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DE VILLIERS A LES CROCS Bleu Rouge Noir Jaune BATEAUX RUGBY 1 LA PASSE DE TROIS POUR DESJOYEAUX (Page 9) (Page 8) NOS SÉRIES D’ÉTÉ (3/5) ATHLÉTISME : DE TOKYO 1991 À OSAKA 2007 (Page 12) LES SABLES-D’OLONNE. – Michel Desjoyeaux a remporté hier la 38e édition de la Solitaire du « Figaro ». Avec cette victoire, le skipper de « Foncia » rejoint Philippe Poupon et Jean Le Cam, jusque-là seuls recordmen du nombre de succès, avec trois couronnes. (Photo Franck Dubray/Ouest-France/PQR) MARCOUSSIS. – Le pilier de l’équipe de France (notre photo), blessé au mollet droit pendant le stage de préparation et retenu dans le groupe des 22 pour affronter Galles dimanche, a hâte de retrouver le terrain. (Photo Jean-Louis Fel) *62 ANNÉE - N 19 409 0,85 e o France métropolitaine www.lequipe.fr Mercredi 22 août 2007 T 00106 - 822 - F: 0,85 E 3:HIKKLA=[UU]ZY:?a@i@c@m@k; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE EN PENSANT A L’ITALIE Sur la route de la qualification à l’Euro 2008, les Bleus attaquent la saison ce soir (21 heures), face à la Slovaquie, à Trnava. Cette revue d’effectif doit permettre au sélectionneur, Raymond Domenech, d’échafauder l’équipe qui jouera contre l’Italie dans dix-sept jours à San Siro. (Pages 3 à 5, et notre éditorial, page 2) SPÉCIAL FOOT PLEINE DÉPRIME AVEC LES A’ (Page 5) LYON À FOND SUR HEINZE (Page 6) POURQUOI STRASBOURG ÉTONNE Franck Ribéry (au premier plan), en pleine réussite actuellement avec le Bayern, tentera, avec ce match amical contre la Slovaquie, d’insuffler à Patrick Vieira (derrière lui) et à ses partenaires l’envie de construire de bonnes bases avant la rencontre importante face à l’Italie, le 8 septembre prochain. (Photo Bernard Papon) (Page 7) Cette semaine LYON, L’ETE MEURTRIER Le champion de France accumule les problèmes depuis plusieurs mois. Arrivera-t-il à se redresser pour conserver son titre ? L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Ronaldinho sera l’une des grandes figures brésiliennes présentes ce soir dans l’Hérault pour jouer contre l’Algérie. (Photo Richard Martin) Bleu Rouge (Page 4) Jaune Bleu Jaune LES STARS DU BRÉSIL À MONTPELLIER Noir Noir (Photo Pierre Lahalle) 2 Bleu Rouge Noir Jaune LA PAGE DEUX , ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS « 2 500 ATHLÉTISME. À la recherche de sensations durant toute la saison, Naman Keita semble reverdir à l’approche des Championnats du monde d’Osaka (25 août-2 septembre). Alors qu’il avait un moment hésité à s’aligner sur 400 mètres haies, Keita a finalement décidé de tenter sa chance, rassuré par ses derniers entraînements. « Il est bien physiquement, il a gagné en puissance, il est au niveau qu’on attend de lui, confie Franck Né, le coordinateur du sprint. Reste à le passer en compétition, avec le stress, les adversaires. Mais je suis confiant. » (Page 11) RUGBY. Certains clubs de Pro D 2 aimeraient pouvoir se vanter d’une telle affluence les jours de match : hier, ils étaient deux mille cinq cents, les spectateurs toulonnais venus assister au premier entraînement dirigé par Tana Umaga. « La séance, quoique très classique, n’était pas si mal. J’ai trouvé les joueurs en forme physiquement », expliqua sobrement l’ancien capitaine des All Blacks (74 sélections), arrivé jeudi soir en France. (Page 8) BASKET. Les États-Unis partent aujourd’hui en quête d’une qualification olympique au tournoi des Amériques. Après le nouvel échec lors du dernier Mondial (3e), les entraîneurs américains veulent mettre en place une équipe plus collective, qui bénéficiera des apports de Jason Kidd et Kobe Bryant. (Page 11) LES QUESTIONS Trois noms pour remplacer Cris Keita est de retour Les États-Unis en reconquête » es matches amicaux internationaux du mois d’août n’ont jamais eu une très grande signification. Il suffit de constater la multiplication des forfaits dans la plupart des sélections majeures concernées ce mercredi pour déjà savoir qu’on ne tirera guère d’enseignements de leurs résultats. Cependant, ils s’inscrivent tous dans la logique d’une répétition générale avant l’échéance, ÉQUITATION. Voilà un titre qui n’aura pas mis longtemps a être contesté : sacrée dimanche championne d’Europe individuelle de saut d’obstacles, sur Shutterfly, Meredith Michaels-Beerbaum a dû faire face dès lundi au vent de la suspicion. Ce jour-là, l’agence DPA annonçait le contrôle positif de son cheval quelques jours avant la compétition. Un manquement finalement justifié par une prise de médicament, mais qui s’ajoute à une série noire en matière de dopage équin. Certains évoquent pourtant une réglementation trop contraignante pour les chevaux. (Page 7) Les Bleuets battus Gilbert, en guerrier FOOTBALL. Privés de nombreux joueurs, blessés, les Espoirs ne sont pas parvenus à bousculer l’Italie en match amical (1-2). Revenus au score en seconde mi-temps par Quercia (55e), ils n’ont cependant pas démérité à deux semaines de leur rencontre qualificative pour l’Euro 2009 face au pays de Galles. (Page 5) CYCLISME. Souffrant, Philippe Gilbert n’avait pas vraiment le profil d’un vainqueur sur le Tour du Limousin. Coriace, le Belge de la Française des Jeux s’est pourtant imposé hier dans la première étape. Sa première victoire cette saison. (Page 10) Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Lorient 10 4 3 1 0 Nancy 10 4 3 1 0 Le Mans 10 4 3 1 0 4. Monaco 7 4 2 1 1 5. Strasbourg 7 4 2 1 1 6. Bordeaux 7 4 2 1 1 7. Valenciennes 7 4 2 1 1 8. Lille 6 4 1 3 0 9. Saint-Étienne 5 4 1 2 1 10. Rennes 5 4 1 2 1 11. Nice 4 4 1 1 2 12. Lyon 3 3 1 0 2 13. Marseille 3 4 0 3 1 14. Caen 3 3 1 0 2 15. Paris-SG 3 4 0 3 1 16. Toulouse 3 3 1 0 2 17. Auxerre 3 4 1 0 3 18. Lens 2 3 0 2 1 19. Sochaux 2 4 0 2 2 20. Metz 1 4 0 1 3 Le Mans 17 13 18 13 13 15 9 Lyon Classement final 1 2 3 4 5 6 7 8 20 13 Valence Nice 22 Tarbes Marseille 16 Perpignan 23 16 Ajaccio HOCKEY SUR GAZON 14.00 Championnats d’Europe. France-Irlande. À Manchester (ANG). Eurosport 90 min CYCLISME 15.30 Pro Tour 2007. Tour du Benelux. Prologue : Hasselt-Hasselt (c.l.m.). FOOTBALL Espoirs. Match amical. Italie-France. Canal + Sport 100 min 18.20 W 9 120 min 19.35 Championnats d’Europe de saut d’obstacles. À Mannheim (ALL). GOLF Eurosport 60 min 20.45 Eurosport 60 min FOOTBALL 21.00 TF1 120 min Match amical. Slovaquie-France. 21.45 Circuit européen. Scandinavian Masters. Résumé. À Malmö (SUE). VOILE Àpartir de 12 heures : rugby, présentation de l’équipe du pays de Galles. À 20 heures : tennis, publication du tirage de l’US Open. À21 heures: football,Slovaquie-France, en direct commenté. OFFRE DÉCOUVERTE Eurosport 30 min 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 19. Édition du soir. 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 17. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 5.48 Europe 1. Journal des sports. 5.50 et 6.40 France Inter. Journal des sports. 6.45 et 8.25 RTL. Sports. 7.40 Europe 1. Sports. 7.50 France Inter. Le journal de la Coupe du monde. 8.15 RTL. Paroles d’Ovalie. 16. RMC. DKP. 18. RMC. Coach Courbis. 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18. RTL Soir. Invité : Daniel Herrero, auteur du « Dictionnaire amoureux du rugby. » 18.53 RTL. Mégasports. 19. RMC. Intégrale Coupe du monde. 19.20 France Bleu. Journal des sports. 20. RMC. Intégrale Football. 20. RTL. Le Club France RTL. 20. Europe 1. Europe Sport. 23. RMC. After Foot. 22.20 World Match Racing Tour. Portugal Match Cup. À Troia. À voir. Eurosport 30 min Intéressant. FOOTBALL 23.00 Matches amicaux internationaux. À ne pas rater Eurosport 60 min FOOTBALL 00.00 Match amical. Slovaquie-France. ELLE NOUV E ! UL FORM Eurosport 60 min 17.10 GOLF À SUIVRE À partir de 6 h 30 : football, retour sur le match Slovaquie A’ - France A’. À partir de 10 heures : tennis, retour sur les derniers résultats des tournois ATP et WTA de New Haven. À partir de 23 heures : football, retour sur le match Slovaquie-France, avec l’analyse d’Angel Marcos. Eurosport 120 min Circuit américain. Open de Greensboro (USA). Résumé. 25 15 L’ÉQUIPE TV 10.00 Championnat du monde des moins de 17 ans. Haïti-France. À Gwangyang (CDS). ÉQUITATION 21 17 Fabien SANCHEZ Benoît DAENINCK Sébastien THOMAS François LAMIRAUD Fabrice JEANDESBOZ Kévin LALOUETTE Yann MEULEMANS Jean-Marc MAURIN 1 2 3 4 5 6 7 8 TOUR DU LIMOUSIN (2.1., 21-24 août). – 1re étape, Limoges - La Souterraine : 1. Gilbert (BEL, Française des Jeux), les 160,8 km en 3 h 49 ’41 ’’ (moy. : 42,006 km/h) ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom) ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épargne) ; 4. Charteau (Crédit Agricole) ; 5. Vaugrenard (Fdj), t.m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à 5’’ ; 7. Pauriol (CA), à 36’’ ; 8. Pineau (Btl), à 38’’ ; 9. Delage (Fdj) ; 10. Fofonov (KAZ, CA), t.m.t. ; … 13. Goubert (Ag2r-Prévoyance), à 41’’ ; 15. Sy. Chavanel (Cofidis), m.t. ; 64. Moreau (A2r), à 11’23’’. – 108 classés, 10 abandons, 1 non-partant. AUJOURD’HUI. – 2e étape, Droux-Uzerche (187,4 km). Départ de Droux, rue de Lembach à 12 heures. Arrivé à Uzerche, rue du Champde-Foire vers 16 h 30. Desjoyeaux (Foncia) 247 h 20’47” Duthil (Distinxion) à 26’38” Douguet (Lecl.-Bouyg.-Tel.) à 1 h 3’50” Troussel (Financo) à 1 h 41’26” Mahé (Le Comptoir-Imm.) à 2 h 14’23” Drouglazet (Luisina) à 2 h 39’5” Véniard (Scutum) à 3 h 16’53” Morvan (Cercle-Vert) à 3 h 19’48” 4e et dernière étape (La Corogne Les Sables-d’Olonne) : 1. Duthil (Distinxion), les 340 milles en 35 h 20’10’’ ; 2. Véniard (Scutum), à 35’32’’ ; 3. Desjoyeaux (Foncia), à 41’45 ; 4. Bérenger (Koné-Ascenseurs), à 1 h 21’40’’ ; 5. Drouglazet (Luisina), à 1 h 22’35’’ ; 6. Le Gal (Lenze), à 1 h 27’15’’ ; 7. Morvan (Cercle-Vert), à 1 h 32’55’’ ; 8. Douguet (E.Leclerc-Bouygues-Telecom), à 1 h 36’22’’ ; 9. Lepesqueux (Rapid’FloreCaen-la-Mer), à 1 h 42’57’’ : 10. Treussart (Groupe-Celeos), à 1 h 51’50’’ ; etc. AGENDA Match amical. Brésil-Algérie. Aurillac Poursuite individuelle BATEAUX (Solitaire du Figaro) FOOTBALL 20 14 19 14 Toulouse 19 14 Metz Paris Marcoussis Rugby, Strasbourg 20 12 stage de l’équipe de France Orléans Dijon 17 13 18 Besançon 12 Clermont -Ferrand 17 PISTE – CHAMPIONNATS DE FRANCE Eurosport 105 min Les cases bleues correspondent aux retransmissions en direct. Rediff. demain à 12 h 45 + Samedi, début des Championnats du monde d’athlétisme à Osaka AUJOURD’HUI CYCLISME CHAMPIONNAT DE FRANCE SUR PISTE. À Hyères, jusqu’au 26. TOUR DU BENELUX, jusqu’au 29. Prologue, à Hasselt (BEL) (Eurosport). TOUR DU LIMOUSIN, jusqu’au 24. FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 21 heures : Slovaquie-France (TF 1). HOCKEY SUR GAZON CHAMPIONNATS D’EUROPE DES NATIONS À Manchester (ANG), jusqu’au 26. TENNIS TOURNOIS ATP et WTA de New Haven (USA), jusqu’au 26. JEUDI GOLF - CIRCUIT EUROPÉEN KLM OPEN. À Zandvoort (HOL), jusqu’au 26. TENNIS DE TABLE Open Pro Tour de Taïwan, jusqu’au 26. TENNIS TOURNOIS ATP et WTA de New Haven (USA), jusqu’au 26. VENDREDI ÉQUITATION CHAMPIONNATS DU MONDE D’ENDURANCE. À Compiègne, jusqu’au 26. FOOTBALL LIGUE 2 (5e journée). – 20 heures : AC Ajaccio - Sedan, Boulogne-surMer - Angers, Dijon-Châteauroux, Gueugnon-Reims, Guingamp-Amiens, Libourne-Saint-Seurin - Clermont, Niort-Montpellier, Troyes-Bastia. 20 h 30 : Nantes-Brest, Grenoble - Le Havre (ces deux derniers matches sur Numericable). RUGBY PRÉPARATION À LA COUPE DU MONDE. Match amical : IrlandeItalie. TENNIS TOURNOIS ATP et WTA de New Haven (USA), jusqu’au 26. SAMEDI ATHLÉTISME CHAMPIONNATS DU MONDE. À Osaka (JAP), jusqu’au 2 septembre (Eurosport, France Télévisions). AVIRON CHAMPIONNATS DU MONDE. À Munich (ALL), jusqu’au 2 septembre. BASKET ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 18 heures : Slovénie-France. FOOTBALL LIGUE 1 (5e journée). – Voir tableau de bord. RUGBY PRÉPARATION À LA COUPE DU MONDE. Match amical : Écosse - Afrique du Sud. RUGBY À XIII COUPE D’ANGLETERRE. Finale. – au lieu de 58,80 € DIMANCHE BASKET ÉQUIPE DE FRANCE. Match amical. – 18 heures : Slovénie-France. AUTO CHAMPCAR. Course à Zolder (BEL). CYCLISME COUPE DE FRANCE CHÂTEAUROUX CLASSIC DE L’INDRE. FOOTBALL LIGUE 1 (5e journée). – Voir tableau de bord. FORMULE 1 GRAND PRIX DE TURQUIE, à Istanbul. – 14 heures : départ de la course (TF 1). RUGBY PRÉPARATION À LA COUPE DU MONDE. Match amical. – 15 h 45 : pays de Galles - France (Canal +). TENNIS TOURNOIS ATP de New Haven (USA). – Finale. RCS 485 167 647 Nanterre Nom Adresse Code Postal Tél. ANEQ Prénom Ville E-mail Ci-joint mon règlement par chèque à l’ordre de Presse Sports Investissement PAGE 2 TOURNOIS ATP et WTA de New Haven (USA), jusqu’au 26. À retourner sous enveloppe non affranchie accompagné de votre règlement à : RUGBY HEBDO - Service abonnements - Libre réponse 59402 - 75482 PARIS CEDEX 10 - [email protected] Oui, je m’abonne à RUGBY HEBDO pour 26 numéros au tarif de 39 €. J’ai bien noté que je recevrai ma casquette Rugby*. 26 numéros 39 € Saint Helens - Dragons Catalans. (Sport +) TENNIS BULLETIN D’ABONNEMENT la casquette RUGBY Cette casquette bleu marine aux couleurs de Rugby vous est offerte avec votre abonnement. 100% coton, à 6 panneaux – visière préformée, lisière blanche sur la tranche – fermeture à l’arrière réglable par boucle métallique + passant. 16 heures : *Offre valable en France métropolitaine uniquement jusqu’au 30/09/2007. Vous pouvez acquérir séparément les exemplaires de Rugby Hebdo dans les kiosques au prix de 1,80 € et la casquette pour 12 €. Expédition sous 3 semaines après enregistrement du règlement. Conformément à la législation en vigueur, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toute information vous concernant. MERCREDI 22 AOÛT 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 19 16 Nantes Tours Châteauroux La Rochelle 19 15 Bayonne Sedan Diff. — +4 +4 +4 +4 +4 +2 +1 +1 +1 -1 -1 0 -1 -1 -2 -3 -6 -1 -5 -4 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 25 août, 17 h 10 : Caen - Marseille (Canal +) ; 20 heures : Bordeaux - Lorient, Monaco Le Mans, Nancy - Auxerre, Nice - Toulouse, Rennes - Metz, Strasbourg - Lens, Valenciennes - Sochaux (ces sept matches sur Foot +) ; Dimanche 26 août, 18 heures : Paris-SG - Lille (Canal + Sport) ; 21 heures : Lyon - Saint-Étienne (Canal +). FOOTBALL 17 14 c. — 3 3 3 3 2 2 5 3 3 3 4 3 4 2 3 6 7 1 7 5 Bleu Rouge Rouen avec Lille p. — 7 7 7 7 6 4 6 4 4 2 3 3 3 1 1 3 1 0 2 1 CYCLISME Jaune Bleu Jaune 20 17 Brest Bordeaux (nombre de votants : 40 874) Selon le résultat de vos votes sur www.lequipe.fr et par SMS. FOOTBALL (Ligue 1) LA TÉLÉVISION 18 15 17 14 OUI .................................................. 50 % NON ................................................ 46 % Ne se prononcent pas ................... 4 % Noir Noir LA MÉTÉO 18 15 L’absence de Sylvain Marconnet est-elle préjudiciable à l’équipe de France de rugby ? BMX. C’est un petit nouveau qui fait sans doute des envieux parmi les nombreux prétendants à une participation olympique : le BMX, qui tenait cette semaine ses préolympiques en Chine, sera au programme des prochains JO. Sport alternatif, associé traditionnellement au barnum des X-Games, le BMX est aussi un vrai sport. « Attention ! Le BMX ce n’est pas “just for fun”, explique l’entraîneur national, Fabrice Vettoretti. C’est hyper exigeant. Il faut des cuisses de fer et un haut du corps très musclé pour tenir la machine. » (Page 10) (Photos Didier Fèvre et Sébastien Boué/L’Équipe) Invitées par les circonstances, elles se présenteront tout à l’heure dans une composition inédite mais qui, ne le cachons pas, donnent matière à inquiétude. Il est ainsi permis de se demander où en sera Lilian Thuram – forfait ce mercredi – dans un peu plus de deux semaines, sachant que l’arrivée de l’Argentin Gabriel Milito au Barça risque de le condamner au banc de touche. Quel sort réserve aussi désormais Chelsea à Claude Makelele, pourtant indispensable à l’équilibre défensif des Bleus, comme Patrick Vieira qui, quant à lui, sort à peine d’un long tunnel… Enfin, en l’absence de Sagnol, le poste de latéral droit manque des garanties que le Lyonnais François Clerc, un peu tendre, n’est pas encore apte à lui offrir. Mais, au fait, qu’est devenu Pascal Chimbonda, l’invité surprise de la dernière heure à la Coupe du monde 2006 ? Titulaire indiscutable dans l’un des meilleurs clubs anglais (Tottenham), au point de susciter l’intérêt de Chelsea, il est aussi performant que l’année dernière, mais n’est soudain plus digne pour Raymond Domenech de figurer dans la liste des trente-trois pour le déplacement en Slovaquie. Vous avez dit bizarre ? autrement plus sérieuse, de la première quinzaine de septembre, où deux matches s’enchaîneront à quatre jours d’intervalle, avec pour enjeu la qualification à l’Euro 2008. Pour l’équipe de France, il y aura d’abord un déplacement redouté à Milan, contre l’Italie, le 8, puis, le 12, la réception au Parc des Princes de l’Écosse, contre laquelle elle a une revanche à prendre. Or, on sait déjà qu’elle jouera ces deux rencontres sans trois des piliers de sa défense : Grégory Coupet, Willy Sagnol et William Gallas, le défenseur d’Arsenal, avec lequel elle ne perd jamais et gagne presque toujours. Le test d’aujourd’hui à Trnava, contre la Slovaquie, ne sera donc pas de trop pour Raymond Domenech, contraint de repenser ses lignes arrière. Rennes D’HIER La cure de jouvence des JO UNE DÉFENSE QUI INQUIÈTE 17 15 Pour voter, connecte z-vous sur www.lequipe.fr. entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). TABLEAU DE BORD L Caen L’équipe de France A’ de football a-t-elle sa raison d’être ? L’ennuyeuse affaire « Shutterfly » L’ÉDITO 16 15 DU JOUR FOOTBALL. En quête d’un défenseur d’envergure internationale pour remplacer Cris, arrêté pour six mois, Lyon semble avoir établi une liste restreinte de trois noms : Mikaël Silvestre (Manchester United), Cleber Anderson (Benfica) et surtout Heinze (Manchester United)dont la piste est devenue sérieuse hier, avec l’échec du transfert de l’Argentin à Liverpool. « Heinze a vraiment le profil du joueur que l’on recherche », confirment Alain Perrin et Bernard Lacombe, l’entraîneur de l’OL et le conseiller du président Aulas. (Page 6) 3 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune SLOVAQUIE - FRANCE En quête d’assurances C’est moins le match de ce soir, à Trnava, avec une défense recomposée, que celui de Milan dans dix-sept jours qui intéresse les Bleus. À dix-sept jours d’Italie-France, les Bleus entament, ce soir, à Trnava, une saison internationale qui doit absolument les emmener à la phase finale de l’Euro 2008, en Suisse et en Autriche. Henry et Vieira sont de retour, mais il faut préparer la vie sans Gallas, Sagnol ni Coupet. TRNAVA – (SLQ) de notre envoyé spécial Qui avec Mexès ? En l’absence de Thuram et de Gallas, blessés, Mexès devrait être titulaire en défense centrale au côté de Givet ou d’Abidal. SENEC – de notre envoyé spécial LES JOUEURS INVITÉS à disputer le match de l’équipe de France A, ce soir, à Trnava, face à la Slovaquie, se sont entraînés en fin de matinée, hier. Les circonstances particulières de ce double match amical n’ont pas permis de connaître la composition de l’équipe qu’alignera Raymond Domenech : après une période d’échauffement et de transmissions de balle, les coéquipiers de Patrick Vieira ont terminé leur séance par une opposition à sept contre sept, sans gardiens de but, qui a laissé une part d’incertitude sur les intentions du sélectionneur. Le capitaine des Bleus, Vieira, n’y a pas participé. De retour de blessure, il a préféré effectuer une séance physique (lire par ailleurs). Retardé par de multiples problèmes de transport, Gaël Givet n’était pas là. Il a joué dimanche soir avec l’OM, face à Nancy (2-2), et n’a rejoint ses coéquipiers qu’en début d’aprèsmidi : il ne risquait pas d’être convoqué en A’. Cela a sans doute « condamné » Squillaci ou Boumsong, qui ont joué hier soir mais qui semblent plutôt en avance sur le Marseillais. Ce dernier s’intégrera au groupe ce matin, lors d’une ultime séance d’entraînement. En l’absence de Thuram (cheville) et de Gallas (adducteurs), cela complique encore la donne. Dans la liste des dix-sept joueurs convoqués pour la rencontre de ce soir, seuls Mexès et Givet sont des axiaux naturels. Lors du sept contre sept d’hier, Abidal a semblé évoluer dans un positionnement similaire. Unique droitier du lot, Mexès semble être assuré de jouer. Sera-t-il associé au néo-Barcelonais, qui a longtemps rêvé de s’impliquer à ce poste mais qui n’y possède aucune expérience internationale ? « Tiens, je n’y avais pas pensé, s’amuse Domenech avec un petit sourire en coin qui laisse à penser le contraire... C’est possible, en effet. » Givet constitue une alternative évidente. « C’est une autre possibilité. Je vais voir dans quel état il est demain matin (aujourd’hui). » En soutien d’Henry, c’est ouvert… Tester Abidal dans l’axe, au moins durant une mi-temps, ne serait pas une perte de temps fondamentale. Mais, dans la perspective des deux rencontres, face à l’Italie et l’Écosse, début septembre, pour lesquelles Gallas a déjà quasiment annoncé son forfait, est-il seulement envisageable d’imaginer l’ancien Lyonnais aux côtés de Thuram, qui devrait être rétabli d’ici là ? Domenech n’a semble-t-il jamais pensé sérieusement à aligner cette charnière. On voit mal pourquoi sa pensée évoluerait aujourd’hui. Hier, le sélectionneur a au moins pu tout voir de l’intérieur. Il a participé à l’opposition aux côtés de Clerc, Mexès, Sagna, Toulalan, Ribéry et Anelka. Face à eux, Abidal, Evra, Makelele, Nasri, Malouda, Henry et Benzema étaient partenaires. Impossible de tirer des certitudes de cette demi-heure dont l’intensité s’accorda très bien au potentiel actuel du sélectionneur. Si Domenech revient logiquement à un système à deux milieux défensifs, l’équipe de départ devrait ressembler à celle-ci : Landreau – Clerc, Mexès, Givet ou Abidal, Abidal ou Evra – Vieira, Makelele – Ribéry, Nasri ou Anelka, Malouda – Henry. L’autre interrogation du jour consiste donc à savoir quel sera l’élément aligné en soutien ou au côté d’Henry. L’entraîneur des Bleus devrait choisir entre Nasri, longtemps blessé cet été, et Anelka. Ce sera peut-être l’un, puis l’autre. Hier matin, c’est le Marseillais qui jouait derrière l’ancien attaquant d’Arsenal. Mais Benzema traînait aussi par là, et l’on devrait voir le Lyonnais, ce soir, à un moment ou à un autre. SÉBASTIEN TARRAGO aussi se souvenir des belles choses : pendant que s’étirait le crépuscule cabossé de Zinédine Zidane, la Coupe du monde avait révélé une nouvelle équipe, un nouvel élan. C’est ce fil de l’histoire que ce Slovaquie-France amical propose de reprendre. On ne l’aurait pas juré à l’époque, mais la partition de l’ancienne Tchécoslovaquie a offert à l’équipe de France deux fois plus de raisons de se faire battre. Les Bleus ont subi cinq défaites depuis la Coupe du monde 2002 (*), et les coupables viennent un peu trop souvent de la région : parmi les trois équipes ayant gagné, depuis, au Stade de France, figurent, donc, les Tchèques (0-2), en 2003, et les Slovaques (1-2), en 2006. Autant les Tchèques, issus d’une nation majeure du jeu, sont des figures familières de nos mémoires et de nos clubs, autant les Slovaques restent de parfaits inconnus qui tra- cent leur sillon en marge des Championnats majeurs, en dehors d’une présence traditionnelle et plutôt soutenue en Allemagne. On devrait pourtant toujours se souvenir de ses bourreaux. de nos envoyés spéciaux LES ADDUCTEURS de William Gallas auront été un des sujets majeurs du rassemblement estival de l’équipe de Fr ance. To uc hé, dimanche, lors du match d’Arsenal à Blackburn (1-1), le défenseur central était venu faire constater sa blessure, lundi matin, à Clairefontaine, par le staff médical des Bleus. Dans l’après-midi, Arsenal estimait son indisponibilité à « trois semaines ». Soit une période qui inclurait a priori les deux prochains matches de l’équipe de France dans les qualifica- tions à l’Euro 2008, en Italie (le 8 septembre) et contre l’Écosse (le 12). Un pessimisme confirmé par le joueur dans L’Équipe d’hier : « On ne me reverra (avec les Bleus) qu’en octobre. » Gallas reparti en Angleterre, on pensait le sujet clos pour quelques temps. C’était sans compter sur les déclarations du sélectionneur, hier, en Slovaquie, où la délégation française est arrivée dès lundi soir. À en croire Domenech, le joueur a demandé à effectuer ses soins avec le staff des Bleus, lors de la mini-trêve internationale de septembre. Une requête qui pourrait être diverse- LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE Le 2 septembre 2006, à Tbilissi : Géorgie - France, 0-3 (qual. CEN). Le 6 septembre 2006, à Saint-Denis : France- Italie, 3-1 (qual. CEN). Le 7 octobre 2006, à Glasgow : Écosse - France, 1-0 (qual. CEN). Le 11 octobre 2006, à Sochaux : France - Îles Féroé, 5-0 (qual. CEN). Le 15 novembre 2006, à Saint-Denis : France - Grèce, 1-0. Le 7 février 2007, à Saint-Denis : France - Argentine, 0-1. Le 24 mars 2007, à Kaunas : Lituanie - France, 0-1 (qual. CEN). Le 28 mars 2007, à Saint-Denis : France - Autriche, 1-0. Le 2 juin 2007, à Saint-Denis : France - Ukraine,2-0 (qual. CEN). Le 6 juin 2007, à Auxerre : France - Géorgie, 1-0 (qual. CEN) Bilan : 8 victoires, 2 défaites, 17 buts marqués, 3 buts encaissés. LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA SLOVAQUIE Le 2 septembre 2006, à Bratislava : Slovaquie - Chypre, 6-1 (qual. CEN). Le 6 septembre 2006, à Bratislava : Slovaquie - République tchèque, 0-3 (qual. CEN). MERCREDI 22 AOÛT 2007 En direct sur TF 1 Slovaquie Arbitre : M. Eogorov (RUS) Entraî aîneur în : J. Kocian ((maillot, short et bas blancs)) S Senecky y VINCENT DULUC (*) France-République tchèque (0-2) le 12 février 2003 ; France-Grèce (0-1), le 25 juin 2004 ; France-Slovaquie (1-2) le 1er mars 2006 ; Ecosse-France (1-0), le 7 octobre 2006 ; France-Argentine (0-1) le 7 février 2007. Gallas se soignera-t-il chez les Bleus ? SENEC – 21 : 00 À Trnava, stadium A.-Malatinskeho ment appréciée par Wenger et son staff… Extraits : « William est pessimiste et nous également, mais on va quand même tout faire pour le récupérer. Il veut rester dix jours à Clairefontaine pour faire des soins intensifs. J’espère qu’Arsenal sera d’accord. Ce serait parfait que le joueur soit dans ce cadre-là. » Reste à connaître, donc, la réponse du club anglais et de son manager. Une réponse qui pourrait donner une indication sur l’état des rapports, réputés compliqués, entre Arsène Wenger et Raymond Domenech. – J. T. et S. Ta. Le 7 octobre 2006, à Cardiff : Galles - Slovaquie, 1-5 (qual. CEN). Le 11 octobre 2006, à Bratislava : Slovaquie - Allemagne, 1-4 (qual. CEN). Le 15 novembre 2006, à Zilina : Slovaquie - Bulgarie, 3-1. Le 10 décembre 2006, à Abu Dhabi : Émirats arabes unis - Slovaquie, 1-2. Le 7 février 2007, à Jerez : Pologne - Slovaquie, 2-2. Le 24 mars 2007, à Nicosie : Chypre - Slovaquie, 1-3 (qual. CEN). Le 28 mars 2007, à Dublin : Eire - Slovaquie, 1-0 (qual. CEN). Le 6 juin 2007, à Hambourg: Allemagne - Slovaquie, 2-1 (qual. CEN). Bilan : 5 victoires, 1 nul, 4 défaites, 23 buts marqués, 17 buts encaissés. LEURS TROIS CONFRONTATIONS Le 7 septembre 1994, à Bratislava : Slovaquie - France, 0-0 (qual. CEN). Le 26 avril 1995, à Nantes: France - Slovaquie, 4-0 (qual. CEN). Le 1er mars 2006, à Saint-Denis : France - Slovaquie, 1-2. Bilan de la France : 1 victoire, 1 nul, 1 défaite, 5 buts marqués, 2 encaissés. (FFC Nitra)) Krajcik Duriica ica (Slavia Slavia Prague Prague, RTC) Klimpl Cech ((Satturn Moscou, scou,, RRUS)) ((FCC Midtjy Midtjylland, jy , DAN) D ) (FC Porto, POR) Sestaak Hamsik Strba Hodur (Bochum, (B ochum, h ALL) (Naples, N l ITA) (M MSK ZZilin l na)) (Sl Slovan LLiberec Liberec, b RTC) C) Minttal V ttek Vi (FC Nuremberg, mbbberg, e AL ALL) (FCC Nurem Nuremberg, rem m ALL) A 12 Henryy 7 Maloud Malouda (Chelsea, elsea, AANG, 27/30/3) 7/30/3) (FC Barcelonee, e ESP ESP, SPP 11 3 30/92/39 9) 22 Nasri Ribéryy (Marsseille, 200/3/1) (Bayern ern Mu Munich, ouu 39 Aneelka 6 4 ALL,, 24/18 24/18/2) (B olton, AN NG, Makkelele V Vieira (ccap.) 2 28/38/10 0) (Innter Milaan (Chelsea ea, ANG, an, ITA, ITA 34/558/0) 31/101/6) 3 17 25 13 Abidal Givet M ès Mex Clerc (FC FC Barcelone, rcelone ESP, (Marsseille, 25/12/0) 5/12/0) (AS RRome, ITTA, 27/24/0) 7/24/0)) ouu 3 Abidal 25/7/0)) ou 24 Évrra (FC BBarcelone, e, ESP, 23 (Manchester (Manchester ester UU.,, ANG ANG,, 27/24/0) 24/000)) L Landrea au 26/6/0) (Paris-SG, SG, 28 ans/5 sélectionns/0 butt) France (maillot, short et bas bleus) (Lyon, n, 24/6/ 24/6/0) Entraî aîneur în : Raymond Domenech Remplaçants : Slovaquie : Kuciak (g., MSK Zilina), Hajduch (MFK Ruzomberok), Jez (MSK Zilina), Petras (Saturn Moscou, RUS), Michalik (Bolton, ANG), Brezinsky (Sparta Prague, RTC), Singlar (Slovan Liberec, RTC), Gresko (Leverkusen, ALL), Szabo (Slovan Bratislava), Sapara (Rosenborg, NOR), Zofcak (Sparta Prague, RTC), Kozak (Artmedia Bratislava), Slovak (Slovan Bratislava), Borbely (Artmedia Bratislava), Holosko (Mansaspor, TUR). France : 23 Ramé (g., Bordeaux, 34 ans/12 sélections/0 but), 27 Sagna (Arsenal, ANG, 24/0/0), 8 Toulalan (Lyon, 23/4/0), 39 Anelka (Bolton, ANG, 28/38/10) ou 11 Nasri (Marseille, 20/3/1), 10 Benzema (Lyon, 19/2/1), 24 Évra (Manchester United, ANG, 26/6/0) ou 17 Givet (Marseille, 25/12/0). N.B. : les numéros des joueurs slovaques n’ont pas été communiqués. PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge la défense française ? De ce côté-là, Boumsong et Givet sont des candidats naturels, plus que Squillaci, qui préfère l’axe droit, et Mexès jouera probablement gros, ce soir, après une sortie très mitigée face à l’Autriche (1-0), au printemps. Mais si l’inquiétude est forte s’agissant d’une défense à ce point renouvelée, l’équipe de France ne s’élance pas d’un point zéro en cet été d’une année impaire. À l’aube de l’an II du calendrier de l’après-Berlin, il faut Bleu Rouge Pour aborder cet enchaînement décisif, l’équipe de France sera confrontée au bouleversement de sa défense et de ses repères. Ce n’est jamais le bon moment pour ça. Ce n’est juste pas le bon moment du tout. Ni Coupet, ni Sagnol, ni Gallas pour l’Italie et l’Écosse, et pas de Thuram pour ce soir : la défense idéale a du plomb dans l’aile, et elle commence à boiter. Plus de la moitié d’une défense à rebâtir, c’est le grand chantier de l’instant, qui propose des alternatives incomplètes : si Landreau et Clerc avaient déjà pris la relève en juin, qui sera associé à Thuram, à San Siro, dans l’axe gauche de Jaune Bleu Jaune Une défense en chantier TRNAVA. – Raymond Domenech a observé, hier, de l’intérieur l’état physique de ses troupes. Le sélectionneur (à droite) a même participé à la très tranquille opposition d’une demi-heure, notamment aux côtés de Franck Ribéry (à gauche) et Jérémy Toulalan (au fond), face à la formation de Thierry Henry (maillot rouge). (Photo Patrick Boutroux) Noir Noir LES JOUEURS de l’équipe de France A avaient le choix, hier, en début de soirée : ils pouvaient rester à l’hôtel ou faire une demi-heure de bus pour aller voir de près leurs camarades et rivaux de l’équipe de France A’ (voir page 5). Raymond Domenech a si souvent répété qu’il cherchait un nom pour l’équipe du mardi qu’il était tentant de rappeler l’existence des coiffeurs. Mais il faut être honnête, cela ne correspond ni au moment, tant l’appellation s’attache aux phases finales, ni à l’esprit du plus large rassemblement de Bleus jamais vu en terre étrangère. Car, entre les Bleus, la compétition est ouverte, plus qu’elle ne l’est jamais dans une phase finale qui fixe les statuts et les désenchantements. Le rendez-vous du mois d’août, traditionnel chassé-croisé de niveaux de forme hétérogènes entre les Bleus soumis aux cadences infernales de sept journées de Ligue 1 dans leur premier mois de compétition et ceux d’Espagne et d’Italie qui n’ont pas encore repris le Championnat, apparaît comme une première pierre sur le chemin de la qualification à l’Euro, ou au moins comme un petit caillou qui aiderait à se retrouver sur une longue route. Mais, des deux objectifs poursuivis par le sélectionneur durant ces trois petits jours en Slovaquie, une revue d’effectif en songeant à l’Euro et à la préparation des matches qualificatifs face à l’Italie et à l’Écosse, un seul est une absolue priorité : ce soir, à Trnava, c’est d’abord à l’Italie qu’il faut penser, et à l’équipe de départ que Raymond Domenech alignera dans dix-sept jours. Ce soir, à Trnava, il y aura au moins un côté gauche à faire rêver l’OL, et tout le monde au milieu comme en zone offensive, à l’exception provisoire de Govou, le héros de FranceItalie (3-1), il y a un an. Pour le reste, si la partition A-A’ a dû être une musique grinçante à l’oreille de quelques internationaux au passé long comme une phase finale sans but, l’équipe de France vient chercher quelques assurances à dix-sept jours du grand rendez-vous de San Siro et à trois semaines de son grand retour au Parc des Princes, contre l’Écosse. 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL SLOVAQUIE - FRANCE Henry et Vieira, le retour En récupérant deux de ses tauliers, absents chez les Bleus depuis février, Domenech retrouve quelques habitudes. BRATISLAVA – de notre envoyé spécial DEPUIS que Thierry Henry et Patrick Vieira ont dû s’absenter des rendezvous de l’équipe de France pour blessures (*), celle-ci n’a plus perdu. C’est évidemment un raccourci facile et hautement incomplet mis en regard de ce que tous deux ont déjà apporté à la légende des Bleus, mais c’est un fait : le néo-Barcelonais et le Milanais ont disparu du décor depuis le France-Argentine (0-1) auquel ils ont participé le 7 février dernier au Stade de France. Sans eux, les Tricolores se sont ensuite imposés en Lituanie (1-0), contre l’Autriche (1-0), l’Ukraine (2-0) et la Géorgie (1-0). Les Bleus ont donc survécu à cette double absence tout en progressant de façon sensible dans l eu r s t r a v a u x d ’ a p p r o c h e d e l’Euro 2008. Hier matin, le capitaine des Bleus a d’ailleurs souligné ce fait, précisant que « l’objectif, qui était de gagner ces matches, a été réalisé », ajoutant, dans un hommage à la jeune classe montante : « Je ne suis pas surpris. » Plus loin, Raymond Domenech se disait ravi du retour de deux tauliers de cette envergure mais en prévenant une attente exagérée : « Ils sont en phase de reprise et c’est plutôt à nous de les aider que l’inverse. » Mais il notait que, sans eux, « il manque quelque chose à l’équipe. On sait ce que Thierry apporte en attaque et quel est l’impact de Patrick au milieu ». On connaît leurs préférences JEAN-MARC BUTTERLIN Henry et Vieira n’ont plus joué en équipe de France depuis le match contre l’Argentine (avec Ayala, à droite, et Burdisso) en février. Ce fut la dernière défaite des Bleus (0-1). (Photo Pierre Lahalle) L’attaquant du FC Nuremberg constituera le danger no 1 pour les Bleus ce soir. MUNICH – prétendre à une carrière en hockey sur glace – « J’avais un très bon niveau, mais j’ai voulu tenter ma chance dans le football » –, il signa un précontrat au… Real Madrid à l’âge de dix-sept ans. Mais jamais il ne porta le célèbre maillot blanc, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou. Dépité, Vittek pensa à tout arrêter. « Je n’ai jamais été aussi déprimé qu’à ce moment-là. J’avais alors vraiment songé à tout abandonner. Mais mes amis et ma famille m’en ont dissuadé, me conseillant vivement de m’accrocher. Heureusement qu’ils étaient là », soupire Vittek. de notre correspondant L’ÉQUIPE DE FRANCE ne l’a sans doute pas oublié. Le 1er mars 2006, au Stade de France, la Slovaquie était venue s’imposer (2-1) au Stade de France en match amical. S’il n’avait pas marqué ce soir-là, Robert Vittek avait mené la vie dure aux défenseurs tricolores. Il avait notamment provoqué le coup franc victorieux, transformé par Valachovic en fin de rencontre (81e). Joueur complet, le fer de lance slovaque, qui évolue au FC Nuremberg, en Bundesliga, depuis la saison 2003-2004, sera une nouvelle fois l’homme à surveiller par les Bleus ce soir à Trnava. Vittek, qui possède une grosse frappe de balle, s’est véritablement révélé au printemps 2006. Auteur de seize buts en dix-sept rencontres de Championnat (dont huit en l’espace de trois journées) lors des matches retour avec le club du nord de la Bavière, il avait notamment réalisé deux triplés consécutifs face à Duisbourg (3-0) et à Cologne (4-3). Une première dans l’histoire du Championnat d’Allemagne. Conséquence, il fut élu joueur slovaque de l’année. Pourtant, Vittek revient de loin. Alors qu’il aurait pu Mal partis pour l’Euro Depuis, l’homme a redressé la barre. Auteur de quatorze buts en quarante-huit sélections, il a largement contribué à la surprenante deuxième place de la Slovaquie (derrière le Portugal) dans le groupe 3 des qualifications pour la dernière Coupe du monde. Un accessit qui avait donné le droit à son pays de disputer les barrages face à l’Espagne (1-5, 1-1). Alors que la Slovaquie n’a récolté que 9 points en sept matches dans les éliminatoires de l’Euro 2008 et se retrouve à une décevante quatrième place avec déjà dix longueurs de retard sur l’Allemagne et quatre sur le voisin tchèque, Vittek croit encore en une possible qualification. « Nous sommes conscients que nous n’avons plus le droit à l’erreur. Mais nous allons affronter à deux reprises Saint-Marin et la rencontre en République tchèque (17 novembre) pourrait être décisive », lâche-t-il, lui qui rêve de qualifier son pays pour son premier Euro. Pour réussir son défi et préparer son prochain match contre l’Eire (8 septembre), les Slovaques vont donc se mesurer au vice-champion du monde. « La victoire à Paris fut un grand jour pour notre football. Peut-être les Français nous avaient-ils quelque peu sous-estimés. Mais cette fois-ci, ils nous connaissent », note l’attaquant slovaque, vainqueur de la dernière Coupe d’Allemagne aux dépends du champion en titre, Stuttgart (3-2). Vittek, lucide, estime qu’il n’a pas encore pleinement exprimé son potentiel : « Devant le but, je dois être plus serein. J’ai encore une belle marge de progression. Mais je n’ai que vingt-cinq ans. » Conclusion de son entraîneur à Nuremberg, Hans Meyer : « Robert a toutes les qualités requises pour évoluer au sein d’un grand club européen. » ALEXIS MENUGE GROUPE D Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Pologne 19 9 6 1 2 15 2. Serbie 14 7 4 2 1 10 3. Portugal 14 7 4 2 1 15 4. Finlande 14 8 4 2 2 9 5. Belgique 7 8 2 1 5 5 6. Arménie 7 7 2 1 4 3 7. Kazakhstan 6 8 1 3 4 5 8. Azerbaïdjan 5 8 1 2 5 4 c. — 7 4 5 5 10 7 11 17 Diff. — +8 +6 +10 +4 -5 -4 -6 -13 DÉJÀ JOUÉS. – 16 août 2006 : Belgique Kazakhstan, 0-0. 2 septembre 2006 : Serbie Azerbaïdjan, 1-0 ; Pologne - Finlande, 1-3. 6 septembre 2006 : Azerbaïdjan - Kazakhstan, 1-1 ; Finlande - Portugal, 1-1 ; Arménie - Belgique, 0-1 ; Pologne - Serbie, 1-1. 7 octobre 2006 : Arménie - Finlande, 0-0 ; Kazakhstan Pologne, 0-1 ; Serbie - Belgique, 1-0 ; Portugal - Azerbaïdjan, 3-0. 11 octobre 2006 : Belgique - Azerbaïdjan, 3-0 ; Kazakhstan - Finlande, 0-2 ; Serbie - Arménie, 3-0 ; Pologne - Portugal, 2-1. 15 novembre 2006 : Finlande - Arménie, 1-0 ; Belgique - Pologne, 0-1 ; Portugal - Kazakhstan, 3-0. 24 mars 2007 : Pologne - Azerbaïdjan, 5-0 ; Portugal - Belgique, 4-0 ; Kazakhstan Serbie, 2-1. 28 mars 2007 : Azerbaïdjan - Finlande, 1-0 ; Pologne - Arménie, 1-0 ; Serbie Portugal, 1-1. 2 juin 2007 : Finlande - Serbie, 0-2 ; Kazakhstan - Arménie, 1-2 ; Azerbaïdjan Pologne, 1-3 ; Belgique - Portugal, 1-2. 6 juin 2007 : Arménie - Pologne, 1-0 ; Finlande - Belgique, 2-0 ; Kazakhstan - Azerbaïdjan, 1-1. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Azerbaïdjan - Arménie, Serbie Finlande, Portugal - Pologne. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Allemagne 19 7 6 1 0 29 2. R. tchèque 14 7 4 2 1 15 3. Eire 13 7 4 1 2 12 4. Slovaquie 9 7 3 0 4 16 5. Galles 7 6 2 1 3 8 6. Chypre 4 6 1 1 4 9 7. St-Marin 0 6 0 0 6 1 GROUPE F AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Saint-Marin - Chypre Finlande - Kazakhstan Arménie - Portugal Belgique - Serbie Irlande du Nord - Liechtenstein Estonie - Andorre c. — 4 4 8 13 9 16 36 Diff. — +25 +11 +4 +3 -1 -7 -35 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre 2006 : République tchèque - Galles, 2-1 ; Allemagne - Eire, 1-0 ; Slovaquie - Chypre, 6-1. 6 septembre 2006 : Saint-Marin - Allemagne, 0-13 ; Slovaquie - République tchèque, 0-3. 7 octobre 2006 : République tchèque - Saint-Marin, 7-0 ; Galles - Slovaquie, 1-5 ; Chypre - Eire, 5-2. 11 octobre 2006 : Eire - République tchèque, 1-1 ; Slovaquie - Allemagne, 1-4 ; Galles Chypre, 3-1. 15 novembre 2006 : Eire - SaintMarin, 5-0 ; Chypre - Allemagne, 1-1. 7 février 2007 : Saint-Marin - Eire, 1-2. 24 mars 2007 : République tchèque - Allemagne, 1-2 ; Eire Galles : 1-0 ; Chypre - Slovaquie, 1-3. 28 mars 2007 : Galles - Saint-Marin, 3-0 ; Eire - Slovaquie, 1-0 ; République tchèque - Chypre, 1-0. 2 juin 2007 : Allemagne - Saint-Marin, 6-0 ; Galles - République tchèque, 0-0. 6 juin 2007 : Allemagne - Slovaquie, 2-1. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Saint-Marin - République tchèque, Galles - Allemagne, Slovaquie - Eire. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Croatie 17 7 5 2 0 16 2. Israël 17 8 5 2 1 17 3. Russie 15 7 4 3 0 11 4. Angleterre 14 7 4 2 1 12 5. Macédoine 7 7 2 1 4 6 6. Estonie 0 7 0 0 7 0 7. Andorre 0 7 0 0 7 1 c. — 4 7 1 2 7 14 28 Diff. — +12 +10 +10 +10 -1 -14 -27 DÉJÀ JOUÉS. – 16 août 2006 : Estonie-Macédoine, 0-1. 2 septembre 2006 : AngleterreAndorre, 5-0 ; Estonie-Israël, 0-1. 6 septembre 2006 : Russie-Croatie, 0-0 ; Israël-Andorre, 4-1 ; Macédoine-Angleterre, 0-1. 7 octobre 2006 : Angleterre-Macédoine, 0-0 ; CroatieAndorre, 7-0 ; Russie-Israël, 1-1. 11 octobre 2006 : Croatie-Angleterre, 2-0 ; Russie-Estonie, 2-0 ; Andorre-Macédoine, 0-3. 15 novembre 2006 : Israël-Croatie, 3-4 ; Macédoine-Russie, 0-2. 24 mars 2007 : Israël-Angleterre, 0-0 ; Estonie-Russie, 0-2 ; Croatie-Macédoine, 2-1. 28 mars 2007 : Andorre-Angleterre, 0-3 ; Israël-Estonie, 4-0. 2 juin 2007 : Estonie-Croatie, 0-1 ; Russie-Andorre, 4-0 ; MacédoineIsraël, 1-2. 6 juin 2007 : Croatie-Russie, 0-0 ; Andorre-Israël, 0-2 ; Estonie-Angleterre, 0-3. PROCHAINE JOURNÉE.- Samedi 8 septembre : Angleterre-Israël, Russie-Macédoine, Croatie-Estonie. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Suède 18 7 6 0 1 17 2. Espagne 15 7 5 0 2 13 3. Irlande du N. 13 6 4 1 1 10 4. Danemark 10 6 3 1 2 9 5. Islande 4 7 1 1 5 5 6. Liechtenstein 4 7 1 1 5 4 7. Lettonie 3 6 1 0 5 4 c. — 4 6 7 5 15 18 7 Diff. — +13 +7 +3 +4 -10 -14 -3 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre 2006 : Espagne-Liechtenstein, 4-0 ; Irlande du Nord Islande, 0-3 ; Lettonie-Suède, 0-1. 6 septembre 2006 : Islande-Danemark, 0-2 ; Irlande du Nord - Espagne, 3-2 ; Suède-Liechtenstein, 3-1. 7 octobre 2006 : Danemark - Irlande du Nord, 0-0 ; Lettonie-Islande, 4-0 ; SuèdeEspagne, 2-0. 11 octobre 2006 : IslandeSuède, 1-2 ; Liechtenstein-Danemark, 0-4 ; Irlande du Nord - Lettonie, 1-0. 24 mars 2007 : Espagne-Danemark, 2-1 ; Liechtenstein Irlande du Nord, 1-4. 28 mars 2007 : Irlande du Nord - Suède, 2-1 ; Liechtenstein-Lettonie, 1-0 ; Espagne-Islande, 1-0. 2 juin 2007 : Danemark-Suède, 0-3 ; Lettonie-Espagne, 0-2 ; Islande-Liechtenstein, 1-1. 6 juin 2007 : Suède-Islande, 5-0 ; Liechtenstein-Espagne, 0-2 ; Lettonie-Danemark, 0-2. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Suède-Danemark, Lettonie - Irlande du Nord, Islande-Espagne. RÈGLEMENT LES DEUX PREMIERS DE CHAQUE GROUPE sont qualifiés pour l’Euro du 7 au 29 juin 2008 en Autriche et en Suisse (qualifiés d’office comme pays organisateurs). À l’issue des matches de qualification, en cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs équipes d’un groupe, les critères suivants seront appliqués pour déterminer le classement : 1. nombre de points obtenus dans les rencontres directes ; 2. différence de buts lors des rencontres directes ; 3. buts marqués dans les rencontres directes ; 4. buts mar- France-Autriche (1-0) le 28 mars 2007 Makelele Toulalan Ribéry Nasri Malouda Makelele Toulalan Ribéry Nasri Malouda L. Diarra Anelka Anelka qués à l’extérieur lors des rencontres directes. Si, après l’application des critères 1 à 4 à plusieurs équipes, deux ou plus sont toujours à égalité, les critères 1 à 4 seront à nouveau appliqués pour déterminer leur classement. Si cette procédure ne permet toujours pas de les différencier, les critères suivants seront appliqués : 1. meilleure différence de but générale, 2. meilleure attaque générale, 3. meilleure attaque générale à l’extérieur, 4. fair-play, 5. tirage au sort. PAGE 4 Lituanie-France (0-1) le 24 mars 2007 Mavuba Nasri Cisssé Makelele L. Diarra Toulalan To Govou Malouda Anelka Diaby Ane Anelka MATCHES AMICAUX BRÉSIL - ALGÉRIE Le Brésil en Hérault Sacrée championne d’Amérique du Sud cet été, la Seleçao, qui retrouve Ronaldinho et Kaka, se produit ce soir à Montpellier. CE SOIR, À 18 H 30 À MONTPELLIER, STADE DE LA MOSSON BRÉSIL : Doni – Maicon, Alex Silva, Naldo, Kleber – Enaldo,Josué, Mineiro,J. Baptista – Robinho, Vagner Love. Entraîneur : Dunga. ALGÉRIE : Gaouaoui – Zarabi, Bouzid, Bezzaz, A. Yahia, Belhadj – Bougherra, Mansouri, Ziani, Saïfi – Ghiles. Entraîneur : J.-M. Cavalli. Arbitre : M. Biton. de notre envoyé spécial GROUPE E AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI France-Ukraine (2-0) le 2 juin 2007 MONTPELLIER – CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications) GROUPE A France-Géorgie (1-0) le 6 juin 2007 LA GRANDE RÉCONCILIATION passe par l’Hérault. Pour son retour en Europe, le Brésil a convoqué Kaka et Ronaldinho, qui avaient préféré les vacances à la Copa America, en juin dernier. L’épisode avait moyennement plu à Dunga, le sélectionneur brésilien, nommé sur sa réputa- tion de rigueur et renforcé par le gain de l’épreuve via un large succès sur l’Argentine (3-0). Mais il est déjà oublié, ou presque. Si le Brésil compte bien gagner les Jeux Olympiques 2008 et la Coupe des Confédérations 2009, il vise surtout la prochaine Coupe du monde, en 2010. Cet horizon lointain incite toutes les parties à la tempérance. Un match de gala très surveillé LA PRÉFECTURE DE MONTPELLIER ne « s’attend pas à des problèmes particuliers » pour ce qui sera le quatrième Brésil-Algérie de l’histoire. On s’attend à une fête. On est loin du France-Algérie du 6 octobre 2001 (4-1), qui avait donné lieu à des débordements (Marseillaise sifflée, envahissement du terrain par plusieurs centaines de supporters algériens, arrêt du match après 76 minutes) et suscité une grande émotion dans l’opinion. Depuis, l’Algérie est revenue jouer neuf fois en France sans incident notable. Néanmoins, c’est un dispositif « assez lourd » qui sera mis en place ce soir, avec environ 300 policiers (CRS, gendarmes mobiles, police nationale et municipale), manière aussi de se roder à l’approche de la Coupe du monde de rugby. Le match, prévu au départ à Marseille, devrait attirer entre 25 000 et 30 000 spectateurs à La Mosson (33 000 places), stade mis gratuitement à la disposition de l’organisateur suisse Sport global management. – J. Ri. HIER, à Creil, Bénin - Gabon : n-p ; à Londres (ANG), Ghana - Sénégal : 1-1. AUJOURD’HUI, Grèce - Espagne, Norvège - Argentine, Danemark - Eire, Suisse Pays-Bas, Autriche - République tchèque, Islande - Canada, Roumanie - Turquie, Biélorussie - Israël, Lettonie - Moldavie, Bulgarie - Galles, Monténégro - Slovénie, Lituanie - Turkménistan, Tadjikistan Azerbaïdjan, Macédoine - Nigeria, Russie Pologne, Ukraine - Ouzbékistan, Luxembourg - Géorgie, Bosnie-Herzégovine Croatie, Suède - États-Unis, Albanie Malte, Colombie - Mexique (à Denver, USA), Équateur - Bolivie, Paraguay - Venezuela, Salvador - Honduras, Costa Rica Pérou, Panama - Guatemala, Côte d’Ivoire - Égypte (à Paris, stade Charléty), Tunisie Guinée, Soudan - Libye, Bangladesh - Cambodge, Togo - Zambie, RD du Congo Angola, Burkina Faso - Mali, Lesotho Laos, Japon - Cameroun. HONGRIE - ITALIE LES ITALIENS, QUI PRÉPARENT la réception de la France le 8 septembre prochain, jouent ce soir en amical contre la Hongrie. Hier, ils ont réalisé une opposition à dix contre dix en fin d’après-midi. En attaque, Toni devrait être soutenu par Quagliarella (double buteur en Lituanie, 2-0) à droite et Di Natale à gauche. En l’absence de De Rossi, laissé au repos, Aquilani devrait être lancé au milieu. Le Lyonnais Grosso devrait commencer sur le banc. Le numéro 10 de Totti, jeune retraité, n’a pas été attribué. Dunga cet été (un meneur de jeu derrière deux attaquants) paraît mieux taillé pour Kaka que pour lui. Le Milanais semble aussi plus compatible avec Robinho, excellent lors de la Copa America. « Je regarde devant moi, pas derrière, a éludé Ronnie à son arrivée au stade de la Mosson, pour l’entraînement de la veille de match. C’est super de revenir dans cette équipe qui retrouve son niveau et qui gagne. » Il est le seul Brésilien à connaître cette pelouse, où son frère Roberto Assis a souvent joué et où lui-même avait fait un passage sans saveur lors de sa dernière saison à Paris, en 2002-2003 : il avait râlé la majeure partie du temps, mais son entraîneur, Luis Fernandez, ne l’avait pas sorti. Cette fois, Ronaldinho devrait tâter du banc héraultais. Hier, lors de l’opposition, il figurait, comme Kaka, dans l’équipe de Fabien Lefèvre, l’ancien pro réquisitionné pour faire le vingt-deuxième homme. Celle des remplaçants. La confiance est accordée en priorité aux vainqueurs de la Copa America. Le message est clair : les stars sont de retour, mais elles doivent, au moins symboliquement, regagner leur place. Après avoir emporté la Copa America avec une équipe diminuée, Dunga débarque à la Mosson, ce soir, à la tête d’une escouade plus scintillante. Kaka et Ronaldinho, ses têtes de gondole offensives, sont de retour. À la différence par exemple de Ronaldo, jamais convoqué depuis l’entrée en fonction de Dunga (juillet 2006). Dire qu’ils jouent gros serait exagéré : sur leur talent, le Milanais et le Barcelonais disposent encore d’une marge appréciable vis-à-vis de la concurrence. Et ils pèsent beaucoup plus lourd en termes de vécu que le reste de la troupe (80 capes pour Ronaldinho, 50 pour Kaka). Mais le comportement du Brésil au Venezuela en juin 2007 a contrasté avec celui du Brésil en Allemagne en juin 2006. Ricardo Texeira, le président de la CBF (la sélection brésilienne), a fustigé cet été les joueurs qui « rentraient à l’hôtel ivres à 4 heures ou 6 heures du matin » pendant la Coupe du monde. Or, cette sortie visait moins le très policé Kaka que Ronaldinho, dont les frasques ont alimenté les gazettes catalanes ces derniers mois. À vingt-sept ans, l’ancien Parisien sait que le leadership offensif n’est plus un dû. Le système utilisé par AUJOURD’HUI, 20 H 50, A BUDAPEST, FERENC PUSKAS STADIUM ITALIE : Buffon – Oddo, F. Cannavaro (cap.), Materazzi, Zambrotta – Gattuso, Aquilani, Pirlo – Quagliarella, Toni, Di Natale. Entraîneur : R. Donadoni. RÉGIS DUPONT ÉCOSSE AFRIQUE DU SUD ANGLETERRE ALLEMAGNE AUJOURD’HUI, 21 HEURES (20 HEURES, HEURE FRANÇAISE), À ABERDEEN, PITTODRIE PARK ÉCOSSE : Gordon – Hutton, Anderson, McManus, McEveley – Brown, Caldwell, Fletcher (cap.) – McFadden, Miller, O’Connor. Entraîneur : A. McLeish. AUJOURD’HUI, 20 HEURES (21 HEURES, HEURE FRANÇAISE), À LONDRES, WEMBLEY ANGLETERRE : Robinson – Richards, R. Ferdinand, Terry, As. Cole – Beckham, Carrick, Lampard, J. Cole – A. Johnson, Bent. Entraîneur : S. McClaren. ALLEMAGNE : Lehmann – A. Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm – Hilbert, Rolfes, Schneider, Hitzlsperger – Odonkor, Kuranyi. Entraîneur : J. Low. Arbitre : M. Busacca (SUI). EN L’ABSENCE DU CAPITAINE Barry Ferguson, c’est Darren Fletcher (Manchester United) qui portera le brassard ce soir face à l’Afrique du Sud. L’Écosse, qui prépare son déplacement au Parc des Princes le 12 septembre prochain contre la France pour les éliminatoires de l’Euro 2008, sera aussi privée de James Morrisson (West Bromwich Albion), qui devait faire ses débuts internationaux. Alex McLeish a décidé d’aligner trois attaquants et de tester notamment O’Connor, rarement appelé par son prédécesseur Walter Smith. MERCREDI 22 AOÛT 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Un poison nommé Vittek L’organisation du milieu et de l’attaque des Bleus lors des quatre derniers matches sans Henry ni Vieira Bleu VIEIRA NE JUGE PAS DOMENECH... – Lors de sa traditionnelle conférence de presse d’avant-match, hier, Patrick Vieira a été interrogé sur les récentes déclarations de Raymond Domenech sur le football italien, ses arrangements et Marco Materazzi. Le capitaine des Bleus et joueur de l’Inter Milan préfère ne pas les juger : « S’il a dit ce qu’il a dit, c’est qu’il le ressentait, qu’il le pensait. Moi, je ne suis pas là pour dire s’il a raison ou s’il a tort. Chacun est libre de dire ce qu’il à dire. En Italie, ça fait beaucoup de bruit. Mais pour nous, joueurs, l’objectif, c’est le terrain. Le reste ne doit pas nous atteindre. » – S. Ta. Jaune Rouge Jaune (*) Vieira s’est blessé deux fois : le 21 février (claquage et arrêt d’un mois et demi), puis le 17 mai (ligament latéral du genou droit, stoppé jusqu’à la fin de la saison). Henry, déjà absent un mois entre décembre 2006 et janvier 2007, n’a cessé de traîner des douleurs aux adducteurs, aux ischio-jambiers de la jambe gauche et au nerf sciatique. Il a mis fin à sa saison après Arsenal-PSV Eindhoven (1-1) en C 1, le 7 mars. Noir Bleu Noir Avec eux, c’est aussi un retour vers des schémas plus classiques et éprouvés qui se dessine, compte tenu de deux certitudes : quand Vieira joue, la France aligne deux milieux récupérateurs axiaux, Makelele étant le pendant naturel de l’Intériste. Lorsque Henry est là, le sélectionneur se tourne le plus volontiers vers un 4-2-3-1 qui permet à l’ancien Gunner d’évoluer comme il l’affectionne, seul en pointe, soutenu par trois animateurs offensifs. C’est la formule qui avait permis à l’équipe de Domenech de dominer l’Italie le 6 septembre (3-1), avec Vieira-Makelele au milieu, Govou, Ribéry et Malouda derrière Henry. C’est de cette manière que les Bleus s’étaient frayé un chemin vers la finale de la dernière Coupe du monde. C’est peut-être parce que le sélectionneur y a renoncé (Trezeguet et Henry en pointe) qu’il s’est planté en Écosse. Le football se nourrit d’habitudes qui assurent le liant d’une équipe. Et, si Domenech a dû, par la force des choses, modifier la structure de son équipe contre la Lituanie et l’Autriche, il était revenu à sa géographie préférée face à l’Ukraine et à la Géorgie. Il avait alors récupéré Franck Ribéry et avait profité de la montée en puissance de Samir Nasri, Jérémy Toulalan jouant le pigiste de service au côté de Makelele en l’absence de Vieira. Nicolas Anelka avait occupé, avec réussite, la fonction appartenant à Thierry Henry quand il est là. La bonne nouvelle est qu’en deux occasions au moins le système a survécu aux forfaits des deux revenants de l’été dans un moment, le mois de juin, qui n’est pas toujours favorable aux envolées françaises. Auparavant, le sélectionneur, devant la nécessité de combler les vides, n’avait pas hésité à recourir à des formules de circonstance qui ont notamment permis de passer à travers les gouttes en Lituanie, dans un match compliqué, froid comme le temps et piégeux comme la pelouse indélicate du stade de Kaunas. Domenech s’était alors tourné vers un 4-3-2-1 inédit (L. Diarra, Makelele, Toulalan-Govou, Malouda-Anelka). Plus tard, face à l’Autriche, cela ressembla plutôt à un 4-3-1-2 (Diaby, Makelele, L. DiarraNasri-Anelka, Cissé). Cela servit au moins à constater que le réservoir est prometteur avec les deux petits « Anglais » de Chelsea (L. Diarra) et d’Arsenal (Diaby). Mais, pour l’heure, comme il s’agit d’aborder avec un maximum de certitudes les rendez-vous de l’Italie et de l’Écosse, les retours de Thierry Henry et de Patrick Vieira participent d’un mouvement rassurant. Le premier a commencé à rejouer le 26 juillet, marquant, sur penalty, contre Dundee United (1-0). Le second s’est remis en marche le 8 août, contre Naples (2-0), lors du trophée Moretti. Leur vie en bleu reprend ce soir. 5 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune SLOVAQUIE A’ - FRANCE A’ : 1-0 Des Bleus si pâles... L’équipe de France A’ a perdu, hier, à Senec, après une première demi-heure catastrophique sur le plan défensif. SENEC – (SLQ) de notre envoyé spécial LA PREMIÈRE PARTIE de la semaine slovaque des Bleus, hier soir, à Senec, n’a pas été exactement un triomphe. Composée de joueurs qui évoluent, pour la plupart, dans les plus grands clubs d’Europe, l’équipe de France A’ a rarement fait honneur à son rang supposé, subissant une défaite (0-1) qui correspond parfaitement au rapport de forces constaté. « Il nous a manqué cette rigueur défensive qui permet de passer les moments difficiles, constate Raymond Domenech. On avait de l’envie, mais on a été vraiment bousculés par les Slovaques. » Les Français ont clairement souffert de certaines déficiences individuelles, au premier rang desquelles figure la première demi-heure de Squillaci. On ignore si le grand rêve de l’Olympique Lyonnais est réellement de réunir Squillaci et Boumsong en défense centrale pour partir à l’assaut de la Ligue des champions, mais on dira que leur sortie commune n’a pas été une publicité retentissante pour leur association. Tourmentés par Holosko et Hodur, les Français ont encaissé le but fatal en perdant deux duels de suite à la réception d’un coup de pied arrêté qui aura vu Boumsong abandonner son marquage. Holosko, lui, fit une manière de une-deux de la tête avec le poteau, avant de marquer de près le seul but du match (31e). Sans un double arrêt de Frey (24e) et un sauvetage de Silvestre (35e), cela aurait pu être pire. Avec un peu plus d’adresse devant le but, cela aurait pu être mieux, notamment pour Cissé (14e, 24e) ou Zebina (68e), alors que Trezeguet envoya son seul ballon consommable sur la base du poteau (58e). D’une manière générale, les Français ont été trop peu actifs dans les couloirs, malgré les efforts de Briand en seconde période, pour diversifier ou intensifier une menace globalement relative. On attendait beaucoup du duo CisséTrezeguet, mais beaucoup était un peu trop en l’état de leurs ressources physiques du moment et de leur complémentarité naturelle. Trezeguet eut le mérite de faire fonctionner la relation technique entre les deux attaquants, mais ce fut une relation à sens unique. Le Turinois ne s’est pas exprimé en quittant le stade, hier soir. Le grand vainqueur de ce match, sur le plan individuel, est celui qui avait été le grand vainqueur du mois de SLOVAQUIE A’ - FRANCE A’ : 1-0 (1-0) Beau temps. Pelouse en bon état. 2 253 spectateurs. Arbitre : M. Steiner (AUT). mars avec la véritable équipe de France : Lassana Diarra a encore confirmé, hier soir, qu’il avait quelque chose de plus que les autres. Des éventuels enseignements à tirer de semblable défaite, Raymond Domenech dit : « C’est une manière d’alerter tout le monde. Car septembre va arriver vite. Il y a trop de niveaux de préparation différents. On l’a vu dans ce match, et on risque de voir la même chose demain (aujourd’hui). C’est un rappel, il faut vite se préparer. Parce que, pour l’instant, on n’est pas prêts. » Quand on fait remarquer au sélectionneur que, vu d’en haut, il n’y a pas eu beaucoup de satisfactions individuelles, il avoue : « Il n’y avait pas beaucoup de différence entre le haut et le bas… » VINCENT DULUC SENEC. – Lassana Diarra (ici à droite face à Zdenko Strba) aura profité de la parenthèse équipe de France (même s’il ne s’agissait que des A’) pour rappeler ce dont il était capable. (Photo Nicolas Luttiau) Lassana Diarra mérite la prime LES JOUEURS. – Écarté à Chelsea, le milieu de terrain a été mordant, hier, avec les A’. Il fut même brillant en première période. Szabo 5 Jez Je ez 4 L’HOMME CLÉ : Lassana DIARRA, 7 1-0 : HOLOSKO (30e). – Sur un coup franc excentré côté droit de Szabo, Holosko, délesté du marquage de Boumsong, parti au premier poteau, reprend de la tête un ballon qui frappe le poteau et lui revient dans les pieds. À sept mètres, il ajuste facilement Frey du plat du pied droit. LE CARTON 1 AVERTISSEMENT. – Slovaquie : Strba (84e, faute sur Briand). de notre envoyé spécial FREY (6,5) : il n’a pas eu beaucoup de travail. Mais en dehors d’une relance du pied gauche hasardeuse, il a tout fait bien, notamment une double parade somptueuse en première période (25e). Il n’est pas en cause sur le but. ZEBINA (4) : même s’il n’a pas été souvent déstabilisé en un contre un, il a manqué d’autorité. Sa volonté de participer au jeu offensif était évi- réussite dans ses transmissions. Mais sur le but slovaque, il oublie son joueur au marquage. Une erreur qui gâche sa prestation. Remplacé par RÉVEILLÈRE (64e), qui a évolué à gauche, puis à droite (71e). Le Lyonnais a éprouvé des difficultés à se mettre dans le rythme. SILVESTRE (4) : mêmes remarques que pour Zebina. Mais ce qu’il a gagné d’un côté en déviant en corner un ballon qui allait dans le but, il l’a perdu de l’autre en connaissant trop de déchets dans ses passes. BRIAND (5) : une première période quelconque, une seconde beaucoup plus intéressante, avec des percussions et du mouvement. Dans l’ensemble, il a donné l’impression de se battre avec beaucoup d’ardeur. A. DIARRA (4,5) : en première période, le Bordelais a raté une passe facile qui aurait pu coûter un but. À part ça, il fut parfois intéressant dans le jeu aérien, mais a globalement manqué d’impact et a commis trop de fautes. L. DIARRA (7) : voir par ailleurs. MATHIEU (5) : de bonnes intentions et notamment celle de jouer vite, mais trop de transmissions manquées. Son bilan est plutôt neutre, mais il se montra dangereux sur les coups de pied arrêtés qu’il a frappés. D. CISSÉ (5) : il a manqué trois occasions et si Trezeguet l’a souvent servi, l’inverse n’est pas vrai. Mais alors qu’il avait joué deux jours plus tôt avec l’OM face à Nancy (2-2), il s’est beaucoup dépensé. Ce n’est pas un hasard s’il a touché autant de ballons : il a été récompensé de ses appels incessants. Remplacé par PIQUIONNE (57e), qui a manqué une tête tout près du but, mais qui réalisa aussi une très belle action en fin de rencontre. TREZEGUET (5,5) : il n’a pas offert les mêmes solutions que Cissé dans la profondeur, bien sûr, mais il a été irréprochable dans son investissement, son jeu en déviation pour le Marseillais faillit payer et il a tapé la base d’un poteau juste avant l’heure de jeu. SEBASTIEN TARRAGO ILS ONT DIT Boumsong : « A’, X ou Z, moi, je viens ! » Jean-Alain BOUMSONG : « On est déçus du résultat. On a eu du mal à entrer dans le match. C’était mieux après, mais on a manqué de réussite. On préfère évidemment jouer en A. Mais les A’, c’est aussi le maillot des Bleus et il faut l’honorer. Ce soir, j’étais capitaine, il fallait bien parler un peu. Ce que j’ai dit, c’est qu’il fallait faire abstraction de cette question et savourer le fait d’être sur le terrain, comme quand on était gamin. Moi, A, A’, X ou Z, je viens ! » – S. Ta. Djibril CISSÉ : « On a vu de bonnes choses offensivement, d’autres moins bonnes aussi. Je pense que c’était bien pour ceux qui n’ont pas la chance d’évoluer avec les grands. Personnellement, j’avais des jambes, je suis juste déçu d’avoir manqué ces occasions. Être en sélection, c’est une fierté. Ça ne me dérange pas d’avoir joué en A’. Au contraire, j’ai pris du plaisir. » – S. Ta. Lassana DIARRA : « Une défaite, ça a toujours des conséquences. Ce n’est jamais bon. Après, ce sera au sélectionneur de l’analyser. Estce que c’était dur de jouer en A’ ? Pas du tout ! C’est un plaisir de venir en sélection, même si je préfère être avec les A, bien sûr. Moi, j’ai besoin de jouer. C’était l’essentiel. Après, la sélection, ça viendra… Est-ce que j’ai marqué des points ? Je ne sais pas. C’est au sélectionneur qu’il faut poser cette question. Mais on a perdu, et ce n’est jamais bon de perdre. » - S. Ta. Jimmy BRIAND : « Avec plus de réussite, on aurait pu gagner. Jouer en A’ n’a pas été une déception, tous les matches comptent et j’ai pu montrer ce que je savais faire. Si on me demande de revenir, je reviendrai. » Jonathan ZEBINA : « Je n’avais pas fini avec des crampes depuis les moins de 17 ans, mais comme on a fait une préparation spéciale et sans foncier (avec la Juventus), c’était prévisible. Il y avait un bon état d’esprit, on a joué collectivement et pas pour que chacun se montre. Après, qui a bien joué, qui a mal joué ? Raymond Domenech sait très bien qui sont Trezeguet ou Boumsong. On n’était pas venus là pour gagner notre place en équipe d’Essonne ou des Yvelines, et il sait où nous ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS ITALIE - FRANCE : 2-1 trouver s’il a besoin de nous. On aura l’occasion de jouer des grands matches avec nos clubs. » Frédéric PIQUIONNE : « On a fait une mauvaise entame et on a manqué de réalisme par la suite. Mais il faut positiver. C’était un vrai match et on a joué jusqu’à la fin. Remplaçant en A’ ? Je l’ai bien vécu, pas de souci. » Sébastien FREY : « J’aurais préféré mieux commencer pour mon premier match en équipe de France mais c’est déjà ça. On a essayé de jouer mais le terrain était petit, il n’y avait pas beaucoup de public. Ce n’était pas facile de trouver la motivation et la concentration. On a quand même fait de bonnes choses. Personnellement, je n’ai pas eu trop de ballons mais un bon double arrêt et quelques ballons aériens. Sur le but, on manque de concentration. Le coach m’a dit que j’étais actuellement le numéro 2 (derrière Landreau) et qu’il avait besoin de me voir jouer un match entier au cas où il aurait besoin de moi… Voilà, j’ai joué un match entier et je me remets à disposition. » – R. Te. ... et des Bleuets trop justes Deux erreurs d’inattention ont precipité la défaite des Français, qui ont pourtant montré des facettes prometteuses face à l’Italie. ITALIE - FRANCE : 2-1 (2-0) Temps pluvieux. Pelouse abîmée.3 000 spectateursenviron. Arbitre : M. Clattenburg (ANG). Buts. – ITALIE : Dessena (37e), G. Rossi (40e) ; FRANCE : Quercia (55e). Avertissements. – Italie : Cigarini (7e, tacle à retardement sur Ménez), Marchisio (24e, antijeu), Dessena (34e, tacle à retardement sur Payet) ; France : Dabo (5e, jeu dangereux sur Cigarini), Josse (65e, jeu dur sur Lupoli). ITALIE : Consigli (Sirigu, 46e) – Motta (cap.), Marzoratti, Andreolli (Santacroce, 23e, puis Ranocchia, 57e), Pisano (Paonessa, 66e) – Dessena, Cigarini (Morosini, 59e), Marchisio – G. Rossi (Acquafresca,46e), Pozzi (Lupoli, 46e), Giovinco (De Ceglie, 46e). Entraîneur : P. Casiraghi. FRANCE : Lloris (Jourdren,46e) – Dabo(Marveaux,46e),Josse(Louvion,71e),Bellaïd, Marange (Muratori (46e) – Chantôme, Matuidi (Quercia, 46e) – Gourcuff (cap.) (Mulumbu, 86e), Ménez (Gakpé, 46e), Payet (Bonnet, 46e) – Samassa (Gouffran, 46e). Entraîneur : R. Girard. LA SPEZIA – (ITA) de notre envoyé spécial C’EST LE RENDEZ-VOUS dont René Girard avait rêvé. Le type même de match de haut niveau nécessaire avant la reprise des qualifications de l’Euro 2009, contre le pays de Galles, le 7 septembre, et à Malte, cinq jours plus tard. Il fut donc gâté, hormis le score, évidemment. Les Espoirs français ont été battus de justesse par leurs homologues italiens, non sans avoir démérité. Le sélectionneur pourra tirer des enseignements intéressants. Par exemple qu’il est difficile de bénéficier d’automatismes quand autant de joueurs sont absents, pour blessure (Kaboul, Digard, Ben Arfa, Moutaouakil, Coutadeur, Danzé, Bassong) ou manque de compétition (Cabaye, I. Dia). Mais aussi qu’il possède un groupe riche. Hier soir, c’est une charnière centrale inédite (Bellaïd et Josse) qui débuta, rapidement confrontée à la vivacité de ses adversaires. Mais c’est sur le côté droit que les Italiens élaborè- rent la majorité de leurs offensives, grâce à Giovinco. Face à lui, Dabo fut coriace, mais dut le laisser filer, comme Josse, sur l’ouverture du score de Dessena, reprenant son centre en retrait (37e). Ils résistèrent pourtant longtemps à l’impact physique et aux duels. Avant de craquer une nouvelle fois, trop facilement. Cette fois sur un corner de Giovinco, repris par un tacle de Rossi dans la surface (40e). C’était un peu sévère pour les Français, qui s’étaient surtout essayés de loin, par Payet (17e, 33e), Ménez et Gourcuff (30e). La seconde période, avec sa cohorte de changements (six à la pause), dont les premières sélections de Muratori, Louvion et Mulumbu, leur était plus profitable. Ils réduisaient ainsi le score par Quercia (entré à droite), à la reprise d’un centre de Gouffran (55e). Ce dernier échouait ensuite sur Sirigu (61e). Les Bleuets, passés d’un 4-2-3-1 à un 4-4-2, avec notamment Chantôme latéral droit, Gourcuff et Marveaux à la récupération, Gakpé et Gouffran devant, affichaient une meilleure maîtrise, mais les occasions d’égaliser se révélaient rares. Ils avaient à cœur de faire bonne figure en pays ligure. À l’exception du résultat donc, la prestation d’ensemble n’est pas forcément de mauvais augure pour les joutes futures. FRANCK LE DORZE René GIRARD (sélectionneur des Espoirs) : « Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cette rencontre. On a pris une leçon de réalisme en première période sur deux fautes d’inattention. Le contenu était bon, même si on manquait de percussion. À la pause, les nouveaux sont bien entrés dans le match. Cela n’aurait pas été un scandale si l’on était revenus au score. Sur la physionomie du match, il me semble que le nul aurait été plus équitable. On a fait globalement de bonnes choses ; néanmoins, on aurait pu faire mieux et le résultat est frustrant. Il me laisse un petit goût amer. Mais ce type de match est toujours très intéressant. » – F. L. D. MERCREDI 22 AOÛT 2007 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge SENEC LE BUT dente, et estimable, mais il a manqué la plupart de ses centres. Remplacé par Z. CAMARA (71e), qui a disputé vingt minutes dans l’axe, à un moment où les Slovaques se montrèrent moins dangereux. SQUILLACI (3,5) : une première période catastrophique. Trop lent dans ses premiers appuis, le Lyonnais a sans cesse été pris de vitesse et sembla patauger avec le ballon. Il fut meilleur après la pause, dans un registre plus facile : des duels statiques et aériens. BOUMSONG (4,5) : désigné capitaine par Domenech, il a sauvé quelques coups en première période et après deux relances longues manquées, il a rencontré davantage de Bleu Rouge Il était impatient de jouer et cela s’est vu. Depuis le début de saison, le jeune milieu de terrain défensif de Chelsea a disputé 22 minutes avec son club, lors du Community shield. Écarté du groupe des Blues à deux reprises en trois matches de Championnat, il a exprimé toute son envie dans sa première période avec cette équipe des A’. Il a alors parfois masqué certaines errances constatées par ailleurs, il gagna un nombre considérable de ballons et excella dans son jeu vers l’avant. Il connut davantage de déchet par la suite, mais fut à nouveau capital à la récupération. Déjà très intéressant avec les A en fin de saison passée, il a encore marqué des points, avant de céder sa place à MAVUBA (68e), sobre mais sans éclat. Jaune Bleu Jaune Brriand 5 A. Diar Diarra Squi quiill illaacii 4,5 Sq CCiss Ci i sé 3,,55 5 Freyy Frey 6,5 Booum oum mssong m TTrezeguet Trez rezeguet 5,,5 L.. Diar Diarra cap..., 4,55 7 Maathieeu Silves Silvestre 5 4 Noir Noir Hodu Hodur Breeziiinns nskkkyy 6 Holosko osko 5,5 , 7,5 7,5 KKucia ucia iak ak 6 Miicha hhal alik Hesek ek 55 5,5 6 Strba cap., 6 cap Zoffcak Petras etras 5,5 5,5 , Zebina Zebin 4 6 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS SUR www.lequipe.fr Transferts : le point club par club Heinze en tête de liste Lyon a établi une liste de trois joueurs au sein de laquelle il veut choisir son nouveau défenseur central. L’Argentin est sa priorité. REMPLACER CRIS n’était pas au programme du mercato lyonnais. La longue indisponibilité du défenseur central brésilien (six mois) a donc contraint les dirigeants à lui trouver un successeur en plein mois d’août, une période où il n’est pas forcément évident de dégoter la perle rare à ce poste. Après plusieurs jours de réflexion et vu l’état du marché, l’OL a pu établir une liste de quelques joueurs, au sein de laquelle les trois priorités sont, dans l’ordre, l’Argentin Gabriel Heinze (Manchester United), l’international français Mikaël Silvestre (Manchester United) et le Brésilien Cleber Anderson (Benfica Lisbonne). À dix jours de la fermeture du mercato, les champions de France en titre devraient accélérer au sujet de l’un de ces trois dossiers, alors que la piste menant à Jean-Alain Boumsong semble s’évanouir (voir par ailleurs). GABRIEL HEINZE LES + « Heinze a vraiment le profil du joueur que l’on recherche », affirmaient en chœur hier Alain Perrin et Bernard Lacombe, l’entraîneur lyonnais et le conseiller du président Aulas. Cette piste a pris un peu plus d’importance hier après-midi, après que l’instance juridique de la Premier League a déclaré que l’international argentin de vingt-neuf ans n’irait pas à Liverpool. Le Real Madrid n’étant plus intéressé, il ne reste que deux solutions à Heinze : soit il reste à Manchester, où il n’est pas sûr de jouer puisque Patrice Evra y est l’arrière gauche titulaire ; soit il file à Lyon, qui serait prêt à débourser 12 millions d’euros pour l’acquérir. Pour l’OL, « Gaby » Heinze présente l’avantage de pouvoir jouer dans l’axe ou comme latéral gauche. Il connaît également le Championnat de France pour y avoir évolué pendant trois saisons, avec le Paris-SG (entre 2001 et 2004). Enfin, signer à Lyon serait pour lui l’occasion de disputer la Ligue des champions avec la certitude d’être titulaire. LES – LES + Lyon avait déjà un œil sur lui en 2000 mais avait préféré Edmilson. Il le suivait aussi en 2004 mais avait choisi Cris. C’est donc un défenseur que les dirigeants lyonnais connaissent bien. « Cleber Anderson est certes droitier mais il joue souvent “axe gauche ”. Il pourrait donc nous intéresser », confirmait Alain Perrin. Il présente un autre avantage, non négligeable, qui concerne ses prétentions salariales. Si les deux premiers sont des habitués LES – Bien sûr, il est capable de jouer sur le côté gauche de l’axe mais Anderson (26 ans) est un droitier, ce qui soulève quelques doutes sur son rendement. Un rendement que les supporters de Benfica n’ont pas souvent eu l’occasion d’admirer la saison dernière puisqu’il n’a pas été beaucoup utilisé en Championnat. Il avait même perdu sa place au profit du jeune David Luiz. Enfin, le Brésilien avait surtout prévu, au début de l’été, de rentrer dans son pays pour des raisons familiales. Il était même sur le point de s’engager il y a quelques jours avec Cruzeiro. CLAUDE CHEVALLY et DAMIEN DEGORRE Clubs AUXERRE BORDEAUX CAEN LE MANS LENS LILLE Nouvel attaquant lyonnais : toujours le flou SI LA RECHERCHE d’un défenseur central s’affine, celle d’un attaquant ne semble pas aussi avancée côté lyonnais. Plusieurs noms sont cités sans qu’aucun ne paraisse vraiment se détacher. « Anelka ? On s’y intéresse depuis un moment mais on a enregistré qu’il ne souhaitait pas revenir jouer en France », répond Alain Perrin. « Gudjohnsen (FC Barcelone) ? On s’est effectivement renseignés mais il semble qu’il soit actuellement blessé, poursuit le coach olympien. Et Lyon a besoin d’un joueur qui soit rapidement opérationnel. On a également regardé du côté de Farfan (PSV Eindhoven). Mais c’est une piste improbable. On continue donc de prospecter. Mais il faut reconnaître que, dans le contexte actuel, on procède plus par élimination qu’en fonction d’un véritable choix. » L’OL a aussi éliminé l’Argentin Julio Cruz, que l’Inter Milan refuse de libérer. De toute façon, il ne devrait recruter qu’un seul attaquant puisque, dans l’esprit des dirigeants lyonnais, le Brésilien Fred devrait rester au club cette saison, malgré ses désirs d’exil. En présence de l’ancien défenseur lyonnais Marcelo et du frère du joueur, Jean-Michel Aulas a dîné hier en compagnie de Fred afin d’évoquer son avenir. Le pré- sident de l’OL, avant la rencontre, avait indiqué qu’il n’était pas inquiet. Son entraîneur lui fit écho : « Moi aussi, je suis serein au sujet de Fred, avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger ces derniers jours. Il rit, il plaisante. Et franchement, je ne doute pas qu’il restera parmi nous. » Le Séville FC, qui le courtisait déjà avant qu’il s’engage à Lyon, en 2005, serait récemment revenu à la charge. Mais Perrin ne doute pas : « Certaines propositions ont pu produire leurs effets mais je crois que tout va rentrer dans l’ordre. » – C. C. Manchester City aussi pense à Anelka LA LISTE DES CLUBS ANGLAIS intéressés par Anelka s’est allongée depuis le début de la semaine. Après West Ham et, surtout, Portsmouth (voir L’Équipe d’hier), Manchester City vient de prendre la température concernant la situation de l’attaquant international français, sous contrat à Bolton jusqu’en 2010. Selon des proches du dossier, cette piste est à prendre en considération. D’abord parce que City a un besoin urgent de recruter un attaquant depuis la blessure de Valeri Bojinov. L’ex-buteur bulgare de la Fiorentina recruté cet été souffre d’une rupture d’un ligament croisé du genou gauche due à une mauvaise réception après un duel aérien avec Patrice Évra lors du derby contre Manchester United (1-0) dimanche. Pour pallier cette absence d’au moins cinq mois, Sven-Göran Eriksson, le nouveau manager de City, s’est tourné vers Anelka. Au regard des moyens injectés par son nouveau président, l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, Manchester City possède les atouts financiers pour ficeler le dossier avec Bolton, qui réclame au moins 15 millions d’euros, et le joueur, qui espère un salaire annuel net de 4 M. Autres arguments : un possible renouveau sur le plan sportif – City est leader de la Premier League après trois victoires en trois journées – et le fait, bien sûr, qu’Anelka connaisse bien la maison pour y avoir évolué entre juin 2002 et janvier 2005. Anelka, dont l’appartement est situé à Manchester, ambitionne toujours de retrouver un club du standing d’Arsenal ou de Manchester United. Mais, accablé par la faiblesse actuelle de Bolton, il étudie aujourd’hui d’un œil bienveillant l’hypothèse d’un retour à Manchester City, tout comme la piste Portsmouth, autre nouveau riche de la Premier League. – J.-M. R. et J. T. Boumsong : « Je me vois à la Juventus » Le Paris-SG se sépare de ses Uruguayens Emerson quitte le Real pour l’AC Milan Suivi par l’Olympique Lyonnais, dont il n’est toutefois pas la priorité, depuis quelques jours, Jean-Alain Boumsong a affirmé hier soir qu’il imaginait toujours son avenir à la Juventus de Turin, où il ne part pas pour être titulaire en début de saison : « À l’heure où je vous parle, je me vois à la Juventus. Si un club du même acabit vient me proposer quelque chose, j’étudierai la question avec respect. Lyon est du même acabit. Mais, aujourd’hui, je n’ai reçu aucune proposition concrète de ce club. J’ai la tête à la “ Juve ” . Il y a 99 % pour que je reste là-bas. Après, 99 %, ce n’est pas 100 %. » – S. Ta. Hier, Carlos Bueno et Cristian Rodriguez n’étaient pas à l’entraînement du Paris-SG, au Camp des Loges. Officiellement, ils étaient excusés. Officieusement, les deux parties s’étaient séparées. Paris et les deux attaquants internationaux uruguayens ont en effet trouvé un accord pour une séparation à l’amiable. Les deux joueurs, qui étaient arrivés libres en 2005 en provenance du Peñarol de Montevideo, repartent donc libres alors qu’ils avaient encore deux ans de contrat, mais n’entraient pas dans les plans de Paul Le Guen. Rodriguez (21 ans) est toujours suivi par Olympiakos, mais il privilégierait un retour en Amérique du Sud. Bueno (27 ans), qui n’aura joué que douze matches sous le maillot du PSG, est suivi par Boca Juniors (Argentine). – D. D. Le milieu international brésilien du Real Madrid Emerson (31 ans) a signé à l’AC Milan, a annoncé hier soir le club milanais. Le montant du transfert avoisinerait 5 millions d’euros. Cela faisait plusieurs jours que les deux clubs discutaient du transfert du Brésilien, mais les négociations ne débouchaient pas, faute d’accord sur le prix. Samedi, dans une interview à La Gazzetta dello Sport, Emerson avait déclaré : « J’ai encore deux années de contrat au Real mais, assurément, je préfère m’en aller », tout en ajoutant que l’AC Milan était son « objectif . Arrivé la saison passée à Madrid en provenance de la Juventus et en même temps que son entraîneur, Fabio Capello, le Brésilien a disputé 16 matches et marqué 1 but avec le Real en Championnat. CORINTHIANS : NILMAR LIBÉRÉ.– Nilmar a été libéré vendredi de son contrat avec les Corinthians par un tribunal du travail brésilien. Le club devra lui payer un arriéré de salaire, en plus du montant restant de l’indemnité de transfert (8 millions d’euros) due à Lyon. Le joueur avait réclamé sa liberté devant le tribunal alors que son contrat se terminait en fin d’année. Le club de Sao Paulo a huit jours pour faire appel de la décision. B ELLAÏD PROLONGE SON CONTRAT À STRASBOURG.– Suivi par Santander (Espagne), le milieu international Espoir français Habib Bellaïd (21 ans) a décidé de prolonger son contrat avec Strasbourg de deux saisons. Il signera son contrat samedi et sera lié au club alsacien jusqu’en juin 2011. – G. D. DENILSON À DALLAS.– Le Brésilien Denilson (30 ans), ex-attaquant des Girondins de Bordeaux et qui évoluait la saison dernière dans le club saoudien d’Al-Nasr, s’est engagé avec le FC Dallas, en Major Soccer League. NANTES : KITA VEUT ENCORE UN RENFORT DEVANT.– Après la défaite au Havre (0-1, en Ligue 2), le président nantais souhaite engager un attaquant supplémentaire de niveau Ligue 1, même si Bagayoko reste au club : « On a une ou deux pistes sérieuses. Pour Bagayoko, si rien n’est fait d’ici vingt-quatre heures, on bloque tout, pour le garder. » – Ph. C. Luccin sur le départ ? Après trois saisons passées à l’Atletico Madrid, Peter Luccin pourrait abandonner le club espagnol avant le 31 août. « Il y a cinquante pour cent de chance que je reste à Madrid et cinquante pour cent de chance que je parte pour un autre club. Tout est ouvert », nous a t-il confié. Le milieu français a beau être une pièce importante de l’effectif, même si cette année il subit la rude concurrence de Raul Garcia, l’idée d’un nouveau challenge l’intéresse. D’autant plus que son contrat se termine en juin 2008. Le club pourrait avoir aujourd’hui envie de réaliser une bonne opération financière. « Par deux fois, l’Atletico m’a proposé de prolonger, mais j’ai préféré attendre et regarder les offres », avoue-t-il. La presse espagnole parle d’un possible transfert au Benfica Lisbonne mais Peter Luccin dément. « Les clubs ont peut-être parlé entre eux, mais, personnellement, je n’ai eu aucun contact avec le club portugais, a t-il expliqué. De toute façon, le Benfica n’est pas ma priorité, car j’ai d’autres ouvertures très intéressantes. » De bons clubs espagnols, italiens et anglais sont sur les rangs. – F. He. PAGE 6 LORIENT Arrivées Départs Marcos Antonio (BRE, Leiria, POR), Maoulida (Marseille), Chafni (AC Ajaccio, L 2), Lesage (Le Havre, L 2), Tamas (ROU, Celta Vigo, ESP), Langil (Nîmes, N), Ré. Riou (Lyon). Blanc (entraîneur), Lavie (Gueugnon, r.p.), Jussiê (BRE, Lens, t.d.), Chalmé (Lille), M. Baldé (Legia Varsovie, POL, r.p.), Bellion (Nice), A. Diarra (Lyon), Sou. Diawara (SEN, Charlton, ANG). Akalé (CIV, Lens), Cool (retraite), Mathis (Sochaux), Radet (arrêt), Be. Cheyrou (Marseille), Dufour (Grenoble, L 2), Kaboul (Tottenham, ANG), Sagna (Arsenal, ANG), Ferradj (Brest, L 2). Cid (Bolton, ANG), Darcheville (Glasgow Rangers, ECO), Enakarhire (NGA, Dynamo Moscou, RUS, r.p.), Ricardo (BRE, entraîneur, Monaco), S. Dalmat (Sochaux), Sekour (Nantes, p.), Faubert (West Ham, ANG), Beto (POR, Rec. Huelva, ESP), Mavuba (Villarreal, ESP), Smicer (RTC, Slavia Prague), M. Baldé (Clermont, L 2), Ayité (Brest, L 2). Thebaux (Cherbourg, N), Gomis (Laval, N), Nivet (Troyes, L 2), Eluchans (ARG, Valéro (Nîmes, N), Ben Askar (Al-Shamal, QAT, t.d.). Independiente), Boucansaud (Troyes, L 2), Jemaa (TUN, Lens, p.), K. Svensson (SUE, Glasgow Rangers, ECO). Choplin (Entente SSG, N, r.p.), Garcia (entraîneur, Dijon, L 2), Maïga (MAL, Raja Casablanca, MAR, t.d.), Pinault (Angers, N, r.p.), Ibrahima Camara (GUI, Parme, ITA, t.d.), Mad. Traoré (GFCO Ajaccio, CFA), Lupède (Entente SSG, N, r.p.), Al. Keita (MAL, Djoliba AC), Gervinho (CIV, Beveren, BEL), El-Bahri (FAR Rabat, MAR). Roux (entraîneur, Auxerre), Akalé (CIV, Auxerre), S. Feindouno (GUI, Istres, L 2, r.p.), Lacourt (Troyes, r.p.), Runje (CRO, Besiktas, TUR), Sablé (Saint-Etienne), Laurenti (AC Ajaccio, L 2), Vignal (Kaiserslautern, D 2, ALL, r.p.), Jabi (Grenoble, L 2, r.p.), Khiter (AC Ajaccio, L 2, r.p.), Martins Pereira (Amiens, L 2, r.p.), Le Crom (Troyes), Aubey (Toulouse), Kalou (Paris-SG), Pieroni (BEL, Nantes, p.). Hantz (entraîneur, Sochaux), Fanchone (Strasbourg), Fischer (Niort, L 2), O. Thomas (Nantes, L 2), K. Touré (l.), Lucau (Sedan, L 2), Tokplé (l.), Bonnart (Marseille), Is. Bangoura (GUI, Dynamo Kiev, UKR). Gillet (Le Havre, L 2), Gillot (entraîneur), J. Kébé (Boulogne-sur-Mer, L 2), Chabbert (Amiens, L 2), Tixier (Le Havre, L 2), Jemaa (TUN, Caen, p.), Se. Keita (MAL, FC Séville, ESP), Vignal (Southampton, ANG, p.), Barul (Nice), Itandje (Liverpool, ANG), Cousin (GAB, Glasgow Rangers, ECO). Béria (Metz), S. Robail (Boulogne-sur-Mer, L 2, r.p.), L. Touré (Gueugnon, L 2, r.p.), Audel (Valenciennes), Owona (CAM, FC Brussels, BEL, t.d.), M. Robail (Dijon, L 2), Yanes (COL, Independiente Santa Fé), Lacroix (Entente SSG, N, r.p.), Maric (CRO, Tavlaridis (GRE, Saint-Étienne), A. Keita (CIV) et Bodmer (Lyon), Chalmé (Bordeaux), Vitakic (SER, Grenoble, L 2), Odemwingie (NGA, Lokomotiv Moscou, RUS), Zywiecki Egaleo Athènes, GRE), Tahirovic (SUE, Halmstad), . (Dijon, L 2, t.d.). Cantareil (Marseille), Marin (Sedan), Salin (Libourne-Saint-Seurin, L 2, r.p.), Ciani Barry (SEN) et Fiorèse (Marseille, r.p.), Moullec (Nantes, L 2), Pédron (retraite), Yesso (l.), (Auxerre, t.d.), Vahirua (Nice), B. Robert (Guingamp, L 2), Nimani (Monaco, p.), Ayari (l.), Taïder (Toulouse, r.p.), Gignac (Toulouse), Marlet (l.), Dansoko (l.), Recorbet (l.), Barrientos (l.), Medjani (AC Ajaccio, L 2, p.). Benatia (MAR, Marseille, p.), Hautcoeur (St-Étienne, p.), Moura (BRE, Fluminense, p.). LYON Perrin (entraîneur, Sochaux), Belhadj (ALG, Sedan, r.p.), A. Keita (CIV) et Bodmer Houllier (entraîneur), Tiago (POR, Juventus Turin, ITA), Abidal (FC Barcelone, ESP), (Lille), Grosso (ITA, Inter Milan, ITA), Roux (AC Ajaccio, L 2). Berthod (Monaco), Malouda (Chelsea), A. Diarra (Bordeaux), Ré. Riou (Auxerre), Bettiol (Troyes, L 2), Benhamida (Montpellier, L 2), Caçapa (BRE, Newcastle, ANG). MARSEILLE Barry (SEN) et Fiorèse (Lorient, r.p.), Bamogo (Celta Vigo, ESP, r.p.), Begeorgi et Deruda (Libourne-Saint-Seurin, L 2, r.p.), Benatia (MAR, Tours, L 2, r.p.), J. Faty (Rennes), Gragnic (Libourne-Saint-Seurin, L 2), L. N'Diaye (SEN, Strasbourg, r.p.), Be. Cheyrou (Auxerre), Givet (Monaco), Bonnart (Le Mans), Ziani (ALG, Sochaux), Zenden (HOL, Liverpool, ANG), D. Cissé (Liverpool, ANG, t.d.), Mandanda (Le Havre, L 2, p.), Moussilou (Nice, p.). K. Ba (SEN) et Denoun (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), Begeorgi et Deruda (Amiens, L 2, p.), Cantareil (Lorient), Gimenez (ARG, Hertha Berlin, ALL, t.d.), Ribéry (Bayern Munich, ALL), Bocaly (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), Barry (SEN, Sedan, L 2), Maoulida (Auxerre), Pagis (Rennes), Bamogo (Nice, p.), Benatia (MAR, Lorient, p.), Cesar (SLV, West Bromwich Albion, D 2, ANG, p.), Civelli (ARG, Gimnasia La Plata). METZ Béria (Lille), D. Gomez (Maastricht, D 2, HOL), Contout (l.), Bocandé (l.), Walter (l.), Farina (Cannes, N, p.). MONACO Bessat (Louhans-Cuiseaux, N), V. Mendy (SEN, Paris FC, N), Trivino (Créteil, L 2), Vivian (BRE, Grenoble, L 2), Ab. Baldé (Amiens, L 2, p.), Barbosa (Troyes), Fejsa (SER, Hajduk Kula, SER), Strasser (LUX, Strasbourg). Maurice-Belay (Sedan, r.p.), Ricardo (BRE, entraîneur, Bordeaux), Veigneau (Nice, r.p.), Berthod (Lyon). NANCY Macaluso (URU, River Plate Montevideo, t.d.). NICE Dolci (Bastia, L 2, r.p.), Moussilou (Saint-Étienne, r.p.), Padovani (Entente SSG, r.p.), An. Yahia (ALG, Bochum, ALL), Veigneau (Monaco, r.p.), Fauconnier (l.), I. Touré (CIV, Scaramozzino (Cannes, r.p.), Hellebuyck (Paris-SG), Bamogo (Marseille, p.), Barul Metallurg Donetsk, UKR), S. Camara (SEN, Montpellier, L 2, p.), Vahirua (Lorient), Varrault (Lens), Yahaya (GHA, Tema Youth), Hognon (Saint-Étienne), Asamoah (GHA, (Saint-Étienne), Bellion (Bordeaux), Fanni (Rennes), Padovani (l.), Moussilou (Marseille, p.). Shrewsbury Town, ANG, D 4). Cousin (Angers, L 2), Rozehnal (RTC, Newcastle, ANG), Baning (CAM, Sedan, L 2, p.), Dja Bueno (URU, Sporting Portugal, POR, r.p.), Haddad (Valenciennes, r.p.), Pancrate N. Djedje (Grenoble, L 2, t.d.), E. Cissé (Besiktas, TUR), Hellebuyck (Nice), Piètre (Levadiakos, (Betis Séville, ESP, r.p.), Digard (Le Havre, L 2), Luyindula (Marseille, t.d.), Bourillon GRE), Haddad (Maccabi Tel-Aviv, ISR), Kalou (CIV, Lens), Dramé (SEN, Sochaux), Bueno et (Rennes), Z. Camara (Saint-Étienne), Edel (ARM, Rapid Bucarest, ROU). Rodriguez (l.). PARIS-SG Banide (entraîneur), Warmuz (retraite), Givet (Marseille), Y. Touré (CIV, FC Barcelone, ESP), Gigliotti (Saint-Étienne), Dos Santos (Strasbourg), Lanteri (Legnano, ITA, D 3, t.d.), Nimani (Lorient, p.), Gerard (ESP, l.), Maurice-Belay (Sochaux). K. Keita (l.), Lécluse (Angers, L 2), Sapina (Mouscron, BEL), Dosunmu (NGA, GB Anvers, BEL, p.), Kroupi (l.), Rudolf (l.), Diakhaté (SEN, Dynamo Kiev, UKR), M. Faye (SEN, Reims, L 2, p.), Gaudu (Sannois-Saint-Gratien, N, p.), Mozika (Louhans-Cuiseaux, N), Hamdani (Clermont, L 2, p.). RENNES Hansson (SUE, Heerenveen, HOL), Luzi (Charleroi, BEL), Pagis (Marseille), Leroy J. Faty (Marseille), Melchiot (HOL, Wigan, ANG), Revault (Le Havre, L 2), Rochat (SUI, FC (Sochaux), Fanni (Nice), Catherine (Tours, N), Echiejile (NIG, Bendel Insurance FC), Zurich, t.d.), Mvuemba, Utaka (NGR, Portsmouth, ANG), Bourillon (Paris-SG), A. Coulibaly (BUF, Grenoble, L 2), C. N'Diaye (Créteil, N, p.). Nguessi (CON, Etoile Congo Brazzaville). ST-ÉTIENNE Guarin (COL, Envigado, t.d.), Tavlaridis (GRE, Lille), Payet (Nantes), F. Diawara (MAL, Sochaux, r.p.), Tiéné (CIV, Reims, r.p.), Gigliotti (Monaco), Varrault (Nice), Matuidi (Troyes, L 2), Douala (CAM, Sporting Portugal, POR), Nivaldo (BRE, Belenenses, POR), Nilsson (SUE, Heerenveen, HOL). Hantz (entraîneur, Le Mans), Jokic (SLV, ND Gorica), Mathis (Auxerre), Genghini (Raon-l'Étape, N, r.p.), Josse (Brest, L 2, r.p.), S. Dalmat (Bordeaux), Dramé (SEN, Paris-SG), Betao (Corinthians, BRE), Maurice-Belay (Monaco). SOCHAUX Hasek (RTC, entraîneur), O. Sarr (SEN, Troyes, t.d.), Sablé (Lens), Diatta (SEN, Besiktas, TUR), Moussilou (Nice, r.p.), Losilla (l.), Houri (Paris FC, N, p.), Mermillod (Toulouse), Z. Camara (Paris-SG), Hautcœur (Lorient, p.), Hognon (Nice), Vincent (Gueugnon, L 2, p.), Ilunga (RDC, Toulouse), Heinz (RTC, Nantes, L 2). Perrin (entraîneur, Lyon), Le Tallec (Liverpool, ANG, r.p.), F. Diawara (MAL, Saint-Étienne, r.p.), Potillon (l.), Zerara (GB Anvers, BEL), Lonfat (SUI, l.), Deichelbohrer (l.), Ziani (ALG, Marseille), Brunel (Angers, L 2), J. Leroy (Rennes), Bühler (SUI, Sion FC), Previtali (Beauvais, N, p.), Tosic (SER, Werder Brême, ALL), Mézague (CAM, Le Havre, L 2, p.). STRASBOURG Furlan (entraîneur, Troyes), Fanchone (Le Mans), Paisley (Troyes), Dos Santos Deroff (Guingamp, L 2), Joao Paulo (BRE, Young Boys Berne, SUI, r.p.), Krebs (Hanovre, (Monaco), Rodrigo (BRE, AC Ajaccio, L 2, p.), Renteria (COL, FC Porto, POR). TOULOUSE ALL, t.d.), L. N'Diaye (SEN, Marseille, r.p.), Papin (entraîneur), Rangelov (BUL, Cottbus, ALL), Devaux (Reims, L 2), Assami (Istres, N), Yachir (Reims, L 2, p.), Tum (CAM, Bursaspor, TUR), Strasser (LUX, Metz), Perbet (Angers, L 2, p.). Akpa Akpro (Brest, L 2, r.p.), Psaume (Nîmes, N, r.p.), Ru. Riou (Istres, L 2), Taïder Ayasse (Reims, L 2), Benvegnu (Amiens, L 2), W. Cherfa (Tours, N, p.), Pentecôte (Lorient, r.p.), Ilunga (RDC, Saint-Étienne), Jönsson (SUE, IF Elfsborg), Gignac (Bastia, L 2, p.), Robic (Tours, N), Bonnet (Sedan, L 2, p.), Aubey (Lens), Al. Camara (Rodez, N, p.), Fort (RTC, FC Brussels, BEL, p.). (Lorient), Mermillod (Saint-Étienne), Cetto (ARG, Nantes, L 2, p.). VALENCIENNES Audel (Lille), Ducourtioux et Pujol (Sedan), Sanchez (COL, River Plate Montevideo, Bratu (ROU, Nantes, r.p.), Dossevi (TOG, Nantes, L 2), Flachez (Grenoble, L 2), Haddad URU), Sommeil (Sheffield United, ANG, D 2), Belmadi (Southampton, ANG, D 2), (Paris-SG, r.p.), Hassli (FC Zurich, SUI), Liron (Reims, L 2), Bourgeois (Dijon, L 2), Paauwe (HOL, M’Gladbach, D 2, ALL), Dufresne (Châteauroux, L 2), Silvestri (l.). Chevalier (Gueugnon, L 2). N.B. : dans la colonne « arrivées », nous indiquons la division dans laquelle se trouvait le club où évoluait le joueur la saison passée. BLASI ET ZALAYETA REJOIGNENT NAPLES.– Le milieu italien Emanuele Blasi (27 ans) et l’attaquant uruguayen Marcelo Zalayeta (28 ans), qui étaient sous contrat avec la Juventus, se sont respectivement engagés pour cinq et quatre ans à Naples. AGALI À ROSTOCK ? – L’ancien attaquant de Nice (2004-2005) Victor Agali effectuera à partir de demain un essai de trois jours au Hansa Rostock, promu cette t.d. : transfert définitif ; p. : prêt ; r.p. : retour de prêt ; l. : libre. saison en Bundesliga. Le Nigérian de vingt-sept ans est actuellement sans club après une saison passée au MKE Ankaragücü (Turquie). – A. Me. ALIOUNE TOURÉ QUITTE LEIRIA.– L’ancien attaquant du Paris-SG Alioune Touré (29 ans) a décidé de ne pas prolonger son contrat avec Leiria (Portugal). Il est désormais libre. MERCREDI 22 AOÛT 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LES – Il reste deux ans de contrat à Silvestre, qui, au début du mercato, n’avait pas forcément l’intention de quitter Manchester, un club où il se sent vraiment bien. C’est aussi un club qui lui garantit des revenus mensuels estimés CLEBER ANDERSON des énormes émoluments anglais, Anderson serait moins gourmand. Et Benfica, qui ne compte pas trop sur lui cette saison, ne le serait pas davantage au moment de négocier un transfert. Bleu LES + À Manchester, Mikaël Silvestre n’est plus le titulaire indiscutable qu’il était il y a encore deux ans. À gauche, Evra et Heinze – si ce dernier reste – sont devant lui et dans l’axe, Ferdinand, Vidic et Brown sont également devant. aujourd’hui à 200 000 euros net, ce que Lyon ne serait peut-être pas en mesure de proposer. De plus, Silvestre n’était pas très intéressé par un retour dans le Championnat de France. Il se plaît en Angleterre – surtout à Manchester – et s’il va au terme de son contrat (jusqu’en 2009), il aura le droit à un jubilé organisé par le club, dont l’intégralité de la recette lui reviendra. Jaune Rouge Jaune MIKAËL SILVESTRE À moins d’un an du Championnat d’Europe, l’international français de trente ans a besoin de jouer s’il veut se faire une place parmi les vingt-trois Bleus. « Son agent nous a fait un appel du pied, assurait Alain Perrin hier. Mikaël a l’avantage d’être un gaucher polyvalent aussi. Il faut voir maintenant les conditions dans lesquelles il pourrait venir. » Si une offre arrivait, les Red Devils ne devraient pas se montrer trop exigeants en raison des services rendus par le Français, qui a passé huit saisons au club. Et, comme pour Heinze, la possibilité de disputer la Ligue des champions est un argument qui entre dans la réflexion de Silvestre. Noir Bleu Noir Heinze avait vraiment envie de jouer à Liverpool, où l’entraîneur (Rafael Benitez) est Espagnol et où plusieurs hispanophones évoluent. En portant l’affaire devant les instances juridiques de la Premier League, il espérait avoir gain de cause et être transféré contre 12 M, la somme nécessaire à sa libération. Seulement, cette somme ne vaut que pour un transfert international, pas pour une mutation angloanglaise. Hier, l’Argentin était donc désolé de cette issue. Jusqu’à présent, il n’avait pas vraiment l’intention de revenir en France, sauf si le PSG s’était manifesté. S’il décidait finalement de venir à Lyon, ce serait alors un choix par défaut. Un international français, Mikaël Silvestre (à gauche). Un international argentin qui connaît la Ligue 1, Gabriel Heinze. Un Brésilien droitier, Cleber Anderson (à droite). Le choix de Lyon pour suppléer Cris se fera sans doute parmi ces trois-là. (Photos Pierre Lahalle, Matt Roberts/Offside/Presse Sports et Marc Francotte) 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 Strasbourg, l’inattendu Sans bruit, le promu réalise un excellent début de saison. Avec du plaisir en prime. pas au projet pour tout faire dérailler. Ce n’est pas le cas ici. » Si Strasbourg a démontré certaines valeurs de solidité et de combativité en Ligue 2 sous les ordres de JeanPierre Papin, il se distingue cette saison par du beau jeu, sans y perdre en efficacité. « L’entraîneur a des principes et des certitudes sur le jeu, confesse Stéphane Cassard. Il veut nous démontrer qu’en jouant, on peut obtenir des résultats. » AVEC 7 POINTS en quatre journées, le club alsacien vient de réaliser son meilleur début de Championnat en Ligue 1 depuis la saison 1995-1996. Pourtant, avec un recrutement serré, sans noms ronflants pour composer son effectif, le Racing ne récoltait pas franchement la faveur des pronostiqueurs. Décryptage d’un retour en Ligue 1 pour l’instant riche de promesses. LA MÉTHODE FURLAN Volontairement portées sur l’offensive, les idées de jeu de Jean-Marc Furlan n’ont pas tardé à trouver écho dans les esprits strasbourgeois. LE DÉCLIC DE MARSEILLE Chaotiques lors des matches amicaux, les Alsaciens ont plutôt navigué à vue durant leur préparation. Battus par Boulogne-sur-Mer (2-1), ils ont ensuite enchaîné trois résultats nuls, contre les Roumains de Brasov, Metz puis les Espagnols de Levante, avant de jouer l’OM, annoncé comme l’un des rivaux potentiels de Lyon. « La vraie surprise, c’est qu’en huit semaines les joueurs ont si vite adhéré à la méthode et aux principes qu’on leur proposait, avance-t-il. Ce qui prouve qu’ils ont l’esprit collectif mais aussi la capacité intellectuelle pour l’assimiler. Parfois, il suffit que quatre ou cinq joueurs n’adhèrent Seul Nice a fait mieux g en Ligue 1 x débuté Le promu le mieux classé après quatre journées Nice 9 pts Strasbourg 7 pts Lorient 7 pts t Troyes 6 pts t Metz 4 pts t Caen 5 pts UN EFFECTIF STABLE ET À L’ÉCOUTE Contrairement aux deux autres promus, Caen (3 points) et Metz (1 point), les Strasbourgeois ont su surfer sur la dynamique de la montée tout en se pliant aux exigences du nouveau staff technique. De son expérience en L 2, le groupe alsacien a conservé sa solidarité et son sens du collectif, des traits de caractère qui ne sont pas étrangers aux bons résultats actuels. « Le groupe est vraiment sain et c’est ce qui faisait notre force la saison passée, rappelle Cassard. Nous avions remporté pas mal de matches (19 pour 13 nuls et 6 défaites) et nous voulions conserver cette habitude. » DES RECRUES DÉJÀ DANS LE VRAI 2006 2007 2007 2008 Jaune Rouge Outre l’arrivée du latéral droit hongrois, Zoltan Szelesi (ex-Energie Cottbus), attendu vendredi en Alsace pour passer la visite médicale, les dirigeants strasbourgeois sont toujours à la recherche d’un défenseur central et d’un attaquant, si une bonne opportunité se présente. JUSQU’OÙ PEUVENT-ILS ALLER ? Avec quatre journées disputées, il est trop tôt pour affirmer si Stras- bourg sera ou non la révélation de la saison. Bien qu’il se qualifie luimême de jeune entraîneur de Ligue 1, Jean-Marc Furlan aura la sagesse de patienter dix à douze rencontres avant de dresser un premier bilan. « Qui peut dire que les équipes qui ont pris 10 points sont les meilleures ? », s’interroge-t-il. avant les autres et a-t-il rencontré ses adversaires les plus redoutables ? Toutes ces questions restent évidemment sans réponse. « Nous prenons beaucoup de plaisir à jouer, avance Cassard. Il faut à présent s’appuyer sur ces victoires pour progresser et songer en permanence à corriger les petits détails. » Strasbourg est-il simplement prêt JÉRÔME LE FAUCONNIER EN DIRECT DE LA LIGUE 1 AUXERRE Tamas (cuisse droite) et Lesage (mollet), en soins lundi, ont repris. Seul Apo (pied) était au repos. – J.-P. G. BORDEAUX Planus, Jussiê, Wendel, Bellion et Chalmé ont été laissés au repos. Jemmali, Fernando, Marange, Diarra et Ramé sont en sélection. – L. L. LE MANS Toujours aux soins, Coutadeur ne jouera pas contre Monaco. De Melo suit une préparation individuelle. Sa participation est encore incertaine. – Ch. L. MARSEILLE La blessure à un genou de Niang s’est réveillée. Il a tout de même rejoint la Nancy : un mois sans Dia Sorti en cours de jeu à Marseille (2-2), Dia souffre d’un claquage aux ischio-jambiers. Il devra observer une période de cicatrisation de deux à trois semaines et son absence des terrains pourrait être supérieure à un mois. – L. D. sélection sénégalaise à Londres, mais NICE ne participera pas à la rencontre face Sorti à la mi-temps contre Rennes (1-1) au Ghana. – H. F. avec une douleur à la cuisse droite, Laslandes souffre d’une déchirure et METZ sera arrêté trois semaines. – Ja. G. Gueye (genou) et Cissé (cheville) sont PARIS-SG restés aux soins. Strasser (adducteurs) a consulté le médecin de la sélection Rothen (élongation aux ischio-jamluxembourgeoise. Ils sont tous incerbiers de la cuisse droite) a passé une tains pour Rennes. Bessat (cuisse) IRM et devrait reprendre l’entraînedevrait reprendre dans deux ou trois ment demain. A priori, il devrait jouer jours. Agouazi (genou) et Delhomdimanche, contre Lille. Armand (chemeau (béquille) ont écourté la séance ville gauche) est resté aux soins alors d’hier, mais devraient récupérer rapique Digard (cuisse) s’est contenté d’un dement. Bassong et Barbosa pourfooting. Le staff ne s’est pas prononcé raient reprendre l’entraînement le sur leur participation au match de ce 10 septembre. – M. Tu. PSG - OM se jouera à 18 heures La rencontre entre le Paris-SG et Marseille (7e journée), le dimanche 2 septembre, a été fixée à 18 heures. Les matches décalés. – Samedi 1er septembre, 17 h 10 : Bordeaux-Monaco (Canal +) ; dimanche 2, 18 heures : Paris-SG - Marseille (Canal +), 20 h 40 : Nice-Lens (Canal +). CAMACHO ENTRAÎNEUR DE BENFICA. – Au lendemain du renvoi de Fernando Santos, après un nul (1-1) chez un promu dès la 1re journée, la direction de Benfica a annoncé la nomination de José Antonio Camacho comme entraîneur. L’Espagnol a déjà occupé cette fonction pendant la saison 2003-2004. KLINSMANN EN VISITE. – Jürgen Klinsmann, qui a quitté son poste de sélectionneur il y a un an, au lendemain de la Coupe du monde, a rendu visite à l’équipe d’Allemagne qui dispute, ce soir, un match amical contre l’Angleterre, à Wembley. « Je suis incroyablement fier de Joachim (Low). Il démontre ses incroyables capacités et a réussi à créer un formidable état d’esprit. » CAEN-MARSEILLE À GUICHETS FERMÉS. – La rencontre entre Caen et Marseille (5e journée), samedi au stade Michel-d’Ornano (17 h 10), sera jouée à guichets fermés. RIJKAARD ET LES EGOS DU BARÇA. – « Les bons footballeurs peuvent toujours jouer ensemble », considère Frank Rijkaard, l’entraîneur du FC Barcelone dans les colonnes d’El Mundo. Alors que la Liga débute ce week-end, Deco s’est plaint récemment de ne pas jouer autant qu’il le voudrait. COUPE DU MONDE MOINS DE 17 ANS (CORÉE DU SUD, 1re PHASE). week-end. L’entraînement s’est déroulé sans les internationaux. – D. Fi. SAINT-ÉTIENNE Victime d’une entorse de la cheville pendant la préparation, Dernis a repris l’entraînement, comme Diawara qui, insuffisamment prêt, a décliné sa sélection avec l’équipe nationale malienne. – J.-Y. D. TOULOUSE Ilunga (ischio-jambiers), Bergougnoux (muscle fessier), Cetto (adducteurs), Fofana et Emana (malades) ne se sont pas entraînés. Comme les blessés de longue durée : Congré (épaule), Arribagé (genou) et Ebondo (cuisse). Mathieu (France A’), Mansaré (Guinée), Elmander (Suède) et Santos (Tunisie) sont en sélection. – N. S. – GR. A. – HIER, Togo-Pérou : 0-0 ; Costa Rica - Corée du Sud : 2-0. Classement. – 1. Costa Rica, 4 pts ; 2. Pérou, 4 ; 3. Togo, 2 ; 4. Corée du Sud, 0. GR. B. – HIER, Nouvelel-Zélande - Angleterre : 0-5 ; Brésil - Corée du Nord : 6-1. Classement. – 1. Brésil, 6 ; 2. Angleterre, 4 ; 3. Corée du Nord, 1 ; 4. Nouvelle-Zélande, 0. GR. C. – AUJOURD’HUI, SyrieEspagne, Argentine-Honduras. Classement. – 1. Espagne, 3 ; 2. Argentine, 1 ; 3. Syrie, 1 ; 4. Honduras, 0. GR. D. – AUJOURD’HUI, Haïti-France (à Gwangyang, à 10 heures, heure française sur Eurosport), Japon-Nigeria. Classement. – 1. Japon, 3 ; 2. Nigeria, 3 ; 3. France, 0 (– 1) ; 4. Haïti, 0 (– 2). ÉQUITATION Tout un foin pour rien ? Le saut d’obstacles allemand continue d’alimenter la polémique après l’annonce d’un test positif du cheval champion d’Europe, dimanche, avec Meredith Michaels-Beerbaum. L’AFFAIRE FAIT GRAND BRUIT en Allemagne. Shutterfly, sacré champion d’Europe individuel, dimanche à Mannheim, avait subi un contrôle antidopage positif quelques jours avant la compétition a-t-on appris lundi. Les tests (sanguin réalisé dans ses propres écuries le 5 août, puis un prélèvement urinaire cinq jours plus tard lors du stage de préparation de la Mannschaft à Osnabrück) ont révélé la présence de traces minimes de triamcinolone (cortisone), médicament et non produit dopant, figurant dans la liste des produits prohibés de classe A (les moins graves). Selon la Fédération allemande, ce résultat s’explique par un traitement administré à Shutterfly le 25 juillet pour un genou douloureux. « Il ne s’agit pas d’un cas de dopage, a déclaré le secrétaire général de la fédération allemande, Hanfried Haring. Tout ce que nous avons entrepris est conforme au règlement de la Fédération internationale (FEI). » Mentionné et justifié sur les documents remis lors de la visite vétérinaire précompétition, comme il est prévu dans les textes, ce traitement n’a donc pas interdit au couple de participer à l’Euro. Et de l’emporter. « Le fait que cette affaire ait été rendue publique ternit la joie de mon titre, a commenté la cavalière. Nous n’avons rien fait d’interdit : nous avons informé les responsables et précisé par écrit au chef vétérinaire de la compétition le traitement reçu par le cheval. » Deuxième, le Belge Jos Lansink n’en fait pas non plus une affaire d’État. « Meredith a fait ce qu’elle devait faire et a été autorisée à participer aux épreuves », a-t-il insisté tandis que la FEI a précisé que cette affaire ne concernait que la Fédération allemande. Cette histoire qui n’est donc pas une affaire de dopage sème néanmoins le trouble dans un contexte actuellement très confus. L’Irlandaise Jessica Kürten fait l’objet d’une procédure à la suite d’un contrôle positif de Maike, lors du Grand Prix de La Baule, le 13 mai (a priori des traces d’un anabolisant présent dans un compliment alimentaire). Même si l’affaire est en cours de classement à la suite des erreurs commises lors de l’analyse de l’échantillon B, l’Allemand Daniel Deusser, avec Air Jordan Z avait été contrôlé positif à la réserpine (un calmant) lors de la finale de la Coupe du monde, en mars à Las Vegas. Sa compatriote Pia-Luise Aufrecht vient d’écoper de six mois de suspension après un contrôle positif à la testostérone sur Carriere Zwei. Une réglementation contestée Meredith Michaels-Beerbaum n’en est pas non plus à sa première « affaire ». Déjà avec Shutterfly, elle avait été écartée des JO d’Athènes, a la suitela présence de métabolites d’Ace-Promazine, une substance calmante, lors de la finale de la Coupe du monde. À Athènes justement, outre le cas positif de l’Irlandais Cian O’Connor médaillé d’or puis déclassé au profit du Brésilien Rodrigo Pessoa après la positivité de son cheval, le saut d’obstacles allemand avait encore été montré du doigt. Ludger Beerbaum (3e dimanche à Mannheim) avait en effet été pris par la patrouille. L’analyse des urines de son étalon Goldfever faisait ressortir des traces de bêtaméthasone (corticoïde, figurant sur la liste II des subs- tances proscrites), restes d’une pommade appliquée pour soigner une inflammation à une jambe. Sa disqualification avait fait perdre le titre par équipes à l’Allemagne, rétrogradée à la troisième place au profit des ÉtatsUnis. Pour éviter ce genre de problèmes, la Fédération allemande a mis en place en 2005 un programme de contrôles internes lors des entraînements. « Je suis fier de constater que nous avons su tirer les leçons des cas précédents », a commenté Reinhardt Wendt, le président de la fédération. « La réglementation pour les chevaux est calquée sur celle de hommes, commente Jérôme Thévenot, le vétérinaire de l’équipe de France. Ceux qui font ces règlements ne savent pas ce que c’est qu’un cheval. Ce produit, le Triamcinolon, est un produit classique que nous utilisons pour des infiltrations. Ça ne me choque pas. Et puis, on en donne sûrement moins à un cheval qu’à un rugbyman ou un footballeur qui a mal au genou avant un match important... » – P. G.-B. MERCREDI 22 AOÛT 2007 Un concentré du meilleur de toutes les Coupes du monde de rugby. Samedi 25 août, L'Équipe Magazine a sélectionné pour vous le meilleur des Coupes du monde de rugby dans un numéro spécial et un DVD collector. + + 6,95 € Offre limitée à 120 000 exemplaires, réser vée à la France métropolitaine. Également disponible L'Équipe + L'Équipe Magazine : 1,90 € PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 2005 2006 son placement et la précision de ses transversales. « Je savais exactement ce que j’attendais d’eux, note Jean-Marc Furlan. La vraie surprise, c’est l’état d’esprit qu’ils affichent. Travailler avec des mecs comme eux, c’est du pur bonheur. » Bleu 2004 2005 ria s’est déjà illustré par un doublé face à Auxerre. Paisley, dont l’indemnité de transfert à Troyes n’a pas dépassé le million d’euro, rassure par son expérience. Son entente avec le prometteur Bellaïd semble déjà une évidence. Arrivé libre du Mans, Fanchone a été très bon à Toulouse et Rodrigo, le Brésilien prêté par Ajaccio, se montre très utile par (Photo Iconsport) Jaune 2003 2004 Avec une enveloppe avoisinant les 3 millions d’euros, Strasbourg a dû faire preuve d’ingéniosité dans son recrutement. Son retour sur investissement s’avère, pour l’heure, très probant. Prêté par Porto, le Colombien Rente- Grégory Paisley n’a pas coûté cher à Strasbourg, mais assure et rassure déjà au sein de la défense alsacienne. Noir Bleu Noir 4e Lille 5e 7 pts Sochaux 6e 7 pts 7e Toulouse 7 pts 8e 9e 100e St-Étienne 11e 5 pts Nancy 122e 4 pts t 13e 14e 15e 166e 17e 18e 199e 20e 1997 1998 1999 2000 2001 2002 1998 * 1999 * 2000 * 2001 * 2002* 2003 * Ligue 1 à 18 clubs. « C’est vrai que nos résultats n’étaient pas probants lors de la préparation, avoue Cassard, mais ce n’était pas illogique. Lorsqu’un nouvel entraîneur arrive, il faut toujours un temps d’adaptation. Et puis, je pense que les matches amicaux ne veulent pas dire grand-chose. » Un avis partagé par Jean-Marc Furlan qui ne souhaitait pas que ses joueurs « perdent des forces inutilement » durant ces matches amicaux. En tenant tête aux Marseillais (0-0), ces derniers ont d’emblée pris conscience de leurs qualités. « Avant ce match, on se posait la question si c’était bien ou non de jouer l’OM si tôt, se rappelle Furlan. En fait, c’était mieux pour les garçons pour savoir s’ils allaient être à l’aise dans ce Championnat. Ils ont eu la réponse sans les forceps, en jouant de façon sereine et calme. » Depuis, les Strasbourgeois n’ont cessé de monter en puissance. Battus sans démériter à Nice (1-0), ils ont enchaîné deux succès d’affilée (3-0 contre Auxerre puis 3-1 à Toulouse) avec six buts à la clé. 8 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE « On a toujours peur » PIETER DE VILLIERS, éliminé sur blessure en 2003, blessé pendant le stage, vit dans la hantise permanente de la blessure. Visiblement ému par le forfait, la veille, de Sylvain Marconnet pour la Coupe du monde, le pilier droit de l’équipe de France s’est présenté hier face à lapresse pour la deuxième fois depuis l’entame de la préparation, début juillet. Privé des deux matches amicaux contre l’Angleterre, en raison d’une élongation au mollet droit, il entame avec envie sa campagne au pays de Galles. « VOUS N’AVEZ plus joué depuis le 13 mai, contre Perpignan, à cause à cette époque d’une déchirure au mollet gauche. Vous êtes impatient avant ce match de rentrée à Cardiff ? – Je suis très content. On a fait une belle préparation physique, intense et dure. Maintenant, j’ai hâte d’être le terrain. J’ai repris l’entraînement lundi. J’ai recommencé à courir. Je n’ai pas encore sprinté à 100 %, mais je n’ai rien ressenti. Je n’ai pas de gêne (1). – Avez-vous coupé longtemps après la fin de saison ? – Juste une semaine de vacances. Je n’ai pratiquement pas arrêté. Et quand j’ai eu cette alerte au mollet droit, j’ai eu peur. Dans ces moments-là, on a toujours peur. Il y avait déjà eu la blessure à l’autre mollet. Et puis, j’avais manqué la Coupe du monde en 2003 à cause d’une fracture de l’épaule droite (2). L’angoisse de la blessure, c’est terrible pour un sportif. – Le forfait de votre ami Sylvain Marconnet a dû vous affecter particulièrement ? – C’est un coup très dur pour lui et pour le groupe. Cela n’a pas été facile pour lui. Il a fait tout ce qu’il fallait pour se donner une chance de disputer la Coupe du monde. C’est la cruelle loi du sport, le plus grand cauchemar que peut vivre un sportif de haut niveau. La déception est immense. Mais Sylvain est un champion sur le plan mental et physique. Je sais qu’il reviendra plus fort pour reprendre du plaisir sur un terrain. – Comment aviez-vous vécu cette situation en 2003 ? – Cela dépend des caractères. Moi, je suis quelqu’un de fataliste, de philosophe. D’une certaine façon, c’est ma force et ma faiblesse. Une fois que je me suis rendu compte que c’était fini, j’ai fait le vide. Je suis passé à autre chose, je me suis fixé d’autres objectifs. Sylvain va se retrouver dans sa chambre d’hôpital, il va gamberger. C’est dans la tête que ça va se passer. Dès le début, il savait que ce serait une bataille de tous les instants. Avec des hauts et des bas. Il y a toujours crû. Jusqu’au moment où il s’est rendu compte que quelque chose allait contre le rétablissement normal. « On gagnera à trente » – Son absence va changer quelque chose pour l’équipe de France ? – C’est vrai que Sylvain a une très grande expérience du niveau international. Ce genre de joueur est important. Rien que pour cela, il va nous manquer. Mais Nicolas Mas est déjà avec nous depuis quelque temps et il a une solide expérience du poste. Bien sûr, il n’aura pas l’expé- rience dans la polyvalence du poste qu’a Sylvain. Mais il peut jouer des deux côtés en mêlée. Et puis passer de droite à gauche, c’est plus facile que le contraire (3). – Comment avez-vous trouvé l’équipe de France lors de ses deux premiers matches ? – Très en forme physiquement. Il y a eu des contacts intenses, des bagarres intenses aux points de rencontre avec des joueurs qui arrivent vite. Bien sûr, il y a des choses à améliorer. Ces deux matches ont été très positifs. Les joueurs ont été intraitables en défense. Cette défense est une très bonne chose pour nous. Le beau jeu, il arrive après. Les joueurs sont tellement bien préparés que les craquements en défense arrivent tard dans le match. Bien sûr qu’il faut attaquer, mais si la défense ne tient pas, on ne pourra pas imposer du jeu là où il y a de la place pour le naturel et l’improvisation, sur des ballons de récupération. Cela passe par beaucoup de plaquages, une défense collective qui monte ensemble et beaucoup de communication. – La mêlée galloise vous inquiète-t-elle ? – Il y a cinq, six ans, elle était une référence mondiale. Aujourd’hui, elle est moins déstabilisante. Le jeu gallois est davantage basé sur le déplacement. – Un seul match de préparation, cela suffit-il pour se mettre en valeur ? – L’important pour moi, c’est d’être bien préparé, de ne pas avoir de pépins, d’être bien dans ma tête. Le seul but, c’est de gagner la Coupe du monde. Il ne faut pas se focaliser sur l’équipe qui ouvrira contre l’Argentine. Celui qui penserait que c’est fini Pieter DE VILLIERS (Stade Français - Paris) 35 ans, né le 3 juillet 1972 à Malmesbury (AFS). 1,84 m ; 107 kg. Pilier. 63 sélections. 10 points (2 E). Première sélection : GallesFrance (34-26) le 28 août 1999 à Cardiff. Dernière sélection : FranceÉcosse (46-19), le 17 mars 2007 à Saint-Denis. Palmarès : Tournoi des Six Nations (2002 [GC], 2004 [GC], 2006, 2007) ; Championnat de France (1998, 2000, 2003 et 2004), Coupe de France 1999. Participation CM : 1 (1999). Club précédent : Stellenbosch (jusqu’en 1995). parce qu’il ne jouerait pas contre l’Argentine serait bête. Les huit qui ne seront pas pris, joueront peut-être le prochain match ou la finale. On gagnera à trente. Celui qui ne sera pas titulaire devra travailler pour prouver qu’il mérite de le redevenir ou qu’il mérite d’attaquer le prochain match. » FRANCIS DELTÉRAL (1) Il ne s’est pas entraîné avec ses coéquipiers hier après-midi, se contentant de trottiner. (2) Le 13 août 2003, lors du stage de préparation à Val-d’Isère, Pieter De Villiers s’était luxé l’épaule droite après une chute de VTT. (3) Dans une mêlée fermée, le pilier droit a la tête bloquée entre le pilier gauche et le talonneur adverses alors que celle du pilier gauche est dégagée et subit donc moins de pression. Reste de rares interrogations À l’ouverture, ce n’est pas un secret non plus, Lionel Beauxis, le benjamin du groupe (21 ans), sera titularisé. « Il commencera, et c’est logique », commente Maso. Au centre, c’est le duo du dernier tournoi, Jauzion-Marty, qui sera reconstitué, et à l’arrière, en l’absence voulue de Poitrenaud, Heymans passera un grand examen qui lui permettra de montrer qu’il peut être un suppléant de valeur à ce poste. En première ligne, Poux devant logiquement être ménagé en début de partie, qui des deux « droitiers » Mas et De Villiers débutera à gauche ? « Il ne faut pas se cacher les choses, on veut y voir Nicolas (Mas) », a expliqué Maso. Quel talonneur succédera au capitaine Ibañez ? « On verra samedi comment on attaque », a lancé le manager à propos de deux concurrents très proches l’un de l’autre. Mais qu’il s’agisse de Szarzewski ou de Bruno pour débuter, le coaching aura certainement lieu à la mitemps. Enfin, il faudra choisir entre les deux numéros 9 disponibles. Élissalde, Mignoni ? Cette fois, la qualité de buteur du Toulousain ne sera pas un atout majeur puisque Beauxis sera sur le terrain. Et le dernier dossier à régler concerne les ailiers. De Rougerie, Clerc et Dominici, deux seulement débuteront. Réponse samedi. – H. I. ance ure locale), Canal +. Dima Les avants 12 ais, 35 ans/63 sélections), Mas 27/13). ançais, 24/15), Bruno (Sale, ANG, 32/21). Deuxième-ligne : Nallet (Castres, 30/28), Chabal (Sale, ANG, 29/30), se, 25/4), Harinordoquy (Biarritz, ), Martin (Stade Français, 27/17). Les arrières 10 ouse, 29/22), Mignoni (Clermont, e Français, 21/5), Skrela (Stade Français, 28/7). Centres : Jauzion (Toulouse, 29/43), Marty (Perpignan, 24/13). Ailiers : Clerc (Toulouse, 26/21), Dominici (Stade Français, 35/61), Rougerie (Clermont, 26/45). Arrière : Heymans (Toulouse, 29/31). Ils rentrent : Beauxis, Betsen, Chabal, Clerc, De Villiers, Marty, Martin, Szarzewski. Ils sortent : Bonnaire, Ibañez, Michalak, Milloud, Nyanga, Pelous, Poitrenaud, Traille. L’ÉQUIPE POSSIBLE : 15 Heymans – 14 Rougerie, 13 Marty, 12 Jauzion, 11 Clerc – 10 Beauxis, 9 Élissalde, 10 Beauxis – 7 Dusautoir, 8 Harinordoquy, 6 Betsen (cap.) – 5 Nallet, 4 Chabal – 3 De Villiers, 2 Bruno, 1 Mas. Remplaçants : 16 Szarzewski, 17 Poux, 18 Thion, 19 Martin, 20 Mignoni, 21 Skrela, 22 Dominici. RMC PRÉCISE. – À la suite de l’article intitulé « Marconnet sort de la mêlée » publié dans L’Équipe du 21 août 2007, RMC précise : « Le contrat liant RMC à Bernard Laporte a pris fin le 30 juin 2007, en respect des règlements de la Rugby World Cup. Si RMC s’est vu ouvrir les portes du centre de Marcoussis pour une émission spéciale dans laquelle intervenaient des joueurs du quinze de France et le sélectionneur, c’est uniquement dans le cadre d’un accord convenu entre l’encadrement du quinze de France et les principales radios françaises, représentées par leur syndic. Selon cet accord, ces radios ont la possibilité de produire un direct de Marcoussis une fois chacune lors de la période de préparation, à une date convenue avec le staff du quinze de France. Seul le hasard a voulu que l’actualité liée à Sylvain Marconnet survienne le jour, programmé de longue date, de la présence de RMC à Marcoussis. » La rédaction de L’Équipe présente ses excuses à ses lecteurs, à RMC Info et bien sûr à Bernard Laporte, pour la publication d’une information erronée concernant les rapports entre la radio et le sélectionneur de l’équipe de France. LA JOURNÉE DES BLEUS Contracture pour Ibañez RAPHAËL IBAÑEZ souffre d’une contracture au mollet gauche et a été dispensé de l’entraînement en opposition raisonnée hier après-midi, tout comme Sébastien Chabal et Pieter De Villiers, qui ont poursuivi leur reprise progressive. Le matin, les avants et les arrières avaient alterné sur deux ateliers d’une heure : vitesse et musculation. À cinq jours du dernier match de préparation au Mondial contre le pays de Galles, dimanche à Cardiff, pour lequel Ibanez n’a pas été retenu, Chabal et De Villiers ont accentué leur programme de course. Le deuxième-ligne et le pilier droit ont participé à un atelier de vitesse aménagé puis de musculation le matin, après un long échauffement. L’après-midi, ils ont de nouveau trottiné et fait des exercices de course. Ils devraient reprendre l’entraînement rugby aujourd’hui. Ibañez, dont la blessure est a priori bénigne, pourrait de nouveau être dispensé de la grosse séance en opposition organisée ce matin. CONTRÔLE ANTIDOPAGE À MARCOUSSIS. – Dix-huit joueurs de l’équipe de France ont subi hier matin un contrôle antidopage inopiné. Quatorze des joueurs concernés figurent dans le groupe retenu pour le déplacement à Cardiff. « On a appris à 9 heures qu’ils (les contrôleurs) arriveraient à 9 h 15 et que le contrôle aurait lieu à l’issue de l’entraînement », a indiqué Jo Maso qui a par ailleurs pré- ARGENTINE PRO D 2 Gaitan est sorti de l’hôpital Umaga fait recette Le centre des Pumas, opéré du cœur dimanche, va rejoindre Biarritz. TOULON – VERS 14 H 15, hier, Martin Gaitan a enfin pu respirer l’air vivifiant de Cardiff en quittant l’hôpital universitaire de la capitale galloise. Soit seulement quarante-huit heures après y avoir subi une angioplastie à la suite d’un malaise cardiaque survenu quelques minutes après le match contre le pays de Galles samedi. Il était accompagné par Mario Larrain, le médecin des Pumas, et un membre de la Fédération galloise de rugby. Gaitan a immédiatement appelé Serge Blanco, le président de la Ligue. « Il m’a beaucoup soutenu. Il voulait même venir me chercher à Cardiff pour me ramener à Biarritz (club où Gaitan est licencié) », a affirmé le joueur à un journaliste argentin de La Nacion. Apparemment en forme, vu les circonstances, il a ajouté : « Je vais bien. Quand les potes (quelques Pumas) sont venus me voir, ils avaient l’air d’être vraiment inquiets, mais franchement je me sens bien. La dernière échographie m’a entièrement rassuré. » Avant d’aller se reposer à l’hôtel Hilton, à Cardiff, il a également déclaré : « La suite de ma carrière ? Franchement, pour l’instant, c’est le cadet de mes soucis. » Le médecin gallois qui a opéré Gaitan a laissé entendre qu’il enverrait dans les plus brefs délais le dossier médical à Biarritz. Une chose est sûre, le joueur devra être contrôlé toutes les cinq semaines. Hier soir, Gaitan a reçu une HERNANDEZ A REJOUÉ. – Touché à la cuisse depuis la mi-juillet, l’indisponibilité de Juan Martin Hernandez a duré un mois, soit une dizaine de jours de plus que prévu. La semaine dernière, il avait déjà repris l’entraînement à Cardiff. On l’avait vu courir, sprinter et taper dans le ballon, apparemment sans gêne. Lundi, après l’arrivée des Pumas à Bruxelles, il a pris part à une séance collective, une opposition visant à travailler le rideau défensif, assez perméable samedi dernier à Cardiff (défaite 27-20 contre le pays de Galles). Marcelo Loffreda devrait le titulariser samedi (18 heures) contre le quinze belge, emmené par Debaty (renforcé par quelques joueurs français, Aubin Hueber, Yann Delaigue, Francis N’Tamack, Cédric Debrosses, Raphaël Chanal). – A. Ju. autre bonne nouvelle : l’arrivée à Cardiff de sa petite amie et de son frère. Ensemble, ils ont prévu de séjourner dans la capitale galloise et de s’y reposer jusqu’à vendredi. Ensuite, ils rejoindront Biarritz. Comme il lui est interdit de monter dans un avion, et qu’il n’a pas l’autorisation de faire de longs voyages, Gaitan fera deux arrêts sur son chemin. À Londres puis à Paris, avant de rejoindre le Pays basque, lundi, où l’attend sa mère. ALEXANDRE JUILLARD SUR LA GAZETTE www.lequipe.fr Retrouvez l’ensemble des listes des trente pour la Coupe du monde. TRIMBLE AU POSTE DE O’DRISCOLL FACE À l’ITALIE. – Le sélectionneur Eddie O’Sullivan, privé du centre Brian O’Driscoll, blessé au sinus droit, a remanié son équipe qui sera alignée vendredi prochain contre l’Italie. Andrew Trimble est titularisé au poste de son capitaine et laisse son aile droite à Geordan Murphy. L’équipe d’Irlande : Dempsey – Murphy, Trimble, D’Arcy, Hickie – (o) O’Gara, (m) Stringer – N. Best, Leamy, Easterby – O’Connell (cap.), O’Callaghan – Hayes, R. Best, Horan. Remplaçants : Flannery, S. Best, O’Kelly, Ferris, Boss, Wallace, Carney. ÉCOSSE : DES CHANGEMENTS CONTRE L’AFRIQUE DU SUD. – L’entraîneur de l’Écosse, Frank Hadden, a annoncé hier l’équipe qui débutera, samedi à Édimbourg, le match de préparation contre l’Afrique du Sud, vainqueur hier soir à Galway de la province irlandaise de Connacht (18-3). Gavin Kerr remplace Allan Jacobsen au poste de pilier. Kelly Brown et Dave Callam sont alignés en troisième ligne à la place d’Allister Hogg et de Simon Taylor, blessé au visage, tandis que Nikki Walker remplace Sean Lamont sur l’aile. L’équipe d’Écosse : R. Lamont – Walker, Dewey, Henderson, Webster – (o) Paterson, (m)Blair – Brown,Callam, White(cap.) – Hamilton,Hines – E. Murray, Ford, Kerr. Remplaçants : F. Thomson, Jacobsen, S. Murray, Hogg, Lawson, Parks, Southwell. PAGE 8 cisé que ce contrôle – il s’agissait de prélèvements urinaires – avait été diligenté par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Le manager des Bleus a ensuite redit sa satisfaction que les joueurs soient contrôlés et sa détermination à lutter contre le dopage : « Dix-huit joueurs ont été désignés par tirage au sort et c’est une très bonne chose, d’autant que notre biologiste, le docteur Astier, est venu faire un prélèvement sanguin le matin. Il y en aura trois autres diligentés par la Fédération pendant la Coupe du monde et, encore une fois, c’est bien qu’on s’attaque à ce fléau parce que c’est un fléau. Je suis sûr de mon staff MARCONNET A ÉTÉ OPÉRÉ. – Comme prévu, Sylvain Marconnet a été opéré hier matin de la « fissure de contrainte de la cheville gauche » qui l’a obligé à déclarer forfait pour le Mondial. Le joueur devrait sortir de l’hôpital aujourd’hui. s 8e semaine Du 20 au 26 août Cette semaine Stage au CNR de Marcoussis. Laa phrase du jour 100e s. 3-7 septembre Vendredi 7 : Match d’ouverture France-Argentine Tous les matins, il faut issent les membres du comité élection de les avoir pris. él » De Jo Maso, à propos du privilège des joueurs de disputer la Coupe du monde. TOULON. – Quelque 2 500 spectateurs ont assisté hier au premier entraînement du nouveau manager du RC Toulon, Tana Umaga. (Photo Sébastien Boué / L’Équipe) correspondance spéciale DEPUIS PLUSIEURS JOURS, le site officiel du RC Toulon affichait en page d’accueil ce rendez-vous immanquable : la première d’Umaga. Avec une précision d’importance : « Entraînement ouvert au public. » Près de deux mille cinq cents spectateurs sont venus pour assister aux premiers coups de sifflet de l’ancien capitaine des All Blacks (74 sélections), qui avait joué (et gagné) sept matches l’an dernier sous le maillot au brin de muguet. Arrivé jeudi soir à l’aéroport de Nice après une ultime apparition avec la province néo-zélandaise de Wellington, le nouveau manager rouge et noir a pris les choses en main. « La séance, quoique très classique, n’était pas si mal, concédera-t-il en conférence de presse. J’ai trouvé les joueurs en forme physiquement. » Le nouveau patron du secteur sportif est apparu souriant, visiblement satisfait de l’intérim assuré depuis plusieurs semaines par son compatriote Lipi Sinnott, en charge de la médical les yeux fermés, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un cas isolé. Si on a le malheur de l’avoir, ce gars pourra faire une croix sur l’équipe de France. Avec le président Lapasset, nous sommes très à cheval là-dessus. Tant qu’on est là, il en sera rayé à vie. Il faut que rien ne vienne gangrener l’équipe de France. » – H. I. défense, et par ses adjoints JeanJacques Crenca et Jean-Martial Cottin. « Nous avons maintenant deux mois pour préparer au mieux cette saison capitale pour le club. Cela nous laisse du temps, tant mieux. Les entraîneurs regrettent toujours de ne pas en avoir assez. » Très attendu depuis sa nomination officielle, le 31 mai dernier, le NéoZélandais suscite l’admiration de son président, Mourad Boudjellal, qui note « la discipline sans faille » de ses joueurs depuis qu’ils savent qui sera aux commandes cette saison. Pour preuve, cette confidence du demi d’ouverture Andrew Mehrtens : « Tana a un charisme naturel. Quand il commence à parler je m’arrête de blaguer. » Après une saison décevante, il ne faudra pas, en effet, plaisanter avec l’objectif du club : monter en Top 14. GUILLAUME MARTINO MERCREDI 22 AOÛT 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge nant à trouver un bon équilibre avant de bâtir l’équipe qui commencera le match au Millennium Stadium. Mais, déjà, on a une idée précise du quinze de départ. Ainsi, en deuxième ligne, c’est la paire Chabal-Nallet qui débutera. En troisième ligne, c’est bien sûr Serge Betsen, promu capitaine pour la première fois de sa longue carrière internationale (56 sélections depuis 1997), qui portera le numéro 6. Avec lui, on devrait retrouver Harinordoquy, seul numéro 8 de métier, et Dusautoir ou Martin. « Thierry Dusautoir entre dans la concurrence plus qu’on aurait pu l’imaginer, reconnaît le manager des Bleus. À Marseille, il l’a crié haut et fort et c’est magnifique. » Bleu APRÈS LES SIX CHANGEMENTS opérés dans le groupe entre les deux rencontres face à l’Angleterre (victoires 21-15 et 22-9), les 11 et 18 août, l’encadrement du quinze de France a procédé hier à huit nouvelles modifications au sein de la liste des vingt-deux joueurs établie pour le déplacement de dimanche au pays de Galles. On en recense cinq au niveau du pack avec les entrées de Szarzewski, De Viliers, Chabal, Betsen et Martin, et trois parmi les arrières avec l’appel à Beauxis, Marty et Clerc. Parmi les joueurs laissés au repos, on note donc Milloud, Ibañez, Pelous, Traille et Poitrenaud, tous titularisés lors de deux premiers matches de préparation, mais aussi Nyanga, Bonnaire et Michalak, également utilisés les deux derniers week-ends. La règle édictée en début de préparation est donc respectée : tout le monde aura joué au cours du mois d’août et chacun des joueurs au moins deux matches, si l’on excepte Pieter De Villiers et Lionel Beauxis, jusqu’alors les deux seuls éléments du groupe non sollicités. « On a toujours dit que l’on voulait donner du temps de jeu à chacun et c’est ce que l’on fait », s’est justifié Jo Maso. Entre ceux qui n’ont pas encore été titularisés (Mas, De Villiers, Szarzewski, Bruno, Chabal, Nallet, Beauxis) et ceux convoqués pour les trois rencontres (Poux, Thion, Mignoni, Élissalde, Rougerie), le staff technique des Bleus va s’atteler mainte- MARCOUSSIS. – Privé des deux premiers matches de préparation par une élongation au mollet droit, Pieter De Villiers devrait être titulaire dimanche contre le pays de Galles. (Photo Jean-Louis Fel) Jaune Rouge Jaune Huit modifications ont été apportées au sein de la liste des vingt-deux pour le match à Cardiff. Noir Bleu Noir La revue continue 9 Bleu Rouge Noir Jaune BATEAUX SOLITAIRE DU « FIGARO » Et de trois qui font un roi Michel Desjoyeaux a gagné l’épreuve pour la troisième fois. Son palmarès en solitaire est exceptionnel. LES SABLES-D’OLONNE – colorée ornant les flancs de Foncia surgit à son tour à vive allure. À 3 h 1’55’’, « Mich’Dej’ » franchit la ligne en poussant des cris aigus. Avec un crédit de 26’38’’, le « roi du solo » venait de frapper à nouveau. À ses victoires de 1992 et 1998, il en ajoutait une troisième, rejoignant ainsi Philippe Poupon et Jean Le Cam. En y ajoutant Vendée Globe, Route du Rhum et Transat anglaise, on obtient le palmarès du « marin le plus titré en solitaire » une étiquette qui l’agace en surface mais ne peut que le réjouir sous sa ligne de flottaison. Desjoyeaux a dominé sa dixième Solitaire avec panache : trois places de troisième, une place de premier, premier au Grand Prix Suzuki (premier bateau à avoir contourné un point de passage clé de chaque étape), premier au Prix de la Bouée Radio France, (bateau en tête lors du passage d’une bouée située environ 1 h 30’ après le départ). Qui mieux que lui ? de notre envoyé spécial LA FAIM DE VICTOIRES – à moins que ce ne soit sa soif de champagne – de Michel Desjoyeaux a été une nouvelle fois récompensée aux Sables-d’Olonne, siège de son premier grand succès médiatique, le Vendée Globe 2001. Mardi bien avant l’aube, le skipper de Foncia a gagné pour la troisième fois la Solitaire du Figaro. C’était au plus profond d’une profonde nuit, où la houle mauvaise testait sévèrement l’estomac des terriens aventurés en mer. Un zeste de suspense demeurait encore quant à l’issue de la course. Vers 2 h 15 enfin, on distingua distinctement Distinxion, que Fred Duthil menait en de rapides surfs vers sa deuxième victoire d’étape. À 2 h 20’10’’ précisément, l’ancien véliplanchiste coupa la ligne tendue à faible distance de l’entrée du chenal des Sablesd’Olonne. Au classement général après la troisième étape, qui l’avait vu arrivé dépité à La Corogne au terme d’une cascade d’ennuis, le Costarmoricain avait 1 h 8’23’’ de retard sur Desjoyeaux. Un gouffre, avait-il alors semblé. Une fissure tout au plus, se disait-on soudain. Joignant le Duthil à l’agréable, le Costarmoricain allait-il arracher la victoire finale ? « Hitchcock est parmi nous », avait dit Desjoyeaux à La Corogne. Mais l’incertitude fut brève. Après que Gérald Veniard eut glissé Scutum en deuxième position, la palette « M. Desjoyeaux, inspiré et rapide » Certes, c’était peut-être la saison ou jamais pour remporter ce troisième titre, la classe Figaro ayant été délaissée par nombre de spécialistes partis tâter du 60-pieds Open. L’intéressé en convient : « C’est sûr qu’il manque une bonne partie des ténors, Charles Caudrelier et les autres », mais objecte : « La classe montante a montré qu’elle avait du talent. Troussel n’a pas gagné par hasard l’an dernier. Mahé a bien progressé, Duthil aussi. » Ce dernier résumait ainsi l’opinion de bon nombre de concurrents : « De toute façon, ç’aurait été difficile de battre M. Desjoyeaux cette année. Il était inspiré et rapide. » Compliment complété par Nicolas Troussel, repoussé à la quatrième place au général par Duthil et Corentin Douguet : « Michel a été sur son petit nuage pendant tout le mois d’août » – belle perf en soi quand le commun des mortels était sous de gros nuages. « Beaucoup plus motivé et mieux préparé » que lors de ses deux dernières participations en 2003 et 2005, Desjoyeaux avait mis le plus d’atouts possibles dans son jeu, se faisant suivre par une équipe d’assistance impressionnante à bord de son tout nouveau 60-pieds Foncia. Au lendemain de l’arrivée à La Corogne, ils étaient ainsi cinq, sans lui, à s’affairer sur son Figaro pour le remettre à neuf. On n’en concluera pas que cette Solitaire fut une partie de plaisir pour lui, qui la qualifie de « plus dure » qu’il ait jamais faite. À cause des conditions météo, très souvent abominables, et aussi de l’homogéneité de la flotte. « Tous les bateaux marchaient bien et tous les coureurs étaient capables de ne pas être seulement des suiveurs. C’est ça que j’étais venu chercher. La confrontation. La bagarre. » Desjoyeaux, c’est comme Johnny : si vous cherchez la bagarre… 1982 1985 1995 Jean Le Cam 16 participations 1994 1996 1999 ILS ONT DIT « La plus dure » Les disparus de l’été Rois du gazon, Nicolas Mahut et Jo-Wilfried Tsonga ont joué de malchance après Wimbledon. Ils gardent quand même espoir pour l’US Open. NEW HAVEN – (USA) de notre envoyé spécial IL Y A DEUX MOIS de cela, Nicolas Mahut et Jo-Wilfried Tsonga sidéraient nos confrères britanniques par la qualité de leur jeu sur gazon. Mahut, finaliste du tournoi du Queen’s Club de Londres avait ensuite traversé comme un météore les qualifs de Wimbledon et Tsonga, après avoir remporté le tournoi sur herbe de Surbiton, avait attiré l’attention des dirigeants de Wimbledon en battant Hewitt au Queen’s au point de se voir offrir une wild-card. Aujourd’hui, à quelques jours de l’US Open, Mahut et Tsonga sont déjà à New York, mais contre leur gré. Tous deux étaient en effet engagés au tournoi de New Haven mais l’épreuve s’est terminée au premier tour des qualifications pour Mahut (battu par Devilder) et au premier tour du grand tableau pour Tsonga (battu par Del Potro). Est-ce à dire que les deux joueurs français ne sont bons que sur gazon ? Non, sans doute pas… Unis dans le succès, inséparables ans la galère Les cataloguer comme joueurs d’herbe exclusivement serait trop réducteur pour ces deux attaquants naturels qui aiment aussi le ciment américain. Alors, pourquoi ces médiocres résultats à New Haven ? Pourquoi n’avons-nous pas entendu parler de ces deux feux follets depuis que la courte saison sur gazon est terminée ? Tout simplement parce que, blessés tous les deux, ils ont vu leur été américain fichu en l’air et qu’ils ont été obligés de rester chez eux pendant que se déroulaient les tournois de Washington, Indianapolis et Montréal. « Juste après Wimbledon, je suis allé jouer à Newport (sur gazon) où j’ai atteint la finale (battu par Fabrice Santoro), rappelait Mahut. Ensuite, j’ai pris quelques jours de repos avant de réattaquer sur le ciment américain mais dès que j’ai recommencé à m’entraîner de nouveau sur dur, j’ai ressenti une forte douleur sous le pied. En fait, c’est une douleur au niveau de l’astragale que j’avais à Roland-Garros, qui avait disparu sur gazon et qui est revenue ensuite. Après m’être fait examiner par le docteur Montalavan, on s’est rendu compte qu’il y avait une sérieuse inflammation. Le doc a dû se résoudre à pratiquer une infiltration ce qui signifiait trois semaines d’arrêt avant de reprendre la raquette. J’ai donc loupé trois tournois et je suis allé disputer les qualifs de Cincinnati avec seulement trois jours d’entraînement derrière moi puis celles de New Haven (battu les deux fois au premier tour par Fleichman puis Devilder). Je suis maintenant à New York pour me préparer du mieux que je peux pour l’US Open. J’essaie de mettre les bouchées doubles, mais entre la pluie et la douleur au pied qui a tendance à revenir, ce n’est pas facile. Cela dit, les résultats obtenus sur gazon m’ont permis de modifier la manière de voir les choses. La confiance est là, je sais que j’ai la possibilité de gagner un tournoi et que si je suis encore un peu juste pour l’US Open, je jouerai beaucoup en fin de saison, surtout sur courts couverts où je me sens comme sur gazon, très à l’aise. » Unis dans le succès, Mahut et Tsonga sont restés inséparables dans la galère, comme le racontait Éric Winogradski, l’entraîneur de ce dernier. « Après Wimbledon, Jo a pris PREMIÈRE VICTOIRE POUR YOUNG. – L’Américain Donald Young, dix-huit ans, champion junior de Roland-Garros cette année, a enfin gagné un match sur le circuit ATP, en battant son compatriote Amer Delic au premier tour du tournoi de New Haven. Victorieux d’un tournoi Challenger en Californie la semaine précédente, Young était particulièrement content de cette victoire obtenue après onze essais infructueux sur le circuit ATP. « Ça fait du bien de gagner son premier match. Les conditions étaient plutôt bonnes pour moi, car je connais bien Delic, nous avons joué souvent l’un contre l’autre sur des tournois moins importants. Je savais donc que j’avais ma chance. » Classé 232e à l’ATP, Young a redonné espoir aux responsables techniques de la fédération américaine, qui commençaient à douter de ses capacités. une dizaine de jours de repos. Il avait bien mérité de couper un peu après avoir enchaîné Surbiton, le Queen’s et Wimbledon. Nous avons ensuite repris l’entraînement en prenant un maximum de précautions car il se sentait le dos un peu raide à cause de sa hernie discale. Et puis, patatras, il s’est donné un lumbago ! Ce n’est ni la première fois ni sans doute la dernière, mais dans ce cas, il n’y a rien à faire d’autre que de se reposer complètement pendant trois semaines. Ensuite, il a fallu tout reprendre à zéro ce qui explique que Jo n’a pu jouer de vrais points à l’entraînement que la veille de son premier tour à New Haven. Il a quand même réussi un match correct contre Del Potro (battu 3-6, 6-3, 6-4) mais il y a encore un énorme boulot à faire. Là, nous sommes à New York, son préparateur physique est là et nous faisons tout ce que nous pouvons pour qu’il arrive dans une forme correcte à l’US Open. Il ne souffre plus du dos et même s’il n’est pas à cent pour cent à Flushing, j’espère que le travail entrepris ici portera ses fruits sur les tournois de fin de saison. » Admis tous les deux directement dans le tableau final de l’US Open, Nicolas Mahut (70e à l’ATP) et JoWilfried Tsonga (74e) bénéficient donc d’une vraie semaine de préparation. En espérant que ce sera suffisant pour qu’ils puissent reprendre leur marche en avant. ALAIN DEFLASSIEUX Dotation : 500 247 (ATP) et 440 790 (WTA). HOMMES. – Deuxième tour : Nieminen (FIN) b. F. Lopez, 3-6, 6-2, 7-6 (8-6). FEMMES. – Premier tour : Dementieva (RUS) b. Santangelo (ITA), 6-2, 3-6, 6-0 ; Daniilidou (GRE) b. Müller (ALL), 6-4, 7-6 (7-4). APRÈS LA PLUIE, LA… PLUIE. – Après l’annulation de la session de nuit lundi soir à cause de la pluie, aucun match n’a pu se jouer mardi. La pluie a envahi toute la côte est des États-Unis. La perturbation n’a pour l’instant rien à voir avec l’ouragan Dean, mais les conséquences n’ont rien de réjouissantes puisque la pluie est annoncée pour tous les jours de la semaine. Avec un programme à l’origine très chargé pour pouvoir terminer le tournoi samedi soir, les joueurs et joueuses présents à New Haven risquent de devoir jouer deux matches par jour, à moins que les finales ne soient reportées au dimanche matin. Hier, les Français Marion Bartoli, Émilie Loit, PaulHenri Mathieu, Julien Benneteau, Gaël Monfils, Arnaud Clément et Gilles Simon ont donc tué le temps entre un salon des joueurs ultra bondé et l’hôtel. FLUSHING : LE TIRAGE AU SORT. – C’est à partir de 11 heures (17 heures, heure française), à l’Empire State Building de New York, que se déroulera, aujourd’hui, le tirage au sort de l’US Open qui débute lundi prochain, 27 août, à Flushing Meadows. Les têtes de série suivant les classements mondiaux sont sans surprise. Parmi celles-ci, il faut rappeler la présence de deux Français – Gasquet (tête de série 13) et Mathieu (22) – dans le tableau masculin, et de deux Françaises – Marion Bartoli (tête de série 10) et Tatiana Golovin (17) – dans le tableau féminin. Rappelons que Bartoli et Golovin, respectivement 11e et 18e au classement WTA, montent ainsi d’un cran en raison du forfait de leur compatriote, Amélie Mauresmo, 7e joueuse mondiale. QUALIFICATIONS DE L’US OPEN : 17 FRANÇAIS EN LICE. – Hier, alors que la pluie avait retardé le début des matches, ils étaient dix-sept Français (hommes et femmes) à espérer sortir des qualifications de l’US Open. Côté masculin, trois d’entre eux ont déjà participé au grand tableau : Olivier Patience, Thierry Ascione et Antony Dupuis. Seul ce dernier y a franchi un tour (en 2002 et en 2003). Chez les femmes, elles sont trois à avoir déjà connu la victoire dans le tableau principal : Stéphanie Foretz, Pauline Parmentier et Yulia Fedossova. Les autres Français engagés. Hommes : Jean-Christophe Faurel, David Guez, Julien Jeanpierre, Gary Lugassy, Laurent Recouderc et Nicolas Tourte. Femmes : Julie Coin, Alizé Cornet, Violette Huck, Virginie Pichet et Olivia Sanchez. Côté étrangers, deux joueurs remarquables : l’Allemand Rainer Schüttler, huitième-finaliste à New York en 2003 et le Roumain Andrei Pavel, qui y a déjà atteint deux fois ce niveau, en 2000 et en 2004. SERENA A FAIM DE GRAND CHELEM. – Alors que sa participation à l’US Open est plus que compromise à la suite de ses récents forfaits en cascade (San Diego, New Haven), Serena Williams a néanmoins assuré avoir toujours faim de grands titres. « Huit n’est pas un nombre suffisant (allusion à ses huit victoires en Grand Chelem), a avoué l’Américaine dans les colonnes du quotidien New York Times. Je trouve que j’ai encore beaucoup de choses à accomplir. » Au repos forcé depuis Wimbledon en raison d’une fracture du pouce, la cadette des sœurs Williams a encore visiblement beaucoup de mal à digérer sa défaite en quarts de finale du tournoi londonien face à Justine Henin. « Il n’y a pas de raisons de vous mentir : si j’avais été à 100 %, j’aurais gagné. J’aurais gagné si j’avais pu frapper mon revers, mais je ne pouvais pas. Elle (Henin) a commencé à jouer tous ses coups sur mon revers. » – A. Gu. RÉSULTATS MANERBIO (ITA, ATP Challenger, terre battue, 42 500 , 20-26 août). – Premier tour : Prodon b. Tkalec (SLV), 6-3, 6-1. GENÈVE (SUI, ATP Challenger, terre battue, 29 750 , 20-26 août). – Premier tour : Chardy b. Niland (IRL), 6-4, 6-2. MERCREDI 22 AOÛT 2007 LUNDI PROCHAIN E D I U G LE E P U O C A L E D E D N O DU M . Y B G U DE R EN CADEAU LE GUIDE DU SUPPORTER 1,80 PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge NEW HAVEN (ATP, WTA Tour, dur) Bleu Rouge RÉSULTATS 4e étape (La Corogne - Les Sables-d’Olonne) : 1. Duthil (Distinxion) les 340 milles en 35 h 20’10’’ ; 2. Véniard (Scutum) à 35’32’’ ; 3. Desjoyeaux (Foncia) à 41’45 ; 4. Bérenger (Koné Ascenseurs) à 1 h 21’40’’ ; 5. Drouglazet (Luisina) à 1 h 22’35’’ ; 6. Le Gal (Lenze) à 1 h 27’15’’ ; 7. Morvan (Cercle Vert) à 1 h 32’55’’ ; 8. Douguet (E. Leclerc-Bouygues-Telecom) à 1 h 36’22’’ ; 9. Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen-la-Mer) à 1 h 42’57’’ : 10. Treussart (Groupe Celeos) à 1 h 51’50’’ ; etc. CLASSEMENT GÉNÉRAL FINAL : 1. Desjoyeaux (Foncia) en 247 h 20’47’’ ; 2. Duthil (Distinxion) à 26’38’’ ; 3. Douguet (E. Leclerc-Bouygues-Telecom) à 1 h 3’50’’ ; 4. Troussel (Financo) à 1 h 41’26’’ ; 5. Mahé (Le Comptoir-Immobilier) à 2 h 14’23’’ ; 6. Drouglazet (Luisina), à 2 h 39’5’’ ; 7. Véniard (Scutum) à 3 h 16’53’’ ; 8. Morvan (Cercle Vert) à 3 h 19’48’’ ; 9. Rouxel (Défi Mousquetaires) à 3 h 29’34’’ ; 10. Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen-la-Mer) à 4 h 1’11’’ ; etc. Jaune Bleu Jaune que j’osais espérer la claquer, cette étape-là aussi. – La remontée du chenal vous a rappelé quelque chose ? – La dernière fois que je suis arrivé de nuit sur cette bouée, il y avait beaucoup, beaucoup de monde et je ne voyais pas la bouée. Là, je la voyais flasher depuis au moins une demi-heure. Mais ça n’a rien à voir… C’est sûr que j’ai fait une arrivée victorieuse ici, mais ce n’était pas du tout après le même périple. Cela dit, je veux bien resigner pour dans un an et demi… – Votre surnom de roi du solo est plus que jamais justifié… – Il m’arrive de lire les journaux et ça me fait toujours bizarre de lire “ le marin le plus titré en solitaire ”. Le “ roi du solo ”, ça tombe bien, c’est un truc que j’aime bien, mais je n’ai pas fait ça pour avoir un palmarès à rallonge… Mais puisque c’est comme ça, très bien. » A.-J. D. LES SABLES-D’OLONNE. – « On ne navigue pas souvent à ce niveau-là, en solo, avec autant de confrontation. Imaginez cinquante bateaux dans la baie de La Corogne avec presque autant de choix tactiques... » Michel Desjoyeaux savourait pleinement cette victoire. (Photo Richard Vialeron / AFP) Fred DUTHIL (2e au général) : « Deux victoires d’étape, c’est génial. Une victoire, pour moi, c’était déjà un objectif. La deuxième, c’est que du bonheur et j’ai fait une belle remontée au classement général. C’est une super Solitaire 2007 qui se termine pour moi. J’étais déçu à l’arrivée à La Corogne, mais il faut se rappeler les conditions, après trente et quelques heures que je n’avais plus de pilote et que je n’avais pas dormi. Avec l’expérience que j’ai en régate, je sais qu’il ne faut jamais s’arrêter à une manche, mais repartir à zéro sur la suivante. J’ai essayé de prendre chaque départ en me disant qu’il ne s’était rien passé avant. » Corentin DOUGUET (3e au général) : « Je suis super content de rester sur le podium. En même temps, bien sûr, on savait que, neuf minutes, ce n’était pas grand-chose et le terrain de jeu était suffisamment grand pour les reprendre à Mich (Desjoyeaux)). J’ai eu de petits soucis, une vague qui a éclaté sur le bateau en pliant un chandelier et le balcon arrière, et j’ai fait les cinq dernières heure sans pilote. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe. J’ai gagné une étape et je finis à la troisième place sur le podium. C’est bien et ça laisse une petite marge de progression… » Nicolas TROUSSEL (4e au général): « J’avoue que je ne suis pas fanatique de ces étapes dans la brise forte. Je préfère quand le jeu est plus ouvert, qu’il faut peaufiner sa navigation. Et, visiblement, j’ai encore à progresser pour aller plus vite aux allures portantes. Quatrième au classement général, je ne vais pas bouder mon plaisir… même si j’aurais vraiment voulu rester sur le podium. » Noir Noir TENNIS 2007 15 participations (Foncia) 42 ans, né le 16 juillet 1965 à Concarneau Marié, trois enfants Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2007, Foncia ; 1998, TBS ; 1992, Groupe Coupechoux) avec six victoires d’étape en dix participations) ; vainqueur de la Transat anglaise (2004, trimaran Géant), de la Route du Rhum (2002, trimaran Géant), du Vendée Globe (2000/2001, PRB), de la Transat Ag2r (1992, Sill). « QUEL EFFET VOUS FAIT cette troisième victoire dans la Solitaire ? – Ce n’est pas le fait d’en avoir gagné trois, c’est plus le fait d’avoir gagné celle-là, qui était belle et qui a été disputée tout le temps. En 2003 et 2005 (respectivement 3e et 2e), j’étais venu un peu la fleur au fusil ; cette fois, j’ai plus fait les choses dans le bon ordre et, en apprenant à être patient, on arrive à faire une bien belle victoire ! Je crois pouvoir dire sans aucun doute que c’est la plus dure que j’aie jamais faite. Elle a été très disputée. – En ressortez-vous très fatigué ? – Pas fatigué, parce qu’on n’a été que 240 heures en mer, mais usé, parce que toutes les étapes ont été dures et l’enchaînement assez rapide. Et puis, dans 1998 Philippe Poupon ANDRÉ-JACQUES DEREIX cette dernière manche, j’ai bouffé du jus pour revenir après mon départ raté à La Corogne. Ça tire un peu, on n’a plus vingt ans… – Quels bénéfices attendez-vous de votre participation à l’épreuve ? – Avec nos gros bateaux (les 60 pieds open), on ne navigue pas énormément avec ce niveau de confrontation. Là, on a cinquante concurrents, dont une vingtaine d’un niveau suffisamment conséquent pour qu’on puisse se tirer la bourre… Il n’y a que dans cette course qu’on trouve ça. Je serai dans ce même port dans un peu plus d’un an pour le départ du Vendée Globe. Et une petite piqûre de rappel sur la Solitaire, ça ne fait pas de mal. – Votre joie reste réservée… – Déjà, je suis comme ça. En plus, je me suis tellement bagarré pour revenir aux avant-postes que j’ai les nerfs tendus. Mais ce qui me déçoit le plus, c’est Michel Desjoyeaux 1992 Michel DESJOYEAUX de notre envoyé spécial Avec cette nouvelle victoire dans la Solitaire, Michel Desjoyeaux rejoint deux autres navigateurs au sommet du classement des skippers les plus titrés de cette course. 10 participations MICHEL DESJOYEAUX voit dans sa dixième Solitaire la plus difficile qu’il ait disputée. LES SABLES-D’OLONNE – Le trio des triplés 10 Bleu Rouge Noir Jaune CYCLISME TOUR DU LIMOUSIN Gilbert, la roue tourne Le Belge de la Française des Jeux, malchanceux cette saison, s’est rassuré hier en remportant l’étape. LA SOUTERRAINE – de notre envoyé spécial PHILIPPE GILBERT est un guerrier. Marc Madiot, son directeur sportif, se plaît à le répéter. Hier, le Wallon en arborait d’ailleurs les stigmates. Le pouce droit enserré par une bande (déchirure du tendon) : la conséquence d’une chute mercredi dernier lors des Championnats de Belgique du contrela-montre (2e derrière Hoste) ; le côté droit (hanche, jambe) tapissé de compresses : les séquelles d’une autre chute survenue dimanche dans le sprint final de la classique de Hambourg ; enfin, des traces de mercurochrome un peu partout parfaisaient la panoplie. Hier midi, en descendant du Camper de la Française des Jeux, sous des trombes d’eau, Gilbert grimaçait, et pas seulement en raison de ses contractures ou de cette météo si insolite pour un mois d’août. Les yeux cernés, le Belge de vingt-cinq ans manquait de sommeil. Entre Hambourg et Limoges, les liaisons sont difficiles. « Le voyage était assez long, j’ai peu dormi. En plus, je ne mange pratiquement rien en ce moment », expliquaitil en tentant de sourire, comme pour sauver la face. Philippe Gilbert n’est pas du genre plaintif ou à se chercher des excuses et c’est avec beaucoup de retenue qu’il a fini par évoquer un autre pépin de santé : ces problèmes gastriques à l’origine de son abandon sur le Tour de France. Exsangue, il avait déclaré forfait au lendemain de l’étape du plateau de Beille, qu’il avait tenu à terminer, seul, tout juste dans les délais. « C’est un virus à l’estomac que je traîne sûrement depuis plusieurs mois, confie Gilbert, dont le début de saison avait déjà été perturbé par une opération à la cuisse (extraction d’un mélanome bénin). Pour me soigner correctement, il faudrait que je prenne des antibiotiques spécifiques, mais ça voudrait dire que je m’arrête et il n’en est pas question. Alors, je continue comme ça. » Il continue donc, malgré les reflux gastriques fréquents, les vomissements sur le vélo. Le vainqueur du Het Volk 2006 en a encore subi quelques-uns hier. « Mais ça va, disait-il au pied du podium protocolaire, où il venait de cueillir son premier bouquet de la saison. Au début de l’étape, il me semblait que je n’avais pas récupéré du tout, mais j’ai quand même réussi à me trouver dans la bonne échappée… et à gagner. Ça fait du bien au moral. Mais faut pas s’enflammer non plus, ça reste le Tour du Limousin. » LE FILM DE L’ÉTAPE Vaugrenard, poisson-pilote Vuelta et Mondiaux en ligne de mire Derrière lui, Madiot, les bras croisés, dégustait son petit plaisir du jour. « Philippe n’est pas si mal, jugeait-il. Même si, à un moment donné, il est descendu à la bagnole pour me dire qu’il ne fallait peut-être pas compter sur lui. Et, finalement, il était là, voilà. Il arrive toujours à passer au-dessus de ses tracas et c’est ça qui me plaît. C’est la marque d’un champion. Cette saison, c’est vrai, il n’a pas eu de chance. Il s’est souvent retrouvé dans des bons coups, échappé, à l’attaque, mais sans réussite au bout. » Bien sûr, Philippe Gilbert défendra son maillot de leader du Limousin si les circonstances lui restent favorables. Mais ses ambitions sont ailleurs : le Tour d’Espagne (1er-23 septembre), « pour ma première participation, j’essaierai de faire au moins quinze jours, et la totalité si je me sens bien », et surtout les Championnats du monde de Stuttgart (30 septembre), sur un circuit escarpé qui semble taillé pour lui, en tout cas davantage que pour Tom Boonen, son leader supposé au sein de la sélection belge. « On verra bien d’ici là, mais, normalement, je suis toujours mieux en fin de saison… », rappelait hier Gilbert, avec un beau sourire prometteur. 22, VOILÀ LA BONNE ÉCHAPPÉE. – Après quelques escarmouches en début d’étape, vingt-deux coureurs se détachent du peloton au sommet de la « grande » difficulté du jour, la côte de Châtelus (km 40). Parmi eux, Gilbert, Casar, Vaugrenard, Delage (Fdj) ; Fédrigo, Pineau (Btl) ; Goubert (A2r) ; Halgand, Charteau (CA) ; Lhotellerie (Sks) ; Sy. Chavanel (Cof) ; et l’Espagnol Pereiro (Gce), deuxième du Tour de France 2006 derrière Landis, contrôlé positif. Le peloton, emmené par les Japonais du team Nippo, oppose une résistance molle (écart de 2’ pendant une trentaine de kilomètres) avant d’abdiquer. Au royaume du sprint CE N’ÉTAIT donc qu’une affaire de détails. Confiant, Nick Heidfeld annonçait depuis plusieurs semaines que la reconduction de son contrat dans l’écurie allemande n’était qu’une affaire de temps. Il avait raison : BMW-Sauber a reconduit son actuel duo de pilotes pour l’an prochain, l’Allemand restant au côté du Polonais Robert Kubica, très apprécié par le patron de l’écurie munichoise. « Nick et Robert ont tous deux enregistré des performancessolides cette année,expliqueMario Theissen. Ils ont joué un rôle décisif en permettant à BMW de se poser comme la troisième force du plateau. Quarante-deux points au Championnat du monde et deux podiums disent tout des résultats de Nick Heidfeld. En ce qui concerne Robert, c’est un diamant brut qu’il nous faut polir afin de le transformeren vainqueur. » Joli hommage pourcelui qui a bouclé, voilà trois semaines en Hongrie,sa première année complète en F 1 et qui entamera en toute sérénité sa seconde saison ce week-end en Turquie. HOCKEY SUR GAZON FIN DES ESPOIRS BLEUS. – Battue hier à Manchester par les Espagnols, tenants du titre (0-6), l’équipe de France, déjà dominée dimanche par les Pays-Bas (3-8), ne pourra disputer les demi-finales du Championnat d’Europe et donc accéder au podium synonyme de qualification olympique. Les Bleus, qui devront désormais éviter les septième et huitième placespour ne pas descendreen groupe B, auront encore une chance de qualification olympique au printemps prochain lors de l’un des trois tournois préolympiques de six équipes, épreuve qu’il s’agira alors de remporter. CHAMPIONNATS D’EUROPE (Manchester, 19-26 août). – HOMMES. Groupe A. AUJOURD’HUI. 3ejournée : Belgique - République tchèque ; Allemagne- Angleterre. Classement : 1. Allemagne et Angleterre, 4 pts ; 3. Belgique, 2 ; 4. République tchèque, 0. Groupe B. HIER. 2e journée : FranceEspagne, 0-6 ; Irlande - Pays-Bas, 0-1. Classement : 1. Pays-Bas, 6 ; 2. Espagne, 4 ; 3. Irlande, 1 ; 4. France, 0. AUJOURD’HUI. 3e journée : France-Irlande (14 heures, heure française) ; Pays-Bas - Espagne (18 heures). Les deux premiers de chaque groupe en demifinales. Les trois premiers du tournoi qualifiés pour les JO, les deux derniers relégués. NATATION TRAIN D’ENFER À CHIBA. – Premier du genre, le meeting de Chiba est parti hier sur des bases très élevées. Avant que Kitajima referme, devant son public, cette première journée avec son meilleur chrono de la saison sur 100 m brasse (59’’74, à deux dixièmes de son record personnel), le Sud-Coréen Park Tae-hwan avait d’abord mené le 400 m à fond de train : le champion du monde de la distance à Melbourne est allé un poil moins vite qu’en Australie (3’44’’30), mais les 3’44’’77 réussis hier n’ont laissé aucune chance à un Grant Hackett renaissant. Également sur 400 m, Bronte Barratt a confirmé tout le bien que l’Australie pense d’elle. Vainqueur en 4’5’’93 (nouveau record national) devant Jedrzejczak, la gamine de dix-huit ans est bien la valeur montante du sprint long. Kirsty Coventry est enfin devenue la deuxième performeuse de la saison sur 400 m 4 nages (4’36’’07). MEETING DE CHIBA (grand bassin, JAP, 21-24 août). – HOMMES. 400 m : 1. Park Tae-hwan (CDS), 3’44’’77 ; 2. Hackett (AUS), 3’45’’27. 100 m brasse : 1. Kitajima (JAP), 59’’74. 200 m papillon : 1. Korzeniowski (POL), 1’54’’93 ; 2. Shibata (JAP), 1’54’’99 ; 3. Wu Peng (CHN), 1’56’’05. FEMMES. 400 m : 1. Barratt (AUS), 4’5’’93 ; 2. Jedrzejczak (POL), 4’6’’27 ; 3. McClatchey (GBR), 4’7’’12 ; 4. Shibata (JAP), 4’7’’68 ; 5. McKenzie (AUS), 4’7’’69. 100 m brasse : 1. Jones, 1’6’’15 ; 2. Soni (USA), 1’6’’94. 400 m 4 nages : 1. Coventry (ZIM), 4’36’’07 ; 2. Rice (AUS), 4’37’’18 ; 3. Baranowska (POL), 4’40’’26. GP DE ZOTTEGEM (1.1. [BEL], 21 août). – 1. J.A. Jörgensen (DAN, Team GLS), les 182,1 km en 4 h 7’17’’ (moy. : 44,184 km/h) ; 2. Friedmann (ALL, Lamonta) ; 3. Ingels (BEL, Predictor-Lotto), t.m.t. TROIS VALLÉES VARÉSINES (1.HC [ITA], 21 août). – 1. Murro (ITA, Tenax), les 182 km en 5 h 1’’ (moy. : 36,101 km/h) ; 2. Bertolini (ITA, Selle Italia), m.t. ; 3. Sioutsou (BLR, Barloworld), à 14’’. Correspondance spéciale À LE VOIR monter depuis des années sur le podium des Championnats de France, on en oublierait presque que Fabien Sanchez n’a que 24 ans, et que son palmarès ne compte « que » deux titres nationaux en poursuite individuelle Élite, l’un obtenu en 2004 et l’autre acquis hier. Longtemps présenté comme le grand espoir français de la discipline, le Varois a déjà montré de quoi il était capable en glanant une très honorable sixième place aux Jeux Olympiques d’Athènes (2004) et une belle quatrième place aux Mondiaux de Bordeaux (2006). Mais la carrière de cet authentique poursuiteur n’a pour autant jamais été marquée par un grand exploit, car il n’a tout simplement jamais donné la pleine mesure de son talent. «Ma blessure au genou de l’an dernier m’a fait perdre beaucoup, indique-t-il. Mon coup de pédale est moins fluide que par le passé. Je suis en force, alors que j’avais un style beaucoup plus coulé.» Pourtant, Fabien Sanchez a une vraie envie de progresser afin d’aborder au mieux les manches de Coupe du Monde l’hiver prochain, déterminantes dans la course aux Jeux Olympiques de 2008. Car le pistard n’a qu’un rêve : Pékin. «À Athènes, j’avais dit que le plus dur n’était pas de courir l’épreuve, mais de se qualifier pour la disputer. Décrocher une sélection sera difficile. Mais si je vais à Pékin, je veux monter sur le podium.» Redevenu amateur dans tous les sens du terme, l’ancien pro de la Française des Jeux (2003-2005) et Cofidis (2006), qui ne veut plus du tout entendre parler de la route à ce niveau («les équipes pros ne sont pas intéressées par la piste»), avoue en revanche être un brin «jaloux» des sprinteurs et du système dont ils bénéficient. «Je m’entraîne souvent sur la piste d’ Hyères, et je vois ceux du pôle basés ici. Ils ont au quotidien entraîneur et kiné, font de la muscu dans un lieu approprié, avec du matériel à disposition. Ces moyens expliquent aussi leur force au plus haut-niveau. Bénéficier de telles facilités, cela pourrait aussi nous faire progresser…». L’appel est lancé. HERVÉ BOMBRUN CLASSEMENTS PISTE - CHAMPIONNATS DE FRANCE (Hyères, 20-26 août). 2e journée. HOMMES. Vitesse (200 mètres lancé). Élite : 1. Baugé (US Créteil), en 10’’071 ; 2. Sireau (Cofidis), 10’’091 ; 3. Bourgain (Cof), 10’’180 ; 4. Pervis (Laval), 10’’262 ; 5. Tournant (Cof), 10’’327 ; 6. D. Henriette (Provence), 10’’397 ; 7. D’Almeida (Idf), 10’’476 ; 8. Mandard (Fenioux), 10’’518. Quarts de finale : Baugé (USC) b. Mandard (Fen) en 2 manches, Sireau (Cof) b. D’Almeida (USC) en 2 manches ; Bourgain (Cof) b. D. Henriette (Pro) en 2 manches ; Pervis (Pdl) b. Tournant (Cof) en 3 manches. Espoirs : 1. Volant (Npc), en 10’’644 ; 2. Boiron (Rha), 10’’734 ; 3. C. Clair (Côte d’Azur), 10’’810. Quarts de finale : Volant (Npc) b. Chane Hin Chun Vianney (Reu) ; Boiron (Rha) b. Retournat (Reu) ; C. Clair (Caz) b. Bolle (Orl). Repêchage : Retournat. Poursuite Élite. Finales. 1re et 2e places : F. Sanchez (Caz), les 4 km en 4’40’’035 b. Daeninck (Cha), 4’48’’067 ; 3e et 4e places : Thomas (Auv) les 4 km en 4’45’’519 b. Lamiraud (Rha), 4’46’’166. Espoirs. Finales. 1re et 2e places : Gaudin (Vendée U), les 4 km en 4’40’’988 b. Depreeuw (Caz), 4’48’245 ; 3e et 4e places : Balbuena (Pro), les 4 km en 4’46’’873 b. Lemair (USSAB), 4’55’’532. FEMMES. Poursuite individuelle. Qualifications : 1. Moncassin (Pruneaux d’Agen), les 3 km en 3’55’414 ; 2. Jeuland (Futuroscope), 3’58’’072 ; 3. Longo (Uniga), 3’59’’332 ; 4. Creux (Rha), 4’1’’716 ; 5. E. Henriette (Lpa), 4’2’’871 ; 6. Pitel (Un), 4’3’’511. AUJOURD’HUI. 3e journée. Vitesse HOMMES Élite et Espoirs. Poursuite individuelle FEMMES. BMX SURF Coup de jeune sur les JO WQS : HOSSEGOR EN PANNE. – Les conditions météo n’ont pas permis, hier à Hossegor, de lancer la fin du premier tour. Le vent et la pluie ont en effet rendu l’océan totalement déchaîné. Les prévisions ne sont guère optimistes jusqu’à vendredi, mais les organisateurs espéraient faire reprendre la compétition ce matin. Alors que Romain Cloître, Éric Rebière et Romain Laulhé se sont qualifiés lundi, Alain Riou, Frédéric Robin, Hugo Savalli et Marc Lacomare attendent patiemment que la mer se calme. Tim Boal, Michel Bourez, Mikaël Picon et Jérémy Florès n’entreront en lice, eux, qu’au deuxième tour. – D. Mi. WCT : SARRAN QUALIFIÉE POUR LES 8es. – Après quatre mois et demi d’interruption, le circuit féminin WCT a repris ses droits au Brésil, pour la 3e manche du Championnat du monde. Seule Européenne qualifiée dans l’élite, la Française Caroline Sarran a passéle premier tour grâce à sa deuxième place dans une série à trois facilement dominée par l’Australienne Stéphanie Gilmore (14,00). Avec une note moyenne de 8,60, la surfeuse d’Angleta tout juste devancé une autre Aussie, Jessi Miley-Dier (8,35). Le nom de sa future adversaire en 8es de finale n’était pas encore connu hier soir. – D. Mi. Le BMX est le premier sport venu des X-Games à intégrer le programme d’été des Jeux. LAOSHAN – (CHN) LAOSHAN. – L’été prochain, le BMX fera ses débuts aux Jeux. Une chance de médaille pour la France et pour Anne-Caroline Chausson (en tête). (Photo Greg Baker/AP) de notre envoyé spécial « DIRT », « WHOOP », « Riders ready ? Watch the gate ! » … Zélé observateur, chargé de veiller au bon usage de la francophonie, l’an prochain, lors des Jeux de Pékin, JeanPierre Raffarin, l’ancien Premier ministre, risque de s’étrangler si l’envie lui vient d’aller du côté de Laoshan, le site des compétitions de BMX. Acrobatique, spectaculaire et « fun » (désolé M. Raffarin), le BMX, qui tenait ses préolympiques cette semaine en Chine, sera le petit nouveau des JO. Apparu dans les années 60 aux États-Unis, grâce à de doux dingues, amateurs de sensations fortes et pas assez fortunés pour s’offrir des motos de cross, le BMX a gagné en 2003 le droit d’entrer dans le programme olympique. Sport de contre-culture, très prisé des « ados », le bicross organise ses mondiaux depuis 1982. Même s’il a joué la carte de la tradition, en intégrant l’Union cycliste internationale dès 1993, le BMX est un pilier des X- Games (l’équivalent des JO des sports extrêmes) « Attention ! Le BMX ce n’est pas juste pour le plaisir, prévient l’entraîneur national Fabrice Vettoretti. C’est hyperexigeant. Il faut des cuisses de fer et un haut du corps très musclé. Chaque course dure quarante secondes d’un effort violent. » Pour les Jeux, le choix a été fait d’une course en ligne sur une piste en terre battue de 400 m constellée de « table », « double » ou « dromadaires »… Autrement dit des bosses. Alors que les Jeux d’hiver ont depuis longtemps intégré ces sports alternatifs (half-pipe, border cross, voire free-style), c’est la première fois que les JO d’été se donnent un tel coup de jeune. A priori, vu l’engorgement du pro- gramme olympique, et les guerres picrocholines entre fédérations, il n’y aura pas d’autre entrée avant 2020. Le CIO a néanmoins lancé un chantier sur ce sujet pour 2013. Frappent à la porte, le roller ou le skate-board. En BMX, la France, qui compte trois cents clubs, surtout dans des petites villes et des villages s’est bien structuré avec un pôle élite à Aix-en-Provence. Nos bicrosseurs auront une belle carte à jouer à Pékin avec Thomas Hallier, double champion du monde, blessé cette saison, ou Anne-Caroline Chausson. Venue au vélo par le BMX (elle a même été championne du monde des moins de 10 ans), la Dijonnaise a surtout été dix-neuf fois championne du monde en VTT (dont douze titres en descente). « Je suis revenue cette année pour une raison : je voulais aller aux Jeux », assure-t-elle. Deuxième des préolympiques, derrière la championne du monde anglaise, elle a bien l’intention de rendre son sport très médiatique en France l’été prochain. UGO VIANNEY GOLF SQUASH SOLHEIM CUP : EUROPÉENNES AU COMPLET. – Helen Alfredsson, la capitaine suédoise de l’équipe européenne de Solheim Cup a choisi hier deux de ses compatriotes au titre des trois wild-cards : Maria Hjorth et Linda Wessberg. La Norvégienne Iben Tinning (une troisième Scandinave) complète le trio. L’équipe du Vieux Continent aura une forte coloration nordique, puisque deux autres Suédoises (Annika Sörenstam et Sophie Gustafsson) et une autre Norvégienne (Suzann Pettersen) étaient automatiquement sélectionnées sur leur classement mondial. Trois Britanniques (Trish Johnson, Laura Davies et Becky Brewerton), une Française (Glawdys Nocera) et une Allemande (Bettina Hauert) ont gagné leur ticket sur la base de la liste des gains en Europe. La compétition aura lieu du 14 au 16 septembre au club suédois d’Halmstad. OPEN D’ALEXANDRIE : STOEHR S’ARRÊTE EN DEMIES. – Numéro 20 mondiale, Isabelle Stoehr a chuté hier en demi-finales de l’Open d’Alexandrie (Égypte), épreuve dont elle était tenante du titre. La numéro 1 française s’est inclinée en quatre jeux (10-9, 6-9, 9-7, 9-2) face à l’Égyptienne Engy Kheirallah (no 15), qui sera opposée en finale à l’Australienne Rachael Grinham (no 3). Stoehr avait auparavant sorti l’Égyptienne de quatorze ans Nour el-Tayeb (no 140) (10-9, 4-9, 9-7, 9-4) et la Néerlandaise Orla Noom (no 44) (9-0, 9-3, 9-4). PAGE 10 HANDBALL BOXE ET D’UN POUR KIEL ! – Après avoir réussi une incroyable saison 2006-2007 et notamment enlevé la Ligue des champions, Kiel, l’abri allemand de Nikola Karabatic, Thierry Omeyer et Igor Anic a tout aussi bien démarré 2007-2008 puisque l’ensemble de Noka Serdarusic a remporté, hier soir à Munich, la Supercoupe d’Allemagne en dominant KronauÖstringen (41-31). Encourageant à trois jours du premier match de Bundesliga face à Melsungen. NANCY AVEC MATHIS. – Le club de football de Nancy va aider la championne WBA-WIBF des super-légers, AnneSophie Mathis, à travers un partenariat médical. Le président nancéien, Jacques Rousselot, est un grand admirateur de Mathis, licenciée au club de Dombasle, à une vingtaine de kilomètres de Nancy. « Le club va donc l’aider en mettant à sa disposition son service médical », a expliqué Gérard Parentin, manager général de l’ASNL. « Anne-Sophie va bénéficier de toute l’assistance médicale du club, a précisé le médecin du club Jean-Pierre Vaglio. L’ASNL dispose de kinés, de deux médecins et d’un ostéopathe. » La championne WBA-WIBF, qui a battu sa compatriote Myriam Lamare par deux fois, a d’ores et déjà porté chance à Nancy : c’est elle qui a donné le coup d’envoi du match de L 1 face à Caen, l’autre samedi, le club lorrain s’imposant 1-0. Très bientôt, AnneSophie Mathis va partir s’entraîner aux États-Unis, en Floride, du 8 au 25 septembre. COUPES D’EUROPE. – Le tirage au sort des rencontresdu deuxième tour de la Coupe d’Europe a été effectué hier à Vienne (Autriche). Paris, en Coupe des Coupes hommes, sera opposé aux Grecs du Filippos Verias. Les Girondines de Mios, elles, défieront les Macédoniennes de Kale Kicevo en Coupe de l’EHF. Les deux équipes françaises auront l’avantage de disputer leur match retour à domicile. Les rencontres sont programmées les week-end des 29-30 septembre et 6-7 octobre. PENTATHLON MODERNE LE RELAIS BLEU HUITIÈME. – Jean-Maxence Berrou, Raphaël Astier et John Zakrzewski ont terminé à la huitième place (sur 14 nations engagées)du relais des Championnats du monde, hier à Berlin. Douzièmes du tir et dixièmes de l’escrime (deux disciplines encore plus sélectives en relais qu’en individuel), les trois relayeurs français ont mené leur compétition crescendo (3es en natation et premiers en course, 5es en équitation) mais ont toujours été loin de l’Allemagne, de la Chine et de la République tchèque, sur le podium dans cet ordre. La France ne participait pas au relais féminin, remporté lundi par l’Angleterre devant la Pologne et l’Allemagne. CHAMPIONNATS DU MONDE (Berlin, 16-21 août). – HOMMES. Relais. 1. Allemagne (Gebhard, Walther, Dietz) ; 2. Chine (Cao, Zhenhua, Xu) ; 3. République tchèque (Michalik, Svoboda, Capalini) ; … 8. France (Berrou, Astier, Zakrzewski). MERCREDI 22 AOÛT 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge RIEN DE GRAVE POUR BOONEN. – Victime d’une chute à 19 kilomètres de l’arrivée de la classique de Hambourg, dimanche, Tom Boonen a passé des examens en raison de douleurs aux côtes. « Ils n’ont rien révélés de grave, précise RÉSULTATS HYÈRES – Bleu PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Prologue : Hasselt-Hasselt (5,1 km, c.l.m. ind.). DEMAIN, 1re étape : Waremme-Eupen(189,5 km). VENDREDI24 AOÛT, 2e étape : Anvers Knokke-Heist (199,1 km). SAMEDI 25, 3e étape : Knokke-Heist - Putte (170,8 km). DIMANCHE 26, 4e étape : Maldegem-Terneuzen (182,7 km). LUNDI 27, 5e étape : Terneuzen-Nieuwegein (179,9 km). MARDI 28, 6e étape : Beek-Landgraaf (177,4 km). MERCREDI 29, 7e et dernière étape : Sittard-Geleen - SittardGeleen (29,6 km, c.l.m. ind.). Rik Van Slycke, directeur sportif de Quick Step. Ça va simplement retarder un peu sa préparation, mais il sera à la Vuelta pour préparer les Mondiaux (30 septembre), comme prévu. » Sanchez en reconquête Jaune Rouge Jaune L’équipe Wiesenhof ne sera plus dans le peloton l’an prochain. Le directeur sportif de la formation Continental Pro allemande, Jens Heppner, a annoncé hier qu’il n’avait pas trouvé de sponsor en remplacement de la marque Wiesenhof (élevage industriel de volailles), qui avait annoncé en mai la fin de son partenariat en raison de la multiplication des affaires de dopage dans le cyclisme. « J’ai tout essayé, mais je n’ai pas trouvé de solution, a déclaré Heppner, qui a fait part de son désir de prendre de la distance avec le cyclisme. Les coureurs dopés et la télévision, qui se concentre désormais quasiment exclusivement sur le dopage, ont détruit ce sport en Allemagne. » Engagé dans le vélo depuis 2001 (à l’époque en GS 3), Wiesenhof avait fusionné fin 2005 avec la formation Akud pour devenir une équipe Continental Pro. Elle a notamment accueilli des coureurs tels que R. Grabsch, Greipel et Ciolek. ANDY SCHLECK DE RETOUR. – Victime d’une grippe intestinale qui l’avait conduit à l’abandon lors de la 4e étape du Tour d’Allemagne, la semaine dernière, Andy Schleck s’est bien rétabli et reprend la compétition aujourd’hui, au Tour d’Irlande (cat.2.1). Le Luxembourgeois devrait ensuite participer au Tour de Pologne avec en point de mire les Mondiaux de Stuttgart (26-30 septembre). AUTOMOBILE FORMULE 1 Heidfeld et Kubica chez BMW en 2008 PISTE – CHAMPIONNATS DE FRANCE Wiesenhof arrête à son tour Noir Bleu Noir nier où la victoire finale s’était jouée le dernier jour sur un coup de dés (Schumacher l’avait emporté d’une poignée de secondes en raison d’une chute d’Hincapie dans le final), les organisateurs ont un peu pimenté la course. À commencer par la première étape, demain, qui emprunte quelques difficultés du parcours de Liège-Bastogne-Liège (le mur de Stockeu puis la Haute Levée), sans oublier l’avant-dernière qui passe par les chemins de l’Amstel (le Cauberg). Mais c’est surtout le contre-lamontre final, instauré cette année, qui pourrait permettre à un Popovych ou un Millar de mettre tout le monde d’accord. – J. Ba. LHOTELLERIE FAIT LE FORCING. – À 20 kilomètres de l’arrivée, alors que l’écart entre les échappés et le peloton flirte avec les huit minutes, le jeune Ardennais Clément Lhotellerie (SkilShimano), spécialiste de cyclo-cross, passe à l’attaque. Il est suivi de Gilbert, Vaugrenard, Fédrigo, Charteau et Pereiro. Les six hommes rallient ensemble le final. GILBERT À LA FINITION. – Après la flamme rouge, Vaugrenard, récent vainqueur de la Polynormande et toujours en excellente condition, lance le sprint (en légère montée) pour son coéquipier Gilbert, qui s’impose largement devant Fédrigo et Pereiro. – J. A. CLASSEMENTS TOUR DU LIMOUSIN (2.1., 21-24 août). – 1re étape, Limoges-La Souterraine : 1. Gilbert (BEL, Française des Jeux), les 160,8 km en 3 h 49’41’’ (moy. : 42,006 km/h) ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom) ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épagne) ; 4. Charteau (Crédit Agricole) ; 5. Vaugrenard (Fdj), t.m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à 5’’ ; 7. Pauriol (CA), à 36’’ ; 8. Pineau (Btl), à 38’’ ; 9. Delage (Fdj) ; 10. Fofonov (KAZ, CA), t.m.t. ; … 13. Goubert (AG2R Prévoyance), à 41’’ ; 15. Sy. Chavanel (Cofidis), m.t. ; 64. Moreau (A2r), à 11’23’’. – 108 classés, 10 abandons, 1 non-partant. Classement général : 1. Gilbert (BEL, Française des Jeux), en 3 h 49’26’’ ; 2. Fédrigo (Bouygues Telecom), à 9’’ ; 3. Pereiro (ESP, Caisse d’Épagne), à 11’’ ; 4. Charteau (Crédit Agricole), à 15’’ ; 5. Vaugrenard (Fdj), m.t. ; 6. Lhotellerie (Skil-Shimano), à 20’’ ; 7. Delage (Fdj), à 45’’ ; 8. Pauriol (CA), à 51’’ ; 9. Fofonov (KAZ, CA), m.t. ; 10. Pineau (Btl), à 53’’. AUJOURD’HUI. – 2e étape, Droux-Uzerche (187,4 km). Départ de Droux, rue de Lembach à 12 heures. Arrivé à Uzerche, rue du Champ-de-Foire vers 16 h 30. JÉRÉMIE ARBONA TOUR DU BENELUX POUR SA TROISIÈME ÉDITION depuis sa « renaissance » sous le label Pro Tour, le Tour du Benelux qui s’élance aujourd’hui ne déroge pas à la règle. La course des plats pays devrait donner lieu à une belle bataille de puncheurs-sprinteurs, même si Tom Boonen, triple vainqueur d’étape l’an dernier, et d’autres cadors (Freire, Ciolek, Bettini…) ont préféré faire l’impasse en vue de la Vuelta ou des Mondiaux de Stuttgart. De Haussler à McEwen en passant par Cavendish, Vaitkus, Hushovd, mais aussi les Français Nazon et Casper, ils sont nombreux à postuler à la victoire. Même si, contrairement à l’an der- LA SOUTERRAINE. – Philippe Gilbert n’a pas boudé son plaisir de renouer avec la victoire, hier. Il a battu au sprint Pierrick Fédrigo (à gauche), Oscar Pereiro (à droite), Anthony Charteau (caché) et Benoît Vaugrenard, les bras levés pour célébrer le premier succès de la saison de son coéquipier. (Photo Jean-Christian Biville) 11 Bleu Rouge Noir Jaune ATHLÉTISME Keita sera bien là Rassuré par un ultime test hier, le médaillé de bronze olympique s’alignera, samedi, dans le 400 m haies des Mondiaux. WAKAYAMA – (JAP) de notre envoyé spécial « Je suis déterminé à me battre » Keita aussi qui revit au soleil de Wakayama : « Je savais que physi- quement, j’étais bien. Mais techniquement, je ne trouvais pas le truc. Cette année, j’ai pu me rendre compte combien les conditions atmosphériques sont importantes. À Paris, j’ai été obligé de travailler sur un faux rythme tout l’été. Ici, je sors d’une bonne séance spécifique. Les infrastructures sont nickel, il fait beau, chaud. Le corps est souple, disponible pour l’effort. Je fais douze foulées sur mon 200 m. Jamais je n’ai pu le faire à Colombes. » Son été s’en est ressenti. Correct en juin (48’’90 en Coupe d’Europe, sa meilleure performance 2007), il s’étiola lentement en juillet. Déçu d’avoir été écarté d’Athènes, la piste olympique où il espérait un gros coup le 2 juillet, puis progressivement perdu dans ses repères, ses sensations, ses stratégies. Jusqu’au naufrage de Niort, au début du mois, où il resta scotché après 200 mètres à l’arraché, « sans aucune économie d’énergie », et finit seulement quatrième des Championnats de France. Preuve que le niveau s’est élevé dans le sillage de Fadil Bellaabouss, « qui est sur le bon chemin », juge son aîné. Preuve aussi que Keita n’était pas à sa place. S’en trouvait-il désespéré ? « Agacé surtout, parce que je ne pouvais pas m’exprimer, glisse-t-il aujourd’hui. Faire une mauvaise perf qui reflète son niveau, c’est une chose mais là, ça n’avait rien à voir. » Il songea un temps à chasser les obstacles de son programme mondial. « Franck (Chevallier, le DTN) est venu me voir et m’a tout de suite dit qu’il m’engagerait sur les haies, raconte-t-il. Je lui ai répondu : “Franchement, tu peux compter sur moi sur le 4 × 400 m parce que je ne veux pas pénaliser l’équipe mais sur le 400 m haies, je ne suis pas sûr.” Je ne voulais pas prendre ma décision à chaud. Le lendemain, j’ai pensé à ma préparation aux États-Unis, à tout ce que j’avais entrepris. Je me suis dit : Tu n’as pas fait tout ça pour rien. Ton objectif, ce n’est pas les meetings ou les Championnats de France mais les JEAN-DENIS COQUARD WAKAYAMA. – Ce fut la bonne nouvelle de la journée hier au camp d’entraînement des Français : Keita est de retour. Revigoré par la chaleur japonaise, le grand Naman a effectué une séance pleine et sans douleur sur la piste de Wakayama. (Photo Didier Fèvre) EN DIRECT DE WAKAYAMA Alerte pour Alerte de travailler la résistance puisque 50 kilomètres, c’est près de quatre heures d’effort, mais aussi la vitesse. Sur cette distance on est à des allures à 14 km/h. – Dans quel état d’esprit partez-vous à Osaka et avec quel objectif ? – Je suis tranquille. Tout est en place pour que je puisse atteindre mon objectif, le podium. Je suis capable d’aller plus vite que ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. On sera sept, huit pour le podium, avec les Russes, les Chinois, l’Italien Schwazer. Ce sera une course très relevée. Mais l’an dernier aussi, c’était très relevé. Et j’ai gagné. – Champion d’Europe, ressentez-vous une obligation de résultats ? – Oui, bien sûr, je ne peux pas dire que je pars pour être dixième. Je veux être parmi les meilleurs Européens et comme ce sont eux qui dominent le 50 km, cela signifie que je veux être sur le podium. – Après votre titre, vous avez été très sollicité. N’y a-t-il pas eu une forme de décompression ? – On veut toujours avoir des victoires. La hargne reste. Être champion d’Europe, ce n’est pas une fin en soi. La fin, c’est d’être toujours le meilleur possible. On se sait attendu donc on a deux fois plus envie de réussir. C’est vrai que j’ai été sollicité mais je me suis entraîné, je ne suis pas resté sur mes acquis. Je suis conscient que tout cela peut être éphémère et que, d’un jour à l’autre, je peux ne plus rien gagner. Par rapport à des athlètes qui ont toujours baigné dans ce milieu, j’ai le recul nécessaire. Depuis mon titre, je n’ai pas changé dans mon comportement, je ne porte pas de Rolex au bras. (Rires.) Cela m’a simplement apporté une stabilité financière et un confort dans mon entraînement. Tout cela, je l’ai vécu naturellement. « Il y a une vraie lutte contre le dopage dans l’athlé » – Même quand vous tournez une publicité pour un grand équipementier avec des stars comme Beckham, Lomu et Isinbaeva ? – Non, ça, ça m’a surpris. C’était bizarre que l’on pense à moi. Ç’a été une superbe récompense, une formidable expérience. J’étais flatté. À travers moi, ils voulaient véhiculer des valeurs de dépassement de soi. Mon histoire les a intéressés. Quand j’ai commencé la marche, il y avait beaucoup de moqueries, après j’ai pris confiance en moi, j’ai fait ce qui me plaisait et puis je termine champion d’Europe, c’est plutôt sympa comme histoire, non ? – Vous êtes membre de l’association Athletes for Transparency (*), quel regard portezvous sur les affaires de dopage qui secouent le demi-fond français depuis quelqu es mois ? – Sur les accusations contre Tahri (voir L’Équipe des 28 et 29 juillet), on ne peut pas se prononcer, ce ne sont que des affirmations d’une personne. C’est plutôt facile de faire porter le chapeau à ceux qui, jusqu’à preuve du contraire, sont intègres. Le dossier est entre les mains de la justice, on saura la vérité. D’un point de vue général, je crois que les contrôles positifs de ces dernières semaines prouvent qu’il y a une vraie lutte dans l’athlé. Avant, il y avait peut-être une lutte orientée vers les “petits” athlètes, maintenant tout le monde est visé, Gatlin l’année dernière, Kaouch cette année. – Dans ce contexte, l’athlétisme vous fait-il encore rêver ? – Bien sûr ! Les performances me font toujours rêver. Quand je vois Teresa (Nzola Meso), une vraie boule de nerfs, battre le record de France (14,69 m au triple saut à Munich), c’est super beau. Il y a encore de très belles choses, de bons moments, heureusement. Ce qui me fait marcher avant tout, c’est que je l’aime ce sport. » HUGO DELOM (*) Association qui prône une transparence accrue dans la lutte antidopage par la publication régulière des analyses biologiques des athlètes. Olsson déclare forfait LE SUÉDOIS Christian Olsson, champion du monde 2003 du triple saut, troisième meilleur performeur de la saison (17,56 m à Paris-Saint-Denis le 6 juillet) s’est de nouveau blessé aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, où il avait contracté une déchirure en février, et sera forfait pour les Mondiaux d’Osaka. Déjà victime d’une petite déchirure au même muscle, le 13 juillet, lors de l’étape romaine de la Golden League, le champion olympique de la spécialité, vingt-sept ans, a encore réveillé sa blessure lundi, pendant un entraînement à Marugame, au sud du Japon, où est basée la délégation suédoise. « C’est une épreuve difficile, mais j’ai connu beaucoup de blessures par le passé et je sais ce qu’il faut faire pour revenir, même si le chemin est long », a déclaré Olsson, qui a décidé de faire l’impasse sur le reste de la saison pour guérir complètement. Outre cette absence capitale, la Suède sera également privée de son décathlonien Niklas Wiberg, victime ce week-end d’une fracture de fatigue au pied droit lors d’un entraînement. POWELL FAIT LA FÊTE. – « Je suis allé dans un snack, un pub et un club. Je voulais voir à quoi ressemblait Tottori (le lieu de villégiature des Jamaïquains) et je me suis bien amusé. » À cinq jours de la finale du 100 m des Mondiaux d’Osaka, où tout le monde attend son duel avec l’Américain Tyson Gay, Asafa Powell ne semble pas s’embarrasser d’une pression excessive. Rentré dans ses quartiers à 2 heures du matin, le recordman du monde du 100 m (9’’77) était sur la piste cinq heures plus tard pour un décrassage matinal… CONGRÈS DE L’IAAF : DIACK SANS CONCURRENCE. – Le quarantesixième congrès de l’IAAF, aujourd’hui et demain à Osaka, devrait réserver peu de surprises. Point d’orgue, l’élection du président de la Fédération internationale est déjà ficelée d’avance, puisque Lamine Diack, partant pour sa propre succession, est l’unique candidat. Il se représente pour un troisième mandat de quatre ans. L’IAAF accueillera aussi son 212e pays membre, le Monténégro. BASKET CHAMPIONNAT DES AMÉRIQUES HOMMES L’Amérique du renouveau COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS Terminus pour Monclar Las de leurs échecs répétés, les États-Unis partent à la conquête du billet olympique avec un groupe dans lequel débutera Kobe Bryant. SAN ANTONIO – de notre correspondant MÊME sur leur propre terrain de jeu, rien n’est simple pour les stars de NBA dans le concert du basket international. Samedi dernier à Las Vegas, « Team USA » a eu toutes les peines du monde à résister à la « Select Team », une sélection de jeunes étoiles de la NBA guidée par Andre Iguodala (Philadelphie) et Al Jefferson (Minnesota), démontrant une fois de plus toute l’étendue de ses problèmes devant la défense de zone. Ce solide match d’entraînement sans score continu, gagné par les petits jeunes après prolongation, n’a toutefois pas inquiété « coach K », alias Mike Krzyzewski, le grand manitou d’une équipe américaine en reconquête durant un Tournoi des Amériques qui lui est apparemment offert dans la capitale du jeu, jusqu’au 2 septembre. « Nous ne shootons pas très bien pour l’instant » , a admis le prestigieux entraîneur de Duke (NCAA). Le mal n’est pas nouveau. La dernière sortie internationale de ses boys, au Mondial japonais l’an dernier (3e), avait été marquée par la même maladresse. Avec une incompréhension déconcertante du « pick and roll » (jeu à deux avec écran) joué par les Grecs en demi-finales… « Team USA » le jure à grands renforts de sourires, la page est bien tournée. Comme les précédentes, souillées des mêmes échecs répétés sur l’échiquier international post 2000 (*). Après avoir disséqué les raisons de leur dernier dérapage, les dirigeants de USA Basketball (la fédération) ont rééquilibré leur équipe avec plus d’expérience au poste de meneur et plus de shooteurs. Kidd est le boss Une équipe et non plus simplement une collection de stars. Tel est le pari pris par Jerry Colangelo, le chef de projet, « coach K » et ses assistants. Les débuts très attendus de Kobe Bryant en équipe nationale et le retour du boss des Nets, Jason Kidd, médaillé d’or à Sydney en 2000, l’année du dernier titre planétaire décroché par les États-Unis, doivent apporter le plus nécessaire. La continuité, autre grand cheval de bataille de Colangelo, doit faire le reste. « Nous avons gagné en expérience » (de 24 à 26 ans de moyenne d’âge), souligne Mike D’Antoni, l’entraîneur des Phoenix Suns, et simple assistant des États-Unis durant l’été. « Et le reste du monde est désormais trop fort pour que nous nous passions de cette continuité dans le programme qu’ont les autres pays. » Les États-Unis débuteront leur croisade face au Venezuela aujourd’hui (la nuit prochaine), bien décidés à s’octroyer un des deux précieux passes synonymes de qualification olympique directe. Face à eux, les adversaires font pâle figure. L’Argentine, championne olympique, aligne une version light de sa grande équipe d’antan, privée de Manu Ginobili, Andres Nocioni, Walter Hermann et Fabricio Oberto. Et Carlos Delfino souffre du genou. Après trop de saisons rallongées par les victoires répétées des San Antonio Spurs, Ginobili, le héros du peuple argentin, a écouté la requête péremptoire de son patron texan, Greg Popovich, et rangé les baskets au placard le temps d’un été. Et tant pis si le risque est grand de ne pas se qualifier pour Pékin. « Je veux aller aux JO, assurait-il durant les derniers play-offs, et je pense que l’équipe est assez forte pour se qualifier sans moi. » En dépit de l’absence d’Anderson Varejao (problème d’assurance réclamée par Cleveland), le Brésil, vainqueur d’une troisième médaille d’or consécutive aux Jeux Panaméricains le mois dernier, a fière allure sur le papier, avec Leandro Barbosa (Phoenix), Nene Hilario (Denver) et le futur intérieur des Spurs, Tiago LUANDA – (ANG) Correspondance spéciale Splitter (Vitoria). Renforcé par le Haïtien naturalisé, Samuel Dalembert (Philadelphie), le Canada pleure néanmoins l’absence de Steve Nash, aperçu à New York dans des parties de soccer endiablées. Porto Rico veut jouer son habituel rôle de coupeur de têtes, tout comme le Mexique, mené par l’ancien coach d’Arkansas, Nolan Richardson, qui envisage de courir jusqu’à son dernier souffle pour décrocher une des places 3 à 5 synonymes de repêchage (voir par ailleurs). À l’ombre des casinos de Las Vegas, la roue de la fortune va s’affoler. Mais comme dans tous les casinos, c’est toujours la maison qui gagne à la fin. Et la maison est américaine… OLIVIER PHEULPIN * : 6e du Mondial 2002 à Indianapolis, 3e des JO d’Athènes 2004, 3e du Mondial 2006 à Saitama (JAP). PROGRAMME. AUJOURD’HUI (à Las Vegas) : Uruguay-Panama ; Porto Rico - Mexique ; CanadaBrésil ; États-Unis - Venezuela. LA FORMULE. – 1er tour (22-26 août) : les cinquièmes des deux groupes sont éliminés. 2e tour (27-30 août) : les huit équipes forment un groupe unique, conservent les résultats acquis au premier tour contre les équipes qualifiées et disputent quatre matches contre les équipes issues de l’autre groupe du premier tour. Les quatre premiers du classement sont qualifiés pour les demi-finales. Demi-finales (1er septembre): 1er-4e ; 2e-3e. Finale et match pour la troisième place le 2 septembre. L’ENJEU. – Les deux finalistes sont directement qualifiés pour le tournoi olympique de Pékin 2008. Les équipes classées 3e, 4e et 5e disputeront un tournoi de repêchage (7-13 juillet 2008). LES CINQ DERNIERS CHAMPIONS DES AMÉRIQUES. – 2005 : Brésil (USA, 4e) ; 2003 : USA ; 2001 : Argentine (USA, 10e) ; 1999 : USA ; 1997 : USA. L’ÉQUIPE DES ÉTATS-UNIS 4 Billups (1,90 m, Detroit) ; 5 Kidd (1,91 m, New Jersey) ; 6 L. James (2,03 m, Cleveland) ; 7 D. Williams (1,89 m, Utah) ; 8 Redd (1,95 m, Milwaukee) ; 9 Prince (2,03 m, Detroit) ; 10 Bryant (1,95 m, LA Lakers) ; 11 D. Howard(2,08 m, Orlando) ; 12 A. Stoudemire (2,06 m, Phoenix) ; 13 M. Miller (1,98 m, Memphis) ; 14 T. Chandler (2,13 m, New Orleans) ; 15 C. Anthony (2,03 m, Denver). Entr. : M. Krzyzewski. LES GROUPES. – Groupe A : Argentine, Mexique, Panama, Porto Rico, Uruguay. Groupe B : Brésil, Canada, États-Unis, îles Vierges, Venezuela. MERCREDI 22 AOÛT 2007 DEUX HEURES avant le match, Jacques Monclar avait le sourire facile et presque béat de celui qui n’aurait pas dû être là : « Pfff, un miracle qu’on soit encore en vie. » Propulsé Monsieur Bricolage d’une sélection de Côte d’Ivoire démembrée, il s’accordait tout de même le droit de pousser un peu plus encore le rêve face au Cameroun, hier soir, en quart de finale. Las, les Lions n’ont pu être domptés comme l’avaient été les Sénégalais et les Maliens au 1er tour. Moins sujets aux sautes d’humeur, ils se sont appuyés tout du long sur le + 16 creusé en début de partie, notamment via le chantier du petit intérieur d’UNLV Gaston Essengue (14 pts à la pause). Si quelques rapprochés ivoiriens se sont fait jour, une faute technique a précédé un nouvel éclat, dans lequel le néo-Chalonnais Joakim Ekanga (15 pts en 9 minutes) a pris toute sa part. Addition salée (76-56) et sourire fané pour Monclar : « On se saborde tous seuls. On a oublié nos valeurs de cœur et d’humilité et on le paie cash. » Un peu plus tôt, une sacrée surprise avait jailli du Pavilão de la Cidadela. Une fois terminé le concours de bévues, âprement disputé (3-2 après huit minutes), le Cap-Vert s’est offert le Nigeria (63-52), habitué du podium continental. Avec des joueurs souffrants et un meneur che- WEIS : C’EST POUR AUJOURD’HUI. – Prévu lundi , l’examen médical du genou du pivot des Bleus Frédéric Weis a de nouveau été reporté et aura lieu à Paris aujourd’hui, veille du départ de l’équipe de France vers la Slovénie, où elle jouera deux matches amicaux, samedi et dimanche à Maribor. SLOVÉNIE : CHAUD ET FROID. – Troisième adversaire de la France à l’Euro (5 septembre à Alicante), la Slovénie, qui participe avec l’Italie, la Lituanie et la Grèce au tournoi de l’Acropole, à Athènes, souffle le chaud et le froid. Lundi, les partenaires de Rasho Nesterovic, privés de Jaka Lakovic, blessé, ont infligé à l’Italie, également adversaire des Bleus en Espagne (le 4), sa première défaite de la préparation (84-81, 13 pts pour Matjaz Smodis contre 20 pour Marco Belinelli). Mais, hier, ils ont subi un lourd revers (72-87) contre la Lituanie, elle-même en appel de deux gifles contre l’Espagne (75-95 et 74-97) et d’une courte défaite la ville en vrac, contraint à boiter trente minutes, les Tigres avaient des circonstances atténuantes mais les griffes tout de même trop rentrées pour contrarier les brûlants shooteurs capverdiens. La hiérarchie, en revanche, n’a pas trébuché lors d’Égypte-Tunisie (67-57). DAMIEN BURNIER QUARTS DE FINALE. – HIER : Nigeria-Cap Vert : 53-62 ; Égypte-Tunisie : 67-57 ; Cameroun - Côte d’Ivoire : 76-56 ; AngolaCentrafrique : n.p; DEMI-FINALES. – DEMAIN : Égypte-Cameroun ; Angola ou Centrafrique - Cap Vert. Finale samedi 25 août. Le vainqueur qualifié pour le tournoi olympique de Pékin 2008. Les équipes classées 2e et 3e qualifiées pour le tournoi de repêchage (7-13 juillet 2008). veille face à la Grèce (71-78), ponctuée par vingt-deux pertes de balle. QUALIFICATIONS À L’EURO HOMMES. – GROUPE A. – Aujourd’hui : Hongrie-Bulgarie. Samedi 25 : Bosnie-Hongrie. Classement : 1. Bosnie (3 m.) et Bulgarie (3 m.), 5 pts ; 3. Hongrie (2 m.), 2. GROUPE B. – Aujourd’hui : Macédoine-Estonie. Samedi 25 : Suède-Macédoine. Classement : 1. Estonie (3 m.), 6 pts ; 2. Macédoine (2 m.), 3 ; Suède (3 m.), 3. GROUPE C. – Aujourd’hui : Danemark-Belgique ; Ukraine-Israël. Samedi 25 : Danemark-Ukraine ; Belgique-Israël. Classement : 1. Israël, 8 pts ; 2. Belgique, 7 ; 3. Ukraine, 5 ; 4. Danemark, 4. Le premier de chaque groupe qualifié pour un ultime tournoi à trois (29-31 août à Minorque), dont le vainqueur intégrera le groupe A au premier tour de l’Euro avec la Grèce, la Russie et la Serbie. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge À l’hôtel, quelques heures seulement avant son départ, il est arrivé souriant, avec son petit Antoine dans les bras pour profiter jusqu’au bout d’une famille qu’il ne verra pas pendant quinze jours. Yohann Diniz, champion d’Europe du 50 km marche il y a un an sous la pluie battante de Göteborg, s’est envolé hier soir pour Osaka avec sept autres athlètes de l’équipe de France. Depuis douze mois, le statut du marcheur d’Épernaya changé. Fini les emploisjeunes et les moqueries sur le bord de la route, l’heure est aujourd’hui aux encouragements et aux sollicitations des sponsors. Et à l’obligation de résultats. Bleu Rouge YOHANN DINIZ, champion d’Europe du 50 km marche, veut assumer à Osaka son nouveau statut. gramme des deux hurdlers, des exercices pieds nus sur la pelouse sur des obstacles placés à faible hauteur. À cette heure très chaude de la journée, Mounir Yemmouni ainsi que les steeplers et steepleuses ont effectué leur dernier round-up un peu intense avant les séries qui s’approchent (samedi pour les femmes, dimanche pour les hommes). Marie Colonvillé a répété quelques passages de haies et des franchissements de barre à la hauteur, deux épreuves qui ouvriront son heptathlon samedi. En soirée, Eunice Barber s’est de nouveau concentrée sur son impulsion à la longueur. Un signe ? Elle a ensuite rejoint au coin musculation la discobole Mélina Robert-Michon. Quant à Christine Arron, sous les yeux de Stéphane Caristan, son entraîneur arrivé le matin même, elle a enchaîné les départs dans le coup de feu. Elle a même fait un petit passage de témoin avec les autres relayeuses. Muriel Hurtis, l’autre valeur sûre du 4 × 100 m, est attendue en soirée à l’aéroport d’Osaka avec le dernier contingent de Français, dont Yohann Diniz et Romain Mesnil. – H. G. Jaune Bleu Jaune MALGRÉ un ciel parfaitement azur, les Bleus ont vu un premier nuage d’installer au-dessus de leur tête, hier après-midi. David Alerte, qui avait prévu de s’échauffer sur la piste cyclable entre son hôtel et le Kimiidera Stadium avant le premier entraînement du 4 × 100 m au Japon, a dû interrompre son footing à cause d’une pointe au mollet droit. « La douleur est suffisante pour qu’on lui conseille de ne pas s’entraîner, a expliqué le docteur Philippe Deymier qui l’a examiné aussitôt. Il passera une échographie ce soir (hier soir). » Après avoir posé de la glace sur la zone sensible, Marc Michnowski, un des kinés, lui a bandé le bas du mollet et immobilisé partiellement l’articulation de la cheville. Même réduit à l’inactivité, le champion de France du 200 m a tout de même tenu à suivre du bord de la piste le travail des différentes charnières entre Martial Mbandjock, Eddy De Lépine, Manuel Reynaert et Guillaume Guffroy. Ladji Doucouré, membre de ce collectif, n’a pas participé à la séance. Il avait quartier libre après s’être entraîné dans la matinée avec Bano Traoré. Au pro- « Je veux être sur le podium » « QUEL BILAN faites-vous de votre préparation d’avant Mondiaux ? – Je suis très satisfait de ce que j’ai accompli. J’ai repris en janvier après mon opération au pubis. On a beaucoup travaillé le foncier. Sur dix semaines, j’en ai fait sept à plus de 220 kilomètres, et trois de “récupération” à 190 kilomètres. L’an passé, mon corps n’arrivait pas à supporter de telles charges d’entraînement. Il fallait donc être vigilant. Mais tout s’est bien passé. Mon objectif était Mondiaux d’Osaka. » Les voilà qui s’avancent dès samedi. Décevant quatrième Européen à Göteborg l’an passé, Keita aborde la compétition en conquérant de dernière minute : « Si je prends le départ, ça n’est pas pour rien. Sinon, je ne viens pas. Je suis déterminé à me battre. Je dispute mes troisième Championnats du monde. C’est ouvert, il n’y a pas de leader. » Mais le roitelet James Carter fraie une seconde plus vite (47’’72), son compatriote Kerron Clement est lui aussi descendu sous les 48’’ (47’’80) et le Français pointe à une modeste quinzième place parmi les engagés. Mais, promis, juré, le vrai Keita a attendu les rayons japonais pour dérouler son immense foulée. Noir Noir LES LUNETTES ont valsé à la fin, jetées au sol. Pas une explosion de rage. Un geste de libération. Naman Keita a achevé sa séance test. Il revient sur ses pas chercher de l’eau et interpelle : « Pas besoin de poser la question, vous avez la réponse, non ? » Il l’a donnée sur la piste. « Je cours, c’est sûr, confirme-t-il quelques minutes plus tard, après avoir fait le tour de la délégation française. Déjà, je n’ai plus mal depuis que je suis arrivé au Japon (il avait ressenti une douleur abdominale la semaine avant de partir). Ensuite, j’ai décidé de ne plus me prendre la tête. Toute la saison, je n’ai cessé de me poser des questions : fais ceci, fais cela... On est aux Mondiaux. Ce n’est plus l’heure de tenter des choses. Aujourd’hui, j’ai juste couru de façon naturelle, comme je sais le faire, et ça s’est bien passé. » Mieux que bien même. Le grand Naman était venu un peu plus tôt que les autres. Son menu était copieux : plat et dessert. Trois fois cinq haies (deux fois les premiers 200 m, une fois le demi-tour final). Récupération réduite sur le second enchaînement. Torse nu, il avait rodé la machine à l’attaque du premier obstacle, beaucoup échangé avec Franck Né, le coordinateur du sprint, avant de se lancer sous le regard du chrono et de ses camarades attentifs. L’impression visuelle est bonne. Le médaillé de bronze olympique, parti sur vingt foulées puis douze entre les haies, reste gainé, haut, facile. Son animation entre ses courses semble valider sa satisfaction. Il clôt l’exercice sous les encouragements de Eunice Barber : « Vasy Naman, attaque la haie ! » Né sourit. Hervé Stéphan avait demandé à son élève 23’’, 23’’ et 24’’. Il a rogné : 22’’73, 22’’54, 23’’51. « Bien, voire très bien, approuve Né. Je lui ai dit de mettre l’accent sur sa forme de course, de faire tourner les jambes, de rebondir. Il est bien physiquement, il a gagné en puissance, il est au niveau qu’on attend de lui. Reste à le passer en compétition, avec le stress, les adversaires. Mais je suis confiant. » 12 Bleu Rouge Noir Jaune ATHLÉTISME Mercredi 22 août 2007 Où sont les stars ? Seize ans après Tokyo, personne n’a vraiment remplacé Carl Lewis, Sergueï Bubka ou Marie-José Pérec. Aujourd’hui, que représentent les têtes d’affiche de l’athlétisme mondial dans l’imaginaire collectif ? Pas grand-chose. Qui les connaît en dehors des amateurs de ce sport pourtant universel ? Pas grand monde. Depuis une dizaine d’années et la retraite de ses dernières grandes stars, l’athlétisme n’a pas su, ou pu, offrir de nouveaux visages susceptibles de conquérir le grand public. '' çais. À Göteborg, j’avais un peu parlé avec elle, ça m’a touché… Aujourd’hui, on peut parler d’athlètes plus que de grandes stars. Même si un mec comme Kenenisa Bekele reste un grand ambassadeur de l’athlétisme, tout comme Elena Isinbaeva…» Bekele, comme beaucoup d’Africains, souffre de la barrière de la langue et de la modestie de ceux pour qui courir est une seconde nature. Isinbaeva, la Bubka en jupons, a tout fait pour construire son image. Elle a quitté sa Russie natale, s’est installée entre Monaco et l’Italie, a engagé Vitaly Petrov, l’excoach du « Tsar » de la perche. Et, cette année, elle a fait beaucoup d’efforts, sous l’impulsion de son nouveau manager, pour progresser en anglais. La multiple médaillée d’or et recordwoman de la perche a aujourd’hui un avis bien tranché sur la question : « Pour être une star, le résultat ne suffit pas… Retour au Japon, seize ans après. Toute cette semaine, jusqu’à vendredi, L’Équipe revient sur l’empreinte laissée par les Mondiaux de Tokyo, qui ont tant marqué l’histoire de ce sport. Aujourd’hui, enquête sur la disparition des stars. DEMAIN : La belle histoire du relais 4 x 100 m français. '' Ce ne sont pas seulement les résultats qui font les stars '' accepter d’être en relation avec le public pour que le public vous accepte. C’est lui qui décrète qui est une star et qui n’en est pas une. » Et la dernière star de l’athlétisme, c’était Marion Jones. Elle avait le palmarès, l’intelligence, le sourire et toujours quelque chose d’intéressant à dire. Mais, de son implication fortement supposée dans l’affaire BALCO à son contrôle positif à l’EPO, puis négatif (échantillon B), l’été dernier, Jones n’aura pas laissé une image impérissable et aura terni celle de l’athlétisme. En l’espace de seize ans, le renforcement de la lutte antidopage est aussi passé par là. Si les performances sont beaucoup plus souvent mises en doute, les tricheurs voient leur carrière écourtée. C’est aussi pour cela que l’équipementier Puma mise aujourd’hui sur les équipes nationales et non plus sur les individus, lui qui, autrefois, sponsorisait Linford Christie, Colin Jackson ou Heike Drechsler. « Des athlètes sur lesquels on pouvait compter quoi qu’il arrive, se souvient Pascal Rolling, responsable du secteur athlétisme de la marque. Aujourd’hui, Powell et Gay s’évitent. Comment peut-on faire monter la sauce ? L’an dernier, Powell a égalé deux fois son record du monde et gagné seize courses. Combien de fois les gens l’ont-ils vu à la télé ? Quasi- ment zéro… Difficile de créer des stars dans ces conditions… » En attendant, les stars d’aujourd’hui le sont dans leur pays. Il y a quelques semaines, un commandant de bord a reconnu Kim Gevaert sur la passerelle de son avion et aussitôt proposé à la double championne d’Europe de sprint d’assister à l’atterrissage dans le cock- et Tatiana Lebedeva ont pris des notes. Liu Xiang, lui, s’est déclaré enchanté par la séance, qu’il a pourtant réalisée entièrement en chinois avec l’aide de l’incontournable traducteur. On ne lui a visiblement pas précisé que l’anglais était le meilleur moyen pour communiquer. Quant à Jeremy Wariner, il a eu droit à deux séances ! « Si tu n’as pas de légendes, il faut les construire », résume Nick Davies, directeur de la communication de l’IAAF. La Fédération internationale envisage aussi très sérieusement de créer un magazine à destination du grand public. Et (Nick Davies, directeur elle s’est rassurée grâce aux de la communication de l’IAAF) résultats d’une étude réalisée dans seize pays auprès d’un échantilpit. « Si Kim rate la finale à Osaka, ça ne lon de 500 personnes. En moyenne, diminuera pas d’un cran sa popularité 46 % des individus interrogés disent en Belgique, souligne Meert. Mais elle aimer le 100 m. L’IAAF, enfin, a décidé ne deviendra pas une star internatiode s’octroyer les services d’une quinnale. Pour cela, il faut gagner aux Jeux zaine d’ambassadeurs, anciens chamOlympiques ou être dramatiquement pions de renom, parmi lesquels Sergueï battue, comme ce fut le cas pour MerBubka ou Marie-José Pérec. Sûr qu’on lene Ottey. » les reconnaît plus facilement que Tyson Consciente du problème, la Fédération Gay ! internationale a décidé de prendre les SOPHIE TUTKOVICS (avec J.-D. C.) choses en main ces dernières années. En organisant par exemple des medias (*) Contrôlé positif à la testostérone en trainings pour les athlètes. Asafa avril 2006, le champion olympique et Powell a refusé, estimant être suffichampion du monde du 100 m a comparu samment à l’aise au jeu des questionsle mois dernier devant la cour d’arbitrage réponses, ce qui n’est pas sûr. En élèves américaine dans l’espoir d’une réduction attentives, les Russes Elena Isinbaeva de sa suspension de huit ans. '' Si tu n’as pas de légendes, il faut les construire '' Graines d’idoles Seront-ils les Lewis de demain ? L’Équipe a sélectionné six champions qui écriront peut-être la légende de l’athlétisme. Génération Carl Lewis, le premier numéro de notre horssérie en vente au prix de 4,90 , a choisi de faire revivre les Championnats du monde de Tokyo en 1991. Et de dresser notamment, sous la plume d’Alain Mercier, le portrait du sauteur en longueur et sprinteur américain. Extrait. Carl Lewis, l’unique (Photos L’Équipe) Elena ISINBAEVA Sanya RICHARDS Blanka VLASIC Asafa POWELL LIU XIANG Andrew HOWE (RUS, perche, 25 ans) (USA, 400 m, 22 ans) (CRO, hauteur, 23 ans) (JAM, 100 m, 24 ans) (ITA, longueur, 22 ans) Atouts : elle a déjà gagné tous les titres et possède un record du monde (5,01 m) qui semble hors de portée de ses rivales. Jolie, intelligente et pétillante. Freins : elle manque peut-être d’une grande défaite, qui la rendrait plus humaine, à l’exemple de son mentor, Sergueï Bubka. Malgré son immense carrière, l’Ukrainien n’a été champion olympique qu’une seule fois, à Séoul, en 1988. Atouts : invaincue en 2006, elle est la première à approcher les chronos de Pérec, avec un tonitruant 48’’70. Jolie et très ouverte, au contraire de son camarade d’entraînement Jeremy Wariner. Son élimination en finale du 400 m des Trials lui interdit le tour de piste à Osaka, mais c’est déjà une belle histoire puisqu’elle s’est qualifiée sur le 200 m. Freins : le record du monde du 400 m de Marita Koch (RDA), en 1985 (47’’60), semble vraiment imbattable. Atouts : régulière cette saison au-dessus de 2 m, elle a été la première depuis vingt ans à atteindre 2,07 m en plein air, le 7 août, à Stockholm. Elle semble la seule susceptible de s’attaquer au record du monde de Stefka Kostadinova (2,09 m). Jolie, intelligente et démonstrative pendant ses concours. Freins : elle n’a toujours pas gagné un titre majeur en plein air. La concurrence dans sa discipline fait rage. Personne ne domine. La championne olympique, la championne du monde et la championne d’Europe sont trois filles différentes. Atouts : il est trois fois recordman du monde (9’’77) et a dominé sa discipline l’an passé, avec une série de seize victoires consécutives. Beau et sympathique. Freins : une timidité dont il a du mal à se débarrasser. L’absence d’un titre majeur à son palmarès. Les soupçons de dopage qui pèsent sur le sprint. (CHN, 110 m haies, 24 ans) Bleu Rouge Noir Jaune Atouts : champion olympique et recordman du monde (12’’88). Beau, sympathique et intelligent. L’an prochain, les JO auront lieu dans son pays, où il est déjà une star. Freins : la concurrence dans sa discipline, où les victoires se partagent. Il ne parle pas anglais, ce qui complique son rapport avec les médias internationaux. Il est devenu l’un des ambassadeurs des Jeux de Pékin, ce qui le prive de son franc-parler. Atouts : l’héritier de Carl Lewis, qui garde un œil sur lui, et une technique magnifique qui rappelle celle de « King Carl ». À vingt-deux ans, il a encore une grosse marge de progression. Beau et volubile en anglais ou en italien… Freins : avec un record personnel à 8,41 m, il reste loin de la meilleure performance mondiale de la saison, détenue par le Grec Tsatoumas (8,66 m), forfait à Osaka. Champion d’Europe en salle et en plein air, il lui faut un titre mondial. – S. T. « L’ATHLÉTISME N’OUBLIERA PAS Carl Lewis. Jamais. Même s’il avait un jour à faire le vide dans les tiroirs bondés de sa mémoire. Il conservera toujours l’image de sa foulée, le souvenir de ses courses d’élan, la vision de sa silhouette. En près de vingt ans passés sur le toit du monde, l’Américain a visité des territoires jusque-là ignorés, des sommets que la raison poussait à croire inaccessibles. Il a porté autour du cou neuf médailles d’or olympiques, enfilé sur son chapelet soixante-cinq victoires de suite au saut en longueur, discipline où il a renvoyé par le fond les rêves de tous ses rivaux pendant quatre Jeux d’affilée, de Los Angeles en 1984 à Atlanta en 1996. La victoire lui allait comme une deuxième peau. Ses défaites, rares, avaient valeur d’événement (…). Il se raconte en acteur, locataire à Hollywood, détaché du passé. Se moque de sa gloire, comme si le temps l’avait embellie et amplifiée (…). Il est resté le même, portrait craché de l’athlète qu’il était. Flamboyant mais cynique. Unique et parfois tellement commun. Capable, par une seule accélération, une prise d’appel, un ramené de jambes, de mettre le feu à un stade. Et pourtant tellement maladroit à se faire aimer du public (…). “ Je suis une superstar, comme peut l’être Madonna ”, lâchera-t-il un soir du mois de novembre 1987 aux envoyés spéciaux du quotidien Le Sport. » Rouge (Jon Drummond) financier dont ils bénéficient grâce aux sponsors avant même d’avoir gagné quoi que ce soit. » Adidas a quand même attendu que Jeremy Wariner devienne champion olympique à Athènes, en 2004, pour signer le plus gros contrat de l’histoire de l’athlétisme : 650 000 dollars par an (482 393 euros au cours actuel), sans compter les augmentations prévues en cas de performance. La nouvelle « loco » du 400 m avait tout juste vingt ans. Aujourd’hui, Wariner se prétend star du tour de piste. Mais l’élève de Clyde Hart manque cruellement de charisme. Au meeting de Stockholm, on l’a vu refuser de signer des autographes, trop pressé d’aller s’entraîner. Et quand une marque de bière américaine a cherché une tête de gondole pour la représenter, elle s’est tournée vers… Michael Johnson ! « Il manque à Wariner un nom facile à retenir, estime Wilfried Meert, l’organisateur du prestigieux meeting de Bruxelles, mais aussi le charisme, le sourire et des réactions humaines, la communion avec le public… » Blanka Vlasic, la femme la plus haute depuis vingt ans, avec 2,07 m, souligne : « Ce ne sont pas seulement les résultats qui font les stars, la personnalité est très importante. Il faut que les gens vous regardent et soient heureux avec vous ou tristes avec vous. Alors, il faut montrer ses émotions. Il faut Bleu Rouge C’est un nouveau film et il faut un premier rôle on ne va certainement pas le leur reproIl faut aussi de la personnalité. Les Russes, par exemple, doivent parler cher. Car il semble qu’il y ait bien anglais ! Liu Xiang, c’est aussi assuréd’autres raisons à cette absence de ment son point faible. Il faut aussi stars. D’abord, la longévité des chamdévelopper le côté extrasportif. Et parpions du passé, quand la génération tager, par exemple, nos expériences actuelle a en moyenne 24 ans. Bubka a avec les enfants. L’athlétisme est touarrêté sa carrière à 38 ans, Lewis à jours vivant et nous essayons de ne pas 36 ans, Pérec à 35 ans et Michael Johnle tuer. » son à 33 ans. L’athlétisme est-il mort ? Du côté du « C’est la relève de la garde, estime Jon grand public, en tout cas, c’est proDrummond, ex-clown du sprint. Qui bable. Baromètre de la notoriété, bien sont les noms familiers ? Les visages avant l’irruption des magazines familiers ? Justin (Gatlin) en était un, people, Paris Match a publié seize mais il a disparu de la scène (*)... C’est articles sur Carl Lewis de 1984 à 1999. un nouveau film et il faut un premier L’hebdomadaire a fait son avant-derrôle. La nouvelle génération du sprint nière « une » athlé avec Marie-José se veut humble et tranquille mais je me Pérec, après son fabuleux doublé demande si les fans apprécient. Si le 200 m - 400 m aux Jeux Olympiques public attend des guerres d’intox avant d’Atlanta. La dernière, c’était avec une dénommée… Alicia Warlick ! Américaine, perchiste (dont le record personnel culmine à 4,50 m), elle présentait l’immense avantage d’être la supposée fiancée d’Albert de Monaco. Paris Match a suivi la tendance et les sportifs à la une sont aussi ceux (Blanka Vlasic) qui nourrissent les pages des journaux férus de la vie privée des céléla finale du 100 m comme à notre brités : Laure Manaudou ou Tony Parépoque, il va être déçu… En plus, je me ker… demande si ces gamins auront encore envie de courir à trente-six ans. Nous, à C’est un fait, les athlètes n’ont pas pris l’époque, on gagnait notre vie en coule virage people, qui n’existait d’ailrant. On était vraiment loin du confort leurs pas encore à Tokyo, en 1991, mais Jaune Bleu Jaune '' Carl Lewis (ici aux Mondiaux de 1991) est-il la dernière vraie star de l’athlétisme ? Neuf fois champion olympique, huit fois champion du monde, l’Américain, en plus de son immense palmarès, avait une personnalité et une aisance avec les médias qui semblent manquer à la plupart des champions d’aujourd’hui. (Photo Christian Rochard) Noir Noir LA SCÈNE SE DÉROULE le 3 juin dernier dans un restaurant d’Arlington (Texas). Une femme pénètre dans l’établissement et se retrouve nez à nez avec Tyson Gay, auteur, la veille, d’un tonitruant 9’’76 un peu trop venté (+ 2,2 m/s) au meeting de New York, devant les caméras de CBS. La femme s’approche et se lâche : « Ah, mais je vous reconnais ! Si, si, je vous ai vu à la télé ce week-end. Vous êtes… l’athlète ! C’est quoi votre nom, déjà ? » Un peu gêné, le grand espoir américain sur 100 m finit par lâcher son patronyme. Mais son attachée de presse est en pleine extase. Elle n’en finit plus de téléphoner la bonne nouvelle : « Tu te rends compte ? Elle savait que c’était un athlète, ici, en plein Texas… C’est incroyable ! » Il en va ainsi des enfants de Carl Lewis. Un resto miteux, une notoriété approximative et déjà le nirvana… Seize ans après les Championnats du monde de Tokyo, aucun champion ne peut aujourd’hui revendiquer le statut de star de l’athlétisme. Yohann Diniz, propulsé ambassadeur de la marche en France depuis son titre européen sur 50 km, l’été dernier à Göteborg, ne dit pas autre chose : « Pour moi, avant il y avait Carl Lewis, Mike Powell, Sergueï Bubka, Michael Johnson, Linford Christie, Marie-José Pérec… Pérec, c’était vraiment l’icône de l’athlétisme fran-