football

Transcription

football
DE VILLIERS
A LES CROCS
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BATEAUX
RUGBY
1
LA PASSE DE TROIS
POUR DESJOYEAUX
(Page 9)
(Page 8)
NOS SÉRIES
D’ÉTÉ (3/5)
ATHLÉTISME :
DE TOKYO 1991
À OSAKA 2007
(Page 12)
LES SABLES-D’OLONNE. – Michel Desjoyeaux a remporté hier
la 38e édition de la Solitaire du « Figaro ». Avec cette victoire,
le skipper de « Foncia » rejoint Philippe Poupon et Jean Le
Cam, jusque-là seuls recordmen du nombre de succès, avec
trois couronnes.
(Photo Franck Dubray/Ouest-France/PQR)
MARCOUSSIS. – Le pilier de l’équipe de France (notre photo),
blessé au mollet droit pendant le stage de préparation et
retenu dans le groupe des 22 pour affronter Galles
dimanche, a hâte de retrouver le terrain. (Photo Jean-Louis Fel)
*62 ANNÉE - N 19 409 0,85 e
o
France métropolitaine
www.lequipe.fr
Mercredi 22 août 2007
T 00106 - 822 - F: 0,85 E
3:HIKKLA=[UU]ZY:?a@i@c@m@k;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
EN PENSANT A L’ITALIE
Sur la route de la qualification à l’Euro 2008, les Bleus
attaquent la saison ce soir (21 heures), face à la Slovaquie,
à Trnava. Cette revue d’effectif doit permettre au sélectionneur,
Raymond Domenech, d’échafauder l’équipe qui jouera contre
l’Italie dans dix-sept jours à San Siro.
(Pages 3 à 5, et notre éditorial, page 2)
SPÉCIAL FOOT
PLEINE
DÉPRIME
AVEC LES A’
(Page 5)
LYON À FOND
SUR HEINZE
(Page 6)
POURQUOI
STRASBOURG
ÉTONNE
Franck Ribéry (au premier plan), en pleine réussite actuellement avec le Bayern, tentera, avec ce match amical contre la Slovaquie, d’insuffler à Patrick Vieira (derrière lui) et à ses partenaires
l’envie de construire de bonnes bases avant la rencontre importante face à l’Italie, le 8 septembre prochain.
(Photo Bernard Papon)
(Page 7)
Cette semaine
LYON,
L’ETE MEURTRIER
Le champion de France accumule les problèmes depuis plusieurs mois.
Arrivera-t-il à se redresser pour conserver son titre ?
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Ronaldinho sera l’une des
grandes figures brésiliennes
présentes ce soir dans l’Hérault
pour jouer contre l’Algérie.
(Photo Richard Martin)
Bleu
Rouge
(Page 4)
Jaune
Bleu
Jaune
LES STARS
DU BRÉSIL
À MONTPELLIER
Noir
Noir
(Photo Pierre Lahalle)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LA PAGE DEUX
,
ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS «
2 500
ATHLÉTISME. À la recherche de
sensations durant toute la saison, Naman Keita semble reverdir à l’approche des Championnats du monde d’Osaka
(25 août-2 septembre). Alors
qu’il avait un moment hésité à
s’aligner sur 400 mètres haies,
Keita a finalement décidé de
tenter sa chance, rassuré par ses
derniers entraînements. « Il est
bien physiquement, il a gagné en
puissance, il est au niveau qu’on
attend de lui, confie Franck Né, le
coordinateur du sprint. Reste à
le passer en compétition, avec le
stress, les adversaires. Mais je
suis confiant. »
(Page 11)
RUGBY. Certains clubs de Pro D 2
aimeraient pouvoir se vanter d’une
telle affluence les jours de match :
hier, ils étaient deux mille cinq cents,
les spectateurs toulonnais venus
assister au premier entraînement dirigé par Tana Umaga. « La séance,
quoique très classique, n’était pas
si mal. J’ai trouvé les joueurs en forme
physiquement », expliqua sobrement
l’ancien capitaine des All Blacks
(74 sélections), arrivé jeudi soir en
France.
(Page 8)
BASKET. Les États-Unis partent aujourd’hui en quête d’une qualification olympique au
tournoi des Amériques. Après le nouvel échec lors du dernier Mondial (3e), les entraîneurs américains veulent mettre en place une équipe plus collective, qui bénéficiera des
apports de Jason Kidd et Kobe Bryant.
(Page 11)
LES QUESTIONS
Trois noms pour remplacer Cris
Keita est de retour
Les États-Unis en reconquête
»
es matches amicaux
internationaux du mois
d’août n’ont jamais eu une très
grande signification. Il suffit de
constater la multiplication des
forfaits dans la plupart des
sélections majeures concernées
ce mercredi pour déjà savoir
qu’on ne tirera guère
d’enseignements de leurs
résultats. Cependant, ils
s’inscrivent tous dans la
logique d’une répétition
générale avant l’échéance,
ÉQUITATION. Voilà un titre qui n’aura pas mis longtemps a être contesté : sacrée
dimanche championne d’Europe individuelle de saut d’obstacles, sur Shutterfly,
Meredith Michaels-Beerbaum a dû faire face dès lundi au vent de la suspicion. Ce
jour-là, l’agence DPA annonçait le contrôle positif de son cheval quelques jours avant
la compétition. Un manquement finalement justifié par une prise de médicament,
mais qui s’ajoute à une série noire en matière de dopage équin. Certains évoquent
pourtant une réglementation trop contraignante pour les chevaux.
(Page 7)
Les Bleuets
battus
Gilbert,
en guerrier
FOOTBALL. Privés de nombreux
joueurs, blessés, les Espoirs ne sont
pas parvenus à bousculer l’Italie en
match amical (1-2). Revenus au score
en seconde mi-temps par Quercia
(55e), ils n’ont cependant pas démérité
à deux semaines de leur rencontre
qualificative pour l’Euro 2009 face au
pays de Galles.
(Page 5)
CYCLISME. Souffrant, Philippe
Gilbert n’avait pas vraiment le
profil d’un vainqueur sur le Tour
du Limousin. Coriace, le Belge de
la Française des Jeux s’est pourtant imposé hier dans la première étape. Sa première victoire cette saison. (Page 10)
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Lorient 10 4 3 1 0
Nancy
10 4 3 1 0
Le Mans 10 4 3 1 0
4. Monaco
7 4 2 1 1
5. Strasbourg 7 4 2 1 1
6. Bordeaux 7 4 2 1 1
7. Valenciennes 7 4 2 1 1
8. Lille
6 4 1 3 0
9. Saint-Étienne 5 4 1 2 1
10. Rennes
5 4 1 2 1
11. Nice
4 4 1 1 2
12. Lyon
3 3 1 0 2
13. Marseille
3 4 0 3 1
14. Caen
3 3 1 0 2
15. Paris-SG
3 4 0 3 1
16. Toulouse
3 3 1 0 2
17. Auxerre
3 4 1 0 3
18. Lens
2 3 0 2 1
19. Sochaux
2 4 0 2 2
20. Metz
1 4 0 1 3
Le Mans
17
13
18
13
13
15
9
Lyon
Classement final
1
2
3
4
5
6
7
8
20
13
Valence
Nice
22
Tarbes
Marseille 16
Perpignan
23
16
Ajaccio
HOCKEY SUR GAZON
14.00
Championnats d’Europe.
France-Irlande. À Manchester (ANG).
Eurosport 90 min
CYCLISME
15.30
Pro Tour 2007.
Tour du Benelux. Prologue : Hasselt-Hasselt (c.l.m.).
FOOTBALL
Espoirs. Match amical.
Italie-France.
Canal + Sport 100 min
18.20
W 9 120 min
19.35
Championnats d’Europe de saut d’obstacles.
À Mannheim (ALL).
GOLF
Eurosport 60 min
20.45
Eurosport 60 min
FOOTBALL
21.00
TF1 120 min
Match amical.
Slovaquie-France.
21.45
Circuit européen.
Scandinavian Masters. Résumé. À Malmö (SUE).
VOILE
Àpartir de 12 heures : rugby, présentation de l’équipe du pays de Galles.
À 20 heures : tennis, publication du
tirage de l’US Open.
À21 heures: football,Slovaquie-France,
en direct commenté.
OFFRE DÉCOUVERTE
Eurosport 30 min
6. Édition du matin. 10. Édition
de la journée. 19. Édition du soir.
22.30 Édition de la nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. 10. Le
Journal en continu. 17. La
Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
France Info. À .8 et à .38 de
chaque heure, chronique sportive. 5.48 Europe 1. Journal des
sports. 5.50 et 6.40 France Inter.
Journal des sports. 6.45 et 8.25
RTL. Sports. 7.40 Europe 1.
Sports. 7.50 France Inter. Le
journal de la Coupe du monde.
8.15 RTL. Paroles d’Ovalie. 16.
RMC. DKP. 18. RMC. Coach Courbis. 18. Sud Radio. Rugby &
Compagnie. 18. RTL Soir. Invité :
Daniel Herrero, auteur du « Dictionnaire amoureux du rugby. »
18.53 RTL. Mégasports. 19. RMC.
Intégrale Coupe du monde. 19.20
France Bleu. Journal des sports.
20. RMC. Intégrale Football. 20.
RTL. Le Club France RTL. 20.
Europe 1. Europe Sport. 23. RMC.
After Foot.
22.20
World Match Racing Tour.
Portugal Match Cup. À Troia.
À voir.
Eurosport 30 min
Intéressant.
FOOTBALL
23.00
Matches amicaux internationaux.
À ne pas rater
Eurosport 60 min
FOOTBALL
00.00
Match amical.
Slovaquie-France.
ELLE
NOUV E !
UL
FORM
Eurosport 60 min
17.10
GOLF
À SUIVRE
À partir de 6 h 30 : football, retour sur le
match Slovaquie A’ - France A’.
À partir de 10 heures : tennis, retour
sur les derniers résultats des tournois ATP
et WTA de New Haven.
À partir de 23 heures : football, retour
sur le match Slovaquie-France, avec l’analyse d’Angel Marcos.
Eurosport 120 min
Circuit américain.
Open de Greensboro (USA). Résumé.
25
15
L’ÉQUIPE TV
10.00
Championnat du monde des moins de 17 ans.
Haïti-France. À Gwangyang (CDS).
ÉQUITATION
21
17
Fabien SANCHEZ
Benoît DAENINCK
Sébastien THOMAS
François LAMIRAUD
Fabrice JEANDESBOZ
Kévin LALOUETTE
Yann MEULEMANS
Jean-Marc MAURIN
1
2
3
4
5
6
7
8
TOUR DU LIMOUSIN (2.1., 21-24 août). –
1re étape, Limoges - La Souterraine :
1. Gilbert (BEL, Française des Jeux), les
160,8 km en 3 h 49 ’41 ’’ (moy. :
42,006 km/h) ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom) ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épargne) ; 4.
Charteau (Crédit Agricole) ; 5. Vaugrenard
(Fdj), t.m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à
5’’ ; 7. Pauriol (CA), à 36’’ ; 8. Pineau (Btl),
à 38’’ ; 9. Delage (Fdj) ; 10. Fofonov (KAZ,
CA), t.m.t. ; … 13. Goubert
(Ag2r-Prévoyance), à 41’’ ; 15. Sy. Chavanel
(Cofidis), m.t. ; 64. Moreau (A2r), à 11’23’’. –
108 classés, 10 abandons, 1 non-partant.
AUJOURD’HUI. – 2e étape, Droux-Uzerche
(187,4 km). Départ de Droux, rue de Lembach
à 12 heures. Arrivé à Uzerche, rue du Champde-Foire vers 16 h 30.
Desjoyeaux (Foncia) 247 h 20’47”
Duthil (Distinxion)
à 26’38”
Douguet (Lecl.-Bouyg.-Tel.) à 1 h 3’50”
Troussel (Financo)
à 1 h 41’26”
Mahé (Le Comptoir-Imm.) à 2 h 14’23”
Drouglazet (Luisina)
à 2 h 39’5”
Véniard (Scutum)
à 3 h 16’53”
Morvan (Cercle-Vert) à 3 h 19’48”
4e et dernière étape (La Corogne Les Sables-d’Olonne) : 1. Duthil (Distinxion), les 340 milles en 35 h 20’10’’ ;
2. Véniard (Scutum), à 35’32’’ ; 3. Desjoyeaux
(Foncia), à 41’45 ; 4. Bérenger (Koné-Ascenseurs), à 1 h 21’40’’ ; 5. Drouglazet (Luisina),
à 1 h 22’35’’ ; 6. Le Gal (Lenze), à 1 h 27’15’’ ;
7. Morvan (Cercle-Vert), à 1 h 32’55’’ ;
8. Douguet (E.Leclerc-Bouygues-Telecom),
à 1 h 36’22’’ ; 9. Lepesqueux (Rapid’FloreCaen-la-Mer), à 1 h 42’57’’ : 10. Treussart
(Groupe-Celeos), à 1 h 51’50’’ ; etc.
AGENDA
Match amical.
Brésil-Algérie.
Aurillac
Poursuite individuelle
BATEAUX (Solitaire du Figaro)
FOOTBALL
20
14
19
14
Toulouse
19
14
Metz
Paris
Marcoussis Rugby, Strasbourg 20
12
stage de l’équipe de France
Orléans
Dijon
17
13
18 Besançon
12
Clermont
-Ferrand
17
PISTE –
CHAMPIONNATS DE FRANCE
Eurosport 105 min
Les cases bleues
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Rediff. demain à 12 h 45
+
Samedi, début des Championnats
du monde d’athlétisme à Osaka
AUJOURD’HUI
CYCLISME
CHAMPIONNAT DE FRANCE SUR
PISTE. À Hyères, jusqu’au 26.
TOUR DU BENELUX, jusqu’au 29.
Prologue, à Hasselt (BEL) (Eurosport).
TOUR DU LIMOUSIN, jusqu’au 24.
FOOTBALL
ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 21 heures : Slovaquie-France
(TF 1).
HOCKEY SUR GAZON
CHAMPIONNATS D’EUROPE DES
NATIONS
À Manchester (ANG), jusqu’au 26.
TENNIS
TOURNOIS ATP et WTA de New
Haven (USA), jusqu’au 26.
JEUDI
GOLF - CIRCUIT EUROPÉEN
KLM OPEN. À Zandvoort (HOL), jusqu’au 26.
TENNIS DE TABLE
Open Pro Tour de Taïwan, jusqu’au 26.
TENNIS
TOURNOIS ATP et WTA de New
Haven (USA), jusqu’au 26.
VENDREDI
ÉQUITATION
CHAMPIONNATS DU MONDE
D’ENDURANCE. À Compiègne, jusqu’au 26.
FOOTBALL
LIGUE 2 (5e journée). – 20 heures :
AC Ajaccio - Sedan, Boulogne-surMer - Angers, Dijon-Châteauroux,
Gueugnon-Reims, Guingamp-Amiens,
Libourne-Saint-Seurin - Clermont,
Niort-Montpellier, Troyes-Bastia.
20 h 30 : Nantes-Brest, Grenoble - Le
Havre (ces deux derniers matches sur
Numericable).
RUGBY
PRÉPARATION À LA COUPE DU
MONDE. Match amical : IrlandeItalie.
TENNIS
TOURNOIS ATP et WTA de New
Haven (USA), jusqu’au 26.
SAMEDI
ATHLÉTISME
CHAMPIONNATS DU MONDE. À
Osaka (JAP), jusqu’au 2 septembre
(Eurosport, France Télévisions).
AVIRON
CHAMPIONNATS DU MONDE. À
Munich (ALL), jusqu’au 2 septembre.
BASKET
ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 18 heures : Slovénie-France.
FOOTBALL
LIGUE 1 (5e journée). – Voir tableau de
bord.
RUGBY
PRÉPARATION À LA COUPE DU
MONDE. Match amical :
Écosse - Afrique du Sud.
RUGBY À XIII
COUPE D’ANGLETERRE. Finale. –
au lieu de 58,80 €
DIMANCHE
BASKET
ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 18 heures : Slovénie-France.
AUTO
CHAMPCAR. Course à Zolder (BEL).
CYCLISME
COUPE DE FRANCE
CHÂTEAUROUX CLASSIC DE
L’INDRE.
FOOTBALL
LIGUE 1 (5e journée). – Voir tableau de
bord.
FORMULE 1
GRAND PRIX DE TURQUIE, à Istanbul. – 14 heures : départ de la course
(TF 1).
RUGBY
PRÉPARATION À LA COUPE DU
MONDE. Match amical. –
15 h 45 : pays de Galles - France
(Canal +).
TENNIS
TOURNOIS ATP de New Haven
(USA). – Finale.
RCS 485 167 647 Nanterre
Nom
Adresse
Code Postal
Tél.
ANEQ
Prénom
Ville
E-mail
Ci-joint mon règlement par chèque à l’ordre de Presse Sports Investissement
PAGE 2
TOURNOIS ATP et WTA de New
Haven (USA), jusqu’au 26.
À retourner sous enveloppe non affranchie accompagné de votre règlement à : RUGBY HEBDO
- Service abonnements - Libre réponse 59402 - 75482 PARIS CEDEX 10 - [email protected]
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(Sport +)
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BULLETIN D’ABONNEMENT
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Conformément à la législation en vigueur, vous
disposez d’un droit d’accès et de rectification
pour toute information vous concernant.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
19
16
Nantes Tours
Châteauroux
La Rochelle 19
15
Bayonne
Sedan
Diff.
—
+4
+4
+4
+4
+4
+2
+1
+1
+1
-1
-1
0
-1
-1
-2
-3
-6
-1
-5
-4
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 25 août,
17 h 10 : Caen - Marseille (Canal +) ;
20 heures : Bordeaux - Lorient, Monaco Le Mans, Nancy - Auxerre, Nice - Toulouse,
Rennes - Metz, Strasbourg - Lens, Valenciennes - Sochaux (ces sept matches sur
Foot +) ; Dimanche 26 août, 18 heures :
Paris-SG - Lille (Canal + Sport) ; 21 heures :
Lyon - Saint-Étienne (Canal +).
FOOTBALL
17
14
c.
—
3
3
3
3
2
2
5
3
3
3
4
3
4
2
3
6
7
1
7
5
Bleu
Rouge
Rouen
avec
Lille
p.
—
7
7
7
7
6
4
6
4
4
2
3
3
3
1
1
3
1
0
2
1
CYCLISME
Jaune
Bleu
Jaune
20
17
Brest
Bordeaux
(nombre de votants : 40 874)
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FOOTBALL (Ligue 1)
LA TÉLÉVISION
18
15
17
14
OUI .................................................. 50 %
NON ................................................ 46 %
Ne se prononcent pas ................... 4 %
Noir
Noir
LA MÉTÉO
18
15
L’absence de Sylvain Marconnet
est-elle préjudiciable à l’équipe
de France de rugby ?
BMX. C’est un petit nouveau qui fait sans doute des envieux parmi les nombreux
prétendants à une participation olympique : le BMX, qui tenait cette semaine ses préolympiques en Chine, sera au programme des prochains JO. Sport alternatif, associé
traditionnellement au barnum des X-Games, le BMX est aussi un vrai sport. « Attention ! Le BMX ce n’est pas “just for fun”, explique l’entraîneur national, Fabrice Vettoretti. C’est hyper exigeant. Il faut des cuisses de fer et un haut du corps très musclé
pour tenir la machine. »
(Page 10)
(Photos Didier Fèvre et Sébastien Boué/L’Équipe)
Invitées par les circonstances,
elles se présenteront tout
à l’heure dans une composition inédite mais qui, ne le
cachons pas, donnent matière
à inquiétude.
Il est ainsi permis de se
demander où en sera Lilian
Thuram – forfait ce mercredi –
dans un peu plus de deux
semaines, sachant que l’arrivée
de l’Argentin Gabriel Milito au
Barça risque de le condamner
au banc de touche. Quel sort
réserve aussi
désormais Chelsea
à Claude Makelele, pourtant
indispensable à
l’équilibre défensif des Bleus,
comme Patrick Vieira qui,
quant à lui, sort à peine d’un
long tunnel…
Enfin, en l’absence de Sagnol,
le poste de latéral droit
manque des garanties que le
Lyonnais François Clerc, un peu
tendre, n’est pas encore apte à
lui offrir. Mais, au fait, qu’est
devenu Pascal Chimbonda,
l’invité surprise de la dernière
heure à la Coupe du monde
2006 ? Titulaire indiscutable
dans l’un des meilleurs clubs
anglais (Tottenham), au point
de susciter l’intérêt de Chelsea,
il est aussi performant que
l’année dernière, mais n’est
soudain plus digne pour Raymond Domenech de figurer
dans la liste des trente-trois
pour le déplacement en Slovaquie. Vous avez dit bizarre ?
autrement plus sérieuse, de la
première quinzaine de
septembre, où deux matches
s’enchaîneront à quatre jours
d’intervalle, avec pour enjeu la
qualification à l’Euro 2008.
Pour l’équipe de France, il y
aura d’abord un déplacement
redouté à Milan, contre l’Italie,
le 8, puis, le 12, la réception
au Parc des Princes de l’Écosse,
contre laquelle elle a une
revanche à prendre.
Or, on sait déjà qu’elle jouera
ces deux rencontres sans trois
des piliers de sa défense :
Grégory Coupet, Willy Sagnol
et William Gallas, le défenseur
d’Arsenal, avec lequel elle ne
perd jamais et gagne presque
toujours. Le test d’aujourd’hui
à Trnava, contre la Slovaquie,
ne sera donc pas de trop pour
Raymond Domenech, contraint
de repenser ses lignes arrière.
Rennes
D’HIER
La cure de jouvence des JO
UNE DÉFENSE
QUI INQUIÈTE
17
15
Pour voter, connecte z-vous sur
www.lequipe.fr. entre 6 heures et 22 heures
ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008
(0,34 euro + coût de 1 SMS).
TABLEAU DE BORD
L
Caen
L’équipe de France A’
de football a-t-elle
sa raison d’être ?
L’ennuyeuse affaire « Shutterfly »
L’ÉDITO
16
15
DU JOUR
FOOTBALL. En quête d’un défenseur d’envergure internationale pour remplacer
Cris, arrêté pour six mois, Lyon semble avoir établi une liste restreinte de trois noms :
Mikaël Silvestre (Manchester United), Cleber Anderson (Benfica) et surtout Heinze
(Manchester United)dont la piste est devenue sérieuse hier, avec l’échec du transfert
de l’Argentin à Liverpool. « Heinze a vraiment le profil du joueur que l’on recherche »,
confirment Alain Perrin et Bernard Lacombe, l’entraîneur de l’OL et le conseiller du
président Aulas.
(Page 6)
3
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SLOVAQUIE - FRANCE
En quête d’assurances
C’est moins le match de ce soir, à Trnava, avec une défense recomposée, que celui de Milan dans dix-sept jours qui intéresse les Bleus.
À dix-sept jours
d’Italie-France, les Bleus
entament, ce soir,
à Trnava, une saison
internationale qui doit
absolument les emmener
à la phase finale
de l’Euro 2008, en Suisse
et en Autriche. Henry
et Vieira sont de retour,
mais il faut préparer
la vie sans Gallas,
Sagnol ni Coupet.
TRNAVA – (SLQ)
de notre envoyé spécial
Qui avec Mexès ?
En l’absence de Thuram et de Gallas, blessés, Mexès devrait
être titulaire en défense centrale au côté de Givet ou d’Abidal.
SENEC –
de notre envoyé spécial
LES JOUEURS INVITÉS à disputer
le match de l’équipe de France A, ce
soir, à Trnava, face à la Slovaquie, se
sont entraînés en fin de matinée,
hier. Les circonstances particulières
de ce double match amical n’ont pas
permis de connaître la composition
de l’équipe qu’alignera Raymond
Domenech : après une période
d’échauffement et de transmissions
de balle, les coéquipiers de Patrick
Vieira ont terminé leur séance par
une opposition à sept contre sept,
sans gardiens de but, qui a laissé une
part d’incertitude sur les intentions
du sélectionneur. Le capitaine des
Bleus, Vieira, n’y a pas participé. De
retour de blessure, il a préféré effectuer une séance physique (lire par
ailleurs).
Retardé par de multiples problèmes
de transport, Gaël Givet n’était pas
là. Il a joué dimanche soir avec l’OM,
face à Nancy (2-2), et n’a rejoint ses
coéquipiers qu’en début d’aprèsmidi : il ne risquait pas d’être convoqué en A’. Cela a sans doute
« condamné » Squillaci ou Boumsong, qui ont joué hier soir mais qui
semblent plutôt en avance sur le
Marseillais. Ce dernier s’intégrera au
groupe ce matin, lors d’une ultime
séance d’entraînement. En l’absence
de Thuram (cheville) et de Gallas
(adducteurs), cela complique encore
la donne.
Dans la liste des dix-sept joueurs
convoqués pour la rencontre de ce
soir, seuls Mexès et Givet sont des
axiaux naturels. Lors du sept contre
sept d’hier, Abidal a semblé évoluer
dans un positionnement similaire.
Unique droitier du lot, Mexès semble
être assuré de jouer. Sera-t-il associé
au néo-Barcelonais, qui a longtemps
rêvé de s’impliquer à ce poste mais
qui n’y possède aucune expérience
internationale ? « Tiens, je n’y avais
pas pensé, s’amuse Domenech avec
un petit sourire en coin qui laisse à
penser le contraire... C’est possible,
en effet. » Givet constitue une alternative évidente. « C’est une autre
possibilité. Je vais voir dans quel état
il est demain matin (aujourd’hui). »
En soutien d’Henry,
c’est ouvert…
Tester Abidal dans l’axe, au moins
durant une mi-temps, ne serait pas
une perte de temps fondamentale.
Mais, dans la perspective des deux
rencontres, face à l’Italie et l’Écosse,
début septembre, pour lesquelles
Gallas a déjà quasiment annoncé
son forfait, est-il seulement envisageable d’imaginer l’ancien Lyonnais
aux côtés de Thuram, qui devrait être
rétabli d’ici là ? Domenech n’a
semble-t-il jamais pensé sérieusement à aligner cette charnière. On
voit mal pourquoi sa pensée évoluerait aujourd’hui.
Hier, le sélectionneur a au moins pu
tout voir de l’intérieur. Il a participé à
l’opposition aux côtés de Clerc,
Mexès, Sagna, Toulalan, Ribéry et
Anelka. Face à eux, Abidal, Evra,
Makelele, Nasri, Malouda, Henry et
Benzema étaient partenaires.
Impossible de tirer des certitudes de
cette demi-heure dont l’intensité
s’accorda très bien au potentiel
actuel du sélectionneur. Si Domenech revient logiquement à un système à deux milieux défensifs,
l’équipe de départ devrait ressembler à celle-ci : Landreau – Clerc,
Mexès, Givet ou Abidal, Abidal ou
Evra – Vieira, Makelele – Ribéry,
Nasri ou Anelka, Malouda – Henry.
L’autre interrogation du jour
consiste donc à savoir quel sera l’élément aligné en soutien ou au côté
d’Henry. L’entraîneur des Bleus
devrait choisir entre Nasri, longtemps blessé cet été, et Anelka. Ce
sera peut-être l’un, puis l’autre. Hier
matin, c’est le Marseillais qui jouait
derrière l’ancien attaquant d’Arsenal. Mais Benzema traînait aussi par
là, et l’on devrait voir le Lyonnais, ce
soir, à un moment ou à un autre.
SÉBASTIEN TARRAGO
aussi se souvenir des belles choses :
pendant que s’étirait le crépuscule
cabossé de Zinédine Zidane, la
Coupe du monde avait révélé une
nouvelle équipe, un nouvel élan.
C’est ce fil de l’histoire que ce Slovaquie-France amical propose de
reprendre.
On ne l’aurait pas juré à l’époque,
mais la partition de l’ancienne Tchécoslovaquie a offert à l’équipe de
France deux fois plus de raisons de se
faire battre.
Les Bleus ont subi cinq défaites
depuis la Coupe du monde 2002 (*),
et les coupables viennent un peu
trop souvent de la région : parmi les
trois équipes ayant gagné, depuis,
au Stade de France, figurent, donc,
les Tchèques (0-2), en 2003, et les
Slovaques (1-2), en 2006.
Autant les Tchèques, issus d’une
nation majeure du jeu, sont des
figures familières de nos mémoires
et de nos clubs, autant les Slovaques
restent de parfaits inconnus qui tra-
cent leur sillon en marge des Championnats majeurs, en dehors d’une
présence traditionnelle et plutôt
soutenue en Allemagne. On devrait
pourtant toujours se souvenir de ses
bourreaux.
de nos envoyés spéciaux
LES ADDUCTEURS de William Gallas auront été un des sujets majeurs
du rassemblement estival de
l’équipe de Fr ance. To uc hé,
dimanche, lors du match d’Arsenal à
Blackburn (1-1), le défenseur central
était venu faire constater sa blessure, lundi matin, à Clairefontaine,
par le staff médical des Bleus. Dans
l’après-midi, Arsenal estimait son
indisponibilité à « trois semaines ».
Soit une période qui inclurait a priori
les deux prochains matches de
l’équipe de France dans les qualifica-
tions à l’Euro 2008, en Italie (le 8 septembre) et contre l’Écosse (le 12). Un
pessimisme confirmé par le joueur
dans L’Équipe d’hier : « On ne me
reverra (avec les Bleus) qu’en
octobre. »
Gallas reparti en Angleterre, on pensait le sujet clos pour quelques
temps. C’était sans compter sur les
déclarations du sélectionneur, hier,
en Slovaquie, où la délégation française est arrivée dès lundi soir. À en
croire Domenech, le joueur a demandé à effectuer ses soins avec le staff
des Bleus, lors de la mini-trêve internationale de septembre. Une
requête qui pourrait être diverse-
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE
Le 2 septembre 2006, à Tbilissi : Géorgie - France, 0-3 (qual.
CEN).
Le 6 septembre 2006, à Saint-Denis : France- Italie, 3-1 (qual.
CEN).
Le 7 octobre 2006, à Glasgow : Écosse - France, 1-0 (qual.
CEN).
Le 11 octobre 2006, à Sochaux : France - Îles Féroé, 5-0 (qual.
CEN).
Le 15 novembre 2006, à Saint-Denis : France - Grèce, 1-0.
Le 7 février 2007, à Saint-Denis : France - Argentine, 0-1.
Le 24 mars 2007, à Kaunas : Lituanie - France, 0-1 (qual. CEN).
Le 28 mars 2007, à Saint-Denis : France - Autriche, 1-0.
Le 2 juin 2007, à Saint-Denis : France - Ukraine,2-0 (qual. CEN).
Le 6 juin 2007, à Auxerre : France - Géorgie, 1-0 (qual. CEN)
Bilan : 8 victoires, 2 défaites, 17 buts marqués, 3 buts encaissés.
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA SLOVAQUIE
Le 2 septembre 2006, à Bratislava : Slovaquie - Chypre, 6-1
(qual. CEN).
Le 6 septembre 2006, à Bratislava : Slovaquie - République
tchèque, 0-3 (qual. CEN).
MERCREDI 22 AOÛT 2007
En direct sur TF 1
Slovaquie
Arbitre : M. Eogorov (RUS)
Entraî
aîneur
în :
J. Kocian
((maillot, short et bas blancs))
S
Senecky
y
VINCENT DULUC
(*) France-République tchèque (0-2) le
12 février 2003 ; France-Grèce (0-1), le
25 juin 2004 ; France-Slovaquie (1-2)
le 1er mars 2006 ; Ecosse-France (1-0),
le 7 octobre 2006 ; France-Argentine
(0-1) le 7 février 2007.
Gallas se soignera-t-il
chez les Bleus ?
SENEC –
21 : 00
À Trnava, stadium A.-Malatinskeho
ment appréciée par Wenger et son
staff… Extraits : « William est pessimiste et nous également, mais on va
quand même tout faire pour le récupérer. Il veut rester dix jours à Clairefontaine pour faire des soins intensifs. J’espère qu’Arsenal sera
d’accord. Ce serait parfait que le
joueur soit dans ce cadre-là. »
Reste à connaître, donc, la réponse
du club anglais et de son manager.
Une réponse qui pourrait donner une
indication sur l’état des rapports,
réputés compliqués, entre Arsène
Wenger et Raymond Domenech.
– J. T. et S. Ta.
Le 7 octobre 2006, à Cardiff : Galles - Slovaquie, 1-5 (qual.
CEN).
Le 11 octobre 2006, à Bratislava : Slovaquie - Allemagne, 1-4
(qual. CEN).
Le 15 novembre 2006, à Zilina : Slovaquie - Bulgarie, 3-1.
Le 10 décembre 2006, à Abu Dhabi : Émirats arabes unis - Slovaquie, 1-2.
Le 7 février 2007, à Jerez : Pologne - Slovaquie, 2-2.
Le 24 mars 2007, à Nicosie : Chypre - Slovaquie, 1-3 (qual.
CEN).
Le 28 mars 2007, à Dublin : Eire - Slovaquie, 1-0 (qual. CEN).
Le 6 juin 2007, à Hambourg: Allemagne - Slovaquie, 2-1 (qual.
CEN).
Bilan : 5 victoires, 1 nul, 4 défaites, 23 buts marqués, 17 buts
encaissés.
LEURS TROIS CONFRONTATIONS
Le 7 septembre 1994, à Bratislava : Slovaquie - France, 0-0
(qual. CEN).
Le 26 avril 1995, à Nantes: France - Slovaquie, 4-0 (qual. CEN).
Le 1er mars 2006, à Saint-Denis : France - Slovaquie, 1-2.
Bilan de la France : 1 victoire, 1 nul, 1 défaite, 5 buts marqués,
2 encaissés.
(FFC Nitra))
Krajcik
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(Slavia
Slavia Prague
Prague, RTC)
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((Satturn Moscou,
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Midtjylland,
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(FC Porto, POR)
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(FC Nuremberg,
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A
12
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7
Maloud
Malouda
(Chelsea,
elsea, AANG,
27/30/3)
7/30/3)
(FC Barcelonee,
e ESP
ESP,
SPP 11
3
30/92/39
9)
22
Nasri
Ribéryy
(Marsseille, 200/3/1)
(Bayern
ern Mu
Munich,
ouu 39 Aneelka
6
4
ALL,, 24/18
24/18/2)
(B
olton,
AN
NG,
Makkelele
V
Vieira
(ccap.)
2
28/38/10
0) (Innter Milaan
(Chelsea
ea, ANG,
an, ITA,
ITA
34/558/0)
31/101/6)
3
17
25
13
Abidal
Givet
M ès
Mex
Clerc
(FC
FC Barcelone,
rcelone ESP, (Marsseille, 25/12/0)
5/12/0)
(AS RRome, ITTA,
27/24/0)
7/24/0))
ouu 3 Abidal
25/7/0))
ou 24 Évrra
(FC BBarcelone,
e, ESP,
23
(Manchester
(Manchester
ester UU.,, ANG
ANG,,
27/24/0)
24/000))
L
Landrea
au
26/6/0)
(Paris-SG,
SG, 28 ans/5 sélectionns/0 butt)
France
(maillot, short et bas bleus)
(Lyon,
n, 24/6/
24/6/0)
Entraî
aîneur
în :
Raymond Domenech
Remplaçants :
Slovaquie : Kuciak (g., MSK Zilina), Hajduch (MFK Ruzomberok), Jez (MSK Zilina),
Petras (Saturn Moscou, RUS), Michalik (Bolton, ANG), Brezinsky (Sparta Prague, RTC),
Singlar (Slovan Liberec, RTC), Gresko (Leverkusen, ALL), Szabo (Slovan Bratislava),
Sapara (Rosenborg, NOR), Zofcak (Sparta Prague, RTC), Kozak (Artmedia Bratislava),
Slovak (Slovan Bratislava), Borbely (Artmedia Bratislava), Holosko (Mansaspor, TUR).
France : 23 Ramé (g., Bordeaux, 34 ans/12 sélections/0 but), 27 Sagna (Arsenal, ANG,
24/0/0), 8 Toulalan (Lyon, 23/4/0), 39 Anelka (Bolton, ANG, 28/38/10) ou 11 Nasri
(Marseille, 20/3/1), 10 Benzema (Lyon, 19/2/1), 24 Évra (Manchester United, ANG,
26/6/0) ou 17 Givet (Marseille, 25/12/0).
N.B. : les numéros des joueurs slovaques n’ont pas été communiqués.
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
la défense française ? De ce côté-là,
Boumsong et Givet sont des candidats naturels, plus que Squillaci, qui
préfère l’axe droit, et Mexès jouera
probablement gros, ce soir, après
une sortie très mitigée face à
l’Autriche (1-0), au printemps.
Mais si l’inquiétude est forte s’agissant d’une défense à ce point renouvelée, l’équipe de France ne s’élance
pas d’un point zéro en cet été d’une
année impaire. À l’aube de l’an II du
calendrier de l’après-Berlin, il faut
Bleu
Rouge
Pour aborder cet enchaînement décisif, l’équipe de France sera confrontée au bouleversement de sa défense
et de ses repères. Ce n’est jamais le
bon moment pour ça. Ce n’est juste
pas le bon moment du tout.
Ni Coupet, ni Sagnol, ni Gallas pour
l’Italie et l’Écosse, et pas de Thuram
pour ce soir : la défense idéale a du
plomb dans l’aile, et elle commence
à boiter. Plus de la moitié d’une
défense à rebâtir, c’est le grand
chantier de l’instant, qui propose des
alternatives incomplètes : si Landreau et Clerc avaient déjà pris la
relève en juin, qui sera associé à Thuram, à San Siro, dans l’axe gauche de
Jaune
Bleu
Jaune
Une défense
en chantier
TRNAVA. – Raymond Domenech a observé, hier, de l’intérieur l’état physique de ses troupes. Le sélectionneur (à droite) a même participé à la très tranquille opposition d’une demi-heure,
notamment aux côtés de Franck Ribéry (à gauche) et Jérémy Toulalan (au fond), face à la formation de Thierry Henry (maillot rouge).
(Photo Patrick Boutroux)
Noir
Noir
LES JOUEURS de l’équipe de
France A avaient le choix, hier, en
début de soirée : ils pouvaient rester
à l’hôtel ou faire une demi-heure de
bus pour aller voir de près leurs
camarades et rivaux de l’équipe de
France A’ (voir page 5). Raymond
Domenech a si souvent répété qu’il
cherchait un nom pour l’équipe du
mardi qu’il était tentant de rappeler
l’existence des coiffeurs. Mais il faut
être honnête, cela ne correspond ni
au moment, tant l’appellation
s’attache aux phases finales, ni à
l’esprit du plus large rassemblement
de Bleus jamais vu en terre étrangère. Car, entre les Bleus, la compétition est ouverte, plus qu’elle ne l’est
jamais dans une phase finale qui fixe
les statuts et les désenchantements.
Le rendez-vous du mois d’août, traditionnel chassé-croisé de niveaux
de forme hétérogènes entre les Bleus
soumis aux cadences infernales de
sept journées de Ligue 1 dans leur
premier mois de compétition et ceux
d’Espagne et d’Italie qui n’ont pas
encore repris le Championnat, apparaît comme une première pierre sur
le chemin de la qualification à l’Euro,
ou au moins comme un petit caillou
qui aiderait à se retrouver sur une
longue route.
Mais, des deux objectifs poursuivis
par le sélectionneur durant ces trois
petits jours en Slovaquie, une revue
d’effectif en songeant à l’Euro et à la
préparation des matches qualificatifs face à l’Italie et à l’Écosse, un seul
est une absolue priorité : ce soir, à
Trnava, c’est d’abord à l’Italie qu’il
faut penser, et à l’équipe de départ
que Raymond Domenech alignera
dans dix-sept jours.
Ce soir, à Trnava, il y aura au moins
un côté gauche à faire rêver l’OL, et
tout le monde au milieu comme en
zone offensive, à l’exception provisoire de Govou, le héros de FranceItalie (3-1), il y a un an. Pour le reste,
si la partition A-A’ a dû être une
musique grinçante à l’oreille de
quelques internationaux au passé
long comme une phase finale sans
but, l’équipe de France vient chercher quelques assurances à dix-sept
jours du grand rendez-vous de
San Siro et à trois semaines de son
grand retour au Parc des Princes,
contre l’Écosse.
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL SLOVAQUIE - FRANCE
Henry et Vieira, le retour
En récupérant deux de ses tauliers, absents chez les Bleus depuis février, Domenech retrouve quelques habitudes.
BRATISLAVA –
de notre envoyé spécial
DEPUIS que Thierry Henry et Patrick
Vieira ont dû s’absenter des rendezvous de l’équipe de France pour blessures (*), celle-ci n’a plus perdu. C’est
évidemment un raccourci facile et hautement incomplet mis en regard de ce
que tous deux ont déjà apporté à la
légende des Bleus, mais c’est un fait : le
néo-Barcelonais et le Milanais ont disparu du décor depuis le France-Argentine (0-1) auquel ils ont participé le
7 février dernier au Stade de France.
Sans eux, les Tricolores se sont ensuite
imposés en Lituanie (1-0), contre
l’Autriche (1-0), l’Ukraine (2-0) et la
Géorgie (1-0). Les Bleus ont donc survécu à cette double absence tout en
progressant de façon sensible dans
l eu r s t r a v a u x d ’ a p p r o c h e d e
l’Euro 2008. Hier matin, le capitaine
des Bleus a d’ailleurs souligné ce fait,
précisant que « l’objectif, qui était de
gagner ces matches, a été réalisé »,
ajoutant, dans un hommage à la jeune
classe montante : « Je ne suis pas surpris. »
Plus loin, Raymond Domenech se
disait ravi du retour de deux tauliers de
cette envergure mais en prévenant une
attente exagérée : « Ils sont en phase
de reprise et c’est plutôt à nous de les
aider que l’inverse. » Mais il notait
que, sans eux, « il manque quelque
chose à l’équipe. On sait ce que Thierry
apporte en attaque et quel est l’impact
de Patrick au milieu ».
On connaît
leurs préférences
JEAN-MARC BUTTERLIN
Henry et Vieira n’ont plus joué en équipe de France depuis le match contre l’Argentine (avec Ayala, à droite, et Burdisso) en février. Ce fut la dernière défaite des Bleus
(0-1).
(Photo Pierre Lahalle)
L’attaquant du FC Nuremberg constituera le danger no 1 pour les Bleus ce soir.
MUNICH –
prétendre à une carrière en hockey sur glace
– « J’avais un très bon niveau, mais j’ai voulu tenter
ma chance dans le football » –, il signa un précontrat
au… Real Madrid à l’âge de dix-sept ans. Mais
jamais il ne porta le célèbre maillot blanc, victime
d’une rupture des ligaments croisés du genou. Dépité, Vittek pensa à tout arrêter. « Je n’ai jamais été
aussi déprimé qu’à ce moment-là. J’avais alors vraiment songé à tout abandonner. Mais mes amis et ma
famille m’en ont dissuadé, me conseillant vivement
de m’accrocher. Heureusement qu’ils étaient là »,
soupire Vittek.
de notre correspondant
L’ÉQUIPE DE FRANCE ne l’a sans doute pas oublié.
Le 1er mars 2006, au Stade de France, la Slovaquie
était venue s’imposer (2-1) au Stade de France en
match amical. S’il n’avait pas marqué ce soir-là,
Robert Vittek avait mené la vie dure aux défenseurs
tricolores. Il avait notamment provoqué le coup franc
victorieux, transformé par Valachovic en fin de rencontre (81e). Joueur complet, le fer de lance slovaque,
qui évolue au FC Nuremberg, en Bundesliga, depuis
la saison 2003-2004, sera une nouvelle fois l’homme
à surveiller par les Bleus ce soir à Trnava. Vittek, qui
possède une grosse frappe de balle, s’est véritablement révélé au printemps 2006. Auteur de seize buts
en dix-sept rencontres de Championnat (dont huit en
l’espace de trois journées) lors des matches retour
avec le club du nord de la Bavière, il avait notamment
réalisé deux triplés consécutifs face à Duisbourg (3-0)
et à Cologne (4-3). Une première dans l’histoire du
Championnat d’Allemagne. Conséquence, il fut élu
joueur slovaque de l’année.
Pourtant, Vittek revient de loin. Alors qu’il aurait pu
Mal partis pour l’Euro
Depuis, l’homme a redressé la barre. Auteur de quatorze buts en quarante-huit sélections, il a largement
contribué à la surprenante deuxième place de la Slovaquie (derrière le Portugal) dans le groupe 3 des
qualifications pour la dernière Coupe du monde. Un
accessit qui avait donné le droit à son pays de disputer les barrages face à l’Espagne (1-5, 1-1).
Alors que la Slovaquie n’a récolté que 9 points en sept
matches dans les éliminatoires de l’Euro 2008 et se
retrouve à une décevante quatrième place avec déjà
dix longueurs de retard sur l’Allemagne et quatre sur
le voisin tchèque, Vittek croit encore en une possible
qualification. « Nous sommes conscients que nous
n’avons plus le droit à l’erreur. Mais nous allons
affronter à deux reprises Saint-Marin et la rencontre
en République tchèque (17 novembre) pourrait être
décisive », lâche-t-il, lui qui rêve de qualifier son pays
pour son premier Euro.
Pour réussir son défi et préparer son prochain match
contre l’Eire (8 septembre), les Slovaques vont donc
se mesurer au vice-champion du monde. « La victoire
à Paris fut un grand jour pour notre football. Peut-être
les Français nous avaient-ils quelque peu sous-estimés. Mais cette fois-ci, ils nous connaissent », note
l’attaquant slovaque, vainqueur de la dernière Coupe
d’Allemagne aux dépends du champion en titre,
Stuttgart (3-2). Vittek, lucide, estime qu’il n’a pas
encore pleinement exprimé son potentiel : « Devant
le but, je dois être plus serein. J’ai encore une belle
marge de progression. Mais je n’ai que vingt-cinq
ans. » Conclusion de son entraîneur à Nuremberg,
Hans Meyer : « Robert a toutes les qualités requises
pour évoluer au sein d’un grand club européen. »
ALEXIS MENUGE
GROUPE D
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Pologne 19 9 6 1 2 15
2. Serbie
14 7 4 2 1 10
3. Portugal 14 7 4 2 1 15
4. Finlande 14 8 4 2 2 9
5. Belgique 7 8 2 1 5 5
6. Arménie 7 7 2 1 4 3
7. Kazakhstan 6 8 1 3 4 5
8. Azerbaïdjan 5 8 1 2 5 4
c.
—
7
4
5
5
10
7
11
17
Diff.
—
+8
+6
+10
+4
-5
-4
-6
-13
DÉJÀ JOUÉS. – 16 août 2006 : Belgique Kazakhstan, 0-0. 2 septembre 2006 : Serbie Azerbaïdjan, 1-0 ; Pologne - Finlande, 1-3.
6 septembre 2006 : Azerbaïdjan - Kazakhstan,
1-1 ; Finlande - Portugal, 1-1 ; Arménie - Belgique, 0-1 ; Pologne - Serbie, 1-1. 7 octobre
2006 : Arménie - Finlande, 0-0 ; Kazakhstan Pologne, 0-1 ; Serbie - Belgique, 1-0 ; Portugal
- Azerbaïdjan, 3-0. 11 octobre 2006 : Belgique
- Azerbaïdjan, 3-0 ; Kazakhstan - Finlande, 0-2 ;
Serbie - Arménie, 3-0 ; Pologne - Portugal, 2-1.
15 novembre 2006 : Finlande - Arménie, 1-0 ;
Belgique - Pologne, 0-1 ; Portugal - Kazakhstan,
3-0. 24 mars 2007 : Pologne - Azerbaïdjan,
5-0 ; Portugal - Belgique, 4-0 ; Kazakhstan Serbie, 2-1. 28 mars 2007 : Azerbaïdjan - Finlande, 1-0 ; Pologne - Arménie, 1-0 ; Serbie Portugal, 1-1. 2 juin 2007 : Finlande - Serbie,
0-2 ; Kazakhstan - Arménie, 1-2 ; Azerbaïdjan Pologne, 1-3 ; Belgique - Portugal, 1-2. 6 juin
2007 : Arménie - Pologne, 1-0 ; Finlande - Belgique, 2-0 ; Kazakhstan - Azerbaïdjan, 1-1.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Azerbaïdjan - Arménie, Serbie Finlande, Portugal - Pologne.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Allemagne 19 7 6 1 0 29
2. R. tchèque 14 7 4 2 1 15
3. Eire
13 7 4 1 2 12
4. Slovaquie 9 7 3 0 4 16
5. Galles
7 6 2 1 3 8
6. Chypre
4 6 1 1 4 9
7. St-Marin 0 6 0 0 6 1
GROUPE F
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Saint-Marin - Chypre
Finlande - Kazakhstan
Arménie - Portugal
Belgique - Serbie
Irlande du Nord - Liechtenstein
Estonie - Andorre
c.
—
4
4
8
13
9
16
36
Diff.
—
+25
+11
+4
+3
-1
-7
-35
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre 2006 : République tchèque - Galles, 2-1 ; Allemagne - Eire,
1-0 ; Slovaquie - Chypre, 6-1. 6 septembre
2006 : Saint-Marin - Allemagne, 0-13 ; Slovaquie - République tchèque, 0-3. 7 octobre
2006 : République tchèque - Saint-Marin, 7-0 ;
Galles - Slovaquie, 1-5 ; Chypre - Eire, 5-2.
11 octobre 2006 : Eire - République tchèque,
1-1 ; Slovaquie - Allemagne, 1-4 ; Galles Chypre, 3-1. 15 novembre 2006 : Eire - SaintMarin, 5-0 ; Chypre - Allemagne, 1-1. 7 février
2007 : Saint-Marin - Eire, 1-2. 24 mars 2007 :
République tchèque - Allemagne, 1-2 ; Eire Galles : 1-0 ; Chypre - Slovaquie, 1-3. 28 mars
2007 : Galles - Saint-Marin, 3-0 ; Eire - Slovaquie, 1-0 ; République tchèque - Chypre, 1-0.
2 juin 2007 : Allemagne - Saint-Marin, 6-0 ;
Galles - République tchèque, 0-0. 6 juin 2007 :
Allemagne - Slovaquie, 2-1.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Saint-Marin - République tchèque,
Galles - Allemagne, Slovaquie - Eire.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Croatie 17 7 5 2 0 16
2. Israël
17 8 5 2 1 17
3. Russie
15 7 4 3 0 11
4. Angleterre 14 7 4 2 1 12
5. Macédoine 7 7 2 1 4 6
6. Estonie
0 7 0 0 7 0
7. Andorre
0 7 0 0 7 1
c.
—
4
7
1
2
7
14
28
Diff.
—
+12
+10
+10
+10
-1
-14
-27
DÉJÀ JOUÉS. – 16 août 2006 : Estonie-Macédoine, 0-1. 2 septembre 2006 : AngleterreAndorre, 5-0 ; Estonie-Israël, 0-1. 6 septembre
2006 : Russie-Croatie, 0-0 ; Israël-Andorre,
4-1 ; Macédoine-Angleterre, 0-1. 7 octobre
2006 : Angleterre-Macédoine, 0-0 ; CroatieAndorre, 7-0 ; Russie-Israël, 1-1. 11 octobre
2006 : Croatie-Angleterre, 2-0 ; Russie-Estonie,
2-0 ; Andorre-Macédoine, 0-3. 15 novembre
2006 : Israël-Croatie, 3-4 ; Macédoine-Russie,
0-2. 24 mars 2007 : Israël-Angleterre, 0-0 ;
Estonie-Russie, 0-2 ; Croatie-Macédoine, 2-1.
28 mars 2007 : Andorre-Angleterre, 0-3 ;
Israël-Estonie, 4-0. 2 juin 2007 : Estonie-Croatie, 0-1 ; Russie-Andorre, 4-0 ; MacédoineIsraël, 1-2. 6 juin 2007 : Croatie-Russie, 0-0 ;
Andorre-Israël, 0-2 ; Estonie-Angleterre, 0-3.
PROCHAINE JOURNÉE.- Samedi 8 septembre : Angleterre-Israël, Russie-Macédoine,
Croatie-Estonie.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Suède
18 7 6 0 1 17
2. Espagne 15 7 5 0 2 13
3. Irlande du N. 13 6 4 1 1 10
4. Danemark 10 6 3 1 2 9
5. Islande
4 7 1 1 5 5
6. Liechtenstein 4 7 1 1 5 4
7. Lettonie
3 6 1 0 5 4
c.
—
4
6
7
5
15
18
7
Diff.
—
+13
+7
+3
+4
-10
-14
-3
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre 2006 :
Espagne-Liechtenstein, 4-0 ; Irlande du Nord Islande, 0-3 ; Lettonie-Suède, 0-1. 6 septembre 2006 : Islande-Danemark, 0-2 ; Irlande
du Nord - Espagne, 3-2 ; Suède-Liechtenstein,
3-1. 7 octobre 2006 : Danemark - Irlande du
Nord, 0-0 ; Lettonie-Islande, 4-0 ; SuèdeEspagne, 2-0. 11 octobre 2006 : IslandeSuède, 1-2 ; Liechtenstein-Danemark, 0-4 ;
Irlande du Nord - Lettonie, 1-0. 24 mars 2007 :
Espagne-Danemark, 2-1 ; Liechtenstein Irlande du Nord, 1-4. 28 mars 2007 : Irlande du
Nord - Suède, 2-1 ; Liechtenstein-Lettonie,
1-0 ; Espagne-Islande, 1-0. 2 juin 2007 :
Danemark-Suède, 0-3 ; Lettonie-Espagne,
0-2 ; Islande-Liechtenstein, 1-1. 6 juin 2007 :
Suède-Islande, 5-0 ; Liechtenstein-Espagne,
0-2 ; Lettonie-Danemark, 0-2.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Suède-Danemark, Lettonie - Irlande
du Nord, Islande-Espagne.
RÈGLEMENT
LES DEUX PREMIERS DE CHAQUE GROUPE sont qualifiés pour l’Euro du 7 au 29 juin 2008 en Autriche et en Suisse
(qualifiés d’office comme pays organisateurs).
À l’issue des matches de qualification, en cas d’égalité de
points entre deux ou plusieurs équipes d’un groupe, les critères suivants seront appliqués pour déterminer le classement : 1. nombre de points obtenus dans les rencontres
directes ; 2. différence de buts lors des rencontres directes ;
3. buts marqués dans les rencontres directes ; 4. buts mar-
France-Autriche (1-0)
le 28 mars 2007
Makelele Toulalan
Ribéry
Nasri
Malouda
Makelele Toulalan
Ribéry
Nasri
Malouda
L. Diarra
Anelka
Anelka
qués à l’extérieur lors des rencontres directes. Si, après
l’application des critères 1 à 4 à plusieurs équipes, deux ou
plus sont toujours à égalité, les critères 1 à 4 seront à nouveau appliqués pour déterminer leur classement. Si cette
procédure ne permet toujours pas de les différencier, les critères suivants seront appliqués : 1. meilleure différence de
but générale, 2. meilleure attaque générale, 3. meilleure
attaque générale à l’extérieur, 4. fair-play, 5. tirage au sort.
PAGE 4
Lituanie-France (0-1)
le 24 mars 2007
Mavuba
Nasri
Cisssé
Makelele
L. Diarra Toulalan
To
Govou
Malouda
Anelka
Diaby
Ane
Anelka
MATCHES AMICAUX
BRÉSIL - ALGÉRIE
Le Brésil en Hérault
Sacrée championne d’Amérique du Sud cet été, la Seleçao, qui retrouve Ronaldinho et Kaka,
se produit ce soir à Montpellier.
CE SOIR, À 18 H 30 À MONTPELLIER,
STADE DE LA MOSSON
BRÉSIL : Doni – Maicon, Alex Silva, Naldo, Kleber – Enaldo,Josué, Mineiro,J. Baptista – Robinho, Vagner Love. Entraîneur : Dunga.
ALGÉRIE : Gaouaoui – Zarabi, Bouzid, Bezzaz, A. Yahia, Belhadj – Bougherra,
Mansouri, Ziani, Saïfi – Ghiles. Entraîneur : J.-M. Cavalli.
Arbitre : M. Biton.
de notre envoyé spécial
GROUPE E
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
France-Ukraine (2-0)
le 2 juin 2007
MONTPELLIER –
CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications)
GROUPE A
France-Géorgie (1-0)
le 6 juin 2007
LA GRANDE RÉCONCILIATION
passe par l’Hérault. Pour son retour
en Europe, le Brésil a convoqué Kaka
et Ronaldinho, qui avaient préféré
les vacances à la Copa America, en
juin dernier. L’épisode avait moyennement plu à Dunga, le sélectionneur brésilien, nommé sur sa réputa-
tion de rigueur et renforcé par le gain
de l’épreuve via un large succès sur
l’Argentine (3-0). Mais il est déjà
oublié, ou presque.
Si le Brésil compte bien gagner les
Jeux Olympiques 2008 et la Coupe
des Confédérations 2009, il vise surtout la prochaine Coupe du monde,
en 2010. Cet horizon lointain incite
toutes les parties à la tempérance.
Un match de gala très surveillé
LA PRÉFECTURE DE MONTPELLIER ne « s’attend pas à des problèmes particuliers » pour ce qui sera le quatrième Brésil-Algérie de l’histoire. On s’attend à une
fête. On est loin du France-Algérie du 6 octobre 2001 (4-1), qui avait donné lieu à
des débordements (Marseillaise sifflée, envahissement du terrain par plusieurs
centaines de supporters algériens, arrêt du match après 76 minutes) et suscité une
grande émotion dans l’opinion. Depuis, l’Algérie est revenue jouer neuf fois en
France sans incident notable.
Néanmoins, c’est un dispositif « assez lourd » qui sera mis en place ce soir, avec
environ 300 policiers (CRS, gendarmes mobiles, police nationale et municipale),
manière aussi de se roder à l’approche de la Coupe du monde de rugby. Le match,
prévu au départ à Marseille, devrait attirer entre 25 000 et 30 000 spectateurs à La
Mosson (33 000 places), stade mis gratuitement à la disposition de l’organisateur
suisse Sport global management. – J. Ri.
HIER, à Creil, Bénin - Gabon : n-p ; à
Londres (ANG), Ghana - Sénégal : 1-1.
AUJOURD’HUI, Grèce - Espagne, Norvège - Argentine, Danemark - Eire, Suisse Pays-Bas, Autriche - République tchèque,
Islande - Canada, Roumanie - Turquie, Biélorussie - Israël, Lettonie - Moldavie, Bulgarie - Galles, Monténégro - Slovénie, Lituanie - Turkménistan, Tadjikistan Azerbaïdjan, Macédoine - Nigeria, Russie Pologne, Ukraine - Ouzbékistan, Luxembourg - Géorgie, Bosnie-Herzégovine Croatie, Suède - États-Unis, Albanie Malte, Colombie - Mexique (à Denver,
USA), Équateur - Bolivie, Paraguay - Venezuela, Salvador - Honduras, Costa Rica Pérou, Panama - Guatemala, Côte d’Ivoire
- Égypte (à Paris, stade Charléty), Tunisie Guinée, Soudan - Libye, Bangladesh - Cambodge, Togo - Zambie, RD du Congo Angola, Burkina Faso - Mali, Lesotho Laos, Japon - Cameroun.
HONGRIE - ITALIE
LES ITALIENS, QUI PRÉPARENT la
réception de la France le 8 septembre
prochain, jouent ce soir en amical
contre la Hongrie. Hier, ils ont réalisé
une opposition à dix contre dix en fin
d’après-midi. En attaque, Toni devrait
être soutenu par Quagliarella (double
buteur en Lituanie, 2-0) à droite et
Di Natale à gauche. En l’absence de
De Rossi, laissé au repos, Aquilani
devrait être lancé au milieu. Le Lyonnais Grosso devrait commencer sur le
banc. Le numéro 10 de Totti, jeune
retraité, n’a pas été attribué.
Dunga cet été (un meneur de jeu derrière deux attaquants) paraît mieux
taillé pour Kaka que pour lui. Le Milanais semble aussi plus compatible
avec Robinho, excellent lors de la
Copa America. « Je regarde devant
moi, pas derrière, a éludé Ronnie à
son arrivée au stade de la Mosson,
pour l’entraînement de la veille de
match. C’est super de revenir dans
cette équipe qui retrouve son niveau
et qui gagne. »
Il est le seul Brésilien à connaître
cette pelouse, où son frère Roberto
Assis a souvent joué et où lui-même
avait fait un passage sans saveur lors
de sa dernière saison à Paris, en
2002-2003 : il avait râlé la majeure
partie du temps, mais son entraîneur, Luis Fernandez, ne l’avait pas
sorti. Cette fois, Ronaldinho devrait
tâter du banc héraultais. Hier, lors de
l’opposition, il figurait, comme Kaka,
dans l’équipe de Fabien Lefèvre,
l’ancien pro réquisitionné pour faire
le vingt-deuxième homme. Celle des
remplaçants. La confiance est accordée en priorité aux vainqueurs de la
Copa America.
Le message est clair : les stars sont de
retour, mais elles doivent, au moins
symboliquement, regagner leur
place.
Après avoir emporté la Copa America avec une équipe diminuée, Dunga
débarque à la Mosson, ce soir, à la
tête d’une escouade plus scintillante. Kaka et Ronaldinho, ses têtes
de gondole offensives, sont de
retour. À la différence par exemple
de Ronaldo, jamais convoqué depuis
l’entrée en fonction de Dunga (juillet
2006).
Dire qu’ils jouent gros serait exagéré : sur leur talent, le Milanais et le
Barcelonais disposent encore d’une
marge appréciable vis-à-vis de la
concurrence. Et ils pèsent beaucoup
plus lourd en termes de vécu que le
reste de la troupe (80 capes pour
Ronaldinho, 50 pour Kaka). Mais le
comportement du Brésil au Venezuela en juin 2007 a contrasté avec
celui du Brésil en Allemagne en juin
2006. Ricardo Texeira, le président
de la CBF (la sélection brésilienne), a
fustigé cet été les joueurs qui « rentraient à l’hôtel ivres à 4 heures ou
6 heures du matin » pendant la
Coupe du monde. Or, cette sortie
visait moins le très policé Kaka que
Ronaldinho, dont les frasques ont
alimenté les gazettes catalanes ces
derniers mois.
À vingt-sept ans, l’ancien Parisien
sait que le leadership offensif n’est
plus un dû. Le système utilisé par
AUJOURD’HUI, 20 H 50, A BUDAPEST, FERENC PUSKAS STADIUM
ITALIE : Buffon – Oddo, F. Cannavaro
(cap.), Materazzi, Zambrotta – Gattuso, Aquilani, Pirlo – Quagliarella,
Toni, Di Natale. Entraîneur : R. Donadoni.
RÉGIS DUPONT
ÉCOSSE AFRIQUE DU SUD
ANGLETERRE ALLEMAGNE
AUJOURD’HUI, 21 HEURES (20 HEURES,
HEURE FRANÇAISE), À ABERDEEN, PITTODRIE PARK
ÉCOSSE : Gordon – Hutton, Anderson,
McManus, McEveley – Brown, Caldwell,
Fletcher (cap.) – McFadden, Miller,
O’Connor. Entraîneur : A. McLeish.
AUJOURD’HUI, 20
HEURES (21 HEURES,
HEURE FRANÇAISE), À
LONDRES, WEMBLEY
ANGLETERRE : Robinson – Richards, R. Ferdinand, Terry, As. Cole –
Beckham, Carrick, Lampard, J. Cole – A. Johnson,
Bent. Entraîneur : S.
McClaren.
ALLEMAGNE : Lehmann
– A. Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm –
Hilbert, Rolfes, Schneider,
Hitzlsperger – Odonkor,
Kuranyi. Entraîneur :
J. Low.
Arbitre : M. Busacca (SUI).
EN L’ABSENCE DU CAPITAINE Barry Ferguson, c’est Darren Fletcher (Manchester
United) qui portera le brassard ce soir face à
l’Afrique du Sud. L’Écosse, qui prépare son
déplacement au Parc des Princes le 12 septembre prochain contre la France pour les éliminatoires de l’Euro 2008, sera aussi privée
de James Morrisson (West Bromwich
Albion), qui devait faire ses débuts internationaux. Alex McLeish a décidé d’aligner trois
attaquants et de tester notamment
O’Connor, rarement appelé par son prédécesseur Walter Smith.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Un poison nommé Vittek
L’organisation du milieu et de l’attaque des Bleus
lors des quatre derniers matches sans Henry ni Vieira
Bleu
VIEIRA NE JUGE PAS DOMENECH... – Lors de sa traditionnelle conférence
de presse d’avant-match, hier, Patrick Vieira a été interrogé sur les récentes déclarations de Raymond Domenech sur le football italien, ses arrangements et Marco
Materazzi. Le capitaine des Bleus et joueur de l’Inter Milan préfère ne pas les
juger : « S’il a dit ce qu’il a dit, c’est qu’il le ressentait, qu’il le pensait. Moi, je ne
suis pas là pour dire s’il a raison ou s’il a tort. Chacun est libre de dire ce qu’il à dire.
En Italie, ça fait beaucoup de bruit. Mais pour nous, joueurs, l’objectif, c’est le
terrain. Le reste ne doit pas nous atteindre. » – S. Ta.
Jaune
Rouge
Jaune
(*) Vieira s’est blessé deux fois : le
21 février (claquage et arrêt d’un mois
et demi), puis le 17 mai (ligament latéral du genou droit, stoppé jusqu’à la fin
de la saison). Henry, déjà absent un
mois entre décembre 2006 et janvier 2007, n’a cessé de traîner des douleurs aux adducteurs, aux ischio-jambiers de la jambe gauche et au nerf
sciatique. Il a mis fin à sa saison après
Arsenal-PSV Eindhoven (1-1) en C 1,
le 7 mars.
Noir
Bleu
Noir
Avec eux, c’est aussi un retour vers des
schémas plus classiques et éprouvés
qui se dessine, compte tenu de deux
certitudes : quand Vieira joue, la
France aligne deux milieux récupérateurs axiaux, Makelele étant le pendant naturel de l’Intériste. Lorsque
Henry est là, le sélectionneur se tourne
le plus volontiers vers un 4-2-3-1 qui
permet à l’ancien Gunner d’évoluer
comme il l’affectionne, seul en pointe,
soutenu par trois animateurs offensifs.
C’est la formule qui avait permis à
l’équipe de Domenech de dominer
l’Italie le 6 septembre (3-1), avec Vieira-Makelele au milieu, Govou, Ribéry
et Malouda derrière Henry. C’est de
cette manière que les Bleus s’étaient
frayé un chemin vers la finale de la dernière Coupe du monde. C’est peut-être
parce que le sélectionneur y a renoncé
(Trezeguet et Henry en pointe) qu’il
s’est planté en Écosse.
Le football se nourrit d’habitudes qui
assurent le liant d’une équipe. Et, si
Domenech a dû, par la force des
choses, modifier la structure de son
équipe contre la Lituanie et l’Autriche,
il était revenu à sa géographie préférée
face à l’Ukraine et à la Géorgie. Il avait
alors récupéré Franck Ribéry et avait
profité de la montée en puissance de
Samir Nasri, Jérémy Toulalan jouant le
pigiste de service au côté de Makelele
en l’absence de Vieira. Nicolas Anelka
avait occupé, avec réussite, la fonction
appartenant à Thierry Henry quand il
est là.
La bonne nouvelle est qu’en deux
occasions au moins le système a survécu aux forfaits des deux revenants de
l’été dans un moment, le mois de juin,
qui n’est pas toujours favorable aux
envolées françaises.
Auparavant, le sélectionneur, devant
la nécessité de combler les vides,
n’avait pas hésité à recourir à des formules de circonstance qui ont notamment permis de passer à travers les
gouttes en Lituanie, dans un match
compliqué, froid comme le temps et
piégeux comme la pelouse indélicate
du stade de Kaunas. Domenech s’était
alors tourné vers un 4-3-2-1 inédit
(L. Diarra, Makelele, Toulalan-Govou,
Malouda-Anelka). Plus tard, face à
l’Autriche, cela ressembla plutôt à un
4-3-1-2 (Diaby, Makelele, L. DiarraNasri-Anelka, Cissé). Cela servit au
moins à constater que le réservoir est
prometteur avec les deux petits
« Anglais » de Chelsea (L. Diarra) et
d’Arsenal (Diaby).
Mais, pour l’heure, comme il s’agit
d’aborder avec un maximum de certitudes les rendez-vous de l’Italie et de
l’Écosse, les retours de Thierry Henry et
de Patrick Vieira participent d’un mouvement rassurant. Le premier a commencé à rejouer le 26 juillet, marquant, sur penalty, contre Dundee
United (1-0). Le second s’est remis en
marche le 8 août, contre Naples (2-0),
lors du trophée Moretti. Leur vie en
bleu reprend ce soir.
5
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SLOVAQUIE A’ - FRANCE A’ : 1-0
Des Bleus
si pâles...
L’équipe de France A’ a perdu, hier, à Senec,
après une première demi-heure catastrophique
sur le plan défensif.
SENEC – (SLQ)
de notre envoyé spécial
LA PREMIÈRE PARTIE de la
semaine slovaque des Bleus, hier
soir, à Senec, n’a pas été exactement
un triomphe. Composée de joueurs
qui évoluent, pour la plupart, dans
les plus grands clubs d’Europe,
l’équipe de France A’ a rarement fait
honneur à son rang supposé, subissant une défaite (0-1) qui correspond
parfaitement au rapport de forces
constaté.
« Il nous a manqué cette rigueur
défensive qui permet de passer les
moments difficiles, constate Raymond Domenech. On avait de
l’envie, mais on a été vraiment bousculés par les Slovaques. » Les Français ont clairement souffert de certaines déficiences individuelles, au
premier rang desquelles figure la
première demi-heure de Squillaci.
On ignore si le grand rêve de l’Olympique Lyonnais est réellement de
réunir Squillaci et Boumsong en
défense centrale pour partir à
l’assaut de la Ligue des champions,
mais on dira que leur sortie commune n’a pas été une publicité retentissante pour leur association.
Tourmentés par Holosko et Hodur,
les Français ont encaissé le but fatal
en perdant deux duels de suite à la
réception d’un coup de pied arrêté
qui aura vu Boumsong abandonner
son marquage. Holosko, lui, fit une
manière de une-deux de la tête avec
le poteau, avant de marquer de près
le seul but du match (31e). Sans un
double arrêt de Frey (24e) et un sauvetage de Silvestre (35e), cela aurait
pu être pire.
Avec un peu plus d’adresse devant le
but, cela aurait pu être mieux,
notamment pour Cissé (14e, 24e) ou
Zebina (68e), alors que Trezeguet
envoya son seul ballon consommable sur la base du poteau (58e).
D’une manière générale, les Français
ont été trop peu actifs dans les couloirs, malgré les efforts de Briand en
seconde période, pour diversifier ou
intensifier une menace globalement
relative.
On attendait beaucoup du duo CisséTrezeguet, mais beaucoup était un
peu trop en l’état de leurs ressources
physiques du moment et de leur
complémentarité naturelle. Trezeguet eut le mérite de faire fonctionner la relation technique entre les
deux attaquants, mais ce fut une
relation à sens unique. Le Turinois ne
s’est pas exprimé en quittant le
stade, hier soir.
Le grand vainqueur de ce match, sur
le plan individuel, est celui qui avait
été le grand vainqueur du mois de
SLOVAQUIE A’ - FRANCE A’ : 1-0 (1-0)
Beau temps. Pelouse en bon état. 2 253 spectateurs. Arbitre : M. Steiner (AUT).
mars avec la véritable équipe de
France : Lassana Diarra a encore
confirmé, hier soir, qu’il avait
quelque chose de plus que les autres.
Des éventuels enseignements à tirer
de semblable défaite, Raymond
Domenech dit : « C’est une manière
d’alerter tout le monde. Car septembre va arriver vite. Il y a trop de
niveaux de préparation différents.
On l’a vu dans ce match, et on risque
de voir la même chose demain
(aujourd’hui). C’est un rappel, il faut
vite se préparer. Parce que, pour
l’instant, on n’est pas prêts. »
Quand on fait remarquer au sélectionneur que, vu d’en haut, il n’y a
pas eu beaucoup de satisfactions
individuelles, il avoue : « Il n’y avait
pas beaucoup de différence entre
le haut et le bas… »
VINCENT DULUC
SENEC. – Lassana Diarra
(ici à droite face à Zdenko
Strba) aura profité
de la parenthèse équipe
de France (même s’il
ne s’agissait que des A’)
pour rappeler ce dont
il était capable.
(Photo Nicolas Luttiau)
Lassana Diarra mérite la prime
LES JOUEURS. – Écarté à Chelsea, le milieu de terrain a été mordant, hier, avec les A’. Il fut même brillant en première période.
Szabo
5
Jez
Je
ez
4
L’HOMME CLÉ : Lassana DIARRA, 7
1-0 : HOLOSKO (30e). – Sur un coup franc excentré côté droit de Szabo, Holosko, délesté du
marquage de Boumsong, parti au premier poteau, reprend de la tête un ballon qui frappe le
poteau et lui revient dans les pieds. À sept mètres, il ajuste facilement Frey du plat du pied droit.
LE CARTON
1 AVERTISSEMENT. – Slovaquie : Strba (84e, faute sur Briand).
de notre envoyé spécial
FREY (6,5) : il n’a pas eu beaucoup
de travail. Mais en dehors d’une
relance du pied gauche hasardeuse,
il a tout fait bien, notamment une
double parade somptueuse en première période (25e). Il n’est pas en
cause sur le but.
ZEBINA (4) : même s’il n’a pas été
souvent déstabilisé en un contre un,
il a manqué d’autorité. Sa volonté de
participer au jeu offensif était évi-
réussite dans ses transmissions.
Mais sur le but slovaque, il oublie son
joueur au marquage. Une erreur qui
gâche sa prestation. Remplacé par
RÉVEILLÈRE (64e), qui a évolué à
gauche, puis à droite (71e). Le Lyonnais a éprouvé des difficultés à se
mettre dans le rythme.
SILVESTRE (4) : mêmes remarques
que pour Zebina. Mais ce qu’il a
gagné d’un côté en déviant en corner
un ballon qui allait dans le but, il l’a
perdu de l’autre en connaissant trop
de déchets dans ses passes.
BRIAND (5) : une première période
quelconque, une seconde beaucoup
plus intéressante, avec des percussions et du mouvement. Dans
l’ensemble, il a donné l’impression
de se battre avec beaucoup d’ardeur.
A. DIARRA (4,5) : en première
période, le Bordelais a raté une passe
facile qui aurait pu coûter un but. À
part ça, il fut parfois intéressant dans
le jeu aérien, mais a globalement
manqué d’impact et a commis trop
de fautes.
L. DIARRA (7) : voir par ailleurs.
MATHIEU (5) : de bonnes intentions et notamment celle de jouer
vite, mais trop de transmissions
manquées. Son bilan est plutôt
neutre, mais il se montra dangereux
sur les coups de pied arrêtés qu’il a
frappés.
D. CISSÉ (5) : il a manqué trois occasions et si Trezeguet l’a souvent servi, l’inverse n’est pas vrai. Mais alors
qu’il avait joué deux jours plus tôt
avec l’OM face à Nancy (2-2), il s’est
beaucoup dépensé. Ce n’est pas un
hasard s’il a touché autant de ballons : il a été récompensé de ses
appels incessants. Remplacé par
PIQUIONNE (57e), qui a manqué
une tête tout près du but, mais qui
réalisa aussi une très belle action en
fin de rencontre.
TREZEGUET (5,5) : il n’a pas offert
les mêmes solutions que Cissé dans
la profondeur, bien sûr, mais il a été
irréprochable dans son investissement, son jeu en déviation pour le
Marseillais faillit payer et il a tapé la
base d’un poteau juste avant l’heure
de jeu.
SEBASTIEN TARRAGO
ILS ONT DIT
Boumsong : « A’, X ou Z, moi, je viens ! »
Jean-Alain BOUMSONG : « On est déçus du
résultat. On a eu du mal à entrer dans le match.
C’était mieux après, mais on a manqué de réussite.
On préfère évidemment jouer en A. Mais les A’,
c’est aussi le maillot des Bleus et il faut l’honorer.
Ce soir, j’étais capitaine, il fallait bien parler un
peu. Ce que j’ai dit, c’est qu’il fallait faire abstraction de cette question et savourer le fait d’être sur
le terrain, comme quand on était gamin. Moi, A,
A’, X ou Z, je viens ! » – S. Ta.
Djibril CISSÉ : « On a vu de bonnes choses
offensivement, d’autres moins bonnes aussi. Je
pense que c’était bien pour ceux qui n’ont pas la
chance d’évoluer avec les grands. Personnellement, j’avais des jambes, je suis juste déçu d’avoir
manqué ces occasions. Être en sélection, c’est une
fierté. Ça ne me dérange pas d’avoir joué en A’. Au
contraire, j’ai pris du plaisir. » – S. Ta.
Lassana DIARRA : « Une défaite, ça a toujours des conséquences. Ce n’est jamais bon.
Après, ce sera au sélectionneur de l’analyser. Estce que c’était dur de jouer en A’ ? Pas du tout !
C’est un plaisir de venir en sélection, même si je
préfère être avec les A, bien sûr. Moi, j’ai besoin de
jouer. C’était l’essentiel. Après, la sélection, ça
viendra… Est-ce que j’ai marqué des points ? Je ne
sais pas. C’est au sélectionneur qu’il faut poser
cette question. Mais on a perdu, et ce n’est jamais
bon de perdre. » - S. Ta.
Jimmy BRIAND : « Avec plus de réussite, on
aurait pu gagner. Jouer en A’ n’a pas été une
déception, tous les matches comptent et j’ai pu
montrer ce que je savais faire. Si on me demande
de revenir, je reviendrai. »
Jonathan ZEBINA : « Je n’avais pas fini avec
des crampes depuis les moins de 17 ans, mais
comme on a fait une préparation spéciale et sans
foncier (avec la Juventus), c’était prévisible. Il y
avait un bon état d’esprit, on a joué collectivement
et pas pour que chacun se montre. Après, qui a
bien joué, qui a mal joué ? Raymond Domenech
sait très bien qui sont Trezeguet ou Boumsong. On
n’était pas venus là pour gagner notre place en
équipe d’Essonne ou des Yvelines, et il sait où nous
ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS
ITALIE - FRANCE : 2-1
trouver s’il a besoin de nous. On aura l’occasion de
jouer des grands matches avec nos clubs. »
Frédéric PIQUIONNE : « On a fait une mauvaise entame et on a manqué de réalisme par la
suite. Mais il faut positiver. C’était un vrai match et
on a joué jusqu’à la fin. Remplaçant en A’ ? Je l’ai
bien vécu, pas de souci. »
Sébastien FREY : « J’aurais préféré mieux
commencer pour mon premier match en équipe de
France mais c’est déjà ça. On a essayé de jouer
mais le terrain était petit, il n’y avait pas beaucoup
de public. Ce n’était pas facile de trouver la motivation et la concentration. On a quand même fait
de bonnes choses. Personnellement, je n’ai pas eu
trop de ballons mais un bon double arrêt et
quelques ballons aériens. Sur le but, on manque de
concentration. Le coach m’a dit que j’étais actuellement le numéro 2 (derrière Landreau) et qu’il
avait besoin de me voir jouer un match entier au
cas où il aurait besoin de moi… Voilà, j’ai joué un
match entier et je me remets à disposition. » – R. Te.
... et des Bleuets trop justes
Deux erreurs d’inattention ont precipité la défaite des Français, qui ont pourtant montré
des facettes prometteuses face à l’Italie.
ITALIE - FRANCE : 2-1 (2-0)
Temps pluvieux. Pelouse abîmée.3 000 spectateursenviron. Arbitre : M. Clattenburg
(ANG). Buts. – ITALIE : Dessena (37e), G. Rossi (40e) ; FRANCE : Quercia (55e). Avertissements. – Italie : Cigarini (7e, tacle à retardement sur Ménez), Marchisio (24e, antijeu), Dessena (34e, tacle à retardement sur Payet) ; France : Dabo (5e, jeu dangereux
sur Cigarini), Josse (65e, jeu dur sur Lupoli).
ITALIE : Consigli (Sirigu, 46e) – Motta (cap.), Marzoratti, Andreolli (Santacroce, 23e,
puis Ranocchia, 57e), Pisano (Paonessa, 66e) – Dessena, Cigarini (Morosini, 59e),
Marchisio – G. Rossi (Acquafresca,46e), Pozzi (Lupoli, 46e), Giovinco (De Ceglie, 46e).
Entraîneur : P. Casiraghi.
FRANCE : Lloris (Jourdren,46e) – Dabo(Marveaux,46e),Josse(Louvion,71e),Bellaïd,
Marange (Muratori (46e) – Chantôme, Matuidi (Quercia, 46e) – Gourcuff (cap.)
(Mulumbu, 86e), Ménez (Gakpé, 46e), Payet (Bonnet, 46e) – Samassa (Gouffran, 46e).
Entraîneur : R. Girard.
LA SPEZIA – (ITA)
de notre envoyé spécial
C’EST LE RENDEZ-VOUS dont
René Girard avait rêvé. Le type
même de match de haut niveau
nécessaire avant la reprise des qualifications de l’Euro 2009, contre le
pays de Galles, le 7 septembre, et à
Malte, cinq jours plus tard. Il fut donc
gâté, hormis le score, évidemment.
Les Espoirs français ont été battus de
justesse par leurs homologues italiens, non sans avoir démérité.
Le sélectionneur pourra tirer des
enseignements intéressants. Par
exemple qu’il est difficile de bénéficier d’automatismes quand autant
de joueurs sont absents, pour blessure (Kaboul, Digard, Ben Arfa, Moutaouakil, Coutadeur, Danzé, Bassong) ou manque de compétition
(Cabaye, I. Dia). Mais aussi qu’il
possède un groupe riche.
Hier soir, c’est une charnière centrale
inédite (Bellaïd et Josse) qui débuta,
rapidement confrontée à la vivacité
de ses adversaires. Mais c’est sur le
côté droit que les Italiens élaborè-
rent la majorité de leurs offensives,
grâce à Giovinco. Face à lui, Dabo fut
coriace, mais dut le laisser filer,
comme Josse, sur l’ouverture du
score de Dessena, reprenant son
centre en retrait (37e).
Ils résistèrent pourtant longtemps à
l’impact physique et aux duels.
Avant de craquer une nouvelle fois,
trop facilement. Cette fois sur un corner de Giovinco, repris par un tacle
de Rossi dans la surface (40e). C’était
un peu sévère pour les Français, qui
s’étaient surtout essayés de loin, par
Payet (17e, 33e), Ménez et Gourcuff
(30e).
La seconde période, avec sa cohorte
de changements (six à la pause),
dont les premières sélections de
Muratori, Louvion et Mulumbu, leur
était plus profitable. Ils réduisaient
ainsi le score par Quercia (entré à
droite), à la reprise d’un centre de
Gouffran (55e). Ce dernier échouait
ensuite sur Sirigu (61e).
Les Bleuets, passés d’un 4-2-3-1 à
un 4-4-2, avec notamment Chantôme latéral droit, Gourcuff et Marveaux à la récupération, Gakpé et
Gouffran devant, affichaient une
meilleure maîtrise, mais les occasions d’égaliser se révélaient rares.
Ils avaient à cœur de faire bonne
figure en pays ligure. À l’exception
du résultat donc, la prestation
d’ensemble n’est pas forcément de
mauvais augure pour les joutes
futures.
FRANCK LE DORZE
René GIRARD (sélectionneur des Espoirs) : « Il y a beaucoup d’enseignements
à tirer de cette rencontre. On a pris une leçon de réalisme en première période sur
deux fautes d’inattention. Le contenu était bon, même si on manquait de percussion. À la pause, les nouveaux sont bien entrés dans le match. Cela n’aurait pas été
un scandale si l’on était revenus au score. Sur la physionomie du match, il me
semble que le nul aurait été plus équitable. On a fait globalement de bonnes
choses ; néanmoins, on aurait pu faire mieux et le résultat est frustrant. Il me laisse
un petit goût amer. Mais ce type de match est toujours très intéressant. »
– F. L. D.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
SENEC
LE BUT
dente, et estimable, mais il a manqué la plupart de ses centres. Remplacé par Z. CAMARA (71e), qui a
disputé vingt minutes dans l’axe, à
un moment où les Slovaques se montrèrent moins dangereux.
SQUILLACI (3,5) : une première
période catastrophique. Trop lent
dans ses premiers appuis, le Lyonnais a sans cesse été pris de vitesse et
sembla patauger avec le ballon. Il fut
meilleur après la pause, dans un
registre plus facile : des duels statiques et aériens.
BOUMSONG (4,5) : désigné capitaine par Domenech, il a sauvé
quelques coups en première période
et après deux relances longues manquées, il a rencontré davantage de
Bleu
Rouge
Il était impatient de jouer et cela s’est vu. Depuis le début de saison, le jeune
milieu de terrain défensif de Chelsea a disputé 22 minutes avec son club, lors
du Community shield. Écarté du groupe des Blues à deux reprises en trois
matches de Championnat, il a exprimé toute son envie dans sa première
période avec cette équipe des A’. Il a alors parfois masqué certaines errances
constatées par ailleurs, il gagna un nombre considérable de ballons et excella
dans son jeu vers l’avant. Il connut davantage de déchet par la suite, mais fut à
nouveau capital à la récupération. Déjà très intéressant avec les A en fin de
saison passée, il a encore marqué des points, avant de céder sa place à
MAVUBA (68e), sobre mais sans éclat.
Jaune
Bleu
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FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS
SUR
www.lequipe.fr
Transferts :
le point club par club
Heinze en tête de liste
Lyon a établi une liste de trois joueurs au sein de laquelle il veut choisir son nouveau défenseur central. L’Argentin est sa priorité.
REMPLACER CRIS n’était pas au programme du mercato lyonnais. La longue indisponibilité du défenseur central brésilien (six mois) a donc
contraint les dirigeants à lui trouver un
successeur en plein mois d’août, une
période où il n’est pas forcément évident de dégoter la perle rare à ce poste.
Après plusieurs jours de réflexion et vu
l’état du marché, l’OL a pu établir une
liste de quelques joueurs, au sein de
laquelle les trois priorités sont, dans
l’ordre, l’Argentin Gabriel Heinze
(Manchester United), l’international
français Mikaël Silvestre (Manchester
United) et le Brésilien Cleber Anderson
(Benfica Lisbonne). À dix jours de la
fermeture du mercato, les champions
de France en titre devraient accélérer
au sujet de l’un de ces trois dossiers,
alors que la piste menant à Jean-Alain
Boumsong semble s’évanouir (voir par
ailleurs).
GABRIEL HEINZE
LES +
« Heinze a vraiment le profil du joueur
que l’on recherche », affirmaient en
chœur hier Alain Perrin et Bernard
Lacombe, l’entraîneur lyonnais et le
conseiller du président Aulas. Cette
piste a pris un peu plus d’importance
hier après-midi, après que l’instance
juridique de la Premier League a déclaré que l’international argentin de
vingt-neuf ans n’irait pas à Liverpool.
Le Real Madrid n’étant plus intéressé,
il ne reste que deux solutions à Heinze :
soit il reste à Manchester, où il n’est
pas sûr de jouer puisque Patrice Evra y
est l’arrière gauche titulaire ; soit il file
à Lyon, qui serait prêt à débourser
12 millions d’euros pour l’acquérir.
Pour l’OL, « Gaby » Heinze présente
l’avantage de pouvoir jouer dans l’axe
ou comme latéral gauche. Il connaît
également le Championnat de France
pour y avoir évolué pendant trois saisons, avec le Paris-SG (entre 2001 et
2004). Enfin, signer à Lyon serait pour
lui l’occasion de disputer la Ligue des
champions avec la certitude d’être
titulaire.
LES –
LES +
Lyon avait déjà un œil sur lui en 2000
mais avait préféré Edmilson. Il le suivait aussi en 2004 mais avait choisi
Cris. C’est donc un défenseur que les
dirigeants lyonnais connaissent bien.
« Cleber Anderson est certes droitier
mais il joue souvent “axe gauche ”. Il
pourrait donc nous intéresser »,
confirmait Alain Perrin. Il présente un
autre avantage, non négligeable, qui
concerne ses prétentions salariales. Si
les deux premiers sont des habitués
LES –
Bien sûr, il est capable de jouer sur le
côté gauche de l’axe mais Anderson
(26 ans) est un droitier, ce qui soulève
quelques doutes sur son rendement.
Un rendement que les supporters de
Benfica n’ont pas souvent eu l’occasion d’admirer la saison dernière puisqu’il n’a pas été beaucoup utilisé en
Championnat. Il avait même perdu sa
place au profit du jeune David Luiz.
Enfin, le Brésilien avait surtout prévu,
au début de l’été, de rentrer dans son
pays pour des raisons familiales. Il
était même sur le point de s’engager il
y a quelques jours avec Cruzeiro.
CLAUDE CHEVALLY
et DAMIEN DEGORRE
Clubs
AUXERRE
BORDEAUX
CAEN
LE MANS
LENS
LILLE
Nouvel attaquant lyonnais : toujours le flou
SI LA RECHERCHE d’un défenseur central s’affine,
celle d’un attaquant ne semble pas aussi avancée
côté lyonnais. Plusieurs noms sont cités sans
qu’aucun ne paraisse vraiment se détacher. « Anelka ? On s’y intéresse depuis un moment mais on a
enregistré qu’il ne souhaitait pas revenir jouer en
France », répond Alain Perrin. « Gudjohnsen (FC Barcelone) ? On s’est effectivement renseignés mais il
semble qu’il soit actuellement blessé, poursuit le
coach olympien. Et Lyon a besoin d’un joueur qui soit
rapidement opérationnel. On a également regardé
du côté de Farfan (PSV Eindhoven). Mais c’est une
piste improbable. On continue donc de prospecter.
Mais il faut reconnaître que, dans le contexte actuel,
on procède plus par élimination qu’en fonction d’un
véritable choix. »
L’OL a aussi éliminé l’Argentin Julio Cruz, que l’Inter
Milan refuse de libérer. De toute façon, il ne devrait
recruter qu’un seul attaquant puisque, dans l’esprit
des dirigeants lyonnais, le Brésilien Fred devrait rester au club cette saison, malgré ses désirs d’exil. En
présence de l’ancien défenseur lyonnais Marcelo et
du frère du joueur, Jean-Michel Aulas a dîné hier en
compagnie de Fred afin d’évoquer son avenir. Le pré-
sident de l’OL, avant la rencontre, avait indiqué qu’il
n’était pas inquiet. Son entraîneur lui fit écho : « Moi
aussi, je suis serein au sujet de Fred, avec qui j’ai eu
l’occasion d’échanger ces derniers jours. Il rit, il plaisante. Et franchement, je ne doute pas qu’il restera
parmi nous. » Le Séville FC, qui le courtisait déjà
avant qu’il s’engage à Lyon, en 2005, serait récemment revenu à la charge. Mais Perrin ne doute pas :
« Certaines propositions ont pu produire leurs effets
mais je crois que tout va rentrer dans l’ordre. »
– C. C.
Manchester City aussi pense à Anelka
LA LISTE DES CLUBS ANGLAIS intéressés par Anelka s’est allongée depuis le
début de la semaine. Après West Ham et, surtout, Portsmouth (voir L’Équipe
d’hier), Manchester City vient de prendre la température concernant la situation
de l’attaquant international français, sous contrat à Bolton jusqu’en 2010. Selon
des proches du dossier, cette piste est à prendre en considération. D’abord parce
que City a un besoin urgent de recruter un attaquant depuis la blessure de Valeri
Bojinov. L’ex-buteur bulgare de la Fiorentina recruté cet été souffre d’une rupture
d’un ligament croisé du genou gauche due à une mauvaise réception après un duel
aérien avec Patrice Évra lors du derby contre Manchester United (1-0) dimanche.
Pour pallier cette absence d’au moins cinq mois, Sven-Göran Eriksson, le nouveau
manager de City, s’est tourné vers Anelka.
Au regard des moyens injectés par son nouveau président, l’ancien Premier
ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, Manchester City possède les atouts
financiers pour ficeler le dossier avec Bolton, qui réclame au moins 15 millions
d’euros, et le joueur, qui espère un salaire annuel net de 4 M. Autres arguments :
un possible renouveau sur le plan sportif – City est leader de la Premier League
après trois victoires en trois journées – et le fait, bien sûr, qu’Anelka connaisse bien
la maison pour y avoir évolué entre juin 2002 et janvier 2005. Anelka, dont l’appartement est situé à Manchester, ambitionne toujours de retrouver un club du standing d’Arsenal ou de Manchester United. Mais, accablé par la faiblesse actuelle de
Bolton, il étudie aujourd’hui d’un œil bienveillant l’hypothèse d’un retour à Manchester City, tout comme la piste Portsmouth, autre nouveau riche de la Premier
League. – J.-M. R. et J. T.
Boumsong : « Je me
vois à la Juventus »
Le Paris-SG se sépare
de ses Uruguayens
Emerson quitte
le Real pour l’AC Milan
Suivi par l’Olympique Lyonnais, dont il
n’est toutefois pas la priorité, depuis
quelques jours, Jean-Alain Boumsong
a affirmé hier soir qu’il imaginait toujours son avenir à la Juventus de Turin,
où il ne part pas pour être titulaire en
début de saison : « À l’heure où je vous
parle, je me vois à la Juventus. Si un
club du même acabit vient me proposer quelque chose, j’étudierai la question avec respect. Lyon est du même
acabit. Mais, aujourd’hui, je n’ai reçu
aucune proposition concrète de ce
club. J’ai la tête à la “ Juve ” . Il y a 99 %
pour que je reste là-bas. Après, 99 %,
ce n’est pas 100 %. » – S. Ta.
Hier, Carlos Bueno et Cristian Rodriguez n’étaient pas à l’entraînement du
Paris-SG, au Camp des Loges. Officiellement, ils étaient excusés. Officieusement, les deux parties s’étaient séparées. Paris et les deux attaquants
internationaux uruguayens ont en
effet trouvé un accord pour une séparation à l’amiable. Les deux joueurs,
qui étaient arrivés libres en 2005 en
provenance du Peñarol de Montevideo, repartent donc libres alors qu’ils
avaient encore deux ans de contrat,
mais n’entraient pas dans les plans de
Paul Le Guen. Rodriguez (21 ans) est
toujours suivi par Olympiakos, mais il
privilégierait un retour en Amérique du
Sud. Bueno (27 ans), qui n’aura joué
que douze matches sous le maillot du
PSG, est suivi par Boca Juniors (Argentine). – D. D.
Le milieu international brésilien du
Real Madrid Emerson (31 ans) a signé
à l’AC Milan, a annoncé hier soir le club
milanais. Le montant du transfert avoisinerait 5 millions d’euros. Cela faisait
plusieurs jours que les deux clubs discutaient du transfert du Brésilien, mais
les négociations ne débouchaient pas,
faute d’accord sur le prix. Samedi, dans
une interview à La Gazzetta dello
Sport, Emerson avait déclaré : « J’ai
encore deux années de contrat au Real
mais, assurément, je préfère m’en
aller », tout en ajoutant que l’AC Milan
était son « objectif . Arrivé la saison
passée à Madrid en provenance de la
Juventus et en même temps que son
entraîneur, Fabio Capello, le Brésilien
a disputé 16 matches et marqué 1 but
avec le Real en Championnat.
CORINTHIANS : NILMAR LIBÉRÉ.– Nilmar a été libéré vendredi de
son contrat avec les Corinthians par un
tribunal du travail brésilien. Le club
devra lui payer un arriéré de salaire, en
plus du montant restant de l’indemnité
de transfert (8 millions d’euros) due à
Lyon. Le joueur avait réclamé sa liberté
devant le tribunal alors que son contrat
se terminait en fin d’année. Le club de
Sao Paulo a huit jours pour faire appel
de la décision.
B ELLAÏD PROLONGE SON
CONTRAT À STRASBOURG.– Suivi
par Santander (Espagne), le milieu
international Espoir français Habib
Bellaïd (21 ans) a décidé de prolonger
son contrat avec Strasbourg de deux
saisons. Il signera son contrat samedi
et sera lié au club alsacien jusqu’en
juin 2011. – G. D.
DENILSON À DALLAS.– Le Brésilien Denilson (30 ans), ex-attaquant
des Girondins de Bordeaux et qui évoluait la saison dernière dans le club
saoudien d’Al-Nasr, s’est engagé avec
le FC Dallas, en Major Soccer League.
NANTES : KITA VEUT ENCORE
UN RENFORT DEVANT.– Après la
défaite au Havre (0-1, en Ligue 2), le
président nantais souhaite engager un
attaquant supplémentaire de niveau
Ligue 1, même si Bagayoko reste au
club : « On a une ou deux pistes
sérieuses. Pour Bagayoko, si rien n’est
fait d’ici vingt-quatre heures, on
bloque tout, pour le garder. » – Ph. C.
Luccin sur le départ ?
Après trois saisons passées à l’Atletico
Madrid, Peter Luccin pourrait abandonner le club espagnol avant le
31 août. « Il y a cinquante pour cent de
chance que je reste à Madrid et cinquante pour cent de chance que je
parte pour un autre club. Tout est
ouvert », nous a t-il confié. Le milieu
français a beau être une pièce importante de l’effectif, même si cette année
il subit la rude concurrence de Raul
Garcia, l’idée d’un nouveau challenge
l’intéresse. D’autant plus que son
contrat se termine en juin 2008. Le club
pourrait avoir aujourd’hui envie de
réaliser une bonne opération financière.
« Par deux fois, l’Atletico m’a proposé
de prolonger, mais j’ai préféré
attendre et regarder les offres »,
avoue-t-il. La presse espagnole parle
d’un possible transfert au Benfica Lisbonne mais Peter Luccin dément. « Les
clubs ont peut-être parlé entre eux,
mais, personnellement, je n’ai eu
aucun contact avec le club portugais, a
t-il expliqué. De toute façon, le Benfica
n’est pas ma priorité, car j’ai d’autres
ouvertures très intéressantes. » De
bons clubs espagnols, italiens et
anglais sont sur les rangs. – F. He.
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LORIENT
Arrivées
Départs
Marcos Antonio (BRE, Leiria, POR), Maoulida (Marseille), Chafni (AC Ajaccio, L 2),
Lesage (Le Havre, L 2), Tamas (ROU, Celta Vigo, ESP), Langil (Nîmes, N), Ré. Riou
(Lyon).
Blanc (entraîneur), Lavie (Gueugnon, r.p.), Jussiê (BRE, Lens, t.d.), Chalmé (Lille),
M. Baldé (Legia Varsovie, POL, r.p.), Bellion (Nice), A. Diarra (Lyon), Sou. Diawara
(SEN, Charlton, ANG).
Akalé (CIV, Lens), Cool (retraite), Mathis (Sochaux), Radet (arrêt), Be. Cheyrou
(Marseille), Dufour (Grenoble, L 2), Kaboul (Tottenham, ANG), Sagna (Arsenal, ANG),
Ferradj (Brest, L 2).
Cid (Bolton, ANG), Darcheville (Glasgow Rangers, ECO), Enakarhire (NGA, Dynamo
Moscou, RUS, r.p.), Ricardo (BRE, entraîneur, Monaco), S. Dalmat (Sochaux), Sekour
(Nantes, p.), Faubert (West Ham, ANG), Beto (POR, Rec. Huelva, ESP), Mavuba (Villarreal,
ESP), Smicer (RTC, Slavia Prague), M. Baldé (Clermont, L 2), Ayité (Brest, L 2).
Thebaux (Cherbourg, N), Gomis (Laval, N), Nivet (Troyes, L 2), Eluchans (ARG, Valéro (Nîmes, N), Ben Askar (Al-Shamal, QAT, t.d.).
Independiente), Boucansaud (Troyes, L 2), Jemaa (TUN, Lens, p.), K. Svensson
(SUE, Glasgow Rangers, ECO).
Choplin (Entente SSG, N, r.p.), Garcia (entraîneur, Dijon, L 2), Maïga (MAL, Raja
Casablanca, MAR, t.d.), Pinault (Angers, N, r.p.), Ibrahima Camara (GUI, Parme, ITA,
t.d.), Mad. Traoré (GFCO Ajaccio, CFA), Lupède (Entente SSG, N, r.p.), Al. Keita
(MAL, Djoliba AC), Gervinho (CIV, Beveren, BEL), El-Bahri (FAR Rabat, MAR).
Roux (entraîneur, Auxerre), Akalé (CIV, Auxerre), S. Feindouno (GUI, Istres, L 2,
r.p.), Lacourt (Troyes, r.p.), Runje (CRO, Besiktas, TUR), Sablé (Saint-Etienne),
Laurenti (AC Ajaccio, L 2), Vignal (Kaiserslautern, D 2, ALL, r.p.), Jabi (Grenoble,
L 2, r.p.), Khiter (AC Ajaccio, L 2, r.p.), Martins Pereira (Amiens, L 2, r.p.), Le
Crom (Troyes), Aubey (Toulouse), Kalou (Paris-SG), Pieroni (BEL, Nantes, p.).
Hantz (entraîneur, Sochaux), Fanchone (Strasbourg), Fischer (Niort, L 2), O. Thomas
(Nantes, L 2), K. Touré (l.), Lucau (Sedan, L 2), Tokplé (l.), Bonnart (Marseille),
Is. Bangoura (GUI, Dynamo Kiev, UKR).
Gillet (Le Havre, L 2), Gillot (entraîneur), J. Kébé (Boulogne-sur-Mer, L 2), Chabbert
(Amiens, L 2), Tixier (Le Havre, L 2), Jemaa (TUN, Caen, p.), Se. Keita (MAL, FC Séville,
ESP), Vignal (Southampton, ANG, p.), Barul (Nice), Itandje (Liverpool, ANG), Cousin (GAB,
Glasgow Rangers, ECO).
Béria (Metz), S. Robail (Boulogne-sur-Mer, L 2, r.p.), L. Touré (Gueugnon, L 2, r.p.), Audel (Valenciennes), Owona (CAM, FC Brussels, BEL, t.d.), M. Robail (Dijon, L 2),
Yanes (COL, Independiente Santa Fé), Lacroix (Entente SSG, N, r.p.), Maric (CRO, Tavlaridis (GRE, Saint-Étienne), A. Keita (CIV) et Bodmer (Lyon), Chalmé (Bordeaux),
Vitakic (SER, Grenoble, L 2), Odemwingie (NGA, Lokomotiv Moscou, RUS), Zywiecki
Egaleo Athènes, GRE), Tahirovic (SUE, Halmstad), .
(Dijon, L 2, t.d.).
Cantareil (Marseille), Marin (Sedan), Salin (Libourne-Saint-Seurin, L 2, r.p.), Ciani Barry (SEN) et Fiorèse (Marseille, r.p.), Moullec (Nantes, L 2), Pédron (retraite), Yesso (l.),
(Auxerre, t.d.), Vahirua (Nice), B. Robert (Guingamp, L 2), Nimani (Monaco, p.), Ayari (l.), Taïder (Toulouse, r.p.), Gignac (Toulouse), Marlet (l.), Dansoko (l.), Recorbet (l.),
Barrientos (l.), Medjani (AC Ajaccio, L 2, p.).
Benatia (MAR, Marseille, p.), Hautcoeur (St-Étienne, p.), Moura (BRE, Fluminense, p.).
LYON
Perrin (entraîneur, Sochaux), Belhadj (ALG, Sedan, r.p.), A. Keita (CIV) et Bodmer Houllier (entraîneur), Tiago (POR, Juventus Turin, ITA), Abidal (FC Barcelone, ESP),
(Lille), Grosso (ITA, Inter Milan, ITA), Roux (AC Ajaccio, L 2).
Berthod (Monaco), Malouda (Chelsea), A. Diarra (Bordeaux), Ré. Riou (Auxerre), Bettiol
(Troyes, L 2), Benhamida (Montpellier, L 2), Caçapa (BRE, Newcastle, ANG).
MARSEILLE
Barry (SEN) et Fiorèse (Lorient, r.p.), Bamogo (Celta Vigo, ESP, r.p.), Begeorgi et
Deruda (Libourne-Saint-Seurin, L 2, r.p.), Benatia (MAR, Tours, L 2, r.p.), J. Faty
(Rennes), Gragnic (Libourne-Saint-Seurin, L 2), L. N'Diaye (SEN, Strasbourg, r.p.), Be.
Cheyrou (Auxerre), Givet (Monaco), Bonnart (Le Mans), Ziani (ALG, Sochaux), Zenden
(HOL, Liverpool, ANG), D. Cissé (Liverpool, ANG, t.d.), Mandanda (Le Havre, L 2, p.),
Moussilou (Nice, p.).
K. Ba (SEN) et Denoun (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), Begeorgi et Deruda (Amiens, L 2,
p.), Cantareil (Lorient), Gimenez (ARG, Hertha Berlin, ALL, t.d.), Ribéry (Bayern Munich,
ALL), Bocaly (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), Barry (SEN, Sedan, L 2), Maoulida
(Auxerre), Pagis (Rennes), Bamogo (Nice, p.), Benatia (MAR, Lorient, p.), Cesar (SLV,
West Bromwich Albion, D 2, ANG, p.), Civelli (ARG, Gimnasia La Plata).
METZ
Béria (Lille), D. Gomez (Maastricht, D 2, HOL), Contout (l.), Bocandé (l.), Walter (l.),
Farina (Cannes, N, p.).
MONACO
Bessat (Louhans-Cuiseaux, N), V. Mendy (SEN, Paris FC, N), Trivino (Créteil, L 2),
Vivian (BRE, Grenoble, L 2), Ab. Baldé (Amiens, L 2, p.), Barbosa (Troyes), Fejsa
(SER, Hajduk Kula, SER), Strasser (LUX, Strasbourg).
Maurice-Belay (Sedan, r.p.), Ricardo (BRE, entraîneur, Bordeaux), Veigneau (Nice,
r.p.), Berthod (Lyon).
NANCY
Macaluso (URU, River Plate Montevideo, t.d.).
NICE
Dolci (Bastia, L 2, r.p.), Moussilou (Saint-Étienne, r.p.), Padovani (Entente SSG, r.p.), An. Yahia (ALG, Bochum, ALL), Veigneau (Monaco, r.p.), Fauconnier (l.), I. Touré (CIV,
Scaramozzino (Cannes, r.p.), Hellebuyck (Paris-SG), Bamogo (Marseille, p.), Barul Metallurg Donetsk, UKR), S. Camara (SEN, Montpellier, L 2, p.), Vahirua (Lorient), Varrault
(Lens), Yahaya (GHA, Tema Youth), Hognon (Saint-Étienne), Asamoah (GHA, (Saint-Étienne), Bellion (Bordeaux), Fanni (Rennes), Padovani (l.), Moussilou (Marseille, p.).
Shrewsbury Town, ANG, D 4).
Cousin (Angers, L 2), Rozehnal (RTC, Newcastle, ANG), Baning (CAM, Sedan, L 2, p.), Dja
Bueno (URU, Sporting Portugal, POR, r.p.), Haddad (Valenciennes, r.p.), Pancrate N.
Djedje (Grenoble, L 2, t.d.), E. Cissé (Besiktas, TUR), Hellebuyck (Nice), Piètre (Levadiakos,
(Betis Séville, ESP, r.p.), Digard (Le Havre, L 2), Luyindula (Marseille, t.d.), Bourillon GRE), Haddad (Maccabi Tel-Aviv, ISR), Kalou (CIV, Lens), Dramé (SEN, Sochaux), Bueno et
(Rennes), Z. Camara (Saint-Étienne), Edel (ARM, Rapid Bucarest, ROU).
Rodriguez (l.).
PARIS-SG
Banide (entraîneur), Warmuz (retraite), Givet (Marseille), Y. Touré (CIV, FC Barcelone,
ESP), Gigliotti (Saint-Étienne), Dos Santos (Strasbourg), Lanteri (Legnano, ITA, D 3,
t.d.), Nimani (Lorient, p.), Gerard (ESP, l.), Maurice-Belay (Sochaux).
K. Keita (l.), Lécluse (Angers, L 2), Sapina (Mouscron, BEL), Dosunmu (NGA, GB Anvers,
BEL, p.), Kroupi (l.), Rudolf (l.), Diakhaté (SEN, Dynamo Kiev, UKR), M. Faye (SEN,
Reims, L 2, p.), Gaudu (Sannois-Saint-Gratien, N, p.), Mozika (Louhans-Cuiseaux, N),
Hamdani (Clermont, L 2, p.).
RENNES
Hansson (SUE, Heerenveen, HOL), Luzi (Charleroi, BEL), Pagis (Marseille), Leroy J. Faty (Marseille), Melchiot (HOL, Wigan, ANG), Revault (Le Havre, L 2), Rochat (SUI, FC
(Sochaux), Fanni (Nice), Catherine (Tours, N), Echiejile (NIG, Bendel Insurance FC), Zurich, t.d.), Mvuemba, Utaka (NGR, Portsmouth, ANG), Bourillon (Paris-SG), A. Coulibaly
(BUF, Grenoble, L 2), C. N'Diaye (Créteil, N, p.).
Nguessi (CON, Etoile Congo Brazzaville).
ST-ÉTIENNE
Guarin (COL, Envigado, t.d.), Tavlaridis (GRE, Lille), Payet (Nantes), F. Diawara
(MAL, Sochaux, r.p.), Tiéné (CIV, Reims, r.p.), Gigliotti (Monaco), Varrault (Nice),
Matuidi (Troyes, L 2), Douala (CAM, Sporting Portugal, POR), Nivaldo (BRE,
Belenenses, POR), Nilsson (SUE, Heerenveen, HOL).
Hantz (entraîneur, Le Mans), Jokic (SLV, ND Gorica), Mathis (Auxerre), Genghini
(Raon-l'Étape, N, r.p.), Josse (Brest, L 2, r.p.), S. Dalmat (Bordeaux), Dramé (SEN,
Paris-SG), Betao (Corinthians, BRE), Maurice-Belay (Monaco).
SOCHAUX
Hasek (RTC, entraîneur), O. Sarr (SEN, Troyes, t.d.), Sablé (Lens), Diatta (SEN, Besiktas,
TUR), Moussilou (Nice, r.p.), Losilla (l.), Houri (Paris FC, N, p.), Mermillod (Toulouse), Z.
Camara (Paris-SG), Hautcœur (Lorient, p.), Hognon (Nice), Vincent (Gueugnon, L 2, p.),
Ilunga (RDC, Toulouse), Heinz (RTC, Nantes, L 2).
Perrin (entraîneur, Lyon), Le Tallec (Liverpool, ANG, r.p.), F. Diawara (MAL, Saint-Étienne,
r.p.), Potillon (l.), Zerara (GB Anvers, BEL), Lonfat (SUI, l.), Deichelbohrer (l.), Ziani (ALG,
Marseille), Brunel (Angers, L 2), J. Leroy (Rennes), Bühler (SUI, Sion FC), Previtali
(Beauvais, N, p.), Tosic (SER, Werder Brême, ALL), Mézague (CAM, Le Havre, L 2, p.).
STRASBOURG Furlan (entraîneur, Troyes), Fanchone (Le Mans), Paisley (Troyes), Dos Santos Deroff (Guingamp, L 2), Joao Paulo (BRE, Young Boys Berne, SUI, r.p.), Krebs (Hanovre,
(Monaco), Rodrigo (BRE, AC Ajaccio, L 2, p.), Renteria (COL, FC Porto, POR).
TOULOUSE
ALL, t.d.), L. N'Diaye (SEN, Marseille, r.p.), Papin (entraîneur), Rangelov (BUL, Cottbus,
ALL), Devaux (Reims, L 2), Assami (Istres, N), Yachir (Reims, L 2, p.), Tum (CAM,
Bursaspor, TUR), Strasser (LUX, Metz), Perbet (Angers, L 2, p.).
Akpa Akpro (Brest, L 2, r.p.), Psaume (Nîmes, N, r.p.), Ru. Riou (Istres, L 2), Taïder Ayasse (Reims, L 2), Benvegnu (Amiens, L 2), W. Cherfa (Tours, N, p.), Pentecôte
(Lorient, r.p.), Ilunga (RDC, Saint-Étienne), Jönsson (SUE, IF Elfsborg), Gignac (Bastia, L 2, p.), Robic (Tours, N), Bonnet (Sedan, L 2, p.), Aubey (Lens), Al. Camara
(Rodez, N, p.), Fort (RTC, FC Brussels, BEL, p.).
(Lorient), Mermillod (Saint-Étienne), Cetto (ARG, Nantes, L 2, p.).
VALENCIENNES Audel (Lille), Ducourtioux et Pujol (Sedan), Sanchez (COL, River Plate Montevideo, Bratu (ROU, Nantes, r.p.), Dossevi (TOG, Nantes, L 2), Flachez (Grenoble, L 2), Haddad
URU), Sommeil (Sheffield United, ANG, D 2), Belmadi (Southampton, ANG, D 2), (Paris-SG, r.p.), Hassli (FC Zurich, SUI), Liron (Reims, L 2), Bourgeois (Dijon, L 2),
Paauwe (HOL, M’Gladbach, D 2, ALL), Dufresne (Châteauroux, L 2), Silvestri (l.).
Chevalier (Gueugnon, L 2).
N.B. : dans la colonne « arrivées », nous indiquons la division dans laquelle se trouvait le club où évoluait le joueur la saison passée.
BLASI ET ZALAYETA REJOIGNENT NAPLES.– Le milieu italien Emanuele
Blasi (27 ans) et l’attaquant uruguayen Marcelo Zalayeta (28 ans), qui étaient sous
contrat avec la Juventus, se sont respectivement engagés pour cinq et quatre ans à
Naples.
AGALI À ROSTOCK ? – L’ancien attaquant de Nice (2004-2005) Victor Agali
effectuera à partir de demain un essai de trois jours au Hansa Rostock, promu cette
t.d. : transfert définitif ; p. : prêt ; r.p. : retour de prêt ; l. : libre.
saison en Bundesliga. Le Nigérian de vingt-sept ans est actuellement sans club
après une saison passée au MKE Ankaragücü (Turquie). – A. Me.
ALIOUNE TOURÉ QUITTE LEIRIA.– L’ancien attaquant du Paris-SG Alioune
Touré (29 ans) a décidé de ne pas prolonger son contrat avec Leiria (Portugal). Il est
désormais libre.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LES –
Il reste deux ans de contrat à Silvestre,
qui, au début du mercato, n’avait pas
forcément l’intention de quitter Manchester, un club où il se sent vraiment
bien. C’est aussi un club qui lui garantit
des revenus mensuels estimés
CLEBER ANDERSON
des énormes émoluments anglais,
Anderson serait moins gourmand. Et
Benfica, qui ne compte pas trop sur lui
cette saison, ne le serait pas davantage au moment de négocier un transfert.
Bleu
LES +
À Manchester, Mikaël Silvestre n’est
plus le titulaire indiscutable qu’il était
il y a encore deux ans. À gauche, Evra
et Heinze – si ce dernier reste – sont
devant lui et dans l’axe, Ferdinand,
Vidic et Brown sont également devant.
aujourd’hui à 200 000 euros net, ce
que Lyon ne serait peut-être pas en
mesure de proposer. De plus, Silvestre
n’était pas très intéressé par un retour
dans le Championnat de France. Il se
plaît en Angleterre – surtout à Manchester – et s’il va au terme de son
contrat (jusqu’en 2009), il aura le droit
à un jubilé organisé par le club, dont
l’intégralité de la recette lui reviendra.
Jaune
Rouge
Jaune
MIKAËL SILVESTRE
À moins d’un an du Championnat
d’Europe, l’international français de
trente ans a besoin de jouer s’il veut se
faire une place parmi les vingt-trois
Bleus. « Son agent nous a fait un appel
du pied, assurait Alain Perrin hier.
Mikaël a l’avantage d’être un gaucher
polyvalent aussi. Il faut voir maintenant les conditions dans lesquelles il
pourrait venir. » Si une offre arrivait,
les Red Devils ne devraient pas se montrer trop exigeants en raison des services rendus par le Français, qui a passé huit saisons au club. Et, comme pour
Heinze, la possibilité de disputer la
Ligue des champions est un argument
qui entre dans la réflexion de Silvestre.
Noir
Bleu
Noir
Heinze avait vraiment envie de jouer à
Liverpool, où l’entraîneur (Rafael Benitez) est Espagnol et où plusieurs hispanophones évoluent. En portant
l’affaire devant les instances juridiques de la Premier League, il espérait
avoir gain de cause et être transféré
contre 12 M, la somme nécessaire à
sa libération. Seulement, cette somme
ne vaut que pour un transfert international, pas pour une mutation angloanglaise. Hier, l’Argentin était donc
désolé de cette issue. Jusqu’à présent,
il n’avait pas vraiment l’intention de
revenir en France, sauf si le PSG s’était
manifesté. S’il décidait finalement de
venir à Lyon, ce serait alors un choix
par défaut.
Un international français, Mikaël Silvestre (à gauche). Un international argentin qui connaît la Ligue 1, Gabriel Heinze. Un Brésilien droitier, Cleber Anderson (à droite). Le choix de Lyon pour suppléer Cris se fera sans doute parmi ces trois-là.
(Photos Pierre Lahalle, Matt Roberts/Offside/Presse Sports et Marc Francotte)
7
Bleu
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FOOTBALL LIGUE 1
Strasbourg, l’inattendu
Sans bruit, le promu réalise un excellent début de saison. Avec du plaisir en prime.
pas au projet pour tout faire dérailler. Ce n’est pas le cas ici. »
Si Strasbourg a démontré certaines
valeurs de solidité et de combativité
en Ligue 2 sous les ordres de JeanPierre Papin, il se distingue cette saison par du beau jeu, sans y perdre en
efficacité.
« L’entraîneur a des principes et des
certitudes sur le jeu, confesse Stéphane Cassard. Il veut nous démontrer qu’en jouant, on peut obtenir
des résultats. »
AVEC 7 POINTS en quatre journées, le club alsacien vient de réaliser son meilleur début de Championnat en Ligue 1 depuis la saison
1995-1996. Pourtant, avec un recrutement serré, sans noms ronflants
pour composer son effectif, le Racing
ne récoltait pas franchement la
faveur des pronostiqueurs. Décryptage d’un retour en Ligue 1 pour
l’instant riche de promesses.
LA MÉTHODE FURLAN
Volontairement portées sur l’offensive, les idées de jeu de Jean-Marc
Furlan n’ont pas tardé à trouver écho
dans les esprits strasbourgeois.
LE DÉCLIC
DE MARSEILLE
Chaotiques lors des matches amicaux, les Alsaciens ont plutôt navigué à vue durant leur préparation.
Battus par Boulogne-sur-Mer (2-1),
ils ont ensuite enchaîné trois résultats nuls, contre les Roumains de
Brasov, Metz puis les Espagnols de
Levante, avant de jouer l’OM,
annoncé comme l’un des rivaux
potentiels de Lyon.
« La vraie surprise, c’est qu’en huit
semaines les joueurs ont si vite adhéré à la méthode et aux principes
qu’on leur proposait, avance-t-il. Ce
qui prouve qu’ils ont l’esprit collectif
mais aussi la capacité intellectuelle
pour l’assimiler. Parfois, il suffit que
quatre ou cinq joueurs n’adhèrent
Seul Nice a fait mieux
g en Ligue 1
x débuté
Le promu le mieux classé après quatre journées
Nice
9 pts
Strasbourg
7 pts
Lorient
7 pts
t
Troyes
6 pts
t
Metz
4 pts
t
Caen
5 pts
UN EFFECTIF STABLE
ET À L’ÉCOUTE
Contrairement aux deux autres promus, Caen (3 points) et Metz
(1 point), les Strasbourgeois ont su
surfer sur la dynamique de la montée
tout en se pliant aux exigences du
nouveau staff technique. De son
expérience en L 2, le groupe alsacien
a conservé sa solidarité et son sens
du collectif, des traits de caractère
qui ne sont pas étrangers aux bons
résultats actuels. « Le groupe est
vraiment sain et c’est ce qui faisait
notre force la saison passée, rappelle
Cassard. Nous avions remporté pas
mal de matches (19 pour 13 nuls et
6 défaites) et nous voulions conserver cette habitude. »
DES RECRUES DÉJÀ
DANS LE VRAI
2006
2007
2007
2008
Jaune
Rouge
Outre l’arrivée du latéral droit hongrois, Zoltan Szelesi (ex-Energie
Cottbus), attendu vendredi en
Alsace pour passer la visite médicale, les dirigeants strasbourgeois
sont toujours à la recherche d’un
défenseur central et d’un attaquant,
si une bonne opportunité se présente.
JUSQU’OÙ PEUVENT-ILS
ALLER ?
Avec quatre journées disputées, il
est trop tôt pour affirmer si Stras-
bourg sera ou non la révélation de la
saison. Bien qu’il se qualifie luimême de jeune entraîneur de
Ligue 1, Jean-Marc Furlan aura la
sagesse de patienter dix à douze rencontres avant de dresser un premier
bilan. « Qui peut dire que les équipes
qui ont pris 10 points sont les meilleures ? », s’interroge-t-il.
avant les autres et a-t-il rencontré
ses adversaires les plus redoutables ? Toutes ces questions restent
évidemment sans réponse. « Nous
prenons beaucoup de plaisir à jouer,
avance Cassard. Il faut à présent
s’appuyer sur ces victoires pour progresser et songer en permanence à
corriger les petits détails. »
Strasbourg est-il simplement prêt
JÉRÔME LE FAUCONNIER
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
AUXERRE
Tamas (cuisse droite) et Lesage (mollet), en soins lundi, ont repris. Seul Apo
(pied) était au repos. – J.-P. G.
BORDEAUX
Planus, Jussiê, Wendel, Bellion et
Chalmé ont été laissés au repos. Jemmali, Fernando, Marange, Diarra et
Ramé sont en sélection. – L. L.
LE MANS
Toujours aux soins, Coutadeur ne
jouera pas contre Monaco. De Melo
suit une préparation individuelle. Sa
participation est encore incertaine.
– Ch. L.
MARSEILLE
La blessure à un genou de Niang s’est
réveillée. Il a tout de même rejoint la
Nancy : un mois sans Dia
Sorti en cours de jeu à Marseille (2-2), Dia souffre d’un claquage aux ischio-jambiers. Il devra observer une période de cicatrisation de deux à trois semaines et son
absence des terrains pourrait être supérieure à un mois. – L. D.
sélection sénégalaise à Londres, mais
NICE
ne participera pas à la rencontre face
Sorti à la mi-temps contre Rennes (1-1)
au Ghana. – H. F.
avec une douleur à la cuisse droite,
Laslandes souffre d’une déchirure et
METZ
sera arrêté trois semaines. – Ja. G.
Gueye (genou) et Cissé (cheville) sont
PARIS-SG
restés aux soins. Strasser (adducteurs)
a consulté le médecin de la sélection
Rothen (élongation aux ischio-jamluxembourgeoise. Ils sont tous incerbiers de la cuisse droite) a passé une
tains pour Rennes. Bessat (cuisse)
IRM et devrait reprendre l’entraînedevrait reprendre dans deux ou trois
ment demain. A priori, il devrait jouer
jours. Agouazi (genou) et Delhomdimanche, contre Lille. Armand (chemeau (béquille) ont écourté la séance
ville gauche) est resté aux soins alors
d’hier, mais devraient récupérer rapique Digard (cuisse) s’est contenté d’un
dement. Bassong et Barbosa pourfooting. Le staff ne s’est pas prononcé
raient reprendre l’entraînement le
sur leur participation au match de ce
10 septembre. – M. Tu.
PSG - OM se jouera à 18 heures
La rencontre entre le Paris-SG et Marseille (7e journée), le dimanche
2 septembre, a été fixée à 18 heures. Les matches décalés. – Samedi
1er septembre, 17 h 10 : Bordeaux-Monaco (Canal +) ; dimanche 2, 18 heures :
Paris-SG - Marseille (Canal +), 20 h 40 : Nice-Lens (Canal +).
CAMACHO ENTRAÎNEUR DE
BENFICA. – Au lendemain du renvoi
de Fernando Santos, après un nul
(1-1) chez un promu dès la 1re
journée, la direction de Benfica a
annoncé la nomination de José
Antonio Camacho comme entraîneur.
L’Espagnol a déjà occupé cette
fonction pendant la saison
2003-2004.
KLINSMANN EN VISITE. – Jürgen
Klinsmann, qui a quitté son poste de
sélectionneur il y a un an, au
lendemain de la Coupe du monde, a
rendu visite à l’équipe d’Allemagne
qui dispute, ce soir, un match amical
contre l’Angleterre, à Wembley. « Je
suis incroyablement fier de Joachim
(Low). Il démontre ses incroyables
capacités et a réussi à créer un
formidable état d’esprit. »
CAEN-MARSEILLE À GUICHETS
FERMÉS. – La rencontre entre Caen
et Marseille (5e journée), samedi au
stade Michel-d’Ornano (17 h 10),
sera jouée à guichets fermés.
RIJKAARD ET LES EGOS DU
BARÇA. – « Les bons footballeurs
peuvent toujours jouer ensemble »,
considère Frank Rijkaard,
l’entraîneur du FC Barcelone dans les
colonnes d’El Mundo. Alors que la
Liga débute ce week-end, Deco s’est
plaint récemment de ne pas jouer
autant qu’il le voudrait.
COUPE DU MONDE MOINS DE
17 ANS (CORÉE DU SUD, 1re PHASE).
week-end. L’entraînement s’est
déroulé sans les internationaux.
– D. Fi.
SAINT-ÉTIENNE
Victime d’une entorse de la cheville
pendant la préparation, Dernis a repris
l’entraînement, comme Diawara qui,
insuffisamment prêt, a décliné sa
sélection avec l’équipe nationale
malienne. – J.-Y. D.
TOULOUSE
Ilunga (ischio-jambiers), Bergougnoux
(muscle fessier), Cetto (adducteurs),
Fofana et Emana (malades) ne se sont
pas entraînés. Comme les blessés de
longue durée : Congré (épaule), Arribagé (genou) et Ebondo (cuisse).
Mathieu (France A’), Mansaré (Guinée), Elmander (Suède) et Santos
(Tunisie) sont en sélection. – N. S.
– GR. A. – HIER, Togo-Pérou : 0-0 ;
Costa Rica - Corée du Sud : 2-0. Classement. – 1. Costa Rica, 4 pts ; 2. Pérou,
4 ; 3. Togo, 2 ; 4. Corée du Sud, 0. GR. B.
– HIER, Nouvelel-Zélande - Angleterre :
0-5 ; Brésil - Corée du Nord : 6-1. Classement. – 1. Brésil, 6 ; 2. Angleterre, 4 ; 3.
Corée du Nord, 1 ; 4. Nouvelle-Zélande, 0.
GR. C. – AUJOURD’HUI, SyrieEspagne, Argentine-Honduras. Classement. – 1. Espagne, 3 ; 2. Argentine, 1 ;
3. Syrie, 1 ; 4. Honduras, 0. GR. D.
– AUJOURD’HUI, Haïti-France (à
Gwangyang, à 10 heures, heure française
sur Eurosport), Japon-Nigeria. Classement. – 1. Japon, 3 ; 2. Nigeria, 3 ; 3.
France, 0 (– 1) ; 4. Haïti, 0 (– 2).
ÉQUITATION
Tout un foin pour rien ?
Le saut d’obstacles allemand continue d’alimenter la polémique après l’annonce d’un test positif du cheval
champion d’Europe, dimanche, avec Meredith Michaels-Beerbaum.
L’AFFAIRE FAIT GRAND BRUIT en
Allemagne. Shutterfly, sacré champion d’Europe individuel, dimanche à
Mannheim, avait subi un contrôle antidopage positif quelques jours avant la
compétition a-t-on appris lundi. Les
tests (sanguin réalisé dans ses propres
écuries le 5 août, puis un prélèvement
urinaire cinq jours plus tard lors du
stage de préparation de la Mannschaft
à Osnabrück) ont révélé la présence de
traces minimes de triamcinolone (cortisone), médicament et non produit
dopant, figurant dans la liste des produits prohibés de classe A (les moins
graves). Selon la Fédération allemande, ce résultat s’explique par un
traitement administré à Shutterfly le
25 juillet pour un genou douloureux.
« Il ne s’agit pas d’un cas de dopage, a
déclaré le secrétaire général de la fédération allemande, Hanfried Haring.
Tout ce que nous avons entrepris est
conforme au règlement de la Fédération internationale (FEI). » Mentionné
et justifié sur les documents remis lors
de la visite vétérinaire précompétition,
comme il est prévu dans les textes, ce
traitement n’a donc pas interdit au
couple de participer à l’Euro. Et de
l’emporter. « Le fait que cette affaire
ait été rendue publique ternit la joie de
mon titre, a commenté la cavalière.
Nous n’avons rien fait d’interdit : nous
avons informé les responsables et précisé par écrit au chef vétérinaire de la
compétition le traitement reçu par le
cheval. » Deuxième, le Belge Jos Lansink n’en fait pas non plus une affaire
d’État. « Meredith a fait ce qu’elle
devait faire et a été autorisée à participer aux épreuves », a-t-il insisté tandis
que la FEI a précisé que cette affaire ne
concernait que la Fédération allemande.
Cette histoire qui n’est donc pas une
affaire de dopage sème néanmoins le
trouble dans un contexte actuellement
très confus. L’Irlandaise Jessica Kürten
fait l’objet d’une procédure à la suite
d’un contrôle positif de Maike, lors du
Grand Prix de La Baule, le 13 mai (a
priori des traces d’un anabolisant présent dans un compliment alimentaire).
Même si l’affaire est en cours de classement à la suite des erreurs commises
lors de l’analyse de l’échantillon B,
l’Allemand Daniel Deusser, avec Air
Jordan Z avait été contrôlé positif à la
réserpine (un calmant) lors de la finale
de la Coupe du monde, en mars à Las
Vegas. Sa compatriote Pia-Luise
Aufrecht vient d’écoper de six mois de
suspension après un contrôle positif à
la testostérone sur Carriere Zwei.
Une réglementation
contestée
Meredith Michaels-Beerbaum n’en est
pas non plus à sa première « affaire ».
Déjà avec Shutterfly, elle avait été
écartée des JO d’Athènes, a la suitela
présence de métabolites d’Ace-Promazine, une substance calmante, lors
de la finale de la Coupe du monde. À
Athènes justement, outre le cas positif
de l’Irlandais Cian O’Connor médaillé
d’or puis déclassé au profit du Brésilien
Rodrigo Pessoa après la positivité de
son cheval, le saut d’obstacles allemand avait encore été montré du
doigt. Ludger Beerbaum (3e dimanche
à Mannheim) avait en effet été pris par
la patrouille. L’analyse des urines de
son étalon Goldfever faisait ressortir
des traces de bêtaméthasone (corticoïde, figurant sur la liste II des subs-
tances proscrites), restes d’une pommade appliquée pour soigner une
inflammation à une jambe. Sa disqualification avait fait perdre le titre par
équipes à l’Allemagne, rétrogradée à
la troisième place au profit des ÉtatsUnis. Pour éviter ce genre de problèmes, la Fédération allemande a mis
en place en 2005 un programme de
contrôles internes lors des entraînements. « Je suis fier de constater que
nous avons su tirer les leçons des cas
précédents », a commenté Reinhardt
Wendt, le président de la fédération.
« La réglementation pour les chevaux
est calquée sur celle de hommes, commente Jérôme Thévenot, le vétérinaire
de l’équipe de France. Ceux qui font
ces règlements ne savent pas ce que
c’est qu’un cheval. Ce produit, le
Triamcinolon, est un produit classique
que nous utilisons pour des infiltrations. Ça ne me choque pas. Et puis, on
en donne sûrement moins à un cheval
qu’à un rugbyman ou un footballeur
qui a mal au genou avant un match
important... » – P. G.-B.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Un concentré du meilleur de toutes les Coupes du monde de rugby.
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PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
2005
2006
son placement et la précision de ses
transversales. « Je savais exactement ce que j’attendais d’eux, note
Jean-Marc Furlan. La vraie surprise,
c’est l’état d’esprit qu’ils affichent.
Travailler avec des mecs comme eux,
c’est du pur bonheur. »
Bleu
2004
2005
ria s’est déjà illustré par un doublé
face à Auxerre. Paisley, dont
l’indemnité de transfert à Troyes n’a
pas dépassé le million d’euro, rassure par son expérience. Son entente
avec le prometteur Bellaïd semble
déjà une évidence. Arrivé libre du
Mans, Fanchone a été très bon à Toulouse et Rodrigo, le Brésilien prêté
par Ajaccio, se montre très utile par
(Photo Iconsport)
Jaune
2003
2004
Avec une enveloppe avoisinant les
3 millions d’euros, Strasbourg a dû
faire preuve d’ingéniosité dans son
recrutement. Son retour sur investissement s’avère, pour l’heure, très
probant.
Prêté par Porto, le Colombien Rente-
Grégory Paisley n’a pas coûté cher à Strasbourg, mais assure et rassure déjà au sein de la défense alsacienne.
Noir
Bleu
Noir
4e
Lille
5e
7 pts Sochaux
6e
7 pts
7e Toulouse
7 pts
8e
9e
100e
St-Étienne
11e
5 pts
Nancy
122e
4 pts
t
13e
14e
15e
166e
17e
18e
199e
20e
1997 1998 1999 2000 2001 2002
1998 * 1999 * 2000 * 2001 * 2002* 2003
* Ligue 1 à 18 clubs.
« C’est vrai que nos résultats
n’étaient pas probants lors de la préparation, avoue Cassard, mais ce
n’était pas illogique. Lorsqu’un nouvel entraîneur arrive, il faut toujours
un temps d’adaptation. Et puis, je
pense que les matches amicaux ne
veulent pas dire grand-chose. »
Un avis partagé par Jean-Marc Furlan qui ne souhaitait pas que ses
joueurs « perdent des forces inutilement » durant ces matches amicaux.
En tenant tête aux Marseillais (0-0),
ces derniers ont d’emblée pris
conscience de leurs qualités.
« Avant ce match, on se posait la
question si c’était bien ou non de
jouer l’OM si tôt, se rappelle Furlan.
En fait, c’était mieux pour les garçons pour savoir s’ils allaient être à
l’aise dans ce Championnat. Ils ont
eu la réponse sans les forceps, en
jouant de façon sereine et calme. »
Depuis, les Strasbourgeois n’ont cessé de monter en puissance. Battus
sans démériter à Nice (1-0), ils ont
enchaîné deux succès d’affilée (3-0
contre Auxerre puis 3-1 à Toulouse)
avec six buts à la clé.
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE
« On a
toujours peur »
PIETER DE VILLIERS, éliminé sur blessure en 2003, blessé
pendant le stage, vit dans la hantise permanente de la blessure.
Visiblement ému par le forfait, la veille, de Sylvain Marconnet pour
la Coupe du monde, le pilier droit de l’équipe de France s’est présenté hier face à lapresse pour la deuxième fois depuis l’entame de
la préparation, début juillet. Privé des deux matches amicaux
contre l’Angleterre, en raison d’une élongation au mollet droit, il
entame avec envie sa campagne au pays de Galles.
« VOUS N’AVEZ plus joué
depuis le 13 mai, contre Perpignan, à cause à cette époque
d’une déchirure au mollet
gauche. Vous êtes impatient
avant ce match de rentrée à
Cardiff ?
– Je suis très content. On a fait une
belle préparation physique, intense
et dure. Maintenant, j’ai hâte d’être
le terrain. J’ai repris l’entraînement
lundi. J’ai recommencé à courir. Je
n’ai pas encore sprinté à 100 %,
mais je n’ai rien ressenti. Je n’ai pas
de gêne (1).
– Avez-vous coupé longtemps
après la fin de saison ?
– Juste une semaine de vacances. Je
n’ai pratiquement pas arrêté. Et
quand j’ai eu cette alerte au mollet
droit, j’ai eu peur. Dans ces
moments-là, on a toujours peur. Il y
avait déjà eu la blessure à l’autre
mollet. Et puis, j’avais manqué la
Coupe du monde en 2003 à cause
d’une fracture de l’épaule droite (2).
L’angoisse de la blessure, c’est terrible pour un sportif.
– Le forfait de votre ami Sylvain Marconnet a dû vous
affecter particulièrement ?
– C’est un coup très dur pour lui et
pour le groupe. Cela n’a pas été
facile pour lui. Il a fait tout ce qu’il
fallait pour se donner une chance de
disputer la Coupe du monde. C’est la
cruelle loi du sport, le plus grand cauchemar que peut vivre un sportif de
haut niveau. La déception est
immense. Mais Sylvain est un champion sur le plan mental et physique.
Je sais qu’il reviendra plus fort pour
reprendre du plaisir sur un terrain.
– Comment aviez-vous vécu
cette situation en 2003 ?
– Cela dépend des caractères. Moi,
je suis quelqu’un de fataliste, de philosophe. D’une certaine façon, c’est
ma force et ma faiblesse. Une fois
que je me suis rendu compte que
c’était fini, j’ai fait le vide. Je suis passé à autre chose, je me suis fixé
d’autres objectifs. Sylvain va se
retrouver dans sa chambre d’hôpital,
il va gamberger. C’est dans la tête
que ça va se passer. Dès le début, il
savait que ce serait une bataille de
tous les instants. Avec des hauts et
des bas. Il y a toujours crû. Jusqu’au
moment où il s’est rendu compte que
quelque chose allait contre le rétablissement normal.
« On gagnera
à trente »
– Son absence va changer
quelque chose pour l’équipe de
France ?
– C’est vrai que Sylvain a une très
grande expérience du niveau international. Ce genre de joueur est
important. Rien que pour cela, il va
nous manquer. Mais Nicolas Mas est
déjà avec nous depuis quelque
temps et il a une solide expérience du
poste. Bien sûr, il n’aura pas l’expé-
rience dans la polyvalence du poste
qu’a Sylvain. Mais il peut jouer des
deux côtés en mêlée. Et puis passer
de droite à gauche, c’est plus facile
que le contraire (3).
– Comment avez-vous trouvé
l’équipe de France lors de ses
deux premiers matches ?
– Très en forme physiquement. Il y a
eu des contacts intenses, des
bagarres intenses aux points de rencontre avec des joueurs qui arrivent
vite. Bien sûr, il y a des choses à améliorer. Ces deux matches ont été très
positifs. Les joueurs ont été intraitables en défense. Cette défense est
une très bonne chose pour nous. Le
beau jeu, il arrive après. Les joueurs
sont tellement bien préparés que les
craquements en défense arrivent
tard dans le match. Bien sûr qu’il faut
attaquer, mais si la défense ne tient
pas, on ne pourra pas imposer du jeu
là où il y a de la place pour le naturel
et l’improvisation, sur des ballons de
récupération. Cela passe par beaucoup de plaquages, une défense collective qui monte ensemble et beaucoup de communication.
– La mêlée galloise vous
inquiète-t-elle ?
– Il y a cinq, six ans, elle était une
référence mondiale. Aujourd’hui,
elle est moins déstabilisante. Le jeu
gallois est davantage basé sur le
déplacement.
– Un seul match de préparation, cela suffit-il pour se
mettre en valeur ?
– L’important pour moi, c’est d’être
bien préparé, de ne pas avoir de
pépins, d’être bien dans ma tête. Le
seul but, c’est de gagner la Coupe du
monde. Il ne faut pas se focaliser sur
l’équipe qui ouvrira contre l’Argentine. Celui qui penserait que c’est fini
Pieter DE VILLIERS (Stade Français - Paris)
35 ans, né le 3 juillet 1972 à Malmesbury (AFS).
1,84 m ; 107 kg.
Pilier.
63 sélections.
10 points (2 E).
Première sélection : GallesFrance (34-26) le 28 août 1999 à
Cardiff.
Dernière sélection : FranceÉcosse (46-19), le 17 mars 2007 à
Saint-Denis.
Palmarès : Tournoi des Six Nations
(2002 [GC], 2004 [GC], 2006, 2007) ;
Championnat de France (1998, 2000,
2003 et 2004), Coupe de France 1999.
Participation CM : 1 (1999).
Club précédent : Stellenbosch
(jusqu’en 1995).
parce qu’il ne jouerait pas contre
l’Argentine serait bête. Les huit qui
ne seront pas pris, joueront peut-être
le prochain match ou la finale. On
gagnera à trente. Celui qui ne sera
pas titulaire devra travailler pour
prouver qu’il mérite de le redevenir
ou qu’il mérite d’attaquer le prochain match. »
FRANCIS DELTÉRAL
(1) Il ne s’est pas entraîné avec ses
coéquipiers hier après-midi, se contentant de trottiner.
(2) Le 13 août 2003, lors du stage de
préparation à Val-d’Isère, Pieter De
Villiers s’était luxé l’épaule droite
après une chute de VTT.
(3) Dans une mêlée fermée, le pilier
droit a la tête bloquée entre le pilier
gauche et le talonneur adverses alors
que celle du pilier gauche est dégagée
et subit donc moins de pression.
Reste de rares
interrogations
À l’ouverture, ce n’est pas un secret
non plus, Lionel Beauxis, le benjamin
du groupe (21 ans), sera titularisé.
« Il commencera, et c’est logique »,
commente Maso. Au centre, c’est le
duo du dernier tournoi, Jauzion-Marty, qui sera reconstitué, et à l’arrière,
en l’absence voulue de Poitrenaud,
Heymans passera un grand examen
qui lui permettra de montrer qu’il
peut être un suppléant de valeur à
ce poste.
En première ligne, Poux devant logiquement être ménagé en début de
partie, qui des deux « droitiers »
Mas et De Villiers débutera à
gauche ? « Il ne faut pas se cacher
les choses, on veut y voir Nicolas
(Mas) », a expliqué Maso. Quel
talonneur succédera au capitaine
Ibañez ? « On verra samedi comment on attaque », a lancé le manager à propos de deux concurrents
très proches l’un de l’autre.
Mais qu’il s’agisse de Szarzewski ou
de Bruno pour débuter, le coaching
aura certainement lieu à la mitemps. Enfin, il faudra choisir entre
les deux numéros 9 disponibles. Élissalde, Mignoni ? Cette fois, la qualité de buteur du Toulousain ne sera
pas un atout majeur puisque Beauxis
sera sur le terrain. Et le dernier dossier à régler concerne les ailiers. De
Rougerie, Clerc et Dominici, deux
seulement débuteront. Réponse
samedi. – H. I.
ance
ure locale), Canal +.
Dima
Les avants
12
ais, 35 ans/63 sélections), Mas
27/13).
ançais, 24/15), Bruno (Sale, ANG,
32/21).
Deuxième-ligne : Nallet (Castres, 30/28), Chabal (Sale, ANG, 29/30),
se, 25/4), Harinordoquy (Biarritz,
), Martin (Stade Français, 27/17).
Les arrières
10
ouse, 29/22), Mignoni (Clermont,
e Français, 21/5), Skrela (Stade
Français, 28/7).
Centres : Jauzion (Toulouse, 29/43), Marty (Perpignan, 24/13).
Ailiers : Clerc (Toulouse, 26/21), Dominici (Stade Français, 35/61),
Rougerie (Clermont, 26/45).
Arrière : Heymans (Toulouse, 29/31).
Ils rentrent : Beauxis, Betsen, Chabal, Clerc, De Villiers, Marty, Martin, Szarzewski.
Ils sortent : Bonnaire, Ibañez, Michalak, Milloud, Nyanga, Pelous, Poitrenaud, Traille.
L’ÉQUIPE POSSIBLE : 15 Heymans – 14
Rougerie, 13 Marty, 12 Jauzion, 11 Clerc –
10 Beauxis, 9 Élissalde, 10 Beauxis – 7
Dusautoir, 8 Harinordoquy, 6 Betsen
(cap.) – 5 Nallet, 4 Chabal – 3 De Villiers,
2 Bruno, 1 Mas. Remplaçants : 16 Szarzewski, 17 Poux, 18 Thion, 19 Martin,
20 Mignoni, 21 Skrela, 22 Dominici.
RMC PRÉCISE. – À la suite de l’article intitulé « Marconnet sort de la mêlée » publié dans L’Équipe du 21 août
2007, RMC précise : « Le contrat liant RMC à Bernard
Laporte a pris fin le 30 juin 2007, en respect des règlements
de la Rugby World Cup. Si RMC s’est vu ouvrir les portes du
centre de Marcoussis pour une émission spéciale dans
laquelle intervenaient des joueurs du quinze de France et le
sélectionneur, c’est uniquement dans le cadre d’un accord
convenu entre l’encadrement du quinze de France et les principales radios françaises, représentées par leur syndic. Selon
cet accord, ces radios ont la possibilité de produire un direct
de Marcoussis une fois chacune lors de la période de préparation, à une date convenue avec le staff du quinze de
France. Seul le hasard a voulu que l’actualité liée à Sylvain
Marconnet survienne le jour, programmé de longue date, de
la présence de RMC à Marcoussis. »
La rédaction de L’Équipe présente ses excuses à ses lecteurs,
à RMC Info et bien sûr à Bernard Laporte, pour la publication
d’une information erronée concernant les rapports entre la
radio et le sélectionneur de l’équipe de France.
LA JOURNÉE DES BLEUS
Contracture pour Ibañez
RAPHAËL IBAÑEZ souffre d’une
contracture au mollet gauche et a été
dispensé de l’entraînement en opposition raisonnée hier après-midi, tout
comme Sébastien Chabal et Pieter De
Villiers, qui ont poursuivi leur reprise
progressive. Le matin, les avants et les
arrières avaient alterné sur deux ateliers d’une heure : vitesse et musculation. À cinq jours du dernier match de
préparation au Mondial contre le pays
de Galles, dimanche à Cardiff, pour
lequel Ibanez n’a pas été retenu, Chabal et De Villiers ont accentué leur programme de course. Le deuxième-ligne
et le pilier droit ont participé à un atelier de vitesse aménagé puis de musculation le matin, après un long échauffement. L’après-midi, ils ont de
nouveau trottiné et fait des exercices
de course. Ils devraient reprendre
l’entraînement rugby aujourd’hui. Ibañez, dont la blessure est a priori
bénigne, pourrait de nouveau être dispensé de la grosse séance en opposition organisée ce matin.
CONTRÔLE ANTIDOPAGE À MARCOUSSIS. – Dix-huit joueurs de
l’équipe de France ont subi hier matin
un contrôle antidopage inopiné. Quatorze des joueurs concernés figurent
dans le groupe retenu pour le déplacement à Cardiff. « On a appris à
9 heures qu’ils (les contrôleurs) arriveraient à 9 h 15 et que le contrôle aurait
lieu à l’issue de l’entraînement », a
indiqué Jo Maso qui a par ailleurs pré-
ARGENTINE
PRO D 2
Gaitan est sorti de l’hôpital
Umaga fait recette
Le centre des Pumas, opéré du cœur dimanche, va rejoindre Biarritz.
TOULON –
VERS 14 H 15, hier, Martin Gaitan a
enfin pu respirer l’air vivifiant de Cardiff en quittant l’hôpital universitaire
de la capitale galloise. Soit seulement
quarante-huit heures après y avoir subi
une angioplastie à la suite d’un
malaise cardiaque survenu quelques
minutes après le match contre le pays
de Galles samedi. Il était accompagné
par Mario Larrain, le médecin des
Pumas, et un membre de la Fédération
galloise de rugby. Gaitan a immédiatement appelé Serge Blanco, le président
de la Ligue. « Il m’a beaucoup soutenu. Il voulait même venir me chercher à
Cardiff pour me ramener à Biarritz
(club où Gaitan est licencié) », a affirmé le joueur à un journaliste argentin
de La Nacion. Apparemment en forme,
vu les circonstances, il a ajouté : « Je
vais bien. Quand les potes (quelques
Pumas) sont venus me voir, ils avaient
l’air d’être vraiment inquiets, mais
franchement je me sens bien. La dernière échographie m’a entièrement
rassuré. » Avant d’aller se reposer à
l’hôtel Hilton, à Cardiff, il a également
déclaré : « La suite de ma carrière ?
Franchement, pour l’instant, c’est le
cadet de mes soucis. »
Le médecin gallois qui a opéré Gaitan a
laissé entendre qu’il enverrait dans les
plus brefs délais le dossier médical à
Biarritz. Une chose est sûre, le joueur
devra être contrôlé toutes les cinq
semaines. Hier soir, Gaitan a reçu une
HERNANDEZ A REJOUÉ. – Touché à la cuisse depuis la mi-juillet, l’indisponibilité de Juan Martin Hernandez a duré un mois, soit une dizaine de jours de plus
que prévu. La semaine dernière, il avait déjà repris l’entraînement à Cardiff. On
l’avait vu courir, sprinter et taper dans le ballon, apparemment sans gêne. Lundi,
après l’arrivée des Pumas à Bruxelles, il a pris part à une séance collective, une
opposition visant à travailler le rideau défensif, assez perméable samedi dernier à
Cardiff (défaite 27-20 contre le pays de Galles). Marcelo Loffreda devrait le titulariser samedi (18 heures) contre le quinze belge, emmené par Debaty (renforcé par
quelques joueurs français, Aubin Hueber, Yann Delaigue, Francis N’Tamack,
Cédric Debrosses, Raphaël Chanal). – A. Ju.
autre bonne nouvelle : l’arrivée à Cardiff de sa petite amie et de son frère.
Ensemble, ils ont prévu de séjourner
dans la capitale galloise et de s’y reposer jusqu’à vendredi.
Ensuite, ils rejoindront Biarritz.
Comme il lui est interdit de monter
dans un avion, et qu’il n’a pas l’autorisation de faire de longs voyages, Gaitan fera deux arrêts sur son chemin. À
Londres puis à Paris, avant de rejoindre
le Pays basque, lundi, où l’attend sa
mère.
ALEXANDRE JUILLARD
SUR
LA GAZETTE
www.lequipe.fr
Retrouvez l’ensemble des listes
des trente pour la Coupe du monde.
TRIMBLE AU POSTE DE O’DRISCOLL FACE À l’ITALIE. – Le sélectionneur
Eddie O’Sullivan, privé du centre Brian O’Driscoll, blessé au sinus droit, a remanié
son équipe qui sera alignée vendredi prochain contre l’Italie. Andrew Trimble est
titularisé au poste de son capitaine et laisse son aile droite à Geordan Murphy.
L’équipe d’Irlande : Dempsey – Murphy, Trimble, D’Arcy, Hickie – (o) O’Gara, (m)
Stringer – N. Best, Leamy, Easterby – O’Connell (cap.), O’Callaghan – Hayes, R. Best,
Horan. Remplaçants : Flannery, S. Best, O’Kelly, Ferris, Boss, Wallace, Carney.
ÉCOSSE : DES CHANGEMENTS CONTRE L’AFRIQUE DU SUD. – L’entraîneur de l’Écosse, Frank Hadden, a annoncé hier l’équipe qui débutera, samedi à
Édimbourg, le match de préparation contre l’Afrique du Sud, vainqueur hier soir à
Galway de la province irlandaise de Connacht (18-3). Gavin Kerr remplace Allan
Jacobsen au poste de pilier. Kelly Brown et Dave Callam sont alignés en troisième
ligne à la place d’Allister Hogg et de Simon Taylor, blessé au visage, tandis que
Nikki Walker remplace Sean Lamont sur l’aile.
L’équipe d’Écosse : R. Lamont – Walker, Dewey, Henderson, Webster – (o) Paterson,
(m)Blair – Brown,Callam, White(cap.) – Hamilton,Hines – E. Murray, Ford, Kerr. Remplaçants : F. Thomson, Jacobsen, S. Murray, Hogg, Lawson, Parks, Southwell.
PAGE 8
cisé que ce contrôle – il s’agissait de
prélèvements urinaires – avait été diligenté par l’Agence française de lutte
contre le dopage (AFLD). Le manager
des Bleus a ensuite redit sa satisfaction
que les joueurs soient contrôlés et sa
détermination à lutter contre le
dopage : « Dix-huit joueurs ont été
désignés par tirage au sort et c’est une
très bonne chose, d’autant que notre
biologiste, le docteur Astier, est venu
faire un prélèvement sanguin le matin.
Il y en aura trois autres diligentés par la
Fédération pendant la Coupe du
monde et, encore une fois, c’est bien
qu’on s’attaque à ce fléau parce que
c’est un fléau. Je suis sûr de mon staff
MARCONNET A ÉTÉ OPÉRÉ. –
Comme prévu, Sylvain Marconnet a
été opéré hier matin de la « fissure de
contrainte de la cheville gauche » qui
l’a obligé à déclarer forfait pour le
Mondial. Le joueur devrait sortir de
l’hôpital aujourd’hui.
s
8e semaine
Du 20 au 26 août
Cette semaine
Stage au CNR de Marcoussis.
Laa phrase du jour
100e s.
3-7 septembre
Vendredi 7 :
Match d’ouverture
France-Argentine
Tous les matins, il faut
issent les membres du comité
élection de les avoir pris.
él
»
De Jo Maso, à propos du privilège des
joueurs de disputer la Coupe du monde.
TOULON. –
Quelque 2 500
spectateurs
ont assisté
hier au
premier
entraînement
du nouveau
manager
du RC Toulon,
Tana Umaga.
(Photo
Sébastien Boué /
L’Équipe)
correspondance spéciale
DEPUIS PLUSIEURS JOURS, le
site officiel du RC Toulon affichait en
page d’accueil ce rendez-vous
immanquable : la première d’Umaga. Avec une précision d’importance : « Entraînement ouvert au
public. » Près de deux mille cinq
cents spectateurs sont venus pour
assister aux premiers coups de sifflet
de l’ancien capitaine des All Blacks
(74 sélections), qui avait joué (et
gagné) sept matches l’an dernier
sous le maillot au brin de muguet.
Arrivé jeudi soir à l’aéroport de Nice
après une ultime apparition avec la
province néo-zélandaise de Wellington, le nouveau manager rouge et
noir a pris les choses en main. « La
séance, quoique très classique,
n’était pas si mal, concédera-t-il en
conférence de presse. J’ai trouvé les
joueurs en forme physiquement. »
Le nouveau patron du secteur sportif
est apparu souriant, visiblement
satisfait de l’intérim assuré depuis
plusieurs semaines par son compatriote Lipi Sinnott, en charge de la
médical les yeux fermés, mais nous ne
sommes pas à l’abri d’un cas isolé. Si
on a le malheur de l’avoir, ce gars pourra faire une croix sur l’équipe de
France. Avec le président Lapasset,
nous sommes très à cheval là-dessus.
Tant qu’on est là, il en sera rayé à vie. Il
faut que rien ne vienne gangrener
l’équipe de France. » – H. I.
défense, et par ses adjoints JeanJacques Crenca et Jean-Martial Cottin. « Nous avons maintenant deux
mois pour préparer au mieux cette
saison capitale pour le club. Cela
nous laisse du temps, tant mieux. Les
entraîneurs regrettent toujours de ne
pas en avoir assez. »
Très attendu depuis sa nomination
officielle, le 31 mai dernier, le NéoZélandais suscite l’admiration de
son président, Mourad Boudjellal,
qui note « la discipline sans faille »
de ses joueurs depuis qu’ils savent
qui sera aux commandes cette saison. Pour preuve, cette confidence
du demi d’ouverture Andrew Mehrtens : « Tana a un charisme naturel.
Quand il commence à parler je
m’arrête de blaguer. » Après une
saison décevante, il ne faudra pas,
en effet, plaisanter avec l’objectif du
club : monter en Top 14.
GUILLAUME MARTINO
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
nant à trouver un bon équilibre avant
de bâtir l’équipe qui commencera le
match au Millennium Stadium. Mais,
déjà, on a une idée précise du quinze
de départ.
Ainsi, en deuxième ligne, c’est la
paire Chabal-Nallet qui débutera.
En troisième ligne, c’est bien sûr
Serge Betsen, promu capitaine pour
la première fois de sa longue carrière
internationale (56 sélections depuis
1997), qui portera le numéro 6. Avec
lui, on devrait retrouver Harinordoquy, seul numéro 8 de métier,
et Dusautoir ou Martin. « Thierry
Dusautoir entre dans la concurrence
plus qu’on aurait pu l’imaginer,
reconnaît le manager des Bleus. À
Marseille, il l’a crié haut et fort et
c’est magnifique. »
Bleu
APRÈS LES SIX CHANGEMENTS
opérés dans le groupe entre les deux
rencontres face à l’Angleterre (victoires 21-15 et 22-9), les 11 et
18 août, l’encadrement du quinze de
France a procédé hier à huit nouvelles modifications au sein de la
liste des vingt-deux joueurs établie
pour le déplacement de dimanche au
pays de Galles. On en recense cinq au
niveau du pack avec les entrées
de Szarzewski, De Viliers, Chabal,
Betsen et Martin, et trois parmi les
arrières avec l’appel à Beauxis,
Marty et Clerc.
Parmi les joueurs laissés au repos, on
note donc Milloud, Ibañez, Pelous,
Traille et Poitrenaud, tous titularisés
lors de deux premiers matches de
préparation, mais aussi Nyanga,
Bonnaire et Michalak, également
utilisés les deux derniers week-ends.
La règle édictée en début de préparation est donc respectée : tout le
monde aura joué au cours du mois
d’août et chacun des joueurs au
moins deux matches, si l’on excepte
Pieter De Villiers et Lionel Beauxis,
jusqu’alors les deux seuls éléments
du groupe non sollicités. « On a toujours dit que l’on voulait donner du
temps de jeu à chacun et c’est ce que
l’on fait », s’est justifié Jo Maso.
Entre ceux qui n’ont pas encore été
titularisés (Mas, De Villiers, Szarzewski, Bruno, Chabal, Nallet, Beauxis) et ceux convoqués pour les trois
rencontres (Poux, Thion, Mignoni,
Élissalde, Rougerie), le staff technique des Bleus va s’atteler mainte-
MARCOUSSIS. – Privé des deux premiers matches de préparation par une élongation au mollet droit, Pieter
De Villiers devrait être titulaire dimanche contre le pays de Galles.
(Photo Jean-Louis Fel)
Jaune
Rouge
Jaune
Huit modifications ont été apportées au sein de la liste des vingt-deux
pour le match à Cardiff.
Noir
Bleu
Noir
La revue continue
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BATEAUX SOLITAIRE DU « FIGARO »
Et de trois qui font un roi
Michel Desjoyeaux a gagné l’épreuve pour la troisième fois. Son palmarès en solitaire est exceptionnel.
LES SABLES-D’OLONNE –
colorée ornant les flancs de Foncia
surgit à son tour à vive allure. À
3 h 1’55’’, « Mich’Dej’ » franchit la
ligne en poussant des cris aigus.
Avec un crédit de 26’38’’, le « roi du
solo » venait de frapper à nouveau.
À ses victoires de 1992 et 1998, il en
ajoutait une troisième, rejoignant
ainsi Philippe Poupon et Jean Le
Cam. En y ajoutant Vendée Globe,
Route du Rhum et Transat anglaise,
on obtient le palmarès du « marin le
plus titré en solitaire » une étiquette
qui l’agace en surface mais ne peut
que le réjouir sous sa ligne de flottaison.
Desjoyeaux a dominé sa dixième
Solitaire avec panache : trois places
de troisième, une place de premier,
premier au Grand Prix Suzuki (premier bateau à avoir contourné un
point de passage clé de chaque
étape), premier au Prix de la Bouée
Radio France, (bateau en tête lors du
passage d’une bouée située environ
1 h 30’ après le départ). Qui mieux
que lui ?
de notre envoyé spécial
LA FAIM DE VICTOIRES – à moins
que ce ne soit sa soif de champagne – de Michel Desjoyeaux a été
une nouvelle fois récompensée aux
Sables-d’Olonne, siège de son premier grand succès médiatique, le
Vendée Globe 2001. Mardi bien
avant l’aube, le skipper de Foncia a
gagné pour la troisième fois la Solitaire du Figaro.
C’était au plus profond d’une profonde nuit, où la houle mauvaise testait sévèrement l’estomac des terriens aventurés en mer. Un zeste de
suspense demeurait encore quant à
l’issue de la course. Vers 2 h 15 enfin,
on distingua distinctement Distinxion, que Fred Duthil menait en de
rapides surfs vers sa deuxième victoire d’étape. À 2 h 20’10’’ précisément, l’ancien véliplanchiste coupa
la ligne tendue à faible distance de
l’entrée du chenal des Sablesd’Olonne. Au classement général
après la troisième étape, qui l’avait
vu arrivé dépité à La Corogne au
terme d’une cascade d’ennuis, le
Costarmoricain avait 1 h 8’23’’ de
retard sur Desjoyeaux. Un gouffre,
avait-il alors semblé. Une fissure
tout au plus, se disait-on soudain.
Joignant le Duthil à l’agréable, le
Costarmoricain allait-il arracher la
victoire finale ? « Hitchcock est parmi nous », avait dit Desjoyeaux à La
Corogne.
Mais l’incertitude fut brève. Après
que Gérald Veniard eut glissé Scutum en deuxième position, la palette
« M. Desjoyeaux,
inspiré et rapide »
Certes, c’était peut-être la saison ou
jamais pour remporter ce troisième
titre, la classe Figaro ayant été
délaissée par nombre de spécialistes
partis tâter du 60-pieds Open. L’intéressé en convient : « C’est sûr qu’il
manque une bonne partie des
ténors, Charles Caudrelier et les
autres », mais objecte : « La classe
montante a montré qu’elle avait du
talent. Troussel n’a pas gagné par
hasard l’an dernier. Mahé a bien progressé, Duthil aussi. »
Ce dernier résumait ainsi l’opinion
de bon nombre de concurrents : « De
toute façon, ç’aurait été difficile de
battre M. Desjoyeaux cette année. Il
était inspiré et rapide. » Compliment
complété par Nicolas Troussel,
repoussé à la quatrième place au
général par Duthil et Corentin Douguet : « Michel a été sur son petit
nuage pendant tout le mois d’août »
– belle perf en soi quand le commun
des mortels était sous de gros
nuages. « Beaucoup plus motivé et
mieux préparé » que lors de ses deux
dernières participations en 2003
et 2005, Desjoyeaux avait mis le plus
d’atouts possibles dans son jeu, se
faisant suivre par une équipe d’assistance impressionnante à bord de son
tout nouveau 60-pieds Foncia. Au
lendemain de l’arrivée à La Corogne,
ils étaient ainsi cinq, sans lui, à
s’affairer sur son Figaro pour le
remettre à neuf.
On n’en concluera pas que cette Solitaire fut une partie de plaisir pour lui,
qui la qualifie de « plus dure » qu’il
ait jamais faite. À cause des conditions météo, très souvent abominables, et aussi de l’homogéneité de
la flotte. « Tous les bateaux marchaient bien et tous les coureurs
étaient capables de ne pas être seulement des suiveurs. C’est ça que
j’étais venu chercher. La confrontation. La bagarre. » Desjoyeaux, c’est
comme Johnny : si vous cherchez la
bagarre…
1982
1985
1995
Jean Le Cam
16 participations
1994
1996
1999
ILS ONT DIT
« La plus dure »
Les disparus de l’été
Rois du gazon, Nicolas Mahut et Jo-Wilfried Tsonga ont joué de malchance
après Wimbledon. Ils gardent quand même espoir pour l’US Open.
NEW HAVEN – (USA)
de notre envoyé spécial
IL Y A DEUX MOIS de cela, Nicolas
Mahut et Jo-Wilfried Tsonga sidéraient nos confrères britanniques
par la qualité de leur jeu sur gazon.
Mahut, finaliste du tournoi du
Queen’s Club de Londres avait
ensuite traversé comme un météore
les qualifs de Wimbledon et Tsonga,
après avoir remporté le tournoi sur
herbe de Surbiton, avait attiré
l’attention des dirigeants de Wimbledon en battant Hewitt au
Queen’s au point de se voir offrir une
wild-card.
Aujourd’hui, à quelques jours de
l’US Open, Mahut et Tsonga sont
déjà à New York, mais contre leur
gré. Tous deux étaient en effet engagés au tournoi de New Haven mais
l’épreuve s’est terminée au premier
tour des qualifications pour Mahut
(battu par Devilder) et au premier
tour du grand tableau pour Tsonga
(battu par Del Potro). Est-ce à dire
que les deux joueurs français ne sont
bons que sur gazon ? Non, sans
doute pas…
Unis dans le succès,
inséparables
ans la galère
Les cataloguer comme joueurs
d’herbe exclusivement serait trop
réducteur pour ces deux attaquants
naturels qui aiment aussi le ciment
américain. Alors, pourquoi ces
médiocres résultats à New Haven ?
Pourquoi n’avons-nous pas entendu
parler de ces deux feux follets depuis
que la courte saison sur gazon est
terminée ? Tout simplement parce
que, blessés tous les deux, ils ont vu
leur été américain fichu en l’air et
qu’ils ont été obligés de rester chez
eux pendant que se déroulaient les
tournois de Washington, Indianapolis et Montréal.
« Juste après Wimbledon, je suis allé
jouer à Newport (sur gazon) où j’ai
atteint la finale (battu par Fabrice
Santoro), rappelait Mahut. Ensuite,
j’ai pris quelques jours de repos
avant de réattaquer sur le ciment
américain mais dès que j’ai recommencé à m’entraîner de nouveau sur
dur, j’ai ressenti une forte douleur
sous le pied. En fait, c’est une douleur au niveau de l’astragale que
j’avais à Roland-Garros, qui avait
disparu sur gazon et qui est revenue
ensuite. Après m’être fait examiner
par le docteur Montalavan, on s’est
rendu compte qu’il y avait une
sérieuse inflammation. Le doc a dû
se résoudre à pratiquer une infiltration ce qui signifiait trois semaines
d’arrêt avant de reprendre la
raquette. J’ai donc loupé trois tournois et je suis allé disputer les qualifs
de Cincinnati avec seulement trois
jours d’entraînement derrière moi
puis celles de New Haven (battu les
deux fois au premier tour par Fleichman puis Devilder). Je suis maintenant à New York pour me préparer
du mieux que je peux pour l’US
Open. J’essaie de mettre les bouchées doubles, mais entre la pluie et
la douleur au pied qui a tendance à
revenir, ce n’est pas facile. Cela dit,
les résultats obtenus sur gazon
m’ont permis de modifier la manière
de voir les choses. La confiance est
là, je sais que j’ai la possibilité de
gagner un tournoi et que si je suis
encore un peu juste pour l’US Open,
je jouerai beaucoup en fin de saison,
surtout sur courts couverts où je me
sens comme sur gazon, très à
l’aise. »
Unis dans le succès, Mahut et Tsonga sont restés inséparables dans la
galère, comme le racontait Éric
Winogradski, l’entraîneur de ce dernier. « Après Wimbledon, Jo a pris
PREMIÈRE VICTOIRE POUR YOUNG. – L’Américain Donald Young, dix-huit ans, champion junior de
Roland-Garros cette année, a enfin gagné un match sur le
circuit ATP, en battant son compatriote Amer Delic au
premier tour du tournoi de New Haven. Victorieux d’un
tournoi Challenger en Californie la semaine précédente,
Young était particulièrement content de cette victoire
obtenue après onze essais infructueux sur le circuit ATP.
« Ça fait du bien de gagner son premier match. Les conditions étaient plutôt bonnes pour moi, car je connais bien
Delic, nous avons joué souvent l’un contre l’autre sur des
tournois moins importants. Je savais donc que j’avais ma
chance. » Classé 232e à l’ATP, Young a redonné espoir
aux responsables techniques de la fédération américaine, qui commençaient à douter de ses capacités.
une dizaine de jours de repos. Il avait
bien mérité de couper un peu après
avoir enchaîné Surbiton, le Queen’s
et Wimbledon. Nous avons ensuite
repris l’entraînement en prenant un
maximum de précautions car il se
sentait le dos un peu raide à cause de
sa hernie discale. Et puis, patatras, il
s’est donné un lumbago ! Ce n’est ni
la première fois ni sans doute la dernière, mais dans ce cas, il n’y a rien à
faire d’autre que de se reposer complètement pendant trois semaines.
Ensuite, il a fallu tout reprendre à
zéro ce qui explique que Jo n’a pu
jouer de vrais points à l’entraînement que la veille de son premier
tour à New Haven. Il a quand même
réussi un match correct contre Del
Potro (battu 3-6, 6-3, 6-4) mais il y a
encore un énorme boulot à faire. Là,
nous sommes à New York, son préparateur physique est là et nous faisons tout ce que nous pouvons pour
qu’il arrive dans une forme correcte
à l’US Open. Il ne souffre plus du dos
et même s’il n’est pas à cent pour
cent à Flushing, j’espère que le travail entrepris ici portera ses fruits sur
les tournois de fin de saison. »
Admis tous les deux directement
dans le tableau final de l’US Open,
Nicolas Mahut (70e à l’ATP) et JoWilfried Tsonga (74e) bénéficient
donc d’une vraie semaine de préparation. En espérant que ce sera suffisant pour qu’ils puissent reprendre
leur marche en avant.
ALAIN DEFLASSIEUX
Dotation : 500 247 (ATP) et
440 790 (WTA).
HOMMES. – Deuxième tour : Nieminen (FIN) b. F. Lopez, 3-6, 6-2, 7-6 (8-6).
FEMMES. – Premier tour : Dementieva (RUS) b. Santangelo (ITA), 6-2, 3-6,
6-0 ; Daniilidou (GRE) b. Müller (ALL), 6-4,
7-6 (7-4).
APRÈS LA PLUIE, LA… PLUIE. – Après l’annulation
de la session de nuit lundi soir à cause de la pluie, aucun
match n’a pu se jouer mardi. La pluie a envahi toute la
côte est des États-Unis. La perturbation n’a pour l’instant
rien à voir avec l’ouragan Dean, mais les conséquences
n’ont rien de réjouissantes puisque la pluie est annoncée
pour tous les jours de la semaine. Avec un programme à
l’origine très chargé pour pouvoir terminer le tournoi
samedi soir, les joueurs et joueuses présents à New
Haven risquent de devoir jouer deux matches par jour, à
moins que les finales ne soient reportées au dimanche
matin. Hier, les Français Marion Bartoli, Émilie Loit, PaulHenri Mathieu, Julien Benneteau, Gaël Monfils, Arnaud
Clément et Gilles Simon ont donc tué le temps entre un
salon des joueurs ultra bondé et l’hôtel.
FLUSHING : LE TIRAGE AU SORT. –
C’est à partir de 11 heures (17 heures,
heure française), à l’Empire State Building
de New York, que se déroulera,
aujourd’hui, le tirage au sort de l’US Open
qui débute lundi prochain, 27 août, à
Flushing Meadows. Les têtes de série
suivant les classements mondiaux sont
sans surprise. Parmi celles-ci, il faut
rappeler la présence de deux Français –
Gasquet (tête de série 13) et Mathieu (22)
– dans le tableau masculin, et de deux
Françaises – Marion Bartoli (tête de
série 10) et Tatiana Golovin (17) – dans le
tableau féminin. Rappelons que Bartoli et
Golovin, respectivement 11e et 18e au
classement WTA, montent ainsi d’un cran
en raison du forfait de leur compatriote,
Amélie Mauresmo, 7e joueuse mondiale.
QUALIFICATIONS DE L’US OPEN :
17 FRANÇAIS EN LICE. – Hier, alors que la
pluie avait retardé le début des matches,
ils étaient dix-sept Français (hommes et
femmes) à espérer sortir des qualifications
de l’US Open. Côté masculin, trois d’entre
eux ont déjà participé au grand tableau :
Olivier Patience, Thierry Ascione et Antony
Dupuis. Seul ce dernier y a franchi un tour
(en 2002 et en 2003). Chez les femmes,
elles sont trois à avoir déjà connu la
victoire dans le tableau principal :
Stéphanie Foretz, Pauline Parmentier et
Yulia Fedossova. Les autres Français
engagés. Hommes : Jean-Christophe Faurel,
David Guez, Julien Jeanpierre, Gary
Lugassy, Laurent Recouderc et Nicolas
Tourte. Femmes : Julie Coin, Alizé Cornet,
Violette Huck, Virginie Pichet et Olivia
Sanchez. Côté étrangers, deux joueurs
remarquables : l’Allemand Rainer Schüttler,
huitième-finaliste à New York en 2003 et
le Roumain Andrei Pavel, qui y a déjà
atteint deux fois ce niveau, en 2000 et
en 2004.
SERENA A FAIM DE GRAND CHELEM.
– Alors que sa participation à l’US Open
est plus que compromise à la suite de ses
récents forfaits en cascade (San Diego,
New Haven), Serena Williams a néanmoins
assuré avoir toujours faim de grands titres.
« Huit n’est pas un nombre suffisant
(allusion à ses huit victoires en Grand
Chelem), a avoué l’Américaine dans les
colonnes du quotidien New York Times. Je
trouve que j’ai encore beaucoup de choses
à accomplir. » Au repos forcé depuis
Wimbledon en raison d’une fracture du
pouce, la cadette des sœurs Williams a
encore visiblement beaucoup de mal à
digérer sa défaite en quarts de finale du
tournoi londonien face à Justine Henin. « Il
n’y a pas de raisons de vous mentir : si
j’avais été à 100 %, j’aurais gagné. J’aurais
gagné si j’avais pu frapper mon revers,
mais je ne pouvais pas. Elle (Henin) a
commencé à jouer tous ses coups sur mon
revers. » – A. Gu.
RÉSULTATS
MANERBIO (ITA, ATP Challenger, terre battue,
42 500 , 20-26 août). – Premier tour : Prodon b.
Tkalec (SLV), 6-3, 6-1.
GENÈVE (SUI, ATP Challenger, terre battue,
29 750 , 20-26 août). – Premier tour : Chardy b.
Niland (IRL), 6-4, 6-2.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
LUNDI PROCHAIN
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LE GUIDE DU
SUPPORTER
1,80
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
NEW HAVEN (ATP, WTA Tour, dur)
Bleu
Rouge
RÉSULTATS
4e étape (La Corogne - Les Sables-d’Olonne) : 1. Duthil (Distinxion) les 340 milles en
35 h 20’10’’ ; 2. Véniard (Scutum) à 35’32’’ ; 3. Desjoyeaux (Foncia) à 41’45 ; 4. Bérenger (Koné
Ascenseurs) à 1 h 21’40’’ ; 5. Drouglazet (Luisina) à 1 h 22’35’’ ; 6. Le Gal (Lenze) à 1 h 27’15’’ ;
7. Morvan (Cercle Vert) à 1 h 32’55’’ ; 8. Douguet (E. Leclerc-Bouygues-Telecom) à 1 h 36’22’’ ;
9. Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen-la-Mer) à 1 h 42’57’’ : 10. Treussart (Groupe Celeos) à
1 h 51’50’’ ; etc.
CLASSEMENT GÉNÉRAL FINAL : 1. Desjoyeaux (Foncia) en 247 h 20’47’’ ; 2. Duthil (Distinxion)
à 26’38’’ ; 3. Douguet (E. Leclerc-Bouygues-Telecom) à 1 h 3’50’’ ; 4. Troussel (Financo) à
1 h 41’26’’ ; 5. Mahé (Le Comptoir-Immobilier) à 2 h 14’23’’ ; 6. Drouglazet (Luisina), à
2 h 39’5’’ ; 7. Véniard (Scutum) à 3 h 16’53’’ ; 8. Morvan (Cercle Vert) à 3 h 19’48’’ ; 9. Rouxel
(Défi Mousquetaires) à 3 h 29’34’’ ; 10. Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen-la-Mer) à 4 h 1’11’’ ; etc.
Jaune
Bleu
Jaune
que j’osais espérer la claquer, cette étape-là aussi.
– La remontée du chenal vous a rappelé
quelque chose ?
– La dernière fois que je suis arrivé de nuit sur cette
bouée, il y avait beaucoup, beaucoup de monde et je
ne voyais pas la bouée. Là, je la voyais flasher depuis
au moins une demi-heure. Mais ça n’a rien à voir…
C’est sûr que j’ai fait une arrivée victorieuse ici, mais
ce n’était pas du tout après le même périple. Cela dit,
je veux bien resigner pour dans un an et demi…
– Votre surnom de roi du solo est plus que
jamais justifié…
– Il m’arrive de lire les journaux et ça me fait toujours
bizarre de lire “ le marin le plus titré en solitaire ”. Le
“ roi du solo ”, ça tombe bien, c’est un truc que
j’aime bien, mais je n’ai pas fait ça pour avoir un palmarès à rallonge… Mais puisque c’est comme ça,
très bien. » A.-J. D.
LES SABLES-D’OLONNE. – « On ne navigue pas souvent à ce
niveau-là, en solo, avec autant de confrontation. Imaginez
cinquante bateaux dans la baie de La Corogne avec
presque autant de choix tactiques... » Michel Desjoyeaux
savourait pleinement cette victoire.
(Photo Richard Vialeron / AFP)
Fred DUTHIL (2e au général) :
« Deux victoires d’étape, c’est génial.
Une victoire, pour moi, c’était déjà un
objectif. La deuxième, c’est que du
bonheur et j’ai fait une belle remontée
au classement général. C’est une super
Solitaire 2007 qui se termine pour moi.
J’étais déçu à l’arrivée à La Corogne,
mais il faut se rappeler les conditions,
après trente et quelques heures que je
n’avais plus de pilote et que je n’avais
pas dormi. Avec l’expérience que j’ai
en régate, je sais qu’il ne faut jamais
s’arrêter à une manche, mais repartir à
zéro sur la suivante. J’ai essayé de
prendre chaque départ en me disant
qu’il ne s’était rien passé avant. »
Corentin DOUGUET (3e au général) : « Je suis super content de rester
sur le podium. En même temps, bien
sûr, on savait que, neuf minutes, ce
n’était pas grand-chose et le terrain de
jeu était suffisamment grand pour les
reprendre à Mich (Desjoyeaux)). J’ai eu
de petits soucis, une vague qui a éclaté
sur le bateau en pliant un chandelier et
le balcon arrière, et j’ai fait les cinq dernières heure sans pilote. Mais je ne
vais pas cracher dans la soupe. J’ai
gagné une étape et je finis à la troisième place sur le podium. C’est bien
et ça laisse une petite marge de progression… »
Nicolas TROUSSEL (4e au général): « J’avoue que je ne suis pas fanatique de ces étapes dans la brise forte.
Je préfère quand le jeu est plus ouvert,
qu’il faut peaufiner sa navigation. Et,
visiblement, j’ai encore à progresser
pour aller plus vite aux allures portantes. Quatrième au classement
général, je ne vais pas bouder mon
plaisir… même si j’aurais vraiment
voulu rester sur le podium. »
Noir
Noir
TENNIS
2007
15 participations
(Foncia)
42 ans, né le 16 juillet 1965 à Concarneau
Marié, trois enfants
Triple vainqueur de la Solitaire du
Figaro (2007, Foncia ; 1998, TBS ;
1992, Groupe Coupechoux) avec six
victoires d’étape en dix participations) ; vainqueur de la Transat
anglaise (2004, trimaran Géant), de la
Route du Rhum (2002, trimaran
Géant), du Vendée Globe (2000/2001,
PRB), de la Transat Ag2r (1992, Sill).
« QUEL EFFET VOUS FAIT cette troisième victoire dans la Solitaire ?
– Ce n’est pas le fait d’en avoir gagné trois, c’est plus
le fait d’avoir gagné celle-là, qui était belle et qui a été
disputée tout le temps. En 2003 et 2005 (respectivement 3e et 2e), j’étais venu un peu la fleur au fusil ;
cette fois, j’ai plus fait les choses dans le bon ordre et,
en apprenant à être patient, on arrive à faire une bien
belle victoire ! Je crois pouvoir dire sans aucun doute
que c’est la plus dure que j’aie jamais faite. Elle a été
très disputée.
– En ressortez-vous très fatigué ?
– Pas fatigué, parce qu’on n’a été que 240 heures en
mer, mais usé, parce que toutes les étapes ont été
dures et l’enchaînement assez rapide. Et puis, dans
1998
Philippe Poupon
ANDRÉ-JACQUES DEREIX
cette dernière manche, j’ai bouffé du jus pour revenir
après mon départ raté à La Corogne. Ça tire un peu,
on n’a plus vingt ans…
– Quels bénéfices attendez-vous de votre
participation à l’épreuve ?
– Avec nos gros bateaux (les 60 pieds open), on ne
navigue pas énormément avec ce niveau de confrontation. Là, on a cinquante concurrents, dont une vingtaine d’un niveau suffisamment conséquent pour
qu’on puisse se tirer la bourre… Il n’y a que dans
cette course qu’on trouve ça. Je serai dans ce même
port dans un peu plus d’un an pour le départ du Vendée Globe. Et une petite piqûre de rappel sur la Solitaire, ça ne fait pas de mal.
– Votre joie reste réservée…
– Déjà, je suis comme ça. En plus, je me suis tellement bagarré pour revenir aux avant-postes que j’ai
les nerfs tendus. Mais ce qui me déçoit le plus, c’est
Michel Desjoyeaux
1992
Michel DESJOYEAUX de notre envoyé spécial
Avec cette nouvelle victoire dans la
Solitaire, Michel Desjoyeaux rejoint
deux autres navigateurs au sommet du
classement des skippers les plus titrés
de cette course.
10 participations
MICHEL DESJOYEAUX voit dans sa dixième Solitaire la plus difficile qu’il ait disputée.
LES SABLES-D’OLONNE –
Le trio des triplés
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME TOUR DU LIMOUSIN
Gilbert, la roue tourne
Le Belge de la Française des Jeux, malchanceux cette saison, s’est rassuré hier en remportant l’étape.
LA SOUTERRAINE –
de notre envoyé spécial
PHILIPPE GILBERT est un guerrier.
Marc Madiot, son directeur sportif, se
plaît à le répéter. Hier, le Wallon en
arborait d’ailleurs les stigmates. Le
pouce droit enserré par une bande
(déchirure du tendon) : la conséquence
d’une chute mercredi dernier lors des
Championnats de Belgique du contrela-montre (2e derrière Hoste) ; le côté
droit (hanche, jambe) tapissé de compresses : les séquelles d’une autre
chute survenue dimanche dans le
sprint final de la classique de Hambourg ; enfin, des traces de mercurochrome un peu partout parfaisaient
la panoplie.
Hier midi, en descendant du Camper
de la Française des Jeux, sous des
trombes d’eau, Gilbert grimaçait, et
pas seulement en raison de ses
contractures ou de cette météo si insolite pour un mois d’août. Les yeux cernés, le Belge de vingt-cinq ans manquait de sommeil. Entre Hambourg et
Limoges, les liaisons sont difficiles.
« Le voyage était assez long, j’ai peu
dormi. En plus, je ne mange pratiquement rien en ce moment », expliquaitil en tentant de sourire, comme pour
sauver la face. Philippe Gilbert n’est
pas du genre plaintif ou à se chercher
des excuses et c’est avec beaucoup de
retenue qu’il a fini par évoquer un
autre pépin de santé : ces problèmes
gastriques à l’origine de son abandon
sur le Tour de France.
Exsangue, il avait déclaré forfait au
lendemain de l’étape du plateau de
Beille, qu’il avait tenu à terminer, seul,
tout juste dans les délais. « C’est un
virus à l’estomac que je traîne sûrement depuis plusieurs mois, confie Gilbert, dont le début de saison avait déjà
été perturbé par une opération à la
cuisse (extraction d’un mélanome
bénin). Pour me soigner correctement,
il faudrait que je prenne des antibiotiques spécifiques, mais ça voudrait
dire que je m’arrête et il n’en est pas
question. Alors, je continue comme
ça. »
Il continue donc, malgré les reflux gastriques fréquents, les vomissements
sur le vélo. Le vainqueur du Het Volk
2006 en a encore subi quelques-uns
hier. « Mais ça va, disait-il au pied du
podium protocolaire, où il venait de
cueillir son premier bouquet de la saison. Au début de l’étape, il me semblait que je n’avais pas récupéré du
tout, mais j’ai quand même réussi à me
trouver dans la bonne échappée… et à
gagner. Ça fait du bien au moral. Mais
faut pas s’enflammer non plus, ça reste
le Tour du Limousin. »
LE FILM DE L’ÉTAPE
Vaugrenard,
poisson-pilote
Vuelta et Mondiaux
en ligne de mire
Derrière lui, Madiot, les bras croisés,
dégustait son petit plaisir du jour.
« Philippe n’est pas si mal, jugeait-il.
Même si, à un moment donné, il est
descendu à la bagnole pour me dire
qu’il ne fallait peut-être pas compter
sur lui. Et, finalement, il était là, voilà. Il
arrive toujours à passer au-dessus de
ses tracas et c’est ça qui me plaît. C’est
la marque d’un champion. Cette saison, c’est vrai, il n’a pas eu de chance. Il
s’est souvent retrouvé dans des bons
coups, échappé, à l’attaque, mais sans
réussite au bout. »
Bien sûr, Philippe Gilbert défendra son
maillot de leader du Limousin si les circonstances lui restent favorables. Mais
ses ambitions sont ailleurs : le Tour
d’Espagne (1er-23 septembre), « pour
ma première participation, j’essaierai
de faire au moins quinze jours, et la
totalité si je me sens bien », et surtout
les Championnats du monde de Stuttgart (30 septembre), sur un circuit
escarpé qui semble taillé pour lui, en
tout cas davantage que pour Tom Boonen, son leader supposé au sein de la
sélection belge. « On verra bien d’ici
là, mais, normalement, je suis toujours
mieux en fin de saison… », rappelait
hier Gilbert, avec un beau sourire prometteur.
22, VOILÀ LA BONNE ÉCHAPPÉE. –
Après quelques escarmouches en
début d’étape, vingt-deux coureurs se
détachent du peloton au sommet de la
« grande » difficulté du jour, la côte de
Châtelus (km 40). Parmi eux, Gilbert,
Casar, Vaugrenard, Delage (Fdj) ;
Fédrigo, Pineau (Btl) ; Goubert (A2r) ;
Halgand, Charteau (CA) ; Lhotellerie
(Sks) ; Sy. Chavanel (Cof) ; et l’Espagnol Pereiro (Gce), deuxième du Tour
de France 2006 derrière Landis,
contrôlé positif. Le peloton, emmené
par les Japonais du team Nippo,
oppose une résistance molle (écart de
2’ pendant une trentaine de kilomètres) avant d’abdiquer.
Au royaume du sprint
CE N’ÉTAIT donc qu’une affaire de détails. Confiant, Nick Heidfeld annonçait depuis
plusieurs semaines que la reconduction de son contrat dans l’écurie allemande n’était
qu’une affaire de temps. Il avait raison : BMW-Sauber a reconduit son actuel duo de
pilotes pour l’an prochain, l’Allemand restant au côté du Polonais Robert Kubica, très
apprécié par le patron de l’écurie munichoise. « Nick et Robert ont tous deux enregistré
des performancessolides cette année,expliqueMario Theissen. Ils ont joué un rôle décisif
en permettant à BMW de se poser comme la troisième force du plateau. Quarante-deux
points au Championnat du monde et deux podiums disent tout des résultats de Nick
Heidfeld. En ce qui concerne Robert, c’est un diamant brut qu’il nous faut polir afin de le
transformeren vainqueur. » Joli hommage pourcelui qui a bouclé, voilà trois semaines en
Hongrie,sa première année complète en F 1 et qui entamera en toute sérénité sa seconde
saison ce week-end en Turquie.
HOCKEY SUR GAZON
FIN DES ESPOIRS BLEUS. – Battue
hier à Manchester par les Espagnols,
tenants du titre (0-6), l’équipe de France,
déjà dominée dimanche par les Pays-Bas
(3-8), ne pourra disputer les demi-finales
du Championnat d’Europe et donc accéder au podium synonyme de qualification
olympique. Les Bleus, qui devront désormais éviter les septième et huitième
placespour ne pas descendreen groupe B,
auront encore une chance de qualification
olympique au printemps prochain lors de
l’un des trois tournois préolympiques de
six équipes, épreuve qu’il s’agira alors de
remporter.
CHAMPIONNATS D’EUROPE (Manchester,
19-26 août). – HOMMES. Groupe A.
AUJOURD’HUI. 3ejournée : Belgique - République tchèque ; Allemagne- Angleterre. Classement : 1. Allemagne et Angleterre, 4 pts ;
3. Belgique, 2 ; 4. République tchèque, 0.
Groupe B. HIER. 2e journée : FranceEspagne, 0-6 ; Irlande - Pays-Bas, 0-1. Classement : 1. Pays-Bas, 6 ; 2. Espagne, 4 ;
3. Irlande, 1 ; 4. France, 0. AUJOURD’HUI.
3e journée : France-Irlande (14 heures, heure
française) ; Pays-Bas - Espagne (18 heures).
Les deux premiers de chaque groupe en demifinales. Les trois premiers du tournoi qualifiés
pour les JO, les deux derniers relégués.
NATATION
TRAIN D’ENFER À CHIBA. – Premier du genre, le meeting de Chiba est parti hier sur
des bases très élevées. Avant que Kitajima referme, devant son public, cette première
journée avec son meilleur chrono de la saison sur 100 m brasse (59’’74, à deux dixièmes
de son record personnel), le Sud-Coréen Park Tae-hwan avait d’abord mené le 400 m à
fond de train : le champion du monde de la distance à Melbourne est allé un poil moins
vite qu’en Australie (3’44’’30), mais les 3’44’’77 réussis hier n’ont laissé aucune chance à
un Grant Hackett renaissant. Également sur 400 m, Bronte Barratt a confirmé tout le bien
que l’Australie pense d’elle. Vainqueur en 4’5’’93 (nouveau record national) devant Jedrzejczak, la gamine de dix-huit ans est bien la valeur montante du sprint long. Kirsty
Coventry est enfin devenue la deuxième performeuse de la saison sur 400 m 4 nages
(4’36’’07).
MEETING DE CHIBA (grand bassin, JAP, 21-24 août). – HOMMES. 400 m : 1. Park Tae-hwan (CDS),
3’44’’77 ; 2. Hackett (AUS), 3’45’’27. 100 m brasse : 1. Kitajima (JAP), 59’’74. 200 m papillon : 1.
Korzeniowski (POL), 1’54’’93 ; 2. Shibata (JAP), 1’54’’99 ; 3. Wu Peng (CHN), 1’56’’05. FEMMES.
400 m : 1. Barratt (AUS), 4’5’’93 ; 2. Jedrzejczak (POL), 4’6’’27 ; 3. McClatchey (GBR), 4’7’’12 ; 4.
Shibata (JAP), 4’7’’68 ; 5. McKenzie (AUS), 4’7’’69. 100 m brasse : 1. Jones, 1’6’’15 ; 2. Soni (USA),
1’6’’94. 400 m 4 nages : 1. Coventry (ZIM), 4’36’’07 ; 2. Rice (AUS), 4’37’’18 ; 3. Baranowska (POL),
4’40’’26.
GP DE ZOTTEGEM (1.1. [BEL], 21 août).
– 1. J.A. Jörgensen (DAN, Team GLS), les
182,1 km en 4 h 7’17’’ (moy. : 44,184 km/h) ;
2. Friedmann (ALL, Lamonta) ; 3. Ingels (BEL,
Predictor-Lotto), t.m.t.
TROIS VALLÉES VARÉSINES (1.HC [ITA],
21 août). – 1. Murro (ITA, Tenax), les 182 km
en 5 h 1’’ (moy. : 36,101 km/h) ; 2. Bertolini
(ITA, Selle Italia), m.t. ; 3. Sioutsou (BLR, Barloworld), à 14’’.
Correspondance spéciale
À LE VOIR monter depuis des années
sur le podium des Championnats de
France, on en oublierait presque que
Fabien Sanchez n’a que 24 ans, et que
son palmarès ne compte « que » deux
titres nationaux en poursuite individuelle Élite, l’un obtenu en 2004 et
l’autre acquis hier.
Longtemps présenté comme le grand
espoir français de la discipline, le
Varois a déjà montré de quoi il était
capable en glanant une très honorable
sixième place aux Jeux Olympiques
d’Athènes (2004) et une belle quatrième place aux Mondiaux de Bordeaux (2006). Mais la carrière de cet
authentique poursuiteur n’a pour
autant jamais été marquée par un
grand exploit, car il n’a tout simplement jamais donné la pleine mesure de
son talent. «Ma blessure au genou de
l’an dernier m’a fait perdre beaucoup,
indique-t-il. Mon coup de pédale est
moins fluide que par le passé. Je suis en
force, alors que j’avais un style beaucoup plus coulé.»
Pourtant, Fabien Sanchez a une vraie
envie de progresser afin d’aborder au
mieux les manches de Coupe du
Monde l’hiver prochain, déterminantes dans la course aux Jeux Olympiques de 2008. Car le pistard n’a
qu’un rêve : Pékin. «À Athènes, j’avais
dit que le plus dur n’était pas de courir
l’épreuve, mais de se qualifier pour la
disputer. Décrocher une sélection sera
difficile. Mais si je vais à Pékin, je veux
monter sur le podium.» Redevenu
amateur dans tous les sens du terme,
l’ancien pro de la Française des Jeux
(2003-2005) et Cofidis (2006), qui ne
veut plus du tout entendre parler de la
route à ce niveau («les équipes pros ne
sont pas intéressées par la piste»),
avoue en revanche être un brin
«jaloux» des sprinteurs et du système
dont ils bénéficient. «Je m’entraîne
souvent sur la piste d’ Hyères, et je vois
ceux du pôle basés ici. Ils ont au quotidien entraîneur et kiné, font de la muscu dans un lieu approprié, avec du
matériel à disposition. Ces moyens
expliquent aussi leur force au plus
haut-niveau. Bénéficier de telles facilités, cela pourrait aussi nous faire progresser…». L’appel est lancé.
HERVÉ BOMBRUN
CLASSEMENTS
PISTE - CHAMPIONNATS DE FRANCE (Hyères, 20-26 août). 2e journée. HOMMES. Vitesse (200 mètres lancé). Élite : 1. Baugé (US Créteil), en 10’’071 ; 2. Sireau (Cofidis), 10’’091 ; 3. Bourgain (Cof),
10’’180 ; 4. Pervis (Laval), 10’’262 ; 5. Tournant (Cof), 10’’327 ; 6. D.
Henriette (Provence), 10’’397 ; 7. D’Almeida (Idf), 10’’476 ; 8. Mandard
(Fenioux), 10’’518. Quarts de finale : Baugé (USC) b. Mandard (Fen)
en 2 manches, Sireau (Cof) b. D’Almeida (USC) en 2 manches ; Bourgain (Cof) b. D. Henriette (Pro) en 2 manches ; Pervis (Pdl) b. Tournant
(Cof) en 3 manches. Espoirs : 1. Volant (Npc), en 10’’644 ; 2. Boiron
(Rha), 10’’734 ; 3. C. Clair (Côte d’Azur), 10’’810. Quarts de finale :
Volant (Npc) b. Chane Hin Chun Vianney (Reu) ; Boiron (Rha) b. Retournat (Reu) ; C. Clair (Caz) b. Bolle (Orl). Repêchage : Retournat.
Poursuite Élite. Finales. 1re et 2e places : F. Sanchez (Caz), les 4 km
en 4’40’’035 b. Daeninck (Cha), 4’48’’067 ; 3e et 4e places : Thomas
(Auv) les 4 km en 4’45’’519 b. Lamiraud (Rha), 4’46’’166. Espoirs.
Finales. 1re et 2e places : Gaudin (Vendée U), les 4 km en 4’40’’988 b.
Depreeuw (Caz), 4’48’245 ; 3e et 4e places : Balbuena (Pro), les 4 km
en 4’46’’873 b. Lemair (USSAB), 4’55’’532.
FEMMES. Poursuite individuelle. Qualifications : 1. Moncassin (Pruneaux d’Agen), les 3 km en 3’55’414 ; 2. Jeuland (Futuroscope),
3’58’’072 ; 3. Longo (Uniga), 3’59’’332 ; 4. Creux (Rha), 4’1’’716 ; 5. E.
Henriette (Lpa), 4’2’’871 ; 6. Pitel (Un), 4’3’’511.
AUJOURD’HUI. 3e journée. Vitesse HOMMES Élite et Espoirs. Poursuite
individuelle FEMMES.
BMX
SURF
Coup de jeune sur les JO
WQS : HOSSEGOR EN PANNE. – Les conditions météo n’ont pas permis, hier à
Hossegor, de lancer la fin du premier tour. Le vent et la pluie ont en effet rendu l’océan
totalement déchaîné. Les prévisions ne sont guère optimistes jusqu’à vendredi, mais les
organisateurs espéraient faire reprendre la compétition ce matin. Alors que Romain
Cloître, Éric Rebière et Romain Laulhé se sont qualifiés lundi, Alain Riou, Frédéric Robin,
Hugo Savalli et Marc Lacomare attendent patiemment que la mer se calme. Tim Boal,
Michel Bourez, Mikaël Picon et Jérémy Florès n’entreront en lice, eux, qu’au deuxième
tour. – D. Mi.
WCT : SARRAN QUALIFIÉE POUR LES 8es. – Après quatre mois et demi d’interruption, le circuit féminin WCT a repris ses droits au Brésil, pour la 3e manche du Championnat du monde. Seule Européenne qualifiée dans l’élite, la Française Caroline Sarran a
passéle premier tour grâce à sa deuxième place dans une série à trois facilement dominée
par l’Australienne Stéphanie Gilmore (14,00). Avec une note moyenne de 8,60, la surfeuse d’Angleta tout juste devancé une autre Aussie, Jessi Miley-Dier (8,35). Le nom de sa
future adversaire en 8es de finale n’était pas encore connu hier soir. – D. Mi.
Le BMX est le premier sport venu des X-Games à intégrer le programme d’été des Jeux.
LAOSHAN – (CHN)
LAOSHAN. – L’été
prochain,
le BMX
fera ses débuts
aux Jeux.
Une chance
de médaille
pour
la France
et pour
Anne-Caroline
Chausson (en tête).
(Photo Greg Baker/AP)
de notre envoyé spécial
« DIRT », « WHOOP », « Riders
ready ? Watch the gate ! » … Zélé
observateur, chargé de veiller au bon
usage de la francophonie, l’an prochain, lors des Jeux de Pékin, JeanPierre Raffarin, l’ancien Premier
ministre, risque de s’étrangler si
l’envie lui vient d’aller du côté de
Laoshan, le site des compétitions de
BMX.
Acrobatique, spectaculaire et
« fun » (désolé M. Raffarin), le BMX,
qui tenait ses préolympiques cette
semaine en Chine, sera le petit nouveau des JO. Apparu dans les
années 60 aux États-Unis, grâce à de
doux dingues, amateurs de sensations fortes et pas assez fortunés
pour s’offrir des motos de cross, le
BMX a gagné en 2003 le droit
d’entrer dans le programme olympique. Sport de contre-culture, très
prisé des « ados », le bicross organise ses mondiaux depuis 1982.
Même s’il a joué la carte de la tradition, en intégrant l’Union cycliste
internationale dès 1993, le BMX est
un pilier des X- Games (l’équivalent
des JO des sports extrêmes) « Attention ! Le BMX ce n’est pas juste pour
le plaisir, prévient l’entraîneur national Fabrice Vettoretti. C’est hyperexigeant. Il faut des cuisses de fer et
un haut du corps très musclé.
Chaque course dure quarante
secondes d’un effort violent. »
Pour les Jeux, le choix a été fait d’une
course en ligne sur une piste en terre
battue de 400 m constellée de
« table », « double » ou « dromadaires »… Autrement dit des
bosses. Alors que les Jeux d’hiver ont
depuis longtemps intégré ces sports
alternatifs (half-pipe, border cross,
voire free-style), c’est la première
fois que les JO d’été se donnent un tel
coup de jeune.
A priori, vu l’engorgement du pro-
gramme olympique, et les guerres
picrocholines entre fédérations, il n’y
aura pas d’autre entrée avant 2020.
Le CIO a néanmoins lancé un chantier sur ce sujet pour 2013. Frappent
à la porte, le roller ou le skate-board.
En BMX, la France, qui compte trois
cents clubs, surtout dans des petites
villes et des villages s’est bien structuré avec un pôle élite à Aix-en-Provence. Nos bicrosseurs auront une
belle carte à jouer à Pékin avec Thomas Hallier, double champion du
monde, blessé cette saison, ou
Anne-Caroline Chausson. Venue au
vélo par le BMX (elle a même été
championne du monde des moins de
10 ans), la Dijonnaise a surtout été
dix-neuf fois championne du monde
en VTT (dont douze titres en descente). « Je suis revenue cette année
pour une raison : je voulais aller aux
Jeux », assure-t-elle. Deuxième des
préolympiques, derrière la championne du monde anglaise, elle a
bien l’intention de rendre son sport
très médiatique en France l’été prochain.
UGO VIANNEY
GOLF
SQUASH
SOLHEIM CUP : EUROPÉENNES AU COMPLET. – Helen Alfredsson, la capitaine
suédoise de l’équipe européenne de Solheim Cup a choisi hier deux de ses compatriotes
au titre des trois wild-cards : Maria Hjorth et Linda Wessberg. La Norvégienne Iben Tinning (une troisième Scandinave) complète le trio. L’équipe du Vieux Continent aura une
forte coloration nordique, puisque deux autres Suédoises (Annika Sörenstam et Sophie
Gustafsson) et une autre Norvégienne (Suzann Pettersen) étaient automatiquement
sélectionnées sur leur classement mondial. Trois Britanniques (Trish Johnson, Laura
Davies et Becky Brewerton), une Française (Glawdys Nocera) et une Allemande (Bettina
Hauert) ont gagné leur ticket sur la base de la liste des gains en Europe. La compétition
aura lieu du 14 au 16 septembre au club suédois d’Halmstad.
OPEN D’ALEXANDRIE : STOEHR S’ARRÊTE EN DEMIES. – Numéro 20 mondiale,
Isabelle Stoehr a chuté hier en demi-finales de l’Open d’Alexandrie (Égypte), épreuve
dont elle était tenante du titre. La numéro 1 française s’est inclinée en quatre jeux (10-9,
6-9, 9-7, 9-2) face à l’Égyptienne Engy Kheirallah (no 15), qui sera opposée en finale à
l’Australienne Rachael Grinham (no 3). Stoehr avait auparavant sorti l’Égyptienne de
quatorze ans Nour el-Tayeb (no 140) (10-9, 4-9, 9-7, 9-4) et la Néerlandaise Orla Noom
(no 44) (9-0, 9-3, 9-4).
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HANDBALL
BOXE
ET D’UN POUR KIEL ! – Après avoir
réussi une incroyable saison 2006-2007 et
notamment enlevé la Ligue des champions, Kiel, l’abri allemand de Nikola
Karabatic, Thierry Omeyer et Igor Anic a
tout aussi bien démarré 2007-2008
puisque l’ensemble de Noka Serdarusic a
remporté, hier soir à Munich, la Supercoupe d’Allemagne en dominant KronauÖstringen (41-31). Encourageant à trois
jours du premier match de Bundesliga
face à Melsungen.
NANCY AVEC MATHIS. – Le club de
football de Nancy va aider la championne
WBA-WIBF des super-légers, AnneSophie Mathis, à travers un partenariat
médical. Le président nancéien, Jacques
Rousselot, est un grand admirateur de
Mathis, licenciée au club de Dombasle, à
une vingtaine de kilomètres de Nancy.
« Le club va donc l’aider en mettant à sa
disposition son service médical », a expliqué Gérard Parentin, manager général de
l’ASNL. « Anne-Sophie va bénéficier de
toute l’assistance médicale du club, a précisé le médecin du club Jean-Pierre Vaglio.
L’ASNL dispose de kinés, de deux médecins et d’un ostéopathe. » La championne
WBA-WIBF, qui a battu sa compatriote
Myriam Lamare par deux fois, a d’ores et
déjà porté chance à Nancy : c’est elle qui a
donné le coup d’envoi du match de L 1
face à Caen, l’autre samedi, le club lorrain
s’imposant 1-0. Très bientôt, AnneSophie Mathis va partir s’entraîner aux
États-Unis, en Floride, du 8 au 25 septembre.
COUPES D’EUROPE. – Le tirage au
sort des rencontresdu deuxième tour de la
Coupe d’Europe a été effectué hier à
Vienne (Autriche). Paris, en Coupe des
Coupes hommes, sera opposé aux Grecs
du Filippos Verias. Les Girondines de
Mios, elles, défieront les Macédoniennes
de Kale Kicevo en Coupe de l’EHF. Les
deux équipes françaises auront l’avantage de disputer leur match retour à domicile. Les rencontres sont programmées les
week-end des 29-30 septembre et
6-7 octobre.
PENTATHLON MODERNE
LE RELAIS BLEU HUITIÈME. – Jean-Maxence Berrou, Raphaël Astier et John Zakrzewski ont terminé à la huitième place (sur 14 nations engagées)du relais des Championnats du monde, hier à Berlin. Douzièmes du tir et dixièmes de l’escrime (deux disciplines
encore plus sélectives en relais qu’en individuel), les trois relayeurs français ont mené leur
compétition crescendo (3es en natation et premiers en course, 5es en équitation) mais ont
toujours été loin de l’Allemagne, de la Chine et de la République tchèque, sur le podium
dans cet ordre. La France ne participait pas au relais féminin, remporté lundi par l’Angleterre devant la Pologne et l’Allemagne.
CHAMPIONNATS DU MONDE (Berlin, 16-21 août). – HOMMES. Relais. 1. Allemagne (Gebhard,
Walther, Dietz) ; 2. Chine (Cao, Zhenhua, Xu) ; 3. République tchèque (Michalik, Svoboda, Capalini) ;
… 8. France (Berrou, Astier, Zakrzewski).
MERCREDI 22 AOÛT 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
RIEN DE GRAVE POUR BOONEN.
– Victime d’une chute à
19 kilomètres de l’arrivée de la
classique de Hambourg, dimanche,
Tom Boonen a passé des examens en
raison de douleurs aux côtes. « Ils
n’ont rien révélés de grave, précise
RÉSULTATS
HYÈRES –
Bleu
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Prologue : Hasselt-Hasselt (5,1 km, c.l.m. ind.). DEMAIN,
1re étape : Waremme-Eupen(189,5 km). VENDREDI24 AOÛT, 2e étape : Anvers Knokke-Heist (199,1 km). SAMEDI 25, 3e étape : Knokke-Heist - Putte (170,8 km).
DIMANCHE 26, 4e étape : Maldegem-Terneuzen (182,7 km). LUNDI 27,
5e étape : Terneuzen-Nieuwegein (179,9 km). MARDI 28, 6e étape : Beek-Landgraaf (177,4 km). MERCREDI 29, 7e et dernière étape : Sittard-Geleen - SittardGeleen (29,6 km, c.l.m. ind.).
Rik Van Slycke, directeur sportif de
Quick Step. Ça va simplement
retarder un peu sa préparation, mais
il sera à la Vuelta pour préparer les
Mondiaux (30 septembre), comme
prévu. »
Sanchez en reconquête
Jaune
Rouge
Jaune
L’équipe Wiesenhof ne sera plus dans le peloton l’an prochain. Le directeur
sportif de la formation Continental Pro allemande, Jens Heppner, a annoncé
hier qu’il n’avait pas trouvé de sponsor en remplacement de la marque
Wiesenhof (élevage industriel de volailles), qui avait annoncé en mai la fin de
son partenariat en raison de la multiplication des affaires de dopage dans le
cyclisme. « J’ai tout essayé, mais je n’ai pas trouvé de solution, a déclaré
Heppner, qui a fait part de son désir de prendre de la distance avec le
cyclisme. Les coureurs dopés et la télévision, qui se concentre désormais
quasiment exclusivement sur le dopage, ont détruit ce sport en Allemagne. »
Engagé dans le vélo depuis 2001 (à l’époque en GS 3), Wiesenhof avait
fusionné fin 2005 avec la formation Akud pour devenir une équipe
Continental Pro. Elle a notamment accueilli des coureurs tels que R. Grabsch,
Greipel et Ciolek.
ANDY SCHLECK DE RETOUR. –
Victime d’une grippe intestinale qui
l’avait conduit à l’abandon lors de la
4e étape du Tour d’Allemagne, la
semaine dernière, Andy Schleck s’est
bien rétabli et reprend la
compétition aujourd’hui, au Tour
d’Irlande (cat.2.1). Le
Luxembourgeois devrait ensuite
participer au Tour de Pologne avec
en point de mire les Mondiaux de
Stuttgart (26-30 septembre).
AUTOMOBILE FORMULE 1
Heidfeld et Kubica
chez BMW en 2008
PISTE – CHAMPIONNATS DE FRANCE
Wiesenhof arrête à son tour
Noir
Bleu
Noir
nier où la victoire finale s’était jouée
le dernier jour sur un coup de dés
(Schumacher l’avait emporté d’une
poignée de secondes en raison d’une
chute d’Hincapie dans le final), les
organisateurs ont un peu pimenté la
course. À commencer par la première étape, demain, qui emprunte
quelques difficultés du parcours de
Liège-Bastogne-Liège (le mur de Stockeu puis la Haute Levée), sans
oublier l’avant-dernière qui passe
par les chemins de l’Amstel (le Cauberg). Mais c’est surtout le contre-lamontre final, instauré cette année,
qui pourrait permettre à un Popovych ou un Millar de mettre tout le
monde d’accord. – J. Ba.
LHOTELLERIE FAIT LE FORCING. –
À 20 kilomètres de l’arrivée, alors que
l’écart entre les échappés et le peloton
flirte avec les huit minutes, le jeune
Ardennais Clément Lhotellerie (SkilShimano), spécialiste de cyclo-cross,
passe à l’attaque. Il est suivi de Gilbert,
Vaugrenard, Fédrigo, Charteau et
Pereiro. Les six hommes rallient
ensemble le final.
GILBERT À LA FINITION. – Après la
flamme rouge, Vaugrenard, récent
vainqueur de la Polynormande et toujours en excellente condition, lance le
sprint (en légère montée) pour son
coéquipier Gilbert, qui s’impose largement devant Fédrigo et Pereiro. – J. A.
CLASSEMENTS
TOUR DU LIMOUSIN (2.1., 21-24 août). – 1re étape, Limoges-La Souterraine : 1. Gilbert
(BEL, Française des Jeux), les 160,8 km en 3 h 49’41’’ (moy. : 42,006 km/h) ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom) ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épagne) ; 4. Charteau (Crédit Agricole) ; 5. Vaugrenard (Fdj), t.m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à 5’’ ; 7. Pauriol (CA), à 36’’ ; 8. Pineau (Btl),
à 38’’ ; 9. Delage (Fdj) ; 10. Fofonov (KAZ, CA), t.m.t. ; … 13. Goubert (AG2R Prévoyance), à
41’’ ; 15. Sy. Chavanel (Cofidis), m.t. ; 64. Moreau (A2r), à 11’23’’. – 108 classés, 10 abandons,
1 non-partant.
Classement général : 1. Gilbert (BEL, Française des Jeux), en 3 h 49’26’’ ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom), à 9’’ ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épagne), à 11’’ ; 4. Charteau (Crédit Agricole), à
15’’ ; 5. Vaugrenard (Fdj), m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à 20’’ ; 7. Delage (Fdj), à 45’’ ;
8. Pauriol (CA), à 51’’ ; 9. Fofonov (KAZ, CA), m.t. ; 10. Pineau (Btl), à 53’’.
AUJOURD’HUI. – 2e étape, Droux-Uzerche (187,4 km). Départ de Droux, rue de Lembach à
12 heures. Arrivé à Uzerche, rue du Champ-de-Foire vers 16 h 30.
JÉRÉMIE ARBONA
TOUR DU BENELUX
POUR SA TROISIÈME ÉDITION
depuis sa « renaissance » sous le
label Pro Tour, le Tour du Benelux qui
s’élance aujourd’hui ne déroge pas à
la règle. La course des plats pays
devrait donner lieu à une belle
bataille de puncheurs-sprinteurs,
même si Tom Boonen, triple vainqueur d’étape l’an dernier, et
d’autres cadors (Freire, Ciolek, Bettini…) ont préféré faire l’impasse en
vue de la Vuelta ou des Mondiaux de
Stuttgart. De Haussler à McEwen en
passant par Cavendish, Vaitkus,
Hushovd, mais aussi les Français
Nazon et Casper, ils sont nombreux à
postuler à la victoire.
Même si, contrairement à l’an der-
LA SOUTERRAINE. – Philippe Gilbert n’a pas boudé
son plaisir de renouer avec la victoire, hier. Il a battu
au sprint Pierrick Fédrigo (à gauche), Oscar Pereiro
(à droite), Anthony Charteau (caché) et Benoît
Vaugrenard, les bras levés pour célébrer le premier
succès de la saison de son coéquipier.
(Photo Jean-Christian Biville)
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ATHLÉTISME
Keita sera bien là
Rassuré par un ultime test hier, le médaillé de bronze olympique s’alignera, samedi, dans le 400 m haies des Mondiaux.
WAKAYAMA – (JAP)
de notre envoyé spécial
« Je suis déterminé
à me battre »
Keita aussi qui revit au soleil de
Wakayama : « Je savais que physi-
quement, j’étais bien. Mais techniquement, je ne trouvais pas le truc.
Cette année, j’ai pu me rendre
compte combien les conditions
atmosphériques sont importantes. À
Paris, j’ai été obligé de travailler sur
un faux rythme tout l’été. Ici, je sors
d’une bonne séance spécifique. Les
infrastructures sont nickel, il fait
beau, chaud. Le corps est souple, disponible pour l’effort. Je fais douze
foulées sur mon 200 m. Jamais je n’ai
pu le faire à Colombes. » Son été s’en
est ressenti. Correct en juin (48’’90
en Coupe d’Europe, sa meilleure performance 2007), il s’étiola lentement
en juillet. Déçu d’avoir été écarté
d’Athènes, la piste olympique où il
espérait un gros coup le 2 juillet, puis
progressivement perdu dans ses
repères, ses sensations, ses stratégies. Jusqu’au naufrage de Niort, au
début du mois, où il resta scotché
après 200 mètres à l’arraché, « sans
aucune économie d’énergie », et
finit seulement quatrième des
Championnats de France. Preuve
que le niveau s’est élevé dans le sillage de Fadil Bellaabouss, « qui est
sur le bon chemin », juge son aîné.
Preuve aussi que Keita n’était pas à
sa place. S’en trouvait-il désespéré ?
« Agacé surtout, parce que je ne
pouvais pas m’exprimer, glisse-t-il
aujourd’hui. Faire une mauvaise perf
qui reflète son niveau, c’est une
chose mais là, ça n’avait rien à voir. »
Il songea un temps à chasser les obstacles de son programme mondial.
« Franck (Chevallier, le DTN) est
venu me voir et m’a tout de suite dit
qu’il m’engagerait sur les haies,
raconte-t-il. Je lui ai répondu : “Franchement, tu peux compter sur moi
sur le 4 × 400 m parce que je ne veux
pas pénaliser l’équipe mais sur le
400 m haies, je ne suis pas sûr.” Je ne
voulais pas prendre ma décision à
chaud. Le lendemain, j’ai pensé à ma
préparation aux États-Unis, à tout ce
que j’avais entrepris. Je me suis dit :
Tu n’as pas fait tout ça pour rien. Ton
objectif, ce n’est pas les meetings ou
les Championnats de France mais les
JEAN-DENIS COQUARD
WAKAYAMA. – Ce fut la bonne nouvelle de la journée hier
au camp d’entraînement des Français : Keita est de retour.
Revigoré par la chaleur japonaise, le grand Naman
a effectué une séance pleine et sans douleur sur la piste
de Wakayama. (Photo Didier Fèvre)
EN DIRECT DE WAKAYAMA
Alerte pour Alerte
de travailler la résistance puisque
50 kilomètres, c’est près de quatre
heures d’effort, mais aussi la vitesse.
Sur cette distance on est à des allures
à 14 km/h.
– Dans quel état d’esprit partez-vous à Osaka et avec quel
objectif ?
– Je suis tranquille. Tout est en
place pour que je puisse atteindre
mon objectif, le podium. Je suis
capable d’aller plus vite que ce que
j’ai fait jusqu’à maintenant. On sera
sept, huit pour le podium, avec les
Russes, les Chinois, l’Italien Schwazer. Ce sera une course très relevée.
Mais l’an dernier aussi, c’était très
relevé. Et j’ai gagné.
– Champion d’Europe, ressentez-vous une obligation de
résultats ?
– Oui, bien sûr, je ne peux pas dire
que je pars pour être dixième. Je veux
être parmi les meilleurs Européens et
comme ce sont eux qui dominent le
50 km, cela signifie que je veux être
sur le podium.
– Après votre titre, vous avez
été très sollicité. N’y a-t-il pas
eu une forme de décompression ?
– On veut toujours avoir des victoires. La hargne reste. Être champion d’Europe, ce n’est pas une fin en
soi. La fin, c’est d’être toujours le
meilleur possible. On se sait attendu
donc on a deux fois plus envie de
réussir. C’est vrai que j’ai été sollicité
mais je me suis entraîné, je ne suis
pas resté sur mes acquis. Je suis
conscient que tout cela peut être
éphémère et que, d’un jour à l’autre,
je peux ne plus rien gagner. Par rapport à des athlètes qui ont toujours
baigné dans ce milieu, j’ai le recul
nécessaire. Depuis mon titre, je n’ai
pas changé dans mon comportement, je ne porte pas de Rolex au
bras. (Rires.) Cela m’a simplement
apporté une stabilité financière et un
confort dans mon entraînement.
Tout cela, je l’ai vécu naturellement.
« Il y a une vraie lutte
contre le dopage
dans l’athlé »
– Même quand vous tournez
une publicité pour un grand
équipementier avec des stars
comme Beckham, Lomu et Isinbaeva ?
– Non, ça, ça m’a surpris. C’était
bizarre que l’on pense à moi. Ç’a été
une superbe récompense, une formidable expérience. J’étais flatté. À
travers moi, ils voulaient véhiculer
des valeurs de dépassement de soi.
Mon histoire les a intéressés. Quand
j’ai commencé la marche, il y avait
beaucoup de moqueries, après j’ai
pris confiance en moi, j’ai fait ce qui
me plaisait et puis je termine champion d’Europe, c’est plutôt sympa
comme histoire, non ?
– Vous êtes membre de l’association Athletes for Transparency (*), quel regard portezvous sur les affaires de dopage
qui secouent le demi-fond
français depuis quelqu es
mois ?
– Sur les accusations contre Tahri
(voir L’Équipe des 28 et 29 juillet), on
ne peut pas se prononcer, ce ne sont
que des affirmations d’une personne. C’est plutôt facile de faire
porter le chapeau à ceux qui, jusqu’à
preuve du contraire, sont intègres.
Le dossier est entre les mains de la
justice, on saura la vérité. D’un point
de vue général, je crois que les
contrôles positifs de ces dernières
semaines prouvent qu’il y a une vraie
lutte dans l’athlé. Avant, il y avait
peut-être une lutte orientée vers les
“petits” athlètes, maintenant tout le
monde est visé, Gatlin l’année dernière, Kaouch cette année.
– Dans ce contexte, l’athlétisme vous fait-il encore
rêver ?
– Bien sûr ! Les performances me
font toujours rêver. Quand je vois
Teresa (Nzola Meso), une vraie boule
de nerfs, battre le record de France
(14,69 m au triple saut à Munich),
c’est super beau. Il y a encore de très
belles choses, de bons moments,
heureusement. Ce qui me fait marcher avant tout, c’est que je l’aime ce
sport. »
HUGO DELOM
(*) Association qui prône une transparence accrue dans la lutte antidopage par la publication régulière des
analyses biologiques des athlètes.
Olsson déclare forfait
LE SUÉDOIS Christian Olsson, champion du monde 2003 du triple saut, troisième
meilleur performeur de la saison (17,56 m à Paris-Saint-Denis le 6 juillet) s’est de
nouveau blessé aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, où il avait contracté une
déchirure en février, et sera forfait pour les Mondiaux d’Osaka. Déjà victime d’une
petite déchirure au même muscle, le 13 juillet, lors de l’étape romaine de la Golden
League, le champion olympique de la spécialité, vingt-sept ans, a encore réveillé
sa blessure lundi, pendant un entraînement à Marugame, au sud du Japon, où est
basée la délégation suédoise. « C’est une épreuve difficile, mais j’ai connu beaucoup de blessures par le passé et je sais ce qu’il faut faire pour revenir, même si le
chemin est long », a déclaré Olsson, qui a décidé de faire l’impasse sur le reste de la
saison pour guérir complètement. Outre cette absence capitale, la Suède sera également privée de son décathlonien Niklas Wiberg, victime ce week-end d’une fracture de fatigue au pied droit lors d’un entraînement.
POWELL FAIT LA FÊTE. – « Je suis allé dans un snack, un pub et un club. Je
voulais voir à quoi ressemblait Tottori (le lieu de villégiature des Jamaïquains) et je
me suis bien amusé. » À cinq jours de la finale du 100 m des Mondiaux d’Osaka, où
tout le monde attend son duel avec l’Américain Tyson Gay, Asafa Powell ne
semble pas s’embarrasser d’une pression excessive. Rentré dans ses quartiers à
2 heures du matin, le recordman du monde du 100 m (9’’77) était sur la piste cinq
heures plus tard pour un décrassage matinal…
CONGRÈS DE L’IAAF : DIACK SANS CONCURRENCE. – Le quarantesixième congrès de l’IAAF, aujourd’hui et demain à Osaka, devrait réserver peu de
surprises. Point d’orgue, l’élection du président de la Fédération internationale est
déjà ficelée d’avance, puisque Lamine Diack, partant pour sa propre succession,
est l’unique candidat. Il se représente pour un troisième mandat de quatre ans.
L’IAAF accueillera aussi son 212e pays membre, le Monténégro.
BASKET CHAMPIONNAT DES AMÉRIQUES HOMMES
L’Amérique du renouveau
COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS
Terminus pour Monclar
Las de leurs échecs répétés, les États-Unis partent à la conquête du billet olympique
avec un groupe dans lequel débutera Kobe Bryant.
SAN ANTONIO –
de notre correspondant
MÊME sur leur propre terrain de jeu,
rien n’est simple pour les stars de
NBA dans le concert du basket international. Samedi dernier à Las
Vegas, « Team USA » a eu toutes les
peines du monde à résister à la
« Select Team », une sélection de
jeunes étoiles de la NBA guidée par
Andre Iguodala (Philadelphie) et Al
Jefferson (Minnesota), démontrant
une fois de plus toute l’étendue de
ses problèmes devant la défense de
zone.
Ce solide match d’entraînement
sans score continu, gagné par les
petits jeunes après prolongation, n’a
toutefois pas inquiété « coach K »,
alias Mike Krzyzewski, le grand
manitou d’une équipe américaine en
reconquête durant un Tournoi des
Amériques qui lui est apparemment
offert dans la capitale du jeu, jusqu’au 2 septembre.
« Nous ne shootons pas très bien
pour l’instant » , a admis le prestigieux entraîneur de Duke (NCAA). Le
mal n’est pas nouveau. La dernière
sortie internationale de ses boys, au
Mondial japonais l’an dernier (3e),
avait été marquée par la même
maladresse. Avec une incompréhension déconcertante du « pick and
roll » (jeu à deux avec écran) joué par
les Grecs en demi-finales… « Team
USA » le jure à grands renforts de
sourires, la page est bien tournée.
Comme les précédentes, souillées
des mêmes échecs répétés sur l’échiquier international post 2000 (*).
Après avoir disséqué les raisons de
leur dernier dérapage, les dirigeants
de USA Basketball (la fédération) ont
rééquilibré leur équipe avec plus
d’expérience au poste de meneur et
plus de shooteurs.
Kidd est le boss
Une équipe et non plus simplement
une collection de stars. Tel est le pari
pris par Jerry Colangelo, le chef de
projet, « coach K » et ses assistants.
Les débuts très attendus de Kobe
Bryant en équipe nationale et le
retour du boss des Nets, Jason Kidd,
médaillé d’or à Sydney en 2000,
l’année du dernier titre planétaire
décroché par les États-Unis, doivent
apporter le plus nécessaire.
La continuité, autre grand cheval de
bataille de Colangelo, doit faire le
reste. « Nous avons gagné en expérience » (de 24 à 26 ans de moyenne
d’âge), souligne Mike D’Antoni,
l’entraîneur des Phoenix Suns, et
simple assistant des États-Unis
durant l’été. « Et le reste du monde
est désormais trop fort pour que
nous nous passions de cette continuité dans le programme qu’ont les
autres pays. » Les États-Unis débuteront leur croisade face au Venezuela aujourd’hui (la nuit prochaine), bien décidés à s’octroyer un
des deux précieux passes synonymes
de qualification olympique directe.
Face à eux, les adversaires font pâle
figure. L’Argentine, championne
olympique, aligne une version light
de sa grande équipe d’antan, privée
de Manu Ginobili, Andres Nocioni,
Walter Hermann et Fabricio Oberto.
Et Carlos Delfino souffre du genou.
Après trop de saisons rallongées par
les victoires répétées des San Antonio Spurs, Ginobili, le héros du
peuple argentin, a écouté la requête
péremptoire de son patron texan,
Greg Popovich, et rangé les baskets
au placard le temps d’un été. Et tant
pis si le risque est grand de ne pas se
qualifier pour Pékin. « Je veux aller
aux JO, assurait-il durant les derniers
play-offs, et je pense que l’équipe est
assez forte pour se qualifier sans
moi. »
En dépit de l’absence d’Anderson
Varejao (problème d’assurance
réclamée par Cleveland), le Brésil,
vainqueur d’une troisième médaille
d’or consécutive aux Jeux Panaméricains le mois dernier, a fière allure
sur le papier, avec Leandro Barbosa
(Phoenix), Nene Hilario (Denver) et
le futur intérieur des Spurs, Tiago
LUANDA – (ANG)
Correspondance spéciale
Splitter (Vitoria). Renforcé par le Haïtien naturalisé, Samuel Dalembert
(Philadelphie), le Canada pleure
néanmoins l’absence de Steve Nash,
aperçu à New York dans des parties
de soccer endiablées. Porto Rico veut
jouer son habituel rôle de coupeur de
têtes, tout comme le Mexique, mené
par l’ancien coach d’Arkansas,
Nolan Richardson, qui envisage de
courir jusqu’à son dernier souffle
pour décrocher une des places 3 à 5
synonymes de repêchage (voir par
ailleurs). À l’ombre des casinos de
Las Vegas, la roue de la fortune va
s’affoler. Mais comme dans tous les
casinos, c’est toujours la maison qui
gagne à la fin. Et la maison est américaine…
OLIVIER PHEULPIN
* : 6e du Mondial 2002 à Indianapolis,
3e des JO d’Athènes 2004, 3e du Mondial 2006 à Saitama (JAP).
PROGRAMME.
AUJOURD’HUI (à Las Vegas) : Uruguay-Panama ; Porto Rico - Mexique ; CanadaBrésil ; États-Unis - Venezuela.
LA FORMULE. – 1er tour (22-26 août) : les cinquièmes des deux groupes sont éliminés. 2e tour (27-30 août) : les huit équipes forment un groupe unique, conservent les
résultats acquis au premier tour contre les équipes qualifiées et disputent quatre
matches contre les équipes issues de l’autre groupe du premier tour. Les quatre premiers du classement sont qualifiés pour les demi-finales.
Demi-finales (1er septembre): 1er-4e ; 2e-3e.
Finale et match pour la troisième place le 2 septembre.
L’ENJEU. – Les deux finalistes sont directement qualifiés pour le tournoi olympique
de Pékin 2008. Les équipes classées 3e, 4e et 5e disputeront un tournoi de repêchage
(7-13 juillet 2008).
LES CINQ DERNIERS CHAMPIONS DES AMÉRIQUES. – 2005 : Brésil (USA, 4e) ;
2003 : USA ; 2001 : Argentine (USA, 10e) ; 1999 : USA ; 1997 : USA.
L’ÉQUIPE DES ÉTATS-UNIS
4 Billups (1,90 m, Detroit) ; 5 Kidd (1,91 m, New Jersey) ; 6 L. James (2,03 m, Cleveland) ; 7 D. Williams (1,89 m, Utah) ; 8 Redd (1,95 m, Milwaukee) ; 9 Prince (2,03 m,
Detroit) ; 10 Bryant (1,95 m, LA Lakers) ; 11 D. Howard(2,08 m, Orlando) ; 12 A. Stoudemire (2,06 m, Phoenix) ; 13 M. Miller (1,98 m, Memphis) ; 14 T. Chandler (2,13 m,
New Orleans) ; 15 C. Anthony (2,03 m, Denver). Entr. : M. Krzyzewski.
LES GROUPES. –
Groupe A : Argentine, Mexique, Panama, Porto Rico, Uruguay.
Groupe B : Brésil, Canada, États-Unis, îles Vierges, Venezuela.
MERCREDI 22 AOÛT 2007
DEUX HEURES avant le match,
Jacques Monclar avait le sourire
facile et presque béat de celui qui
n’aurait pas dû être là : « Pfff, un
miracle qu’on soit encore en vie. »
Propulsé Monsieur Bricolage d’une
sélection de Côte d’Ivoire démembrée, il s’accordait tout de même le
droit de pousser un peu plus encore
le rêve face au Cameroun, hier soir,
en quart de finale. Las, les Lions
n’ont pu être domptés comme
l’avaient été les Sénégalais et les
Maliens au 1er tour. Moins sujets aux
sautes d’humeur, ils se sont appuyés
tout du long sur le + 16 creusé en
début de partie, notamment via le
chantier du petit intérieur d’UNLV
Gaston Essengue (14 pts à la pause).
Si quelques rapprochés ivoiriens se
sont fait jour, une faute technique a
précédé un nouvel éclat, dans lequel
le néo-Chalonnais Joakim Ekanga
(15 pts en 9 minutes) a pris toute sa
part. Addition salée (76-56) et sourire fané pour Monclar : « On se
saborde tous seuls. On a oublié nos
valeurs de cœur et d’humilité et on le
paie cash. »
Un peu plus tôt, une sacrée surprise
avait jailli du Pavilão de la Cidadela.
Une fois terminé le concours de
bévues, âprement disputé (3-2 après
huit minutes), le Cap-Vert s’est offert
le Nigeria (63-52), habitué du
podium continental. Avec des
joueurs souffrants et un meneur che-
WEIS : C’EST POUR AUJOURD’HUI. – Prévu lundi ,
l’examen médical du genou du pivot des Bleus Frédéric
Weis a de nouveau été reporté et aura lieu à Paris
aujourd’hui, veille du départ de l’équipe de France vers la
Slovénie, où elle jouera deux matches amicaux, samedi et
dimanche à Maribor.
SLOVÉNIE : CHAUD ET FROID. – Troisième adversaire
de la France à l’Euro (5 septembre à Alicante), la
Slovénie, qui participe avec l’Italie, la Lituanie et la Grèce
au tournoi de l’Acropole, à Athènes, souffle le chaud et
le froid. Lundi, les partenaires de Rasho Nesterovic,
privés de Jaka Lakovic, blessé, ont infligé à l’Italie,
également adversaire des Bleus en Espagne (le 4), sa
première défaite de la préparation (84-81, 13 pts pour
Matjaz Smodis contre 20 pour Marco Belinelli). Mais,
hier, ils ont subi un lourd revers (72-87) contre la
Lituanie, elle-même en appel de deux gifles contre
l’Espagne (75-95 et 74-97) et d’une courte défaite la
ville en vrac, contraint à boiter trente
minutes, les Tigres avaient des circonstances atténuantes mais les
griffes tout de même trop rentrées
pour contrarier les brûlants shooteurs capverdiens. La hiérarchie, en
revanche, n’a pas trébuché lors
d’Égypte-Tunisie (67-57).
DAMIEN BURNIER
QUARTS DE FINALE. – HIER : Nigeria-Cap
Vert : 53-62 ; Égypte-Tunisie : 67-57 ;
Cameroun - Côte d’Ivoire : 76-56 ; AngolaCentrafrique : n.p;
DEMI-FINALES. – DEMAIN : Égypte-Cameroun ; Angola ou Centrafrique - Cap Vert.
Finale samedi 25 août.
Le vainqueur qualifié pour le tournoi olympique de Pékin 2008. Les équipes classées 2e
et 3e qualifiées pour le tournoi de repêchage
(7-13 juillet 2008).
veille face à la Grèce (71-78), ponctuée par vingt-deux
pertes de balle.
QUALIFICATIONS À L’EURO HOMMES. – GROUPE
A. – Aujourd’hui : Hongrie-Bulgarie. Samedi 25 :
Bosnie-Hongrie. Classement : 1. Bosnie (3 m.) et
Bulgarie (3 m.), 5 pts ; 3. Hongrie (2 m.), 2.
GROUPE B. – Aujourd’hui : Macédoine-Estonie. Samedi
25 : Suède-Macédoine. Classement : 1. Estonie (3 m.),
6 pts ; 2. Macédoine (2 m.), 3 ; Suède (3 m.), 3.
GROUPE C. – Aujourd’hui : Danemark-Belgique ;
Ukraine-Israël. Samedi 25 : Danemark-Ukraine ;
Belgique-Israël. Classement : 1. Israël, 8 pts ; 2.
Belgique, 7 ; 3. Ukraine, 5 ; 4. Danemark, 4.
Le premier de chaque groupe qualifié pour un ultime
tournoi à trois (29-31 août à Minorque), dont le
vainqueur intégrera le groupe A au premier tour de
l’Euro avec la Grèce, la Russie et la Serbie.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
À l’hôtel, quelques heures seulement avant son départ, il est arrivé
souriant, avec son petit Antoine dans les bras pour profiter jusqu’au
bout d’une famille qu’il ne verra pas pendant quinze jours. Yohann
Diniz, champion d’Europe du 50 km marche il y a un an sous la pluie
battante de Göteborg, s’est envolé hier soir pour Osaka avec sept
autres athlètes de l’équipe de France. Depuis douze mois, le statut du
marcheur d’Épernaya changé. Fini les emploisjeunes et les moqueries
sur le bord de la route, l’heure est aujourd’hui aux encouragements et
aux sollicitations des sponsors. Et à l’obligation de résultats.
Bleu
Rouge
YOHANN DINIZ, champion d’Europe du 50 km marche, veut assumer à Osaka son nouveau statut.
gramme des deux hurdlers, des exercices pieds nus sur la pelouse sur des
obstacles placés à faible hauteur.
À cette heure très chaude de la journée, Mounir Yemmouni ainsi que les
steeplers et steepleuses ont effectué
leur dernier round-up un peu intense
avant les séries qui s’approchent
(samedi pour les femmes, dimanche
pour les hommes). Marie Colonvillé a
répété quelques passages de haies et
des franchissements de barre à la hauteur, deux épreuves qui ouvriront son
heptathlon samedi. En soirée, Eunice
Barber s’est de nouveau concentrée
sur son impulsion à la longueur. Un
signe ? Elle a ensuite rejoint au coin
musculation la discobole Mélina
Robert-Michon. Quant à Christine
Arron, sous les yeux de Stéphane
Caristan, son entraîneur arrivé le matin
même, elle a enchaîné les départs dans
le coup de feu. Elle a même fait un petit
passage de témoin avec les autres
relayeuses. Muriel Hurtis, l’autre
valeur sûre du 4 × 100 m, est attendue
en soirée à l’aéroport d’Osaka avec le
dernier contingent de Français, dont
Yohann Diniz et Romain Mesnil. – H. G.
Jaune
Bleu
Jaune
MALGRÉ un ciel parfaitement azur,
les Bleus ont vu un premier nuage
d’installer au-dessus de leur tête, hier
après-midi. David Alerte, qui avait prévu de s’échauffer sur la piste cyclable
entre son hôtel et le Kimiidera Stadium
avant le premier entraînement du
4 × 100 m au Japon, a dû interrompre
son footing à cause d’une pointe au
mollet droit. « La douleur est suffisante pour qu’on lui conseille de ne pas
s’entraîner, a expliqué le docteur Philippe Deymier qui l’a examiné aussitôt.
Il passera une échographie ce soir (hier
soir). » Après avoir posé de la glace sur
la zone sensible, Marc Michnowski, un
des kinés, lui a bandé le bas du mollet
et immobilisé partiellement l’articulation de la cheville. Même réduit à
l’inactivité, le champion de France du
200 m a tout de même tenu à suivre du
bord de la piste le travail des différentes charnières entre Martial
Mbandjock, Eddy De Lépine, Manuel
Reynaert et Guillaume Guffroy. Ladji
Doucouré, membre de ce collectif, n’a
pas participé à la séance. Il avait quartier libre après s’être entraîné dans la
matinée avec Bano Traoré. Au pro-
« Je veux être sur le podium »
« QUEL BILAN faites-vous de
votre préparation d’avant
Mondiaux ?
– Je suis très satisfait de ce que j’ai
accompli. J’ai repris en janvier après
mon opération au pubis. On a beaucoup travaillé le foncier. Sur dix
semaines, j’en ai fait sept à plus de
220 kilomètres, et trois de “récupération” à 190 kilomètres. L’an passé,
mon corps n’arrivait pas à supporter
de telles charges d’entraînement. Il
fallait donc être vigilant. Mais tout
s’est bien passé. Mon objectif était
Mondiaux d’Osaka. » Les voilà qui
s’avancent dès samedi. Décevant
quatrième Européen à Göteborg l’an
passé, Keita aborde la compétition
en conquérant de dernière minute :
« Si je prends le départ, ça n’est pas
pour rien. Sinon, je ne viens pas. Je
suis déterminé à me battre. Je dispute mes troisième Championnats
du monde. C’est ouvert, il n’y a pas
de leader. » Mais le roitelet James
Carter fraie une seconde plus vite
(47’’72), son compatriote Kerron
Clement est lui aussi descendu sous
les 48’’ (47’’80) et le Français pointe
à une modeste quinzième place parmi les engagés. Mais, promis, juré, le
vrai Keita a attendu les rayons japonais pour dérouler son immense foulée.
Noir
Noir
LES LUNETTES ont valsé à la fin,
jetées au sol. Pas une explosion de
rage. Un geste de libération. Naman
Keita a achevé sa séance test. Il
revient sur ses pas chercher de l’eau
et interpelle : « Pas besoin de poser
la question, vous avez la réponse,
non ? » Il l’a donnée sur la piste. « Je
cours, c’est sûr, confirme-t-il
quelques minutes plus tard, après
avoir fait le tour de la délégation
française. Déjà, je n’ai plus mal
depuis que je suis arrivé au Japon (il
avait ressenti une douleur abdominale la semaine avant de partir).
Ensuite, j’ai décidé de ne plus me
prendre la tête. Toute la saison, je
n’ai cessé de me poser des questions : fais ceci, fais cela... On est aux
Mondiaux. Ce n’est plus l’heure de
tenter des choses. Aujourd’hui, j’ai
juste couru de façon naturelle,
comme je sais le faire, et ça s’est bien
passé. »
Mieux que bien même. Le grand
Naman était venu un peu plus tôt
que les autres. Son menu était
copieux : plat et dessert. Trois fois
cinq haies (deux fois les premiers
200 m, une fois le demi-tour final).
Récupération réduite sur le second
enchaînement. Torse nu, il avait rodé
la machine à l’attaque du premier
obstacle, beaucoup échangé avec
Franck Né, le coordinateur du sprint,
avant de se lancer sous le regard du
chrono et de ses camarades attentifs. L’impression visuelle est bonne.
Le médaillé de bronze olympique,
parti sur vingt foulées puis douze
entre les haies, reste gainé, haut,
facile. Son animation entre ses
courses semble valider sa satisfaction. Il clôt l’exercice sous les encouragements de Eunice Barber : « Vasy Naman, attaque la haie ! » Né
sourit. Hervé Stéphan avait demandé à son élève 23’’, 23’’ et 24’’. Il a
rogné : 22’’73, 22’’54, 23’’51.
« Bien, voire très bien, approuve Né.
Je lui ai dit de mettre l’accent sur sa
forme de course, de faire tourner les
jambes, de rebondir. Il est bien physiquement, il a gagné en puissance, il
est au niveau qu’on attend de lui.
Reste à le passer en compétition,
avec le stress, les adversaires. Mais
je suis confiant. »
12
Bleu
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Jaune
ATHLÉTISME
Mercredi 22 août 2007
Où sont les stars ?
Seize ans après Tokyo, personne n’a vraiment remplacé Carl Lewis, Sergueï Bubka ou Marie-José Pérec.
Aujourd’hui,
que représentent les têtes
d’affiche de l’athlétisme
mondial dans l’imaginaire
collectif ? Pas grand-chose.
Qui les connaît en dehors
des amateurs de ce sport
pourtant universel ?
Pas grand monde. Depuis
une dizaine d’années
et la retraite de ses
dernières grandes stars,
l’athlétisme n’a pas su,
ou pu, offrir de nouveaux
visages susceptibles de
conquérir le grand public.
''
çais. À Göteborg, j’avais un peu parlé
avec elle, ça m’a touché…
Aujourd’hui, on peut parler d’athlètes
plus que de grandes stars. Même si un
mec comme Kenenisa Bekele reste un
grand ambassadeur de l’athlétisme,
tout comme Elena Isinbaeva…»
Bekele, comme beaucoup d’Africains,
souffre de la barrière de la langue et de
la modestie de ceux pour qui courir est
une seconde nature. Isinbaeva, la Bubka en jupons, a tout fait pour construire
son image. Elle a quitté sa Russie
natale, s’est installée entre Monaco et
l’Italie, a engagé Vitaly Petrov, l’excoach du « Tsar » de la perche. Et, cette
année, elle a fait beaucoup d’efforts,
sous l’impulsion de son nouveau
manager, pour progresser en anglais.
La multiple médaillée d’or et recordwoman de la perche a aujourd’hui un avis
bien tranché sur la question : « Pour
être une star, le résultat ne suffit pas…
Retour au
Japon, seize
ans après.
Toute cette
semaine,
jusqu’à
vendredi,
L’Équipe
revient sur
l’empreinte
laissée par
les Mondiaux
de Tokyo,
qui ont tant
marqué
l’histoire de
ce sport.
Aujourd’hui,
enquête sur
la disparition
des stars.
DEMAIN :
La belle
histoire
du relais
4 x 100 m
français.
''
Ce ne sont
pas seulement
les résultats
qui font les stars
''
accepter d’être en relation avec le
public pour que le public vous accepte.
C’est lui qui décrète qui est une star et
qui n’en est pas une. »
Et la dernière star de l’athlétisme,
c’était Marion Jones. Elle avait le palmarès, l’intelligence, le sourire et toujours quelque chose d’intéressant à
dire. Mais, de son implication fortement supposée dans l’affaire BALCO à
son contrôle positif à l’EPO, puis négatif (échantillon B), l’été dernier, Jones
n’aura pas laissé une image impérissable et aura terni celle de l’athlétisme.
En l’espace de seize ans, le renforcement de la lutte antidopage est aussi
passé par là. Si les performances sont
beaucoup plus souvent mises en doute,
les tricheurs voient leur carrière écourtée.
C’est aussi pour cela que l’équipementier Puma mise aujourd’hui sur les
équipes nationales et non plus sur les
individus, lui qui, autrefois, sponsorisait Linford Christie, Colin Jackson ou
Heike Drechsler. « Des athlètes sur lesquels on pouvait compter quoi qu’il
arrive, se souvient Pascal Rolling, responsable du secteur athlétisme de la
marque. Aujourd’hui, Powell et Gay
s’évitent. Comment peut-on faire monter la sauce ? L’an dernier, Powell a
égalé deux fois son record du monde et
gagné seize courses. Combien de fois
les gens l’ont-ils vu à la télé ? Quasi-
ment zéro… Difficile de créer des stars
dans ces conditions… »
En attendant, les stars d’aujourd’hui le
sont dans leur pays. Il y a quelques
semaines, un commandant de bord a
reconnu Kim Gevaert sur la passerelle
de son avion et aussitôt proposé à la
double championne d’Europe de sprint
d’assister à l’atterrissage dans le cock-
et Tatiana Lebedeva ont pris des notes.
Liu Xiang, lui, s’est déclaré enchanté
par la séance, qu’il a pourtant réalisée
entièrement en chinois avec l’aide de
l’incontournable traducteur. On ne lui a
visiblement pas précisé que l’anglais
était le meilleur moyen pour communiquer. Quant à Jeremy Wariner, il a eu
droit à deux séances ! « Si tu n’as pas
de légendes, il faut les
construire », résume Nick
Davies, directeur de la communication de l’IAAF.
La Fédération internationale
envisage aussi très sérieusement de créer un magazine à
destination du grand public. Et
(Nick Davies, directeur
elle s’est rassurée grâce aux
de la communication de l’IAAF)
résultats d’une étude réalisée
dans seize pays auprès d’un échantilpit. « Si Kim rate la finale à Osaka, ça ne
lon de 500 personnes. En moyenne,
diminuera pas d’un cran sa popularité
46 % des individus interrogés disent
en Belgique, souligne Meert. Mais elle
aimer le 100 m. L’IAAF, enfin, a décidé
ne deviendra pas une star internatiode s’octroyer les services d’une quinnale. Pour cela, il faut gagner aux Jeux
zaine d’ambassadeurs, anciens chamOlympiques ou être dramatiquement
pions de renom, parmi lesquels Sergueï
battue, comme ce fut le cas pour MerBubka ou Marie-José Pérec. Sûr qu’on
lene Ottey. »
les reconnaît plus facilement que Tyson
Consciente du problème, la Fédération
Gay !
internationale a décidé de prendre les
SOPHIE TUTKOVICS (avec J.-D. C.)
choses en main ces dernières années.
En organisant par exemple des medias
(*) Contrôlé positif à la testostérone en
trainings pour les athlètes. Asafa
avril 2006, le champion olympique et
Powell a refusé, estimant être suffichampion du monde du 100 m a comparu
samment à l’aise au jeu des questionsle mois dernier devant la cour d’arbitrage
réponses, ce qui n’est pas sûr. En élèves
américaine dans l’espoir d’une réduction
attentives, les Russes Elena Isinbaeva
de sa suspension de huit ans.
''
Si tu n’as pas
de légendes, il faut
les construire
''
Graines d’idoles
Seront-ils les Lewis de demain ? L’Équipe a sélectionné six champions qui écriront
peut-être la légende de l’athlétisme.
Génération Carl Lewis, le premier numéro de notre horssérie en vente au prix de
4,90 , a choisi de faire revivre
les Championnats du monde
de Tokyo en 1991. Et de dresser
notamment, sous la plume
d’Alain Mercier, le portrait du
sauteur en longueur et sprinteur américain. Extrait.
Carl Lewis, l’unique
(Photos L’Équipe)
Elena ISINBAEVA
Sanya RICHARDS
Blanka VLASIC
Asafa POWELL
LIU XIANG
Andrew HOWE
(RUS, perche, 25 ans)
(USA, 400 m, 22 ans)
(CRO, hauteur, 23 ans)
(JAM, 100 m, 24 ans)
(ITA, longueur, 22 ans)
Atouts : elle a déjà gagné tous
les titres et possède un record du
monde (5,01 m) qui semble hors
de portée de ses rivales. Jolie,
intelligente et pétillante.
Freins : elle manque peut-être
d’une grande défaite, qui la rendrait plus humaine, à l’exemple
de son mentor, Sergueï Bubka.
Malgré son immense carrière,
l’Ukrainien n’a été champion
olympique qu’une seule fois, à
Séoul, en 1988.
Atouts : invaincue en 2006, elle
est la première à approcher les
chronos de Pérec, avec un tonitruant 48’’70. Jolie et très
ouverte, au contraire de son
camarade d’entraînement Jeremy Wariner. Son élimination en
finale du 400 m des Trials lui
interdit le tour de piste à Osaka,
mais c’est déjà une belle histoire
puisqu’elle s’est qualifiée sur le
200 m.
Freins : le record du monde du
400 m de Marita Koch (RDA),
en 1985 (47’’60), semble vraiment imbattable.
Atouts : régulière cette saison
au-dessus de 2 m, elle a été la
première depuis vingt ans à
atteindre 2,07 m en plein air, le
7 août, à Stockholm. Elle semble
la seule susceptible de s’attaquer
au record du monde de Stefka
Kostadinova (2,09 m). Jolie,
intelligente et démonstrative
pendant ses concours.
Freins : elle n’a toujours pas
gagné un titre majeur en plein air.
La concurrence dans sa discipline
fait rage. Personne ne domine. La
championne olympique, la championne du monde et la championne d’Europe sont trois filles
différentes.
Atouts : il est trois fois recordman du monde (9’’77) et a dominé sa discipline l’an passé, avec
une série de seize victoires consécutives. Beau et sympathique.
Freins : une timidité dont il a du
mal à se débarrasser. L’absence
d’un titre majeur à son palmarès.
Les soupçons de dopage qui
pèsent sur le sprint.
(CHN, 110 m haies,
24 ans)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Atouts : champion olympique et
recordman du monde (12’’88).
Beau, sympathique et intelligent.
L’an prochain, les JO auront lieu
dans son pays, où il est déjà une
star.
Freins : la concurrence dans sa
discipline, où les victoires se partagent. Il ne parle pas anglais, ce
qui complique son rapport avec
les médias internationaux. Il est
devenu l’un des ambassadeurs
des Jeux de Pékin, ce qui le prive
de son franc-parler.
Atouts : l’héritier de Carl Lewis,
qui garde un œil sur lui, et une
technique magnifique qui rappelle celle de « King Carl ». À
vingt-deux ans, il a encore une
grosse marge de progression.
Beau et volubile en anglais ou en
italien…
Freins : avec un record personnel à 8,41 m, il reste loin de la
meilleure performance mondiale
de la saison, détenue par le Grec
Tsatoumas (8,66 m), forfait à
Osaka. Champion d’Europe en
salle et en plein air, il lui faut un
titre mondial. – S. T.
« L’ATHLÉTISME N’OUBLIERA PAS Carl Lewis. Jamais. Même s’il
avait un jour à faire le vide dans les tiroirs bondés de sa mémoire. Il
conservera toujours l’image de sa foulée, le souvenir de ses courses
d’élan, la vision de sa silhouette. En près de vingt ans passés sur le toit
du monde, l’Américain a visité des territoires jusque-là ignorés, des
sommets que la raison poussait à croire inaccessibles. Il a porté autour
du cou neuf médailles d’or olympiques, enfilé sur son chapelet soixante-cinq victoires de suite au saut en longueur, discipline où il a
renvoyé par le fond les rêves de tous ses rivaux pendant quatre Jeux
d’affilée, de Los Angeles en 1984 à Atlanta en 1996. La victoire lui
allait comme une deuxième peau. Ses défaites, rares, avaient valeur
d’événement (…).
Il se raconte en acteur, locataire à Hollywood, détaché du passé. Se
moque de sa gloire, comme si le temps l’avait embellie et amplifiée
(…). Il est resté le même, portrait craché de l’athlète qu’il était. Flamboyant mais cynique. Unique et parfois tellement commun. Capable,
par une seule accélération, une prise d’appel, un ramené de jambes,
de mettre le feu à un stade. Et pourtant tellement maladroit à se faire
aimer du public (…). “ Je suis une superstar, comme peut l’être
Madonna ”, lâchera-t-il un soir du mois de novembre 1987 aux
envoyés spéciaux du quotidien Le Sport. »
Rouge
(Jon Drummond)
financier dont ils bénéficient grâce aux
sponsors avant même d’avoir gagné
quoi que ce soit. »
Adidas a quand même attendu que
Jeremy Wariner devienne champion
olympique à Athènes, en 2004, pour
signer le plus gros contrat de l’histoire
de l’athlétisme : 650 000 dollars par an
(482 393 euros au cours actuel), sans
compter les augmentations prévues en
cas de performance. La nouvelle
« loco » du 400 m avait tout juste vingt
ans. Aujourd’hui, Wariner se prétend
star du tour de piste. Mais l’élève de
Clyde Hart manque cruellement de
charisme. Au meeting de Stockholm,
on l’a vu refuser de signer des autographes, trop pressé d’aller s’entraîner.
Et quand une marque de bière américaine a cherché une tête de gondole
pour la représenter, elle s’est tournée
vers… Michael Johnson !
« Il manque à Wariner un nom facile à
retenir, estime Wilfried Meert, l’organisateur du prestigieux meeting de Bruxelles, mais aussi le charisme, le sourire
et des réactions humaines, la communion avec le public… »
Blanka Vlasic, la femme la plus haute
depuis vingt ans, avec 2,07 m, souligne : « Ce ne sont pas seulement les
résultats qui font les stars, la personnalité est très importante. Il faut que les
gens vous regardent et soient heureux
avec vous ou tristes avec vous. Alors, il
faut montrer ses émotions. Il faut
Bleu
Rouge
C’est
un nouveau
film et il faut
un premier rôle
on ne va certainement pas le leur reproIl faut aussi de la personnalité. Les
Russes, par exemple, doivent parler
cher. Car il semble qu’il y ait bien
anglais ! Liu Xiang, c’est aussi assuréd’autres raisons à cette absence de
ment son point faible. Il faut aussi
stars. D’abord, la longévité des chamdévelopper le côté extrasportif. Et parpions du passé, quand la génération
tager, par exemple, nos expériences
actuelle a en moyenne 24 ans. Bubka a
avec les enfants. L’athlétisme est touarrêté sa carrière à 38 ans, Lewis à
jours vivant et nous essayons de ne pas
36 ans, Pérec à 35 ans et Michael Johnle tuer. »
son à 33 ans.
L’athlétisme est-il mort ? Du côté du
« C’est la relève de la garde, estime Jon
grand public, en tout cas, c’est proDrummond, ex-clown du sprint. Qui
bable. Baromètre de la notoriété, bien
sont les noms familiers ? Les visages
avant l’irruption des magazines
familiers ? Justin (Gatlin) en était un,
people, Paris Match a publié seize
mais il a disparu de la scène (*)... C’est
articles sur Carl Lewis de 1984 à 1999.
un nouveau film et il faut un premier
L’hebdomadaire a fait son avant-derrôle. La nouvelle génération du sprint
nière « une » athlé avec Marie-José
se veut humble et tranquille mais je me
Pérec, après son fabuleux doublé
demande si les fans apprécient. Si le
200 m - 400 m aux Jeux Olympiques
public attend des guerres d’intox avant
d’Atlanta. La dernière, c’était
avec une dénommée… Alicia
Warlick ! Américaine, perchiste (dont le record personnel culmine à 4,50 m), elle présentait l’immense avantage
d’être la supposée fiancée
d’Albert de Monaco. Paris
Match a suivi la tendance et les
sportifs à la une sont aussi ceux (Blanka Vlasic)
qui nourrissent les pages des
journaux férus de la vie privée des céléla finale du 100 m comme à notre
brités : Laure Manaudou ou Tony Parépoque, il va être déçu… En plus, je me
ker…
demande si ces gamins auront encore
envie de courir à trente-six ans. Nous, à
C’est un fait, les athlètes n’ont pas pris
l’époque, on gagnait notre vie en coule virage people, qui n’existait d’ailrant. On était vraiment loin du confort
leurs pas encore à Tokyo, en 1991, mais
Jaune
Bleu
Jaune
''
Carl Lewis (ici aux Mondiaux de 1991) est-il la dernière vraie star de l’athlétisme ? Neuf fois champion olympique, huit fois champion du monde, l’Américain, en plus de son
immense palmarès, avait une personnalité et une aisance avec les médias qui semblent manquer à la plupart des champions d’aujourd’hui.
(Photo Christian Rochard)
Noir
Noir
LA SCÈNE SE DÉROULE le 3 juin dernier dans un restaurant d’Arlington
(Texas). Une femme pénètre dans l’établissement et se retrouve nez à nez
avec Tyson Gay, auteur, la veille, d’un
tonitruant 9’’76 un peu trop venté
(+ 2,2 m/s) au meeting de New York,
devant les caméras de CBS. La femme
s’approche et se lâche : « Ah, mais je
vous reconnais ! Si, si, je vous ai vu à la
télé ce week-end. Vous êtes…
l’athlète ! C’est quoi votre nom,
déjà ? » Un peu gêné, le grand espoir
américain sur 100 m finit par lâcher son
patronyme. Mais son attachée de
presse est en pleine extase. Elle n’en
finit plus de téléphoner la bonne nouvelle : « Tu te rends compte ? Elle
savait que c’était un athlète, ici, en
plein Texas… C’est incroyable ! » Il en
va ainsi des enfants de Carl Lewis. Un
resto miteux, une notoriété approximative et déjà le nirvana…
Seize ans après les Championnats du
monde de Tokyo, aucun champion ne
peut aujourd’hui revendiquer le statut
de star de l’athlétisme. Yohann Diniz,
propulsé ambassadeur de la marche en
France depuis son titre européen sur
50 km, l’été dernier à Göteborg, ne dit
pas autre chose : « Pour moi, avant il y
avait Carl Lewis, Mike Powell, Sergueï
Bubka, Michael Johnson, Linford Christie, Marie-José Pérec… Pérec, c’était
vraiment l’icône de l’athlétisme fran-