L`apparence et la substance (Matt 21.18-22)
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L`apparence et la substance (Matt 21.18-22)
Évangile selon Matthieu Page 1 Matthieu 21:18-22 L’apparence et la substance (Matt 21.18-22) Introduction Histoire de fruit Le renard et la balle de golf… STOCKHOLM (Reuters) - Les prenant sans doute pour des oeufs, un renard s'est emparé de deux balles de golf près du trou numéro sept où se disputait un tournoi à Gronhogen sur l'île de Oland près de la côte méridionale de la Suède. Les joueurs ont vu le renard disparaître dans les bois voisins et le directeur du tournoi, Bo Rodensjo, n'a trouvé aucune indication dans le règlement pour traiter ce type de problème. Il a finalement recommandé que de nouvelles balles soient placées à l'endroit où elles avaient été dérobées. En quête de nourriture pour l'hiver, le renard a semble-t-il confondu les balles de golf avec des oeufs d'oiseaux sauvages. Copyright © 2001 Reuters Limited. Vous imaginez la déception du renard ?! C’est cela l’histoire que nous lisons ce matin. L’histoire d’une immense déception : là où il devait y avoir du fruit et de la foi, on ne trouve que tradition et religion stériles… Lecture : Matthieu 21.18-22 « 18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. 19 Il vit un figuier sur le chemin et s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles et il dit : Qu’aucun fruit ne naisse jamais plus de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. 20 A cette vue, les disciples furent dans l’admiration et dirent : Comment ce figuier a–t–il séché en un instant ? 21 Jésus leur répondit : En vérité je vous le dis, si vous avez de la foi et si vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ote–toi de là et jette–toi dans la mer, cela se ferait. 22 Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Matthieu 21:18-22) Pas de religion, mais une relation vitale, qui donne du fruit ! L’histoire d’un figuier sans fruit (21.18-19) « 18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. 19 Il vit un figuier sur le chemin et s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles et il dit : Qu’aucun fruit ne naisse jamais plus de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. » Marc 11 raconte l’histoire avec plus de détails chronologiques. L’événement est intimement lié à l’expulsion des marchands du temple. Marc est chronologique, alors que Matthieu est thématique. Lundi, Jésus entre à Jérusalem sur un âne et il est acclamé par les foules. Mardi, Jésus entre de nouveau à Jérusalem et chasse les vendeurs du temple. Marc nous apprend que c’est ce matin-là que Jésus a maudit le figuier, avant cette expulsion très vive des marchands du temple. Mercredi, Jésus entre de nouveau à Jérusalem. C’est là que les disciples, et notamment l’apôtre Pierre, réalisent ce qui est advenu du figuier. C’est la seule fois où Jésus accomplit un miracle destructeur (les porcs se précipitant dans la mer sont une suite indirecte de l’expulsion de légion). Les miracles des Evangiles sont des guérisons de © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Page 2 Matthieu 21:18-22 maladies ou de démons, des miracles sur la nature avec l’apaisement soudain de la mer, la multiplication des pains… Et là, Jésus exécute un figuier ! Certains écolos pourraient s’en offusquer ! Certains opposants du christianisme décrivent une sorte de caprice de Jésus qui ternit son image de Fils de Dieu ! Le figuier est un arbre ou arbuste de la famille des Moracées, c'est à dire qu’il produit du latex, comme les 1400 espèces qui forment cette famille. C’est l’emblème même du bassin méditerranéen. Premier arbre fruitier identifié de l’Écriture, et c’est avec des feuilles de figuier que Dieu a couvert la nudité d’Adam & Eve (Gen 3.6,7). Il était évidemment apprécié pour ses fruits (ex. 1 Sam 25.18), qui servirent aussi de cataplasme pour l’ulcère du roi Ezéchias (Esaïe 38:21). Il était aussi apprécié pour son ombrage (1 Rois 4.25), et d’ailleurs dans toutes les cultures, puisque Bouddha aurait longuement médité à l’ombre d’un figuier. S’il l’avait fait sous un pommier, il aurait découvert la gravité, mais Newton s’en est chargé C’est surtout l’un des signes distinctifs de la terre d’Israël - Quand Dieu donne cette terre au peuple Juif, il dit que c’est un “pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel ;” (Deutéronome 8:8) - Et lorsque les espions reviennent de cette terre promise, ils rapportèrent des raisons, des grenades et des figues pour montrer l’abondance de cette terre (Nombres 13:23) Que se passe-t-il dans cette histoire ? Jésus arrive près de ce figuier et n’y trouve que des feuilles. Marc nous dit qu’il n’y avait pas de figues « car ce n’était pas la saison des figues » (11.13), ce qui obscurcit davantage ce récit pour nous qui sommes des urbains du centre de la France ! En fait, les figues poussent avec les feuilles des figuiers, notamment dans ces latitudes. Jésus, voyant des feuilles, se dit ‘tiens, ce figuier est en avance, et je vais me régaler’. Mais grosse déception, aucune figue, comme le laissait entendre la présence des feuilles. Il est évident que Jésus cherche à communiquer ‘une leçon de choses’. Tout d’abord, il agit ici dans les limites de son humanité. Lui qui a indiqué à Pierre qu’il trouverait une pièce d’or dans la gueule d’un poisson, lui qui connaissait les pensées des hommes, n’avait pas besoin de marcher vers cet arbre pour se rendre compte de l’absence de figues. Jésus Christ est 100% homme et 100% Dieu, et tout au long de son parcours terrestre, il a agi selon l’un ou l’autre aspect de sa personne. Quelle est la signification de cette histoire ? Plusieurs identifient le figuier à Israël. En maudissant le figuier, Jésus aurait maudit le rejet de son propre peuple, et annoncé son jugement. Pourtant, c’est plutôt l’image du cep ou de la vigne qui représente Israël chez les prophètes (Esa 5.1-7) De plus, le jugement ne saurait être général. Il y a eu des hommes qui ont crié Hosannah, trois jours avant, quand Jésus s’est présenté à Jérusalem, et il y a eu des enfants parmi le peuple, qui ont chanté les louanges du fils de David dans le Temple. C’est pas une bonne piste. Quelle est la leçon pour nous ? J’aimerais que nous lisions ensemble Luc 13.6-9 : “6 Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. 7 Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe– le : pourquoi occupe–t–il la terre inutilement ? 8 Le vigneron lui répondit : Maître, laisse–le encore cette année ; d’ici– là je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. 9 Peut–être à l’avenir produira–t–il du fruit ; sinon, tu le couperas.” (Luc 13:6-9) © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Page 3 Matthieu 21:18-22 Beaucoup de paraboles agraires ont la même idée. Dieu est le semeur, et le monde est son champ. Il sème la parole de Dieu et il sait que certaines graines ne lèveront pas parce qu’elles ne sont pas sur un sol favorable. Ici Dieu plante un figuier. Et pendant trois ans, pas de figues – d’ailleurs, cela fait justement trois ans que Jésus a commencé son ministère. Alors il va falloir prendre une décision, et peut être le couper… Cette malédiction d’un pauvre arbre fruitier est une mise en scène d’une parabole terrible. Si l’on doit retenir une leçon de cette histoire, c’est que Jésus ne veut pas des feuilles, mais des fruits. Jésus ne veut pas des belles feuilles dans nos vies – mais des fruits dans nos vies. Jésus ne veut pas des belles feuilles dans l’église – mais des fruits dans l’église. Jésus ne veut pas des belles feuilles dans nos activités chrétiennes – mais des fruits… Jésus ne veut pas de belles feuilles dans les couples chrétiens – mais des fruits dans ces couples chrétiens… Jésus ne veut pas les feuilles de la foi sans les fruits de la foi ! Le diable en personne a le mot « Dieu » sur les lèvres. Il sait qu’il existe, et il lui parle même de temps en temps. Mais le diable ne porte pas de fruit. Il sera l’hôte le plus pitoyable de l’enfer. Jésus maudit ceux qui font l’apparence de la foi, sans en avoir la substance. C’est quoi le fruit que Dieu attend des hommes ? Jean 6:29 « Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé ». C’est que chaque personne naisse de nouveau et entre dans une communion personnelle et vivante avec Dieu. Et bien entendu, cette foi là, si elle est vraie, si elle est authentique, doit changer la vie. Voyez comment l’apôtre Paul parle : “9 Ne savez–vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les dépravés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les accapareurs n’hériteront le royaume de Dieu. 11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques–uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus–Christ et par l’Esprit de notre Dieu.” (1 Corinthiens 6:9-11) Dans un autre livre, Paul détaille le fruit de l’Esprit : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi » (Gal 5.22) Finalement, on est dans le même type d’argument que ce qu’on trouve en Jacques : « Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2:26) Le figuier ne représente pas Israël seulement – mais toute prétention religieuse dénuée de fruit réel. C’est tragique. Quelques 40 années plus tard, Jérusalem sera détruite par Rome, exemplifiant cette malédiction du figuier. Ceux-là mêmes qui allaient sacrifier un agneau dans le Temple, ceuxlà mêmes qui profitaient d’un commerce terrible sur le parvis du Temple, auraient dû montrer les fruits de la repentance, de l’amour de Dieu et du prochain, d’une vitalité avec Christ – et il n’y avait rien. Quand Dieu regarde les gens qui se disent chrétiens, trouve-t-il le fruit qu’il est en droit d’attendre ? Ou ne voit-il que des feuilles, c'est à dire des faux ! Des gens qui jouent au christianisme, mais qui n’ont pas de relation personnelle, vitale avec leur Créateur ! Paul écrit aux Romains, en parlant du peuple élu : « si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles il ne t’épargnera pas non plus » (Rom 11.21) © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Matthieu 21:18-22 Page 4 En d’autre terme, il est totalement vain d’être né protestant, ou protestant évangélique – ou catholique. Ce ne sont pas les feuilles, les panneaux d’affichage, qui sont déterminants. Mais le fruit. Le fruit spirituel – pas d’être un type bien aux yeux des hommes. Le fruit de la grâce – savoir qu’on a été pardonné Le fruit d’être mendiant de la grâce – savoir qu’on vit quotidiennement de son pardon. Le fruit d’être rempli de l’Esprit – savoir qu’il vit en nous, et nous vivons par lui. Le fruit de la Parole de Dieu, la Bible, dont nous nous imbibons pour faire face à la vie… Le fruit d’aimer – son conjoint, son enfant, son voisin, son collègue… Le fruit de s’engager – utiliser les ressources et les dons spirituels que Dieu nous a donné. J’aimerais terminer cette section avec quelques remarques : Un fruit ne se fabrique pas – il est l’aboutissement normal d’un arbre fruitier. Quelque part, le meilleur moyen pour que le fruit surgisse de nos vies – une fois que nous sommes nés de nouveau bien sûr – c’est de rester près du cep. C’est en cultivant un dialogue avec Jésus, dans des temps quotidiens de prière ou de lecture de la Bible, ou de louange, qu’on cultive cette intimité avec l’Esprit Saint. Et alors, il suscite l’envie de servir, l’envie de participer à son œuvre, l’envie d’aimer. C’est une relation dynamique qui doit s’installer. Et puis Jésus enchaîne avec cette leçon sur la foi. Il souligne encore que Dieu ne veut pas de prière sans foi. Dieu ne veut pas des récitations qui n’engageraient pas le cœur. Dieu s’attend à ce qu’on vive avec du fruit, et avec une foi remplie d’attente ! L’histoire d’une prière sans foi (21.20-22) « 20 A cette vue, les disciples furent dans l’admiration et dirent : Comment ce figuier a–t–il séché en un instant ? 21 Jésus leur répondit : En vérité je vous le dis, si vous avez de la foi et si vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ote–toi de là et jette–toi dans la mer, cela se ferait. 22 Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » C’est amusant comme on est ! Plutôt que d’être interpellé par la leçon que veut communiquer Christ, on est attiré par ce qui est bizarre ! Les disciples sont soucieux du « comment » ? Comment se fait-il que le figuier se soit desséché si vite ! Jésus se prête à leur question, et les encourage à manifester une confiance ferme et décisive lorsqu’ils prient. Ce que Jésus dit, c’est que s’il y a du fruit (et pas seulement des feuilles) il y aura des miracles avec notre vie de prière. Et pour que cela se produise, il faut deux ingrédients : La foi : La foi c’est la confiance qu’on demande ce que Dieu veut ! Ce n’est pas un sentiment, ou une foi en la foi. C’est la détermination que Dieu veut quelque chose, et qu'on va le lui réclamer… La foi va de paire avec la prière et avec la compréhension des plans de Dieu “12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père ; 13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.” (Jean 14:12-14) Demander « en son nom », ce n’est pas une formule magique, c’est avoir conscience qu’on est serviteur du Christ, et donc on demande au Père ce que le Christ lui-même lui demanderait. © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Matthieu 21:18-22 Page 5 Si j’envoie l'une de nos filles faire des courses en lui demandant que le Casino du coin inscrive la dette sur un carnet, elle pourrait dire quelque chose du style : « mon père vous demande si vous voulez bien… » Elle demanderait quelque chose « en mon nom ». De la même manière, demander au nom de Jésus, c’est présenter sa demande comme si Christ en personne la demandait au Père. Mieux vaut avoir de bonnes raisons et une bonne compréhension que c’est ce qu’il veut… Récemment j’étais dans une situation difficile, et je me suis souvenu de ce verset : « ce que Dieu veut, c’est votre sanctification » alors j’ai dit avec Dieu : « c’est ta volonté, j’ai besoin que tu me sanctifies, je te le demande, maintenant fais-le parce que j’ai besoin de ce miracle maintenant dans ma vie ! » L’apôtre Jean écrit dans sa première lettre : « 14 Voici l’assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. 15 Et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé. » (1 Jean 5.14-15) L’absence de doute... Le doute : Conflit intérieur, vaciller entre foi et incrédulité… C’est prier sans s’attendre à ce que cela se réalise… Finalement, le doute, c’est ne pas s’attendre à ce que Dieu agisse. C’est pas une prière très cool ! Imaginez que vous soyez cuisinier, et qu’un client vienne vous voir en vous disant, la mine défaite, « j’suis probablement pas à la bonne adresse, j’aimerais 2 œufs sur la plat, mais ‘suis sûr que c’est pas possible, excusez moi… » C’est insultant ! Le langage de Jésus est figuratif : il ne s’est jamais livré au miracle-spectacle et l’a toujours rejeté. « Jeter une montagne à la mer » devait être une expression connue, puisqu’on la retrouve ailleurs dans les Evangiles. L’exemple même de l’impossible : bouger une montagne. Jésus montre peut-être du doigt le Mont des Oliviers, qui culmine à 800m au-dessus du niveau de la mer… Peut être pense-t-il aussi à la prophétie de Zacharie qui annonce que lorsque Jésus reviendra, il posera les pieds sur le Mont des Oliviers, et que celui-ci se fendra en deux… (Zach 14.4) Mais la promesse demeure « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » La routine spirituelle tue la foi. Je ne sais pas où vous en êtes dans votre marche de foi avec le Seigneur, mais voilà ce que j’ai trouvé pour susciter un renouveau. Parce que c’est cela dont il est question. Ne pas simplement laisser des feuilles s’afficher sur la route. Mais aussi laisser le fruit passer. C’est comme une panoplie de ressources, et peut-être que de temps en temps, vous pouvez vous inspirer d’une de ces idées : 1. Prendre 2 heures dans un parc, sa Bible en poche… Lire à la première personne du singulier une lettre comme Éphésiens, et rebondir en louange, intercession… Ou si je suis d’humeur triste ou morose, prendre quelques Psaumes de lamentations, 2. Ne jamais se masquer, ou masquer la réalité de notre faiblesse. Toujours jouer franc-jeu avec Dieu. Il sait que nous sommes poussières, et il y a quelque chose de pire que le péché, c’est l’arrogance de penser en être exempts. Au début de ma vie chrétienne – et au début de mon ministère, je pensais qu’on pouvait être au-dessus de la réalité humaine… Parler du haut de la sanctification ! Nous sommes spirituellement pauvres, fort en volonté, et faible dans notre chair. Et les pires catastrophes surgissent à ceux et celles qui ne reconnaissent pas leur vulnérabilité. Je puise de la force et un renouveau à me rendre transparent devant Dieu et devant quelques frères © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Page 6 Matthieu 21:18-22 en Christ. Un collègue racontait à un frère combien il avait été surpris d’avoir péché d’une certaine manière, et son ami lui a répondu – « c’est parce que tu as une trop haute opinion de toi ! » 3. Sortez de votre zone de confort. Participez à un ministère qui vous oblige à la foi. Il y a des voyages humanitaires ou missionnaires qui sont proposés par diverses organisations. Pourquoi pas cet été ? C’est étonnant de voir Dieu agir au travers de soi, quand on se sent comme un poisson sur la plage ! Dans ce risque pris, on cherche avec ardeur la présence de Dieu, sa puissance… Lors de la retraite des étudiants d’Agape en fin d’année, il y avait une sortie dans la rue, le 31 décembre à midi – j’ai horreur de ça ! Mais c’était chouette de semer, d’aimer les gens qui passaient, de prier pour eux, et de s’exposer différemment dans sa foi. 4. Passez du temps avec un plus jeune dans la foi pour lui apprendre à faire un pas de plus. Parce qu’on ne grandit jamais plus que quand on se demande ce qu’on doit laisser d’essentiel et de central. On passe du temps à prier pour cette personne. On s’intéresse à un autre… On chemine avec lui… Conclusion Un avertissement sévère à tout ce qui ne porte pas de fruit, individu ou église (Jean 15.2 ; Rom 11.2022). Jésus ôte le chandelier d’une église qui cesse de porter du fruit (Apoc 2.5). Je suis pas très à l’aise avec ce message. Jésus frappe fort, et je veux que son exhortation nous percute de plein fouet. Quand il y a des feuilles et pas de fruit… Est-ce que ce serait la caractéristique de notre église ? Est-ce que ce serait la caractéristique de nos vies ? Un christianisme de façade, où on jouerait à la vie chrétienne, ou on jouerait à l’église le dimanche matin… Ecoutez ce que Jésus dit à l’église de Laodicée : “14 Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, l’auteur de la création de Dieu : 15 Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant ! 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. 17 Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d’acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens–toi ! 20 Voici : je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. 21 Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises !” (Apocalypse 3:14-22) © Un poisson dans le net/Florent Varak http://unpoissondansle.net Évangile selon Matthieu Matthieu 21:18-22 Page 7 Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/). Vous êtes libres de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public, de modifier cette création. Selon les conditions suivantes : - Paternité. Vous devez citer le nom de l’auteur original. Pas d’Utilisation Commerciale. 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