Grazia intensément DAILY sauvagement
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Grazia intensément DAILY sauvagement
Le temps de ce 68ème Festival de Cannes, Grazia est devenu quotidien… en papier chaque matin sur la croisette et à télécharger sur grazia.fr BUSINESS SOLUTIONS MONDADORI Concept “On aurait pu faire une fête. À la place, nous avons préféré faire un journal.” Philipe AZOURY Grazia intensément DAILY sauvagement AVANT-GARDE D A INLEYS 14 DAILY 18 DA I Des signatures incontournables : Philipe Azoury, Gérard Lefort, Olivier Seguret, Marie Colmant, Luc Chessel, Perrine Sabbat & Julien Welter. LY C A N N E S 22 CANNES CAN T O 15 MINUTES AVEC… 10 CA NN ES GR AZ IA DA ILY VALÉRIE DONZELLI ET JÉRÉMIE ELK AIM s qui les barrière un mille, passant cherchant strient le monde, a illusoire. L’autre asile qui s’avérer vraiment qu’à ce ne commen scène, aussitôt Après La guerre est l’avant-dernière happy end famiqu’il ne me d’un déclarée, le tandem renvoyait que recouverte éponyme de bonnes balles. se . Le héros de lial radieux retrouve avec Marguer membre Le film paraît très Tigre, ite & J.E. libre… est un ancien dantiste qui a afJulien, un conte fantasqu : Produire des films l’armée indépen des décennies le est une ent sur deux inséparables. e treprise de normalisation, fronté pendan sri-lankais. Hanet pour qu’ils soient toujours Par Julien WELTER pouvoir militaire qu’il veut laisser Photo Julien MIGNOT une lutte permanen ardents, c’est passé ce par la te. Quand on a té par Frère et sœur, réussi à tenir ce il est rattrapé cité pari, le prix à payer Marguerite et derrière lui, une nt jour Julien veulent est que le résultat creuse l’œuvre dans et finit types s’aimer peut violence à comme ils V.D. déconcerter. l’entendent. des dealers, Roumanie, trois che d’un trésor. : C’est presque irrévérencieux, quadrillée par er, son corps do- En V.D. : Pour eux, et on trouvera peut-être la recher toujours cette par les massacrsoudain les gestes et nuit, à le film ridiest moins douloureu transgression cule mais j’espère, de Porumboiu, film. nt se que de vivre pas arrogant. , donc Un nouveau film cile retrouva le « normalement J.E. : On peut le la plus efficace Le trésor, c’est ». cirejeter, avoir le sende la guerre iens du vrai J.E. : Il n’y a timent de rester aussi délirant. aucune en dehors. Il resles élans audiardfilms ne tiennent faire un film idéologiquvolonté de semble à une deux Par Luc CHESSEL chanson triste. noche. Ces ne ment e, calculé, bara, Barmais au contraire le. Le faux il y en a qui pas ensemb adorent ses un pur efdegré, à la naïveté très premier chansons, d’autres conditions, assumée. té de changer qui pas sur ses V.D. : C’est un un film pour , une humani aiEt le genre du conte les détestent. faire de réalisme Coramour ? de que fet ? finie impossible V.D. de plus beau certainement tiré d’une légende qui s’est mal : J’aime qu’on e du reconstitution, vies de Quoi bonne histoire celle du trésor lui est plus qu’un inceste. XVII siècle, histoire au cinéma, me raconte une proximité des age, il la chute d’une que dée par la et on s’est amuoiu raconte sur les mêmes il reste tabou, Mais comme sés à jouer sur et du personn on ne neliu Porumb personnes et e d’où il retoutes les formes il l’interprète avec les mêmes de un film intempore permettait récit, avec voix Le vrai (auquel es arrivée, ceux qu’il filme : une recherch off et mythologi venge la est efficace. l. D’où le politiqu fiction la e. noises que mélange que de J.E. : C’est presque des époques (médiéval, tout lieux cherchera pas Il fallait ensuite monde. Une bonne un livre ent contre contemporain). bredouille. d’images dont on le change le les films éman- vint tourne les pages, tant il est résolum J.E. : La particulari que la trouvail finie, comme dans tous t viser à une un dimanche au Routé de cet amour, coin du feu. ce qui pourrai de ceux qu’il met vie, pays, la Rou qui s’est mal c’est qu’il n’y a Vous continuez celle de son réelle, . Il veut nous soupas d’abus. Il à tourner ensem qui il histoire oiu, c’est aussi qui n’en finit pas de sou est ble, quoi jusqu’au manchem d’effet, à la fois cipation et de ceux à consenti. Mais qu’il arrive… pour l’accepter, an, scène dire de Porumb un après le plaisir du s et en ces J.E. : Ça faire un maximu deux personnag voudrait nous du manie, prise dans Une fable se lit pour rien sur Dheep nous dépasse souvent, es doivent désopropres couture s’adresse), e. vie et ts niveaux de béir. Valérie aussi il Personne ne savaitd, mais tout le monde cacher sesfaire faut faire preuve à chaque rire de lui-mêm chose de la r de ses différen niadmirer l’acdes voudrait à d’humilité quelque bonheu le être une ça. le r du sens nous les et pour cinéaste sage, plus loin chacun C’est un peu comme face à sa le vrai et tout de Jacques Audiarfavori pour la Palme. mais monde, cherche d’éléphant dont récit . Le Trésor pousse es blagues, Il veut tout avec les intervient, presque sa singularité névroses : on ité : tenir les les meilleur Il est ce rêve s semblent plan. à sa lectures l’efficacité: a beau en avoir à son insu. le donnait grand rétation s’excite, Il y a tion. affleure plusieurs fois possibles. Comme faux. Loi de Le projet était à conscience, elles age, ses chance l’origine destiné le. Ici, ça rate. d’un veaux n reste inexplicable. L’interp sont toujours retournée, Après visionn Par Luc CHESSEL à l’œuvre. C’est deux ensemb faux et l’image conscience, désir François Truffaut… à lle, comme Il y jubilatio pire quand on en vous… Un fausse revient bredoui réusJ.E. : Il n’y a aurait du poids. qui et c’est elle qui compromises. sit à s’en défaire s deux films doublures. pourtant ni désir : soudain on est grand art qui vêtue de ses ts où la nt les premier un vrai. d’hommage, ni d’efficace : celui un comiquement malheureux parce twee Alors que paraisse , sur l’air , envie de tuer a deux types qu’elles faisaient juste et de cutéeE de Dheepan le père en se le ce qu’il est, partie de notre réper ORIQU cie PHANT sociauxE ALLÉG échos autour vrai ci réappropriant. identité. Parfois, se prend pour et celui qui nous ément J’ai passé la recherch «enfin « enfin du réseauxQUÊT RÊVE D’ÉLÉ VD.: V. V.D. : Ceux avec il Dheepan faut l’accepter . récit, c’est instantan guilleret de des de UNE t d’écrire ires de l’inspour changer, je it qui je travaille rméeLe bout de faire, bout pour à creuser. film des deux les ests-nous s’en voudrai au moment ne sont ma source ce n’éta ces histoassez sais pas si on y arrivera paro ent défomentdur, Exciton de Le faux bon. Il suit trois personenfoui jusqu’au noche ! », on maides film souv d’inspirati le prend plus d’une Le l’êtredre . un jour. on et ils et plus plutôt le jardin trésor supposé sont extrêmem us dans ue et le nisme parvenir àmoin l’idée dans d’un et le une femme pareille cruauté n’est pas du ci- est ent généreux. Avec cons, sans un homme, enfinentée ines à Dunnkerq rendez-voquan t, sont du commu vient lui raconter Jérémie (coscénari Sri LanMARGUERITE de Costi e pour abattrecomm sema age. Les Jacques Audiard veut désigner nages, de tauratio & JULIEN, de grandvoisin délin Tamouls du és ste lui-mêm e Le son du tourn film), possible Valérie ques par enfant, qui jeun c’est le tourn soit quel a le de famille. comme si je jouais Donzelli, avec les évoquée ils vérité qu’il moins dernières heures noche – mot plus bel effet. En une t Jérémie Elkaïm ou On au ping-pong et Malory, plusans. ville maisson depuis les avechistoire, dans d’une . et d’une nuit, é du pas la dix évidemen et Anaïs Demoustier cette juge journée c’est ka, enprès une efficacit la guerre civile d’une avecde la . (Compétitio qui n’a - dévoiler Jacques Audiard, qui en yé d’une temps du vrai. Mais n) e, l’emplo Le cont sanglantes de bureau sur à peu inuité , de une vie réinven rythmde tout cas, pas dans à se pose : aveccel’aide s’étaler père. une t- DHEEPAN Antonythasan, Claudine pays, jusqu’à S’expose là, question qui difficile dans t lee.jardin, censés coup fouillen Pour moi, métaux. du Pré-Sain ? Ef- leur de peu peut-être la rs un Jesuthasan temps ble jackpot, ion) coup sur film efficace dans une cité de détecteu , était vers cette duré . Leimproba s obligés un mby. (Compétit avectreprise qu’est-ce qu’un latin, c’est faire tée dialogues tour-travail de sape seesde fond des . Trois inconnu burlesqu enefforts fa- Vinasitha le rien à voir riche ne courue distanci ursée par le ficace, selon semble Gervaisfaire passer pour une très leurs t qu’u ines Quand la et Dheepan icaps majehuit sema plus est plus un de se quotidien. quête allégoriq unesprin handplus jusqu’au bout, couteau rait le ssiteconcret, un des r néce hurle de joie. enfoncer le soutenir, Entendu au moment c’estl’humou ême, le réel s taupe, et que, de qui fout d’elle-m bien vouloir où temp vieille ines. » ui. Ce ore sesema qui man urd’h cette passée,du l’Histoir pelles sept par aujo métaph sur é à J’ai s nos « it fable regagnait es la ? Allons sidér nage sa chambre, mercredi lesquell y aurait du rôle bon, dans voilàétéque - et avec elle il estIlrédu portail fonc nts. J’ai de soir. Ou plutôt jeudi matin, de temps du talon aiguille ceslevoisin, parce de trava prép aration pour enfa qu’ici (oui, famille parledu ent du laon la ses strates français, il était 3 h 20. e deuem on au t arrive-nt ne fil gatele»)dévo dit pas « the heelAlors, t. L’histoir d’un juge tourne menlenteme ose s’égaren à l’affaire et d On macom bureau recomp d’Etat. quan pays,diplomatiq e, la transfor frise le refroidisse dans le es,semais le soviétism e dument l’attention » Cert ue juge ce par au de entre justi ce.avec sublime nce,l’histoir lalaFrance riation montéeetdeleslaEtats-Unisun bure la Justi cette de laisé, : l’exprop histoire té e de bleus pour le la prése defilm se national d’invitées réali iersedans la fin de strip-tea à ladeprojection de « La après vite fait sont ?fait en club L’actrice s’est couvert WELTER Photo Julien MIGNOT tionnaires de eu biens refouler tionoubl desaen euve se faire gens haut rude ation vers l’or, gala qui ruée Lesdes marches récupér t-on a latants erine Den par. d’imporcer.bonne souvent mafia, toute etspécialiste The Assassin. Par Julien Cath en ion. cherche dans tenue des l’effa de soirée, risatqu’on on est très leurs Où comme prosa.ïque très l’aise dans celui auto pompes même elacées l’Union leurpas que partàdu platesparce én’est nce etdécouvr à semelles bonne ordinaire le préseont e ? qu’on décrété . Une nt donn r de que en confort Cinéma D’où vient-ell avaie led’un r de et qui lesjuge guer matrésor et la femmes sur vite la supersta au détecteu fable sans subju où n’étaient avez ble du De- talons aurait pasgag le bure Il yenus prév d’arts les inépuisa De Taïwan, bienvenue dou-aiguilles e, vous serine danssur le bêtis bips dans ses les étaient sur le cinéma gala. projection avec repose Legross Cath siteeeaméricain age filmêtes vous 39 ans règne ma- s de personn une compter parmi ir ce queThebidouill Daily Beast age des Quand in a fait quatrièm Heelgate savo est formel, s, le métaux, une question martiaux, jusqu’à de Cannes en le qui que deestincertain féministe. paumés votre gamtres souc Par Poly GLOTTE La productrice sesis chiffres Richter, Cette équipe de teux, Valeria le jury du Festivalque les mots ne Pour son rôle dans d’une es. qui détient le record tête d’au là. »fouler The le autour appris dess’être fait requatre fois pour Si s’engueu Ouna istoria de faitchines complex 2009 : « J’ai Lobster, COLIN FARRELL PARIS HILTON ne temp l’invisib fada, une affaire neuve de bien IR ? le, cause et ça m’a libérée. sandales, que àlescapter serait r d’un i y explique amplitude e, c’est DÉS Robert Guédiguio lou filmou de cherche parle comptent pas, compétition sont a pris 20 kg. Comment ? snous pas Paris sans caprices. horaires DU u : celu Nuit, àroumain ouetmise en u, lestrou la allers la Croisette dans la ainsi En RBE en faisant fondre de isetconn retours sur mise politicou de gauchouès oun filmou perche à longueur les films de Unede jama rs qui Arrivée dans une robe la glace Häagen-Daz journée LA COU ront de discuter. » sitedepas, en rond. ecarmélite exigent ment s plus au micro-ondes pour un renonceproducteu tournag brillante que la plus ns n’aumise tou, comme d’habitou communisden’hé bons, pas besoin lesabyme. sur le ». On iten résonne la boire staille brillante de tes Deneuve la basket de 20 aqu’une desfilms c’éta délirant pieds. avè Robert les Onaest sur ,de avalant deux cheeseburge et en copines dans les loges, moinsplutôtaute avecurs, Le le Roja. Annada nt finale boîte, voûte Vie. Elle la plantaire chaie sur Laibach les he. que les cassin 80 : Denpuei Paris 80: elle a exigé des rs-frites, du par fable la affic Life Coca-Cola et deux auraitsouple et accou ou, du mosushis et du vin. Tout ce uneismatelassée fins Beyrouth, ça Life Il y que Où est-elle ? ait ient cinq ans de parts de d’âge , en exécutri et brutale en où, « plusmentaire, version minimum. pétar dè flambas erente e difféLe d’une heureus construis fin chocolat tous les matins. gâteau au sonporta de son propre parfum s’aspergeant c’est « Jesuppléentrè Armèni é aunt, onque Dans The Assassinla Chine médiéevaie de ei: gag ceséinvitées ng, une rout slovène, enfoui conc « boule Turqués. Bombas, T E t pourtant, métal en casti orain à dans facettes. spartiates de 600 runt jusqu’ic j’adore les cheeseburge emp d’uneuros jes vous Impossible de vous de quiluxe atemtat, esglaseirar emprassure), sentimentale du sesens (à archicondans rte dire ce que ça partaitgroupe rs », a-t-il précisé. t àeux trésors, rendaient temp plus cont découve international. période est lagrand de deux Carol, long la projection sentait, notre odorat mais ce soien Avé lou sexyssou A comme vale : « Cette mais mon persona au moins y Que le féministe qu’il depuisapprenant est défectueux. disons pas ». é poiluto Simon ortab C’estfilm de n’en Todd ce. eux stes. nous, mais conf Haynes. be chez vie, l’existen Abkarian s cela, » cinéa la vers nue Denis des Le nombre de divorces (Aram) é la pitchoune dans Villeneuve la cour aille moincario, ts aux fable En cette qui comme légende urbaine. , leiner de réalisateur le SiBenicio Trésor tta reme dess Le Razane Jammal, tiel. Il Au nage est une Del ou moi de bout explose dans l’Empire Toro plus. Vedette senior de t, avec nsmesu et re riredefranc. moi Josh mens poiluta men Brolin, cherchoen Youth, rôle essen pour- m’enprètes, vers t dans Ne ses un lui au deux Com un nous plus. mas n ? nent inters’effacen avaient d mignonet du t-elle de Milieu Paolo Sorrentino, vienmontert, serai faitégar ? Voici la solution : ta. Fan des pieds, i de-là rêver ençarêt résiste?pas interpréàtations ne qu’o ? principal mais de-c son lesmarches le tournage imminent l’inté promettan tout men les fables, es belas mas un t »,dehisOù va-t-elle andé t fois (après astes en nsité la vie,deaiguilles. MICHAEL CAINE Juste du remake chinois talons le rôle du désir demtellemen bonne pauquet escagasme suis ième d’une n’avait : « Je déjà e, le cinéma, sontL’histoir des ciné Et puis dégonflés, du Mariage de mon courbe héros l’inte plus eu les honneurs reposer marsant. (Lou bisou deux Sepas Costi, ces lui ait pour ment elle ne joue e quiilsca-se grosdedurs quelaj’ai du désir ? « Lacarton-pât meilleur ami, avec de la e-t-elle pensif maissimal ta qu’on aux combats ot, comNIE YINNIANG se visage évalu juge ), tristedoux français de SHU QI à la place cannoise depuis… 1966 compétition l, dans débit rapide. Lepas Galinette, lou dictionner cette ma BercHou à jouerFinalem préparée plus ent, histoire, ge deASSASSIN e haute, est fatal de Julia Roberts et aite ce aupour tenu corps. et Alfie (objet le ciné film de r- recu finit bien. malic’est l’essence ou Franqui elle a mon nelasouh persilonna(THE le beau gosse Feng mode, dont d’un remake avec c La Têt même e dans çais-Pan Bagnat.) demicette scènes, est quoi tyrisé de l’inte » son dansa un de tout, Den porttoire ces ShaoFeng Jude Law en 2004). avec TRÉSOR) faireeuve gommé bal ave canapé. péter.d dans les que habiter prêt ver e au ritede Hou Hsiaos’en va) sien Dernier Loup de Jean-Jacque (Le COMOAR Explication de l’acteur end-elleA (LE ersation. Cuzin Toma. avec Elle Hsiao-H pour « elle sûre de sa lui fait trou si se ouvre le avec Shu repr compren lle ne man a britannique : sur Poromboiu, sa conv héroïne Corneliu préparéeune Sortie pour la Saint-Valent s Annaud). le Hsien,le sontChen. racté Mais besoin derise « Le film a eu un prix UNE HISTOIRE dequi que l’on , c’est qu’e de celui-ci s’est voulait etc. n’a Catherine. Confidences ce DE FOU, de Robert e mais pas moi, pasce pratiquetions quiQine nts, in 2016. Regard) et Changsa re alors mais ativ enfa Certain ligen qu’elle franer, (Un natu alors c’est aîne Guédiguian, je ne suis plus jamais la il préfère Bercot, tion) intel il tourne, avec Simon Abkarian L’impér uelle Bercot RET n pourforce cinéastes pour revenu ! » à des ques le vant qu’elle ench ns et que si avec une . Quandites et » lle (Compéti anue Ariane Ascaride. ent les à un avio et viewmontrer sabre. mots r SÉGU iller tout Emm (Séance spéciale) nses inédà ecelui d’Emman la faute sollicitatio lui manifest Tout est doncqu’elle avecdu T et Olivie de trava pour autant son du vent que retard, qui perm el des lerépo nué. pas de ale d LEFOR que j’aim sa manière sans tes de de Nice. Ce Par Gérar ci ou dimi , tion radic ué, le désir iratif : de l’hôt e pas. « Ce ent cette le film, t VENDREDI 22.05.201 30 minu inflexible ant et après he énormém andon- évol n’a jamais rétréx et cette sélec e plutôt adm euve la suite lus de x à l’aéropor 5-3 laiss luxe de ie de Dominiqu volonté pend re, Den me touc je peux m’ab rier. çais affaire de choi du capricieu ier in situ le avant, profuse e enco re, cend compagn ière et donc x. temps, forcenée. Ça i une offre le démontr facilité. et zéro d’appréc es elle me rassu nd. En ôt Barr de être une et surtout ça ière cigarette portes, tout : opère parm Tête haute des locau l ? « Plut l23.05.2015 où on l’atte du groupe La solutions ection en est-i 2 - SAMEDI Un truc indu Majestic e, proprio maîtrise, rement. » Prem vrir quelques t d’agacement vers les Cannes, où comme t en insp espèce ? relative he pas d’ou de entiè avec posDesseign présentemen suite de cette un débu é. » avec une moi qui l’ai ne penc re désir marine d’Henri ner se lève, tente e poindre , mais ne pour stic, prop Les ferm bleu t-elle qu’u son s est Maje laiss Et èdedonc C’est facile nelles avec er sous-sol au Elle uillées, et suite où tout ou moin en », conc ival : « die en entre autres Qu’est-ce ces plus verro exception ) de trouv t Mélo nuan c’est une et SE ? » tte ce qui moy e pour le Fest nstances e d’or 1964 les choses ilité souEn fait tout en raphiés citan à Cannes, CHO circo « genc fébr e, né une les dans des rbourg (palmc’est vrai que faite au ELQUE de presse dégo lle arriv ters sérig qui fut tour de la suite, connu recueille IT QU de Che er, qu’e jamais pro is ON BO que l’attachécendrier, elle de clopes. Le Parapluies mieux avant. Mais Verneuil Dans l’entrée bientôt arriv me suis rde et parfo Super - « dant erine. va de it absu gé. Je ne paquet on en verre Majestic. ue qu’elle , notre Cath pliments d’ac En atten faire office que c’éta ment chan Je trouve ça ait revenir aux ge de son e-sav it Au telle daine indiq là. Deneuve té aux com dans un tailpourrait l’emballa e d’un port c’est idéal. ici ont e en plein jour. le festival devr es et minu est civili heur à l’aise form café res dans tale. Ah ça, elle, la qu’elle tapis rougJe trouve que urnes, vers 21 ndre avec ailleurs très ion orien qui cend rier arrive sous de bain. « plate pour elle, mais pour ique furent et par pour répo d’inspirat baie vitrée cend olog la salle ridicule. s de gala noct l’air de rien, » Eau nt, où taulier brune la our myth dans les vé dans que chose ? vue »), maintena scandent le cueil du alon en soie l à travers projection t » Cela n’a ité du glam il y a la re préleon boit quel . Dunkerque avan au qui retrouve isément, gaieté leur-pant un coup d’œi(« Bon, d’accord, n’a enco fait, comme ribuait à la qualet que l’on nous e folle préc es de bure La onne r. cont tant Coca pour es les scèn C’est pas d’un ux sociaux, os que, Elle jette la Croisette pé où pers la promo de nime et nuit nait phot tout et fasci sur z? nt à réa Ces imles résea plonge dans un cana à la bourre, puissance, tournées qui nous l’époque… rtue vaineme connaisse is que sur part de cette est de moi, appr mal « Vous ter en s’installe ient qu’elle stic s’éve j’aie fait e de dire du photos à mon va ? Parce que brin film : Mais j’ai Maje que ue. çant prév ont , ça men pété, suite du est un Dunkerq mal interprété tout mon genr quand elles ) qui trou e com : « Vous qu’elle et Palm ue la du sidérante de secours Tête haut de notre état veut dire on a très Ce n’est pas a fortiori d même ding Cannes nt, elle Elle trouvaille issue nt région, quan entre s’enquiert du tout. » pression. ou d’une rava Paradot, e de sortie, son end fausseme , . C’est pas jet lag es aupa y e ville s par la crise ue (Rod . On la bébé port ça ne va rapport au ques heur de luxe ndre à d’un - époq sans doute sa dans un happ lui vient un qui docu massacrée il épuisée (USA) où, queld’une marque été plan répo e, mais vera part pour o elle haute », une amourett la douceur du lui fera C’est la de sa Springs it à la prom automatique Bercot où « tête ne à l’aune ré prison. d’une naire à brutale et y : suite age, malg à l’enfant, qu’il endurées. participa en pilotage d’Emmanuelle ordi e-sac happ prés ce t rien cul-d Justi men Vierge a lui-même rien ne i d’un sent un sités sur le film dans le du film : la taule force ation. Ains sur- dont e comme une qu’il e nos curio mentaire aïque, entre de resocialis le cadr r les violences ucation eur idoin pros sion tes ny ? ons d’éd subi une froid oraines, réalité emp exténuan de ces mais ados sous pres r un pas sommes Malo nique avec s cont doute saute tentatives té dans une où les Nous e chro politique la clef, sans isolée sTête rdé. t de faire Tête haut nfitures s cabo in à long apar le moins ot, La menacen forcément débotable La pour des déco ir républica aise est certe uelle Berc dire que la au shit) ué, veillée d’Emman e. Il faut (du cul ement dévo d le parti de person- bien avec un espo la Justice franç t bien. Deneuve : de tout eau film pas la ramp et plutô fatal pren mais les e nouv e optimiste T encore, Catherine onnage encadrement le du filmmotif psy pour ant le temps ne lâch solidité de d LEFOR un rien elle marche n à un pers nt à fictionnel haute, pend ny, Par Gérar e a la t, llence dura el. La part de passé, aucu de leur rôle an de Malo ; sée, mais Berco ramp exce ans Magim elle ît de ) cette manu toute son rontée dix le maturité e mam ot, Beno rase : pas vie est celle aincante E, d’Em Parad conf don de très jeun stier, conv HAUT salles. Leur , pur uve, Rod TÊTE e). En qui fait pour enfants, puis à la fragi es. Deneuve nages. Séverine, la Fore ertur Magimel el ils LA Catherine Dene le (Sara caus : d’ouv e oît tique juge les tient film de du film et foutraqu entêté (Ben duqu nce chao de toutes et elle e avec ction officielle, autour r eraine, ny dans l’adolesce un rebelle ny, boul l noir immature éducateu e (Séle : Malo e et souv us avec Malo peler son Et solei d’ap Malony, , impérativ de notr Yann, mélancolie). moins affolés rendez-vo notamment e-cœur nous tient dé par ses sme pour n bloc de tous, plus ou nt que crèv Sa faço un éroti exorbiauta itent film, scanau de juge. », qui frise explosive pouvoir la grav son bure« jeune homme juge qui a le homme » sur r de nerfs « jeune de l’expédie loi. Une Malony diriger hors la ou le coup écrasant, de res éducatifs tant, voire ge des cent gara de voix Critique Butin de roumain Critique UX AUDIARD, FA T PASSEPOR Duel sur red carpet Perrine SABBAT ZOË KRAVITZ VS LIYA KEBEDE Par d’eau, j’ai envie de pisser. » Ou encore, cette autre, qui relisant à voix haute son blog entêtant, nous conclue au visage : « Je me fascine. » Et si tu crois que tu vas nous faire rire avec ton « On entre ici comme dans un Jean Moulin. » Quant à l’aboyeur du Grand Journal, qui hurle comme un racoleur du marché de Treilles (Aude promondiale de la déréalisation, où fonde), « 4,5 sur 10 pour le film de bat son plein ce genre de petits Valérie Donzelli, le jury est partaDANS LE VENT accidents du comportement qui gé, cahin-caha », no comment, ça Cannes pris dans un affectent autant les anecdotes du c’est trop pur. Et que dire de ce impressionnant délugecorps que les aphorismes de la dernier qui, en goûtant sa pâte à de tramontane. Plages pensée. Par exemple celle-là, re- crêpe en vue d’une chouette soiimpraticables, parasols baptisée miss Clafoutis par le rée « I cœur en folie, accréditations Le Guilvinec », réatout-Croisette, qui se vit au mini- lise qu’il s’est qui s’envolent, festivaliers un petit peu beauleur avec l’ULM mum comme la fille cachée de coup trompé faisant de dans les farines : Grazia Daily Cannes du Bazin (soit, mais alors très, très « Ah, c’est donc ça qu’on appelle de jour. Tout ça ressemble cachée). Ou cet autre, qui tient à la cocaïne… » Bref, tournée de à une superproduction déclarer : « Dès que je mange des douche glacée hollywoodienne. On peut pour tout le monde là ? ça me reproche. » A relier à et retour au réel couper les ventilos, fruits, en direct de la un autre fragment épars du même somptueuse terrasse de 1,5 ha de auteur : « Dès que je vois un plan la Grazia Mansion, avec vue sur la France ? » « Non mais attends, tu DOWN + ; DR DR DÉTIENNE/CANAL JULIEN MIGNOT; PHOTOS : P NOUVELLE VAGUE COUR D’ÉCOLE Grosse foire d’empoigne à la projection presse de Youth, de Paolo Sorrentino. Alors qu’une énorme huée de mécontentement durait jusqu’à la fin du générique, les bravos du fan-club du cinéaste ont continué au-delà, durant un quart d’heure à la salle de presse. MÉCONTENTS Les cinéphiles se plaignent aussi du nouveau système de billetterie, qui remplace la queue du matin par une inscription sur le Net. De fait, ça fait mal de se voir notifier un refus par mail deux heures avant la projo : « Désolé gros, notre logiciel n’a pas trouvé judicieux d’inviter ta gueule. » te haute e La Tê Critiqu L DOWN 5.2015 I 14.0 2 - JEUD apparaît gle, se disrupte, Cannes comme chaque année davantage soso un bloc immuable, un repère Certes le contelide et pérenne. Certes, hys reste hysnu de la scène cannoise et térique, tapageur, écervelé argent largement défiguré par un contenant luilité obscène, mais le Le sentiment d’extraterritoria aura protectrice qui presque même, cette frappe qui se développe si vite et tient le monde à distance, naturellement chez le festivalier d’autant plus par sa solidité que de la cesser ordinaire tient à la qualité ce monde, lui, ne semble bulle cannoise, son étanchéité, de s’affaiblir. son hypnose et ses trompe-l’œil. ailest Lorsqu’on est ici, ce qui seule- The Dome l’allia leurs paraît lointain non entier sur l’alliaaussi Lee mystère reste ment dans l’espace, mais ge exact avec lequel est fabriquée Doitdans le temps. de cette cloison transparente. de Cannes, Depuis toujours, cette sphère laquelle on cette persistance pay cristal (Swarovski) sous avérée dans le paymonde a sa pertinence Cannes se protège du des films qui frivole, sage, à la qualité été associée à un sabbat affluer ? Aux staéphé- continuent d’y du Festival ? un tourbillon de risible particuliers très tuts du vice, mère, parfois un temple ses machinistes ? du temps Au talent de voire du vide. Mais l’air devait qu’à noussi on ne leRobe, t Et teint un Stella McCartney. Festidépose sur ce tableau génie du mêmes ? Le vrai Bijoux, Anna Hu Haute Joaillerie. sene se se neuf et étrange. val, celui sans lequel il sans contraste, de c’est lui : le Par un effet passé, 6 - JEUDI 21.05.2015 tel qu’il rait jamais rien doute, avec le monde se dérè- festivalier. tourne mal, s’enflamme, Cannes Labo Par Olivier SÉGURET PHOTOS : E-PRESSPHOTO.COM ; JULIEN MIGNOT Par Olivier Robe, Proenza Schouler. 13 + 20 h 00 : Arcades). UP Le gros up du jour revient aux Pet Shop Boys. Leur Go West ouvre Mountains May Depart, de Jia Zhang-Ke. Dans la choré délirante de Chinois déchaînés, le plus dur consiste à tenir assez longtemps le geste de la vaguelette, rebaptisé par une certaine Espagnole « la ondita » (plok plok plok). Duel sur red carpet EMILY BLUNT VS ALICIA VIKANDER Par Perrine SABBAT Labo Cannes SÉGURET Robe, Valentino Haute Couture. DEMANDEZ LE PROGRAMME Jeudi 21 K SWIRC/ « Tu le savais, toi, que la Russie vient de déclarer la guerre à La CHASSE AUX MÉGOTS 180 €. C’est le montant, ne vas pas me pourrir un peu plus désormais, de l’amende la vie alors que je viens de réaliser qui frappera au cœur que mon accrédit moutarde non et au portefeuille toute personne qui jette son pastillée (hiiiiiiiii !) ne me permet mégot sur la Croisette. pas d’entrer à la projo du Hou Et même si Catherine Hsiao-Hsien. » Ben koikigna ? On jette ses divines Vogueest à Cannes, chérie, capitale d’un air détaché ? 8 pointe Croisette, et plus précisément sur le square du 8-mai-45 où, toute sono à fond (mais que Compétition fait la police municipale ?) se dé- Dheepan de Jacques Audiard roule la manifestation alter dite (8 h 30+14 h 30+19 h 00 : Grand Théâtre du « Banquet des 5 000 », destinée Lumière). à lutter contre le gaspillage et en- Nie Yinniang (The Assassin) courager la culture du partage. A de Hou Hsiao-Hsien (11 h 30+22 h 00 : Grand Théâtre Lumière). Cannes, où les homards se cachent pour mourir, c’est, de fait, Séance spéciale Cannes Classic Visita tout un programme. Soutenu par (1982)ou Memórias e Confissões de Manoel de Oliveira, de grosses légumes : d’une part, (21 h 00 : Salle Buñuel). quelques gusses sympathiques Hors compétition travestis, qui en carotte sous Oka (Notre maison) de Souleymane acide, qui en haricot vert du Ku Cissé (19 h 15 : Salle du soixantième). Klux Klan. D’autre part (sonnez Un Certain Regard trompettes !), le président Les- Comoara (Le Trésor) cure pour de vrai qui, entre deux de Corneliu Porumboiu intoxications au caviar, a tenu à (11 h 00+16 h 30 : Salle Debussy). encourager en personne ces The Other Side de Roberto Minervini (14 h 00 + 22 h 00 : Salle Debussy). jeunes gens militants. Le tout accompagné par une mise en mu- Quinzaine des réalisateurs sique frisant le sans-faute : Suga- Efterskalv (The Here After) de Magnus Von rhill, Bowie période Changes, une (9 h 00 + 18 h 0 Horn 0 : JW Marriott). palanquée de Velvet, Shaft, Prince A Perfect Day de Fernando León et tutti Jackson. Ce qui eut l’heur, de Aranoa (12 h 00 : JW Marriott). façon morceau de pissaladière Programme Courts 1 trempée dans une tasse de choco, (14 h 30 : JW Marriott). Gokudo Daisenso de déclencher quelques grandes Apocalypse) de (Yakuza Takashi Miike plumes de la Grazia cream team. (20 h 30 : JW Marriott). « La putain de ta mère, quand j’en- Semaine de la critique tends ça, ça me téléporte dans ma La Vie en grand de Mathieu Vadepied prime jeunesse, ça me rendait (11 h 30+20 h 30 : Miramar). dingue, je sautais dans tous les Krisha de Trey Edward Shults sens. » Seul faux pas, à l’heure où (8 h 30 : Miramar + 14 h 00 : La Licorne). Cérémonie de clôture nous imprimons ces lignes, tou- (19 h 00 : Miramar). jours pas de Go West (version Pet Shop Boys) en hommage à Jia Acid Volta à Terra de João Pedro Plácido Zhang-Ke. (11 h 00 : Studio : PATRIC JOLIS CULS « Colin Farrell a un joli » petit cul (tout neuf ?). Impression à chaud d’une Grazia girl en émoi au photocall de The Lobster, le très attendu film grec de Yorgos Lanthimos. La chronique de Gérard LEFORT La critique en provençal cannois de Une histoire de fou PHOTO LA GRANDE MOUETTE GRAZIA DAILY CANNES Trop pas LES HOMARDS SE CACHENT POUR MOURIR tre Rencon ITE MAIS FA SUIS JAOUGE » E M E « JE N AU TAPIS R Robe, Louis Vuitton. Là où Cannes reste un imbattable labo du futur, c’est sur la question de l’âge. Oups, pardon, enfin des ans. Ah, désolé, enfin ce truc-là, le numéro à deux chiffres par lequel on identifiait autrefois les humains. Oui, parce qu’ici, on vit déjà pardelà les catégories du jeune et du vieux. C’est fini tout ça, so XXe siècle. Désormais, nous vivons tous et pour toujours à différentes périodes d’une jeunesse éternelle. Il paraît d’ailleurs que le premier humain immortel est probablement déjà né. C’est ce que les prophètes du transhumanisme déclarent. Il ne s’agit pas d’un bébé en particulier, c’est juste une déduction statistique : puisque nous aurons trouvé la clef de l’éternité dans les décennies qui viennent, les premiers à en profiter se trouveraient forcément déjà parmi nous. C’est peut-être ça, le plus difficile à avaler : le changement de valeur du mot éternité, qui, de toute éternité, a signifié l’inaccessible pour l’homme mais le transcendé pour l’art, lequel ne meurt jamais. N’est éternelle à ce jour que la Vénus de Milo. Voici donc venir l’éternité scientifique, dont Cannes est une vitrine prédestinée, où la propagande jeuniste s’exprime aussi bien dans les films et leur arrière-boutique (les stars véhiculent des valeurs par la façon dont elles s’arrangent du temps qui passe sur leur corps et visage) que sur la scène de la ville, avec la tête de gondole mondiale du tapis rouge. Là, les sponsors de la chimie cosmétique et du bistouri peuvent faire valoir leurs progrès : ces deux ou trois modèles de bouches purpurines et vitrifiées, ces diverses tailles de poitrine galbées au laser, ces fronts lisses et photocopiés. Créatures sans âge, qui cachent dans la peur qu’elles ont au ventre ce miroir de Dorian Gray où est conservé leur reflet moral, naturel et dégradé. On oublie trop souvent ce détail : être sans âge, c’est être sans vie. ET PENDANT CE TEMPS-LÀ WIRE IMAGE (POUR VUITTON) ; JULIEN MIGNOT Trop pas UP soir. » BENICIO DEL TORO MODDS DEMANDEZ LE PROGRAMME Samedi 16 ENTENDU « Il rentre tôt ce Par Perrine SABBAT Photos Julien MIGNOT ET PENDANT CE TEMPS-LÀ PHOTOS : GETTY IMAGES (POUR KERING) ; 3 BITCHY MARIE All about the Heelgate ET AUSSI… Du backstage impertinent nuit, ça que), les lunettes noires la dans va à tout le monde, surtout UV400, La chronique de Gérard LEFORT cette version protection mat’, fait ce qui, à deux heures du cannois, Compétition du bien. Mais le petit plus Moretti que ces Mia Madre de Nanni h. « kiss-kiss cht’adore », c’est 14 h 30 + 18 blanche, (8 h 30 + lunettes sont à monture Grand Théâtre Lumière). qui (oui, The Sea of Trees (La Forêt des conférant à n’importe roulettes songes) de Gus Van Sant (11 h 30 même à toi, le cageot à de + 21 h . Grand Théâtre Lumière). qui ne m’a pas lâché la grappe de Hors compétition toute la soirée), une allure Trop A Tale of Love and Darkness Zaza Napoli is back in town. de (Une Histoire d’amour et de américains dès lors qu’une amis cependant se on condition A Cannes, de Natalie Portman Certains matins à (accident d’acide trop. la protection en ténèbres) Toute forte émotion (18 h 30. Salle Bunuel). du Nas- penser à retirer sent, comment dire ? di- botulique, effondrement sur les verres au risque, mouette (« kamone », comme Par ailleurs, l’ami plastique Un certain regard Naomi daq) les étreint. de faire dire à un type vrai- Nahid d’Ida Panahandeh rait en VO la Japonaise tend ses grandes sinon, et pla- goéland nous cool : « On t’a vomi sur (11 h 00 + 16 h 30. Salle Debussy). en miroir : ment pas Kawase). C’est-à-dire rieuse aériens, ailes de la métaphore serions- la tronche ou quoi ? » Maryland d’Alice Winocour nant au gré des courants de (14 h 00 + 21 h 30. Salle Debussy). haut tel Zouzou le goéland, qui est bien dans ce genre à la bonne distance, très prêts à tout pour Ce le lâché de Quinzaine l’azur !). nous nous aussi can- fiesta accorte, c’est dans le ciel bleu (l’azur ! León de dévorer les reliefs du festin plutôt vulgaires (love !) qui A Perfect Day de Fernando Whoaou, trop pur. de réponse à la fiesta vannes bouche du moindre des Aranoa (9 h 00 + 20 h 30. JW Marriot). Début ? nois hauts la 2, des sort de Voix off s’échappant des uma noites - Volume : d’ouverture de la Quinzaine et néanmoins ami(e)s. As mil e de Miguel Gomes parleurs de la télésurveillance o desolado une plage privati- collègues comme réalisateurs sur exemple, celle-là qui trouve (11 h 45 + 17 h 30. JW Marriot). « You-hou chéri chou, tu vis au doux nom de Par (Isabeeeeelle !) a re- Trois souvenirs de ma jeunesse d’info : sée répondant tu veux mais deux points (ou un truc qu’Isabelle autre, d’Arnaud Desplechin tendance plage Boa-Boa pris du cassoulet ou cette primo, tu as un peu trop estime, (14 h 45. JW Marriot). et la comme ça). tout aussi vilaine, qui à confondre le sucre en poudre im: laisse Semaine de la critiqueSantiago pourtant fine plume d’un réserve de cocaïne. Deuzio BLANCHES la de que LUNETTES Paulina (La Patota) mense support français, tomber la mouette et cultive-nous POUR NUITS NOIRES c’est, tu Mitre (8 h 30. Miramar). » Soit. presse écrite, tu vois, Jun-hee plutôt ton devenir goéland. Coin Locker Girl de Han en soit, il y avait bien Euh, qu’il vois. tu Quoi fini, la après 0. Miramar). vois, archi-über (8 h 30. Buñuel+ 19 h 3 D’autant que, juste effet constricteur, tela vision sur place un même après une cinquième Ni le ciel, ni la terre mouette, nous est venue à la forte affluence non, on ne voit pas. goéland nant moins de Clément Cogitore hallucinogène d’un vrai qu’à la découverte vodka-gin, deux très jeunes gens (11 h 30 + 17 h + 22 h. Miramar). müesli à l’open bar, office de A la sortie, se goinfrant d’un reste de 1 (14 h. Miramar). serre-kiki de ce qui fait : « A Cannes, ce Programme Courts bio sur la table du petit-déjeuner produit dérivé pour le film de Phi- philosophaient « Oh ne nous regarde pas. » Acid des femmes : qu’on voit d’un palace de la Croisette. l’aphorisme 347 du De l’ombre il y a riche lippe Garrel L’ombre res, et Perso, depuis my god ! », hurlait une Nicholovitch une paire de lunettes noi je n’ai pas entendu de Nathan 13 + 20 h. Arcades). cliente californienne, incarnation pourquoi pas, puisqu’il est bien Gai savoir, (11 h. Studio d’aussi lol. mesure (mais pas quelque chose idoine de ce sens de la Cannes qu’à connu nos qu’expriment physiquement 1 ? Qui êtes-vous Shu QI Du cinéma avant tout GRAZ IA DAIL Y CANN ES ANNES D A IL Y C PHOTOS : AUGUSTIN Un contenu incontestablement influent : G R A Z IA L’Oréal Paris ne [email protected] : de s’est pas trompé Directeur rédaction : la Naomi Watts Joseph Ghosn Rédactrice en maîtrise décidément chef technique : la pose de l’égérie. PHOTO : JEFF LANET/CANAL+ Aishwarya Rai. MIGNOT; CÉDRIC au Grand Journal … Meanwhiledanse avec le top australien En s’offrant une Thouroude a fait de très Miranda Kerr, Thomas certain : l’égérie Magnum nombreux jaloux. C’est hier, sur la Croisette. en a fait fondre plus d’un Le meilleur accessoire de Julianne Moore ? Son sourire. Parfois, s’habiller est vraiment simple. … Meanwhile au Grand Avec son tube Uptown Funk, Mark Ronson a enflammé la Villa Schweppes jeudi soir. Journal Cette nuit à cannes Copyright © 2009 le sémillant John Turturro), (avecArnoldo Mondadori Editore de 20 h, sur la plage Magnum. All rights reserved. à partir S.p.A. Published by Mondadori Magazines Francedu film The Sea of Trees (La Forêt des S.A.S. with5theSoirée McConaughey) permission (avec Naomi Watts et Matthew of songes) Arnoldo Mondadori tenu secret. Editore S.p.A à partir de 23 h. Lieu encore 7 Contrairement à la photo, le baiser qu’envoie la jolie Barbara Palvin, égérie L’Oréal Paris, n’est pas volé. En robe Vuitton, Karlie Kloss nous rejoue le « leggate » d’Angelina Jolie. Très convaincant. Cette nuit à Cannes 1 Soirée du film Le Petit Prince (avec Marion Cotillard, Rachel McAdams, BenicioJames Franco, Rudd, Jeff Bridges…) del Toro, Paul ALBANE, rooftop du au A Club BY JW Marriott. 2 Le plaid, accessoire 2015 indispensabl e pour festivaliers frigorifiés, à la projection de Terminator sur la plage du Palais. Darkness 6 Soirée du film A Tale of Love and ténèbres), premier film (Une histoire d’amour et de Lieu encore tenu secret. réalisé par Natalie Portman. SAMEDI 16.05.2015 - C’est le début de la fin. A 22 h, la Croisette est quasi vide (miracle : on peut la parcourir en dix minutes, au lieu de trente). Mais c’est aussi à ce moment-l du festival que, souvent, à la magie opère… 20 h : coup de sonnerie à l’appartem ent. Xavier Dolan apparaît sur notre palier. Interview sur le bord du lit, photo dans le salon. La fin de quelque chose est souvent le début d’une autre. Hello Jane Fonda, petit bonbon rose sur tapis rouge. Digital manager Elodie Bourdeau : PUBLICITÉ Directeur exécutif régie : Valérie Camy Directeur de groupe commercial pôle haut de De plus en plus gamme : Guillaume puissants à Cannes Beauquesne Directrice de (partout, en fait), les développeme Chinois à la conquête mode haut dent de la Croisette. gamme : Laura Directeur OPSSalvi Cross Média : JeanJacques Bénézech FABRICATIO N Chefs de fabrication : Nadine Seuls sur le sable, Chatry, Johann Gaisser les yeux dans l’eau, trop leur rêve était beau… Josh Brolin, Editeur : Mondadori Emily Blunt et Magazines France Toro se voient Benicio del déjà en haut du Siège social : 8, SAS palmarès qu’ils ont défendu rue François-Ory, 92543 façon cartel mexicain avec Sicario, Montrouge Cedex énervé. de 19 h à 21 h 30 1 Actionnaire Yael Naim et Camélia Jordana JW Marriot. Noire by Belvedere, au la Chambre àprincipal : Mondadori France SAS (avec Diane Kruger, Directeur 2 Soirée du defilm Maryland la publication Paul Hamy et la réalisatrice : Matthias CarmineSchoenaerts, Perna Winocour) aux Marches. Alice Impression : Riccobono à Le Muy de 22 h à 1 h sur le (83) 3 Soirée Arte x Télérama Port de Cannes. Photogravure : Albert-Edouard, Arte, jetée Bateau Arto, Taverny (95) N° ISSN : en cours de Nanni Moretti 4 Soirée du film Mia Madre, MAXPPP IMAGE; M. BRUNO/CANAL+; Sienna Miller a faussé compagnie au jury le temps du dîner Swarovski x The Hollywood Reporter. CANEZZA; WIRE Liya Kebede songe sérieusement à se reconvertir en Djette. FABRICATION Chefs de fabrication : Nadine Chatry, Johann Gaisser Editeur : Mondadori Magazines France SAS Siège social : 8, rue François-Ory, 92543 Montrouge Cedex Actionnaire principal : Mondadori France SAS Directeur de la publication : Carmine Perna Impression : Riccobono à Le Muy (83) Photogravure : Arto, Taverny (95) N° ISSN : en cours exécutif : Carole Fagot Editrice : Isabelle Jacques MARKETING PROMOTIONMarion Lenoble, Caroline Di Roberto GRAZIA.FR ? », « Mais où est mon mec semble dire Charlize Theron, qui a perdu Sean Penn sur le red carpet (pourtant pas si long). STARFACE; JULIEN PUBLICITÉ Directeur exécutif régie : Valérie Camy Directeur de groupe commercial pôle haut de gamme : Guillaume Beauquesne Directrice de développement mode haut de gamme : Laura Salvi Directeur OPS Cross Média : JeanJacques Bénézech Deuxième montée des marches pour Rachel Weisz avec Youth, un film sur le temps qui passe… Et qui n’a visiblement pas d’emprise sur elle. chef seulement, jourGrazia Daily Deuxième Cannes : Philippe Azoury du choix et déjà l’embarras Journalistes : Luc Chessel, Gérard show sexy Lefort, Un la nuit venue. Perrine Sabbat, Olivier la plage surWelter Séguret, KerrJulien de Miranda Coordinatrice : arty Sarah Di Bona ? UnJ. happening Magnum Photographe : Julien Mignot avec Paris Rédacteur chez L’Oréal en chef digital : Patrick ? Un dîner Thévenin uniFrance Journalistes grazia.fr Carlton au: Anais somptueux Delcroix, Pauline Pellissier, Sabrina et Swarovski donné par Pons, Judith SamamaPatte Reporter, Secrétaires de The Hollywood rédaction : Sibylle Qui sera la plus Dehesdin, Miller, Arnaudinvitée où Sienna Nemet belle pour aller Chef deastudio à peine : monter ? Ballet d’honneur, Jean-François Guillon Rédactrice photo Weinstein de robes ? longues Harvey : pour Brigitte Bassale remarqué Petra DIRECTION Nemcova et qu’il reste dix jours. Et dire Directeur Attention aux accidents en lisant votre Grazia Daily Cannes… célébrer Au nom de l’art, et pour chez la relève du cinéma français Petite L’Oréal Paris, la chanteuse olé (mais Miller a fait un show olé culotte). a quand même gardé sa GRAZIA.FR Digital manager : Elodie Bourdeau www.graza.fr/daily-cannes Elena Fèvre Directeur artistique : Adrien Pelletier Chef de service photo : Zohra Mokhtari Administrate ur de la rédaction : Véronique Chaubin Rédacteur en CANNES SEXY ARTY George Clooney ? Cassel, Non, Vincent Cassel venu défendre incognito (ou presque) Tale of Tales, de Matteo Garrone. PHOTOS : VISUAL; Rédaction : 8, rue François-Ory, 92 543 Montrouge Cedex Pour nous contacter par e-mail : prénom. [email protected] Directeur de la rédaction : Joseph Ghosn Rédactrice en chef Print-Digital : Sabine Maida Rédactrice en chef technique : Elena Fèvre Directeur artistique : Adrien Pelletier Chef de service photo : Zohra Mokhtari Administrateur de la rédaction : Véronique Chaubin Rédacteur en chef Grazia Daily Cannes : Philippe Azoury Journalistes : Luc Chessel, Gérard Lefort, Perrine Sabbat, Olivier Séguret, Julien Welter Coordinatrice : Sarah J. Di Bona Photographe : Julien Mignot Rédacteur en chef digital : Patrick Thévenin Journalistes grazia.fr : Anais Delcroix, Pauline Pellissier, Judith Samama-Patte Secrétaires de rédaction : Sibylle Dehesdin, Arnaud Nemet Chef de studio : Jean-François Guillon Rédactrice photo : Brigitte Bassale DIRECTION Directeur exécutif : Carole Fagot Editrice : Isabelle Jacques MARKETINGPROMOTION Marion Lenoble, Caroline Di Roberto Retrouvez les Grazia DAILY CANNES sur : Par Perrine SABBAT UN ANGE PASSE Rédaction : 8, François-Ory, 92rue Montrouge Cedex543 Pour nous contacter par e-mail : prénom. 6 - SAMEDI 16.05.2015 Un contenu radicalement chic ou éblouissant ... Soirée du film Valley Guillaume Nicloux of Love de Huppert et Gérard (avec Isabelle Depardieu) à la plage Magnum. 3 Set de Synapson à la Villa Schweppes, aux Marches. VENDREDI 22.05.2015 -7 Suite au verso... Print Critique ET TA PETITE SŒUR ? La compétition ouvrait hier avec un film du Japonais Kore-Eda : Notre petite sœur. Chérie, ou tout du moins mignonne comme tout. Par Philippe AZOURY Cannes sans dormir JOUR 2 Par Philippe AZOURY PHOTOS : JULIEN MIGNOT ; DR ; E-PRESS PHOTO. MERCI À LEICA ET BRONCOLOR. J e suis trop jeune, dit-elle, pour aller là-bas par moi-même. Tu te rends compte que je pourrais me perdre… » La rue d’Antibes est le nouveau manoir des secrets. On y croise toutes sortes de créatures, Tale of Tales en continu, un grand travelling avant de vingt minutes. On n’y rencontre que des gens que l’on mérite. Il y a les mendiants roms, forcément inquiétants (nos conversations se transforment en murmures quand nous, festivaliers, soudain honteux, on les croise). Il y a le regain hallucinant de prostitution africaine (« mais c’est rue d’Antilles ici ! » – entendu hier soir)… Non loin du cinéma Star, je regardais le ventre de cette fille parce qu’elle portait un T-shirt sur lequel était imprimée une photo de Richard Prince : un gros plan de Debbie Harry sur laquelle Prince a collé des codes-barres de DVD pornos avec leurs titres. Je trouvais intéressant de venir à Cannes en y portant ça. Aucune idée à quoi pouvait bien ressembler cette fille – était-elle blonde, brune ou bleue ? – c’est l’irruption soudaine de ce T-shirt rue d’Antibes, là, à 3 heures du matin, qui m’intéressait. Elle ne l’a pas compris. Elle croyait que je regardais la couleur de son badge, elle cherchait à savoir si mon accréditation rose pastillée ouvrait plus de portes que sa mauve « marché ». Aucune envie de parler de ça, de cette évaluation-là, il y a tant à raconter rue d’Antibes, le soir passé 3 heures du matin. Il y a les Américains. Ils sont ici comme ils oublient d’être à New York : ivres et heureux. A cette heure-là, ils vont par deux – garçons et filles, d’une élégance, maman, d’une élégance rare. Un vieux rêve tombé de Palm Springs, elles en Zelda, eux en Hemingway. Ils font des grands gestes de mouettes, les Américains, déclamant des vers de Keates, esquissent des pas de danse dans la rue, Ginger et Fred sans la pluie, grands enfants emplis de grâce. Et juste après eux, un vieil ami, chemise blanche mais abîmée et qui, me prenant le bras, me glisse : « Je suis charmé. » Quoi ??? « Je suis chargé. » Le Festival est commencé. Notre film du jour Tale of Tales Le dernier opus de Matteo Garrone plonge Salma Hayek et Vincent Cassel dans un abyme d’héroic fantasy. Sacrilège ? Sortilège, plutôt. Par Philippe AZOURY Il y a un truc marrant à faire à Cannes, une petite liberté que l’on s’octroie, c’est d’essayer d’arriver aux projections non seulement à l’heure et dans un état à peu près présentable, mais surtout sans rien savoir. C’est presque mission impossible, dans la mesure où, à moins de vivre avec un casque d’astronaute sur la tête, le petit kilo- mètre de croisière est un chemin de Damas de l’info. Toujours un écran, une affiche, un « ami » journaliste pour en dire trop. Mais ce soir, on a réussi à tous les éviter, on est encore frais, et nous voilà, innocent comme l’agneau qui vient de naître, devant… le Matteo Garrone. Qui ça ? L’homme de Gomorra, le seul film social italien passionnant des dernières années. Il faut beaucoup de mémoire pour raccrocher cette production aux premières minutes de Tale of Tales. Naples a laissé place à un monde d’heroic fantasy, un château haut perché peuplé de puces géantes, de rois bouffons, de reines stériles (Salma Hayek, passant de la plus grande dureté à la plus grande fragilité en quelques secondes). De princes héritiers albinos. De sorcières endormies transformées en rousses canon. De chevaliers baisant tout ce qui bouge (Vincent Cassel, éternel sexy). D’hommes descendant en scaphandre dans les abysses d’un Loch Ness bleuté pour aller y tuer, à la lance, un monstre sous-marin et en extraire le cœur afin qu’il soit cuisiné par une vierge et dévoré cru par la reine et qu’enfin, elle enfante un successeur au trône. Et que meure dans la magie le mauvais sortilège… Rencontre Tapis rouge 15 minutes avec Adèle Exarchopoulos page 3 Duel au soleil entre Julianne et Natalie page 6 Il n’est absolument pas nécessaire de parler japonais sur le bout des sushis pour voir à peu près de quoi veut nous entretenir Umimachi Diary (Notre petite sœur), le nouveau film de Kore-Eda qui ouvrait hier la compétition. Harmonie, attention, calme quasi provincial, esprit de famille voire de corps, douce mélancolie, deuil du monde comme il part : ce sont là des signaux presque trop évidents d’une certaine idée du Japon. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils clignotent en per- Ok, ils sont un peu loin, les HLM de Naples. Mais c’est la part intrigante de ce film, son charme – au sens magicien du terme : on ne sait pas d’où il vient. On ne voit pas ce qu’il pourrait dire de l’Italie d’aujourd’hui. Inutile de ressortir du cartable sa psychanalyse du conte de fées de Bruno Bettelheim : on ne voit rien ici qui puisse « résonner » avec le réel. On comprend qu’une partie de la critique se dise officiellement désarçonnée. Car au moins, n’est-ce pas, dans Game of Thrones, on entend en sous-main toute la politique moyen-orientale. Ici, non : on est dans le genre qui ne sert rien que de la magie seule, vaine et belle. Presque une première, dans un genre en général soumis à une obligation de laideur : le film est beau. Il vient des gravures pour Jules Verne, des couvertures des fumetti d’heroic fantasy, des délires psyché pour le Elric de Michael Moorcock, des BD de Corben. Ce même turquoise, ce même rouge sang. Tale of Tales avance par pur plaisir esthétique. On ne s’explique pas cette œuvre. Et c’est ainsi qu’elle agit comme un puissant psychotrope. 15 MINUTES AVEC… 2 mai manence. Toutefois (notez la cuistrerie de ce « toutefois »), deux vocables japonais de plus ne vous feront pas de mal pour aller plus loin encore dans la pénétration de ce Japon sous bulle tel que KoreEda l’idéalise. Le premier, c’est « Sakura ». Un terme qui revient tous les ans, entre la fin du mois de mars et le début avril, pour dire l’éclosion à nouveau, et comme pour la première fois, des cerisiers en fleurs. Sakura, le regain, Sakura, le cycle recommencé. Umimachi Diary est en bonne partie tourné pendant Sakura avec la farouche volonté de restituer ce sentiment magique de plénitude qui vous prend lorsque vous traversez une allée de cerisiers en fleurs et que soudain, au- tour de vous, plus rien d’autre ne saurait avoir d’importance. A sa façon, exclusive, Sakura a contaminé le régime entier du film : chez Kore-Eda, rien d’extérieur ne compte hormis le récit intime des quatre sœurs (ou presque : la plus petite est une demi-sœur adoptée sur le tard par la fratrie, et les épisodes même de son acceptation fournissent au film sa matière première). Aucun homme, par exemple, ne réussit à s’y faire une place. Aucun événement du monde ne vient en perturber le cours. On peut trouver le film plat, désespérément linéaire – et il l’est. On peut tout aussi bien décider d’y installer un peu de soi, s’y faire une place, invisible, silencieuse, et s’y plaire. Doucement. Adorablement. On évoquait un second terme qui servirait de clé pour décrypter ce monde. C’est plutôt un nom de lieu : Kamakura, une petite ville à une heure de train de Tokyo. Une banlieue qui vit encore sur des codes en fonction dans les années 1950. Si les cinéphiles reconnaissent d’un coup d’œil la gare de Kamakura, c’est qu’elle a été filmée sous toutes ses coutures dans tous les films d’Ozu, le plus grand cinéaste au monde, né et mort à Kamakura. Un réalisateur, a fortiori japonais, ne choisit pas de tourner un film entier à Kamakura pour des nèfles. Il y va pour rendre hommage. Notre petite sœur est un film se courbant devant Ozu. On y chante le goût des coques, des palourdes, des maquereaux frits ou marinés ; les printemps tardifs ; les automnes précoces. Toutes ces choses qui ne repousseront plus. UMIMACHI DIARY, de Kore-Eda Hirokazu (Compétition). Qui êtes-vous ? Alice WINOCOUR La réalisatrice de 39 ans présente Maryland, dans la section Un certain regard. Par Perrine SABBAT D’où vient-elle ? De la Fémis. A la Semaine de la Critique, en 2012, elle nous avait épatés avec Augustine, son premier film sur la relation ambiguë entre le professeur Charcot et l’une de ses patientes diagnostiquée hystérique : « Les dysfonctionnements du corps me fascinent. » Où est-elle ? Derrière la caméra de Maryland, mi-thriller apocalyptique, mi-film d’horreur, avec Matthias Schoenaerts en garde du corps de Diane Kruger. « Je n’avais pas envie de faire Bodyguard, là on ne sait jamais s’il a envie de l’embrasser ou de lui casser la gueule. » IL RACCONTO DEI RACCONTI (TALE OF TALES) de Matteo Garrone (Compétition). GRAZIA DAILY CANNES # 2. Gratuit Où va-t-elle ? Voir Mad Max, et aussi défendre un film turc, Mustang, dont elle coécrit le scénario. Son prochain long ? « Une histoire d’amour un peu étrange. » Encore. Retrouvez tous les numéros du GRAZIA DAILY CANNES en PDF sur MARYLAND d’Alice Winocour, ADÈLE EXARCHOPOULOS Elle nous parle tout en luttant avec les fermetures anarchiques de ses sandales Roger Vivier. Mais « l’avis d’Adèle », lui, est ultra carré. Par Julien WELTER Photo Julien MIGNOT Critique Par Luc CHESSEL Il faut toute l’explosivité contenue d’Adèle Exarchopoulos, toute la fourbe candeur de Tahar Rahim, tout l’éclat de Karim Leklou, Swann Arlaud, Guillaume Gouix et les autres, pour nous faire tenir en place devant les fausses promesses des Anarchistes. Difficile de trouver meilleur sujet qu’une histoire de flic infiltré dans un groupe de libertaires clandestins pendant les derniers feux du XIXe siècle. Ajoutez a girl pour l’amour libre, a gun pour l’action directe, et quelques bases de doctrine antiautoritaire pour ceux que ça intéresse. Vous pourrez crier « mort aux vaches » et réussir le parfait film social-démocrate : laxiste et autocensuré, beau parleur mais dégonflé. Le but d’une morale anarchiste, n’est-ce pas de « déchirer toute loi extérieure », selon les mots d’Elisée Reclus, figure invoquée en creux par cette reconstitution ? Si tous les fils suivis ici (bohème chorale et chronique politique, film d’époque et film d’amour) tournent courts, c’est qu’ils sont tirés un par un comme des ficelles, selon les lois (toujours plus ou moins scélérates) du bon scénario : un héros ambigu pénètre un milieu fermé. Il développe des liens et des doutes. Puis les choses tournent mal. Et c’est tout. LA BOUCHE D’ADÈLE Voici rejoué le conflit de la loi intérieure, fraternelle et amoureuse, contre la contrainte sociale. Si Jean (Tahar Rahim) finit par trahir ses frères d’armes, on nous montre aussi qu’il en souffre. Il y en aura pour tout le monde. C’est là l’esprit (social traître ?) d’un cinéma qui laisse tomber ses personnages en disant : obéis, mais surtout, surtout, surtout, n’en pense pas moins. Ce genre de mots d’ordre peine à nous tirer une larme. Cette idéologie toute légaliste vient pourtant buter sur quelque chose : les corps et ce qu’ils véhiculent. On voit peu à peu, dans le film, la direction d’acteurs pousser toute la troupe vers l’intensité fiévreuse, la passion du verbe, le kitsch des réunions secrètes et des aubes sans sommeil. Et on commence à voir les corps qui résistent, acteurs ou personnages qui, eux non plus, n’en pensent pas moins. Quand Elie Wajeman filme en gros plan la seule bouche de Judith (Adèle Exarchopoulos), croyant ouvrir surtout un abîme de désir chez le spectateur, ce même spectateur se met surtout à penser à un autre infini. Il revoit alors ces visages des ouvriers anarchistes de l’époque, photographiés par la police, et qui pourtant n’obéissent jamais aux ordres du pouvoir qui les a photographiés pour mieux les emprisonner, les ficher. Non, quand on est devant ces photographies, ce sont leurs corps qui renversent l’ordre. La biométrie des surveillants naïfs – qu’ils soient flics ou réalisateur – n’a jamais vraiment eu de prise sur la vie qu’ils visent. C’est la bonne nouvelle du jour. Par instants, par la grâce même de ces corps, quelque chose advient qui s’approche du principe (ou antiprincipe) de l’anarchie : la spontanéité, tout le temps. Le désir, fluide. La circulation, désirante. Alors, quoi ? Alors, mort aux lois. Et puis, vive Adèle, et à la prochaine fois. avec Matthias LES ANARCHISTES Schoenaerts et d’Elie Wajeman, avec Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim Diane Kruger. (Semaine de la critique). 2 - VENDREDI 15.05.2015 Notre coverstar #2 : Naomi Watts, plus sexy qu’une Libanaise, en Elie Saab Haute Couture, juste avant les marches. Dans Les Anarchistes, d’Elie Wajeman, vous incarnez Judith, une révolutionnaire parisienne de la fin du XIXe siècle. Que saviez-vous de cette période relativement peu connue ? A part l’idéologie de ce mouvement, pas grand-chose avant le tournage. C’est l’un des bons côtés de ce métier : tu apprends en permanence ! Votre définition de l’anarchie ? Un système complètement autogéré, où avant de révolutionner la société, on change les hommes. C’est le bordel, mais aussi la prise du pouvoir par l’éducation, pas forcément par les armes. Donner ce pouvoir au peuple, par nature divisé, faire confiance à l’autre… Vaste défi ! Le film fait la part belle à toute une nouvelle génération d’acteurs. Pour le moment, j’ai eu la chance de travailler avec des comédiens dont la gouaille me correspond : Reda Kateb (Dans Qui vive, à Cannes l’an dernier), et maintenant Guillaume Gouix, Tahar Rahim et Swann Arlaud. C’est une nouvelle génération qui veut y arriver, mais ensemble. Jouer en costume d’époque ? Loin de la torture, ça m’a aidée pour le rôle ! Les femmes d’aujour- Rien, voilà l’ordre Les Anarchistes, film d’ouverture de la Semaine de la critique, déçoit : trop soumis à un ordre convenu. Un corps pourtant aurait pu tout renverser : celui d’Adèle Exarchopoulos, ici géniale. BITCHY MARIE « Un sweat à capuche doublé de fourrure, vraiment ? » PHOTO : JULIEN MIGNOT ; DR ; MATHIEU PONCHEL VEN CANNES PHOTOS : AUGUSTIN DÉTIENNE/CANAL+ ; E-PRESS PHOTO.COM ; FILMMAGIC G R A Z I A DA I LY C A N N E S DAILY 15 Digital En mai, fais ce qu’il te plaît. C’est bien le problème des rues cannoises engorgées de touristes, de richards, russes pour la plupart, et de professionnels de la profession déboussolés par cette tiédeur méditerranéenne pas toujours au rendez-vous du Festival de Cannes. Le festival du n’importe quoi, ouiche, qu’on doit sans doute à une confiance très moyenne dans la météo cannoise et, par conséquent, à une valise de festivalier mi-saison, voire fin d’automne. Après une journée éreintante passée à procéder à des flags de fashion police, le bilan est à la fois accablant et hilarant. Mais non Madame, il fait 32 °C, que faites-vous avec un sweat à capuche doublé de fourrure ? Oui Monsieur, bravo pour le bermuda en seersucker, très bon genre, mais non, Monsieur, pas avec des chaussettes de laine écossaise et des brodequins de cuir noir à boucles. Oui Madame, bien vu le corsaire noir, mais pas avec cette paire de choses marron, sorte de chaînon manquant entre la Crocs et la basket de rando ? Faut-il valider la jupette à volants fleuris qui déjà en soi… sur un jean slim neige ? Surtout quand ils sont assortis à de la dentelle noire et la capeline de Missis Scarlett ? Non, en général. Mais le cas était particulier et présentait une beauté triste qui pardonnait toutes ces infractions au code de la fashion police. Seule la retraitée cannoise a tout bon : le pantalon cigarette en lin blanc, le polo flou en lamé, les sandales blanches achetées en pharmacie, et le sac blanc assorti. Pas mal de sacs seau cette année. Par Marie COLMANT d’hui auraient une conscience complètement différente de leur allure si elles avaient grandi avec un corset. En le portant, on n’a plus la même impatience, la même attitude, le même caractère. De La Vie d’Adèle aux Anarchistes, tous vos personnages dégagent une force, ils en imposent… Ce n’est pas du tout conscient. On anticipe trop ce que doit être la féminité. Pour moi, c’est une main de fer dans un gant de velours. Votre personnage déclare : « Ce n’est pas la haine qui m’a fait devenir anarchiste, mais l’amour ». Elie Wajeman a filmé la révolte de ces « anti-système » avec cœur. Chez lui, le côté humain domine. Elie est bienveillant. Le film est très communautaire. C’étaient des hippies, les anarchistes, à traîner toujours dans les mêmes cafés, en groupe. C’est un sentiment que je connais, car je n’aime pas être seule, j’ai plusieurs bandes de quartier ou d’amis. Vous personnage est inspiré de l’anarchiste Rirette Maîtrejean. Au-delà du politique, ce que j’ai retenu de ses Mémoires, ce sont ses élans sentimentaux, sa façon d’aller d’homme en homme, de se donner le choix et de l’assumer. Vous gardez des idéaux ? Je ne suis pas très politisée. Aller voter par défaut, pour le moins déprimant des candidats, m’angoisse terriblement. On passe sous silence l’essentiel : ce que demande la jeunesse. LES ANARCHISTES, d’Elie Wajeman (Semaine de la critique). ENTENDU « Si je rends si bien sur les photos ce soir, c’est parce que je rayonne de l’intérieur. J’ai dû avaler une La chronique ampoule. » ROSSY DE PALMA, membre du jury en anglais allumée, au dîner d’ouverture. ET AUSSI… Réunis pour la première fois à l’écran depuis Vicky Cristina Barcelona (2008), PENÉLOPE CRUZ et Javier Bardem vont jouer dans le biopic de Pablo Escobar, adapté du livre Loving Pablo, Hating Escobar. L’an dernier, c’est Benicio Del Toro qui avait incarné le baron de la drogue colombien dans Paradise Lost. Dimanche 17 mai, le festival s’associera au géant du luxe Kering pour décerner le nouveau prix « Women in Motion ». Premières lauréates : JANE FONDA et la productrice Megan Ellison (American Bluff, Foxcatcher). Un hommage sera rendu à Olivia de Havilland, première présidente du jury cannois en 1965. Star Wars n’en finit plus de se réinventer. Après Felicity Jones et Ben Mendelsohn, DIEGO LUNA est en pourparlers pour rejoindre le casting du spin-off de la saga, Star Wars : Rogue One, dont l’intrigue se situerait entre l’épisode III et IV. Date de sortie annoncée pour le 16 décembre 2016. Grâce à ses superpouvoirs BRYAN SINGER, réalisateur des X-Men, aurait réussi à faire disparaître les scènes du documentaire An Open Secret où il est impliqué dans des scandales sexuels en compagnie de mineurs. Présenté au Marché, ce film n’est, du coup, plus du tout sûr de séduire les acheteurs. cannois de The montée of the marches Par Poly GLOTTE What a merveilleuse opening night ! Everything was gorgious ! For example, and we weight our words, the dresses of the womens. Rossy from Palma as Chiquita Cruella, Miss Portman in jungle red, and Lady Deneuve in black and red… What a lesson of style ! For the mens, black tie as usual and a little deception about the hair of the young Xavier Dolan. Total normal. Are you allright Xavier ? And the Coen brothers ? Very no smiling but it’s not a surprise. The brothers are born with the bouche à l’envers. VENDREDI 15.05.2015 - 3 VENDREDI 15.05.2015 - 1 10 Quotidiens, gratuits, de 8 pages, format tabloïd, distribués, à 10.000 ex. sur la Croisette, dans tous les lieux stratégiques. Trop pas La chronique de Gérard LEFORT « J’ATTENDS UN NOUVEAU FERGUSON » Le saviez-vous ? On peut twitter le gramm’. Enfin, une bonne nouvelle ! Quant à savoir ce que ce bond en avant au bord du gouffre peut bien signifier, ce sera l’objet d’un débat sémantique permanent au sein de la Grazia cream team. Autre cas typique du patois cannois qui exige une agrèg’ de volapuk : « Déjà dans le train de Paris, il faisait Tinder et il a failli snapper tout le monde. » En français : ce mec est plus chaud qu’une baraque à frites et il veut niquer tout ce qui bouge. Sinon au rayon des splendeurs qui embellissent la Croisette, c’est, comme chaque année, une véritable tornade de bon goût. Par exemple devant l’Hôtel Carlton, une statue dorée (et pas qu’à moitié) qui, façon Samothrace ayant retrouvé ses bras, nous brandit une palme d’or. Trop joli. Presqu’autant que d’autres sculptures exposées elles aussi en plein air, qui relèvent de la période « pied de lampadaire » de Salvador Dali. Toujours au Carlton, dans sa partie snacking informel, on ne peut pas rater un écran géant légèrement détraqué du bug, ce qui confère à la façade du palace cannois une belle tournure perf’ d’avant-garde (gaffe tout de même au risque de crise d’épilepsie à force de trop fixer ledit écran.) Sinon, tendance-tendance, on note et on apprécie une forte recrudescence du sac à caca canin, véritable défi à l’allitération en « c » et accessoire essentiel de tout autochtone émargeant à la case retraité couleur Nutella. DRONES ET ARTILLERIE Et les flics ? As usual, armés jusqu’aux dents comme s’ils attendaient un nouveau Ferguson. Aucun drone de surveillance à signaler pour le moment. A moins que ce truc bizarre en position stationnaire au-dessus de la terrasse du somptueux loft du Grazia Daily Cannes ne soit pas du tout un freezbie égaré mais… bingo ! C’en 2 est un, et mille baisers aux services généraux de Grazia qui ont anticipé en glissant dans notre barda un rab de gilets pare-balles. Quoi d’autre ? Ah si ! Alerte à tous les festivaliers. La corvette qui a jeté l’ancre en baie de Cannes n’est pas du tout un bâtiment de la marine nationale mais le Piranha 2, le yacht de Gilles Jacob, dont toutes les pièces d’artillerie sont curieusement pointées sur le palais des Festivals. Enfin, le tort ayant toujours besoin d’être redressé, il faut que la vérité soit écrite sur Mad Max : Fury Road qui a été accueilli fraîchement par la presse. Comme quoi franchement ! Eh bien pas d’accord. Certes, ce Mad Max prône l’excès de vitesse en faisant fi de tout contrôle radar dans le désert australien, une provocation à l’heure où la France expérimente la limitation à 80 km/h. Mais un film qui commence par une émeute dans une backroom et se termine par une manif de gouines en pétard, ne peut pas être mauvais. D’autant qu’entre ce début et cette fin, on aura appris des mots nouveaux et réfléchi à des idées de prénoms pour nos enfants : par exemple Rictus pour les garçons et Nuxe pour les filles. Et le mot nouveau alors ? Smerde. Oui, smerde, comme dans « smerde alors » ! Ou bien comme dans « ce film est une vraie smerde. » DEMANDEZ LE PROGRAMME Vendredi 15 Compétition The Lobster de Yorgos Lanthimos (8 h 30+22 h 30 : Grand Théâtre Lumière). Saul Fia (Le Fils de Saul) de László Nemes (16 h 00 : Grand Théâtre Lumière). Hors compétition Irrational Man (L’Homme irrationnel) de Woody Allen (11 h 30+19 h 30 : Grand Théâtre Lumière). Hayored Lema’ala (L’Esprit de l’escalier) d’Elad Keidan (19 h 45 : Salle du soixantième). Un certain regard Hrútar (Béliers) de Grímur Hakonarson (11 h 00+14 h 00 : Salle Debussy). Chauthi Koot (La Quatrième voie) de Gurvinder Singh (16 h 30 : Salle Debussy). Mu-roe-han d’Oh Seung-uk (22 h 00 : Salle Debussy). Quinzaine El Abrazo de la Serpiente de Ciro Guerra (9 h 00+17 h 15 : JW Marriot). Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin (12 h 15+20 h 15 : JW Marriot). L’Ombre des femmes de Philippe Garrel (15 h 15 : JW Marriot). Semaine de la critique Sleeping Giant d’Andrew Cividino (8 h 30 : Miramar). Les Anarchistes d’Elie Wajeman (8 h 30 : Buñuel +15 h 00 : Miramar). Paulina (La Patota) de Santiago Mitre (11 h 30+17 h 30+22 h 00 : Miramar). Acid Pauline s’arrache d’Emilie Brisavoine (11 heures : Studio 13 + 20 heures : Les Arcades). ET PENDANT CE TEMPS-LÀ... UP Par Perrine SABBAT Photos Julien MIGNOT CASTING SAUVAGE Xavier Dolan faisant des pieds et des mains durant le dîner officiel d’ouverture pour être assis aux côtés de Natalie Portman. « Je l’adoooooooooore ». Xavier, il faut apprendre à ne pas transformer chaque compliment à une femme en casting sauvage pour ton prochain film. Le regard de l’amour de Benjamin Millepied pour sa Miss Dior chérie (Natalie Portman). FAIBLE AFFLUENCE DOWN Robe, Giorgio Armani Privé, bijoux Chopard. WELLNESS THERAPY PHOTOS : MAXIME BRUNO/CANAL+ Robe, Dior Haute Couture, bijoux de Grisogono. moine copiste (d’où cet étonnant corollaire : une forte recrudescence dans la vente des lutrins et des écritoires). La médecine moderne confirme l’injonction : se lever régulièrement est indispensable à notre équilibre. Mais comment concilier les stations debout et les longues projections assises ? C’est par la résolution de telles cornéliennes prises de chou que Cannes joue sa peau radieuse et son avenir botoxé (ou l’inverse). Dans la boule de cristal cannoise, on a aussi vu apparaître ce métier d’avenir : colporteur d’imprimante. Un bataillon de cyclistes sponsorisés drague le quidam sur la Croisette pour lui proposer ce service gratuit : connecter son smartphone à une bécane pour imprimer gratos ce qu’on veut… Le succès de l’initiative semble limité, ce qui nous renvoie à une question banale pour un festivalier mais existentielle pour un journaliste : imprimer quoi, et pour qui ? CANNES SE RÉVEILLE Rédaction : 8, rue François-Ory, 92 543 Une Croisette encore un peu vide, hier soir. Il ne pleuvait pas pourtant, mais on était loin de l’affluence folle de certaines années. Le long week-end férié et le très beau temps annoncé devraient y remédier. Ou pas. PHOTOS : JULIEN MIGNOT ; E-PRESS PHOTO.COM Cannes Labo Le rituel du jogging matinal le long de la Croisette a pris un coup de vieux : une tendance lourde du « wellness » (le bien-être, voire le souci de soi, qui est la devise tacite de tout festivalier) consiste cette année à arpenter les plages latéralement, avec de l’eau à mi-cuisses et de préférence armé de cannes finlandaises. Cet exercice en vogue est réputé faire un bien fou aux membres inférieurs. La pratique n’est pas apparue à Cannes, mais la voir entérinée ici lui augure un grand avenir. Qu’en sera-t-il de l’autre tendance de fond dans l’univers de l’entretien physique : la station debout ? C’est en effet en train de devenir une nouvelle norme de l’hygiène moderne : la recommandation insistante, quels que soit notre travail ou notre activité, de se lever quelques minutes plusieurs fois par heure, voire d’écrire ou de lire debout, façon De la viralité avec les réseaux sociaux : Instagram et Twitter en tête GRANDE DAME La réponse de Catherine Deneuve, durant la conférence de presse de la Tête haute, se découvrant à la une de Charlie Hebdo (un dessin de Luz la représentait en colis piégé sur la Croisette !) : « Ils ont été comme il se doit : féroces et drôles ». Grande classe. Duel sur red carpet NATALIE PORTMAN VS JULIANNE MOORE Par Perrine SABBAT Par Olivier SEGURET 2 Illustration Iris HATZFELD Montrouge Cedex Tél. : 01 41 33 50 00. Fax : 01 41 86 16 75. 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Tandis que Naomi Watts et Julianne Moore se sont éclipsées avant le plat principal, Jake Gyllenhaal a redemandé du dessert. On n’est pas sérieux quand on est membre du jury. Sienna Miller, membre du jury, plus hitchcockienne que jamais. Un bon début : un jury déjà très complice avant le lancement des festivités. Alerte, nouvelle profession : aiguilleur de tapis rouge pour un jury un peu dissipé. Sara Forestier, détendue avant la projection de son film, La Tête haute, en ouverture. Rossy de Palma prend mieux la lumière que son quadruple rang de diamants. … Meanwhile au Grand Journal Cette nuit à cannes Soirée chargée pour Julianne Moore, prix d’interprétation 2014 : cérémonie d’ouverture présidée par Lambert Wilson, puis passage sur le plateau d’Antoine de Caunes. Inauguration de la boutique Bulgari sur la Croisette. Coupure du ruban par Naomi Watts, à 18h30. 1 2 3 Parce qu’elle le vaut bien, Karlie Kloss fait durer le plaisir devant les photographes. 5 Showcase Singtank, de 19h à 21h30 à La Chambre Noire by Belvedere, au premier étage du JW Marriott. Soirée des Trophées Chopard sur le rooftop Chopard, au dernier étage du Martinez, à partir de 20h30. 4 Le chanteur John Legend aveuglé par les flashes pour sa première montée des marches. www.chanel.com G R A Z I A DA I LY C A N N E S G R A Z I A DA I LY C A N N E S Une chaine dédiée 24/24h sur le site grazia.fr pour compléter le dispositif, avec un flux éditorial réalisé par la rédaction. Tous les jours le Daily Cannes est en lecture dans un module "flipping book". Soirée CANAL+ dans une villa à Mougins. Soirée du film The Lobster, de Yorgos Lanthimos (avec Colin Farrell, Rachel Weisz, Ben Wishaw, Léa Seydoux) sur la Plage Magnum, à partir de 0h30. COLLECTION CAFÉ SOCIETY 6 Set du groupe Husbands à la Villa Schweppes, aux Marches. BAGUE EN OR BLANC, ONYX ET DIAMANTS VENDREDI 15.05.2015 - 7 6 - VENDREDI 15.05.2015 sp_285x420_grazia_daily_cannes_cafe_society_2015_fr.indd 2 30/04/2015 13:12 Un partenaire Exclusif : Chanel G R A Z I A DA I LY C A NNES 1 G R AZ IA DAILY C ANNE S Au travers d’illustrations en Doubles Pages Centrales (scènes iconiques issues de Palmes d’Or du festival). 4 GRAZIA DAILY CANNES Illustration Iris HATZFELD Illustration Iris HATZFELD 10 Illustration Iris HATZFELD Présence également en C4 (publicités) et sur la chaine dédiée (en habillage) 1 G R A Z I A DA I LY C A N N E S 1 8 - VENDREDI 15.05.2015 Grazia_Daily_Cannes_285x420_Bleu_France.indd 1 PHOTOS : XXXXXX XXXXXXXXX PHOTOS : XXXXXX XXXXXXXXX www.chanel.com La Ligne de CHANEL - Tél. : 0 800 255 005 (appel gratuit depuis un poste fixe). G R A Z I A DA I LY C A N N E S 8 - VENDREDI 15.05.2015 05/05/2015 12:34 Grazia Daily Cannes 285x420_La Victoire_Première Or Jaune Diamants_12h12_FR.indd 1 Valérie Camy 01 41 33 56 40 Jean - Jacques Bénézech 01 46 48 19 83 05/05/2015 09:46 Grazia_Daily_Cannes_285x420_CocoMlle_France.indd 1 05/05/2015 13:24 FR SP1 GRAZIA DAILY CANNES 285X420.indd 1 Guillaume Beauquesne 01 41 33 21 40 Laura Salvi 01 41 33 50 71 www.mondadoripub.fr 06/05/2015 12:29 FR SP4 GRAZIA DAILY CANNES 285X420.indd 1 12/05/2015 14:54