une installation de Manon Harrois
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une installation de Manon Harrois
une installation de Manon Harrois en collaboration avec Jérôme Petit du jeu 24 au dim 27 sept 2015 14h-18h CRYPTOPORTIQUE REIMS Le cryptoportique est un site de la Ville de Reims. EL TIEMPO PARA CREAR UN HAREN Plasticienne-performer, la jeune artiste Manon Harrois investit le cryptoportique avec une installation faisant suite à l’exposition Amor seco présentée à Valdivia au Chili en 2014. Dans cette nouvelle réalisation, elle s’inspire de 3 éléments dont la forme de circulation en U, rendue possible grâce à la morphologie du cryptoportique. Puis vient le texte, L’anus solaire de Georges Bataille dont les écrits teintés d’érotisme et de transgression, alimente les mouvements du corps. Et enfin, amor seco, cette plante parasite native du Sud du Chili qui emploie l’animal comme véhicule de propagation. Des prises de sons et d’images disséminées ici et là, telles des graines d’amor seco. Manon Harrois création/conception en collaboration avec Jerôme Petit design sonore Aide à la mobilité internationale pour les plasticiens de la Région Champagne-Ardenne. Avec le soutien de Césaré, Centre national de création musicale de Reims, de la Ville de Reims, du MAC (Museo del Arte Contemporeano) de Valdivia-CHILI, et de la Biennale Deformes de performances, Santiago-CHILI. Avec la participation de l’EFSRA (Entente Family Stade de Reims Athlétisme), Gilbert Marcy (président), David Bordus (entraîneur) et les athlètes. Avec l’aide de Charles Renault et Mathieu Kremer, étudiants à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims et de Joris De Rycke. © crédit photographique Manon Harrois. NOTE DE MANON HARROIS Toujours vous nous hantez avec le circulaire. 2x100 m (1 marche entre 2) soit 2xU* = L’anus solaire*. On ne dit jamais 2 sans 3 donc : 3x100m. C’est ce que je tenterai de battre pour vous. Un record de vitesse. J’espère tourner assez vite pour que les images vous reviennent. Vous ne voyez pas ce qu’il y a derrière ce mur et qui est de même mesure ? Il y a des gestes… un, deux, trois, j’espère tourner assez vite. La portée trace l’axe du corps. Des lignes de fuite, de part et d’autre, sont tirées à la craie. Les couloirs de la partition tiennent les coureurs au départ. Le sens de lecture donne le sens de la marche. Accidentel véhicule, l’animal, déplace les graines d’amor seco. Les bras du coureur font balancer la course, on entend les cris des loups, poco mujer, termino borracha… pour que les images reviennent J’espère tourner assez vite 3x100m le temps de créer un harem, un opéra silencieux. * U : forme de circulation des architectures occupées (Valdivia, Reims). * L’anus solaire : texte de Georges Bataille (1927). * Amor seco : nom donné communément à une plante parasite native du sud du Chili, un modèle de contagion qui utilise le corps animal comme véhicule pour se propager, un principe de travail. Ce travail est issu de recherches menées aux cotés de Felipe Becerra Calderón durant 5 mois au Chili, il fait suite à son exposition personnelle Amor seco* réalisée au MAC de Valdivia – CHILI en novembre et décembre 2014. Cette installation au cryptoportique est produite à partir de prises de sons et d’images des loups de mer réalisées au sud du Chili et d’une performance Sunlight seduction réalisée pour ces derniers. Un temps fort, une immersion en terres australes, où, tout est question de rythmes à l’unisson. MANON HARROIS L’œuvre de Manon Harrois n’existe pas. Ou n’existe qu’en circulation, d’une pratique l’autre, d’un pays l’autre, ici, là, jamais achevée, moment au cours d’un voyage pendant lequel l’œuvre naît, se développe, se transforme, erre, se dilapide, meurt peut-être, renait, avance, change encore. La jeune artiste se comporte un peu comme Dieter Roth qui vivait dans ses expositions, les modifiait sans cesse. Est-ce un hasard si l’expression la plus juste et la plus originale de Manon Harrois, transite par de minces carnets en un seul exemplaire, qui ressemblent à des dessins de chorégraphes, envoyés comme des cadeaux ? Carnets qui naissent lors de performances réalisées moins pour le spectacle qu’elles donnent, avec des corps, des œufs, des tricots faits et défaits, des chevelures tressées, que pour aboutir à ce carnet. Depuis Mallarmé nous savons que « le monde est fait pour aboutir à un beau livre ». Mais est-ce-là le propos de Manon Harrois pour qui la performance est une ébauche au dessin, qui circule beaucoup sur la terre radieuse, va au Niger, à New York, apprend la bijouterie chez les touaregs, le tissage avec des peuls, qui, avant de partir pour le Chili peut parler pendant des heures des éléphants de mer. Elle parle d’ailleurs beaucoup, Manon Harrois. Emportée par un verbe visionnaire et une sorte de grâce - artiste là aussi, là encore, artiste dans ses moindres gestes et paroles - , elle dit l’œuvre, la rêve, la crée, comme dans ses performances, comme dans ses dessins aux outremers profonds qui viennent du pays des « hommes bleus ». Jamais vraiment finie, l’œuvre mouvante de cette artiste jamais en repos, se donne à voir dans le flux sans fin du vivant, dans le flux sans fin d’un « work in progress » saisissant. Michel Nuridsany JÉRÔME PETIT Percussionniste de formation, il intègre le Master Image et Son de Brest pour devenir ingénieur du son. En 2006, il consacre alors sa vie professionnelle au cinéma. Il fait ses armes en prise et montage son notamment auprès de Nicolas Cantin sur des longs métrages d’Arnaud Desplechin, « Un conte de noël » et Olivier Assayas, « L’heure d’été ». Depuis 2007, il intervient sur des films du Fresnoy (Studio National d’Art Contemporain), il y rencontre alors le réalisateur Damien Manivel et réalise la prise de son et le montage son de « La Dame au Chien » (prix Jean Vigo 2011), « Un Dimanche Matin » (prix Nikon de la Semaine de la Critique 2012) et son premier long-métrage « Un Jeune Poète » (mention spéciale à Locarno 2014). En parallèle, Jérôme Petit est batteur et choriste dans plusieurs formations de musique Pop : John Grape durant trois ans, il est intervenu occasionnellement auprès des Bewitched Hands ou Den House. Actuellement, c’est dans les groupes Judy et This Is Avalanche qu’il officie. Il enseigne également le son et la création sonore (License MENATIS, Reims), intervient lors de workshops cinéma à l’école des Beaux-Arts de Metz, et dans le cadre d’ateliers universitaires du SUAC de Reims. LES EXTRAS DU FESTIVAL EN ENTRÉE LIBRE A TAPE END installation de :such: ABADIDABOU ARCADE MANIAC salle de jeux par Fred Gien exposition, illustratrice invitée du jeu 24 au sam 26 sept | Médiathèque Jean Falala aux heures d’ouverture de la médiathèque CUSTOMISATION de consoles de jeux OCULUS RIFT atelier réalité augmentée et 3D ven 25 et sam 26 sept | Médiathèque Jean Falala à partir de 14h MIXLABSUN RA atelier musicalconférence par Vivien Trelcat par Rubin Steiner de 14h à 18h 16h30 sam 26 sept | Médiathèque Jean Falala BALOICA balançoires musicales d’Elas Duas jeu 24 sept de 20h à 4h ven 25 et sam 26 sept de 1h à 4h | La Cartonnerie À L'OMBRE DES ONDES siestes audio-parlantes de Kristoff K.Roll sam 26 sept | 14h30, 15h30 et 17h | Jardin Henri Deneux SUNDAY MARKET de Maison Vide UNE PRODUCTION dim 27 sept | de 10h à 18h | Le Cellier