mobilité we like to move it, move it

Transcription

mobilité we like to move it, move it
12
No
le magazine
des sciences et
des technologies
d’altran
www.altran.com
octobre 2007
altitude
mobilité
we like to move it,
move it
NEWS p.4 Du nouveau côté LED ! Avec Altran, les LED en voient de toutes les couleurs! / Fondation : chronique du Prix 2007/
Techno-shopping : un fauteuil alliant plaisir et qualité du Home Cinema HIGH-TECH p.11 Mobilité : et le monde devient
petit PEOPLE p.19 Secteur bancaire : des outils pour améliorer la performance/ Campus : l’implication d’Altran sur le 6e Forum
technologique de l’emploi de l’université de Vigo (Espagne)
/édito/
/sommaire/
news 04
Exploiter de nouveaux
gisements d’innovation
04
Partenaire global de l’innovation, le
groupe Altran accompagne ses clients
dans de nombreux pays et tout au long
du cycle de l’innovation. L’ensemble
des capacités et des services qu’Altran
apporte au marché est, depuis quelques
mois, complété par une nouvelle direction
dénommée Innovation Management
and Development.
Le management et la valorisation de l’innovation sont stratégiques pour
le Groupe et ses clients. Croissance et rentabilité durables passent
par la maîtrise de la complexité des process d’innovation face à des
technologies de plus en plus nombreuses et pointues, des besoins
clients qu’il faut savoir susciter, des contraintes « time-to-market »
accrues et des filières sectorielles mondialisées et mouvantes.
Cette direction affiche deux spécificités essentielles pour le Groupe :
• Dans 90 % des cas, le client nous confie la responsabilité complète
d’un projet qui va de la captation et reformulation du besoin marché, la
génération d’idée, la conception d’une solution tangible jusqu’à la réalisation
d’un prototype, voire d’une présérie. Le type d’engagement contractuel et la
gestion du risque sont différents d’une prestation de conseil ou d’assistance
technique classique.
• Ce business model permet de développer et de capitaliser les compétences
et les réalisations par des brevets, solutions dont Altran conserve la propriété
intellectuelle. Ce portefeuille constitue un atout opérationnel et est un actif
financier fort, qu’il faut ensuite valoriser et faire fructifier.
Certaines entités du Groupe telles que Cambridge Consultants (RoyaumeUni), disposent d’un portefeuille unique et de références exceptionnelles en
la matière. C’est à partir de ces piliers que nous avons décidé de créer cette
direction globale Innovation Management & Development. Au-delà d’un
positionnement différent, elle nous permet également d’offrir de nouvelles
perspectives de carrière aux experts et aux consultants seniors
qui ont un parcours de plusieurs années dans le Groupe.
Pour nos clients, recourir à ce type de partenariat permet
d’accéder à de véritables expertises, sans investir en propre
dans des laboratoires ou des moyens de développement à
la marge de leur cœur d’activité. À l’heure de la cocréation et
de l’innovation ouverte, beaucoup de nos clients voient là un
moyen de gagner en agilité et de profiter d’une fertilisation de
compétences et d’expériences.
Xavier Dupeyron
Directeur Innovation Management and Developement
02
Altitude n°12 / octobre 2007
> 04 Du nouveau côté led ! > 08 fondation altran
Chronique du Prix 2007 :
l’organisation et
les différentes étapes du Prix
de la Fondation Altran.
Eurospace (groupe Altran)
améliore les techniques
de mesure utilisées dans
la production de LED.
> 10 Techno-shopping
Un fauteuil alliant plaisir et
qualité du Home Cinema
grâce à ses trois enceintes
placées dans les accoudoirs.
high-tech 11
> 11 mobilité : et le monde devient petit
2, rue Paul Vaillant-Couturier
92532 Levallois-Perret Cedex
www.altran.com
[email protected]
Altitude n°12
Les transports vont toujours plus vite, plus loin, mais une nouvelle forme de mobilité,
numérique, accélère le mouvement en ce début de siècle. On pourrait croire que la machine
s’emballe, mais la technologie ne se développe que parce que l’homme le veut bien...
Octobre 2007
Directeur de la publication :
Pascal Brier
Rédacteur en chef :
Benoît Repoux
Rédaction :
Benoît Repoux, Citizen Press
Conception et mise en pages :
01 53 00 10 00
Responsable d’édition :
Aurélien Coustillac
Direction artistique :
David Corvaisier
Maquette :
Virginie Fraisse, Fabienne Laurent
Secrétariat de rédaction :
Elisabeth Castaing,
Sophie Loubeyre
Crédit couverture :
Citizen
Fabrication :
Sylvie Esquer
Impression :
Maury
Dépôt légal :
Octobre 2007
N° ISSN : 1767-9974
Altitude (Paris 2003)
people 19
>
> 22 Nuria Quiroga
Deux exemples d’intervention d’Altran CIS Brésil dans le domaine
de la prévoyance et de la gestion de crédit. Expert dans la gestion
de processus métiers ou opérationnels et dans le pilotage de
la performance globale, Altran a développé un des systèmes
d’information les plus importants dans le secteur bancaire brésilien.
Nuria Quiroga, présidente
du 6e Forum technologique
de l’emploi de l’université
de Vigo, nous explique
la valeur ajoutée d’Altran
sur de tels événements.
20 améliorer la performance dans
le secteur bancaire
Si vous souhaitez vous abonner à Altitude,
rendez-vous sur le site altran.com
Altitude n°12 / octobre 2007
03
news
altran soutien
altran semi-conducteurs
logiciel libre AU sénégal
OSRAM
Les LED en voient
de toutes les couleurs !
d’essai affecte les résultats mesurés. »
Osram souhaite utiliser cette
simulation pour améliorer davantage
ses techniques de mesure.
En tant qu’un des trois plus grands
fabricants de semi-conducteurs
optoélectroniques, Osram Opto
Semiconductors fixe, grâce à ses
solutions innovantes, de nouvelles
normes technologiques dans
les domaines de l’éclairage,
de la visualisation et des capteurs.
Une des compétences essentielles
d’Osram OS repose sur la conception
de LED organiques et non organiques.
À travers leur géométrie flexible,
leur spectre varié de couleurs et leur
éclatante saturation, les LED offrent
des opportunités tout à fait
nouvelles pour la conception.
DR
Osram Opto Semiconductors a chargé
le centre R & D d’Eurospace, filiale
allemande d’Altran, d’analyser sa
procédure relative aux opérations
de mesure utilisées dans la production
de LED. L’objectif était de découvrir
les effets possibles des erreurs,
et leurs conséquences à travers
la modélisation mathématique.
« Afin d’établir avec précision les
coordonnées trichromatiques et
l’intensité de la lumière, les LED sont soumises à des séries de tests très sensibles », a expliqué le Dr Beate
Elstner, responsable du projet. « Nous
sommes capables de cartographier
cette procédure d’essai avec notre
méthode et pouvons montrer si, et de quelle façon, un quelconque
changement dans les paramètres Fondée en 1995, l’association
Le Kinkeliba intervient
essentiellement au Sénégal.
Elle tient son nom d’une
plante qui donne un breuvage
très populaire, aux vertus
médicinales diverses, et s’est
d’abord concentrée sur la
santé, puis sur l’agriculture,
l’éducation et la culture. Audelà du parrainage de l’association, le groupe Altran aide Le Kinkeliba à mettre
à disposition des universités sénégalaises des centaines d’ordinateurs basés
sur le principe de l’open source, du système d’exploitation aux applications
bureautiques, en passant par la gestion des parcs. C’est Djiki Dieudonné,
consultant TEM, qui mène à bien cette mission. Altran AIT mène aussi une
réflexion avec Le Kinkeliba sur le développement d’une filière économique
liée à la conception, la fabrication et l’utilisation d’un véhicule de transport
économique, simple et robuste adapté aux conditions de brousse. Ce projet
prend l’initiative d’intégrer le développement durable, par l’utilisation optimum
des ressources locales en matériaux et en énergie renouvelables, comme
axe prioritaire de conception et d’implémentation. Cette étude est menée
conjointement par les équipes d’Altran AIT et de Pr[í]me sous l’impulsion du
consultant Olivier Dufour pour Altran AIT et du partner Richard Retout pour
Pr[í]me.
Pour en savoir plus : http://www.lekinkeliba.org/
recherche médicale
Altran Automobile
Le prêt à transfuser
« universel »
04
ce contexte, les consultants
Altran travaillent à la fois sur :
• la recherche et l’innovation
(veille technologique,
analyse des coûts et des
risques, faisabilité…),
• le développement des
organes (spécifications,
prototypes, validation,
intégration) et le pilotage
des fournisseurs associés
(animation et suivi),
• le démarrage de
l’industrialisation
(interface avec les usines,
approvisionnements),
• la vie des séries (gestion
Altitude n°12 / octobre 2007
Renault
Développer des gammes
innovantes de produits de
télématique, d’audio et d’aide
à la conduite, travailler sur
des systèmes de vidéo, de
radio numérique, de radars
de recul ou encore de
franchissement de lignes :
autant d’enjeux majeurs pour
les grands constructeurs
automobiles français.
Ces nouveaux produits,
dont les cycles de
développement et de vie
sont plus rapides que ceux
d’une auto, équiperont les
véhicules d’ici à 2010. Dans
DR
Des projets globaux
des évolutions, des
configurations…).
La mise en place de
ces « plateaux projets »
s’est traduite par le passage
d’un fonctionnement en
assistance technique
à celui d’une globalisation
et d’une forfaitisation
des activités, tout en
prenant des engagements
sur la tenue des délais
et la qualité des « livrables »
fournis.
Comment aider à résoudre la pénurie de dons du sang ? En rendant
chaque prélèvement des donneurs transfusable à tous ! Cette
prouesse a été rendue possible par des ingénieurs de la société
américaine Zymequest et des chercheurs
de l’université d’Aix-Marseille. Ils ont
identifié deux familles d’enzymes
qui permettraient de modifier les
molécules présentes à la surface
des globules rouges. Il serait donc
possible, en les modifiant, de
convertir les groupes sanguins A,
B et AB en groupe O, c’est-à-dire
en donneur universel. Reste à cette
innovation à franchir le seuil des
laboratoires…
Pour en savoir plus : http://www.
zymequest.com/Popup_process.html
Chiffre
240 pièces­
manipulées par
minute
par le robot Adept Quattro.
Doté de quatre bras, il atteint
des accélérations de 200 m/s2,
pour des charges allant
jusqu’à 2 kg.
Altran grands comptes
Le Programme Global
Account Management
du Groupe se renforce !
En charge de définir et de mettre en œuvre
la stratégie de développement des grands
comptes du Groupe, le programme GAM
est sur le point de déployer son action
vers de nouveaux clients stratégiques !
Ce programme est aujourd’hui reconnu
pour son rôle déterminant dans la stratégie
de développement du Groupe et auprès
de ses clients. Il a notamment contribué
au référencement du Groupe auprès de
comptes à dimension internationale.
Ses principaux objectifs : renforcer l’activité
à l’étranger, développer de nouveaux
modes d’engagements (offshore/nearshore,
fixed price projects, workpackages, etc.) et
améliorer la qualité de nos relations clients.
Pour en savoir plus : Sandra Valmier,
Global Account Marketing Manager,
[email protected]
Altitude n°12 / octobre 2007
05
news
altran organisation
ALTRAN CEE ET
L’INDUSTRIE AUTOMOBILE
altran santé
ISIS, un projet européen pour
les services de réanimation
GraphicObsession
Le projet ISIS (Intelligence Survey for Information Systems)
a démarré à l’initiative du Dr Hossein Mehdaoui, chef du
service de réanimation du CHU de Fort-de-France, en
Martinique. L’accroissement de la quantité et de la complexité
des informations dû au développement des techniques de
monitorage multimodal (association de plusieurs techniques
de mesure) et de facteurs humains (charges de travail, vigilance
individuelle) génère des difficultés sur le pronostic des patients.
Altran EILiS a donc contribué à la conception d’un outil de
recherche pour recueillir, stocker, traiter et analyser l’ensemble
des signaux d’un patient victime d’une agression cérébrale.
Le projet utilise les dernières avancées de la recherche
informatique pour le recueil de données et leur traitement
par un moteur d’intelligence artificielle.
Il y a 25 ans
Actophoto/LookAtSciences
Invention du microscope
à effet tunnel
L’homme a toujours cherché à observer le monde qui l’entoure pour le comprendre,
en particulier l’infiniment petit. En 1982, Gerd Binnig et Heinrich Rohrer
inventent le microscope à effet tunnel. Cette nouvelle technique utilise
une pointe conductrice d’électricité. Elle est si petite qu’elle
ne peut se terminer que par un seul atome. La pointe balaie
la surface à observer : si on l’approche suffisamment près
de la surface sans la toucher, on peut mesurer un courant
Fondé en 1982, Altran emploie aujourd’hui plus de
électrique dans le vide entre la pointe et la surface ;
17 000 personnes dans le monde entier pour un chiffre
d’affaires de 1 495 M€ en 2006. Partenaire global de
c’est l’effet tunnel. Grâce à ce microscope, il est possible
d’observer des atomes et des structures atomiques dans
l’innovation, le groupe Altran a pour ambition de donner vie
une large palette d’environnements (air, eau, huile, vide).
aux idées de ses clients et de dynamiser leurs performances
grâce à la technologie et à l’innovation.
Création du groupe Altran
06
Altitude n°12 / octobre 2007
• Le transfert de la production est toujours
un projet critique pour l’industrie automobile.
Un fournisseur automobile international,
augmentant sa capacité par le transfert d’une
partie de sa production à un nouvel endroit,
a chargé Altran CEE (Europe centrale et
orientale) de fournir une assistance cruciale
sur le projet en ce qui concerne la gestion
de projet, la logistique, la gestion de
la production et de l’achat.
• Pour un équipementier automobile allemand
de rang 1, une équipe de trois consultants
dirigée par un consultant chevronné
a été chargée de reprendre le contrôle
des fournisseurs. L’équipe est locale, avec
des compétences linguistiques en allemand,
anglais et tchèque. L’expertise d’Altran en
ce qui concerne l’approvisionnement et
l’assurance qualité fournisseurs a permis au
client de regagner rapidement le contrôle
sur ses fournisseurs.
des laboratoires liquides
microscopiques
Cambridge Consultants, une société du groupe Altran, a fourni des
services de développement de la conception et de l’ingénierie pour
un système d’instrumentation de pointe qui trie rapidement de vastes
ensembles d’entités biochimiques à l’intérieur de la plate-forme
microfluidique originale de RainDance Technologies. Le système, basé
sur les microgouttelettes du NanoReactor™ de RainDance, offre
des améliorations radicales dans l’élaboration des médicaments,
la recherche contre le cancer, et même les biocarburants industriels.
Les laboratoires sur puce créent et manipulent de microscopiques
gouttelettes de fluide pour en faire des laboratoires minuscules
NanoReactor™ qui protègent les composés des médicaments
potentiels. La plate-forme peut générer
et combiner les gouttelettes, mélanger
les réactifs, appliquer des temps de
passage contrôlés, détecter leur
activité et trier des bibliothèques de
gouttelettes à des taux supérieurs
à plusieurs milliers par seconde.
concept-produit pr[i]me
altran
SplitPack
La tendance actuelle de l’écoconception vise à faire « moins ». Moins de
déchets, moins d’énergie utilisée, moins de produits toxiques… L’idée
de Pr[í]me pour son produit SplitPack a été de dissocier le carton et le
plastique (le PET ou polyéthylène téréphtalate), donc de dissocier les
fonctions structure et étanchéité. Le pack carton à été optimisé pour
minimiser l’impact des chutes. Le montage final est obtenu par pliage
et enclipage sans colle. Les éléments « imprimés » sont obtenus par
pyrogravure, c’est-à-dire sans encre. La forme parallélépipédique du
SplitPack optimise le stockage et l’empilage. Enfin, le liquide qu’il contient se
déverse sans à-coup, grâce à un système d’évent qui fait entrer l’air à mesure
que le liquide coule. SplitPack a ainsi une empreinte écologique 3 à 4 fois
moins importante que celle d’un pack de liquide frais classique. Le jury
du concours Eco-Design Procarton 2007* lui a attribué l’unique nomination
de la catégorie « Professionnels », saluant ainsi l’innovation.
DR
errott
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Clém
Une équipe de l’université de Sydney (Australie)
a réussi à convertir l’énergie lumineuse en énergie
électrique avec des molécules synthétiques mimant
la chlorophylle, pour un rendement très efficace.
L’équipe de Sydney travaille désormais avec
des ingénieurs de l’université d’Osaka, au Japon,
pour faire fonctionner ces molécules inorganiques
dans une cellule végétale. Si cette seconde étape
s’avère être un succès, une nouvelle génération
de panneaux solaires pourrait voir le jour dans
les cinq prochaines années.
e
À quand les panneaux
solaires verts ?
altran Recherche médicale
DR
énergie
* composé de membres de Pro Carton France, du Conseil National de l’Emballage et de l’Ademe.
Au sein d’Altran, le cabinet Pr[í ]me fait partie de la practice internationale IMD (Innovation Management & Development).
Pour amener ses clients (direction générale, direction marketing, direction R&D) de l’idée au marché, Pr[í ]me intègre une
approche environnementale de manière systématique.
Altitude n°12 / octobre 2007
07
news
➜
1
Chronique du Prix 2007
➜
2
Fondation Altran
Octobre 2006
Octobre 2006 à mars 2007
l’annonce du thème
l’appel à candidature
5 et 6 mai 2007
Chaque année, la Fondation Altran organise un
concours scientifique international pour récompenser
un projet innovant d’intérêt général. Elle révèle, lors
de la cérémonie de remise du Prix, le thème du Prix
à venir. Ce choix est fait par le conseil scientifique de
la Fondation, chargé d’identifier les préoccupations
majeures de nos sociétés et de les confronter, pour
enfin choisir le thème. Une discussion en interne est
ensuite menée pour définir et délimiter ce thème.
La Fondation Altran s’appuie par la suite sur
les multiples compétences des consultants et
managers internationaux du Groupe. Le thème
du Prix 2007 était « L’Homme réparé, l’innovation
technologique au service de l’intérêt général ».
L’appel à candidatures
dure environ six mois à
l’annonce du thème. Il s’agit
d’identifier et de contacter
les porteurs de projets
intéressés. L’implication des
salariés du Groupe permet
de détecter les acteurs
clés du domaine à travers
le monde. Les relais de
la Fondation, organismes
extérieurs partenaires de
l’événement, sont des aides
précieuses qui assurent
une meilleure diffusion de
l’information. Travailler avec
de tels organismes permet
d’avoir une vision globale de
l’état de la recherche et des
innovations en cours. C’est
le cas du Fraunhofer Institute
for Biomedical Engineering*.
Trente-neuf consultants
internationaux se sont réunis à
Munich pour présélectionner les
meilleurs projets candidats du Prix
2007 de la Fondation Altran sur le
thème de « L’Homme réparé ».
La première journée a permis
d’identifier les trente-neuf meilleurs
➜
3
Janvier à mars 2007
Le coaching
Pour la première fois, cette année, les candidats
qui le souhaitaient pouvaient être accompagnés par
un consultant Altran. Celui-ci expliquait le Prix de la
Fondation au candidat, et l’aidait à finaliser son dossier
de candidature. Jérôme Tur, consultant en management
de projet chez Axiem (Altran CIS), revient sur son
expérience de coach :
« Je suis intervenu sur deux projets de candidature
pour le Prix 2007. J’ai accompagné ces équipes en me
concentrant sur les étapes importantes de la gestion de
projet, comme les risques, le planning… Les candidats
ont beaucoup apprécié cette démarche de la Fondation.
J’ai aussi participé à la présélection des dossiers avec
d’autres consultants européens du Groupe lors d’un
week-end à Munich. À titre personnel, j’ai vécu une
expérience très enrichissante professionnellement. Je considère que la Fondation est une vitrine des métiers
d’Altran : elle accompagne des projets comme nous
le faisons au quotidien auprès de nos clients. De plus,
les thèmes abordés par la Fondation sont très liés à
l’actualité, à l’instar de nos missions. »
08
Altitude n°12 / octobre 2007
Le Pr Hoffmann y dirige le
département d’ingénierie
médicale et de prothèse
cognitive. Il est membre du
jury 2007 de la Fondation :
« la Fondation Altran
transforme les idées en
innovations concrètes.
S’intéressant aux produits
eux-mêmes, elle se fixe pour
but de faciliter et accélérer
l’entrée sur le marché de nouveaux produits et de
neutraliser n’importe quelles
barrières du marché ».
* Le Fraunhofer est un institut qui
se concentre sur le développement
des technologies. Il a pour but
d’utiliser les résultats de la
recherche fondamentale pour
la médecine, la biotechnologie
et l’industrie.
la Réception des dossiers
« Le Prix 2007 a été une réussite : le
lancement du thème a touché plus de
20 000 personnes dans le monde, venant
de différents secteurs de l’innovation, de
la santé et de la médecine. Plus de 580
personnes ont consulté le dossier de
candidature. Au final, 137 candidats ont
déposé leur dossier, ce qui représente
une augmentation de 66 % par rapport à
2006 ! Ces candidats sont issus de structures très prestigieuses
(Inserm, CNRS, Fraunhofer Institute, CEA Minatech, UTC, etc.) et représentent quatorze nationalités différentes. Au cours du week-end de présélection à Munich, des consultants
internationaux seniors du Groupe ont identifié les meilleurs
dossiers. Trente-neuf projets étaient encore en lice et ont été
soumis au jury de la Fondation », explique Christian Le Liepvre,
directeur de la Fondation Altran pour l’innovation.
➜
4
✈
le week-end consultants à munich
dossiers, selon des critères tels que
l’innovation, l’intérêt général du
projet, sa faisabilité technique, sa
crédibilité économique et la force de
l’équipe. Le soir, les participants ont
été conviés à un dîner de gala dans
un grand restaurant du centre de
Munich. Dans un contexte convivial,
chacun a pu partager son
expérience spécifique au sein
d’Altran et contribuer ainsi au
renforcement de la cohésion du
Groupe. Le week-end a donc été
une grande réussite, tant au niveau
du travail accompli que des
rencontres qu’il a suscitées.
➜
➜
5
juin et septembre 2007
la réunion du jury
Cette année encore,
la Fondation Altran
a su s’entourer d’un
jury de personnalités
internationales
reconnues, qui
croient
en la pertinence de
sa mission et qui
soutiennent le
développement de
ses activités. Ce jury est constitué
de onze éminents experts du domaine
de la santé et de quatre membres
permanents issus du conseil scientifique
de la Fondation.
Il est présidé par le Pr Pierre Tambourin,
dont la participation au Prix 2007 est
une opportunité exceptionnelle. Il est en
effet directeur général de Genopole®, une
entité véritablement au cœur de la
problématique du thème « L’Homme
réparé ».
Le jury s’est réuni une première fois
à Paris le 15 juin, afin de sélectionner
six finalistes amenés à présenter leurs
projets, puis une seconde fois, le
7 septembre pour désigner le lauréat.
1 octobre 2007
er
6

l’Annonce du résultat
Le nom du lauréat est révélé
le 1er octobre, au cours d’une
cérémonie prestigieuse à la
Maison de la chimie, à Paris.
Voici le noms des finalistes :
• Serge Bischoff, Rhenovia
Pharma (France)
Une plate-forme bioinformatique de modélisation
de l’action médicamenteuse.
• Christophe Drouet, Institut
Carnot CIRIMAT (France)
Nouveaux vecteurs
thérapeutiques pour la
libération de molécules
actives directement dans
les cellules malades.
• Cécile Legallais, UTC (France)
Un lit fluidisé pour un foie
bioartificiel.
• Josuê Bruginski de Paula,
Université catholique du
Paraná (Brésil)
Un sphincter artificiel pour
une meilleure qualité de vie.
• José Sahel, CHNO des QuinzeVingts (France)
Une rétine artificielle pour
rendre la vue aux personnes
malvoyantes.
• Latif Rachdi, Inserm (France)
Modèle d’étude du
développement pancréatique
pour le traitement du diabète.
le défi écologique en 2008
Nous sommes heureux de vous annoncer le thème du Prix
2008. Cette année encore, la Fondation Altran veut relever un
défi de taille : « Réduire la concentration de CO2 dans
l’atmosphère : notre défi technologique ! »
Si ce sujet vous intéresse, contactez-nous au :
+33 (0)1 46 17 45 11, ou par mail à :
[email protected]
Altitude n°12 / octobre 2007
09
Techno
shopping
Assis comme au cinéma
Audiome
Le fauteuil MD02 a, dans ses accoudoirs, trois enceintes. Il restitue le son de
façon saisissante, mieux qu’avec un casque. Intégrant jusqu’à cinq enceintes
acoustiques dans leurs structures, ces fauteuils commercialisés par la
société Audiome proposent un principe d’écoute original, à mi-chemin entre
le Home Cinema et le casque. La proximité des haut-parleurs avec l’utilisateur
permet une écoute à faible volume, sans pour autant être perturbé par les
bruits extérieurs. L’idéal pour saisir tous les détails sonores… La position
et l’orientation des enceintes multiplient en outre les plans sonores,
et donnent la sensation d’un espace agrandi. Ces luxueux fauteuils sont
déclinés en plusieurs designs et modèles techniques (filaire ou sans fil).
Prix moyen : 3 500 euros
Pour en savoir plus : www.audiome.fr
Graphicobsession/Citizen
Pour se remettre en forme, le froid est plus efficace que la chaleur. D’où le
Cryosauna ! Il s’agit d’une cabine individuelle pulvérisant un nuage réfrigérant
(- 130 °C) par évaporation d’azote liquide. L’utilisateur enfile des protections
(gants, chaussettes, maillot de bain, etc.) et passe une à trois minutes dans
le froid. La récupération musculaire est notamment plus rapide après une
blessure, par exemple. Les clubs de sport et les sportifs sont donc les
premiers visés par ce produit. L’équipe de rugby irlandaise a d’ailleurs choisi
la cryothérapie pour préparer ses joueurs à la Coupe du monde de Rugby
(à - 150 °C dans des chambres froides, en Pologne). Criotec lance tout juste
son produit en France, mais il est déjà commercialisé avec succès, sous
d’autres marques, en Autriche, Allemagne, Lituanie, Pologne, Russie…
Prix : 35 000 euros
Pour en savoir plus : http//www.criotec.fr
Criotec
Froid revigorant pour le corps
high-tech Dossier
> mobilité
et le monde devient petit
La litière autonettoyante
Quand le chat quitte sa litière, les granulés sont automatiquement
filtrés, nettoyés, aseptisés et séchés… pour une nouvelle utilisation.
Les matières solides sont envoyées vers un siphon où elles sont
broyées puis acheminées dans les toilettes ou directement à l’égoût !
Voilà l’ingénieuse idée de CatGenie. La litière est simplement reliée à
l’eau courante et branchée sur le secteur. De plus, CatGenie a conçu
des granulés de litière nettoyables. L’opération est un peu longue
(30 minutes) mais permet de partir en week-end l’esprit tranquille,
si votre chat reste seul à la maison...
Prix : 300 euros
Pour en savoir plus : http://www.catgenie.com
http://www.youtube.com/watch?v=UeJ7hU5zcuQ
12 / mobilité physique, mobilité numérique, est-ce que ça va trop vite ? /
14 / depuis que la terre tourne, le monde est mobile /
17 / La mobilité au carrefour du réel et du virtuel /
10
Altitude n°12 / octobre 2007
high-tech
© Microsoft
mobilité physique,
mobilité numérique,
est-ce que ça va trop vite ?
Tandis que la mobilité liée aux transports va toujours plus vite, toujours plus loin,
une nouvelle forme de mobilité, liée au développement des technologies de la
communication, marque le début de ce nouveau siècle. Malgré l’accélération
du mouvement qui pourrait nous faire croire à l’emballement de la machine,
la technologie ne se développe que parce que l’homme le veut bien.
P
© Sncf
© Apple
Apple a lancé son iPhone
cet été : téléphone mobile,
baladeur numérique, miniordinateur… L’entreprise
de Steve Jobs s’est fixé
l’objectif de dix millions
d’iPhone vendus à la fin
2008. Déjà un million ont
été écoulés avant la sortie
européenne.
Le 10 juin dernier, la France a inauguré sa ligne TGV Est, dont la rame est la plus rapide au
monde avec un record de vitesse de 574,8 km/h. Avec cette ligne, Strasbourg est à 2 h 20 de
Paris. La ville de Reims, escale sur le parcours, est désormais à 45 minutes seulement de Paris
et devrait connaître un nouvel essor économique.
aris-Strasbourg en 2 h 20 en TGV, contre quand on reste physiquement immobile », souligne
4 heures il y a encore quelques semai- Rafi Haladjian, pionnier du Net et créateur, entre
nes. Plus de deux mois de voyage pour autres, du réseau Ozone basé sur la technologie
rejoindre Cuba en 1492, au départ de Wi-Fi. Mais à ceux qui réduiraient l’homme du
Huelva (Espagne), contre 9 h 40 de vol aujourd’hui, futur à une « extension numérique des réseaux »,
au départ de Madrid… La mobilité est devenue à l’image du cyborg de la science-fiction, Bruno
« la trame même de nos existences et des liens Marzloff, sociologue et fondateur du groupe
sociaux », constate le sociologue Jean Viard à Chronos, rappelle qu’« un objet ne suffit pas à
propos des déplacements de loisir. En 1950, cha- créer la mobilité ; il peut au mieux répondre à une
que individu parcourait en moyenne 5 km par jour demande de mobilité ». Pour lui, « la problématique
contre 45 aujourd’hui. À cette mobilité physique, est d’abord sociétale et les technologies répondent
ou cinétique, s’ajoute dans nos vies quotidien- aux demandes de la société ». Ainsi du téléphone
nes une « mobilité numérique »
mobile : les premiers serviliée aux réseaux, que ce soit
« La mobilité constitue
ces de radiotéléphonie, dans
l’Internet ou le téléphone
la norme, même quand
les années 1950, jusqu’au
mobile. Désormais, la mobilité
on reste physiquement
Bi-Bop de France Télécom
« constitue la norme, même
immobile. »
au début des années 1990,
12
Altitude n°12 /octobre 2007
MyLifeBits est un projet
de Microsoft, commencé
en 2001, qui explore
l’utilisation du SQL
(langage informatique)
pour stocker et classer
toute l’information
personnelle trouvée dans
des PC.
Pour en savoir plus :
http://research.microsoft.
com/barc/mediapresence/
MyLifeBits.aspx
étaient destinés aux travailleurs nomades, grands
usagers de la route. Mais c’est la population dans
son ensemble, confrontée à la déstructuration et à
la flexibilité accrue des horaires de travail notamment, qui s’est emparée de l’outil.
« À l’instar de la mobilité cinétique, nous constatons que la mobilité numérique peut être abordée
aussi bien en termes de multimodalité – plusieurs moyens de transport ou de communication
sont offerts – que d’intermodalité – les moyens
de transport ou de communication s’articulent
entre eux. » Deuxième constat : les gens qui se
déplacent le plus physiquement sont aussi ceux
qui utilisent la plus grande variété de moyens
de communication. « Mais attention, souligne
Bruno Marzloff, c’est la situation de mobilité qui
détermine le mode de communication utilisé par
l’individu, et non l’inverse. »
De la Toile vers la ville
Comme pour mieux renforcer l’analogie entre les
transports « numériques » et « physiques », le sociosuite page 17
•••
Altran
Mobilité virtuelle pour les touristes à Parme
Altran CIS Italie met en place à Parme
un projet utilisant les technologies les
plus modernes pour la mise en valeur
du patrimoine culturel et touristique.
Cette « galerie multimédia » pilote vise
à augmenter les services et les
informations disponibles à ce jour
pour les touristes et à garantir,
en même temps, une solution actualisée
dans le cadre de l’innovation
de l’administration publique. Elle est
le prolongement, au cœur des musées
et des lieux touristiques, du site Internet
de tourisme Urbanet, déjà utilisé dans
les rues de Parme. Altran CIS va monter
un système permettant de trouver, au
cours d’une visite de musée, des
informations sur les œuvres d’art
en utilisant PDA, RFID, Wi-Fi.
Il y aura d’abord un site pilote ;
ensuite les services seront étendus à
toute la ville. Ceci permettra aux visiteurs
de contextualiser les informations
multimédias autour du musée.
Altitude n°12 /octobre 2007
13
high-tech
Focus
Depuis que la Terre tourne,
le monde est mobile
Un bureau virtuel bien réel
Des lunettes spéciales permettent d’avoir l’illusion d’être
réunis autour d’une table avec des collaborateurs qui se
trouvent à l’étranger, par exemple. Grâce à des capteurs,
les mouvements des yeux et les gestes des participants
sont fidèlement reproduits. Tous les objets du bureau
communiquent sans fil, bien sûr. Il n’y a même plus de
câblages électriques. Marin Soljacic et son équipe du
Massachussets Institute of Technology (MIT) travaillent sur
le wireless power transfer (WiTricity) : le moyen de charger
un appareil sans avoir à le brancher. Un champ magnétique
fait entrer les appareils en résonance dans un rayon
de quelques mètres. Il s’agit d’un phénomène physique
qui permet de récupérer l’énergie émise.
Plus l’homme est mobile, plus la terre devient petite. L’homme
était déjà mobile physiquement, durant la préhistoire, quand il était nomade. Et paradoxalement,
depuis qu’il est devenu sédentaire, il n’a jamais été aussi mobile, que ce soit avec des moyens de transport de plus en plus performants ou avec des technologies qui annulent la notion même
de distance, qui permettent de transporter l’équivalent d’un ordinateur dans un téléphone, et tant d’autres innovations exemplaires de notre mobilité numérique...
Tous à vélo
L’homme mobile rejoint son travail à vélo.
C’est plus rapide en centre-ville, c’est plus écolo
et c’est bon pour le cœur… Un savant équilibre
entre différentes préoccupations modernes
que sont le temps, l’environnement et la santé.
Néanmoins, la technologie, bien que discrète,
est toujours présente : l’homme mobile est équipé
d’une puce RFID greffée sous la peau, qui lui permet
d’être identifié dès son entrée dans l’entreprise,
ou encore de communiquer avec l’imprimante
ou la machine à café…
Un clavier holographique !
Le satellite scrute
le développement des cultures
Les agriculteurs accèdent à la mobilité numérique pour
mieux gérer leur exploitation. L’agriculture de précision
consiste en une série de techniques dont l’objectif est de
réduire la part de hasard inhérente aux activités agricoles.
L’agriculteur est ainsi équipé d’un assistant personnel
ou d’un ordinateur, souvent couplé à des systèmes de
géolocalisation par GPS, pour guider au mieux le tracteur
dans le champ et optimiser l’épandage d’un produit
phytosanitaire (on ne l’épand que là où c’est nécessaire).
Plus la peine de s’encombrer d’un ordinateur
portable. Grâce à un petit boîtier qui projette
le clavier sur n’importe quelle surface,
le téléphone, ou smartphone, fait office
d’écran.
Une opération chirurgicale
par visioconférence
Reliée par visioconférence avec son patient, une équipe chirurgicale
réalise une intervention de pointe (une opération délicate du
cerveau, par exemple, qui nécessite l’intervention d’un chirurgien
exerçant à l’autre bout du monde). Le Pr Marescaux, chef du service
de chirurgie digestive et endocrinienne du CHU de Strasbourg
et fondateur de l’Institut européen de téléchirurgie (EITS),
a ainsi réalisé une première mondiale en téléchirurgie,
le 7 septembre 2001. Il a opéré à New York (États-Unis) la vésicule
biliaire d’une patiente qui se trouvait à Strasbourg (France).
14
Altitude n°12 /octobre 2007
Le patient se fait examiner à distance par un
éminent spécialiste. Grâce à un système comme
le Picture Archiving and Communication Systems
(PACS), toutes les images médicales réalisées
durant cet examen seront conservées. Un système
d’information les centralise et tous les médecins
peuvent y accéder, où qu’ils soient.
Altitude n°12 /octobre 2007
Infographie : Pierre Mosnier
Les résultats d’un examen
médical consultables à distance
15
high-tech
Citizen
Vélib’ est un succès.
Avec près de 2 millions de locations enregistrées
en un mois, le système parisien de location
de vélos fonctionne très bien depuis son
lancement, le 15 juillet 2007. Près de 53 000
abonnements longue durée ont été souscrits
cet été. L’utilisation des vélos est limitée
aux trajets courts (22 minutes en moyenne
par jour et par utilisateur), mais l’ensemble
des cyclistes parcourent environ 100 000 km
quotidiennement. En un mois,
les Vélib’ ont fait près de 4 millions
de kilomètres.
Interview
La mobilité au carrefour du réel et du virtuel
Trois questions à Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation pour l’Internet nouvelle génération
(Fing) et président de l’Institut européen du e-learning (EIfEL). Il a écrit ou dirigé 13 ouvrages sur
le thème de l’Internet, de la mobilité, de l’e-éducation, du commerce et des médias électroniques.
Altitude : Depuis la
création de la Fing
en 2000, quelles
grandes tendances
se sont dégagées
en matière
de mobilité ?
Daniel Kaplan :
D’une part, la mobilité
géographique
des personnes,
des marchandises
et des informations évolue
(plus lointaine, plus rapide,
plus individualisée, plus
permanente et de moins en
moins prévisible dans ses
rythmes et ses parcours).
Et d’autre part, nous voyons
l’explosion des formes de
communication mobiles,
vocales et de données.
Cette seconde « mobilité »
répond aux besoins
suscités par la première,
tout en accélérant
le mouvement.
Ainsi, les outils de
communication mobiles
sont plutôt des moyens
d’assurer la continuité
de nos relations,
de nos actions, de nos
organisations, alors que
tout (et tout le monde) est
toujours susceptible de
bouger. Ce sont des moyens
de nous affranchir des
contraintes de l’espace
et du temps, et d’élargir en
permanence nos capacités
d’action et de choix.
Alt. : Quel rôle
joue la notion
de mobilité dans
votre programme
d’action Villes 2.0 ?
D. K. : Un rôle central.
La mobilité détermine
l’étendue de nos relations,
notre accès aux ressources
de la ville, et une bonne
part de l’attractivité
économique, culturelle et
touristique des métropoles.
La mobilité et les moyens
de l’assurer (y compris
numériques) changent
rapidement. Villes 2.0 est
donc une réflexion autour
de l’avenir des villes et du
numérique. Ce projet se
construit donc autour
de trois idées :
• la ville s’étend
numériquement,
• le Web 2.0 s’applique
fort bien à l’évolution
de la vie, des services
et de la mobilité urbaine,
• les transformations
auront des conséquences
importantes sur la
gouvernance des villes
et sur la manière d’y
travailler, d’y commercer,
d’y communiquer, d’y
proposer des services…
C’est pourquoi, il nous
paraît important de faire
travailler ensemble des
acteurs publics, des
entreprises du numérique
et des télécoms, ainsi que
d’autres entreprises très
actives en ville (JCDecaux,
LaSer…).
Alt. : Quel est futur
de la mobilité ?
D. K. : L’avenir est de
tisser des liens entre les
espaces virtuel et réel (une
autre distinction qui devrait
un jour disparaître), ce qui
ne signifie pas que les
communications à distance
vont remplacer les
déplacements physiques,
mais vraisemblablement,
que nous allons inventer
des formes de mobilité
et des manières de vivre
la mobilité très différentes
de celles d’aujourd’hui.
Altran
GraphicObsession
Un pacemaker en lien direct
avec l’hôpital
16
Altitude n°12 /octobre 2007
« Altran EILiS m’a offert l’opportunité de travailler au sein d’un groupe sur le projet de
développement d’un système de remote monitoring pour les personnes souffrant d’arythmie
cardiaque », explique Raphaël Rebeyrotte, consultant « télécoms » de formation (Master
Paris VI). Le remote monitoring est composé de deux systèmes clés : un pacemaker
implantable sans fil et une station de base (home monitor) qui sert de relais de transmission.
L’enjeu majeur du remote monitoring est d’offrir au patient la garantie d’un suivi personnalisé
et adapté à sa pathologie avec pour objectif visé de réduire les coûts liés aux frais
d’hospitalisation. « Je suis intervenu précisément sur la mise au point du protocole de communication RF entre le pacemaker et la station de base. Un vrai défi technologique
puisqu’il faut faire face aux contraintes des normes internationales en matière de matériel
implantable sur des sujets aussi critiques que la consommation électrique, le téléchargement
de l’électrocardiogramme, les interférences RF, la sécurisation des échanges. »
Cette expérience montre combien les applications télécoms sont omniprésentes
dans tous les domaines.
• • • suite de la page 13
« L’homme le plus mobile est celui
logue constate aujourd’hui « un
qui sait s’arrêter et contempler certains de demeurer sur le
glissement vers la ville de ce qui
ce qui l’environne. »
quai après avoir raté le dernier
s’élabore sur le Net ». Ainsi les
« saut technologique », comme
notions parallèles de partage et de personnalisation on rate le dernier train. « Le problème a toujours été
de l’accès au réseau qui caractérisent le Web 2.0 se là, constate Bertrand Vergely, philosophe, professeur
retrouvent également dans la cité. Le téléphone por- à l’IEP de Paris. En 2000 avant Jésus-Christ, déjà les
table, par exemple, de plus en plus intelligent, devient Védas – livres sacrés de l’hindouisme – montraient
aussi de plus en plus personnel. L’iPhone est le que l’homme ne peut s’arrêter, confondant agitation
dernier avatar de cette tendance à « l’égocentrisme ». et mouvement. L’homme le plus mobile est celui qui
Dans le domaine du partage, la mise à disposition de sait s’arrêter et contempler ce qui l’environne. Le plus
vélos aux bornes disséminées dans la ville (comme grand allié du mouvement est son contraire. » La
le Vélib’ à Paris, inauguré cet été) fait naître une nou- réponse à l’angoisse créée par ce mouvement passe
velle catégorie de transport, le « collectif-individuel ». par l’amélioration de l’ergonomie des outils. Que ce
D’ailleurs, si la mobilité à bicyclette peut paraître rétro soit l’iPhone ou le projet MyLifeBits de Microsoft
à certains, elle semble néanmoins trouver sa place destiné à développer des logiciels intégrant toutes les
dans des villes aussi différentes qu’Amsterdam ou fonctions du quotidien, le secret de leur diffusion au
Tokyo. Face à l’accélération de la mobilité, au foi- plus grand nombre passera par leur facilité d’accès
sonnement des techniques, la crainte grandit chez et d’utilisation.
Altitude n°12 /octobre 2007
17
people
Partenaires de l’innovation dans le cadre de leur activité professionnelle,
les consultants Altran mettent leur
ingéniosité et leur volonté au service
d’associations. En Inde, Olivier agit pour développer l’économie locale et l’enseignement. En Belgique, Bart
s’investit dans les œuvres sociales du
club Leo. Une vie riche après le travail.
Altran
Dans le numéro été 2007 de sa revue Kalisté,
Altran Telecoms & Media, le pôle d’expertise en
télécommunications du groupe Altran, passe en revue les
différentes voies technologiques de nos futurs réseaux
d’accès mobiles. Qu’elles soient issues de la téléphonie
(3GPP) ou de l’informatique (IEEE), elles cohabitent pour
l’instant, mais pour combien de temps ? Avec l’aide de nos
partenaires et clients, les experts d’Altran proposent un
panorama de la situation et des pistes pour l’avenir.
Contact : [email protected]
Clément Perrotte
­­­­­­­­DR
Haut débit mobile, duel au sommet ?
Altran
18
Trajectoires
Faites la fête !
> Manager chez Altran Europe, Olivier Englebert a vu
son passé le rattraper il y a trois ans. Depuis, il a entraîné
quatre autres salariés d’Altran dans l’aventure de Diwali,
une association pleine de projets pour l’Inde.
OE
high-tech
« Il y a dix ans, je suis allé en
Inde pour un projet à caractère
humanitaire. En partant, j’ai
laissé mon adresse qui est
passée de main en main jusqu’à
ce qu’un prêtre indien me
sollicite huit ans plus tard pour
soutenir un projet
de développement touchant
dix villages à 150 km au nord de Madras, dans
l’Andra Pradesh. » Olivier s’est donc rendu sur
place fin 2006. À son retour, il crée Diwali, « la
Fête des lumières », avec une douzaine de
personnes. « Cette fête est partagée par l’Inde
entière, toutes castes et religions confondues.
C’est un symbole fort de notre action. En plus des
dons et des parrainages classiques, Diwali récolte
des fonds en organisant des événements festifs ! »
Cet argent sert ensuite trois objectifs principaux :
stabiliser l’économie rurale grâce au microcrédit
pour empêcher les migrations vers les bidonvilles,
développer l’enseignement pour tous dès l’âge
de 3 ans, et prendre conscience de la situation
en partageant la vie des villageois. « L’idée est de
pérenniser notre action au-delà des personnes,
car nous sommes tous mortels. »
Contact : [email protected]
Cœur de lion
Les GPS portables sont aujourd’hui très
répandus, mais il est encore compliqué
de les alimenter en informations
routières afin qu’ils fournissent des
itinéraires tenant compte des conditions
réelles de trafic. Il faut pour cela disposer
d’un téléphone compatible Bluetooth,
d’un abonnement data et des
compétences nécessaires pour mettre
les deux machines en phase ! C’est
en s’essayant à une telle installation
personelle qu’Andrew Turner, lead
consultant chez Altran Europe (Belgique),
a eu cette idée lumineuse : intégrer une
carte SIM directement dans le GPS pour
récupérer les informations facilement.
> Consultant chez Altran CIS depuis trois ans, Bart Van den Bosch met au service de ses
clients son savoir-faire dans le design de logiciels Java. Après le travail, il est au service
des autres au sein des Leo’s.
Altitude n°12 /octobre 2007
Accompagné de Kris Verstraelen,
senior managing consultant chez Altran
Europe, ils sont allés présenter leur
concept à un grand producteur de GPS.
Là, ils ont appris l’existence d’un
prototype du même genre, mais les
compétences en télécommunications
manquaient pour le développer plus
avant. Avec le soutien d’expertise
des consultants du groupe TeLaS
au sein d’Altran Europe, ils ont élaboré
la première partie du projet pour le
producteur GPS en proposant plusieurs
options, avec des évolutions dans le
temps. Plusieurs challenges techniques
comme le roaming, l’activation ou la
GraphicObsession
GPS + SIM = finis les bouchons !
logistique restent à résoudre, mais des
négociations, et donc la deuxième partie
du projet, sont engagées avec les
opérateurs mobiles à l’échelle mondiale.
La commercialisation est prévue pour
2008 en Europe et aux États-Unis en
même temps. Kris et Andrew voient déjà
plus loin : avec le haut débit mobile de la
HSDPA (3G), l’écran du GPS pourrait
bientôt se transformer en télévision…
« Depuis sept ans, je suis actif dans les Leo’s, la branche de jeunes
des Lions. Nos “grands frères”, les Lions, sont 7 500 en Belgique,
et 1,3 million dans le monde entier. » Chaque club Leo a une ou
plusieurs œuvres sociales dans ses environs pour lesquelles
il s’engage. Le type de ces œuvres est très varié. « On soutient
des organisations qui aident des invalides, des délinquants,
des personnes âgées, etc. En général, on essaye de leur accorder du
temps ; ainsi, on va aider en personne ou on fait des activités avec eux.
Parfois, on récolte des fonds pour ces organisations. » Cette année,
Bart a été élu président du comité national belge pour l’année 2007-2008 : « C’est un engagement
qui me rapporte beaucoup sur le plan des contacts avec d’autres personnes. Le but de
l’organisation est de créer une opportunité pour se développer et simultanément de contribuer
à la communauté. Le slogan des Leo’s est “Leadership, Experience, Opportunity”. »
BIO
2003 > Diplôme
d’ingénieur civil en sciences informatiques
de la KULeuven.
2004 > Entrée chez Altran CIS.
2005 > Projet Filaweb
pour La Poste.
2007 > Projet pour
Electrabel (architecte
technique).
Altitude n°12 /octobre 2007
19
people
Expertise
Antonio
Edson Paulon
L’expertise d’Altran CIS Brésil est reconnue dans la gestion
de processus métiers ou opérationnels et dans le pilotage de
la performance globale. Voici deux exemples d’intervention
dans le domaine de la prévoyance et de la gestion de crédit :
le système d’information proposé est l’un des plus importants
dans le secteur bancaire, selon la banque privée Bradesco.
« Superintendent »,
Bradesco
interview
Maria de Fátima (prévoyance)
Altran CIS gère le développement, l’harmonisation et la maintenance des systèmes d’information avec exclusivité pour les
systèmes de plans de gestion d’entreprise
chez Bradesco Vida e Previdência (BVP). La
BVP a été créée en 1981. Elle est leader du
marché de la prévoyance complémentaire
au Brésil (épargne individuelle, retraite, etc.), avec 2 millions
de participants, 40 000 sociétés et des investissements de
l’ordre de 48 milliards de réis (18 milliards d’euros).
Dans l’équipe du projet « Previdência », 23 consultants sont
responsables de différents projets et travaillent en exclusivité
pour le développement et la maintenance des systèmes.
Depuis plus de 15 ans dans la société, Maria de Fátima
Ferneda et Nobuyoshi Shiki, spécialistes en systèmes de
Altitude : Quels bénéfices retirez-vous de votre
collaboration avec Altran ?
Antonio Edson Paulon : Le rôle joué par l’équipe des experts Altran dans
la réussite de notre grand projet Previdência a été tout simplement
fondamental. En effet, comme nous travaillons en partenariat étroit avec le
groupe Altran depuis très longtemps, ses consultants sont devenus des
spécialistes de notre système, ce qui les rend incontournables sur ce
marché.
prévoyance complémentaire, ont fait leurs preuves parmi
les sociétés de conseil des systèmes de prévoyance privée
ainsi que chez le client. Ils sont les principaux responsables
de la prestation de services et projets pour le système de
plans d’entreprises.
Maria de Fátima partage ses connaissances dans des formations Internet organisées par Altran CIS Brésil. Pour elle,
travailler sur les projets Altran pour Bradesco constitue une
vraie opportunité de formation professionnelle : « Comme
c’est un secteur qui demande des compétences spécifiques, il existe une grande demande des professionnels
sur le marché, et à la fois un manque de connaissance des
formations disponibles. Travailler sur ces projets requiert
une connaissance spécialisée, par conséquent très valorisée sur le marché. »
Alt. : Que représente ce projet Previdência pour
Bradesco ?
A.E.P. : Le projet Previdência comprend l’un des systèmes majeurs
d’information au sein de notre organisation. Son importance est d’autant
plus significative que Previdência concerne toutes les PME, et ces
nombreux clients représentent une partie essentielle du chiffre d’affaires
de la banque. Raison de plus de faire appel aux services d’Altran, qui a
prouvé sa fiabilité à plusieurs reprises.
Alt. : Quelles sont les problématiques auxquelles vous
faites face ?
A.E.P. : Ces dernières années, les offres de crédit se sont énormément
développées au Brésil. Qu’il s’agisse de crédit à la consommation
ou à la construction, cela concerne toute la population. Avec cette
augmentation forte de la demande, la charge de travail de nos services
de crédit et de financement a beaucoup augmenté, et il faut que les
infrastructures informatiques suivent. Là encore, Altran est à nos côtés.
Gabriel Rodrigues Alves (gestion de crédit)
20
Altitude n°12 / octobre 2007
une vision globale du système, ce qui n’est pas possible
si on n’est présent que sur la partie technique du projet.
La possibilité de connaître les autres compétences permet
au professionnel d’être plus intégré et d’avoir une vision
plus large du business. »
Altran CIS Brésil propose également à ses clients de réaliser la continuité de service sur le maintien et le suivi de
leurs systèmes. Le secteur spécialisé en SOA (Services
Oriented Architecture) regroupe plus de 20 projets, avec
des solutions BEA, Tibco et WebMethods realisées chez
les clients Anixter, Cargill, Citibank, CVRD, Embratel, Lucent
Technologies, Merial, TIM, Toyota, Vivo, etc. Altran CIS a
créé une unité de service de développement de software
(Project Factory) dans une philosophie off-shore, afin de
devenir une plate-forme de développement pour le marché
international. Altran CIS Portugal et Espagne commencent
à utiliser cette plate-forme.
Dans le secteur financier, Altran CIS compte plus de 100 consultants spécialisés
qui travaillent dans toutes les phases d’un projet en systèmes d’information.
Altran CIS Brésil est spécialisé dans les produits du marché financier dans les domaines
suivants : la prévoyance privée, la gestion des risques de crédit et de financement, le crédit
immobilier et rural, ainsi que d’autres domaines importants du secteur financier brésilien.
Reconnu pour son travail dans le secteur financier, Altran CIS est le partenaire de grands clients.
Depuis quinze ans, la société travaille avec d’importantes banques privées du Brésil comme
Banco Brasileiro de Descontos ou Bradesco (CA de 3,132 milliards de réis – 1,17 milliard
d’euros – au 1er semestre 2007). Le projet Antecipação de Recebíveis, dans le domaine du crédit
et du financement est, selon le client, l’un des cinq systèmes les plus importants dans la banque.
Pour en savoir plus : [email protected]
GraphicObsession
Dans les projets de gestion de crédit, le
système est conçu pour faire l’analyse
de la gestion du risque. L’enjeu de cette
mission était d’harmoniser les systèmes.
Ici, les consultants sont responsables de
la conception du nouveau système, de
son intégration dans les autres systèmes
et de la conduite du changement auprès des directions
fonctionnelles, selon les règles internationales (Bâle II). Gabriel Rodrigues Alves, consultant Altran depuis décembre
2006, travaille au département de crédit comme analyste
technique et coordinateur de projets. Il est présent tout
au long du cycle de l’innovation : de l’étude d’opportunité,
de faisabilité, jusqu’aux phases de réalisation et d’accompagnement du projet (assistance à maîtrise d’ouvrage,
maîtrise d’œuvre, homologation, etc.) : « Travailler dans
les différentes phases d’un même projet permet d’avoir
Altitude n°12 / octobre 2007
21
people
Universités de Gênes et de Naples :
deux protocoles d’accord
En
chiffres
3 campus : Vigo,
Pontevedra
et Ourense
29 000 étudiants
1 500 professeurs
Altitude : Qu’apporte Altran à votre forum ?
Nuria Quiroga : Altran est, parmi les entreprises participant à notre forum, une des plus
appréciées des étudiants de fin de cycle. Les
offres d’emploi qu’elle propose aux étudiants
sont attractives et, par ailleurs, Altran organise tous les ans plusieurs ateliers, reposant
sur la dynamique de groupe, qui apportent
aux étudiants des connaissances que l’université ne
leur fournit pas, ou très peu. D’autres entreprises ne
présentent leur fonctionnement interne et le profil de
diplômés qu’elles recherchent qu’à travers leur stand
et/ou une conférence.
Alt. : Quel genre de connaissances apporte
Altran ?
N. Q. : Altran a par exemple montré le déroulement d’un
entretien d’embauche, la manière dont les étudiants
doivent s’y comporter, le type de questions qui peuvent
France-Brésil,
une collaboration fructueuse
Lors du forum franco-brésilien
Entreprises et Formations
d’ingénieurs, à São Paulo, Anderson
Alves, directeur Altran Technologies
au Brésil, a présenté le Groupe
Altran et les profils recherchés
parmi les ingénieurs, notamment
en matière de compétences et de
double formation. Il a confirmé
l’importance du Brésil dans le
développement du groupe.
22
Altitude n°12 / octobre 2007
leur être posées. Grâce à ces ateliers, les entreprises
repèrent des candidats potentiels. Les ateliers d’Altran
ont également permis au forum d’offrir aux étudiants de
dernière année une formation qui leur sera très utile et
qui est peu dispensée dans les salles de cours…
Alt. : La participation d’Altran est-elle importante
pour les étudiants ?
N. Q. : Les étudiants sont ravis qu’Altran participe au
forum, car le groupe donne l’occasion de pouvoir dialoguer avec un responsable des processus de sélection.
Altran apporte une grande quantité d’informations qu’ils
pourront utiliser lors de leurs entretiens d’embauche et
leur explique la manière dont un candidat doit rédiger
son CV. Les étudiants de notre université désirent toujours être sélectionnés pour participer aux ateliers organisés par Altran. Lors de la dernière édition, la demande
a été telle que nous avons dû demander à Altran si nous
pouvions doubler les groupes des ateliers.
Altran au Forum PA 2007
Pour la deuxième année, Altran Italia était un partenaire
média de ForumPA (Forum de l’administration publique),
sponsorisé par le Département pour l’innovation de la
fonction publique italienne du cabinet du Premier ministre.
ForumPA est la vitrine des meilleurs services fournis par
l’administration publique italienne aux entreprises et aux
citoyens. Une attention particulière est portée aux jeunes
avec le « Percorso young », créé dans le but de leur
présenter l’intégration des nouvelles technologies dans
l’administration publique. L’équipe RH d’Altran a exposé
ses opportunités telles que : des séminaires techniques
et scientifiques, Career Lab, Campus Club, le programme
de mobilité internationale et des compétitions
universitaires pour les ingénieurs.
DR
l’étudiant
Altran Engineering Academy 2007 :
cap à l’Est !
Le 30 juillet dernier, après l’annonce du
lauréat de l’Altran Engineering Academy
(Josef Dubský), Robin Tuluie, responsable
de la R&D au sein de l’ING Renault F1
Team, constate : « Cette année, le niveau
des candidats était encore plus élevé
qu’à l’accoutumée, mais il ne pouvait
malheureusement y avoir qu’un seul
vainqueur. J’ai été très impressionné par
le soin apporté à la préparation et à la
recherche, par la passion qu’ils ont mis dans
leur travail, et je suis sûr qu’une carrière bien
remplie les attend. J’espère qu’ils pourront
tous un jour réaliser leurs rêves. » Les six
autres finalistes, venus d’Italie, d’Allemagne
En voiture
pour la réussite
DR
Partout en Europe, le groupe Altran rencontre de jeunes talents lors de
forums de recrutement et salons de l’emploi. Nuria Quiroga, la présidente
du 6e Forum technologique de l’emploi de l’université de Vigo (Espagne), nous
explique la valeur ajoutée d’Altran sur de tels événements.
Au mois de juin dernier, grâce à la coopération du professeur Parodi, Altran a signé
un protocole d’accord avec l’université de Gênes. En septembre 2007, c’était au tour
de l’université Frédéric II, de Naples : ceci souligne le fait qu’Altran garde un œil sur
les potentialités du Sud de l’Italie. Le protocole d’accord, fondé grâce au professeur
Ventre, prévoit des activités typiques du Campus Club. Cet accord est particulièrement
stratégique, car Naples représente un bassin intéressant de candidats très qualifiés
et souhaitant s’intégrer sur le marché du travail. Ce partenariat avec Gênes et Naples
prévoit l’organisation d’activités avec les deux universités (concours d’ingénierie, Altran
Day, conseils, etc.) et les deux facultés d’ingénierie (des séminaires, des tables rondes et
des ateliers de travail sur des sujets spécifiques).
ou même du Brésil, ont profité de cette
journée unique, organisée par Altran et l’ING
Renault F1 Team : la visite du site et des
cadeaux exclusifs remis à chacun.
www.altran-academy.com
Les Campus Teams en Belgique
Pierre-David Dewaele, consultant chez Altran CIS, nous fait partager
son expérience : « J’ai rencontré l’équipe d’Altran Belgium Campus
pour la première fois, en février 2004, lors des Job Days (Journées de
l’emploi) de mon université, la faculté polytechnique de Mons. Terminant
ma dernière année d’ingénieur civil en informatique et gestion, j’étais
très motivé pour rejoindre le groupe Altran et pour faire l’expérience de
cette mystérieuse « carrière de consultant » qui, inévitablement, m’attirait. Les consultants
et cadres que j’ai rencontrés sur le campus ont éclairé ma lanterne, et plus nous discutions
ensemble, plus j’étais convaincu que c’était le travail qui pouvait le mieux me convenir.
L’approche du conseil par le groupe Altran correspondait réellement à mes souhaits
professionnels. L’année suivante, après avoir rejoint l’équipe Altran Belgium Campus en tant que leader, j’ai contribué à l’organisation d’événements sur le campus, en collaboration
étroite avec les consultants et les cadres.
Les événements et initiatives d’Altran Belgium Campus sont les clés de voûte de la
collaboration avec les universités belges. Les séminaires organisés et les réunions sur les
campus des ingénieurs représentent des occasions importantes de discuter et d’examiner
les préoccupations des doyens d’universités, de préparer le processus de recrutement du
campus et de garder le contact avec les élèves de ces universités, partenaires potentiels ou
futurs collègues. Ils encouragent une collaboration étroite entre les mondes universitaire et
professionnel et constituent une excellente source d’identification des nouveaux talents. »
DR
De nouvelles connaissances
grâce à Altran
REA
Campus
Vainqueur de la 4e édition
de l’Altran Engineering
Academy ? Bouche bée,
Josef Dubský n’a su quoi
dire quand Robin Tuluie,
responsable de la R&D au sein de l’ING Renault F1
Team, a prononcé son
nom. Le jeune homme de 25 ans, venu de
République tchèque, a pourtant fait face au déluge de questions
posées par le jury après sa présentation sur l’optimisation
aérodynamique
automatique grâce à la MFN (Mécanique des fluides numérique). Cet exposé brillant,
associé à sa réflexion
instantanée, lui a permis de distancer ses compétiteurs. « Le simple fait de rentrer
sur le site, de visiter les
locaux était incroyable,
alors j’ai vraiment hâte de retourner à Enstone en septembre pour
commencer mon stage. Je suis prêt à travailler très dur pour réaliser mes rêves. »
Altitude n°12 / octobre 2007
23
Romain Vergé
1995 : Finaliste des Championnats de France d’aviron. 1998 : Diplôme de technicien supérieur
de la mer à l’Institut national des sciences et techniques de la mer, à Cherbourg.
2001 : Traversée de l’Atlantique à la voile. Observateur scientifique des pêches en zone antarctique.
2002-2003 : Enquêteur halieutique à l’Institut français pour la recherche et l’exploitation de la mer.
2004 : Membre de l’expédition antarctique à voile Périple Terre Adélie. 2006 : Remporte la course
transatlantique en aviron et en solitaire, Rames Guyane 2006.
Photos - Jody Amiet / AFP
portrait
En solitaire mais avec les autres
Technicien de la mer, navigateur et rameur de haut niveau, il a déjà parcouru les océans
en dépit de ses 28 ans. En décembre 2006, il a remporté la première course transatlantique
à l'aviron et en solitaire Rames Guyane durant laquelle, grâce aux technologies de la
communication, il a été en contact avec des collégiens français. Un projet pédagogique
et exemplaire de la mobilité moderne.
Amoureux de la mer, de la flore et de la faune aquatiques conversation vers les problèmes de pollution. Je leur disais
menacées par l’homme, Romain Vergé a décidé de par- que je traversais des bancs de sacs en plastique, à mille lieux
tager sa passion avec les collégiens et de les sensibiliser de la terre. » Une façon ludique d’intéresser les collégiens à
à la protection de l’environnement. En collaboration avec l’écologie. Selon Romain Vergé, le contact direct a apporté
le Conseil général du Morbihan (France) et l’Éducation du concret aux représentations des jeunes. « On n’est plus
nationale, il a élaboré un projet pédagogique : discuter dans le virtuel, mais aux côtés d’un homme qui s’est donné
avec les jeunes tout au long de sa traversée de l’Atlantique. un défi, qui observe l’océan. C’est mieux que n’importe quel
L’équipement à bord : un téléphone satellite Iridium avec un discours didactique. » Le jeune navigateur avoue que la
système data, couplé à un ordinateur portable ultradurci, liaison avec les jeunes lui a également profité. « Avec leur
résistant aux chocs et à l’humidité. « Ces équipements regard d’enfant, ils étaient persuadés que j’allais gagner.
me permettaient de rester en contact avec les élèves, de C’était motivant. Je ne pouvais pas les décevoir, et je suis
recevoir des fichiers météo et des cartes des courants », arrivé premier », se souvient-il. Cependant, Romain Vergé
précise-t-il. Tous les deux jours, il envoyait un journal de ne voit pas que des avantages aux nouvelles technologies
bord, transféré à 2 500 élèves bretons. Il a également qui réduisent l’espace : « Avec ces équipements, on vit
effectué quatre appels téléphoniques
l’aventure autrement. On n’est plus seul.
« Une façon ludique
Le voyage intérieur change de nature. Le
avec des classes d’environ 25 collégiens.
d’intéresser les « Ils me posaient des questions sur l’eflien avec la terre peut aussi être un élément
collégiens
à l’écologie. »
fort physique, sur la course. J’orientais la perturbateur. Il faut savoir bien le gérer. »