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■ Dans les coulisses de...
Camping paradis
fait son casting
à Lyon
N° 20 - Vendredi 11 février 2011
Page 4
Ce quotidien d’information locale est réalisé
par les étudiants en journalisme de l’ISCPA
Prépare ton
barda
Par Grégoire Arnould
Le stage est l’antichambre de
l’emploi, quand il ne se mue pas
en boudoir où l’on ronge son
frein. Ici, vous obtiendrez la noble
tâche de servir le café. Là, votre
considération rayonnera d’une toute
autre ampleur et vous serez traité,
à quelques différences près, comme
un égal. Le stage reste une période
difficile, où votre statut oscille entre
l’étudiant et le salarié, sans que
l’aiguille se fixe durablement sur
l’un des deux états. Pour autant,
il n’apparaît pas malaisé d’obtenir
un stage, pour peu que patience et
volonté soient érigées au rang de
vertus cardinales.
Si l’offre est toujours plus
importante que la demande
- c’est la dure loi du marché - il est
nécessaire d’accepter l’idée qu’il faut
se vendre. être orgueilleux, certes,
mais pas prétentieux. La pédanterie
est rarement pardonnée. Garder
à l’esprit que le dilettantisme ne
sera pas non plus toléré. La seule
véritable difficulté est celle-ci : en
stage, nous ne sommes que des
aspirants. Alors, ne rompez pas les
rangs et… marchez au pas ! ■
Pour s’abonner : [email protected]
Plus d’informations sur :
Génération
stagiaires
Trouver un stage, un vrai parcours du
combattant pour les étudiants.
PAGES 2 et 3
■ Economie
Saint-Valentin :
L’amour à tous
les prix
Page 5
■ Focus 9e
La station de
Vaise, bien plus
qu’une gare
Page 6
LE FAIT DU JOUR
LE FAIT DU JOUR
Cherche stage
désespérément
Les stages se multiplient dans les formations édutiantes, ce qui n’est pas forcément le cas des offres. La formation et la
gratification des étudiants posent régulièrement problème pour les entreprises dans le recrutement.
Par Camille Brunier
et Jérôme Paquet
N
ous sommes harcelés,
s’exclame Jean-Marie
Philippe, je reçois
20 demandes de stage
par jour ". Directeur
des ressources humaines à l’agence
de communication Pamplemousse (9e
arrondissement) il estime qu’un stage
est un investissement. " Même sur une
courte période, nous ne prenons pas des
étudiants pour les laisser sur une chaise ".
Un sentiment partagé par Bénédicte,
opticienne dans le 9e. " Il n’y a pas
d’avantage à prendre des stagiaires, mais
cela fait partie du jeu. C’est un service
que l’on rend aux jeunes, même si cela
nous prend du temps pour les former ".
à l’école santé social Sud-Est
(ESSSE), le principal problème est
financier. " à peine 10 % des stages de
nos étudiants sont gratifiés ", explique
Marie-Jo Charbonnier, directrice du
département de la formation d’assistant
de service social.
Des stages tant bien que mal
" Les étudiants se rabattent vers les
entreprises qui ne sont pas obligées de
gratifier les stagiaires, même au-delà de
deux mois de stage. " Cela concerne la
fonction publique territoriale (Conseil
général, Centre communal d’action
pas les élèves infirmiers. " L’école nous
propose nos lieux de stage. Nous sommes
libres de refuser, certaines offres ne sont
pas adéquates. On m’a proposé un stage
d’éducatrice spécialisée alors que je
cherche à devenir infirmière ", raconte
Marion, en 2e année à l’école publique
Clémenceau.
Un stage sans chercher
Même cas de figure dans les écoles
d’ingénieurs. " L’école nous transmet des
offres de stage. Cela m’a aidé pour mon
stage obligatoire à l’étranger. J’ai travaillé
six mois chez Fiat, à Turin. Même si je
n’ai pas été payé, sur le CV cela attire
l’œil ", explique Julien, diplômé de
l’ECAM (école catholique des arts et
métiers de Lyon 5e).
Malgré les nombreux outils pour obtenir un stage, les étudiants ont bien souvent du mal à
trouver leur bonheur / Photo Camille Brunier
social et hôpitaux publics).
Des solutions de secours qui ne suffisent pas toujours. En septembre dernier, cinq stages en formation d’éducateurs spécialisés n’ont pas été trouvés
à temps. L’école est intervenue et les
formations en entreprise ont démarré
avec 15 jours de retard. " Sans avoir
effectué la durée de stage minimale (12 à
15 mois en trois ans), on ne peut pas passer le diplôme d’état, explique Marie-Jo
Charbonnier. On redoute ce scénario.
On garde les formations tant bien que
mal, mais on ne sait pas comment cela va
se passer à moyen terme ".
Un problème que ne rencontrent
Statut du stagiaire dans l’entreprise d’accueil
L’étudiant stagiaire n’est pas lié par un contrat de travail à l’entreprise qui l’accueille, mais par une convention tripartite
signée par l’école, l’employeur et l’élève. Selon la " Charte des stages étudiants en entreprise " des ministères de l’Emploi et
de l’éducation nationale, le stage est à but pédagogique. S’il peut exécuter des tâches à caractère professionnel, l’étudiant est
dans l’entreprise pour " observer et apprendre " avant tout. à ce titre, il doit être doublement encadré : par un enseignant de
son établissement et par un membre de l’entreprise. L’étudiant n’a pas le statut de salarié – il n’a donc aucune obligation de
production – et reçoit en conséquence une gratification et non un salaire. Cette dernière correspond à 417,09 € net par mois,
pour un stage à temps plein. Pendant leurs stages, les étudiants n’ont pas la possibilité de toucher des allocations chômages et
ne cotisent pas pour leur retraite. ■
[ 2 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’
Les étudiants doivent parfois choisir
entre gratification et expérience. " Les
entreprises exagèrent, 400 euros par mois,
ce n’est pas énorme ", estime Valérie
Voiron, directrice générale des écoles
Peyrefitte (Lyon 2e).
L’éducation nationale impose, dans
le cursus de BTS Tourisme, que les
stages soient découpés en périodes de
maximum six semaines. " En si peu de
temps, j’ai eu l’impression de survoler
mon travail au Musée d’art contemporain
de Lyon ", constate Mélanie, ancienne
étudiante en tourisme, un peu déçue.
Malgré une formation lourde à assumer financièrement et humainement,
" les professionnels renvoient souvent l’ascenseur aux étudiants ", conclut Valérie
Voiron. ■
417,09.
C’est le montant
minimum net, en
euros et par mois, de la
gratification allouée à un
étudiant pour un stage
d’une durée d’au moins
deux mois consécutifs.
Cela correspond à 12,5 %
du plafond horaire de la
Sécurité sociale pour un
temps plein. ■
" Un stagiaire fait le même travail qu’un salarié " Alexandra*, Génération-Précaire, collectif indépendant de travailleurs
Quels sont les secteurs les plus touchés par le manque de stages ?
Tous les secteurs sont touchés. Aujourd’hui il y a de moins en moins de stages qui
sont proposés dans le cadre des études pour valider un diplôme. Les formations
en entreprise servent de substitut à un premier emploi, parce que les entreprises
demandent des jeunes diplômés avec deux ou trois ans d’expérience, ce que tout
le monde n’a pas. Donc les jeunes commencent par des stages pour se faire une
expérience, et ensuite ils peuvent postuler pour un emploi, ce qui prend la place
de ceux qui étudient encore.
Quelles sont les causes selon vous de cette pénurie de stages ?
Les entreprises se retranchent derrière l’excuse du manque d’expérience. Pourtant, ce n’est pas une raison valable. C’est juste une échappatoire pour ne pas
embaucher, ce n’est même pas de la frilosité. Les entreprises ne veulent pas recruter. On ne peut pas nier qu’il y ait moins d’argent depuis la crise. Cette baisse des
budgets est répercutée sur l’embauche de jeunes salariés, alors que les salaires les
plus importants sont ceux des personnes à l’ancienneté la plus grande.
Les stages ne sont en plus pas toujours rémunérés, alors que le travail du stagiaire
est souvent le même que celui d’une personne salariée. ■
*à la demande de la personne interrogée, le prénom a été changé.
Une des manifestations du collectif
Génération-Précaire / Photo DR
10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 3 ]
DANS LES COULISSES DE...
économie
Moteur... Action !
Quand on aime,
on compte quand même
à la recherche d’un comédien pour sa série Camping Paradis, TF1 a
fait une halte en région lyonnaise pour faire passer des auditions.
Les cœurs des amoureux battent la chamade
pour le 14 février. C’est également vrai pour
certains secteurs d’activité commerciale.
C
omment vous appelez-vous ? Quel est
votre âge ? Quelle
profession exercez-vous ? ".
Non, il ne s’agit pas d’un
entretien
professionnel.
Mais bien d’une audition
pour une série télévisée française, dans les locaux d’une
radio lyonnaise partenaire,
à
St-Cyr-au-Mont-d’Or.
TF1 cherche un comédien
capable de jouer un second
rôle dans la série Camping
Paradis.
Les candidats, sélectionnés
sur photos et lettre de
motivation, se succèdent.
Les questions aussi. Taille,
hobbies, lieu de résidence…
le jury veut tout savoir.
Ou presque. Plus qu’un
interrogatoire, la manœuvre
sert avant tout à mettre à
l’aise le comédien avant la
première prise. Et ce, qu’il
soit amateur ou déjà rôdé
aux castings. " Ce n’est pas
mon premier essai, mais
j’ai toujours le trac " avoue
Céline, une candidate, avant
son passage.
" Soyez tranquille, restez
naturel. Pour vous, la caméra
n’existe pas. Concentrezvous seulement sur votre
interlocuteur et attendez
que je dise " coupez ! " pour
vous arrêter " lance ainsi le
directeur de casting, Bruno
Delahaye, à un candidat.
Trois, voire quatre prises lui
suffiront pour se faire une
idée. " Pas besoin de plus. à
la première, on prend le pouls.
Ensuite, tout dépend de la
faculté du candidat à savoir
écouter nos conseils puis à
les mettre en application lors
des essais suivants " souligne
Didier Rigot, directeur de la
communication chez TF1.
Bruno Delahaye confirme :
" Mon but, c’est de l’emmener
là où je veux qu’il aille, qu’il
interprète le rôle de la manière
dont moi je sens le texte ".
Notés de 1 à 10
Avec eux, trois
autres
Chaque membre du jury note la prestation des comédiens sur des
critères bien définis / Photo Baptiste Marsal
[ 4 ] Vendredi 11 février 10 du MAT’
C
Avant de répéter leur texte face à la caméra, le jury tente de mettre à
l’aise les candidats / Photo Baptiste Marsal
personnes composent le
jury derrière la caméra :
une assistante de la chaîne
et un membre de chaque
entreprise partenaire - plus
une équipe de télévision
pour le site Internet de TF1.
Assises sur un canapé, elles
scrutent la performance
du candidat, le notant
de 1 à 10 sur des critères
définis : présence à l’image,
assurance, qualité du jeu et
diction.
Une fois tous les candidats
passés au crible, le jury se
réunit et chacun apporte
son sentiment sur les performances des uns et des autres.
Le choix n’est jamais facile.
" On essaye de retenir une personne par ville. Il arrive d’en
prendre deux, si on a un réel
coup de cœur pour un candidat. " note Bruno Delahaye.
Une fois l’audition terminée, les comédiens sont prévenus du choix du jury dans
la soirée ou le lendemain.
Pour le ou la sélectionné(e),
il faudra monter à Paris en
avril pour la " finale ". Car
Lyon n’est qu’une étape parmi 12 villes de province.
Baptiste Marsal
En
chiffres
> Le jury sélectionne
entre 15 et 20
candidats par casting,
dans 12 villes.
> Une caméra et un
projecteur lumière
suffisent.
> Les auditions
prennent fin le
17 mars à Marseille.
’est une fête commerciale, j’y suis
indifférent ", affirment beaucoup
de personnes. Pour les autres, la SaintValentin est immancable. Si Cupidon
tire ses flèches en plein cœur, la date
vise les porte-monnaie. Restaurants,
hôtels ou fleuristes, les professionnels se
frottent les mains.
Cinq jours avant l’événement des
amoureux, le restaurant l’Opus aux
Terreaux compte 70 places réservées
sur 80. Mohammed Loukkal, patron de
l’établissement, estime toutefois que " ce
n’est pas un rendez-vous incontournable.
En revanche, il contribue grandement au
chiffre d’affaires du mois de février qui est
une période creuse ". Les restaurateurs
interrogés proposent des menus dédiés
à la fête des amoureux. Pour certaines
enseignes, habituellement fermées le
lundi, c’est une occasion de développer
leur activité. " De vendredi à lundi, nous
sommes complets. C’est une constante
depuis des années. Notre hôtel a beaucoup
de réservations pour notre formule SaintValentin ", explique Ségolène Baronnat,
réceptionniste au Pavillon de la Rotonde
à Charbonnières-les-Bains.
Quelques commerces jouent le jeu de la Saint
Valentin / Photo Fabien Leone
D’autres commerçants remarquent que
"c’est un achat guidé par les sentiments :
il a du sens. L’amour dans le secteur de
la bijouterie reste le meilleur argument de
vente. Toutefois, c’est surtout des cadeaux
peu onéreux ", analyse Eric Misme,
gérant de Planète Cristal. En effet, les
cadeaux coûteux ne sont plus prisés.
Pour Jacqueline Cacciapuoti, bijoutière,
" la Saint-Valentin a peu d’impact. Certains messieurs auront la chance d’avoir
une montre mais c’est très marginal. Les
gens préfèrent se rendre au restaurant ou
au cinéma. La crise a accentué cette situation ". La Saint-Valentin reste l’occasion
d’entrenir la flamme mais sans excès.
Fabien Leone
" La Saint-Valentin c’est 30 % de notre activité "
Florence Milot est fleuriste dans le 2e arrondissement. Pour ce secteur
d’activité, la Saint-Valentin est essentiel.
Que prévoyez-vous pour
ce jour particulier ?
Nous avons des compositions originales pour
l’occasion. C’est plutôt
marginal car prévue pour
une clientèle particulière
qui recherche l’originalité. Les roses rouges, quant
à elles, sont un classique
indémodable. C’est ce
qui marche le mieux.
S’agit-il de l’événement
le plus important de
l’année ?
C’est effectivement une
période qui joue un rôle
important dans notre
métier. En revanche, la
fête des mères voire celles
de fin d’année sont les périodes les plus fastes pour
les fleuristes. La Saint-
Valentin représente tout
de même 30 % de notre
chiffre d’affaires.
Vos clients font-ils des
folies ?
Je n’ai jamais reçu de
commande extravagante.
Certains clients commandent d’énormes bouquets de roses. Si les fleurs
se vendent, c’est aussi
parce que ce n’est pas un
gros investissement.
F.L.
►►►
Fil Info
■ Une maison de
l’entreprise a Lyon
Phillippe Grillot, le nouveau
président de la Chambre de
Commerce et d’Industrie de
Lyon envisage une Maison de
l’Entreprise aux confins de
Corbas et Vénissieux. Le futur
bâtiment pourra recevoir toutes
les différentes associations du
secteur afin de promouvoir et
conseiller les professionnels.
Les travaux devraient débuter
mi-2011 pour une livraison au
cours du premier semestre 2012.
■ tourisme,
3e employeur a lyon
Lyon est la deuxième destination
touristique urbaine derrière
Paris. 5,5 millions de visiteurs
(pour moitié des étrangers) sur
le Grand Lyon pour 25 000
emplois. Le chiffre d’affaires
dépasse le milliard d’euros.
Les salons internationaux ont
contribué à renforcer l’aura de
la ville. Entre mai et juin, une
tournée promotionnelle dans les
grandes capitales européennes
vantera les charmes de Lyon.
Mais la première cible visée sont
les Lyonnais eux-mêmes.
■ VOLs : LYON émirats arabes unis
Lyon et Abu Dhabi ont signé
des accords afin d’autoriser les
compagnies aériennes Emirates
et Etihad Airways à ajouter près
de 14 vols par semaine entre les
émirats et Lyon. Au total, 22
lignes seront ajoutées en France.
Pour s’abonner : [email protected]
Plus d’informations sur :
10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 5 ]
FOCUS 9E
UPI RENé cassin
Gare à la plateforme
Le recyclage à l’honneur
La gare de Vaise est bien plus qu’un simple quai de la SNCF.
Inaugurée en 1997, cette plateforme est dite " multimodale ".
Mardi 15 février, les écoles de l’UPI se disputeront le prix de la plus
grande quantité de papier récoltée depuis le 3 janvier.
C
N
orrespondance Métro D : Gare de
Vénissieux ou Gare de Vaise… ".
Nombreux sont les étudiants
arrivant à l’université qui viennent
d’entendre cette petite voix.
Mais combien se sont rendus jusqu’au
terminus de la ligne dans le sens SudNord ?
Cette station cumule les services.
TER, métros, bus, cars, parc relais automobile et station de Vélo’ V sont à la
disposition des voyageurs.
Il y en a donc pour tous les types de
voyageurs et modes de déplacement.
" Les gens qui fréquentent les parcs
relais proviennent essentiellement des
Monts d’Or ", nous explique Théodore,
gestionnaire des parcs relais de la ville.
" Par souci écologique ou pour faire des
économies ou encore gagner du temps
sur les trajets, ils laissent leurs véhicules
pour la journée. Il suffit juste d’un titre
de transport validé du réseau TCL pour
pouvoir stationner ". Les deux parkings
sont victimes de leur succès, puisque
De nombreux voyageurs profitent de la présence de cette gare tous les jours / Photo Jean Rioufol
les 502 (Vaise 1) et 727 places (Vaise 2)
trouvent preneurs quotidiennement
à quasiment 100 %. " C’est vrai que
j’essaie d’arriver cinq minutes avant
le pic d’affluence vers 7 h 30 ", nous
confie Pierre, commercial dans le 2e
arrondissement. " Après, c’est la guerre
Les autres gares lyonnaises
Elles sont sept. Hormis les deux gares principales de la capitale des Gaules,
Part-Dieu et Perrache, cinq autres gares de quartier complètent le total.
La gare de Saint-Paul - terminus - se situe dans le 5e arrondissement. Les
gares de Gorge de Loup - et donc de Vaise - sont toutes les deux dans le
9e arrondissement de la ville, au Nord-Ouest. Enfin, la gare Jean Macé qui
a ouvert ses rails aux voyageurs fin 2009. Il ne faut, bien sûr, pas oublier la
gare de Lyon-Saint Exupéry TGV, anciennement gare Satolas, qui dessert
l’aéroport.
En terme de fréquentation, la gare de la Part-Dieu - anciennement
gare des Brotteaux - est la première de la région Rhône-Alpes, avec 6
millions de voyageurs. Suit ensuite la gare de Perrache avec 1 700 000,
puis Lyon-Saint Exupéry avec 491 579 voyageurs à l’année.
Dans le passé, le quartier de la Croix Rousse était desservi par une gare.
Cette dernière a fermé ses portes en 1953.
[ 6 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’
du chacun sa place ! ", lâche t-il avec
un sourire. Pour Agathe, étudiante
en communication au sein de l’UPI,
cette gare " est un vrai plus. J’ai de la
chance, les trains sont presque toujours à
l’heure ! ".
Elle effectue l’aller-retour tous les
jours de la semaine entre Villefranche
et Lyon. Environ 6 000 voyageurs y
transitent chaque jour. Côté bitume,
Mauricette, retraitée des TCL, est
ravie de pouvoir rallier par la ligne 21
Limonest où elle réside, au centreville via la gare. " Ce serait un comble
d’utiliser la voiture pour moi ! En plus,
ces jours-ci, la qualité atmosphérique est
vraiment mauvaise ". élément invisible
pour le public, la gare de Vaise est
également à la pointe de la technologie.
Sur le toit du 4e étage du parking, 1 182
m2 de panneaux solaires fournissent de
l’énergie électrique. Grâce à cet effet
photovoltaïque, 180 000 kWh/an
produisent l’équivalent annuel de 30
logements de type T3. Cette gare est
vraiment multifonctions !
Jean Rioufol
e perdez papier ". Tel est le slogan du " trophée inter-école
du recyclage ".
Mardi 15 février, les salariés de chaque
école sont appelés à descendre dans le
hall de l’UPI de 11 heures à 13 heures
pour y amener leur carton rempli de
papier à recycler. Depuis la rentrée, le
3 janvier, chacun possède dans son bureau une petite boîte bleue où il accumule ses feuilles usagées.
" Cette opération complète ce que l’on
a réalisé il y a deux ans. En novembre
2008, on avait mis à disposition des étudiants 14 bidons bleus. Cette année, on a
décidé d’insister sur le tri auprès des permanents ", détaille Edna Ferber, directrice de l’Institut commercial lyonnais
(ICL). " Cet intérêt à recycler fait partie
des actions les plus faciles à entreprendre.
Si on regarde bien, nos poubelles sont
remplies à 80 % de papier. J’espère surtout que ce sera utile pour sortir de nos
mauvaises habitudes " ajoute-t-elle.
Décidé lors de la commission de
développement durable, ce concours
fait suite à un rapport interne à l’UPI
indiquant que les étudiants sont
davantage sensibilisés à ce tri que les
administratifs. Une nouvelle action
qui s’inscrit dans la démarche campus
responsable.
Mais, pour une fois, de façon collective.
" Plutôt que chaque école trie son papier
dans son coin, on a trouvé qu’il était
plus pertinent de faire bouger l’ensemble
de l’université, en même temps, dans la
même direction " explique Pascal Augier,
chargé du développement durable au
sein du CIEFA.
Continuer le tri après le concours
Munis de quatre balances, Edna Ferber
et Pascal Augier pèseront, école par
école, la quantité de papier récoltée. Le
classement final sera établi au poids et
au prorata du nombre de participants
par établissement. Le gagnant se verra
remettre un prix honorifique à treize
heures autour " d’un pot et de quelques
cacahuètes ".
Mais l’action ne doit pas s’arrêter à ce
trophée du recyclage. Le but de l’opération reste avant tout de changer les
mentalités sur le long terme au sein de
l’université. " Machinalement, on a tendance à jeter nos papiers dans la poubelle
de notre bureau. Mais après ce concours,
je pense qu’on doit continuer à mettre nos
feuilles dans nos petits cartons et prendre
l’habitude d’aller les jeter dans les bidons
bleus " indique Florence Félix, chargée
de recrutement à l’ISCPA. Pour qu’il
n’y ait plus que le campus de responsable.
H.M. et B.M.
►►► Les rendez-vous de l’UPI
■ Coupure de courant
Aux alentours de 13 heures, une
coupure de courant est venue
perturber la rue du sergent Michel
Berthet. Les feux tricolores n’ont pas
fonctionné pendant une dizaine de
minutes, sans qu’aucun accident ne
se produise. La boulangerie Pozzoli a
aussi été touchée, mais pas l’UPI.
■ Concours photo
En partenariat avec la ville de Lyon,
des étudiants de Sup’ de Com’
organisent un concours photo sur
le thème de la nuit. Les volontaires
peuvent envoyer leurs photos du 12
février au 3 avril à l’adresse suivante :
[email protected].
Chaque permanent dispose de son carton
pour y déposer son papier usagé
Photo Baptiste Marsal
Réagissez !
sur www.keskiscpass.com
Le 10 du mat’
Adresse : 47, rue sergent Michel Berthet,
69009 Lyon
Site web : www.keskiscpass.com
Email : [email protected]
Tél : 04 72 85 71 71
Directrice de la publication : Isabelle Dumas
Directeur de la rédaction : Christian Redon
Rédacteur en chef : Grégoire Arnould
Secrétaire de rédaction : Hermance Murgue
Coordinateur web : Fabien Leone
Rédaction : Grégoire Arnould-Cordier, Camille
Brunier, Lucas Demangeat, Sarah Duverger, Fabien
Leone, Virginie Malbos, Baptiste Marsal, Hermance
Murgue, Jérôme Paquet, Jean Rioufol, Léo Faure.
Réalisé dans le cadre de la spécialité presse écrite
des étudiants de l’ISCPA Lyon
Plus d’infos sur http://www.concours-photo-lyon.com
10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 7 ]
SCIENCES
Culture
Piqûre de rappel
L’ assurance maladie recommande aux personnes de plus de 65 ans de
se faire vacciner contre la grippe. Le virus n’oublie pas les plus jeunes.
Il faut attendre 15 jours
après l’injection pour être
protégé contre le virus de la
grippe / Photo D.R.
C
louée au lit avec 39° de fièvre,
courbaturée, Marion, 20 ans,
n’a pas échappé à l’épidémie
de grippe cette année. Une situation
pénible qu’elle aurait pu éviter en se
faisant vacciner. Pourtant, comme
beaucoup de jeunes, l’idée ne lui a
pas traversé l’esprit à l’approche de
l’hiver. " Si mon médecin me conseillait
de me faire vacciner, je l’écouterais. Mais
on a souvent tendance à croire que ce
vaccin est réservé aux personnes âgées ",
commente Marion.
En effet, la piqûre est seulement
recommandée pour les personnes
âgées de plus de 65 ans. " à moins
qu’ils n’en fassent la demande auprès de
leur médecin traitant, il n’y a aucune
directive pour les jeunes concernant le
vaccin contre la grippe saisonnière. Nous
en vendons très peu même si son prix
n’est pas élevé (6,25 euros). Pourtant, son
efficacité pourrait éviter quelques maux ",
explique Sylvie Gloppe, pharmacienne.
L’opinion est la même pour Georges
Poulier, médecin généraliste : " Je ne
recommande pas forcément le vaccin à
mes jeunes patients. Ils sont correctement
[ 8 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’
armés pour lutter contre le virus. Mais
il arrive parfois qu’avec la fatigue,
les défenses immunitaires baissent et
l’infection s’installe ". Une petite piqûre
qui pourrait donc être une arme de
plus pour faire face à l’hiver.
Pourtant, l’efficacité du vaccin contre
la grippe est souvent remise en cause.
" Le vaccin ne peut pas être efficace à
100 % car le virus évolue chaque année.
Il faudrait que les laboratoires soient
médiums pour connaître, à l’avance,
les souches exactes qui seront présentes
dans le virus de l’année d’après ".
L’efficacité varierait selon les années
entre 70 % et 80 %. Chaque année,
l’OMS (Organisation mondiale de
la santé) émet des recommandations
pour l’élaboration du nouveau vaccin.
Il est créé à partir des souches de la
grippe qui ont le plus circulé l’année
précédente. D’où l’importance de se
faire vacciner tous les ans. Cette année,
il est composé de trois souches, dont
celle qui protège contre le virus H1N1.
Pour certains, une raison de plus pour
ne pas tendre le bras.
Sarah Duverger
Alerte grippe
Cette semaine, Rhône-Alpes
monte sur la troisième marche
du podium du nombre de cas de
grippe.
Avec 874 cas pour 100 000
habitants, la région se situe juste
derrière la région Provence-AlpesCôte-d’Azur (877 cas) et l’Auvergne (935 cas).
Le seuil épidémique de la grippe
est fixé à 167 cas pour 100 000
habitants.
C’est le réseau Sentinelles, composé de 1 323 médecins généralistes,
qui est chargé de recueillir les données concernant les
symptômes
grippaux
constatés.
Les lecteurs aux courses
D
iscrète, elle ne s’affiche pas
sur tous les murs. La Fête du
Livre de Bron souffle cette
année ses 25 bougies et n’a plus besoin
du renfort de la publicité. " C’est une
des grandes manifestations culturelles et
littéraires de la région " s’enthousiasme
Sandrine. La jeune femme y participe
chaque année. En tant que lectrice,
mais surtout pour représenter Decitre,
où elle travaille comme libraire. Elle
ajoute : " La marque forte de cette Fête
du Livre, et j’insiste sur le mot fête, est
de mettre toutes sortes d’ouvrages à disposition du plus grand nombre. Les têtes
d’affiche comme les premiers romans ".
Ce mélange des genres repose sur la
forte implication des librairies. Brigitte
Giraud, la conseillère littéraire de
l’association organisatrice Lire à Bron,
définit les rôles de chacun : " Nous
réalisons une véritable programmation.
Choisir les 50 auteurs représente une
année de lecture. De leur côté, les
libraires proposent sur leurs étals les
ouvrages qui leur plaisent. Ce ne sont pas
forcément ceux des invités venus pour les
conférences ". L’organisation est efficace.
Chaque année, la Fête du Livre fait le
plein. Ils étaient 15 000 l’an dernier. Et
les ouvrages proposés sur les 1000 m2
s’arrachent. 120 à 150 000 euros de
livres sont vendus chaque année.
De belles recontres à l’hippodrome
" C’est un gros week-end qui nous rapporte. Mais cela n’est rien à côté du bénéfice que se font les librairies sur des salons
comme celui de Saint-étienne. Venir à
Bron ce n’est pas pour l’argent " nuance
Françoise Vincent, responsable de la
librairie à pleine page. "Nous aimons
ce salon car il ramène un public varié.
Des amateurs de littérature très pointus.
Mais aussi des habitants de Bron, moins
calés, qui n’ont pas l’habitude d’aller
dans les librairies ".
Sans oublier les lycéens, comme
ceux de Marcel Sembat à Vénissieux.
La
documentaliste
Marie-Pierre
Ermakoff est à l’origine de leur venue
sur le salon. Mais avant cela, elle leur
25 ans en 4 souvenirs
Brigitte Giraud, conseillère
littéraire de la Fête du Livre,
détaille les moments forts de
ses 25 ans d’existence.
■ La création.
" Au tout début, la Fête du
livre était dédiée aux écrivains
du voyage. Nous l’organisions
encore en partenariat avec la
médiathèque de Bron. C’est
bien plus tard, en 2000,
que nous avons déménagé à
l’hippodrome ".
■ Les dix ans.
" Nous choisissons chaque année
un thème différent. Pour cet
anniversaire, nous avions voulu
célébrer les grandes formes de
récits : témoignages, inventions
et résistance ".
■ Des découvertes.
" En 1997, nous avons accueilli
Michel Houellebecq alors qu’il
n’était pas encore connu. L’année
d’après, Florence Aubenas venait
présenter un livre sur le Rwanda.
C’était avant son enlèvement.
Elle a su capter l’attention du
public ".
■ Des émotions.
" Les rencontres ont permis des
moments très intenses. Comme
pour la venue de Richard
Bohringer, ou celle d’Atiq
Rahimi qui venait d’obtenir le
Goncourt pour Syngué Sabour.
Et le discours d’introduction
de Christine Angot pour sa
première visite m’a beaucoup
marquée ".
Quand l’hippodrome de Parilly devient
librairie / Photo Christine Chaudagne
propose de lire trois livres, afin de
pouvoir participer aux rencontres.
"Pour nous, en tant que lycée, le but
n’est pas d’organiser coûte que coûte des
rencontres avec des écrivains. Mais c’est
différent d’une manifestation comme
les Assises internationales du roman
,où les auteurs, que j’aime en tant que
lectrice, ne sont pas choisis pour plaire à
des étudiants". Et au lycée, la Fête du
Livre a séduit. L’an dernier, des élèves
" très émus par leur rencontre avec un
des écrivains " sont venus réclamer ses
ouvrages pour la bibliothèque.
Virginie Malbos
►►► Fil
culture
► Soirée Hitchcock
à l’Institut Lumière
Samedi à partir de
16 h 30, Sean Connery
et Tippi Hedren
crèveront l’écran au
hangar du Premier Film
dans Pas de printemps
pour Marnie. Considéré
comme le dernier chef
d’œuvre d’Hitchcock, le
long métrage sera suivi
d’une discussion avec
l’écrivain Tanguy Viel,
passionné de cinéma. La
fin des débats est prévue
à 22 heures.
> 6,80 euros. Réduit :
5,80 euros. Réservation
conseillée en billeterie
► Derniers jours de
l’expo bijoux textiles
Au Musée des Tissus et
des Arts décoratifs, les
parures mélangent les
genres et les matières
innovantes. En silicone
injectée dans la soie ou
en fibres de métal tissés,
elles sont visibles jusqu’à
dimanche.
> De 10h à 17h30.
Retrouvez Radio ISCPA,
partenaire du 10 du mat’,
sur www.keskiscpass.com
10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 9 ]
Ils font bouger lyon
Un boulot magique
MéTIERS INSOLITES (4/4). Anthony James est un illusionniste
lyonnais amoureux de son public, tombé dans la magie à 8 ans.
C
omment la magie est-elle venue à vous ?
Quand j’avais huit ans, il y a
trente ans, on m’a offert la boîte de
magie de Dominique Webb, un grand
nom de la prestidigitation. C’était un
jeu et depuis je n’ai jamais arrêté. J’ai
voulu devenir magicien avant tout car
j’adore le contact avec le public. La
magie c’est comme le théâtre, la danse,
la musique, c’est un outil artistique
pour interagir avec les gens qui sont
venus vous voir.
Existe-t-il un chemin à suivre pour
exercer votre profession ?
C’est un métier qui est à l’initiative des
amateurs de magie, de ceux qui veulent
gagner leur vie de cet art. C’est un des
seuls domaines artistiques où les professionnels sont des autodidactes. Puis
on prend aussi des cours de mime, de
"
J’aime que la magie
crée une harmo-
nie avec le public "
jeu de scène, de chant, pour parfaire
notre relation avec le public. Je ne fait
pas un tour pour épater la galerie, j’ai
envie de conquérir les gens par d’autres
moyens que l’illusion. Pour dessiner les
story-boards de mes spectacles, je m’inspire en allant au théâtre, en allant voir
des concerts, des comédies...
Avez-vous un tour préféré ?
J’aime tout ce qui a trait à la lévitation. J’apprécie faire voler des objets
de toutes sortes et partager la surprise
de l’auditoire. Je suis aussi stupéfait par
les tours que je réalise, car si je ne crois
pas au miracle, c’est impossible que le
[ 10 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’
Cartomanie, lévitation, illusion... Anthony a la " magie générale " au bout des doigts. Plus
d’information sur www.anthonyjames.fr / Photo ©Anthony James.
public vive la même chose. C’est pour
ça que je préfère le close up, quand on
est à un mètre du spectateur, quand on
intervient à la table des gens. Je pense
que c’est la meilleure manière de vivre
le spectacle.
Où est-ce qu’un magicien a l’habitude de se produire ?
Je travaille un peu partout. En ce
moment, le jour, je prépare un
spectacle pour l’année prochaine. Le
soir, je participe à des séminaires pour
des entreprises, à des soirées dans des
restaurants, dans des cafés-théâtre, dans
des cabarets. Ces lieux se prêtent au close
up, j’ai côtoyé ainsi des publics de tous
horizons : des banquiers, des médecins,
des ouvriers... Il m’est aussi arrivé de
donner des spectacles en prison, pour
les détenus et leurs enfants. J’ai joué
devant un public d’autistes. C’est
un choix personnel, j’avais envie de
transmettre mon amour de la scène et
du public y compris à ces personnes là.
J’aime cet éclectisme. J’ai pu voyager,
à Madagascar par exemple. J’ai donné
un show pour l’inauguration d’une TV
malgache, propriété de Andry Rajoelina,
l’ancien maire d’Antananarivo, devenu
aujourd’hui président de son pays.
On voit plus de magiciens à la
télévision. Je pense aux émissions
comme Incroyables talents, qu’est-ce
que vous en pensez ?
Comme pour beaucoup de choses à la
télé, on voit de très bons numéros et des
mauvais. Les écrans donnent une certaine représentation de la magie mais
comme je vous l’ai dit, j’aime le contact
avec le spectateur. Vivre un spectacle
de magie " en live ", avec l’artiste à vos
côtés n’a rien à voir.
Propos reccueillis par
Lucas Demangeat