Conteurs en sixième
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Conteurs en sixième
Madame Mauricienne Fortino raconte des contes palikur… Au collège Catayée des conteurs de différentes origines sont venus raconter au CDI devant plusieurs classes de sixième parmi lesquelles la classe de sixième B bénéficiait d’un projet culturel. Les élèves de sixième B ont fait des sorties et des recherches pour mieux connaître la flore et la faune amazonienne évoqués dans ces contes et sont allés au devant des populations dont ils avaient écouté les contes. Ils ont appris à raconter à leur tour un ou plusieurs des contes entendus, à l’oral et à l’écrit et les ont illustrés. C’est le travail de l’année qu’ils vous font découvrir Que soient remerciés tous ceux qui ont permis que ce projet se réalise . Genviève Guilhot , Nicole Launey , enseignantes au collège Catayée 1 Quand j’étais au collège Kappel j’ai entendu des contes avec Madame Fortino qui vient aussi à Catayée ; elle nous raconte des histoires des Amérindiens. Je me souviens de la femme baboun. J’ai appris que les Amérindiens chassent et pêchent, qu’ils mangent de la cassave (galette de manioc) ; ils mettaient autrefois les os des morts dans une jarre et quand un an est passé ils font une fête. Il y a beaucoup d’animaux dans les contes comme l’anaconda et les singes. J’ai vu une photo de deux anacondas lovés l’un à côté de l’autre au CDI. J’ai vu aussi la photo de fourmis manioc qui rapportent des feuilles dans leurs nids. J’ai vu aussi la tortue matamata qui mesure 50 cm de long et a une carapace hérissée de cônes. Raïssa Une dame qui s’appelle Filia a raconté une histoire de Saramaka, le conte de l’homme, d’Anansi et du singe qui veut du comou, du sucre et de la farine . Au début du comte on dit ; « hitili dayti »ou « krik krak » . Emilie 2 I CONTES PALIKUR ENTENDUS : 1- Le « Mastakouak » ou le couteau magique 2- Le « Makawem » ou le corbeau à deux têtes 3- Le « Wahamwi » ou l’anaconda géant. 4- La femme baboun 5- L’enfant qui a perdu son père 6- Le tigre, le singe et l’homme 7- La tortue Matamata ou l’origine du manioc 8- Le chaman (le sorcier) 9 la grande sécheresse (liste établie par Léonel, Raïssa, Ginel) II TEXTE SUR LES AMERINDIENS EN GUYANE En 1492 Christophe Colomb découvre l’Amérique. Les Amérindiens sont les premiers habitants de l’Amérique. Madame Fortino, la conteuse, est Amérindienne . Dans les contes nous avons appris que les Amérindiens chassent, qu’ils pêchent, qu’ils mangent de la cassave (galette de manioc) ; ils mettaient les os des morts dans une jarre. Quand un an est passé ils font une fête. Ils se peignent le visage avec du roucou, un fruit en forme de cœur qui donne une poudre rouge Textes de Léonel, Raïssa, Ginel, Darline III LES ANIMAUX DANS LES CONTES PALIKUR Nous nous souvenons des animaux suivants dans les contes : les perroquets, les fourmis manioc, un grand singe, un corbeau à deux têtes, la tortue matamata, la luciole, l’anaconda géant, la perruche, 3 Des élèves ont fait des recherches sur ces animaux au CDI ou sur internet « J’ai vu une photo d’anacondas lovés l’un contre l’autre (Raïssa) L’anaconda vit en Amazonie, en Guyane et particulièrement dans les marécages (Mirvline) Fourmi manioc par Christophe J’ai vu aussi une photo de fourmis manioc : elles travaillent pour apporter des fleurs et des feuilles dans leurs nids. »(Raïssa) Les fourmis manioc vivent en Amazonie (Amérique du sud) ; elles ont des fourmilières de plus de 10m de diamètre et d’une profondeur de 4 m environ ; ces fourmis ont la particularité de cultiver des végétaux qu’elle vont chercher à plusieurs km de leur fourmilière et les rapportent en passant par des endroits qu’elles auraient pu éviter, cela donne l’impression de voir un serpent qui n’en finit pas de passer sur les branches.(Roody) La matamata : Elle mesure 50 cm de long dont 40 reviennent à la carapace qui est hérissée de cônes dus aux saillies des plaques osseuses. Elle a un long cou entouré d’une peau lâche et rugueuse. » (Raïssa) « J’ai vu que la matamata avait plusieurs petits cônes sur le dos ; son cou est long de couleur marron grisâtre avec des taches ; il est entouré d’une peau lâche et rugueuse portant sur le côté des petites bosses de chair » Darline 4 CONTES RÉÉCRITS PAR LES ÉLÈVES LA FEMME BABOUN Un monsieur n’avait pas de femme ; elle était morte. Un jour qu’il allait travailler, comme chaque jour, pour construire un très grand canot et qu’ il fallait couper beaucoup de bois, il vit deux singes babounes ; il les tua, en mangea un et il rapporta chez lui le deuxième qui était une femelle. Quand il arriva chez lui il attacha le singe au dessus du feu pour le faire sécher et boucaner. Le lendemain il retourna au travail . Quand il rentra chez lui il retrouva la maison bien propre et bien rangée ; il se dit que ce devaient être ses sœurs qui étaient venues mais elles lui dirent que ce n’étaient pas elles. Il était bien embêté, il se demandait qui faisait tout cela. Le lendemain ce fut la même chose. Plus tard il vit une femme dans la forêt, elle avait de longs cheveux roux, il la trouva très belle et ils devinrent amoureux . Quand il rentra chez lui le singe boucané avait disparu Le femme dit : « je dois demander à mes parents » Puis la femme retourna chez l’homme : « J’accepte le mariage »; Comme cela faisait longtemps qu’ils étaient ensemble la femme lui dit : « Il faut rencontrer ma famille » et il fut d’accord. La femme lui donna des règles à respecter : Régle N°1 :vers 4 heures du matin, il devra se coucher dans le hamac qui sera à gauche de la maison Règle N°2 : Il ne faudra pas regarder ni surtout rire pendant la danse de ses parents Comme prévu l’homme alla se coucher dans le hamac mais il voulut regarder. Il vit son beau père qui dansait en lâchant ses selles. Il se mit à rigoler mais tout disparut et il se retrouva au sommet de deux grands arbres. Quand il regarda en bas il vit des tigres qui voulaient le manger ; soudain deux oiseaux qui passaient par là le virent et l’un deux était un perroquet qui était son ami : il l’avait laissé sortir de sa cage. Les deux perroquets décidèrent de faire caca, et comme les deux perroquets mangeaient des graines magiques, une grosse liane poussa. Mais il y avait les deux tigres qui attendaient que l’homme tombe. Les deux perroquets revinrent, ils lâchèrent un grand bol de piment dans les yeux des tigres qui ne voyaient rien. L’homme put descendre de l’arbre.(DARLINE LEONEL ROODY) L’enfant qui a perdu son père (début) 5 L’enfant qui a perdu son père (début) Il était une fois un enfant qui avait perdu son père. Ça le rendait triste parce qu’ il n’arrêtait pas de pleurer ; Un jour il a demandé à sa mère un arc et des flèches pour aller à la chasse.. Elle ne savait pas le faire. Ils n’arrêtaient pas de pleurer. Un jour elle vit un homme oiseau qui lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle lui répondit : « Je veux voir mon mari qui est mort. - Je vais t’emmener ; tu vas voir une grande porte fermée. Elle ne peut pas s’ouvrir. Il n’y a que le Dieu qui peut le faire. Elle va s’ouvrir après deux minutes. Quand la porte sera ouverte dépêche-toi d’entrer. » L’homme emmena la femme et son fils jusqu’à la porte. Cette porte était en fer ; elle s’ouvrit . La dame se dépêcha d’entrer avec son fils. Quand elle arriva avec son fils elle vit une dame et elle dit : « Je veux voir mon mari » La dame dit : « Regarde la maison que tu vois là bas : c’est celle de ton mari ; il y habite » Elle y alla et son mari lui dit : « Tu ne peux pas rester là parce que je suis un esprit ». Ginel 6 LE MASTAKOUAK ET LE COUTEAU MAGIQUE (Début) Il était une fois un grand frère et son petit frère qui allaient cueillir des fruits dans la forêt. Un jour ils n’en trouvèrent pas parce qu’un grand singe qui s’appelle mastakouak mangeait tout. Le grand frère se retourna et vit le grand singe dans l’arbre. Le grand frère dit à son petit frère d’aller se cacher derrière les feuillages mais le petit prit son arc et ses flèches et tira. Le singe ne sentait rien. Il sortit son couteau et « fchit » la tête du petit tomba par terre. Le grand frère jura de le venger. Il suivit le mastakouak dans sa grotte. Mixon/Léonel 7 Le « Wahamwi » ou l’anaconda géant. Il était une fois un anaconda géant appelé Wahamwi qui vivait dans une grotte avec sa femme Vanesse; elle voulait manger des perroquets ; elle appelait les hommes ainsi. Comme la grotte était tout prés d’un lac, le Wahamwi allait chercher des hommes qui se lavaient dans ce lac. Tous les jours le Wahamwi allait tuer des perroquets, c’est pour cela que les hommes disparaissaient .Les habitants du village voyaient que chaque fois qu’ils se baignaient un homme disparaissait mais ils ne comprenaient pas ce qui se passait Un jour où les habitants allaient à une fête un vieil homme qui était très malade et couvert de boutons était resté tout seul ; il décida de trouver où allaient les hommes qui disparaissaient. Il alla se baigner dans le lac . Wahamwi prit sa veste pour aller tuer les hommes et il ne trouva personne sauf ce vieil homme qui avait des boutons partout. Il monta à la surface et attrapa le vieil homme Wahamwi ne le tua pas mais le prit pour le soigner et il dit à sa femme que la pêche aux perroquets n’était pas bonne. Le wahamwi avait un fils. Il prit le vieil homme pour son fils aussi. Le vieil homme gardait leur fils pendant que le wahamwi allait tuer les hommes. Un jour le vieil homme découvrit le chemin pour aller au village. Il attendit que l’enfant dorme pour y aller. Quand il arriva au village il dit aux villageois qu’il y avait un anaconda qui tuait les habitants. Le vieil homme dit aux villageois ce qu’ils devraient faire quand l’anaconda viendrait pour les tuer. : « Vous devrez faire quatre barrières ! » Le lendemain le Wahamwi vint pour les tuer mais il y avait quatre barrières. Il essaya de casser les barrières ; les villageois lancèrent des flèches sur le wahamwi. Il cassa la deuxième barrière mais les villageois le tuèrent. La femme du wahamwi partit pour casser la troisième barrière mais les villageois la tuèrent. Le fils du wahamwi partit pour aller au village mais le vieil homme lui dit : « Si tu sors de la grotte les villageois te tueront » Le fils dit : « je dois venger la mort de mes parents .» Le petit prit sa veste et partit pour venger la mort de ses parents mais lui aussi a été tué. Les villageois étaient heureux. Mirvline et Tawa 8 tué. Les villageois étaient heureux. - Lea«étéWahamwi » ou l’anaconda géant Mirvline et Tawa Il était une fois un anaconda géant qui vivait dans une grotte avec sa femme ; Elle voulait manger des perroquets ; elle appelait les hommes ainsi. Comme la grotte était tout prés d’un lac, il allait chercher des hommes qui se lavaient dans ce lac. Les habitants du village voyaient que chaque fois qu’ils se baignaient un homme disparaissait. Un jour où les habitants du village étaient partis à une fête un vieil homme qui était très malade et couvert de boutons décida de trouver où allaient les hommes qui disparaissaient. Il alla se baigner dans le lac. La femme de L’anaconda dit à son mari d ‘aller chasser un perroquet .Il prit sa veste pour chasser des perroquets. L’anaconda monta à la surface et attrapa le vieil homme qu’il amena à sa femme. La femme ne voulait pas manger l’homme, elle garda le vieil homme comme son fils. Et il devint leur deuxième fils. Un jour les anacondas décidèrent de partir et ils dirent au grand frère de ne pas passer dans un chemin couvert de sable. L’ancien attendit que ses parents partent .Une fois que ses parents furent partis il prit ce chemin pour aller dire aux habitants qui les mangeait et il leur dit de faire 4 barrières autour du village. Quand le wahamwi revint il alla à la chasse aux perroquets mais il trouva les barrières qui entouraient le village. Il cassa deux barrières mais il se fit tuer. Sa femme partit pour aller chasser des perroquets ; elle cassa la troisième barrière et elle se fit tuer. Le petit fils voulut prendre la veste mais l’ancien dit : « Petit tu dois partir très loin d’ici » et le petit partit et ne revint jamais . Mixon et Tawa 9 Franceau raconte TEZEN en créole et Mixon le raconte en français le mercredi 26 mai 2004 Les invités de 6ème I sont très attentifs 10 LA SORTIE AU CAMP DU TIGRE DES SIXIÉME B Nous sommes allés au camp du tigre, on a regardé les arbres avec madame Martin madame Launey, madame Clément , madame Gelabale, madame Guilhot et deux animateurs du parc naturel régional ; ils ont bien travaillé avec nous et ont expliqué que la nature n’est pas une poubelle. Marie Lovelie/ Léonel Je suis allée au Camp du Tigre avec mes professeurs. Il y avait Mme Launey professeur de français remédiation, Mme Guilhot professeur d’ art plastiques, Mme Martin, professeur d’E. P. S, Mme Clément professeur d’histoire géo et Mme Gelabale professeur de SVT Mirvline LE CARBET Je me souviens du carbet, c’est un endroit où les gendarmes font la fête. En effet les militaires habitent là, c’est pour ça qu’il s’appelle Camp du Tigre (Mirvline ) Nous avons vu un carbet qui était fait en bois et nous avons dessiné le toit Angelina LA MYGALE Il y avait une araignée près du carbet. Cédon Mixon a pris l’araignée puis l’araignée a sauté sur Christophe Mirvline La mygale est originaire de Guyane et du Brésil. Elle vit 12 ans. Elle pond une centaine d’œufs ; la gestation dure 1 mois et demi. Angelina 11 Le monsieur avec qui on était a fait monter une mygale sur ma main . Elle s’appelle matoutou ; elle a des pieds orange . Je suis allé sur Internet pour faire des recherches sur la matoutou et j ‘ai trouvé un site http : /WWW Guyaneguide.com.page/matoutou.htm J’ai trouvé une photo d’une mygale grande et poilue ; elle possède 8 pattes orange et elle mesure 12 cm ; la tête et l’abdomen sont séparés par une partie très fine ; le bout des pattes finit par des ventouses que lui servent à s’accrocher. Cette mygale est peu agressive mais possède des poils urticants sur son abdomen quand elle est adulte . Mixon . En cours d’arts plastiques j’ai dessiné une joli matoutou sur une feuille de bois canon. Christophe BOIS CANON Fruit du bois canon 12 Sur le bois canon on trouve des fourmis qui le protégent. Elles empêchent les autres plantes de venir sur elle. La feuille ressemble à des mains. Le tronc est creux et les fourmis y habitent. Sur cette photo les deux animateurs nous montrent que le bois canon est creux Roody Léonel Le bois canon se trouve au bord des routes , dans des chablis et dans les abattis. Les chablis sont des endroits où les arbres sont tombés. Les feuilles sont en forme de main et les grappes de fruits sont en forme de doigts. On voit ses racines , ses racines sont en échasse, elles sont comme de longs bâtons au dessus du sol. Darline Je vais vous parler du bois canon d’après le livre « Dodomisingha » de l’ONF . Le bois canon offre aux fourmis à manger et à dormir Les fourmis repoussent les agresseurs du bois canon comme les lianes. A la base des feuilles de petites glandes apportent de la nourriture aux fourmis. Darline J’ai aimé la sortie du tigre : je me souviens de l’araignée et des arbres comme le bois canon. Sur la photo on voit la trace des branches et le trou d’entrée des fourmis. Jean Christophe 13 Fleur de bois canon par Tawa Bois mêlé de Roody Poivrier de jean Christophe Bois canon au calque 14 TAMARIN Nous avons vu un tamarin , « saguinus Midas » Il s’agit d’un tout petit singe qui peut peser jusqu'à 500G : Le tamarin est un singe très agile ; assez vif, il se déplace assez rapidement :Il vit en petits groupes qui peuvent atteindre jusqu'à une vingtaine d’individus : IL se nourrit de fruits et d’insectes :Il s’agit d’un singe diurne. Sur le bois canon j’ai vu un tamarin. Franceau (d ‘après des recherches au CDI) Et on a vu des petits singes sur les arbres. Ce sont des tamarins aux mains dorées Les tamarins mangent les fruits du bois canon. et ils se sentent bien dans le bois canon. J’ai choisi la photo du fruit du bois canon que les tamarins aiment bien. Cédon BOIS SAINT JEAN Le bois st Jean est un bois qui a un tronc bien droit et des branches bien visibles et régulières qui partent du même point sur le tronc ; les feuilles forment une ombrelle (forme de parapluie) Marie Lovelie 15 LA VUE On est monté au sommet sous l’antenne d’où on a vu le collège et dessiné le paysage . J’ai choisi la photo de ce paysage . On voit le Mont Baduel qui est à côté du collège Tawa Nous sommes allés au sommet , sous l’antenne. J’ai vu le hall du collège , les maisons de Cabassou , la ville de Cayenne et l’océan Atlantique Ginel 16 LE PALMIER MONCUSE J’ai vu un palmier moncuse ; c’est un palmier qui pousse comme une liane avec des crochets au bout pour s’accrocher à d’autres plantes. Ginel Fruit et spathe du palmier liane 17 SENSITIVE On a regardé aussi la plante sensitive :elle se ferme quand on la touche Marie lovelie L’animateur a dit qu’avec des plantes on fait des médicaments ; j’ai vu aussi un papillon chinois vert. Et un gros criquet Ginel CLASSE A PROJET CULTUREL Financé par le RECTORAT et la DRAC 18 Le 31 mars 2004 nous avons fait une sortie à Macouria pour aller voir un Amérindien qui s’appelait M Alexandre et qui nous a emmenés dans son abattis. L’abattis est un endroit où on cultive . J’ai pris moi même toutes les photos dans l’ abattis de monsieur Alexandre . Toute la classe a fait une photo. Mixon 19 Quand nous sommes arrivés à Macouria j’ai vu un chemin avec une barrière pour entrer dans les abattis amérindiens (Ginel) . Pour faire un abattis il faut couper les arbres pour les brûler et avoir une bonne terre noire, pour bien faire pousser les plantes comme : les piments, les pieds de manioc, les ananas (Darline) Le manioc : on le met dans une bassine d’eau pour le faire tremper. (Cédon) On a vu des plants de manioc : Le manioc sert a faire du couac .Pour faire du couac il faut mettre le manioc dans une grande bassine avec l’eau .le manioc reste dans l’eau moins de 8 jours . ensuite il faut l’éplucher et le grager (Marie Lovelie 20 M Alexandre nous a montré le sisal. C’est une plante en forme d’ananas ; il faut prendre plusieurs feuilles et les attacher ensemble puis les attacher à un poteau et tirer très fort pour les faire devenir comme des ficelles. A partir de ces fils on fait la corde de l’arc. On a vu aussi des atipas : ce sont des poissons très anciens avec des écailles articulées comme une armure 21 Je me souviens aussi qu’à la fin il nous a montré des colliers en graines , en os d’oiseaux et dents de caïmans ou de singes : (Darline ) On a vu des plantes et des animaux. Je me souviens d’un petit serpent il avait deux couleurs : vert et gris. M Alexandre nous a montré aussi des couronnes en plumes de toucans et deux colliers en graines d’oiseaux et dents de caïman. Les bancs sont faits en forme de toucan et pagani. (Cédon) 22 Il nous a fait aussi tirer des flèches d’un arc en bois ; il fallait tirer le crochet. Il y avait Lisa, l’assistante d’anglais américaine qui faisait des photos pour nous et Mixon. 23 J’ai surtout aimé quand on est allé sur le canot pour aller chercher une plante pour faire de la peinture noire et nous ne l’avons pas trouvée (Tawa) * J’ai choisi la photo où on est allé sur l’eau avec le monsieur ; on est allé chercher de l’écorce d’arbre que s’appelle le kumante (Emilie) Ils m’ont invitée pour aller chercher des feuilles pour peindre avec Tawa , Emilie, le fils d’ Alexandre et moi . J’ai eu un peu peur mais c’était un peu rigolo. Angelina Dans son abattis il y avait du tolu man qui fait de la bouillie pour les bébés, des pois sucrés et le fromager avec ses épines. Je 24 me souviens aussi comment tresser les paniers et le manaré pour la farine de manioc et le roucou (Alexander) J’ai choisi cette photo parce que je vois un petit fromager avec ses épines (Alexander ) 25 BILAN CLASSE à PAC 6B 2003/2004 Enseignants participants : Mme Gelabale (SVT) Mme Guilhot (arts plastiques) Mme Clément (histoire géographie) Mme Martin (EPS) Les professeurs de technologie Mme Launey 1h français remédiation M Benamane professeur de français , PP Profil de la classe Classe définie dans le projet d’établissement comme classe « passerelle » accueillant 18 élèves de 12 ans et plus, qui n’ont pas le niveau fin CM2. Certains viennent directement de CM1 ; d’autres de sixième dite « d’accueil ». Les évaluations 6ème en début d’année confirment les difficultés des élèves : la plupart se situent dans une fourchette de 20 à 30% de réussite ; beaucoup n’ont pu faire tous les exercices et un a carrément refusé d’ouvrir son cahier en math. prise en charge en début d’année La classe bénéficie de moyens supplémentaires : 2h « remédiation » en français et math et 2 h d’aide au travail personnalisé, et d’un projet de classe qui comporte un volet « ouverture » sur le monde lié au projet de classe à PAC. La « remédiation en français , d’une heure par semaine par demi groupe sera entièrement faite dans le cadre du projet classe à PAC : autour d’une correspondance scolaire avec un collège d’Angers en salle d’informatique. (voir paragraphe déroulement ) Les professeurs de SVT, EPS, arts plastiques et histoire géo suivent de près le projet ; Le professeur d’EPS investit beaucoup dans la classe où les activités sportives vont jouer un grand rôle toute l’année. Constitution du groupe classe : Une élève ayant plus de 50% réussite aux évaluations est orientée sur une autre classe de 6ème où elle suit ; 2 autres, les seuls qui n’ont pas au moins un an de retard, partent après le conseil du premier trimestre – ils ont eu du mal à suivre et une se voit proposer un redoublement en fin d’année. Le groupe qui comprend entre 16 et 18 élèves avec des arrivées au cours de l’année est hétérogène dans le comportement : il se compose pour moitié d’enfants néo arrivant motivés et sérieux et d’enfants né en Guyane de parents nés à l’étranger ayant suivi une scolarité normale depuis le CP. Cette moitié est plutôt rebelle, vit mal l’échec et le fait de se trouver dans cette classe. Un seul élève est guyanais de souche, il est en échec depuis le CP et a suivi au collège une classe de sixième alphabétisation. Il est toujours en grande difficulté en lecture et à l’écrit et il n’a jamais pu faire l’objet d’un suivi au plan psycho pédagogique. En début d’année le groupe est très difficile à gérer ; les élèves « rebelles » entraînent vite les autres. Deux jeunes collègues à qui cette classe a été imposée disent leurs difficultés à y enseigner. Un autre élève mobilise l’énergie de tous. Orienté en SEGPA l’année précédente, il attend avec impatience son intégration au collège Zéphyr où il part milieu octobre …pour revenir milieu novembre car il n’a pas finalement été pris mais l’a fait croire à tout le monde. Son retour est l’enfer pendant plusieurs semaines. Il est exclu de presque tous les cours et suivi au jour le jour par la CPE. 26 Déroulement du projet : Septembre/octobre :Après une initiation au traitement de texte en cours de technologie les élèves ont été accueillis en deux groupes pour une heure hebdomadaire en salle d’informatique par Mme Launey. Dans le cadre d’une correspondance scolaire avec un collège d’Angers, ils écrivent une lettre individuelle. Le travail de présentation a été préparé en cours de français selon le programme en vigueur. Un dossier collectif de présentation du collège à partir de photos prises par les élèves a été envoyé aux correspondants et publié sur le site et dans le journal du collège . Le groupe est difficile mais tous les élèves ont envoyé une lettre et ont assez vite pris l’outil en main grâce aux cours de technologie. Les cours en salle d’informatique sont beaucoup plus calmes que dans une autre salle. Novembre/décembre: une deuxième lettre a été écrite après le cross à partir de photos un dossier en est tiré pour le site et le journal. Un élève de cette classe a gagné le cross des sixièmes. Ce sujet les intéresse et le professeur d’EPS participe beaucoup. Décembre : première venue d’une conteuse saramaka, Mme Filia Eduards dans le cours de français avec comme objectif de lutter contre certaines formes de racisme, le mot « saramaka » étant quasiment une injure dans la classe. Après avoir présenté rapidement l’histoire, la culture et la langue, elle raconte 3 contes très brefs en saramaka en donnant des éléments pour comprendre le texte. Les élèves sont amenés à restituer le conte et certains connaissent des mots . La traduction en français est lue finalement . Beaucoup d’élèves ont pris spontanément des notes et en fin d’année ils se souviennent des formules de début et de fin de contes en saramaka : « daîting, diliting ». L’insulte semble avoir disparu du vocabulaire de la classe. Janvier : Février :trois axes -Ecouter les contes de Madame Mauricienne Fortino, conteuse amérindienne palikur, pendant 4 séances d’une heure ; ces contes sont essentiellement des contes animaliers très liés à l’environnement amazonien -Exploiter les réponses des correspondants qui racontent leur sortie sur Paris : les professeurs d’arts plastiques et d’histoire utilisent ce courrier pour faire découvrir Paris et ses différents musées. En arts plastiques, on aborde le thème du musée. Qu’est ce qu’un musée ? A qui appartient un musée ? Que peut-on voir dans un musée ? Tous les musées contiennent-ils les mêmes collections ?...Des photos de Paris sont proposées à l’observation et les principaux musées sont nommés et repérés sur les photos. Le MNAM Georges Pompidou est situé sur les photos et une visite virtuelle dans les salles est effectuée après une pause devant la fontaine Stravinsky de Nicky de Saint Phalle. Il s’agit de chercher les productions d’artistes dont parlent les correspondants. Georges Braque permet d’aborder la nature morte cubiste et Fernand Léger la relation de la peinture et du progrès industriel. Des croquis sont faits pour garder trace de ces oeuvres, en mémoriser les thèmes , les titres et le nom des artistes. -Exploiter une sortie sur le Mont du Tigre organisée en décembre avec deux animateurs du Parc Naturel régional pour faire découvrir la nature très présente dans les contes mais inconnue de la plupart des élèves. Cette sortie a été très difficile à organiser et l’impossibilité d’avoir un car a conduit les enseignants à découvrir à pied l’environnement proche du collège. Le RSMA du camp du Tigre a donné son accord pour une visite qui s’est avérée très riche surtout grâce aux animateurs du parc. Les professeurs d’EPS, d’arts plastiques, SVTet Histoire y participaient . Les élèves ont été amenés à écrire des textes sur cette sortie à partir de photos ou de leurs souvenirs. Un dossier est réalisé à partir des textes individuels. Certains textes sont collectifs. Des recherches documentaires sur internet sur les plantes ou animaux rencontrés au cours de la sortie ou dans les contes sont effectuées par quelques élèves plus rapides . Pour certains élèves cette recherche sur internet sera un véritable déclencheur qui modifie durablement leur comportement dans le travail du groupe de remédiation. Tous les élèves sauf un, perpétuel absent, écrivent leurs textes avec plaisir. Le dossier est publié sur le site du collège. La classe évolue positivement après cette sortie dans beaucoup de disciplines mais avec des rechutes ! La sortie est exploitée en SVT pour le contenu du cours et en arts plastiques : La prise de vue, le cadrage intéresse les élèves qui effectuent leurs premiers clichés. Les photos prises lors de cette sortie et mises en relation avec les croquis réalisés pendant la visite seront en arts plastiques un support privilégié pour retravailler les végétaux repérés à divers stades de leur 27 développement. Les élèves reprennent avec goût le parcours jalonné par ces croquis , photos et prélèvements d’échantillons de végétaux pour les travailler avec plus de finesse et finaliser les démarches d’observation, d’identification précise, de mémorisation. Ceci les conduit à expérimenter des outils et moyens diversifiés pour atteindre les objectifs de représentation qu’ils ont choisis. L’écriture (du titre donné, le nom de l’élève, la date, le commentaire) est intégré au travail avec la caractéristique d’un élément plastique qui participe à l’homogénéité de la réalisation. Mars/avril -restitution des contes entendus : la salle informatique est indisponible à la suite de vols de matériel ; les contes sont restitués collectivement en ce qui concerne la femme baboune , plébiscité par tous , le wahamwi et le mastakouuak La restitution orale individuelle est très difficile ; de réelles difficultés d’élocution, une grande timidité ou un blocage devant les autres conduisent le professeur de français à demander une restitution individuelle écrite que tous réaliseront au moins pour le début du conte. Chacun a choisi son conte ; certains en écrivent deux en entier. -Madame Isabelle Léglise , chercheuse au CNRS en socio linguistique et qui travaille dans l’équipe ERTé de l’IUFM est venue enregistrer les élèves qui lui rendent aussi une version écrite de leur conte et se propose d’étudier ces productions dans le cadre de sa recherche sur le français parlé et écrit par les jeunes en Guyane . Cela permet de constater les progrès de fin d ‘année où un deuxième enregistrement du même conte est proposé. -le retour dans la salle informatique est un réel plaisir ; tous se mettent à écrire leur texte sauf un élève qui, souvent absent, ne peut restituer un conte mais les mélange tous -Fin mars : sortie à Macouria dans des abattis collectifs palikur qu’ils ont préparée en histoire (notion de commune en éducation civique, découverte du mode de vie des Amérindiens d’Amazonie par l’intermédiaire de la vidéo sur les Wayanas tournés par les enfants du Fleur de Lampaul édité chez gallimard) et qu’ils vont ensuite exploiter en SVT. Cette sortie a été organisée avec les mêmes enseignants que la première. avril /mai : - exploitation de la sortie : la plupart écrivent spontanément un texte personnel alors que la correspondance scolaire s’est arrêtée faute de réponse d’Angers. Ils ont intégré l’outil et ont appris pour la moitié à insérer une photo dans un texte. Cette moitié est très motivée , jamais absente et volontaire pour participer à des cours en plus pour finir leur projet. L’autre moitié profite de toutes les occasions pour ne pas venir ; à noter que ces élèves dans les deux groupes sont « mélangés » il y a autant de néo arrivants que d’enfants ayant eu une scolarité normale ; les groupes de début d’année ont été modifiés. En arts plastiques le travail sur la flore et la faune observée à Macouria devient un préalable à la réalisation d’images donnant à voir ce que l’élève veut montrer d’un des contes entendus pendant l’année.. Un ouvrage sur les artistes –« bosmétal » d’Haiti introduit le concept du fantastique et les élèves s’engagent naturellement sur la voie d’une expression singulière relative au conte qu’ils privilégient . Début mai une séance avec une conteuse haïtienne réclamée depuis le début de l’année suscite l’envie chez 2 élèves de raconter à leur tour un conte entendu dans leur famille : TEZEN. L’un raconte en créole et l’autre en français. Finalisation du projet : mercredi 26 mai au CDI une dernière séance de contes avec le conteur guyanais Franck Compper a lieu. En première partie 3 élèves racontent dont un en créole ; un petit groupe de 5/6 élèves motivés présentent à Mon,sieur le principal et à nos financeurs : Mme Baboul de la DRAC et Mme Clovis du Rectorat les panneaux d’une exposition sur le travail de l’année ; un demi groupe de 6I assiste à la séance avec le professeur de math qui a les deux classes. Trois élèves trop absents pour pouvoir participer en tant que conteurs font part de leur regret : il est décidé de refaire une séance supplémentaire le 5 juin devant l’ensemble de la classe de 6I. Cette séance va permettre à 6 élèves de raconter dont les trois nouveaux qui se sont vraiment lancés un défi et l’ont réussi. Un élève de 6I raconte à son tour en créole le conte haïtien « ti fiy kay belmè » ; la classe de 6 I exprime son plaisir d’écouter des contes. La séance est vraiment très gratifiante pour les enseignants présents. Le petit recueil ci- joint est remis aux 15 élèves présents sur 18. 28 BILAN et EVALUATION Le comportement du groupe s’est amélioré sensiblement ; les professeurs sont de moins en moins nombreux à se plaindre de la classe. L’élève très difficile est correct dans la plupart des cours et ses relations se sont pacifiées avec les adultes de la classe. Il montre une grande motivation pour le traitement de textes et commence en fin d’année à se lancer à écrire sans l’appel systématique à l’adulte. Il a une bonne mémoire et se montre capable de coopérer avec une autre élève pour écrire à deux un conte entier. Malheureusement des incidents avec d’autres adultes du collège montrent que ses problèmes de fond ne sont pas résolus. (il n’a ni aide psychologique ni éducateur PJJ) Cependant il réussit brillamment le dernier contrôle de géométrie alors qu’en début d’année il avait refusé de faire l’évaluation de math. Il faut noter l’importance des cours d’EPS et des activités sportives dans l’évolution de la classe. Certains enfants ont un excellent niveau et se sont vu qualifiés pour des championnats. Il faut cependant mentionner l’échec total avec un élève perpétuel absent et que le projet n’a pas réussi à faire revenir au collège malgré le suivi constant de la CPE. Pourtant en début d’année cet élève s’était montré rapide et en mars un passage éclair l’a révélé comme bon conteur, sans doute le meilleur. Son dernier « passage » en mai a montré au contraire sa régression et sa capacité par son comportement à faire régresser quelques élèves fragiles. Il est venu 5 fois en tout dans l’année en remédiation . Acquisitions en français :Une dizaine d’élèves très motivés ont mené à bout les projets d’écriture. Ils ont progressé dans la reconnaissance du verbe et en conjugaison de l’imparfait, du passé composé qu’ils ignoraient et manipulent quelques formes du passé simple . Ils ont travaillé sur les pronoms personnels. La notion de phrase est toujours en phase d’acquisition mais en progrès. Le dialogue dans le récit est en cours d’acquisition. Ils ont acquis beaucoup de vocabulaire sur la nature. 7 maîtrisent bien la structure du récit ; ce sont ceux qui sont venus le plus régulièrement. Un autre très motivé a peu progressé à l’écrit mais a été capable de donner un conte à l’oral. Il est le seul à avoir été volontaire pour raconter au CDI un conte entendu dans l’année ; les deux autres enfants conteurs ont donné un conte entendu dans leur famille : TEZEN . celui qui l’a donné en français a montré une bonne maîtrise de l’oral structuré avec phrases complexes, passé simple correct voire emploi du subjonctif « en attendant qu’il aille » , un bon emploi des pronoms et référents même si le conte était raconté du point de vue d’un des personnages : le petit garçon appelé Marcel , l’autre personnage étant toujours appelé « sa sœur ». Sa performance montre qu’il est sans doute très important de dire aux familles de raconter des histoires à leurs enfants….Cet élève est un de ceux qui s’est le plus impliqué dans ce projet . Mais il faut souligner que ces acquisitions ne sont pas actuellement encore réinvesties en français dans d’autres activités . Cependant il existe chez la plupart une réelle motivation pour l’écrit sur les deux sujets pratiqués toute l’année : compte rendu par le biais de la correspondance et conte. Arts plastiques En arts plastiques, en cette fin d’année, on retiendra que cette classe s’est pacifiée à divers niveaux :les relations entre les élèves, la relation avec l’adulte-enseignant, la relation au travail demandé, la relation à l’école par une présence régulière au cours, sont autant de déplacements positifs effectués sur le plan du comportement. L’instauration de deux groupes, le matériel personnel toujours accessible puisque stocké en classe (mesure exceptionnelle réservée à cette classe), les choix accessibles proposés à chaque élève, la prise de conscience progressive de la capacité à réussir autant que les autres, l’aide individualisée, sont autant de facteurs qui ont suscité la motivation, la curiosité, l’envie de faire accompagnée d’une notion de l’effort rendue acceptable. Les élèves de cette classe auront appris sans doute parmi la somme des savoirs enseignés une part modeste d’un large contenu. Cette part n’est pas négligeable car elle contient des éléments fondamentaux. Ils auront appris en premier lieu à exister en tant qu’élève , à l’école, d’une façon qui peut être harmonieuse. Informatique : l’outil traitement de texte est en cours d’acquisition ; la plupart savent ouvrir et enregistrer un fichier au bon endroit (et c’est compliqué quand on utilise le réseau !) Ils savent insérer une image dans un texte et la déplacer pour certains – qui sont loin d’être les meilleurs élèves !- et qui ont aidé leurs camarades . Trois savent faire une recherche sur internet. Tous utilisent le clavier pour les majuscules et les minuscules et la souris. Certains savent changer de police et utiliser Word Art. Tous ont découvert avec joie la correction orthographique automatique et certains savent l’utiliser. Tous ont progressé et leurs acquis seront validés pour le B2I niveau 1. 29 Svt :le groupe s’est dans l’ensemble bien comporté toute l’année et les sorties et les connaissances acquises ont pu être réinvesties dans le cours avec succès car le programme en sixième s’y prête très bien. A noter cependant que quelques élèves souvent absents n’ont pu tirer profit de cette classe . Autres objectifs atteints : l’interculturel : Les élèves ont acquis des connaissances sur les cultures présentes en Guyane ; ils ont découvert que différentes communautés y vivaient et une nouvelle élève arrivée en mai de la région de Mana, d’origine djuka, a été assez vite intégrée . La venue d’une conteuse donnant des contes d’Haïti en créole a été très positive en tant que valorisation d’une culture souvent méconnue par l’école. Ils estiment les Amérindiens dont ils connaissent certains aspects du mode de vie : agriculture sur abattis, pêche, chasse, utilisation des plantes, artisanat. Ils ont pu apprendre à tirer avec un arc. Il faut noter que la présence en classe de cultures différentes permet à tous les enfants quelle que soit leur origine de valoriser la leur, voire de la découvrir. La dernière arrivée a pu ainsi découvrir des contes écrits dans sa langue et apprendre des notions sur l’histoire de cette langue qu’elle ignorait.. La découverte de l’environnement autour des contes palikur a pris une importance plus grande que prévu : un grand nombre de ces enfants ont une double adaptation à faire à l’école : s’adapter à des programmes nationaux qui leur sont étrangers et s’adapter à leur environnement guyanais qu’ils ne connaissent pas ; ils l’ont fait avec plaisir et la deuxième sortie a été une totale réussite. Ils savent comment se fait un abattis et connaissent l’utilisation de certaines plantes ; ils savent reconnaître des fruits, ont appris à ne pas avoir peur d’un serpent liane.. Ils ont été sensibles à la beauté du marais qui entoure l’abattis. Ils connaissent bien le bois canon et son rôle dans la forêt amazonienne. Ils ont vu des animaux en liberté : petits singes, matoutou, serpent liane. Cependant les professeurs se plaignent encore de l’absence de réinvestissement dans les cours, notamment en histoire géographie où le contenu du programme leur reste étranger. Ils n’ont pas encore réellement de comportement scolaire : apporter régulièrement le matériel demandé, apprendre des leçons . Ils ne font pas encore bien le passage de l’apprentissage plaisir à un apprentissage plus classique tel qu’il est demandé en cours. Ce projet pose le problème de ces classes passerelles et de la difficulté d’y suivre le programme de 6ème. Les travaux réalisés par les élèves dans le cadre de cette classe à PAC vont figurer dans une exposition organisée en septembre par le Parc Naturel Régional Que soient remerciés les responsables du collège, M le Principal, madame la Principale Adjointe, Madame la gestionnaire, Madame Boisdron documentaliste, tous les intervenants conteurs : Madame Filia Eduard, Madame Mauricienne Fortino, Madame Françoise Gouin, M Franck Compper, Monsieur Alexandre Battista animateur de l’association Kamuyeneh qui nous a reçus à Macouria, les animateurs du parc Naturel régional et le directeur du camp du Tigre. Merci aussi à nos financeurs ; à Madame Baboul de la DRAC et Madame Clovis de la DAC au rectorat. Nicole Launey G Guilhot le 1er juin 2004 BILAN FINANCIER (Une heure de conte Madame Filia Eduard conteuse saramaka 45 E) 4 heures de contes , madame Fortino, conteuse palikur 180 E (une heure de conte Madame Gouin contes d’Haïti 45 E) (deux heures de contes M Frank Compper 90 E) trois heures d’animation sur l’abattis de macouria : 135 E (matériel arts plastiques : 175 E) (cartouche d’encre noir et couleur pour imprimante : 80 E) Total dépenses 750E (les parenthèses indiquent des factures en cours en juin 2004 30