Propositions du 4e arrondissement - PLUH - Mairie du 4e

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Propositions du 4e arrondissement - PLUH - Mairie du 4e
Le Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat (PLUH)
--Propositions du 4e arrondissement
Bilan de la concertation des « Jeudis du PLU-H »
Sommaire
Préambule
Introduction
La nature
-
Le parcours vert
Les espaces boisés classés
Le patrimoine
- Le quartier historique
- Les éléments bâtis à préserver
Les espaces publics
- Les espaces de proximité
- les passages et les traboules
Les activités
- Les alignements commerciaux
- Les zones mutables
L’habitat
-
Les secteurs en évolution
Le logement social
Préambule
La synthèse qui suit provient de plusieurs sources : les grandes orientations d’aménagement
votées par la Métropole, les projets des élus de l’arrondissement et les propositions recueillies lors
d’une longue concertation. Des réunions publiques nombreuses, soit par thèmes soit par quartiers, ont
ainsi concerné des centaines de Croix-Roussiens.
Cette synthèse est désormais présentée à la Ville de Lyon pour validation et également
transmise à la Métropole. C’est en effet celle-ci qui votera le Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat
(PLUH), du fait de sa compétence en matière d’urbanisme règlementaire.
La période de concertation, qui a été dans notre arrondissement particulièrement riche et
intense, n’est pas pour autant terminée et pourra se poursuivre sur les sujets qui feraient encore débat.
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Une réunion publique est d’ailleurs prévue en février avec le Maire de Lyon. Et le PLUH
donnera lieu par ailleurs à enquête publique.
Introduction
Il faut partir d’une vision de la Croix-Rousse. Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ?
Le 4ème arrondissement bénéficie d’un cadre naturel unique, possédant à la fois une colline, deux
balmes et deux fleuves. Le seul à Lyon.
On y trouve également un cadre urbain varié et un patrimoine architectural auquel les CroixRoussiens sont très attachés.
Une population nombreuse permet une vie sociale riche (mixité sociale, générationnelle,
fonctionnelle). Elle favorise un esprit d’ouverture et d’échange qui s’inscrit dans la tradition croixroussienne. Voilà pourquoi notre arrondissement est très attractif : forte demande pour s’y installer,
forte volonté des Croix-Roussiens d’y rester.
Il convient de maintenir ce cadre de vie et cet équilibre social, et au-delà de les améliorer encore.
Ne pas figer notre arrondissement tout en préservant ce qui en fait l’originalité.
La nature
Nous parlerons d’abord de la nature en ville, de sa présence, de son renforcement et des
pénétrantes vertes.
Un premier projet porte sur la création d’un « parcours fleuves et plateau », véritable couloir
écologique, couloir vert reliant la Saône au Rhône à travers les deux balmes et en reliant les zones
vertes déjà existantes (parc Chazière, parc Popy, jardin du clos Carret).
Il s’agit de répondre à plusieurs objectifs : favoriser la pénétration de la nature en ville, créer le
complément nécessaire à l’indispensable densification urbaine, tisser de nouvelles liaisons apaisées,
voir les citoyens prendre une part active à la création de ce corridor vert.
Pour réaliser ce parcours, il convient de prévoir des emplacements réservés.
En partant de la Saône, il faudrait prévoir une extension du petit parc Serin en mettant un
emplacement réservé sur le terrain végétalisé voisin, qui permettra de relier ce parc à la montée dans
la balme. Cette montée empruntera l’escalier qui longe le collège Saint-Charles puis s’élèvera dans la
balme en suivant un chemin (désigné « chemin commun » au cadastre). Cet ensemble sera inscrit en
emplacement réservé.
L’itinéraire sur le plateau reliera les différents parcs : les espaces concernés (parcs, jardins,
rues) sont déjà dans le domaine public. On pourra supprimer au passage l’emplacement réservé du
parc Chazière, peu cohérent, car la Ville est déjà propriétaire.
Le « parcours fleuves et plateau » se poursuivra à l’est en traversant le tènement Scève en
restructuration (voir plus loin). Il convient de prévoir dans le futur aménagement le passage public de
ce parcours.
Enfin, la descente dans la balme du Rhône suppose un emplacement réservé dans la propriété
qui jouxte le tènement Scève. Cet emplacement réservé peut être limité à un simple passage, ou plus
étendu pour créer à terme un jardin de proximité dans un quartier Est très dense.
Un second projet porte sur le développement des espaces verts.
Cela concerne à la fois des espaces boisés classés (EBC), des emplacements végétalisés à mettre
en valeur (EVMV) et des arbres remarquables.
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De nombreux espaces boisés se trouvent dans le 4ème arrondissement : dans les balmes, sur les
rives des fleuves, dans les parcs, dans les cœurs d’îlots, et sur des espaces privés (grandes propriétés,
maisons individuelles). Il convient de les préserver.
On peut les compléter de la manière suivante :
- 14 rue Bournes
- 12 rue Bournes
- place Picard
- rue Claude Joseph Bonnet (platanes à l’ouest du jardin)
- triangle « vert » carrefour rue Bony/rue Philippe de Lassalle
- 31 rue Henri Gorjus
- 10, 12, 14, 22, 24 rue Barodet
- carrefour Savaron- Chevalier
- carrefour Savaron-Deleuvre
Dans quelques cas, des EBC peuvent être modifiés à la marge pour permettre des évolutions du
quartier.
Nous souhaitons aussi développer la présence d’espaces végétalisés à mettre en valeur.
D’abord en corrigeant un oubli : élargir l’EVMV à l’ensemble du jardin du clos Carret.
Ensuite en intégrant les propositions suivantes :
- 4 et 10 rue Millaud
- 22 et 24 rue Barodet
- 36 rue Gorjus
- 50 rue Denfert-Rochereau
- face au 36 rue Duviard
- impasse Justin Godart
Il faut enfin prévoir l’avenir. Quand la structure urbaine le permet, on peut demander que le
nouvel immeuble soit implanté en retrait de la chaussée avec un jardin côté rue. Ce dernier permettrait
au passant d’avoir une vue sur un espace de nature.
Il y a enfin la présence d’arbres exceptionnels, situés dans un EBC, ou isolés. Ces arbres
exceptionnels méritent un classement en « arbres remarquables »
Il en existe deux aujourd’hui, dans la balme de la Saône.
Nous proposons d’ajouter :
- 40 rue Hénon (un cèdre exceptionnel)
- parc Chazière : trois cèdres originaux
- square Ferrié : un cèdre
- 75-77 Canuts : un hêtre
- rue Chazière : cinq cèdres alignés et un grand pin.
- du 18 au 30 rue Chazière, en face de l’entrée du Parc de la Cerisaie : des arbres
majestueux
- 4 rue Bournes : 1 érable sycomore
- 10 rue Bournes : 1 cèdre
- 7 rue Bournes : 1 hêtre pourpre
- 75 rue Jacquard : 1 hêtre pourpre
Les cœurs d’îlots doivent être préservés et quand c’est possible rendus traversables ou au
moins visibles. C’est le cas entre autres entre la rue du Mail et la Grande-rue de la Croix-Rousse, la rue
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de Belfort et la rue du Pavillon, la rue Jacquard et la rue Bournes, la Soulary et la rue Godart, le
passage Lamure et la rue Gigodot.
Le patrimoine
Le patrimoine est ce qui nous vient du passé, mais aussi ce qui permet de mieux vivre le
présent.
La mémoire du passé : c'est un quartier exceptionnel par le maintien d'un habitat populaire du
début du 19ème. On ne trouve plus guère d’habitat ouvrier vieux de deux siècles. Trop vétuste, il a été
souvent démoli. Ici, la grande qualité du bâti (destiné plus aux métiers Jacquard qu’au confort des
canuts) a donné une certaine notoriété, mais sans protection suffisante.
La qualité du présent : le respect de cet urbanisme et de cette architecture permet de
sauvegarder le charme du quartier, et donc son attractivité, et lui évite de perdre son âme.
Le quartier historique
Notre premier projet consiste à préserver cette originalité du quartier canut. Un bon
instrument pourrait être la création d’un PLU patrimonial, actuellement en débat à l’Assemblée
nationale dans le cadre de la « loi patrimoine ».
Il permettra de délimiter un périmètre du secteur « historique » qui concernera : le quartier
canut (entre la Grande-rue de la Croix-Rousse, la rue Thévenet, la rue Janin, la rue d’Austerlitz), le «
clos Dumont », le « clos Perrod », la Grande-rue de la Croix-Rousse
Le PLUP contiendra des objectifs essentiels et contrastés. Il s’agira tout à la fois de préserver
un secteur très composite et un secteur fortement homogène. En effet, le quartier historique délimité
ci-dessus comporte deux parties bien distinctes.
La première partie concerne la Grande-rue de la Croix-Rousse, entrée séculaire dans Lyon,
originale et composite. Elle traversait autrefois un plateau agricole, avec des clos de bourgeois
lyonnais et un clos religieux, celui de la Visitation. Les chemins qui traversaient ce plateau datent au
moins du 14ème s. On peut ajouter à ce secteur « composite » la place de la Croix-Rousse ainsi que la
rue d’Austerlitz, ancienne rue des « fossés » du rempart.
La seconde partie concerne les immeubles-ateliers, les « canuts », qui datent de la première
moitié du 19ème siècle, au moment où la Croix-Rousse est passée très vite de 3 000 à 30 000 habitants.
C’est aussi l’époque du grand mouvement ouvrier, avec ses révoltes de 1831 et 1834.
Autant le premier secteur est composite, héritage de plusieurs siècles et charme du présent,
autant le second traduit une urbanisation très homogène, fonctionnelle (des immeubles-ateliers) et
réalisée sur une brève période.
Le traitement sera donc différent. Les zonages UCp et UC conviennent aujourd’hui à ces
objectifs et devront être maintenus.
Le zonage UCp, très protecteur, pourra cependant être revu sur ses marges au nom de la
cohérence exposée au-dessus. En effet, les rues Soulary, Dumont, Janin et le clos Perrod relèvent plus
de la partie « homogène » que de la partie « composite ».
Le zonage UC, qui n’empêche pas évolution du quartier, peut convenir s’il est complété par
les préconisations d’un PLU patrimonial et par l’établissement d’une liste d’immeubles à préserver.
Un règlement précis permettra de traiter de nombreuses questions : devantures des
commerces, fenêtres, portes, couleurs, et éventuellement éléments intérieurs (escaliers, puits…)
Un arrêté de ravalement va concerner le secteur du « clos Perrod » (avenue Cabias, rues d’Isly,
de la Terrasse, Duviard, Perrod et Villeneuve). Il devra s’inscrire dans ce cadre.
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Un riche diagnostic a été établi par des étudiants de Lyon 2, à travers des enquêtes qui ont déjà
duré trois ans. Il pourra être utilisé pour analyser les éléments essentiels à préserver.
Les éléments bâtis à préserver
En dehors de ce quartier historique, assez ramassé, il existe des éléments patrimoniaux dans
tout l’arrondissement.
Aujourd’hui la liste des EBP est réduite. Ils sont au nombre de treize. Nous proposons de la
compléter de la manière suivante.
Sur les quais de Saône
l’ancienne école primaire Ferry (SEPR)
le collège Saint-Charles
l’ancienne biscuiterie du n°56 quai Gillet
sur la partie ouest du plateau :
la villa Chazière
l’internat Favre partie est
la maison Fougerat, 75 rue Niepce
la maison des Trinitaires, 13 rue Bony
la villa du 82 rue Chardonnet
la maison 23 rue Chazière
les immeubles modernistes du 30 rue Chazière et du 3 bld de la Croix-Rousse
sur la partie centrale du plateau :
l’ancienne école normale d’instituteurs (aujourd’hui ESPE), rue Anselme
les maisons art déco de la p des Tapis et de l’avenue Cabias
l’immeuble de l’entreprise de soieries Prelle, rue Barodet
le bâtiment des Petites sœurs des pauvres, rue Hénon
la maison de maître 48 rue Denfert-Rochereau
la maison Dognin rue Pelletier
la maison 32 rue Jacquard
sur la partie est du plateau :
l’ancienne usine Nanterme rue Janin
Sur ce quartier, beaucoup d’immeubles-ateliers seront inventoriés dans le cadre du
PLUP.
sur les quais du Rhône :
la maison du 1 cours d’Herbouville (ancienne habitation d’Edouard Herriot)
l’immeuble des 16 et 16 bis
la maison de Joséphin Solary, rue Joséphin Soulary,
la maison Godien, place Godien.
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Les espaces publics
La Croix-Rousse possède des espaces publics hérités du passé. Ils favorisent une vie sociale
riche de rencontres et d’échanges et constituent un lieu démocratique, car il est ouvert à tous
Nous souhaitons préserver ce cadre de vie agréable et apaisé, et ainsi maintenir cet espace
citoyen de rencontre. Et au-delà réfléchir à leur potentiel développement, notamment à travers des
aires piétonnes et des espaces proximité. Enfin, assurer une égalité d’accès aux espaces verts (500 m au
plus).
On peut évoquer des projets majeurs d’aménagement : le clos Jouve (un grand espace sous
utilisé à réaménager) et la petite place de la Croix-Rousse.
Mais ils appartiennent déjà à l’espace public et relèvent peu du PLUH, sauf pour confirmer leur
actuel statut d’espaces publics.
De nouveaux espaces de proximité doivent être prévus.
Le quartier Est, très dense, mériterait la création d’un nouveau mini-jardin, outre
l’aménagement évoqué dans l’opération Scève (voir plus loin)
Le clos bouliste passage Perret pourrait être rendu public tout en gardant son usage.
Le terrain du Taco gardera son usage actuel.
L’ouverture visuelle compte aussi. Le jardin partagé rue Artaud, très agréable, est aujourd’hui
invisible. Le tronçon de rempart, seul reste avec la porte Neuve, est peu visible derrière la rue
d’Austerlitz. Un aménagement permettrait de le rendre visible.
Les propriétés fermées par des clôtures devraient être incitées à réaliser des clôtures laissant
passer le regard. Un bon exemple en est l’ensemble de propriétés rue Chazière et rue Bony, face au
parc de la Cerisaie et en harmonie avec lui.
Il y a donc l’espace public où on s’arrête (repos, échanges, jeux, lecture…) et celui où on passe.
Améliorer les déplacements piétonnier, tisser de nouvelles liaisons, rendre la vie quotidienne plus
simple, voilà les objectifs qui nous amènent à proposer des passages et traboules.
D’abord des passages
- impasse Dubois : créer une liaison qui semble naturelle et qui fut autrefois empêchée par
l’obstination d’un propriétaire
- de la rue Sambardier à la rue Gorjus
- de la rue Gorjus à la rue Deleuvre
- le chemin vert de la rue Chazière à l’entrée ouest du parc Chazière
- le passage Ancel de la rue Chazière à la rue Pernon
- la traversée de l’ancienne école normale d’instituteurs (ESPE aujourd’hui)
Il faut donc inscrire des emplacements réservés ou des servitudes de passage selon le cas.
Par ailleurs, la servitude de passage existante pourrait être maintenue entre 52 rue DenfertRochereau et l’impasse Duviard.
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Ensuite des traboules
Il en existait plusieurs sur le 4ème autrefois, beaucoup sont fermées, même quand elles
représentaient un passage très utile aux déplacements piétonniers.
Deux peuvent être inscrites au PLUH :
- du 33 rue du Mail au 46 Gde
- du 7 place de la Croix-Rousse au 12 rue de Cuire
- de la rue Marie-Henriette à la Grande-rue de la Croix-Rousse
Enfin, une traboule plus particulière aurait un grand intérêt : celle qui au n°83 de la Grande-rue
de la Croix-Rousse permet d’accéder à l’entrée principale du jardin Rosa Mir (ou à défaut un passage
par
Les activités
Nous devons réfléchir à l’évolution des secteurs commerciaux excentrés. Quel potentiel de
développement pour ces pôles de micro-proximité qui répondent à des besoins quotidiens ? Quelles
logiques de peuplement, et donc de potentiel de clientèle à terme et de viabilité économique ?
Le secteur Lassalle-Dangon est le plus porteur : il y a une activité réelle, à conforter. Le
quartier va évoluer. Nous proposons l’alignement commercial de ce secteur Dangon - Picard.
L’alignement commercial est un élément essentiel pour préserver la diversité et l’attractivité
Commerciale. Il concerne aujourd’hui le cœur commercial, mais aussi le carrefour Hénon Canuts, le
quai Gillet, le cours d’Herbouville.
Nous devons distinguer les linéaires stricts : Grande-rue de la Croix-Rousse, rue d’Austerlitz,
début de la rue du Mail, rue Pailleron, rue Victor Fort.
Et les linéaires « toutes activités » qui pourraient s’élargir : boulevard des Canuts (au nord de
la rue Hénon), rue d’Isly, rue Denfert Rochereau (en ponctuel), la rue Duviard, le début de la rue
Dumenge, le secteur Picard-Dangon.
Enfin, la zone de « polarité commerciale » pourrait être agrandie, en l’étendant du secteur
actuel jusqu’à la rue Denfert-Rochereau.
Un souci particulier doit être apporté aux devantures de vitrines : respect de la façade de
l’immeuble, refus des vitrines opaques. Cela relève du règlement du PLUH (article 11).
Les zones mutables
Il convient de se rappeler le but d’un « emplacement réservé ». Il n’empêche nullement
l ’utilisation qui en est faite actuellement, et qui peut perdurer. C’est seulement en cas d’arrêt de cette
utilisation et de vente de la parcelle que La Ville serait prioritaire à l’achat.
Plusieurs emplacements réservés nouveaux sont nécessaires pour anticiper une évolution de
certaines activités ainsi que de préparer le développement futur de l’arrondissement.
Nous proposons de mettre en emplacements réservés les quatre stations-services, les deux
églises Sainte-Elizabeth et Saint-Eucher, le CRDP.
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Le logement
Partout en France aujourd’hui, les grandes villes voient leur population croître fortement. Il y a
un retour vers les centres villes, à la recherche des avantages d’une ville agréable et de services
proches. L’objectif est désormais de « reconstruire la ville sur elle-même ».
Chacun est conscient de la nécessité de contrôler l’étalement urbain pour préserver la nature
autour de Lyon. Le développement urbain provoqué par ce retour dans les villes inquiète parfois. En
réalité, l’essentiel vient plus du cadre de vie que du nombre d’habitants. La Croix-Rousse est
aujourd’hui un quartier très peuplé et pourtant très agréable à vivre, car possédant services,
commerces, espaces verts…
Une population nombreuse n’est pas forcément un handicap et la Croix-Rousse en est un
exemple, grâce à un cadre de vie agréable. Le 4ème reste un arrondissement varié, marqué par une
opposition entre des quartiers très peuplés avec peu de réserves foncières et des quartiers moins
peuplés.
La demande de logements est partout très forte, en particulier dans le 4ème arrondissement : les
jeunes qui quittent leur famille, les demandeurs sociaux, les personnes âgées, les couples dont la
famille grandit. Beaucoup veulent rester à la Croix-Rousse et sur les rives de nos fleuves. Le
vieillissement de la population entraîne des besoins spécifiques pour la construction de logements.
Il est essentiel de maintenir la vitalité de notre arrondissement : ce qui suppose d’en permettre
le renouvellement, de garder jeunes et familles, de maintenir un équilibre social. Des constructions
nouvelles afin de maintenir le nombre d’habitants mais également de répondre aux nouveaux besoins
de sociétés (logements pour les plus jeunes, décohabitation, vieillissement de la population…). Il
convient de maintenir une mixité générationnelle et sociale, permettre aux jeunes, et en particulier aux
jeunes familles de ne pas avoir à s’éloigner de la ville pour trouver un logement accessible.
Il faut donc créer de nouveaux logements, de manière mesurée et équilibrée. Mesurée car le 4ème
est un petit arrondissement, disposant de peu de réserves foncières. Et équilibrée en concernant tous
les quartiers
Sur la durée de ce PLUH, deux secteurs vont évoluer : un secteur à réaménager (Pernon), un
secteur en mutation (Scève)
Dans le quartier Pernon - Hénon, des projets existent pour développer ce quartier : de nouveau
petits immeubles de qualité, de types variés (social, accession privée, accession sociale). Ils
permettront un parcours résidentiel, une mixité de la population.
Le « parcours fleuves et plateau » traversera ce quartier. Les commerces devront y être confortés,
d’où l’alignement commercial du secteur Picard-Dangon (voir plus haut).
Un changement de zonage est nécessaire pour y parvenir.
Le tènement de l’ex-collège Maurice Scève peut donner lieu à une belle opération mixte : des
équipements d’intérêt général (transfert de la MEJ, jardin de proximité, parcours Fleuves et Plateau),
logements, activités. Toute cette opération suppose un changement de zonage. Nous proposons donc
de revoir l’actuel zonage sur le terrain Scève et ses bordures.
D’autres changements de zonage seront nécessaires pour permettre le développement de
l’arrondissement.
Le zonage UB peut restreindre le développement du tènement de l’ex-collège Scève où des
opérations mixtes sont envisagées. On pourrait passer au zonage UC tout proche pour l’actuel
tènement Scève avec ajustements éventuels à l’est pour permettre un projet cohérent.
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Entre la rue Lasalle et la rue Denfert-Rochereau subsistent des zones UB. On pourrait envisager
qu’elles passent en URM comme tout le quartier environnant.
Le quartier canut de Mail à Thévenet est en zone UC. Ce zonage peut être maintenu car il
permet les évolutions du quartier une constructibilité avec des fortes contraintes de hauteur, de façade
et d’alignement, mais sans geler le quartier.
Cependant, il faut lui ajouter des moyens de protection des
immeubles canuts,
caractéristiques de ce quartier : nous souhaitons créer une zone intégrée au PLUP (patrimonial).
Le zonage UCp, très protecteur doit être gardé pour le cœur du quartier historique : la grande
rue de la CR, la rue d’Austerlitz et la place de la CR. Mais ce zonage peut être revu à ses marges, le
découpage actuel étant assez fragmenté et peu cohérent. On peut envisager un passage en UC pour es
marges : Janin-Belfort, Soulary, Dumont.
On peut s’interroger aussi sur le clos Perrod, très homogène comme le secteur historique est,
mais qui n’a pas le même zonage. S’il passait en UC, il ne risquerait pas pour autant une surélévation
(tout étant très haut depuis le 19ème s.)
Il existe plusieurs zones pavillonnaires. Elles méritent pour l’essentiel de rester quand elles
présentent des caractéristiques spécifiques : une rue apaisée, des pavillons des deux côtés, un flux
piéton. On peut garder : chemin vert, rue Ribot, rue Niepce, rue Ferré, rue Revel, îlot bas bd CR, îlot
Anselme, rue Dulaar, rues Artaud-Pons.
Mais on peut changer dans un secteur qui n’a pas ces caractéristiques. Vers le Clos Savaron,
pas de pavillons des deux côtés, circulation intense.
On peut aussi s’interroger sur le petit secteur Hénon-impasse Chazière.
La zone UR, très étendue à l’ouest prévoit des immeubles collectifs et une faible densité. C’est
en contradiction avec notre volonté de réaménager le quartier Pernon-Hénon, qui dispose de foncier.
Les objectifs sont de résidentialiser les actuelles tours, de donner un aspect plus urbain, de renforcer le
tissu commercial (alignement commercial).
L’ancienne école de Serin (dit collège Serin) passerait d’URM à USP (équipements d’intérêt
général, publics ou privés).
La zone URP réduit très fortement la constructibilité. Elle pourrait être transformée là où
des projets utiles et précisés apparaissent. C’est le cas au 57 rue Chazière. C’est le cas aussi sur le quai
Gillet, sur une courte distance : on pourrait aligner ce petit tènement sur l’URM qui longe tout le quai
Gillet au sud.
Enfin, le souci de mixité amène au développement du logement social : 14% au 1er janvier
2013.
Cela peut passer par la construction sur du foncier possédé par les bailleurs sociaux, par du
VEFA, par de l’acquisition-réhabilitation.
Les bailleurs peuvent mobilier leur foncier disponible. Les opérations de construction privée,
dont on a vu l’utilité vu le besoin de logements de tous types produisent aussi du social (20% à 25%
du total des logements imposés par la loi).
Et pour l’acquisition-amélioration, il convient de prévoir des emplacements réservés pour le
logement social.
Des pistes pourraient être explorées aux adresses suivantes : 2 rue Duviard, 129 bld CR,
impasse Gord, 38 cours d’Herbouville, croisement Belfort-passage Richan (immeuble vide et fermé), 5,
7 et 7 bis passage Perret (immeubles presque vides).
Des tènements appartenant à la Ville pourraient être destinées à du logement social, comme la
SEPR rue Dumont d’Urville.
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