RTL donne la parole à l`IMA de Villiers-le
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RTL donne la parole à l`IMA de Villiers-le
LE MONDE DES RETROUVEZ DANS CE NUMÉRO TOUTE L'INFORMATION DE VOTRE CMA rtisans Bimestriel n°71 • juillet-août 2009 • 1 € ÉDITION Val d’Oise RTL donne la parole à l’IMA de Villiers-le-Bel ! P. 6 L’OFFRE GLOBALE DE SERVICES UN NOUVEAU SITE INTERNET POUR LA CMA95 P. 4 CES ARTISANS AUX MÉTIERS RARES P.16 Banque Fédérale des Banques Populaires – 5, rue Leblanc – 75511 PARIS Cedex 15 – Octobre 2008 – Siren 552 028 839 RCS – Photographe : Ian Abela /Visionairs in art – Professionnels, équipez-vous en toute confiance. Vous désirez renouveler votre matériel, agrandir votre magasin ou mener à bien tout autre projet pour développer votre entreprise ? La Banque Populaire vous prête jusqu’à 30 000 €, sans qu’aucune caution personnelle ne vous soit demandée. Alors, pour avoir l’esprit libre et l’envie d’entreprendre, prenez vite rendez-vous avec un Conseiller Banque Populaire ! * Sous certaines conditions. Pour ces opérations la SOCAMA bénéficie d’une garantie au titre du programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation de la Communauté Européenne. P ANORAMA D OSSIER JOUEZ LA CARTE DE L’APPRENTISSAGE La CMA du Val d’Oise vient de rénover ses trois sites Internet. P 4 ■ ÉVÉNEMENT 4 TROIS SITES INTERNET et toujours plus de connexion entre nous ■ ACTUALITÉS 6 RTL a donné la parole à l’apprentissage 7 UNE NOUVELLE FORMATION DIPLOMANTE assistant de dirigeant d’entreprise artisanale 8 PREMIÈRES RENCONTRES de l’écoconstruction 12 APPRENTISSAGE séjour professionnel en Grèce 13 LES CUISINIERS à l’honneur S TRATÉGIES Anne Dorillat, lunetière-tablettière à Domont, propose un service haut de gamme et « sur mesure ». P 14 ■ STYLE DE VIE 14 ALERTE ! métiers en voie de disparition 16 TÉMOIGNAGES ces artisans aux métiers rares ■ ÉCLAIRAGE 17 RECRUTEMENT laissez tomber vos préjugés ■ 1 JOUR AVEC… 24 UN BOUCHER LIBRE-SERVICE, le client beaucoup, passionnément ■ CAS D'ENTREPRISE 26 ÉCHANGES une entreprise européenne ■ RÉUSSITE 28 ÉCOLE D’ÉBÉNISTERIE D’AVIGNON pour l’amour du bois Plus que jamais, l’apprentissage est au goût du jour. La filière attire des jeunes motivés grâce à son taux d’embauche record en fin d’études. Si vous hésitiez encore, il est peut-être temps de vous muer en maître d’apprentissage. P. 29 EMBAUCHER UN APPRENTI Zoom sur deux chefs d’entreprise artisanale jouant la carte de l’apprentissage. P. 33 P RATIQUE ■ PRATIQUE 34 RUPTURE CONVENTIONNELLE DU CONTRAT DE TRAVAIL un quart des demandes rejeté 35 CHÔMAGE PARTIEL de nouvelles conditions 36 NOTRE OFFRE DE FORMATIONS second semestre 2009 ■ BANC D’ESSAI 38 UTILITAIRES GNV ■ SHOPPING 39 5 PRODUITS à votre service ■ PRATIQUE VAL D’OISE 40 ENVIRONNEMENT suivi des températures et nettoyage « avec un verre d’eau » R EGARDS ■ PRESTIGE 42 MAÎTRE FACTEUR ET RESTAURATEUR D’ACCORDÉONS dans l’atelier d’un archéologue des instruments à anches libres ■ INITIATIVES 44 DANS TOUTE LA FRANCE les boulangers sont de sortie 45 L’ARTISANAT à la loupe ■ OPINION 46 GÉRARD RAPP, président de la société nationale des MOF, a pris conscience des atouts et faiblesses du secteur É DITO Robert Benardeau Président de la CMA du Val d’Oise Un point d’appui pour tous les artisans » n cette période de débat parlementaire sur la réforme des chambres consulaires, nous tenons à rappeler l’utilité et la grande qualité de services de notre CMA auprès des artisans, créateurs/repreneurs d’entreprise et des jeunes et moins jeunes ayant fait appel à nos services afin d’être accompagnés au mieux et efficacement dans leur projet. Nos missions de proximité opérationnelles sont d’autant plus pertinentes en cette période de situation de crise. Les actions et les projets structurants de la CMA95, adaptés aux réalités du monde d’aujourd’hui, font preuve de modernité et se traduisent par l’ouverture en cette année en 2009 du site de Villiers-le-Bel, antenne au service de notre public du secteur « Est » du département, et nos projets en faveur de l’apprentissage et le développement de l’IMA, notre CFA à Villiers-le-Bel et sur Cergy pour l’horizon 2012. J’insisterai sur un de nos points de vigilance : le succès « quantitatif » de l’auto-entrepreneur montrant certes l’appétence sans doute des Français pour la création d’entreprise ! Mais à quel prix ? La création d’entreprise, c’est la prise de risque : ■ pour le porteur de projet qui doit être qualifié pour le métier et accompagné par les CMA dès lors qu’il s’agit d’un métier artisanal. L’objectif étant de pérenniser tout projet ; ■ pour le tissu économique d’entreprises déjà existantes en espérant que le groupe de travail sur ce statut gomme les distorsions de concurrence, sans parler de l’insécurité du consommateur, en faisant appliquer les mêmes règles sociales et fiscales à chacun. Nous lançons une campagne « Agir pour réussir » faisant suite à « l’artisanat, 1re entreprise de France »; de par nos actions à caractère économique et de formation et forts de 15 000 artisans, soit + 23,5 % en trois ans, c’est la démonstration que tout projet de société doit d’abord valoriser les outils existants comme peuvent l’être les CMA, facilitatrices et point d’appui pour tous les artisans et les publics en quête de formation. Il me reste à vous souhaiter à tous, en cette période estivale, de passer d’agréables congés, malgré tout dans un contexte difficile, mais qui reste porteur d’espoir pour l’Artisanat. Ce numéro comprend des pages spécifiques entre les pages 1 à 16 et 33 à 48 pour les abonnés du Val d’Oise. Le Monde des artisans n°71 – Juillet-août 2009 – Éditeur délégué : Stéphane Schmitt – Rédaction : ATC-ÉDIMÉTIERS, rédactrice en chef : Charlotte de Saintignon, rédactrice en chef adjointe : Barbara Colas, Tél. 01 42 74 28 32, fax 01 42 74 28 35, e-mail : [email protected] – Ont collaboré à ce numéro : Florence Brunel, Guillaume Geneste, Florent Lacas, Hélène Sauvage – Secrétariat de rédaction : M. Anthony, J. Clessienne, J. Neisse – Pages Val d’Oise : Sophie Marchand et Olivier Salat - Publicité : ATC-ÉDIMÉTIERS, 84 bd de Sébastopol, 75003 Paris – Chef de publicité : Philippe Saint Etienne – Édition nationale : Mathieu Tournier, Tél. 01 42 74 28 73, fax 01 42 74 28 35, e-mail : [email protected] – Éditions départementales sud-ouest : Thierry (Tél. 06 22 69 30 22) et Cédric Jonquières (Tél. 06 10 34 81 33), fax 05 61 59 40 07, e-mail : [email protected] – Éditions départementales nord et est : François Bederstorfer, Tél. 03 87 69 18 12, fax 03 87 69 18 14, e-mail : [email protected] – Photographies : Laurent Theeten, responsable image – Conception éditoriale et graphique : TEMA|presse, Tél. 03 87 69 18 01 – Fabrication : Pixel image, I. Marlin, J.-M. Tappert, Tél. 03 87 69 18 18 – Éditeur : ATC, 23 rue Dupont des Loges, 57000 METZ, Tél. 03 87 69 18 18, fax 03 87 69 18 14 – Directeur de la publication : François Grandidier – N° commission paritaire : 0311 T 86957 – Dépôt légal : juin 2009 – Impression : Groupe Socosprint imprimeurs, route d’Archettes, 88000 Épinal certifiée PEFC CTP/1-013. Le Monde des artisans est imprimé sur papier PEFC issu de forêts gérées durablement. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 3 vénement Val d’Oise La Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val d’Oise a procédé à la rénovation de ses sites Internet. Plutôt que de mettre en ligne un énorme site web « tentaculaire », il a été décidé de mettre en valeur d’une part la CMA95 en tant que maison des artisans et, de l’autre, l’Institut des Métiers de l’Artisanat en tant qu’organisme de formation en alternance. Un troisième site plus interactif fonctionne comme un moteur de recherche des entreprises artisanales valdoisiennes et permet de laisser des annonces. Trois sites Internet et toujours plus de connexi www.cma95.fr, notre site institutionnel D Depuis i avril il 2009 2009, lle nouveau site i institutionnel de la CMA95, accessible à l’adresse www.cma95.fr, est actif. Simple, fonctionnelle et ergonomique, sa structure est déjà utilisée dans d’autres Chambres de Métiers en France et a fait ses preuves. D’emblée, la CMA95 a voulu proposer un contenu clair aux internautes. C’est ainsi que l’on retrouve facilement les coordonnées de nos différents sites géographiques, des agents et la liste des élus. Par ailleurs, le site s’adresse à trois types de publics : les chefs d’entreprise artisanale, leur conjoint et salarié(s), les futurs créateurs/ repreneurs d’entreprise et les jeunes intéressés par une formation en alternance dispensée par l’IMA. Un maximum de documents est 4 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 disponible en téléchargement sur le site : les formulaires CERFA, les publications et fiches techniques, les menus de nos restaurants pédagogiques et tous les dépliants en rapport avec l’actualité. Une rubrique Actualités permet de se tenir au courant des événements organisés ou co-organisés par la CMA95. Enfin, l’onglet « Marchés » permet aux entreprises de répondre à nos appels d’offres. www.artisan95.com, le site annuaire ◼ Nos sites en bref ◼ www.cma95.fr y site institutionnel, y actualités et infos pratiques, y offres de marchés publics, y toutes nos coordonnées. ◼ www.artisan95.com y site annuaire, y Petites annonces professionnelles. ◼ www.ima95.fr y actualités de l’IMA, y bourse de l’apprentissage, y contacts utiles, y liste des formations proposées. on entre nous riel, local, fonds de commerce, etc.) Artisan95.com devrait prochainement évoluer vers de véritables pages-vitrines des entreprises accessibles depuis un nouveau moteur de recherche. www.ima95.fr, tout sur notre offre de formations en alternance Artisan95.com a été créé en 2002, une période où nous avons organisé bon nombre de manifestations pour promouvoir l’usage de l’informatique dans les entreprises artisanales. Le principe de ce site, c’est de mettre à la portée de tous un moteur de recherche des entreprises artisanales du département avec une mise à jour mensuelle. Il sert également de bourse de petites annonces facilement déposables en ligne (achat/vente de maté- D i un peu plus Depuis l d’un d’ an maintei nant, ima95.fr rencontre quotidiennement son public. Au premier rang des pages consultées, les actualités… Il faut dire qu’il se passe toujours quelque chose à l’Institut des Métiers de l’Artisanat ! La CMA95 forme près de 1 800 apprentis et pré-apprentis chaque année sur ses trois sites de Cergy, Eaubonne et Villiers-le-Bel. La publication du site ima95.fr est un élément indispensable de la campagne de recrutement annuelle de l’IMA. Une bourse de l’apprentissage permet aux candidats et aux maîtres d’apprentissage de se contacter en toute discrétion. N’hésitez pas à la consulter. ◼ Donnez de la visibilité à votre entreprise sur la toile… Internet est devenu un outil marketing fort efficace pour se faire connaître et, pourquoi pas, vendre. La CMA95 vous propose des formations adaptées, courtes et à prix modique sur les thèmes suivants : y créer le site vitrine de votre entreprise, y améliorer son site Internet, y vendre en ligne, y être référencé par un moteur de recherche, y créer l’animation de son site internet. Le détail de ces formations se trouve en pages 36-37 ou alors dans le calendrier des stages du second semestre 2009. 3 INFORMATIONS : Isabelle Cot Tél. : 01 34 35 80 35 E-mail : [email protected] Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 5 ctualités Val d’Oise RTL A DONNÉ LA PAROLE À L’APPRENTISSAGE La radio RTL a choisi l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Villiers-le-Bel pour diffuser en direct les émissions RTL Midi (12h30-13h10) et Les Auditeurs Ont La Parole (13h10-14h30) lors de la journée du 25 mai 2009, consacrée à l’emploi des jeunes. L es émissions étaient couplées avec une bourse d’offres d’emplois et de formations en apprentissage que les auditeurs pouvaient déposer sur le site http://emploi.rtl.fr. Cette démarche a connu un succès inespéré avec près de 12 000 offres mises en ligne. Alain Griset, président de l’APCM (Assemblée Permanente des Chambres de Métiers) et Olivier Salat, secrétaire général de la CMA95, se sont fait les porte-parole de l’apprentissage et des entreprises artisanales. Après avoir visité les locaux qu’ils ont qualifiés par trois fois de « magnifiques » à l’antenne, les animateurs Isabelle Millet et Jérôme Godefroy, ont pris place sur le plateau improvisé dans notre restaurant pédagogique, délaissant pour une fois le confort de leur studio de la rue Bayard à Paris. Après les actualités, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec la présentation des grands principes de l’apprentissage par les intervenants, puis rapidement, selon le principe de l’émission, des auditeurs ont témoigné de leur attachement à ce mode de formation. Visiblement, il n’est pas toujours simple de trouver un maître d’apprentissage puisque plusieurs appels allaient dans ce sens. Cerise sur le gâteau, six de nos apprentis ont pris place autour de l’animateur et nous ont fait part de leurs expériences et de leurs ressentis. Avec un naturel déconcertant, ils ont répondu avec plaisir aux questions des auditeurs. Dès la fin de l’émission, nous avons reçu énormément d’appels au standard de l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Villiers-le-Bel. Jérôme Godefroy a noté ses impressions sur son passage à l’IMA dans le blog des Auditeurs Ont La Parole. « Je veux ici remercier tous ceux qui ont accueilli à la mi-journée l’équipe de RTL à l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Villiers-le-Bel dans le Val d’Oise. On parle trop souvent (dans ce « on », j’inclus volontiers les médias) des questions sociales de manière abstraite. Nous avons rencontré à Villiers-leBel des jeunes gens motivés et un encadrement mobilisé. Le chômage des jeunes n’est pas une fatalité et l’apprentissage, tel qu’il est mis en œuvre à Villiers-le-Bel et dans beaucoup d’autres endroits en France, semble une arme efficace. Votre réponse massive à notre nouvelle journée pour l’emploi en est une preuve supplémentaire. Au passage, nous sommes satisfaits à RTL d’avoir parlé de manière positive de cette commune de Villiers-le-Bel dont le nom est encore attaché à des événements violents. Sans angélisme, il est permis de penser, à Villiers-le-Bel comme ailleurs, qu’il n’y a pas que des problèmes. Il y a aussi des solutions. » Aidez-nous à former les apprentis en versant la taxe d’apprentissage à l’IMA ! La taxe d’apprentissage est le principal mode de financement des CFA et c’est aussi le seul impôt dont vous pouvez choisir l’affectation ! Alors rapprochez-vous de votre comptable et indiquez-lui que vous souhaitez verser la taxe à l’IMA. N’hésitez pas à contacter le service apprentissage pour connaître les modalités et vous faire aider. 3 CONTACT : Service apprentissage - Tél. : 01 34 35 80 00 6 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 Nouvelle formation Diplôme diplômante homologué de niveau IV La CMA95 propose dès la rentrée - baccalauréat 2009 une nouvelle formation diplômante Assistant(e) du Dirigeant(e) d’Entreprise Artisanale (Adea). Cette formation est destinée à renforcer la compétence de l’assistant(e) du chef d’entreprise artisanale afin de le seconder efficacement dans sa gestion administrative, comptable et commerciale. Ce diplôme homologué de niveau IV permet d’obtenir une reconnaissance du rôle tenu par ce collaborateur (le plus souvent conjoint) dans la gestion de l’entreprise par une validation de ses compétences. La formation se déroule sur deux ans entre 2009 et 2011. L’Adea est composé de quatre modules : ■ communication et relations humaines (70 heures), + Info ■ gestion de l’entreprise artisanale (203 heures), ■ secrétariat bureautique (112 heures), ■ stratégie et techniques commerciales (98 heures). Les cours ont lieu chaque mardi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h (hors vacances scolaires) à la CMA, 1 avenue du Parc à Cergy Préfecture. Ils débutent le mardi 1er septembre. Coût pour le chef d’entreprise : 1 035 € (pour les salariés, merci de nous consulter). 3 RENSEIGNEMENTS : Isabelle Cot Tél. : 01 34 35 80 35 E-mail : [email protected] Exposition d’artisanat d’art Novembre 2009 Notez d’ores-et-déjà dans vos agendas g notre prochaine exposition d’artisanat d’art organisée du 19 au 22 novembre 2009 par la CMA95. Tous les détails dans le prochain numéro de notre journal ou sur le site : www.cma95.fr NOS RENDEZ-VOUS Soirée d’information gratuite sur le bail commercial 29 juin 2009 à 18 heures. Vous êtes propriétaire ou locataire de locaux commerciaux, et vous trouvez confronté à la complexité de la législation qui réglemente les baux commerciaux ? La CMA95 vous propose une soirée d’information au cours de laquelle des professionnels de ces questions, avocat, notaire, huissier de justice, vous présenteront les diverses dispositions législatives et réglementaires applicables dans ce domaine. Cette soirée est réalisée en partenariat avec l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise, et la Chambre Départementale des Huissiers de Justice. Lieu : CMA, 1 avenue du Parc à Cergy-Préfecture. 3 RENSEIGNEMENTS : Tél. : 01 34 35 80 00 Journées du Patrimoine Septembre 2009. La CMA95 ouvrira ses portes le samedi 19 septembre prochain de 10 heures à 17 heures. Le public pourra découvrir l’architecture remarquable des locaux implantés à Cergy-Préfecture mais également l’horloge monumentale, Le Grand Escaladeur, réalisée par le sculpteur valdoisien Jacques Monestier. Le petit train mis en place par la municipalité desservira la CMA95 puis des stands d’artisans d’art valdoisiens dans le cadre de la Fête de Cergy-Village. Entrée libre et gratuite. Le restaurant pédagogique Côté Parc ouvrira également exceptionnellement ses portes. Attention, le nombre de convives est limité et nous ne pouvons recevoir que des groupes de 4/5 personnes. Coût du repas (entrée - plat - fromage et dessert) : 15 euros. 3 CONTACT : Réservation obligatoire au 01 34 35 80 36 ou 01 34 35 80 28 pour déjeuner. Le programme complet sera bientôt consultable sur le site www.ville-cergy.fr, rubrique actualités, et sur le site www.cma95.fr. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 7 ctualités Val d’Oise ◼ Nouveau ◼ La CMA devient accompagnatrice Nacre Depuis le 1er janvier 2009, les aides d’État Eden et les chèques conseils sont remplacés par le parcours Nacre (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise). Pour en bénéficier, nous vous invitons à consulter le dépliant de présentation en téléchargement sur notre site www.cma95.fr ou en consultant le service économique de la CMA95. Le dispositif Nacre est également détaillé sur le site du ministère de l’Économie et de l’Emploi. PREMIÈRES RENCONTRES DE L’ÉCO-CONSTRUCTION Le froid mordant de ce premier week-end d’avril nous a rappelés combien il est important d’optimiser le chauffage et l’isolation de nos logements. D ans cet état d’esprit, le Parc naturel régional du Vexin français a organisé, en collaboration avec les CMA des Yvelines et du Val d’Oise, une manifestation qui permettait de rencontrer dans le cadre du parc du château de Théméricourt des professionnels et des fournisseurs spécialisés dans le développement durable. Il y avait en tout 35 exposants dont 17 entreprises et des institutionnels, ainsi que des associations, universités, architectes sur les thématiques suivantes : matériaux et isolants écologiques, construction ossature bois, ventilation, photovoltaïque, chauffage bois et granulés, pompe à chaleur, régulation de chauffage, toiture végéta- lisée, étanchéité à l’air et récupération d’eau de pluie. Des conférences et des visites de chantiers ou d’ouvrages exemplaires étaient incluses dans le programme. Des « cafés bavards » ont permis en amont de la manifestation de développer des thèmes comme « construire une extension écologique à son pavillon » ou « construire écologique et social ». Le développement durable est une des priorités de la CMA qui propose des diagnostics environnement gratuits et qui édite chaque année de nombreux supports comme le guide de l’écoconstruction. Nous proposons également des formations adaptées aux professionnels du bâtiment (voir en pages 36 et 37). 3 CONTACT : www.entreprises. gouv.fr/nacre Infos pratiques Clôture des inscriptions du 24e Concours des Meilleurs Ouvriers de France Attention, les inscriptions doivent être effectuées avant le 31 décembre 2009 ! gérant, modification du nom commercial, etc.) ainsi que lors de la cessation d’activité, ces formalités doivent être déclarées au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la CMA95. 3 3 RENSEIGNEMENTS : CMA du Val d’Oise - Tél. : 01 34 35 80 08 Pour tout connaître du concours : www.meilleursouvriersdefrance.info Modifications apportées à votre entreprise Entreprises et sociétés artisanales, pour toute modification liée à votre entreprise (exemples : changement d’adresse ou de 8 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 RENSEIGNEMENTS : de 9 h à 16 h, du lundi au vendredi Tél. : 01 34 35 80 00 Marchés publics de la CMA95 Les offres de marchés publics de la CMA95 sont régulièrement mises en ligne sur le site internet www.cma95.fr. Nous vous incitons vivement à les consulter et à vous mettre en concurrence pour l’ob- tention de ces derniers. Continuer à recevoir le journal... Artisans, vous êtes sur le point de prendre votre retraite et vous souhaitez continuer à recevoir le journal. Nous vous proposons de vous l’envoyer gratuitement pendant un an (quatre numéros) à compter de votre radiation du RM. Pour ce faire, vous devez adresser une lettre de demande à l’attention du Président Robert Benardeau. 3 CONTACT : CMA du Val d’Oise - 1 avenue du Parc 95015 Cergy Pontoise Cedex Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 9 ctualités AGIR POUR RÉUSSIR PREMIÈRE CAMPAGNE DE COMMUNICATION NATIONALE SUR LES CMA Déterminée à mettre plus en avant le rôle des chambres de métiers et de l’artisanat, et à les rendre plus visibles pour le grand public, l’APCM lance la première campagne de communication nationale sur les CMA : « Agir pour Réussir ». A près avoir travaillé sur l’harmonisation des serviq donc aussi de marquer un grand coup, voire d’obtenir ntes chambres, retom ces proposés par les différentes les mêmes retombées qu’avec « L’Artisanat, 1re entreprise de France ». le réseau des chambres de métierss et de l’arndre sa tisanat veut désormais faire entendre Un la label pour la visibilité voix. L’outil choisi à cet effet est tout ont Le label la « Agir pour Réussir » sera d’abord la radio. Ainsi, ce ne sont nt dés désormais la marque de l’engagepas moins de 720 spots qui sont m ment des chambres. « Nous vouprévus sur RTL, Europe 1, RMC, lo lons rendre la marque Chambre BFM, Radio classique, France d métiers plus dynamique de Bleu, France Inter et France Info eet plus forte », précise Alain fin mai-début juin. La deuxième Griset. Ce label devra être utitranche se déroulera en sepllisé par toutes les chambres tembre-octobre. Des insertions d dans tous les documents édités. en presse quotidienne régioÉ Évidemment, avec plus d’un milnale sont également prévues. lio lion investi, l’APCM attend des Le public visé : les artisans et less rs résu résultats : « Nous voulons que de éventuels repreneurs ou créateurs plus en plus d’artisans fassent appel d’entreprises artisanales. Mais pas nscrit CM et pas seulement pour s’insaux CMA, seulement. « Cette campagne s’inscrit municacrire au ré répertoire des métiers. » La camdans une vraie politique de communicapagne doit permettre aux chambres de se tion. Notre objectif : montrer laa place et différencie d’autres structures et de réafdifférencier le poids de l’artisanat dans notree pays », a firmer leur positionnement par rapport déclaré Alain Griset, président de l’APCM Le label, nouvelle marque lors de la conférence de presse. Il s’agit d’identification des chambres de métiers. aux artisans. Du côté des chambres… Alors que la campagne a déjà été lancée, nous sommes allés recueillir l’avis de quelques chambres sur celle-ci. La démarche de la campagne est appréciée par les chambres. Toutes s’accordent à dire qu’elle arrive au bon moment. « Il était temps de se différencier des CCI ou d’autres organismes », confie Marge Vandendries de la CMA des Bouches-du Rhône. « C’est la première campagne faite exclusivement sur les chambres de métiers et ça c’est très bien » , ajoute Céline Dellezay de la CMA des Deux-Sèvres. Même si certaines 10 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 tempèrent un peu : « Tout le monde avait beaucoup apprécié la campagne sur l’artisanat, première entreprise de France. Il faut donc veiller à ne pas entraîner de confusion entre les deux vis-à-vis du grand public. Pour moi, la nouvelle campagne s’adresse plus aux pouvoirs publics car ce sont eux qui doivent prendre conscience de notre place dans l’économie actuelle », remarque Catherine Pradal de la CMA du Calvados. En tous les cas, elles en attendent beaucoup. « Nous manquons de notoriété et de visibilité, et c’est cela que doit nous apporter Agir pour Réussir », estime Kelly Ferras de la CMA d’Eure-etLoir. Dans les Bouches-du-Rhône, on compte même lui donner un retentissement plus fort au niveau local « en sollicitant à nouveau les politiques et les institutionnels pour montrer qu’on a notre place auprès des artisans ». Des inquiétudes Après la première séance de travail, certains points ont déjà soulevé de grandes divergences mais on reste optimiste, notamment à l’APCM : « Nous devions quantifier les effets du régime d’auto-entrepreneur sur l’artisanat, et comme toujours, nous n’obtenons pas les mêmes chiffres que l’INSEE. Il y a 30 à 40 % de décalage, car l’INSEE n’a jamais su ce qu’était une entreprise artisanale », confie François Moutot, directeur général de l’APCM. Décidé à ne pas laisser s’installer une concurrence déloyale, il a réaffirmé que « n’importe qui ne peut pas faire n’importe quoi. Pour nous, ce régime est adapté à des activités secondaires, mais pas à des activités principales ». Selon François Moutot, « tout le travail fait auparavant sur la création d’entreprise ces dernières années est mis à mal par ce régime ». Malgré son inquiétude, « on se demande si le nombre d’artisans ne sera pas plus faible fin 2010 par rapport à 2009 », il est rassuré par la volonté gouvernementale affichée de « gommer les difficultés du secteur par rapport au régime de l’autoentrepreneur ». Une procédure devant l’Autorité de la concurrence Du côté de l’UPA, on a déjà tranché, puisqu’elle se réserve « la possibilité d’engager une procédure auprès de l’Autorité de la concurrence visant à contester la légalité du régime de l’auto-entrepreneur et des décrets relatifs à sa mise en œuvre », dixit le quotidien Les Échos. L’organisation a par ailleurs souligné « l’impossibilité de vérifier réellement la qualification de l’autoentrepreneur et l’absence d’inscription au répertoire des métiers ». Le contrôle des qualifications et la reconnaissance des compétences sont notamment au programme des prochaines réunions. Le groupe de travail doit rendre un rapport d’étape fin juin et un rapport définitif en septembre. À la sortie de la réunion, Hervé Novelli a insisté sur le fait que « plus de 145 000 personnes se sont inscrites au régime, qui fait l’objet d’un grand succès et ne concerne pas en priorité les artisans mais d’autres activités dans le commerce ou les services ». UN GUICHET UNIQUE POUR LA CRÉATION D’ENTREPRISE U n nouveau portail sera mis en place le 1er janvier 2010 pour la création d’entreprise. Entériné par la signature d’une convention par Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat, et les responsables des centres de formalités des entreprises (APCM, AFCI, APCE, etc.), il permettra à tous les entrepreneurs de créer leur entreprise en ligne. Grâce à ce « guichet unique », ils pourront accéder aux informations récentes sur la création d’entreprise, identifier les pièces nécessaires à leurs démarches, déposer en ligne les dossiers de formalités, et enfin suivre leur dossier au quotidien. Les partenaires signataires ont fondé une association responsable de la création du portail d’ici à la fin de l’année. © laurent hamels Alors que l’Union des auto-entrepreneurs vient de signer ses premiers partenariats, les inquiétudes sur ce régime dans le secteur de l’artisanat sont relayées auprès du gouvernement par un comité de suivi. Ce groupe de travail, obtenu lors de la rencontre du 14 avril dernier entre Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat, Pierre Martin, président de l’UPA, Alain Griset, président de l’APCM et Jean Lardin, président de la Capeb, a été créé par le président de la République le 14 mai. Composé de représentants de l’État et de l’artisanat, il est censé évaluer l’impact du régime de l’auto-entrepreneur sur les créations d’entreprises artisanales, sur les règles d’immatriculation dans les CMA et sur les métiers soumis à qualifications professionnelles et obligation d’assurance. INTERNET Comité pour le commerce de proximité L e comité stratégique et la Commission d’orientation du commerce de proximité ont été installés par Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat. Le premier, composé de 16 membres a pour mission « d’émettre des avis et des recommandations relatifs aux politiques publiques en faveur du commerce ». La commission d’orientation, elle, est chargée « de mettre en place et d’observer les indicateurs du commerce, d’analyser les évolutions, de les diffuser, d’accompagner l’impulsion des actions collectives et d’encourager les méthodes innovantes qui ont montré leur efficacité ». Pour l’instant les deux organes ont travaillé sur les statistiques du commerce, les bilans et perspectives du Fisac et la campagne de communication qui sera lancée prochainement pour promouvoir le commerce de proximité auprès des consommateurs. © LUMIERES L’épineux problème de l’auto-entrepreneur Source : Les Échos Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 11 ctualités Val d’Oise APPRENTISSAGE SÉJOUR PROFESSIONNEL EN GRÈCE C ette année encore, les jeunes apprentis en brevet professionnel de boulangerie et en mention complémentaire de pâtisserie de l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Villiers-le-Bel ont bénéficié d’un séjour professionnel en Grèce du 27 avril au 6 mai 2009. Petite innovation de ce séjour, les jeunes ont été placés chez des artisans grecs pendant trois jours, l’échange a été constructif pour nos apprentis. Le groupe a pu également visiter une école et une entreprise de viticulture sans oublier la découverte des aspects culturels, incontournables pour leur vie sociale et professionnelle. Parmi les accompagnateurs se trouvait Marcel Foubert, membre du Bureau de la CMA95 et membre actif du Syndicat des boulangers du Val d’Oise. Lancement de l’ouvrage photographique « L’Apprentissage au Féminin » L’Institut des Métiers de l’Artisanat de Villiers-le-Bel a servi, mardi 24 mars 2009, de cadre au lancement du livre photographique « L’Apprentissage au Féminin, au-delà des Préjugés » réalisé par la photographe Danièle TaulinHommell pour le Conseil Régional d’Ile-de-France et la Mission Égalité des Chances de la Préfecture de Paris. Michèle Loup, conseillère régionale et vice-présidente de la Commission de la Formation Professionnelle et Apprentissage, s’est fait porte-parole de ces jeunes filles qui ont choisi d’apprendre un métier traditionnellement exercé par les hommes à l’encontre des habitudes et des conventions établies. Deux des jeunes apprenties présentes dans l’ouvrage nous ont fait part de leur quotidien et de leur expérience et ont commenté l’exposition avec Danièle Taulin-Hommell. Pour avoir un aperçu du livre, vous pouvez aller sur la page www.iledefrance.fr/galerie-dimages/ social/lapprentissage-au-feminin/. Le buffet était bien entendu préparé et servi dans le respect de la parité par nos apprentis cuisiniers et serveurs de l’IMA… 12 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 La photographe en compagnie de deux apprenties figurant dans son ouvrage : Caroline, en Bac Pro Aéronautique au CFA des Métiers de l’Aérien de Massy et Siddiqa (au milieu), en BEP Logistique et Commercialisation au CFA des Métiers de la Logistique de Rungis. Les cuisiniers à l’honneur Sébastien Thuaux, vainqueur du trophée de l’ARIV – 30 mars 2009 Une belle distinction pour ce jeune âgé tout juste de 18 ans et pour son entreprise d’accueil ! Sébastien Thuaux, élève de première année de CAP Cuisine à l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Cergy, vient de remporter le Trophée ARIV/CCI. Lundi 30 mars 2009, il a conquis le jury avec un filet de sandre particulièrement bien cuisiné, devançant les neuf autres candidats... Sébastien a été entraîné à l’IMA par ses formateurs, Béatrice Lapeyre et Sébastien Chicoisne. Il a été inscrit au concours et largement encouragé par Amélia et Marie Claro, gérantes du restaurant La Ferme d’Argenteuil où il est apprenti. Sébastien dans son entreprise d’accueil : La Ferme d’Argenteuil. Sébastien et Yohann, finalistes du concours Cervia à Rungis – 29 avril 2009 L’IMA de Cergy fait partie des six établissements franciliens sélectionnés pour participer au Concours Régional d’Art Culinaire Cervia. Il était le seul représentant du Val d’Oise. Pour sa première édition, le concours avait pour thème « Tables d’Ile-de-France, recettes de Cour, recettes Brasserie » et pour objectif de mettre en valeur l’identité culinaire de la région Ile-de-France. Les participants ont dû s’approprier deux recettes traditionnelles : ■ la poularde à la briarde, ■ le gâteau parisien, dit polonais. Le dossier technique détaillant la touche personnelle de chaque classe a permis une pre- mière sélection. Puis deux élèves ont été désignés par leurs pairs pour les représenter. Pour l’IMA, c’était Yohann Yrles, apprenti cuisinier, et Sébastien Scoccini, apprenti serveur. La finale s’est déroulée le 29 avril 2009 dans les Halles de Rungis. Les apprentis cergypontains se sont classés quatrième ex-aequo. NOUVELLES MESURES POUR L’APPRENTISSAGE Maîtres d’apprentissage, vous êtes nombreux à nous demander des précisions sur les mesures en faveur de l’apprentissage annoncées récemment par Nicolas Sarkozy. Le 25 avril dernier, alors qu’il visitait un CFA valdoisien, le Président a effectivement évoqué entre autres la création d’une prime conséquente octroyée à l’employeur s’il embauche en CDI un de ses apprentis à l’issue de son cursus. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la prime est à l’état de projet. Nous ne manquerons pas de vous informer de l’évolution de l’ensemble des mesures dès que nous en saurons plus. Démonstrations au Salon de l’agriculture C’est presque devenu une tradition... Trois apprentis cuisiniers de l’IMA de Villiers-le-Bel proposaient des démonstrations culinaires fin février dans le cadre d’une des manifestations favorites des Français : le Salon de l’Agriculture. Accueillis sur le stand de la Région Ile-de-France, les apprentis ont régalé un nombre incalculable de visiteurs avec des mets très variés tels des crèmes vichyssoises, des potages de cresson ou encore des feuilletés croquants d’agneau à la menthe. Micheline Pierredon, spécialiste de l’orientation en apprentissage, tenait à leurs côtés un stand d’information sur nos formations en alternance. Micheline partant en retraite fin juin, toute l’équipe de la CMA95 profite de ces quelques lignes pour saluer son inépuisable énergie mise au service de la promotion de l’apprentissage durant deux décennies. Bravo à toi Micheline et merci ! Portes ouvertes 2009 et mercredis de l’apprentissage Réparties sur trois jours, les portes ouvertes ont connu une fréquentation satisfaisante sur les trois sites de l’IMA, à Cergy, Eaubonne et Villiers-le-Bel. Pour ceux qui n’auraient pas pu se rendre aux portes ouvertes, un accueil spécifique est organisé chaque mercredi après-midi par le Bureau de Développement de l’Apprentissage jusque début juillet. 3 RENSEIGNEMENTS : www.ima95.fr Tél. : 01 34 35 80 36 ou 01 34 35 80 43 (Cergy), 01 34 27 44 88 (Eaubonne), 01 34 29 46 76 (Villiers-le-Bel) L’IMA de Villiers-le-Bel choisi pour accueillir la finale régionale du MAF Cuisine Pour la première fois, l’IMA de Villiers-le-Bel servira de cadre à la finale régionale du célèbre concours du Meilleur Apprenti de France en cuisine, la version junior du Meilleur Ouvrier de France. Les sélections se dérouleront le 2 novembre prochain. À suivre dans le journal… Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 13 STYLE de vie Travaillant en majorité seuls, les artisans qui exercent des métiers rares sont les détenteurs d’un savoir inestimable. Notamment quand ils sont les derniers à connaître son exercice. Qu’ils soient attachés à la tradition ou inspirés par les tendances actuelles, ils ont en commun une chose : la passion. Alerte ! Métiers en voie de disparition + Info 14 ● B.C. T ourneur sur bronze, ornemaniste, relieur, sellier, maréchal-ferrant… Autant de métiers qui ne sont plus exercés que par une poignée d’irréductibles. Et pour cause : manque de formations existantes ou difficultés à rentabiliser certaines activités, ceux qui les exercent sont plus que passionnés. C’est leur point commun malgré des profils très différents. Certains ont repris l’entreprise familiale et ainsi fait perdurer la tradition comme Bruno Lesterren, tisserand à bras dans le Morbihan. Alors que d’autres se sont tournés vers ces métiers en reconversion professionnelle. Après une carrière d’agent d’assurance, Fabienne Béron s’est décidée à vivre sa passion au quotidien en devenant relieuse. Aujourd’hui c’est dans un charmant atelier situé au cœur du Grenier de Magny, entourée d’antiquités, qu’elle relie avec assiduité. « Après mon licenciement, j’en ai eu marre du monde des bureaux. Formée à 16 ans à la reliure, j’ai décidé de revenir à mon premier amour. » Elisabeth Garcin Joubert a, elle aussi, un passé très différent du métier qu’elle exerce aujourd’hui. « J’ai été dentiste pendant 22 ans. » Passionnée de cheval, elle s’initie au travail du cuir lors d’une année sabbatique. Depuis 2003, elle fait de la sellerie et occupe un des ateliers de l’association Encre de Fer (voir enca- Après une carrière d’agent d’assurance, Fabienne Béron s’est décidée à vivre sa passion au quotidien en devenant relieuse. Aujourd’hui c’est dans un charmant atelier situé au cœur du Grenier de Magny, entourée d’antiquités, qu’elle relie avec assiduité. dré). Stéphane Auder, lui, exerce un métier très peu connu : ornemaniste. « Je crée des ornements de couverture, des œils de bœuf, des lucarnes … bref, tous les éléments de décoration métallique des toitures en métaux non ferreux. » ■ Une touche de modernité pour durer « Les jeunes reprennent et adaptent les techniques à des usages contemporains plus en accord avec les demandes des consommateurs », raconte Catherine Virassamy de la Sema (Société d’en- couragement aux métiers d’art). De nouveaux métiers rares ont, en effet, émergé, portés par des passionnés à l’imagination débordante, comme Caroline Corbier, métallier d’art. Elle s’est inspirée de son père qui faisait de la découpe de métal. Mais elle a voulu se placer plutôt « en dehors de la tradition ». « Il faut s’affranchir du savoir-faire. Je vis aujourd’hui, pas dans le passé », confie-t-elle. Sans avoir une démarche aussi poussée, et quel que soit leur âge, la plupart des artisans aux métiers rares allient modernité et tradition pour durer tout La convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel Une liste des métiers rares a été établie par la Sema avec environ 1 000 détenteurs qu’ils soient entreprises, associations, personnes ou musées. L’inventaire de l’Unesco est fait depuis un an. À partir de cette liste, les groupements professionnels locaux ont la possibilité de présenter une liste de protection urgente. « Il y a alors obligation de créer des formations pour la transmission de ces savoirs », explique Catherine Virassamy, de la Sema (Société d’encouragement aux métiers d’art). Le monde des artisans ● juillet-août 2009 + Quizz E NCRE DE FER Le quizz des métiers rares Une association qui se bouge pour la sauvegarde de ces métiers 1. Un lapidaire est : A. Un taxidermiste travaillant exclusivement sur des lapins B. Un tailleur de pierre pour la bijouterie C. Un tailleur de pierre pour les églises 2. Un graveur héraldique réalise : A. Des sceaux B. Des messages dans la pierre C. Des reproductions de gravures antiques 3. Le whappeur est spécialisé dans : A. Les serrures anciennes B. L’entretien des machines agricoles C. La fabrication de la dentelle de Calais 4. Un glypticien : A. Fabrique des verres pour les appareils d’astronomie B. Grave la pierre par abrasion C. Est spécialiste du travail du marbre Au départ, un petit groupe d’artistes qui faisait de la gravure a eu l’idée de travailler ensemble. La raison : « l’équipement encombrant et coûteux que cette activité nécessite », explique Denis Garcin, le gestionnaire de l’association. En 1997, le premier atelier commun ouvre ses portes. Depuis, il a plusieurs fois déménagé, et aujourd’hui deux ateliers sont à disposition de la trentaine d’artisans adhérents à l’association avec deux activités principales : la gravurereliure et la sellerie-harnachement. « Nous sommes également un organisme de formation professionnelle. Notre objectif est la sauvegarde de techniques qui se perdent comme la gravure sur cuir. » Le but premier de l’association est de faire « vivre ces techniques à l’heure actuelle et de ne pas figer le savoir-faire ancien ». ■ Transmettre ce savoir si précieux Pour transmettre, Bruno Lesterren a choisi d’utiliser tous les moyens possibles et imaginables : « Nous multiplions les démonstrations et les anima- © Caroline Corbier Réponses : 1B, 2A, 3C, 4B simplement. Bruno Lesterren, même s’il n’abandonnera jamais son métier à tisser à la main, conçoit certains travaux grâce à des logiciels informatiques. Conscient des tendances actuelles, il a également créé un site Internet, « depuis plus de deux ans, on propose nos produits et on présente l’entreprise via le web, et désormais cela représente un petit pourcentage du chiffre d’affaires, qui se développe ». Et il n’y a pas que dans la conception du produit que la modernité apporte son grain de sel. Coiffes pour le défilé Hermès, sacoches de moto sur-mesure pour Johnny… Elisabeth GarcinJoubert s’adapte aux demandes. Et elle y prend goût : « J’ai désormais plus envie de faire mes propres créations en petite série. » « Il faut s’affranchir du savoir-faire. Je vis aujourd’hui et pas dans le passé », confie Caroline Corbier, métallier d’art. tions dans les écoles, et nous faisons régulièrement des visites de l’atelier. De quoi créer des vocations ! » Ce qui fait défaut à la plupart des métiers, c’est le manque de formations existantes, quand ce ne sont pas les formateurs eux-mêmes qui sont devenus trop rares. « Il n’existe pas de formation d’ornemaniste et j’ai eu la chance de rencontrer un repousseur qui partait à la retraite et qui m’a appris quelques trucs. Ce que je transmets aujourd’hui à mes employés », confie Stéphane Auder, ornemaniste. Pour Fabienne Béron, la reliure est « un métier de vieux bonhommes qui couvent leurs savoirs ». Parce qu’elle aime son métier, elle transmet son savoir à un club de retraités, à de jeunes stagiaires mais également à des enfants. Pour Elisabeth Garcin-Joubert, il est dommage que « par crainte de concurrence, les selliers ne transmettent pas ». Confrontée à cette difficulté lorsqu’elle a voulu se former, elle ne compte pas suivre leur chemin. « J’accueille régulièrement des stagiaires de l’école Grégoire Ferrandi et j’espère pouvoir embaucher un apprenti grâce à l’association. » Barbara Colas L E LABEL « ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT » Ce label national du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, est valable pour une durée de cinq ans. Il vise à faciliter la médiatisation à l’échelle nationale et internationale des entreprises concernées, les inciter à innover, assurer le développement de l’emploi et favoriser leur transmission. Il a pour objectif de « récompenser une entreprise qui détient un patrimoine économique, un savoir-faire rare et ancré territorialement, qui possède une notoriété locale », précise Laetitia Toullec de l’ISM (Institut supérieur des métiers). « Pour l’instant, 600 entreprises sont labellisées. Elles bénéficient donc de deux crédits d’impôt mis en place spécifiquement pour elles. L’un dans le domaine de la création, l’autre dans celui de l’apprentissage. » 3 POUR RETIRER LES DOSSIERS de candidature pour le label : téléchargezen un sur www.patrimoine-vivant.com ou faites la demande par courrier auprès de l’ISM, 28/30 rue des Peupliers, 75013 Paris. [email protected] Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 15 STYLE de vie Val d’Oise TÉMOIGNAGES Ces artisans aux métiers rares ■ Philippe Baudelet, Versmée Pesage à Pontoise Le pesage, Philippe Baudelet est tombé dedans après son BTS d’électronique. Successivement directeur technique chez Testut, puis chef de produit chez Precia, les deux leaders français, il compte parmi ses clients l’entreprise Versmée de Pontoise qu’il reprendra en 1998. « En 1980, il y avait environ 460 balanciers mais actuellement il doit n’en rester que 70 en France. Je travaille essentiellement sur le Val d’Oise et les départements limitrophes. » Le travail quotidien de Philippe Baudelet consiste en la vérification périodique, la réparation et la vente des instruments de pesage. « On en trouve partout, dans les hôpitaux, les industries, les supermarchés, les crèches, etc. 16 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 Par exemple, j’ai travaillé longuement aux systèmes de pesage des jockeys dans les hippodromes français. » Être garant de la métrologie ne s’improvise pas : « Je renouvelle chaque année mon agrément et j’ai dû entreprendre une certification ISO 9001 en septembre 2006. » Philippe compte travailler prochainement avec son fils mais, regrette t’il, impossible de lui apporter de qualification car le CAP de balancier a été supprimé en 1978… L’envers du décor des métiers rares ! ■ Anne Dorillat, lunetière- tabletière à Domont Anne Dorillat est une des rares lunetières françaises. Tout commence dans les années 50 alors que Fernand Dorillat, le père d’Anne, travaille lui-même chez un lunetier et connaît les débuts de l’industrialisation et de l’utilisation massive des matières plastiques. Il choisit de se démarquer et crée l’entreprise Dorillat qu’il exploite à Domont, en se spécialisant dans le sur-mesure, proposant à ses clients des produits uniques et personnalisés tout aussi bien en acétate de cellulose (la matière plastique traditionnellement utilisée en lunetterie), qu’en corne de buffle, et est particulièrement reconnu pour son expertise dans la tabletterie et le façonnage d’une matière prestigieuse : l’écaille de tortue. Ce matériau naturel est particulièrement apprécié par les professionnels, car il est composé de kératine, connue pour ses nombreuses propriétés dont la thermoélasticité, le caractère anallergique et non transpirant. L’écaille provient d’une espèce de tortue protégée par la convention de Washington. Son commerce est donc strictement contingenté aux stocks déclarés auprès du ministère de l’Environnement en 1983. Au décès de Fernand en 1986, son épouse qui travaillait déjà avec lui continue de faire tourner l’entreprise avec son unique ouvrier. Anne, opticienne de formation, a reçu de son père le savoir-faire de la tabletterie de l’écaille et a toujours gardé un pied dans l’entreprise familiale. En 1997, quand sa mère part en retraite, elle fait le choix de s’y consacrer entièrement et de s’équiper (machines à commandes numériques) pour optimiser sa production, tout en restant attachée à sa capacité d’offrir un produit très personnalisé. C’est ainsi qu’elle élabore chaque mois une trentaine de montures pour des opticiens soucieux d’apporter à leurs clients un service haut de gamme et « sur mesure ». É clairage © Kirsty Pargeter – Fotolia Souvent perçus à tort comme des salariés plus compliqués à embaucher ou à manager, les personnes handicapées, les seniors ou encore les étrangers sont pourtant une source de maind’œuvre intéressante pour le chef d’entreprise. Expérience, motivation ou encore compétences pointues, les raisons sont nombreuses. Alors laissez tomber vos idées reçues et plongez-vous dans notre dossier ! RECRUTEMENT Laissez tomber vos préjugés C © Rob - Fotolia.com ontrairement à ce qu’il y paraît, embaucher des profils atypiques, en dehors des chemins balisés, peut être très enrichissant pour l’entreprise. Les personnes handicapées, les seniors ou les étrangers ayant un point commun non négligea- ble : la motivation. Les situations difficiles qu’ils traversent les rendent différents, au sens positif du terme. Certes, un salarié handicapé pourra demander un investissement sur l’aménagement du poste de travail par exemple. Il sera difficile de confier des tâches très physiques à un senior. Un étranger envoyé pour des prestations à domicile pourra être mal reçu par des particuliers à la mentalité un peu dépassée. Mais ces difficultés sont bien souvent largement compensées par une motivation à toute épreuve dont il serait dommage de se priver. « Quand on donne une chance à des gens qui sont en difficulté, on n’est jamais déçu. Ils se sentent valorisés et sont prêts à s’investir à 100 % », observe Giovanni Baglio, gérant d’une entreprise de nettoyage à Saint-Maurice-de-Gourdans (Ain). Il y a quatre mois, il a embauché une personne de 57 ans, au chômage depuis deux ans, qui a répondu à son annonce d’emploi. « J’ai testé sa motivation en lui demandant de passer me voir le lendemain à 8 heures, ce qu’il a fait, sans même me demander l’adresse du bureau. Et depuis, il ne m’a jamais déçu. Le fait qu’il n’ait « Je crois profondément, en tant que chef d’entreprise, que plus la diversité est présente, plus la richesse, plus l’invention se déploient et se développent. » Laurence Parisot, présidente du Medef. plus d’enfants en bas âge est un plus : il peut travailler sans problème à des horaires décalés. » Même expérience heureuse il y a trois ans avec un salarié handicapé auquel il confiait des tâches compatibles avec ses problèmes de santé. Les efforts en termes d’organisation étaient récompensés par une qualité de travail irréprochable. Faire appel à ces profils est également une solution efficace pour compenser le déficit de main-d’œuvre dans certains secteurs. Comme le confirme Francis Paillard, président Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 17 É clairage Pallier à la pénurie de main-d’œuvre Faire appel à la main-d’œuvre étrangère effraie certains employeurs qui craignent de devoir affronter divers problèmes : barrière de la langue, attitudes racistes de la part de leurs clients, paperasse administrative… Pourtant les exemples d’artisans satisfaits d’avoir employé des personnes de nationalité étrangère sont nombreux. Pour Thierry Erchoff, co-gérant de Saint Georges Couture (Eure), ce recrutement a d’abord été le fruit du hasard. Il y a six ans, il a embauché en intérim une personne cambodgienne qui correspondait au profil qu’il recherchait : un couturier capable de réaliser des housses destinées à protéger le matériel audiovisuel. « Comme j’étais très satisfait de lui, je lui ai demandé s’il connaissait d’autres personnes ayant le même type de compétences et il m’a proposé des connaissances à lui, appartenant à la communauté cambodgienne de Chartres. Je suis passé par son biais car il est vraiment difficile de trouver de bons couturiers dans la région. » Il emploie aujourd’hui © v Le os Jan te en - Fo ia tol .com 18 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 A TTENTION AUX RISQUES DU TRAVAIL ILLÉGAL Pour aller vite, des chefs d’entreprises sont tentés de faire appel à de la main-d’œuvre sans papiers. C’est dangereux car ils s’exposent à des peines lourdes. Selon Hakima Slimane, avocate à la cour d’appel de Paris, « les sanctions pénales sont de plus en plus nombreuses. Dans un premier temps, il s’agit d’amendes, puis en cas de récidives, il s’agit de peines d’emprisonnement, généralement avec sursis. © DR de la CMA de l’Aube : « Dans les entreprises artisanales, on ressent moins la discrimination que dans les autres secteurs de l’économie, principalement car elles se trouvent face à une cruelle pénurie de main-d’œuvre, en particulier dans les secteurs du bâtiment. Par exemple, on y trouve bien plus de chefs d’entreprises et d’employés issus de l’immigration qu’ailleurs. » « J’ai recherché en France sans succès pendant plusieurs mois puis j’ai décidé de faire venir de Turquie un membre de la famille d’un de nos salariés. » David Arslan, PDG de PFF Façade à Norroy-le-Veneur (Moselle). sept salariés étrangers sur un effectif de onze personnes. Pour contourner les difficultés de compréhension, il demande tout simplement à ceux qui Les employeurs ont donc peur de régulariser leurs salariés et d’être ainsi découverts ». Mais un télégramme du ministère de l’Immigration daté du 15 décembre 2008 recommande de neutraliser l’obligation de licencier le salarié sans papiers, le temps de l’instruction du dossier. Ainsi, après dépôt du dossier de régularisation à la préfecture, celle-ci délivrera à chaque salarié concerné une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. comprennent bien le français de traduire aux autres. C’est également le manque de candidats suffisamment qualifiés en France qui a poussé David Arslan, PDG de PFF Façade à Norroy-leVeneur (Moselle), à faire venir un travailleur turc : « J’ai recherché en France sans succès pendant plusieurs mois puis j’ai décidé de faire venir de Turquie un membre de la famille d’un de nos salariés. » Celui-ci possédait les connaissances techniques pour le travail de la pierre et la force physique, « c’est-à-dire toutes les compétences dont l’entreprise avait besoin ». Pour être en règle, David Arslan a déposé un dossier avec une attestation de l’ANPE certifiant qu’elle ne pouvait pas lui fournir de main-d’œuvre sur ce domaine d’activité. La vannerie de Villaines (Indre-etLoire) emploie quatre salariés handicapés sur un total de 35 personnes. L’activité se pratiquant assis, elle convient aux personnes en fauteuil. « Nous avons besoin de vanniers, et surtout de gens motivés à apprendre un métier, quel que soit leur profil », explique Christian Boutreau, le directeur. Que les chefs d’entreprise se rassurent, le coût de l’aménagement du poste de travail n’est pas forcément important puisque « seulement 15 % des personnes handicapées ont besoin d’un aménagement de leur poste de travail », précise Mathilde Petitot, responsable du pôle Start People Handi. Cette cellule de l’agence d’emploi Start People sensibilise les entreprises au quota obligatoire d’embauche des salariés handicapés. Elle les aide à entrer en contact avec des candidats aux compétences requises et à envisager les éventuels aménagements de poste. « Beaucoup de handicaps ne se voient pas » © Start People Si un aménagement se révèle nécessaire, l’Agefiph (Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) participe au financement. En 2007, l’organisme a engagé près de 465 millions d’euros pour les aides, soit 13 % de plus qu’en 2006. Mais « les chefs d’entreprises sont généralement peu au courant des aides qui existent pour embaucher ou maintenir dans son emploi un salarié © Franz Pfluegl Les personnes handicapées prêtes à s’investir à 100 % handicapé », a constaté Catherine Vignaud, responsable de la mission management des connaissances à l’Agefiph. Par exemple, pour une personne déficiente visuelle qui occupe un poste de secrétaire, le matériel informatique de base est à la charge de l’employeur mais le logiciel d’agrandissement ou le différentiel entre un écran de taille standard et un grand écran sera pris en charge. Pour prétendre à une participation au financement de l’aména- gement du poste de travail, l’employeur doit contacter une antenne du réseau Cap Emploi avant d’engager le moindre frais. À la demande de l’entreprise, un conseiller peut même se déplacer dans les locaux pour étudier les contraintes de l’environnement de travail et proposer des candidatures dont le handicap est compatible avec le poste. Si le candidat a déjà été retenu, il suffit de demander des devis et de les faire valider par Cap Emploi qui travaille en lien avec l’Agefiph. Jamel Debbouze a offert sa popularité à l’Agefiph pour une campagne de communication sur l’emploi des personnes handicapées. « Seulement 15 % des personnes handicapées ont besoin d’un aménagement de leur poste de travail », Mathilde Petitot, responsable du pôle Start People Handi. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 19 É clairage © DR Nathalie Galesne, reconnue en invalidité partielle depuis peu, a décidé de créer des vêtements pour les handicapés. Elle compte évidemment en embaucher pour la fabrication. Faire jouer la solidarité C’est parfois quand les entrepreneurs ont eux-mêmes été touchés par des situations douloureuses qu’ils pensent à recruter ce type de profil. Nathalie Galesne, gérante d’un magasin de retouches couture à Neuville-en-Ferrain (Nord), est en train de créer une nouvelle entreprise : Styl Médical. Son idée de créer des vêtements pour faciliter le quotidien des personnes handicapées, âgées ou hospitalisées, lui a été inspirée par sa propre expérience. Elle a subi plusieurs hospitalisations successives et est désormais reconnue en invalidité partielle. Elle a l’intention de former des personnes reconnues par la Cotorep (Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel) pour la confection des vêtements, et pour les finitions elle sait déjà qu’elle fera appel à l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail, anciennement CAT) de Roubaix. © Frédéric Caillet Pensez à respecter cette procédure car a posteriori le remboursement est difficile à obtenir comme le montre l’exemple de Frédéric Caillet, dirigeant d’une entreprise de motoculture à Cussay (Indre-et-Loire). Il a embauché Mickael Bonnet, mécanicien en fauteuil et collègue de longue date. « J’avais toujours dit que si je créais une entreprise, ce serait avec lui. C’est un excellent mécanicien et une personne très intéressante humainement. » Il a donc adapté les machines à son handicap : pont élévateur spécial, établis et sertisseuse abaissés de quelques centimètres… pour un surcoût d’environ 4 000 €, sur un investissement total de 12 000 €. Et il a aujourd’hui bien du mal à obtenir un remboursement. Un équipement adapté permet à Mickael Bonnet de travailler dans une entreprise de motoculture. Les aides de l’Agefiph pour l’emploi des personnes handicapées Embauche ◾ Pour un contrat d’au moins 12 mois et un minimum de 16 heures de travail par semaine ou 720 heures sur l’année. ◾ Prime à l’embauche : 900 € pour le salarié et 1 700 € pour l’employeur (versée une seule fois). ◾ PIE (Prime initiative emploi) : cumulable avec la prime à l’embauche. Réservée aux personnes dans des situations d’employabilité difficile (demandeurs d’emploi de plus de 45 ans, demandeurs d’emploi inscrits depuis au moins 12 mois à Pôle emploi, ou percevant des minima sociaux, ou présentant une situation de handicap lourde). De 3 000 à 6 000 € selon le temps de travail, pour l’employeur. Avec des majorations (depuis janvier 2009) si l’embauche concerne un senior (plus de 45 ans) ou s’il s’agit de la première embauche de personne handicapée dans l’année. ◾ Prime contrat durable : elle concerne les CDD d’au moins 3 mois et les contrats d’alternance (apprentissage et professionnalisation) transformés en CDI (non cumulable avec la PIE). 3 000 € pour un temps plein, versés à l’employeur. Avec une majoration de 1 600 € s’il s’agit d’un senior. Contrats en alternance (apprentissage et professionalisation) ◾ Aide à l’apprentissage ou à l’alternance (nouveaux montants depuis le 2 mai 2009) : 1 700 € à la signature pour un contrat d’au moins 6 mois, 3 400 € pour un contrat d’au moins 12 mois, pour le salarié. ◾ Pour l’employeur : 5 100 € par an si le salarié a moins de 30 ans et 6 800 € tous les 6 mois si le salarié a plus de 30 ans. ◾ Cumulable avec la prime contrat durable si transformation du contrat en alternance en CDI. Formation ◾ Un forfait formation est disponible si une formation est envisagée dans les 12 mois qui suivent l’embauche : 2 000 € pour une formation d’au moins 70 heures. Le forfait passe à 4 000 € pour une formation d’au moins 140 heures si elle est réalisée dans le cadre d’une embauche ayant donné lieu au versement d’une PIE. Aménagement du poste de travail ◾ Ni plancher ni plafond, uniquement du cas par cas. Aide à l’aménagement du temps de travail ◾ Pour aider un employeur à garder un salarié handicapé de plus de 55 ans qui veut passer à temps partiel en raison de son état de santé : 9 000 € par an jusqu’au 60e anniversaire du salarié (nouvelles dispositions applicables depuis mai 2009). 20 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 L E TÉLÉTRAVAIL, UNE SOLUTION CONTROVERSÉE © Pamela Uyttendaele Le télétravail peut apparaître comme un bon moyen d’embaucher ou de maintenir dans l’emploi des personnes ayant des problèmes pour se déplacer et qui bénéficient chez elles d’un aménagement bien adapté. Mais selon Quentin Ha, psychologue du travail et chargé de mission à l’Aract (Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail), il ne s’agit pas d’une solution idéale. « D’une part car son cadre juridique reste flou, notamment en matière d’accident du travail, d’autre part car c’est une manière d’isoler encore plus une population qui est déjà stigmatisée par le handicap. » Laurent Wauquiez, Le Figaro – Réussir, 4 mai Le secrétaire d’État à l’Emploi a dressé le bilan de la loi de février 2005. « On observe les premiers effets positifs de la loi à travers l’augmentation du nombre d’embauches (19 300 en 2006 contre 15 600 en 2005). Toutefois, la situation des travailleurs handicapés au regard de l’emploi et de l’accès à la formation doit, incontestablement, être améliorée. On dénombre encore 35 % d’établissements assujettis à l’OETH (Obligation d’emploi des travailleurs handicapés) qui n’en emploient aucun. […] La crise actuelle va, par ailleurs, toucher les travailleurs handicapés plus durement et durablement que les travailleurs valides. » Concernant les TPE qui n’ont aucune obligation en terme d’embauche de handicapés, Laurent Wauquiez estime qu’elles constituent un réservoir d’emplois non-négligeable. « Je ne veux pas oublier les entreprises de moins de 20 salariés qui participent activement à l’insertion professionnelle de ce public. Environ 100 000 personnes handicapées travaillent dans ces entreprises. Comme toutes les autres entreprises, elles peuvent bénéficier des aides et prestations de l’Agefiph. Elles constituent un vivier d’emplois important pour les politiques publiques. » O BLIGATION D’EMBAUCHER DES SALARIÉS HANDICAPÉS Depuis 1987, les établissements d’au moins 20 salariés sont tenus à une obligation d’emploi d’au moins 6 % de personnes handicapées, sans quoi elles devront verser une contribution à l’Agefiph. Depuis la loi du 11 février 2005, le plafond de la contribution à l’Agefiph a été réévalué pour les entreprises n’atteignant par le quota de 6 %. Pour chaque personne handicapée manquante, la contribution annuelle s’élève à 400 fois le Smic horaire. « L’embauche d’un handicapé redynamise les petites structures » Patrick Toulmet, président de la chambre de métiers et de l’artisanat de Seine-Saint-Denis, est lui-même handicapé. Ce qui ne l’a pas empêché de créer son entreprise et de s’engager politiquement lors des élections municipales à Sarcelles en 2008. ● Pourquoi encourager les artisans à embaucher un handicapé ? Avoir un handicapé comme salarié n’est pas un handicap pour votre entreprise ! Ils apportent même des nouvelles valeurs dans l’équipe, améliorent les rapports humains. Cela redynamise les petites structures qui sont les plus présentes dans l’artisanat. Il faut informer davantage les artisans sur les aides dispensées par divers organismes. Bien sûr, il y a aussi des inconvénients, car c’est au gérant de s’adapter à son salarié handicapé. Et tous les métiers ne sont pas accessibles à cette classe de travailleurs. Mais ils constituent un public très motivé. Ils ont beaucoup moins le droit à l’erreur que les valides, donc ils se démènent d’autant plus pour réussir ! C’est le même problème qu’avec les seniors dont l’expérience peut beaucoup apporter à l’entreprise. ● Comment abattre les clichés sur le handicap ? Il y a évidemment une mauvaise perception des handicapés. Déjà, derrière le mot « handicap » se cachent beaucoup de différences. Il y a des handicaps qui n’empêchent pas de travailler normalement. Un homme en chaise roulante peut très bien monter son entreprise. Il faudrait qu’on comprenne qu’embaucher un handicapé, c’est vouloir créer une nouvelle ambiance dans son entreprise. Il est également faux de dire que les handicapés sont toujours en retard, ou souvent absents, en congés-maladie. Personnellement, durant ma vie de salarié, j’ai été le travailleur le plus présent ! À l’UPA, je m’occupe de la question du handicap pour que les choses s’améliorent. Ça va de mieux en mieux, même si l’information ne circule pas encore assez. Les grandes entreprises sont plus au courant, car elles ont des services de ressources humaines qui savent où aller trouver des subventions. ● Que conseillez-vous pour bien accueillir un handicapé dans l’entreprise ? C’est à l’entrepreneur de faire les efforts pour faciliter les rapports quotidiens et songer à ne pas l’exclure du reste de l’équipe. Je viens d’embaucher un travailleur sourd-muet de 37 ans, nous avons trouvé des moyens originaux de communiquer. De son côté, il nous apprend, à mon apprentie et moi-même, le langage des signes. Cela enrichit le rapport intergénérationnel. Voilà ce qu’apporte un salarié handicapé et cela n’a pas de prix. © DR + Info L ES TPE CONSTITUENT UN VIVIER D’EMPLOIS POUR LES HANDICAPÉS © B. Colas + Chiffres ◾ 1,8 million de personnes pouvaient bénéficier potentiellement de l’Obligation d’emploi de travailleur handicapé (OETH) au titre de la reconnaissance de leur handicap, selon les chiffres 2007 de l’Insee. F.L. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 21 É clairage Seniors : une main-d’œuvre délaissée Conscient des difficultés rencontrées par les salariés âgés, le gouvernement a lancé en juin 2008 le plan emploi senior pour les entreprises de plus de 50 salariés. Les entreprises et les branches professionnelles qui n’auront pas conclu d’accord d’ici fin 2009 concernant l’amélioration de l’embauche des seniors (les plus de 55 ans) seront assujetties à une cotisation retraite additionnelle. Le ministère de l’Emploi vérifiera notamment qu’un objectif chiffré sur trois ans du nombre de recrutements de salariés âgés aura été fixé. Sans accord, l’entreprise devra verser une pénalité équivalente à 1 % de la masse salariale. Gageons que ces menaces de sanctions inciteront les employeurs à faire appel à ces travailleurs qui peinent à se réinsérer dans le monde + Info F AIRE TRAVAILLER DES RETRAITÉS : UN DISPOSITIF PEU CONNU Depuis 2003, un dispositif a été mis en place pour qu’un salarié puisse cumuler son salaire avec ses pensions de base et complémentaires, à condition que le total soit inférieur au montant de son dernier salaire, ou qu’il ne dépasse pas 1,6 fois le montant du Smic dans la limite annuelle de 1 820 heures. Une solution efficace pour réintégrer ses anciens bons éléments partis à la retraite (le délai de carence de six mois a été supprimé depuis le 1er janvier 2009) ou pour compenser la pénurie de main-d’œuvre. Si vous choisissez cette option, pensez à demander un document écrit mentionnant le montant du salaire à ne pas dépasser. du travail quand ils ont perdu leur emploi. La conjoncture actuelle les fragilise davantage. « Les seniors sont les plus touchés par la crise. L’embauche d’un jeune coûtant moins cher, les employeurs préfèrent ce type de candidats », analyse Richard Benita, directeur du cabinet de recrutement Senior Pro (RhôneAlpes). Pourtant les seniors présentent de sérieux atouts, notamment dans l’artisanat. Leur principale 6 raisons d’embaucher un senior Avec Serge Guérin, professeur à l’ESG, sociologue spécialisé sur le vieillissement, auteur de nombreux ouvrages dont Le Management des seniors, paru en mars dernier. 1 Il s’adapte. « Conscient des enjeux d’une entreprise, un salarié senior est rapidement opérationnel et respecte les consignes. » 2 Il est disponible et motivé. Parce que le marché de l’emploi n’est pas toujours évident pour eux, « les seniors ont envie de travailler ». Et du fait de leur âge, ils sont plus disponibles que des pères ou mères de famille plus jeunes. 3 Son expérience. « Il a une vraie expérience notamment humaine, que ce soit pour la relation client ou le travail en équipe. » 4 Ses contacts. « Il peut disposer d’un vrai carnet d’adresse non utilisé, d’un réseau intéressant pour l’entreprise ». 5 Sa productivité. « Les études montrent qu’il est aussi productif qu’un jeune. S’il a des difficultés au niveau physique, il sait s’adapter pour les contourner grâce à son expérience. 6 Sa fonction de pacificateur. Dans une entreprise, « il permet de pacifier les relations sociales, notamment avec des salariés plutôt jeunes ou des apprentis. On imagine des conflits, en réalité, il aura, dans la plupart des cas, une bonne influence ». Les seniors présentent de sérieux atouts dans l’artisanat. Leur principale force : l’expérience. ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 © Lisa 22 force : l’expérience, qu’ils peuvent transmettre aux plus jeunes. g F. Youn Le Management des seniors, Serge Guérin, Gérard Fournier, Éditions d’Organisation, mars 2009, 320 p. « Les seniors sont les plus touchés par la crise. » Richard Benita, directeur du cabinet de recrutement Senior Pro. - Fotolia.com + Chiffres ◾ 53,4 % des personnes âgées de 50 à 64 ans et 38,3 % des 55-64 ans travaillent, selon les chiffres 2007 de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Un taux encore très éloigné de l’objectif européen fixé à 50 % pour 2010. Dès 50 ans, la probabilité d’embauche est plus de deux fois inférieure à celle des 30-49 ans. La sortie du chômage des seniors est difficile : seulement un tiers d’entre eux retrouvent un emploi, contre plus de la moitié des demandeurs d’emploi de moins de 50 ans. Visuels de la campagne lancée en 2006 par le gouvernement pour l’emploi des seniors. Une motivation indéfectible On a vite tendance à stigmatiser les seniors : ils savent tout sur tout et ne veulent pas changer leurs habitudes… Pourtant, ils ne sont pas plus réticents que les autres à évoluer et à se former, à condition qu’on leur en donne l’opportunité. À l’instar de Claude Boileau qui a présenté, à l’âge de 53 ans et en recherche d’emploi depuis deux ans, sa candidature spontanée à Pascal Kesler, gérant d’une entreprise de chauffage en Meurtheet-Moselle. Après deux semaines d’essai, ses compétences se sont révélées trop faibles mais le chef d’entreprise a senti une motivation indéfectible et a choisi de l’embaucher en contrat de professionnalisation. Pendant neuf mois, Claude a donc partagé son temps entre l’entreprise et un centre de formation, avant de signer un CDI. Au final, Pascal Kesler est satisfait de son choix : « Je préfère embaucher une personne qui a encore des choses à apprendre mais investie dans son travail, ponctuelle, attentionnée avec la clientèle et perfectionnis- L ES SENIORS, CES ENTREPRENEURS… te, plutôt qu’un salarié expérimenté qui travaille en dilettante. » Florence Brunel 3 CONTACTS : L’Agefiph : www.agefiph.fr - 0811 37 38 39 Le Pôle emploi : www.pole-emploi.fr L’ANAEM : www.anaem.social.fr Cap Emploi : www.capemploi.net Start People : www.startpeople.fr Senior Pro : www.senior-pro.com Face aux difficultés qu’ils rencontrent sur le marché de l’emploi, les seniors choisissent désormais de plus en plus de créer leur entreprise. 50 000 personnes d’au moins 50 ans ont créé une entreprise en 2008, d’après l’observatoire de la création de l’APCE. 36 % étaient demandeurs d’emploi auparavant, 23 % salariés et 20 % chefs d’entreprise. Il faut dire que « La plupart du temps, à 50 ans, les contraintes familiales sont moindres (plus d’enfants à charge), les crédits sont remboursés et les créateurs propriétaires de leurs logements », souligne l’enquête. La plupart des seniors qui se lancent dans l’entreprenariat revendique avoir fait un choix volontaire. Pour beaucoup d’entre eux, « la volonté d’entreprendre » semble être la principale motivation et la majorité y voit un moyen d’assurer leur propre emploi. « La création est intervenue après un événement déclencheur : changement professionnel ou situation professionnelle peu satisfaisante par exemple ». Un de leurs objectifs semble être la transmission de leurs compétences aux plus jeunes. D ES ENTREPRISES DE PLUS EN PLUS ACCOMPAGNÉES Les initiatives se développent pour donner aux employeurs les outils nécessaires pour favoriser la diversité et lutter contre les discriminations. La dernière en date est une brochure éditée par la Halde « Prévention des discriminations dans l’emploi. Guide pour les PME, les TPE et l’artisanat » (disponible sur le site www.halde.fr). Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 23 1 journée avec… … UN BOUCHER LIBRE-SERVICE Le client beaucou h 9 L.T. F.L. LA VIANDE À LA DÉCOUPE h L.T. 6 LES BOUCHERS ENTRENT EN SCÈNE Pour les bouchers, la première tâche de la journée est d’écouter le répondeur pour pourvoir aux commandes passées par les restaurants partenaires. « Nous ne livrons pas des cantines, que de bons établissements. Cela représente plus de 50 % de notre activité », précise Xavier Besnier, le dirigeant. Celui-ci a bien réglé l’ordre de ses priorités. « D’abord, la qualité. Un petit commerce n’a pas le droit de décevoir son client. Ensuite, le prix. Nous nous situons entre 2 et 10 € de moins le kilo que chez un boucher normal. » Au même moment, un camion part pour Rungis avec des instructions d’achat. Xavier Besnier y a été grossiste pendant 18 ans, ça aide. 24 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 Alors que le camion revenu de Rungis repart pour livrer les restaurants dont les commandes ont été préparées par les bouchers, ceux-ci se mettent au travail pour remplir les rayonnages de viande en barquette. « Nous proposons différents grammages pour chaque morceau, afin de satisfaire chaque public », indique Xavier Besnier. « Comme nous avons un roulement très important, nous pouvons proposer de la viande très fraîche. Avec autant de choix que chez un boucher à la découpe ! » 10h DES BARQUETTES ARTISANALES Pour Xavier Besnier, l’idée de libre-service est basée sur une philosophie de respect du client. « S’il y a de moins en moins de boucherie, c’est que leur manière de travailler n’a pas évolué depuis cinquante ans ! juge-t-il. Quand vous faites la queue chez le boucher, vous n’êtes pas forcément à l’aise. Vous ne savez pas exactement ce que vous coûtera votre achat, vous ne voulez pas faire attendre tous les gens qui sont derrière vous… Et tous constatent que les bouchers vous servent un peu trop généreusement. » Selon lui, le libre-service permet de pallier à tous ces désagréments, en faisant en sorte que le client se sente comme chez lui. DANS LE XVe ARRONDISSEMENT DE PARIS, XAVIER BESNIER A INSTALLÉ SA BOUCHERIE EN LIBRE-SERVICE. POURQUOI CE CONCEPT ? CAR CE BOUCHER N’A QU’UN CREDO : DONNER LE MAXIMUM DE LIBERTÉ AU CLIENT, À QUALITÉ ÉGALE AVEC UNE BOUCHERIE CLASSIQUE. p, passionnément h h 16 LES RAYONS SE GARNISSENT CONSEIL DU CLIENT F.L. 11 F.L. F.L. 13h30 QUAND LE CLIENT EST VRAIMENT ROI Au fur et à mesure que les bouchers découpent dans l’arrière-boutique, les rayonnages se remplissent. « Nous avons 75 % de viande et le reste en produits annexes, vin, légumes surgelés, épicerie… » Ces produits complémentaires sont également une manière de répondre à la demande du client. « À Paris, les gens rentrent tard du travail, leur frigo est souvent vide. Eh bien jusqu’à 21 heures, ils savent qu’ils peuvent s’assurer un repas complet ici, de bonne qualité, et moins cher qu’au restaurant ! » 3 CONTACT : Boucherie Marguerite, Paris XVe, 01 45 79 51 80 C’est l’heure pour les bouchers de rentrer chez eux avec le sentiment du travail accompli. La viande est rangée, le flux de client est continu. « Nous ne fermons pas à midi. Je veux un magasin le plus ouvert possible. » Certains clients regrettent de ne plus voir leur boucher couper la viande devant eux. « Ils s’en sont plaints et ont décidé de changer de boutique. Nous les avons récupérés un peu plus tard, grâce à nos prix attractifs. » + Info L’après-midi, deux charcutiers et Xavier Besnier lui-même sont là pour conseiller les clients, leur donner des éléments de réflexion pour qu’ils fassent tranquillement leur choix. Un moyen pour le dirigeant de mieux connaître sa clientèle. « Je n’aurais qu’un conseil à donner : chercher à avoir toujours plus de clients et les fidéliser. » À la boucherie Marguerite, 10 % de Le défi du petit commerce réduction au client qui prend pour Selon Xavier Besnier, « il faut s’adapter plus de 100 € de viande ! Et parfois, à la concurrence de la grande distribution, un petit saucisson gratuit pour les en ouvrant le magasin au maximum sans habitués et les gros mangeurs… gêner le personnel ». Un autre principe, ce- « En deux ans, nous sommes passés lui de se mettre à la place du client, notam- de 1 300 clients par semaine à 2 300. » ment sur la politique de prix. « Je vois trop de bouchers qui tiennent à leurs marges. » À la boucherie Marguerite, on cherche à atteindre le meilleur rapport qualité / prix. Et puis, on sent bien sa clientèle. « Ça, c’est inné », affirme Xavier Besnier, l’œil sûr. Florent Lacas Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 25 Le recrutement des jeunes en maçonnerie n’est pas simple, notamment à cause du déficit d’image sur ce corps de métier. Ce qui ne décourage pas Franck Perdoux, 45 ans, pour qui la transmission du savoir-faire est essentielle. Il s’investit même pour valoriser l’image de son métier à l’étranger en accueillant des apprentis d’autres pays européens. H.Sauvage C as d'entreprise « Accueillir des professionnels de cultures différentes, c’est un vrai enrichissement ! La langue fait rarement barrage car le dessin, lui, est universel. » ÉCHANGES Une entreprise européenne C ’est tout sourire que Franck Perdoux, 45 ans, ouvre la porte de ses bureaux pour nous parler de son métier, la maçonnerie. Les difficultés de recrutement, il connaît. « C’est un métier qui souffre cruellement d’un déficit d’image : on le voit pénible, peu innovant… alors que la maçonnerie, au même titre que la plomberie ou la menuiserie, a largement évolué. Les charges sont moins importantes pour les manutentionnaires. Nous disposons d’engins de levage et les matériaux, les outils ainsi que les techniques ont beaucoup évolué », remarque Frank Perdoux. Cette mauvaise image constitue un frein au recrutement de futurs + Info 26 ● IL A SU maçons, « beaucoup d’artisans maçons arrêtent et les entreprises ne sont pas reprises. Alors qu’il faut transmettre le savoir-faire sinon il risque de disparaître », précise-t-il. Et la clé du succès, selon lui, c’est de donner une vision positive du métier. Promouvoir l’image auprès des jeunes « Si t’es pas bon à l’école, tu seras maçon ! » Au-delà de la caricature, il faut préciser que peu de jeunes accèdent à cette voie par choix personnel. « Nous avons a priori des jeunes plutôt en échec scolaire, qu’il faut motiver. Et pour cela, il est indispensable de communiquer sur ● Identifier les vrais attraits d’un métier en mal d’image, afin de dépasser les vieux clichés d’un métier pénible et peu valorisant. ● S’investir dans la formation pour accompagner les maçons de demain (former techniquement les apprentis et leur donner la possibilité de s’ouvrir sur l’autre). ● Se former pour faire évoluer son métier et aller à la rencontre des autres. Évoluer c’est se confronter à l’autre. L’échange permet d’apprendre et de créer une synergie. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 tous les attraits du métier et de les faire rêver », s’accorde à dire Mme Perdoux qui assure la comptabilité de l’entreprise. « C’est un métier qui offre beaucoup de possibilités d’un point de vue professionnel, on peut se spécialiser en béton, en carrelage… On peut travailler au sein de petites structures familiales comme dans des grands groupes du bâtiment et des travaux publics. Les jeunes peuvent contribuer à l’entretien d’un patrimoine ancestral ou participer à des chantiers de grandes envergures, comme la construction de ponts, d’autoroutes, de barrages. Et quelles que soient leurs affinités, ils ont la possibilité d’exercer un métier aux multiples perspectives ! », explique Frank Perdoux, enthousiaste. En tant que professionnel, il estime qu’il est de son devoir d’aller rencontrer les jeunes pour leur exposer et transmettre son savoir-faire. Il parcourt donc les carrefours des métiers, intervient dans les écoles, accueille des jeunes de 14 ans en stage découverte et ne s’arrête jamais ! Miser sur l’échange culturel Pour faire de ces futurs maçons des professionnels compétents, motivés et enthousiastes, il ne se contente pas d’en accueillir chaque année, il tente également d’enrichir et de compléter leur for- Une vision ouverte de son métier « J’ai été apprenti et ouvrier avant de reprendre l’entreprise familiale. J’ai bénéficié de la transmission du savoir- H. sauvage « Je suis passé de la bétonnière à l’ordinateur, c’est essentiel d’évoluer et de se former en permanence, en veillant à ne pas trop s’éloigner du terrain. » faire de mon père que je transmets à mon tour. C’est essentiel ! » Pour montrer aux apprentis européens l’importance de cette transmission pour lui, il leur offre une boîte à outils en fin de stage. La dimension nouvelle qu’il veut donner à son métier nécessite d’évoluer toujours plus. Il est ainsi « passé de la bétonnière à l’ordinateur » en suivant des formations. « Je participe aussi activement aux réunions organisées par la + Info « Avoir le sens du travail d’équipe, c’est essentiel : chacun peut apporter une bonne idée. » Fédération française du bâtiment. C’est l’occasion d’échanger, de ne pas rester dans son coin. C’est une vraie valeur ajoutée pour mon travail et un enrichissement personnel. » L’occasion pour lui de rappeler que la maçonnerie c’est aussi un travail d’équipe où il faut savoir écouter l’autre, échanger les idées pour que se crée une synergie autour d’un chantier. Hélène Sauvage SARL Perdoux, l’essentiel ● Ville : Saint Pryvé-Saint-Mesmin (Loiret) ● Année de reprise : 1999 ● Dirigeant : Frank Perdoux (45 ans) ● Effectif : 15 personnes ● Chiffre d’affaires 2008 : 1,5 million d’euros F.Perdoux mation par des échanges culturels. « Ces jeunes n’ont pas encore eu le temps de découvrir le monde », explique-t-il. Il y a une dizaine d’années, le CFA lui propose de recevoir des apprentis venus d’Allemagne et d’Espagne. Il accepte tout de suite et ne le regrette pas : « C’est formidable pour toute l’équipe d’échanger à la fois techniquement et culturellement, c’est très enrichissant pour nous comme pour eux. Eh oui, nous ne montons pas forcément un mur de la même façon en Allemagne et en France. J’accueille aussi des compagnons de France, et croyezmoi, d’une région à l’autre, on n’utilise pas les mêmes outils, on ne travaille pas les mêmes matériaux. L’échange culturel contribue non seulement à la formation professionnelle des jeunes, mais participe aussi à leur épanouissement personnel. » Ces derniers peuvent aussi effectuer des missions humanitaires : « Ils apprennent alors à travailler avec pas-grand-chose, le système D très souvent. C’est une chance extraordinaire de pouvoir vivre ces expériences. » Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 27 Charlotte de Saintignon R éussite En Avignon, l’école d’ébénisterie forme chaque année en 10 mois une cinquantaine d’élèves de tous horizons aux métiers d’ébéniste et de sculpteur-doreur sur bois. Alex et Louis Suau ont su faire de leur école un lieu alliant pédagogie et épanouissement personnel. ÉCOLE D’ÉBÉNISTERIE D’AVIGNON Pour l’amour du bois C ’est la première fois en 40 ans que je me lève heureux ! » Depuis qu’il a commencé son stage d’ébénisterie à l’école d’Avignon, Thierry, 41 ans, ne cache pas sa joie. Et pourtant il travaille d’arrache-pied pour obtenir son année. Il faut dire que pour tenir un métier en main, créer 6 meubles et un chef-d’œuvre, en 10 mois seulement, l’investissement personnel de chacun est grand. Marie-Josée, 35 ans, penchée sur son confiturier en noyer, œuvre avec passion dans l’atelier : « Je n’ai même pas l’impression de venir travailler tellement le plaisir est là ! » Dans l’école règne une ambiance d’atelier artisanal. Chacun a son autonomie, son établi, ses propres outils. « Pas de rétention de savoir Pas d’âge, ni de catégorie socioculturelle pré-établis. D’ailleurs la plupart des 52 élèves en ébénisterie et sculpture ont déjà un passé de salarié dans des domaines généralement bien éloignés du bois. Tous prennent un nouveau virage : ils opèrent une reconversion totale vers ce qui les motive et les rassemble : l’amour du bois. Ici, on ne parle pas méritocratie mais simplement de motivation profonde. C’est une école à résonance humaine qui ne 28 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 laisse pas les élèves se décourager. Quatre formateurs à temps plein, tous anciens élèves, veillent à transmettre leurs « secrets d’ateliers », les petites combines qui leur permettent d’exercer leur métier au jour le jour. Ils apprennent aussi aux élèves à penser avant de travailler avec leurs mains : « Le plus gros du travail consiste à visualiser l’objet dans l’espace à l’aide de dessins, maquettes et techniques », confie Louis Suau. Cet ébéniste de formation a créé « l’école de ses rêves », il y a 25 ans, avec son frère Alex et y enseigne encore aujourd’hui avec passion. Il diffuse son + Info En pratique métier « comme je pense qu’il doit se transmettre et pas comme il se transmet ailleurs ». Outre les échanges techniques et les cours pratiques de gestion pour que les élèves puissent rapidement s’installer à leur compte, les formateurs font preuve de patience et de disponibilité pour leurs élèves. Qui le leur rendent bien : « C’est magique de voir les gens se révéler peu à peu et prendre confiance en eux. » CdS 3 CONTACT : Louis Suau 04 90 33 90 58 ● Organisme de formation professionnelle pour adultes, l’école dispense des formations en ébénisterie ou en sculpture ou encore des stages à la carte d’initiation ou de perfectionnement (7,80 €/h). ● Le coût de cette formation qualifiante et diplômante de niveau IV homologuée par l’État depuis 1994 est de 12 000 € TTC pour 1 500 h de formation (38 h/semaine sur 10 mois). Prix incluant le matériel et les 6 œuvres réalisées durant la scolarité. Divers organismes prennent en charge tout ou partie du coût de la formation. ● Inscriptions en ligne sur www.esea-avignon.com. Pour l’admission définitive, entretien obligatoire d’une demi-journée. ossier e att oM alk ©F © Al ex ey Jouez la carte de l’apprentissage ! P lus que jamais, l’apprentissage est au goût du jour. Pour les entreprises, les aides au recrutement d’un apprenti ont été augmentées. D’autre part, la filière attire des jeunes motivés grâce à son taux d’embauche record en fin d’études. Si vous hésitiez encore, □□ □ il est peut-être temps de vous muer en maître d’apprentissage. Dossier réalisé par Florent Lacas ◾ Dites oui à un apprenti Pour accueillir un jeune apprenti dans votre entreprise, la marche à suivre est assez simple. P.30 ◾ Une sortie de crise par l’apprentissage L’artisanat, réservoir d’emplois, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et montre la voie, en particulier par le biais de l’apprentissage. P.32 Kl em en tie r D ossier Dites oui à un apprenti Pour accueillir un jeune apprenti dans votre entreprise, la marche à suivre est assez simple. Par contre, ce sera à vous de trouver le bon. « Former la relève » Cela permet en outre de renouveler l’ensemble de votre corps de métier. « Si nous ne formons pas la relève, c’est la mort du métier ! », juge Nicole Richard, gérante d’un salon de coiffure à Fontenay-sous-Bois, habituée aux apprentis. Ce n’est pas une raison, toutefois, pour prendre en apprentissage le premier venu ! On peut rencontrer plusieurs candidats, en se mettant en contact avec sa CMA. Il y a toutes les chances pour que vous trouviez votre bonheur, car les motivés sont nombreux. L’apprentissage revient à la mode Sandrine Alet, de la CMA d’Aveyron, note en effet que les jeunes sont de plus en plus attirés par les cursus en alternance. « Ils en ont assez que les employeurs leur disent qu’ils manquent d’expérience. » 30 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 Salaire d’un apprenti Année d'exécution du contrat Âge de l'apprenti Moins de 18 ans De 18 à 21 ans Plus de 21 ans 1re année 25 %* 41 % 53 % 2e année 37 % 49 % 61 % 53 % 65 % 78 % e 3 année * Calculé en pourcentage du SMIC Et contrairement au cliché en cours, leurs profils sont de moins en moins ceux d’élèves en situation d’échec. « Des jeunes volontaires viennent de plus en plus vers nous. Les entreprises ont donc des expériences positives avec eux et en redemandent ! » « Je vois vite si l’apprenti est dans son élément » Pour vérifier que le candidat est prêt à travailler, rien ne vaut une rencontre. Selon les entrepreneurs qui recrutent régulièrement des apprentis, il faut mieux privilégier les jeunes qui viennent directement se présenter dans vos locaux. N’hésitez pas à les inviter ensuite à passer une journée ou deux au sein de l’entreprise. Guettez chez eux l’étincelle de la passion naissante ! « Par exemple, dans le métier de la coiffure, le contact avec le client est primordial. Je vois donc assez vite si l’apprenti est dans son élément », commente Nicole Richard. Une fois que vous aurez fait votre choix, commence alors la phase d’apprentissage. Accueillir un apprenti, ça s’apprend Comme pour n’importe quel autre salarié, meilleures seront les conditions de travail, plus © Florent Lacas B ien sûr, certains entrepreneurs estiment que c’est une perte de temps. Ils n’ont pas forcément raison, car former un apprenti, c’est éventuellement l’embaucher en CDI une fois que vous lui aurez transmis votre conception du métier. Rien ne garantit que vous trouverez un salarié aussi performant, adapté à vos méthodes et aussi peu cher que celui-ci. l’apprenti pourra progresser. Ne négligez pas de le former, car c’est lui qui finira par vous rendre service ! Vous devrez choisir avec attention qui sera son maître d’apprentissage. Si vous n’avez pas la disponibilité nécessaire pour l’être, vous pouvez déléguer cette tâche à l’un de vos salariés (voir encadré). Dès le départ, informez clairement votre nouvel élément sur les usages de la maison. La visite des locaux est évidemment un passage obligé ainsi que la présentation au reste de l’équipe. Vous devrez ensuite, progressivement, lui donner des responsabilités. « Il ne faut pas qu’il s’ennuie, il faut l’accueillir, l’intéresser », conseille Isabelle Aondetto, coiffeuse à Créteil. « Et le former pour qu’il devienne rentable pour nous. » Les L es 6 p principaux conseils à retenir 1V Veillez à ne pas saturer d’informations le nouveau venu. 2 Évitez ez d de e trop le surveiller ou faites-le sans en avoir l’air. 3D Donnez-lui onnez-lui des responsabilités à sa portée mais en lui laissant assez de latitude p ourr q u’il se ssente valorisé dans ce qu’il fait. pour qu’il 4 Soyez ez atten attentif n à ce qu’il apprend en CFA. Tentez de faire correspondre ce qu’il pratique ett ce q qu’il apprend. u’il ap pp 5É Éviter vitter de le faire débuter uniquement avec des basses besognes. Présentez-lui un panel des activi activ vitté é qu’il effectuera pendant sa formation, pour lui donner le goût du progrès. activités 6 En Enfin, Enfi fin, ve fi veillez à respecter les consignes de sécurité propres à votre métier. © F.L. Le maître d’apprentissage Des petites attentions qui changent tout L’apprenti deviendra un véritable collaborateur quand vous lui aurez délimité son domaine d’action. Vous devrez sans cesse veiller à l’équilibre qu’il faut respecter entre la liberté d’initiative et l’encadrement. Une prise de contact avec le professeur du CFA reste primordiale. Connaître le comportement de votre apprenti à l’école vous éclairera sur ses attentes, ce qui vous permettra de mieux communiquer avec lui. « Et plus il y a de communication, plus il y a de réussite » selon Catherine Gavet, directrice du pôle formation emploi de la CMA de Toulouse. « Ils nous apportent des idées fraîches » © L.Theeten / Pixel image Le maître d’apprentissage, qui peut encadrer au maximum deux apprentis, n’est pas forcément le chef d’entreprise. Il peut être un salarié s’il a les compétences attendues. Il doit posséder un diplôme supérieur ou égal à celui préparé par le jeune ainsi qu’une expérience professionnelle de trois ans dans la filière correspondante à la formation qu’il suit. S’il ne détient pas les qualifications scolaires nécessaires, cinq ans de pratique professionnelle dans l’activité pratiquée par l’apprenti suffiront, ainsi qu’un niveau de qualification minimal fixé par le comité départemental de l’emploi. Laurent Fumas, pâtissier à Montluel (Ain), a été récompensé par sa CMA pour ses talents de formateur. En matière de pédagogie, il ne distille qu’un seul conseil. « Il faut apprendre à connaître chaque jeune et adapter son message. Au final, ce sont eux qui apportent des idées fraîches ! » Isabelle Aondetto est tout aussi préventive avec ses apprentis. « Il y a des petits détails qui changent tout. Comme les envoyer faire un tour quand je sens qu’ils sont fatigués. Ce genre d’attentions fait que l’apprenti se sent bien chez vous. » 3 CONTACT : Pour recruter un apprenti, joignez votre CMA. Sur www.artisanat.fr, consultez la rubrique : Espace artisan / Recruter / Un apprenti Les 3 aides à l’embauche Les 1 Ex Exonération E on né de charges : pour les contrats signés à compter du 1er janvier 2007, elle porte sur les cotisations patronales l’exclusion de celles dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles) et salariales. (à l’e exc 2 Indem Indemnité compensatrice forfaitaire : propre à chaque région, celle-ci est fixée à 1000 € en moyenne pour chaque année d u cycle e de formation. du 3C Crédit rédit it d’impôt apprentissage : 1 600 € par apprenti employé. Ce montant peut-être porté à 2 200 € lorsqu’il s’agit d’un na ap apprenti reconnu travailleur handicapé ou lorsqu’il bénéficie de l’accompagnement spécialisé prévu au profit des jeunes renc rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 31 D ossier Une sortie de crise par l’apprentissage ? Toute l’économie française est envahie par la crise et la fébrilité. Toute ? Non. L’artisanat, réservoir d’emplois, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et montre la voie, en particulier par le biais de l’apprentissage. N ous faisons le pari de l’apprentissage », a proclamé le président de la République, en annonçant son plan gouvernemental pour l’emploi des jeunes (cf. encadré). Son objectif : 25 % d’une classe d’âge dans l’apprentissage. Même discours pour Martin Hirsch, hautcommissaire à la Jeunesse, qui a demandé 1,5 milliard d’euros pour financer l’embauche en apprentissage de 100 000 jeunes pour 2009 – 2010. Pour endiguer l’explosion du chômage des jeunes (+ 34 % en un an), la solution miracle semble donc être l’apprentissage. Les prophéties des responsables de l’artisanat seraient-elles en train de se réaliser ? Le point de vue d’Alain Griset, président de l’APCM Le recours à l’apprentissage dénote-t-il une victoire des valeurs de l’artisanat ? Tout le monde s’est rendu compte au même moment que c’était une méthode utile pour les jeunes. Certainement parce qu’en temps de crise, la solidité de l’artisanat se voit davantage qu’en temps normal. Notre secteur est protégé des délocalisations, les statistiques n’ont pas montré de débauchages élevés dans l’artisanat. Par contre, elles montrent un taux d’embauche très important à l’issue des cursus en alternance. Les faits nous donnent raison. Cela ne peut que convaincre ceux qui avaient encore des doutes… ELI/APCM « Quels sont les freins à l’augmentation des effectifs d’apprentis dans l’artisanat ? Il faut investir pour créer des nouveaux CFA, capables d’accueillir plus d’apprentis. Ils ont été pleins en 2008. Pour cela, nous devons disposer de plus de moyens financiers, donc que les Régions tirent dans le même sens que nous. Enfin, que l’orientation des élèves soit plus équilibrée entre les filières classiques et la filière professionnelle. Qu’on arrête de dissuader un jeune de devenir apprenti ! proches des réalités. Et donc, plus porteuses de débouchés. La preuve : les 90 % qui trouvent en effet un travail à l’issue de leur formation. Dès juillet 2007, un sondage du FNPCA montrait que 52 % des jeunes seraient prêts à travailler dans l’artisanat si l’occasion se présentait. Pour leur part, 97 % des Français estimaient que l’apprentissage devait être davantage valorisé ! L’apprenti, si longtemps Un retour en grâce Car ils étaient nombreux à prévoir depuis quelques années un retour à des formes d’enseignement plus ancestrales, plus assimilé à un exploité ou un jeune en situation d’échec, est de plus en plus perçu comme celui qui se place efficacement, et dont la volonté première est d’accéder à l’indépendance. Si tous les nouveaux apprentis ne deviendront pas nécessairement artisans, cette reconnaissance est quand même une victoire pour l’artisanat. Puisque sa méthode de transmission du savoir est désormais recon- L’apprentissage en vedette dans le plan en faveur des jeunes Alexey Klementiev Annoncé en avril, le plan gouvernemental pour l’emploi des jeunes fait la part belle au développement de l’apprentissage. Ainsi, dans le but d’augmenter le nombre d’apprentis de 320 000 en un an, les entreprises qui recruteront un jeune en apprentissage d’ici le 30 juin 2010 seront exemptées de toute charge. Les sociétés de moins de 50 salariés recevront une prime de 1 800 € par apprenti supplémentaire embauché. 32 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 nue comme la plus efficace pour former les jeunes. « De meilleures conditions de travail » « Aujourd’hui, les grandes entreprises découvrent l’apprentissage, celui que nous pratiquons depuis la nuit des temps ! », remarque un responsable de l’artisanat. Sandrine Alet, de la CMA d’Aveyron, voit dans ce succès le fruit d’efforts consentis par les professionnels, en particulier dans le secteur du bâtiment. « Ils ont augmenté les salaires des apprentis, amélioré les conditions de travail. Plusieurs facteurs ont coïncidé pour que l’apprentissage se retrouve dans l’air du temps. » D ossier Val d’Oise Embaucher un apprenti Dans le Val d’Oise, les chefs d’entreprise artisanale, quel que soit leur secteur d’activité, ont bien compris que jouer la carte de l’apprentissage pouvait devenir un véritable atout, tant pour le jeune formé que pour l’entreprise dans laquelle il va évoluer. Zoom sur deux coups de « maîtres » à Saint-Brice-sous-Forêt et Pontoise… Isabelle Suzanne, agent Renault à SaintBrice-sous-Forêt Fille de garagiste et agent Renault depuis 15 ans tout près de la zone commerciale de Saint-Brice-sous-Forêt, Isabelle Suzanne est de ceux qui ont choisi délibérément de former des apprentis pour leur donner une opportunité professionnelle. Ils sont deux en entreprise avec des plannings en alternance différents. Chacun est encadré par un maître d’apprentissage, des techniciens avec beaucoup d’ancienneté. « Actuellement, je forme deux apprentis de la section de mécanique automobile de l’Institut des Métiers de l’Artisanat (IMA) de Villiers-leBel, un en CAP et l’autre en BEP. Mes apprentis sont très encadrés et, telle une mère de famille, je leur demande des comptes par rapport au contenu du cahier de liaison. Je les choisis scrupuleusement car j’ai beaucoup de demandes. Je compare les bulletins de troisième. » Isabelle les pousse constamment vers l’autonomie. « Les apprentis en fin de première année doivent être capables d’effectuer des révisions générales complètes ainsi que des freins sous surveillance du maître d’apprentissage. Pour la pression et les vidanges c’est à la fin du premier mois d’apprentissage. » Sa grande fierté, c’est d’avoir mené tous ses apprentis jusqu’à leur diplôme et parfois même jusqu’à la médaille de l’IMA. Isabelle Suzanne aux côtés de Kenny, un de ses deux apprentis. Sébastien (à droite) est apprenti serveur au Pavé de la Roche à Pontoise, ici avec Hélène et Nicolas Micheli. Hélène et Nicolas Micheli, restaurateurs à Pontoise « Avant d’arriver à Pontoise en 1998, nous avions déjà formé des apprentis dans notre brasserie parisienne. Ensuite, nous avons repris le restaurant Le Pavé de la Roche qui comptait déjà un apprenti. » Depuis, les Micheli mettent un point d’honneur à transmettre leur métier. Comme le dit Hélène avec humour : « Nous avons chacun notre apprenti, moi pour la salle et lui en cuisine. » Elle n’élude pas les sujets qui fâchent quand on est maître d’apprentissage : les incompatibilités d’humeur, les bretelles qu’il faut remonter parfois… « La période d’essai nous aide à bien choisir les jeunes formés et nous bénéficions des conseils de l’équipe pédagogique de l’Institut des Métiers de l’Artisanat de Cergy. » Les Micheli accordent une grande importance au parcours des jeunes formés. « Notre restaurant est petit et propose de la cuisine française traditionnelle, il est parfait pour débuter un apprentissage. Après, pour s’entraîner aux découpes et aux flambages par exemple, nous conseillons aux apprentis de partir dans des grandes maisons et nous les aidons au placement. Nous nous investissons toujours. L’an dernier, notre apprenti cuisinier a fini deuxième au concours de cuisine de l’Association des Restaurateurs Indépendants du Val d’Oise. » Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 33 P ratique ◼ LICENCIE- MENT POUR RETRAIT DE PERMIS DE CONDUIRE Peut-on licencier un salarié qui, au moyen de son véhicule personnel et en dehors de son temps de travail, commet une infraction qui le prive, même momentanément, de son permis de conduire ? La réponse est oui. Dès lors que le permis de conduire est un élément essentiel pour assurer la prestation de travail, son retrait peut justifier un licenciement pour cause réelle et sérieuse. En l’espèce, un chauffeurlivreur s’est vu retirer provisoirement son permis à la suite d’un contrôle d’alcoolémie. En dépit du fait que l’infraction ait été commise en dehors du temps de travail du salarié et au moyen de son véhicule personnel, cela n’a pas d’incidence sur la validité du licenciement. Le fait qu’il s’agisse d’une privation provisoire non plus. Le licenciement ne constitue donc pas dans un tel cas de figure une mesure disproportionnée et il est justifié. RUPTURE CONVENTIONNELLE DU CONTRAT DE TRAVAIL UN QUART DES DEMANDES REJETÉ La rupture conventionnelle du contrat de travail séduit : depuis la promulgation de la Loi de modernisation du marché du travail en août 2008, on dénombre presque 88 500 demandes déposées. Toutefois, près d’un quart de ces demandes est refusé. Pour éviter ceci, soyez rigoureux sur plusieurs points. R espectez un minimum de formalisme dans la convocation et la rédaction de la convention. Il est préférable que l’employeur convoque le salarié à l’entretien qui va permettre d’obtenir l’accord de principe de la rupture et ouvrir le champ des négociations, notamment financières, par courrier recommandé avec accusé de réception. Rappelons que le salarié peut se faire assister pendant l’entretien, soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, soit, en l’absence d’institution représentative du personnel, par un conseiller choisi sur une liste établie par l’autorité administrative et consultable dans chaque mairie et auprès de la DDTEFP. Attention, le conseiller ne peut pas être un avocat. Le salarié doit informer l’employeur de cette assistance avant la date retenue d’entretien. Cette obligation pèse également sur l’employeur si celui-ci est assisté pendant l’entretien. Quant à la convention, elle peut se présenter sous l’aspect d’un contrat classique, avec plusieurs clauses, daté et signé de chacune des parties, chaque partie conservant un exemplaire en sa possession. Deux éléments sont essentiels : la définition des conditions de la rupture et le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle. est de 15 jours (jours ouvrables c’est-à-dire jours fériés et dimanche exclus) à compter de la réception de la demande. Lorsque ces délais expirent un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, ils sont prorogés jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le montant de l’indemnité spécifique Respecter les deux délais Pour la rupture effective du contrat, deux délais sont à prévoir. Le premier, de 15 jours, commence à courir une fois que la convention de rupture est signée par l’employeur et l’employé (appelé « délai de rétractation »). Pendant celuici, chaque partie peut revenir sur son consentement à la rupture, par courrier recommandé avec accusé de réception. Le deuxième délai concerne l’homologation de l’accord, dont la demande doit être faite par le salarié ou l’employeur auprès de la DDTEFP. Pour cela, il faut remplir un formulaire d’homologation auquel il faut joindre une copie de la convention de rupture. Là, le délai d’instruction Cette indemnité est au moins égale au montant de l’indemnité que verserait l’employeur à son futur ex-salarié lors d’un licenciement, soit au 1/5e de mois par année d’ancienneté, si l’ancienneté du salarié est inférieure à 5 ans, ou à plus du 2/15e de mois par année audelà de 10 ans d’ancienneté. Les parties peuvent parfaitement convenir d’un montant d’indemnité spécifique supérieure. La part de l’indemnité spécifique correspondant au montant minimum de l’indemnité légale de licenciement est exonérée de cotisations de Sécurité sociale et de CSGCRDS. La part supérieure reste exonérée de cotisations sociales mais est soumise à la CSG-CRDS. Nouvelles obligations sur l’information des consommateurs C oncernant l’information des consommateurs, auparavant, en cas de litige, c’était au client d’apporter la preuve qu’il n’avait pas été correctement informé. Désormais, la donne a changé. Depuis une modification de l’article L111-1 du Code 34 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 de la consommation (article 22 de la Loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification des démarches administratives des usagers) applicable immédiatement, « en cas de litige, il appartient au vendeur de prouver qu’il a exécuté cette obligation ». À vous, donc, de justifier au besoin par une liste de renseignements divers, remise préalablement à la signature du contrat et signée par le client, établissant que vous avez délivré toutes les informations à votre client concernant votre prestation. Rubrique réalisée en partenariat avec le cabinet P ratique ◼ EXONÉRATION TEMPORAIRE DE LA TAXE PROFESSIONNELLE Chômage partiel : de nouvelles conditions C ompte tenu du climat actuel, des modifications législatives ont été apportées par le décret n°2009-478 du 29 avril 2009 relatif à l’activité partielle de longue durée. Désormais, une convention d’activité partielle pour les salariés subissant une réduction d’activité en dessous de la durée légale du travail, pendant une période de longue durée, peut être conclue pour une durée de 3 mois minimum renouvelable sans que la durée totale ne puisse excéder 12 mois (au lieu de 12 à 18 mois). L’indemnisation assurée dans le cadre des conventions d’activité partielle prend la forme d’indemnités horaires brutes au moins égales à 75 % (au lieu de 50 %). En contrepartie, l’employeur doit s’engager : ◾ à maintenir dans l’emploi les salariés subissant une réduction d’activité pendant une période égale au double de la durée de la convention courant à compter de sa signature, ◾ à proposer à chaque salarié bénéficiaire de la convention un entretien individuel pour étudier les actions de formation ou de bilans qui peuvent être engagées dans la période d’activité partielle, ◾ à rembourser à l’État les sommes reçues au titre de l’allocation complémentaire de réduction d’activité prévue dans la convention d’activité partielle, pour chaque salarié subissant une réduction d’activité, si le contrat de travail est rompu au cours de la période d’engagement pour une cause économique ou en cas de départ à la retraite. IMPAYÉS : COMMENT RÉAGIR ? Compte tenu du contexte économique actuel, nous constatons une forte recrudescence de demandes quant aux procédures à suivre pour obtenir le règlement d’une créance qui reste en souffrance. Voici l’attitude à adopter. U ne créance ne devient « impayée » qu’à partir du jour où elle aurait dû être payée, conformément aux conditions contractuelles acceptées par le débiteur. En premier lieu, entamez des démarches amiables pour faire en sorte que le débiteur rembourse spontanément sa dette. Courriers, appels téléphoniques, tous les moyens sont bons, proposez éventuellement au débiteur un paiement échelonné, voire un règlement partiel. À défaut de réponse positive, il faut impérativement adresser une mise en demeure de payer. Il s’agit d’un courrier dans lequel vous rappellerez le numéro de la facture impayée, le détail du montant réclamé ainsi que le rappel des démarches réalisées pour obtenir un règlement amiable. Donnez ensuite à votre débiteur un délai pour payer au-delà duquel vous serez contraint de donner des suites judiciaires. Il est obligatoire d’envoyer cette lettre par courrier recommandé avec accusé de réception. Si le débiteur n’agit pas dans les délais prescrits, vous pouvez persévérer dans la poursuite amiable ou entamer une procédure judiciaire. Préservez votre créance Avant d’entamer une procédure judiciaire, vous avez la possibilité de protéger votre créance par des « mesures provisoires ». Demandez au juge de l’exécution l’autorisation de prendre des mesures conservatoires pour préserver votre créance. Ces mesures ne vous permettent pas à elles seules d’obtenir la vente des meubles du débiteur mais la combinaison de ces mesures conservatoires avec la reconnaissance de votre créance vous permettra d’être réglée en priorité. Intenter une action en justice La procédure la plus simple et souple pour saisir le tribunal consiste à déposer une requête en injonction de payer auprès du tribunal d’instance. La procédure est engagée par une simple requête selon un formulaire Cerfa, dûment complété, signé et adressé par courrier au Greffe du tribunal du débiteur ou déposé directement au Greffe.À compter de la signification par voie d’huissier de l’ordonnance portant injonction de payer, le débiteur dispose ensuite d’un délai d’un mois pour former opposition à l’ordonnance. À défaut, vous détenez un titre exécutoire permettant d’obtenir le recouvrement forcé de la créance. Pour avoir droit à l’exonération temporaire de la taxe professionnelle vous devez être un nouvel exploitant individuel qui bénéficie du régime des micro-entreprises et avoir opté pour le versement libératoire de votre impôt sur le revenu et de l’ensemble des cotisations et contributions de Sécurité sociale et ce au plus tard le 31 décembre de l’année de la création de l’entreprise. Ainsi, vous bénéficiez d’une exonération temporaire de plein droit de taxe professionnelle au titre des deux années suivant celle de la création de votre entreprise, en sachant que cette exonération ne pourra s’appliquer pour la première fois qu’à compter des impositions établies au titre de l’année 2009. Vous devez en faire la demande sur la déclaration provisoire de taxe professionnelle au plus tard le 31 décembre de l’année de création ou de reprise de l’établissement exonéré. ◼ CONTACT Mme QuentinFoulard, juriste TélExper’ Pour poser vos questions juridiques professionnelles ou personnelles appelez TélExper au 02 43 404 405 (non surtaxé). Réponses de juriste ou d’expert (avocat, notaire, fiscaliste) par téléphone, par écrit, sans abonnement, sans RV. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 35 P ratique Val d’Oise NOTRE OFFRE DE FORMATIONS 3 CONTACT Service formation : Isabelle COT 01 34 35 80 35 - [email protected] Propriété industrielle La propriété industrielle Développement de clientèle Nouveau ● 4 heures ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 95 € ● Cergy : 23 novembre de 9 h à 13 h Transmission - reprise Cibler, développer et fidéliser votre clientèle ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 505 € ● Cergy : 13-14 octobre Concevoir des actions publicitaires efficaces L’évaluation de l’entreprise à céder ● Cergy : 19 octobre de 13 h à 17 h La cession du fonds de commerce ou la cession des parts sociales. ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 505 € ● Cergy : 5-6 novembre ● Cergy : 16 novembre de 13 h à 17 h Diagnostic commercial La poursuite des contrats : ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié alarié : 275 € ● Cergy : 12 octobre (1 jour) le bail commercial, les contrats de travail, les contrats commerciaux. ● Cergy : 7 décembre de 13 h à 17 h ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : gratuit Environnement sécurité - hygiène Réglementations et bonnes pratiques de l’hygiène alimentaire ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 310 € ● Cergy : 22 juin ou 12 octobre Nouveau Techniques de vente : mieux négocier pour mieux vendre. ● 3 jours (2 sessions aux choix) ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 730 € ● Cergy : 15-16-17 juin ou 16-17-18 novembre Rédiger le contenu de votre site Internet Atelier pratique de conception-rédaction ion-rédaction ● 2 jours Nouveau Informatique Découverte informatique ● 4 jours ● Chef d’entreprise : 60 € - Salarié : 585 € ● Cergy : 21-22 septembre ou 5-6 octobre Traitement de texte ● 4 jours ● Chef d’entreprise : 60 € - Salarié : 650 € ● Cergy : 15-16-22-23 octobre Publipostage ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 200 € ● Cergy : 1er juillet ou 9 novembre Le tableur ● 4 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 60 € - Salarié : 650 € ● Cergy : 15-16-22-23 juin ou 5-6-12-13 novembre La base de données ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 200 € ● Cergy : 29 juin ou 7 décembre ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié larié : 505 € ● Cergy : 30 novembre - 1er décembre Traitement de texte : passer de Word 2003 à Word 2007 Évaluation des risques professionnels ofessionnels du bâtiment Nouveau Marchés publics ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 200 € ● Cergy : 25 juin ou 1er décembre Nouveau Calculer ses prix Le tableur : passer d’Excel 2003 à Excel 2007 ● 3 jours ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 495 € ● Cergy : 26-27 et 30 novembre ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 200 € ● Cergy : 26 juin ou 2 décembre ● 1 jour ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 225 € ● Cergy : 19 octobre Puits de lumière ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 95 € ● Cergy : 19 juin de 9 h à 13 h ● 1 jour et demi (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 22 € - Salarié : 266 € ● Cergy : 30 juin et 1er juillet ou 9-10 novembre Jean-Emmanuel RINVIL Taxi parisien Originaire d’Haïti, j’ai appris le français sans en connaître les bases. De par ma profession, je suis en contact permanent avec une clientèle variée. Je dois, par conséquent, être capable de tenir une conversation. Je trouvais essentiel d’acquérir les notions fondamentales de la langue française tant au niveau de l’écrit que de l’oral. C’est pourquoi, j’ai souhaité participer à la formation en niveau « perfectionnement ». Les cours, adaptés à nos besoins, permettent non seulement de consolider nos acquis mais également de prendre confiance en soi. L’apprentissage du français est totalement lié au monde professionnel et à notre vie quotidienne. Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise face à ma clientèle. 36 ● Le monde des artisans ● juillet-août mois 2008 2009 P ratique Val d’Oise Thierry OHAYON Gérant de l’entreprise de développement durable Bionat Énergies à Enghien-les-Bains Jeune entrepreneur dans les énergies renouvelables, intéressé par toutes les nouvelles solutions, la formation sur le « puits canadien » suivie à la session dernière m’a paru indispensable. Elle m’a permis d’avoir une vue d’ensemble suffisamment précise pour pouvoir en discuter et la proposer à mes clients. Analyser les documents comptables Faites des expositions gagnantes ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 410 € ● Cergy : 21-22 septembre Aménager son stand Nouveau ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 410 € ● Cergy : 5-6 octobre ● Chef d’entreprise : 60 € - Salarié : 660 € Réaliser le book de présentation de son entreprise ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 410 € ● Cergy : 22-23 octobre Organiser un stage loisir créatif ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 410 € ● Cergy : 7-8 décembre Langues Anglais Créer le site vitrine de votre entreprise ● 3 jours (2 sessions au choix) ● 6 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 90 € - Salarié : 870 € ● Cergy : 19-20-26-27 octobre et 2-3 novembre ou 18-28-29 janvier et 1er-8-9 février ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 510 € Référencer son site Internet ● Cergy : 2-3-4 et 11 décembre Établir et informatiser la feuille de paye ● Cergy : 22-23 et 30 juin ou 15-16-21 octobre Gestion du personnel Réussir ses photos ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié 230 € ● Cergy : 6-13 novembre Communication d’entreprise ● 4 jours ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 325 € ● Cergy : 16-17 novembre Améliorer votre site Internet net ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 290 € Nouveau ● 1 jour ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié alarié : 185 € ● Cergy : 23 novembre ● Cergy : 12 octobre Vendre en ligne Recruter son personnel ● 1 jour Conduire et motiver une équipe ● 2 jours ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié 530 € ● Cergy : 16-17 novembre Les clés d’un bon maître d’apprentissage ● 1 jour ● 6 jours ● Chef d’entreprise : 90 € - Salarié : 870 € ● Cergy : 3-4-9-10-14-15 décembre Être référencé par un moteur de recherche - Google ● 1 jour (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié 185 € ● Cergy : 24 juin ou 27 novembre Retoucher ses photos - Photoshop ● 2 heures/semaine - Forfait 30 heures ● Chef d’entreprise : 75 € - Salarié : 490 € ● Chef d’entreprise : gratuit - Salarié : gratuit Français Gérer son temps et son organisation ● 3 jours ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 500 € ● Cergy : 25-26 novembre et 16 décembre ● 2 jours Créer son diaporama - PowerPoint ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 530 € ● 2 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 325 € ● Cergy : 18-19 juin ou 17-18 décembre ● 2 heures/semaine - Forfait 30 heures ● Chef d’entreprise : 75 € - Salarié : 480 € Comptabilité et finances Initiation à la comptabilité ● 3 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 460 € ● Cergy : 16-17-18 septembre ou 14-15-16 décembre ● Cergy : 8 octobre ● Cergy : 14-15 décembre Travailler en couple, mission impossible ? ● 1 jour ● Chef d’entreprise : 15 € - Salarié : 290 € ● Cergy : 15 octobre Créer l’animation de votre site - Flash ● 2 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 30 € - Salarié : 325 € ● Cergy : 6-7 juillet ou 11-12 janvier Comptabilité sur micro ● 12 jours (2 sessions au choix) ● Chef d’entreprise : 180 € - Salarié : 1 700 € ● Cergy : 16-17-18-23-24-25-30 septembre et 1-2-7-8-9 octobre ou 14-15-16 décembre et 6-7-8-13-14-15-20-21-22 janvier Comptabilité : la fin de l’exercice ● 3 jours ● Chef d’entreprise : 45 € - Salarié : 500 € ● Cergy : 18-19-20 novembre Bulletin-réponse Artisans d’art À retourner à Isabelle COT, CMA du Val d’Oise, 1 av. du Parc, 95015 CERGY PONTOISE CEDEX Nom :.......................................................... Prénom : ..................................................... Date de naissance : ............................... N° Siren : ..................................................... Adresse :................................................................................................................................. Téléphone : ........................................................................................................................... E-mail : .................................................................................................................................... Formation(s) choisie(s) :.................................................................................................... .................................................................................................................................................. Statut : ◻ Chef d’entreprise ◻ Conjoint associé ◻ Salarié ◻ Conjoint collaborateur ◻ Auxiliaire familial BANC d'essai Utilitaires GNV La référence L’Iveco Daily fait figure de référence sur le segment des utilitaires lourds. Particulièrement apprécié dans le secteur du BTP, il étrenne une nouvelle motorisation fonctionnant au gaz naturel. Une solution que le Sprinter de Mercedes propose depuis 18 mois. Dimensions/ capacités ● L x l x h: 5 077/5 477/5 997/ 7 012 x 1 996 x 2 260/ 2 640/2 860/ 2 940 mm ● Longueur de chargement : 2 600/ 3 000/3 520/ 4 560 mm ● Hauteur intérieure : 1 545/1 900/2 100 mm ● Largeur intérieure mini : 1 030/1 320 mm ● Volume utile : 7,3/9/10,2/12/13,2/ 15,6 / 17,2 m3 ● Charge utile : 1 230 à 2 315 kg (selon modèle et PTAC) ● Prix : à partir de 40 000 € HT Ce nouveau moteur du Daily fonctionnant au gaz est étroitement dérivé du 3,0 l turbo diesel maison. Toute la partie bas-moteur ainsi que la suralimentation par turbo compresseur et l’échangeur thermique ont été conservés permettant une puissance de 140 ch (100 kW). Les rejets de polluants , grâce au catalyseur trois voies, répondent d’ores et déjà aux futures normes Euro 6. Au volant, le Daily GNV se conduit tout à fait naturellement et sans différence notable par rapport aux versions équipées d’un moteur diesel. En revanche, un bourdonnement persistant à certains régimes peut devenir fatigant à la longue. Le couple est disponible à bas régime (350 Nm dès 1 500 tours/ minute). Quant à la consommation moyenne de gaz, elle s’établit aux alentours des 8,7 kg/100 km. Avec des réservoirs pouvant contenir de 220 à 302 litres de gaz, l’autonomie moyenne est supérieure à 400 km. Iveco propose une gamme complète de Daily GNV : fourgons roues simples ou roues jumelées, châssiscabine simple ou double, quatre empattements selon les versions et 4 PTAC de 3,5 à 6 tonnes. Le surpoids d’équipement GNV est compensé par un « bonus » de poids mort permettant ainsi d’afficher une charge utile identique à celle des versions diesel. Uniquement disponible en version 100 % GNV aujourd’hui, le Daily sera disponible en « bi-fuel » GNV-SP 95 à partir du mois de juillet (doté d’un réservoir de 15 litres de supercarburant). Dernier écueil à surmonter : un prix de vente approchant les 40 000 € HT en entrée de gamme. 3 CONTACT : www.iveco.fr Le challenger Dimensions/ capacités ● L x l x h: 5 910/6 945/7 340 x 1 945/1 960 x 2 435 / 2 720/2 940 mm ● Longueur de chargement : 3 265/4 300/4 700 mm ● Hauteur intérieure : 1 650/1 940/2 140 mm ● Largeur intérieure mini : 978/1 226/ 1 350 mm ● Volume utile : 9/11/11,5/14/15,5/ 17 m3 ● Charge utile : 745 à 2 750 kg (selon modèle et PTAC) ● Prix : à partir de 29 960 € HT Pourtant sorti avant le Daily, le Sprinter NGT est méconnu. L’arrivée du concurrent italien relance l’intérêt du Mercedes. Lancé fin 2007, le Sprinter NGT fonctionne lui aussi avec un moteur au gaz naturel. Cette version bénéficie de tous les atouts des autres modèles de la gamme, à commencer par le sérieux de la fabrication, exemplaire tant du point de vue de la cellule de chargement que des matériaux de la cabine de conduite. Les passagers apprécieront le confort des suspensions ainsi que le silence du Sprinter NGT. Sous le capot du Sprinter NGT prend place un moteur 1,8 l suralimenté par compresseur. Malgré sa cylindrée plus faible que celle du Daily, cette mécanique propose une puissance maxi de 156 ch et un couple maxi de 240 Nm. En revanche, il est davantage nécessaire de monter dans les tours pour exploiter pleinement la mécanique avec des conséquences directes sur la consommation de gaz. À l’inverse d’Iveco, Mercedes propose systématiquement le Sprinter NGT avec un réservoir d’essence de 100 litres en plus de trois à six réservoirs de gaz (soit de 213 à 313 litres de capacité totale en gaz). Ajouté aux 100 litres de supercarburant, cela autorise une autonomie maximale de 1 220 km (conso. moyenne mixte en gaz : 9,3 kg/100 km). Le Sprinter NGT existe en fourgons, en châssiscabine simple ou double cabine, roues simples ou jumelées ainsi qu’en Combi pour le transport de personnes. Le prix de vente commence à 29 960 € HT. 3 CONTACT : www.mercedes.fr Gaz naturel : le réseau à la traîne Malgré de nombreuses annonces, le réseau de distribution du gaz naturel peine à se développer en France. Actuellement, environ 26 stations ouvertes au public ne permettent pas l’essor de ce carburant. Ce dernier est pourtant bourré de qualités : facile à transporter, il peut même être « fabriqué » via les ordures ménagères dont la décomposition génère du méthane. Enfin, il est plutôt respectueux de l’environnement. 38 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 SHOPPING Échafaudages sérénité Centaure lance une série d’échafaudages roulants en aluminium. Le côté pratique a été soigné avec des roues réglables, un système d’allonges sur les étayages qui rend le tout très maniable. On peut ainsi faire passer son échafaudage par des portes ou le déplacer sans le démonter. La hauteur du plus grand des modèles (STL) est de 10 m. À noter le confort du plancher long de 2m50, résistant à 260 kg. Échafaudages Centaure De 890 € HT à 1 870 € HT 5 produits ■ Gamme de lasures Cecil professionnelle La nouvelle lasure Cecil respectueuse de l’environnement assure une décoration et une protection durable des bois contre les intempéries et les rayons UV. Pour la décoration et la protection, quatre lasures sont disponibles, plus ou moins performantes contre les intempéries et les rayons UV. La lasure LX500 « imprégnation » a été formulée avec un agent bloqueur de tanins, elle évite les remontées brunes dues à l’humidité, tant que la moisissure. Une gamme de saturateurs pour bardages et maisons de bois est également sur le marché, pour protéger les constructions en bois. LX500 : 40 € TTC Lasures de protection : de 60 € TTC à 120 € TTC Saturateurs : de 75 à 90 € TTC à votre service Ciments technologiques Lafarge, avec Sensium Mortier, propose un ciment sans poussières qui allie maniabilité, souplesse et fermeté. Ce produit permet d’accélérer les opérations de mise en œuvre d’un mortier, en optimisant la consommation de ciment. Lafarge garantit la réalisation de 15 m² de chape en plus par palette, ce qui réduit les risques de fissurations et de retraits. CIMENT LAFARGE Power 8 Quatre outils indispensables dans une seule valise transportable de 16 kg. C’est ce que propose Ribitech avec une perceuse, une lampe halogène, deux scies, une sauteuse et une circulaire. Chacun de ces outils est alimenté par une batterie-poignée amovible, rechargeable en une heure, pouvant passer d’un appareil à l’autre. Pour ne pas qu’il y ait de pause dans le travail, Power 8 est livré avec deux poignées batteries. Enfin, l’absence de fil de branchement permet une bonne maniabilité des outils. Valise Power 8 Ribitech Caméras infrarouges Le Diagnostic de performance énergétique est devenu obligatoire pour connaître la consommation énergétique d’un bâtiment. Topocenter propose trois caméras infrarouges qui effectuent ce diagnostic. Il suffit de diriger l’une d’entre elles vers la cible pour obtenir des images infrarouges. Ces appareils peuvent être achetés ou loués, il n’y a pas besoin de formation pour les utiliser. Caméras Topocenter Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 39 P ratique Val d’Oise UN SUIVI DES TEMPÉRATURES PLUS FACILE POUR LES ALIMENTAIRES Dans les métiers de bouche, le contrôle des températures est primordial pour garantir le respect de la chaîne du froid. Il existe une nouvelle solution pour surveiller la température en continu, pendant le stockage en chambre froide. L a société BDT, qui commercialise en France ce dispositif appelé FridgeTag l’a mis à disposition de deux boucheries du Val d’Oise. ■ Philippe Pouch, de la boucherie de Sagy : « C’est un appareil simple d’utilisation et toutes les informations sont visibles immédiatement. » ■ Laurent Maillet, de la boucherie Grande Rue à l’Isle-Adam : « J’étais à la recherche d’un dispositif de traçabilité de la température et celui-ci répond à ce besoin avec un coût plus qu’abordable. » Toutes les données utiles peuvent être vérifiées à tout moment sans utiliser d’ordinateur, et les dépassements de température sont immédiatement détectés. Son écran donne accès d’un seul regard à l’historique sur les 30 derniers jours, avec les températures minimale et maximale quotidiennes, l’heure et la durée de dépassement de température. L’indication de l’alarme n’apparaîtra que 60 minutes après le dépassement pour éviter les déclenchements intempestifs pendant l’approvisionnement ou le dégivrage. Le coût de ce dispositif est d’environ 80 € pour une durée de vie de deux ans. Il s’élimine ensuite dans une filière DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques), comme une calculatrice. Cet appareil constitue un bon outil de suivi, mais aussi d’aide à la décision en cas de dépassement de températures pour garantir la qualité des produits. Il existe également des solutions pour le suivi de température lors du transport des denrées alimentaires. 3 INFORMATIONS : www.lamesure-bdt.fr Le nettoyage des voitures « avec un verre d’eau » est en vogue D ans le Val d’Oise, de nombreuses entreprises se sont lancées dans le nettoyage des véhicules à l’aide du strict minimum d’eau et de détergent projetés à haute pression. Parmi elles se trouve Autocleaner. Fondée au début de l’année par quatre jeunes âgés d’une vingtaine d’années et tout juste titulaires d’une licence professionnelle en management de la gestion commerciale et des services à l’Université de Cergy. Ces camarades de promotion ont pour l’instant investi dans deux machines possédant chacune deux postes de travail. Ils peuvent se déplacer partout en Ile-de-France et facturent environ 69 € TTC par nettoyage complet de véhicule pour les particuliers. Une tarification spéciale est proposée aux professionnels. Si ce type de nettoyage est sobre en consommation d’eau, c’est encore mieux de vérifier auprès du prestataire de service que les produits utilisés sont bien 40 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 biodégradables et non dangereux pour l’environnement. Pour aller jusqu’au bout de la démarche, on trouve à présent des produits d’entretien auto écologiques et à base d’huiles essentielles. 3 CONTACT : www.autocleaner.fr PRESTIGE MAÎTRE FACTEUR ET RESTAURATEUR D’ACCORDÉONS Laurent Jarry “ Dans l’atelier d’un archéologue des instruments à anches libres © L.T. © L.T. © Alban Landry © F.L. © F.L. “ En haut : En moyenne,trois à quatre cents instruments par an passent par les mains de Laurent Jarry, qui peut passer jusqu’à cent heures de travail sur un seul d’entre eux. Au-dessus à droite : « La boîte d’accordéon » a également une activité plus classique de revendeur d’instruments d’occasion. Vendre du neuf, « ça ne m’intéresse pas vraiment ». Au paradis d’l’accordéon… Laurent Jarry vit les mains et la tête dans ses accordéons. Il les répare, il les compare, il se les accapare. Accessoirement, il les vend, ce qui ne constitue que la partie émergée de son activité. 42 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 © L.T. © L.T. Aujourd’hui, Laurent Jarry a moins le temps de faire de la recherche pure. Mais grâce aux accordéons qui transitent par son magasin, il continue de découvrir et d’apprendre. L © L.T. Ci-dessous : L’accordina, un petit instrument inventé par Laurent Jarry en 1995, puis amélioré en 2004. ui-même ne s’explique guère de quelle manière il s’est intéressé à l’accordéon. À la limite, peu importe, puisqu’il a trouvé son plaisir : ausculter les entrailles de ces instruments. Si son métier est de les réparer, son plaisir est de les étudier, les disséquer. Dans « La boîte d’accordéon », comme dans toutes les boutiques, les clients vont et viennent. Pour autant, cela n’en fait pas un magasin comme les autres. En l’observant, on comprend vite que Laurent Jarry n’est pas un simple rénovateur d’objets vieux et inutilisables. Son travail tient davantage de celui d’un historien, d’un archéologue, d’un chercheur. Son local ressemble d’ailleurs plus à un atelier qu’à un magasin, avec ces accordéons accumulés là où il reste de la place. Comme si on entrait directement dans l’arrière-boutique, près de l’établi où les vieux accordéons venus des quatre coins de la France livrent leurs secrets. Sa passion « monomaniaque », comme il le dit lui-même en souriant, l’a conduit à créer cette SARL en 1989, après avoir travaillé dans l’atelier d’un maître. « Je suis un autodidacte complet » précise-t-il sans la moindre vanité. Pas de diplômes. Juste cinq ou six cadres accrochés entre les rangées d’instruments, où l’on peut lire qu’il est maître artisan depuis 2005, qu’il appartient à l’Union française des experts (UFE), ou que « La boîte d’accordéon » est reconnue entreprise du patrimoine vivant. Cet homme plutôt pudique recherche-t-il une quelconque notoriété ? « Il me tient à cœur que mon savoir-faire soit reconnu. Mon métier, hein, pas moi… » Laurent Jarry est un modeste, mais d’une modestie confortée par le savoir encyclopédique qu’il a acquis sur le sujet qui l’intéresse. « J’ai lu à peu près tous les livres qui ont été écrits sur l’accordéon. » Lorsqu’il évoque le regretté Pierre Monichon, historien de l’instrument, qu’il a fréquenté, son émotion est palpable. Car entre les murs de son atelier, l’accordéon est une affaire sérieuse. Encore aujourd’hui, Laurent Jarry est en contact avec divers spécialistes étrangers, avec lesquels il partage ses découvertes. « Nous avançons exactement comme des chercheurs qui enquêtent. » Et c’est là ce qui anime par-dessus tout Laurent Jarry : continuer à découvrir, à apprendre. « Même si forcément, j’en sais de plus en plus ! » C’est la généalogie de la facture instrumentale qui l’intéresse, les détails imperceptibles pour les non-initiés. Laurent Jarry compte-t-il, un jour, transmettre ce savoir accumulé depuis 25 ans ? « Oui, mais j’attends de voir quelqu’un qui ait la motivation nécessaire. » Un passionné qui soit, comme lui, capable de ressentir « une telle joie de découvrir un nouveau système en démontant un accordéon… » Florent Lacas 3 CONTACT : La boîte d’accordéon, 8, rue du sergent Bobillot, 93100 Montreuil, www.boite-accordeon.com 1989 2005 2006 Création de la SARL « La boîte d’accordéon ». Maître en métier d’art. « La boîte d’accordéon » est reconnue comme entreprise du patrimoine vivant. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 43 I nitiatives DANS TOUTE LA FRANCE LES BOULANGERS SONT DE SORTIE L Fête du pain a fait découvrir au grand public l’univers du boulanger La partout en France. Pour cette 14e édition, tous les départements p se sont mobilisés : route du pain en Moselle, dégustation de pains régionaux à Blois… Du blé à la farine, toutes les étapes de la fabrication du pain ont été présentées avec démonstrations et ateliers, dans un esprit gourmand et pédagogique. À Paris, la fête a battu son plein sur le parvis de Notre-Dame et a reçu des « correspondants étrangers ». Récit. Mettre la main à la pâte voilà qui amuse beaucoup trois étudiantes chinoises, passées là par hasard. « C’est amusant de découvrir comment on fait le pain », confie l’une d’entre elles. Des concours ont été organisés : le prix du meilleur croissant au beurre AOC Charentes Poitou pendant la journée « viennoiserie » et le master de la baguette de tradition française. Parce que c’est la fête des gourmands avant tout, des compagnons du devoir ont aussi proposé des démonstrations de sucre tiré. Autres invités : le lait et le fromage présentés par le Centre national de l’économie laitière et le Syndicat des crémiers fromagers d’Îlede-France. Après cette initiation, les badauds pouvaient au choix se diriger vers les petits stands qui proposaient dégustation et vente des produits (pains et fromages) à l’extérieur, ou bien découvrir le beach volley, partenaire de la fête. Enfin, pour terminer, certains ont osé un petit pas de danse pour accompagner violon et guitare qui donnaient le rythme aux chansons entraînantes des musiciens québécois. © F.L. Pour créer des vocations, il y a aussi des ateliers. Apprendre à faire la baguette, Photos :B.C. P our cette 14e édi édition, i lla Fête ê d du pain i d’Île-de-France a convié le Québec en invité d’honneur. Et dès l’entrée dans l’immense tente dressée pour l’occasion, le ton est donné. Car des boulangers, il y en a, ils s’activent tous autour d’un fournil géant. Mais ils ne vont pas trop vite, et l’on décèle chez chacun le plaisir du travail bien fait. Brioches, spécialités québécoises aux pommes et les baguettes évidemment ! Celles qui font notre réputation de par le monde ! Ensuite, à chacun de trouver son bonheur. On peut observer, poser des questions et découvrir la patience nécessaire au métier de boulanger. Car il faut que la pâte lève. « Là on remue un peu, et on le fera cuire demain », répond un boulanger québécois à une jeune femme. Dommage, on aurait bien goûté tout de suite… 44 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ◾ L’ÉCO artisan, le futur du bâtiment I nitiatives L’ARTISANAT À LA LOUPE Cherchez les points communs entre Université et artisanat. Difficile de les trouver. La première rassemble ceux qui étudient certains phénomènes, publient des recherches, bref, travaillent essentiellement avec leur tête. Dans le deuxième, on utilise ses mains, au jour le jour. Et pourtant, ils ont peut-être des choses intéressantes à construire ensemble. La preuve : la 4e conférence du réseau Artisanat-Université, qui méritait réellement le détour. D es artisans, des présidents de CMA… pour l’instant, tout est normal. Mais ce sont aussi des universitaires qui ont parlé avec passion de l’artisanat lors de la 4e conférence du réseau Artisanat-Université. Une étude très complète sur les entrepreneurs-artisans a été présentée par l’ISM (Institut supérieur des métiers). Elle révèle de nouveaux profils d’artisans qui ne viennent pas du secteur. Le schéma « apprentissage + activité salariée + installation à son compte » semble moins fréquent qu’auparavant, avec notamment les cas de reconversions pro- fessionnelles de plus en plus importants. « Mon fils va reprendre l’entreprise et il est diplômé en gestion, pas en coiffure », a par exemple indiqué Pierre Martin, président de l’UPA. Les universitaires, qui travaillent avec des artisans, veulent développer des outils d’autodiagnostic et multiplier les échanges entre l’université et ce secteur : « Désormais certains étudiants partent en stage chez des artisans et y apportent leurs connaissances. Nous avons créé des filières spécifiques pour cela », a précisé Marion Polge, maître de conférence à l’université de Montpellier. FLORALIES 2009 LE POUVOIR DES FLEURS France des fleuristes y était organisée, et c’est Ronan Quillio, du magasin Chlorophylle à Chinon, qui a remporté la médaille d’or. Plus original, les défilés floraux Interflora ont présenté les créations inédites d’une quinzaine de maîtres en art floral (MOF ou champions de France, d’Europe et du monde). Les festivités se sont terminées par un show floral dansé et un spectacle « féérique » sur l’Erdre, la rivière voisine. ◾ Les ApprentiScènes aux Solidays ! Joël ESTRADE / PhoTo imagine L es Floralies Internationales 2009 viennent de se tenir à Nantes. Tous les quatre ans, cette fête rassemble les amoureux des fleurs et les plus grands fleuristes pour des spectacles surprenants. Cette année, pour la 10e édition, le thème était « le pouvoir des fleurs ». Le public a pu y découvrir des mini-jardins réalisés par des classes de primaires et leurs enseignants à l’aide d’un kit. La coupe de Entre le 26 mars et le 3 avril, ce ne sont pas moins de 3 500 spectateurs qui sont venus applaudir les saynètes jouées par des apprentis franciliens, à l’espace Pierre Cardin à Paris. Une affluence record ! Deux groupes particulièrement appréciés se produisent aux Solidays 2009, du 26 au 28 juin à l’hippodrome de Longchamp : celui du CFA Gobelins école de l’image, et celui du CFA bureautique appliquée. Dans la lignée du Grenelle de l’environnement, la Capeb a lancé son label d’ECO Artisan lors de son assemblée générale, en avril. Le syndicat estime à 600 milliards d’euros le marché de rénovation énergétique du parc résidentiel d’ici 2050. Le défi pour les entreprises du bâtiment sera de s’adapter à cette nouvelle demande écologique, ainsi qu’aux nouvelles réglementations. Pour bénéficier de ce label, il suffit de se rapprocher de sa Capeb départementale et de passer un examen qui valide ses compétences. Ensuite, il faut s’engager à respecter les trois règles de l’ECO Artisan : proposer au client une évaluation thermique de son logement, lui apporter un conseil global en rénovation thermique puis réaliser les travaux adéquats. Les dirigeants de la Capeb ont souhaité mettre l’accent sur l’importance du travail en réseau. « Il faudra travailler ensemble pour porter l’offre globale » a prévenu Jean-Marie Carton, représentant de la Capeb au Grenelle de l’environnement. Jean Lardin, président de la Capeb, porte également le projet. « On a du flair, et nous sentons que les questions environnementales sont plus importantes que tout le reste. C’est aux artisans de capter le marché avant de devenir dépendants des sous-traitants » a-t-il avancé. En réponse à certains qui craignent de faire les investissements nécessaires pour devenir ECO Artisan, Jean-Marie Carton a répondu qu’ils « déboucheront sur des marchés porteurs ». Se former La Capeb encourage les artisans souhaitant franchir le pas de suivre les formations FEE Bat (Formation aux économies d’énergie des entreprises et artisans du bâtiment). Trois modules de un à deux jours sont accessibles gratuitement, ayant pour thème la conception d’une solution globale d’amélioration énergétique, le chiffrage de celle-ci et les arguments techniques et économiques pour convaincre le client, ainsi que les différentes technologique à maîtriser. Pour de plus amples renseignements, contactez votre Capeb départementale. Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 45 O pinion L’artisanat est à l’honneur en cette période de crise. Les représentants de prestigieux savoir-faire sont donc plus que sollicités par les médias. Gérard Rapp, président de la société nationale des meilleurs ouvriers de France a, à cette occasion, pris pleinement conscience des atouts et faiblesses du secteur. “ “ Il faut communiquer davantage et mieux, pour valoriser nos savoir-faire © B.C. Gérard Rapp, président national de la société nationale des meilleurs ouvriers de France. Le Monde des Artisans : Quels sont, selon vous, les atouts de l’artisan en ces temps de crise ? Gérard Rapp : Tout d’abord, l’artisan est polyvalent. Alors que dans l’industrie, on saucissonne les tâches, l’artisan maîtrise toutes les étapes de production. C’est un atout indéniable puisqu’il peut ainsi proposer des services inédits, répondre à des demandes spécifiques. Par exemple, un cuisiniste ne pourra présenter à son client que des modèles existants, alors qu’un menuisier pourra tout concevoir sur mesure en fonction des envies de son interlocuteur. Deuxième atout primordial : le relationnel avec le client. Sur ce plan, l’artisan a une avance car il sait parler de son métier. LMA : Et ses faiblesses ? G. R. : Le revers de la médaille, c’est que l’artisan n’est pas toujours un très bon commercial. Et quelle que soit la qualité de son travail, cela reste indispensable pour développer son activité. Passionné, l’artisan est bien dans son atelier, mais souvent, sa notoriété va dépendre du bouche-à-oreille. Il faut donc qu’il s’intéresse aussi à l’extérieur. Comme je l’ai remarqué en prenant mes fonctions à la société des meilleurs ouvriers de France, ce qui nous fait défaut, comme aux artisans, c’est le manque de communication. C’est particulièrement flagrant en ce moment alors que nous sommes beaucoup sollicités par les médias. 46 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009 LMA : QUELLES SONT LES RECETTES DES ARTISANS QUI DURENT ? G. R. : Il faut bluffer les gens, innover et rester réactif. Mais évidemment, il est indispensable de communiquer sur ses produits, son savoir-faire, ses idées. L’artisan doit se faire connaître. Alors que la période est particulièrement difficile, je pense qu’il faut miser sur le long terme. Se faire un nom, grâce au prestige que représente notamment le concours des meilleurs ouvriers de France, est une des possibilités pour être visible sur le marché. Malgré la crise, il y a des gens qui savent apprécier un objet à sa juste valeur, à la passion mise à la fabrication de celui-ci. LMA : Que représente l’excellence pour vous dans ce contexte ? G. R. : L’excellence a des atouts et est encore porteuse de réussite professionnelle. Prenez l’exemple d’Andrée Rosier, meilleur ouvrier de France en 2007, elle a depuis ouvert un restaurant et déjà obtenu une étoile au Michelin. Quel meilleur atout pour attirer la clientèle ? Dans cette optique, pourquoi ne pas s’inscrire pour le 24e concours des MOF ? + BIO LMA : Le gouvernement semble voir dans l’apprentissage et l’alternance une solution au chômage des jeunes. Pensez-vous qu’il faille le développer ? G. R. : Nous devons partager notre expérience, notre savoir-faire de MOF, tout comme l’artisan doit le faire avec son apprenti. La France a un patrimoine qui mérite d’être sauvegardé. Elle a beaucoup d’atouts patrimoniaux, culturels, nous avons le devoir de maintien de ce patrimoine. Et cela passe forcément par l’apprentissage. LMA : Comment attirer plus de jeunes vers les métiers de l’artisanat ? G. R. : En valorisant l’image de ses métiers. Avec le concours du meilleur apprenti, c’est ce que nous voulons. Les CFA et les CMA sont contents que l’on mette en avant des jeunes niveau IV et V. Ce concours met en valeur une filière longtemps dépréciée. Les jeunes en ont souffert et d’ailleurs ils nous remercient. En tant que MOF, on véhicule une image positive, donc on doit encourager ceux qui peuvent nous suivre. Propos recueillis par Barbara Colas 1976 : Meilleur ouvrier de France Arts graphiques (impression typographique). Depuis 2008 : Président de la société nationale des meilleurs ouvriers de France. LE MONDE DES rtisans VOUS ACCOMPAGNE ET VOUS DONNE DES CLEFS ET DES IDÉES POUR DÉVELOPPER VOTRE ACTIVITÉ Dans le contexte actuel, votre magazine se place au cœur de vos préoccupations avec un numéro spécial anti-crise à la rentrée. Des artisans vous donnent leurs stratégies pour maintenir leur activité voire la faire progresser, malgré la conjoncture. Le Monde des Artisans, partenaire de votre réussite. Dans votre numéro de septembre-octobre © NL shop Du 4 mai au 31 juillet 2009 Cet été, il y a mieux pour rester au frais ! Forfait Climatisation 99€ (1) (1) ■ Contrôle de fonctionnement HT* ■ Mise sous vide de l'installation ■ Contrôle de l'étanchéité ■ Remplacement du gaz ■ Appoint d'huile dans l'installation ■ Traitement antibactérien hors réparation et sous réserve d'un système de climatisation fonctionnel Sur présentation de ce magazine une surprise vous attend. * TVA en vigueur en sus. Offre réservée aux professionnels exclusivement pour les Véhicules utilitaires légers (valable du 2 mai au 31 juillet 2009) sur le Forfait Climatisation. Saint-Denis Herblay Wissous 90, rue Francis de Pressensé 93200 Saint-Denis Tél : 01 49 34 30 00 6, rue Édouard Branly 95220 Herblay Tél : 01 30 26 33 00 17, rue Marcelin Berthelot 91320 Wissous Tél : 01 60 13 80 00 Mercedes-Benz V.I. Paris - Ile de France - Société par actions simplifiée - Siège social/Domicile : 17 rue Marcelin Berthelot ZAC du Vaulorin 91320 WISSOUS Siren/Commercial Register No. 710 500 083 RCS Evry - Capital : 10 000 000 € Mercedes-Benz France, a Daimler Company, représente les marques Mercedes-Benz, smart, Maybach et Mitsubishi Fuso.