lisa et le diable

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lisa et le diable
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LISA ET LE DIABLE
IL DIAVOLO E IL MORTO
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Titre original : IL DIAVOLO E IL MORTO
Autre titre : LISA ET LE DIABLE / MAISON DE L'EXORCISME, LA / LISA AND THE DEVIL /
HOUSE OF EXORCISM
Année : 1972
Nationalité : Italie
Acteurs : Telly Savalas, Elke Sommer, Sylva Koscina, Alida Valli, Robert Alda, Gabriele Tinti & Alessio
Orano
Réalisateur : Mario Bava
Scénario : Roberto Natale, Giorgio Manlini & Mario Bava
Musique : Carlo Savina
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En visite en Espagne, une touriste s'égare dans les rues de
Tolède. D'une inquiétante rencontre, elle finit par être prise en
stop par un couple de bourgeois et leur chauffeur. Ces derniers
tombent en panne et sont alors forcés d'accepter l'hospitalité
d'une étrange famille de l'ex-aristocratie.
BARON BLOOD est un joli succès et Alfredo Leone
demande donc à Mario Bava de réaliser un autre film pour lui.
Mieux, il lui laisse toute liberté en ce qui concerne le style du
film et son sujet. LISA ET LE DIABLE sera donc un film
supervisé à 100% par Mario Bava. Seulement, le résultat final
laisse perplexes la plupart des distributeurs potentiels à travers
le monde. N'ayant absolument rien de commercial, au contraire
de BARON BLOOD, son nouveau film se voit donc bloqué.
Pour sortir de ce problème, Alfredo Leone décide de refaire
entièrement le montage et d'y ajouter surtout un grand nombre
de nouvelles séquences, ce qui aboutira à LA MAISON DE
L'EXORCISME dont vous pouvez trouver une critique sur le
site.
Fidèle à son habitude de mélanger rêve et réalité, Mario
Bava trouve dans cette histoire un terrain rêvé pour perdre son
héroïne ainsi que les spectateurs. Une fois que l'action prend
place au sein de la grande bâtisse de la comtesse, les
événements étranges s'accumulent. La pauvre Lisa se trouve
d'ailleurs au centre d'une histoire que n'aurait pas renié Edgar
Allan Poe sur le thème de l'amour au-delà de la mort. De quoi
dépeindre un univers baroque et macabre où les morts et les
vivants se croisent sans vraiment comprendre ce qui se passe
réellement. A elle seule, cette histoire aurait pu suffire mais
Mario Bava ajoute une couche de complexité avec le diable.
La figure diabolique de LISA ET LE DIABLE est assez
éloignée du grand cornu. L'attitude même du personnage censé
représenter le diable n'a même pas une attitude maléfique. Il
reste inquiétant mais aussi détaché et agissant comme un
spectateur aux agissements bien plus horribles des personnages
qu'il côtoie. Son influence, peut être… Mais rien ne permet de
l'affirmer en dehors du fait que les pauvres mortels sont vus
comme de simples mannequins avec lesquels le diable s'amuse
avant de les emmener !
Suite à BARON BLOOD, Mario Bava reprend Elke Sommer
pour lui donner le rôle titre du film. En mini-jupe dans le film
précédent, le cinéaste italien va pousser un peu plus loin
l'érotisme face au macabre. D'abord dans un flash back où
l'actrice arbore un décolleté suggestif et surtout un
déshabillage suivi d'une séquence amoureuse aussi "jolie" que
morbide ! Alida Valli (SUSPIRIA) interprète une inquiétante
comtesse à la tête d'une excellente brochette d'acteurs dont
Telly Savalas qui joue son serviteur, ce qui nous vaut quelques
amusantes séquences (la cigarette et la sucette). Dans la
biographie, on ne saura pas si la manie de manger des sucettes
provient de son rôle dans LISA ET LE DIABLE, on en doute,
ou si l'acteur devenu une star par la suite grâce à son rôle dans
KOJAK affectionnait ce type de sucrerie. La biographie ainsi
que la filmographie sélective sur le DVD omettent d'ailleurs la
partie purement fantastique de sa carrière. Etonnant puisque ce
DVD contient justement un film fantastique. Aucune trace de
TERREUR DANS LE SHANGAI EXPRESS où il côtoyait
Christopher Lee et Peter Cushing, pas plus que son rôle de
pilote dans CAPRICORN ONE ou sa collaboration dans LES
PREDATEURS DE LA NUIT réalisé par Jesus Franco. Tout
au plus, il est fait mention de l'un des meilleurs James Bond,
AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE, où il incarnait
Blofeld.
La vision de LISA ET LE DIABLE nous permet de
comprendre l'embarras des distributeurs de l'époque. Le ton du
film, son rythme et même son sujet n'ont strictement rien de
commercial. Mario Bava livrait là un film très personnel, un
véritable film d'auteur étrange et envoutant, qui pourra encore
aujourd'hui être mal compris si on essaye de l'appréhender
comme un simple film d'horreur. Vous êtes prévenus !
A l'instar du DVD de BARON BLOOD, l'image de LISA
ET LE DIABLE est plutôt décevante même si l'éditeur nous
prévient d'entrée de jeu par un carton juste avant le film.
Définition limite, grain omniprésent et lissé à la truelle
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numérique, le rendu ne rend pas hommage au travail de Mario
Bava. Il arrive même dans certains plans fixes de voir des
morceaux d'image frétiller. Incroyable surtout si l'on s'en
réfère à l'image pas géniale non plus de LA MAISON DE
L'EXORCISME édité en France chez Films Sans Frontières
mais qui n'était pas handicapé par de tels défauts. La rareté et
l'état des éléments disponibles pour créer le DVD n'expliquent
pas non plus l'apparition d'un tramage visible sur certaines
images (un mauvais transcodage ?). Heureusement, la version
anglaise du film et le doublage français ne posent pas vraiment
de problèmes. Comme sur les deux autres titres de la
collection, on notera une piste française un peu plus claire.
En plus d'une petite galerie d'affiches, il nous est donné la
possibilité de découvrir des clichés pris sur le tournage de
LISA ET LE DIABLE qui auraient pu éventuellement servir
pour la promotion du film si celui-ci avait été distribué à
l'époque. A côté, on trouvera aussi les photos d'exploitation
française de LA MAISON DE L'EXORCISME (que vous
pouvez d'ailleurs consulter aussi dans notre base de données).
On retrouve les mêmes extraits de la collection Mario Bava
ainsi que les bandes-annonces de la collection Cine Talents
édité par One Plus One. Les mêmes que celles des autres
volumes critiqués ici même en plus des biographies dont celle
de Elke Sommer ou Mario Bava reprises telles quelles, ce qui
inclut les petites erreurs. Un texte permet aussi de dresser un
historique de LISA ET LE DIABLE et forcément de LA
MAISON DE L'EXORCISME.
Second volume de la collection Mario Bava de One Plus
One et second court-métrage sans aucun rapport avec le film
lui-même. DOMINO CASS' CRAD est en tout cas bien plus
rigolo que les courts des deux autres volumes. Carrément pas
de rapport avec l'oeuvre de Mario Bava, on peut tout de même
se demander s'il n'aurait pas été préférable d'apporter un peu
plus de soin au transfert de l'image des films (compression,
etc...) plutôt qu'essayer de nous refiler des "machins" en plus
comme s'il s'agissait d'une pochette surprise !
Christophe "Arioch" Lemonnier
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Spécifications de l’édition DVD chroniquée
Editeur : One Plus One
Zone : 2 - France
Format Disque : Simple face/Double couche
Durée : 95 minutes
Format d’image : 4/3 - 1.85
Format(s) sonore(s) : English (Dolby Digital 1.0),
Francais (Dolby Digital 1.0)
Sous-titrage(s) : Francais
Liste des bonus de l’édition DVD chroniquée
• Le Cauchemar de Lisa et le Diable(notes diverses à propos du
film)
• Galerie d'affiches
• Galerie de photos
• Bio/Filmographies
• Mario Bava
• Elke Sommer
• Gabriele Tinti
• Sylva Koscina
• Extraits de la collection Mario Bava
• Bandes-annonces
• On The Run
• Happy Accidents
• Un 32 Août sur Terre
• La Faute à Voltaire
• Les Petites Couleurs
• Domino Cass' Crad (court-métrage - 4mn04)
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