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BESOINS ÉDUCATIFS PARTICULIERS Du secondaire au supérieur : aider les élèves au cours de leur scolarité dans le 2nd degré (adaptation handicap, troubles des apprentissages...) académie d’Aix-Marseille Sommaire Des pistes pour aider les élèves en grande difficulté 2-3 Accompagnement et autres prises en charge 4 - 8 CMPP - Centre Médico-Psycho-Pédagogique CMP - Centre Médico-Psychologique Autres structures Les services médico-sociaux Adaptation et scolarisation des élèves handicapés (schéma) L’Adaptation scolaire 9 10 - 13 SEGPA EREA Ambition 2 de l’académie d’Aix-Marseille « Promouvoir l’égalité des chances par la réussite scolaire des élèves à besoins éducatifs particuliers ou spécifiques. » Il existe différentes mesures, dispositifs ou structures permettant d’apporter aide, soutien ou soin à chaque enfant en situation de difficulté ou de handicap. DÉLÉGATION RÉGIONALE D’AIX-MARSEILLE Le point sur la scolarisation de l’élève handicapé dans le secondaire 14 - 21 Le handicap en fiches 22 - 37 ZOOM sur les procédures dans le secondaire Aménagements de la scolarité Etudes supérieures et handicap Apprentissage aménagé Scolarisation en milieu ordinaire 38 39 40 41 42 - 45 Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) Scolarisation en établissement spécialisé 46 - 52 Les différentes catégories de handicap Troubles des fonctions motrices Troubles de la fonction auditive Troubles de la fonction visuelle Troubles envahissants du développement ou troubles autistiques Le polyhandicap Troubles des fonctions cognitives ou mentales Troubles des conduites, du caractère et du comportement Associations concernant des enfants et adolescents handicapés Le Forum Rotonde du Bois de l’Aune BP 689 13095 Aix-en-Provence cedex 2 Tél. 04 42 95 29 25 Les textes de référence 54 Glossaire et sigles 58 [email protected] www.onisep.fr/aix S’informer 60 Directeur de la publication George Asseraf Directeur délégué Denis Herrero Rédacteur en chef Cathy Jacquety Rédaction Lynda Rabot PAO - Mise en page Corinne Roux Septembre 2014 Découvrez et commandez en un clic nos publications www.onisep.fr/aix Des pistes pour aider les Plusieurs mesures sont mises en place par les chefs d’établissements pour faciliter l’intégration scolaire des élèves handicapés et des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage au cours de leur scolarité. Elles visent à aider ces élèves à réussir sur les plans scolaire, social et de la qualification. Repérage précoce des élèves en difficulté ou à besoins particuliers La réunion de l’équipe éducative est un premier temps souvent indispensable pour déterminer la nature de la difficulté et les mesures à prendre ou à proposer. L’équipe éducative réunit la famille, la direction de l’établissement, les professeurs, le Conseiller d’OrientationPsychologue (COP), l’Assistant de service Social (AS), l’infirmière, le médecin, le Conseiller Principal d’Éducation (CPE) pour examiner ensemble la situation. Elle peut s’adjoindre des professionnels extérieurs à l’établissement connaissant l’enfant (éducateur, personnel de soin ou de rééducation, personnels du 1er degré…) Les solutions recherchées dans cette concertation peuvent être très diverses : du simple aménagement pédagogique ou d’intensification du suivi de l’élève à la mise en place de différents dispositifs, modalités d’accueil, mesures d’aide et d’accompagnement et jusqu’à des propositions d’orientation vers différentes structures suivant le type de difficultés rencontrées. Toutes ces pistes sont présentées dans ce guide. L’équipe éducative peut aussi se contenter d’émettre des hypothèses dans l’attente de résultats d’investigations pédagogiques, médicales, psychologiques, instrumentales … et reporter ses propositions à une autre réunion. En amont de ces équipes éducatives «des groupes de veille» (Groupe de Prévention du Décrochage Scolaire) passent en revue un ensemble de situations difficiles et peuvent constituer un premier travail de repérage. Le PPRE : Programme personnalisé de Réussite Éducative (au collège) Ce programme est mis en place pour les élèves qui éprouvent des difficultés dans l’acquisition du socle commun à tout moment de la scolarité. Il permet d’organiser une prise en charge personnalisée autour d’objectifs d’apprentissage prioritaires, dans une période définie. Ce plan coordonné d’actions élaboré par l’équipe pédagogique est discuté avec les parents et présenté à l’élève. Au terme du PPRE, l’enseignant, en général le professeur principal, dresse un bilan (poursuite, interruption, nouveaux objectifs…) (circulaire n°2006-138 du 25-8-2006 - BO n°31 du 31-8-2006, sur la mise en œuvre des PPRE à l’école et au collège). Le PAI et le PPS : Projet d’Accueil Individualisé et Projet Personnalisé de Scolarisation Le projet d’accueil individualisé a pour but de faciliter l’accueil de l’élève atteint de troubles de santé. Il est rédigé à la demande de la famille par le médecin scolaire qui y associe l’infirmier. Il définit les adaptations apportées à la vie scolaire d’un enfant ou d’un adolescent et notamment des aménagements d’horaires, dispense de certaines activités ou prescription d’activités de substitution - à différencier du PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) qui concerne des élèves reconnus par la MDPH comme étant en situation de 2 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers handicap. Le PPS permet de préconiser des aménagements pédagogiques. Le Parcours personnalisé L’ ensemble des personnels de scolarisation (PPS) de second degré peut être permet d’adapter la associé et doit être informé scolarisation de des différentes mesures l’enfant handicapé d’aide, de prévention et de afin d’améliorer ses compensation. conditions d’accès au savoir Nouveauté à la rentrée 2014 : le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) Les élèves présentant des troubles des apprentissages pourront bénéficier d’un PAP. C’est un projet pour des enfants qui n’ont besoin que d’aménagement pédagogiques. Les textes d’application sont prévus pour la rentrée 2014. (Voir p. 39) Les dispositifs relais La circulaire n°2014-037 du 28/03/2014, publiée au BO n° 14 du 3 avril 2014, recadre les dispositifs relais : « Ces dispositifs relais s’adressent à des élèves du second degré relevant de l’obligation scolaire entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire et des apprentissages, en risque de marginalisation sociale ou de déscolarisation : absentéisme non justifié, problèmes de comportement aboutissant à des exclusions temporaires ou définitives d’établissements successifs, mais aussi extrême passivité dans les apprentissages instaurant un processus d’échec et d’abandon. » Les dispositifs relais incluent les classes et les ateliers relais, ainsi que les internats relais qui se substituent aux établissements de réinsertion scolaire, afin d’adapter la réponse éducative à la diversité des profils des jeunes en voie de déscolarisation. En classes relais (6e/ 5e) accueil variable de quelques semaines à plusieurs mois, sans excéder une année scolaire. En ateliers relais (4e/ 3e) accueil de 4 semaines renouvelable 3 fois. L’internat relais favorise une prise en charge éducative globale. Le projet pédagogique et éducatif de cet internat « doit prendre en compte aussi bien des collégiens gravement absentéistes ou démobilisés dont les résultats s’effondrent, que des élèves fréquemment sanctionnés et qui semblent incapables d’améliorer leur comportement sans un accompagnement personnalisé . » Accès : dossier circonstancié remis par le principal aux commissions départementales ou locales, sous l’autorité du directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN). Le dossier comprend les mesures diverses dont a bénéficié le jeune, l’avis du COP, du médecin scolaire et de l’assistant social, ainsi que l’accord des parents ou du responsable légal. Les dispositifs en alternance Toutes les formes d’alternance sont à présent proscrites pour les élèves de collège de moins de 15 ans et notamment les dispositifs d’alternance en classe de 4e qui avaient été introduits par la circulaire n°2011-127 du 26/08/2011. - Le dispositif d’initiation aux métiers en alternance (DIMA) doit être réservé exclusivement aux élèves ayant 15 ans révolus, quelle que soit leur origine scolaire (4e, 3e...). (Circulaire n°2013-143 du 10/09/2013 - BO n°33 du 12 septembre 2013 sur l’entrée en apprentissage des élèves de moins de 15 ans à la rentrée scolaire et l’accès au DIMA). - La classe de 3e préparatoire aux formations professionnelles en lycées professionnels et en collèges (dans notre académie), pour des élèves volontaires, désireux de découvrir plusieurs champs professionnels. La LV2 est maintenue pour ne pas limiter leurs vœux d’orientation à l’issue de la 3e. (Circulaire n°2011-128 du 26/08/2011- BO n°31 du 1er septembre 2011). Dans l’académie d’Aix-Marseille, la 3e prépa pro et la 3e DP6 coexistent (cf : onisep.fr/mes-infos-regionales/paca/dossier l’enseignement professionnel en classe de 3e). Les parcours personnalisés mis en place par la MLDS (mission de lutte contre le décrochage scolaire, ex MGI) En collège, les PPPRS (Parcours Personnalisés de Prévention des Ruptures Scolaires) concernent les élèves de 15/16 ans en souffrance, pour lesquels l’enseignement général ne répond pas à leurs centres d’intérêt. Objectifs : prévenir la rupture scolaire, accompagner vers la qualification et l’insertion. Au lycée, pour les élèves absentéistes ou en risque d’abandon : parcours personnalisés, lorsque les solutions pédagogiques ont échoué, après repérage par le Groupe de Prévention du Décrochage Scolaire (GPDS) de l’EPLE et identification, avec l’élève et sa famille, de la réponse la plus adaptée. (BA spécial n° 270 du 04.02.2013) L’accueil des élèves intellectuellement précoces Certains élèves connaissent des difficultés d’adaptation au dispositif commun de scolarité en raison de leur développement intellectuel précoce. Leurs capacités de compréhension et d’apprentissage sont parfois tellement différentes de celles des autres élèves qu’elles générent ennui, impatience, découragement et entraînent des difficultés relationnelles avec les adultes et les autres enfants. L’absence de détection peut engendrer des échecs importants. Tous les membres de l’équipe éducative peuvent participer au repérage. Le diagnostic nécessite un bilan psychologique comportant la passation d’une échelle de développement (ensemble de tests) permettant d’évaluer le Quotient Intellectuel (QI). Il est généralement assuré par le COP. Mme Nathalie Pérez-Wachowiak, IA - IPR, est notre référente académique pour les élèves intellectuellement précoces. Pour plus d’infos, consultez sur le site www.ac-aix-marseille.fr rubrique Pédagogie, onglet «Scolarisation des élèves précoces». Ces mesures supposent sur le plan départemental ou académique: une évolution de la détection de la précocité intellectuelle, l’amélioration de l’information des enseignants et des parents, l’organisation de systèmes d’informations. Le collège Sylvain Menu accueille les «élèves à besoins intellectuels particuliers» dans un dispositif pédagogique spécifique. Le recrutement concerne le bassin MarseilleCentre. Renseignements auprès du collège Sylvain Menu à partir d’avril pour la rentrée suivante. L’orientation et l’affectation est gérée par l’Inspection académique (bureau ASH). Collège Sylvain Menu - Marseille 9e Tél. : 04 51 75 42 45 Un dispositif spécifique pour les enfants précoces est aussi proposé au Lycée Marseilleveyre - Marseille 8e Tél. : 04 91 17 67 00 Inscriptions en fonction du secteur de recrutement du lycée (collège Marseilleveyre). Certains établissements privés de l’académie proposent un accueil spécifique aux EIP (élèves intellectuellement précoces). Mais ces dispositifs ne sont pas officiellement reconnus par le rectorat. Scolarisation des EANA (élèves allophones nouvellement arrivés) On désigne sous le vocable EANA un élève entré sur le territoire depuis moins de douze mois. L’éducation nationale est tenue de scolariser les EANA quelle que soit leur situation, dès l’instant où ils sont présents sur le territoire. En effet, «Il n’appartient pas au ministère de l’éducation nationale de contrôler la régularité de la situation des élèves étrangers et de leurs parents» (BO n° 13 du 20 mars 2002). Ces élèves doivent bénéficier d’une évaluation diagnostique dans leur langue de scolarisation antérieure. Elle met en évidence leurs acquis scolaires. Cette évaluation doit être passée dès l’inscription, afin de leur proposer le niveau de classe qui sera le plus adapté pour eux. - Soit l’établissement dispose d’une unité pédagique pour élèves allophones arrivants, structure ouverte et modulable pour l’accueil des EANA, dans ce cas l’évaluation diagnostique doit être prise en charge par les enseignants formés par le CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des élèves allophones Nouvellement Arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de Voyageurs). - Soit le dispositif n’existe pas dans l’établissement et cette évaluation est effectuée par un formateur du CASNAV. Consultez la liste des unités pédagogiques sur : www.ac-aix-marseille.fr Dans le projet rubrique : Pédagogie, académique 2011-2014 onglet «scolarisation concernant les EANA des élèves allophones «l’objectif vise nouvellement arrivés». pour 100% des élèves Le Casnav a pour mission l’intégration totale d’aider les équipes dans une classe ordinaire pédagogiques chargées à l’issue d’un an maximum d’accueillir les EANA. de soutien spécifique» Tout EANA peut être (en CLIN ou DAI) présenté au DELF Scolaire (diplôme d’étude en langue française) durant les deux premières années de scolarisation en France. Trois niveaux sont proposés : A1, A2 et B1. Ce diplôme certifie officiellement les compétences en français des EANA. Le CASNAV d’Aix-Marseille a une double implantation : - au CRDP - 31 Boulevard d’Athènes - 13001 Marseille Tél. : 04 91 14 13 64 - [email protected] - site d’Avignon - 49, rue Thiers - 84077 cedex 04 Avignon Tél. : 04 90 27 76 96 - [email protected] Les 2 départements alpins sont suivis par le pôle de Marseille. Décrochage scolaire Voir fiche «Prévenir le décrochage scolaire» sur www.onisep.fr/aix rubrique espace pédagogique - Accompagner les élèves en difficulté Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 -3 Les élèves en grande difficulté élèves en grande difficulté Accompagnement et CMPP : Centre Médico-Psycho-Pédagogique Ils reçoivent les enfants et les adolescents présentant des difficultés scolaires, des troubles du comportement ou des troubles psychomoteurs. L’approche est pluri-professionnelle : les aides proposées sont diverses, objet d’un contrat avec la famille (orthophonie, psychomotricité, soutien éducatif, entretiens, psychothérapies, thérapies familiales…). La plupart sont des structures associatives sous tutelle du ministère des affaires sociales et de la santé, avec parfois la participation des personnels de l’éducation nationale. Les consultations sont prises en charge par la Sécurité Sociale. Les CMPP possèdent parfois des antennes, se renseigner auprès des établissements ci-dessous. O4 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Manosque 04100 CMPP des Alpes-de-Haute Provence 66 traverse F. Dolto tél. 04 92 71 09 75 05 - HAUTES-ALPES Gap 05100 CMPP des Hautes-Alpes Domaine des Marronniers 11 rue des hirondelles tél. 04 92 56 50 30 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence 13090 CMPP Henri Wallon 36 avenue de l’Europe tél. 04 42 52 29 98 Aix-en-Provence 13090 CMPP P. Janet 5, rue des allumettes tél. 04 42 93 38 10 Marignane 13700 Antenne Marignane Rue du stade tél. 04 42 77 83 92 Marseille 13008 CMPP Gilbert de Voisins 314 avenue du Prado tél. 04 91 29 31 10 Istres 13808 cedex CMPP Les Heures Claires CEC Les Heures Claires tél. 04 42 56 01 16 Marseille 13010 CMPP 1 avenue Florian tél. 04 91 19 60 90 La Ciotat 13600 CMPP 90 rue Georges Romand tél. 04 42 83 80 80 Marseille 13012 CMPP de Saint Barnabé 80 boulevard des Alpes tél. 04 91 34 68 49 Marignane 13700 CMPP 7 avenue Corrao tél. 04 42 43 21 55 Marseille 13001 CMPP départemental 12 rue St-Adrien tél. 04 43 31 54 80 CMPP Paradis 82 rue Grignan tél. 04 96 17 63 05 CMPP Séréna 25 rue des 3 Mages tél. 04 96 12 14 20 Arles 13633 cedex CMPP La Roquette Place de l’Observatoire tél. 04 90 93 03 09 Marseille 13002 CMPP République 13 rue Trigance tél. 04 91 90 22 09 Bouc-Bel-Air 13320 CMPP Henri Wallon rue des écoles tél. 04 42 22 42 76 Marseille 13003 CMPP Belle de Mai 33 rue du Génie tél. 04 91 50 71 57 Carnoux de Provence 13470 CMPP 74 avenue Debussy tél. 04 42 73 74 84 Marseille 13004 CMPP de Saint-Just / Chartreux 21 Bd Maréchal Juin tél. 04 91 66 35 16 4 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers CMPP La Rosière 40 avenue de la Rosière tél. 04 91 87 07 48 Avignon 84000 CMPP «Pôle Santé» Montclar 1 rue Mozart tél. 04 90 87 35 41 Bollène 84500 CMPP boulevard Gambetta Espace Joliot Curie tél. 04 90 40 51 22 Carpentras 84200 CMPP 210 boulevard Alfred Naquet tél. 04 90 63 34 01 Marseille 13014 CMPP de Plombières 56 boulevard du Progrès tél. 04 91 02 70 59 Cavaillon 84300 CMPP 370 avenue Georges Clémenceau tél. 04 90 78 00 16 Martigues 13500 CMPP de Martigues Montée Eugène Pottier ZAC du Canto Perdrix tél. 04 42 80 67 50 Orange 84100 CMPP 2 rue Antoine Artaud tél. 04 90 51 67 59 84 - VAUCLUSE Avignon 84072 cedex 4 CMPP Sainte-Catherine 1 avenue Charles de Gaulle tél. 04 90 16 40 60 Avignon 84000 CMPP Rocade 5 rue Jean-Jacques Bridaine tél. 04 90 89 82 02 Pertuis 84120 CMPP 11 rue Kléber tél. 04 90 79 30 69 Sorgues 84700 CMPP du Vaucluse 178 avenue Louis Lépine tél. 04 90 02 01 16 Vaison-la-Romaine 84100 CMPP Lot. Le Mistral 27 avenue Gabriel Péri tél. 04 90 36 31 55 CMP : Centre Médico-Psychologique Rattaché à un secteur de psychiatrie infanto-juvénile, le CMP est une structure publique d’accueil pour des actions de prévention, de diagnostic et de thérapies ambulatoires de type psychiatrique ou psychothérapeutique. Equipe : psychiatre, infirmier psychiatrique, psychologue, assistant de service social et parfois éducateur, orthophoniste... Les consultations sont gratuites. Les CMP possèdent parfois des antennes, se renseigner auprès des CMP ci-dessous. O4 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Annot 04240 CMP Immeuble Coulet Rue basse tél. 04 92 83 25 80 Banon 04150 CMP Hôpital de Banon tél. 04 92 73 21 00 Barcelonnette 04400 CMP Hôpital, 8 rue Maurin tél. 04 92 81 41 39 Castellane 04120 CMP Monaco - Centre social CCAS 126 rue Frédéric Mistral tél. 04 92 83 67 42 Château Arnoux 04160 CMP Maurin 37 rue Victorien Maurel tél. 04 92 64 40 62 Digne-les-Bains 04000 CMP Le Mexico 11 avenue Saint-Jean Chrysostome tél. 04 92 32 04 00 CMP 83 Bd Victor Hugo tél. 04 92 32 60 90 CMP La Balistère 109 Bd Gassendi tél. 04 92 32 04 44 Digne-les-Bains 04007 cedex Quartier Saint Christophe BP 213 tél. 04 92 30 15 30 Forcalquier 04300 CMP 24 avenue des Marthyrs de la Résistance tél. 04 92 75 24 48 Manosque 04100 CMP Immeuble La Fontaine 70 bis avenue Jean Giono tél. 04 92 87 28 25 CMP Mistral 359 avenue Frédéric Mistral tél. 04 92 72 60 46 CMP Résidence Saint Exupéry Rue Reine Jeanne - Bât B tél. 04 92 87 62 28 Oraison 04700 CMP - Centre médico-social Rue Paul Blanc tél. 04 92 79 92 97 Riez 04500 CMP Rue Saint Sols tél. 04 92 77 87 71 Saint-André-les-Alpes 04170 CMP Place de Verdun tél.04 92 89 10 23 Saint-Auban 04160 CMP - Centre de consultations avancées Cours Péchiney tél. 04 92 64 38 69 Seyne-les-Alpes 04170 CMP Rue du Barri tél. 04 92 35 01 02 Sisteron 04200 CMP Robert 6 place du Docteur Robert tél. 04 92 61 26 62 CMP Le club Rue Arthur Audibert tél. 04 92 65 10 08 CMP la Citadelle 1 avenue de la Libération tél. 04 92 61 35 72 Saint Bonnet 05000 CMP Champ de Foire Place du Champ de Foire tél. 04 92 50 52 99 05 - HAUTES-ALPES Veynes 05400 CMP - CATTP Emile Meurier Immeuble Rambois tél. 04 92 57 28 52 Briançon 05100 CMP- CATTP Le Parc Résidence Le Parc A2 Avenue du 159e RIA tél. 04 92 20 32 80 CMP L’Escale 28 Avenue René Froger tél. 04 92 20 24 24 Embrun 05200 CMP Le petit Nice Résidence L’embrunnais 58 rue Liberté tél. 04 92 43 32 69 CMP Embrun Centre Hospitalier tél. 04 92 43 73 00 Gap 05000 CMP Corto Maltese 49-51 avenue Emile Didier tél. 04 92 52 52 70 Centre de santé mentale (CMP, CATTP) 33 av Commandant Dumont tél. 04 92 51 58 61 CMP La Doucette 1 bis rue Carnot tél. 04 92 51 96 73 Laragne Monteglin 05300 CMP Les Iscles 11 rue du Moulin tél. 04 92 65 29 96 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence 13090 CMP Boulegon 30 rue Boulegon tél. 04 42 23 53 83 CMP Le Thermidor ZAC Jas de Bouffan tél. 04 42 64 26 84 CMP Jean Sutter 3 rue Joannon Marcel Provence tél. 04 42 23 92 87 Aix-en-Provence 13617 CMP consultation spécialisée adolescents : Hameau de la Torse 36 avenue des Ecoles Militaires tél. 04 42 21 53 19 Aix-en-Provence 13100 CMP Les Prairies 16 avenue Gaston Berger tél. 04 42 27 03 85 CMP Paul Cézanne 53 boulevard Carnot tél. 04 42 91 41 99 Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 -5 Structures externes à l’éducation nationale autres prises en charge CMP Pierre Carabelli 373 avenue Jean-Paul Coste tél. 04 42 91 38 61 ou 04 42 91 35 82 Allauch 13190 CMP Traverse des Mille Ecus tél. 04 91 07 68 99 Arles 13200 CMP 4 bd Victor Hugo tél. 04 90 96 72 06 CMP 54 rue du Maréchal Galliéni tél. 04 90 96 38 19 Aubagne 13400 CMP Adolescents 504 avenue Gabriel Péri tél. 04 42 36 98 39 CMP Aubagne enfants 2 rue du Docteur Barthélémy tél. 04 42 03 20 60 Berre L’Etang 13130 CMP 54 cité La Boëtie - Allée des Amandiers tél. 04 42 85 00 01 CMP Les tournesols 42 Bis avenue Roger Salengro tél. 04 42 85 35 86 Cassis 13260 CMP Allée Paul Bérard tél. 04 42 01 89 24 Châteaurenard 13160 CMP 12 rue Gabriel Péri tél. 04 90 03 89 88 Fos-sur-Mer 13270 CMP Place du Marché tél. 04 42 05 25 80 Gardanne 13120 CMP Le Gauguin - Bât A4 68 rue Borély tél. 04 42 58 45 90 CMP Acanthe 26 rue François tél. 04 42 58 25 68 Istres 13800 CMP Les Heures Claires tél. 04 42 56 68 71 CMP 28 rue Raphaël tél. 04 91 76 30 30 La Ciotat 13600 CMP Avenue Président Kennedy tél. 04 42 08 05 82 Marseille 13009 CMP Sainte Marguerite Hoptital Salvador 249 bd de Sainte-Marguerite tél. 04 91 74 58 60 Lambesc 13410 CMP 7 avenue de la Résistance tél. 04 42 92 83 03 Les Pennes-Mirabeau 13170 CMP La Gavotte Centre social La Gavotte 99 avenue F. Mitterand tél. 04 91 46 29 89 CMP Les Cadeneaux 65 vieille route de la Gavotte tél. 04 91 09 09 94 Marignane 13700 CMP L’Eden 10 boulevard Saint-Anne tél. 04 42 43 21 57 Marseille 13001 CMP Pressense 39 rue Francis de Pressense tél. 04 91 90 01 28 CMP Phythéas 6 rue Pythéas tél. 04 91 55 68 30 Marseille 13002 CMP Les Carmes Rue des Grands Carmes tél. 04 91 56 18 69 Marseille 13003 CMP Belle-de-Mai 150 rue de Crimée tél. 04 91 50 20 37 Marseille 13004 CMP Les Chartreux 2-4 rue Buffon tél. 04 91 62 03 09 CMP Secteur 13 1A rue Sainte Agnès tél. 04 91 70 90 72 Marseille 13006 CMP 15 boulevard Salvator tél. 04 91 01 58 10 Marseille 13008 CMP Michelet 44 boulevard Michelet tél. 04 91 22 04 00 6 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Marseille 13010 CMP Saïgon 10 boulevard de Saïgon tél. 04 91 35 00 14 CMP 40 rue Sainte Baume tél. 04 96 20 81 60 Marseille 13011 CMP Saint-Marcel 2 traverse Notre Dame tél. 04 91 44 90 04 Marseille 13012 CMP Saint Barnabé 35 boulevard Hugues tél. 04 91 34 88 44 Marseille 13013 CMP HLM Le Clos La Rose - Bâtiment 28 tél. 04 91 06 68 02 Marseille 13014 CMP Saint-Barthélémy 3 boulevard Jourdan - Bât. C tél. 04 91 98 29 28 CMP Villa Jeanne 7 bd Charles Bourseult tél. 04 91 60 95 46 CMP La Marine Blanche II 3 chemin de St Joseph à Ste Marthe tél. 04 91 11 64 70 Marseille 13015 CMP Saint Louis 99 avenue Saint Louis tél. 04 91 60 08 20 CMP Le Viaduc 263 ch de St Antoine à St Joseph tél. 04 91 96 16 15 CMP La Viste 43 avenue de la Viste tél. 04 91 60 44 43 CMP du Parc 3 Route nationale de la Viste tél. 04 91 03 09 95 CMP Antenne du Cannet 132 bd Danièle Casanova tél. 04 91 67 48 95 Marseille 13016 CMP Saint André Littoral 114 boulevard Jean Labro tél. 04 91 65 91 01 Martigues 13500 CMP de Jonquières Traverse Charles Malville tél. 04 42 13 03 50 Miramas 13140 CMP Le Trident Place des Vents provençaux tél. 04 90 58 13 79 CMP-CATTP La Rose des sables Rue l’Abbé Couture tél. 04 90 50 00 09 Plan-de-Cuques 13380 CMP 830 avenue Salvador Allende tél. 04 91 05 48 33 Port-de-Bouc 13110 CMP République Rue de la République tél. 04 42 06 66 77 Port-St-Louis-du-Rhône 13230 CMP 1 esplanade de la Paix tél. 04 42 28 40 71 Saint-Martin-de-Crau 13310 CMP Jean Moulin rue des romarins tél. 04 90 47 20 84 Saint-Rémy-de-Provence 13210 CMP Lotissement Guiot 2 ter Avenue Pelissier tél. 04 32 60 00 37 Salin-de-Giraud 13129 CMP Les Modules tél. 04 90 49 47 09 Salon-de-Provence 13300 CMP Boulevard des Nations Unies ZUP des Canourgues tél. 04 90 53 58 30 CMP-CATTP Villa Blanche 203 Avenue Gaston Cabrier tél. 04 90 56 07 87 Senas 13560 CMP Espace Jeunes Boulevard Gustave Donnat tél. 04 90 57 79 47 Carpentras 84200 CMP 287 avenue du Mont Ventoux tél. 04 90 03 89 42 Trets 13530 CMP La Fontaine 4 cours Esquiros tél. 04 42 29 26 85 Cavaillon 84300 CMP 36 rue du Comtat tél. 04 90 20 17 62 CMP Arcade 3 rue Joannon Marcel Provence tél. 04 42 23 92 87 Vitrolles 13127 CMP Le Liourat 1 avenue Etienne Constant Quartier Le Louriat tél. 04 42 89 02 32 CMP Villa Mélodie 42 avenue Camille Pelletan tél. 04 42 89 51 50 84 - VAUCLUSE Apt 84400 CMP Apt 67 place Saint Pierre tél. 04 90 03 94 09 Avignon 84000 CMP Avignon 4 rue Stuart - Résidence grands cyprès tél. 04 90 03 87 77 CMP Saint Jean 34 rue Boccace tél. 04 32 74 14 86 CMP 12 impasse Laure de Noves tél. 04 90 03 94 09 Le Pontet 84130 CMP - Centre médico social Avenue Delattre de Tassigny tél. 04 90 03 97 90 L’Isle-sur-la-Sorgue 84800 CMP 137 avenue de la Libération tél. 04 90 20 17 62 Orange 84100 CMP 191 avenue du 18 juin 1940 tél. 04 90 03 89 52 Montfavet 84143 CMP Hôpital de jour (nord et sud) 2 avenue de la Pinède tél. 04 90 03 92 37 Sorgues 84700 CMP 35 rue Coquille tél. 04 90 03 89 57 Vaison-La-Romaine 84700 CMP Allée du 26 août 1944 tél. 04 90 03 89 45 Valréas 84600 CMP Route d’Orange tél. 04 90 03 89 48 Autres structures 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence 13100 Point accueil écoute jeune 37 boulevard Aristide Briand tél. 04 42 96 17 39 Aix-en-Provence 13616 Oxalis : Unité d’Hospitalisation pour adolescents CHR du Pays d’Aix Avenue des Tamaris, Bât. Pasteur tél. 04 42 33 55 50 Bassins des secteurs d’Aixen-Provence, Vitrolles, Salon, Martigues et départements du 04, 05. Marseille 13001 Ecole de Parents et des Educateurs 1 rue Rouvière tél. 04 91 33 09 30 Consultations éducatives et psychologiques pour parents, adultes, enfants et adolescents. (antenne sur Arles) Marseille 13001 Centre de consultation pour adolescents 14 rue Beauvau tél. 04 91 55 68 30 Marseille 13006 La Maison Départementale de l’Adolescent 169, rue de Paradis tél. 04 13 31 63 40 Marseille 13006 Espace Puget bis (Pôle addictions et pathologies associées) 8 boulevard Notre Dame tél. 04 96 17 67 75 Service de soins spécialisés en toxicomanie. Marseille 13006 Marseille Centre Psychanalytique de Consultation et de Traitement CPCT 5 rue Valence tél. 06 78 12 09 51 Traitements gratuits, limités dans le temps. Marseille 13006 Centre de Consultation pour adolescents de Saint-André 116 boulevard Jean Labro Immeuble le grand panorama tél. 04 91 65 91 01 Aubagne 13400 Accueil Soins Adolescents A.S.A 504 avenue Gabriel Péri Guidance, travail de groupe, psychothérapies, entretiens familiaux, groupe de parole : «être parent d’adolescent» tél. 04 42 36 98 39 84 - VAUCLUSE Avignon 84000 Maison des adolescents CAMPA - Villa Toscane 48 avenue des Sources tél. 04 90 84 01 88 (antennes Valréas et Vaison-la-Romaine, contactez Mme CAPRON au 07 87 43 74 63) Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 -7 Structures externes à l’éducation nationale Tarascon 13150 CMP Desplaces Boulevard Gustave Desplaces tél. 04 90 91 47 17 Les services médico-sociaux En complément de la scolarité, des modalités d’accompagnement et autres prises en charge (pédagogiques, psychologiques, éducatives, médicales et paramédicales) sont nécessaires pour répondre aux besoins particuliers de l’élève handicapé. L’objectif, maintenir l’enfant dans sa famille en développant des actions de soin et d’éducation sur ses lieux de vie (école, domicile, structures de loisirs...). L’admission dans un SESSAD relève de la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et l’ensemble des rééducations est financé par la sécurité sociale. Le Service d’Éducation Spécialisée et de Soin À Domicile (SESSAD) Le Service de Soutien à l’Éducation Familiale et à l’Intégration Scolaire (SSEFIS) Pour les enfants ou les jeunes porteurs de troubles intellectuels, d’apprentissage, du comportement, autistiques, moteurs. Le SESSAD est destiné à apporter un soutien spécialisé en terme de soins tout en assurant le maintien dans son milieu familial et scolaire de l’enfant ou du jeune qui présente un handicap. Le dispositif est multiforme : psychothérapie, rééducations diverses (orthophonie, psychomotricité, psychopédagogie), aide éducative auprès des familles et du jeune, semi internat quelques fois... Il est destiné aux déficients auditifs de 3 à 20 ans qui suivent leur scolarité en milieu ordinaire. Il assure le suivi ORL, l’adaptation prothétique, la rééducation orthophonique, l’apprentissage de la lecture labiale, du LPC (langage parlé complété) ou de la LSF (langue des signes française). Il prend en charge également le soutien scolaire et travaille en liaison avec les professeurs des classes fréquentées par l’enfant. Le Service de Soin et d’Aide à Domicile (SSAD) Pour les jeunes polyhandicapés souffrant d’une déficience motrice et d’une déficience mentale sévère ou profonde. Le Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à l’Intégration Scolaire (SAAAIS) Pour les déficients visuels de 3 à 20 ans qui suivent leur scolarité en milieu ordinaire. Ce service apporte l’ensemble des moyens de compensation du handicap (développement de la vision fonctionnelle, apprentissage du braille, de la locomotion et des activités de la vie journalière). Il assure également les soutiens pédagogiques adaptés et la mise à disposition des matériels spécialisés pour l’enfant en intégration scolaire. Accompagnement et aménagements pédagogiques Des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH : ex AVS) Des matériels pédagogiques adaptés Des aménagements pour les examens et concours Des aménagements pédagogiques 8 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Adaptation et scolarisation des élèves handicapés, les parcours possibles Il existe des passerelles entre les différents établissements (lycées/CFA/EREA/établissements spécialisés) ainsi que la possibilité de partager la scolarité entre établissements spécialisés et établissements scolaires D Enseignement supérieur I (L M D, BTS, CPGE...) P Ô M E S Bac pro CAP Bac général Bac techno BT (A) LP LEGT LIS aire ou U in d r o e s clas Lycée Bac pro CAP CAP CFA CFA ordinaire spécialisé Enseignement professionnel adapté CFA EREA 3e 4e Classe ordinaire / ULIS / SEGPA 5e e 6 Collège / EREA (niveau collège) Bac pro - CAP possible en fonction du travail en réseau entre les établissements de formations (CFA, CFA FA, LP, IME...) établissements spécialisés L IME IEM IES EEAP ITEP école primaire (classe ordinaire/CLIS) Légende Bac pro : baccalauréat professionnel Bac techno : baccalauréat technologique BT(A) : brevet de technicien (agricole) CAP : certificat d’aptitude professionnelle CFA (FA) : centre de formation d’apprentis (formation adaptée) EREA : établissement régional d’enseignement adapté EEAP : établissement d’éducation pour enfants ou adolescents polyhandicapés IME : institut médico-éducatif IEM : institut d’éducation motrice IES : institut d’éducation sensorielle ITEP : institut thérapeutique, éducatif et pédagogique SEGPA : section d’enseignement général et professionnel adapté ULIS : Unité localisée pour l’inclusion scolaire CLIS : Classe d’inclusion scolaire Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 -9 L’adaptation scolaire (SEGPA, EREA) L’enseignement adapté est proposé aux élèves ayant des difficultés scolaires graves et durables après avoir suivi la scolarité du 1er degré et ses trois cycles (de la maternelle au CM2). Leurs acquisitions du cycle 2 (se terminant par le CE1) posent toujours problème bien qu’ils aient suivi le cycle des approffondissements (cycle 3). Leurs lacunes ne concernent donc pas uniquement le cycle 3. Elles sont plus profondes. Au niveau du collège une procédure est prévue pour des cas exceptionnels, entre le 1er et le 2nd trimestre de la 6e, le professeur principal informe les parents de l’éventualité d’une orientation vers la SEGPA, ainsi que les objectifs de ces enseignements (cf ci-dessous). Si l’équipe éducative décide de proposer cette orientation (avec l’éclairage du bilan psychologique effectué par le COP) les parents sont reçus pour en être informés et signifier leur accord (ou leur refus). SEGPA : section d’enseignement général et professionnel adapté Principe Les SEGPA offrent une prise en charge globale des élèves, à l’issue du premier degré (fin de CM2 ou après une CLIS) : individualisation du parcours de formation. L’objectif est de permettre à la grande majorité des élèves concernés d’accéder à une qualification de niveau V (CAP) à l’issue de la 3e. e e En 4 et 3 , découverte des champs professionnels à travers ateliers et stages. En 3e, présentation au CFG (Certificat de Formation Générale). Effectif de 16 élèves maximum par classe. Prise en charge par des enseignants spécialisés, des enseignants de lycée professionnel et de collège. Chaque SEGPA de collège propose 2 à 4 champs professionnels. Un champ professionnel regroupe un ensemble de métiers proches en termes d’activités et de compétences mises en oeuvre. La circulaire du 24/04/09 définit 5 champs professionnels : - Habitat - Hygiène - alimentation - services - Espace rural et environnement - Vente - distribution - magasinage - Production industrielle Public Elèves de 12 à 16 ans en difficulté scolaire grave et persistante à l’issue du cycle 3 (CM2). Les SEGPA n’accueillent pas d’élèves au seul titre de troubles du comportement ou de difficultés linguistiques, ni ceux dont les difficultés peuvent être résolues par les dispositifs d’aide et de soutien du collège. Les SEGPA peuvent accueillir, dans le cadre d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS), des jeunes en situatiuon de handicap, issus ou non des CLIS, dont les progrés sont significatifs. Orientation et affectation L’entrée s’effectue au niveau de la 6e et concerne des élèves issus du CM2 ou sortant de CLIS. L’accès en 5e ou 4e, sur proposition du collège ou des parents doit être très exceptionnel : les places disponibles pour des entrants après 10 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers la 6e sont très rares. L’orientation vers la SEGPA d’un élève déjà scolarisé au collège est envisagée lorsque les difficultés de l’élève demeurent, malgré la mise en place de dispositifs d’aide et de soutien. Un dossier doit être constitué pour l’examen de la situation de l’élève par la CDOEA (Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés). - Constitution de dossier : Dans le premier degré, le dossier est transmis par le directeur à l’inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription qui formule un avis à destination de la CDOEA. Dans le second degré, le dossier est transmis par le chef d’établissement à la CDOEA. Le calendrier est propre à chaque département (voir p.55 - les circulaires départementales). bilan scolaire + évaluations 6e + positionnement par rapport au socle commun, objectifs et bilan du dernier PPRE établi PPS si l’élève en bénéficie bilan psychologique réalisé par le COP bilan social Ces derniers bilans sont transmis sous pli cacheté. Le feuillet médical n’est plus obligatoire. Toutefois lorsque la situation particulière de l’élève le justifie, il est recommandé. Avant l’entrée en 4e,un bilan médical précise les contre-indications éventuelles à suivre une formation professionnelle. Les parents sont invités par la commission à participer à l’examen de la situation de leur enfant. La commission émet un avis et le transmet à la famille qui a 15 jours pour accepter ou refuser la proposition. L’orientation et l’affectation en SEGPA sont de la compétence du Directeur Académique des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (IA) , après avis de la CDOEA. Pour les élèves handicapés, scolarisés en classe ordinaire, en ULIS ou en établissement spécialisé, double procédure : - demande à formuler dans le PPS pour la CDAPH - demande d’orientation vers les enseignements adaptés pour la CDOEA (PPS joint obligatoirement) La notification de la CDAPH est obligatoire pour l’orientation des élèves handicapés vers les enseignements généraux et professionnels adaptés. Poursuite d’études des élèves originaires de SEGPA L’ensemble des CAP proposé en lycée pro est ouvert à tous les élèves de 3e SEGPA. Attention : les CAP suivants ne sont pas accessibles à ces élèves sauf avis contraire d’une commission qui étudiera leurs dossiers : - CAP mécanicien, cellules d’aéronefs - CAP électricien systèmes d’aéronefs - CAP opérateur projectioniste cinéma - CAP orthoprothésiste Les CAP en EREA constituent toujours un accès privilégié pour les élèves les plus fragiles, dont prioritairement les élèves de SEGPA. Où vont les élèves après la 3e SEGPA 1% autre 39% sortie du système scolaire 58,6% 1re année de CAP en 2 ans Un processus d’orientation active est mis en oeuvre afin d’assurer un accompagnement personnalisé des élèves de SEGPA, tout au long de leur parcours en voie pro. Cet accompagnement personnalisé renforcé va leur permettre de découvrir le LP et d’acquérir des compétences facilitant leur adaptation et leur réussite. Pour la poursuite en LP des élèves de 3e SEGPA : - élaboration d’un projet d’orientation active personnalisé - proposition de stages en LP ou en CFA. (cf dossier d’orientation active accompagnée dans BA spécial n°286 du 10/03/2014) L’académie s’est fixée pour objectif de voir 80% d’élèves de 3e SEGPA accéder à une formation qualifiante (dont 60% hors CFA) et 60% de ces derniers réussir leur examen. Les élèves issus de SEGPA poursuivent essentiellement leurs études en CAP en 2 ans. Sur www.ac-aix-marseille.fr rubrique pédagogie et onglet enseignement adapté voir la liste des champs professionnels proposés dans chaque SEGPA de l’académie. 0,9% redoublement 0,5% 2de professionnelle en 3 ans source : BEA rentrée 2013 O4 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Castel Bevons 04200 EREA Castel Bevons tél. 04 92 62 82 08 internat garçons/filles (cet EREA propose les classes de la 6e à la 3e SEGPA) Digne-Les-Bains 04000 SEGPA du collège Gassendi Avenue François Cuzin tél. 04 92 32 19 05 Manosque 04100 SEGPA du collège Jean Giono La Varzelle tél. 04 92 72 06 20 + d’infos consultez le guide «Un CAP pour un métier» en téléchargement sur : www.onisep.fr/aix 05 - HAUTES-ALPES 13 - BOUCHES-DU-RHONE Briançon 05100 SEGPA du collège Les Garcins Rue Albert Bourges tél. 04 92 21 29 26 Aix-en-Provence 13617 SEGPA du collège Arc de Meyran Chemin de la cible cedex 01 tél. 04 42 27 73 89 Gap 05000 SEGPA du collège Fontreyne Chemin de Gaffinel tél. 04 92 51 29 64 SEGPA du collège Mauzan 35 avenue du commandant Dumont tél. 04 92 53 58 57 Aix-en-Provence 13090 SEGPA du collège Jas de Bouffan 2 avenue Saint-John-Perse tél. 04 42 52 28 00 Arles 13637 cedex SEGPA du collège Robert Morel Rue Robert Martin - BP 191 tél. 04 90 96 47 48 Aubagne 13400 cedex SEGPA du collège Lou Garlaban Avenue de l’amitié - BP 531 tél. 04 42 36 95 03 Berre-l’Etang 13130 SEGPA du collège Fernand Léger Rue Fernand Léger tél. 04 42 85 40 76 Istres 13800 SEGPA du collège Alphonse Daudet Le Prepaou tél. 04 42 56 14 27 La Ciotat 13600 SEGPA du collège Les Matagots Avenue Emile Sellon tél. 04 42 98 10 37 Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 11 Marignane 13721 cedex SEGPA du collège Emilie de Mirabeau La Bastide du Tron tél. 04 42 88 49 10 Marseille 13000 cedex 05 SEGPA du collège Saint-Charles Camas 21 rue du Camas tél. 04 95 08 12 40 (privé) Marseille 13006 SEGPA du collège Saint-Vincent-de-Paul 30 rue Stalisnas Torrents tél. 04 91 37 48 86 (privé) Marseille 13009 SEGPA du collège Syvain Menu 21 boulevard de la Gaye tél. 04 91 75 42 45 Marseille 13362 cedex 10 SEGPA du collège La Capelette 73 rue Alfred Curtel BP 86 tél. 04 91 79 54 09 Marseille 13396 cedex 11 SEGPA du collège Château Forbin 286 boulevard de Saint-Marcel tél. 04 91 44 74 18 Marseille 13012 SEGPA du collège Darius Milhaud 67 avenue d’Haïti tél. 04 91 49 00 93 SEGPA du collège Caillols 66 rue Sariette tél. 04 91 87 51 51 Marseille 13388 cedex 13 SEGPA du collège Jacques Prévert 1 avenue de Frais Vallon tél. 04 91 10 00 80 Marseille 13014 SEGPA du collège Edouard Manet Avenue Raimu tél. 04 91 21 50 30 SEGPA du collège Alexandre Dumas (ex Gibraltar) Traverse de Gibraltar tél. 04 91 62 58 71 Marseille 13016 SEGPA du collège Barnier 269 boulevard Henri Barnier tél. 04 91 09 27 01 Martigues 13500 SEGPA du collège Marcel Pagnol Chemin des Rayettes tél. 04 42 80 18 99 Miramas 13140 SEGPA du collège Miramaris Avenue du Levant tél. 04 90 58 09 30 Orgon 13660 SEGPA du collège Mont-Sauvy Avenue du lieutenant Reynaud tél. 04 90 73 00 69 Port-de-Bouc 13528 SEGPA du collège Mistral 1 avenue Frédéric Mistral BP 208 tél. 04 42 06 25 08 Port-St-Louis-du-Rhône 13518 SEGPA du collège Maximilien Robespierre Avenue Louis Aragon tél. 04 42 11 71 20 Salon-de-Provence 13300 SEGPA du collège Joseph d’Arbaud Quartier de Lurian tél. 04 90 53 16 43 St-Rémy-de-Provence 13533 cedex SEGPA du collège Glanum Avenue Théodore Aubanel BP 104 tél. 04 90 92 03 85 Tarascon 13150 SEGPA du collège René Cassin Avenue Prosper Mérimée BP 8 tél. 04 90 91 09 64 Vitrolles 13127 SEGPA du collège Henri Bosco Domaine des pins tél. 04 42 77 57 20 Marseille 13015 SEGPA du collège Jean Moulin 26 rue Fortune Chaillan tél. 04 91 09 02 02 SEGPA du collège Arthur Rimbaud 19 traverse Santi tél. 04 91 09 54 44 12 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 84 - VAUCLUSE Apt 84405 SEGPA du collège Charles de Gaulle 104 place Charles de Gaulle tél. 04 90 74 11 19 Avignon 84000 SEGPA du collège Anselme Mathieu Avenue de la Reine Jeanne tél. 04 90 87 84 32 SEGPA du collège Lavarin 50 rue Corelli tél. 04 90 88 09 72 Bollène 84500 SEGPA du collège Henri Boudon Quartier des Grès tél. 04 90 30 56 48 Carpentras 84200 SEGPA du collège François Raspail Quartier de l’éléphant BP 188 tél.04 90 63 04 41 Cavaillon 84300 SEGPA du collège Paul Gauthier Route de Gordes tél. 04 90 71 15 96 Orange 84106 cedex SEGPA du collège Jean Giono Avenue Charles Dardun BP 191 tél. 04 90 51 28 00 Pertuis 84122 SEGPA du collège Marcel Pagnol 213 rue J-M Bonnemaison BP 65 tél. 04 90 79 08 50 Le Pontet 84130 SEGPA du collège Jules Verne Domaine de Fargues tél. 04 90 39 22 16 Sorgues 84700 SEGPA du collège Marie Rivier 255 avenue du Griffon tél. 04 90 39 70 70 (privé) Sorgues 84701 cedex SEGPA du collège Denis Diderot Quartier Maillaude - BP 29 tél. 04 90 39 22 16 Valréas 84600 SEGPA du collège du pays de Valréas Avenue Jean Moulin tél. 04 90 35 54 00 EREA : Etablissement Régional d’Enseignement Adapté La finalité de l’enseignement adapté est l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences. L’enseignement adapté se distingue de l’enseignement classique par son approche plus individualisée des apprentissages, ainsi que par l’ensemble des activités, des situations et des supports d’apprentissage qu’il met en œuvre. Par rapport aux SEGPA, les EREA s’occupent des élèves dont les difficultés exigent une prise en charge plus protégée. Sa vocation est plus professionnelle que celle des SEGPA. L’objectif des EREA est l’insertion sociale et professionnelle des jeunes qui leur sont confiés. Chaque élève construit progressivement son projet d’orientation, de formation et d’insertion professionnelle et sociale. Et tout élève est préparé à une qualification reconnue et certifiée. Cas particulier du recrutement d’élèves de 3e générale : Les EREA peuvent recruter sur un petit pourcentage d’élèves issus de scolarité traditionnelle. Ce type d’établissement avec internat peut-être bénéfique dans le cas de jeunes de 3e de petit niveau ayant besoin de s’éloigner socialement de leur milieu. Principe Orientation et affectation L’EREA permet à des élèves de préparer un CAP au sein d’une structure adaptée (internat possible). pour les élèves de 6e ou 5e de collège qui souhaitent Public Elèves issus de 3e SEGPA en majorité, pour les autres, il faut prévoir de constituer un dossier de demande d’orientation vers les enseignements adaptés. Dans certains départements, l’accueil en EREA se fait dès la 6e (EREA Castel Bevons). Leur public est constitué d’élèves présentant une ou plusieurs caractéristiques : - en difficulté scolaire et/ou sociale - présentant des handicaps (moteur, auditif, visuel) Missions intégrer l’EREA Castel Bevons : procédure identique à celle concernant les SEGPA (cf p.10) pour les élèves de 3e SEGPA : transmettre à la CDOEA les demandes d’orientation avec un bilan de fin de 3e SEGPA. pour les élèves en situation de handicap, il faut l’avis favorable de la CDAPH et l’accord des parents. pour les élèves de 3e DRA (dispositif de réussite par l’alternance/ex 3e insertion) et de 3e générale : procédure complète de «demande d’orientation vers les enseignements adaptés». Dossier à constituer et à transmettre dans les services de l’Inspection Académique (voir modalités propres à chaque département). Contribuer à l’insertion sociale et professionnelle des élèves en assurant un enseignement général et professionnel adapté en vue de la préparation au CAP, en proposant un service éducatif avec internat le cas échéant. L’affectation est prononcée par le Directeur Académique des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (IA) après avis favorable de la CDOEA et accord des parents - saisie des vœux en établissements scolaires. O4 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE 13 - BOUCHES-DU-RHONE 84 - VAUCLUSE Les Pennes Mirabeau 13170 EREA Louis Aragon Avenue Paul Brutus tél. 04 91 51 01 48 internatgarçons/filles Vedène 84270 EREA Paul Vincensini 559 rue du Cheval Blanc tél. 04 90 31 05 44 internat garçons/filles CAP - Cuisine - Fleuriste - Maçon - Menuisier, fabricant de menuiserie, mobilier et agencement - Restaurant - Serrurier métallier - Travaux paysagers CAP - Maintenance et hygiène des locaux - Maçon - Menuisier, fabricant de menuiserie, mobilier et agencement - Plâtrier plaquiste - Serrurier métallier Castel Bevons 04200 EREA Castel Bevons tél. 04 92 62 82 08 internat garçons/filles (de la 6e à la 3e SEGPA) CAP - Maçon - Menuisier, fabricant de menuiserie, mobilier et agencement - Peintre- applicateur de revêtements - Serrurier métallier Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 13 ¼LE POINT SUR LA SCOLARISATION DANS LE SECONDAIRE La scolarisation de l’élève handicapé Un parcours individualisé est proposé à l’élève handicapé, pour répondre au plus près à ses besoins. En voici les clés pour mieux dialoguer avec les équipes qui l’accompagnent. élèves handicapés 75 094 élèves handicapés étaient scolarisés sont scolarisés au collège au collège et au lycée et au lycée en 2010-2011. en 2011-2012 ZOOM Source : MENJVA-DGesco Source : education.gouv.fr CE QUE DIT LA LOI La loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a renforcé le droit à l’éducation pour tous les enfants handicapés : - en scolarisant l’élève, le plus souvent possible, dans l’école la plus proche de son domicile ou, avec l’accord de ses parents, dans un établissement mieux adapté à sa situation. Il reste alors inscrit de droit dans son établissement scolaire de référence ; - en associant les parents aux choix d’orientation de leur enfant et à toutes les étapes de son projet personnalisé de scolarisation (PPS) ; - en adaptant le parcours scolaire aux compétences et aux besoins de l’élève ; - en inscrivant le projet de scolarisation dans un projet de vie, formulé par la famille ; - en créant dans chaque département un lieu d’accueil unique : la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ; - en introduisant le principe de la compensation par rapport aux incapacités liées au handicap, tout en prenant en compte les inadaptations de l’environnement de la personne handicapée. 79900 ÂUn double processus d’orientation Les choix d’orientation de l’élève handicapé, comme pour tout jeune, relèvent de la rencontre entre ses désirs et ses capacités scolaires. Mais c’est une commission réunie par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) qui statue sur son mode de scolarisation, en milieu ordinaire ou dans un établissement médico-social. En milieu ordinaire, deux possibilités existent, en fonction des capacités de l’élève et de ses besoins en accompagnement : la scolarisation individuelle ou dans un dispositif collectif pour l’inclusion scolaire (Clis ou Ulis), avec la possibilité, dans les deux cas d’un accompagnement par un service médicosocial (Sessad). Lorsque cela est possible, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la MDPH favorise la scolarisation individuelle en milieu ordinaire : l’élève est inscrit parmi les autres dans la classe de son niveau. ■ 14 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers ÂLe projet personnalisé de scolarisation Pour chaque élève handicapé de 3 à 20 ans, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) est établi. Ce processus de bilan et de prise en charge permet de répondre à ses besoins particuliers. Il doit être mis en place le plus tôt possible. Les parents du jeune handicapé doivent s’adresser à la MDPH, guichet unique pour l’accueil et l’information des personnes handicapées, jeunes et adultes. Ils sont étroitement associés à la décision d’orientation de leur enfant, et aux différentes étapes de son PPS. Celui-ci est établi par une équipe pluridisciplinaire d’évaluation rattachée à la MDPH. Les mesures permettant l’aménagement de la scolarité (objectifs d’apprentissage, temps plein ou partiel…) et l’accompagnement de l’élève (intervention du Sessad, des professionnels spécialisés…) sont ensuite validées par la CDAPH. ■ Lexique CDAPH, commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées Clis, classe pour l’inclusion scolaire EPE, équipe pluridisciplinaire d’évaluation ESS, équipe de suivi de la scolarisation MDPH, maison départementale des personnes handicapées PPS, projet personnalisé de scolarisation Sessad, service d’éducation spécialisée et de soins à domicile Ulis, unité localisée pour l’inclusion scolaire ÂL’équipe de suivi de la scolarisation L’équipe de suivi de la scolarisation (ESS) est composée du jeune, de sa famille et de tous les acteurs participant à la mise en œuvre du PPS dans l’établissement scolaire et audehors : les services de soins (Sessad), les éducateurs ou les professionnels de santé. Elle est réunie et animée par l’enseignant référent à la scolarisation de l’élève handicapé, qui rassemble les éléments du dossier pour la MDPH, puis assure le suivi des décisions de la CDAPH. L’enseignant référent suit l’élève handicapé tout au long de son parcours de formation. ■ Émmanuelle, mère d’un ado dyspraxique ÂLes étapes ¼Quand ? - Pour une première demande : à tout moment de l’année, lorsque l’enseignant, l’équipe d’enseignants ou les parents souhaitent des aménagements de la scolarité. Le chef d’établissement réunit l’équipe éducative, associant l’enseignant référent, puis émet un avis sur les aménagements proposés. - Pour le suivi ou la modification du PPS : l’équipe de suivi de la scolarisation coordonnée par l’enseignant référent se réunit. ¼Comment ? - La famille remplit un formulaire pour la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle peut se faire aider par l’école ou un assistant social. Un dossier avec des propositions pour le projet personnalisé de scolarisation est transmis par l’enseignant référent à la MDPH. - L’équipe pluridisciplinaire d’évaluation (EPE) de la MDPH évalue l’ensemble des compétences et besoins du jeune, et définit le PPS. ■ Un projet personnalisé de scolarisation sur le tard « Le handicap de Pierre, aujourd’hui âgé de 15 ans, a été identifié en fin de CM2, sans que nous ayons fait de démarches particulières. La dyspraxie est un handicap mal connu, et nous n’envisagions pas ses conséquences sur la scolarité de notre enfant. Pierre a du mal à écrire, à prendre des notes. Nous pensions qu’il y arriverait avec des photocopies de cours. Le collège n’était pas prêt à le laisser travailler sur ordinateur. Il a eu de bons résultats en 6e et 5e. En 4e, cela commençait à moins bien marcher. Nous avons vu une spécialiste reconnue à l’hôpital de Garches, qui nous a conseillé de mettre en place un projet personnalisé de scolarisation. Il a désormais droit à un “tiers temps” supplémentaire pour les contrôles en classe et les examens, et l’autorisation d’utiliser son ordinateur en cours. Pierre pallie. Il apprend à vivre avec son handicap. La difficulté, c’est l’administration : beaucoup de bilans et de dossiers à remplir. Mais nous avons la chance d’avoir un collège ouvert, qui nous a bien aidés. » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 15 Les interlocuteurs Dans les établissements scolaires ou spécialisés, au sein de la MDPH, de nombreux professionnels travaillent autour de l’élève handicapé, chacun dans son champ de compétence : éducation, santé, social. Tour d’horizon… médico-social, ou qu’ils suivent un enseignement à distance. ■ ÂL’enseignant référent Lien entre l’école, la famille et la MDPH, l’enseignant référent veille à la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation. Dans le cas d’une première demande, il accueille, informe et aide à la prise de contact avec la MDPH. C’est lui qui convoque et anime l’équipe de suivi de la scolarisation au moins une fois par an. En cas de difficultés, il informe la commission des droits et de l’autonomie et l’équipe pluridisciplinaire d’évaluation et peut proposer une nouvelle orientation, après décision de l’équipe de suivi et accord des parents. L’enseignant référent s’occupe des élèves handicapés d’un secteur géographique, que les jeunes soient en établissement scolaire, sanitaire ou ÂL’équipe pédagogique et de santé Au sein de l’établissement scolaire ou médico-social, le chef d’établissement coordonne le travail des différentes équipes (pédagogique, de rééducation, etc.). L’enseignant spécialisé recherche les meilleures conditions pour l’accès aux apprentissages scolaires des élèves présentant des besoins éducatifs particuliers. L’infirmier ou le médecin de l’Éducation nationale sont des interlocuteurs clés pour les élèves handicapés et les familles, notamment pour les demandes d’aménagements de la scolarité. ■ ÂL’auxiliaire de vie scolaire À l’école, au collège ou au lycée, l’auxiliaire de vie scolaire est la personne qui sera aux côtés de l’enfant en classe. L’AVS-i (pour « individuel ») intervient dans les classes ordinaires, à temps plein ou partiel, et sur avis de la CDAPH. L’AVS-co (pour « collectif ») est présent dans les Clis et les Ulis. L’AVS peut aider l’enfant pour écrire, tenir ses cahiers, installer et manipuler le matériel adapté. Cet accompagnement peut se prolonger hors des temps scolaires, à la cantine par exemple. ■ ÂLes services de soins L’accompagnement rééducatif ou thérapeutique peut être assuré au sein d’un établissement médico-social lorsque l’élève y est scolarisé, par un service de soins, ou en libéral lorsque le jeune est en établissement scolaire LE PARCOURS DE SCOLARITÉ DE L’ÉLÈVE HANDICAPÉ Le rôle des interlocuteurs ÉQUIPE DE SUIVI DE LA SCOLARISATION > Équipe éducative Validation du PPS avant mise en œuvre par l'équipe de suivi de la scolarisation (parents, enseignants, conseiller d’orientation psychologue, médecin de l’Éducation nationale) ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE DE RÉFÉRENCE (école, collège, lycée) PARENTS et ÉLÈVE Inscription Démarches Réunions pour établir et suivre le PPS > Plan de compensation Coordination des éléments > PROJET PERSONNALISÉ en vue d'une validation DE SCOLARISATION (PPS) Étude Équipe pluridisciplinaire Démarches pour MAISON DÉPARTEMENTALE une reconnaissance DES PERSONNES HANDICAPÉES du dossier d’évaluation (EPE) et évaluer du handicap (MDPH) les besoins de l'élève 16 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers MDPH CDAPH > Professionnels des services médico-sociaux > Enseignant référent AEEH, allocation d’éducation de l’enfant handicapé AVS-i ou AVS-co, auxiliaire de vie scolaire individuel ou collectif CDAPH, commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées Clis, classe pour l’inclusion scolaire ESS, équipe de suivi de la scolarisation MDPH, maison départementale des personnes handicapées PCH, prestation de compensation du handicap PPS, projet personnalisé de scolarisation Sessad, service d’éducation spécialisée et de soins à domicile SSEFIS, services de soutien à l’éducation familiale et à l’intégration scolaire SAAAIS, services d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire Ulis, unité localisée pour l’inclusion scolaire ordinaire. Les services médico-sociaux, appelés « Sessad » (services d’éducation spécialisée et de soins à domicile) sont destinés à apporter un soutien et des soins spécialisés tout en assurant le maintien dans son milieu familial et scolaire du jeune qui présente un handicap. Ils peuvent être spécialisés. Pour les jeunes sourds et malentendants ils sont appelés « SSEFIS », et « SAAAIS » pour les jeunes déficients visuels (voir lexique). De nombreux professionnels y proposent : psychothérapie, rééducations (orthophonie, psychomotricité, psychopédagogie, kinésithérapie, orthoptie), aide éducative… L’ensemble des rééducations est financé par la sécurité sociale. ■ ÂL’équipe pluridisciplinaire d'évaluation Cette équipe, rattachée à la MDPH, est composée de professionnels avec des compétences diverses : par exemple, médecin, psychologue, travailleur social, professionnels de l’enseigne- ment, de l’emploi et de la formation. C’est elle qui élabore un projet de plan de compensation du handicap et son volet scolaire, le PPS, qu’elle soumet ensuite à la CDAPH. ■ ÂLa commission des droits et de l’autonomie (CDAPH) Au sein de la MDPH, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) prend les décisions relatives à l’ensemble des droits de la personne handicapée. Elle attribue la carte d’invalidité, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), avec ou sans complément, ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Elle se prononce sur le parcours de formation de l’élève handicapé. Elle peut orienter l’élève vers un établissement ordinaire ou vers un établissement médico-social, décider de l’attribution d’un auxiliaire de vie scolaire individuel (AVS-i), ou d'un transport… ■ Barbara, maman de Matthieu, 14 ans Merci, l’AVS ! Atteint du syndrome d’Asperger, Mathieu est élève en 5e. Il est accompagné à temps partiel d’un auxiliaire de vie individuel. « Sa scolarité se déroule très bien, mais sans cette aide, cela ne serait pas possible », résume sa mère, qui a refusé l’inscription en Ulis. En 6e, Matthieu a bénéficié d’un AVS-i, 11 heures par semaine. Cette année, il l’a pour 12 heures. Comme cela reste insuffisant, il a fallu trouver une autre solution. « En histoire-géo et SVT, Matthieu prend des cours par correspondance avec le Cned. Nous souhaitons qu’il suive une scolarité complète au collège, mais il est difficile d’obtenir un AVS à temps plein. » Étant donné les difficultés de Matthieu dans les matières littéraires, son projet personnalisé de scolarisation le dispense de certains exercices. « L’AVS le dirige pour les changements de salle, reformule les consignes, écrit certaines leçons à sa place, car il est fatigable. De loin, il veille aussi à son intégration auprès des autres. » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 17 À chacun son école À chaque étape de la scolarité, en fonction des besoins de chaque élève et de son handicap, répond un mode de scolarisation. Ce ne sont pas des filières, les passerelles sont de plus en plus nombreuses. La part de jeunes handicapés dans les structures de l’enseignement adapté : 17 % en SEGPA et 23 % en EREA Source : note d’information 12-10, DEPP 2012 La scolarisation individuelle La scolarisation individuelle concerne aujourd’hui la majorité des élèves handicapés. Ceux-ci sont accueillis en classe ordinaire au même titre que les autres élèves. Les aménagements nécessaires à leur état de santé ou à leur déficience sont prévus. C’est la CDAPH qui notifie l’orientation de l’élève, avec l’accord de la famille, dans le cadre du PPS. C’est elle aussi qui donne son accord pour faire bénéficier l’élève de matériel pédagogique adapté, de soins et de rééducations par un Sessad ou d’un accompagnement par un AVS, tout comme lorsque l’élève est scolarisé dans un dispositif collectif d’inclusion. ■ Les dispositifs collectifs d’inclusion Si la scolarisation individuelle ne convient pas à l’élève handicapé, il peut être admis en unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) dans un collège ou un lycée ordinaire. Ces dispositifs accueillent près du tiers des élèves handicapés. Ils réunissent des élèves qui ont un handicap de même nature. Clis en primaire et Ulis dans le secondaire sont des dispositifs ouverts au sein d’un établissement scolaire. Les élèves handicapés sont inscrits dans leur classe de référence, dans laquelle ils suivent plusieurs cours, en fonction de leurs capacités. Des temps de regroupement avec l’enseignant spécialisé sont organisés pour faciliter leurs apprentissages. L’enseignant peut être épaulé dans sa classe par un AVS. ■ Les établissements médico-sociaux Les établissements médico-sociaux (EMS) accueillent à partir de 6 ans, parfois dès 3 ans, et jusqu’à 20 ans, des enfants nécessitant un accompagnement éducatif et thérapeutique plus intensif qu’en milieu ordinaire. Pour la plupart gérés par des associations, ils sont souvent agréés pour un type de handicap (voir lexique). Les soins, les rééducations, la scolarisation, la formation professionnelle et l’apprentissage de l’autonomie sont assurés par l’établissement. Pour chaque élève, un projet individualisé d'accompagnement prévoit l'enseignement, le soutien et 18 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers les actions d'éducation adaptés. Les frais de séjour sont assumés par la sécurité sociale. ■ Des liens renforcés avec l’école La loi de 2005 a renforcé la coopération entre les établissements médicosociaux et l’Éducation nationale. Les jeunes accueillis en établissement médico-social bénéficient, comme les autres élèves, d’un PPS. La scolarisation des élèves peut être assurée à l'intérieur de l'institut, au sein d'une unité d'enseignement, par des professeurs des écoles spécialisés détachés de l'Éducation nationale. Cependant, dès que possible, une intégration partielle dans un établissement scolaire voisin est privilégiée. ■ AVS, auxiliaire de vie scolaire CDAPH, commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées Clis, classe pour l’inclusion scolaire MDPH, maison départementale des personnes handicapées PPS, projet personnalisé de scolarisation Sessad, service d’éducation spécialisée et de soins à domicile Ulis, unité localisée pour l’inclusion scolaire LES ÉTABLISSEMENTS MÉDICO-SOCIAUX IEM, institut d’éducation motrice pour des jeunes handicapés moteurs IES, institut d’éducation sensorielle pour des jeunes sourds et aveugles IME, institut médico-éducatif pour des jeunes avec troubles importants des fonctions cognitives ou troubles envahissants du développement INJA, institut national des jeunes aveugles INJS, institut national des jeunes sourds ITEP, institut thérapeutique, éducatif et pédagogique pour des jeunes présentant des troubles du comportement Les établissements à caractère sanitaire La scolarisation loin de l’école Pendant un traitement ou une cure, le jeune malade peut garder un lien avec l’école. Certains établissements hospitaliers permettent à leurs jeunes patients d’avoir un suivi scolaire par des enseignants de l’Éducation nationale. Des enseignants bénévoles viennent aussi donner des cours aux enfants qui sont hospitalisés pour une durée plus ou moins longue, ou régulièrement. La Fondation santé des étudiants de France gère des cliniques médicales et pédagogiques, associant soins et études pour des jeunes ayant des problèmes médicaux : troubles psychiques, traumatismes, maladies graves. Des cours sont dispensés par des professeurs de l’Éducation nationale et la scolarité est adaptée à l’état de santé de chacun. ■ Pour les enfants qui ne peuvent pas se rendre en classe, des systèmes de cours aménagés existent : centres scolaires dans certains hôpitaux, services d’assistance pédagogique à domicile des élèves malades ou accidentés (Sapad), qui sont des structures de soutien en relais d’une hospitalisation, associations bénévoles. Le Centre national d’enseignement à distance (Cned) propose des cours par correspondance à tous les niveaux d’enseignement (primaire, secondaire et supérieur). Il prépare aux CAP, bac et BTS. Le rythme scolaire des élèves handicapés peut être adapté pour les cours par correspondance. ■ CONSEIL Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) et les établissements et services médico-sociaux peuvent être géo-localisées sur le site onisep.fr. Les classes pour l’inclusion scolaire (Clis) sur le site monecole.onisep.fr. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 19 Du collège au supérieur : les principales étapes Passage en 6e, orientation après la 3e, orientation après le lycée, chaque changement de cycle remet en question le PPS du jeune et le mode de scolarisation et d’accompagnement choisi. ÂLe collège : changement de cadre CONSEIL À TOUS LES STADES, PENSER « MÉTIER » La profession envisagée par le jeune doit correspondre à ses capacités et offrir des débouchés professionnels stables. Toutes les filières professionnelles ne sont pas présentes dans chaque lycée pro ou CFA, ni dans chaque établissement d’enseignement supérieur. Il faut donc se renseigner sur les établissements, et prendre en compte l’environnement : moyens de transport et temps de trajet pour aller en cours, accessibilité des locaux. De même pour les lieux de stage. En amont d’un choix de formation professionnelle, le médecin de l’Éducation nationale doit être consulté. Le collège marque une étape importante : nouveau cadre, nouvelles matières, autre rythme, plusieurs enseignants et un examen en fin de 3e : le diplôme national du brevet ou le certificat de formation générale (CFG). Matière par matière, le PPS devra prendre en compte les aménagements nécessaires pour que l’élève puisse compenser son handicap. La scolarisation individuelle est privilégiée, lorsque le handicap de l’élève le permet. Sa réussite dépend beaucoup des moyens d’accompagnement mis en place par l’équipe pédagogique ou la famille. Il est parfois plus confortable pour l’élève d’être scolarisé au sein d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), qui fait suite aux Clis de l’école primaire. En Ulis, l’élève partage son emploi du temps entre des cours en classe ordinaire avec les autres élèves et des temps de regroupement en petit effectif pour un travail adapté. ■ ÂAnticiper l’orientation après la 3e Les Ulis sont beaucoup moins nombreuses au lycée qu’au collège. Les possibilités de formation ou de préorientation doivent donc être antici- 20 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers pées, au travers des stages notamment. C’est le moyen de voir comment le jeune évolue dans un environnement professionnel, quelles sont les activités qu’il peut faire, celles qui ne lui conviennent pas. Des choix d’orientation doivent être faits dès la 3e : CAP ou bac pro, enseignements d’exploration pour la 2de, série de bac envisagée, ou entrée dans un établissement médico-social dans lequel certains de ces diplômes peuvent aussi être préparés. L’élève aura la possibilité de passer ses diplômes sur plusieurs années, en conservant certaines notes. ■ ÂDès la 1re, préparer le passage au supérieur Dès la classe de 1re, le jeune ne doit pas hésiter à assister aux portes ouvertes des établissements d’enseignement supérieur, pour vérifier que les formations proposées correspondent à ses souhaits et rencontrer le ou les correspondant(s) handicap. Pour l’entrée dans le supérieur, comme pour tous les autres élèves, l’élève handicapé doit émettre ses vœux sur le logiciel « Admission postbac » (APB) pour les établissements qui en relèvent. Depuis 2012, mise en place d'un dispositif d'aide à l'orientation des élèves en situation de handicap scolarisés en classe de Tle des LEGT, de Bac pro. des LP publics de l'académie : suivi personnalisé et fiche d'intentions provisoires post-bac à renseigner. (BA n°607 du 23/09/2013) ■ AVS, auxiliaire de vie scolaire APB, admission post-bac CAP, certificat d’aptitude professionnelle CFA, centre de formation d’apprentis CFG, certificat de formation générale Clis, classe pour l’inclusion scolaire MDPH, maison départementale des personnes handicapées PPS, projet personnalisé de scolarisation RQTH, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé Ulis, unité localisée pour l’inclusion scolaire + d'infos voir les antennes d'accueil universitaires pour les étudiants en situation de handicap dans l'académie page "s'informer" ÂLycée pro et CFA : une formation pratique et théorique ÂOser l’université et les écoles supérieures Le lycée professionnel ou le CFA est une opportunité pour les jeunes handicapés qui ne souhaitent pas poursuivre leurs études dans la voie générale. Les formations qui y sont proposées débouchent sur un diplôme, CAP ou bac pro, que l’élève peut préparer en scolarisation individuelle, en Ulis lycée ou comme apprenti. Des aménagements des examens peuvent être demandés, comme dans la voie générale. L’alternance entre des périodes d’enseignement théorique et pratique permet de faciliter l’insertion professionnelle. Pour l’entrée en CFA, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est nécessaire. Elle doit être demandée auprès de la MDPH. L’orientation vers un établissement médico-social est une autre manière de suivre des enseignements professionnels, mais ceux-ci ne sont pas toujours sanctionnés par un diplôme. ■ Grâce aux progrès réalisés dans la prise en charge éducative et pédagogique des jeunes handicapés dans le secondaire, la part des étudiants handicapés augmente, surtout à l’université, mais aussi dans les écoles. C’est un des effets de la loi de 2005 qui a institué les dispositifs d’accueil dans les établissements d’enseignement supérieur et des adaptations spécifiques. L’accès au supérieur exige souvent un surcroît d’autonomie du jeune : éloignement du domicile, moindre encadrement par la famille, l’équipe éducative et les professionnels. Anticiper toutes les démarches et prendre contact le plus tôt possible avec la MDPH, le référent handicap, l’établissement d’accueil et les associations sont des éléments-clés pour réussir son entrée dans le supérieur. ■ Michèle, maman de Jérémie, infirme moteur cérébral « Jérémie a 14 ans. Normalement, [dans un an], il ira dans un institut médicoprofessionnel (IMPro). Pour moi, l’enjeu de cette scolarisation est que Jérémie puisse avoir une vie sociale comme tout le monde […]. Actuellement, on fait des évaluations pour voir vers quel domaine il se dirigera en vue de se former à un métier. Jérémie parle de menuiserie, mais il sera obligé de travailler assis, alors il faut voir si cela est compatible avec son handicap. Il nous restera à trouver une formation, des stages… Il y aura beaucoup de démarches à faire, mais comme pour n’importe quel jeune… » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 21 L'accompagnement des enfants aveugles et déficients visuels Il y a différentes façons de « mal » voir : perte du champ visuel avec vision tubulaire, perte de la vision centrale avec chute de l’acuité visuelle, etc… Le degré de la déficience a des répercussions importantes sur l’autonomie de l'enfant (difficultés et/ou incapacités dans l’exécution d’activités telles que la lecture, l’écriture, les déplacements, etc.), mais aussi sur le choix des techniques à mettre en œuvre pour compenser son handicap. 8 octobre Journée mondiale pour la vue 2,9 % de la population française présente un déficit visuel En règle générale, quatre catégories de déficiences visuelles sont distinguées : légère ou modérée, grave, profonde, et totale. La déficience visuelle se définit par 2 critères : > La mesure de l’acuité visuelle, c'est-à-dire l’aptitude que possède un œil pour apprécier les détails > L’état du champ visuel c'est-à-dire l’espace qu’un œil immobile peut saisir, la perception du sens spatial essentiel pour les déplacements L’inclusion scolaire de l’élève déficient visuel certaines activités avec les autres écoliers. La majorité des élèves de CLIS bénéficie d'une scolarisation individuelle dans une autre classe de l'école. publics ou privés. Il peut s’agir d’ : - Etablissements d’éducation sensorielle ; - IME pour enfants ou IMPro pour adolescents à partir de 14 ans ayant une déficience mentale, comme handicap principal ou associé ; - Etablissements pour enfants polyhandicapés, ayant à la fois un handicap visuel, mental et/ou moteur. L’élève déficient visuel peut être scolarisé dans une classe ordinaire, on parle alors d’inclusion individuelle. Il peut bénéficier d’aides techniques pour la lecture et l’écriture, selon ses besoins et être éventuellement accompagné d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire). Il est de plus généralement suivi par un SAAAIS (service d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire). L’élève déficient visuel peut aussi être scolarisé dans un dispositif d’inclusion collective : Dans les écoles élémentaires, les classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) accueillent les enfants présentant un trouble visuel pouvant tirer profit d'une intégration en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent Dans le secondaire, lorsque les exigences d'une scolarisation individuelle ne sont pas compatibles avec leurs troubles, les élèves présentant un handicap visuel peuvent être scolarisés dans une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) TFV (Trouble de la fonction visuelle). Encadrés par un enseignant spécialisé, ils reçoivent un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation. Il inclut autant qu'il est possible des plages de scolarisation dans la classe de référence de l'établissement. L’élève aveugle ou malvoyant peut suivre une scolarité en établissement médico-social, pendant une partie ou la totalité de son parcours scolaire. Ces établissements médico-sociaux sont 22 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Les aides et techniques pour pallier le déficit visuel La rééducation orthoptique a pour but d’optimiser et développer les capacités visuelles restantes de l’enfant. Les techniques de locomotion ont pour objectif de permettre à la personne handicapée de se déplacer en toute sécurité. Elles lui permettent de se représenter mentalement un lieu ou, par exemple, d'analyser un carre- Elise Baumard, ergothérapeute spécialiste en AVJ (activités de vie journalière) « J’aide les enfants à développer tous les sens de compensation, développer le toucher, l’ouïe, le goût, l’odorat et à utiliser la vision qu’il leur reste. En séance, on travaille aussi tout ce qui est gestes de la vie quotidienne comme se laver, se nourrir, faire le ménage, tous les gestes dont on a besoin au quotidien. On va mettre en place des compensations dans la vie quotidienne du jeune, que ce soit dans l’aménagement de l’espace, de la lumière, du plan de travail, pour que son espace à la maison soit le plus adapté à sa déficience visuelle et aussi en classe. » Voir établissements pages 45 et 48 Mélanie Gauthier, instructrice en locomotion four à partir d'autres perceptions sensorielles, d'évoluer sur un trajet encombré ou d'emprunter les transports en commun. La rééducation en activités de la vie journalière (AVJ) a pour but de développer les compétences pratiques dans les activités de la vie courante. Cette rééducation permet d'optimiser le potentiel visuel restant et de développer les autres sens. Le braille est un système d'écriture composé d'une série de points en relief qui sont lus avec les doigts. Grâce à des outils comme le poinçon (de moins en moins utilisé), la tablette et la machine à écrire braille, le jeune déficient visuel peut garder une trace écrite des cours. Certains ordinateurs équipés d'afficheur (ou plage braille) et d'imprimante braille permettent de transcrire un texte en braille et en caractère d'imprimerie. L'informatique adaptée regroupe les logiciels de grossissement qui agrandissent les caractères et tout ce qui apparaît sur l'écran. Il existe également des logiciels de synthèse vocale qui lisent à voix haute les textes à l'écran. Le SAAAIS Le service d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire est l’appellation des Sessad spécifiques aux déficients visuels pour les enfants âgés de 3 à 20 ans. Ce service apporte l’ensemble des moyens de compensation du handicap, de développement de la vision fonctionnelle, d’apprentissage des techniques palliatives. Il assure les soutiens pédagogiques adaptés au niveau de l'enfant intégré en circuit scolaire ordinaire, et la mise à disposition des matériels et équipements spécialisés. Les séances de soins sont dispensées par les professionnels du service : ophtalmologiste, psychologue, orthoptiste, instructeur en locomotion, ergothérapeute, éducateur spécialisé en activités de la vie journalière (AVJ), etc. « Dans un premier temps, je rencontre la famille et l’enfant pour réaliser un entretien. Cela permet de faire le point sur les déplacements actuels et le niveau d’autonomie souhaité par l’enfant et ses parents. Est-ce qu’il se déplace au sein de la maison ? à l’extérieur ? à l’école ? Est-ce qu’il se déplace seul pour aller chez ses copains ? Ensuite, un bilan à l’extérieur est réalisé pour évaluer les capacités et incapacités de l’enfant à se déplacer en sécurité. Est-ce qu’il a des difficultés à gérer les escaliers, les reliefs, les contrastes, les traversées de rues ? A-t-il besoin d’un suivi en locomotion pour développer des habiletés visuelles et/ ou auditives ou pour apprendre à découvrir l’environnement? A-t-il besoin d’une aide à la mobilité comme la canne blanche ? J’interviens également pour conseiller l’enfant et ses parents sur le choix de filtres teintés afin d’atténuer l’éblouissement et maximiser le confort visuel. Suite au bilan, on établit des objectifs de travail avec l’enfant et sa famille afin qu’il puisse, s’il le désire, atteindre un niveau d’autonomie semblable à un enfant du même âge. J’accompagne également les parents qui sont les principaux aidants pour leur enfant à voir ce qu’ils pourraient mettre en place pour aider leur enfant à être le plus autonome possible dans ses déplacements. » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 23 L’accompagnement des enfants sourds et malentendants Scolariser un enfant sourd passe par des choix importants pour la famille : un mode de communication, un type d’appareillage. Quelle que soit l’option prise, des dispositifs existent, à l’école et dans les établissements et services spécialisés Comment choisir le mode de communication pour son enfant ? Deux modes de communication peuvent être choisis : En langue française Ce mode s'appuie sur les restes auditifs et la lecture labiale. Mise en place de compensations techniques (prothèse auditive, implant cochléaire) et humaines (orthophoniste, AVS, enseignant spécialisé, codeur en langue française parlée complétée (LPC)...). La surdité ici est considérée comme une déficience ou un handicap qu’il s’agit de corriger. Le bilinguisme Apprentissage du français écrit et de la langue des signes françaises (LSF), langue visuo-gestuelle naturellement accessible aux sourds, pour la communication orale. Ici la surdité est une différence, non une déficience. Les parents ont le libre choix du mode de communication de leur enfant, en fonction de son niveau de surdité et de leur projet, et ce choix peut évoluer avec le temps. Chez l’enfant à surdité sévère et profonde, les aides visuelles à la communication comme les gestes de la Langue des signes française (LSF) sont des outils de communication faciles et accessibles. Il va signer naturellement. Pour les surdités légères et moyennes, les résultats des appareils auditifs sont généralement très bons. Des retards du langage sont souvent constatés car le diagnostic arrive plus tard. On y remédie par des séances d’orthophonie. Pour les jeunes sourds sévères et profonds de bons résultats sont obtenus également avec des appareillages. Le développement de la langue orale est possible quand il y a de bons résultats réceptifs. La question de l’implant cochléaire peut alors se poser. Elle nécessite une intervention chirurgicale et se déroule généralement autour des 18 mois / 2 ans. Le sourd implanté a majoritairement un projet oraliste. Cependant la langue des signes française participe à la structuration de la pensée ainsi qu’au développement psychique de l’enfant sourd. 24 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 7 326 élèves sourds et malentendants dans les établissements de l’Education nationale, en scolarisation individuelle en Clis ou en Ulis L’éveil de l’enfant sourd L’enfant sourd n’anticipe pas. Il ne s’éveille pas de la même manière qu’un enfant entendant. Il s’agit de créer des stratégies d’éveil dès le plus jeune âge. Berceau de bébé face à la porte pour ne pas le surprendre, vêtements colorés et rouge à lèvres attirent son regard. La guidance parentale, menée par une orthophoniste, par exemple, aide les parents à adopter plus de mimiques, plus de toucher afin de stimuler l’enfant sourd. La communication par les gestes, la langue des signes française ou le langage parlé complété (LPC) éveillent l’enfant avant son entrée à l’école. A l’école La scolarisation en milieu ordinaire est privilégiée. Elle peut s’effectuer soit à titre individuel dans une classe accompagnée ou non d’un AVS, soit dans un dispositif collectif de type classe pour l’inclusion scolaire (Clis 2) ou en unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis TFA troubles de la fonction auditive) avec un enseignant Enseignante itinérante, Corine utilise les gestes pour alléger l’effort de concentration. Corine, enseignante spécialisée « L’enseignant spécialisé peut revêtir plusieurs formes. D’abord en Clis, en Ulis ou autres structures fixes où l’enseignant est responsable d’un groupe d’enfant porteur de handicap. Autrement, l’enseignant spécialisé peut exercer son métier en itinérance, c’est mon cas. J’interviens dans les classes où des enfants intégrés en milieu scolaire ordinaire ont besoin d’une aide complémentaire pour suivre le cours sans être défavorisés par leur handicap. Mes interventions peuvent commencer à la maternelle et se poursuivre jusqu’à l’âge de 20 ans si le jeune suit des études supérieures. En classe, j’utilise beaucoup les supports visuels, l’iconicité, les gestes afin d’alléger l’effort de concentration. Je ne suis pas dans la gestion d’une classe mais dans une relation de partenariat avec le personnel intervenant auprès des déficients auditifs. Nous nous réunissons souvent afin d’adapter au mieux nos méthodes au fonctionnement de l’élève ». spécialisé. Les enfants y sont regroupés avec le même handicap afin de faciliter l’apprentissage et la communication. Selon les besoins de l’enfant, la scolarité peut s’effectuer dans un établissement médico-social. Une nouveauté expérimentée dans quelques académies, les PASS, « pôle pour l’accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds ». Ils sont progressivement mis en place dans l'académie. Voir ZOOM L’établissement médico-social : une alternative L’établissement médico-social assure à la fois les soins et rééducations, la scolarisation, ainsi que l’apprentissage de l’autonomie. Le jeune peut être scolarisé dans une unité d’enseignement au sein de l’établissement ou délocalisée dans un groupe scolaire ordinaire, ou individuellement à temps partiel en milieu ordinaire. Pour chaque élève, l’établissement élabore un projet individualisé d’accompagnement (PIA) qui prévoit l’enseignement, le soutien et les actions d’éducation adaptée dont il peut bénéficier. Beaucoup d’établissements médicosociaux possèdent une section pour jeunes atteints de handicaps associés (SEHA). Certains établissements proposent une formation préparant aux diplômes professionnels du milieu ordinaire (CAP, bac pro). Les jeunes pourront préparer leurs diplômes en interne, en Ulis lycée ou en alternance dans un CFA. Dans les services de soins (SAFEP pour les 0-3 ans, SSEFIS jusqu’à 20 ans), une équipe pluridisciplinaire intervient pour l’enseignement de techniques de compensation du handicap et de la langue des signes française, et de méthodes de rééducation (éducation auditive, orthophonie,…). Les services de soins interviennent au domicile ou dans l’établissement scolaire fréquenté par l’élève Un nouveau dispositif national d'information sur la surdité est lancé. Il est composé d'une plate-forme téléphonique ( 0 812 040 040 ) et d'un site internet accessible également en LSF www.surdi.info Voir établissements pages 45 et 47 ZOOM Les Pôles pour l’accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds (PASS) Ces pôles regroupent l’ensemble des dispositifs pédagogiques et technologiques permettant la scolarisation en milieu ordinaire des jeunes sourds et malentendants, quelque soit le mode de communication choisi. Dans l'académie le déploiement des PASS se poursuit avec une pluri-orientation de ces pôles (LSF et LPC). Les programmes de langue des signes française (LSF) sont entrés en application à l'école primaire à la rentrée 2008, dans les collèges, LGT et LP à la rentrée 2009. Les premiers professeurs certifiés en LSF ont pris leur fonction à la rentrée scolaire 2010. Le LPC (langage parlé complété) est une aide à la lecture labiale, il complète par des codes gestuels la langue orale. Ce n'est pas une langue à part entière, comme la LSF et le LPC est compatible avec la LSF. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 25 L'accompagnement des élèves atteints de maladies chroniques Lorsque leur état de santé ne leur permet pas une présence continue au sein de leur établissement, des élèves peuvent avoir besoin d’une adaptation de leur parcours scolaire. Il s’agit alors de mettre en place une scolarité « hors les murs ». Cette scolarité peut être multiple et multiforme : école à l’hôpital, accueil en établissement adapté, service pédagogique à domicile et enseignement à distance. Toutefois, quelles que soient les dispositions mises en place pour organiser sa scolarité, en période de soins, l’élève reste un élève du collège ou du lycée. L’établissement facilite, en lien avec les dispositifs d’accompagnement, la continuité des apprentissages, la cohérence du parcours scolaire et prend en compte l’évaluation des compétences acquises. Le projet d’accueil individualisé (PAI) et scolarisation des élèves malades Le service d’assistance pédagogique à domicile (SAPAD) Le projet d’accueil individualisé (PAI) est une démarche d’accueil qui associe l’élève, sa famille, l’équipe éducative, les personnels de santé, les partenaires extérieurs et toute personne ressource. Il est mis au point, à la demande de la famille et est rédigé par le médecin scolaire dans le but de favoriser l’accueil de l’élève. Il permet d’organiser les modalités particulières de la vie quotidienne dans l’établissement (interventions médicales, paramédicales, aménagements spécifiques, prise de médicaments, protocole d’urgence, etc.). Dans le cadre scolaire, ce document précise comment, en cas de périodes d’hospitalisation ou de maintien à domicile, les enseignants de l’établissement d’origine veilleront à assurer une réelle continuité de la scolarité. Ce service mis en place dans chaque département par l'Education nationale (Direction académique des services de l’Education nationale) et très souvent en partenariat avec une association, permet à tout élève malade ou victime d'un accident de poursuivre les apprentissages scolaires fondamentaux et de maintenir le lien avec l'établissement scolaire. L'objectif n'est pas d'assurer l'intégralité du programme, mais d'éviter une rupture de la scolarité. Il s’adresse à tout élève scolarisé dans une école élémentaire (à partir de la grande section), un collège, un lycée (y compris classes post bac) publics ou privés sous contrat, dont la scolarité est interrompue momentanément ou durablement, pour des raisons médicales, pour une période supérieure à 2 semaines, hors congés scolaires. Les cours sont dispensés par des enseignants volontaires de l’établissement d’origine (d’un autre établisse- 26 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 3,4% des élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire souffrent de maladies chroniques Source : RERS 2003, Ministère de l'Éducation nationale ment, le cas échéant) qui interviennent en dehors de leur temps de service au domicile de l’élève. A noter : certaines assurances scolaires proposent, en fonction du contrat, la prise en charge de cours à domicile en cas d’accident : dans ces cas là le SAPAD n’intervient pas. Enseignement à l’hôpital En cas d’hospitalisation, l’élève se voit proposer des cours « au pied du lit » ou en salle dédiée ; les enseignements sont gratuits, adaptés à la demande, au niveau et aux besoins de chaque élève malade. Les services pédiatriques hospitaliers comportent une structure d'enseignement, appelée « centre scolaire ». Des professeurs assurent la scolarisation des enfants hospitalisés surtout au niveau école élémentaire. À partir du collège, les élèves suivent plutôt un enseignement à distance avec l'aide ponctuelle des professeurs du centre scolaire. Les familles des Geneviève, directrice des études dans un établissement "hors les murs" » de l’académie de Grenoble « L’Unité-Soins-Etudes (USE), est un établissement public crée en 2007, en partenariat avec la Fondation Santé des Etudiants de France (FSEF), il regroupe plusieurs structures d’accueil qui permettent une double prise en charge, médicale et scolaire, des élèves de 12 à 25 ans, souffrant de maladie chronique ou épisodique et déscolarisés pour raison de santé. L’USE propose, à près de 350 jeunes, une prise en charge pluridisciplinaire qui contribue à l’amélioration de leur état de santé mais aussi à une meilleure insertion sociale et scolaire à la fin de la prise en charge et permet ainsi un maintien des apprentissages ou une poursuite complète de la scolarité ». élèves intéressés peuvent solliciter directement les professeurs du centre scolaire. S'il n'existe pas de centre scolaire, la Fédération pour l'enseignement des malades à domicile et à l'hôpital (FEMDH) peut assurer un enseignement gratuit, dispensé par des bénévoles qualifiés, à tout élève de 3 à 26 ans dont la scolarité normale est interrompue par la maladie. L'enseignement est dispensé sous forme de cours individuels adaptés au niveau, aux besoins et à la demande de chaque élève. Accueil dans un établissement adapté L'élève peut être admis temporairement dans un établissement passerelle, au sein duquel un emploi du temps adapté est établi. Ce dernier est régulièrement révisé en fonction de l’évolution de son état de santé et de sa fatigabilité. Le recours à une formation à distance Le recours au Centre national d’enseignement à distance (CNED) pour l’enseignement général ou au Centre national de promotion rural (CNPR) pour l’enseignement agricole est fréquent, lorsque les élèves ne peuvent pas bénéficier des dispositifs présentés ci-dessus. De la même manière que le SAPAD, l’avis du médecin-conseiller technique des Directeurs des services départementaux de l’Education nationale est systématiquement sollicité. Les élèves inscrits au CNED disposent d’accompagnements personnalisés par des professeurs principaux ou référents ou responsables de formation qui suivent l’assiduité (mesurée par l’envoi régulier des devoirs), des professeurs tuteurs (tutorat téléphonique ou numérique). Les bulletins trimestriels, les propositions d’orientation et les avis de conseils de classe le cas échéant sont transmis à l’établissement d’origine de l’élève. Emilie, maman de Malorie, atteinte de diabète « Le PAI permet de poser un cadre pour le suivi de la maladie de Malorie, notamment pour les enseignantes. Il y a un protocole à suivre en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie. En début d’année scolaire, nous avons pris le temps de leur expliquer ce qu’est le diabète et quand une sortie extrascolaire est prévue un des parents est présent afin d’assurer la surveillance. Pour la suite, je pense que ce sera plus facile car Malorie va grandir et sera de plus en plus autonome ; actuellement elle est capable de faire ses contrôles de glycémie seule mais ne sait pas encore bien les interpréter ». Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 27 Le handicap moteur Le handicap moteur se définit par des difficultés motrices entraînant une gêne dans les déplacements ou les activités, en particulier pour les personnes en fauteuil ou appareillées. Ce qui va déterminer le degré de la déficience, se mesure à travers l’autonomie de la personne, dans ses déplacements, la manipulation des objets… On peut distinguer quatre catégories de déficiences motrices, d’origine cérébrale, spinale, neuromusculaire ou ostéo-articulaire. La déficience motrice ne doit pas être confondue avec une déficience intellectuelle. Certaines personnes ont des difficultés d’élocution, par exemple, mais leurs capacités intellectuelles ne sont absolument pas affectées. Les parcours de scolarisation d’un jeune handicapé moteur La grande majorité des élèves affectés de troubles physiques (moteurs, sensoriels) sont accueillis le plus souvent, en classe ordinaire au collège comme au lycée. Pour accueillir un jeune handicapé en classe ordinaire, des adaptations individualisées doivent être pensées et mises en place avec le concours du jeune et de sa famille. L’enseignant référent a un rôle essentiel, il est souvent le seul intermédiaire entre l’école et la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), voire entre les parents et la MDPH. Médiateur indispensable, son rôle central s’exerce avant tout à travers la réunion régulière des équipes de suivi de la scolarisation (ESS) au sein des établissements scolaires. Le jeune handicapé moteur peut également, si le besoin est établi, être scolarisé dans un établissement médicosocial comme : - Institut d’éducation motrice (IEM) - Institut médico-éducatif (IME) ou IMPRO à partir de 14 ans, pour des jeunes ayant une déficience mentale comme handicap principal ou associé. Les modalités de scolarisation sont diverses : scolarisation en milieu ordinaire (établissement scolaire), ou dans un établissement spécialisé (hospitalier ou médico-social), à domicile avec l’aide d’une association ou avec le CNED (centre national d'enseignement à distance). La scolarité peut aussi se partager entre milieu ordinaire et établissement spécialisé. Lorsque l’exigence d’une scolarité en classe ordinaire est incompatible avec la situation ou l’état de santé du jeune handicapé moteur, il peut être scolarisé dans un dispositif collectif d’intégration au sein de l’école : une classe pour l’inclusion scolaire dans l’enseignement élémentaire (Clis) ou une unité localisée pour l’inclusion scolaire dans le second degré (Ulis) (troubles des fonctions motrices). Tout en suivant des enseignements adaptés au sein de ce dispositif collectif, l’élève bénéficie de temps d’intégration dans une classe ordinaire. Un enseignant spécialisé encadre et coordonne ses apprentissages. 28 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 20 octobre journée nationale de l’accessibilité 55% des élèves ayant des troubles moteurs, scolarisés dans les collèges et les lycées, bénéficient de matériels pédagogiques adaptés Les aides et adaptations possibles pour faciliter la mobilité Les mesures de compensation au sens de la loi de 2005 comportent notamment le recours à un auxiliaire de vie scolaire (AVS), des accompagnements thérapeutiques ou rééducatifs, l’attribution de matériel pédagogique adapté, d’aménagements pour les concours et les examens, toutes mesures destinées à favoriser la scolarisation. Elles font partie du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l’élève. Un auxiliaire de vie scolaire apporte son aide pour réaliser certaines tâches (l’installation en classe, la prise de notes…) ou pour répondre à des besoins essentiels (prendre les repas ou aller aux toilettes). Un élève présentant un handicap moteur peut bénéficier de dispositions particulières d’aménagement des examens, comme par exemple un temps de composition ou de préparation (pour l’oral) majoré d’un tiers, un temps de repos d’au moins une heure entre deux épreuves, l’utilisation éventuelle d’un ordinateur pour écrire ou l’assis- Delarque Alain, Spécialiste en médecine physique et de réadaptation. Chargé de mission Handicap au sein de l’AP-HM (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille) tance d’une personne désignée comme secrétaire et la conservation des notes obtenues à des épreuves de l’examen pendant 5 ans. Des aides techniques peuvent compenser une mobilité restreinte des membres supérieurs. Par exemple, une dictée vocale pour faciliter la saisie informatique, un clavier adapté à telle ou telle paralysie. L’accessibilité aux bâtiments fait aussi l’objet d’expertises et d’accompagnements techniques et financiers. C’est le cas notamment des adaptations des commandes d’ascenseur, de l’installation de rampes d’accès, de la largeur des allées de circulation, de l’aménagement des toilettes… Les conseils d’un ergothérapeute sont importants pour l’accessibilité et l’aménagement de l’environnement quotidien du jeune (les toilettes, la prise de repas, la circulation dans la classe). Ce professionnel qui s’appuie sur les activités de la vie quotidienne du jeune, peut aussi recommander l’utilisation d’un matériel informatique adapté. «Le partenariat entre la mission handicap des universités et les MDPH est également très important pour la reconnaissance du handicap et l’attribution de compensations. Celles-ci sont très variées et adaptées aux déficiences. Elles prennent la forme d’aides humaines, par exemple par la prise de notes durant les cours ou au moment des examens. D’aides techniques, avec la mise à disposition d’outils informatiques, comme les logiciels utilisés par les étudiants dyslexiques, ou autres matériels qui améliorent l’écoute ou la lecture des cours. D’attribution de locaux dédiés pour les étudiants qui ont besoin de lieux adaptés pour se sonder, contrôler leur taux de sucre dans le sang ou tout simplement se reposer. Des moyens spécifiques aussi pour se déplacer et l’octroi de temps supplémentaire pour les examens. Les services universitaires d’insertion et d’orientation (SUIO) développent par ailleurs des liens avec le milieu de l’entreprise dans l’optique de faciliter les contacts entre les étudiants en recherche de stages et ensuite d’accession à l’emploi.» Voir établissements pages 45 et 47 Le Sessad Le service d’éducation et de soins spécialisés à domicile (Sessad ou SESSD) assure un accompagnement à la fois éducatif et thérapeutique, soit une prise en charge globale de la personne (physique, psychologique). Ce service spécialisé favorise l'intégration scolaire et l'acquisition de l'autonomie d’un jeune en situation de handicap moteur. Il fait intervenir différents professionnels qui apportent un soutien spécialisé. Etablissement d’éducation pour enfants ou adolescents polyhandicapés (EEAP) L'EEAP accueille des personnes ayant à la fois un handicap visuel, mental et/ou moteur. Ce type d’établissement assure une « éducation spécialisée » adaptée aux besoins de chaque jeune polyhandicapé. Il propose un suivi éducatif, tout en privilégiant l’apprentissage de moyens de communication adaptés, l’éveil et le développement sensoriel, psychomoteur et psycho-affectif. L’objectif est de favoriser l’acquisition des connaissances et l’insertion sociale du jeune en situation de handicap. Jean, chef de service au Sessad SESAME à Aix-en-Provence « L’avantage de notre Sessad, c’est que nous sommes tous des professionnels spécialisés dans le handicap moteur. Nous formons une équipe pluridisciplinaire, composée d’un médecin, une kinésithérapeute, un orthophoniste, une psychologue, une ergothérapeute, une psychomotricienne et des éducateurs spécialisés. La coordination de nos interventions est indispensable, afin de proposer un programme global de rééducation et de soutien. La prise en charge par le Sessad est donc très complète et gratuite pour les familles. Nos interventions peuvent se faire en partie sur le temps scolaire. Nos éducateurs spécialisés apportent aussi un soutien important, ils observent et évaluent le jeune dans son environnement quotidien pour le maintien de la scolarité. Ils sont proches des enseignants et des assistantes de vie scolaire, ils répondent à leurs interrogations et les conseillent. Les enseignants sont favorables à ce suivi en milieu scolaire ordinaire, car ils se sentent épaulés. » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 29 L'accompagnement des enfants présentant des troubles «dys» Divers et emblématiques des difficultés scolaires, les troubles spécifiques des apprentissages touchent beaucoup d’élèves. Tous ces troubles ne relèvent pas du champ du handicap, c’est leur intensité et souvent leur combinaison qui les rendent invalidants. Les enfants dys sont des enfants présentant des troubles spécifiques des apprentissages, non un retard des acquisitions. Dyslexie : Troubles de la lecture. Ils apparaissent dès l’entrée dans l’apprentissage. Ils perdurent dans le temps. Dysorthographie : Troubles de l’écrit et de l’orthographe. Un enfant ayant une dyslexie aura souvent des troubles de l’écriture. Dysphasie : Troubles du langage. Il se caractérise par des problèmes dans l’expression orale, la formulation, le vocabulaire et la syntaxe. Dyscalculie : Troubles altérant la compréhension de ce qui a trait aux nombres. Les comptes, les calculs mentaux, les résolutions de problèmes… poseront des difficultés. Dysgraphie : Troubles qui s’appliquent au dessin et au graphisme (schémas…) Dyspraxie : Altération des gestes. Troubles de l’acquisition de la coordination. Le rôle de l’enseignant Le rôle de l’orthophoniste L’enseignant joue un rôle très important. C’est lui qui va repérer les troubles et avertir le médecin scolaire. Lorsque l’enfant est diagnostiqué dys, des adaptations permettent de soulager l’élève dans ses apprentissages : allègement de l’écrit, simplification des consignes, l’instauration de codes couleurs ou encore l’adaptation des documents (aérer les textes, choisir une taille et une police d’écriture confortables à la lecture…). Quand le plan personnalisé de scolarisation (PPS) inclut le droit à un ordinateur, certains logiciels gratuits suffisent en primaire avant d’aborder les logiciels spécifiques dans le secondaire. Un auxiliaire de vie scolaire peut également être sollicité pour seconder l’élève. Les enfants sont envoyés vers l’orthophoniste car il y a une inquiétude des parents. Les professeurs des écoles jouent un rôle important dans le repérage. L’orthophoniste reçoit l’enfant pour effectuer des bilans. Ils dévoilent ses difficultés, ciblent le type de dyslexie dont l’enfant souffre et mettent l’accent sur ce qui fonctionne. Chez l’enfant dyslexique, l’identification du mot n’est pas automatisée. Il doit à chaque fois faire des efforts pour déchiffrer et ensuite donner du sens. L’enfant dys doit travailler plus que les autres et l’épuisement peut vite se faire sentir. Même si la dyslexie ne se guérit pas, les techniques d’aujourd’hui permettent d’avoir des résultats rapides et ciblés. Certains enfants peuvent retrouver un niveau normalisé de lecture. Dans le cas de la dyslexie, le travail en 30 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 10 octobre journée nationale des dys Environ 10% des enfants souffrent de dys partenariat avec un réseau de praticiens est primordial (enseignants, neuropsychologue, psychomotricien…). L’Ulis, un laboratoire pédagogique L’unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) dys accueille les cas sévères. Elle fonctionne en partenariat avec l’équipe éducative. Le temps de présence dans l’Ulis varie selon les élèves. Des enseignants interviennent à l’intérieur de l’Ulis, d’autres incluent les élèves dys dans leur classe. L’AVS collectif est également une aide précieuse. Il seconde les élève dans leur métier d’élève et leur évite d’être submergé par la multiplicité des tâches exigées en classe. Des compensations sont mises en place. Grâce aux outils de remédiation, comme le logiciel Médialexie, les élèves dys écoutent la lecture d’un livre pen- Docteur Habib, neurologue et neuropsychologue, président de l’association Résodys dant que le texte défile sous leurs yeux. Ils peuvent alors se concentrer sur le sens du texte et non plus passer trop de temps à décortiquer les mots. Ils écrivent à l’ordinateur par le biais d’un traitement de texte. Cela permet de corriger les fautes plus rapidement et proprement. L’Ulis est un dispositif dans lequel l’élève se réapproprie des méthodes de travail et l’inclusion en classe ordinaire permet de ne pas perdre la notion d’apprentissage collectif. Dyspraxie : des gênes motrices La dyspraxie relève la plupart du temps du champ du handicap. Les nouvelles générations doivent être dépistées à temps pour permettre des prises en charge efficaces et éviter des orientations inadaptées. L’enfant dyspraxique présente des problèmes d’automatisation du geste. Il y a une discordance entre l’acte voulu et l’acte réalisé. Prendre son biberon dans les mains, nouer ses lacets, couper sa viande, sont autant de gestes automatiques que l’enfant dyspraxique aura des difficultés à effectuer. Les séances de psychomotricité aident les élèves à travailler sur le schéma corporel, la motricité fine et globale et la coordination oculomanuelle. Un ergothérapeute intervient parfois pour accompagner l’enfant dans son environnement et lui apporte une aide à l’utilisation de matériel de compensation. Orthophonie, rééducation orthoptique, suivi psychologique… peuvent compléter si nécessaire l’emploi du temps des rééducations. « La dyslexie peut se définir comme une incapacité à acquérir la lecture chez l’enfant normalement intelligent, à l’exception de toute autre possibilité d’explication d’ordre psychologique, médicale ou éducative. […] Il existe trois types de dyslexie. La dyslexie phonologique : l’enfant parle mal dès le début et il éprouve des difficultés à mettre ensemble les sons et les lettres. La dyslexie visio-attentionnelle : l’enfant parle bien et manie très tôt le lexique mais sera tout de même en difficulté au CP. Il aura du mal à traiter la succession de lettres en mots. Ces enfants présentent souvent des troubles de l’attention qui, dans les cas les plus graves s’apparentent à un TDAH (trouble déficit de l’attention hyperactivité). Enfin, la dyslexie-dyspraxique : l’enfant va présenter des troubles articulatoires, marchera tard… Pour lui, c’est surtout l’écriture qui le gênera plus que la lecture. Pour chaque cas, un dépistage et des prises en charge adaptées peuvent être proposées. » Une police de caractères adaptée aux dyslexiques, baptisée "Dyslexie" mise au point par un graphiste néerlandais Voir sur auxilidys.fr Voir établissements pages 43, 44 et 50 Gwenaëlle, enseignante spécialisée dans une ULIS dys collège à Aix-enProvence « Ce dispositif, vise à faire en sorte que ces élèves reprennent confiance en eux dans un cadre différent et bénéficient d'outils adaptés afin de pallier au mieux leurs Paroles d’élève troubles handicapants. Nous sommes dans une sorte de laboratoire pédagogique. Les « Je suis un peu plus lent que les autres. élèves viennent dans l'ULIS de trois à sept Je retiens moins bien les leçons ». heures par semaine, notamment durant les « La dyslexie n'est pas une maladie cours de français ou de langues. Le logiciel comme pourraient dire les gens. Les seuls Médialexie permet aux élèves dys d'écouter inconvénients sont qu'on fait énormément la lecture d'un livre pendant que le texte de fautes d'orthographe et qu'on ne reste défile sous leurs yeux. pas longtemps concentré ». Grâce à ce logiciel, ils peuvent se concentrer sur le sens du texte et non plus passer un temps fou à décortiquer les mots ». Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 31 Le handicap mental A cause de ses déficiences intellectuelles, la personne en situation de handicap mental se heurte à des difficultés à l'école, puis dans sa vie sociale et professionnelle. Des dispositifs adaptés et un accompagnement humain lui permettent de progresser vers le plus d'autonomie possible. Le diagnostic On estime aujourd'hui à 700 000 le nombre de personnes en situation de handicap mental en France. Ce handicap porte des noms divers (trisomie, X-fragile...) et a différentes origines : génétiques, chromosomiques, infectieuses... Cependant, près d'un handicap mental sur trois demeure sans cause véritablement établie. Le diagnostic de handicap mental est souvent difficile à poser dès la naissance sauf dans le cas où celui-ci est associé à des symptômes physiques clairs. Les parents découvrent peu à peu que leur enfant se développe moins rapidement que les autres : il marche plus tard, n'est pas propre, l'acquisition de la parole reste limitée. Les manifestations Selon l'Organisation mondiale de la santé, le handicap mental se caractérise par « un déficit significatif du développement intellectuel, notamment au niveau des fonctions cognitives, du langage, de la motricité et des performances sociales ». La personne handicapée mentale éprouve des difficultés au niveau de la compréhension, la mémoire, l'analyse des situations, la prise de décision avec pour conséquence une difficulté d'adaptation aux exigences culturelles de la société parmi lesquelles la communication, les aptitudes scolaires fonctionnelles, les loisirs et le travail. Il existe différents degrés d'altération des facultés intellectuelles : handicap mental léger, moyen ou sévère. Par ailleurs, une déficience mentale sévère ou profonde peut être associée à de graves incapacités motrices et/ou sensorielles, entraînant une restriction extrême de l'autonomie. On parle alors de polyhandicap. Quelles prises en charge pendant l'enfance ? A l'école, à cause de ses déficiences intellectuelles, l'enfant handicapé mental présente un retard plus ou moins important dans les apprentissages de l'écriture et de la lecture, des difficultés pour maîtriser le calcul et le raisonnement logique, se repérer dans l'espace et/ou dans le temps, fixer son attention et mobiliser son énergie. Plus que pour tout autre handicap, des aménagements pédagogiques sont nécessaires pour que des jeunes handicapés mentaux tirent profit de leur scolarité. Des petits effectifs et une pédagogie différenciée permettent à l'élève de progresser dans les apprentissages à son propre rythme. Le handicap mental associe souvent des troubles du langage, de la motricité, parfois des troubles du comportement. Une prise en charge rééducative ou thérapeutique (orthophonie, psychomotricité, psychothérapie...) peut être assurée par des professionnels médico-sociaux exerçant au sein d'un service ou en libéral. 32 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 6 000 à 8 500 enfants naissent chaque année avec un handicap mental Chiffres UNAPEI Et à l'âge adulte ? A l'âge adulte, les personnes handicapées mentales éprouvent des difficultés plus ou moins importantes à comprendre les informations et le milieu qui les entourent, à prendre des décisions, à être autonome dans la réalisation de leur tâches, des difficultés d'abstraction, de spatialisation et de mémorisation. Pour compenser ces difficultés, que ce soit dans leur vie professionnelle ou dans leur vie sociale, l'aide humaine est essentielle. Sur le lieu de travail, l'accompagnement direct est réalisé par un « tuteur » chargé d'encadrer en continu le travailleur handicapé dans l'entreprise et sur le poste de travail. Pour les adultes handicapés mentaux, en recherche d'autonomie et vivant soit à leur domicile soit dans des structures d'hébergement pour adultes handicapés, ce sont des « accompagnants » des services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) qui leur apportent un soutien dans les domaines de la gestion budgétaire, du travail, des soins et de la santé, des loisirs... Excepté si une déficience physique ou sensorielle se surajoute, le handicap mental ne nécessite pas ou peu d'aides techniques spécifiques. Les aménagements consistent plutôt, en fonction du degré du handicap, en des aides à la compréhension ou au repérage ZOOM L'AIDE AUX TOUT-PETITS Avant l’âge scolaire, des services spécialisés dans la petite enfance, les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) proposent aux parents des tout-petits des consultations de soins. L’équipe du CAMSP composée de médecins spécialisés (pédiatre et psychiatre), de personnels de rééducation (orthophonistes, masseurs-kinésithérapeutes, rééducateurs en psychomotricité), d’auxiliaires médicaux, de psychologues, d’assistants de service social et d’éducateurs de jeunes enfants prennent en charge le dépistage, le diagnostic, le traitement et la rééducation des enfants handicapés, avant l’âge de 6 ans. Voir établissements pages 43, 44, 50 et 51 Mme Braconnot, maman d’Edwige, 36 ans comme la mise en place de pictogrammes, d'un langage imagé ou simplifié ou de codes couleurs. Un accompagnement sur mesure Chaque personne handicapée mentale est différente et présente des capacités et des difficultés propres. Mais dans tous les cas, ces difficultés doivent être compensées par un accompagnement humain permanent et évolutif, adapté à l'état et à la situation de la personne. L'objectif étant de lui permettre de progresser vers le plus d'autonomie possible. Le droit à la compensation pour les personnes handicapées mentales engage la société à développer des moyens permettant l'épanouissement des tout-petits avec une prise en charge précoce, l'éducation adaptée des enfants et des adolescents, et l'accès au monde professionnel et à la vie sociale pour les jeunes et les adultes. Parmi les solutions proposées, l'inclusion, c'est-à-dire la participation des personnes handicapées mentales aux espaces et aux activités dans le milieu ordinaire (éducatif, scolaire, familial, professionnel, social) doit être privilégiée. Parallèlement aux actions intégratives, et en fonction du degré du handicap, les institutions spécialisées offrent des réponses spécifiques et adaptées. En fonction du parcours, des désirs et des évolutions de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte handicapé mental, des passerelles entre le milieu spécialisé et le milieu ordinaire peuvent être également envisagées. « Tout ce que je peux faire en intégration, je le fais » Un caryotype à l’âge de 5 mois révèle une trisomie 21. « Là, c’est le ciel qui vous tombe sur la tête ». C’est un médecin qui va rassurer Mme Braconnot : « élevez votre bébé comme n’importe quel enfant, il va falloir plus de temps pour lui faire intégrer des choses, mais elle intégrera des choses à sa façon, d’une façon différente... ». Après une scolarité dans des dispositifs collectifs d’inclusion en milieu ordinaire (elle sait lire et écrire), suivie d’une période de 3 ans dans une section d'IMPRO, Edwige a multiplié les stages et les expériences professionnels dans les domaines du conditionnement, de l’entretien des locaux et surtout de la restauration collective. Aujourd’hui, elle vit dans son appartement avec un accompagnement SAVS. Elle est autonome dans les transports et lorsqu’elle fait ses courses, au grand étonnement des autres clients, elle utilise sa carte bleue, « c’est là que vous voyez que nos jeunes ne sont pas suffisamment connus, même si tous sont différents ». Elle fait de la danse orientale et fait partie du club informatique à la Maison des jeunes. Mme Braconnot continue à se mobiliser pour l’intégration professionnelle de sa fille en l’aidant à trouver un emploi à mi-temps. Pour elle, « les difficultés sont liées au manque d’accompagnement des personnes handicapées vers l’emploi, aux entreprises qui méconnaissent leurs capacités et aux parents qui parfois se réfugient vers le milieu protégé ». Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 33 L'accompagnement des enfants présentant des TED*/TSA* * Troubles envahissants du développement / Troubles du spectre autistique Entre De mieux en mieux repéré et diagnostiqué, l’autisme demande un soutien dans les apprentissages. Développer la capacité de communication et le langage du jeune avec autisme lui permettront d’intégrer au mieux la vie scolaire et sociale. Que recouvre l’autisme ? Les personnes atteintes de troubles envahissants du développement ou troubles autistiques manifestent un déficit des interactions sociales et de la communication. Balancements, rites, peur du changement, attirance pour les objets sont autant de comportements observés chez les enfants autistes. Ils présentent des troubles graves du langage, voire une absence totale de celui-ci, un désintérêt pour la relation aux autres. Cependant, les syndromes sont variés et d’autres déficiences peuvent s’y associer. Déficience intellectuelle (modérée à très importante), déficiences motrices ou sensorielles, épilepsie viennent en effet parfois alourdir le handicap. L’autisme touche quatre garçons pour une fille. Les causes de l’autisme sont encore mal connues. Longtemps l’environnement familial et social fut mis en cause. Aujourd’hui, les vulnérabilités organiques et génétiques plurielles à l’origine de l’autisme sont reconnues. Elles rencontrent parfois un environnement aggravant. Les causes multiples expliquent que les cas soient si différents les uns des autres. L’autisme est une maladie qui ne se guérit pas mais que l’on traite afin de diminuer les symptômes, d’améliorer le langage et la communication avec autrui et d’amenuiser l’angoisse de la relation. Un diagnostic et des rééducations précoces Plus le diagnostic est posé précocement par une équipe compétente, dès l’âge de deux ans, plus grandes sont les chances d’améliorer la capacité de communication et de développer le langage de l’enfant autiste. Les soins sont assurés par une équipe pluridisciplinaire, en hôpital de jour, en centre médico-psychologique, dans un institut médico-éducatif ou à l’école par un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) : psychomotricien, psychologue, éducateur et orthophoniste travaillent ensemble pour développer l’autonomie et les capacités de communication du jeune. 34 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 15 et 20% des enfants avec troubles du spectre autistique (TSA) en âge d'être scolairisé ont accès à l'école La liaison entre le service de soins, les parents et l’école est particulièrement importante pour stimuler le jeune, tenir compte de ses capacités d’évolution et donner du sens et de la cohérence à son accompagnement. Une chose est certaine. Quand l’autisme est déclaré, l’environnement joue un rôle primordial dans les progrès que peut accomplir le jeune autiste. Parcours de scolarisation Il existe plusieurs formes d’autisme, et donc différents parcours de scolarisation. Dans la plupart des cas, les enfants atteints d’autisme sont accueillis en classe pour l’inclusion scolaire (Clis) dans les écoles primaires, puis en unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège. Au lycée, des Ulis existent également, mais ces dispositifs sont encore rares. En outre, les troubles psychomoteurs associés peuvent compromettre la scolarisation dans les Ulis en lycée professionnel, car on y apprend des métiers manuels peu adaptés à ces difficultés. Certaines Pr Poinso, pédopsychiatre au Centre ressources autisme de Marseille « 2 ans, c’est le bon âge pour un diagnostic efficace. Sachant que plus le diagnostic est précoce, plus grandes sont les chances de diminuer les symptômes. Entre 2 et 6 ans, l'enfant est pris en charge en hôpital de jour, en CMP (centre médico-psychologique), dans un IME (institut médico-éducatif) ou en école par un Sessad (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile). Les soins s'effectuent sur une base multidisciplinaire » A destination des AESH, un livret "accompagner des élèves avec des troubles du spectre autistique" est en ligne voir sur : ac-lyon.fr/troubles-envahissants-dudeveloppement-et-autisme,193132,fr.html Voir établissements pages 45, 48 et 49 académies ont créé des classes dédiées « TED », à petits effectifs. Si l’importance des besoins nécessite une prise en charge plus lourde, les instituts médico-éducatifs (IME) peuvent être une solution. Les enfants présentant un syndrome d’Asperger - que l’on appelle également « autisme de haut niveau » - suivent généralement les cours dans des classes ordinaires, aidés d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Une pédagogie concrète et imagée Théâtre, arts plastiques, cuisine, couture, gymnastique, relaxation : autant de moyens d’expression pour les jeunes autistes scolarisés. Ces activités qui font appel à l’imaginaire et au concret, leur permettent de mieux communi- quer, de jeter un pont entre l’univers autistique, parfois hermétique, et celui des adultes et des élèves « normaux ». La médiation, en particulier corporelle, peut contribuer à un réel mieux-être. Canaliser son angoisse, affronter des relations sociales douloureuses, partager ses émotions, sont des défis quotidiens pour ces jeunes. En les aidant à préparer, anticiper, organiser, et gérer leur temps, les éducateurs et les équipes pédagogiques contribuent à leur épanouissement. Des appuis visuels, avec des images et des photos, des consignes concrètes tenant compte de leur compréhension littérale leur permettent de mieux comprendre les attentes de leur entourage et les relations sociales. Patricia, enseignante spécialisée dans une classe dédiée TED à petits effectifs de Marseille « Pour des élèves autistes, le minimum requis, c’est de pouvoir gérer la vie au collège en termes d’angoisse. D’autres élèves viennent à eux dans le cadre d’ateliers et, inversement, ils participent à des cours de classes « normales ». Thomas, par exemple, suit des cours en arts plastiques. Mais nous ne pouvions pas le jeter dans une classe inconnue. L’enseignante est d’abord venue le rencontrer, puis il a visité la salle de classe vide. Avec les personnes autistes, on peut tout faire si on les prépare. Les personnes autistes ont besoin d’appuis visuels, avec des images et des consignes concrètes tenant compte de leur compréhension littérale. » Ainsi, lorsqu’elle aborde « Le Cid» avec sa classe de 4e, elle réalise un tableau avec les prénoms, des flèches pour montrer qui aime qui… Ou comment ne pas angoisser devant l’inconnu. » Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 35 L'accompagnement des jeunes avec troubles psychiques La loi sur le handicap du 11 février 2005 introduit une grande nouveauté, puisqu'elle reconnaît le handicap psychique. Celui-ci est la conséquence de maladies psychiques de causes diverses. Le handicap psychique se différencie du handicap mental, par le fait qu'il n'affecte pas les facultés intellectuelles, celles-ci sont indemnes, mais c'est la possibilité de les utiliser qui est déficiente. Derrière les troubles psychiques se cache une grande variété de situations : troubles psychotiques (comme la schizophrénie), troubles bipolaires, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), troubles graves de la personnalité (comme la personnalité borderline), dépression, crise d'angoisse, troubles des conduites alimentaires... ZOOM LA LOI INTERMINISTÉRIELLE N° 2005-102 DU 11 FÉVRIER 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées définit le handicap ainsi : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » 50 530 élèves affectés de troubles psychiques » « recensés dans les écoles, collèges et lycées publics ou privés. Les difficultés rencontrées Socialisation par l'école L'intensité et la répétition des troubles peuvent perturber l'intégration scolaire et sociale du jeune. Le handicap psychique se caractérise par un comportement instable et imprévisible, accompagné de difficultés d'attention et de concentration. Cela entraîne chez le jeune une impossibilité d'utiliser ces capacités intellectuelles de manière constante. Le handicap psychique entraîne aussi des perturbations des capacités relationnelles, d'autonomie et d'adaptation. C’est l’organisation qui est en cause, comme l’organisation du temps, l’anticipation des conséquences d'un acte, la mémorisation, la possibilité de communiquer de façon participative... Les troubles psychiques ne sont pas visibles, Il est donc difficile de mesurer leur ampleur et leur impact sur le quotidien de la personne. On remarque généralement l’apparition des troubles psychiques à l'adolescence. Et ils sont d’autant plus difficiles à identifier qu'à cette période le jeune est en devenir, en pleine construction de son identité. ■ La socialisation des enfants et des adolescents porteurs de troubles psychiques est favorisée par l'inclusion scolaire (CLIS, ULIS)*, qui progresse grâce à la loi de 2005. En milieu ordinaire elle repose sur les AVS (auxiliaires de vie scolaire) qui jouent un rôle d'accompagnement de premier plan. La scolarisation en milieu ordinaire nécessite fréquemment en corollaire un accompagnement par un service médicosocial ou sanitaire de l’enfant. Selon le ministère de l'éducation nationale, 85% des élèves «déficients psychiques» scolarisés en milieu ordinaire bénéficient d'un intervenant extérieur (médico-social, sanitaire, intervenant libéral). Et un service médico-social accompagne environ 44% des élèves présentant des troubles psychiques. Il est important d’éviter les ruptures de prise en charge. Le soin joue un rôle essentiel pour l'autonomie de la personne, pour stabiliser son état. Quelle que soit la proposition de la CDAPH* pour l'orientation de la personne, la liaison avec le champ sanitaire, sous des 36 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers L’accompagnement Adeline, médecin psychiatre et chef de service dans une unité soins-études à la clinique Grésivaudan près de Grenoble. formes variées reste indispensable. Elle doit être organisée de manière continue afin de ne pas entraîner de rupture de soin. Des dispositifs d'accompagnement visent à construire l'autonomie des personnes reconnues porteuses de troubles psychiques. Ils offrent un accompagnement de la personne dans sa globalité, avec comme objectif de faciliter le projet de vie, à condition de maintenir le parcours de soin, et les conditions d'insertion dans le milieu de vie et de travail ordinaire. ▲ les CMPP (centres médico-psychopédagogiques) ou les hôpitaux de jour peuvent assurer le suivi éducatif et thérapeutique. ▲ le SESSAD (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile) est un service d'accompagnement de soins spécialisés pour favoriser l'intégration scolaire et sociale du jeune. Ces interventions s'organisent autour du PPS (projet personnel de scolarisation) mis en place dans l'établissement scolaire. ■ La scolarisation Une proportion importante d'enfants et d'adolescents avec des troubles psychiques sont scolarisés individuellement en milieu ordinaire. En classe ordinaire ou dans un dispositif collectif d'intégration (CLIS ou ULIS) au sein de l'école, ils peuvent bénéficier d’une adaptation de la scolarisation. En école primaire, les RASED* ont pour mission d'offrir des aides spécialisées aux élèves en difficulté dans les classes ordinaires. Une prise en charge précoce au sein d’un RASED est une première étape vers la reconnaissance d'un handicap psychique. Le PPS organise la scolarité de l'enfant et le cas échéant les actions éducatives, psychologiques, sociales, médicales de complément à la formation scolaire. 98% de ces élèves ont un PPS et dans les 2% restant certains ont un PAI (projet d'accueil individualisé) avec aménagement de la scolarité. D’autres types de scolarisation peuvent être envisagés : ▲ en établissement spécialisé (hospitalier ou médico-social) comme un établissement de la FSEF (Fondation santé des étudiants de France) ou un ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). L'orientation en éducation spéciale n'est retenue que si le jeune présente des troubles rendant très difficiles, malgré l'accompagnement médico-éducatif, la scolarisation en milieu ordinaire. ▲ la scolarisation peut être partagée entre établissement spécialisé et établissement ordinaire. Un travail d'accompagnement à la scolarité est souvent nécessaire. ▲ à domicile avec l'aide du SAPAD (Service d'aide pédagogique pour les enfants malades ou accidentés à domicile) ou du CNED (Centre national d'enseignement à distance). ■ «Avec une population jeune, je fais attention de ne pas porter trop hâtivement le diagnostic d'une pathologie chronique. Pour certains les troubles sont passagers et leur séjour va les aider à se reconstruire et reprendre le cours d'une vie normale. Pour d'autres, la pathologie va s'avérer chronique au bout de plusieurs mois et faire obstacle aux relations sociales : on peut alors parler de handicap. Je peux prescrire un traitement médicamenteux mais avec les adolescents, je donne la priorité aux échanges par la parole. En général, je les reçois en entretien une fois par semaine. Comme ils sont jeunes, il faut prendre garde de ne pas se laisser entraîner dans un rôle trop maternant. L'objectif est qu'ils retrouvent un équilibre et deviennent autonomes.» Voir établissements pages 51 et 52 FSEF La Fondation santé des étudiants de France Elle gère 12 établissements soinsétudes. Dans ces établissements les services médicaux et pédagogiques participent à une «alliance thérapeutique», la poursuite des études fait partie intégrante du projet thérapeutique. Dans les locaux de chaque clinique est installée une annexe pédagogique d'un lycée public. Ces établissements accueillent des collégiens, des lycéens et des étudiants. L'enseignement est dispensé par des enseignants de l'éducation nationale. Une préparation aux examens est assurée (DNB, Bac/Bac pro, CAP et diplômes de l'enseignement supérieur). Voir le site : www.fsef.net Lexique CLIS, classe pour l'inclusion scolaire ULIS, unité localisée pour l'inclusion scolaire CDAPH, commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées RASED, réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficultés Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 37 ZOOM sur les procédures dans le secondaire La procédure d’affectation dans l’académie d’Aix-Marseille dans le secondaire pour les élèves en situation de handicap 2,13 % A l’issue de la classe de 3e, l’affectation des élèves vers les établissements publics de l’éducation nationale et de l’agriculture se fait via la procédure Affelnet. Une priorité est accordée aux élèves porteurs de handicap. A titre d’exemple, un élève dont la décision d’orientation est une seconde pro ou une première année de CAP, pourra bénéficier d’une affectation prioritaire sur une spécialité (formation compatible avec son handicap) ou sur un établissement (nécessité de proximité en lien avec des soins). Il en est de même pour les orientations vers la seconde générale et technologique (bonus pour dérogation de secteur). Nouveauté cette année, un processus d’orientation active accompagné est mise en oeuvre pour assurer un accompagnement personnalisé des élèves sortant d’ULIS de collège et souhaitant poursuivre une formation professionnelle en lycée pro. L’objectif de ce dispositif est de conduire ces élèves vers la solution la mieux adaptée à leurs motivations et leurs compétences. Ce dossier d’orientation active doit permettre de compléter le PPO du PPS de l’élève. Ce dossier est un outil facilitateur pour la construction du parcours de découverte professionnelle de l’élève. L’élève d’ULIS pourra alors faire un ou plusieurs stages en entreprise, afin de découvrir le monde professionnel et particulièrement un domaine qui serait en rapport avec la formation professionnelle envisagée. Il pourra également faire au moins un stage d’une journée dans un lycée professionnel ou dans un CFA (centre de formation d’apprentissage). En parallèle de ce processus d’orientation active accompagné, le médecin scolaire de l’établissement constitue un dossier médical avec l’accord de la famille. La constitution de ce dossier est adressée par le médecin scolaire à la commission départementale des cas médicaux, dans le respect du calendrier départemental des procédures d’orientation. Un accompagnement personnalisé est proposé aux élèves porteurs de handicap en terminale. Ce dispositif vise à renforcer et promouvoir les parcours de ces élèves en facilitant leur poursuite d’études par la prise en charge de leurs besoins particuliers (BA n°607 du 23/09/2013). 38 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers des élèves ont un PPS recensés en 2013/2014, dans les écoles, collèges et lycées publics ou privés. Si le choix d’orientation, d’un élève en classe de terminale, porte sur une formation technologique (BTS, DUT…), la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est à demander assez tôt à la MDPH, dès l’année de terminale, afin de faciliter l’accès au stage en entreprise. VOIR BA SPÉCIAL N°286 DU 10 MARS 2014 cf. page 58 «Dossier d’orientation active accompagnée et d’affectation (3e SEGPA, 3e DRA, 3e PPPRS, ULIS, MODAC (allophones))» CIRCULAIRES ACADÉMIQUES u du 19 décembre 2013 «Extension de l’expérimentation d’orientation active en faveur des élèves en difficulté au collège» u du 13 février 2014 «l’orientation et l’affectation dans le second degré» u du 3 septembre 2013 (BA n°607 du 23/09/2013) «aide à l’orientation des élèves en situation de handicap dans le second degré public» Aménagements de la scolarité z Des élèves handicapés qui nous obligent à réfléchir pour tous les autres élèves La question de l’accueil des enfants en situation de handicap est un peu un sujet d’avant-garde, qui permet de se poser les questions et de chercher les solutions au bénéfice de l’ensemble des élèves. La présence d’ULIS dans les établissements change en effet la perception d’un certain nombre d’enseignants sur l’approche pédagogique de l’ensemble des élèves. Des matériels pédagogiques adaptés Des aménagements pédagogiques Les enseignements peuvent-être adaptés en fonction des capacités de l’élève : répartition entre travail écrit et oral, temps dispensé pour les apprentissages, cours photocopiés et/ou disponibles sur ordinateur, utilisation d’un ordinateur en classe, oralisation des consignes, évaluation formative… Nouveauté à la rentrée 2014 La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013, évoque la possibilité de mettre en place un «Plan d’Accompagnement Personnalisé» (PAP) pour répondre rapidement, dès leur repérage, aux difficultés des enfants. La circulaire préparatoire de rentrée 2014 précise que « les élèves présentant des troubles des apprentissages pourront bénéficier d’un plan d’accompagnement personnalisé (PAP). Un document type est fourni aux équipes afin de les accompagner dans la prise en compte des besoins des élèves ». Pour en savoir plus il faudra attendre les textes d’application, prévus pour la rentrée 2014. Le PAP se présente comme un projet pour des enfants qui n’ont besoin que d’aménagements pédagogiques. C’est un document interne à l’école, sous la responsabilité du chef d’établissement, qui ne passe pas par la MDPH et n’est pas suivi par l’enseignant référent. Les équipes éducatives doivent rester vigilantes, afin d’éviter que les enfants dont les troubles sont de l’ordre du handicap soient traités comme de simples élèves en difficulté sans tenir compte de la spécificité d’un handicap. L’informatique et les logiciels offrent de nombreuses possibilités pour faciliter les apprentissages : synthèse vocale, substitut à la souris adaptée ou tout simplement le clavier. Possibilité d’utiliser aussi des matériels spécifiques, comme par exemple un matériel d’écriture en braille (machine à écrire en braille, ordinateur, tablette). Aménagement des examens et concours Cela concerne tout type d’épreuve, qu’elle soit ponctuelle, écrite, orale, pratique, dans le cadre du contrôle continu, contrôle en cours de formation ou qu’il s’agisse d’entretien. Le temps de composition peut-être augmenté d’un tiers, voire plus suivant la situation du candidat. La nature de l’épreuve peut-être éventuellement adaptée. Dans certains cas le candidat peut être dispensé d’une épreuve ou d’une partie d’épreuve, si le règlement le permet également. Il y a aussi la possibilité de reporter les épreuves à la session de remplacement ou étalé sur plusieurs sessions annuelles consécutives. Les notes obtenues peuvent être conservées pendant 5 ans (épreuves par épreuves ou unité par unité). Quel que soit le handicap, la présentation des sujets peut être adaptée pour faciliter la lecture. Pour les candidats déficients visuels, les textes des sujets sont écrits en braille ou en gros pour toutes les épreuves. Pour la première fois, des candidats ont passé les oraux du bac par webcam. Ils sont malades, handicapés ou prisonniers... Une centaine d'élèves est concernée. L'arrêté du 10 mars 2014 fixe les conditions et modalités de recours à des moyens de communication audiovisuelle pour la tenue à distance d'épreuves. Il concerne les séries général, professionnel et technologique. Les épreuves orales du «bac de français» peuvent être également concernées. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 39 Études supérieures et handicap La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées réaffirme la possibilité de prévoir des aménagements afin que les étudiants handicapés puissent poursuivre leurs études, passer des concours, etc… Les établissements d’enseignement supérieur doivent mettre en œuvre « les aménagements nécessaires » à la situation des étudiants handicapés « dans l’organisation, le déroulement et l’accompagnement de leurs études ». Toutes les aides pédagogiques sont du ressort de l’établissement d’enseignement supérieur ainsi que l’accessibilité des bâtiments. Les aides humaines pour la vie quotidienne, relèvent, elles, de la MDPH. Structure d’accueil à l’université La nouvelle charte université/handicap, signée le 4 mai 2012, fait suite à celle de 2007. Cette nouvelle charte affirme la «consolidation des dispositifs d’accueil des étudiants handicapés et le développement des processus d’accompagnement des étudiants handicapés, de la licence jusqu’au doctorat et vers l’insertion professionnelle». Toutes les universités disposent désormais d’une structure d’accueil et d’accompagnement des étudiants handicapés. Ce service d’accueil travaille conjointement avec un chargé de mission handicap dans chaque université et des référents handicap dans les UFR. La charte université/handicap définit la structure d’accueil comme «un lieu bien identifié, avec une permanence horaire affichée, animé par un personnel compétent et formé». La structure participe à l’analyse des besoins de l’étudiant handicapé. Elle est le lieu privilégié d’expression de ces besoins mais n’en est pas le lieu exclusif. Elle peut être animée, voire dirigée par un responsable de l’accueil des étudiants handicapés nommé directement par le président. près de 11.000 étudiants handicapés accueillis à l’université en 2012 source : charte université/handicap 2012 selon certaines conditions. Si vous avez un handicap reconnu par la CDAPH, vous avez droit à 3 ans de plus, soit 10 ans. La demande de bourse se fait sur le même dossier social étudiant que pour la demande de logement sur le site www. crous-aix-marseille.fr du 15 janvier au 30 avril. r via la MDPH Prestation de compensation du handicap (PCH) pour les élèves reconnus par la MDPH. La PCH vise à indemniser l’ensemble des surcoûts liés au handicap. Elle couvre les besoins dans 6 domaines : aides humaines, aides techniques, aménagement d’un véhicule, du logement et surcoût lié au transport, aide animalière, charges spécifiques et exceptionnelle. Logement Les cités et les résidences universitaires disposent de logements adaptés pour accueillir les étudiants handicapés. Le CROUS d’Aix-Marseille dispose de 97 logements spécialement aménagés. (cf. site www.crous-aix-marseille.fr) Transports Vie quotidienne Le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) et la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) sont les principaux interlocuteurs concernant la vie quotidienne des étudiants handicapés : aides financières, logement, restauration et transports. Si l’étudiant en situation de handicap ne peut utiliser les transports en commun, les frais de transports du domicile au lieu d’études, peuvent être pris en charge. Pour en bénéficier, le handicap doit être reconnu par la CDAPH. Les frais seront pris en charge par le conseil général du lieu de résidence de la famille. Aides complémentaires Aides financières r via l’université Bourse d’enseignement supérieur La bourse est attribuée en fonction de critères sociaux (revenus des parents). Un étudiant a droit à cette bourse pendant 7 ans durant la totalité de ses études supérieures 40 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Pour effectuer un stage obligatoire en entreprise pendant les études supérieures, il est possible de bénéficier d’aides ponctuelles de l’AGEFIPH pour les trajets, l’aménagement d’un véhicule en vue d’en acquérir un, le surcoût du permis de conduire… Apprentissage aménagé L’apprentissage permet aux jeunes à partir de 16 ans d’acquérir une formation professionnelle qualifiante, validée par un diplôme. On peut, par l’apprentissage, préparer un certificat d’aptitude professionnel (CAP), un brevet professionnel (BP), un baccalauréat professionnel, un brevet de technicien supérieur (BTS), ou un diplôme universitaire ou d’ingénieur. La spécificité de l’apprentissage associe une formation en entreprise à des enseignements en CFA (Centre de Formation d’Apprentis) ou en lycée professionnel. La formation peut se dérouler dans tous CFA ou section d’apprentissage de lycée professionnel. Elle peut aussi se faire dans un CFA-FA (Centre de Formation d’ApprentisFormation Adaptée) adapté aux personnes handicapées. Pour entrer en CFA ou en UFA (Unité de Formation par l’Apprentissage) de lycée professionnel, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est nécessaire. Elle doit être demandée auprès de la MDPH qui désignera ensuite un référent pour l’insertion professionnelle. Le jeune et sa famille présentent à la MDPH son projet d’apprentissage, ses besoins en soutien et en accompagnement. La CDAPH statue sur leur demande. Son contrat d’apprentissage sera alors aménagé tant dans sa durée que dans son déroulement. La limite d’âge d’entrée en apprentissage, jusqu’alors fixée à 30 ans, est supprimée. INFO + Pour aller en CFA - FA, il faut : être autonome dans la vie quotidienne avoir un projet professionnel, être embauché par un employeur en contrat d’apprentissage, avoir une reconnaissance de travailleur handicapé par la MDPH. Cette disposition vise à améliorer l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. Dans le but de favoriser l’accessibilité des personnes handicapées aux formations professionnelles qualifiantes, la région PACA et l’Association de Gestion du Fond pour l’Insertion des Personnes Handicapées (AGEFIPH) PACA Corse, ont signé une convention cadre quadriennale (20132016). Dans le cadre de cette volonté politique, qui vise à développer l’accès des jeunes handicapés au CFA, est mis en place un référent handicap dans chaque CFA ordinaire de la région. Ce réseau des référents handicap créé dans les CFA ordinaires de la région vient renforcer l’action du CFARFA (centre de formation d’Apprentis Régional - Formations Adaptées). Le CFA régional des formations adaptées et ses antennes proposent un réseau régional de formations adaptées. Le service de l’apprentissage de la région PACA a confié à ce CFA spécialisé un agrément régional qui lui permet de proposer une formation qualifiante à des métiers divers (CAP). Cet établissement assure la gestion administrative, financière et pédagogique d’un réseau de plusieurs antennes sur la région PACA, composé essentiellement d’établissements médicosociaux. Ces antennes se développent dans la région, elles offrent la possibilité de préparer un CAP par l’alternance et chacune d’entre elles est adossée à un établissement médico-social. Pour plus d’infos contactez le CFAR - FA « A Ter’à cheval » 4 bis Avenue De Lattre de Tassigny 13090 Aix-en-Provence Tél. 04 42 50 35 47 - mèl : [email protected] Diplômes ❑ CAP Soigneurs d’Equidés (formation complète sur site) ❑ Autres CAP (pour des métiers divers en fonction du choix de l’apprenti et du travail en réseau entre les organismes de formation CFAR-FA et CFA/LP/IME). Les antennes du CFAR - FA qui proposent la préparation à un CAP Château Arnoux 04160 IME La Durance BP 42 Tél. 04 92 64 10 50 Aix-en-Provence 13092 IME Les Parons Route d’Eguilles Tél. 04 42 20 09 81 Marseille 13010 IME Les Marronniers 31 Bd Saint Loup Tél. 04 91 18 14 94 Savines-Le-Lac 05160 IME/ITEP Jean Cluzel Tél. 04 92 44 20 38 Aix-en-Provence 13090 SESSAD « A ter’ à cheval » (au lycée privé Célony) 4 bis av. de Lattre de Tassigny Tél. 04 42 50 65 61 Carpentras 84207 IME L’Olivier 106 chemin de BornereauMonteux - CS 20071 Tél. 04 90 31 04 08 Marseille 13011 CEPDA (centre d’enseignement professionnel pour déficients auditifs) La Remusade Rue de Ruissatel Tél. 04 91 36 42 00 L’Isle sur Sorgue 84803 IME Saint Antoine 923 route de maison d’enfants - BP 108 Tél. 04 90 21 27 70 Briançon 05100 IME Le Jouclaret 4 avenue Georges Pompidou Tél. 04 92 21 28 56 Gap 05006 cedex IME Le Bois Saint Jean 72 route des Eyssagnières BP 332 Tél. 04 04 92 51 70 28 La Ciotat 13600 SESSAD La Pépinière Chemin de la Pépinière Tél. 04 42 83 50 22 La Roque d’Antheron 13640 IME-SIPFP Le Colombier Avenue du Président Kennedy Tél. 04 42 50 40 58 Marseille 13016 Association Accueil de jour Handestau (pour déficients intellectuels) 29 bd Albin Bandini Tél. 04 91 09 84 19 Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 41 La scolarisation en milieu ordinaire Scolarisation individualisée en milieu ordinaire Elle a lieu en classe ordinaire, à temps plein ou partiel. Elle passe par une adaptation des conditions d’accueil dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (PPS) et permet de prendre en charge les besoins éducatifs particuliers de chaque élève handicapé (auxiliaire de vie scolaire, service d’éducation spéciale et de soin à domicile SESSAD, matériel adapté...). La circulaire de rentrée 2014 annonce «l’évolution des dispositifs collectifs (CLIS-ULIS) destinés aux élèves en situation de handicap, afin de mettre en cohérence leur fonctionnement dans le premier et le second degrés, de renforcer leur caractère inclusif pour mieux correspondre aux besoins des élèves. Cette évolution s’accompagnera d’une réforme de la formation spécialisée des enseignants… L’établissement de référence La loi sur le handicap reconnaît le droit à tout élève handicapé d’être inscrit dans l’école la plus proche de son domicile, l’établissement de son secteur. L’Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire (ULIS) C’est un dispositif collectif de scolarisation créé dans les collèges. EIle regroupe une dizaine d’élèves de 12 à 16 ans, présentant des déficiences sensorielles, motrices ou des troubles des fonctions cognitives ou mentales. L’accueil dans une ULIS se fait sur la base d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS) qui identifie les besoins de l’élève. Il définit des objectifs adaptés et prévoit la mise en oeuvre des aides spécifiques nécessaires au bon déroulement de la scolarité. Au collège, à l’instar des autres élèves, ils possèdent un Livret Personnalisé de Compétences (LPC), qui comportent les compétences du socle commun de connaissances et de compétences, validées tout au long de leurs parcours. Dés la 5e, ces élèves bénéficient d’activités ajustées à leurs besoins spécifiques dans le cadre du PDMF (Parcours de Découverte des Métiers et des Formations) et des entretiens personnalisés d’orientation en classe de 3e. Si le PPS prévoit l’accès à une formation professionnelle qualifiante après le collège, la découverte d’activités professionnelles peut se faire dans le cadre de stages en entreprise, en lycée professionnel, en CFA (Formation Adaptée), en SEGPA ou dans tout établissement médico-social possèdant des plateaux techniques (IME…). Les ULIS de Lycée professionnel sont des classes à effectifs réduits (12 élèves maximum). Elles réunissent les élèves par type de handicap. La formation théorique est dispensée par un enseignant spécialisé et les cours d’enseignement professionnel sont l’occasion de regroupement avec les élèves valides. Lorsque les LP ne disposent pas dans leurs établissements des ateliers nécessaires, l’enseignement pratique peut se faire dans les ateliers d’établissements spécialisés. 42 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Pour les élèves d’ULIS en lycée général et technologique dont le PPS prévoit la préparation d’un diplôme de l’enseignement supérieur, l’équipe pédagogique accompagne le projet de poursuite d’études et prépare les élèves aux conditions particulières de travail qu’ils rencontreront à l’université ou en écoles supérieures. L’enseignant référent doit prendre contact le moment venu avec le correspondant « handicap » de l’enseignement supérieur afin d’assurer la transition. Pour assurer l’ensemble du parcours de formation des élèves handicapés, l’académie développe des ULIS en lycée professionnel et en lycée général et technologique. La prise en charge en termes de soins et de rééducation est obligatoire : le plus souvent en Service d’Education Spécialisé et de Soin À Domicile (SESSAD) ou en CMP, CMPP, hôpital de jour ou en libéral. Le dispositif concerne les élèves souffrant de - Troubles des fonctions cognitives ou mentales (dont les troubles spécifiques du langage écrit et de la parole) - Troubles envahissants du développement (dont l’autisme) - Troubles des fonctions motrices (dont les troubles dyspraxiques) - Troubles de la fonction auditive - Troubles de la fonction visuelle - Troubles multiples associés (plurihandicap ou maladie invalidante) Circulaire n°2010-088 du 18/06/2010-BO n°28 du 15 juillet 2010 Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) en collège et en lycée ULIS Troubles des fonctions cognitives ou mentales (déficiences intellectuelles et/ou dyslexie) 04 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Château-Arnoux Collège C. Reymond tél. 04 92 64 04 41 Digne-Les-Bains Collège Gassendi tél. 04 92 32 19 05 Lycée professionnel Alphonse Beau-de-Rochas ULIS Lycée tél. 04 92 31 06 08 Manosque Collège Le Mont d’Or tél. 04 92 72 03 71 Lycée professionnel Martin Bret ULIS Lycée tél. 04.90.70.78.40 Sainte Tulle Collège P. Girardot tél. 04 92 79 42 10 Sisteron Collège Paul Arène (dyslexie) tél. 04 92 61 47 10 Volx Collège de Volx (dyslexie) tél. 04 92 77 18 13 05 - HAUTES-ALPES Briançon Collège Les Garcins tél. 04 92 21 29 26 Embrun Collège Les Ecrins tél. 04 92 43 11 00 Collège Nathalie Sarraute Gap Collège Fontreyne tél. 04 92 51 29 64 Collège Lou Garlaban tél. 04 42 36 95 00 Gap Collège Achille Mauzan tél. 04 92 53 58 57 (ex - Joliot Curie) tél. 04 42 83 81 50 Auriol Collège Ubelka tél. 04 42 70 89 20 Marseille 02 Collège Jean Claude Izzo tél. 04 91 01 55 10 Marseille 03 Lycée Victor Hugo ULIS Lycée (dyslexie) tél. 04 91 11 05 15 Arles Collège Vincent Van Gogh tél. 04 90 93 55 55 Marseille 06 Lycée professionnel Don Bosco ULIS Lycée tél. 04 91 14 00 00 Collège Frédéric Mistral tél. 04 90 93 42 19 Collège Pierre Puget tél. 04 91 37 17 47 Collège Anatole France tél. 04 91 33 12 31 Collège Rocher du Dragon tél. 04 42 21 16 86 Lycée professionnel Perdiguier ULIS Lycée tél. 04 90 96 80 50 Châteaurenard Collège Roquecoquille tél. 04 90 94 07 59 Collège André Campra (dyslexie) tél. 04 42 21 72 21 Gardanne Collège Gabriel Péri tél. 04 42 12 63 70 Collège privé Saint-Joseph 2 ULIS (déficiences intellectuelles ou dyslexie) tél. 04 42 23 02 19 Gignac-la-Nerthe Collège Le Petit Prince tél. 04 42 30 50 88 Lycée professionnel Sévigné ULIS Lycée tél. 04 92 56 56 10 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence Collège Château-Double tél. 04 42 52 52 20 Lycée professionnel Emile Zola ULIS Lycée tél. 04 42 93 87 00 Lycée professionnel privé Célony ULIS Lycée tél. 04 42 50 65 61 Lycée technologique privé Sainte Marie ULIS Lycée (dyslexie) tél. 04 Aubagne Collège Lakanal (dyslexie) tél. 04 42 70 08 53 Istres Collège Elie Coutarel tél. 04 42 56 10 18 Lycée professionnel Latécoère ULIS Lycée tél. 04 42 41 19 50 La Ciotat Collège Les Matagots tél. 04 42 98 10 40 Marignane Collège Emilie de Mirabeau tél. 04 42 77 74 40 Marseille 07 Lycée professionnel Colbert ULIS Lycée tél. 04 91 31 04 52 Lycée technologique du Rempart ULIS Lycée (dyslexie) tél. 04 91 14 32 80 Marseille 08 Collège Marseilleveyre tél. 04 91 17 67 22 Collège privé Cluny tél. 04 91 13 77 00 Marseille 09 Collège Coin Joli Sévigné tél. 04 91 17 41 21 Marseille 10 Collège Pont de Vivaux (dyslexie) tél. 04 91 29 90 60 Collège Louise Michel tél. 04 91 79 54 09 Collège privé Sainte-Marie (dyslexie) tél. 04 42 88 89 90 Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 43 Les ULIS Marseille 11 Lycée professionnel Camille Julian ULIS Lycée tél. 04 91 88 83 00 Marseille 12 Collège Les Caillols tél. 04 91 87 51 51 Marseille 13 Collège privé Sévigné tél. 04 91 12 22 80 Collège Jean Giono tél. 04 91 12 22 80 Lycée professionnel privé Charlotte Grawitz ULIS Lycée tél. 04 91 66 63 86 Marseille 14 Collège Henri Wallon tél. 04 91 21 50 29 Collège Pythéas tél. 04 91 98 19 04 Collège Jean Moulin tél. 04 91 09 02 02 Lycée professionnel La Viste ULIS Lycée tél. 04 91 65 90 40 Marseille 15 Collège Arthur Rimbaud tél. 04 91 09 54 44 Collège Rosa Parc tél. 04 91 11 41 80 Marseille 16 Collège Henri Barnier (dyslexie) tél. 04 91 09 27 01 Collège L’Estaque tél. 04 95 06 93 20 Lycée professionnel privé Saint-André Les-Routiers 2 ULIS Lycée (déficiences intellectuelles ou dyslexie) tél. 04 91 46 05 40 Martigues Collège Gérard Philipe tél. 04 42 07 35 97 Lycée professionnel privé Brise Lames ULIS Lycée tél. 04 42 49 00 49 suite Miramas Collège Albert Camus tél. 04 90 58 11 32 Lycée René Char ULIS Lycée tél. 04 90 88 04 04 Pelissanne Collège Roger Carcassone (dyslexie) tél. 04 90 55 05 20 Lycée professionnel privé Vincent-de-Paul, ULIS Lycée (dyslexie) tél. 04 90 27 23 90 Rognes Collège Les Guarrigues tél. 04 42 50 16 32 Bédarrides Collège Saint-Exupéry tél. 04 90 33 09 71 Rousset Collège de Rousset tél. 04 42 29 00 40 Bollène Collège Henri Boudon tél. 04 90 30 56 48 Saint-Andiol Collège Françoise Dolto tél. 04 32 61 04 00 Cadenet Collège Le Luberon tél. 04 90 68 02 86 Saint Martin-de-Crau Collège Charles Rieu tél. 04 90 47 02 22 Carpentras Collège François Raspail tél. 04 90 63 04 41 Salon de Provence Collège Joseph d’Arbaud tél. 04 90 53 16 43 Collège Privé La Présentation (dyslexie) tél. 04 90 56 08 16 Septèmes-les-Vallons Collège Marc Ferrandi tél. 04 96 15 50 50 Vitrolles Collège Simone de Beauvoir (dyslexie) tél. 04 42 15 92 00 84 - VAUCLUSE Apt Collège Charles de Gaulle tél. 04 90 74 11 19 Lycée régional d’Apt ULIS Lycée tél. 04 90 74 11 19 Collège Henri Fabre tél. 04 90 63 05 83 Lycée Victor Hugo ULIS Lycée tél. 04 90 63 12 32 Cavaillon Collège Clovis Hugues tél. 04 90 06 61 00 La Tour d’Aigues Collège Albert Camus tél. 04 90 07 22 00 L’Isle-sur-la-Sorgue Collège Jean Bouin tél. 04 90 38 02 55 Le Pontet Collège Jules Verne tél. 04 90 31 50 00 Montfavet Collège Tavan tél. 04 90 31 37 18 Orange Collège Arausio tél. 04 90 34 52 52 Collège Barbara Hendricks tél. 04 90 11 18 00 Collège Jean Giono tél. 04 90 51 28 00 Pernes-Les-Fontaines Collège Charles Doche tél. 04 90 66 59 46 Pertuis Collège Marie Mauron tél. 04 90 09 63 24 Sorgues Collège Diderot tél. 04 90 39 22 16 Thor (Le) Collège du pays des Sorgues tél. 04 90 33 86 46 Objectif de performance (Projet d’académie 2009-2014) Proportion d’élèves handicapés parmi les élèves du second degré : - en 2009 : 1,5 - cible 2014 : 1,9 Avignon Collège Gérard Philipe tél. 04 90 81 00 65 Collège Joseph Vernet tél. 04 32 74 35 80 Collège Champfleury tél. 04 90 16 47 60 44 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers ULIS accueillant des jeunes souffrant de troubles envahissants du développement à Marseille ULIS ULIS ULIS ULIS Troubles envahissants du développement Troubles des fonctions motrices Troubles de la fonction auditive Troubles de la fonction visuelle (dont l’autisme) (dont les troubles dyspraxiques) 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Marseille 04 Collège privé Chevreul-Blancarde tél. 04 91 49 10 73 Marseille 07 Collège Gaston Defferre tél. 04 91 52 33 14 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE 05 - HAUTES-ALPES La Fare-les-Oliviers Collège Louis Le Prince Ringuet tél. 04 90 42 67 12 Briançon Collège Vauban tél. 04 92 20 20 12 Marseille 05 Ecole primaire privée spécialisée AIA (association pour l’autonomisation et l’intégration des autistes) tél. 04 91 94 58 49 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Marseille 09 Collège Grande Bastide tél. 04 91 74 06 26 Marseille 15 Collège Vallon-des-Pins tél. 04 91 65 46 44 Marseille 09 Collège Sylvain Menu tél. 04 91 75 42 45 Marseille 10 Lycée La Fourragère (transfert du lycée Thiers) ULIS Lycée tél. 04 91 18 02 50 (Troubles multiples associés) Marseille 12 Collège Darius Milhaud tél. 04 91 49 00 93 84 - VAUCLUSE Bédarrides Collège Saint Exupery tél. 04 90 33 09 71 Marseille 06 Lycée professionnel Don Bosco ULIS Lycée enseignement bilingue tél. 04 91 14 00 00 Marseille 10 Lycée professionnel Brochier ULIS Lycée tél. 04 91 17 88 30 84 - VAUCLUSE Avignon Lycée professionnel privé Vincent de Paul ULIS Lycée tél. 04 90 27 23 90 PASS Pôle d’accompagnement à la scolarisation des élèves sourds 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aubagne Collège Lou Garlaban tél. 04 42 36 95 00 84 - VAUCLUSE Carpentras Collège Alphonse Daudet tél. 04 90 60 49 00 Total accès est une application mobile ONISEP destinée à tous les «mobinautes» et plus spécifiquement aux personnes aveugles et malentendantes. Total accès permet de trouver des informations sur les formations ante et post-bac, les métiers, les établissements ainsi que des témoignages vidéo. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 45 La scolarisation en établissement spécialisé Les unités d’enseignement des établissements médico-sociaux mettent en oeuvre tout dispositif d’enseignement visant à la réalisation du PPS de l’élève handicapé. Cette possibilité permet des passerelles plus souples entre les différentes modalités de scolarisation de l’élève handicapé et donc plus de fluidité aux parcours scolaires. Le jeune peut suivre une scolarité partagée entre un établissement médico-éducatif et un établissement scolaire. La coopération entre les établissements scolaires et les établissements et services du secteur médico-social est organisée par des conventions passées entre ces établissements et services. La concertation entre les enseignants des établissements scolaires et les enseignants des unités d’enseignement permet de définir les démarches et méthodes pédagogiques adaptées aux besoins de l’élève. La circulaire de rentrée 2014 annonce que «les unités d’enseignement des établissements spécialisés seront progressivement installées dans les écoles et les collèges à chaque fois que cela bénéficie aux élèves, afin de faciliter l’inclusion scolaire des élèves concernés. C’est ainsi que, dans chaque académie, une unité d’enseignement pour les élèves autistes est créée en maternelle». Dans ces établissements, l’enseignement scolaire s’effectue généralement grâce à l’intervention d’enseignants spécialisés. Des actions pédagogiques, éducatives et thérapeutiques particulières peuvent être adoptées en fonction des besoins des enfants et adolescents. L’orientation vers un établissement médico-social (IME, IEM, IES, EEAP et ITEP) est une autre manière de suivre des enseignements professionnels mais ceux-ci ne sont pas toujours sanctionnés par un diplôme. Institut médico-éducatif (IME) et Section Institut thérapeutique, éducatif et d’initiation de première formation profes- pédagogique (ITEP) Il accueille des «enfants ou des adolescents qui présentent sionnelle (SIPFP - ex IMPRO) Ceux sont des établissements spécialisés avec une tutelle santé (hors éducation nationale) - prix de journée sécurité sociale. Ils accueillent des enfants et des adolescents déficients intellectuels quelque soit l’intensité des troubles. des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment l’intensité des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages», mais qui conservent cependant «des potentialités intellectuelles et cognitives préservées» (décret n° 2005-11 du 6 janvier 2005). Instituts d’éducation motrice (IEM) L’enseignement à l’hôpital Il accueille des enfants et adolescents présentant une déficience motrice importante entraînant une restriction majeure de leur autonomie. Des professeurs détachés par le ministère de l’Education nationale assurent la scolarisation des enfants hospitalisés. Institut d’éducation sensorielle (IES) L’enseignement à distance Il accueille des enfants et adolescents déficients auditifs ou visuels. Le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) propose une formation scolaire et professionnelle à tous les élèves qui ne peuvent fréquenter un établissement scolaire. Etablissement d’éducation pour enfants ou adolescents polyhandicapés (EEAP) Il accueille des enfants ou des adolescents présentant un handicap grave à l’expression multiple associant déficience motrice et déficience mentale sévère ou profonde et entraînant une restriction extrême de l’autonomie et des possibilités de perception, d’expression et de relation. 46 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Les différentes catégories de handicap Voir la base de données Handicap sur : Troubles des fonctions motrices onisep.fr pour connaître les handicaps associés admis dans les différentes structures. Ils sont une limitation plus ou moins grave de la faculté de se mouvoir, ils peuvent être d’origine cérébrale, spinale, ostéo-articulaire ou musculaire. Ils comprennent entre autres les amputations, la quadraplégie, la paraplégie, l’hémiplégie, et les infirmités motrices cérébrales sans déficience intellectuelle. Structures d’accueil (handicap principal : moteur) - Dispositifs collectifs de scolarisation : ULIS voir page 30 - Autres structures : services médico-sociaux (1), établissements du secteur médicosocial... 04 - ALPES-DE-HAUTEPROVENCE L’Escale 04160 Service d’Education et de Soins Spécialisés À Domicile SESSAD La Durance - Route Napoléon tél. 04 92 64 55 05 05 - HAUTES-ALPES Gap 05000 APF Pôle enfance Les hirondelles - entrée C rue des Marronniers tél. 04 92 52 49 21 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence 13090 SESAME 1 Rue Faveloun tél. 04 42 20 89 28 Marseille 13004 SESSAD Germaine Bohler (Saint Thys) 2 boulevard Dauzac tél. 04 91 86 44 10 Marseille 13009 SESSAD Les Calanques 300 boulevard SainteMarguerite tél. 04 91 17 02 60 Marseille 13010 IEM Saint Thys 24 traverse des Pionniers tél. 04 91 44 53 19 internat (de 3 à 13 ans) IEM Villa Saint Thys 43 rue Pierre Doize tél. 04 91 44 53 19 (de 14 à 18 ans) 84 - VAUCLUSE L’Isle-sur-la-Sorgue 84804 IME Départemental 923 route maison d’enfant tél. 04 90 21 27 70 Orange 84100 SESSAD Les trournesols 28 rue de Belgique tél. 04 90 40 42 36 Le Thor 84250 SESSAD - IME Alain Pujol 2954 route des Taillades tél. 04 90 22 41 24 Voir aussi page 33 les Établissements pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés (EEAP). préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Troubles de la fonction auditive Ils concernent l’oreille, ses structures annexes et leurs fonctions. Les déficiences auditives sont relatives à la fonction de l’ouïe. Le terme «sourd» ne doit être attribué qu’aux individus dont la déficience auditive est d’une sévérité telle qu’elle ne peut se prêter à aucun appareillage. Structures d’accueil : - Dispositifs collectifs de scolarisation : ULIS voir page 45 - Autres structures : services médico-sociaux (1), établissements du secteur médico-social... 04 - ALPES-DE-HAUTEPROVENCE Digne-les-Bains 04000 Service de Soutien à l’éducation familiale et à l’intégration scolaire SSEFIS - Les Ecrins 4 chemin du Belvédère Immeuble Le Petit Paris tél. 06 64 53 43 40 Manosque 04100 SAFEP - SSEFIS Les Ecrins 5 Bd Elémir bourges tél. 06 64 53 43 40 05 - HAUTES-ALPES Gap 05000 SSEFIS Les Ecrins Micropolis Bât Aurora B.108 Belle Aureille tél. 06 64 53 43 40 Embrun 05200 Centre Hospitalier d’Embrun rue Pierre et Marie Curie tél. 06 64 53 43 40 13 - BOUCHES-DU-RHÔNE Aix-en-Provence 13854 cedex 03 SSEFIS Les Alpilles 375 rue Mayor de Montricher tél. 04 86 13 21 00 Marseille 13011 Centre d’enseignement professionnel pour déficients auditifs CEPDA et SSEFFIS La Rémusade Rue de Ruissatel tél. 04 91 36 42 00 (de 13 à 21 ans) 84 - VAUCLUSE préparation possible d’un diplôme professionnel par l’apprentissage Sorgues 84700 SSEFIS 178 avenue Louis Lépine tél. 04 90 02 16 86 Institut d’éducation sensorielle pour enfants déficients visuels et ou auditifs IES et SESSAD Les Hirondelles 73 traverse des Fabres tél. 04 91 18 82 70 (de 3 à 21 ans) préparation possible d’un diplôme professionnel par l’apprentissage Avignon 84011 cedex 1 SSEFIS 17 rue Sainte Catherine BP 289 tél. 04 90 02 16 86 (1) les services médico-sociaux possèdent parfois des antennes, se renseigner auprès des services gestionnaires cités. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 47 Troubles de la fonction visuelle Ils regroupent les cécités et les déficiences de l’acuité visuelle ainsi que les troubles de la vision (champ visuel, couleur, poursuite oculaire). Structures d’accueil : - Dispositifs collectifs de scolarisation : ULIS voir page 45 - Autres structures : services médico-sociaux (1), établissements du secteur médicosocial... 04 - ALPES-DE-HAUTEPROVENCE L’Escale 04160 SESSAD - S3AIS Route de Napoléon tél. 04 92 64 55 05 05 - HAUTES-ALPES 13 - BOUCHES-du-RHONE Savines-le-Lac 05160 SESSAD Jean Cluzel Centre Jean Cluzel tél. 04 92 44 20 38 Marseille 13007 Institut L’Arc-en-ciel pour jeunes aveugles et amblyopes et SESSAD - S3AIS 3 rue Abbé Dassy tél. 04 91 39 68 00 (de 3 à 20 ans) préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Voir la base de données Handicap sur : onisep.fr pour connaître les handicaps associés admis dans les différentes structures. préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Troubles envahissants du développement ou troubles autistiques Ce sont des troubles du développement qui apparaissent dans l’enfance. Ils touchent 3 aspects du développement : les interactions sociales, la communication verbale et non verbale, les intérêts et les comportements restreints, stéréotypés et répétitifs. Structures d’accueil : - Dispositifs collectifs de scolarisation : ULIS voir page 45 - Autres structures : services médico-sociaux (1), établissements du secteur médico-social... 04 - ALPES-DE-HAUTEPROVENCE L’Escale 04160 SESSAD Les Oliviers 1 Route Nationale 96 giratoire Alsace/ Lorraine tél. 04 92 64 44 08 05 - HAUTES-ALPES Gap 05006 cedex SESSAD - IME Le Bois Saint-Jean 72, route des Eyssagnières, BP 332 tél. 04 92 51 70 28 13 - BOUCHES-DU-RHONE Aix-en-Provence 13100 SESSAD 2368 route des Pinchinats tél. 04 42 20 73 48 Aix-en-Provence 13100 SESSAD APAR 830 route de Saint-Canadet tél. 04 12 90 34 80 Aix-en-Provence 13090 IME Les Parons 2270 Route d’Eguilles tél. 04 42 20 09 81 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Arles 13200 IME-SIPFP* Les Abeilles Mas d’Yvaren Quartier Fourchon tél. 04 90 18 82 30 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Aubagne 13400 Accueil séquentiel Lou Mas Maillon 740 route de Fenestrelle tél. 04 42 72 65 42 Fontvieille 13990 IME Les Abeilles Rue Michelet tél. 04 90 54 63 55 Istres 13804 cedex IME-SIPFP*-SESSAD La Chrysalide 10 Ch du mas des 4 vents tél. 04 42 11 42 42 La Ciotat 13600 SESSAD Les Iris Chemin de la Pépinière tél. 04 42 83 50 22 48 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers La Fare-les-Oliviers 13580 SESSAD/APAR 2 avenue Sigoise tél. 04 42 55 23 76 La Roque d’Antheron 13640 SESSAD Le Colombier tél. 04 42 26 97 09 IME-SIPFP* Le Colombier tél. 04 42 50 40 58 Avenue du Président J.F. Kennedy Marseille 13001 SESSAD République 14 rue de la République tél. 04 91 99 09 50 SESSAD Tamaris 83 rue de la Canebière tél. 04 96 21 00 10 Marseille 13002 SESSAD Ados 25 rue de la République tél. 04 91 91 91 02 Marseille 08e 13266 SESSAD - IME Les Ecureuils 272 avenue de Mazargues tél. 04 91 16 78 98 Marseille 13008 IME-SIPFP* Les Tamaris 62 avenue de Hambourg tél. 04 91 73 47 03 Marseille 13009 IME Serena 35 avenue de la Panouse tél. 04 91 17 10 66 SIPFP* Les amandiers 203 avenue de la Panouse tél. 04 91 41 99 25 CRA Centre de ressources autisme Hôpital Sainte Marguerite 290 Bd Sainte Marguerite tél. 04 91 74 43 79 Marseille 13011 IME Les Figuiers 78 chemin de St Menet aux Accates tél. 04 91 87 51 10 Marseille 13425 cedex 12 IME La Marsiale 80 route d’Enco de Botte tél. 04 91 87 15 77 Marseille 13013 IME Les Trois Lucs 92 route d’Enco-de-Botte tél. 04 91 18 62 30 IME Lacordaire (dans les locaux du lycée) 7 boulevard Lacordaire tél. 09 50 21 61 13 * SIPFP : ex IMPRO Marseille 13308 cedex 14 SESSAD - IME Mont Riant 30 Impasse des 4 Portails tél. 04 91 21 51 81 Salon-de-Provence 13300 SESSAD APAR Po 195 avenue de Provence tél. 04 86 22 00 09 Le Thor 84250 SESSAD - IME Alain Pujol 2954 route des Taillades tél. 04 90 22 41 24 Marseille 13015 SESSAD APAR Marseille nord tél. 04 91 42 06 53 IME - DUE 84 - VAUCLUSE Montfavet 84140 IME - SESSAD Saint-Ange 1001 chemin de Saint-Ange tél. 04 90 03 60 30 tél. 04 91 60 74 53 159 Bd Henri Barnier Avignon 84000 IME-SESSAD-EEAP L’alizarine 32 avenue Antoine Vivaldi tél. 04 90 88 51 38 Rousset 13790 IME CEPES Chemin Neuf tél. 04 42 29 10 40 La Tour d’Aigues 84240 IME La Bourguette 198 chemin de la Bourguette tél. 04 90 07 41 77 (Dispositif d’unité d’enseignement) Saignon 84400 IME «Tourville» Quartier Les Gondonnets tél. 04 90 74 07 21 Orange 84108 cedex IME - SESSAD Le Grand Colombier 2 bis av. Antoine Artaud tél. 04 90 11 63 00 Le polyhandicap Les personnes polyhandicapées sont atteintes «d’un handicap grave à expressions multiples, chez lesquelles la déficience mentale sévère et la déficience motrice sont associées à la même cause, entraînant une restriction extrême de l’autonomie et des possibilités de perception, d’expression et de relations.» (Circulaire n°89-19 du 30 octobre 1989) 04 - ALPES-DE-HAUTEPROVENCE Montfort 04600 Etablissements pour Enfants ou Adolescents Polyhandicapés EEAP Tony Laine Les alexis tél. 04 92 64 53 00 Saint Auban 04600 SESSAD Les Oliviers ADAPEI 1 Route nationale 96 giratoire Alsace - Lorraine tél. 04 92 64 44 08 05 - HAUTES ALPES Gap 05000 Pôle enfance APF Les Hirondelles - Entrée C 9 rue des marronniers tél. 04 92 52 49 21 13 - BOUCHES-DU-RHONE Aix-en-Provence 13090 SESSAD Sesame 1, rue Faveloun tél. 04 42 20 89 28 EEAP Les soleillets 21 chemin Saint Doras tél. 04 42 23 06 76 Belcodène 13720 EEAP Poinso Chapuis Plaine de Beaumont tél. 04 42 70 65 65 Marseille 13008 EEAP Tamaris 62, avenue de Hambourg tél. 04 91 73 47 03 Istres 13800 cedex EEAP La Chrysalide 10 ch. du Mas des 4 vents tél. 04 42 11 42 42 Marseille 13009 EEAP - SESSAD Les Calanques 300 boulevard de Sainte Marguerite tél. 04 91 17 02 60 Luynes 13080 EEAP «Les Albizzias» (ADIJ) 630 route de Bouc-Bel-Air tél. 04 42 24 15 99 Marignane 13700 EEAP L’Envol 20 plaine Notre-Dame tél. 04 42 09 30 10 Marseille 13003 SESSAD Côte Bleue Marseille 13011 IME Les Figuiers 78 ch de St Menet aux Accates tél. 04 91 87 51 10 Marseille 13012 IME Les Trois Lucs 92 route d’Enco-de-Botte tél. 04 91 18 62 30 (antenne des Calanques) 19 rue Désiré Clary tél. 04 91 05 66 90 Marseille 13004 EEAP Decanis de Voisins 57 rue Cadolive tél. 04 91 34 17 97 (de 3 à 20 ans) Marseille 13006 SESSAD rue des 3 frères Barthélémy tél. 04 91 92 73 51 Rousset 13790 EEAP - SESSAD CEPES Chemin Neuf tél. 04 42 29 10 40 EEAP L’aigue vive Chemin de cairanne Jas de Cengle tél. 04 88 19 68 24 84 - VAUCLUSE Avignon 84000 EEAP - SESSAD L’alizarine 32 avenue Antoine Vivaldi tél. 04 90 88 51 38 Carpentras 84200 EEAP - SESSAD Alain Pujol 565 chemin de l’hermitage tél. 04 90 63 73 10 L’Isle-sur-la-Sorgue 84804 IME Départemental 923 route Maison d’Enfant tél. 04 90 21 27 70 Le Thor 84250 SESSAD - IME Alain Pujol 2954 route des Taillades tél. 04 90 22 41 24 Montfavet 84140 EEAP - SESSAD Saint Ange 1001 chemin de Saint Ange tél. 04 90 03 60 30 Orange 84108 cedex EEAP Le Cigalon 2 bis av. Antoine Artaud tél. 04 90 11 63 25 SESSAD Le Grand Colombier 2 bis av. Antoine Artaud tél. 04 90 11 63 00 (1) les services médico-sociaux possèdent parfois des antennes, se renseigner auprès des services gestionnaires cités. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 49 Les troubles des fonctions cognitives ou mentales Les fonctions cognitives sont des fonctions intellectuelles qui se divisent en 4 classes : - Les fonctions réceptives permettant l’acquisition, le traitement, la classification et l’intégration de l’information - La mémoire et l’apprentissage permettant le stockage et le rappel de l’information - La pensée ou le raisonnement concernant l’organisation et la réorganisation mentales de l’information - Les fonctions expressives permettant la communication ou l’action Toutes ces fonctions s’organisent au niveau cérébral en plusieurs modules. Des troubles surviennent lorsque il y a un dysfonctionnement au niveau d’un ou plusieurs modules dans le traitement, le stockage, la restitution et/ ou la circulation de l’information. La mission de l’enseignant n’est pas de soigner ces dysfonctionnements mais de construire avec l’élève des « façons de faire différentes pour réussir ». L’élève présentant des troubles importants des fonctions cognitives est très proche de l’élève ordinaire car son handicap relève de l’invisible. Structures d’accueil : - Dispositifs collectifs de scolarisation : ULIS voir pages 43/44 - Autres structures : services médico-sociaux (1), établissements du secteur médico-social... 04 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Chateau Arnoux-St Auban 04160 IME La Durance route Saint-Jean tél. 04 92 64 10 50 13 - BOUCHES-DU-RHONE Aix-en-Provence 13090 SESSAD Le pied à l’étrier 4 bis avenue de Lattre de Tassigny tél. 04 42 50 65 61 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage préparation possible d’un CAP par l’apprentissage IME Les Oliviers route Saint-Jean tél. 04 92 64 06 67 Aix-en-Provence 13092 IME Les Parons 2270 Route d’Eguilles tél. 04 42 20 09 81 Saint Auban 04600 SESSAD Les Oliviers ADAPEI 1 Route nationale 96 giratoire Alsace - Lorraine tél. 04 92 64 44 08 L’Escale 04160 SESSAD La Durance - Route Napoléon tél. 04 92 64 55 05 05 - HAUTES-ALPES Gap 05006 cedex SESSAD - IME Le Bois Saint Jean 72 route des Eyssagnières BP 332 tél. 04 92 51 70 28 Briançon 05100 SESSAD - IME Le Jouclaret 4 avenue Georges Pompidou tél. 04 92 21 28 56 Orpierre 05700 Pôle expérimental Les Lavandes (SESSAD, centre de bilan, internat avec une prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages) Place du village tél. 04 92 66 21 35 Savines-le-Lac 05160 SESSAD - IME Jean Cluzel Centre Jean Cluzel tél. 04 92 44 20 38 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Arles 13200 IME - SIPFP* Les Abeilles Mas d’Yvaren Quartier Fourchon tél. 04 90 18 82 30 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Cabannes 13440 SESSAD Le Verdier 37 avenue de St Andiol tél. 04 32 60 61 09 Fontvieille 13990 IME Les Abeilles Rue Michelet tél. 04 90 54 63 55 Istres 13800 IME - SESSAD - SIPFP* La Chrysalide 10 ch du Mas des 4 vents tél. 04 42 11 42 42 La Ciotat 13600 IME - SESSAD Les Iris Chemin de la Pépinière tél. 04 42 83 50 22 La Roque d’Antheron 13640 SESSAD Le Colombier tél. 04 42 26 97 09 IME-SIPFP* Le Colombier tél. 04 42 50 40 58 Av du Président J.F. Kennedy préparation possible d’un CAP par l’apprentissage 50 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Luynes 13080 SESSAD ADIJ 277 chemin des frères Gris BP 11 tél. 04 42 60 96 80 (dyslexie) Marseille 13004 SESSAD Valbrise 54 Bd de la Fédération tél. 04 91 18 76 02 Marseille 13006 SESSAD - «Resodys» 3 Square Stalingrad Tél. 04 91 46 07 34 (troubles des apprentissages dyslexie) Marseille 13008 SESSAD - IME Les Ecureuils 272 avenue de Mazargues tél. 04 91 16 78 98 IME Les Tamaris 62 avenue de Hambourg tél. 04 91 73 47 03 IME Centre ESCAT 130 bd Perrier tél. 04 91 60 74 53 Marseille 13009 IME Vert Pré 135 boulevard de Sainte Marguerite tél. 04 91 75 92 50 IME Le Paradou 179 avenue de la Panouse tél. 04 91 82 09 99 IME - SIPFP Les Amandiers 203 avenue de la Panouse tél. 04 91 41 99 25 IME Serena 35 avenue de la Panouse tél. 04 91 17 10 66 Marseille 13010 IME Les Marronniers 31 boulevard de Saint Loup tél. 04 91 18 14 94 Marseille 13011 IME Valbrise 1 boulevard de la Pomme tél. 04 91 45 63 40 Marseille 13425 cedex 12 IME La Marsiale 80 route d’Enco de Botte tél. 04 91 87 15 77 IME Les Trois Lucs 92 route d’Enco-de-Botte tél. 04 91 18 62 30 Marseille 13013 IME La Parade Château Gombert rue parade tél. 04 91 10 41 60 Marseille 13014 IME Les Chalets 33 chemin de Fontainieu tél. 04 91 09 43 68 Marseille 13308 cedex 14 SESSAD - IME Mont-Riant 30 Impasse des 4 Portails tél. 04 91 21 51 81 Marseille 13015 SESSAD Le chemin 39 avenue de Saint-Antoine tél. 04 91 63 66 60 Rousset 13790 SESSAD - IME CEPES Chemin Neuf tél. 04 42 29 10 40 Saint-Mître-les-Remparts 13920 SESSAD APAJH 13 Groupe scolaire primaire Jean Rostand tél. 04 42 44 02 01 Salon-de-Provence 13300 IME - SESSAD Les Cyprès Chemin de sans souci tél. 04 90 17 03 50 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage * SIPFP : ex IMPRO Vitrolles 13127 IME Les Fauvettes Les Pinchinades 1 rue des Jardiniers tél. 04 42 46 85 95 Carpentras 84207 IME - L’olivier 106 ch de BournereauMonteux tél. 04 90 31 04 08 84 - VAUCLUSE préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Avignon 84000 IME - SESSAD L’alizarine 32 avenue Antoine Vivaldi tél. 04 90 88 51 38 La Tour d’Aigues 84240 IME La Bourguette 198 ch de la Bourguette tél. 04 90 07 41 77 Avignon 84004 cedex 1 SESSAD La Gloriette 3 rue de la Gloriette BP 18 tél. 04 90 14 65 22 Le Thor 84250 SESSAD - IME Alain Pujol 2954 route des Taillades tél. 04 90 22 41 24 Carpentras 84200 IME - SESSAD Pujol les Iris 565 chemin de l’Hermitage tél. 04 90 63 73 10 L’Isle-sur-la-Sorgue 84800 SESSAD - ITEP 84 (zone centre) 3590 route de Cavaillon tél. 04 90 20 65 50 L’Isle-sur-la-Sorgue 84804 IME Départemental 923 ch Maison d’Enfant tél. 04 90 21 27 70 préparation possible d’un CAP par l’apprentissage Le Pontet 84130 IME L’Olivier 1176 Chemin de Panisset tél. 04 90 31 04 08 Montfavet 84140 SESSAD - IME Saint Ange 1001 chemin de St Ange tél. 04 90 03 60 30 Orange 84108 cedex SESSAD - IME 2 av Antoine Artaud BP 212 tél. 04 90 11 63 00 Pertuis 84120 SESSAD - IME de Pertuis 238 cours de la République tél. 04 90 79 04 91 Pertuis 84121 cedex IME La Bourguette BP 27 tél. 04 90 07 41 60 Saignon 84400 IME «Tourville» Quartier Les Gondonnets tél. 04 90 74 07 21 Sorgues 84700 SESSAD L’olivier 14 Lot. Les Valérianes tél. 09 60 38 00 32 Le trouble des conduites, du caractère et du comportement (TDC ou TCC) L’expression, et notamment l’intensité des troubles du comportement, perturbent plus ou moins gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages des enfants, qui conservent cependant des potentialités intellectuelles préservées (décret n° 2005-11 du 6 janvier 2005) Selon les classifications utilisées pour établir les diagnostics (DSM ou CIM, synthèse INSERM), on distingue dans les nombreuses études : le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble des conduites proprement dit, dont on peut isoler deux formes, agressive et non agressive. Le diagnostic de trouble des conduites est souvent associé au trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et au trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H). La coexistence d’un trouble dépressif est également soulignée, liée à des conduites suicidaires, ainsi que des troubles anxieux. Un bilan psychologique (type Wisc) permet un diagnostic différentiel avec une déficience mentale, et prévenir ainsi une orientation inadéquate. La prise en charge des troubles des conduites doit, dans la mesure du possible, associer des modalités multiples – car complémentaires – de traitement. Les modalités de prise en charge dites « psychosociales » intègrent des interventions parentales, concernant l’enfant lui-même et parfois les enseignants. Avec un placement en Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique (ITEP), un traitement pharmacologique peut être aussi proposé. 04 - ALPES-DE-HAUTE PROVENCE Champtercier 04660 ITEP Le Parc tél. 04 92 31 34 02 ITEP - SESSAD Saint Yves Chemin de la Fontaine des Tuiles tél. 04 42 23 10 66 05 - HAUTES-ALPES Aubagne 13400 SESSAD Impasse Le Castellet tél. 04 42 84 38 09 Savines-le-Lac 05160 SESSAD - ITEP Jean Cluzel Centre Jean Cluzel tél. 04 92 44 20 38 Cabannes 13440 SESSAD - ITEP Le Verdier 37 avenue de St Andiol tél. 04 32 60 61 09 13 - BOUCHES-DU-RHONE Aix-en-Provence 13090 ITEP - SESSAD La Sarriette Chemin du Pont Rout tél. 04 42 20 17 00 Aix-en-Provence 13100 SESSAD 2368 route des Pinchinats tél. 04 42 20 73 48 Istres 13800 ITEP - SESSAD Le Verdier 12 chemin de Capeau tél. 04 90 45 49 27 La Ciotat 13600 SESSAD Les Iris Chemin de la Pépinière tél. 04 42 83 50 22 Les Pennes Mirabeau 13758 ITEP Les Cadeneaux Avenue Commandant Paul Brutus tél. 04 91 96 00 48 Marseille 13006 SESSAD 17 rue des Trois Frères Barthélémy tél. 04 91 92 73 51 ITEP Le Renouveau 24 rue Crémone tél. 04 91 53 44 17 Marseille 13008 ITEP - SESSAD Sanderval 20 boulevard des Salyens tél. 04 91 23 05 70 Marseille 13009 ITEP Serena 35 avenue de la Panouse tél. 04 91 17 10 66 Marseille 13010 ITEP - SESSAD Saint-Loup 109 boulevard de Saint Loup tél. 04 91 44 35 00 ITEP Serena (internat ados) 60 rue Verdillon tél. 04 91 17 10 66 Voir la base de données Handicap sur : onisep.fr pour connaître les handicaps associés admis dans les différentes structures. (1) les services médico-sociaux possèdent parfois des antennes, se renseigner auprès des services gestionnaires cités. Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 51 Marseille 13011 ITEP Les Bastides 103 bd de la Valbarelle tél. 04 91 35 15 15 Marseille 13308 cedex 14 ITEP - SESSAD Marseille Centre Est 8 Impasse des Etoiles, BP 203 tél. 04 91 98 34 91 Marseille 13321 cedex 16 ITEP - SESSAD 56 Avenue André Roussin BP 56 tél. 04 91 69 06 91 Vitrolles 13127 SESSAD du Centre de l’Enfance Ecole Louis Pergaud 7 allée des glycines tél. 04 42 10 49 23 84 - VAUCLUSE Apt 84400 ITEP 84 98 avenue de Marseille tél. 04 90 75 21 22 Rousset 13790 IME - SESSAD CEPES Chemin Neuf tél. 04 42 29 10 40 Associations concernant des enfants et adolescents handicapés Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH) APAJH 04 Château Arnoux 04160 1 b avenue du Parc tél. 04 92 64 44 11 APAJH 13 Marseille 13006 46 rue Sainte Victoire tél. 04 91 81 39 98 Délégation départementale de l’association des paralysés de France Gap 05000 7 A bd Charles de Gaulle tél. 04 92 51 68 71 Association Régionale Pour l’Intégration (ARI) Marseille 13006 26 rue Saint Sébastien tél. 04 91 13 41 30 APAJH 84 Aubignan 84810 Mairie d’Aubignan tél. 06 08 93 46 26 52 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Avignon 84000 ITEP 77 77 rue Guillaume Puy tél. 04 90 16 77 77 IME - SESSAD L’alizarine 32 avenue Antoine Vivaldi tél. 04 90 88 51 38 L’Isle-sur-la-Sorgue 84800 SESSAD ITEP 84 Zone centre 3590 route de Cavaillon tél. 04 90 20 65 50 Orange 84108 SESSAD - IME Le grand Colombier 2 bis avenue Antoine Artaud BP 212 tél. 04 90 11 63 00 Orange 84100 SESSAD 28 rue de Belgique tél. 04 90 40 42 36 ITEP 84 Zone nord 28 rue de Belgique tél. 04 90 34 80 40 www.onisep.fr/voie-pro L’enseignement professionnel et ses débouchés dans votre région Retrouvez aussi MA VOIE PRO sur votre mobile : mobile.onisep.fr/voie-pro Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 53 Les textes La loi interministérielle n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées comprend des dispositions exigeant de nombreux ajustements réglementaires dans le domaine de la scolarisation des élèves handicapés. Loi n° 2005-102 – JO n°36 du 12 février 2005 Textes concernant l’intégration scolaire des élèves handicapés Le décret n° 2005-1752 du 30 décembre 2005 relatif au parcours de formation des élèves présentant un handicap (application des articles L.112-1, L.112-2, L.112-2-1, L.351-1 du code de l’Education). Il précise les dispositions qui permettent d’assurer la continuité du parcours de formation de l’élève présentant un handicap, y compris lorsque ce dernier est amené à poursuivre sa scolarité dans un établissement de santé ou dans un établissement médicosocial, ou lorsqu’il doit bénéficier d’un enseignement à distance. Il prévoit en particulier que tout élève handicapé a désormais un référent, chargé de réunir et d’animer les équipes de suivi de la scolarisation prévue par la loi pour chacun des enfants ou adolescents des établissements de son secteur. La circulaire n° 2006-126 du 17 août 2006 relative à la mise en oeuvre et suivi du projet personnalisé de scolarisation (application des articles D.351-3 à D.351-20 du code de l’Education). Elle a pour objet de préciser la notion d’établissement scolaire de référence et les conditions du parcours scolaire des élèves handicapés, d’organiser la mise en place des équipes de suivi de la scolarisation et les modalités de leur fonctionnement, de préciser les missions et le positionnement institutionnel des enseignants référents. L’arrêté du 17 août 2006 relatif aux enseignants référents et leurs secteurs d’intervention. Les enseignants référents sont désignés par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Education nationale, sous l’autorité duquel ils exercent leur mission. Ils sont affectés dans l’une des écoles publiques ou l’un des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) de leur secteur (géographique) d’intervention, et ils interviennent dans tous les types d’établissement public, privé quel que soit le mode de scolarisation effectif de l’élève handicapé. Le décret n° 2006-509 du 3 mai 2006 relatif à l’éducation et au parcours scolaire des jeunes sourds (application de l’article L.112-2-2 du Code de l’éducation). Il a pour objet de préciser les conditions dans lesquelles s’exerce, pour les jeunes sourds et leurs familles, le choix du mode de communication retenu pour leur éducation et leur parcours scolaire. Le décret n° 2005-1617 du 21 décembre 2005 relatif aux aménagements des examens et concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur pour les candidats présentant un handicap (application de l’article L.112-4 du code de l’éducation). Il donne une base juridique plus solide aux conditions d’aménagement prévues par la circulaire n° 2003-100 du 25-6-2003. Par ailleurs, outre les aménagements explicitement prévus dans cette circulaire et par la loi du 11 février 2005, il prévoit la possibilité de conserver pendant cinq ans les notes des épreuves ou des unités obtenues aux examens, ou d’étaler, sur plusieurs sessions, des épreuves d’un examen. BO n°2 du 12 janvier 2013, circulaire du 27/12/2011 sur les examens et concours de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur, organisation pour les candidats présentant un handicap. BO n°9 du 1e mars 2001 relatif à la création des UPI, suivi du BO n° 15 du 14 avril 2005 (Autisme et troubles envahissants du développement (TED)), complété par le BO n°28 du 15 juillet 54 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers 2010 relatif à la transformation des UPI en ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire). BO n° 17 du 23/04/2009 sur la création et l’organisation d’unité d’enseignement dans les services médico-sociaux ou de santé. BO n°29 du 16 juillet 2009 relatif au programme d’enseignement de la langue des signes française au collège et au lycée d’enseignement général et technologique et au lycée professionnel. BO n°25 du 24 juin 2010 relatif à l’organisation des «Pôles pour l’accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds» La circulaire n°2010-088 du 18/06/2010 - BO n°28 du 15 juillet 2010 sur la scolarisation des élèves handicapés-Dispositif collectif au sein d’un établissement du second degré (ULIS). BO n°15 du 11/04/2013, arrêté du 11/02/2013 sur la bac général, techno ou professionnel, dispense et adaptation de certaines épreuves ou parties d’épreuves obligatoires de langue vivante pour les candidats présentant une déficience auditive, du langage oral, de la parole, de l’automatisation du langage écrit ou une déficience visuelle. Le bulletin académique n°608 du 30/09/2013, sur l’aménagement des épreuves aux bacs général technologique - professionnel et examens professionnels session 2014, candidats handicapés ou atteints de maladies graves. de référence Examens relevant de l’enseignement agricole * Décret n° 2007-1403 du 28/09/2007, relatif aux aménagements des examens et concours de l’enseignement technique agricole et de l’enseignement supérieur agricole pour les candidats présentant un handicap. * Note de service DGER/SDPOEFE/ N2012-2039 du 2 avril 2012 sur l’organisation des examens de l’enseignement technique agricole pour les candidats en situation de handicap. Décret n°2012-903 du 23/07/2012 relatif à l’aide individuelle et à l’aide mutualisée apportée aux élèves handicapés. Mis en place d’un outil d’aide à l’évaluation des besoins des élèves en situation de handicap, le GEVASCO. Il est diffusé auprès de chaque enseignant référent et dans chaque MDPH pour favoriser les échanges entre les établissements scolaires et les équipes pluridisciplinaires des MDPH. Le bulletin académique n°607 du 23/09/2013 sur l’aide à l’orientation après le bac des élèves de Tle générale et technologique et professionnelle en situation de handicap dans le second degré public. La circulaire départementale des Bouches-du-Rhône du 09/09/2013 sur la scolarisation des élèves en situation de handicap La note 2012-100 de juillet 2012 des inspections générales (Inspection générale de l’éducation nationale, Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche) sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. BO n°15 du 11/04/2013 circulaire de préparation à la rentrée 2013 : PPS décliné au plan pédagogique ; évaluation des besoins grâce à l’outil GEVA-SCO ; dans chaque projet d’établissement un volet consacré à l’inclusion des élèves handicapés ; favoriser la scolarisation des élèves ayant des troubles envahissants du développement par la mise en place d’unité d’enseignement (associant enseignants et professionnels médicosociaux) dans certaines écoles maternelles. Le troisième plan autisme (2013-2017), vise à répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l’autisme en France, présentation du plan sur le site du gouvernement. BO n°17 du 24/04/2014, sur les établissements médico-sociaux, mise en oeuvre des plans régionaux d’action, des créations de classes et des unités d’enseignement prévus par le 3e plan autisme 2013/2017. La circulaire n°2010-135 du 6/09/2010- BO n°34 du 23 septembre 2010 sur IEN-ASH-Missions. Le bulletin académique n°636 du 9 juin 2014 relatif à l’appel à candidature aux 2 CAPA - SH. Décret n° 2014-724 du 27 juin 2014 (JORF n°0149 du 29 juin 2014) relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) remplacent les AVS à partir de la rentrée 2014. Circulaire n° 2014-083 du 8/7/2014 du BO n° 28 du 10 juillet 2014 (adressé aux rectrices et recteurs d’académie, chancelières et chanceliers des universités) relative aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap. La circulaire précise les modalités de mise en œuvre du nouveau dispositif des AESH. L’enseignement adapté La circulaire n° 2006-136 - BO n°32 du 07.09.2006 relative aux modalités d’admission, de suivi des élèves accueillis en SEGPA. L‘arrêté du 07.12.2005 - BO n°1 du 05.01.2006 définit la composition et le fonctionnement de la commission départementale d’orientation vers les enseignements adaptés (CDOEA). La circulaire n° 2009-060 - BO n°18 du 24.04.2009 relative aux enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (EGPA). Le bulletin académique n°586 du 28/01/2013 sur l’orientation des élèves en difficultés au collège : élèves de 3e SEGPA/DRA et PPPRS. La circulaire départementale des Alpes de Haute-Provence du 11/12/2012 sur l’orientation vers les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (EGPA). Les circulaires départementales des Hautes-Alpes du 14/01/2013 (élèves des écoles) et du 18/01/2013 (élèves des collèges) sur l’orientation vers les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (EGPA). La circulaire départementale des Bouches-du-Rhône du 11/10/2013 sur l’orientation vers les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (EGPA). Autres situations Enfants intellectuellement précoces Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005, « Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d’apprentissage de l’élève. » La circulaire 2007-158 du 17.10.2007 - BO n°38 du 25 octobre 2007, relatif au parcours scolaire des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières à l’école ou au collège. La circulaire n°2009-168 du 12/11/2009- BO n°45 du 3 décembre 2009 relative à un guide d’aide à la conception de modules de formation pour une prise en compte des élèves intellectuellement précoces. La circulaire n°2012-056 - BO n°13 du 29 mars 2012 préparation à la rentrée 2012. Les EIP doivent bénéficier de réponses individualisées. Dans chaque académie un référent EIP est l’interlocuteur privilégié pour les parents et la communauté éducative. BO n°15 du 11/04/2013, circulaire de la préparation à la rentrée 2013. Chaque enseignant aura à sa disposition sur éduscol un module de formation à cette problématique. Les textes de référence BO n°21 du 22 mai 2014 - La circulaire de rentrée 2014, «Les élèves intellectuellement précoces (EIP) bénéficient des aménagements pédagogiques nécessaires. S’ils éprouvent des difficultés, un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) peut être mis en place. S’ils présentent également des troubles des apprentissages, ils peuvent bénéficier du plan d’accompagnement personnalisé (PAP), qui organise les aménagements qui leur permettent d’entrer dans une dynamique de réussite scolaire. » Elèves allophones nouvellement arrivés et enfants issus de familles itinérantes et voyageurs La circulaire n° 2002-063 du 20.03.2002 - BO n°13 du 28 mars 2002, sur les modalités d’inscription et de scolarisation des élèves de nationalité étrangère des premier et second degrés. Cette circulaire précise l’obligation d’accueillir les élèves de nationalité étrangère. Le BO spécial n°10 du 25 avril 2002 sur la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage est le document auquel on doit se référer en tout premier lieu, il donne les repères suffisants, cerne la problématique et cite un ouvrage qui permet aux enseignants de mieux cadrer l’enseignement du français destiné aux nouveaux arrivants. Bulletin académique n°472 du 19/10/2009 relatif à la scolarisation des ENAF, des enfants du voyage et de familles itinérantes, missions et organisation du CASNAV. BO n°37 du 11 octobre 2012, il comprend les 3 circulaires sur : l’organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés ; la scolarisation et scolarité des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs ; l’organisation du CASNAV. de familles itinérantes et de voyageurs. La circulaire n°2010-146 du 23/09/2010-BO n°38 du 21 octobre 2010 et la circulaire n°2011-123 du 11 /07/2011-BO n°31 du 1er septembre 2011 sur l’opération « Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration ». La circulaire n°2012-081 du 19/04/2012-BO n°22 du 31 mai 2012 sur l’opération « Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration » année scolaire 2012/2013 Prévenir le décrochage scolaire La circulaire n°2011-028 du 9/02/2011BO n°6 du 10 février 2011 sur la lutte contre le décrochage scolaire. La lettre à tous les personnels de l’éducation nationale du 22/06/2012 - BO n°26 du 26 juin 2012, sur la lutte contre le décrochage scolaire. La circulaire n°2013-035 du 29 mars 2013 dans le BO du 4/04/2013 sur la mise en place des Réseaux Formation Qualification Emploi (FOQUALE). Projet de l’académie d’Aix-Marseille 2011-2014. Bulletin académique spécial MLDS n°270 du 4/02/2013 (le nouveau à paraître) BO n°21 du 22 mai 2014 - La circulaire de rentrée 2014, elle réaffirme le rôle de la MLDS. La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale confie aux régions, en lien avec les autorités académiques, un rôle d’animation et de mise en œuvre des actions de prise en charge des jeunes décrocheurs au sein des plates-formes de suivi et d’appui. Bulletin académique n°596 du 13 mai 2013 sur l’organisation du CASNAV, scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés, des enfants issus 56 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers (suite) Les élèves en difficulté Circulaire académique du 19/12/2013 dans le bulletin académique n°586 du 28 janvier 2013, sur l’orientation des élèves en difficulté au collège. Dossier d’orientation active accompagnée et d’affectation (3e SEGPA, 3e DRA, 3e PPRS, ULIS, unité pédagogique pour les élèves allophones arrivants/ex-MODAC) dans le bulletin académique spécial n°286 du 10 mars 2014. Circulaire académique du 14/06/2012 dans le bulletin académique spécial n°271 du 4/03/2013, sur l’accueil des élèves lors de l’inscription en 2de pro ou en 1re année de CAP. Mise en œuvre des passerelles en lycées et lycées professionnels et dossier passerelle dans le bulletin académique spécial n°271 du 10 mars 2014 et se référer aux circulaires départementales. Circulaire académique du 18 décembre 2013 sur l’organisation des passerelles de raccrochage en lycées et en lycées professionnels dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme et le décrochage. BO n°14 du 3 avril 2014, la circulaire sur les dispositifs relais définit l’intégration du dispositif dans l’établissement et l’action pédagogique. Le texte refonde chaque classe et atelier. BO n°21 du 22 mai 2014 - La circulaire de rentrée 2014, « Les élèves présentant des troubles des apprentissages pourront bénéficier d’un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ». Les textes de mise en œuvre du PAP sortiront à la rentrée 2014. BO n°14 du 3 avril 2014, la circulaire sur les dispositifs relais définit l’intégration du dispositif dans l’établissement et l’action pédagogique. Le texte refonde chaque classe et atelier. Pour les pros de l'éducation ESPACE PRO ‡ Retrouvez aussi monorientationenligne sur votre mobile et téléchargez l'appli Glossaire AEEH : Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé Les demandes d’AEEH sont à déposer à la MDPH du département. C’est la CDAPH qui apprécie le taux d’incapacité de l’enfant et décide de l’attribution de l’AEEH et éventuellement d’un complément. L’AEEH peut-être remplacée par une nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH). À terme, l’AEEH et la PCH devraient fusionner en un dispositif unique. Le choix de la PCH est offert aux familles qui le souhaitent depuis le 1er avril 2008, mais les familles gardent la possibilité de conserver l’AEEH. AESH : Accompagnant d’élèves en situation de handicap (ex AVS) L’Accompagnant d’élèves en situation de handicap «individuel» est une aide humaine affectée auprès d’un enfant ou d’un adolescent pour faciliter son intégration dans le milieu scolaire ordinaire. Il existe aussi des AESH «collectifs», qui interviennent dans les structures de scolarisation collectives (CLIS ou ULIS). L’hétérogénéité des groupes et la complexité des actions éducatives et pédagogiques nécessitent parfois auprès des enseignants, la présence d’un autre adulte. Les AESH interviennent généralement pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités périscolaires (cantine, garderie, ...), en aidant le jeune ou les jeunes à accomplir les actes et les gestes de la vie quotidienne d’un élève. L’ AESH doit favoriser la prise d’autonomie de l’enfant et son intégration parmi ses camarades. Il s’agit d’une fonction d’accompagnement «généraliste», qui respecte les fonctions et les qualifications des autres personnels spécialisés sans les suppléer ni s’y substituer. Bilan psychologique Feuillet rassemblant des éléments psychologiques recueillis par le COP auprès de l’enfant, de sa famille ou de son entourage permettant : - d’éclairer la proposition d’orientation vers l’enseignement adapté faite par l’équipe éducative. Il doit être explicitement étayé sur des évaluations psychométriques et fait partie du dossier à envoyer à la Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés. - dans le cadre de préparation des Equipes Pluridisciplinaires d’Evaluation de la CDAPH, il doit permettre de déterminer le bien-fondé des compensations demandées. Suivant cellesci l’étayage des évaluations psychométriques peut être indispensable. Par exemple lors de la première demande d’orientation en ULIS troubles des fonctions cognitives ou mentales ou en SESSAD déficience intellectuelle. Il peut parfois aussi être requis pour une orientation en ITEP ou en SESSAD troubles du comportement, (afin d’écarter l’hypothèse de déficience mentale). Le psychologue apprécie le bien-fondé de ce bilan pour répondre à la demande de compensation. Dans tous les cas, ce bilan ne peut être pratiqué que si la famille donne son accord. Les résultats doivent lui être communiqués et explicités. Le compte rendu écrit lui est donné si elle le demande. 58 - 2014 - 2015 I Besoins éducatifs particuliers Bureau ASH de l’Inspection académique - Adaptation Scolaire et scolarisation des élèves Handicapés En lien étroit avec la CDOEA. Il gère les dossiers des demandes d’orientation vers l’enseignement adapté (SEGPA et EREA), il suit la situation des élèves handicapés scolarisés par l’Education nationale. Il gère les affectations en ULIS. CDAPH : Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (au sein de la MDPH) Elle prend les décisions concernant le plan de compensation du handicap qui comprend notamment le projet personnalisé de scolarisation de l’élève. Elle ne peut être saisie que par la famille. CDOEA : Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés Elle donne un avis sur l’orientation et d’affectation vers l’enseignement adapté (SEGPA et EREA) et relève de la compétence de l’inspecteur d’académie. Enseignant référent Fonction instaurée par la loi handicap, le référent est un enseignant spécialisé, désigné par l’inspecteur d’académie. Placé sous son autorité, il assure, outre les fonctions d’accueil des familles et de suivi des PPS en lien avec la MDPH-CDA, toutes les liaisons nécessaires avec le bureau ASH de l’inspection académique. ESS : Équipe de Suivi de la Scolarisation Elle est réunie et animée par l’enseignant référent. Elle est composée de l’enseignant référent, de la famille, du chef d’établissement, d’enseignant, du médecin scolaire, du conseiller d’orientation-psychologue, de l’assistant de service social, de l’infirmière, du psychologue et tous les intervenants spécialisés... Avant l’existence du PPS et pendant la période d’instruction et d‘évaluation des besoins, c’est l’équipe éducative (cf. p.6 liste des membres de l’équipe éducative) qui est mobilisée pour assurer au mieux la prise en charge scolaire de l’élève. Une Equipe de Suivi de Scolarisation est automatiquement constituée dés lors qu’un PPS devient opérationnel. L’ESS assure le suivi du PPS et procède à l’évaluation de celui-ci au moins une fois par an. Elle informe la CDAPH de toute difficulté mettant en cause la poursuite du PSS et peut lui proposer une révision de celui-ci. et sigles EPE : Équipe Pluridisciplinaire d’Évaluation La MDPH met en place et organise le fonctionnement de l’EPE qui comprend des professionnels : psychologues, assistants de service social, médecins, enseignants, paramédicaux … Elle prépare le plan personnalisé de compensation dont le projet personnalisé de scolarisation est un volet. MDPH. : Maison Départementale des personnes Handicapées Sous la responsabilité du Président du Conseil Général, guichet unique pour l’accueil, l’information et le suivi des personnes handicapées. PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation constitue le «carnet de route» pour l’ensemble des acteurs intervenants dans la scolarisation de l’élève handicapé : enseignants, psychologues, médecins. Il assure la cohérence et la continuité du parcours scolaire. Il devra faire l’objet d’un suivi attentif aux moments de transition : école/collège ; collège/lycée et LP, lycée/post bac… Il est révisable tous les ans et/ou quand la situation du jeune évolue. Il fait partie intégrante du PCH (Plan de Compensation du Handicap). Mesures susceptibles d’être prises : - maintien en milieu scolaire ordinaire (adapté ou non) (à temps plein ou à temps partiel) avec le cas échéant : aides techniques : mobilier scolaire, matériel, ordinateurs équipés de logiciels spécifiques… aménagements pédagogiques : aménagements horaires, aménagements/contrôles et examens attribution d’un auxiliaire de vie scolaire transports scolaires spécialisés mesures de soins dispensées dans le cadre d’un SESSAD dispositif collectif de scolarisation en ULIS - prise en charge dans des établissements spécialisés (par type de handicap) Les établissements et services du secteur médico-social complètent le dispositif scolaire ordinaire pour permettre à l’élève, quel que soit son handicap, de pouvoir réaliser son PPS : IME, ITEP, CFAS, établissements pour déficients sensoriels, pour polyhandicapés… SAPAD : Service d’Aide Pédagogique pour les enfants malades ou accidentés À Domicile Pour les adolescents qui ne peuvent fréquenter leur lycée, leur collège en raison d’un handicap temporaire (accident, opération, convalescence...), ou d’un handicap définitif (longue maladie invalidante, infirmité motrice...). L’inspection Académique des Bouches-du-Rhône a mis en place un accompagnement scolaire à domicile des enfants malades ou accidentés. Les interventions du SAPAD sont exclusivement pédagogiques, et assurées par des enseignants volontaires qui interviennent au domicile des enfants. Ce service peut être saisi par les familles, les médecins des centres hospitaliers ou les établissements scolaires. Inspection Académique des Bouches-du-Rhône Contact : Mme R. FEUGERE - 06 10 74 95 40 mail : [email protected] Sites www.education.gouv.fr - rubrique «la scolarisation des élèves handicapés» www.onisep.fr - rubrique «scolarité et handicap» http://eduscol.education.fr (site ministériel pour les professionnels de l’éducation) www.ac-aix-marseille.fr (site de l’académie d’Aix-Marseille) www.handicap.gouv.fr (site ministériel sur le handicap) www.creai-pacacorse.com (centre interrégional PACA et Corse d’Etude, d’Action et d’Information en faveur des personnes en situation de handicap et/ou d’inadaptation) www.finess.sante.gouv.fr (fichier national des établissements sanitaires et sociaux) Des sites de ressources pédagogiques pour les enseignants et les parents d’enfants «Dys» : www.coridys.asso.fr ; www.apedys.org ; www.ffdys.com www.fondationorange.com (site collaboratif dédié à l’autisme) Quelques sites d’associations www.parcours-handicap13.fr (association de coordination sur le 13) www.anpeip.org (association nationale pour les enfants intellectuellement précoces) www.afep.asso.fr (association française pour les enfants précoces) www.ari.asso.fr (association régionale pour l’intégration) www.urapeda-paca.org (union régionale des associations de parents d’enfants déficients auditifs) www.apf.asso.fr (association des paralysés de France) www.adapei-04.fr (association départementale de parents et d’amis de personnes handicapées mentales) www.irsam.asso.fr (institut régional des jeunes sourds et jeunes aveugles de Marseille) www.chrysam.fr (association de parents et amis de personnes handicapées mentales) www.fcpe.asso.fr (fédération des parents d’élèves) Besoins éducatifs particuliers I 2014 - 2015 - 59 r e m r o f n i ’ S Les centres d'information et d'orientation (CIO) 05 04 Alpes-de-Haute Provence Hautes-Alpes Digne-les-Bains 04000 36, rue Docteur Honnorat 04 92 31 32 06 Manosque 04100 2, rue Rossini 04 92 72 11 37 Briançon 05100 Le pré du Moulin 6, av. du Général de Gaulle 04 92 21 05 51 Gap 05010 cédex 14, avenue Foch 04 92 51 16 08 13 Bouches-du-Rhône Aix-en-Provence 13100 215, avenue Joseph Villevieille 04 42 26 35 63 Arles 13200 2, rue Léon Blum 04 90 96 13 62 Aubagne 13400 32 bis, rue Jeu de Ballon 04 42 70 37 58 La Ciotat 13600 23, boulevard Guérin 04 42 08 43 17 Marseille Centre 13008 Boulevard Barral 04 91 33 86 40 Marseille Est 13006 15, rue Edmond Rostand 04 91 54 46 46 Marseille Belle de Mai Gardanne 13541 cedex 13003 16, rue Jules Ferry - BP 58 25, rue Lautard 04 42 12 61 86 04 91 50 19 54 Istres 13800 Marseille La Viste 13015 2, chemin de la Combe aux Place de l’Eglise du père Fées Spinosa - Traverse Bonnet 04 42 55 38 18 04 91 09 06 95 Martigues 13500 “Le Bateau Blanc” - Bât. B Chemin de Paradis 04 42 80 02 00 84 Vaucluse Salon-de-Provence 13300 220, avenue des Frères de Lamanon 04 90 56 35 11 Avignon 84000 Site Chabran 28, boulevard Limbert 04 90 86 25 77 Vitrolles 13127 cedex 155, avenue Yitzhak Rabin 04 42 79 72 38 Carpentras 84200 73, boulevard Albin Durand 04 90 63 20 62 Cavaillon 84300 21, avenue Georges Pompidou 04 32 50 06 20 Orange 84100 “Le Florilège” Entrée 4A Cité Fourchevieilles Rue Descartes 04 90 34 09 15 Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ALPES-DE-HAUTE PROVENCE HAUTES-ALPES BOUCHES-DU-RHÔNE VAUCLUSE Digne-les-Bains 04005 cedex Immeuble François Cuzin 4, rue de la Grave Tél. 04 92 30 09 80 Gap 05000 5 C rue du capitaine de Bresson Tél. 04 92 20 63 90 Marseille 13304 cedex 02 4 Quai d'Arenc CS 80096 Tél. 0800 814 844 Avignon 84096 cedex 09 22 boulevard St Michel BP 31020 Tél. 08 00 80 05 79 Antennes d’accueil universitaires pour les étudiants en situation de handicap dans l'académie Aix-en-Provence 13628 3 avenue Robert Schuman Tél. 04 42 17 24 55 29 avenue Robert Schuman Tél. 04 13 55 32 41 Marseille Saint Jérôme 13013 52 avenue Escadrille Normandie Niemen Tél. 04 91 28 88 95 Saint Charles 13331 cedex 03 3, place Victor Hugo Tél. 04 13 55 06 99 Canebière 13001 110-114 La Canebière Tél. 04 96 12 28 63 Site Luminy 13288 cedex 09 163 avenue de Luminy case 901 Tél. 04 91 82 90 05 Mis handicap u sion niversitaire Avignon 84029 cedex 1 74 rue Louis Pasteur case 38 Tél. 04 90 16 25 62