Le numero 1 ( mardi 14 ) - Festival Européen du Film Court de Brest
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Le numero 1 ( mardi 14 ) - Festival Européen du Film Court de Brest
21e FESTIVAL EUROPÉEN DU FILM COURT DE BREST Un n° 21 au long court Vous voici à bord du vaisseau amiral de l’intrépide armada Côte Ouest pour une circumnavigation paneuropéenne de Recouvrance à Liberté, de la rue Kerabécam à la Porte de Landerneau, de la rue du Château au parc à chaînes, bref de Brest à… Brest-même ; mais, quel périple ! Des milliers de miles marins de pellicule à parcourir en huit jours… et nuits. Le catalogue, clair, complet (et pas cher), vous détaille par le menu le pantagruélique banquet du 21e festival. Il me reste cependant à balayer d’un trait une question récurrente : « Que faut-il voir en priorité ? » Tout. Il n’y a aucune hiérarchie qualitative dans la programmation, qui outre les hommages et retrospectives présente le plus délectable des élixirs de la production européenne 2005-2006. Dit autrement, les films proposés hors des deux compétitions sortent du même tonneau ; ils ont été assemblés avec un soin d’horloger en programmes thématiques pour leur meilleure exposition possible selon votre appétit et votre humeur de l’instant. Ainsi, sans dédale, vous bondirez à votre gré des rires les plus disjonctés aux réflexions à fleur d’écran sur les problématiques sociétales (je traduis en français pour Wim Wenders : L’état des choses). Un point encore, avant de vous rendre l’antenne. Caréné de frais, ce navire est un porte-courts de 2e génération. Amorcé il y a quelques années, un phénomène heureux tend à se généraliser : le fréquent retour au court des auteurs qui ont eu l’heur d’accéder au long. Ce sont désormais deux générations de créateurs qui concertent à Brest. La dichotomie entre court et long est obsolète. La présence cette année dans le jury de l’olympien Lyonnais Éric Guirado (Éric, pour les intimes – et il en connaît beaucoup à Brest… festivals obligent –) et les quatre avant-premières de longs métrages dessinent la nouvelle carte maritime des prochains festivals. Dans l’immédiat, tous à l’abordage ! Et, les femmes et les enfants d’abord, s’il vous plaît, car n’en déplaise à Henri-Georges Clouzot, aucun assassin n’habite au 21. Que du bonheur ! Mille mercis. Rémy Bouguennec Le menu du mardi 14 Au Mac Orlan 16h30 Du court au long - Lætitia Masson Courts métrages 18h30 Brest off - “Moyens métrages” Au Multiplexe liberté 16h Europe en court - Humour au féminin 18h Du court au long - Lætitia Masson - A vendre 20h Compétition - Compétition européenne 1 22h Du court au long - Ursula Meier - Carte blanche Au Petit théâtre 18h30 Métier d’homme, corps de femme 20h30 Animation - Panorama 2 22h30 Cinémas en vue - Roumanie / Bulgarie Au Grand théâtre 14h Compétition - Compétition européenne 3 16h Brest off - “T’as vu ton monde” Mardi 14 novembre 2006 - n° 1 18h Brest off - “Hommages et parodies” on ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le 20h Compétition - Compétition européenne 7 dien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du al version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien Les enfants sont les premiers spectateurs à investir les salles du festival. De la graine de cinéphile ! 22h Compétition - Compétition européenne 8 stival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien stival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du 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- Faculté Segalen) – Entrée libre stival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien stival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du festival version ouest le quotidien du 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abordé des sujets qui ont troublé voire révolté les spectateurs. L’Indifférence a-t-elle réussi à mobiliser les esprits ? Le mépris d’autrui ou son respect le plus absolu s’est vécu en cinq épisodes entrecoupés de pauses où sont intervenus les artistes des Beilges Marrons. “ Debout(s) ” Court d’un grand Chris Marker, alias Christian-François Bouche-Villeneuve est un cinéaste dont le parcours justifie les préoccupations. Résistant durant la Seconde Guerre Mondiale, puis employé à l’UNESCO, il fut aussi assistant d’Alain Resnais pour le film Nuit et Brouillard (1955). Il est un artiste engagé, conscient du monde qui l’entoure, et soucieux de mettre en lumière l’oppression politique et les combats de ceux qui la subissent. Présenté par une voix off comme le montage d’images et de notes retrouvées peu après un coup d’état militaire, “L’ambassade n’est pas un film”, précise d’emblée le narrateur. Mais alors, qu’est-ce donc ? C’est ce que nous cherchons à savoir, tout en suivant la chronique qui débute. Documentaire, fiction, forme hybride ? L’apparence des protagonistes nous fait bien penser que nous sommes dans les années soixante-dix, et nous scrutons les visages, guettons les indices qui nous permettraient de situer l’action géographiquement. Peu à peu nous nous laissons dériver, acceptant le flottement subi par ceux qui « s’imaginent parler d’ailleurs en parlant d’avant ». L’Ambassade - Chris Marker Finalement, peu importe le lieu, l’année ou la nation- “ Sous le vernis, des tonnes d’à priori ” “ L’étranger, mon voisin quotidien ” Douleurs de femmes Passe le message à ton voisin. Eut-elle été criminelle… , telle est la réflexion que JeanGabriel Périot aborde dans son documentaire , que l’on peut qualifier d’expérimental. Véritable touche-à-tout de génie, Périot réalise ses films de bout en bout, il est aussi bien réalisateur, que scénariste, directeur de la photographie, ingénieur du son, monteur, mixeur et il gère aussi les effets spéciaux ! Nourri d’archives, ce court-métrage traite des humiliations publiques faites aux femmes accusées d’avoir eu des liaisons avec des soldats allemands, à la libération de 1944. Dans un premier temps, Périot fait une rétrospective accélérée des grands axes de la Seconde Guerre Mondiale, avec des plans sur la montée du nazisme, des marches militaires, des raids aériens, des villes en ruines… Un enchaînement de plans sonorisés par une Marseillaise triturée et hypnotisante, donnant à l’ensemble une atmosphère très tendue et étouffante. Le vidéaste nous replace dans un second temps, parmi des portraits d’hommes et de femmes aux visages heureux et libérés. On comprend alors le bonheur et la joie de la libération. D’ailleurs, l’hymne national reprend lui aussi son cours normalement. Mais par un habile montage inattendu, Périot remet ces portraits dans leur contexte initial. Des scènes lourdes de significations où ces hommes rasent les crânes, giflent les visages, humilient et lynchent ces femmes, victimes d’avoir vécu en secret un amour impossible avec l’ennemi. Est-ce vraiment une raison valable pour être exclu d’une société ? La force des images et du montage réside dans l’idée même qu’avant de connaître la réalité du contexte, le spectateur se créé des a priori. Derrière un zoom se cache une vérité. C’est dans la qualité du montage que l’on saisit le noyau même de cette réflexion sur l’indifférence. On peut comprendre par le titre, Eut-elle été criminelle… , que celui qui reste impassible et détaché à la vue de ces images, légitime ces actes. Il s’agit bien, là, de toucher la sensibilité du spectateur, qui ne peut donc pas rester indifférent face à la force de l’image, et Jean-Baptiste Périot y parvient admirablement… H.M Vos papiers - Claire Fouquel, samedi 18 à 14h au Petit Théâtre du Quartz. A partir de jeudi 16 novembre, Claire Fouquet ira à la rencontre des enfants et des lycéens. “ Une société qui m’énerve ” Rire un peu nerveux Aussi surprenant que cela puisse paraître, la sélection “ Une société qui m’énerve ” a été plus drôle qu’agaçante. C’est en effet, avec une bonne dose d’humour que les réalisateurs ont abordé des sujets graves. Visite médicale a déclenché dans la salle des crises de rire. FélixVon Muralt joue sur le second degré pour ne pas sombrer dans le désespoir de la simple constatation, le message passe par l’humour plus que par la morale ou le pathos. Rire pour ne pas hurler, pour prendre de la distance, relativiser ce qui peut être d’une violence étonnante, un silence, un regard qui se détourne, une main qui ne se tend qu’à moitié. À noter également le court-métrage d’animation de Claire Fouquet, Vos papiers, présenté également dans le programme jeune public, témoigne d’une volonté de sensibiliser les enfants à la question des sans-papiers. La Nuit de l’Indifférence n’a pas laissé de glace, entre rires, émotions et grincements de dents. L.R Eut-elle été criminelle... - Gabriel Périot Dans une société où l’on devient spectateur de l’indifférence, quatre courts-métrages témoignent d’une réalité qui est la notre. De la campagne de sensibilisation, en passant par l’ animation, la fiction, ce chapitre a su se révéler essentiel. En 1998, Mario Fanfani réalise à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le Sida, Un dimanche matin à Marseille. Il s’agit de trois courts se déclinant en trois histoires, celles de Renaud, Catherine et Béranger, dont les prénoms donnent leurs titres à chaque fragment. Un projet : la sensibilisation à la solidarité avec des personnes touchées par le VIH. Le Festival Européen du Film Court a choisi de programmer un de ces univers, celui de Béranger. On y retrouve Jean-Pierre Bacri habitant un HLM, dérangé par une voisine maghrébine, interprétée par Fatiha Cheriguene qui lui demande de lui lire une lettre de son fils, en prison. Pas de quartier pour l’indifférence, dans l’anonymat des villes, l’indifférence règne en maître. Le réalisateur offre une réponse à travers une histoire, un fragment de vie et de hasard qui débouche sur des petits gestes d’une grande humanité. On comprend donc l’engagement pour favoriser l’échange, la solidarité et la connaissance de l’autre. La prise de conscience de l’indifférence n’est pas une fin en soi. Ce courtmétrage conduit à nous interroger sur les relations de voisinage qui peuvent exister entre les habitants d’une ville, d’un quartier, d’une rue... S.W Un dimanche matin à Marseille : Béranger - Mario Fanfani Qu’avons-nous fait de nos rêves d’enfants ? J’ai vomi dans mes cornflakes de Pierrick Servais a été présenté l’année dernière au marché du film du Festival où il a rencontré un grand succès, ce qui lui a permis d’être distribué par DVDpocket. Pierrick Servais a réalisé ce film en autoproduction. Il est fait d’un montage de photographies noir et blanc, entrecoupé de petits passages filmés. Une voix off déroule les différentes étapes d’une vie, des rêves d’enfants aux révoltes de la jeunesse, jusqu’à la lassitude de la vieillesse. En nous renvoyant à nos rêves d’enfants, Pierrick Servais touche le plus grand nombre. La force et l’unanimité du message tiennent en ce qu’il est transgénérationnel. Aux plus jeunes, il donne l’espoir et la combativité. Aux moins jeunes, il retrace l’itinéraire d’une vie passée et il révèle une amertume générale. Les images parlent de nous, êtres humains, sur l’échiquier d’une vie et d’un système. Elle nous place entre l’espoir et la désillusion, entre le rêve et la réalité, entre l’oubli et la révolte. Ces images donnent aussi à lire un mal générationnel. Le “ Help ” tracé de la main à plusieurs reprises marque bien le trouble d’une génération en crise de sens et qui cherche désespérément à s’évader. Sans jamais dramatiser puisque l’humour surgit là où la réalité blesse, la simplicité prend place face à la complexité des sentiments. V.L.B J’ai vomi dans mes cornflakes - Pierrick Servais Critiques de spectateurs: “ Je ne l’aime pas. Pourquoi ? Parce que je trouve révoltant de banaliser la vie d’un homme comme ça. Et les femmes, elles n’existent pas peut-être ? Je trouve aussi ce court trop généraliste, et négatif. Quel cliché ! Heureusement que tous les jeunes ne sont pas comme ça ! A part la déprime, je ne vois pas ce que ce film peut apporter. Et cette voix... un peu de punch bon sang ! La vie est belle, il faut savoir l’apprécier comme elle est et pas se plaindre 20 ans plus tard. ” “ Quel sarcasme et quelle ironie... mais tellement réaliste !!!! En tous cas très sympa à regarder et à entendre. De bons effets de montage, une belle voix off et une musique sympa... bravo, c’est original ! ” “ Tellement criant de vérité, je pense que beaucoup se reconnaîtront dans le personnage. ” Autour de ... “Un homme est mort” Le 17 avril 1950 Un homme est mort déroule le fil de l’Histoire autour d’un événement tragique. En 1950, il ne reste plus rien de la vieille Brest. Les chantiers de reconstruction s’étendent à perte de vue, jalonnés par les cabanes en bois des ouvriers. Les conditions de vie et de travail sont très difficiles et poussent les travailleurs à entrer en grève pour demander une augmentation des salaires. Le 17 avril, une manifestation tourne mal, la police ouvre le feu et blesse une vingtaine de personnes. Édouard Mazé est touché mortellement. Un homme est mort, c’est aussi l’histoire d’un film et de son réalisateur, appelé par la CGT pour faire un sujet sur la grève, à la veille de l’enterrement du jeune homme. René Vautier, alors âgé de 22 ans, fait déjà l’objet de condamnations pour avoir réalisé le premier film anticolonialiste français, Afrique 50. Il débarque à Douarnenez en secret. Le film, Un homme est mort, sera projeté plus d’une centaine de fois sur une toile de camion, de piquets de grève en piquets de grève pour redonner aux hommes le courage de se battre. Au bout de la 150e diffusion, la pellicule tombe en morceaux, il n’en existe aucune copie, faute de matériel et de moyens. Pour René Vautier, le film avait déjà rempli son rôle de témoignage auprès des gens de cette époque. Paroles à Dialogues « Je suis là car c’était un événement important et tragique, que j’ai connu des gens dont il est question dans l’histoire. Je suis un ancien militant de la CGT et ce travail est un hommage au militantisme. » « J’ai été informée de l’événement par la presse. Mon père a vécu cette manifestation. Bien que je ne l’aie pas encore lu, cet album m’a immédiatement intéressée. » « J’aime beaucoup le travail d’Etienne Davodeau. C’est ce qui a principalement motivé mon achat, mais comme en plus l’histoire se déroule à Brest… » « Un homme est mort c’est une histoire sociale et politique située à Brest, une page de nostalgie qui nous touche. C’est aussi une bonne bande dessinée, réaliste, et un scénario intéressant. » Etienne Davodeau Né le 19 septembre 1965, Etienne Davodeau a suivi des études d’Arts Plastiques à Rennes. Sa carrière de scénariste-dessinateur débute par la création, avec quelques amis, du studio BD Psurde. Outre la réalisation d’un ouvrage collectif, il participe à plusieurs fanzines, écrit un scénario et de nombreux récits. Travaillant d’ordinaire en solitaire, il franchit le pas de la collaboration en scénarisant le premier tome de Max et Zoé, avec Joub. Cette fois, Etienne Davodeau réitère l’expérience, en dessinant le scénario concocté par Kris. Une histoire de rencontres En juin 2002, Gilbert Le Traon, directeur de la Cinémathèque de Bretagne, propose à Kris, scénariste d’Un homme est mort, de redonner vie au film par le biais de la bande dessinée. Celui-ci élargit le thème à l’histoire du film et au personnage de Vautier. Il contacte alors Davodeau afin qu’il suive le projet d’un point de vue éditorial puis en tant que dessinateur. Un homme est mort est le résultat de quatre ans d’enquête afin de rester fidèle aux événements, même lorsqu’il s’agit de réécrire certaines parties. Ce qui fait de ce travail une histoire de rencontres pour collecter les témoignages. Un dossier très complet enrichit la bande dessinée de témoignages et de données historiques pour offrir un nouvel éclairage des faits. Le travail esthétique de Davodeau apporte à l’histoire une dimension plus profonde. Le rouge de la couverture transparaît dans le dessin, symbole de la lutte et de l’engagement politique. Les planches représentant la ville en chantier sont fascinantes de précision. Elles offrent au lecteur qui n’a pas connu cette époque, un nouveau regard sur sa ville. De nombreuses cases font écho à l’art cinématographique et particulièrement celles qui accompagnent le poème, en une succession de plans. Une véritable émotion naît de ce récit, relié à une réalité, à un souvenir et à une histoire collective qui échappe de l’oubli. Le sentiment de solidarité et de lutte éveille une sensibilité, une vibration au plus profond de chacun de nous. • Mardi 14 novembre, 18h30 à l’amphi guilcher (Faculté Victor Segalen) : Table ronde « Cinéma militant et bande dessinée », avec Étienne Davodeau, Kris, René Vautier, Pierre Le Goïc, Tanguy Péron. Kris Brestois d’origine, Kris se destinait, une fois sa maîtrise d’histoire en poche, au professorat. Amateur de bande dessinée depuis l’enfance, le véritable électrochoc fut la découverte de Quelques jours avec un menteur d’Etienne Davodeau. Après la sortie de Toussaint T oussaint 66 en collaboration avec Julien Lamanda, il co-signe aujourd’hui l’album Un homme est mort avec celui qui a déclenché cette passion. L’indifférence nuit à la santé Signature de l’album par Kris et Davodeau à Dialogues, le samedi à 14h30 Les règles du Jeu De la BD au QUARTZ L’exposition Un homme est mort, crée pour Le Quai des bulles à Saint Malo, a su s’adapter à un nouvel espace. Elle reprend l’idée de la rencontre du cinéma, du dessin et de l’Histoire. Des films de René Vautier sont projetés sur un écran blanc dans une cabane d’ouvriers et l’on se croirait presque revenu dans les années 50 quand Brest la blanche se construisait lentement dans l’effort et la privation. Des extraits de la bande dessinée de Kris et Étienne Davodeau, des journaux d’époque et des photos tissent ce lien à l’Histoire et à la mémoire, au témoignage d’un passé qui s’effiloche. Une phrase en apparence toute simple sort de la bouche du personnage de René Vautier, “ le vide aussi est parlant “, surtout celui laissé par la censure à laquelle il s’est trop souvent confronté. • Exposition Un homme est mort, du 08 au 29 novembre à la galerie du Centre Atlantique de la Photographie au Quartz. 1/ chaque jour, conserve ton VO 2/ vendredi 17 novembre dispose tes 5 VO dans l’ordre suivant: Paroles de spectateurs « L’indifférence joue dans le non regard. » « L’indifférence, c’est la facilité. » « L’indifférence isole. » « L’indifférence, c’est le luxe de celui qui ne croit avoir besoin de personne. L’indifféren ce provoque un vieillissem ent prématuré de la peau 3/ à partir du VO 1, relie les points en commençant par le numéro 1 4/ le VO 6 est à colorier, Tous à vos feutres! Courts et humour: le 7ème art au féminin Chaque année, le Festival accueille le programme Europe En Courts mis en place par la Coordination Européenne Des Festivals de cinéma (www.filmsdefemmes.com). Pour cette nouvelle édition, le Festival de Films de Femmes de Créteil nous a concocté un panorama avec pour thème de prédilection: l’humour. Le festival déroule son tapis rouge au cinéma féminin: Laetitia Masson, Ursula Meier... nul doute que cette soirée aussi va être couronnée de succès. Dimanche soir, les réalisatrices ont conquis la salle du Mac Orlan par une thématique en charges affectives passant de la chronique sexuelle au portrait social. Dans la salle, le public s’est découvert, les rires sont devennus complices. “On se sentait entouré de rires” déclarait Isabelle en sortant de la projection. Quand à Sylvain qui s’étonnait que deux tiers des films soient sans dialogue, affirmait: “De toute façon, je n’aurai rien entendu, tous le monde était mort de rire”. Concernant la programmation, beaucoup se sont laissés transporter par le film de Christine Rebette, Merci!, qui traite de l’univers stressant du metro. D’autres se sont tournés vers Blanca Li qui avec Angoisse, nourrit le spectateur de personnages loufoques. Une sélection tout simplement bienfaitrice, débordante de générosité. Un appel à mieux vivre et à sourire au quotidien. S.W Homme qui rit… Dans les transports en commun, c’est bien connu, on s’isole au maximum. Il y a ceux qui regardent en bas, ceux qui regardent en haut, ceux qui regardent dans le vide, ceux qui regardent leur livres, et ceux qui dorment ou font semblant (au moins, la question du regard est réglée...). Le réalisateur nous emmène dans le métro, où la règle de l’ignorance mutuelle sévit tranquillement. Cependant dans ce wagon, est assis un réfractaire qui ne se contente pas de sourire, il laisse échapper un éclat de rire qu’il réprimait difficilement. Et soudain, c’est sa voisine, puis le wagon entier qui se marre. Non, c’est tout le Mac-Orlan qui est contaminé ! Eux comme nous tentont parfois de nous ressaisir, le temps qu’un nouveau passager entre et s’installe parmi nous… mais à peine est-il assi que nous repartons de plus belle. La salle s’emplit de rires, et enfin on croirait que tout Brest se fend la poire. Merci ! de Christine Rabette, bel exemple de fou rire communicatif. Rien que d’y penser on sourit encore… J.C C KOI LE KINO ? En 2005, lorsque les ambassadeurs du Kino québecois jetaient l’ancre à Brest pour la 20e édition du Festival Européen du Film Court, ils ne pensaient pas à l’engouement qu’ils provoqueraient. Ce concept a su trouver ses adeptes dans le port de Brest. Pour leur premier anniversaire, le collectif brestois a organisé deux projections au CLOUS et au pub Landsdowne Road. Le public est venu pour se délecter de séquences déjantées et pour les encourager. Sorte de laboratoire d’amateurs du 7e art, animé par ce slogan « Faîtes îîtes bien avec rien, faîîtes mieux avec peu et faîtes îîtes le maintenant », le Kino passe du documentaire aux films d’animation voire aux montages détournés et à la fiction… Avis aux amateurs, les “kinoïtes” sont en perpétuel recherche d’apprentis cinéastes et se rassemblent chaque mois pour de nouvelles créations et diffusions. (www.kinoOO.com) Ambiance assurée, à consommer sans modération. Les enfants ont aussi leur festival C’est dans une ambiance « bon enfant » qu’a débuté cette 21e édition du festival, lors de la séance “Tout autour de la terre”, samedi 11 au Mac Orlan. Cette projection destinée aux enfants a également réjouit les plus grands qui les accompagnaient. Le programme affiche une sélection venue des quatre coins de la Terre, de la Norvège à l’Espagne avec des escales en Hongrie, en République Tchèque, au Canada... Un voyage à travers des genres et des univers différents dont celui d’El Gran Zambini, du duo espagnol Igor Legarreta et Emilio Pérez, où les frontières n’existent plus entre le rêve et la réalité, la lune et la terre, lorsqu’il s’agit pour un père de regagner l’attention de son fils. Dans un tout autre genre, l’Histoire tragique avec fin heureuse, de Regina Pessoa, un petit film d’animation d’inspiration “burtonnienne” au graphisme étonnant, qui nous dévoile le destin d’une fille au cœur pas comme les autres, qui rythme le quotidien de son voisinage avec, Elina Löwensohn, membre du jury, qui offre sa voix. Un voyage qui nous fait aussi partager des destins insolites comme la naissance d’un amour insoupçonné entre une rate et un homme dans Un jour, un homme acheta une maison, du norvégien Piotr Sapejin. Sans oublier l’aventure unique d’Hiroshi, ce jeune citadin qui part à la découverte de la nature aux côtés du vieux peintre, Moryama. Ce film d’animation aux effets parfois intrigants est signé El Gran Zambini Igor Legarreta Emilio Pérez Bretislav Pojar. On retiend par ailleurs la fiction Amal. Un regard lucide que le réalisateur Ali Benkirane nous offre sur le rêve d’une jeune élève, celui de devenir médecin. Le court-métrage qui a rencontré le plus vif succès auprès des enfants reste Maestro de Géza M Toth qui en a fait rire plus d’un dans la salle, avec son oiseau aux allures de ténor, un court drôle qui réserve une petite surprise. En ce début d’après-midi, le cosmopolitisme était bien présent, c’était par ailleurs l’occasion de revivre cette part d’enfance cachée en nous. H.M Séances tous publics, mercredi 15 à 14h30 au Grand Théâtre du Quartz et dimanche 19 à 16h30 au Grand Théâtre du Quartz. Zoom sur Réalisatrice portugaise née à Coimbra en 1969, Regina Pessoa retrace à travers ces films d’animations des souvenirs d’enfance. C’est de cette même enfance que lui vient son imagination. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière en participant aux animations des films: Les Brigands, Fado Lusitan et Clandestin d’Abi Feijó. Pour cette 21ème édition du festival, Regina Pessoa nous entraîne dans son Histoire tragique avec fin heureuse, celle d’une jeune fille attachante dont le cœur bat plus vite que celui des autres. C’est en assumant cette différence qu’elle obtiendra sa place rêvée auprès des siens… Un travail plastique remarquable grâce à une technique de gravure sur plâtre peint, donnant toute la vie et la dimension à cet univers sombre qui n’est pas sans rappeler le monde imaginaire de Tim Burton. A voir! H.M Séance mensuelle, le Jeudi 16 Novembre au Caravanserail à 20h30 Et pendant ce temps, au salon de la gastronomie… Ce week-end, un événement est venu concurrencer le Festival Européen du Film Court : le salon de la gastronomie. L’occasion était trop belle pour ne pas s’y infiltrer afin de prendre l’humeur du marché. Résultat : une mise en bouche du terroir des régions françaises avec un petit coup de coeur pour l’Auvergne, le pays des fromages. Le salon de Thé change d’horraires Le salon de thé, en passe de devenir le lieu le plus hype du festival, modifie ses horaires : le refuge des gourmets gourmands ouvre de nouveau ses portes. Vous avez apprécié l’ambiance éthérée qui y régnait l’année passée ? Pour cette 21ème édition, le décor change, mais le plaisir reste intact… le salon de thé est ouvert tous les jours de 13h à 21h au petit théâtre. Regina PESSOA Histoire tragique avec une fin heureuse Regina Pessoa Les cancres sont de retour ! On vous aura prévenu… Pour sa 8e édition (ceux qui collectionnent les cartes postales peuvent compter), la nuit des cancres ouvre à nouveau une porte dérobée au cinéma amateur, dont la qualité technique s’accroît avec les nouvelles technologies, et aussi un peu aux professionnels. Mais qu’est-ce que « l’esprit cancre », me demanderez-vous ? Il ne suffit pas d’un 0 + 0 = la tête à Toto pour en être. Il faut avant tout faire rire et tous les coups sont permis, gore, potache, ringard tant que c’est décalé. Les films choisis ne sortent bien sûr pas du bonnet d’âne de Gérard Majax, ils sont envoyés, visionnés et sélectionnés, un véritable travail préliminaire. Cet événement prend de l’ampleur d’années en années, en témoigne le nombre d’envois de films et la création d’une édition printanière à Douarnenez, pour le festival des Zarts dînent à l’huile. Cette année, la soirée de projections est enrichie de la présence d’une guest star, Philippe Masson, le Bricolin et Bricolette de la vidéo, qui présente sur Canal + des trucs et astuces pour faire du film pro avec trois bouts de ficelles, dans l’émission Les films faits à la maison. Il propose pendant environ une heure, une démonstration en direct dont le résultat, sans aucun doute étonnant, est projeté sur écran. Les étudiants de Patator Prod organise un combat de personnages en pâte à modeler, filmé image par image, qui est ensuite monté puis projeté sur écran. En bref, une soirée déjantée avec, entre autre, les nouvelles aventures du très attendu M. Bontampi. Alors n’hésitons pas, osons l’immontrable ! − Et avec ceci, ce s’ra tout ? − Boha, rajoutez-moi une tranche épaisse de mauvais goût. L.R Ce soir, sous le chapiteau – Entrée libre 18h: Philippe Masson (Canal+) dévoile « ses trucs et astuces »... 19h: La Nuit des Cancres Avec le soutien logistique de l’école supérieure d’art . Le VO à été cuisiné par: Cyril Bihan, Julie Creze, Pierre Gicquel, Cyril Jaquillard, Viviane Liaudet, Vanessa Le Bris, Hugo Mauduit, Gaelle Rétière, Laura Rouquie, Séverine walter, Babeth Péron. Humour au feminin Adrien, le roi de la clé anglaise! Après avoir été chauffeur en 2004, Adrien, bénévole régie, se colle au dur labeur des hommes de l’ombre. « J’ai commencé une semaine avant le festival et si tout va bien, on devrait avoir fini vers le mardi 21 novembre. Mon travail consiste à livrer, installer du matériel de son et de lumière… re… C’est beaucoup de montage et de d démontage, de préparation de lieux qui serviront tout au long du festival. Mais ce n’est pas rébarbatif. J’ai appris pas mal de choses et j’ai pu visiter les coulisses du festival. Au Mac Orlan par exemple, j’ai pu voir comment travaille le projectionniste. Et puis, je commence à connaître î ître le Quartz comme ma poche. En plus de tout ça, on est en contact avec toutes les équipes, du coup je rencontre pas mal de monde. Ils sont tous sympas, sauf Gwendal et François les régisseurs généraux qui sont des tyrans ! Non je plaisante, ils sont super sympas eux aussi et je les remercie pour la confiance qu’ils m’accordent. Ce qui est bien c’est qu’on me donne des responsabilités. Par exemple, je conduis le camion ou je m’occupe d’une projection ce soir à la faculté Victor Ségalen. » Cette année, le festival offre l’occasion à environ 200 bénévoles de faire des découvertes et qui sait, créera peut-être des vocations. P.G