Mise en page 1 - La Nouvelle République

Transcription

Mise en page 1 - La Nouvelle République
NR
LA
LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE
WWW .lnr-dz.com
Football
Ghaza
Ligue  :
Israël compense
JSK-USMA,
sa défaite en tuant
trois chefs d’Al-Qassam le choc !
p. 2
p. 24
Quotidien dʼinformation indépendant - n° 5022 - Samedi 23 août 2014 - Prix : 10 DA
Washington
appuie la
Tunisie dans
sa guerre
contre
Al-Qaïda
D. R.
p. 3
L’EDITO DE
A. BENAIDA
Sans doute que le ministère de l’Intérieur qui est l’interface entre les populations et les institutions, en sa
qualité de gestionnaire de la sécurité, de responsable
en chef de la sécurité publique, va devoir se pencher
sérieusement sur les missions des institutions civiles
pour ce qui concerne de telles questions de sécurité.
N’est-ce pas que le ministère de l’Intérieur a une vocation interministérielle ? Mais la communication fait
quand même défaut. Constat valable particulièrement
pour toutes les institutions. Alors, se pose une équation
difficile à résoudre. Comment rassurer avec le risque
d’obtenir l’effet contraire. Faire souvent annoncer par
Assurances
la presse que des réseaux de soutien au terrorisme sont
démantelés et risquer là encore d’obtenir le résultat
contraire, à savoir que les populations vont s’étonner
qu’il y en ait encore.
C’est comme pour cette histoire de nombre de terroristes abattus ou encore en activité. Enorme ou trop
peu ? Est-ce un succès ou un échec ? Faire également
annoncer que dans une seule descente, plus d’une
centaine de personnes furent interpellées. Ça peut être
lu sous l’angle du succès pour les forces de sécurité. Un
succès pour en avoir neutralisé autant. Un échec pour
les pouvoirs publics ? D’abord, toute quantification en-
racine la conviction qu’il y a beaucoup de terroristes,
de criminels, ce qui veut dire qu’il n’y a pas en œuvre
une politique de dénaturation des motivations à la
base des recrutements des terroristes et de toute criminalité organisée. Ensuite, c’est un échec pour les institutions civiles, l’éducation, les affaires religieuses, la
culture, la solidarité nationale et celles liées à la création d’emplois, qui ont pour mission d’encadrer,
d’orienter, de convaincre et d’intervenir donc bien en
amont des insécurités et des motivations au métier de
terroriste.
A. B.
actuel
Le chiffre du jour
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
100 dossiers sur la table de la chambre de résolution de litiges de
la Ligue du football.
sahel
libye
commerce
aujourd’hui
Nord-Mali :
Un dialogue inter-malien
«approfondi» début septembre à
Alger.
Conflit
L'Algérie réaffirme la nécessité d'une
solution politique à la crise libyenne.
CNRC
Plus de 54 000 sociétés ont
déposé leurs comptes sociaux à
fin juillet 2014.
Conférence de l'Union
nationale des éditeurs des
livres à la salle de l’APW
d’Alger.
Ghaza
REPÉRE
Israël compense sa défaite en
assassinant trois chefs d’Al-Qassam
, Après avoir échoué à assassiner le chef d’Al Qassam,
Mohammad Deif, «Israël»
semble être déterminé à liquider des dirigeants de la
Résistance pour compenser
sa défaite à Ghaza.
Les brigades AlQassam ont annoncé ce jeudi le martyr de 3 commandants de la résistance dans
un raid de l'aviation israélienne à
l'aube contre des domiciles à
Rafah, dans le sud de la bande de
Ghaza. Les Brigades Ezzedine alQassam ont identifié dans leur
communiqué les trois martyrs
comme étant Mohammed Abou
Chamala, Raed Attar et Mohammed Barhoum.
Les 3 martyrs font partie du
conseil militaire d’Al-Qassam.
Les deux premiers étaient
membres du haut commandement militaire des Brigades, selon
une source palestinienne. Abou
Chamala était le commandant
d'Al-Qassam pour le Sud de la
bande de Ghaza. En réaction, le
Hamas a assuré que l’assassinat
des chefs d’Al-Qassam ne brisera
pas la volonté du peuple palestinien et n’affaiblira point la Résistance. «L’ennemi sioniste paiera
très cher pour ce crime et tous
ses massacres à l'encontre de
notre peuple», a menacé la
branche militaire du Hamas.
Raids contre des domiciles
Toujours à Rafah, une série de
raids aériens ont totalement détruit un immeuble faisant au
moins sept martyrs palestiniens
de la famille Koullab et plus de
40 blessés, dont 10 enfants grièvement atteints. En outre, un
homme et un enfant de 13 ans
sont tombés en martyrs dans le
nord de la bande de Ghaza, tandis
qu'un autre raid sur le camp de réfugiés de Nousseirat (centre) a
fait un martyr, selon les secours.
Six autres Palestiniens, dont
quatre enfants, sont également
tombés en martyrs jeudi dans
deux nouveaux raids israéliens
contre Ghaza, a-t-on ajouté de
même source. 3 nouveaux martyrs et plusieurs blessés ont en
outre été tués suite à un raid israélien visant des civils dans le cimetière de Cheikh Radwane au
nord de Ghaza. Au total, au moins
22 personnes sont tombées en
martyres jeudi. Après une accalmie de neuf jours, la guerre israélienne déclenchée le 8 juillet a
repris mardi soir contre la bande
de Ghaza. Elle a fait plus de 2 063
martyrs, côté palestinien, dont
plus d'un quart étaient des enfants et des adolescents.
Netanyahu : le Hamas soutenu
par 3 pays seulement.
2
L (Photo > New Press)
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu s'est adressé mercredi
soir aux Israéliens à qui il a indiqué que le seul objectif de l’offensive contre Ghaza était le retour au calme et à la sécurité de
tous. «Nous continuerons jusqu'à
ce que ce but soit atteint», a-t-il dit,
ajoutant que lui et son gouvernement font «preuve de détermination, de responsabilité et de clairvoyance». "L'opération Bordure
protectrice n'est pas terminée, à
aucun moment. Des centaines de
terroristes ont été éliminés et
nous avons détruit les tunnels, il
s'agit du coup le plus dur porté au
Hamas depuis sa création’, selon
ses prétentions. «Si le Hamas tire,
il recevra en retour sept fois plus.
S'il ne comprend pas aujourd'hui,
il comprendra demain et si ce
n'est pas demain, alors ce sera
après-demain», a encore martelé
18 hommes exécutés à Ghaza
pour collaboration avec Israël
Au total, 18 personnes accusées d'avoir collaboré avec Israël ont été abattues
dans la bande de Ghaza hier matin, rapporte le site Majd, proche du Hamas.
L'organisation palestinienne ainsi que le ministère de l'Intérieur se sont refusés à
tout commentaire à ce sujet. Cependant, d'après l'AFP qui cite un témoin sur
place, au moins 11 hommes auraient été tués par balles sur la place proche du
siège de la police. Selon Majd, la «Résistance», terme désignant les groupes
armés à Ghaza, a procédé à ces exécutions «après une procédure judiciaire».
Selon la loi palestinienne, tout collaborateur, meurtrier ou trafiquant de drogue,
est passible de la peine de mort. Parmi eux, six ont été exécutés en place publique par des hommes portant l’uniforme des Brigades Ezzedine al-Qassam, la
branche armée du Hamas. Ces six exécutions ont eu lieu devant des centaines de
fidèles qui sortaient de la prière hebdomadaire du vendredi, devant la plus importante mosquée de la ville. Au moins onze autres hommes ont été abattus par
balles près du siège de la police dans le centre-ville de Ghaza, selon des témoins
et le site Majd proche du Hamas. Un dernier a été exécuté sur une autre place à
proximité. Ces exécutions sont intervenues au lendemain de l’élimination de trois
commandants de la branche armée du Hamas, tués par une frappe israélienne
sur un immeuble à Rafah (sud de la bande de Gaza). Israël, qui passe pour avoir
ses informateurs dans la bande de Ghaza, était assez renseigné pour mener à
bien cette opération.
La «résistance», terme désignant les groupes armés à Ghaza luttant contre Israël
avec à leur tête le Hamas, a renforcé «la lutte sur le terrain contre la collaboration
avec l’ennemi qui commet des assassinats», peut-on lire sur le site Majd. Selon
Majd, qui cite sans le nommer un haut responsable de la sécurité à Ghaza, la résistance a procédé aux exécutions après une procédure judiciaire . «La Résistance
n’épargnera aucun collaborateur, tous seront jugés par des tribunaux révolutionnaires et écoperont des peines prévues pour leur crime», dit ce responsable en référence aux tribunaux secrets mis en place par les mouvements palestiniens à
Ghaza.
Selon la loi palestinienne, les collaborateurs, les meurtriers et les trafiquants de
drogue sont passibles de la peine de mort. En principe, toute exécution doit être
approuvée par le président palestinien Mahmoud Abbas, qui dirige l’Organisation
de libération de la Palestine (OLP) avec laquelle le Hamas a récemment signé un
accord de réconciliation. Dans les faits, c’est le Hamas qui contrôle la bande de
Ghaza.
Zahra Kefane
le Premier ministre. Pour Netanyahu, le Hamas est en situation
d'isolement soutenu uniquement
par trois pays: le Qatar, la Turquie et l'Iran. Interrogé sur les relations avec les Etats-Unis, Netanyahu a déclaré: «La relation
entre Israël et les Etats-Unis est
bien plus forte qu'il n'y paraît», remerciant l'administration Obama
pour son soutien financier au
dôme de fer et le fait que Washington soutienne l'exigence israélienne de démilitariser le
Hamas.
Etat d’alerte à l’aéroport
Ben Gourion
Sur le terrain, les différentes factions de la Résistance ont revendiqué plusieurs salves de tirs de
roquettes sur les colonies israéliennes et des bases militaires israéliennes. Al-Qassam a revendiqué un tir de missile M75 sur l’aéroport Ben Gourion. «Israël» étant
dans un état d’alerte après la mise
en garde du porte-parole d’al-Qassam. Abu Obeïda, a appelé mercredi soir les compagnies aériennes étrangères de ne pas s'approcher de l'aéroport Ben
Gourion près de Tel Aviv à partir
de 03h00 GMT jeudi matin, indiquant que des missiles seraient
tirés dans cette direction. Il a également conseillé aux Israéliens de
ne pas se retrouver dans des lieux
publics dès jeudi matin et aux habitants frontaliers de la bande de
Ghaza de rester dans leurs abris.
Dans ce contexte, la compagnie
aérienne Royal Jordanian a annulé ses vols de Jordanie vers Tel
Aviv. Il en est de même pour Air
Egypt qui a suspendu ses vols
entre Le Caire et Tel Aviv, en raison de la «détérioration de la situation sécuritaire».
Un colon grièvement blessé
Les brigades Al-Qods ont pour
leur part revendiqué les tirs de
21 missiles Grad, c8k, et 107 sur
La communauté internationale
reconnaît le rôle de l'Algérie dans la
stabilité géostratégique de la région
Le ministre des Affaires étrangères,
Ramtane Lamamra a souligné jeudi
à Alger que la communauté internationale reconnaît aujourd’hui
que l'Algérie «représente une
source de stabilité géostratégique
pour la région» estimant que l'affaiblissement de ce rôle «aura des
conséquences négatives» sur la sécurité de toute la région. «La communauté internationale reconnaît
aujourd’hui que l'Algérie est une
source de stabilité dans la région
et son environnement géostratégique», a déclaré M. Lamamra à la
presse à l'issue des travaux de la
session du comité bilatéral stratégique algéro-malien. Il a souligné
que «la force de l'Algérie aux plans
politique, économique et sécuritaire servira la sécurité et la stabilité de toute la région», précisant
que les partenaires internationaux
aspirent à «un rôle constructif» de
l'Algérie et ne visent pas «l'affaiblissement de ce rôle d'une manière ou d'une autre». «L'affaiblissement du rôle de l'Algérie aura
des conséquences négatives sur la
sécurité de toute la région», a-t-il
soutenu. Rappelant que le rôle que
joue actuellement l'Algérie «est reconnu au plan international», M.
Lamamra a indiqué que ces pays y
compris ceux avec lesquels nous
sommes liés par des dialogues
stratégiques, admettent que nous
avons des intérêts stratégique en
dépit de l'existence de divergences
sur certaines questions». A une
question sur la nouvelle mouture
actualisée du texte connu sous la
dénomination de «Travel Warning»
mettant en garde contre la destination Algérie sous prétexte d'insécurité et expliqué par certains
milieux par la franche position de
l'Algérie sur la question palestinienne, M. Lamamra a réaffirmé
que «l'Algérie a ses positions de
principe de soutien indéfectible à
la Palestine» comme elle a, a-t-il
soutenu, «des positions de principes concernant la solidarité avec
le peuple palestinien et le droit
des peuples à l'autodétermination
et à leur souveraineté sur leurs
ressources naturelles».
N. R.
les colonies Nir Isac, Sofa, Meftahim, la base militaire de Kisovim
et Eshkol. Un colon a été grièvement blessé par les tirs sur Eshkol, ont rapporté les médias israéliens.
Installation gazière
Et puis, pour la première fois, depuis le début de l’agression israélienne contre Ghaza, les brigades Al-Qassam ont attaqué mercredi à coup de missiles une
installation gazière israélienne en
Méditerranée. Selon la chaîne AlMayadeen, qui rapporte cette information, al-Qassam affirme que
l'attaque est une riposte «au raid
sauvage visant, mardi après -midi,
les zones d'habitation de Ghaza et
qui a causé la mort de dizaines de
Palestiniens innocents».
Mohamed El Ouahed
Voir sur Internet
www.lnr-dz.com
actuel
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
3
Terrorisme
Obama interpelle le monde
Les Etats-unis renforcent la Tunisie pour
briser la branche d’Al-Qaïda au Maghreb
, Le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, a présidé le 14 juillet 2014 une
réunion sécuritaire, à la caserne de la Garde nationale d’al-Aouina dans le
but d’évaluer la situation sécuritaire dans le pays et surtout mettre en préoccupation l’Etat dans la lutte contre le terrorisme actuel. le ministre de la
Défense nationale, Ghazi Jribi, le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, le
ministre délégué chargé de la Sécurité, Ridha Sfar, et les dirigeants sécuritaires et militaires étaient les premiers concernés par cette feuille de route
d’actualité .
Afin de renforcer la sécurité grâce avec les brigades de l’anti-terroà un armement sophistiqué et risme relevant de l’armée. Sur le
combattre avec vigueur et objecti- même plan, des informations
vité les dernières branches d’Al- fraîches font état de nombreuses
Qaïda dans la région du Nord afri- arrestations de personnes suscain notamment sur le sol tunisien pectes appartenir à des groupes
L’ambassadeur des Etats-Unis terroristes actifs en Tunisie. Huit ind’Amérique à Tunis Jacob Walles a dividus appréhendés à Gabès
annoncé que 12 hélicoptères de étaient sur le point de traverser la
combat Black Hawk vont être li- frontière libyenne avec armes à
vrés sous peu à l’armée de l’air tu- feu et munitions.
nisienne afin, dit-il, d’assister la
Tunisie dans ses efforts de lutte
contre le terrorisme.« Nous tâche- La situation sécuritaire au
rons de livrer à la Tunisie 12 héli- devant de la scène politique
coptères Black Hawk sous peu », a- Le chef du gouvernement, Mehdi
t-il dit. « Pour que cela puisse être Jomaâ, a présidé le 14 juillet 2014
réalisable, des séances de travail une réunion sécuritaire, à la casont prévues à cet effet prochaine- serne de la garde nationale d’alment avec le ministère de la Dé- Aouina dans le but d’évaluer la sifense nationale pour finaliser cette tuation sécuritaire dans le pays et
question et fixer les termes de l’ac- surtout mettre en préoccupation
cord, a-t-il précisé. L’ambassadeur l’Etat dans la lutte contre le terrodes Etats-Unis s’est exprimé sur risme actuel. Le ministre de la
le sujet selon des informateurs tu- Défense nationale, Ghazi Jribi, le
nisiens durant une cérémonie ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben
tenue à la caserne de l’Aouina à Jeddou, le ministre délégué chargé
l’occasion de la livraison d’équi- de la Sécurité, Ridha Sfar, et les dipements de protection, à titre de rigeants sécuritaires et militaires
don du gouvernement américain étaient les premiers concernés par
aux forces de la police et de la cette feuille de route d’actualité. A
Garde nationale. L’orateur a par cet effet, Mehdi Jomaâ avait anailleurs rappelé que les Etats-Unis noncé dans la foulée que ses deux
avaient accordé à la Tunisie après priorités pendant l’étape restante
la révolution plus de 100 millions de son mandat étaient la lutte
de dollars sous forme d’assistance contre le terrorisme, et la réussite
à l’armée tunisienne en plus des 60 du processus transitoire (par la
millions de dollars supplémen- tenue des élections). Le ministère
taires qui seront accordés en 2015. de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a
Ces aides consistent, ajoute jacob reçu un lot de matériel sécuritaire
Walles en des équipements sophis- livré par les États-Unis composé
tiqués touchant des secteurs prio- de casques et des gilets pare-balles
ritaires dont du matériel de détec- destiné à soutenir la lutte contre le
tion et de neutralisation des mines, terrorisme pour détruire les derdes embarcations pour la marine nières branches d’Al-Qaïda au
destinées à la surveillance côtière, Maghreb. Des juges d’instruction
outre des manœuvres conjointes ont émis il y a quelques jours, cinq
mandats de dépôt contre de jeunes
tunisiens accros du facebook ayant
posté des publications sur facebook faisant l’apologie du terrorisme. Suite aux instructions
fermes de Mehdi Jomâa, les brigades spécialisées se sont occupées sérieusement de ce type de
publications et des centaines de
personnes feraient actuellement
l’objet de surveillance particulière,
a-t-on fait savoir auprès de sources
plausibles. La police tunisienne a
procédé à l’arrestation de 21 personnes qui ont été toutes traduites
devant les juges d’instruction chargés de l’affaire. La justice leur reproche ainsi la publication de statuts et de vidéos faisant l’apologie du terrorisme, indique-t-on.
Liste préliminaire des
candidats ayant déposé leurs
candidatures pour les
présidentielles
Ils ne sont pas quatre ou cinq candidats concurrentiels aux élections
présidentielles du 23 novembre
2014 qui auront lieu au pays voisin
la Tunisie, ils sont nombreux à se
faire une place. Parmi les figurants
on citera Ahmed Nejib Chebbi qui
a officiellement annoncé sa candidature à la présidentielle le dimanche 3 août, à Kasserine. Agé de
70 ans, avocat de profession, il est
leader du RSP (Rassemblement socialiste progressiste. Mohamed
Moncef Marzouki est un candidat
pressenti à sa propre succession.
Agé de 69ans, médecin de profession, militant des droits de
l’Homme et auteur de plusieurs
ouvrages. Il était un opposant à
l’ex-régime et a été élu en tant que
président de la République par
l’Assemblée nationale constituante
après les élections du 23 octobre,
dans le cadre d’une coalition tripartite, entre Ennahdha, parti majoritaire, Ettakatol et le CPR. Béji Caïd
Essebsi âgé 88 ans est le président de Nida Tounes, un parti qui
«L’Etat Islamique
est un cancerqu’il faut
éradiquer»
s’est constitué après les élections
du 23 octobre, Avocat de profession aussi il était notamment ministre de la Défense, de l’Intérieur
et des Affaires étrangères sous
Bourguiba. Béji Caïd Essebsi a été
nommé Premier ministre de transition le 27 février 2011, succédant
à Mohamed Ghannouchi et a
réussi à conduire le pays aux élections du 23 octobre 2011. Morjane
Kamel, ancien ministre de Ben Ali,
où il a occupé les portefeuilles de
la Défense et des Affaires étrangères, Kamel Morjane est revenu
sur la scène politique après la révolution avec son parti al-Moubadara (initiative). Agé de 66 ans, il
est juriste de formation. Kalthoum
Kannou Ancienne présidente de
l’Association des magistrats tunisiens, militante et opposante.
Emna Mansour Karoui est la première femme à avoir annoncé sa
candidature à la présidentielle. Méconnue du public avant le 14 janvier, son nom a émergé après la
révolution, comme présidente du
Mouvement démocratique pour la
réforme et la construction, légalisé le 28 avril 2011. Elle est diplômée en économie et gestion de
l’université de Strasbourg en 1986.
Gaaloul Badra a annoncé le 25
mars 2014, sa candidature aux présidentielles. Elle est professeur de
sciences sociales militaires, et présidente du Centre international
des études stratégiques, sécuritaires et militaires. Et enfin Leïla
Saidi Hammami. Professeur universitaire, chercheur et conseillère
auprès d’Organisations internationales, elle réside à Londres. Dans
un communiqué, paru sur sa page
facebook, Leïla Saidi Hammami,
dit être indépendante de la vie politique. Selon des médias cette première liste comporte cinq femmes
ayant l’intention de participer à
cette grande course vers le palais
de Carthage .
Oki Faouzi
David Cameron
«La Grande-Bretagne pourrait être à la merci
des groupes armés islamistes»
Les groupes armés islamistes, notamment les
djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en
Irak, représentent une menace directe pour le
Royaume-Uni, a indiqué le Premier ministre britannique David Cameron. Ce dernier a tiré la
sonnette d’alarme allant jusqu’à dire que les
rues de la Grande-Bretagne pourraient être à la
merci de ces fanatiques.
Le Premier ministre britannique estime qu’il fallait employer toutes les «capacités militaires»
pour stopper les avancées des djihadistes en
Irak. «La Grande-Bretagne ne devrait pas
déployer des hommes de troupes sur le sol Irakien mais, il faudrait réfléchir sur la possibilité
de coopérer avec l'Iran pour combattre la
menace des djihadistes, a-t-il ajouté. David
Cameron a prévenu que l'Occident faisait face à
une «lutte générationnelle» : «si nous n'agissons pas pour endiguer l'assaut de ce mouvement terroriste extrêmement dangereux, il va
continuer de se renforcer jusqu'à ce qu'il puisse
nous cibler dans les rues du Royaume-Uni». «Je
reconnais que nous devrions éviter d'envoyer
des armes pour combattre ou dans un but d'oc-
cupation, mais nous devons admettre que l'avenir meilleur que nous voulonsn requiert un plan
à long terme», a-t-il estimé. La sécurité peut
être garantie seulement «si nous employons
toutes nos ressources - aide, diplomatie, nos
aptitudes militaires», a-t-il dit, ajoutant que le
Royaume-Uni devait coopérer avec des pays
comme l'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Egypte, la
Turquie «et peut-être même avec l'Iran». Un
évêque anglican de haut rang a vilipendé ce
dimanche la politique de Cameron au MoyenOrient dans une lettre soutenue par l'archevêque
de Canterbury Justin Welby. «Nous n'avons pas,
semble-t-il, d'approche cohérente ou globale de
l'extrémisme islamique tel qu'il se développe
dans le monde», a écrit l'évêque de Leeds,
Nicholas Baines. Le ministre de la Défense
Michael Fallon a indiqué ce samedi que le
Royaume-Uni allait continuer à effectuer des
vols de surveillance au-dessus du nord de l'Irak
afin de protéger les minorités des attaques djihadistes. Ce jeudi, le bureau de David Cameron
avait affirmé que la Grande-Bretagne examinerait «favorablement» la possibilité d'armer les
forces kurdes qui combattent les djihadistes en
Irak si la demande lui en était faite, marquant
un changement dans la position britannique.
Jusqu'alors, Londres s'était contenté d'aider à
transporter des fournitures militaires données
par d'autres Etats aux forces kurdes mais s'était
gardé de jouer un rôle plus direct. Le Premier
ministre britannique ne sait certainement pas
que ce sont certains pays avec il voulait collaborer qui ont financé et aidé les groupes terroristes. Ce sont ces mêmes pays qui ont créé le dit
«printemps arabe» sous prétexte de combattre
les dictatures et d’instaurer la démocratie et qui
sont à l’origine de la prise du pouvoir par les
islamistes aujourd’hui en Libye. Ils l’ont fait en
Tunisie, Libye, Yémen et en Syrie où des milliers
de djihadistes activent encore. Comment le Premier ministre britannique compte collaborer
avec des pays qui continuent jusqu’à aujourd’hui de soutenir les groupes armés islamistes
mais font semblant de les combattre afin d’induire l’opinion internationale en erreur ?
Moncef R.
Intervenant après l’exécution d’un
journaliste américain par un «djihadiste», le président de EtatsUnis a appelé le monde à s’unir
pour éradiquer l’Etat islamique
qu’il a qualifié de «Cancer». La
décapitation d’un journaliste
américain par un «djihadiste» en
Syrie a soulevé l’indignation et la
colère dans le monde occidental.
Après le Premier ministre David
Cameron qui a tiré la sonnette
d’alarme, sur le «danger» que
représentent les «djihadistes» des
groupes islamistes, c’est le Président des Etats-Unis qui a interpellé le monde à s’unir pour éradiquer les groupes armés liés à
l’Etat islamique, les qualifiant de
«cancer». Dans son discours, le
président américain a indiqué que
cet assassinat barbare ne pourrait
en aucun cas décourager ou
démoraliser les Etats-Unis à lutter
contre le terrorisme, promettant
de poursuivre la guerre contre les
forces du mal. Le visage grave,
s'exprimant de son lieu de
vacances, le président américain a
appelé «les gouvernements et les
peuples du Moyen-Orient» à travailler ensemble pour «extraire ce
cancer afin qu'il ne se répande
pas». Il a assuré que les EtatsUnis, qui procèdent à des frappes
aériennes dans le nord de l'Irak
depuis le 8 août, n'avaient pas
l'intention de s'arrêter là : «Quand
des Américains sont visés quelque
part, nous faisons ce qui est
nécessaire pour que justice soit
faite». Peu avant, l'armée américaine avait annoncé qu'une nouvelle vague de 14 bombardements
avait été menée ces dernières 24
heures. Selon un haut responsable
américain, le Pentagone envisage
d'envoyer environ 300 soldats
supplémentaires en Irak où se
trouvent déjà 850 soldats et
conseillers militaires, un peu plus
de deux ans et demi après le
retrait des troupes américaines du
pays.
Dans la vidéo montrant l'assassinat de James Foley, dont l'authenticité a été confirmée par la
Maison-Blanche, les djihadistes
extrémistes menacent d'exécuter
un second otage américain, Steven
Sotloff, également journaliste, si le
pilonnage se poursuit. Le président des Etats-Unis a jugé que
l'EI, qui veut instaurer un Califat
en Irak et en Syrie, n'avait «pas sa
place au XXIe siècle» et que ce
groupe islamiste ultra-radical «ne
parlait au nom d'aucune religion»
car «aucune religion ne dit de
massacrer des innocents». Le
secrétaire général de l'ONU Ban
Ki-moon a dénoncé un «crime
abominable», le secrétaire d'Etat
américain John Kerry jugeant sur
twitter que l'EI devrait être
«détruit» et serait «écrasé».
Comme nous l’avons donné dans
nos diverses éditions, la lutte
actuelle contre ce fléau ne pourrait pas avoir de résultat.
Même si les milliers d’éléments
des groupes armés islamistes
seront exterminés, le terrorismeislamiste sera toujours présent et
constituera toujours une menace
pour le monde.
Seul, l’éradication de ce «mal» par
ses origines pourrait mettre fin,
une fois pour toute à ce «terrorisme» qui n’est pas comme les
autre, malheureusement, ce n’est
pas encore le cas.
Moncef Rédha
actuel
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
4
L’Algérie qualifiée de pays à haut
risque et encourageant le terrorisme...
, Divulguées presqu’en même
temps, les deux informations
émanant des Etats-unis et de l’establishment israélien ont surpris
beaucoup d’Algériens par leurs
sournoises insinuations.
Pour le gouvernement américain, l’Algérie est encore une fois redevenue un pays
à éviter par leurs ressortissants pour hauts
risques et parce que encourageant le terrorisme (sic), suivant la savante propagande des sionistes. Bien entendu pas
besoin d’être grand clerc pour deviner que
ces allégations diffamatoires, répercutées
à travers le monde entier, sont intervenues comme par hasard après les condamnations par l’Algérie des massacres de civils de Ghaza, à huis clos. Et surtout parce
que la diplomatie algérienne s’était enquise de convoquer une Assemblée extraordinaires des assises onusiennes afin de
débattre du problème fondamental des
Palestiniens dont le blocus de Ghaza, perpétué dans le temps, ne vise autre qu’ à détourner l’attention de l’opinion internationale de la vraie question de fond.
Et pour en revenir aux allégations des officiels US, alors que tout laissait présager
que les nouveaux rapports tissés avec ce
grand pays laissaient entrevoir de nouvelles perspectives de coopérations beaucoup plus prometteuses que jamais auparavant,-surtout après la dernière visite du
Premier ministre Abdelmalek Sellal en Amérique à l’occasion du sommet Etats-UnisAfrique-, voilà que les officiels algériens
essuient une douche froide avec cette sorte
de brusque revirement US dans leur jugement précipité des faits. Un communiqué
des instances diplomatiques algériennes a
vite fait, concernant les exhortations américaines à leurs concitoyens de pendre
garde à la destination Algérie, d’observer
à juste titre que ces considérations alarmistes se rapportent à une période écoulée de l’évolution du pays qui, aujourd’hui,
est logé à bien meilleure enseigne par rapport à beaucoup de pays sur ce plan sécuritaire.
Quant aux «commérages» israéliens accusant l’Algérie de soutenir le terrorisme, il
est inutile de dire que l’Algérie qui a fait face
durant deux tragiques décennies au
spectre abject du sanglant terrorisme apatride, enregistrant la perte d’innombrables
victimes et militaires du devoir, n’a fait
que vivre une expérience de lutte antiterroriste (sans appuis internationaux), pratiquement unique en son genre. L’Algérie
en est ressortie triomphante de cette hydre
barbare grâce à l’engagement de ses patriotes républicains et le sacrifice de milliers de victimes civiles.
En fait, ce qu’insinuent les représentants de
l’Etat colonial sioniste qui aujourd’hui ne
veulent plus entendre parler des droits
–pourtant au rabais- du peuple palestinien
à un Etat frontalier, en taxent ouvertement
que l’Algérie de «soutenir les terroristes»,
c’est parce que dans leur esprit les forces
de la résistance palestinienne sont considèrent comme tels ! Et bien évidemment,
les combattants palestiniens luttant pour
une paix juste entre les deux peuples limitrophes, n’ont absolument rien à voir avec
les djihadistes islamistes obnubilés par
l’érection d’un Califat moyenâgeux quand
bien même certains de leurs dépassements, nuisibles à leur cause, sont assimilés par leurs adversaires à des pratiques
condamnables relevant du terrorisme
aveugle. Dans la foulée, les sionistes qui se
donnent bonne conscience, pour ce qui
concerne leurs bavures, oublient les ravages massifs de leur «terrorisme d’Etat»
, avec notamment ces bombardements intensifs de civils …sous prétexte que leurs
bâtisses servant de caches aux éléments
du Hamas à traquer partout. Y compris
jusque dans les écoles onusiennes, les hôpitaux et services sanitaires relevant de
la Croix et Croissant Rouges internationaux. Et dire que le Hamas est ce mouvement que leurs services ont mis au point,
pour rappel, pour saborder les accords
d’Oslo. Tout comme d’ailleurs beaucoup de
mouvances terroristes islamistes, montées de toutes pièces par les stratèges US
and Co, le partenaire ship israélien,
d’Arabie Saoudite, du Qatar, etc., et dont les
retours de manivelles imprévisibles «des
Daach en Irak, des djihadistes en Syrie,
des despérados en Libye , au Sahel et revenant bredouille des autres fronts préfabriqués, risquent de les frapper demain de
façon quasiment surprenante... D’où la nécessité qui s’impose , en vue de contrecarrer efficacement les métastases de ce
cancer évolutif, d’une vaste coopération internationale contre ce dangereux fléau qui
monte tout en prenant soin de bien faire la
part des choses en évitant les préjudiciaux amalgames islam/terrorisme, résistant palestinien =terroriste ! (Durant la
lutte de libération nationale du peuple algérien, l’administration taxait elle également, pour rappel, les moudjahidine de
«terroristes».
Que de temps perdu dans la voie d’établissement d’une paix juste et durable
entre les peuples de la région ! Faut-il rappeler, à ce propos, qu’en contribuant à la
résolution du problème de fond des Palestiniens, les instances souveraines onusiennes couperaient net l’herbe sous les
pieds des fanatiques islamistes et autres
terroristes de tout acabit? Ceux-là même
qui s’appuient, entre autres, sur ces droits
historiques spoliés des Palestiniens pour
légitimer leurs attaques, partout à travers
le globe ? Ce sont les innocents civils de
tous bords qui font généralement les frais
de ces attentats meurtriers. Attentats
condamnables, qui en suscitant les représailles des instances ciblées dont les éléments extrémistes, recourent tout autant
à des procédés barbares, ne font qu’attiser
davantage les flammes ardentes de la violence, de la haine et de la désolation. Pour
ce qui les concerne, les actes des fanatiques islamistes, loin de servir les Palestiniens, ni l’Islam qui n’a rien à voir avec ces
pratiques inhumaines, desservent dangereusement la cause plaidée.
Ce qui, par ailleurs, ne ferait qu’amplifier
davantage le phénomène de l’islamophobie, généralisé injustement, alors, à tous les
musulmans. Pour qui connaît bien la religion musulmane, cette dernière est connue
pour combattre, entre autres, l’injustice
de l’homicide, évitant ainsi de tomber dans
le panneau d’une propagande pernicieuse,
aujourd’hui jusque dans les productions
Hollywoodiennes («Si vous tuez une seule
personne, c’est comme si vous avez tué
l’humanité entière», «Si vous sauvez une
seule personne, c’est comme si vous sauvez l’humanité entière», enseigne l’Islam
).
Question tolérance, la coexistence pacifiste entre les Gens du Livre «Ahl el Kitab»
et autres, est largement admise, dans la
continuité des relations d’ordre commercial entre diverses communautés cohabitant ensemble dans l’antique cité musulmane .Comment ne pas évoquer ce verset
coranique qui cite clairement : «…Ma
a3boudou ma ta3boudoun, lana dinouna lakoum dinoukoum » (…je n’adore pas ce
que vous adorez, nous avons notre religion, vous avez votre religion) . Comme il
est dit dans un autre verset, rarement divulgué : « Si Dieu l’avait voulu, il aurait
établi pour vous une seule règle, (…) mais
Dieu a voulu vous éprouver, à votre retour
il vous expliquera vos différences » (verset
V, les Appartements) .
En fin de compte, comme l’ont souligné
maints spécialistes qui ont traité à fond
ces questions récurrentes de l’extrémisme
islamiste rejeté majoritairement par les
musulmans et de l’extrémisme sioniste,
aujourd’hui condamné par les rescapés
juifs de la Shoah et honi par les esprits démocrates intransigeants de par le monde,
ces considérations surannées héritières
des idéologies du siècle écoulé ne leurrent
plus abbérrément les citoyens comme auparvant.
Et beaucoup sont aujourd’hui tout à fait
conscients que le phénomène de l’extermisme et du terrorisme n’est pas réductiblre aux seuls déviants de la religion musulmane. Autrement dit, l’idéologie sectariste
à tendance extrémiste politico-religieuse ou
autre politico-théosophique ou doctrinaire
ultra gauchiste ou néo-faschiste de
droite,etc, est fille non pas de la tradition
ancestrale mais des contradictions du XXe
siècle résultant de la guerre froide, des
conflits d’interêts internationaux, des luttes
de décolonisations et autres sous-bassements d’ordre stratégique et économique
tendant au monopole des sources énergetiques pétrolifères,gazières, hydrauliques...
Ces enjeux ont incité les grandes puissances,et principalement les Etats-Unis et
leurs alliés proches comme Israël, à tisser
les grands fils des manipulations recourant à l’utilisation du filon du «djihadisme»
suivant leurs desseins stratégiques. Si bien
que l’on est en face, aujourd’hui d’un terrorisme international aux éléments parties prenantes émanant de plusieurs
contrées du globe,y compris l’Amérique
: la dernière lâche décapitation d’un journaliste américain par les sbires de Daach
aurait été l’œuvre d’un islamiste fanatique
d’origine britannique, selon les échos des
médias occidentaux . Cela n’est point surprenant du tout sachant que les idéologies obnubilantes des organisations néo-faschistes ou des partis-sectes, ont de tout
temps compté en leur sein des éléments
émanant de toutes parts du globe , les adhérant aveuglement à la doxa du groupe
rallié , les autres recrutés en tant que mercenaires.
A l’âge des foules et de la société planétaire
de l’information, il sera de plus en plus difficile aux puissants stratèges de la manipulation internationale d’agir comme bon
leur semble dans ce nouveau paradigme de
la communication multisectorielle tous azimuts. Les multitudes de réseaux internationaux auxquels recourent les citoyens du
monde ne pouvant permettre la pérpétuation éternelle des politiques des leurres
et subterfuges trompeurs. La célèbre sentence de Thomas Jefferson prendrait alors
tout son sens : «on peut tromper les gens
un temps ...mais pas tout le temps». D’une
façon ou d’une autre , les réseaux sociaux
se chargeront de transmettre et communiquer tout ce que les chicaneurs de la transparence démocratique, des libertés et des
droits de l’Homme ont tendance à refouler,
nier ou à dissimuler aux yeux de l’opinion
publique locale et internationale (à
l’exemple de Wikileaks, l’assocaition à but
non lucratif au site web publiant des documents, des analyses politiques et sociales
en donnant une audience aux fuites d’informations tout en protégeant ses sources).
Et à ce stade nouveau de l’évolution des
choses où la citoyenneté mondiale aura
relativement son mot à dire dans tous les
âpres conflits qui se répercutent fatalement sur le bien-être des humains et l’écosystème de la planète, la voix de la contestation légtime internationale grandissante,
ne pourra qu’être débattue sans détours
dans les enceintes des instances onusiennes et Cour pénale internationale. Pour
le droit de regard et de jugement des
crimes contre l’Humanité commis de par le
monde, sans exception aucune.
Déjà que l’opinion publique mondiale a
commencé, grâce aux réseaux multicommunicationnels du Net, du new tube,twiter,
celulaires sattelitaires, forums et contacts
internationaux,etc., à se faire une idée assez
nette sur les faucons qui de tout temps, ne
cessent de jouer avec le feu en accusant
leurs contradicteurs de pyromanes. Vaines
tentatives pour assurer de fragiles étapes
d’accalmie illusoire ou conflits réduits à
basse intensiré sans incidences sur les
autres domaines de la vie socio-éconimique, etc.
On ne le répètera jamais assez : la voie
vers la paix des peuples et coopérations
fructueuses entre les cultures et civilsations du globe passe indéniablement par
cette condition sine qua non du tarrissement des sources du bellicisme et de l’injustice où qu’elles soient et qui constituent
le terreau du terrorisme et de toutes les déviations antisocailes et maux dangereux
qui gangrènent de larges échelles sociales
jusqu’à contaminer progressivement ce
que l’on croit hors d’atteinte même ... si jamais les bonnes volontés des cinq continents n’unisent pas leurs efforts pour éradiquer ou neutraliser ce fléau montant...
Mohamed Ghriss
échos
INFOS
EXPRESS
5
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
Le président de la Fédération des éleveurs
Nedroma (Tlemcen)
Le gaz arrive à la
cité Soitine de
Khoriba
Certaines habitations de
Khoriba dans la
commune de Nedroma
(Tlemcen), qui étaient
dépourvues de gaz de
ville depuis de longues
années, viennent de
bénéficier de cette
commodité
indispensable à la vie
de tous les jours, à
savoir le gaz de ville. Les
autorités locales et les
services concernés ont
procédé à l'inauguration
du réseau de conduite
de cette importante
ressource énergétique
qui est le gaz,
longtemps attendue par
ces habitants, il reste
uniquement le
raccordement aux
niches pour pouvoir s'en
servir, «C'etait un vrai
soulagement pour nous
le jour où nous avons
appris que les travaux
de raccordement au gaz
vont être entrepris. Dieu
merci», devait dire un
citoyen. Une chose est
sûre, désormais la
rigueur de l'hiver et les
désagréments causés
par le transport des
bouteilles de gaz butane
font partie du passé et
les habitants de cette
cité dite Soitine, seront
plus heureux. En
attendant que les autres
villages et localités de la
commune de Nedroma,
beaucoup plus
importants en densité
humaine, bénéficient
eux aussi de la flamme
bleue prochainement.
Mohammed Hichem
SEBDOU
Mise en échec
de
l'introduction
du Maroc de
420 moutons
A l'approche de l'Aïd ElAdha, l'activité de
contrebande de cheptel
reprend ponctuellement
avec toutes les maladies
qui l'ont touché
dernièrement. Les
services de sécurité qui
veillent sur la
surveillance des
frontières ont mis en
echec le passage vers le
marché national.
Ce sont les gardesfrontières de Sidi Djillali
et Aricha, qui ont ainsi
réussi dans un premier
temps la saisie du côté
d'El Abed de 320 moutons
puis 100 têtes du côté d'El
Aricha.
M.H
«Nous voulons la séparation
des souks»
Alger : lancement des travaux de
réalisation de deux trémies sur la RN N°1
, Lors d’un entretien accordé
à la «NR», M. Azzaoui Djilali,
président de la Fédération nationale des éleveurs et de l’élevage, lors d’une conférence de
presse a développé une analyse sur la situation de son secteur dont voici la teneur.
«Aujourd’hui, l’Algérie est en train de vivre
des moments difficiles. Il est de notre devoir de nous mobiliser autant que les
commis de l’Etat si non plus, car c’est
nous qui perdrons le plus, pour sauver le
cheptel national. Pour une meilleure maîtrise de la situation sanitaire des cheptels
ovins bovins caprins et camelins, il faudrait scinder les souks et les spécialiser.
Ce n’est pas pour diviser, mais pour préserver et éviter les transmissions virales
et bactériennes. Aujourd’hui, en tant que
président de la Fédération des éleveurs et
de l’élevage, nous demandons à ce que le
vaccin contre la fièvre aphteuse soit généralisé à tous les cheptels, et en particulier
aux 25 millions de moutons, si ce n’est
plus. C’est un patrimoine national à protéger. Ce n’est pas une affaire du ministère
Les travaux de réalisation de deux trémies au niveau de la Route
nationale (RN) n°01 ont été lancés jeudi à Alger par le ministre des
Travaux publics, Abdelkader Kadi, qui a inspecté les chantiers de
plusieurs projets d'envergure de son secteur..
(Photo > D. R.)
de l’Agriculture, c’est l’affaire de tous les
Algériens. Cette fièvre aphteuse n’est pas
fortuite. C’est un acte conscient et criminel du moment que l’introduction de
veaux tunisiens atteints par cette maladie,
est frauduleuse. Concernant les moutons
du sacrifice de l’Aïd el kebir, cela fait deux
ans que les éleveurs se préparent. Nous
demandons à ce qu’il y est de la traçabilité par l’introduction de la puce électronique en sous cutané». Fin de citation.
200 jeunes de la communauté nationale
à l'étranger séjournent en Algérie
Djilali Harfouche
LA CHRONIQUE DE
Chérif Abdedaïm
A l'occasion de la saison estivale 2014, près de 200 jeunes de la
communauté nationale à l'étranger séjournent en Algérie durant la
période allant du 9 au 30 août 2014.
Servitude consentie ?
(Photo > D. R.)
une é p o q u e d e
superch erie
universel l e, d i re la
vérité devient un a c te
révolutionnaire » , d i sa i t G e o rge
Orwell
Les peuples de ces pays dits
démocratiques, servent le pouvoir
d’une bourgeoisie qui, au cours des
deux derniers siècles, a acquis les
outils nécessaires à leur soumission :
les appareils politiques et le pouvoir
militaire, les réseaux médiatiques et
leur culture de masse, alimentés par
leur exponentiel pouvoir
économique.
Non seulement, ils contrôlent et
organisent les quotidiens de leurs
peuples, mais en plus, ils les
rançonnent suffisamment pour
bâillonner toute velléité
d’émancipation, le tout en
annihilant leur liberté d’expression.
Autrement dit : plus besoin de
contrainte par la force aujourd’hui.
En effet, affaiblis et divisés, ces
peuples consentent d’eux-mêmes à
ce qui va contre leurs intérêts… Ils
consentent à leur
servitude.
Tous les vecteurs de contestation
réels et effectifs leur ont été retirés,
banalisant et glorifiant leur
impuissance. Il s’agit bien là de
méthodes d’un genre nouveau, celle
d’une dictature soft, insidieuse
et évoluée.
Dans ce contexte, les derniers
massacres sionistes à Gaza ont révélé
ce que cette boîte de Pandore
«démocratique» cachait depuis
longtemps.
Des manifestations anti-israéliennes
ont été organisées un peu partout
dans le monde. Qu’ont pu changer
«À
les manifestants ? Ont-ils fait fléchir
les positions de leurs gouvernants
qui soutenaient bec et ongles les
crimes sionistes ? Rien de cela.
Autre exemple. Celui des élections
qu’elles soient présidentielles ou
législatives.
Les gouvernements occidentaux et
leurs majorités parlementaires ont
acquis le droit absolu de régenter la
vie de leurs peuples.
Ils se sont donc accordés, selon les
volontés et diktats de l’Union
Européenne, le droit d’augmenter
leurs impôts et de baisser leurs
salaires, de privatiser leurs services
publics et délocaliser leurs
entreprises, de casser le code du
travail et multiplier les emplois
précaires, de surcharger les classes
de leurs enfants et de réécrire les
manuels scolaires, de s’ingérer
militairement dans des pays
souverains pour voler leurs
ressources…
Bref, ils les gouvernent contre leurs
intérêts et dépensent leur argent à
leur guise, pour le plus grand
bonheur des banques !
Désormais, tout dissident à la
propagande médiatico-politique est
considéré comme un potentiel
ennemi public. Telle est cette
dictature maquillée en «démocratie»
de façade.
Un monde généreux et un empire
cupide, font de consommateurs
passifs, lobotomisés par un confort
précaire qui n’a de valeur que
périssable, laissant ainsi le pouvoir à
d’autres, qui ont déjà trop et qui
veulent encore plus…
Pour les «révolutions», il faut les
laisser aux peuples arabes…
C. A.
Pèlerinage : la demande de visa s'effectue
au niveau de la rue Docteur Saâdane (Alger)
Les citoyens de la wilaya d'Alger concernés par le pèlerinage peuvent
déposer leurs dossiers de demande de visa, du samedi au jeudi (8h à 16h) au
niveau de la salle située dans la rue du Docteur Saâdane, à proximité de la
salle Ibn Khaldoun, Alger, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur et des
Collectivités locales dans un communiqué. (Photo > D. R.)
La DGSN prête à assurer la sécurité routière
lors de la prochaine rentrée scolaire
La direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a affirmé mercredi que les
services de la sûreté à travers l'ensemble du territoire national étaient «prêts» à
accueillir la prochaine rentrée scolaire.
(Photo > D. R.)
actuel
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
6
Fièvre aphteuse
Ministère de la
Communication
La situation épidémiologique
«maîtrisée» par le gouvernement
Jusqu’à vendredi, la fièvre aphteuse
a touché 23 wilayas, alors que des
cas suspects sont signalés dans la
wilaya de Mostaganem. L’INMV effectue chaque semaine 50 prélèvements sur des vaches et des taurillons d’engraissement pour être
analysés en laboratoire et s’assurer
de leur état de santé et détecter
d’éventuelles infections par l’épizootie.
Selon Boudoukha, directeur général de l’Institut national de médecine vétérinaire (INMV), la dernière wilaya à avoir été touchée
par l’épizootie dimanche dernier a
été celle de Tiaret, ajoutant que
les services vétérinaires sont en
Amar Ghoul
«Air Algérie a sa place et nous
n'acceptons nullement qu'elle soit
discréditée»
Le ministre des Transports, Amar
Ghoul, a souligné mercredi à
Alger que la compagnie nationale de transport aérien Air
Algérie «a sa place et nous n'acceptons nullement qu'elle soit
discréditée» au moment où
l'aviation civile connaît «une
rude concurrence internationale». Lors d'une conférence de
presse animée en marge d'une
journée d'étude sur le permis de
conduire biométrique, M. Ghoul
a affirmé que la compagnie Air
Algérie «a sa place» déplorant
«le fait que certaines parties
extérieures tentent de discréditer la compagnie qui constitue,
a-t-il dit, un acquis national au
moment où l'aviation civile
connaît une rude concurrence
sur le plan international». Le
ministre a indiqué que la compagnie «est le fruit d'efforts
nationaux et nous n'acceptons
nullement que la compagnie,
son président-directeur général
tout comme ses pilotes et ses
cadres intègres, soient discrédités». Il a rappelé dans ce sens
que «la situation a été examinée dans le détail en juin dernier lors de la conférence nationale des cadres avec les partenaires et les représentants des
secteurs concernés. A la faveur
de cette rencontre, une feuille
de route a été adoptée pour
trouver des solutions à tous les
problèmes et moderniser la
compagnie en mobilisant tous
les moyens humains et matériels
nécessaires», a-t-il indiqué. La
rencontre a permis d’examiner,
selon le ministre, le problème
des retards des vols et les
mesures susceptibles d'y remédier ainsi que la rentabilité de
la compagnie et la qualité des
prestations. M. Ghoul a ajouté
que la moyenne d'âge des
avions d'Air Algérie ne dépasse
pas les 10 ans ajoutant que cette
moyenne est appelée à baisser à
7 ans avec l'entrée en service de 16
nouveaux appareils. Répondant aux
critiques dont font l'objet les pilotes
algériens, le ministre a estimé que
ces pilotes «sont recrutés dans les
plus grandes compagnies mondiales»
ajoutant que de grandes compagnies
dans le monde ont connu de graves
problèmes mais personne n'en a
parlé».
H. A.
train d'isoler les foyers de cette
maladie à Mostaganem en attendant les résultats des analyses en
laboratoire. M. Boudoukha a ajouté
que «le programme d’urgence»
tracé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural
pour arrêter la propagation de la
maladie a été efficace et que ce
sont des intermédiaires qui ont introduit des taurillons touchés par
la maladie des frontières est du
pays. «Grâce à ce plan, il n’ y a eu
aucun cas de fièvre aphteuse dans
les wilayas frontalières de la Tunisie et l’Institut a prélevé plus de
4 000 échantillons sanguins de bovins, d’ovins et de caprins dans
ces wilayas dans la période allant
du 25 avril au 24 juillet 2014», a-t-il
fait valoir. Lors de la même période, 750 000 vaches ont été vaccinées et 15 000 prospectus ont
été distribués aux agriculteurs
dans les services publics dans
toutes les wilayas.
1,6 million de vaches et de
taurillons vaccinés
Les laboratoires régionaux relevant de l’Institut ont distribué des
produits d’hygiène dans toutes les
inspections vétérinaires des wilayas afin de désinfecter les régions entourant les foyers de la
maladie et des tenues de protection ont été livrées pour empêcher
la propagation de la maladie en
dehors des exploitations atteintes,
ajoute le même responsable. Il a
précisé que 248 000 doses de vaccin ont été réceptionnées au 13
août dernier alors que d’autres
quantités ont été réceptionnées le
19 août. Le même responsable a
souligné également que l'INMV a
pu procéder à la vaccination de
plus de 1,6 million de vaches et de
taurillons avant de la propagation
de la maladie, minimisant l’impact
de cette dernière au vu de l’importance du cheptel estimé à deux
millions de bovins.
Nouri à partir de Mila : «Il faut
accélérer l’activation du
système d’indemnisation»
Le ministre de l’Agriculture et du
Développement rural, Abdelouahab Nouri, a appelé, jeudi à Mila,
les institutions vétérinaires et les
services agricoles des wilayas affectées par la fièvre aphteuse «d’accélérer l’activation du système d’indemnisation des éleveurs ayant
subi des dommages». M. Nouri a
rappelé dans ce contexte la solidarité de l’Etat avec les éleveurs et les
maquignons touchés par cette maladie dangereuse qui s’est propagée en Algérie depuis juillet dernier. Cette épizootie a touché
jusque-là 24 wilayas du pays, selon
les données communiquées par le
ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Le ministre,
qui effectuait une visite de travail
dans cette wilaya pour s’enquérir
des modalités d'application des
mesures mises en place susceptibles de délimiter l’étendue de
cette maladie, a affirmé que 3 500
têtes bovines sur un total de deux
millions de bovins ont été affectées par cette maladie. M. Nouri a
démenti lors d’une conférence de
presse, tenue en marge de cette
visite durant laquelle il s’est rendu
dans deux fermes privées (à Chelghoum-Laïd et à Oued Athmania),
«toute transmission de cette maladie aux ovins». Le ministre a exprimé sa volonté pour la relance de
l’activité d’élevage et la relance de
la filière des viandes rouges, ainsi
que l’ouverture des marchés à bestiaux dans de brefs délais après
l’élimination de cette épidémie».
Le ministre qui a félicité, au cours
d’une séance de travail tenue au
siège de la wilaya, les vétérinaires
à travers tout le territoire national pour le travail qu’ils continuent
d’accomplir, et appelé tous les organismes concernés ainsi que les
collectivités locales à «accomplir
leur rôle», notamment sur le plan
entretien des abattoirs communaux dont certains se trouvent, a
ajouté le ministre, «dans un état
délabré à l’image de celui de Chelghoum Laïd». Enfin et pour empêcher la propagation de cette maladie en territoire algérien, les services de ministère de l'Agriculture
ont pris une série de mesures.
Ainsi, les éleveurs ont été instruits
de ne pas déplacer les animaux,
sauf vers un abattoir proche, et ne
pas en introduire de nouveaux
dans leur exploitation. Ils sont également appelés à appliquer systématiquement de la chaux vive à
l’entrée des exploitations et à en interdire l’accès aux personnes
étrangères.
Imane Misraoui
Travaux publics
Le ministre insiste sur l’importance des projets de son secteur dans la wilaya d’Alger
Afin de s’enquérir de l’état d’avancement des projets du secteur des travaux
publics, le ministre Abdelkader Kadi, a effectué, hier, une visite de travail et d’inspection dans plusieurs communes à la wilaya d’Alger. «Les projets en cours de réalisation dans la wilaya d’Alger sont très
importants, notamment un réseau de plusieurs voies express, qui permettront de
désenclaver plusieurs quartiers et de
désengorger la ville», a déclaré Abdelkader
Kadi, qui a lancé les travaux de réalisation
de deux trémies au niveau de la Route nationale (RN) n°01 reliant les quartiers Djenane Sfari (Birkhadem) à Aïn Malha (Gué
de Constantine). Selon la fiche technique
des projets, la première trémie d’une longueur de 414 mètres sera réalisée dans le
sens Bir Mourad Raïs-Blida de la RN1 tandis que la deuxième de 360 m se pose en
perpendiculaire à celle-ci. Dans un exposé
présenté au ministre, le directeur de wilaya des travaux publics, Abdenour Rabhi,
a indiqué que «les entreprises de réalisation sont sur les chantiers depuis quelques
semaines et la livraison des deux ouvrages
se fera dans un délai contractuel de six
mois». Ajoutant que la création de ces
deux trémies est importante dans la mesure où elles aideront à réguler la circulation automobile et remédier aux embouteillages futurs sur la RN1 dans une région
(Djenane Sfari et Aïn Malha) appelée à accueillir jusqu'à 50 000 habitants grâce aux
différents programmes de logements en
construction. Il est à noter que Abdelkader
Kadi a inspecté le chantier de réalisation
de la liaison routière express Meftah
(Blida)-Oued Smar, longue de 8,5 km,
comprenant 5 ouvrages d'art et 2 ponts et
dont les travaux ont été inaugurés début
avril dernier contre une enveloppe de 2,815
milliards de DA. Les responsables du chantier se sont engagés à livrer cette pénétrante qui passe par l'aéroport international Houari Boumedie, et qui est en partie
au stade des terrassements, dans les délais, au premier trimestre 2016 mais M.
Kadi leur a accordés jusqu'à la fin 2015
pour terminer les travaux. Au niveau de
l'aéroport international, M. Kadi a pris
connaissance de la réception des travaux
d'une extension au taxiway (parking pour
avions) de la piste secondaire de l’aérodrome, actuellement en phase d'homologation, et d'un projet de renforcement de
la piste principale.
Le ministre lors de sa visite a inspecté les
travaux d'aménagement de la place Allende (ex-Colonne Voirol) à El Mouradia,
réalisés à 80%, le projet d'élargissement et
d'aménagement de l'axe reliant El Biar à
Chéraga (70%) et le projet d'achèvement
de la radiale de Oued Ouchayah faisant la
jonction entre le tunnel d’Oued Ouchaya
(Bachdjarrah) à l'autoroute Est-Ouest au
niveau de Baraki.
Le ministre des Travaux publics a appelé les
entreprises de réalisation à renforcer sérieusement les chantiers et de rattraper le
retard accusé dans la réalisation des travaux de confortement des ouvrages de
protection et d'aménagement du port de
Raïs Hamidou où le taux de réalisation est
de 60% et le projet d'aménagement de la
bande côtière de Bab El Oued réalisé à
40%.
Nawel Hami
Hamid Grine déterminé à accompagner
la presse publique dans ses projets de
modernisation
Le ministre de la Communication,
Hamid Grine, a affirmé, jeudi à Alger,
que son projet consiste à «accompagner» la presse publique dans sa volonté de modernisation notamment
l'agence Algérie presse service (APS),
dont il «souscrit» aux projets initiés
ainsi que de professionnaliser la
presse privée. «Mon projet est d'accompagner la presse publique dans sa
volonté de modernisation notamment
l'APS dont le directeur général a beaucoup de projets auxquels je souscris
totalement, ainsi que de professionnaliser la presse privée», a souligné
M. Grine lors d'une rencontre avec le
directeur général de l'APS, Abdelhamid Kacha. Cette réunion clôture le
cycle de rencontres initié par le ministre de la Communication avec les
responsables des organes de la presse
et des médias publics et privés. Dans
ce sens, M. Grine a fait savoir que
cette démarche aboutira par «l'installation d'un certain nombre de structures» qui a effectivement commencé
par la mise en place de la commission
provisoire de la délivrance de la carte
professionnelle de journaliste. «Il y
aura également l'autorité de régulation de l'audiovisuel, celle de la
presse écrite, la commission de la
presse écrite ainsi que le conseil de
l'éthique et de la déontologie», a-t-il
précisé, ajoutant que «tous ces organes vont contribuer à assainir le
milieu de la presse, à mettre des
garde-fous et à le professionnaliser».
Il a relevé que son département
planche actuellement sur ces projets
qui vont être concrétisés d'ici 2015,
tout en les accompagnant de cycles de
formation qui ont déjà commencé à
Alger avec des sessions consacrées au
journalisme d'investigation et se
poursuivront prochainement à Oran et
Constantine pour l'information de
proximité régionale. Le ministre a estimé en outre que les exigences des
pouvoirs publics pour l'APS sont
«beaucoup plus élevées» que pour les
autres organes publics car, a-t-il expliqué, «l'agence nous a habitués à
un haut niveau de compétence».
«Haut niveau de compétences donc
haut niveau d'exigences», a-t-il noté,
rendant hommage à «tous les journalistes de l'agence» pour «leur style et
leur posture humble». «L'Agence de
presse accomplit son travail correctement», a déclaré le ministre en exprimant sa satisfaction face à la volonté
du directeur général de «changer les
choses et de moderniser l'agence». M.
Grine est revenu par ailleurs, sur sa
démarche depuis sa nomination à la
tête du département de la Communication, assurant qu'il avait commencé
par le secteur privé parce qu'il y avait
«péril en la demeure» sur le plan de
la qualité de l'information, avant de
se pencher sur le statut du journaliste
pour lequel des textes ont été préparés, et se tourner enfin vers la presse
du secteur public. «Ce travail nous a
permis de récupérer 30 milliards de
centimes et de mettre des garde-fous
à travers les imprimeries», a dit le ministre. M. Grine a mis l'accent encore
une fois sur le professionnalisme, disant que les journalistes «sont libres
d'écrire ce qu'ils veulent pourvu que
l'information soit vérifiée» d'autant
que le principe de «la liberté de la
presse est sacrée et consacrée». Il a
rappelé à ce titre que «le président de
la République l'a bien dit dans son
message du 3 mai à l'occasion de la
Journée mondiale de la liberté de la
presse, un message qui «constitue
pour moi une feuille de route», a-t-il
conclu.
N. R.
La NR 5022 – Samedi 23 août 2014
économie
7
PIB allemand
INFOS
EXPRESS
La crise ukrainienne responsable
de sa contraction
, La contraction surprise
de l'économie allemande
au deuxième trimestre
s'explique en partie par le
contre-choc des sanctions
imposées à la Russie dans
le cadre de la crise en
Ukraine, estime le
ministère allemand des
Finances dans son rapport
mensuel publié hier.
Le ministère l'attribue aussi aux
effets de la très forte tenue de
l'activité au premier trimestre,
conséquence de la douceur inhabituelle de l'hiver.
Le PIB de la principale puissance
économique européenne a reculé de 0,2% au deuxième trimestre, après une croissance de
0,7% au premier trimestre.
«Le déclin du produit intérieur
brut va au-delà du contrecoup attendu après la très forte performance du premier trimestre liée
à la météo. Il est probable qu'il
soit lié à l'effet des sanctions et
au poids de la crise ukrainienne
sur la confiance», écrit le ministère.
Après l'annexion de la Crimée
par la Russie en mars, les Occidentaux ont adopté une série de
sanctions, d'abord ciblées puis
élargies, fin juillet, à des secteurs
entiers de l'économie russe. Moscou a répliqué en imposant des
restrictions aux importations de
Le déclin du PIB allemand est-il dû à la crise ukrainienne ? (Photo > D. R.)
produits occidentaux. Le ministère allemand des Finances estime cependant que «si la crise
ukrainienne ne va pas plus loin
et si aucun nouveau train de
sanctions sérieux n'est imposé,
on peut s'attendre à ce que le
ralentissement actuel de l'économie ne soit que temporaire».
Bourse
Wall Street finit en hausse,
nouveau record pour le S&P
,La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi après un
nouveau record de l'indice de
référence Standard & Poor's500, les investisseurs saluant
de nouveaux signes d'amélioration de la conjoncture aux
Etats-Unis en attendant la réunion des banquiers centraux
de Jackson Hole. L'indice Dow
Jones des 30 valeurs vedettes
de la cote a gagné 60,36 points,
soit 0,36%, à 17 039,49.
Le Standard & Poor's-500 a pris
5,86 points (+0,29%) à 1 992,37,
un nouveau record de clôture,
après avoir inscrit en séance
un plus haut historique à 1
994,76, et le Nasdaq Composite
a progressé de 5,62 points
(+0,12%) à 4 532,10.
Le S&P-500, dont les précédents
records dataient du mois dernier, est désormais à moins de
4% du seuil symbolique des
2 000 points.
Les indicateurs publiés dans la
journée ont montré successivement une baisse des inscriptions au chômage la semaine
dernière à 298 000, une accélé-
ration de la croissance de l'activité dans le secteur manufacturier et une progression des
reventes de logements. De son
côté, l'indice d'activité «Philly
Fed» a atteint son plus haut niveau depuis mars 2011 à 28,0
alors que le marché l'attendait
en baisse.
La hausse est toutefois restée
prudente dans des volumes peu
nourris, le marché attendant
vendredi l'intervention de Janet
Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, lors de la réunion de banquiers centraux et
d'économistes de Jackson Hole,
dans le Wyoming.
«Globalement, avec un S&P à
un nouveau plus haut et un
Dow de retour au-dessus de 17
000, la tendance est haussière
sur le marché», dit Lawrence
Glazer, associé de Mayflower
Advisors. «Mais la vraie question, après les indicateurs économiques favorables, c'est de
savoir si les déclarations de Yellen à Jackson Hole resteront
aussi colombes que l'espère le
marché.»
D'autres tensions géopolitiques
de même que la faiblesse des
autres économies de la zone
euro ont également contribué à
la contraction du PIB allemand
mais, affirme Berlin, la tendance
générale de l'activité reste positive et le gouvernement allemand maintient son objectif de
croissance de 1,8% cette année.
Sanction de 3 millions
de livres pour la filiale
britannique d'EDF
EDF Energy, filiale britannique
du groupe français EDF s'est
vu infliger une sanction de
trois millions de livres (3,74
millions d'euros) pour s'être
rendue coupable de
négligences dans la gestion
des récriminations de ses
clients.
L'Ofgem, l'organisme chargé
de réguler le secteur, a estimé
qu'EDF n'avait pas été en
mesure de prendre en charge
les plaintes des
consommateurs entre mai
2011 et janvier 2012, période
lors de laquelle a été déployé
un nouveau système
informatique chez
l'opérateur.
«EDF Energy n'avait pas mis
en place les procédures
nécessaires pour recevoir,
enregistrer et répondre aux
plaintes des clients
conformément aux règles
vigueur», dit l'Ofgem.
Le montant sera versé à deux
associations caritatives qui
aident les consommateurs qui
peinent à payer leurs factures
d'électricité.
Argentine
Une stratégie risquée pour régler
la dette
,Régler la dette sur la place de Buenos Aires ne convaincrait que
quelques créanciers et empirerait
la situation légale et économique
du pays. La proposition de l'Argentine de régler sa dette sur la place de
Buenos Aires, ses remboursements
transitant par les États-Unis étant
bloqués en raison d'un litige avec
des fonds «vautours», apparaît
comme une stratégie risquée et incertaine.
C'était attendu, les fonds «vautours»
NML et Aurelius ont d'ores et déjà refusé tout paiement à Buenos Aires,
mais les créanciers ayant accepté
les restructurations de 2005 et 2010
- 93 % des détenteurs de bons - n'ont
pas encore fait connaître leur position. Selon l'économiste argentin Nicolas Dujovne, la mesure ne pourra
convaincre que quelques-uns
d'entre eux et «la situation légale et
économique du pays ne va faire
qu'empirer». Cette stratégie, dit Carlos Caicedo, économiste de l'institut
IHS Country Risk, «isole un peu plus
l'Argentine» des marchés de capitaux et «place les créanciers restructurés dans une position difficile.
Nombre d'entre eux ne pourront pas
changer de juridiction, car leur mandat stipule qu'ils ne peuvent acheter
que des titres de législation américaine». En appelant ses créanciers à
encaisser leur chèque à Buenos
Aires, l'Argentine cherche en fait à
esquiver la condamnation du juge
américain Thomas Griesa à régler
1,3 milliard à des fonds «vautours»
conduits par NML Capital et Aurelius Management, décision à l'origine du blocage à New York d'une
échéance de 539 millions de dollars.
Une offre jugée «illégale» et «en
violation des ordres du tribunal»
Dès jeudi, le juge Griesa a jugé cette
offre «illégale» et «en violation des
ordres du tribunal». Le problème est
que, dans la restructuration de la dette
argentine, une clause, la clause RUFO,
garantit aux créanciers d'être traités
sur un pied d'égalité. Buenos Aires invoque cette clause en disant que si elle
rembourse les fonds «vautours» à
100% de la valeur des bons, elle s'expose à des revendications des créanciers qui touchent 30% de la valeur
des titres, ce qui est le cas de 93%
des détenteurs de bons. Selon la présidente argentine de centre gauche,
Cristina Kirchner, en transférant de
New York à Buenos Aires le lieu de
paiement de la dette, la troisième économie d'Amérique latine ne cherche finalement qu'à honorer sa dette extérieure.
VoirsurInternet
www.lnr-dz.com
L'Allemagne réclame à
une banque suisse des
fonds de l'ex-RDA
Un organisme public
allemand en charge de la
gestion des actifs de l'exRépublique démocratique
allemande (RDA) a déposé
plainte contre la banque
suisse Julius Baer pour tenter
de récupérer quelque 135
millions d'euros.
Un porte-parole de la BvS
(Agence fédérale des missions
spéciales au titre de la
réunification), chargée de
retrouver les actifs
manquants de l'ex-RDA, a
déclaré qu'une plainte avait
été déposée le 15 août devant
un tribunal de Zurich contre
Julius Baer. Un porte-parole
de Julius Baer a renvoyé vers
le rapport semestriel de la
banque, dans lequel cette
dernière précise que la BvS lui
réclame le versement de 110
millions de francs suisses et
d'intérêts. Selon la banque, la
BvS affirme que la banque
Cantrade, rachetée par Julius
Baer à UBS en 2005, a autorisé
entre 1989 et 1992, donc après
la chute du Mur de Berlin, des
retraits en principe interdits
sur le compte d'une société
de financement des échanges
commerciaux internationaux
créée par d'anciens dirigeants
de la RDA.
8
régions
La NR 5022 - Samedi 23 ao t 2014
Le ministre des Ressources en eau à Sidi Bel-Abbès
INFOS
EXPRESS
RELIZANE
Saisie de 195
sachets de lait
destinés à la
vente à Djdiouia
Dans le cadre de la
préservation du
consommateur sur le
risque des intoxications
alimentaires, nous
venons d’apprendre de
sources crédibles, la
saisie par le bureau
d’hygiène de la
commune de Djdiouia ce
mercredi d’une quantité
de 195 sachets de lait
impropres à la
consommation chez un
commerçant, selon le
maire de ladite
commune. C’est à la suite
d’une information
parvenue au bureau
d’hygiène de ladite
commune que les
éléments du bureau
d’hygène sont intervenus
pour la saisie de ce
produit de large
consommation. Notre
source ajoute qu’une
autre quantité de
produits de
consommation vient
d’être saisie par les
mêmes élements.
Signalons que le bureau
d’hygiène communal
vient de lancer une
campagne de
sensibilisation et de
vigilance, surtout en cette
période de grandes
chaleurs.
N. Malik
«Un système hydro-climatique
pour surveiller les crues»
, Depuis mercredi soir, une
importante délégation du
ministère des Ressources en
eau est reçue à Sidi BelAbbès. Cette délégation a
pour mission de débattre
de la problématique des
inondations au cours d’un
séminaire qui a eu lieu le
jeudi matin.
Sans protocole, et après une
brève ouverture du wali par intérim, le ministre des Ressources
en eau, M. Necib Houcine a fait
savoir à l’assistance que le gouvernement a tracé une stratégie
nationale de protection contre
les inondations qui est en cours
d'élaboration. Il rapporte dans
cet ordre qu’une étude est actuellement menée par des
groupes d’experts situés en Espagne et aux Pays-Bas, et sera
finalisée en septembre 2015.
Dans son allocution, M. Necib a
fait savoir que dans le cadre de
la coopération avec l'Union Européenne, une enveloppe de un
million d'euros est prévue pour
mener à bien cette étude dont le
résultat fera l’objet d’une base de
données à l'ANRH pour l’élaboration d'une cartographie des
zones inondables afin d’avoir un
aperçu sur l'ensemble des villes
exposées à ce phénomène naturel imprévisible. «Cette cartographie serait la feuille de route
qui aide à la prise de décisions
pour prévoir des projets de développement sur tout le sol algérien», a-t-il conclu. Le ministre
a fait savoir aussi qu’une mesure
Débat sur la problèmatique des inondations. (Photo > D. R.)
a été initiée consistant dans la
mise en service d’un système
hydro-climatique qu’une entreprise serbe est chargée de sa
réalisation d’ici 2015. Ce système
est censé donner des informations et lancer une alerte de 3 à
4 heure avant que la «nature se
déchaîne» et lance ses crues. «De
la sorte, des mesures peuvent
être anticipées afin de sauver
des vies et éviter les catastrophes», fait savoir le ministre.
À ce titre, il mit l’accent sur les
efforts déployés par l'Etat pour
endiguer ce phénomène auquel
sont confrontées plusieurs régions du pays à chaque saison
pluviale, provoquant de sérieuses catastrophes, engendrant des morts et des dégâts
multiples. Le ministre a, dans ce
Bordj Menaïel
Des ralentisseurs
s’imposent…
, Depuis que la route
principale située à
l’entrée Est de la ville
de Bordj Menaiel
est bitumée, les
automobilistes ne lévent
plus le pied de
l’accélérateur et les
résidents à proximité de
cette route commencent
déjà à craindre des
accidents au niveau de
leurs bâtisses constituées
de nombreux commerces
longeant le boulevard où
des enfants se
regroupent.
Aussi, il y a urgence en la matiére, et la direction des travaux publics, antenne de Bordj
Menaiel, se doit d’intervenir en
urgence pour la pose de ralentisseurs réglementaires afin
d’eviter des accidents corporels qui pourraient endeuiller
des familles entieres. C’est
dans cet ordre d’idées qu’une
lettre officielle a été transmise
au chef d’antenne de la DTP de
la subdivision de la daïra de
Bordj-Menaiel à se rendre sur
les lieux pour constater de visu
la situation. «Nous demandons
des ralentisseurs réglementaires, indispensables et obligatoires, sinon certains chauffards n’arrêteront pas à faire
de l’excès de vitesse. Nous
avons signalé cette situation
aux autorités locales. Alors, de
grâce, que chacun prenne ses
responsabilités», nous dira un
habitant, dont le domicile est
situé à l’entrée Est de BordjMenaiel. Non seulement des ralentisseurs s’imposent, en
outre, une pétition vient d’etre
lancée par les habitants aux autorités locales qui insistent sur
l’urgence d’entamer la réalisation des dos-d’ane à l’entrée
Est de la localité de Bordj-Menaiel.
En effet, les auteurs de ce document, dont une copie nous a
été remise, expliquent que les
«criminels» des routes n’éprouvent aucun remord à traverser
notre localité à une vitesse folle,
mettant en péril la vie de nos
enfants».Pour cela, il exigent
des services concernées la
mise en place de ralentisseurs
tout au long de la pénétrante de
la ville. Les citoyens eux, dégagent toutes responsabilités
dans le cas d’accidents corporels, en leur âme et conscience
dans le cas où les autorités
prendraient à la légére leurs
doléances. Enfin, il y a lieu de signaler les embouteillages qui
se produisent au niveau du
centre ville et la dangerosité
des motards qui ne respectent
en aucun cas le code de la route
et se permettent de slalomer
entre les vehicules et de doubler dans tous les sens, créant
des situations dangereuses. Les
services de sécurité se doivent
d’intervenir.
Kouider Djouab
contexte, pour étayer ses propos, énuméré des exemples.
Ainsi, en octobre 1993 à Relizane
(22 décès), octobre 1994 dans
plusieurs villes (60 morts, plus
des dégâts importants), octobre
2000 à Sidi Bel-Abbès (2 décès et
des dégâts importants), novembre 2001 à Bab El-Oued (733
décès et 3.000 sans-abri), octobre 2008 à Ghardaïa (40 morts
et des dégâts importants). «Bien
d'autres villes ont enregistré des
débordements d’oueds, rasant
tout sur leurs passage», ajouta le
ministre, faisant ressortir que
«certaines villes sont plus défavorisées que d’autres de part
leurs topographie comme celle
de Sidi Bel Abbes, traversé par
l’oued de la Mekerra qui sème
la terreur aux sein des agglomérations avoisinantes.
Le ministre fait savoir que l’État
fait désormais de cette problématique une priorité pour qu’elle
soit mise en oeuvre pour lutter
contre les inondations par la réalisation de grandes retenues
d’eaux ainsi que des digues. Le
ministre a, par la suite, entamé
une série de visites, ou il s’est enquis de l'avancement des travaux de projet de protection de
la daïra de Benbadis (40 km de la
ville) contre les inondations,
avant de procéder successivement à la mise en service d'un réservoir de 1.500 m3 à Tessala et
de s'enquérir du projet de réhabilitation du réseau d'Alimentation en eau potable (AEP) du
chef-lieu Sidi Bel-Abbès.
Djillali Toumi
Relizane
A quand le bout de tunnel
de la réalisation d’un complexe
Le projet relatif à la réalisation d’un complexe au profit de la
commune d’El Matmar, fait à l’évidence du surplace. En effet,
d’après les responsables de la collectivité, ce projet est inscrit depuis le mois de mai 2012, et une
dotation budgétaire lui a été allouée sur les programmes sectoriels. Pour son implantation, une
assiette de terrain a été localisée
à la périphérie de la ville d’El Matmar, nous confie-t-on. Mais voilà
que des contraintes diverses se
sont mises au travers de sa réalisation empêchant sa concrétisation. «Il y a eu deux avis d’appel
d’offre qui ont été lancés, mais
les deux ont été déclarés infructueux. Le premier pour cause de
dépassement de l’autorisation de
programme, et le deuxième pour
manque de soumissions», déclare
une source proche du dossier.
Pour sa part, un responsable de ladite municipalité, le maître de l’ouvrage, nous a fait savoir que les
,
BRÈVE
Médéa
Un exercice de lutte
contre un incendie de
forêt à Oued-Lahrache
Un exercice de lutte contre un incendie de forêt a
été organisé, jeudi, au niveau du massif forestier
de Oued-Lahrache, situé à la périphérie sud de la
ville de Médéa, dans le cadre du programme
consultations ont été, une nouvelle fois relancées. «La maîtrise
d’oeuvre est un problème récurrent dans la wilaya de Relizane,
mais nous avons quand même
bon espoir de trouver une entreprise à qui confier la réalisation de
ce projet», affirme notre interlocuteur.
«La réalisation d’une telle infrastructure publique à El Matmar
revêt une importance vitale, car
elle soulagera toutes les communes de la daïra d’El Matmar,
de même que la daïra de Yellel.
Toute cette population de plusieurs dizaines de milliers d’habitants
est
présentement
contrainte de se déplacer jusqu’à
El Matmar, pour la moindre rencontre sportive à l’ancien stade
communal, plaide un élu de la
commune susmentionnée.
N. Malik
Voir sur Internet
www.lnr-dz.com
d’entraînement et de perfectionnement des unités
d’intervention de la Protection civile, a-t-on appris
auprès de cette structure. Une quarantaine
d’officiers et d’agents, affectés à la colonne mobile
de lutte contre les incendies de forêt, ont participé
à cet exercice de simulation qui s’est déroulé en
plusieurs phases et mobilisé d’importants moyens
d’intervention, a indiqué la même source, qui note
que cet exercice vise à maintenir les unités
d’intervention en état d’opération permanente et
de s’assurer du bon fonctionnement du dispositif
d’alerte et d’intervention.
R. R.
9
La NR 5022 Samedi 23 août 2014
régions
Bordj Menaïel
Rien ne va plus dans cette charmante
localité
Sidi Bel-Abbès : une stratégie nationale
de protection contre les inondations
Une stratégie nationale de protection contre les inondations est en
cours d'élaboration, a annoncé, jeudi à Sidi Bel-Abbès, le ministre des
Ressources en eau, Hocine Necib.
(Photo > D. R. )
Fièvre aphteuse : 4 000 nouvelles doses
de vaccin pour la wilaya de Bouira
Situation de laxisme des autorités. (Photo > D.R.)
,Plus connu par la ville des Coquelicots, on
assiste ces derniers temps à un phénoméne
des plus inquiétants. Certains citoyens accaparent des lots de terrains en les clôturant et en
construisant des maisons sans aucune autorisation, ni permis de construire. D’autres étendent leurs propriétés en piétinant les biens de
de l’Etat. Cette situation commence à prendre
des proportions alarmantes en se généralisant
dans cette localité au vu et au su de tout le
monde, sans que les autorités compéténtes ne
bouge le petit doigt pour mettre un terme à ce
comportement qui commence sérieusement à
agacer les habitants. Squat des terrains,des
trottoirs en les transformant en «vitrines» ou
en extensions deleurs magasins!
Cette pratique que d’aucuns
condamnenteu égard aux
désagréments qu’elle provoque, est tolérée par les pouvoirs publics, qui préférent fermer les yeux au lieu de rétablir
la notion du trottoir, lequel est
réservé strictement aux piétons...
Et celle de la propriété privée
qui fait l’objet de beaucoup de
litiges suspendues au niveau
de la justice. Certains se per-
mettent d’outrepasser les
droits pour s’approprier des
parcelles de terrains (propriété
de l’Etat) relevant du secteur
domanial ou de l’agriculture.
D’autres se permettent de réaliserr des branchements illicites en eau potable, de
construire des dos d’ane en
pleine route en béton armé.
Cette situation crée beaucoup
de désagréments aux automobilistes et aux pietons lesquels
doivent faire preuve de beaucoup de vigilance en traversant la route pour ne pas finir
à l’hopital. Des automobilistes
slaloment, circulent sur les accotements ou pire, se rabattent sur l’autre côté de la route,
ce qui cause parfois des bagarres entre les conducteurs.
Pour en revenir à notre sujet,
il faut savoir que pour chaque
construction, il est éxigé un
permis de construire et la loi
exige des normes à respecter.
Malheureusement, sur le terrain, c’est tout le contraire et
tout autre constat qui s’offre à
nous. La plupart des habitations nouvellement construites
ne respectent pas les distances
obligatoires éxigées dans le
permis. Veritable fleau de désolation, et les autorités locales
semblent dépassées malgré
les mise en demeure transmises à l’encontre des indusoccupants, mais sans résultats. Des villas ont été réalisées sur des terrains
appartenant à l’Etat sans que
personne ne puisse intervenir.
Aussi il est urgent de signaler
que la piété et la dévotion dans
la localité de Bordj-Menaiel
sont devenues des mots vains
pour beaucoup de citoyens,
qui rivalisent en insolence et
en arrogance. Il suffit de faire
un tour dans les differentes agglomérations de la daïra de
Bordj-Menaiel pour s’apercevoir de l’incivisme et du
manque de respect, les gens
perdent souvent leur sangfroid, meme pour des futilités.
Les prises de bec et les rixes
sont le lot quotidien, certains
trouvent l’occasion de se défouler en vidant leurs sacs tout
en buvant des cannettes de
bieres facile à mettre dans les
poches. Ce genre de comportement répréhensibles du
reste conduisent avec une certaine nervosité des jeunes qui
ne respectent nullement la
tranquillité des habitants de la
ville. La ville est sujette au systéme de «tague ala mine
tague»...Heureusement que les
services de police sont présentes; sinon, ce serait catastrophique.
Kouider Djouab
Médéa
Bilan du premier semestre 2014
, La direction opérationnelle des télécommunications de la wilaya de Médéa a organisé le 19 août 2014 un point de presse pour
présenter le bilan des réalisations au niveau de la wilaya au titre du premier semestre de l’année en cours. En matière de réseau d’accès, on enregistre 10 nouveaux
Msan installés en 2014, ce qui représente
10 006 accès.
Par conséquent, le parc d’équipement téléphonique a atteint 89 218 lignes dont 10 486
lignes de nouvelle génération Msan. A cet
effet, le nombre de clients a atteint 46 790
clients au service téléphonique et 26 478
clients au service internet. Au niveau du réseau commercial, Algérie Télécom compte
se rapprocher davantage de ses clients en
créant de nouveaux points de présence.
Aussi, le réseau au niveau de la wilaya
compte aujourd’hui 10 actels et dictels. Algérie Télécom œuvre actuellement pour
l’amélioration de l’accueil au niveau de son
réseau commercial, en formant les agents et
en les dotant de moyens de gestion efficace
de la file d’attente. Concernant la qualité
de service, elle est affectée par la vétusté du
réseau et les agressions et vols de câbles répétitifs. Le phénomène de vol de câble a
causé un préjudice de 19 282 486.60 de dinars durant les trois dernières années et
jusqu’à juin 2014.
Malgré cela, plusieurs chantiers ont été lancés pour le remplacement des câbles, l’assainissement des chambres et la réparation
des casses subies. Avec le lancement de
ces chantiers, nous avons enregistré une
amélioration de la VRD 48h, qui est passé de
78.15% en juin 2013, à 92.46% en juin 2014.
Dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie du gouvernement relative au haut et
très haut débit, un programme de raccordement à la fibre optique de toutes les localités comptant plus de 1000 habitants a été
lancé depuis janvier 2013. A juin 2014, 19 localités ont été raccordées à la fibre optique
: Sidi-Zahar, Tafraout, Aïn-Boucif, Bouskene,
Beni-Slimane, El-Azizia, El-Aouinet, Souaghi,
Zoubiria, Souk El Djemaa. 14 autres localités
sont en cours dont les travaux seront finalisés durant l’année en cours : El-Azizia, Tablat, Seriet, Draa Ben Guanif, et Rebaïa.
Ainsi, Algérie Télécom est de plus en plus
tournée vers ses clients et engagée davantage à poursuivre ses efforts pour le développement et la modernisation du réseau et
l’amélioration de la qualité de service.
Hamid Sahnoun
La wilaya de Bouira a reçu une quantité supplémentaire de 4 000
nouvelles doses de vaccin pour lutter contre l’épidémie de la fièvre
aphteuse, a indiqué jeudi le directeur des services agricoles, Rachid
Morsli.
(Photo > D. R. )
Saïda : trois nouveaux hôpitaux
pour renforcer le secteur de la santé
Le secteur de la santé dans la wilaya de Saïda sera renforcé par
trois nouveaux établissements hospitaliers en cours de
réalisation pour atténuer la pression exercée sur l’hôpital
Ahmed-Medeghri du chef-lieu de wilaya. (Photo > D. R. )
Jijel : Réalisation d’une trémie
«d’ici septembre prochain»
Les travaux de réalisation de la trémie sur la placette Baba Arroudj à
Jijel seront lancés d’ici «fin septembre» prochain, coïncidant avec la
clôture de la saison estivale, a-t-on appris jeudi du président de l’APC
de cette ville côtière. (Photo > D. R. )
contribution
10
La NR 5022 – Samedi 23 août 2014
Economie
L’Algérie peut-elle maintenir son
rythme de la dépense publique ?
, La société algérienne, dans son
ensemble l’économie algérienne,
totalement extériorisée est
dépendante de la rente des
hydrocarbures. Selon les données de
la Banque mondiale correspondant à
celles de la Banque d’Algérie pour la
période 2000-2013, l’Algérie a
exporté pour 707,250 milliards de
dollars et a importé pour 491,200
milliards. La différence est de 216
milliards et si on enlève le
remboursement anticipé de la dette,
on retombe sur le chiffre des
réserves actuelles de fin 2013.
Dans ce contexte, il serait illusoire de continuer dans l'actuelle démarche. L’illusion bureaucratique, en ignorant tant le changement
de la société algérienne que le fonctionnement des nouvelles mutations mondiales du
XXIème siècle est de se réfugier dans le juridisme, vision du passé, comme si une loi ou
un code d’investissement pouvaient résoudre
les problèmes d’ordre structurel. Si le prochaine conseil des ministres prévu, en principe le mercredi 27 août 2014 concernant la
Loi de finance prévisionnelle 2015, au vu de
des premières informations concernant les
importations de biens, ne réduit pas la valeur
des importations, la sortie de devises incluant les services et les rapatriements légaux
de capitaux pourrait dépasser en 2015 les 80
milliards de dollars contre plus de 72 milliards
de dollars en 2013, le bilan de 2014 étant
toujours en cours.
1.-Déficit du trésor et baisse du fonds de régulation des recettes
Le fonds de régulation des recettes créé en
2000 se calcule comme la différence entre le
cours moyen des recettes d’hydrocarbures
au départ à 19 dollars au cours plancher,
puis à 37 dollars dans les lois de finances. Ici
existe un artifice d’écriture de la banque
d’Algérie. Ainsi si vous dévaluez le dinar par
rapport au dollar, les recettes d’hydrocarbures étant calculées en dinars par exemple
de 10%, vous gonflez à la fois la fiscalité pétrolière et le fonds de régulation des recettes
de 10%. Exemple la valeur du dinar pour un
dollar, selon le cours du Forex1, en date du
12 juillet 2014 était de 79 dinars pour un dollar et le 18 août 2014 s’oriente vers 80 dinars pour un dollar augmentant le fonds de
régulation de 1,01%. Selon le ministère des Finances, le fonds de régulation des recettes a
évolué ainsi de 2011 à 2013. En 2011, il est estimé à 4 842 milliards de dinars, en 2012 à
5 381 milliards et en 2013 à 5 633 milliards de
dinars. Lors de la loi prévisionnelle de finances 2014, le FRR devait atteindre 7 226,4
milliards de dinars soit 39,7% du PIB permettant d’alimenter trois ans d’importation,
montant euphorique n’ayant pas prévu la
contraction des recettes des hydrocarbures.
Alors que les dépenses de fonctionnement
prévues en 2015 à 2 104,4 milliards de dinars contre 1 976,8 milliards dans la LF 2014,
et les dépenses d’équipement, à 4 079,7 milliards de dinars contre 2 744,3 milliards pour
la LF 2014, avec un accroissement des importations par rapport à 2014, soit un déficit
budgétaire de 4 173,5 milliards de dinars, au
cours de 79 dinars pour un dollar, 52,83 milliards de dollars, dans le même esprit, cette
loi prévoit une fiscalité pétrolière générant
une plus value à verser dans le FRR de l’ordre
de 2 634,2 milliards de dinars à la fin de 2015.
Or selon le rapport récent de la Banque d’Algérie, il ressort qu'en dépit de réserves de
changes en augmentation de près d'un milliard de dollars (194,961 milliards de dollars
à fin mars contre 194,012 milliards à fin décembre 2013), le niveau du Fonds de régulation des recettes FRR a chuté de 5 238,80
milliards de dinars à fin décembre 2013 à
4 773,51 milliards de dinars à fin mars 2014.
Ainsi, la moitié du déficit prévisionnel du
Trésor algérien pour 2014, estimé à 3 300
mds de DA sera comblée par les avoirs du
FRR. Ce montant représente 18% du PIB.
Comme conséquence, le FRR n'a pas été alimenté à fin mars 2014. Un cours de 90 dollars
aurait donné une recette de moins de 55 milliards de dollars, ce qui aurait engendré des
tensions sociales. C’est que les exportations
d'hydrocarbures sont en chute libre. En 2013
les exportations en devises ont été de 65,9
milliards de dollars, y compris les 3,2% hors
hydrocarbures pour un montant de 2,16 milliards de dollars, donnant environ 63 milliards de dollars pour Sonatrach (baisse de
10 milliards de dollars, moyenne annuelle
entre 2010/2013) donc en régression par rapport à 2011, montant de 73,5 milliards de
dollars et 71,8 en 2012. Ainsi, la balance de
paiement a à peine atteint l’équilibre. Le
risque donc avec une dépense publique qui
dépasse les 110 dollars (fonctionnement et
équipement) si cette situation perdure, il
faudra forcément puiser dans le FRR pour
couvrir le déficit du trésor. Cette situation
peut compromettre bon nombre de projets
d’investissements prévus dans le plan d’action du gouvernement et éventuellement le
recours à ses réserves de changes placées à
l’étranger ( entre 83/86%) en bons de trésor
américains , en obligations européennes et
une fraction dans des banques internationales privées cotées dites AAA. Afin de faire
face à cette situation, je préconise que le
budget des lois de finances soit établi selon
le cours moyen du marché des hydrocarbures quitte si excédent il y a, à le verser dans
une caisse pour les générations futures surtout la révision de la politique économique
nationale de sorte à ce que les dépenses
soient rationnelles, les salaires fixés en fonction de la productivité, de veiller sur la maturité et faisabilité des projets avant leurs lancements pour éviter les surcoûts exorbitants
dont certains ont été de plus de 20/30%. Car,
la situation actuelle qui risque de se dégrader dans les années à venir du fait des nouvelles mutations énergétiques mondiales et
notamment en Méditerranée, montre la vulnérabilité de l’économie algérienne. Environ
97/98% des recettes d’hydrocarbures proviennent des hydrocarbures et l’Algérie importe 70% des besoins des ménages (70% du
pouvoir d’achat des Algériens étant corrélé
à la rente des hydrocarbures) et des entreprises publiques et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%. Environ 83%
de la superficie économique est représentée par le petit commerce, services selon
l’ONS (tertiarisation de l’économie à faible
productivité) et le secteur industriel est en déclin avec moins de 5% du produit intérieur
brut. L’irrigation de la rente des hydrocarbures à travers tous les circuits économiques
et sociaux donne des taux fictifs de chômage, de croissance ( tiré par la dépense
publique représentant plus de 80% du taux
de croissance ), d’inflation compressée par
les subventions de plus de 25 milliards de dollars en 2013 qui généralisées, permettent la
fuite des produits hors des frontières. Unique-
ment pour l’année 2013, les importations de
biens avoisinent 55 milliards de dollars ( 53%
en cash selon la douane algérienne) plus 12
milliards de dollars d’importations de services soit 67 milliards de dollars) auxquels il
faut ajouter entre 5/7 milliards de dollars de
transferts légaux de capitaux des compagnies étrangères nous donnant entre 72 et 74
milliards de dollars de sortie de devises.
Ainsi, le dérapage du dinar de plus de 300%
depuis 1992 ( 25 dinars un dollar à 80 dinars
un dollar) qui constitue un dumping n’a pas
permis de dynamiser les exportations hors
hydrocarbures, montrant que le blocage est
d’ordre systémique.
2.- L’Algérie de plus en de plus dépendante
de l’Europe entre 2015/2020 ?
Rappelons que pour le volet commercial, les
importations en provenance de l’Union européenne sont passées de 8,2 milliards de dollars en moyenne annuelle avant la mise en
œuvre de l’Accord d’association (2002 à
2004) à 24,21 milliards de dollars en 2011, à
26,33 milliards de dollars en 2012 (52,27%) et
à 28, 582 milliards de dollars en 2013 (52,11%)
selon les statistiques des douanes. Les exportations vers l’Union européenne sont passées, en moyenne annuelle, de 15 milliards de
de dollars, entre 2002 et 2004, à 36,3 milliards en 2011 – essentiellement pétrole /gaz
ont été de 39,797 milliards de dollars en 2012
(55,38%) et 42,773 milliards de dollars en
2013(64,89%) du fait de la baisse des importations provenant des Etats-Unis. Les exportations algériennes vers les Etats-Unis selon
les statistiques douanières ont baissé de
50,51% en 2013 comparativement à 2012 où
l'Algérie a été classé premier client du pays
avec 11,94 milliards de dollars, (avec la révolution du gaz de schiste) qui risque de s’accélérer entre 2015/2020, l’Algérie risquant
d’être de plus en plus dépendante pour son
marché d’hydrocarbures notamment du gaz
de l’Europe, ne pouvant pas concurrencer le
Gazprom russe, l’Iran, le Qatar et certainement dans un proche avenir l’Irak en Asie du
fait à la fois de la forte consommation intérieure et surtout des coûts croissants et du
coût de transport. En effet, les exportations
algériennes hors hydrocarbures vers l’Union
européenne (UE) sont dominées par des dérivés d’hydrocarbures avec un taux de 93%,
selon l’Agence algérienne de promotion du
commerce extérieur (Algex). Sur le plan fiscal, l’Algérie a engrangé 1 241,9 milliards de
DA (environ 15,5 mds de dollars) de fiscalité
pétrolière à fin avril 2014, fonction de l’évolution des recettes représentant entre 60/70%,
une fraction croissante allant au financement
du budget de fonctionnement. Ici, pour avoir
une appréciation objective de la fiscalité
autre que les hydrocarbures, il faut être attentif à la cotation du dinar en référence à l’euro
concernant la taxation des importations permises toujours grâce aux hydrocarbures.
Une dévaluation de 10% du dinar par rapport
à l’euro gonfle la fiscalité ordinaire, Les taxes
douanières s’appliquent à la valeur des marchandises après la reconversion de l’euro
en dinars donnant un taux cumulé. Ainsi le
glissement à la baisse du dinar tant par rapport au dollar que de l’euro voile l’importance du déficit budgétaire en le diminuant
artificiellement. Lors de la récente rencontre
à l’APN en juillet 2014, à l’initiative du PT et
de l’UGTA, certains participants versant dans
la sinistrose, ont avancé que le Trésor a enregistré un manque à gagner important depuis l’application de l’Accord d’Association
avec l’Europe (1 septembre 2005) de 8 milliards de dollars de pertes fiscales. Il y a lieu
d’éviter d’appliquer un taux uniforme pour
évaluer les pertes sur tous les produits importés d’Europe devant tenir compte du montant
des importations provenant de l’Europe entre
2005/2013, de la progressivité du démantèlement tarifaire qui ne touche que certains
produits et surtout de raisonner toujours à
prix constants. En réalité, les pertes sont
dues au dégrèvement tarifaire par la dévaluation du dinar par rapport à l’euro entre
2005/2013 qui a été de 22%, donnant un taux
cumulé après 15 à 20% de taxation d’environ
2,5 à 3 milliards de dollars à prix constants
de manque à gagner. C’est un calcul en statique. En dynamique, si on avait réalisé les reformes structurelles, micro-économiques et
institutionnelles, le gain net de l’Accord pour
l’Algérie se chiffrerait à plusieurs dizaines
de milliards de dollars avec des entreprises
compétitives et des emplois durables productifs.
En résumé, il s’impose pour éviter des ajustements économiques et sociaux douloureux, plus de rigueur budgétaire. A cette cadence de la dépense publique, et au vu de l’incertitude du marché mondial des
hydrocarbures avec la très forte consommation intérieure favorisée par les subventions où selon la banque mondiale, l’Algérie
figure parmi les pays qui subventionnent le
plus les produits énergétiques avec plus de
10 milliards de dollars/an, (électricité de 2,13
milliards dollars, les carburants 8,46 milliards de dollars, ayant importé environ 3,5
milliards de dollars en 2013), le risque est que
l’Algérie épuise à la fois le fonds de régulation
de ses recettes et ses réserves de change horizon 2020. La situation actuelle rend donc urgent la transition d’une économie de rente à
une économie hors hydrocarbures dans le
cadre des valeurs internationales comme
j’aurai l’occasion de le démontrer au cours
d’une conférence internationale à Paris, le 18
octobre 2014 à l’Assemblée nationale française (1). Il s’agit impérativement de revoir notamment la politique industrielle en déclin,
d’autonomiser la section exportatrice des
hydrocarbures, en réhabilitant l’entreprise
créatrice de richesses en termes de coûts et
de qualité au sein des espaces euro-méditerranéens et africains, l’Afrique continent à
enjeux multiples, notamment pour l’Algérie,
qu’elle soit publique, privée locale ou internationale et le fondement du développement
du XXIe siècle la bonne gouvernance et le savoir.
Abderrahmane Mebtoul
(1) Une importante rencontre internationale,
sera organisée à Paris le 18 octobre 2014 par
l’Association France-Algérie que préside le professeur Jean Pierre Chevenement ancien ministre français, sénateur –ami de l’Algérie sur les
échanges industriels algéro-français à l’Assemblée nationale française. Cette rencontre verra
la présence de personnalités politiques, de diplomates, d’experts internationaux et d’opérateurs des deux pays, de la presse internationale.
A ce titre le professeur des universités le Dr
Abderrahmane Mebtoul a été l’invité d’honneur par M. Jean Pierre CHevenement et le secrétaire général de l'Association France-Algérie,
Jean-Yves Autexier, en tant qu’expert international. Il interviendra sur le thème «Dans le
cadre d’un co-partenariat et des co-localisations, quelles filières industrielles promouvoir
entre l’Algérie et la France au sein des valeurs
internationales».
culture
13
La NR 5022 — Samedi 23 août 2014
Abderrahmane Bekhti expose à la bibliothèque de Cherchell
AV I S
Aréopage et couleurs vivaces
Festival national de la
poésie Melhoun à Mosta
Coup d’envoi de la 2e
édition
Placée sous le signe de la solidarité avec la ville-martyre
Ghaza, le coup d’envoi de la 2e
édition du festival national de
la poésie Melhoun, dédiée à
Sidi Lakhdar Benkhelouf, a été
donné dans la soirée du mercredi à la Maison de la culture
Ould Abderrahmane Kaki.
La cérémonie d’ouverture qui
a donné le ton à un écho mobilisateur sur Ghaza, a été
marquée par un montage poétique du Melhoum algérien intitulé Kala Achaïr (le poète a
dit) dans une petite scénette
de 10 minutes, animé par des
poètes locaux tels Cheikh Abdelkader Belmahi et Cheikh
Khaled Boukhari, créant ainsi
une symbiose entre l’authenticité du patrimoine d’hier et
d’aujourd’hui.
Une rétrospective de la première édition du festival a été
présentée sous forme d’un
film documentaire, projetée à
l’occasion, et suivie de déclamations poétiques assurées
avec brio par des chouyoukh
de Tiaret et Mostaganem tels
que Cheikh El Hadj Ahmed
Bouziane, Cheikh Guerouani,
Adda, Cheikh Boudia Othmane et Cheikh Rachid Guettalah.
En outre, pour consolider le
message du Melhoum, le programme a prévu l’organisation quotidienne d’une conférence-débat académique sur
le Melhoun, le tout appuyé par
des films documentaires devant se dérouler aussi bien au
chef-lieu de wilaya, que dans
les villes environnantes particulièrement à Sidi Lakhdar ,
Sidi Ali, Mazghrane, et Aïn Tedeles, en hommage au chantre
Sidi Lakhdar Benkhelouf, a déclaré à l’APS le commissaire
du Festival Abdelkader Bendaamache qui met en exergue
la richesse des conférencesdébats ayant trait à la poésie
du Melhoun (génèse) et les
chants du Melhoun oraniens.
Dix sept poètes du Melhoun et
autres interprètes de la chanson bédouine issus de Mostaganem et autres régions du
pays participent à cet évènement qui se poursuivra jusqu’au 26 août à Mostaganem.
Il est prévu dans la journée
du lundi la projection d’un
film documentaire sur l’esplanade du mausolée de Sidi Belkacem à Mazagran, une journée commémorative du 45e
anniversaire de la bataille de
Mazaghrane, dont direct Sidi
Lakhdar Benkhelouf a été un
acteur et dont le festival porte
le nom, est un poète ayant
vécu dans la région du Dahra,
rappelle-t-on.
R. C.
, Chapeau de pêcheur
et short de rigueur,
l’allure estivale sur fond
débonnaire,
Abderrahmane Bekhti,
peintre de talent nous
invite jusqu'à la fin du
mois pour découvrir
quelques jeunes pinceaux
d’ici et de quelques villes
du centre et du sud.
Au menu, une belle petite bibliothèque municipale à l’entrée de
la ville, à l’intérieur une cours
assez vaste, au milieu un bassin
dans lequel s’amuse à se dissimuler sous nos yeux une jolie
petite tortue aquatique. Les murs
alentours sont magiquement
transformés en cimaises accueillantes qui existent littéralement depuis l’année 2006 pour
nous mener en voyage dans un
univers baigné de couleurs et de
graphismes dans une exposition
collective emmenée par le plasticien Abderrhamane Bekhti, animateur de cette joyeuse bande
de jeunes et de moins jeunes pinceaux. Dessin au crayon, à la
plume, scènes de genre au couteau, paysages et compositions
diversement interprétées sur divers supports par les artistes
Réda Khouane, Mohamed Bakli,
Amir Bendali, Tahar Abdellaoui...
La part du lion revient à Bekhti
pour une série de travaux assez
intéressants entre surréalisme
régulier qui le caractérise par
ses allants à faire de l’huile son
viatique dans le domaine des
arts plastiques, la balade est
agréable, Abderrahmane le bien
nommé partage avec nous ses
scènes énigmatiques toutes en
questionnements et en interrogations lancinantes visible dans
des tableaux entrepris dans la
rigueur et le sérieux.
En effet le plasticien même s’il
s’offre quelques plages de répit
dans des «Marines» réalisées ici
et là comme pour se reposer de
son art subtil du mystère laisse
un talent entier s’exprimer à
l’huile sur toile. Force récurrente,
l’inspiration de Bekhti impose
des visages régulièrement féminins, des compositions souvent
géométriques, insolites, faisant
d’étranges quadrillages dans
«les» cieux dessinés, les sols qui
prennent des formes étranges,
le plasticien inscrit ses scènes
dans des mises en places insolentes, provocantes car prenant
à contre-pied le bon sens malgré une fabuleuse maîtrise du
dessin et de l’élément graphique.
Notre ami reste l’un des tenants
du dessin et de l’élément graphique. Notre ami reste l’un des
tenants d’un art surréaliste que
se plaît souvent à surfer entre
Prévert ou Baudelaire sans aucune limite imposée. Abderrahmane Bekhti nous montre élégamment un portrait d’enfant regardant vers le haut ; il s’en va
vers des scènes du port de Cherchell, tutoie les Bellambras
chauves de l’automne de Césa-
rée, mais plonge aussi ses griffes
inspirées dans des compositions
plus profondes comme «Les Fantômes», «La botte», une peinture
dialectique, entre rigueur de la
botte confrontée à la fragilité de
l’œuf, souvent considéré comme
le siège de la vie et élément paradoxal entre solidité et apparente fragilité. La récurrence
d’éléments graphiques porte
toute la symbolique du peintre
qui s’offre à foison les feuilles de
Platane comme semble-t-il élément rassurant qui le lie par la
nostalgie à des éléments du
passé, ainsi l’œuvre «Nostalgie»
avec l’éternelle esthétique féminine, tend à nous préciser cette
idée. «Marabout», «Romance»,
«Les Amants», «Orpheline»,
«Amour dans le vent» nous plongent sans cesse dans des univers souvent hétéroclites, bien
composés, souvent énigmatiques sur des questionnements
renouvelés comme cette fougueuse illustration de Cheval qui
galope dans une incarnation du
temps qui passe. Cela tranche
avec «Paresse», qui dans des pastels tranquillisants nous laisse
une impression de calme. Voilà
pour ce généreux plasticien qui
prend plaisir à inviter aussi le
talentueux calligraphe moderne
Khouane de Cherchell qui nous
livre quelques travaux très bien
réalisés sur des compositions
«écrites» de très belle manière, ce
bon p’tit gars du cru promet encore d’autres aventures picturales que nous attendons avec
curiosité. Les abstraits de Mohamed Bakli venu de Ghardaïa
montrent autant un talent d’écriture auquel nous a habitué ce
plasticien et théoricien de l’art
qui nous montre pour cette fois
de superbes compositions multicolores aux traits de pinceaux
qui ne trompent pas sur les «
parcours» insolents de touches
sur la toile, très très intéressants
comme point de vue plastique
de la part de Mohamed Bakli sur
ses travaux. Tahar Abdellaoui,
venu de Blida nous offre
quelques exercices de style déclinés sur des supports moyens, le
couteau, la touche peinte, compositions de paysages pour un
talent qui s’affirme avec une propension aux scènes de genre héritières d’une tendance à une
forme d’expressionnisme même
si l’origine est paradoxalement
impressionniste si l’on considère
le contraste entre touches nerveuses inscrites sur des scènes
d’apparence plus «calmes».
Le jeune pinceau du Zaccar, Amir
Bendali nous offres quelques incursions lyriques dans le dessin
au crayon à la plume, bien joué
! Avec en prime quelques éléments dessinés et peints dans
une composition qui suggère une
forme zoomorphe dans laquelle
on devine un lézard pour des raisons évidentes d’héritage symbolique séculaire. Amir manie la
couleur et la symbolique qui va
avec dans un très bon assortiment, voilà aussi un artiste à
suivre de près. Toute cette
joyeuse bande mérite le détours
par la bibliothèque municipale
de Cherchell qui n’en est pas à
son coup d’essai en accueillant
aussi quelques bonnes lampées
de musique andalouse, et rencontres culturelles, on l’aura
constaté avec la délicieuse Henia
Bekhti, eh oui, la fille de l’autre
qui prouve que le fruit ne tombe
jamais très loin de l’arbre… Visite enrichissante, plaisir des
sens,. L’entrée est libre.
Jaoudet Gassouma
Exposition collective,
jusqu’à la fin août,
Bibliothèque municipale
de Cherchell, entrée libre.
Musique
«Les nuits d’Oran» illuminent El-Bahia
,Oran vibre depuis une semaine
au rythme de soirées artistiques
chaleureuses, rendant inoubliables les dernières semaines
de vacances de cette année, grâce
aux «Nuits d’Oran», organisées
par l’Office communal des arts
de la culture. Réputée pour être le
«berceau» de la chanson raï par
excellence, El Bahia a dérogé de
la règle, en permettant au large
public présent aux différents spectacles de «déguster» différents
styles musicaux, un cocktail où
chacun devrait trouver sa saveur
et ses goûts préférés. Les organisateurs de cet évènement sont
en train de ratisser large en attirant le maximum de spectateurs,
qu’ils soient des habitants de la
ville ou des touristes, nationaux et
étrangers, ayant choisi Oran pour
passer leurs vacances. Trois sites
ont été retenus pour abriter les
festivités : le théâtre de verdure
Chakroune Hasni, la salle de cinéma Maghreb, ainsi que le Jardin
public de Sidi M’hamed. Ce dernier site, qui n’était pas choisi initialement, a accueilli jusque-là
trois soirées. Le choix n’est pas
fortuit, dans la mesure où ce très
bel espace vert, véritable balcon
donnant sur la Méditerranée, ouvert au public lors du dernier Ramadhan est très prisé par la population locale et les visiteurs. Le
spectacle est ainsi réussi jusquelà. L’évènement qui se poursuit
jusqu’au 4 septembre, devrait
prendre encore de l’ampleur dès
ce mercredi. Une soirée riche en
couleurs et en rythmes est programmée au théâtre de verdure à
partir de 21 heures. Officiellement,
des chanteurs connus tels Khaldi
Abdelkader, Réda Doumaz et Romaissa, seront de la partie, et les
organisateurs promettent des surprises pour cette journée historique pour les Algériens. Idem
pour la soirée de jeudi. Et si le
tout se déroule dans une ambiance bon enfant, les peines
qu’endure le peuple palestinien,
notamment celui de Ghaza, sont
vivaces et présentes dans les esprits. C’est ainsi que le groupe de
Mounchidine El Manar, venu de
Skikda, a tenu à marquer l’évènement de ses empreintes en animant deux soirées spéciales dédiées à la ville-martyre. La première soirée a eu lieu vendredi à
la salle Maghreb, alors que la seconde, le lendemain s’est déroulée au jardin Sidi M’hamed. Cette
deuxième apparition du groupe,
notamment a été très émouvante,
et tous les présents sur les lieux
ont tenu à afficher leur solidarité
avec Ghaza et son peuple victimes
d’agressions barbares des sionistes. Les enfants eux, n’ont pas
été non plus oubliés. Les organisateurs leur ont alors dédié une
soirée très bien animée au jardin
Sidi M’hamed lundi avec différents spectacles et jeux en leur
honneur. Présents en force avec
leurs parents, ils ont bien apprécié le menu qui leur a été proposé. Les trois derniers weekends des «Nuits d’Oran» s’annoncent bien animées et sans doute,
comme le souhaitent quelques
estivants approchés par l’APS,
elles seront un très joli cadeau
de la part des organisateurs pour
les habitants de la ville et leurs invités avant la rentrée sociale.
R. C.
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
science
15
Antartique
De la vie découverte à 800 mètres
sous la glace
, Des archées et des bactéries
ont été découvertes dans le lac
Whillans. Il s'agit des premières
formes de vie jamais retrouvées
dans un des lacs subglaciaires de
l'Antarctique et certaines de ces
espèces étaient jusque-là
inconnues.
«La vie trouve toujours son chemin» peut-on entendre dans Jurassic Park. Et cette maxime
semble tenir parole puisque des
micro-organismes ont été découverts dans un environnement où
on ne les attendait pas forcément
: dans un lac situé sous 800 mètres
de glace en Antarctique. L'équipe
de chercheurs est parvenue à percer l'épais manteau et à extraire
des échantillons de boue qui
contenaient des traces de vie.
Contrairement à ce que certains
pensent, tout n'est pas complètement gelé en Antarctique.
L'épaisse couche de glace retient
INFO
EXPRESS
Le Japon craint de
nouvelles coulées
de boue à Hiroshima
De nouveaux glissements de
terrains menacent la ville de
Hiroshima, trois jours après les
premiers éboulements qui ont
tué au moins 40 personnes.
Après avoir suspendu les
recherches en raison de ces
risques, les autorités
japonaises ont relancé la
quête des 47 personnes
toujours portées disparues,
vendredi 22 août.
Les recherches avaient été
momentanément suspendues
vendredi après-midi et les
sauveteurs évacués de craintes
de nouvelles coulées de boue,
mais leur travail a repris.
«Nous allons désormais
continuer toute la nuit car
nous sommes engagés dans
une longue bataille contre le
temps», a expliqué un
responsable du centre de
gestion des désastres de
Hiroshima. De son côté, le
maire de la ville a déclaré
vouloir « ue soient secourus
un maximum de disparus dans
les heures à venir». Depuis
jeudi soir, il a recommencé à
pleuvoir parfois fortement
dans la région et
d'importantes précipitations et
violents orages sont attendus,
faisant redouter de nouveaux
effondrements. Plus de 4 400
habitants de l'agglomération
ont reçu l'ordre de quitter leur
maison et environ 164 000
résidents sont visés par des
recommandations de quitter
temporairement leur
logement.
une partie de la chaleur issue de la
croute terrestre et permet le maintien de lacs subglaciaires. Ces étendues d'eau fascinent depuis longtemps les chercheurs et leur existence n'a été confirmée que dans
les années 90. Le plus connu est le
lac Vostok, si vaste qu'il s'avère
être le sixième lac du monde en
terme de volume. Toutefois, on dénombre plus de 350 autres étendues d'eau sous la calotte polaire,
dont certains sont reliés entre eux
par des canaux naturels. Le lac
Whillans est l'un d'entre eux et
c'est dans celui-ci que l'équipe du
projet WISSARD a fait sa découverte. Une première annonce avait
été faite en 2013, aujourd'hui les résultats se sont précisés.
Le début de la vie sur Terre
Les scientifiques essayent depuis
des années de trouver et d'étudier
la vie qui se développe peut-être
dans ces conditions extrêmes de
pression et de température. L'absence de lumière rend également
toute photosynthèse impossible.
Ces lacs rappellent certaines
conditions du tout début de la vie
sur Terre et pourraient aider à
mieux chercher de la vie sur Mars
et des lunes de Saturne et Jupiter.
B O N À S AV O I R
De la vie dans l'espace ? Des cosmonautes trouvent du plancton
accroché à l'ISS
En analysant des échantillons prélevés sur les parois externes de la Station spatiale
internationale (ISS), des chercheurs russes ont découvert du plancton marin.
En tant qu'environnement singulier, la Station spatiale internationale (ISS) fait l'objet
d'expérimentations et d'analyses récurrentes. Et certaines d'entre elles révèlent parfois
bien des surprises. Cette semaine, une nouvelle étude a ainsi conclu à la présence de
plancton marin sur la face extérieure des hublots et parois de la station située à plus de
350 kilomètres d'altitude ! Si l'origine de ces micro-organismes reste encore inconnue, le
verdict est quant à lui formel : il s'agit bel et bien d'une forme de vie capable de résister
aux conditions hostiles de l'espace.
Opération de nettoyage sur l'ISS
L'étude en question a été menée sur des torchons ayant servi à nettoyer les surfaces des hublots du segment orbital russe, à savoir la partie
de l'ISS composée d'éléments construits en Russie. Après environ 6 000 jours passés en orbite terrestre, les parois externes de la station sont
en effet recouvertes de particules rejetées par les moteurs de l'appareil et son nettoyage est devenue une priorité.
«Nous menons actuellement des opérations spéciales destinées en quelque sorte à laver les hublots de l'ISS. Ceci est particulièrement
important au cours de longs vols spatiaux», explique le directeur du segment russe, Vladimir Soloviev, à Itar-Tass, une des principales
agences de presse de Russie. Dans ce contexte, Olek Artemyev et Alexander Skvortsov, deux cosmonautes ont profité d'une sortie destinée à
lancer des nanosatellites dans l'espace pour s'adonner à une petite séance de «ménage».
Climat : les météorologues brossent un tableau
apocalyptique
Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours
plus extrêmes, vagues géantes dans les
océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international
qui s'est conclu jeudi 21 août à Montréal.
A l'initiative de l'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations
unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème, «la météo, quel
avenir ?» à l'occasion de cette première
conférence mondiale sur la météorologie. Près de 10 ans après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto qui visait
à réduire les émissions de gaz à effet
de serre, la question n'est plus d'établir
si le réchauffement de la Terre va avoir
lieu. [Le réchauffement climatique] est
irréversible et la population mondiale
continue d'augmenter, «il faut que l'on
s'adapte», observe Jennifer Vanos, de
l'Université Texas Tech.
Des pluies plus fortes
La première décennie du XXIe siècle a
vu la température moyenne de la surface de la planète augmenter de 0,47
degré celsius. Or, une hausse de 1
degré génère 7% plus de vapeur d'eau
dans l'atmosphère, et comme l'évaporation est le moteur de la circulation
des flux atmosphériques, une accélération des phénomènes météorologiques est à prévoir.
La NR 5022 - Samedi 23 août 2014
santé
INFO
EXPRESS
Maladies
cardiaques :
elles tuent 4
millions de
personnes par
an en Europe
Les maladies cardiaques
causent un décès sur
deux en Europe, selon
les résultats d'une étude
publiée dans publiées
dans l'«European Heart
Journal». Malgré une
certaine progression de
la maladie, il existe
encore de fortes
disparités entre certains
pays. Les chercheurs de
l'université d'Oxford ont
regroupé et analysé les
données médicales et
scientifiques de
l'Organisation mondiale
de la santé (OMS)
disponibles pour 52 pays
européens sur les
maladies
cardiovasculaires. Les
résultats de cette
enquête de grande
ampleur révèlent une
grande disparité entre
les pays.
16
Fièvre aphteuse
La maladie a touché 23 wilayas,
la situation épidémiologique «maîtrisée»
, La fièvre aphteuse a
touché jusqu’à jeudi 23
wilayas alors que des cas
suspects sont signalés dans
la wilaya de Mostaganem, a
indiqué Hassan Boudoukha,
directeur général de
l’Institut national de
médecine vétérinaire
(INMV), affirmant que la
situation épidémiologique
est «stable».
Selon ce responsable, la dernière
wilaya à avoir été touchée par l’épizootie dimanche dernier était Tiaret, ajoutant que les services vétérinaires sont en train d'isoler les
foyers de cette maladie à Mostaganem en attendant les résultats
des analyses en laboratoire.
M. Boudoukha a ajouté dans une
déclaration à l’APS que «le programme d’urgence» tracé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour arrêter la
propagation de la maladie a été efficace et que ce sont des intermédiaires qui ont introduit des tau-
rillons touchés par la maladie des
frontières est du pays. «Grâce à ce
plan, il n y a eu aucun cas de fièvre
aphteuse dans les wilayas frontalières de la Tunisie et l’Institut a
prélevé plus de 4 000 échantillons
sanguins de bovins, d’ovins et de
caprins dans ces wilayas dans la période allant du 25 avril au 24 juillet
2014», a-t-il fait savoir. Lors de la
même période, 750 000 vaches ont
été vaccinées et 15 000 prospectus ont été distribués aux agriculteurs dans les services publics
dans toutes les wilayas. L’INMV effectue chaque semaine 50 prélèvements sur des vaches et des taurillons d’engraissement pour être
analysés en laboratoire et s’assurer
de leur état de santé et détecter
d’éventuelles infections par l’épizootie. Les laboratoires régionaux
relevant de l’Institut ont distribué
des produits d’hygiène dans toutes
les inspections vétérinaires des wilayas afin de désinfecter les régions
entourant les foyers de la maladie
et des tenues de protection ont été
livrées pour empêcher la propagation de la maladie en dehors des exploitations atteintes, ajoute le
même responsable. Il a précisé que
248 000 doses de vaccin ont été réceptionnées au 13 août dernier
alors que d’autres quantités ont
été réceptionnées le 19 août. Le
même responsable a souligné également que l'INMV a pu procéder à
la vaccination de plus de 1,6 million
de vaches et de taurillons avant la
propagation de la maladie, minimisant l’impact de cette dernière au
vu de l’importance du cheptel estimé à deux millions de têtes.
Des fortes disparités
entre les pays
Les maladies
cardiovasculaires
provoquent en Europe
deux fois plus décès que
les cancers et tuent
environ 4 millions de
personnes par an. 1,8
million souffrent de
maladies coronariennes,
un million des suites
d'un AVC et 1,2 d'autres
maladies cardiaques.
Les maladies
cardiovasculaires
provoquent désormais
moins de décès que les
cancers chez les
hommes dans les pays
suivants (Belgique,
Danemark, France,
Luxembourg, Pays-Bas,
Portugal, Slovénie,
Espagne et SaintMarin). En revanche, les
chercheurs n'ont
constaté aucun progrès
dans des pays comme la
Russie où par exemple,
le taux de décès pour
les hommes comme
pour les femmes de tous
âges est six fois plus
élevé qu'en France,
l'Ukraine, le Belarus et
le Kazakhstan. «La
baisse globale des décès
dans les pays à forts
revenus est
«probablement liée» à
une meilleure prise en
compte des facteurs de
risque cardiovasculaire,
à la lutte contre le
tabagisme ainsi qu'à
des traitements
préventifs plus
efficaces», explique Nick
Townsend co-auteur de
l'étude .
Ebola, les deux patients américains guéris
Contaminés par le virus Ebola au Liberia,
deux patients américains sont aujourd'hui
guéris. Et cela après l'administration d'un
traitement expérimental. Alors le ZMapp
(c'est son nom), un remède contre Ebola ?
En fait, «rien ne confirme que cela ait participé à leur guérison», répond le Dr Bruno
Lina, virologue au CHU de Lyon.
En mission au Libéria, le Dr Kent Brantly et
l'infirmière Nancy Writebol avaient
contracté le virus Ebola avant d'être rapatriés aux Etats-Unis. Hospitalisés pendant
trois semaines, ces derniers ont ainsi pu
bénéficier du ZMapp. Jamais testé sur
l'homme, ce traitement a pourtant été autorisé par l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) dans la lutte contre cette fièvre
hémorragique, présente depuis huit mois en
Afrique de l'Ouest.
«Un résultat anecdotique»
«Les deux patients américains présentent
désormais tous les signes de la guérison»,
a confirmé l'agence onusienne, ce jeudi 21
août. Même si, comme le rappelle le Dr
Bruno Lina, «les hommes ayant survécu à
Ebola restent contagieux par voie sexuelle
pendant au moins 7 semaines après la disparition des symptômes».
Le virologue précise que «malgré ces résultats, il semble à cette heure impossible
de savoir si le ZMapp a joué un rôle dans
leur guérison». Et de continuer, «ne nous emballons pas autour de ces deux cas qui
étaient apparemment en train de guérir
avant l'administration du vaccin». Raison
pour laquelle l'OMS qualifie ce résultat
d'anecdotique, «et non pas d'une preuve irréfutable d'efficacité».
B O N À S AV O I R
Soins à domicile : l’initiative connaît un engouement
L’expérience de l’hospitalisation à domicile, lancée depuis plus de huit mois, par l’hôpital Mohamed-Boudiaf d’El-Khroub
(Constantine), à travers l’unité d’hospitalisation à domicile et de prise en charge de la douleur (HAD) a connu «un véritable
engouement», a indiqué mercredi le coordinateur de cette unité.Le praticien Amar Bouchagour a précisé à l’APS que l’unité de
l'HAD, lancée en collaboration avec la commune d’El-Khroub, a pris en charge cinquante-neuf patients, majoritairement des
victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des malades chroniques, dans un état d’invalidité prolongée.Il a ajouté à ce
propos, que des soins palliatifs, une rééducation et un suivi médical sont assurés aux patients par l’équipe de l’HAD composée de
kinésithérapeutes, de psychologues cliniciens, d’orthophoniste, d’assistance sociale et d’une infirmière.Un planning de la nature
et la durée des soins est établi, lors de la première visite du patient, a précisé Dr Bouchagour, soulignant qu’au premier contact,
toute l’équipe de l’HAD se déplace chez le malade avant d’arrêter le mode d’intervention et les praticiens mobilisés pour
prodiguer des soins.
L’unité d’hospitalisation à domicile et de prise en charge de la douleur assure également des médicaments et des matelas antiescarres à titre gracieux et transporte, dans une
Pub
ambulance médicalisée les malades pour des
examens aux centres d’imagerie médicale, a-ton souligné.Affirmant que l’unité de l'HAD est
«une alternative de soins» visant à humaniser la
prise en charge médicale et psychologique
d’une certaine catégorie de malades, le Dr
Bouchagour a précisé que l’unité a créé son
réseau de contact avec les établissements
publics de santé de proximité (EPSP), les
médecins privés et les associations de malades
d’une manière à «élaborer un fichier» des
patients nécessitant des soins à domicile, sur le
territoire de la daïra d’El-Khroub.
22
La NR 5022 – Samedi 23 août 2014
sport
Trabzonspor
Malouda et Halilhodzic en viennent
aux mains
,Florent Malouda et son
nouvel entraîneur à Trabzonspor, Vahid Halilhodzic, se
sont battus dimanche dernier. Un accrochage qui devrait précipiter le départ de
l’international tricolore.
Florent Malouda était arrivé en grande
pompe à Trabzonspor en juillet 2013, avec
un statut d’international français et d’ancien
joueur de Chelsea, où il a joué durant six
ans. Il risque pourtant de quitter le club turc
par la petite porte… Et pour cause, l’ancien
joueur de Châteauroux, Guingamp et Lyon,
désormais âgé de 34 ans, en est venu aux
mains dimanche dernier, après un entraînement, avec son nouvel entraîneur, notamment passé par les bancs de Beauvais, Lille,
Rennes et Paris avant de mener la sélection
nationale algérienne en huitièmes de finale
de la dernière Coupe du monde, un certain Vahid Halilhodzic. Le club turc annonçait lundi que Malouda était écarté pour «indiscipline» en vue du barrage aller de la
Ligue Europa contre les Russes de Rostov.
Le tout avant d’indiquer que le sort du
Français sera prochainement déterminé
après l’examen du rapport que le directeur sportif va fournir aux dirigeants de
Trabzonspor, club où évoluent notamment
deux autres anciens pensionnaires de la
Ligue 1, les internationaux guinéen et algérien Kevin Constant et Carl Medjani.
Des «invectives» et des «coups»
«L’Equipe» daté de jeudi dernier rapporte
les tenants et les aboutissants de cet incroyable clash. En fait, Vahid Halilhodzic a
imposé à ses nouveaux joueurs de rester au
Halilhodzic lors de sa dernière conférence à Alger avant le départ pour le Mondial-2014. (Photo > La. NR.)
centre d’entraînement toute la journée
lorsque deux séances quotidiennes sont
au programme. Dimanche dernier, le coach
bosnien en voulait plus : il aurait réclamé
à son groupe de rester pour le diner afin de
faire une séance vidéo pour disséquer le jeu
de Rostov. Des heures supplémentaires qui
n’étaient visiblement pas du goût de Florent
Malouda, qui a pris le parti de les sécher
pour rentrer chez lui. Le ton est alors rapidement monté entre Coach Vahid et Malouda.
Les «invectives» ont commencé à pleuvoir,
avant les «coups». Les deux hommes ont été
séparés par «l’encadrement et des joueurs,
stupéfaits», comme l’explique le quotidien
sportif.
Le dossier Florent Malouda est clos en
ce qui me concerne
Si le joueur n’a pas communiqué sur le
sujet - il a simplement posté un Tweet,
son premier depuis le 4 août, jeudi matin
pour dire qu’il était en train de s’entraîner,
sans préciser si c’était avec le reste de ses
coéquipiers ou non -, Vahid Halilhodzic,
lui, est revenu sur cette altercation en conférence de presse, mercredi dernier. Il a notamment évoqué une «grosse faute professionnelle» de son (futur ex ?) joueur, expliquant avoir fourni son «rapport» aux
dirigeants de Trabzonspor, quatrième du
dernier championnat turc.
«L’attitude de Malouda ne m’a pas surpris.
Il avait déjà connu des problèmes avec
Chelsea et en équipe nationale.
Tout le monde devra assumer ses responsabilités. Le dossier Florent Malouda est
clos en ce qui me concerne», a ajouté Vahid
Halilhodzic, qui ne compte visiblement déjà
plus sur le Français, plus que jamais sur le
départ.
«Depuis cet épisode, les dirigeants de Trabzon tentent de trouver une solution à
l’amiable pour que le Guyanais (…) soit libéré de son contrat», peut-on encore lire
dans L’Equipe, qui rappelle que «Malouda
n’a jamais caché son intention de quitter la
Turquie cet été». Ses souhaits pourraient
donc être exaucés plus vite que prévu.
R.S
Championnats d’Europe
Les joueurs africains se défendent
, Les joueurs maghrébins et africains sont à l’affiche
cette semaine dans les divers championnats d’Europe.
L’emprunte des Africains se fait remarquée sur les continents à l’image du Néerlando-Congolais Jordan Botaka
et le défenseur Mozambicain Mexer qui ont posté par
deux fois deux ballons avec Rennes.
En Angleterre, dans le continent de la première league
lors de la 1re journée, c’est Saiod Berahno, cet Anglo- qui
s’est offert un doublé avec West Bromwich Albion
contre Sunderland. Son entraïneur s’attend à ce que ce
jeune africain passe la frontière des 5 buts inscrits lors
de la saison passée. En Belgique (Pro Ligue – 4e journée),
«Mouscron donne une leçon au Standard de Liège 5-2, et
ce, grâce à des doublés du Franco-Ivoirien Abdoulaye
Diaby et du Franco-Tunisien Anice Badri. Cet ancien espoir de Lille (France), qui a scoré, grâce un travail tactique de Diaby. Lequel ne s’est pas contenté de ce but
pour enfoncer le clou sur un tir croisé. Sur un autre terrain, les joueurs africains, continuent de se distinguer par
leur jeu et à défendre leur place grâce à leur capacité à
mener la balle sur les périmètres adversaire et scorer.
C’est ce qui s’est passé avec Le Léopard Junior Kabananga qui a permis au Cercle Bruges de décrocher le nul
(1-1) lors du derby contre le Club Bruges. Ailleurs, c’est
le Guinéen Idrissa Sylla qui fait la fête en réussissant à
faire la différence avec ses coéquipiers en allant clouer
avec un but en deux temps sur le terrain de La Gantoise.
«L’attaquant de Zulte Waregem a ouvert le score d’une
reprise de volée acrobatique, alors que la barre transversale venait de repousser le ballon sur son coup de tête.
Mais La Gantoise a gagné 3-1 avec une égalisation du Centrafricain Habib Habibou : l’attaquant était seul au second
poteau et a juste eu à reprendre un centre», rapporte le
journaliste de RFI. Les buts africains se signalent un
peu partout, c’est aussi ce nul entre Westerlo et Anderlecht 2-2 dont l’égalisation a été réalisée par ce joli but
de l’Ivoirien Gohi Bi Cyriac en faveur des «Mauves».
En France (Ligue 1 – 2e journée), revoilà l’Ivoirien JeanDaniel Akpa-Akpro qui marque contre Lyon. Puis, c’est
au tour du Franco-Tunisien Wissem Ben Yedder qui
«doublé la mise pour Toulouse grâce à un coup franc habile au ras du poteau gauche adverse (score final : 2-1).»
Le Congolais Ladislas Douniama ne reste pas en marge
de ce festival de buts. L’autre bonne nouvelle qui résonne
sur le continent africain, c’est l’excellent travail fait par
Mexer, à l’occasion de sa première rentrée en Ligue 1 avec
Rennes. Deux buts dans cette victoire 6-2 contre Evian.
«Le Mozambicain a redonné l’avantage 2-1 au club breton avec une reprise de volée bien ajustée. Puis, le défenseur a fait valoir sa détente sur un corner, en catapultant un ballon de la tête.
Ensuite, le Franco-Camerounais Paul-Georges Ntep a
pris le relais, en s’infiltrant (trop facilement) dans la défense haute-savoyarde, avant de conclure d’un plat du
pied. Le jeune attaquant a inscrit le 6e but d’une frappe
impitoyable dans la lucarne gauche adverse», a commenté le journaliste de Radio France International. C’est
Le Franco-Congolais Yeni Atito Ngbakoto qui sauva le
club de Merz d’une défaite face Nantes, sur un penalty.
(1-1). Dans une autre rencontre Saint-Etienne Reims (3-
1) ce sont l’Ivoirien Max-Alain Gradel et le Français d’origine rwandaise Kevin Monnet-Paquet qui offrent la victoire à St Etienne. On retiendra aussi que le Tunisien
Wahbi Khazri en pleine forme a séduit par son jeu en faisant traîner l’AS Monaco en compagnie de son compatriote, le défenseur Aymen Abdennour. Une victoire qui
renforce leur indiscutable place dans l’équipe. Aux
Pays-Bas (Eredivisie – 2e journée), le Marocain Zakaria
Labyad d’un côté et le Nigerian Bartholomew Ogbeche
de l’autre, se sont disputés la balle durant les 90e de jeu
pour finir à égalité (2-2). L’autre Marocain, Le NéerlandoMarocain Hakim Ziyech, c’est lui qui ouvre le score pour
Heerenveen sur le terrain du Feyenoord (1-1).
A Eindhoven dans un autre terrain, c’est aussi un Marocain Adnane Tighadouini, qui marque un penalty lors du
naufrage (6-1) de NAC Breda sur le terrain du PSV Eindhoven. Décidément, les joueurs maghrébins se sont
illustrés, ce week end sur les terrains européens à l’instar de ce jeune de 19 ans, Anwar El Ghazi , NéerlandoMarocain qui paracheve le succès 3-1 de l’Ajax Amsterdam sur le terrain d’AZ Alkmaar. Un autre «Lion de l’Atlas», Iliass Bel Hassani, sauve Heracles Almelo lors d’une
défaite 3-1 dans l’enceinte du FC Groningue. Un but,
mais aussi un honneur pour ce club qui a failli se retirer
aux vestiaires sans but. Ces buts, honorent, justement
le niveau de nos joueurs africains qui continuent à se faire
remarquer un peu partout grâce à un niveau de jeu qui
n’a rien à envier à ceux qui détiennent une très forte expérience dans le football professionnel.
H. Hichem
23
La NR 5022 – Samedi 23 août 2014
sport
EN
DEUX MOTS
JSK – USMA
Le big clasico
Madoui
«L’ESS jouera contre
Sfax sans pression»
,Les Canaris de la JS Kabylie et
l’USM Alger se retrouvent ce soir
dans un énième clasico qui promet beaucoup, surtout qu’il opposera le vice-champion qui accueille le champion en titre.
Le stade du 1er-Novembre de Tizi
Ouzou sera ce soir, le théâtre de l’affiche de la 2e journée du championnat qui vient fraîchement de
démarrer, avec les Canaris de la
JSK vice-championne et malheureuse finaliste de la dernière édition
de coupe d’Algérie, qui affronte les
Algérois de l’USMA champion en
titre. Un clasico en guise d’affiche
donc de cette 2e journée du championnat, qui mettra aux prises deux
des plus sérieux prétendants pour
le titre de cette saison, avec une
rencontre qui aura certainement
l’allure d’une finale entre deux
équipes rivales et qui font un point
d’honneur, à ne pas perdre ce
match, notamment du côté de la
formation kabyle qui veut prendre
le large en championnat dès son
entame, sans oublier une certaine
revanche sur son rival algérois, qui
l’avait privée pour rappel du titre
du championnat la saison écoulée,
et qui avait réussi à lui imposer le
nul à Tizi Ouzou lors de la 2e journée du dernier championnat. Revigorée par le succès ramené samedi dernier d’Oran, la JSK veut
rester sur cette dynamique en allant chercher une 2e victoire de
suite, elle qui accueille une équipe
Le beau spectacle sera-t-il au rendez-vous ? (Photo > La NR)
de l’USMA qui entame mal sa saison. En effet, les Algérois défaits
en Super-coupe d’Algérie il y a deux
semaines, se sont fait accroché samedi dernier à Bologhine par l’ES
Sétif en match de la première journée. Une mauvaise passe que le
technicien Belge Hugo Bross et ses
poulains mettront à profit pour récolter les trois points de la partie,
devant une équipe usmiste amoindrie par pas moins de quatre ab-
sents, pour cause de blessures à
l’instar des Chafaï, Ferhat et
Bouazza, mais qui ne devra pas
pour autant pousser les Canaris à
prendre à la légère leur adversaire,
qui se déplace à Tizi Ouzou avec la
ferme intention de se refaire une
santé et se racheter après son entame de saison ratée. Les Canaris
qui font d’un succès, face à l’USMA,
une question d’honneur, semblent
d’ailleurs bien armés pour cet
énième clasico. Hyper-motivés par
le succès ramené d’Oran et la forte
prime promise par la direction
après ce succès, les responsables
de la JSK viennent de motiver davantage leurs poulains à la veille de
ce choc face à l’USMA, avec une
autre prime alléchante promise par
le boss kabyle, Mohand Chérif Hannachi qui a promis une grosse surprise à Rial et Cie, qui font un point
d’honneur à s’offrir le champion
en titre.
Côté effectif, si l’USMA se présentera au stade du 1er -Novembre avec
un effectif amoindri, ce ne sera pas
le cas pour la JSK qui sera au grand
complet avec le retour de Delhoum,
opérationnel après la blessure
contractée à Oran. A ce propos, et
en disposant de l’ensemble de ses
joueurs, le coach des Canaris, Hugo
Bross ne devrait opérer qu’un seul
changement dans le onze qui avait
entamé la compétition, samedi dernier à Oran, avec la titularisation de
Mekkaoui sur le flanc gauche de la
défense, à la place de l’ex-Usmiste
Benamara. A noter enfin, que cette
affiche de la seconde journée du
championnat qui attise la passion
des fans des deux camps, notamment ceux de la JSK, sera suivie de
très près par le nouveau sélectionneur national, le Français Christian Gourcuff, ce qui motivera les
joueurs des deux camps à la quête
d’une sélection au sein de l’équipe
A’ réservée aux joueurs locaux.
MCA - ASO
Les Rouge et Blanc pourront-ils arracher
la première victoire ?
,L’ASO Chlef s’apprête à disputer son match
de la deuxième journée du championnat Mobilis
I, aujourd’hui au stade Omar-Hammadi de Bouloghine à Alger. Les Chélifiens se sont entraînés
dans une très bonne ambiance ces deux derniers jours, oubliant le semi-échec concédé
face à la JS Saoura samedi dernier. L’entraîneur
a fait suer ses joueurs en prévision de leur prochaine sortie à Alger où le MCA les attend de
pied ferme. Ils auront fort à faire devant le
doyen décidé à arracher les trois points pour redresser la barre devant sa bruyante galerie.
L’adversaire, qui aura l’avantage de jouer sur
son terrain et devant sa bruyante galerie, veut
arracher les trois points de la victoire à tout prix
pour se réconcilier avec leurs supporters. Les
Rouge et Blanc, qui sont conscients de leur
mission, vont consentir des sacrifices pour se
racheter. Le match promet d’ores et déjà d’être
très disputé entre les deux formations d’un
côté, les locaux à la recherche de leur première
victoire de la saison, de l’autre, les visiteurs
pour ne pas décevoir leurs supporters à qui ils
ont promis de revenir avec un bon résultat.
Ighil fait suer ses joueurs
L'équipe chélifienne s'est attelée, après deux
jours de repos accordé par le staff technique
suite au premier match du championnat, à la
tâche en prévision de son deuxième match du
championnat contre le Mouloudia d'Alger.
Le coach Méziane Ighil, qui a fait quelques remontrances à ses joueurs, est en train d'apporter à son équipe les réglages et les correc-
tifs avant sa prochaine sortie à Alger. Un travail
acharné auquel étaient soumis les poulains
d’Ighil avant d'affronter les hommes de Boualem
Charef, samedi.
Néanmoins, tout le monde sportif de Chlef reste
pessimiste quant à l'issue du match et s'attend
à ce que son équipe revienne avec un mauvais
résultat pour son premier déplacement de la saison. De son côté, le coach Ighil, très déçu et pas
du tout satisfait du rendement de certains éléments, veut faire un vrai lifting pour le match du
MCA et donner la chance à d'autres éléments qui
n'ont pas joué contre la Saoura.
lors des prochaines journées. Lors du match
contre la JS Saoura, le groupe de Méziane Ighil
a laissé apparaître des lacunes, prouvant que
beaucoup de travail reste à faire pour être à la
hauteur. L'entraîneur Ighil et ses joueurs sont
donc appelés à réagir et à améliorer le rendement de l'équipe. Par ailleurs, conscient que le
public chélifien s'inquiète déjà pour l'avenir de
son équipe même si on n'en est qu'au début du
championnat, Méziane Ighil s'attelle à la tâche
et apportera sûrement quelques remaniements
à la composante de son équipe à l’occasion de
la rencontre de ce week-end face au MCA.
Les supporters entre optimistes et
pessimistes, soutiennent le club du cœur
Ighil promet des changements profonds
dans son onze
Avec un tel rendement face à la formation charrie, il est certain que l'ASO ne pourra pas jouer
les premiers rôles cette saison comme l’a assigné l’administration dans ses objectifs. Le coach
chélifien est convaincu que le rendement de
son équipe n'a pas été à la hauteur de ses attentes face à la JS Saoura. Faut-il dire que, malgré la bonne préparation qu'elle a effectuée en
été, l'équipe chélifienne n'est pas encore prête
à 100%. En tout cas, le staff technique et les dirigeants du club sont appelés à revoir leur copie
afin de récupérer les deux points perdus à domicile. Pour les plus optimistes parmi les fans
de l'équipe, la dernière contre-performance à domicile n'est qu'un accident de parcours. Et puis,
ce n'est que le premier match du championnat.
Ils estiment que les camarades de Miliani peuvent se ressaisir et ont les moyens de revenir
Persuadé aussi que certains joueurs ont déçu,
le coach de l'ASO procédera sûrement à des retouches lors du prochain match. Tous les compartiments seront concernés afin que l'équipe
puisse être à la hauteur des attentes de ses
supporters et réussir un résultat. Le match sera
très difficile et l'équipe doit montrer un tout
autre visage si elle ne veut pas rentrer bredouille au bercail. L'équipe de l'ASO étant déjà
sous forte pression, Ighil doit trouver des solutions en attaque car, vu le potentiel qu'il a, il
ne faut se contenter de défendre. Les Rouge et
Blanc sont forcés de réagir vite, dès cette semaine contre le MC Alger, au stade de Bologhine, pour le compte de la deuxième journée
de la Ligue I de Mobilis, et éviter de faire douter leurs fans.
Zakarya M.
L’ES Sétif négociera samedi
en Tunisie son match de la
6e et ultime journée du tour
de poules de la Ligue des
champions d’Afrique de
football face au CS Sfaxien
«sans pression aucune»
après avoir assuré sa
qualification pour le carré
final, a indiqué son
entraîneur Kheireddine
Madoui. Bien que son issue
déterminera le premier de
la poule, ce match sera
plutôt «une simple
formalité» pour les deux
clubs qui ont assuré leur
qualification pour les
demi-finales, a souligné le
même technicien à l'APS
avant le départ pour Sfax,
précisant cependant que
l’Entente fera le
déplacement pour réaliser
un résultat positif et se
placer en tête de la poule B.
Les Noir et Blanc joueront
cette rencontre presque au
complet, hormis l’absence
de l’attaquant Zerara Toufik
(suspendu) alors que la
participation du défenseur
Boukeria Ilyès qui fera le
déplacement sera tranchée
après l'établissement d'un
rapport médical en raison
de sa blessure mardi en
match amical contre l’ES
Magra, a encore précisé
Madoui.
Quotidien national d’information. Edité par la Sarl
SEDICOM au capital social
de 100 000 DA.
Rédaction - Direction Administration : Maison de la
Presse. 1, rue Bachir Attar,
Place du 1er-Mai - Alger.
Tél. : 021 67.10.44/67.10.46
Fax : 021 67.10.75.
Compte bancaire : CPA 103 400
08971.1 . 114, rue Hassiba-Ben
Bouali, agence Les Halles.
Membres fondateurs :
Gérant, directeur de la publication:
Abdelwahab Djakoune.
Directeur de coordination :
Samir Sabek
Directeur commercial :
Ouahid Kouba.
Composition PAO La Nouvelle
République Impression Alger :
SIMPRAL.
Oran : SIO. Constantine : SIE.
Diffusion centre : SEDICOM.
Ouest : SPDO. Est : El Khabar. Sud :
Trag diffusion Publicité : La
Nouvelle République, Maison de
la Presse. Tél. : 021 67.10.72. Fax : 021
67.10.75. E-mail :
[email protected]/E-mail pub :
[email protected] - ANEP
Spa : 1, avenue Pasteur, Alger. Tél. :
021 73.76.78 - 021 73.71.28. Fax : 021
73.95.59 - 021 73.99.19.
Conception : Studio Baylaucq,
Paris, France. Tél. : +331 44.90.80.40
Les manuscrits, photographies ou
tout autre document adressés à la
rédaction ne peuvent faire l’objet
d’une quelconque réclamation.
NR
LA
LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE
sport
La NR 5022 – Samedi 23 août 2014
en direct
le match à suivre
football
Madoui
«L’ESS jouera contre
Sfax sans pression»
MCA-ASO
Les Rouge et Blanc
pourront-ils arracher la
première victoire ?
Trabzonspor
Malouda et Halilhodzic
en viennent aux mains
Ligue 1
JSK – USMA : le choc !
, La seconde journée du
championnat de la Ligue 1
Mobilis de football sera marquée, ce week-end par le
sommet qui mettra aux
prises, à Tizi Ouzou la JS Kabylie à l’USM Alger.
Ces deux clubs sont des prétendants sérieux pour décrocher le titre national et
l’affiche de ce soir ne manquera certainement pas de soulever toutes les passions.
Les Kabyles, qui auront l’avantage du terrain, espèrent profiter pour enchaîner avec
un second succès de la saison. En cas de
victoire, la JSK prendrait cinq points
d’avance sur le champion d’Algérie. Ce qui
n’est pas rien. Mais pour cela, les Ebossé devront se montrer aussi efficaces qui l’ont été
au stade Ahmed-Zabana d’Oran, où ils
avaient battu le MCO sur le score de 2 buts
à 0. L’apport du public pourrait être un élément de poids pour les poulains de l’entraîneur Hugo Bross. Les Usmistes se déplaceront à Tizi pour relever un sacré défi.
Battus en finale de Supercoupe d’Algérie
puis accrochés lors de la première journée à Bologhine par l’ES Sétif (1-1), les
hommes d’Hubert Velud n’ont plus une
grande espace pour la manœuvre. Un autre
revers pourrait plonger la maison USMA
en pleine crise. Si l’on ajoute que l’équipe
sera privée pour cette rencontre de Ferhat,
Chafaï, Bouazza et Seguer. C’est dire que la
mission des Rouge et Noir s’annonce plutôt complique. Le match RC Arbaâ – CS
Constantine sera aussi l’attraction de cette
journée. Les deux équipes restent sur deux
succès lors de la première journée. Le RC
Arbaâ espère à l’occasion de retrouver son
stade signer le second succès de suite après
avoir surpris l’USMH. C’est une mission
qui est parfaitement dans les cordes de
Bleus, qui semblent avoir les mêmes ambitions de la saison dernière, malgré le départ
de certains cadres de l’équipe. Le match
sera certainement spécial pour le CSC et
Diego Garzitto. L’année dernière alors que
l’équipe constantinoise était sur une série
de 26 matchs sans défaite, elle a fini par
tomber au stade Brakni de Blida sur une
Cette journée sera marquée par le derby JSK-USMA. (Photo > La. NR.)
réalisation à la toute dernière minute de
Bougueroua, parti cette saison au CRB. Ce
revers a coûté la place au technicien francoitalien. Aujourd’hui, le CSC et Garzitto veulent prendre leur revanche. Le MO Béjaïa,
qui a remporté une belle victoire devant le
NA Hussein Dey, compte bien enchaîner
devant la JS Saoura. Mais cela ne va pas être
facile, surtout que l’équipe sudiste a montré une grande solidité lors de son déplacement qui l’avait conduite le week-end dernier à Chlef afin d’affronter l’ASO (0 – 0). En
recevant l’ASO Chlef, le MC Alger cherchera la victoire et rien d’autre.
La revers inattendu face à El-Eulma a accentué la pression sur le doyen que beaucoup
voyaient comme l’un des plus sérieux prétendants au titre après l’USM Alger. Pour
Chlef, la virée d’Alger risque d’être difficile
et les poulains de Meziane Ighil ne veulent
pas revenir bredouilles comme l’année der-
nière de Bologhine. L’USM El Harrach, qui
recevra pour la seconde fois de suite, tentera de s’imposer cette fois-ci. Les Harrachis
devront tout de même faire attention à Derrardja, auteur de deux réalisations lors de
la première journée face au MCA même
s'ils joueront à El Harrach. Le stade AhmedZabana accueillera le choc des promus
entre l’ASM Oran et le NA Hussein Dey.
Après avoir réussi le partage des points
face à l’autre promu, l’USM Bel-Abbès, en
déplacement, les gars de la M'dina Djedida
veulent, à présent, les trois points. En tout
cas l’ASMO sera favorite dans ce match, à
moins… Le match ES Sétif – USM Bel-Abbès
aura lieu mardi prochain en raison du
match de la Ligue des champions que devront jouer les Sétifiens ce soir à Sfax.
Enfin, le CR Belouizdad a disputé son match
avance de cette seconde journée du championnat, hier au stade du 20 -Août 1955
face au MC Oran.
Khaled M.
Programme :
Aujourd’hui :
17h :
El Harrach : USMH – MCEE
Arbaâ : RCA – CSC
17h45 :
Bologhine : MCA - ASO
19h :
Béjaïa : MOB – JSS
Oran (Zabana) : ASMO – NAHD
Tizi Ouzou : JSK – USMA
Sétif : ESS – USMBA (mardi)
A voir
Canal + : Guingamp - Marseille à 16h
Canal algérie : MCA - ASO à 17h45
Contentieux clubs-joueurs : plus de 100 dossiers sur la table
de la chambre de résolution de litiges
Le président de la Ligue de football professionnel Mahfoud
Kerbadj a révélé que plus de cent dossiers de contentieux
clubs-joueurs de Ligue 1 et 2 professionnelles sont sur la
table de la chambre de résolution des litiges de la FAF.
Cette situation, selon le patron de la LFP, est le résultat de la
politique de certains clubs qui recrutent des joueurs pour
des sommes faramineuses qui dépassent largement leurs
moyens, et se retrouvent après en situation d'incapacité de
paiement.
«Certains joueurs n'ont pas touché leurs salaires depuis sept
mois, c'est une situation alarmante. Il faut dire aussi que les
joueurs ont une part de responsabilité. La loi est claire, le
joueur doit solliciter la chambre de résolution des litiges
après 3 mois et un jour», a t-il précisé.
Par ailleurs, interrogé sur le cafouillage qui a caractérisé la
programmation de la première journée de Ligue 1 avec des
rencontres décalées et d'autres délocalisées à la dernière
minute, Kerbadj a estimé que son instance n'est pas seule
maître à bord dans cette affaire.
«C'est vrai qu'il y a eu un certain cafouillage dans la
programmation de la première journée, mais il faut savoir
que certaines données nous dépassent à l'instar de la
disponibilité des stades. Par exemple, à moins de 48 heures
du match de l'USMH contre le RCA, l'APC de Mohammadia
nous apprend que la tribune principale du stade a souffert
du séisme. Nous avons été obligés de délocaliser cette
rencontre à Reghaïa», a t-il expliqué.
Concernant, les changements d'horaires des matchs de
17h00 à 19h00, le président de la LFP a indiqué que la
décision a été prise à la dernière minute, après «insistance»
des clubs, ajoutant que les rencontres vont se dérouler en
nocturne jusqu'à mi-septembre, à l'exception des matchs
télévisés.
Au sujet de l'arbitrage qui a fait couler beaucoup d'encre dès
la première journée, le président de la Ligue a appelé les
présidents des clubs et les joueurs à la sagesse.
«Pour la première fois dans l'histoire du mondial, un arbitre
algérien et africain a dirigé cinq matchs de Coupe du monde
c'est quelque chose d'énorme. Mais on ne peut pas
demander au président actuel de la CFA ou à son
prédécesseur de nous sortir des Djamel Haimoudi chaque
année. C'est un travail de longue haleine. L'erreur est
humaine. Je demande aux présidents de clubs et aux
joueurs plus de sagesse et de sportivité», a t-il souligné.