Marcel Paquet « Merde à Jésus ! »
Transcription
Marcel Paquet « Merde à Jésus ! »
Marcel Paquet « Merde à Jésus ! » souvenirs de josé de nazareth roman Minos La Différence Jésus.indd 5 29/10/2015 12:50 La vieillesse, aidée par les tracas et les maladies, s’est rendue maître de moi avec une célérité surprenante : j’ai à peine cinquante ans et déjà, je le sais, ma mort ne sera plus longue à venir. Je n’ai pas peur, car ma vie n’a pas été heureuse et j’en vois le terme sans regrets : si loin que remontent mes pensées, je découvre des échecs et des difficultés dont la responsabilité me paraît incomber, au moins pour une part, à la conduite de mon frère et aux aventures qui ont été les siennes. En un sens, il n’est pas exagéré d’affirmer que je n’ai vécu qu’en référence au destin de Josué, mieux connu sous le nom de Jésus. Si je me décide à confier à la mémoire des écrits ce que je sais de sa vie, c’est dans le but de demander pardon à mes enfants pour les erreurs que j’ai pu commettre : flanqué d’un tel frère, peut-être comprendrontils que je ne suis pas sans excuses et peut-être, après m’avoir lu, coloreront-ils d’indulgence le souvenir qu’ils garderont de ma personne. Je me rappelle les Merde à Jésus.p65 7 12/10/2009, 10:17 8 événements qui entourèrent sa naissance comme s’ils avaient eu lieu hier. J’avais sept ans. La nuit était claire et glacée. Tandis que ma mère était dans les douleurs de l’accouchement, mon père me tenait par la main, dehors, sur le devant de notre pauvre maison. Je crois sentir encore toute la chaleur de sa paume où mes doigts d’enfant étaient comme perdus et cependant merveilleusement protégés. Mon père était fort et me paraissait très grand. Il ne disait rien. Il restait là debout. Il laissait son regard se perdre au loin, dans les frémissements bleuâtres du mont Carmel. Nous habitions une petite demeure en pierres sur les hauteurs de Nazareth, où il exerçait le métier de charpentier. Son habileté à tailler le bois me semblait sans pareille et jamais je ne me séparais d’un petit jouet qu’il avait sculpté pour moi dans un morceau d’olivier : il me l’avait offert à l’occasion de mon sixième anniversaire ; c’était une imitation de poignard toute simple et pourtant, lorsque j’en serrais le manche, j’éprouvais une sensation d’invincibilité. À l’époque où il m’avait fait ce présent, il était encore heureux, un large sourire éclairait souvent son visage et sa bonté me semblait sans limites. Son changement d’humeur datait d’une longue absence de ma mère qui, pour une raison que j’ignorais, avait absolument voulu rendre visite aux siens, sur la rive orientale du lac de Génésareth. Je ne pouvais comprendre Merde à Jésus.p65 8 12/10/2009, 10:17 9 pourquoi, mais il est certain que son retour n’avait pas été un motif de joie, ni a fortiori de fête. C’est depuis lors que mon père était devenu profondément taciturne : sa femme avait dû lui rapporter une mauvaise nouvelle ! Il y avait eu des discussions dont je fus écarté en raison de mon jeune âge, mais j’eus indirectement vent de leur teneur le jour où mon ami Simon, avec qui je jouais souvent dans les sentiers pierreux de notre village, m’interrogea sur la question de savoir si mes parents allaient se séparer, si Joseph allait chasser Marie et si celle-ci allait être punie, voire lapidée. Je fus scandalisé par ces questions et, après m’être ardemment battu avec le « diffamateur », je rentrai interroger mon père qui, loin d’être indigné ou surpris, me parut gêné et fut anormalement long à répondre : « Mais non : il ne se passera rien ! Maman restera avec nous, avec toi, José, avec ta sœur Rachel et... même avec moi. Nous avons tous besoin de sa présence. » Je le regardais fixer le point imaginaire qu’il s’était choisi, quelque part, dans les bleutés de la nuit et je sentais à son air affligé que la mise au monde du nouveau venant était étroitement liée à la nature de son chagrin. Lorsque le bébé poussa son premier cri, je levai mon visage vers celui de mon père et je vis qu’une larme perlait au coin de son œil. Toutefois, il souriait, oui, je dois avouer qu’il souriait, et que son sourire, le dernier que je lui aie vu, s’était encore élargi, quelques Merde à Jésus.p65 9 12/10/2009, 10:17 10 minutes plus tard, lorsque, rentré dans la maison, il a pris dans ses bras l’enfant que lui a tendu la sage-femme, une Syrienne du nom d’Asriel. Maman était étendue sur une natte, un grand coussin lui soutenait la tête. Asriel s’était saisie d’un paquet de linges et d’une cruche qui contenait de l’eau et du sang et, se tournant vers mon père, lui avait dit, avant de sortir : « Vous n’avez plus besoin de moi, maintenant. » J’étais là, interdit, les bras ballants, ne sachant que faire. Tandis que mon père se penchait vers moi pour me permettre d’admirer à mon tour la face du nouveau venu, je lui demandai, en feignant l’intérêt et, je crois, en laissant voir que je le feignais : « Comment s’appelle-t-il ? – Joseph, non, pas vraiment... Josué, oui, c’est cela : Josué ! » Ma mère intervint avec une violence dans la voix que je ne lui avais jamais connue : « Non. Il ne s’appellera pas Josué. C’est trop proche de José : il s’appellera Jésus ! » Puis, comme si elle-même avait été surprise par la fermeté de son ton, elle ajouta, en s’adressant à mon père : « Joseph, tu veux bien ? Dis-moi que tu veux bien ! » Pour ces dernières paroles, elle avait retrouvé toute sa douceur et tout son charme : que ma mère était belle et comme je comprenais que mon père en fût Merde à Jésus.p65 10 12/10/2009, 10:17 11 aussi éperdument amoureux ! Il indiqua par un triste haussement des épaules que le nom que porterait mon frère lui importait assez peu : « Ce sera Jésus si tu veux, mais j’eusse préféré Josué ! » Il remit l’enfant entre les bras de ma mère et m’intima doucement l’ordre d’aller me coucher. J’allai m’étendre sur la natte que j’occupais derrière l’établi. Ma petite sœur Rachel, qui avait trois ans, ne s’était pas éveillée : il est vrai qu’elle avait déjà le sommeil profond. Je fermai les yeux, mais je restai conscient. J’étais trop énervé pour dormir : je sentais que quelque chose n’allait pas, que mon frère n’avait pas été accueilli comme l’eût été un autre bébé. Je me rappelais la joie de la famille Joram, deux mois plus tôt, lorsque Jacob, le petit frère de Simon, était né. Chez nous, rien de tel. Mon père regardait à peine sa femme qu’il avait si souvent dit tant aimer et elle, c’était comme si un absolu de froideur l’avait visitée : il y avait quelque chose d’inquiétant jusque dans la façon dont elle tenait Jésus pressé contre sa poitrine. On eût dit qu’elle l’imaginait avoir échappé à un danger si grave qu’il lui faudrait, dès maintenant et pour lui seul, toute la tendresse et tout l’amour du monde. Quel danger ? Nous étions loin de Bethléem, ce petit village de Judée où, quelques années auparavant, le roi Hérode, pour se venger du refus des habitants d’acquitter les Merde à Jésus.p65 11 12/10/2009, 10:17 12 impôts réclamés par Rome, avait eu la cruauté de faire mettre à mort tous les enfants mâles n’ayant pas atteint l’âge de deux ans. Certes, de telles atrocités avaient de quoi faire frémir, mais ici, dans notre village, tous s’accordaient à penser que nous étions loin de courir le risque d’une semblable répression. La Galilée n’était pas sujette aux mêmes convulsions politico-religieuses que la Judée : il y avait dans sa nature et dans ses hommes une douceur très étrangère aux aridités de Jérusalem et aux violences qui s’y déroulaient. Chez nous, coexistaient des Juifs, des Arabes, des Syriens, des Phéniciens et même quelques Grecs (l’un d’eux, Philon de Hippos, joua un grand rôle dans mon éducation : j’y reviendrai) et tous formaient un mélange assez tolérant, en tout cas rebelle aux opinions trop tranchées qui avaient cours dans le Sud du pays. Peut-être étaitce donc d’autres soucis que la crainte de voir surgir la soldatesque des Hérodes qui conduisaient ma mère à prendre vis-à-vis de Jésus une attitude tellement protectrice ? Allait-elle rester aussi distante, en venir à me négliger, voire à m’oublier ? Je l’ignorais, mais, instinctivement, je me préparais à cette éventualité en me répétant que mon père, lui, ne me laisserait pas tomber : je l’avais senti à la manière dont il m’avait tenu la main, dans la piquante froidure du soir, alors que maman gémissait et que Jésus se frayait un chemin vers la vie. Mes craintes de cette première nuit étaient loin d’être infondées. Non seulement Jésus devint-il l’ex- Merde à Jésus.p65 12 12/10/2009, 10:17 13 clusif objet des attentions maternelles, mais encore eûton dit que notre mère se trouvait frappée d’une sorte de dédoublement : la meilleure part d’elle-même, les aspects les plus resplendissants de son être, étaient pour Jésus tandis qu’à Rachel et moi-même n’était plus accordé qu’une tendresse mécanique, qu’une affection machinale. Notre père n’était pas mieux traité que nous, lui non plus n’échappait pas à ces sautes d’humeur qui trahissent, à l’évidence, les tromperies féminines. Notre mère n’était plus parmi nous que de corps : son âme était ailleurs. Lorsque Jésus dormait, elle s’agenouillait à proximité du couffin où il reposait et, loin de se tourner un peu vers nous, elle laissait son esprit s’envoler vers d’autres régions, auprès d’un être connu d’elle seule. Elle était comme Andromaque aimant en Astyanax le souvenir d’Hector, mais qui donc jouait ici le rôle d’Hector ? Était-ce son beau cousin Gabriel qu’elle avait connu en Syrie et dont elle parlait avec fougue, mais que nul n’avait vu ? Était-ce qu’elle aimait en Jésus un autre que mon père, d’autres que nous ? Tous, nous souffrions de cet état de choses qui ne devait jamais changer, sauf pour empirer ; en effet, après la naissance de mes deux sœurs, Élisabeth et Esther, et celle de mes trois frères, Jacques, Jude et Simon, l’attitude de dédaigneux détachement adoptée par ma mère envers ses autres enfants devait encore s’accentuer. Mais il n’est pas utile d’anticiper car, dès les jours qui suivirent la naissance de Jésus, il me fut évident qu’il Merde à Jésus.p65 13 12/10/2009, 10:17 14 n’y en aurait plus que pour lui et que les sourires de ma mère devraient se gagner par le biais des gentillesses que je serais capable de prodiguer à cet intrus qui, sans avoir rien fait qui le justifiât, avait d’emblée conquis toutes les faveurs. L’esprit de notre famille avait été rongé, comme vicié par l’apparition de Jésus qui, aux yeux de notre mère et donc, très vite, aux yeux de tous, semblait être le seul fils, le seul en tout cas pour qui les sacrifices paraissaient légitimes. De ceci, le plus bel exemple fut le voyage en Égypte. Lorsque Jésus naquit, Hérode était mort. S’ajoutait donc à la distance géographique et à la différence de mentalité qui nous séparaient de la Judée, une raison supplémentaire et, me semblait-il, décisive de ne pas trembler pour la vie du nouveau-né. Il est vrai que le fils du roi, Archelaüs, devenu ethnarque de Jérusalem, était d’une grande veulerie, ce n’était pas du tout un homme fiable et les Romains eux-mêmes furent écœurés du zèle féroce qu’il montrait à les servir et à les flatter, mais c’était Antipas, le deuxième fils d’Hérode, qui avait reçu la charge d’administrer la Galilée et, depuis son entrée en fonction, nous n’avions pas eu à souffrir plus qu’à l’ordinaire des exactions du pouvoir. Rien ne permettait donc de redouter des persécutions similaires à celles qui avaient frappé la Judée, peu après ma naissance à moi. Or, malgré ces vérités répétées à ma mère et par son époux et par tous nos Merde à Jésus.p65 14 12/10/2009, 10:17 15 voisins, elle ne voulut pas en démordre : un exil en Égypte lui paraissait s’imposer afin de soustraire Jésus aux coups criminels des soldats d’Archelaüs et d’Antipas ! C’était là une décision aussi cruelle qu’absurde. Au moment du départ, certain de ne revoir jamais Nazareth, je pleurais de toutes mes forces. Rien n’y avait fait : ni les sages réticences de mon père, ni toutes les larmes dont j’étais capable, n’avaient ébranlé la détermination de mon intraitable mère. Au bénéfice d’une illusoire protection accordée à Jésus contre une menace parfaitement imaginaire, je dus, pour accompagner mes parents, quitter notre village natal et, entre autres, me priver de la compagnie du vieux Philon d’Hippos, un Grec qui habitait un peu à l’écart et qui m’avait enseigné son alphabet. J’admettais que le jeune âge de Jésus lui ait donné un droit naturel à recevoir plus d’égards mais, bien que je n’aie jamais failli à mes devoirs fraternels, ni alors, ni plus tard, je veux dire lors de son horrible exécution, je dois confesser que, dans le secret de mon âme, je le jalousais : cette fuite en Égypte me révoltait ; je la subissais comme une profonde injustice. Ce voyage effroyable se prolongea deux longues années. Nous allions de village en village, étions obligés de mendier, marchions à en avoir les pieds en sang... Chaque fois que j’en avais l’occasion, j’interrogeais mon père sur la nécessité de ce supplice et je le suppliais de me promettre que cette inutile épreuve viendrait à s’achever, que nous rever- Merde à Jésus.p65 15 12/10/2009, 10:17 16 rions bientôt Nazareth et ses jardins, Nazareth et notre case en pierres, Nazareth et mon ami Simon, Nazareth et mon vieux professeur grec. Mon père m’avait juré que ce moment viendrait et que, même si maman se refusait à rentrer, lui et moi retournerions ensemble vers nos verdoyantes collines. Lorsque le jour arriva où mon père tint parole et que nous reprîmes la route de Nazareth, mon cœur battait d’une allégresse mauvaise : je vivais cela comme une victoire personnelle remportée contre le petit Jésus et, dans le même temps, je regrettais que maman et lui fissent partie du retour. Je désespérais en effet de retrouver jamais le plein amour de ma mère et je préférais qu’elle fût loin de moi à la voir tant donner d’elle-même à ce petit monstre. « Qu’il garde la mère et je garderai le père, puisqu’il ne veut, ni ne peut partager l’amour ! » me disais-je en moi-même, mais ces réflexions n’avaient aucun sens vu qu’elles étaient sans prise sur la réalité. Revenus à Nazareth, il nous fallut plusieurs mois pour restaurer notre maison et retrouver certaines de nos habitudes. Je dis « certaines » car, Jésus existant, rien n’était plus tout à fait comme autrefois. C’était un enfant exaspérant : tout lui était dû ; aucune marque d’affection ne lui semblait digne de son sublime ego ! Il n’était pas à proprement parler indiscipliné, mais, par son attitude, il paraissait prétendre tout savoir mieux que tout le monde, et ce sans étudier. Il Merde à Jésus.p65 16 12/10/2009, 10:17 17 devenait stupide à force d’arrogance : il n’admettait ni conseils, ni contradictions et s’était imprégné de la détestable conviction d’être non seulement différent des autres, mais encore supérieur. N’était-il pas fait de sang et de chair comme chacun de nous ? Et, alors même que notre mère le couvait d’un amour infini, était-ce normal qu’il s’enkystât sur lui-même et prétendît n’avoir de comptes à rendre qu’à une puissance paternelle entièrement autre ? Était-ce agir selon les normes de la charité humaine que de toujours se référer à un père absent, que lui seul connaissait et dont il était toujours censé accomplir la volonté dès que l’une ou l’autre de ses actions nous semblait répréhensible ou seulement étrange ? J’étais blessé que mon père parût accepter aussi facilement que son autorité fût concurrencée, voire dépassée par celle d’un autre à qui Jésus se référait comme à son vrai père. Je me demandais souvent d’où lui était venue cette idée absurde : qui diable avait pu le conduire dans la voie d’une aussi scandaleuse prétention ? Nul doute que l’attitude de notre mère y avait été pour beaucoup ! Elle négligeait trop son entourage à l’exclusif profit de Jésus, et ce faisant elle l’avait poussé sur le sentier de la différence : une fois engagé sur ce chemin, il refusait toute marche arrière et agissait comme s’il voulait aller au bout de je ne sais quelle absolue unicité. Ainsi avait-il le chic pour se repaître de toutes les chimères susceptibles de le confirmer dans la Merde à Jésus.p65 17 12/10/2009, 10:17 18 supposition d’une nature exceptionnelle de son être. Il ne faisait rien comme les autres ou, alors, cette activité durait peu et se soldait immanquablement par un acte de singularisation qui se voulait radical. Il avait donc appris à lire comme les autres enfants du village, comme Simon et moi-même, en répétant et répétant les lois de la religion. Nous tous connaissions la lettre de ce qui avait été écrit et respections les textes eux-mêmes plus que les interprétations ou les exemples que d’aucuns, parfois, s’enhardissaient à en proposer. Si le contenu de la parole de Dieu a été gravé sur deux tables de pierre, c’est à dessein que les Israélites ne se laissent pas séparer de ce qui s’est énoncé dans le feu sacré d’une inspiration fondatrice. De générations en générations et de thèses en thèses, la tradition orale n’eût cessé d’obscurcir la simplicité des principes éthiques si le texte n’avait été là pour que l’on puisse y faire retour et, par-delà la changeante multiplicité des modes, permettre à chacun de se retrouver confronté in concreto à la trace laissée par Dieu. Pour nous, apprendre à lire était en soi-même un acte de piété, car la lecture se confondait avec l’apprentissage de la Loi et avec la conscience de son observance toujours imparfaite. Le texte de la Loi contenait plus que n’y trouveraient nos lectures et avait plus de sagesse que toutes nos actions, si bonnes fussent-elles. Selon nous, notre esprit n’était pas et ne pouvait pas devenir supérieur à la lettre qui, eût-elle été étudiée durant mille vies, Merde à Jésus.p65 18 12/10/2009, 10:17 DU MÊME AUTEUR AUX ÉDITIONS DE LA DIFFÉRENCE Michel Journiac, l’Ossuaire de l’Esprit, 1977 (épuisé). Saturne et Jupiter, Essai sur la peinture métaphysique, 1977 (épuisé). Magritte ou l’Éclipse de l’être, 1982 (épuisé). Paul Delvaux, l’Essence de la peinture, 1982 (épuisé). Botero, la Plénitude de la forme, coll. L’Autre musée, 1983. Zuñiga, la Sculpture et le problème de l’origine, coll. L’Autre musée, 1986 (traduit en espagnol et en anglais). Corneille et la « natura naturans », coll. L’Autre musée, 1989 (traduit en néerlandais et en italien). Bram Bogart et les puissances de la matière, coll. L’Autre musée, 1989. L’Affaire Socrate, roman, 1989 ; coll. Minos, 2007. Renaissance secondaire, roman, 1990. Bram Bogart, coll. Mains et merveilles, 1990 ; réédition augmentée, 1998 (traduit en anglais). Carles Izard, coll. L’État des lieux, 1991. Júlio Pomar, les Mots de la peinture, entretien, coll. L’État des lieux, 1991. Le Fascisme blanc – Mésaventures de la Belgique, coll. Les Essais, 1998. Nous autres Européens, traité éthico-politique, coll. Les Essais, 2004. Platon, l’éternel retour de la liberté, coll. Les Essais, 2007. Marie et les Jean – Souvenirs de José de Nazareth II, roman, 2009. Cet ouvrage a été publié pour la première fois à La Différence en 1989. © SNELA La Différence, 30, rue Ramponeau, 75020 Paris, 2009. Merde à Jésus.p65 4 12/10/2009, 10:17