coppola. Mercredi 26 oct. à 15 h et 21 h Jeudi 27 oct. à 18 h 30 Vendredi 28 oct. à 18 h et 22 h Samedi 29 oct. à 15 h et 20 h Dimanche 30 oct. à 14 h 30 et 18 h 30 Lundi 31 oct. à 15 h et 21 h auasi diuayaiue que tes auires pour les enfants au retour des écoles ? Et qui dit que la litanie «j'veux des bonbons » ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle brosse à dent ? ». prend tout naturellement sa place dans le programme départemental pilote « Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982 par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et Jack Ralite, alors Ministre de la Santé. Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et réaliser cette première phase grâce à l'appui de la Municipalité et parce que les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une Pour réussir, tous ces efforts doivent se conjuguer à la volonté dans chaque famille de faire ce qu'il faut pour une bonne hygiène dentaire. Un meilleur capital santé pour chacun, c'est un enjeu qui en vaut la peine 0 Pour tous renseignements s'adresser au Groupe de Travail-Prévention Bucco-dentaire Mairie de Saint-Denis 11 10 I L ECRAN I L ECRAN LE DESTIN DE JULIETTE LA BALLADE DE NARAYAMA France 1983 Couleurs 1 h 52 Réalisation : Aline Isserman Photo : Dominique Le Rigoleur Interprétation : Laure Duthilleul Richard Bohringer Véronique Silver Pierre Forget Japon 1983 Couleurs 2 h 08 VOSTF Réalisation : Shohei Imamura Photo : Masao Tochizawa Interprétation : Sumiko Sakamoto Ken Ogata Aki Takejo « Un jour, chez des amis, je rencontrais « Madame X » affairée dans la cuisine à préparer un repas. Madame X venait de trouver cet emploi. Je fus intriguée par le fait qu'elle ne se faisait appeler ni par son prénom, ni par son nom de famille. « Madame X » me raconta sa vie et je compris pourquoi elle cherchait à effacer toute trace de son passé. C'est à partir de son récit que j'ai écrit le scénario, inspiré donc de faits réels. Mais le film n'en est pas pour autant un documentaire, ou une reconstitution authentique d'une vie. Je ne pouvais que raconter l'histoire à ma façon en y mêlant aussi mon imaginaire, et en faire, enfin, un récit très romancé. Il ne s'agissait pas de raconter un fait divers mais de tenter de donner ainsi au film une valeur symbolique, hors du temps, sur le destin des êtres, sur leurs enchaînements et sur leurs tragédies. » Aline Isserman présente ainsi son premier film, rempli de tendresse pour des personnages ballotés par des structures sociales destructrices. Deux comédiens de très grand talent ajoutent à la réussite de ce film très remarqué à Cannes. Mecredi 26 oct. à 18 h 30 Jeudi 27 oct. à 21 h Vendredi 28 oct. à 20 h Samedi 29 oct. à 18 h et 22 h Dimanche 30 oct. à 16 h 30 et 20 h 30 Lundi 31 oct. à 18 h 30 Imamura raconte la vie d'un petit village couvert de neige dans les montages de Shinshu. La famine règne, la terre est ingrate, le travail pénible. Les habitants sont frustres : ici, les fils cadets doivent rester sous le toit familial, pour cultiver le sol sans avoir la permission de se marier; ici, on tue ceux qui osent voler de la nourriture et on vend les petites filles « en trop ». Ici, à soixante-dix ans, il est de règle de se rendre au sommet de la montagne aux chênes (Narayama) et d'y attendre la mort : une habitante du village, Orin, va justement sur sa soixante-dixième année. Elle possède une dentition parfaite, signe de vitalité. La loi est la loi. Elle va donc se briser les dents pour prouver qu'elle est devenue une bouche inutile. Accepter sa mort, c'est accepter la survie des autres. Chez les animaux aussi, on copule, on meurt, on tue et Imamura ne manque pas, dans un parallèle d'apposer ces scènes animales à celles des villageois. Son sens du naturalisme est celui d'un entomologiste. Il fait de son film une interrogation sur le sens véritable de la vie humaine. « La Ballade de Narayama » a obtenu la palme d'or au dernier Festival de Cannes. Mercredi 2 nov. à 15 h, 18 h 30 et 21 h Jeudi 3 nov. à 18 h Vendredi 4 nov. à 18 h Samedi 5 nov. à 15 h et 22 h Dimanche 6 nov. à 14 h 30 et 20 h 30 Lundi 7 nov. à 18 h 30 et 21 h ■ LECRAN # LECRAN I L ECRAN Jl LECRAN B. H L'EMPIRE DE LA PASSION DESSINE UNE BR( Une expérience orig Le cinéma l'ECRAN qui fêtera en décembre son premier anniversaire à déjà rassemblé près de 60 000 spectateurs et bénéficie de la fidélité de plus de 2 000 abonnés. Ces bons résultats nous permettent maintenant d'obtenir les films plus rapidement comme par exemple ce mois-ci le nouveau film de Paul Vecchiali avec le grand retour à l'écran de Danièle Darrieux, et la palme d'or de Cannes, la Ballade de Narayama. L'éternel film d'aventures trouve ces temps-ci de nouvelles voies, avec Tonnerre de feu qui avec spectaculaire éclaire les agissements de la CIA, Outsiders qui dans une forme renouant avec le romanesque hollywoodien revient sur le malaise et la fureur de vivre de la jeunesse, et enfin l'Australie est un nouveau far-west pour les aventures de l'Homme de la rivière d'argent réalisé par George Miller. Nous nous permettrons d'insister sur deux titres dans ce programme, fort différents mais de grande qualité; le Destin de Juliette, le premier film d'une jeune réalisatrice, chronique sociale portée par des comédiens extraordinaires, et le chef-d'œuvre de Visconti, Ludwig avec Romy Schneider dans un de ses meilleurs rôles, présenté dans sa version intégrale, telle que le voulait le grand cinéaste italien. Enfin, le Ciné-Club, à partir du 25 octobre, présente un cycle qui s'attache à mieux faire comprendre, par l'exemple vivant, l'un des procédés les plus riches de l'écriture du cinéma : le flash-back. C'est tout pour cette fois et le mois prochain nous aurons rendez-vous avec Zelig, Vive la Sociale, Poussière d'empire, le Retour du Jedi, etc. Venez donc nombreux chez nous, on vous invite ! TONNERRE DE FEU U.S.A. 1982 Couleurs, 1 h 52, VOSTF Son Dolby Stéréo Réalisation : John Badham Photo : John. A. Alonzo Interprétation : Roy Scheider Warren Oates Malcom Me Dowell Candy Clark En 1984 à Los Angeles, Frank Murphy fait partie de l'Astro-Division, une brigade de surveillance aérienne. De tempérament solitaire, il est choisi pour tester le « Tonnerre de feu » avec un autre ancien du Vietnam, le colonel Cochrane. L'appareil, un hélicoptère révolutionnaire, se révèle bientôt être un redoutable engin d'espionnage,, permettant toutes les manipulations. Écrits par les deux scénaristes de « Alien » de Ridley Scott, « Tonnerre de Feu » a été revu par John Badham, Roy Scheider et Dean Reisner, fidèle collaborateur de Clint Eastwood. Le film fait appel à de nombreux trucages conçus le plus souvent en vidéo, et c'est la possibilité de réaliser un certain nombre de scènes spectaculaires et de cascades inédites qui a motivé le metteur en scène. Un saga d'aventures et d'action qui fait la part aux bons sentiments démocratiques face à une CIA toute puissante. Mercredi 12 oct. à 15 h et 21 h Jeudi 13 oct. à 18 h 30 Vendredi 14 oct. à 20 h 30 Samedi 15 oct. à 15 h et 20 h 30 Dimanche 16 oct. à 16 h 30 et 18 h 30 Lundi 17 oct. à 18 h 30 FRANCES U.S.A. 1983 Couleurs - 2 h 19 VOSTF Réalisation : Graeme Clifford Photo : Laszlo Kovacs Interprétation : Jessica Lange Sam Sheppard Kim Stanley Hollywood, années 30 ; l'usine à rêves, mais aussi une machine qui détruit les êtres qui lui résistent. Le film est l'histoire de Frances Farmer, comédienne prodige devenue « star » (une nouvelle Garbo). Mais elle ne put concilier ses désirs avec les compromissions que le système imposait. Comme on ne put faire plier Frances on brisa sa carrière et sa vie. Pire, on la fit passer pour folle. Cette œuvre dramatique bénéficie de la prestation d'une actrice étonnante de réalisme, qui force ici la conviction : Jessica Lange, que l'on avait déjà remarqué dans « Le facteur sonne toujours deux fois » et dans « Tootsie », et qui s'est totalement impliquée dans ce personnage dramatique qui refusait de se faire broyer par l'industrie hollywoodienne. Mercredi 12 oct. à 18 h 30 Jeudi 13 oct. à 21 h Vendredi 14 oct. à 18 h et 22 h 30 Samedi 15 oct. à 18 h et 22 h 30 Dimanche 16 oct. à 14 h et 20 h 30 Lundi 17 oct. à 15 h et 21 h « A vec de be « Malabar ne brossées, de, Ces slogans] dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les enfants eux-mêmes. Des dents blanches et bien alignées : ce n'est pas tout dans un sourire, mais cela y contribue largement; et des dents saines et bien « chaussées », c'est la première condition d'une bonne mastication; une bouche en bon état joue un rôle important dans la santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme le 3 e fléau mondial, après le cancer et les maladies du cœur; elle atteint en effet un nombre impressionnant de gens, surtout des jeunes : 95 % des adolescents de 1 7 ans en France ont des dents cariées ; les conséquences pour la santé vont de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement du sang; entre les deux, mauvaise assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires abimés, zézaiements et autres désagréments. Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche en bonne santé. Consciente de l'ampleur du problème et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis L LUDWIG D VISCONTI AU! Co Réi Ge lnt( Kir Toi Ja< Sic Loi Italie-France 1972 Couleurs 4 h 05 VOSTF Réalisation : Lucchino Visconti Photo : Armando Nannuzzi Interprétation : Helmut Berger Romy Schneider Trevor Howard Silvana Mangano Le film est l'histoire de Louis II, roi de Bavière, dans le contexte d'une AlleSu magne conduite par Bismark et qui d'i s'engage sur la voie du nationalisme et et de l'essor économique. Louis II ne le s'intéresse guère à la politique et préfère en la littérature et la musique. Il rencontre ter et protège des artistes comme Wagner de mais se heurte à ses ministres qui lui Mi reprochent ses dépenses extravagantes, « comme le fameux château qu'il se fait au construite en Bavière. A travers le destin da tragique d'une famille royale qui n'a plus « I sa place dans l'histoire, Elizabeth suren. nommée Sissi connaîtra bien des malXII heurs et Louis II finira noyé dans le lac et de Berg. Visconti analyse les rapports de tra l'individu à son époque, les rapports de c'i l'artiste au pouvoir et la décadence du d' principe, de l'éclatement de l'Allemagne de qui aboutira à la mise en place d'un jei régime fort. D'une richesse formelle étî stupéfiante, aussi bien dans le luxe m< théâtralisé des costumes et décors que l'e dans l'exceptionnelle qualité de la lures mière, Ludwig est un film sur la fin de la ép folie romantique, l'œuvre maîtresse de Ml Visconti, restituée dans sa version origiVe nelle de 4 heures. Un chef-d'œuvre de Sa l'histoire du cinéma. Dii Jeudi 3 nov. à 20 h 30 Lu Vendredi 4 nov. à 20 h Samdi 5 nov. à 18 h Dimanche 6 nov. à 16 h 30 Lundi 7 nov. à 14 h CYCLE CONSACRE AU FLASH-BACK Pendant cinématographique de l'analyse littéraire, le tlash-back nous autorise à reconduire la question capitale de la narrativité et du rapport des deux récits, littéraire ou filmique, qui mutuellement se contaminent. Car le cinéma intègre dans ses mécanismes la technique narrative, délivrant ou enfouissant le fil conducteur du récit pour assurer son déploiement. Et le récit comme tel, se joue dans le rapport entre l'ordre temporel de succession des événements de l'histoire, et celui, pseudo-temporel, de leur disposition dans le récit. Le flash-back, comme l'analyse, signale une distorsion, figure une discordance entre ces deux durées, entre l'histoire et le récit. Le récit, faisant retour sur soi, revenant sur son passé (réel ou onirique) se scinde, entame son flux, sa linéarité. Si le flash-back constitue une figure singulière inhérente au cinéma, s'il confère au récit filmique ampleur et vitalité, s'il illustre son propre mouvement (l'actualise et l'image), il n'en demeure pas moins que son sens, sa « valeur », ne peuvent éclore qu'en situation (contexte filmique), selon l'intention, le projet, guidant son usage et réglant son opération. Flash-back répétitif, mémoriel ou complétif : servant différents « points de vue » (Comtesse aux pieds nus; Ultime razzia...); articulant présent et passé fantomatique (Marienbad; Je t'aime, je t'aime); soulignant l'inéluctabilité d'un destin dont la fin se trouve par avance amorcée (Le jour se lève); comblant après-coup une lacune du récit premier, le déroutant ou le réorientant, le régénérant ou l'éclairant rétrospectivement (émergence de l'événement originel obsessionnel : Hitchcock, Marnie)... Les films programmés devraient permettre, ponctuellement, d'élargir et de sonder cette diversité de fonctions. Programme sous iion-sensiDinsation et des attiches destinées à recevoir des dessins d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de prévention, mais en même temps auteurs, « acteurs-relais »; ils ont exprimé ce que représente pour eux la prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette occasion de « faire entrer la vie dans l'école » et chacun a sollicité sa classe à sa manière. Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à leur façon. Certains ont retenu l'aspect technique de la prévention : brossage de haut en bas avec une brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents comme des sortes « d'enzymes glou- de Nagisa Oshlma (Japon 1978 VOSTF) avec Kazuko Yoshlyuki, Tatsua Fuji. Mardi 18 oct. à 21 h L'ANNEE DERNIERE A MARIENBAD de Alain Resnais (France 1959) avec Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi. Mardi 25 oct. à 18 h 30 LE JOUR SE LÈVE de Marcel Carné (France 1939) avec Jean Gabin, Arletty, Jules Berry. Mardi 25 oct. à 21 h GOUPI MAINS ROUGES de Jacques Becker (France 1943) avec Fernand Ledoux, Georges Rollin. Blanchette Brunoy. Mardi 1" nov. à 18 h 30 PAND0RA d'Albert Lewin (U .S .A. 1951) avec Ava Gardner. James Mason. IDE M S res préoccupations du gouen matière sanitaire, en avec la publication de « la a Santé » en juin 1 982. )le, la circulaire de Jack ain Savary sur la Santé Sco)é à ce service la mission de n équipe avec les enseiune meilleure information ;s élèves. En même temps, uses créations de postes (il t pas eu depuis dix ans) ont s moyens de faire face à Ion. Mardi 1" nov. à 21 h LA VALLEE DE LA PEUR janté scolaire : rôle important de Raoul Walsh (U.S.A. 1947 VOSTF) avec Robert Mitchum, Teresa Wright, Judith Andersen. les services de Santé ScoUne part importante dans n et la réalisation du prode prévention buccoLA STRATEGIE dans chaque quartier, le DE L'ARAIGNÉE ;olaire est chargé d'animer de Bernardo Bertolucci de travail et de réflexion sur (Italie 1969 VOSTF) ition dentaire » en y assoavec Giullo Brogi. Allda Valli, es intervenants, Tino Scotti. a souplesse, ce programme Mardi 8 nov. à 21 h. réserve. Tél. au 820.99.20 |rer facilement dans un pro[JS vaste, au niveau départenational. C'est ainsi qu'il prena TOUT 'naturellement sa place dans ouaai auiayailLC U.UC IC5 duutb puur Itîb le programme départemental pilote enfants au retour des écoles ? Et qui « Mère-Enfant-Santé » lancé en 1 982 dit que la litanie «j'veux des bonbons » par Jean Louis Mons Président du Conne pourrait pas se transformer à la lonseil Général de la Seine Saint-Denis et gue en « dis-donc, et ma nouvelle Jack Ralite, alors Ministre de la Santé. brosse à dent ? ». Mardi 8 nov. à 18 h 30 Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et réaliser cette première phase grâce à l'appui de la Municipalité et parce que les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une Pour réussir, tous ces efforts doivent se conjuguer à la volonté dans chaque famille de faire ce qu'il faut pour une bonne hygiène dentaire. Un meilleur capital santé pour chacun, c'est un enjeu qui en vaut la peine % Pour tous renseignements s'adresser au Groupe de Travail-Prévention Bucco-dentaire Mairie de Saint-Denis 11 10 f CALENDRIER DU MERCREDI 12 OCTODRE AU MARDI 8 NOVEMBRE 1983 Tonnerre de feu Tonnerre de (eu Tonnerre de (eu DESSINI UNE BR Une expérience origl 20 h 30 : Tonnerre de feu 22 h 30 : Frances 22 h 30 : Frances Tonnerre de (eu 18 h Frances 20 h 30 : Tonnerre de feu 14 h Frances Tonnerre de feu 20 h 30 Frances Tonnerre de feu Tonnerre de feu L'Homme de la rivière d'argent L'Homme de la rivière d'argent 14 h 30 En haut des marches L'Homme de la rivière d'argent L'Homme de la rivière d'argent La Cérémonie L'Empire de la passion Liberty Belle En haut des marches En haut des marches Liberty Belle 18 h Liberty Belle 20 h L'Homme de la rivière d'argent En haut des marches 18 h En haut des marches 20 h Liberty Belle L'Homme de la rivière d'argent Liberty Belle 20 h 30 En haut des marches En haut des marches Liberty Belle L'Année dernière à Marienbad Le jour se lève a depuis plusieurs années aidé ce qui pouvait développer l'apprentissage de ces habitudes, en particulier chez les enfants : exercices de brossage de dents dans les centres de vacances, mercredi réservé aux enfants pour les consultations dentaires dans les centres de santé, information sur la santé bucco-dentaire et séance de dépistage suivie éventuellement de soins chaque semaine au centre Henri Barbusse (les parents choisissent le dentiste et le lieu des soins. S'ils veulent un rendezvous sur place, ils ont priorité. 6 50 enfants par an bénéficient de cette prévention); gobelets, brosses à dents, dentifrice distribués par la Médecine Scolaire en liaison avec des enseignants, visite des cabinets dentaires des Centres de Santé, animation pédagogique autour des dents (à l'initiative d'enseignants), réunions d'information pour les parents organisées par des comités de parents d'élèves, avec participation de dentistes. pas de schéma préconçu Le Destin de Juliette Le Destin de Juliette 14 h 30 Outsiders 18 h lutsiders 20 h Le Destin de Juliette 18 h Le Destin de Juliette 20 h 'lutsiders Le Destin de Juliette 20 h 30 Le Destin de Juliette Le Destin de Juliette Le Destin de Juliette Goupi mains rouges La Ballade de Narayama La Ballade de Narayama La Ballade de Narayama La Ballade de Narayama 18 h La Ballade de Narayama 20 h 30 .udwlg 18h La Ballade de Narayama 20 h Ludwig La Ballade de Narayam 18 h Ludwig 20 h 30 La Ballade de Narayama 14 h 30 La Ballade de Narayama La Ballade de Narayama La Ballade de Narayama La Vallée de la peur La Stratégie de l'araignée Les séances se déroulent à L'ÉCRAN 59, boulevard Jules-Guesde à SAINT-DENIS. Tél. 820.99.20 Prix d'entrée : 20 F. Carte d'abonnement : 20 F (4 mois) ou 60 F à l'année Entrée avec la carte : 15 F. « A vec de bel « Malabar n\ brossées, de\ Ces slogans] dentifrice. Pourtant il se pourrait que vous les retrouviez bientôt aux vitrines des pharmacies de Saint-Denis, accompagnant de superbes affiches, œuvres de vos enfants : c'est la première étape d'un programme de prévention bucco-dentaire original qui associe à l'impulsion de la Municipalité, spécialistes, non spécialistes et les enfants eux-mêmes. Des dents blanches et bien alignées : ce n'est pas tout dans un sourire, mais cela y contribue largement; et des dents saines et bien « chaussées », c'est la première condition d'une bonne mastication; une bouche en bon état joue un rôle important dans la santé, dans le bien-être moral et physique. Or, la carie dentaire est considérée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme le 3 e fléau mondial, 10 après le cancer et les maladies du cœur; elle atteint en effet un nombre impressionnant de gens, surtout des jeunes : 9 5 % des adolescents de 17 ans en France ont des dents cariées ; les conséquences pour la santé vont de la rage de dents qui gâche une journée à l'abcès avec empoisonnement du sang; entre les deux, mauvaise assimilation des aliments, dents noircies, absentes ou mal placées, sourires abimés, zézaiements et autres désagréments. Et pourtant, quelques bonnes habitudes d'hygiène prises assez tôt, des visites régulières chez le dentiste suffisent pour garder les dents et la bouche en bonne santé. Consciente de l'ampleur du problème et des importantes possibilités d'amélioration, la Municipalité de Saint-Denis La réussite de ces actions tient à deux raisons : d'une part, le travail en équipe, aux côtés des dentistes, de ceux qui ont pour but l'épanouissement, le développement harmonieux des enfants, et les parents en premier lieu. D'autre part, à chaque fois, les réalités et les besoins propres aux enfants ont dicté le choix des moyens adaptés. Cette expérience féconde du travail en équipe, la Municipalité a souhaité la développer encore davantage, l'affiner et en même temps la généraliser afin que tous les enfants de SaintDenis puissent en bénéficier : un vaste programme de prévention est donc proposé aux écoles et à tous les secteurs en relation avec la vie des enfants de 0 à 11 ans. Première étape de ce programme : une campagne d'affiches réalisées par les enfants, qui a commencé en avril 1 983. Les enseignants des écoles primaires ont reçu plusieurs documents pour préparer une séance d'information-sensibilisation et des affiches destinées à recevoir des dessins d'enfants : ceux-ci ne sont pas seulement « bénéficiaires » des actions de prévention, mais en même temps auteurs, « acteurs-relais »; ils ont exprimé ce que représente pour eux la prévention bucco-dentaire. De nombreux enseignants ont pu saisir cette occasion de « faire entrer la vie dans l'école » et chacun a sollicité sa classe à sa manière. Les enfants ont réagi, eux aussi, bien à leur façon. Certains ont retenu l'aspect technique de la prévention ; brossage de haut en bas avec une brosse en bon état, d'autres ont imaginé les sucres attaquant les dents comme des sortes « d'enzymes glou- tons » malveillants. L'importance de la dentition dans l'image qu'on a de soi et qu'on en donne aux autres est fortement ressentie : « Je ne veux pas parler, on va voir mes caries » avoue dans une bulle une écolière toute confuse. D'autres dessins mettent en scène des enfants qui reconnaissent, mais trop tard, combien leurs parents avaient raison de leur dire, mais en vain, de se laver les dents et de ne pas manger trop de bonbons ! La salle de bains familiale est souvent représentée, ainsi que le cabinet du dentiste. Mais on voit aussi des requins fuir une escadre de malabars et de carambars ! j'veux une brosse à dents ! des premières préoccupations du gouvernement en matière sanitaire, en particulier avec la publication de « la Charte de la Santé » en juin 1 982. Par exemple, la circulaire de Jack Ralite et Alain Savary sur la Santé Scolaire a donné à ce service la mission de travailler en équipe avec les enseignants, à une meilleure information sanitaire des élèves. En même temps, de nombreuses créations de postes (il n'y en avait pas eu depuis dix ans) ont amélioré les moyens de faire face à cette mission. santé scolaire : un rôle important Cependant l'intérêt de ces dessins ne s'arrête pas là. La force d'expression que les enfants y ont mise va servir : après avoir été analysées, les affiches seront proposées pour affichage aux divers lieux qui reçoivent des enfants dans Saint-Denis et aux pharmaciens, pour leur vitrine. En effet, pourquoi la vitrine du pharmacien ne serait-elle pas aussi attrayante que les autres pour les enfants au retour des écoles ? Et qui dit que la litanie «j'veux des bonbons » ne pourrait pas se transformer à la longue en « dis-donc, et ma nouvelle brosse à dent ? ». Et de fait, les services de Santé Scolaire ont une part importante dans l'élaboration et la réalisation du programme de prévention buccodentaire : dans chaque quartier, le médecin scolaire est chargé d'animer un groupe de travail et de réflexion sur « la prévention dentaire » en y associant tous les intervenants. Du fait de sa souplesse, ce programme peut s'insérer facilement dans un programme plus vaste, au niveau départemental ou national. C'est ainsi qu'il prend tout naturellement sa place dans le programme départemental pilote « Mère-Enfant-Santé » lancé en 1982 par Jean Louis Mons Président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis et Jack Ralite, alors Ministre de la Santé. Le groupe de prévention buccodentaire a pu lancer ce programme et réaliser cette première phase grâce à l'appui de la Municipalité et parce que les problèmes de prévention, de promotion de la santé, sont devenus une Pour réussir, tous ces efforts doivent se conjuguer à la volonté dans chaque famille de faire ce qu'il faut pour une bonne hygiène dentaire. Un meilleur capital santé pour chacun, c'est un enjeu qui en vaut la peine 9 Pour tous renseignements s'adresser au Groupe de Travail-Prévention Bucco-dentaire Mairie de Saint-Denis 11 m 4 & 8. ..PARTEZ! Rénovation qui va s'ériger sous nos yeux; sans aucun doute le plus vaste chantier d'une opération dont les travaux ont démarré fin 1978, rue Jean Jaurès et sur laquelle vous avez été régulièrement informés. Sa durée ? trente mois avec, inévitablement, quelques perturbations pour les riverains du quartier, pour ceux qui ont pris l'habitude de le traverser ou d'y stationner. En attendant. au centre, les immeubles de la rénovation déjà construits, à gauche le terrain de l'îlot 4 Enfin ! le vaste espace délimité par les rues Jaurès, Dupont, Blanqui, Chabrol et le boulevard de la Commune de Paris vient de s'animer. La revitalisation du cœur de Saint-Denis se poursuit avec, ici, la réalisation des ilôts 4 et 8 de la rénovation du quartier Basilique. Que va t-il en sortir ? Faisons l'inventaire : un parking public de 822 places, un parking privé de 522 places (les deux en sous-sol) un supermarché, des boutiques, des bureaux, 383 logements H.L.M. locatifs. C'est donc une partie importante du programme de la 1 2 C'est d'ailleurs sur ce dernier point que les répercussions sont les plus sensibles. Le problème du stationnement, les dionysiens le connaissent bien. Sa solution, à terme, dépendra en grande partie du prolongement de la ligne 13 du métro qui, en retirant au centre ville sa fonction de tête de ligne, amènera nombre d'automobilistes à ne plus y laisser leurs véhicules durant la journée. Mais en attendant, il faut bien trouver des palliatifs. C'est pourquoi, outre le Parking d'Intérêt Régional de la Porte de Paris et le parking de la rue des Chaumettes ouvert au début de l'année prochaine, deux espaces ont été sommairement aménagés, l'un à l'angle du boulevard de la Commune de Paris et de l'avenue Jean Moulin, l'autre rue Paul Eluard près du gymnase Maurice Baquet. Le nombre de places de stationnement ainsi offertes compense tout à fait celles qui ont été supprimées par l'ouverture du chantier avec, il est vrai, pour certains, la nécessité de faire quelques minutes de marche à pieds. La circulation automobile a dû subir, elle aussi, des modifications : pour l'essentiel, elles concernent l'accès à la rue Albert Walter par les rues Blanqui et Jean Jaurès, désormais interdit en provenance de la place Jean Jaurès. La rénovation du centre ville avance, avec ses lenteurs, dûes à de nombreuses contraintes. Il est vrai qu'une telle opération, décisive pour l'avenir de la ville ne peut être bâclée. Aussi, armons nous de patience, le résultat final constituera certainement la plus belle des récompenses. • a rentrée Rentrée 1983 : préparée de bonne heure, précédée d'une vaste concertation entre les élus, l'administration, les parents d'élèves, les syndicats d'enseignants, elle s'est passée correctement, dans l'ensemble, à Saint-Denis. Certes beaucoup de difficultés demeurent : problèmes de moyens en enseignement, du coût de la rentrée pour les familles, des crédits pour les constructions; mais la volonté du gouvernement de stopper la dégradation du système éducatif commence à donner des résultats. Et l'attitude nouvelle des pouvoirs publics envers les différents partenaires de l'école permet une concertation constructive pour mieux utiliser les moyens existants et préparer les changements indispensables du système éducatif. Dans plusieurs écoles de notre ville, des équipes pédagogiques se constituent, les enseignants d'une école se mettent à travailler sur une expérience, un projet communs. ... et à saint-denis Tous les éléments de la situation ne sont pas encore connus, et beaucoup de choses peuvent encore évoluer. Néanmoins, huit jours après la rentrée, on se rend compte des progrès réalisés, et notamment du fait qu'elle a été techniquement mieux préparée : chaque classe maternelle et primaire a eu son « instit » le matin du 9. Dans le secondaire, des postes restent à pourvoir : une dizaine, mais concentrés sur deux C.E.S. et le lycée. Ces ratés n'ont toutefois rien de comparable avec ce qu'on a connu avant 1981, et les élus avec les parents d'élèves agissent auprès de l'administration pour y porter remède. Du point de vue des effectifs, on constate une poussée importante, dans les classes de seconde des lycées. C'est le résultat des mesures prises par le gouvernement pour empêcher la sortie massive de jeunes du système scolaire, sans formation. Pour les maternelles, une question, toujours non résolue : 200 enfants attendant une place en maternelle. Un début de réponse serait, pour notre ville, l'ouverture de sept nouvelles classes, demandées par la Municipalité. Trois ont été obtenues dans les écoles Pleyel, Estrées, Franciade. Des difficultés d'accueil continuent donc d'exister; les classes de maternelle fonctionnent encore avec 30 enfants. Quant au primaire, la situation est plus satisfaisante. Quatre ouvertures, sur les 8 demandées, ont été obtenues : à Jean Vilar, Daniel Sorano, Robespierre, Saint-Just. Elles permettent de respecter la moyenne de 24 élèves par classe. Cependant, au delà des conditions techniques de la rentrée, la réalité nouvelle de ce début d'année scolaire 83-84, c'est la mise en œuvre des idées nées l'an passé des discussions dans les milieux scolaires : définition du projet de Zone Prioritaire aux Francs-Moisins, mise en chantier d'un projet « Comment l'enfant accède à la culture » centré sur les écoles de Saint-Denis, développement de la liaison crèche-école maternelle, intégration du milieu scolaire aux campagnes de prévention bucco-dentaire et « Saint-Denis ville propre ». une rentrée mieux organisée au niveau national... Les deux années passées, d'importantes mesures ont apporté un ballon d'oxygène à un système éducatif bien mal en point; des améliorations sérieuses pour les élèves et pour les maîtres en avaient résulté : rappelons pour mémoire les 36 000 postes crées, la lutte contre l'échec scolaire, la mise en place des Zones d'Education Prioritaires, le développement de l'enseignement technique, le relèvement des bourses... L'année écoulée a davantage été celle de la réflexion et du débat, à tous les niveaux, sur les changements à apporter à notre système scolaire, et d'autre part l'accent a été mis sur la prépara tion technique de la rentrée. L M M J V S D 1 2 3 4 5 8 7 8 9 1011 1213 14 15 16 171819 20 2122 23 24 2526 27 28 29 30 31 les élus sur le terrain • Une concertation de tous les partenaires de l'école a préparé la rentrée 83; les élus ont été particulièrement sollicités, notamment pour la définition de la carte scolaire, • Pierre Zarka, député et François Rondepierre, Maire-adjoint ont écrit à l'Inspection d'Académie pour protester contre l'insuffisance des moyens affectés au remplacement des instituteurs, dès que les chiffres ont été connus. • Le jour de la rentrée, un ou plusieurs conseillers municipaux étaient présents dans chaque établissement de la ville pour recenser les besoins encore à satisfaire, recueillir les avis tant de l'administration que des parents d'élèves. • François Rondepierre s'est rendu au Rectorat pour faire le point de la situation et demander les mesures nécessaires pour les problèmes les plus urgents, notamment celui des S.E.S. une évolution positive Des équipes pédagogiques se constituent, décident d'éliminer les doubles niveaux, de faire travailler les élèves en difficulté par petits groupes. Toutes ces actions et ces projets reçoivent le soutien et l'aide pratique de la Municipalité. Les élus participent à leur élaboration. La lutte concertée contre l'échec, la ségrégation scolaires s'organise. Cette évolution est prometteuse. Cependant de graves problèmes demeurent : • La situation alarmante des S.E.S. : de nombreux enseignants manquent, des heures de cours ne sont pas assurées, des élèves n'ont pas d'enseignant. Cette carence, due au fait que les enseignants des S.E.S. sont des stagiaires, de passage, non remplacés en cas d'absence, est d'autant moins acceptable que les élèves des S.E.S. sont des précisément ceux qui auraient le plus besoin d'un encadrement spécialisé, et stable. • Les capacités d'accueil des L.E.P. restent insuffisantes : de nombreux élèves souhaitant faire un B.E.P. n'ont pas pu être accueillis, même en acceptant une autre formation que celle qu'ils avaient choisie. • Des moyens supplémentaires encore insuffisants dans les écoles où sont accueillis de nombreux élèves non-francophones. • Le problème des remplacements des enseignants en maladie, formation ou maternité est général, en raison de l'insuffisance des effectifs de remplacement prévus, 29 postes sur les 36 nécessaires. La Municipalité est intervenue pour réclamer leur augmentation. Ni toute rose, ni toute noire, la rentrée 83 à Saint-Denis reflète, à côté de difficultés réelles liées à l'insuffisance des moyens face aux besoins, les changements non moins réels qui se sont opérés et les possibilités à exploiter pour les approfondir. ■ Les élections à la Sécurité Sociale ont lieu le 19 octobre : c'est l'occasion pour chacun de participer directement aux grandes décisions en matière d'allocations familiales, retraite, assurances maladie, maternité et accidents du travail, en élisant des représentants qui seront majoritaires au Conseil d'Administration de la Sécurité Sociale. Le scrutin se déroule de 8 à 20 h dans votre bureau de vote habituel. Vous pouvez voter pendant votre temps de travail ou par procuration si vous avez un empêchement professionnel ou médical m La Crèche Familiale, 21, rue Jean Mermoz, recrute pour le quartier Nord-Ouest de Saint-Denis des Assistantes Maternelles (exnourrices) déjà agrée P.M.I. ou des personnes non agrées désirant garder des enfants à domicile. Pour tous renseignements s'adresser au 235.02.33 de 9 h à 10 h 30 et de 14 h à 15 h m 243.87.00 Rappelons que vous pouvez appeler ce numéro 24 heures sur 24 pour des problèmes résidence (quittance de loyer par exemple). Les listes sont ouvertes à tous ceux qui auront plus de 18 ans le 1 er mars 1984 m de propreté dans la ville. Vos appels seront suivis immédiatement d'interventions du service du nettoiement. C'est pour chacun d'entre vous une des possibilités de participer activement à la campagne SaintDenis Ville Propre % ?' Les jeunes de 16 à 18 ans, qui veulent acquérir une véritable formation professionnelle débouchant sur un emploi, peuvent se présenter chaque jour à la permanence d'accueil, d'information et d'orientation, maison de la jeunesse et des associations, 12, place de la Résistance (tél. : 243.44.33). Les animateurs de la permanence les aideront à trouver une solution à leur problème La permanence administrative de la Caisse d'Allocations Familiales se tient depuis le 1 er septembre au Centre Social Municipal, 4, place Gaston Dourdin, le lundi de 13 h 30 à 16 h 30 et non plus le mercredi matin comme auparavant • 1 L 'inscription sur les listes électorales est une obligation légale. Si vous n 'y figurez pas, rendez-vous à la mairie, avant le 31 décembre 1983 munis d'une pièce d'identité et d'un document prouvant votre Jeunes gens, nés entre le 1 er octobre et le 31 décembre 1965, n 'oubliez pas de vous faire recenser en vue de votre Service National, en vous présentant avant le 31 octobre 1983, en Mairie, au service des affaires générales, munis de votre carte d'identité et du livret de famille de vos parents. Omettre de se faire recenser peut avoir des conséquences fâcheuses pour votre situation militaire ou votre avenir professionnel • 17 mm Gym tonic le mardi et le jeudi de 1 8 h 30 à 20 heures à la Maison de la Jeunesse, 12, place de la Résistance. mise en scène, présentera à la salle Serreau du 1 5 novembre au 18 décembre «L'ignorant et le fou » de Thomas Bernhard, théâtre tragi-comique d'une « entrée » et d'une « sortie » au théâtre de l'Opéra. Retour à la grande salle avec Louis Charles Sirjacq et son « Exquise banquise » du 17 janvier au 1 5 février 1 984. En mars, du 1 er au 29, Joël Jouanneau met en scène un texte de Anne-Marie Roy intitulé «Pierre pour mémoire », l'itinéraire d'un homme vers le chemin de la folie. Puis Jacques Lassalle nous propose avec le groupe 21 de l'Ecole Nationale de Strasbourg, du 24 avril au 1 3 mai « Woyzzeck ». Enfin Mike Figgis revient à SaintDenis du 2 au 27 mai avec « Slow fade » interprété en français. Son théâtre est plein de rêves où s'entremêlent cinéma, chant, ombre et lumière. Cervantès intermèdes la saison au théâtre gérard philipe C'est Jean Jourdheuil qui ouvrira la saison 83-84 au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis du 27 septembre au 23 octobre avec « Intermèdes » de Cervantès. Ces « intermèdes » seront l'occasion de découvrir un Cervantès novelliste qui savait se distraire des grandes catastrophes naturelles ou sociales, pestes ou guerres de religion, et qui conjugue allègrement sens du tragique et sens de la distraction. Du 8 au 30 novembre, nous verrons une adaptation du « marchand de Venise » de William Shakespeare, l'émergence d'une génération au sortir de l'adolescence à travers le vocabulaire de cet immense dramaturge. Alain Ollivier, dans une nouvelle Les locations pour ces spectacles ouvertes 1 5 jours à l'avance peuvent se faire par téléphone (243.00.59), par correspondance (Théâtre Gérard Philipe, 59, boulevard Jules Guesde) en joignant un titre de paiement accompagné d'une enveloppe timbrée à vos noms et adresse, ou sur place de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 1 9 h. Les tarifs sont de 55 F pour les individuels, de 40 F pour les groupes (à partir de 1 0 personnes) de 30 F pour les lycées, étudiants de moins de 26 ans et possesseurs de cartes vermeil. Vous pouvez aussi choisir la formule de l'abonnement pour 3 spectacles de votre choix; il vous en coûtera 90 F ou 60 F pour les groupes. Cette solution vous permet également de bénéficier du tarif groupe sur tous les autres spectacles, de tarifs réduits aux théâtre d'Aubervilliers et de Gennevilliers et de recevoir chez vous le journal du théâtre. Voilà, vous savez tout; le théâtre Gérard Philipe vous attend, pour votre plaisir • Week-end de Spéléologie les 29 et 30 octobre; les 1 1 , 1 2 et 1 3 novembre. Renseignements et inscriptions service nicipal de la jeunesse : tél .44.33 Le Musée d 'Art et d 'Histoire de la ville de Saint-Denis, 22 bis, rue Gabriel Péri est ouvert tous les jours (sauf mardi) de 1 0 h 30 à 1 8 h. L'entrée est gratuite le dimanche de 14 h à 1 8 h 30. Conférences les samedi et dimanche à 1 5 h 30. Archéologie, poterie médiévale, apothicairerie, souvenirs du Carmel, Commune de Paris de 1871. « ... J'ai plus envie de parler de musée lumière, de musée création. Musée lumière que celui de Saint-Denis qui vient de recevoir le prix européen des musées. Lumière physique sans doute par le traitement des espaces mais lumière d'une intelligence qui sait dire dans un même lieu et en même temps Louise de France et Louise Michel... ». C'est en ces termes que Jack Lang, ministre de la culture, a évoqué le musée d'art et d'histoire de la ville de Saint-Denis dans un discours prononcé le 14 juin dernier. Des sculptures d 'époque romane viennent d'être mises à jour par les archéologues qui travaillent actuellement sur le chantier des fouilles du quartier Basilique. Au milieu d'éléments à motifs géométriques et végétaux, deux chapiteaux historiés ont été exhumés, l'un illustre un passage biblique, l'autre un épisode peu connu de la légende de Saint-Denis : celui de la chute de Néron. Ces découvertes sans équivalent en Ile-de-France sont d'un intérêt capital pour l'archéologie et l'histoire de l'art. Vous pourrez les admirer au musée d'art et d'histoire de la ville. des nouvelles de l'écran A trois mois de son premier anniversaire, on peut constater que l'Ecran le cinéma de Saint-Denis se porte bien. Cette bonne santé se mesure au nombre de spectateurs qui le fréquentent, plus de 50 000 pour les 8 premiers mois alors que les prévisions donnaient 40 000 personnes sur l'année. Un bon résultat en chiffres donc, mais aussi en fidélité du public. Plus de 2000 abonnés, constitués à 90% de Dionysiens, les autres spectateurs venant de villes situées au nord de Saint-Denis. Une fréquentation régulière, avec bien sûr des pointes pour les films très connus (E.T. 6500 personnes) mais sans chute brutale. Une assiduité qui traduit une bonne relation du spectateur à sa salle, une confiance dans la programmation. L'équipement du point de vue confort des spectateurs et technicité de la projection a donné les preuves de son niveau de qualité. Les professionnels qui assistent aux séances le reconnaissent tous. Une fois ces bases de établies, il faut aller D'abord trouver de spectateurs, solliciter lancement plus loin. nouveaux l'imagina- tion. Si le centre ville et les nouvelles cités sont bien représentées dans les abonnés certains quartiers restent à tout point de vue éloignés du cinéma. Il y a là, à progresser. L'Ecran multiplie également ses efforts pour rapprocher plus rapidement le film du spectateur : avoir les films plus vite, faire des avants-premières, suivre de près l'actualité; le cinéma, et en particulier l'industrie du cinéma jouent sur le désir du public de voir le film dès sa sortie. Il faut enfin augmenter le nombre de séances. C'est fait dès cette rentrée. Parti de 1 5 séances hebdomadaires, l'Ecran propose maintenant 22 projections permettant une grande variété d'horaires, et renforçant son fonctionnement le week-end, au moment où le public est le plus disponible. Ces séances permettent à tous de venir au cinéma, en particulier aux très jeunes qui, l'expérience d'ouverture les après-midi en juillet l'a prouvé avec près de 1 500 enfants touchés, aiment le cinéma. Sous peu, des projections régulières destinées aux petits seront organisées le mercredi matin. L'ensemble positif de ces résultats rejoint la tendance nationale qui indique que le public reprend le chemin des salles. La volonté de l'Ecran Gérard Philipe, est que la diversité du public local, puisse rencontrer la diversité de la production cinématographique * 19 18 Milan Gramantik : un nom musical pour un amoureux de la musique, accordéoniste, commerçant, célèbre animateur de son quartier et conseiller municipal. Son histoire est celle de quelqu'un qui « aime être là où il se passe quelque chose ». Comment êtes-vous venu à ces différentes activités ? Ou peut-être sont-elles venues à vous ? Avant tout, je suis musicien accordéoniste. J'ai toujours aimé la musique et j'aurais voulu jouer du piano. Mais c'était une question de moyens. Mon père, grand passionné de musique aussi, m'a mis l'accordéon sur les genoux... et puis, j'ai aimé cet instrument. Je prenais mes cours boulevard Voltaire à Paris; j'y allais en métro, de Villetaneuse où nous habitions, l'accordéon à l'épaule. Le couloir de Marcadet-Poissonière, je l'ai souvent maudit ! Mon premier emploi, j'avais 1 8 ans, c'était à Montparnasse à la Brasserie Dumesnil, caféconcert devenu depuis le cinéma « Le Bretagne », je terminais à minuit. Si mon chef d'orchestre me lâchait 2 minutes plus tard, je ratais le dernier autobus Porte de la ChapelleVilletaneuse. Combien de fois j'ai dû rentrer à pied ! Mais j'aimais vivre de la musique. Selon les circonstances, j'ai été accompagnateur, chef d'orchestre, compositeur et je continue de faire des galas; j'ai fait le tour du monde avec mon accordéon. En 1961, je me suis marié et installé à SaintDenis, où mon père, qui était bottier, avait une cordonnerie. Nous avons ouvert un petit magasin de musique et une école d'accordéon, mais je continuais ma vie de musicien et c'est surtout ma femme qui s'occupait du magasin. Depuis l'affaire s'est étendue, l'école de musique aussi. Il faut dire d'ailleurs que l'avènement des conservatoires locaux a été très heureux, il a fait connaître et développer considérablement toutes les disciplines de la musique et les ventes d'instruments se sont accrues. Au moment où j'ai ouvert, c'était le triomphe de Johnny Hallyday... On a vendu des guitares... Mais combien sont restées accrochées au mur ! Avec le conservatoire, ça a été du sérieux, les jeunes ont pu apprendre vraiment la musique. Quelle chance ça aurait été pour moi ! Après, on a lancé le Comité de quartier. L'idée est née il y a 8 ans, lors d'un voyage en U.R.S.S., en train, avec Auguste Persancier. On avait le temps de discuter ! On parlait du quartier Eglise NeuveGare, pas très gai à l'époque. Et c'est lui qui m'a donné l'idée du Comité. Il regroupe des commerçants et des habitants du quartier. On organise des après-midi pour les anciens au Théâtre Gérard Philipe, des concerts, des animations de rue pour Noël, etc.. Puis, aux dernières élections, Marcelin Berthelot m'a pressenti et j'ai accepté de figurer sur sa liste, sans appartenance politique. Il m'a expliqué qu'ancien Dionysien, je pou- vais être le témoin de certaines sensibilités et participer aux projets de développement de mon quartier. Je me suis attelé à l'ouvrage; nous avons beaucoup de réunions. Etre Conseiller Municipal, cela vous apporte-til quelque chose ? Je me pose la question ! D'abord, j'ai toujours , été joueur. Quand il ne se passe rien, je m'ennuie. Et puis SaintDenis est en plein développement avec de nombreux projets très importants. Le Comité de quartier, c'est une bande de copains, on travaille spontanément ensemble. Le travail municipal est différent, il y a des contraintes, des nécessités, il faut faire l'apprentissage de la concertation. C'est intéressant. Est-ce qu'il vous reste du temps pour la musique ? C'est un virus qui ne vous quitte pas ! Il m'aide à vivre. Je donne encore quelques galas, que je choisis et qui m'obligent à travailler et surtout, je consacre le mercredi à mes gosses de l'école de musique. Il n'y a jamais eu autant de jeunes qui jouent aussi bien. Mais je déplore qu'on donne si peu de place à notre instrument dans les programmes de radio et télévision. La France est tout de même le berceau de l'accordéon ! •