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■ Dans les coulisses de... Camping paradis fait son casting à Lyon N° 20 - Vendredi 11 février 2011 Page 4 Ce quotidien d’information locale est réalisé par les étudiants en journalisme de l’ISCPA Prépare ton barda Par Grégoire Arnould Le stage est l’antichambre de l’emploi, quand il ne se mue pas en boudoir où l’on ronge son frein. Ici, vous obtiendrez la noble tâche de servir le café. Là, votre considération rayonnera d’une toute autre ampleur et vous serez traité, à quelques différences près, comme un égal. Le stage reste une période difficile, où votre statut oscille entre l’étudiant et le salarié, sans que l’aiguille se fixe durablement sur l’un des deux états. Pour autant, il n’apparaît pas malaisé d’obtenir un stage, pour peu que patience et volonté soient érigées au rang de vertus cardinales. Si l’offre est toujours plus importante que la demande - c’est la dure loi du marché - il est nécessaire d’accepter l’idée qu’il faut se vendre. être orgueilleux, certes, mais pas prétentieux. La pédanterie est rarement pardonnée. Garder à l’esprit que le dilettantisme ne sera pas non plus toléré. La seule véritable difficulté est celle-ci : en stage, nous ne sommes que des aspirants. Alors, ne rompez pas les rangs et… marchez au pas ! ■ Pour s’abonner : [email protected] Plus d’informations sur : Génération stagiaires Trouver un stage, un vrai parcours du combattant pour les étudiants. PAGES 2 et 3 ■ Economie Saint-Valentin : L’amour à tous les prix Page 5 ■ Focus 9e La station de Vaise, bien plus qu’une gare Page 6 LE FAIT DU JOUR LE FAIT DU JOUR Cherche stage désespérément Les stages se multiplient dans les formations édutiantes, ce qui n’est pas forcément le cas des offres. La formation et la gratification des étudiants posent régulièrement problème pour les entreprises dans le recrutement. Par Camille Brunier et Jérôme Paquet N ous sommes harcelés, s’exclame Jean-Marie Philippe, je reçois 20 demandes de stage par jour ". Directeur des ressources humaines à l’agence de communication Pamplemousse (9e arrondissement) il estime qu’un stage est un investissement. " Même sur une courte période, nous ne prenons pas des étudiants pour les laisser sur une chaise ". Un sentiment partagé par Bénédicte, opticienne dans le 9e. " Il n’y a pas d’avantage à prendre des stagiaires, mais cela fait partie du jeu. C’est un service que l’on rend aux jeunes, même si cela nous prend du temps pour les former ". à l’école santé social Sud-Est (ESSSE), le principal problème est financier. " à peine 10 % des stages de nos étudiants sont gratifiés ", explique Marie-Jo Charbonnier, directrice du département de la formation d’assistant de service social. Des stages tant bien que mal " Les étudiants se rabattent vers les entreprises qui ne sont pas obligées de gratifier les stagiaires, même au-delà de deux mois de stage. " Cela concerne la fonction publique territoriale (Conseil général, Centre communal d’action pas les élèves infirmiers. " L’école nous propose nos lieux de stage. Nous sommes libres de refuser, certaines offres ne sont pas adéquates. On m’a proposé un stage d’éducatrice spécialisée alors que je cherche à devenir infirmière ", raconte Marion, en 2e année à l’école publique Clémenceau. Un stage sans chercher Même cas de figure dans les écoles d’ingénieurs. " L’école nous transmet des offres de stage. Cela m’a aidé pour mon stage obligatoire à l’étranger. J’ai travaillé six mois chez Fiat, à Turin. Même si je n’ai pas été payé, sur le CV cela attire l’œil ", explique Julien, diplômé de l’ECAM (école catholique des arts et métiers de Lyon 5e). Malgré les nombreux outils pour obtenir un stage, les étudiants ont bien souvent du mal à trouver leur bonheur / Photo Camille Brunier social et hôpitaux publics). Des solutions de secours qui ne suffisent pas toujours. En septembre dernier, cinq stages en formation d’éducateurs spécialisés n’ont pas été trouvés à temps. L’école est intervenue et les formations en entreprise ont démarré avec 15 jours de retard. " Sans avoir effectué la durée de stage minimale (12 à 15 mois en trois ans), on ne peut pas passer le diplôme d’état, explique Marie-Jo Charbonnier. On redoute ce scénario. On garde les formations tant bien que mal, mais on ne sait pas comment cela va se passer à moyen terme ". Un problème que ne rencontrent Statut du stagiaire dans l’entreprise d’accueil L’étudiant stagiaire n’est pas lié par un contrat de travail à l’entreprise qui l’accueille, mais par une convention tripartite signée par l’école, l’employeur et l’élève. Selon la " Charte des stages étudiants en entreprise " des ministères de l’Emploi et de l’éducation nationale, le stage est à but pédagogique. S’il peut exécuter des tâches à caractère professionnel, l’étudiant est dans l’entreprise pour " observer et apprendre " avant tout. à ce titre, il doit être doublement encadré : par un enseignant de son établissement et par un membre de l’entreprise. L’étudiant n’a pas le statut de salarié – il n’a donc aucune obligation de production – et reçoit en conséquence une gratification et non un salaire. Cette dernière correspond à 417,09 € net par mois, pour un stage à temps plein. Pendant leurs stages, les étudiants n’ont pas la possibilité de toucher des allocations chômages et ne cotisent pas pour leur retraite. ■ [ 2 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’ Les étudiants doivent parfois choisir entre gratification et expérience. " Les entreprises exagèrent, 400 euros par mois, ce n’est pas énorme ", estime Valérie Voiron, directrice générale des écoles Peyrefitte (Lyon 2e). L’éducation nationale impose, dans le cursus de BTS Tourisme, que les stages soient découpés en périodes de maximum six semaines. " En si peu de temps, j’ai eu l’impression de survoler mon travail au Musée d’art contemporain de Lyon ", constate Mélanie, ancienne étudiante en tourisme, un peu déçue. Malgré une formation lourde à assumer financièrement et humainement, " les professionnels renvoient souvent l’ascenseur aux étudiants ", conclut Valérie Voiron. ■ 417,09. C’est le montant minimum net, en euros et par mois, de la gratification allouée à un étudiant pour un stage d’une durée d’au moins deux mois consécutifs. Cela correspond à 12,5 % du plafond horaire de la Sécurité sociale pour un temps plein. ■ " Un stagiaire fait le même travail qu’un salarié " Alexandra*, Génération-Précaire, collectif indépendant de travailleurs Quels sont les secteurs les plus touchés par le manque de stages ? Tous les secteurs sont touchés. Aujourd’hui il y a de moins en moins de stages qui sont proposés dans le cadre des études pour valider un diplôme. Les formations en entreprise servent de substitut à un premier emploi, parce que les entreprises demandent des jeunes diplômés avec deux ou trois ans d’expérience, ce que tout le monde n’a pas. Donc les jeunes commencent par des stages pour se faire une expérience, et ensuite ils peuvent postuler pour un emploi, ce qui prend la place de ceux qui étudient encore. Quelles sont les causes selon vous de cette pénurie de stages ? Les entreprises se retranchent derrière l’excuse du manque d’expérience. Pourtant, ce n’est pas une raison valable. C’est juste une échappatoire pour ne pas embaucher, ce n’est même pas de la frilosité. Les entreprises ne veulent pas recruter. On ne peut pas nier qu’il y ait moins d’argent depuis la crise. Cette baisse des budgets est répercutée sur l’embauche de jeunes salariés, alors que les salaires les plus importants sont ceux des personnes à l’ancienneté la plus grande. Les stages ne sont en plus pas toujours rémunérés, alors que le travail du stagiaire est souvent le même que celui d’une personne salariée. ■ *à la demande de la personne interrogée, le prénom a été changé. Une des manifestations du collectif Génération-Précaire / Photo DR 10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 3 ] DANS LES COULISSES DE... économie Moteur... Action ! Quand on aime, on compte quand même à la recherche d’un comédien pour sa série Camping Paradis, TF1 a fait une halte en région lyonnaise pour faire passer des auditions. Les cœurs des amoureux battent la chamade pour le 14 février. C’est également vrai pour certains secteurs d’activité commerciale. C omment vous appelez-vous ? Quel est votre âge ? Quelle profession exercez-vous ? ". Non, il ne s’agit pas d’un entretien professionnel. Mais bien d’une audition pour une série télévisée française, dans les locaux d’une radio lyonnaise partenaire, à St-Cyr-au-Mont-d’Or. TF1 cherche un comédien capable de jouer un second rôle dans la série Camping Paradis. Les candidats, sélectionnés sur photos et lettre de motivation, se succèdent. Les questions aussi. Taille, hobbies, lieu de résidence… le jury veut tout savoir. Ou presque. Plus qu’un interrogatoire, la manœuvre sert avant tout à mettre à l’aise le comédien avant la première prise. Et ce, qu’il soit amateur ou déjà rôdé aux castings. " Ce n’est pas mon premier essai, mais j’ai toujours le trac " avoue Céline, une candidate, avant son passage. " Soyez tranquille, restez naturel. Pour vous, la caméra n’existe pas. Concentrezvous seulement sur votre interlocuteur et attendez que je dise " coupez ! " pour vous arrêter " lance ainsi le directeur de casting, Bruno Delahaye, à un candidat. Trois, voire quatre prises lui suffiront pour se faire une idée. " Pas besoin de plus. à la première, on prend le pouls. Ensuite, tout dépend de la faculté du candidat à savoir écouter nos conseils puis à les mettre en application lors des essais suivants " souligne Didier Rigot, directeur de la communication chez TF1. Bruno Delahaye confirme : " Mon but, c’est de l’emmener là où je veux qu’il aille, qu’il interprète le rôle de la manière dont moi je sens le texte ". Notés de 1 à 10 Avec eux, trois autres Chaque membre du jury note la prestation des comédiens sur des critères bien définis / Photo Baptiste Marsal [ 4 ] Vendredi 11 février 10 du MAT’ C Avant de répéter leur texte face à la caméra, le jury tente de mettre à l’aise les candidats / Photo Baptiste Marsal personnes composent le jury derrière la caméra : une assistante de la chaîne et un membre de chaque entreprise partenaire - plus une équipe de télévision pour le site Internet de TF1. Assises sur un canapé, elles scrutent la performance du candidat, le notant de 1 à 10 sur des critères définis : présence à l’image, assurance, qualité du jeu et diction. Une fois tous les candidats passés au crible, le jury se réunit et chacun apporte son sentiment sur les performances des uns et des autres. Le choix n’est jamais facile. " On essaye de retenir une personne par ville. Il arrive d’en prendre deux, si on a un réel coup de cœur pour un candidat. " note Bruno Delahaye. Une fois l’audition terminée, les comédiens sont prévenus du choix du jury dans la soirée ou le lendemain. Pour le ou la sélectionné(e), il faudra monter à Paris en avril pour la " finale ". Car Lyon n’est qu’une étape parmi 12 villes de province. Baptiste Marsal En chiffres > Le jury sélectionne entre 15 et 20 candidats par casting, dans 12 villes. > Une caméra et un projecteur lumière suffisent. > Les auditions prennent fin le 17 mars à Marseille. ’est une fête commerciale, j’y suis indifférent ", affirment beaucoup de personnes. Pour les autres, la SaintValentin est immancable. Si Cupidon tire ses flèches en plein cœur, la date vise les porte-monnaie. Restaurants, hôtels ou fleuristes, les professionnels se frottent les mains. Cinq jours avant l’événement des amoureux, le restaurant l’Opus aux Terreaux compte 70 places réservées sur 80. Mohammed Loukkal, patron de l’établissement, estime toutefois que " ce n’est pas un rendez-vous incontournable. En revanche, il contribue grandement au chiffre d’affaires du mois de février qui est une période creuse ". Les restaurateurs interrogés proposent des menus dédiés à la fête des amoureux. Pour certaines enseignes, habituellement fermées le lundi, c’est une occasion de développer leur activité. " De vendredi à lundi, nous sommes complets. C’est une constante depuis des années. Notre hôtel a beaucoup de réservations pour notre formule SaintValentin ", explique Ségolène Baronnat, réceptionniste au Pavillon de la Rotonde à Charbonnières-les-Bains. Quelques commerces jouent le jeu de la Saint Valentin / Photo Fabien Leone D’autres commerçants remarquent que "c’est un achat guidé par les sentiments : il a du sens. L’amour dans le secteur de la bijouterie reste le meilleur argument de vente. Toutefois, c’est surtout des cadeaux peu onéreux ", analyse Eric Misme, gérant de Planète Cristal. En effet, les cadeaux coûteux ne sont plus prisés. Pour Jacqueline Cacciapuoti, bijoutière, " la Saint-Valentin a peu d’impact. Certains messieurs auront la chance d’avoir une montre mais c’est très marginal. Les gens préfèrent se rendre au restaurant ou au cinéma. La crise a accentué cette situation ". La Saint-Valentin reste l’occasion d’entrenir la flamme mais sans excès. Fabien Leone " La Saint-Valentin c’est 30 % de notre activité " Florence Milot est fleuriste dans le 2e arrondissement. Pour ce secteur d’activité, la Saint-Valentin est essentiel. Que prévoyez-vous pour ce jour particulier ? Nous avons des compositions originales pour l’occasion. C’est plutôt marginal car prévue pour une clientèle particulière qui recherche l’originalité. Les roses rouges, quant à elles, sont un classique indémodable. C’est ce qui marche le mieux. S’agit-il de l’événement le plus important de l’année ? C’est effectivement une période qui joue un rôle important dans notre métier. En revanche, la fête des mères voire celles de fin d’année sont les périodes les plus fastes pour les fleuristes. La Saint- Valentin représente tout de même 30 % de notre chiffre d’affaires. Vos clients font-ils des folies ? Je n’ai jamais reçu de commande extravagante. Certains clients commandent d’énormes bouquets de roses. Si les fleurs se vendent, c’est aussi parce que ce n’est pas un gros investissement. F.L. ►►► Fil Info ■ Une maison de l’entreprise a Lyon Phillippe Grillot, le nouveau président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon envisage une Maison de l’Entreprise aux confins de Corbas et Vénissieux. Le futur bâtiment pourra recevoir toutes les différentes associations du secteur afin de promouvoir et conseiller les professionnels. Les travaux devraient débuter mi-2011 pour une livraison au cours du premier semestre 2012. ■ tourisme, 3e employeur a lyon Lyon est la deuxième destination touristique urbaine derrière Paris. 5,5 millions de visiteurs (pour moitié des étrangers) sur le Grand Lyon pour 25 000 emplois. Le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros. Les salons internationaux ont contribué à renforcer l’aura de la ville. Entre mai et juin, une tournée promotionnelle dans les grandes capitales européennes vantera les charmes de Lyon. Mais la première cible visée sont les Lyonnais eux-mêmes. ■ VOLs : LYON émirats arabes unis Lyon et Abu Dhabi ont signé des accords afin d’autoriser les compagnies aériennes Emirates et Etihad Airways à ajouter près de 14 vols par semaine entre les émirats et Lyon. Au total, 22 lignes seront ajoutées en France. Pour s’abonner : [email protected] Plus d’informations sur : 10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 5 ] FOCUS 9E UPI RENé cassin Gare à la plateforme Le recyclage à l’honneur La gare de Vaise est bien plus qu’un simple quai de la SNCF. Inaugurée en 1997, cette plateforme est dite " multimodale ". Mardi 15 février, les écoles de l’UPI se disputeront le prix de la plus grande quantité de papier récoltée depuis le 3 janvier. C N orrespondance Métro D : Gare de Vénissieux ou Gare de Vaise… ". Nombreux sont les étudiants arrivant à l’université qui viennent d’entendre cette petite voix. Mais combien se sont rendus jusqu’au terminus de la ligne dans le sens SudNord ? Cette station cumule les services. TER, métros, bus, cars, parc relais automobile et station de Vélo’ V sont à la disposition des voyageurs. Il y en a donc pour tous les types de voyageurs et modes de déplacement. " Les gens qui fréquentent les parcs relais proviennent essentiellement des Monts d’Or ", nous explique Théodore, gestionnaire des parcs relais de la ville. " Par souci écologique ou pour faire des économies ou encore gagner du temps sur les trajets, ils laissent leurs véhicules pour la journée. Il suffit juste d’un titre de transport validé du réseau TCL pour pouvoir stationner ". Les deux parkings sont victimes de leur succès, puisque De nombreux voyageurs profitent de la présence de cette gare tous les jours / Photo Jean Rioufol les 502 (Vaise 1) et 727 places (Vaise 2) trouvent preneurs quotidiennement à quasiment 100 %. " C’est vrai que j’essaie d’arriver cinq minutes avant le pic d’affluence vers 7 h 30 ", nous confie Pierre, commercial dans le 2e arrondissement. " Après, c’est la guerre Les autres gares lyonnaises Elles sont sept. Hormis les deux gares principales de la capitale des Gaules, Part-Dieu et Perrache, cinq autres gares de quartier complètent le total. La gare de Saint-Paul - terminus - se situe dans le 5e arrondissement. Les gares de Gorge de Loup - et donc de Vaise - sont toutes les deux dans le 9e arrondissement de la ville, au Nord-Ouest. Enfin, la gare Jean Macé qui a ouvert ses rails aux voyageurs fin 2009. Il ne faut, bien sûr, pas oublier la gare de Lyon-Saint Exupéry TGV, anciennement gare Satolas, qui dessert l’aéroport. En terme de fréquentation, la gare de la Part-Dieu - anciennement gare des Brotteaux - est la première de la région Rhône-Alpes, avec 6 millions de voyageurs. Suit ensuite la gare de Perrache avec 1 700 000, puis Lyon-Saint Exupéry avec 491 579 voyageurs à l’année. Dans le passé, le quartier de la Croix Rousse était desservi par une gare. Cette dernière a fermé ses portes en 1953. [ 6 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’ du chacun sa place ! ", lâche t-il avec un sourire. Pour Agathe, étudiante en communication au sein de l’UPI, cette gare " est un vrai plus. J’ai de la chance, les trains sont presque toujours à l’heure ! ". Elle effectue l’aller-retour tous les jours de la semaine entre Villefranche et Lyon. Environ 6 000 voyageurs y transitent chaque jour. Côté bitume, Mauricette, retraitée des TCL, est ravie de pouvoir rallier par la ligne 21 Limonest où elle réside, au centreville via la gare. " Ce serait un comble d’utiliser la voiture pour moi ! En plus, ces jours-ci, la qualité atmosphérique est vraiment mauvaise ". élément invisible pour le public, la gare de Vaise est également à la pointe de la technologie. Sur le toit du 4e étage du parking, 1 182 m2 de panneaux solaires fournissent de l’énergie électrique. Grâce à cet effet photovoltaïque, 180 000 kWh/an produisent l’équivalent annuel de 30 logements de type T3. Cette gare est vraiment multifonctions ! Jean Rioufol e perdez papier ". Tel est le slogan du " trophée inter-école du recyclage ". Mardi 15 février, les salariés de chaque école sont appelés à descendre dans le hall de l’UPI de 11 heures à 13 heures pour y amener leur carton rempli de papier à recycler. Depuis la rentrée, le 3 janvier, chacun possède dans son bureau une petite boîte bleue où il accumule ses feuilles usagées. " Cette opération complète ce que l’on a réalisé il y a deux ans. En novembre 2008, on avait mis à disposition des étudiants 14 bidons bleus. Cette année, on a décidé d’insister sur le tri auprès des permanents ", détaille Edna Ferber, directrice de l’Institut commercial lyonnais (ICL). " Cet intérêt à recycler fait partie des actions les plus faciles à entreprendre. Si on regarde bien, nos poubelles sont remplies à 80 % de papier. J’espère surtout que ce sera utile pour sortir de nos mauvaises habitudes " ajoute-t-elle. Décidé lors de la commission de développement durable, ce concours fait suite à un rapport interne à l’UPI indiquant que les étudiants sont davantage sensibilisés à ce tri que les administratifs. Une nouvelle action qui s’inscrit dans la démarche campus responsable. Mais, pour une fois, de façon collective. " Plutôt que chaque école trie son papier dans son coin, on a trouvé qu’il était plus pertinent de faire bouger l’ensemble de l’université, en même temps, dans la même direction " explique Pascal Augier, chargé du développement durable au sein du CIEFA. Continuer le tri après le concours Munis de quatre balances, Edna Ferber et Pascal Augier pèseront, école par école, la quantité de papier récoltée. Le classement final sera établi au poids et au prorata du nombre de participants par établissement. Le gagnant se verra remettre un prix honorifique à treize heures autour " d’un pot et de quelques cacahuètes ". Mais l’action ne doit pas s’arrêter à ce trophée du recyclage. Le but de l’opération reste avant tout de changer les mentalités sur le long terme au sein de l’université. " Machinalement, on a tendance à jeter nos papiers dans la poubelle de notre bureau. Mais après ce concours, je pense qu’on doit continuer à mettre nos feuilles dans nos petits cartons et prendre l’habitude d’aller les jeter dans les bidons bleus " indique Florence Félix, chargée de recrutement à l’ISCPA. Pour qu’il n’y ait plus que le campus de responsable. H.M. et B.M. ►►► Les rendez-vous de l’UPI ■ Coupure de courant Aux alentours de 13 heures, une coupure de courant est venue perturber la rue du sergent Michel Berthet. Les feux tricolores n’ont pas fonctionné pendant une dizaine de minutes, sans qu’aucun accident ne se produise. La boulangerie Pozzoli a aussi été touchée, mais pas l’UPI. ■ Concours photo En partenariat avec la ville de Lyon, des étudiants de Sup’ de Com’ organisent un concours photo sur le thème de la nuit. Les volontaires peuvent envoyer leurs photos du 12 février au 3 avril à l’adresse suivante : [email protected]. Chaque permanent dispose de son carton pour y déposer son papier usagé Photo Baptiste Marsal Réagissez ! sur www.keskiscpass.com Le 10 du mat’ Adresse : 47, rue sergent Michel Berthet, 69009 Lyon Site web : www.keskiscpass.com Email : [email protected] Tél : 04 72 85 71 71 Directrice de la publication : Isabelle Dumas Directeur de la rédaction : Christian Redon Rédacteur en chef : Grégoire Arnould Secrétaire de rédaction : Hermance Murgue Coordinateur web : Fabien Leone Rédaction : Grégoire Arnould-Cordier, Camille Brunier, Lucas Demangeat, Sarah Duverger, Fabien Leone, Virginie Malbos, Baptiste Marsal, Hermance Murgue, Jérôme Paquet, Jean Rioufol, Léo Faure. Réalisé dans le cadre de la spécialité presse écrite des étudiants de l’ISCPA Lyon Plus d’infos sur http://www.concours-photo-lyon.com 10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 7 ] SCIENCES Culture Piqûre de rappel L’ assurance maladie recommande aux personnes de plus de 65 ans de se faire vacciner contre la grippe. Le virus n’oublie pas les plus jeunes. Il faut attendre 15 jours après l’injection pour être protégé contre le virus de la grippe / Photo D.R. C louée au lit avec 39° de fièvre, courbaturée, Marion, 20 ans, n’a pas échappé à l’épidémie de grippe cette année. Une situation pénible qu’elle aurait pu éviter en se faisant vacciner. Pourtant, comme beaucoup de jeunes, l’idée ne lui a pas traversé l’esprit à l’approche de l’hiver. " Si mon médecin me conseillait de me faire vacciner, je l’écouterais. Mais on a souvent tendance à croire que ce vaccin est réservé aux personnes âgées ", commente Marion. En effet, la piqûre est seulement recommandée pour les personnes âgées de plus de 65 ans. " à moins qu’ils n’en fassent la demande auprès de leur médecin traitant, il n’y a aucune directive pour les jeunes concernant le vaccin contre la grippe saisonnière. Nous en vendons très peu même si son prix n’est pas élevé (6,25 euros). Pourtant, son efficacité pourrait éviter quelques maux ", explique Sylvie Gloppe, pharmacienne. L’opinion est la même pour Georges Poulier, médecin généraliste : " Je ne recommande pas forcément le vaccin à mes jeunes patients. Ils sont correctement [ 8 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’ armés pour lutter contre le virus. Mais il arrive parfois qu’avec la fatigue, les défenses immunitaires baissent et l’infection s’installe ". Une petite piqûre qui pourrait donc être une arme de plus pour faire face à l’hiver. Pourtant, l’efficacité du vaccin contre la grippe est souvent remise en cause. " Le vaccin ne peut pas être efficace à 100 % car le virus évolue chaque année. Il faudrait que les laboratoires soient médiums pour connaître, à l’avance, les souches exactes qui seront présentes dans le virus de l’année d’après ". L’efficacité varierait selon les années entre 70 % et 80 %. Chaque année, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) émet des recommandations pour l’élaboration du nouveau vaccin. Il est créé à partir des souches de la grippe qui ont le plus circulé l’année précédente. D’où l’importance de se faire vacciner tous les ans. Cette année, il est composé de trois souches, dont celle qui protège contre le virus H1N1. Pour certains, une raison de plus pour ne pas tendre le bras. Sarah Duverger Alerte grippe Cette semaine, Rhône-Alpes monte sur la troisième marche du podium du nombre de cas de grippe. Avec 874 cas pour 100 000 habitants, la région se situe juste derrière la région Provence-AlpesCôte-d’Azur (877 cas) et l’Auvergne (935 cas). Le seuil épidémique de la grippe est fixé à 167 cas pour 100 000 habitants. C’est le réseau Sentinelles, composé de 1 323 médecins généralistes, qui est chargé de recueillir les données concernant les symptômes grippaux constatés. Les lecteurs aux courses D iscrète, elle ne s’affiche pas sur tous les murs. La Fête du Livre de Bron souffle cette année ses 25 bougies et n’a plus besoin du renfort de la publicité. " C’est une des grandes manifestations culturelles et littéraires de la région " s’enthousiasme Sandrine. La jeune femme y participe chaque année. En tant que lectrice, mais surtout pour représenter Decitre, où elle travaille comme libraire. Elle ajoute : " La marque forte de cette Fête du Livre, et j’insiste sur le mot fête, est de mettre toutes sortes d’ouvrages à disposition du plus grand nombre. Les têtes d’affiche comme les premiers romans ". Ce mélange des genres repose sur la forte implication des librairies. Brigitte Giraud, la conseillère littéraire de l’association organisatrice Lire à Bron, définit les rôles de chacun : " Nous réalisons une véritable programmation. Choisir les 50 auteurs représente une année de lecture. De leur côté, les libraires proposent sur leurs étals les ouvrages qui leur plaisent. Ce ne sont pas forcément ceux des invités venus pour les conférences ". L’organisation est efficace. Chaque année, la Fête du Livre fait le plein. Ils étaient 15 000 l’an dernier. Et les ouvrages proposés sur les 1000 m2 s’arrachent. 120 à 150 000 euros de livres sont vendus chaque année. De belles recontres à l’hippodrome " C’est un gros week-end qui nous rapporte. Mais cela n’est rien à côté du bénéfice que se font les librairies sur des salons comme celui de Saint-étienne. Venir à Bron ce n’est pas pour l’argent " nuance Françoise Vincent, responsable de la librairie à pleine page. "Nous aimons ce salon car il ramène un public varié. Des amateurs de littérature très pointus. Mais aussi des habitants de Bron, moins calés, qui n’ont pas l’habitude d’aller dans les librairies ". Sans oublier les lycéens, comme ceux de Marcel Sembat à Vénissieux. La documentaliste Marie-Pierre Ermakoff est à l’origine de leur venue sur le salon. Mais avant cela, elle leur 25 ans en 4 souvenirs Brigitte Giraud, conseillère littéraire de la Fête du Livre, détaille les moments forts de ses 25 ans d’existence. ■ La création. " Au tout début, la Fête du livre était dédiée aux écrivains du voyage. Nous l’organisions encore en partenariat avec la médiathèque de Bron. C’est bien plus tard, en 2000, que nous avons déménagé à l’hippodrome ". ■ Les dix ans. " Nous choisissons chaque année un thème différent. Pour cet anniversaire, nous avions voulu célébrer les grandes formes de récits : témoignages, inventions et résistance ". ■ Des découvertes. " En 1997, nous avons accueilli Michel Houellebecq alors qu’il n’était pas encore connu. L’année d’après, Florence Aubenas venait présenter un livre sur le Rwanda. C’était avant son enlèvement. Elle a su capter l’attention du public ". ■ Des émotions. " Les rencontres ont permis des moments très intenses. Comme pour la venue de Richard Bohringer, ou celle d’Atiq Rahimi qui venait d’obtenir le Goncourt pour Syngué Sabour. Et le discours d’introduction de Christine Angot pour sa première visite m’a beaucoup marquée ". Quand l’hippodrome de Parilly devient librairie / Photo Christine Chaudagne propose de lire trois livres, afin de pouvoir participer aux rencontres. "Pour nous, en tant que lycée, le but n’est pas d’organiser coûte que coûte des rencontres avec des écrivains. Mais c’est différent d’une manifestation comme les Assises internationales du roman ,où les auteurs, que j’aime en tant que lectrice, ne sont pas choisis pour plaire à des étudiants". Et au lycée, la Fête du Livre a séduit. L’an dernier, des élèves " très émus par leur rencontre avec un des écrivains " sont venus réclamer ses ouvrages pour la bibliothèque. Virginie Malbos ►►► Fil culture ► Soirée Hitchcock à l’Institut Lumière Samedi à partir de 16 h 30, Sean Connery et Tippi Hedren crèveront l’écran au hangar du Premier Film dans Pas de printemps pour Marnie. Considéré comme le dernier chef d’œuvre d’Hitchcock, le long métrage sera suivi d’une discussion avec l’écrivain Tanguy Viel, passionné de cinéma. La fin des débats est prévue à 22 heures. > 6,80 euros. Réduit : 5,80 euros. Réservation conseillée en billeterie ► Derniers jours de l’expo bijoux textiles Au Musée des Tissus et des Arts décoratifs, les parures mélangent les genres et les matières innovantes. En silicone injectée dans la soie ou en fibres de métal tissés, elles sont visibles jusqu’à dimanche. > De 10h à 17h30. Retrouvez Radio ISCPA, partenaire du 10 du mat’, sur www.keskiscpass.com 10 du MAT’ Vendredi 11 février 2011 [ 9 ] Ils font bouger lyon Un boulot magique MéTIERS INSOLITES (4/4). Anthony James est un illusionniste lyonnais amoureux de son public, tombé dans la magie à 8 ans. C omment la magie est-elle venue à vous ? Quand j’avais huit ans, il y a trente ans, on m’a offert la boîte de magie de Dominique Webb, un grand nom de la prestidigitation. C’était un jeu et depuis je n’ai jamais arrêté. J’ai voulu devenir magicien avant tout car j’adore le contact avec le public. La magie c’est comme le théâtre, la danse, la musique, c’est un outil artistique pour interagir avec les gens qui sont venus vous voir. Existe-t-il un chemin à suivre pour exercer votre profession ? C’est un métier qui est à l’initiative des amateurs de magie, de ceux qui veulent gagner leur vie de cet art. C’est un des seuls domaines artistiques où les professionnels sont des autodidactes. Puis on prend aussi des cours de mime, de " J’aime que la magie crée une harmo- nie avec le public " jeu de scène, de chant, pour parfaire notre relation avec le public. Je ne fait pas un tour pour épater la galerie, j’ai envie de conquérir les gens par d’autres moyens que l’illusion. Pour dessiner les story-boards de mes spectacles, je m’inspire en allant au théâtre, en allant voir des concerts, des comédies... Avez-vous un tour préféré ? J’aime tout ce qui a trait à la lévitation. J’apprécie faire voler des objets de toutes sortes et partager la surprise de l’auditoire. Je suis aussi stupéfait par les tours que je réalise, car si je ne crois pas au miracle, c’est impossible que le [ 10 ] Vendredi 11 février 2011 10 du MAT’ Cartomanie, lévitation, illusion... Anthony a la " magie générale " au bout des doigts. Plus d’information sur www.anthonyjames.fr / Photo ©Anthony James. public vive la même chose. C’est pour ça que je préfère le close up, quand on est à un mètre du spectateur, quand on intervient à la table des gens. Je pense que c’est la meilleure manière de vivre le spectacle. Où est-ce qu’un magicien a l’habitude de se produire ? Je travaille un peu partout. En ce moment, le jour, je prépare un spectacle pour l’année prochaine. Le soir, je participe à des séminaires pour des entreprises, à des soirées dans des restaurants, dans des cafés-théâtre, dans des cabarets. Ces lieux se prêtent au close up, j’ai côtoyé ainsi des publics de tous horizons : des banquiers, des médecins, des ouvriers... Il m’est aussi arrivé de donner des spectacles en prison, pour les détenus et leurs enfants. J’ai joué devant un public d’autistes. C’est un choix personnel, j’avais envie de transmettre mon amour de la scène et du public y compris à ces personnes là. J’aime cet éclectisme. J’ai pu voyager, à Madagascar par exemple. J’ai donné un show pour l’inauguration d’une TV malgache, propriété de Andry Rajoelina, l’ancien maire d’Antananarivo, devenu aujourd’hui président de son pays. On voit plus de magiciens à la télévision. Je pense aux émissions comme Incroyables talents, qu’est-ce que vous en pensez ? Comme pour beaucoup de choses à la télé, on voit de très bons numéros et des mauvais. Les écrans donnent une certaine représentation de la magie mais comme je vous l’ai dit, j’aime le contact avec le spectateur. Vivre un spectacle de magie " en live ", avec l’artiste à vos côtés n’a rien à voir. Propos reccueillis par Lucas Demangeat