Etude OPA - Natixis
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Etude OPA - Natixis
EQUITY DERIVATIVES RESEARCH 16 avril 2010 Convertible bonds WANTED Obligations convertibles et M&A : à la recherche de la prime perdue. $$ $$ PARTIE I La protection des obligations convertibles PARTIE II M&A : la reprise en 2010 ? La quasi-totalité des convertibles est aujourd’hui protégée par une clause de changement de contrôle, mais ces dernières sont multiples et la protection qui en ressort peut varier fortement d’une convertible à une autre. 2009, une année historiquement faible. - Volumes en baisse de 40% en 2009, les émergents se démarquent. - Le secteur financier représente près de 50% des transactions. Les clauses de changement de contrôle 1. La clause calendaire 2. Les amortissements continus de la prime 3. Les clauses inhabituelles : La clause « anglo-saxonne », la « Make whole parity value », la prime de compensation. Quid des obligations échangeables ? Les détenteurs d’échangeables ne sont pas propriétaires du sous-jacent, et sont donc soumis au bon vouloir de l’émetteur. Les ’poison’ put ou la protection des convertibles très en-dehors de la monnaie Existe-t-il des convertibles non protégées ou mal protégées ? Classement des convertibles par ratchet les plus attractifs Convertible Research: 2010 : la reprise ? - L’environnement actuel jugé favorable par une majorité d’entreprises. - Les valorisations sont encore raisonnables. - Détente généralisée des spreads, levées de fonds record. Financement : plus de titres, moins de cash ? Secteurs les plus en vue : - Luxe, Cosmétiques, Biens de consommation - Pharmacie & Biotechnologie - Technologie, Equipement - Tourisme, Loisirs Sélection convertibles M&A Convertible Sales: Céline Clari Jean de Rochebouët +331 58 55 82 50 [email protected] +331 58 55 11 88 [email protected] +331 58 55 07 07 Convertible Bonds See important disclosures at the end of this report Page 2/28 PARTIE I La protection des obligations convertibles en cas d’OPA Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 3/28 Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 4/28 INTRODUCTION A la demande des investisseurs en convertibles, la clause de protection en cas changement de contrôle est désormais présente dans toutes les émissions, ou presque, depuis les années 2004-2005. Définie contractuellement, elle est destinée à compenser la perte de la valeur optionnelle de la convertible via le versement d’une soulte ou d’un supplément d’actions. Pour en bénéficier, les porteurs doivent exercer leur droit de conversion au cours d’une période délimitée. Seuls les détenteurs d’obligations échangeables ne jouissent pas de cette clause éventuelle, puisqu’ils ne sont pas propriétaires du sous-jacent. Ainsi, lors d’un changement de contrôle, la décision d’apporter ou non les titres à l’offre incombe à l’émetteur. Cependant, afin de dédommager les investisseurs, il est généralement prévu (via une clause qui doit être stipulée dans le contrat) de leur verser une prime de compensation. Nous aborderons le cas spécifique des échangeables un peu plus loin. Les porteurs de convertibles dont le prix action post-OPA est inférieur au prix de conversion au moment de l’émission sont désormais également protégés par la présence d’une clause de remboursement au pair ou à « l’accreted ». Nous allons maintenant passer en revue les différentes clauses afin d’identifier lesquelles protègent le mieux les porteurs. LES CLAUSES DE CHANGEMENT DE CONTROLE Trois clauses dominent Poids des différentes clauses parmi 139 obligations convertibles passées en revue - Amortissement de la prime dans sa version « classique » (1), 54% Amortissement de la prime dans une formulation suisse ou norvégienne (2), 14% Calendaire, 18% Les autres (14%) sont des « old french », « UK », Make-Whole Amount, prime de compensation. La répartition des clauses par pays émetteur semble correspondre à une “habitude régionale”. Clauses par pays UK clause 29% Amortissem ent de prime (2) 5% Amortisse ment de prime (1) 83% Calendaire 33% Amortissem ent de prime (1) 33% Old French clause 17% Amortisse ment de prime (1) 55% Calendair e 40% Amortisse ment de prime (2) 5% ► Les émetteurs allemands ou du Royaume-Uni adoptent indifféremment les clauses calendaires ou d’amortissement de la prime. Notons que la « UK Amortisse clause » est propre à nos amis ment de d’outre-Manche. prime (1) ► Les Français et Norvégiens n’apprécient visiblement pas les 23% clauses calendaires. ► Les Suisses affichent leur préférence (voir graphique) mais ne sont pas exclusifs. Calendaire 8% Autres 23% Amortisseme nt de prime (2) 50% Natixis Convertibles Amortisseme nt de prime (1) 50% Amortisse ment de prime (2) 46% See important disclosures at the end of this report Page 5/28 1. La clause calendaire Principe Cette protection accroît le ratio d’attribution d’actions via un ajustement à la baisse du prix de conversion, sur une période limitée, définie dans le contrat, et selon un échéancier précis (palier d’un an, en général). Le prix de conversion décroît dans le temps et tend vers celui défini initialement, voire légèrement inférieur. Présenté sous forme de tableau, comme dans le cas Bristish Airways ci-dessous, cela revient implicitement à calculer au moment de l’émission, la perte de prime forward. Exemple : British Airways 5.8% 2014 Le prospectus stipule qu’en cas de changement de contrôle les porteurs auront 60 jours pour convertir leurs CB et bénéficier d’un prix de conversion réduit. Conversion Date Conversion Price GBp On or before 13 August 2010 GBp 137.3396 Thereafter, but on or before 13 August 2011 GBp 147.6717 Thereafter, but on or before 13 August 2012 GBp 158.0038 Thereafter, but on or before 13 August 2013 GBp 168.3358 Thereafter and until the final maturity date GBp 178.6679 Le prix de conversion initial est de 189 GBp pour un notionnel de 1 000 GBP. Implicitement, cela revient à définir la valeur de l’option perdue sur chacune des périodes, donc à faire une hypothèse forte sur ce que sera la volatilité dans un an, deux ans, etc. jusqu’à l’échéance du produit. Î Toute hausse de volatilité sera perdue par l’investisseur. Le prix de conversion réduit donne droit à un supplément d’actions destiné à compenser cette perte. Conversion Date Conversion Price Estimation de la perte optionnelle (GBp) … … compensée par un supplément d’actions de On or before 13 August 2010 GBp 137.3396 51,7 199 Thereafter, but on or before 13 August 2011 GBp 147.6717 41,3 148 Thereafter, but on or before 13 August 2012 GBp 158.0038 31,0 104 Thereafter, but on or before 13 August 2013 GBp 168.3358 20,7 65 Thereafter and until the final maturity date GBp 178.6679 10,3 31 ► Toutes choses égales par ailleurs, le gain pour le porteur sera maximal l’année suivant l’émission, du fait de la minimisation de la perte de la valeur temps. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 6/28 2. Les amortissements continus de la prime Principe Comme dans la clause calendaire, cette protection accroît le ratio d’attribution d’actions via un ajustement à la baisse du prix de conversion, sur toute la durée de vie de la convertible, et ce, dès le lendemain de l’émission. ► Toutes choses égales par ailleurs, cette clause protège moins bien que la précédente (voir l’exemple et le graphique ci-dessous). Formulation Le nouveau prix de conversion est fonction du prix de conversion en vigueur avant l’offre multiplié par un facteur dépendant de la prime à l’émission et la date à laquelle intervient le changement de contrôle. Cette clause est la plus répandue (Cf. graphiques p.2). Toutefois elle est formulée de trois façons différentes. a. L’expression la plus courante Elle porte indifféremment sur le ratio d’attribution d’actions ou le prix de conversion. Nouveau ratio d’attribution d’action = ratio avant offre x [1 + (Prime à l’émission x Nouveau prix de conversion = J )], ou JT prix de conversion avant offre 1 + (prime à l' émission x J/JT) J = le nombre de jours qui sépare la date de changement de contrôle et l’échéance de la convertible. JT = la durée de vie de la CB, exprimée en jours. b. Les expressions « suisse » et « norvégienne » En apparence distinctes, parce que formulées différemment, il suffit de les développer pour s’apercevoir qu’elles sont en réalité strictement identiques. Formule suisse : Nouveau prix de conversion = prix de conversion avant offre J x [1 + Prime à l' émission x (1 ) 1 + prime à l' émission JT ] Formule norvégienne : Nouveau prix de conversion = ( [Reference Price x (N - n)] + [Prix de conversion avant offre x n] ) , avec N Reference Price = cours de référence de l’action sous-jacente au moment de la fixation des termes définitifs à l’émission. N=JT n = nombre de jours entre la date de règlement et la date de changement de contrôle (vs date de COC et échéance dans les cas courants et « suisses »). Evolution/comparaison des prix de conversion post-OPA selon les clauses calendaire et d’amortissement de la prime dans le cas de British Airways 1,90 1,85 Amortissement de la prime 1,80 1,75 1,70 1,65 1,60 1,55 1,50 Calendaire 1,45 1,40 1,35 08/09 Natixis Convertibles 08/10 08/11 08/12 See important disclosures at the end of this report 08/13 08/14 Page 7/28 Comparaison de ces clauses avec la clause calendaire : reformulons la protection de la Bristish Airways 5.8% 2014 Simulation (1) : OPA dans les 250 jours suivant l’émission, avec une prime de 20% sur le cours de bourse. Les caractéristiques de marché de la CB sont les mêmes qu’au moment de l’émission : - CB price cours du sous-jacent delta prime Clause 100% 137.34p 50% 37.6% Ratio de conversion avant offre Calendaire Prix de conversion avant offre 529 1.89 New CP New Ratio action 1.373 728 OC post OPA 120.01 Perte en Δ/CB (Dev) 72.7 Gain pos. long CB (Dev) 200.1 Gain total en Arbitrage Gain directionnel 12.7% 20.0% Courante (1) 529 1.89 1.427 701 115.51 72.7 155.1 8.2% 15.5% Suisse ou norvégienne (2) 529 1.89 1.444 692 114.13 72.7 141.3 6.8% 14.1% ► La clause calendaire est celle qui protège le mieux. ► A tout moment la clause (1) procurera un gain > clause (2), dans la mesure où : prix de conversion (1) toujours inférieur à prix de conversion (2). Simulation (2) : qu’en serait-il aujourd’hui ? OPA le 05/09/2010, prime de 20% - CB price cours du sous-jacent delta prime Clause Calendaire 141.93% soit 142.78% avec cc 237.40p 78% 13% Ratio de conversion avant offre Prix de conversion avant offre 529 1.89 New CP 1.477 New Ratio action 677 OC post OPA 192.9 Perte en Δ/CB (Dev) 196.9 Gain pos. long CB (Dev) 501.3 Gain total en Arbitrage Gain directionnel 21.3% 35.9% Courante (1) 529 1.89 1.458 686 195.4 196.9 525.8 23% 37.7% Suisse ou norvégienne (2) 529 1.89 1.483 674 192.1 196.9 492.8 20.7% 35.3% ► Surperfomance de la CB vs l’action. ► Gain simul (2) > gain simul (1). La CB s’est fortement re-sensibilisée depuis l’émission (delta de 78% vs 50%) et la prime contractée. Les conditions pour maximiser son gain : - prime forte à l’émission (assure un prix de conversion plus bas pour les clauses d’amortissement de la prime) un changement de contrôle proche de la date d’émission une re-sensibilisation de la CB, une contraction de la prime en cas de forte conviction de COC dans l’année de l’émission, « militer » pour une clause calendaire. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 8/28 Illustration : comparaison de deux convertibles ayant la même clause (amortissement classique de la prime) et dont les caractéristiques à l’émission étaient similaires • Rappel des caractéristiques à l’émission Maurel & Prom 7.125% 2014 Soitec 6.25% 2014 - - nominal : 15.60 EUR prix de conversion : 15.60 EUR ratio de conversion : 1/1 prime : 30% durée de vie : 1 850j nominal : 8.55 EUR prix de conversion : 8.55 EUR ratio de conversion : 1/1 prime : 32.5% durée de vie : 1 826j • Valorisation des CB aujourd’hui CB price : 12.9 EUR Prime : 12% Delta : 78% CB price : 18.7 EUR Prime : 53% Delta : 47% • Résultat d’une OPA dans 60j avec une prime de 20% Gain directionnel : 37.3% Perte directionnelle : 2.3% ► Soitec 6.25% 2014 vérifie les conditions de maximisation de gain alors que ce n’est pas le cas de Maurel & Prom 7.125% 2014. ► Ces deux cas illustrent le fait qu’une clause de changement de contrôle n’assure pas systématiquement un gain. 3. Les clauses inhabituelles La clause « anglo-saxonne » Principe Il n’est plus question ici ni de prime, ni de volatilité ou calendrier. La protection est simplement fonction des cours de la convertible et du sous-jacent, quelque soit le moment auquel survient le changement de contrôle. Cette protection concerne 7 convertibles de notre univers : Inmarsat’17, IPR’13, IPR’23, Anglo American ’14, Sainsbury’14, ITV’16 et Xstrata ‘17. Formule Le nouveau prix de conversion est fonction de la moyenne des cours de la convertible et du sous-jacent sur une période précédant l’offre, définie dans le contrat. Nouveau prix de conversion = prix de conversion avant offre , avec [A × C ÷ B] A = moyenne arithmétique des cours de la convertible calculée sur une période prédéfinie (15 jours sur les CB émises depuis 2007, 12 mois pour les plus anciennes) B = moyenne arithmétique du sous-jacent sur cette même période C = prix de conversion avant offre ► En simplifiant, pour les CB mono-devise le nouveau prix de conversion = cours du sous - jacent cours de la CB ► Toutes choses égales par ailleurs, sur les conditions de l’émission, cette clause protège mieux que la clause calendaire et l’amortissement continu de la prime. A tout moment le gain réalisé par le porteur directionnel d’une convertible mono-devise est égal à celui de l’actionnaire. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 9/28 Exemple : reformulons la clause sur la British Airways 5.8% 2014 Rappelons les caractéristiques à l’émission : - nominal : 1 000 GBP (100%) prix de conversion : 1.89 GBP ratio de conversion : 529.1 actions cours de référence de l’action : 137.34 GBp Calcul du nouveau prix de la CB si OPA avec une prime de 20% Act. Prix de la CB avant offre avant offre 80 100 150 1,00 1,373 96 96 120 120 180 180 2,00 96 120 180 Î Gain directionnel de 20%. Î Pour un delta constant de 0.5, le gain en arbitrage serait compris entre 9% et 13% pour une action avant offre comprise entre 137.34GBp et 200GBp. Plus le delta sera élevé moins le gain sera important. La prime de compensation C’est une protection a minima incluse dans seulement 3 convertibles : les GBL ’12 et les Pargesa 2013 & 2014 (soient deux sociétés holding à l’actionnariat concentré). Ici, la prime de compensation = valeur de chaque convertible (déterminée par une institution financière indépendante) – Max [nominal + cc ; contrevaleur de la CB]. La « Make whole parity value » Le porteur recevra une soulte supplémentaire calculée selon une matrice prix-date définie au moment de l’émission. Cette matrice détermine ainsi la valeur de la composante optionnelle « perdue » en fonction de la valeur d’échange de la CB et de la date du changement de contrôle. Cette clause est loin d’être la meilleure des protections. Elle concerne : Nobel Biocare ’11 et AngloGold ’14. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 10/28 QUID DES OBLIGATIONS ECHANGEABLES ? En cas d’offre publique sur le sous-jacent, l’émetteur pourra, à sa discrétion, l’accepter ou la rejeter. Différentes clauses sont alors prévues afin d’indemniser le porteur (perte de la valeur optionnelle). Il est également prévu le cas où l’émetteur, indépendamment du sous-jacent, serait la cible d’une offre. Pour ces rares cas, les porteurs auront la possibilité de demander le remboursement au pair. 1. La prime de compensation ou standard K-square compensation Principe Cette protection s’assimile « un peu » à celle de l’amortissement continu de la prime qui, elle, donne droit à un supplément d’actions. Seulement, ici, l’émetteur ne peut livrer plus d’actions qu’il n’en détient. Ainsi, dans le cadre d’une offre en cash, le porteur recevra, après exercice de son option de conversion, la contrevaleur de la convertible (parité d’échange x cash versé pour une action) assortie d’une prime de compensation, fonction de l’issue premium et de la date à laquelle survient l’offre. Toutes choses égales par ailleurs, cette soulte est décroissante dans le temps. Parmi les échangeables de notre gisement, cette clause concerne les obligations échangeables suivantes : Parpublica/EDP ’14, BES/Bradesco ’11 & ’13, Artemis/Vinci ’15 et Eurazeo/Danone ’14. Formule PC = K² × (Prix d' Emisson - PI) × T CB × , avec C CB + CS K = PI/VE si VE>PI K = VE/PI si VE<PI PI = cours de référence de l’action à la date d’émission CB = montant en espèces offert CS = valeur des biens offerts (CS=0 dans le cas d’une offre exclusivement en espèces) VE = valeur d’échange de la convertible C = durée de vie de la convertible, exprimée en jours T = durée exprimée en jours entre la date de clôture de l’offre et la date d’échéance. Exemple : Artemis/Vinci 4.25% 2015, simulation au moment de l’émission d’une offre en cash (prime : 20%). Rappel des conditions initiales : - C = 1 891 jours PI = 39.3238 EUR Prix d’émission = 51.12 EUR (soit une issue premium de 30%) Ratio de conversion : 1/1 Hypothèses : - T = 1 891 jours (cas extrême optimal) Cours de l’action post-offre : 47.19 EUR CS = 0 (offre 100% cash) Ö Ö Ö VE = 47.19 K = PI/VE = 39.3238 / 47.19 PC = 8.19 EUR / obligation échangeable Ö Gain pour le porteur 8.3%. Sur un delta de 0.50, le gain en arbitrage aurait été de 0.6%. La prime de compensation décroît rapidement avec le temps. Ainsi, elle ne serait plus que de 5.77EUR en cas d’offre le 28/04/2010, soit 6 mois après l’émission avec les caractéristiques actuelles de la CB. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 11/28 2. Replacement shares Cette clause concerne peu d’échangeables : Rallye/Casino ’13, BCP/PorTel ’15. Principe Tout montant en cash reçu par l’émetteur dans le cadre d’une offre devra être réinvesti en titres (soit en titres équivalents cotés, titres de l’acquéreur, titres définis dans le contrat ou titres répliquant un indice stipulé dans le prospectus). ► Conclusion : ne pas jouer les OPA via les obligations échangeables ! Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 12/28 LES ’POISON’ PUT OU LA PROTECTION DES CONVERTIBLES TRES EN-DEHORS DE LA MONNAIE 89% des convertibles de notre panel offrent aujourd’hui cette protection supplémentaire. Principe En cas de changement de contrôle, le porteur peut demander le remboursement anticipé de la convertible au pair (ou à l’accreted) plus coupon couru mais sans prime additionnelle. La composante optionnelle de l’obligation convertible est ici supposée nulle. ► Parmi les émissions « récentes », seules Steria et REC n’ont pas prévu cette clause dans leur prospectus. ► Trois émetteurs ont ajouté une contrainte supplémentaire à l’exercice de ce put (par exemple une dégradation de la note). Il s’agit de FCC, Unibail et Banca Carige. ► Un degré supplémentaire de protection a été introduit l’année dernière avec l’émission Infineon ’14 : En plus du pair et coupon couru, les porteurs recevront une soulte supplémentaire fonction du nominal, de la prime d’émission et de la date à laquelle à lieu le changement de contrôle. J ⎞ ⎛ Change of Control Put Price = Nominal x ⎜⎜1 + Initial Premium x ⎟ + accrued JT ⎟⎠ ⎝ Î Peut-être une initiative à encourager … EXISTE-T-IL DES CONVERTIBLES NON PROTEGEES OU MAL PROTEGEES ? La réponse est oui. Cependant il en y en a très peu et il faut distinguer celles qui : 1. 2. 3. n’ont jamais eu de clause de protection ; en n’ont plus ; vont la perdre. 1. Le 1er cas concerne essentiellement des convertibles émises dans les années 2000-2003 et arrivant prochainement à échéance. Nous intégrons les « vieilles » CB françaises dans cette catégorie, dans la mesure où le cas d’une offre en cash n’est pas prévu dans leurs contrats, et la possibilité pour les porteurs de demander le remboursement au pair non envisagée. Parmi les convertibles émises depuis les années 2006, les seules n’offrant aucune protection sont : - Nexans 1.5% 2013 - Gedeon Richter (MNV) 4.4% 2014 - Swiss Re 3.25% 2021 (pas de ratchet, seulement un put) 2. Put toujours valide mais plus de ratchet : - Infineon 5% 2010 - Skyepharma 6% 2024 3. Date limite de validité de la clause de « rachet » en cas de conversion : Adecco 0% 2013-put août 2010 SGL Carbon 0.75% 2013 Subsea (Siem Industries) 0% 2017 - put juillet 2010 Subsea 0% 2017 - put juin 2010 Groupe Steria 5,7% Perp. Natixis Convertibles 26/08/2010 (date de call) 16/05/2011 26/07/2012 (date de call) 13/07/2012 (date de call) 31/12/2012 See important disclosures at the end of this report Page 13/28 CLASSEMENT DES CONVERTIBLES PAR RATCHET LES PLUS ATTRACTIFS Hypothèses : OPA dans 60 jours avec une prime de 20%. Tableau 1 : les convertibles qui surperformeraient ou égaleraient le gain sur l’action le 13/04/2010 Secteur Nom Cours Action CB price + cc Tourisme, Loisirs Technologie, Equipement Produits De Base Et Chimie Produits De Base Et Chimie Petrole Media, Communication Produits De Base Et Chimie Produits De Base Et Chimie Logiciels & Services Petrole Technologie, Equipement Luxe, Cosmetiques & Biens De Consommation Technologie, Equipement Petrole Media, Communication Petrole Pharmacie & Biotechnologie Technologie, Equipement Petrole Produits De Base Et Chimie Produits De Base Et Chimie Logiciels & Services Petrole Utilities Technologie, Equipement Holding Tourisme, Loisirs Immobilier Produits De Base Et Chimie Immobilier Tourisme, Loisirs Luxe, Cosmetiques & Biens De Consommation Utilities Immobilier Pharmacie & Biotechnologie Logiciels & Services Distribution Media, Communication BRITISH AIRWAYS 5.8% 2014 Nexans 4% 2016-put janv. 2015 Clariant 3% 2014 Vedanta 5.5% 2016-put juil. 2014 Subsea 3.5% 2014 Publicis 3.125% 2014 ArcelorMittal 7.25% 2014 Arcelor $ 5% 2014 Temenos 1.5% 2013 Evraz 7.25% 2014 Soitec 6.25% 2014 239,50 GBp 64,46 EUR 14,69 CHF 2.849,00 GBp 123,50 NOK 31,21 EUR 33,70 EUR 45,60 USD 32,25 CHF 41,05 USD 11,01 EUR 144,2 71,0 185,4 137,3 135,2 35,5 37,1 166,2 179,1 215,3 12,6 79% 59% 87% 74% 77% 63% 83% 81% 100% 90% 76% 31% 26% 22% 24% 22% 25% 20% 22% 15% 17% 20% 46% 38% 38% 37% 37% 37% 37% 37% 35% 34% 34% EUR 146,1 78% 19% 33% 20,02 EUR 147,80 NOK 691,00 GBp 18,05 EUR 23,52 USD 5,09 EUR 22,63 USD 11,45 EUR 22,03 EUR 36,73 EUR 120,50 SEK 335,01 GBp 1.819,00 GBp 96,25 SEK 1.261,00 GBp 65,50 CHF 2.943,00 GBp 150,95 EUR 12,40 EUR 136,7 123,5 137,9 122,4 188,5 241,7 117,3 172,4 145,2 43,9 130,6 108,9 113,8 112,9 136,0 106,1 176,9 185,0 15,6 73% 77% 65% 78% 93% 86% 70% 82% 76% 61% 73% 36% 67% 46% 90% 60% 84% 65% 70% 20% 18% 19% 16% 11% 13% 17% 14% 14% 17% 12% 20% 13% 18% 6% 14% 8% 13% 12% 33% 32% 30% 30% 29% 29% 28% 27% 27% 27% 26% 25% 24% 24% 24% 24% 24% 23% 23% Natixis Convertibles Bulgari 5.375% 2014 ASM Intl 6.5% 2014 Seadrill 4.875% 2014 WPP 5.75% 2014 Euronav 6.5% 2015 Qiagen 1.5% 2024-put aout 2011 Infineon 7.5% 2014 TMK 5.25% 2015-put fev. 2013 NYRSTAR 7% 2014 Kloeckner 6% 2014 Capgemini 3.5% 2014 Alliance Oil 7,25% 2014 International Power 3.25% 2013 Autonomy 3.25% 2015 INDUSTRIVARDEN 2.5% 2015 Xstrata 4% 2017 Swiss Prime 1.875% 2015 Anglo American 4% 2014 Unibail 3.5% 2015 Air France 4,97% 2015 Swatch 2.625% 2010 Abengoa 6.875% 2014 Gecina 2.125% 2016 Celesio 3.75% 2014 Altran 6.72% 2015 Sainsbury 4.25% 2014 ITV 4% 2016 6,34 Δ Gain en Gain Arbitrage directionnel 62,30 CHF 127,7 95% 3% 22% 21,69 83,33 23,84 4,00 349,01 63,44 EUR EUR EUR EUR GBp GBp 124,9 111,3 129,8 5,1 117,6 123,7 69% 28% 66% 66% 27% 65% 11% 16% 9% 10% 16% 10% 22% 20% 20% 20% 20% 20% See important disclosures at the end of this report Page 14/28 CLASSEMENT DES CONVERTIBLES PAR RATCHET LES PLUS ATTRACTIFS (suite) Tableau 2 : les convertibles dont la performance serait < action Secteur Nom Technologie, Equipement Tourisme, Loisirs Inmarsat 1,75% 2017 - put nov. 2012 Tui Travel 6% 2014 International Power 3.75% 2023 - put 2010 CA Immo 4.125% 2014 Conwert Immo 5.25% 2016 Salamander 5% 2015 Wereldhave 4.375% 2014 Marine Harvest 4.5% 2015 Qiagen 3.25% 2026 - put mai 2013 Pennon 4.625% 2014 Suedzucker 2.5% 2016-put juin 2014 Dana Petroleum 2,9% 2014 - put juil. 2012 Sol Melia 5% 2014 Banca Carige 4.75% 2015 Pescanova 6.75% 2015 Atos 2.5% 2016 Iliad 2.20% 2012 Petroplus 4% 2015 Baloise 1.5% 2016 Faurecia 4.5% 2015 UCB 4.5% 2015 Acergy 2.25% 2013 Aberdeen AM 3.5% 2014 Peugeot 4.45% 2016 Abengoa 4.5% 2017-put fev 2015 Salzgitter 1.125% 2016-put oct. 2014 Actelion 0% 2011 Seadrill 3,625% 2012 Cap Gemini 1% 2012 (OCEANE) Alcatel 5% 2015 SGL 3.5% 2016-put juin 2014 Neopost 3.75% 2015 Premier Oil 2,875% 2014 Anglogold 3.5% 2014 Aldar 5.767% 2011 MTU 2,75% 2012 Portugal Telecom 4,125% 2014 Utilities Immobilier Immobilier Petrole Immobilier Alimentation, Boissons Pharmacie & Biotechnologie Utilities Produits De Base Et Chimie Petrole Tourisme, Loisirs Banque Alimentation, Boissons Logiciels & Services Telecoms Petrole Banque Automobile Pharmacie & Biotechnologie Petrole Banque Automobile Utilities Produits De Base Et Chimie Pharmacie & Biotechnologie Petrole Logiciels & Services Technologie, Equipement Produits De Base Et Chimie Services Aux Entreprises Petrole Produits De Base Et Chimie Immobilier Investissement Industriel Telecoms Natixis Convertibles le 13/04/2010 Cours Action CB price + cc Δ Gain en Gain Arbitrage directionnel 753,64 302,40 GBp GBp 118,7 112,2 49% 48% 12% 11% 19% 19% 335,01 GBp 210,4 100% -2% 18% 9,49 EUR 9,45 EUR 264,00 GBp 72,10 EUR 5,47 NOK 23,52 USD 536,50 GBp 16,52 EUR 104,0 104,3 101,4 115,5 108,0 135,6 115,3 116,7 62% 68% 60% 54% 64% 75% 39% 58% 8% 7% 9% 7% 7% 4% 10% 7% 18% 18% 17% 17% 17% 16% 16% 15% 1.286,00 GBp 109,4 61% 6% 15% 6,62 EUR 2,00 EUR 22,45 EUR 37,77 EUR 80,21 EUR 21,54 CHF 95,15 CHF 16,15 EUR 32,50 EUR 112,00 NOK 135,60 GBp 22,45 EUR 21,69 EUR 68,43 EUR 48,58 CHF 147,80 NOK 36,73 EUR 2,40 EUR 24,22 EUR 61,12 EUR 1.294,00 GBp 39,60 USD 4,58 AED 43,78 EUR 8,40 EUR 110,6 109,6 104,9 53,6 93,3 98,0 110,5 21,5 118,4 108,5 100,9 30,9 101,2 109,1 105,6 105,6 44,0 3,4 119,8 87,5 107,2 116,6 102,9 108,5 106,0 60% 4% 67% 63% 46% 65% 31% 55% 38% 47% 30% 58% 54% 55% 46% 49% 34% 57% 65% 51% 54% 58% 38% 14% 6% 13% 3% 5% 6% 2% 8% 4% 6% 4% 6% 3% 3% 2% 2% 1% 4% 1% -3% -1% -3% -5% -3% 0% 14% 14% 14% 14% 14% 13% 13% 12% 12% 12% 12% 11% 11% 11% 10% 9% 9% 9% 6% 6% 5% 4% 2% 2% 1% See important disclosures at the end of this report Page 15/28 Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 16/28 PARTIE II M&A : la reprise en 2010 ? Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 17/28 Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 18/28 2009, UNE ANNEE HISTORIQUEMENT FAIBLE Le marché des M&A a plongé de 40% en 2009 par rapport à 2010 (dont -65% pour les opérations hostiles), mais la chute aurait pu être encore plus brutale si ces statistiques n’avaient pas été « gonflées » par les opérations de sauvetage dans le secteur financier, comme RBS ou Hypo Real Estate, partiellement ou totalement nationalisées. Le secteur financier, au sens large, a ainsi concentré près de 40% des transactions dans le monde. Si les US maintiennent leur place (40% du volume vs 30% pour l’Europe), les pays émergents continuent leur progression : 24% du marché (20% 2007, 10% 2000) dont un quart de l’activité pour la Chine. Signe des temps, le flux d’opérations entre les économies émergentes et les marchés développés a pour la première fois été en défaveur de ces derniers. M&A 2009 : volume mondial en fort retrait Secteurs les plus actifs - (Md$) Volume M&A - (Md$) 719 5 000 4 000 267 190 171 113 4 034 3 517 3 000 94 56 39 So ci ét és F Té in. Pé léc om tro . le & Te G az ch no lo gi Im e Bi m ob en i s de lier co ns o. M in D es is tri bu tio n 800 700 600 500 400 300 200 100 0 (Sources : Bloomberg, Natixis) 2 470 1 748 2 000 1 000 0 2006 2007 2008 2009 Volume trimestriel - (Md$) Volume mensuel - (Md$) 1 200 200 1 000 150 800 0 0 Q1 Q1 Q1 Q1 06 07 08 09 Q2 Q2 Q2 Q2 06 07 08 09 Q3 Q3 Q3 Q3 06 07 08 09 Q4 Q4 Q4 Q4 06 07 08 09 ja nv -1 0 m ar s10 200 se pt -0 9 no v09 50 ja nv -0 9 m ar s09 m ai -0 9 400 ju il09 100 600 L’ENVIRONNEMENT ACTUEL JUGE FAVORABLE Dans les cycles économiques, toutes les reprises ont été précédées par une flambée des transactions sur les entreprises cotées : lors de la dernière crise, le décalage avait été de huit mois. Le timing semble donc propice à un renouveau du M&A dès 2010. D’après une étude d’Ernst & Young, la majorité des sociétés jugent l’environnement M&A favorable et plus de 25% pensent réaliser une opération dans les 6 mois à venir. Selon UBS/BCG, 20% des sociétés annonceraient une opération de plus de 500M€ en 2010. La principale motivation est le renforcement des métiers de base, suivie de l’entrée sur de nouveaux marchés. Les marchés domestiques devraient continuer d’offrir les meilleures opportunités. En Europe, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France sont plébiscités. UBS mise sur un rebond de +15% en 2010, Boston Consulting Group de +20% et Sanford C.Bernstein prévoit un envol de +35% ! Au premier trimestre 2010, le volume des M&A ne montre pas encore de véritable signe de reprise ($500Mds) ! Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 19/28 M&A 2010 : les conditions d’une reprise ? (Sources : Lazard-Natixis, Natixis, ExcelConnect) ECM : 2009, année faste ! 250 Mds€ 212 182 179 200 Valorisation raisonnable 168 155 25x 6x 20x 5x 150 15x 100 10x 4x 3x 50 2x 5x 0 2005 Conv. 2006 IPO Rights 2007 2008 2009 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010e 2011e 2012e P/E (gau.) Mds€ 294 250 200 150 119 84 100 133 117 24 50 0 2005 2006 2007 2008 Investment Grade 2009 2010 Price/Book (dr.) Crédit : détente généralisée des spreads 300 1200 250 1000 200 800 150 600 100 400 50 200 0 0 avr.-09 juin-09 sept.-09 nov.-09 janv.-10 avr.-10 High Yield X-Over (dr) La normalisation du marché interbancaire a permis le dégel du marché obligataire. Tout d’abord réservé aux meilleurs signatures du secteur défensif, le marché primaire s’est sensiblement détendu avec l’amélioration de la conjoncture macroéconomique et des résultats meilleurs qu’attendus au T2 09. Europe Main (gch) Les spread de crédit se sont fortement resserrés après avoir atteint des niveaux record début 2009. Les incertitudes, notamment liées à la Grèce, ont ramenés le Xover au-dessus de 400bp. Change Prime 1,20 1,50 1,45 1,16 70 60 50 1,40 1,12 1,35 1,08 1,30 EURUSD Curncy av r.10 ja nv .10 oc t.09 ju il. -0 9 1,04 av r.09 1,25 D at e EV/Ebitda (gau.) Avec la crise de liquidité, les entreprises se sont concentrées sur la génération de FCF et la restauration de leur rentabilité. Emissions corporate : l’année de tous les records 300 0x 0x ABB (Cap. Inc., disp., comb.) + FMO Les places boursières auront connu une activité record en 2009, avec en tête les augmentations de capital avec droits de souscriptions. Les CB ont également tiré leur épingle du jeu. 350 1x 30 20 10 0 août-05 sept-06 Prime (%) GBPEUR Curncy La reprise du dollar face à l’euro depuis le début de l’année permet de moins pénaliser les initiateurs ayant leur devise principale en dollar, surtout dans le cadre d’opérations en cash (fusions transfrontalières : 36% des volumes au T1 2010). Certaines sociétés européennes devraient redevenir des cibles intéressantes pour des prédateurs étrangers. Natixis Convertibles 40 oct-07 nov-08 déc-09 Moyenne semestrielle La prime revient vers ses niveaux moyens, après s’être envolée fin 2008 début 2009, en raison de valorisations extrêmement basses. Elle avoisinait 21% en Europe, 36% aux US, soit 2 à 5pts de plus que leur moyenne sur 10 ans. Avantage des sociétés sur fonds de private equity : peuvent intégrer les synergies dans la prime offerte. See important disclosures at the end of this report Page 20/28 FINANCEMENT : PLUS DE TITRES, MOINS DE CASH ? Plus de 50% des entreprises ne s’attendent pas à ce que les conditions de financement retrouvent leurs niveaux de 2007 et mettent en avant une insuffisance de capacités financières les empêchant de profiter des opportunités à court terme. Moins de 60% des transactions en 2009 ont été réalisées uniquement en cash, mais cette part reste élevée en Europe : 76% des opérations (US : 41%). Sources de financements des deals La diminution du poids des fonds de capital investissement (6% des volumes de M&A contre 18% à leur apogée) contribue grandement à la baisse de la part du cash et est amenée à perdurer à court terme. 100% 39% 45% 80% 60% 59% 59% 65% 66% 59% 71% 77% 75% 40% 20% 0% 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Autres Combiné Sources: Dealogic Actions Cash Le rôle du crédit devrait rester limité. 2009 a été marqué par un transfert progressif de prêts bancaires en obligataires (recule de 41% en volume du marché du prêt syndiqué en euro) et les émissions obligataires dépassent le recours au crédit dans le financement des grandes entreprises. En 2007 le financement par le crédit était encore 4,5x supérieur aux émissions obligataires et représentait 35% du financement des acquisitions : il en représente à peine 10% aujourd’hui. Les acquisitions par échange de titres devraient donc revenir en force, surtout pour celles ayant une forte logique industrielle. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 21/28 SECTEURS Les plus fragmentés seront les plus actifs, les valorisations relatives intra-secteurs et la nécessité d’une concentration horizontale resteront des facteurs importants. La logique industrielle et les synergies devraient être mises en avant, surtout en cette période de faible croissance. Nous passons ici en revue les différents secteurs de notre univers, et nous leur attribuons une note concernant la pertinence M&A, allant de 1 (forte) à 3 (faible). Secteurs Note Commentaires Natixis / Natixis Securities Alimentation, Boissons 2 Des bilans solides et des cash-flows importants permettent une activité M&A soutenue. Les niveaux de valorisation actuels sont plutôt attractifs. Assurance 3 La thématique M&A semble encore prématurée et les acteurs vont d’abord chercher à renforcer leur flexibilité financière et leur propre marge de manœuvre avant de procéder à des acquisitions significatives. Il ne devrait pas y avoir de changement majeur dans le niveau de concentration du secteur (qui reste cependant très hétérogène selon les marchés). Automobile 2 Concentration aujourd’hui faible surtout chez les équipementiers, partie la plus exposée. C’est donc ici que l’intérêt de la consolidation est le plus élevé, avec une recherche de volume et de gamme de produits la plus vaste afin de rendre les constructeurs auto plus dépendants et donc plus à même de payer un bon prix. Banques 3 Il est prématuré d’envisager une vague de fusions sur le secteur alors que les effets de la crise économique ne sont pas encore connus en termes de coût du risque. En revanche, il est probable que 2010 soit une année riche en cessions d’actifs. Construction 2 Le degré de concentration du secteur est élevé et les sociétés fortement « leveragées ». La priorité est donc au désendettement, d’autant plus que les banques sont devenues plus restrictives. Distribution 2 Concentration relativement forte en Europe, les grandes opérations de consolidation du secteur ont déçu : secteur peu propice aux fusions d’envergure, mais un certain nombre d’acteurs pourraient profiter de valorisations encore basses et de bilans assainis pour réaliser des acquisitions tactiques et ainsi renforcer leur position dans des marchés ciblés. Au sein du secteur de la distribution spécialisée, les acteurs du bricolage devraient être les plus actifs. Immobilier 3 Les grandes opérations sont plutôt derrière nous et les entités qui ont émergé n’ont que récemment parachevé leur réorganisation. Ceci se conjugue souvent avec des structures financières en cours d’assainissement. Il parait donc peu probable que de grandes opérations soient initiées cette année. Logiciels & Services 2 Le degré de concentration du secteur est hétérogène : moyen dans les activités de services et élevé dans les logiciels, mais, paradoxalement, la pertinence stratégique de rapprochements apparaît faible dans le domaine des services informatiques. La situation est radicalement différente dans le secteur des éditeurs de logiciels. La thématique principale s’articule autour la recherche de base installée (sur le modèle d’Oracle), de nouveaux débouchés ou encore de technologies complémentaires. Les SSII indiennes, prédateurs déclarés, cherchent aujourd’hui plus des petites têtes de ponts commerciales en Europe. Luxe, Cosmétique, Biens de consommation 1 Luxe/cosmétiques : secteur relativement concentré avec de gros mastodontes leaders sur des sous-segments. Biens de consommations : très peu concentré. De nombreuses petites sociétés familiales existent et peuvent faire l’objet d’intérêt de la part des grands acteurs du secteur. Media, Communication 3 Le secteur reste peu concentré, les perspectives de croissance externe sont plus pertinentes avec les agences de publicité mais l'environnement est encore trop déprimé. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 22/28 Secteurs Note Commentaires Natixis / Natixis Securities Services pétroliers 2 Concentration modérée pour la construction et le forage offshore. La consolidation devrait plus concerner la construction que les acteurs spécialisés dans le forage. La crise a eu des effets notables sur les acteurs du secteur et la taille est une réponse adéquate pour y résister. Pétrolières intégrées: acquisitions pour des opérations de complément de portefeuilles afin de combler un manque géographique ou acquérir une technologie. Pharmacie & Biotechnologie 1 La concentration du secteur est loin d’être parachevée: les 10 premiers acteurs ne détiennent que 45% du marché. Niveau élevé de synergies de coûts représentant (avant impôts) 6% à 7% du chiffre d’affaires cumulé, rendant d’autant plus intéressante la consolidation. Produits de base et Chimie 2 La particularité de la chimie réside dans la grande diversité d'activités au sein d'une même entreprise. Lors des acquisitions, ce ne sont que certains actifs d'un portefeuille qui intéressent. Produits de base : l’Inde et la Chine montrant toujours autant d’appétit pour les ressources minérales, le nombre et la taille des transactions devraient augmenter, même si les méga-deals seront rares. La Chine a contribué pour près de 27% de l’activité M&A dans ce secteur en 2009. Services aux entreprises 3 Intérim : les acteurs sont dominants uniquement sur certaines zones géographiques, la concentration permet donc de se développer sur de nouveaux marchés ou métiers. Les valorisations fondamentales se rapprochent des plus hauts niveaux. Technologie, Equipement 1 Thématique pertinente à un horizon court terme, étant donné 1/ la montée en puissance des équipementiers chinois (Huawei et ZTE) qui accroît la pression sur les prix, et 2/ la concentration des opérateurs de par le monde (Europe, US, Asie) qui leur permet de rationnaliser leurs investissements: seuls les plus gros acteurs pourront générer les économies d'échelle nécessaires à la poursuite de l’investissement en R&D. Le CEO de Cisco s’attend à une intensification des acquisitions dans le secteur. Semiconducteurs : concentration faible (Intel : 15% de PdM), mais dépend des segments. Les investissements nécessaires croissants tant en R&D et en équipements rendent la poursuite de la consolidation inéluctable. Pour l’ex-CEO d’Infineon, seul 4 ou 5 acteurs majeurs devraient subsister à terme. Télécoms 2 La pertinence de M&A intra-européen est évidente (consolidation dans un secteur en déclin) mais ni les régulateurs, ni les acteurs sociaux (associations, syndicats, partis politiques) ne sont préparés pour de telles opérations à CT. Pour cette raison et alors que les synergies transnationales restent peu évidentes, nous privilégions toujours les mouvements de consolidation intra-pays, notamment sur les marchés où la concurrence se fait trop pressante. Tourisme, Loisirs 1 La consolidation dans le secteur des loisirs repose sur une logique double : taille et optimisation. La recherche de la masse critique répond à une approche adaptée à l’absorption d’une structure de coûts fixes élevés. Ces derniers représentent 70% des charges en moyenne. Utilities 3 Après deux vagues de concentration (2000/03 : développements internationaux, puis 2005/07 : constitution d'oligopoles européens ou nationaux), la priorité est la stabilisation avec la volonté d'une harmonisation européenne des règles de fonctionnement. L'échéance 2012 en termes d’allocations gratuites de quotas de C02 constitue, également, un frein majeur à toute vague de croissance externe compte tenu des impacts attendus. Enfin, les situations bilancielles actuelles de la plupart des acteurs ne permettent pas, à court terme, d'envisager une croissance externe majeure. Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 23/28 SELECTION CONVERTIBLES M&A Au sein de chaque secteur, nous avons tenté d’identifier les valeurs susceptibles de profiter d’un retour des M&A. - Gain Arbi./Outright ► hypothèses : OPA dans 60 jours avec une prime de 20% - Proba ► note allant de 1 (fort) à 3 (faible). Nom Gain Arbi./Outright Proba Commentaires Il faudrait une prime OPA > 20%, pour que le COC soit gagnant. 2 Il y a déjà eu des rumeurs (Pepsi), mais dossier à forte sensibilité politique. Pepsico et Coca Cola pourraient être intéressés pour l'eau ; Nestlé et Unilever pour le reste. L’actionnariat est éclaté. Peugeot 4.45% 2016 Gain outright : 11% Gain arbi. : 3% 3 De nombreuses rumeurs de rapprochement (FIAT, BMW, Mitsubishi), mais la famille souhaite garder le contrôle. Valéo 2.375% 2011 Ratchet perdant et absence de put au pair 2 Un temps évoqué avec Pardus, l'idée semble aujourd'hui abandonnée. ALIMENTATION, BOISSONS Danone (Eurazeo) 6.25% 2014 AUTOMOBILE DISTRIBUTION Praktiker 2.25% 2011 Ratchet perdant. Exercer le put Gain au put : 4% 2 Sainsbury 4.25% 2014 Gain outright : 20% Gain arbi. : 16% 2 Flottant de 100% et actionnariat éclaté. La seule problématique concerne la présence d’une clause de changement de contrôle rattachée au crédit syndiqué. Tout acquéreur devrait donc disposer d’une trésorerie abondante pour permettre au groupe de poursuivre sa stratégie. Rumeurs récurrentes (Home Depot/Adeo /Lowe’s/ et Blackstone/TPG) Qatar Investment Authority détient encore 25.89% du capital (offre avortée en 2007). LOGICIELS & SERVICES Cap Gemini 1% 2012 (OCEANE) 2 La reprise par un acteur indien un temps évoquée (Infosys, Wipro) semble peu crédible (plutôt tournés vers des small cap), mais le groupe reste une cible attractive pour les géants américains. 2 Génération de valeur pour l'actionnaire, Atos Worldline étant sous évaluée. Des ESP indiens (Enterprise Service Providers), PSP (Payment Service Provider) ou fonds de PE pourraient être intéressés, idem pour Capgemini. Gain outright : 33% Gain arbi. : 19% 2 De nombreuses rumeurs mais la famille (46% du capital) ne semble pas vendeuse et a indiqué récemment ne pas avoir été approchée. Gain outright : 20% Gain arbi. : 10% 2 Le feuilleton avec BSkyB, forcé de vendre sa participation a pesé sur le titre. La cession relancera-t-elle la spéculation? Gain outright : 9% Gain arbi. : 4% Capgemini 3.5% 2014 Gain outright : 27% Gain arbi. : 17% Atos 2.5% 2016 Gain outright : 14% Gain arbi. : 5% LUXE, COSMETIQUES & BIENS DE CONSOMMATION Bulgari 5.375% 2014 MEDIA, COMMUNICATION ITV 4% 2016 Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 24/28 Nom Gain Arbi./Outright Proba Commentaires Acergy 2.25% 2013 Gain outright : 12% Gain arbi. : 4% 1 Subsea7/Acergy: première tentative de fusion faite l'été 2008, mais a échoué. Une consolidation semble inévitable dans ce secteur. Subsea (Siem) 0% 2017 - put juillet 2010 Subsea 0% 2017 - put juin 2010 Subsea 2.8% 2011 Put perdant. Il faut une prime OPA> 20% pour que la COC soit gagnante. 1 Subsea7/Acergy: première tentative de fusion faite l'été 2008, mais a échoué. Une consolidation semble inévitable dans ce secteur. Subsea 3.5% 2014 Gain outright : 37% Gain arbi. : 22% Maurel & Prom 7.125% 2014 Il faut une prime OPA> 20% pour que la COC soit gagnante 1 Pourrait intéresser une major pétrolière, mais il faudrait que le groupe ait reconstitué une grosse partie de ses réserves après les deux dernières cessions (ENI/Ecopétrol). Actelion 0% 2011 Gain outright : 10% Gain arbi. : 2% 2 Sanofi a déjà été cité comme acquéreur potentiel. Qiagen 1.5% 2024-put aout 2011 Gain outright : 29% Gain arbi. : 11% 2 PETROLE PHARMACIE & BIOTECHNOLOGIE Qiagen 3.25% 2026 - put mai 2013 Shire 2.75% 2014 - put mai 2012 Gain outright : 16% Gain arbi. : 4% Ratchet perdant. Gain au put : 1% Sanofi a déjà été cité comme acquéreur potentiel. 2 2 Pfizer et Teva ont déjà été cités comme acquéreurs potentiels. PRODUITS DE BASE ET CHIMIE Anglo American 4% 2014 Gain outright : 24% Gain arbi. : 8% 2 Xstrata avait proposé une fusion, voyant 1md$ de synergies annuelles, mais n'a pas finalement pas fait d'offre. Rhodia 0.5% 2014 Ratchet perdant. Gain au put : 9.5% 2 Acquéreurs potentiels: BASF (mais en cours d'intégration de Ciba), DuPont, Dow Ch. Ratchet et put au pair perdant. Il faut une prime OPA> 20% pour que la COC soit gagnante. 2 Adecco était intéressé, mais s'est finalement tourné vers MPS. D'autres groupes pourraient regarder le dossier afin d’accroître leur position dans l’intérim professionnel. 2 Permettrait à Nokia de se diversifier dans les réseaux (division MEN d’Alcatel) alors que le groupe finlandais plafonne, en raison d’une part de marché élevée dans les terminaux (38%). Cisco pourrait également regarder le dossier. Décalage très important entre sa position sur le marché et sa capitalisation. 2 A déjà repoussé une offre en 2008, Applied Materials pourrait être intéressé. 2 Déjà des rumeurs avec Harbinger (28% du capital). 1 AMD, plus gros client de Soitec, est régulièrement cité. SERVICES AUX ENTREPRISES USG People 3% 2012 TECHNOLOGIE, EQUIPEMENT Old french clause New ratio = celui avant offre x parité d’échange. Absence de put au pair. Alcatel 4.75% 2011 Alcatel 5% 2015 Gain outright : 9% Gain arbi. : 1% ASM Intl 6.5% 2014 Gain outright : 33% Gain arbi. : 20% Inmarsat 1,75% 2017 - put nov. 2012 Soitec 6.25% 2014 Natixis Convertibles Gain outright : 19% Gain arbi. : 12% La CB traite sur son prix théorique de COC Gain outright : 37% Gain arbi. : 26% See important disclosures at the end of this report Page 25/28 Nom Gain Arbi./Outright Proba Commentaires C&W 5.75% 2014 Gain outright : 14% 2 Selon le CEO, l'intérêt est relancé avec la cession. Permet de clarifier le périmètre. Iliad 2.20% 2012 Gain outright : 14% Gain arbi. : 6% 2 Xavier Niel ne semble pas disposé à vendre sa participation, surtout avec l'acquisition de la 4eme licence 3G mais le groupe reste très attractif pour qui veut entrer sur le marché français. Ratchet perdant. Exercer le put Gain au put : 16.5% - 2 Raynair, AF-KLM, Lufthansa ou Etihad ont été cités, c'est l'une des plus petites compagnies. Old french clause New ratio = celui avant offre x parité d’échange. Absence de put au pair. 1 TUI AG pourrait s'y intéresser : acquisition d’une marque connue (injection dans TUI Travel ?) et allocation des actifs immobiliers dans TUI AG. Gain outright : 25% Gain arbi. : 20% Gain outright : 18.5% Gain arbi. : -1.5% La CB traite sur son prix théorique de COC Ratchet perdant. Flat au put. 1 GDF n'a finalement pas déposé d'offre, mais l'intérêt y était et ne semble pas éteint. 2 Le groupe pourrait intéresser un acteur voulant sécuriser ses approvisionnements, mais les 3 premiers actionnaires (industriels) détiennent plus de 50% du capital. TELECOMS TOURISME, LOISIRS Air Berlin 1.5% 2027 - put avril 2012 Air Berlin 9% 2014- put oct.11 Club Méditerranée 4.375% 2010 UTILITIES International Power 3.25% 2013 International Power 3.75% 2023 - put 2010 International Power 4,75% 2015 REC 6.5% 2014 Natixis Convertibles Ratchet perdant. Gain au put : 13% See important disclosures at the end of this report Page 26/28 Natixis Convertibles See important disclosures at the end of this report Page 27/28 DISCLAIMER NOTICE: This document and any attachments thereto are confidential and intended solely for the use of the addressee(s) and should not be transmitted to any person(s) other than the original addressee(s) without the prior written consent of Natixis. 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