dans le Loiret - Fédération Régionale des Chasseurs du Centre

Transcription

dans le Loiret - Fédération Régionale des Chasseurs du Centre
janvier 2012 - n°31
dans le L oiret
le magazine de la Fédération Départementale des chasseurs du Loiret
Les acteurs
du Faisan
chasse au petit gibier
Avec quel chien ?
opération repeuplement
interviews des GIC concernés
L’édito du président
Le Faisan, son retour…
C
Sommaire
Brèves05
ONCFS
Accidents de chasse :
une tendance à la baisse ............. 07
PeGase09
Dossier
Les acteurs du Faisan ................... 10
Le conservatoire de l’ONCFS
des oiseaux de qualité ! ............... 11
Opération « repeuplement » ....... 14
Interviews ......................................... 17
Réglementation
GIC Faisan : Législation
et règles d’attribution ................... 21
Technique
Le piégeage :
un allié pour le Faisan ................... 23
Quel chien de chasse pour
le petit gibier dans le Loiret ? ..... 24
Nouveaux chaseurs
Le Faisan sauvage : un atout
pour les jeunes chasseurs ........... 27
Journée découverte
de la chasse au miroir .................. 29
Contacts30
et oiseau qui a traversé les siècles retrouve peu à peu son titre de noblesse. En
effet, importé par les romains, il a su s’adapter aux différentes évolutions des
biotopes. Malheureusement, les décennies d’après guerre n’ont pas toujours
été fastes pour ce bel oiseau. En effet, la réussite de certains propriétaires terriens se
vérifiait au tableau de chasse de faisans exposés devant les demeures. La course au
tableau était lancée. La nature ne pouvant donner plus, il a fallu compléter par des
oiseaux de tir. L’effet indésirable n’a pas tardé à se faire sentir, la souche naturelle est
devenue peu à peu polluée par des spécimens ne sachant pas faire face aux dangers
de la nature.
Le faisan naturel se fait alors beaucoup plus discret et nous allons de plus de plus,
vers des oiseaux de lâcher.
Heureusement, depuis 1980, l’ONCFS et quelques fédérations se sont penchés
sérieusement sur le problème. Les résultats des études montrent de façon claire et
précise que la réintroduction, sous certaines conditions, d’oiseaux de souche naturelle
est viable. Les exemples ne manquent pas dans les départements voisins. Dans le
Loiret, nous en sommes au commencement. La réintroduction sur le GIC de La Cléry
étant arrivée à son terme, les chasseurs ont pu prélever des oiseaux. L’opération en
cours sur le GIC des Vallées du Nan et de la Laye semble encourageante, les éloges ne
manquent pas à son égard. D’ores et déjà, pour ces 2 exemples nous pouvons parler de
réussite comme chez tous nos voisins (Eure et Loir et Loir et cher). Les opérations bien
encadrées et appropriées par les acteurs locaux sont vouées au succès.
Le sondage réalisé dans le GIC de Bellebat pour déclencher cette opération est positif
mais beaucoup trop hésitent, doutent encore. Pourquoi douter, hésiter, la Fédération
s’investit complètement dans ce dossier, financièrement et techniquement, et devant
les résultats probants aucune crainte ne devrait subsister.
Je voudrais féliciter et remercier les personnes qui s’investissent complètement
dans ce dossier, le personnel fédéral et les élus, qui, pour s’assurer du succès font
un travail de fond remarquable. Convaincre et convaincre encore, comme s’il en était
encore besoin.
À l’orée de cette nouvelle année, les objectifs de la Fédération sont clairs, inciter le
maximum de structures à lancer ce genre d’opération de réintroduction de faisans
issus de souches sauvages. À travers ces réussites, c’est une formidable opération
de communication. Les effets induits par ces initiatives sont importants : assurer nos
activités de demain et convier plus de personnes à la chasse. Un challenge intéressant
qui n’aura de mérite qu’au travers de l’investissement de gens passionnés.
2012 sera, je l’espère, une année de renouveau pour la chasse où entraide et accueil
de nouveaux chasseurs prendront tout leur sens. J’en profite également pour vous
adresser tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite dans les projets que vous
entreprendrez.
Alain Machenin
Président de la FDC45
janvier 2012 - n°31
dans le L oiret
le magazine de la Fédération départementale des chasseurs du loiret
les acteurs
du Faisan
chasse au petit gibier
avec quel chien ?
opération repeuplement
interviews des gic concernés
La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012 - Revue quadrimestrielle
éditeur : la Fédération Départementale des chasseurs du Loiret (FDC45) :
11, rue Paul Langevin 45100 Orléans - La Source Tél. : 02 38 69 76 20
Crédit photo de couverture : Dominique Gest
Crédits photos : FDC45 sauf indication contraire.
Responsable de la publication : Alain Machenin, Président de la FDC45
Rédacteurs : la FDC45 et les associations
Dépôt légal : janvier 2012
Mise en page, impression & Régie pub. : Sologne Graphic
02 54 88 10 23 - [email protected] - www.sologne-graphic.fr
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 3
à l’occasion de la fête de la Sange 2012, la Fédération des Chasseurs du Loiret (FDC45) annonce son
traditionnel concours photos. Cette année, les thèmes
sélectionnés pour cette occasion, sont « Ambiance
Chasse », « Faune Sauvage du Loiret » et « La Loire
dans tous ses états ». Chaque participant pourra au
maximum présenter 3 photos par thèmes.
Vous pourrez dès le mois de janvier et avant le 31 mai
2012 nous envoyer vos créations. Un jury composé
de membres de la FDC45 et de personnalités
compétentes dans le domaine de la photographie
sera chargé de noter chaque prise de vue sur
différents critères : la qualité technique, l’originalité-
difficulté et l’aspect artistique. Le règlement
sera disponible à la FDC45 ou sur le site internet
à partir de janvier 2012.
Amis chasseurs, amoureux de la nature, venez
présenter vos plus beaux clichés et peut-être gagner
un des nombreux lots mis en jeu. Pour cela, n’attendez
pas, vous pouvez dès à présent prendre des photographies en lien avec les différents thèmes choisis.
Nous vous donnons rendez-vous en 2012 pour télécharger ou venir chercher votre dossier d’inscription.
>> FDC45 - 11 rue Paul Langevin
45100 Orléans la Source
www.chasseursducentre.fr/site45
>>Réunions
« Trucs & astuces »
Les résultats de l’étude PEGASE confirment ceux de l’étude réalisée entre 1995
et 1997. La prédation reste la cause principale des disparitions d’oiseaux.
Le renard est bien l’ennemi n°1 des perdreaux, tout doit être mis en œuvre afin
de stopper cette prolifération et d’en réduire ses effectifs.
Lors de notre dernière assemblée générale (14 mai 2011), nous vous proposions un projet associatif consacré au piégeage avec des moyens financiers
importants (73 000 € d’achats de pièges). Depuis la fin du mois de juin, la
FDC45 a organisé sur le terrain 39 réunions délocalisées, et invité quelques
2 972 piégeurs agréés. À ce jour 683 piégeurs (soit 26%) ont pu échanger,
apprendre ou améliorer leurs techniques de piégeage, grâce aux différentes démonstrations réalisées par les administrateurs de l’Association des Piégeurs
Agréés du Loiret en collaboration avec les techniciens et agents de la FDC45.
À l’issue de ces réunions, chaque participant se voyait attribuer un lot de
pièges comprenant : 20 collets avec arrêtoir, un belisle à gratter et une boîte
de reprise.
Projets associatifs
>>Dernière minute
© Dominique Gest
Brèves
>>La FDC45 lance son concours photos 2012
Suite aux résultats du référendum, une nouvelle opération «repeuplement faisan» va
être lancée sur l’emprise du GIC de Bellebat
situé à l’Ouest de Pithiviers.
Le premier lâcher se fera dès l’été 2012 si
l’ONCFS est en mesure de nous fournir les
oiseaux nécessaires, la demande nationale
étant de plus en plus importante.
Ce GIC est contigu à celui du Nan et de la
Laye, déjà en cours d’opération. Cela fera
passer la surface de la zone «faisan» du
secteur de 15 000 à 25 000 ha.
Un film dédié au “boléro du brame” en Sologne
“Cerf Moi Fort” est un film réalisé par Jean-Paul
Grossin. Le DVD du film, sorti il y a un mois, présente
sur le même support trois versions du film. Vous
serez donc au milieu de la forêt et en plein brame
dans votre salon. Prévenez vos voisins et la police
que les rugissements qui traversent vos cloisons sont
4 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
naturels… vous n’égorgez personne, ce sont les cerfs
qui brament !
Soutenu par la FDC45, il sera présenté dans les plus
importants festivals de films nature d’Europe.
>> Le DVD de “Cerf Moi Fort” est disponible
sur le site www.cerfmoifort.com
Chaque année, la Fédération Départementale des Chasseurs du
Loiret (FDC45) est chargée par le Préfet d’organiser la présentation
obligatoire des trophées de cerfs, dans le but principal de vérifier la
santé de l’espèce Cerf élaphe, mais aussi de mesurer la répartition
des classes d’âges.
Par ailleurs, certains trophées dits «remarquables», représentatifs
de l’ensemble des prélèvements de la saison, seront sélectionnés
en vue d’être exposés, après accord des détenteurs, lors de la fête
de la Sange à Sully-sur-Loire en septembre 2012.
Brèves
>>Présentation des trophées : du nouveau cette saison !
Mais pour cette année 2012, le Conseil d’Administration de la
Fédération a souhaité donner un nouveau souffle à cette opération,
en en modifiant profondément l’organisation. Ainsi, nous irons au
printemps à la rencontre des détenteurs de plan de chasse cerfs
dans chacun des 6 secteurs de techniciens/agents, pour une
présentation des trophées (les lieux et dates seront indiqués ultérieurement). A cette occasion, chaque trophée présenté fera l’objet
d’un examen et sera enregistré, puis restitué à son propriétaire
immédiatement.
© Dominique Gest
Habituellement, cette manifestation se déroule durant un week-end
à la fin du mois d’avril.
>>Le concours Saint Hubert 2011
La Société Canine Régionale du Centre, en partenariat avec la
FDC45, a organisé le samedi 29 octobre à Sigloy le concours SaintHubert departemental.
Ce concours concernant le gibier Faisan s’est déroulé sur les
terrains de la Société de chasse de Sigloy, dont les responsables sont Messieurs Lefaucheux et Cochard, avec l’aide des
poseurs et guides sur le terrain.
Ce concours accueillant 21 participants, a été jugé par :
• M. Dominique Leickman, M. Roger Rouleau, M. Yves Lirzin
pour la S.C.C.
• Melle Murielle Auchere, Mme Muriel Mercadier, M. Dominique
Marchand, M. Michel Villette pour la FDC45.
Le couple chasseur/chien disposait de 20 minutes pour lever et
tirer deux faisans avec une cotation de points sur un total de
100 très élaborée.
Ce Concours est ouvert aux chiens d’arrêt et spaniels. Les
participants se sont partagés en 3 catégories : « chasseurs »,
« chasseresses » et « junior ».
à remporté le barrage départemental : M. Gérard Lepleux avec
Eros de la Chapelle d’Aillet, setter lemon.
Ont été sélectionnés pour l’épreuve régionale du 12 novembre
près de Tours :
• M. Gérard Lepleux avec Eros de la Chapelle d’Aillet,
setter lemon catégorie « chasseurs »
• Melle Diane Lebrun et Unique du littoral charentais
braque d’Auvergne, catégorie « chasseresses »,
• M. Kévin Borg et Flame, petit munsterlander,
catégorie « junior ».
Rappelons que pour ces lauréats qui n’auraient pas un permis
national, la FDC45 offre un permis de 3 jours dans le département où se situe la Régionale.
Nous félicitons Melle Diane Lebrun et
Unique du littoral charentais qui, après
avoir réussi les épreuves du Concours
St-Hubert 2010/2011 départementale,
régionale et nationale à Rambouillet,
se sont retrouvées à la Coupe du
Monde (cette année en France en
Gironde le 15 octobre) où Diane Lebrun a accédé à la 2e place,
derrière une danoise.
L’équipe de France féminine, avec une deuxième et quatrième
places, est championne du Monde !
Un grand bravo à nos deux chasseresses.
Muriel Mercadier
Présidente de la Commission Communication
>> P our tout renseignement contacter Dominique LEICKMAN
Mail : [email protected]
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 5
Vous souhaite
ses meilleurs vœux
pour l’année 2012 !
oncfs Accidents de chasse : une tendance à la baisse
Accidents de chasse :
une tendance à la baisse
à l’issue de la dernière saison de chasse 2010/2011, le « Réseau Sécurité
à la chasse » de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(ONCFS), auquel participent des représentants de la Police, a relevé 131
accidents (dont 18 mortels) contre 174 en 2009/2010 (dont 19 mortels).
L
es chiffres de cette dernière saison cynégétique confirment la tendance à la baisse
structurelle observée depuis de nombreuses
années. Ils sont les meilleurs enregistrés depuis
dix ans (186 en 2000/2001, dont 23 mortels).
L’analyse des données concernant les victimes
d’accidents montre que 53% des individus
concernés sont des chasseurs, 15% des accompagnateurs, 9% des non chasseurs ; 23% des
victimes relevant de l’auto-accident (consécutive
à une chute le plus souvent). On note cette année
que le nombre de victimes parmi les non chasseurs suit la tendance à la baisse observée plus
haut. 25 victimes en 2009/2010 contre 13 pour la
saison dernière. Des blessures légères pour
l’essentiel, impliquant le tir en direction des voies
de circulation ou jardins d’habitation dans la
majorité des cas.
Au grand gibier, la chasse du sanglier représente 69% des accidents (soit 1 accident pour
14 000 sangliers), contre 25% pour le chevreuil
et 6% pour le cerf. Pour le petit gibier, le tir du
gibier à plume demeure plus accidentogène
que le gibier à poils (63% contre 37%). à l’issue
d’une analyse des circonstances des accidents,
le « Réseau Sécurité à la chasse » a formulé un
certain nombre de recommandations et attiré
l’attention des chasseurs sur les aspects les plus
sensibles.
POSTE 1
Ainsi, la nécessité d’une organisation rigoureuse
des battues. Lors de la saison 2010/2011, le
tir dans l’angle des 30° et la désorganisation de
la battue ont été la cause de 72% des accidents
pour le grand gibier. Il importe que le chef de
battue définisse clairement le poste de chacun,
accompagnateurs compris, et qu’il veille au
respect de l’angle de sécurité de 30°.
Concernant la manipulation des armes de
chasse, l’attention doit porter sur l’utilisation de
la bretelle. Accessoire de confort, elle ne doit être
utilisée qu’avec une arme déchargée (ouverte ou
culasse en arrière) ; elle est à proscrire en action
de chasse. L’arme chargée à la bretelle a été la
cause de 17 accidents ces deux dernières années,
dont 6 mortels. Il faut veiller en outre à ce que cet
accessoire soit en bon état (anneaux grenadières
vérifiés) et facilement amovible.
En conclusion, on constate que le bilan de la
saison de chasse 2010/2011 confirme la tendance du nombre d’accidents à la baisse observée
ces dernières années. Cette amélioration justifie
l’investissement et la vigilance en matière de
sécurité à la chasse dont font preuve les agents
de l’ONCFS et les Fédérations de Chasseurs aussi
bien dans le cadre des épreuves du permis de
chasser qu’en matière d’information.
5 pas POSTE 2
3 pas
30°
« La chasse
du sanglier
représente
69% des
accidents »
ONCFS-DAT
Réseau « Sécurité à la chasse
POSTE 3
5 pas
30°
3 pas
Zone de tir
>> Le non respect de l’angle de 30°C est encore trop souvent la cause d’accidents.
Ce schéma explique la manière de matérialiser ces angles de 30°C.
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 7
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Pegase 1er bilan
PeGASE : 1 bilan
er
Trois objectifs
Apporter des réponses aux questions des chasseurs
Corréler la démographie de l’espèce et son milieu de vie actuel
Acquérir des connaissances sur l’impact de certaines pratiques agricoles
Un Bilan national 2010
rassurant
223 poules et 17 coqs suivis sur 12 terrains
de grande culture sur la moitié Nord de la
France.
Survie des adultes
Un taux de survie d’environ 45 % avec
des mortalités en majorité imputées
à la prédation (voir graphique).
Reproduction
Quasi record depuis 40 ans !
• Taille des pontes
La taille moyenne des 1ères pontes est
de 15 œufs, celle des pontes de remplacement de 12. Si les perdrix pondent
toujours très bien, il a pu être relevé
en revanche un fort taux d’échec de nids
(> 50 %), dont un tiers est du à la mort
de la poule.
Ainsi les paramètres de reproduction
de l’espèce semblent similaires à ceux
observés il y a 15 ans lors de la première
étude.
• éclosion
45 % des éclosions ont eu lieu durant
les 3e et 4e semaines de juin, avec un
second pic de mi à fin juillet. Le recoquetage a été très efficace puisqu’il représente 40 % des pontes écloses.
• Survie des jeunes
Le taux de survie des jeunes à l’âge de
8 semaines est de 60 %.
Relations avec le milieu de vie
• Où sont cachées les pontes ?
Il faut noter l’importance des lisières,
avec 40 % des nids à moins de 10 m
d’un chemin, 60 % à moins de 20 m de
la bordure de parcelle. 8,5 % des pontes
sont localisées dans des éléments
linéaires.
Cause de mortalité sur un échantillon de 90 poules
Cause de mortalité sur un échantillon de 90 poules
3%
6%
3%
6%
8%
8%
76%%
76
• La météo et les prédateurs
Après analyse, il s’avère que ces deux
facteurs n’expliquent que 10 à 20 %
des différences de survie et de reproduction entre les terrains.
Conclusion
De nombreux facteurs influent sur la démographie de la perdrix grise sans qu’aucun ne soit prépondérant :
• prédateurs
• pratiques agricoles
• conditions météorologiques
• abondance & nature invertébrés
Les informations descriptives recueillies
sont autant de clefs pour la gestion des
territoires, il faut les considérer comme
un trousseau et non de façon isolée.
Les perdrix mortes étaient-elles
affaiblies par des intoxications ?
Pour répondre à cette question, des analyses toxicologiques sont en cours sur
les cadavres des perdrix radiopistées, en
fonction des produits avec lesquels elles
sont susceptibles d’avoir été en contact.
Pour ce faire, nous croisons :
 la localisation des perdrix 10 jours
avant leur mort
7%
7%
Prédation
Prédation
Agriculture
Agriculture
BlessEmet,
BlessEmet,
braconnage,
braconnage, collision
Indet.
Indet.
Maladie
Maladie
 les produits phytosanitaires épandus
sur les parcelles fréquentées
 les caractéristiques toxiques
des matières actives concernées
Sont également en cours les analyses
des œufs et embryons récupérés après
les échecs de ponte.
2011, l’étude se poursuit
dans un contexte favorable
Pour cette seconde année d’étude dans le
Loiret, 25 oiseaux ont été équipés début
mars d’un émetteur (21 poules et 4 coqs)
pour être suivis 2 fois par jour jusqu’à
fin août. Au 31 août, 9 poules étaient
encore suivies.
Les résultats sont à ce jour toujours
en cours d’analyse pour l’ensemble
des départements ayant participé à cette
seconde année d’étude.
Nous ne manquerons pas de vous communiquer les informations dès que possible.
Céline Lesage
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 9
Le Dossier
F
« Avec
ce type de
réalisation
nous
améliorons la
biodiversité »
ace aux problèmes qu’ont connus les perdreaux gris en 2008 et 2009, mettant parfois
en doute la continuité de la gestion de cette
espèce, le conseil de la FDC45 a voulu parier que
le Faisan serait un gibier d’avenir.
Pari peu risqué d’ailleurs puisque nos voisins
d’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher, en partenariat
avec l’ONCFS, ont depuis plusieurs années déjà,
lancé des opérations de réintroduction de faisans
issus de souches sauvages et cela avec succès,
sur des territoires qui ne paraissaient pas faits pour
en accueillir, notamment sur de grandes plaines.
Nous parlons là de gibier naturel vers lequel se
porte toujours l’intérêt de nombreux chasseurs et
surtout des jeunes.
Vous trouverez dans cette revue différents articles de responsables de GIC et d’agriculteurs,
qui en parfait partenariat, vous démontreront le bien fondé du choix de votre Fédération.
Vous constaterez que les aménagements mis
en place par les agriculteurs chasseurs et non
10 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
chasseurs, aidés financièrement par la FDC45,
bénéficient pleinement aux autres espèces de faune
sauvage présentes. Vous réaliserez également,
qu’au travers de ces projets, l’image de marque
des agriculteurs et des chasseurs ensemble est en
train d’évoluer dans le bon sens, retirant à nos détracteurs habituels la facilité de leurs arguments,
car avec ce type de réalisation nous améliorons la
biodiversité, la qualité de la chasse et l’image des
chasseurs et tout cela sans aides autres que celles
fournies par les fonds des seuls chasseurs.
La chasse, pour continuer à exister, doit rester
« populaire » et cette nouvelle approche y contribue. Chez nos voisins déjà cités, il a été constaté
une remontée des permis de 5 % en 2 ans contre
une baisse de 5 % dans notre département !
Alors il faut y croire.
Jean Fleury
Président de la Commission Petit Gibier
© Ludovic Letot
Les acteurs
du Faisan
Dossier Les acteurs du Faisan
Le conservatoire de l’ONCFS
des oiseaux de qualité !
Pourquoi un élevage-conservatoire des faisans ?
Pierre Mayot, technicien-chef à l’Office National de la Chasse
et de la Faune Sauvage, vous explique tous les intérêts d’un Conservatoire
National des Souches de Faisan commun pour l’avenir de l’espèce.
L
e Faisan commun, espèce importée par les
Romains en Europe, est présent depuis plus
de dix siècles en France. Il a été très abondant à l’état sauvage en Provence et en Corse au
XVIIIe siècle, puis, plus récemment, au milieu
du XXe siècle dans certaines régions du Nord et
du Centre, avant de régresser fortement comme
l’ensemble du petit gibier sédentaire.
Dans les années 80, le service technique de l’Office
National de la Chasse (ONC) s’est trouvé confronté
à la situation suivante :
 Des populations sauvages de faisans communs
peu nombreuses, moins d’une centaine.

Des tentatives de repeuplement souvent
vouées à l’échec, près de deux sur trois, d’après
une enquête nationale menée conjointement
avec les Fédérations Départementales des
Chasseurs (FDC).
Les causes les plus souvent invoquées par les
gestionnaires et les techniciens pour expliquer
cette « déroute » étaient les phénomènes de
prédation et une réglementation mal adaptée ou
mal respectée dans le cadre de repeuplements.
Dans l’esprit des chasseurs, le Faisan sauvage
était devenu une exception et ne pouvait plus être
qu’un gibier lâché, incapable de survivre et de se
reproduire en nature. Pour beaucoup d’entre eux
comme pour le grand public, le Faisan avait perdu
ses lettres de noblesse !!
Une réponse
à la hauteur du problème
Dans ce contexte, l’ONC a développé et multiplié
ses expérimentations sur les repeuplements,
notamment dans les départements de l’Yonne, de
l’Indre et du Loir-et-Cher en partenariat avec les
FDC concernées. Des suivis lourds basés sur une
surveillance quasi quotidienne des faisans à l’aide
© Dominique Gest
Une situation de crise
d’un marquage visuel et du radiopistage ont été
mis en place. Dans ce cadre, plusieurs milliers de
faisans communs ont été équipés de « ponchos »
et plusieurs centaines d’émetteurs afin de
comprendre !!
Un échec instructif
pour un tournant
Dans le département de l’Yonne, sur un terrain de
2 500 hectares où l’espèce était protégée, l’implantation de plus de 12 000 faisans d’élevage, ce
aussi bien en été qu’en fin d’hiver, débouche sur un
échec complet au bout de plusieurs années !
Les oiseaux utilisés proviennent de l’élevage de
l’ONC et de la Fédération Départementale des
Chasseurs de l’Yonne où ils sont élevés de façon
extensive. Pourtant, les suivis démontrent que la
prédation est la cause principale de mortalité qui
peut atteindre près de 90 % en quelques mois ! Par
contre, les quelques faisans survivants en période
de reproduction nidifient et couvent normalement,
contrairement à ce que beaucoup de gestionnaires
pensaient à cette période (et pensent encore).
« Dans les
années 80,
le Faisan
avait perdu
ses lettres
de noblesse »
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 11
Dossier Les acteurs du Faisan
Mais la comparaison par radiopistage du devenir de
ces faisans d’élevage avec des oiseaux sauvages
déplacés comme « témoins » et provenant du département d’Eure-et-Loir et de… l’île de Porquerolles (dans
le Var) fait apparaître des différences marquées.
« La
prédation
(...) n’a pas
le même
impact selon
l’origine
des faisans »
En effet, les taux de survie et la production de couvées
sont supérieurs pour ces faisans, pourtant lâchés le
même jour et sur les mêmes secteurs que leurs congénères d’élevage, et donc face aux mêmes dangers.
En résumé, cette étude démontre que la prédation,
principal facteur limitant les repeuplements, n’a pas
le même impact selon l’origine des faisans. Cette
constatation constitue un tournant.
Comme la capture de milliers de faisans sauvages
pour repeupler de nombreux territoires est illusoire
et impossible, des tests sont effectués en nature
avec des jeunes produits en élevage mais issus de
parents sauvages capturés en nature. Il s’avère
que ces oiseaux, comme ceux d’origine chinoise
testés en parallèle, montrent aussi des facultés de
survie et de production de couvées supérieures aux
souches classiques.
Ces constatations vont conduire à la création de
l’élevage-conservatoire de l’ONC, devenu depuis
ONCFS, dans le département des Yvelines pour la
production de faisans issus de souche sauvage.
L’élevage – conservatoire
de l’oncfs à auffargis (78)
© Dominique Gest
Les reproducteurs du conservatoire
sont des oiseaux sauvages capturés en nature
Des géniteurs sont capturés chaque année sur
des territoires français abritant des populations
12 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
naturelles depuis une quinzaine d’années au
moins. Ils proviennent pour la plupart de territoires
situés dans les départements de l’Indre, de l’Eureet-Loir, du Loir-et-Cher, du Pas de Calais.
Les faisans sont généralement capturés en hiver au
moyen de mues agrainées ou poussés dans des filets tendus à la sortie d’un couvert lors d’une battue
à blanc.
Les reprises sont effectuées par les agents
de l’ONCFS et des techniciens des Fédérations
de Chasseurs accompagnés de quelques bénévoles
et des gestionnaires des terrains concernés.
Le centre d’élevage s’étend sur une superficie de
20 hectares, dont 4 hectares sont occupés par des
volières. Il comprend 92 parquets de ponte individuels et 8 parquets collectifs.
L’incubation des œufs est pratiquée de façon
traditionnelle avec un incubateur à ventilation
dynamique. Les poussins sont élevés en cabane
par lot de 500 au maximum - soit 25 / m². Ils disposent d’un parcours en herbe de leur troisième
semaine et jusqu’à l’âge de deux mois, puis ils fréquentent des volières de 1 800 m² (4 m² / oiseau) à
partir de neuf semaines.
à partir de deux mois les faisandeaux sont nourris
avec du blé distribué à même le sol en complément
d’un aliment composé. Aucun traitement sanitaire
préventif n’est pratiqué.
Faisans de souche sauvage et d’élevage :
des différences comportementales
et démographiques
Le suivi de la reproduction en captivité de faisans
sauvages capturés en nature et de géniteurs de
souche d’élevage a mis clairement en évidence des
caractéristiques reproductives « sauvages ».
• la première différence importante apparaît aussi
dans le poids des reproducteurs. Les géniteurs
sauvages sont en moyenne plus légers de 400g
que les géniteurs d’élevage, ce qui représente
environ 30 % de moins pour les coqs et 40 % de
moins pour les poules.
• on observe également une différence nette entre
souches de faisans en ce qui concerne le poids
des œufs. Le poids moyen d’un œuf de faisan
sauvage est de 3,5 g inférieur à celui d’un œuf
de faisan d’élevage.
• la production des reproducteurs sauvages est
moins élevée que celles de la souche d’élevage :
les nombres d’œufs, de poussins et de faisandeaux produits dans une saison complète
sont plus faibles (en raison de l’absence de
sélection).
Dossier Les acteurs du Faisan
D’autres différences confirmées
par une étude de l’INRA
Dans le cadre de ses travaux sur les relations
homme-animal en élevage, une équipe de l’INRA a
comparé le comportement de réaction vis à vis de
l’homme de deux souches de faisans communs :
d’une part une souche maintenue en élevage
depuis de nombreuses générations et d’autre
part des oiseaux de souche sauvage provenant du
conservatoire (Damange et al 2005).
Lors d’un lâcher dans une volière, une proportion
importante des oiseaux de souche sauvage s’est
envolée alors que seulement quelques faisandeaux
de souche élevage ont pris leur envol. D’autre part,
l’éloignement de l’observateur a été plus marqué
pour les oiseaux issus du conservatoire.
Les résultats de ces tests suggèrent une origine génétique pour certains comportements et une plus forte
valeur adaptative à un milieu comportant des prédateurs chez les oiseaux issus de souche sauvage.
Une charte d’utilisation
En accord avec leur Fédération Départementale,
les responsables des terrains qui bénéficient
des faisans issus du conservatoire des souches
s’engagent à ce que les faisans ne servent qu’à
la constitution ou reconstitution de populations
naturelles. Ils doivent donc observer des règles de
gestion cynégétique dans cet objectif et communiquer à l’ONCFS les renseignements et résultats
relatifs à l’opération engagée.
Une forte demande d’oiseaux de qualité
pour des opérations de repeuplement réussies
Depuis sa création en 1999, cette structure
tourne « à plein régime » et la demande est forte.
En 2011, par exemple, environ 7000 faisandeaux
issus de première ou de deuxième génération ont
été être produits au conservatoire.
© Ludovic Letot
Les tests ont mis en évidence un comportement
très différent face à l’homme selon la souche :
les poussins d’élevage s’éloignent davantage de
l’observateur, courent plus fréquemment à son
apparition et piaillent davantage, tandis que ceux de
souche sauvage tendent à rester tapis et silencieux.
>> Pour les opérations de repeuplement, les oiseaux issus de souches sauvage
sont gages de réussites.
Le conservatoire : un outil mais pas une fin !
Si le renouveau du faisan passe par l’utilisation
de souches de qualité pour le repeuplement,
ces souches « améliorées » produites aussi par des
élevages privés, ne représentent qu’un outil qui ne
doit pas occulter la qualité et la quantité d’efforts
à produire pour accompagner la reconstitution
de populations sauvages de faisan en France.
Le triptyque : aménagement du milieu - limitation
des prédateurs - gestion du faisan pendant et après
le repeuplement, est toujours incontournable.
Dans votre département, cette espèce commence à
reconquérir l’espace grâce aux efforts des chasseurs
et de votre Fédération. Parions qu’il s’agit d’une
première étape qui sera suivie par bien d’autres !
« Promouvoir
une chasse
de qualité »
Pierre MAYOT
Technicien ingénieur à l’ONCFS
CNERA Petite Faune Sédentaire De Plaine
>> En savoir + : Télécharger la revue Faune
Sauvage 274 sur le site Internet de l’ONCFS
www.oncfs.gouv.fr
Cette demande témoigne de l’évolution des esprits
pour promouvoir une chasse de qualité, via des
efforts de repeuplement et de gestion qui se sont
multipliés ces dix dernières années. La réussite est
plutôt au rendez-vous, puisque dans la vingtaine
de départements utilisant des oiseaux de souche
sauvage, une grande majorité des opérations en
cours ou terminées depuis quelques années est en
bonne voie. Ces opérations permettent ou devraient
permettre une implantation durable de populations
de faisans sauvages exploitables par la chasse.
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 13
Dossier Les acteurs du Faisan
© Ludovic Letot
Opération « repeuplement »
L’expérience des FDC voisines
Fin 2005, avant de proposer le lancement d’une
première opération d’introduction de faisans de
souche sauvage dans le Loiret, le Conseil d’Administration de notre Fédération a voulu que des
rencontres aient lieu avec les personnes chargées de la gestion du Faisan commun au sein des
Fédérations des Chasseurs de l’Eure-et-Loir et
du Loir-et-Cher. Nous voulions connaître les aides
financières attribuées aux GIC sur ce type de projet
ainsi que la méthodologie suivie pour leur mise en
place par ces deux Fédérations voisines, en pointe
sur la gestion de cette espèce.
«2%
de la SAU
donnent
aux oiseaux
couvert,
refuge et
nourriture »
Le projet de la FDC45
à l’issue de ces visites instructives à Chartres et
à Blois, et s’en inspirant largement, notre Conseil
d’Administration a établi les règles à proposer aux
GIC du Loiret qui pourraient s’intéresser à la gestion du Faisan commun. Il a été décidé de confier ce
dossier à l’un de nos techniciens, étienne JACHEET,
chargé de conduire chaque projet en liaison avec le
technicien et l’agent de développement du secteur
concerné.
Les faisandeaux sont fournis par le Conservatoire
National des Souches de l’ONCFS, si les différentes
conditions pour en être bénéficiaires sont réunies
(voir encadré).
Au printemps 2006, le projet étant prêt, la FDC45
a décidé de proposer une première opération
d’implantation de faisans communs de souche
sauvage. Chaque binôme technicien-agent avait
à indiquer à la commission « petit gibier » de la
FDC45, les territoires lui semblant favorables et
les GIC pouvant être intéressés.
14 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
Dans le Loiret, deux opérations de
repeuplement de Faisan commun
ont été mises en place depuis 2006.
Avec le recul, nous pouvons dire
aujourd’hui que ces opérations sont
un succès. Découvrez comment cela
a été organisé et quelles sont les
modalités pour mettre en place de
telles opérations…
Le 1er projet
à la suite de ces consultations, il a été décidé de
le proposer au GIC de la Vallée de la Cléry. Nous
souhaitions nous attacher les compétences de
Pierre MAYOT et il expertisa donc tout ce secteur
puis donna son feu vert.
Une réunion d’information a eu lieu en juin 2006,
à laquelle ont été invités tous les détenteurs de
droit de chasse des six communes concernées.
Pierre MAYOT a présenté la gestion de cette espèce
>>Les conditions d’éligibilité
Les aménagements
• Il faut arriver à ce que 2 % de la Surface Agricole Utile
(SAU) soient implantés en Jachères Environnement
Faune Sauvage (JEFS), qui donnent aux oiseaux :
couvert, refuge et nourriture, tout au long de l’année.
• Un agrainoir pour 20 hectares doit être installé au
début de l’opération. à l’avenir, la population de
faisans augmentant, le nombre d’agrainoirs devra
tendre vers 1 pour 10 hectares.
La limitation des prédateurs
• L ’une des conditions les plus importantes à remplir
sera le piégeage qui devra être pratiqué de manière
intense et continue (voir article sur le piégeage p25).
• L a FDC45 organise pour chaque opération un stage
spécial d’agrément de piégeurs sur place, auquel
sont invités les piégeurs déjà agréés pour une
remise à niveau de leurs connaissances.
La Gestion
• C réation de micro-réserves, en plus de celles
habituellement existantes dans les Associations
Dossier Les acteurs du Faisan
En 2011, le Loir-et-Cher compte 80 000 hectares où
de tels projets ont été montés, avec les mêmes conditions que celles qui sont appliquées dans le Loiret.
Le premier travail a consisté à recenser les exploitants agricoles des six communes concernées.
Il a été décidé que chacun d’eux serait rencontré
individuellement par les personnels concernés de
la FDC45, afin que le projet lui soit présenté ainsi
que les aides apportées pendant trois ans par la
Fédération. Depuis, ces visites ont lieu chaque
année. Chaque agriculteur visité donne les superficies et les parcelles qu’il envisage d’ensemencer
en JEFS, ce que nous appelons « promesses de
JEFS » puis un bilan de ce qui est réalisé est
effectué à partir du 1er mai suivant après réception
des dossiers de JEFS adressés à la FDC45 et les
parcelles sont cartographiées.
Communales de Chasse (ACC), qui représentent en
général 10 % de la surface.
Exemple : dans un secteur où 3 boqueteaux existent,
un est classé en réserve et une parcelle de JEFS sera si
possible implantée en bordure.
• Chaque année au mois d’avril, participation des chasseurs du GIC au recensement des coqs chanteurs.
Le repas du soir est pris en charge par la FDC45.
• à l’issue des trois années de repeuplement et de
non tir, échantillonnages des compagnies de faisans
communs afin de connaître la réussite de la
reproduction et de pouvoir fixer le nombre de bagues
qui pourront être attribuées.
la Réglementation
Il faut qu’une « forte majorité » des territoires de chasse
se déclare favorable au projet. Ensuite, et afin de laisser une période d’installation et de quiétude aux oiseaux
lâchés, un Plan de Gestion Cynégétique Approuvé (PGCA)
prévoyant la fermeture de la chasse du Faisan commun
pour une durée de trois saisons de chasse sera présenté
© Dominique Gest
et le développement exponentiel de tels projets en
France. Les aides financières et les conditions à
remplir ont été détaillées. Chacun a reçu ensuite,
par la poste, un document lui permettant de donner
sa réponse par écrit. Une forte majorité favorable
étant apparue, le projet a pu être lancé dès 2006.
La visite du GIC du Gratteloup dans le nord du Loiret-Cher, où un projet semblable a commencé en
2000, eut lieu peu de temps après. Elle a permis,
grâce aux résultats présentés par Guy PINDON,
technicien de cette Fédération, de conforter les
responsables par ailleurs déjà convaincus.
>> L’agrainage des faisans est nécessaire durant les périodes de pénurie alimentaire.
En 2006, avant le début de cette opération, la surface
consacrée aux JEFS ne représentait que 0,73 %
de la SAU de ces communes et ne concernait que
13 agriculteurs.
Au total, 2 850 faisandeaux de souche sauvage ont
été lâchés au cours des étés 2007, 2008 et 2009. Le
graphique p.17 présente aux lecteurs les résultats
des recensements. Comme on peut le constater,
celui réalisé en 2010 a montré une population qui,
après une forte et rapide augmentation, semblait
stagner au niveau de celle comptée en 2009. Les
personnes présentes sur le terrain tous les jours
nous ont dit alors qu’elles voyaient plus d’oiseaux
que ne le laissait entrevoir le comptage.
pour avis à la Commission Départementale de la Chasse
et de la Faune Sauvage (CDCFS). Ensuite, si l’avis est
favorable, ce PGCA sera approuvé par le Préfet. Il sera
alors opposable aux tiers, c’est-à-dire qu’il s’appliquera
à tous les territoires existants dans les communes sur
lesquelles le GIC s’étend.
les Aides de la FDC45
• Repeuplement : La FDC45 prend alors à sa charge
75% du prix total des oiseaux. Les détenteurs de droit
de chasse prennent en charge les 25% restant.
« La
FDC45 prend
à sa charge
75 %
du prix
total des
oiseaux »
• Le coût total des JEFS implantées est subventionné
par la FDC45 durant trois années à taux plein.
Les indemnités sont les suivantes :
- JEFS adaptées : 140 € / ha.
- JEFS mellifères : 140 € / ha avec fourniture
des semences nécessaires.
- JEFS classiques : 45 € / ha.
- JEFS fleuries : 120 € / ha.
NB : L es agriculteurs continuent à toucher
leurs primes PAC.
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 15
Dossier Les acteurs du Faisan
Résultat d’échantillonnage pour le GIC de la Cléry
2010
2011
Nombre de sorties effectuées
26
29
Nombre de compagnies échantillonnées
36
57
Nombre de poules
37
60
Nombre de jeunes
208
301
Indice de Reproduction
5,62
5,02
« Un an
plus tard (...)
la population
s’était
accrue de
116 coqs. »
Les membres du Conseil d’Administration du GIC
avaient fixé à 400 coqs le nombre minimal pour pouvoir ouvrir de nouveau la chasse du Faisan commun.
Ce chiffre n’étant pas atteint en avril 2010, ils ont
choisi d’attendre une saison de plus (2010-2011)
avant de chasser de nouveau cette espèce.
Des échantillonnages ont été effectués au cours de
l’été 2010.
Un an plus tard, c’est-à-dire 20 mois après le
lâcher des derniers 950 oiseaux, la population
s’était accrue de 116 coqs.
Pierre MAYOT considère qu’il faut multiplier par deux
le résultat pour avoir une bonne idée de la population
totale coqs-poules. Mi avril, au moment du comptage,
peu de poules sont vues car elles sont très discrètes.
Beaucoup sont en train de pondre, voire de couver
et ne sont pas observables facilement.
à l’issue des échantillonnages de l’été 2011, les
premières attributions du plan de chasse ont donc
été effectuées pour la saison 2011-2012 et on ne
peut que se réjouir de la prudence des responsables
du GIC.
Les échantillonnages des compagnies de faisans
sont à l’image de ceux que l’on connait pour
la Perdrix grise. Ils nous renseignent sur l’Indice
de Reproduction (I.R.).
Ils sont réalisés fin juillet-début août par le
technicien et l’agent du secteur, accompagnés par
les responsables de territoires de chasse.
Pour 2010 et 2011, la reproduction du Faisan sur
le GIC de la Vallée de la Cléry est moyenne. On
considère que les bonnes années, l’I.R. est supérieur à 6,5 jeunes par poule, et pour les mauvaises
années l’IR est inférieur à 4,5 jeunes par poule.
Le 2e projet
En 2009, nous avons été contactés par le nouveau
président du GIC des Vallées du Nan et de la Laye,
Jean-Marc RIVIERRE qui, après en avoir parlé
avec de nombreux détenteurs de droit de chasse
intéressés par l’implantation de faisans communs
de souche sauvage, souhaitait que nous organisions une réunion d’information. Elle eut lieu en
octobre avec les adhérents du GIC. En novembre
une deuxième réunion a permis de réunir tous les
16 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
détenteurs de droit de chasse des 11 communes
du GIC qui souhaitaient être informés. La société
de chasse de Mareau aux Bois, commune ne faisant
pas partie du GIC, fut également invitée car l’ACC
de Santeau n’acceptait le projet que si sa voisine
de Mareau aux Bois s’y joignait. Cette douzième
commune fait maintenant partie du GIC et l’ACC de
celle de Mareau participe au projet.
La période de non tir du Faisan commun est en
cours. Il reste à lâcher 1 750 faisandeaux au cours
de l’été 2012 et la réouverture est programmée pour
la saison 2013-2014. Les propositions de plan de
chasse seront établies par la « Commission Petit
Gibier » du GIC des Vallées du Nan et de la Laye en
fonction du recensement des coqs d’avril 2013 et
des échantillonnages de l’été 2013.
Dans ce deuxième projet, nous suivons exactement
la même méthodologie que celle appliquée pour le
GIC de la Vallée de la Cléry.
L’avenir
Dans ces projets de réimplantation de « Faisans
Communs de souche sauvage » sur les 6 communes
du GIC de la Vallée de la Cléry et sur les 12 communes
du GIC des Vallées du Nan et de la Laye, les agriculteurs ayant accepté d’installer des JEFS ont été des
partenaires incontournables. La réussite de ce premier
projet a été en grande partie obtenue grâce à ces
réalisations et ils doivent être ici chaleureusement
remerciés par le monde de la chasse.
De nombreux chasseurs prennent maintenant part,
par le bénévolat qu’ils apportent à leurs territoires de
chasse, à l’agrainage, au piégeage, à la surveillance, etc. qui représentent des actions non seulement
utiles aux faisans mais à d’autres espèces de petit
gibier, voire au Chevreuil, espèce de grand gibier
aujourd’hui bien présente dans nos plaines.
Le conseil d’administration de la FDC45, très
attaché à la gestion du petit gibier naturel,
souhaite fortement développer des réalisations
semblables dans des GIC existants ou qui
viendraient à être créés pour l’occasion.
Il s’agit tout simplement de l’avenir de la chasse
et notamment de celui des sociétés de chasse
communales qui, sans petit gibier naturel à proposer à leurs chasseurs, sont en grande difficulté.
Servons-nous des exemples de nos voisins du 41 et
du 28 qui sont en train de réussir.
Jean Fleury
Président de la Commission Petit Gibier
>> En savoir + : résultats des recensements
et des surfaces de JEFS installées dans les deux
premiers GIC « faisan sauvage » pages 17 et 18
de cette revue.
Dossier Les acteurs du Faisan
Interviews
Rencontre avec Yonnel WOLGUST,
Président du GIC de la Vallée de la Cléry
La FDC45 : Depuis combien de temps
êtes-vous président du GIC de la Vallée
de la Cléry ?
Yonnel Wolgust : Je suis devenu Président
du GIC le 15 septembre 2006 pour continuer
le travail engagé par mon prédécesseur,
Pierre Poulet.
FDC45 : Sur quelles communes s’étend
votre GIC et quelle est sa superficie ?
YW : Le GIC s’étend sur 6 communes :
Chantecoq, Courtemaux, La Selle sur le
Bied, Mérinville, Saint-Hilaire les Andresis
et Saint-Loup de Gonois ce qui représente
une surface totale de 7644 ha.
FDC45 : Comment les détenteurs de droit
de chasse ont-ils accepté le projet ?
YW : 38 détenteurs soit 86 %, représentant 94 % de la surface, ont répondu OUI.
6 détenteurs soit 14 %, représentant 6 %
de la surface, ont répondu NON
FDC45 : Le GIC des Vallées du Nan et de
la Laye mène actuellement une opération semblable avec les mêmes aides
de la FDC45. Que pensez-vous de cette
opportunité offerte aux GIC Petit Gibier
du Loiret possédant un biotope favorable
au Faisan commun ?
YW : Effectivement, étant donné l‘aide financière importante apportée par la FDC45,
500
c’était une opportunité ! Mais tout cela ne
peut être possible que si une majorité de
chasseurs est motivée par la chasse du gi-400
bier naturel et qu’elle souhaite privilégier la
qualité à la quantité.
300
FDC45 : Le non tir du Faisan durant 3
années, fixé par arrêté préfectoral, a-t200
il handicapé le fonctionnement des territoires de chasse et, notamment, celui
100
des sociétés communales ?
YW : Absolument pas ! D’autant plus
qu’une année supplémentaire à zéro prélè- 0
vement a été décidée à l’unanimité après
les trois années initialement prévues.
1
FDC45 : Maintenant, avec la réouverture du
Faisan dans le cadre d’un plan de chasse,
comment réagissent les chasseurs ?
YW : Une grande majorité est satisfaite de
la présence de faisans sauvages et même
si le prélèvement autorisé n’est pas très
important pour l’instant, et tributaire de
la reproduction, elle nourrit de grands
espoirs pour ce type de chasse.
FDC45 : Comment est perçu ce projet par
la population des communes concernées ?
YW : Beaucoup de gens nous disent être
ravis de voir, ou de revoir, des faisans dans la
campagne voire même dans leurs jardins.
FDC45 : 4 ans seulement après le début
de cette opération, que pensez-vous du
résultat ?
YW : Le résultat est très encourageant pour
l’avenir et laisse entrevoir une implantation
pérenne de ces faisans de souche sauvage.
FDC45 : Qui a décidé des propositions
d’attributions de « bracelets faisans »
présentées à la CDCFS1 et ont-elles été
entérinées en l’état ?
YW : Une commission du GIC s’est réunie et,
en fonction de critères préétablis, (calqués
sur ceux du GIC du GRATTELOUP - 41), a fixé
ses propositions. Ensuite le mode de calcul
a été accepté par tous ses membres.
FDC45 : Conseilleriez-vous à d’autres GIC
de se lancer dans ce type de projet ?
YW : Oui ! Le jeu en vaut vraiment la
chandelle, si le biotope s’y prête et si les
chasseurs privilégient en premier la qualité.
En plus, ce projet a permis de donner une
image positive et responsable des chasseurs
qui, pour ceux qui en doutent, ont aussi une
démarche écologique de leur activité.
FDC45 : Comment se déroule le partenariat initié avec les agriculteurs ?
YW : Grace à l’action de l’agent et des
techniciens de la FDC45 en charge de ce
dossier, le partenariat perdure, permettant
ainsi de maintenir les aménagements.
Il ne faut pas avoir peur de ce type de partenariat avec la FDC45, bien au contraire.
Propos recueillis
par Etienne Jacheet
Recensement d’avril 2007 à 2011
447
total Coqs
coqs non chanteurs
coqs chanteurs
188
334
275
331
387
293
162
49
43 6
2007
26
2008
59
2009
38
2010
60
2011
Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 17
Dossier Les acteurs du Faisan
Rencontre avec Jean-Marc RIVIERRE,
Président du GIC des Vallées du Nan et de la Laye
cette espèce était représentée uniquement
par des faisans de tir, alors la possibilité
de développer une population de Faisan
naturel dans un milieu qui lui est très
favorable m’a tout de suite plu ! Ce projet nous permet également de bénéficier
ainsi d’une nouvelle espèce chassable
naturelle, ce qui n’est pas négligeable.
FDC45 : Depuis combien de temps êtes
vous président du GIC des Vallées du Nan
et de la Laye ?
Jean-Marc Rivierre : Depuis 2009. J’ai
remplacé Michel MALECOT, fondateur du
GIC qui a été son président durant 20 ans.
En prenant la présidence, je souhaitais
que ce GIC poursuive la même politique de
chasse raisonnée.
FDC45 : Sur quelles communes s’étend
votre GIC et quelle est sa superficie ?
JMR : Il s’étend sur 13 communes : Aschèresle-Marché, Attray, Bougy-lez-Neuville,
Chilleurs-aux-Bois, Crottes-en-Pithiverais,
Mareau-aux-Bois, Montigny, Neuville-auxBois, Oison, Santeau, Saint-Lyé-la-Forêt,
Teillay-Saint-Benoît et Villereau. Cela fait
12 500 hectares et 4 300 hectares de200
territoires non adhérents ont rejoint notre
GIC pour participer à ce projet.
FDC45 : Quelles ont été les étapes qui ont
conduit à la finalisation de ce projet ?
JMR : Seulement deux réunions ont été
nécessaires : une 1ère pour présenter le
projet, et une 2nde, après une période de
réflexion pour voir si une majorité des
adhérents était partante. Ensuite chaque
détenteur, adhérent ou non du GIC, a reçu
un courrier individuel pour donner par écrit
sa décision finale. En arrondissant un peu,
94 % des suffrages exprimés ont dit OUI,
6 % ont dit NON et 25 % ne se sont pas
prononcés. Ce sont donc 72 % des territoires interrogés qui ont accepté ce projet.
Les aides apportées par la FDC45 ont sans
doute été déterminantes dans ce choix.
FDC45 : Quelles sont ces aides ?
JMR : Un faisandeau coûte environ 10 €
75 % du prix des faisandeaux lâchés sont
pris en charge par la FDC45. Les 25 %
total Coqs
181
coqs non chanteurs
coqs chanteurs
FDC45 : En 2009, Pourquoi votre GIC
a-t-il déposé auprès de la FDC45, une
demande d’implantation de Faisan de100
souche sauvage ?
JMR : J’ai rencontré Jean FLEURY,
Président de la commission Petit Gibier 50
à la FDC45 et lors de cet entretien, il m’a
présenté les aides de la Fédération.
J’ai alors décidé de lancer une consultation 0
auprès de nos adhérents car je sentais que
c’était une opportunité à saisir. Jusque-là
SET : surfaces Equivalents Topographiques FDC45 : Les agriculteurs vous apportent-ils
leur concours et des aides leur sont elles
versées ?
JMR : Les agriculteurs doivent, en 2011,
justifier de 3 % de SET2. Les personnels de la
FDC45 rendent visite à chaque agriculteur
dont les terres se situent sur un territoire
de chasse participant au projet. Entre 2010
et 2011, le nombre d’agriculteurs réalisant
des JEFS3 est passé de 37 à 91. La surface
consacrée aux aménagements est passée de 56,52 à 161,68 ha répartis en 260
parcelles. Voici les aides versées durant 3
ans aux agriculteurs : JEFS adaptées et/ou
mellifères : 140 €/ha. Classiques : 45 €/ha.
Fleuries 120 €/ha.
1 ha de JEFS mellifère en vaut 2 dans le
cadre des SET. De nombreux agriculteurs
non chasseurs ont répondu à cette proposition et sont très satisfaits. Chacun
d’eux a reçu une pancarte qui lui permet
de signaler l’une de ses parcelles. à l’issue
des 3 ans, nos adhérents continueront
à recevoir des subventions couvrant en
partie les aménagements.
Résultats des deux premiers comptages de coqs chanteurs
du GIC des Vallées du Nan et de la Laye
150
2
restants sont pris en charge par le GIC et
les non adhérents favorables au projet ont
directement réglé leur part à la FDC45.
67
50
144
37
17
2010
3
18 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
JEFS : Jachères Environnement Faune Sauvage
2011
Dossier Les acteurs du Faisan
FDC45 : Quelle est l’utilité de ces réalisations après la création récente de l’A19 ?
JMR : Ces parcelles arrivent au bon moment.
Un remembrement a suivi la création de
cette autoroute et la plaine se serait encore
trouvée plus dénudée. Le 1 % paysager,
avec l’installation de nombreux kilomètres
de haies, arrive aussi à point nommé : 100
mètres de haie valent 1 ha de SET. Ces aménagements sont également très importants
pour les autres espèces : perdrix grises,
lièvres, et favorisent les abeilles, auxiliaires
indispensables à la production agricole et
d’autres insectes utiles.
FDC45 : Combien de faisans auront été
lâchés ?
JMR : En 2012, 4 500 oiseaux de 10 à
12 semaines du Conservatoire National
des Souches de l’ONCFS, représentant
40 oiseaux aux 100 hectares, auront été
lâchés sur les territoires participant à ce
projet.
FDC45 : Ce projet a-t-il un impact positif
auprès des chasseurs, des agriculteurs et
plus largement auprès des non chasseurs
qui habitent les communes de votre GIC ?
JMR : Nous voyons beaucoup d’oiseaux. De
nombreuses compagnies ont été observées
cet été. Les personnes qui n’étaient pas
convaincues changent maintenant d’avis.
L’image des chasseurs s’en trouve changée.
FDC45 : Conseilleriez-vous à d’autres GIC
de se lancer dans ce type de projet ?
JMR : C’est évident. J’encourage les GIC
voisins du nôtre. Les résultats obtenus
seront d’autant meilleurs que cette politique
pourra s’étendre sur de grandes surfaces.
Propos recueillis
par Etienne Jacheet
Rencontre avec Daniel FORTIER,
agriculteur à Montigny
FDC45 : Vous avez accepté d’installer des
JEFS sur votre exploitation. Quelles ont
été les motivations qui vous ont conduit
à réaliser ces aménagements ?
DF : Bien que je ne sois pas chasseur,
j’attache de l’importance à avoir de belles
populations de gibier. Preuve en est, j’avais
assez de SET, mais je me suis dit que ce type
de jachère serait plus valorisant pour ces
parcelles agricoles. J’ai d’ailleurs constaté à quel point les jachères mellifères
apportent des insectes, dont énormément
d’abeilles.
La FDC45 : êtes-vous chasseur ?
Daniel Forter : NON, je n’ai jamais chassé.
FDC45 : La FDC45 a mis en place en 2010
un projet faisan en partenariat avec le
GIC des Vallées du Nan et de la Laye.
Comment avez-vous accueilli ce projet ?
DF : Favorablement. La population de Perdrix
grise ayant diminué, j’ai pensé que
l’implantation de faisans sauvages serait
profitable.
FDC45 : Que pensez-vous de ce partenariat agriculteurs-chasseurs et des aides
apportées par la FDC45 ?
DF : C’est une bonne chose. C’est un projet
positif autant pour le monde agricole que
pour le monde de la chasse. J’ai beaucoup
de copains chasseurs qui sont satisfaits
de la mise en place de tous ces aménagements. Ils constatent également que les
parcelles de « JEFS mellifères » offrent un
excellent refuge au petit gibier notamment
contre les attaques de rapaces comme
le busard Saint-Martin. C’est également
une zone où ils trouvent de la nourriture :
graines et insectes et le petit gibier n’est
pas le seul à aimer ces parcelles, les
chevreuils les colonisent aussi !
La participation financière de la FDC45
nous aide à supporter les frais de mise
en culture de ces JEFS, tout en continuant
à toucher les primes de la PAC. Un ha de
mellifère en vaut en fait deux, ce qui permet de réduire la superficie à mettre en
place dans le cadre des SET.
FDC45 : Quels premiers enseignements
tirez-vous de cette réalisation ?
DF : Je suis décidé à continuer à en faire car,
sans être chasseur, je constate tous les jours
les points positifs de ces aménagements
sur l’agriculture. Je suis convaincu que ces
jachères mellifères permettent également
de donner au grand public une image de
marque de l’agriculture plus positive.
Propos recueillis
par Etienne Jacheet
Années
Agriculteurs
réalisant des
jefs
Adaptées
Mellifères
Classiques
Fleuries
2010-2011
37
10,11
34,13
0,98
11,29
56,51
2011-2012
90
10,20
111,03
23,94
0,58
145,75
Jachères Environnement Faune Sauvage
Total
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 19
Dossier Les acteurs du Faisan
Rencontre avec Daniel DUBOIS, agriculteur de Chantecoq
FDC45 : La disparition des abeilles, l’un des
insectes indispensables à l’agriculture,
est régulièrement évoquée par les
apiculteurs qui pensent qu’elles
seraient victimes de certains produits
phytosanitaires. Que constatez-vous
dans les JEFS de type « mellifères » ?
DB : Dans les JEFS mellifères, on observe
une présence très importante d’abeilles
et d’autres insectes comme les bourdons,
papillons ou pucerons qui représentent la
nourriture principale des jeunes faisandeaux et perdreaux. Pour moi, ce type de
JEFS est l’habitat le plus favorable à la
biodiversité.
FDC45 : Quels conseils techniques
donneriez-vous à un confrère agriculteur
qui souhaiterait suivre la même démarche ?
DB : Il faut savoir attendre la deuxième
quinzaine d’avril pour avoir un sol
réchauffé et pouvoir faire un travail superficiel du sol de manière à obtenir un bon lit
de semence. C’est une culture très facile
à mettre en œuvre. Pas besoin d’engrais
car les légumineuses ont le pouvoir de
fixer l’azote de l’air. Le pouvoir racinaire
profond est une garantie de bonne résistance à la sécheresse. Je me suis rendu
compte qu’avec 20 kg/ha, au lieu des 30
préconisés, j’ai obtenu une très bonne
réussite. Je sème à la volée avec un quad.
Je termine l’implantation par un passage
très superficiel de rotative avec croskillette
afin d’éviter la battance.
La FDC45 : êtes-vous chasseur et si oui
depuis combien d’années ?
Daniel Dubois : Oui, je suis chasseur et
je chasse depuis 35 ans.
FDC45 : Vous réalisez des JEFS depuis
de nombreuses années et depuis la mise
en place du projet faisan sur le GIC de
la Vallée de la Cléry, vous avez réalisé
plus de 10 ha. Quelles sont les raisons
qui vous ont amené à réaliser ces aménagements ?
DB : En réalité la PAC nous oblige à geler
des parcelles alors quitte à ne pas cultiver
une parcelle autant que cette obligation
soit utile et fasse d’une pierre deux coups !
FDC45 : Il existe quatre types de JEFS.
Quel est pour vous la plus profitable à la
petite faune sédentaire de plaine, et notamment au Faisan commun ? (Que leur
apporte-t-elle ?)
DB : Les jachères mellifères me semblent
les plus adaptées car elles sont composées
d’espèces à végétation couvrante limitant
l’installation de plantes indésirables.
Lorsque j’ai dû mettre en gel PAC des
parcelles, j’ai choisi les moins bonnes terres et ce type de semences est justement
adapté à des sols moins riches car leur
pouvoir racinaire est important ce qui leur
permet d’aller loin dans le sol chercher les
nutriments dont elles ont besoin.
4
Années
Agriculteurs
réalisant
des jefs
2006-2007
FDC45 : Que pensez-vous de ce type
de partenariat agriculteurs-chasseurs ?
DB : Ce projet a permis de réconcilier
l’image des agriculteurs et des chasseurs
sur le plan local. De nombreuses personnes
passant devant les jachères me demandent à quoi servent ces cultures. Cela
me permet d’expliquer le projet mené et
d’ouvrir un dialogue fructueux.
FDC45 : Pour pouvoir réaliser des JEFS,
vous avez dû effectuer des démarches
administratives. Vous ont-elles paru
compliquées ?
DB : Par rapport au dossier annuel de la
PAC, cette démarche est vraiment facile
à effectuer ! Elle consiste seulement à
remplir un document qui doit être signé
par l’exploitant et le détenteur de droit de
chasse. Donc rien de très compliqué.
FDC45 : Que pensez-vous de l’aide que la
FDC45 vous a apportée ?
DB : L’aide financière est incitative et
l’aide technique m’a bien aidé. Sans
ces aides, rien n’aurait été fait. Le projet
du 1 % paysager lié à la création de
l’autoroute A19 m’a également permis
d’implanter un kilomètre de haies en
2010 et l’une d’entre elles est installée à
la place d’une haie que mon beau-père et
moi avions enlevé en 1975.
Propos recueillis
par Etienne Jacheet
Jachères Environnement Faune Sauvage
Total
Adaptées
Mellifères
+ fleuries
Classiques
33
73,59
3,22
23,49
100,30
2007-2008
29
67,03
8,55
39,39
114,97
2008-2009
29
47,91
25,91
66,22
140,04
2009-2010
25
37,16
20,17
120,26
177,59
2010-2011
174
16,21
19,21
91,55
126,97
2011-2012
27
16,85
31,63
92,68
141,16
car remembrement lié à la création de l’autoroute A19
20 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
RÈGLEMENTATION GIC Faisan : Législation et règles d’attribution
GIC Faisan : Législation
et règles d’attribution
Les GIC soumis à un plan de chasse doivent suivre une réglementation
précise qui les guide dans toutes leurs actions sur le territoire. Le GIC de
la Vallée de la Cléry fait partie de ces territoires soumis à plan de chasse.
Découvrez les règles d’attribution d’un GIC qui allie responsabilité et prise
de décision.
Chaque détenteur de droit de chasse
souhaitant chasser le Faisan commun sur
son territoire situé sur l’une des 6 communes
(ou parties de communes) du GIC de la
Vallée de la Cléry, doit faire au préalable
une demande de plan de chasse auprès de
Monsieur le Préfet.
Les propositions d’attribution sont étudiées par les membres de la Commission
Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage après avis de la Fédération
Départementale des Chasseurs et l’arrêté
d’attributions est signé par Monsieur le
Préfet.
La Direction Départementale des Territoires
(DDT) adresse individuellement à chacun
des demandeurs, par écrit, la notification
de l’attribution qui a été déterminée pour
leur territoire.
Récompenser les efforts
La densité de faisans n’est pas uniforme
sur le GIC car certaines zones sont plus
riches que d’autres. Les membres du
GIC ont donc validé un découpage géographique qui correspond aux densités mises
en évidence lors du comptage des coqs
chanteurs du 15 avril 2011 (voir carte).
Les membres du GIC de la Vallée de la
Cléry ont défini un système d’attribution,
qui a été validé par ses membres réunis
en assemblée générale.
Les grands principes ont été inspirés par
ce qui se pratique déjà depuis de nomLe nombre de bagues est fixé pour chaque
breuses années et qui a fait ses preuves
zone et tient compte de deux paramètres :
dans les départements voisins de l’Eure• la densité de coqs présents
et-Loir et du Loir-et-Cher.
au printemps
Le but est de récompenser les détenteurs de
• le résultat de la reproduction
droit de chasse qui font des efforts importants,
Coqs
présents
au
comptage
2011
sur le responsables
GIC de la Cléry
qui est observée lors de l’échantillonnage
qu’ils soient
d’associations de
Source
:
service
technique
FDC45
chasses privées ou communales.
d’été effectué après moisson.
Coqs présents au comptage 2011 sur le GIC de la Cléry
Le demandeur qui n’est pas d’accord
avec le nombre annoncé a 15 jours
pour faire appel de la décision. Elle
sera confirmée ou non par Monsieur
le Préfet, après qu’il ait, de nouveau, pris
l’avis de la Fédération.
Cette réglementation est inscrite dans le
Code de l’Environnement dans sa partie législative (livre IV : Patrimoine Naturel – Titre II : Chasse - Chapitre V : Gestion – Section 3 : Plan de Chasse) : prévoit à l’article
L425-6 : « Le plan de chasse détermine le
nombre minimum et maximum d’animaux
à prélever sur les territoires de chasse.
Il tend à assurer le développement durable
des populations de gibier et à préserver
leurs habitats, en conciliant les intérêts
agricoles, sylvicoles et cynégétiques ».
Les règles d’attribution du
GIC de la Vallée de la Cléry
Légende
Coqs Chanteurs 2011
Zones Propositions Faisans
Coqs Non Chanteurs 2011
Zones Bis Propositions Faisans
La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012 l 21
Source : service technique FDC45
Législation - Réglementation
RÈGLEMENTATION GIC Faisan : Législation et règles d’attribution
Chacun des territoires est « noté »
selon les principes suivants :
• 1 ha de culture = 1 point
• 1 ha de boqueteau = 5 points
• Les grands bois d’un seul tenant, peu
accueillants, souvent parce qu’aucune
coupe de taillis n’y est effectuée, ne
sont comptabilisés que pour 0,5 point
par hectare.
• 1 ha de JEFS « adaptée » ou « mellifère »
= 30 points
• 1 ha de JEFS « classique » = 15 points
• Agrainage avec au minimum 1 agrainoir pour 20 hectares = plus 10 %
des points acquis
• Piégeage vérifié par le bilan de captures
du ou des piégeurs = plus 10 % des
points acquis
L’attribution possible calculée à partir du
nombre de coqs présents au printemps et
des résultats des échantillonnages d’été
étant pour notre exemple de 250 bracelets
pour les deux territoires, le résultat par
territoire sera le suivant :
Chacune des zones définies totalise le
nombre de points des territoires ou des
parties des territoires s’étendant sur plusieurs zones.
La commission d’attributions
Ensuite, il ne reste plus qu’à calculer
le nombre de points nécessaires dans
chaque zone pour bénéficier d’un bracelet
et enfin de l’appliquer à chaque territoire
pour lequel le nombre de points est
préalablement calculé (voir l’exemple
ci-dessous).
Afin d’être clairs, nous allons prendre
en exemple deux territoires voisins
ayant les mêmes superficies agricoles
et forestières totalisant chacun 1 000
hectares. Le Territoire n°1 fait des efforts
importants et le Territoire n°2 ne réalise
aucun aménagement.
Territoire n°1
250 bracelets / 3 180 points x 1980 points
acquis au territoire = 156 bracelets
Territoire n°2
250 bracelets / 3 180 points x 1200 points
acquis au territoire = 94 bracelets
Les deux territoires ayant une surface égale,
le Territoire n°1 qui fait de nombreux efforts
bénéficie ainsi d’une attribution nettement
supérieure à celle du Territoire n°2.
La commission d’attribution est en fait
le conseil d’administration du GIC qui
est composé de deux représentants par
commune.
Si une société de chasse existe, elle dispose d’un poste et les chasses privées de
la même commune disposent également
d’un poste.
Si la commune ne comprend que des
chasses privées, celles-ci disposent alors
de deux postes.
Elle s’est réunie le 11 août 2011 afin de
calculer les propositions d’attributions
qui ont été transmises dès le lendemain à
la DDT.
La Fédération des Chasseurs a donné un
avis favorable et les membres de la CDCFS
ont accepté les propositions du GIC,
validées par la FDC45.
Superficies
Cultures
950 ha x 1 point =
Boqueteaux
50 ha x 5 points =
JEFS adaptées
10 ha x 30 points =
et /ou mellifères
JEFS classiques
10 ha x 15 points =
Total
1000 ha
si agrainage = + 10 %
si piégeage = + 10 %
Total des points acquis par territoire
Total des points de la zone
22 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
Nombre de points
du Territoire n° 1
950
250
Nombre de points
du Territoire n° 2
950
250
300
0
150
0
1 650
1 200
+ 165
0
+ 165
0
1980
1200
1980 + 1200 = 3180
Les restrictions d’attributions
Lors de leur assemblée générale 2011,
les membres du GIC ont décidé que
des restrictions seraient proposées à
l’administration compétente.
Tous les territoires qui ont accepté de participer à ce projet, adhérents ou non du
GIC, ont investi beaucoup :
• temps : piégeage, agrainage, visites aux
agriculteurs, surveillance, etc…
• participation financière (25% du prix
des oiseaux),
• après trois ans de prise en charge du coût
total des JEFS par la FDC45 (2007-2010)
- 35,7% du coût des JEFS sont pris maintenant en charge par les détenteurs de
droit de chasse (et 64,3% par la FDC45
dans le cadre de son système départemental de subventions)
• coût des agrainoirs et de l’agrainage
• achat de pièges (subventionné par la
FDC45 dans le cadre de son système
départemental de subventions)
La volonté n’a pas consisté à stigmatiser
les détenteurs de droit de chasse qui ont
fait le choix de ne pas participer au projet.
Leur point de vue est respectable. Mais il
a semblé juste de ne pas les « récompenser » dès la première année de réouverture
du faisan alors que la réussite est due au
seul travail et aux investissements des
territoires participants.
Pour ces territoires, les propositions ont
donc été les suivantes :
• 1ère année = pas d’attribution
• 2e année = 50% des attributions
possibles
• 3e année et années suivantes
= 100% des attributions possibles
Ces restrictions ont été soutenues complètement par la FDC45, qui, elle aussi, a
beaucoup investi dans ce projet. Elles ont
été validées par la CDCFS et par Monsieur
le Préfet.
Les responsables du GIC de la Vallée de
la Cléry ont vraiment pris conscience de
l’importance de leur rôle dans la gestion
du Faisan commun sauvage et de ce qu’il
représente pour l’avenir de leurs territoires de chasse et au-delà de l’avenir de la
chasse en général.
Jean Fleury
Président de la Commission Petit Gibier
TECHNIQUES Le piégeage : un allié pour le Faisan
Le piégeage :
un allié pour le Faisan
La FDC45 a rencontré Thierry Bachelier, piégeur à la Selle-sur-le-Bied.
Dans le cadre de notre attribution de plan
de chasse grand gibier, nous demandons
des bracelets de tir d’été de brocards
qui nous permettent ainsi de pouvoir,
en même temps, tirer des renards. Nous
faisons également des battues spécifiques
au cours de l’hiver tout en continuant
à piéger.
© Olivier Lenormand
FDC45 : D’après vos observations cela
a-t-il été bénéfique aux autres espèces ?
TB : Je pense que cela a été bénéfique pour
deux espèces en particulier : le Lièvre qui
est en augmentation et la Perdrix rouge
de lâcher qui reste plus longtemps sur le
territoire.
La FDC45 : Depuis combien d’années
pratiquez vous le piégeage sur votre
territoire et piégiez vous avant le début
de l’opération faisan ?
Thierry Bachelier : J’ai passé mon
agrément de piégeur en 2007 au cours
de la formation réalisée à Courtemaux
pour le GIC de la Cléry au début du repeuplement faisan. L’année précédente
j’accompagnais Claude Domin, garde
particulier et piégeur expérimenté, pour
relever ses pièges et apprendre les
techniques de piégeage.
FDC45 : Pour débuter le projet Faisan,
il vous a été demandé d’augmenter la
pression sur la régulation des prédateurs, comment cela s’est il concrétisé
sur votre territoire ?
TB : J’ai sensibilisé les piégeurs de la société de chasse que je préside. Nous avons
investi dans l’achat de matériel : pièges
Beslile, collets à arrêtoirs, cages…, et
deux nouveaux piégeurs sont entrés en
action.
FDC45 : Quelles méthodes de piégeage
utilisez-vous, et quelles espèces ciblezvous en priorité ?
TB : Je piège en premier lieu le renard
qui est le principal prédateur du Faisan
commun, et les mustélidés. Je réalise mes
installations en fonction du milieu : tas de
pierres, tas de fumier, etc. Par contre je
ne tends pas en tas de fumier l’été car les
appâts se conservent mal et les asticots
qui en sortent attirent trop les faisans.
J’utilise aussi du compost de la déchetterie qui est facile à manipuler et permet
de dissimuler facilement les pièges et
les appâts.
FDC45 : Le mot de la fin !
TB : Les différentes actions contre les
nuisibles ont remotivé les piégeurs et les
chasseurs, et en particulier le tir du renard
en été.
Je distribue également les bracelets de
faisans lors de la première battue après
l’ouverture générale afin d’obtenir une
mobilisation importante des chasseurs.
Propos recueillis
par Olivier Lenormand
FDC45 : Plus généralement expliquez
nous la stratégie que vous avez développée pour réguler les nuisibles tout au
long de l’année ?
TB : Nous faisons des battues en début
de saison de chasse, le 2è samedi après
l’ouverture générale, au cours desquelles
beaucoup de jeunes renards sont prélevés.
Exemple : 8 dans la même journée en 2009.
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 23
TECHNIQUES Quel chien de chasse pour le petit gibier dans le Loiret ?
Quel chien de chasse pour
le petit gibier dans le Loiret ?
Le Loiret, un des départements cynégétiques les plus importants de
France, parfaitement diversifié, apporte ses lots de territoires pour tous
les modes de chasse.
« Le chien
polyvalent
qui chasse
tout et bien
n’existe pas. »
Mais « chasser » c’est quoi ? le Larousse dit :
« chercher à attraper » comme quoi la vraie chasse ce n’est pas d’être posté à un affût ou assis sur
un siège !
© Dominique Gest
Pour l’amateur de chasse au petit gibier, le plaisir
suprême est de partir en emmenant son chien,
auxiliaire indispensable, qu’il soit d’arrêt, leveur
de gibier ou retriever, il permet de passer des
moments qui resteront dans nos mémoires et
seront racontés mainte et mainte fois lors des
repas de chasse.
>> Un Braque
24 l La chasse dans le Loiret n°31 - janvier 2012
© Dominique Gest
S
éparé en deux par la Loire, nous trouvons
au nord de celle-ci la forêt d’Orléans et ses
milliers d’hectares réservés à la chasse au
grand gibier. Plus au nord, à l’est et à l’ouest, de
vastes plaines ont vu la réapparition du Lièvre
depuis quelques années et voient renaître les
compagnies de grises qui nous donnaient tant
d’émotion voilà quelques décennies.
Au sud, la Sologne, région de prédilection pour
le petit gibier s’est vu transformer son mode de
chasse pour survivre.
Malgré cela, avec ses étangs, ses marais, ses
bois, ses boqueteaux et ses plaines, la chasse
devant soi, seul ou en petit groupe existe encore en
Sologne et dans le reste du département.
>> Un épagneul
Chasser : avec quel chien ?
L’idéal, c’est le chien qui chasse pour son maître, je
suis souvent étonné du nombre de chasseurs mal
accompagnés, les caractères maître – chien sont
totalement opposés et de plus le choix du chien
n’est pas adapté au territoire sur lequel il chasse.
Notre département nous offre tous les types de
territoires et de biotopes, la cynophilie nous offre
un grand nombre de races pour s’y accommoder
mais attention, le chien polyvalent qui chasse tout
et bien n’existe pas.
„„Le Chien d’arrêt
Excellent auxiliaire pour la chasse à la billebaude.
De race britannique (setters, pointer) sa quête est
très étendue et rapide, le chien qui prend loin les
devants, ne le fait pas pour déplaire mais parce
qu’il est conçu ainsi. De ses origines découle son
tempérament, on ne peut demander à un setter de
chasser sous le fusil mais un dressage permet de
réduire sa quête.
De race continentale (épagneuls, braques,
griffons) chien polyvalent, s’adapte à tous les
types de terrains, la quête est moyenne, certaines
races chassant sous le fusil et d’autres sont
plus ou moins spécialisées pour certaines espèces
de gibiers.
TECHNIQUES Quel chien de chasse pour le petit gibier dans le Loiret ?
Pour que la chasse au chien d’arrêt soit agréable et
fructueuse, la qualité du chien joue un très grand
rôle. Rien de plus déplaisant et de plus nocif qu’un
chien mal dressé, désobéissant, tenant mal l’arrêt
et se lançant à tort et à travers dans des courses
folles à travers les couverts.
Comme certains gibiers (faisan, lapin) aiment les
endroits broussailleux, les ronciers, il faut
„„Le chien leveur de gibier
Excellent pour la chasse devant soi et les battues
marchantes.
Principales races : springer, cockers, spaniels.
Utilisé pour lever le gibier, sa chasse n’est pas des
plus communes, les deux races les plus efficaces
étant le springer et le cocker, excellent broussailleur,
son territoire de prédilection les ronciers, les
friches et les terrains sales ce chien apporte de la
joie à son propriétaire s’il aime la chasse sportive,
ce n’est pas un chien de retraité car n’arrêtant
pas, il oblige toujours son conducteur à rester au
contact en surveillant son travail.
„„Le retriever
Excellent pour travailler après le coup de feu et
retrouver le gibier abattu.
Principales races : labrador, golden, flat-coated,
curly-coated. S’il rapporte avec passion, il est
surtout utile pour retrouver le gibier blessé.
© Jean-Pierre Leoti
un chien qui ne craigne ni la ronce ni les épines,
c’est pourquoi il est important avant d’acquérir
un chien de penser au type de territoire sur lequel
vous serez amené à chasser et quel type de gibier.
>> Un Springer
C’est dans ce domaine qu’il excelle et surclasse
toutes les autres races de chiens de chasse mis
au rapport. Chiens de spécialistes et de sauvaginiers en particulier ce chien a beaucoup de facilité
d’adaptation. Créés uniquement pour le rapport il
peut faire preuve d’autres qualités et satisfaire à
divers modes de chasse. La battue et le travail au
poste restent bien sûr l’exemple type de l’utilisation
du retriever.
Quelques conseils de dressage
La façon dont vous parlez au chien et plus
particulièrement au chien de chasse influe considérablement son comportement. Le choix des mots,
leur fréquence, leur intonation, feront la bonne ou
la mauvaise écoute. Nul besoin de grande effusion,
ni de supplication, pas d’accent colérique, il suffit
d’expressions courtes et prononcées à bon escient.
C’est la seule condition pour se faire comprendre.
Moins vous en dites mieux le chien comprendra.
© Dominique Gest
Le rappel : vous nommez le chien par son nom,
la voix se fait accueillante et prévenante, le même
timbre de voix sera employé pour le rapport.
L’exécution : ce sont les ordres qui s’appliquent aux « assis » « coucher » « au pied ».
la prononciation est appuyée pour traduire
l’exigence immédiate, sans concession.
La punition : réprimande verbale à prononcer
suite aux refus d’obtempérer. Le ton de la voix sera
désagréable et menaçant.
>> Un Labrador
« Moins
vous en dites
mieux
le chien
comprendra »
Vous aimez la chasse, votre fidèle compagnon peut
vous apporter tout ce que vous attendez de lui,
à vous de le lui rendre.
Roger ROULLEAU
Président de la commission
chasse de la SCRC Sologne
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 25
NOUVEAUX CHASSEURS Le Faisan sauvage : un atout pour les jeunes chasseurs
Le Faisan sauvage : un atout
pour les jeunes chasseurs
La FDC45 a rencontré Pauline Baratte, une jeune chasseresse
de Chantecoq (au sein du GIC de la Vallée de la Cléry).
La FDC45 : Pauline, quel âge avez-vous
et quand avez-vous passé l’examen du
permis de chasser ?
Pauline Baratte : J’ai 21 ans et j’ai fait
la chasse accompagnée dès 2005, à l’âge
de 15 ans.
FDC45 : Qu’est-ce qui vous a amené à
vouloir chasser ?
PB : J’aime le contact avec la nature et la
rencontre avec les animaux. Je suis également issue d’une famille de chasseurs : ma
grand-mère chassait, mon père chasse...
Pour moi, il me semble primordial d’avoir
un rôle actif dans la gestion des espèces si l’on veut les préserver, c’est donc
tout naturellement que je suis venue à la
chasse.
FDC45 : Où chassez-vous ?
PB : Je chasse sur le territoire de la société
communale de Chantecoq-Courtemaux
qui compte 50 chasseurs dont un tiers
d’actionnaires.
FDC45 : Comment avez-vous perçu la
mise en place du projet Faisan sur le GIC
de la Cléry ?
PB : Je l’ai perçu comme un renouveau et
une chance à saisir de voir se développer
une espèce de manière naturelle et sauvage.
FDC45 : Avez-vous été réticente au fait
de ne pas pouvoir tirer le Faisan commun
pendant trois ans ?
PB : Absolument pas car c’est un investissement pour l’avenir. Nous avons la
chance d’avoir d’autres espèces comme
la Perdrix grise, le Lièvre, et le Chevreuil
avec un plan de chasse important. La société sur laquelle je chasse n’a d’ailleurs
perdu aucun de ses chasseurs durant ces
trois années et cette année, six chasseurs
sont en attente de pouvoir intégrer notre
association car ils connaissent le développement du faisan naturel sur notre GIC.
FDC45 : Que pensez-vous des aménagements et des efforts en matière de
piégeage qui sont réalisés depuis 4 ans ?
PB : Oui, de très gros efforts ont été
réalisés. Le temps consacré par les bénévoles à l’agrainage, au piégeage et aux
comptages ; l’implantation de Jachères
Faune Sauvage et de nombreuses haies
implantées par les agriculteurs. Tout cela,
n’est pas utile qu’au Faisan commun.
Tous ces efforts permettent d’accueillir
beaucoup plus favorablement de nombreuses espèces et sont indispensables à
la réussite du projet.
FDC45 : Participez-vous à ces efforts ?
PB : Je suis responsable de 6 agrainoirs.
Je possède mon agrément de piégeage
obtenu lors d’une session d’agrément
organisée spécialement par la FDC45
en 2007. J’aide mon père pour le piégeage car il est lui-même piégeur agréé.
Depuis 2007, je participe chaque année
aux comptages des coqs chanteurs et depuis
2010 aux échantillonnages de compagnies
de Faisan et de Perdrix grise en été.
FDC45 : Pensez-vous que ce genre de
projet est susceptible d’inciter des jeunes
à pratiquer la chasse ?
PB : à l’avenir, je pense que les jeunes
chasseurs seront heureux de pouvoir
chasser des oiseaux sauvages capables
de se défendre. Localement, l’image de
marque des chasseurs est en train
d’évoluer favorablement. Beaucoup de
non chasseurs savent ce que nous avons
réalisé et nous disent combien ils sont
heureux de voir maintenant autant de
faisans.
>> P auline Baratte participe aux efforts engagés
par le GIC de la Vallée de la Cléry.
FDC45 : En tant que jeune chasseresse,
privilégiez-vous la qualité ou la quantité
de gibier ?
PB : Je privilégie la qualité de ces oiseaux
sauvages. C’est une tout autre manière
d’envisager l’avenir de la chasse.
La quantité est facile à obtenir sur des
territoires ou aucun piégeage, aucun
agrainage, aucune parcelle de culture
favorable, ne sont réalisés, mais cette
façon de voir la chasse ne m’intéresse pas
et lui donne une mauvaise image.
Propos recueillis
par Etienne Jacheet
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 27
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NOUVEAUX CHASSEURS Journée découverte de la chasse au miroir
Journée découverte
de la chasse au miroir
L’Association des Chasseurs d’Oiseaux Migrateurs du Loiret (ACOML)
a organisé, en octobre dernier, une journée de chasse de l’alouette au
miroir. Retour sur une journée passionnante.
S
amedi 22 Octobre 2011, un vent de Nord
Est piquant pousse une brume épaisse, 12
chasseurs répartis sur 5 postes tapent du
pied pour se réchauffer. Nous sommes en Beauce
sur la communale de MANCHECOURT qui nous a
mis à disposition, gracieusement, une parcelle de
chaumes de céréales.
Ce samedi 22 octobre, 12 jeunes chasseurs ont
répondu présents, 8 de l’AJC 45, 4 de l’AJC 77 dont
l’ancien Président Rémy Charron venu en tant
que spécialiste de l’alouette pour aider Philippe.
Deux journalistes sont également présents pour
couvrir l’évènement, Benjamin Basset pour
« Nos Chasses » Migrateurs et Thibault Macé
pour « Connaissances de la Chasse ». Deux
représentants de l’ACOML, Francis Quétard et
Patrick Bostoën, trois membres du bureau de la
Communale de Manchecourt, Patrick Rousselière,
Alain Lecreux et Philippe Michelin (qui parraine
égalment son fils en permis accompagné),
Mathieu Teixeira co-organisateur de la journée et
administrateur de la FDC45 et bien sûr Philippe
Grenon notre spécialiste ès alouettes, complètent
la petite troupe.
Avant de partir chasser, tout en buvant un petit
café, Philippe nous fait un brillant et intéressant
exposé sur l’alouette et sa chasse.
Revenons à la partie de chasse, vers 10h30
le brouillard se lève enfin et les alouettes aussi, elles jouent ‘dangereusement’, attirées par
les miroirs en action, avec la dextérité de nos
jeunes chasseurs qui arrivent à en décrocher une
© Dominique Gest
Bref retour en arrière : Philippe Grenon, membre
de la « Confrérie des passionnés de l’alouette »
propose à l’ACOML l’organisation d’une journée
de chasse de l’alouette au miroir. Une date est
retenue, Mathieu Teixeira trouve le territoire,
Patrick Bostoën s’occupe de l’organisation. La
journée sera réservée aux jeunes chasseurs.
de temps à autre. Notre représentant fédéral fait
son alouette (pas peu fier !) et, je peux en témoigner, à belle distance. à 12h30, nous arrêtons, la
partie de chasse. 12 alouettes sont au tableau,
pas si mal, on taiera le nombre de cartouches
tirées. Philippe nous fait une analyse détaillée
du tableau, sexe ratio, âge ratio…Et c’est l’heure
de l’apéritif, nous trinquons à la réussite de la
journée avec Monsieur le Maire de Manchecourt
et le Président de la Société Communale de Manchecourt qui nous invite à réitérer cette opération
quand on le souhaitera. Un casse-croûte offert par
l’ACOML clôture cette superbe journée. à refaire.
Patrick Bostoën
membre de l’ACOML
janvier 2012 - n°31 La chasse dans le Loiret l 29
CONTACTS
Les services de la FDC45
11 rue Paul Langevin 45100 Orléans La Source Tél. : 02 38 69 76 20 Fax : 02 38 63 83 94
Email : [email protected] - Site internet : www.chasseursducentre.fr/site45
Directeur : André lutun
service administratif
Isabelle Chatry
02 38 69 76 29
Accueil, secrétariat
technique
Véronique Gatellier
02 38 69 76 28
Secrétariat,
suivi des adhérents
Dominique Ivaldi 02 38 69 76 20
Secrétariat, standard,
contentieux, piégeage,
venaison, gardes particuliers,
jachères
Dorothée Lamy 02 38 69 76 23
Gestion financière
Catherine Proa 02 38 69 76 27
Secrétariat, subventions,
agents, plan de gestion
Perdrix grise, chasse à l’arc,
examen et formation Permis
de Chasser et dégâts de gibier
Aurore Ramage
Secrétariat, cartographie
Céline Vicario 02 38 69 76 21
Secrétariat, dégâts de gibier
et plan de chasse grand
gibier
Karine Colé
02 38 69 76 36
Communication visuelle
Directrice adjointe : Céline Lesage
service technique
Les techniciens
sans secteur
Sylvain Devillard
06 72 96 12 52
Communication, migrateurs
Luc Véran
02 38 69 75 40
06 11 98 81 63
Suivi des clôtures
électriques, maladies et
mortalités animales (SAGIR)
Les binômes
Techniciens / agents
> Secteur 1 Sud-Ouest
Étienne Joubert
02 38 69 75 39
06 72 96 12 50
> Secteur 4 Nord-Est
Frédérique Leroy
02 38 95 27 85
06 09 97 53 45
Olivier Lenormand
02 38 28 92 30
06 20 41 74 12
> Secteur 5 Sud-Est
É tienne Jacheet
02 38 69 75 38
06 80 70 67 18
Bertrand Lhoste
02 38 69 75 41
06 72 96 12 54
> Secteur 6
Centre / Sud-Sologne
Alain Foulon
02 38 76 95 14
06 72 96 12 48
Éric Baboin
02 38 69 75 37
06 72 96 12 51
> Secteur 2
Nord-Ouest
Lionel Vigouroux
02 38 76 25 43
06 11 98 81 62
Florent Tardif
0 2 38 69 75 35
06 20 41 74 10
> Secteur 3
Centre/Nord
David Barbier
02 38 86 17 88
06 15 11 65 04
Julien Grenetier
02 38 69 75 36
06 20 41 74 11
Les partenaires
A.C.O.M.L
Association des Chasseurs
d’Oiseaux Migrateurs du Loiret
Domaine de la Thiau
45250 Briare
02 38 37 04 17
A.D.C.G.G.L.
Association Départementale
des Chasseurs
de Grand Gibier du Loiret
11, rue Paul Langevin
45100 Orléans
A.J.C. 45
Association des Jeunes
Chasseurs du Loiret
11, rue Paul Langevin
45100 Orléans
06 72 14 49 17
AGCPAL
Association des Gardes
Chasse Particuliers
Assermentés du Loiret
Le Gilloy
45510 Neuvy-en-Sullias
02 38 58 02 90
Association des gardes
chasse de Sologne
33, rte de Clémont - 45620 Cerdon
06 86 89 95 34
A.N.C.L.A.T.R.A. Association
Nationale des Chasseurs
de Lapin et de Défense
des Chasses Traditionnelles
16, rue Coulvreux
45400 Fleury-les-Aubrais
02 38 84 22 56
A.N.L.C.F. Association Nationale
de la Chasse au Féminin
Haras d’Aigremont
45260 Montereau
02 38 87 73 24
Association Nationale
Fauconnier-Autoursier
11, rue Paul Langevin
45100 Orléans
06 09 51 85 96
A.P.A.L. Association
A.P.C.N.L.
Association des Présidents de
chasse et de Nature du Loiret
58, rue de la Libération
45490 Corbeilles
06 86 53 11 18
A.P.E.C.O.C.
Association du Patrimoine
de l’Élevage Canin
d’Origine Contrôlée
10, rte d’Orléans
45700 St-Maurice S/Fessard
02 38 97 82 59
Fax : 02 38 97 89 71
A.R.G.G.B.
Association pour la Recherche
du Grand Gibier Blessé
221, rue du Vivier
45400 Chanteau
06 87 12 35 54
Association
de Vénerie sous-Terre
La Sabarderie
45700 Vimory
06 16 09 10 23
F.D.P. 45
Fédération Départementale
de Pêche du Loiret
Association
des lieutenants
de louveterie
Les bureaux
45290 Oussoy en Gâtinais
02 38 85 00 57
06 81 34 68 99
Les Amis
de la Garenne
371, rue du Désert
45560 St Denis-en-Val
02 38 76 74 97
49 rte d’Olivet BP 8157
45081 Orléans Cedex 2
02 38 56 62 69
Société Centrale Canine
Section Sologne
2, Clos de la Fromentée
45560 St Denis-en-Val
02 38 76 77 30
Office National de la Chasse
et de la Faune Sauvage
Service Départemental
19 bis, rue du Civet
45150 Jargeau
02 38 59 90 37
Fax: 02 38 59 45 97
CDRP 45
U.N.U.C.R.
A.S.C.A.L.
des Piégeurs Agréés du Loiret
Association Sportive
des Chasseurs à l’Arc du Loiret
Comité Départemental
de Randonnée Pédestre
du Loiret
Union Nationale
des Utilisateurs
de Chiens de Rouge
« Les Prés »
45290 Le Moulinet-sur-Solin
06 10 60 34 96
11, rue Paul Langevin
45100 Orléans
06 07 79 92 35
1240, rue de la Bergeresse
45160 Olivet
02 38 49 88 99
23, rte de Chilleurs
45300 Courcy-aux-Loges
02 38 34 12 47
la Recherche des grands animaux blessés
conducteurs UNUCR
Monique BADAIRE Pithiviers
02 38 30 09 20 / 06 07 08 89 50
Nicolas BENEZIT Châteaurenard
02 38 95 23 25 / 06 62 39 86 58
Christian BONDON Saran
02 38 73 11 62 / 06 86 37 45 16
Mathieu COUDRAY St Cyr-en-Val
02 38 69 45 53 / 06 82 93 83 03
Claude DOMIN Mérinville
02 38 87 23 69 / 06 30 07 16 71
Jacky DORISON Jouy-le-Potier
02 38 45 87 57 / 06 11 30 42 99
Jean LE PORS La Ferté-St-Aubin
02 38 76 63 40 / 06 03 46 81 06
Patrice DRIARD St Maurice-s/ Fessard
02 38 97 84 31 / 06 78 98 05 09
Lucien MASSON Chalette-s/Loing
02 38 93 17 31 / 06 07 41 15 45
Sophie DUPOND - ROBERT Les Choux
06 10 60 34 96
Muriel MERCADIER Montereau
02 38 87 73 24 / 06 03 34 61 07
Hors département
Alain BOUCHENY Chaon
02 54 88 42 48 / 06 24 72 46 73
Guy SUCHAUD Sauvigny-en-Sologne
02 54 88 42 07/ 06 72 16 79 14
conducteurs ARGGB
Michel Gilloton
Donnery
02 38 59 00 95 / 06 87 96 57 19
Marie-France SELLIER
Courcy-aux-Loges
(déléguée départementale UNUCR)
02 38 34 12 47 / 06 87 15 87 81
Sylvie FÉLIX Chanteau
(déléguée départementale ARGGB)
02 38 75 37 56 / 06 78 31 94 72
Raymond Guérin
St Hilaire-St Mesmin
02 38 76 34 44 / 06 07 46 26 12
Claude-Yvon STEINER Bazoches-s/Betz
06 84 51 80 59
Frédéric SELLIER Grenneville-en-Beauce
02 38 34 98 31 / 06 80 22 71 72
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